Le devoir, 11 mars 1998, Cahier A
?FONDE EN 1910 ?DEVOIR v » i.I.x x xix x ¦ r> 2 M 0 N T H K A L .L K M K II (’ H K I) I II M A II S I !>!) K 8 7 C + T A X K S = I $ / T 0 H 0 N T (I I $ PERSPECTIVES Démissionner ou rester là Que serait la France sans ses petits scandales politiques, ses retentissantes «affaires» de corruption et ses secrets d’alcôve?Les amateurs sont aujourd’hui servis alors que la justice promène son œil indiscret au sommet de l’appareil d’État.Ch r is t ia n R ion x ?Imaginez que le juge en chef de la Cour suprême soit soupçonné de corruption et vous aurez une idée de l’ampleur du scandale qui menace aujourd’hui la France.Roland Dumas, à titre de président du Conseil constitutionnel, assume en effet certaines des fonctions qui reviennent chez nous au juge en chef de la Cour suprême.Il est d'ailleurs désigné comme le cinquième personnage de l’État après le président, le premier ministre et les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale.Or, l’ancien ministre des Affaires étrangères et fidèle de François Mitterrand est soupçonné d’avoir trempé dans une sombre affaire de corruption.Il a été convoqué, le 18 mars prochain, pour être (selon Le Monde) mis en examen et accusé formellement Tout a commencé par une lettre anonyme dénonçant Christine Deviers-Joncour, une de ses proches collaboratrices aujourd’hui emprisonnée.Elle a admis avoir été embauchée par la société pétrolière Elf Aquitaine pour ses bonnes relations avec Roland Dumas.Elle aurait perçu environ 14 millions de dollars afin de tenter d’infléchir la position du ministre alors opposé à la vente par la compagnie Thomson de six frégates militaires à Taiwan.Jusqu’en 1991, les Affaires étrangères avaient en effet mis leur veto à cette transaction pour ne pas déplaire à la Chine.^jes ^ens entre Christine Deviers-% ’ $0 Joncour et Roland Dumas sont nom- \ 4R # breux.C’est ce dernier qui l’aurait • recommandée à Elf en 1990 avant Æm?de la recruter dans son propre cabi-*¦ .:ilW net en 1994.En perquisitionnant chez l’ancien ministre, les magistrats ont découvert que Roland Dumas avait perçu à cette époque des versements de plus de deux millions de dollars.L’ancien ministre prétend qu’il s’agit de sommes liées à la vente de tableaux de sa collection personnelle.Il aurait de plus bénéficié d’achats faits sur la carte de crédit d’Elf Aquitaine dont Christine Deviers-Joncour avait un usage presque illimité.Parmi ceux-ci: une paire de chaussures de.2500 dollars! Mais le débat ne concerne pas tant, pour l’instant, la culpabilité ou l’innocence de Roland Dumas, qui sera longue à établir tant le dossier est complexe.Il porte plutôt sur ce que doit faire le président du Conseil constitutionnel: démissionner ou rester là.Plusieurs députés l’ont invité (s’il devait être accusé) à quitter ses fonctions pour ne pas mettre en cause l’intégrité du Conseil dont l’action doit être au-dessus de tout soupçon.«M.Dumas se grandirait en redevenant un citoyen ordinaire face à ses juges», a dit Patrick Devedjian (RPR).C'est aussi l’opinion de François Bayrou, président de Force démocrate, et de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing.De l’autre côté, la ministre de la Justice, Élisabeth Guigou, le président Jacques Chirac et Roland Dumas lui-même invoquent la présomption d’innocence pour qu’il reste en poste tant que sa culpabilité n’aura pas été prouvée.ce qui pourrait prendre des mois, sinon des années.Autre pays autre mœurs.Au Canada, la démission d'un ministre ou d’un haut responsable mis en cause dans une affaire de corruption est une preuve d’intégrité, une assurance qu’il mettra, pendant une certaine période de temps, sa fonction au-dessus des aléas judiciaires et des rumeurs inévitables.En France, elle est plutôt vue comme une défaite personnelle, un aveu, une condamnation avant le fait, une façon de s’avouer battu d’avance dans un combat judiciaire qui n’est souvent pas non plus exempt d’interférences politiques.Ainsi, Roland Dumas parle-t-il ouvertement (sans avancer de preuves) d’une opération politique «d’envergure, visant à détruire l'héritage de François Mitterrand».C’est ce dernier qui nomma Dumas au Conseil constitutionnel, même s’il n’avait guère le profil de l’emploi.Avec beaucoup de difficultés, le premier ministre Édouard Balladur, suivi de Lionel Jospin, avait tenté d’instaurer la règle qui veut que les ministres démissionnent dès qu’ils sont accusés.Cela ne signifie pas qu’ils sont coupables, mais simplement qu’ils mettent leur fonction à l’abri.Ce qui commence à peine à s’appliquer aux ministres ne devrait-il pas concerner à plus forte raison le président du Conseil constitutionnel?Ce n’est pas ce que pense la majorité de la classe politique française toujours un peu rébarbative à cette éthique toute britannique.Cette réticence est accentuée par le fait que le secret de l’instruction est devenu en France une véritable farce.En dix ans, le pays est passé d’upe situation où toutes les «affaires» étaient étouffées par l’État à l’absence de toute discrétion dans les enquêtes que mènent les juges d’instruction.Pour se protéger du bâillon politique, ceux-ci «coulent» presque quotidiennement leurs soupçons.Si bien que le moindre détail est facilement monté en épingle.Pour ajouter au parfum de mystère, le lobbying (institutionnalisé et reconnu en Amérique du nord) conserve toujours id une petite odeur d’interdit, pour ne pas dire sulfureuse.On comprend dès lors la réticence des responsables politiques à démissionner sur la base de simples rumeurs.Ce faisant, ils n'en ébranlent pas moins l’autorité dont devraient jouir les grandes institutions de l'Etat.M É Montréal Ensoleillé.Très froid Max: -9 Min: -17 T É 0 Québec Ciel variable.Max:-6 Min:-13 Détails, page A 7 INDEX Agenda .B 8 Le monde A 6 Annonces .B 8 Les sports B 6 Avis publics., .B 7 Montréal A 3 Culture B 10 Mots croisés.B 8 Economie ,.B 1 Politique A 5 Éditorial .A 8 Télévision B 9 www.ledevoir.com ÉCONOMIE L'AMI menace-t-il la souveraineté des Etats?page B 1 MONTRÉAL Bourque semonce la Régie de la santé, page A 3 ÉCONOMIE Croisade des gens d'affaires pour un stade au centre-ville, page B 3 Charest ne dit plus non Le chef du PC s'accorde une «courte» période de réflexion pour soupeser ses options Lucienne Robillard avoue réféchir elle aussi à la possibilité de se porter candidate MANON COKNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le chef conservateur Jean Charest ne dit plus non et la ministre fédérale Lucienne Robillard réfléchit au leadership du Parti libéral du Québec.M.Charest a indiqué à la presse hier, après un caucus de plus de deux heures, qu’il voulait une «courte» période de temps pour soupeser ses options.Le non catégorique d’il y a huit jours a donc fait place à un peut-être, mais non sans un avertissement aux libéraux fédéraux et à tous ceux qui le voient comme le sauveur du Canada.«[la] démission [de Daniel Johnson] a pour effet de rappeler à tous ceux qui s’étaient assoupis depuis le référendum de 1995 [.] que les tactiques du gouvernement libéral comme celles du Parti québécois sont loin d’aller dans le sens de l’opinion exprimée par les Canadiens et, en particulier, par les Québécois, depuis le référendum.Ils sont tous les deux débranchés des attentes de la population», a-t-il dit, les mâchoires serrées.La ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Lucienne Robillard, a par ailleurs indiqué quelle ne fermait pas la porte, devenant ainsi la première ministre fédérale à se montrer intéressée.«Quand on est Québécois et fédéralis- te, on est obligé de réfléchir quand un poste si important devient disponible.C'est très clair que tout le monde se sent interpellé, surtout dans le contexte actuel.Je pense que le débat est très sain et ça permet aux gens de réfléchir, de penser à la VOIR PAGE A 10: CHAREST LIRE AUSSI EN PAGE A 5 Landry a des questions embarassantes à poser à Jean Charest «Mission accomplie!» A HICKEY ROGERS REUTERS C’EST en versant une larme que le général Augusto Pinochet, aujourd’hui âgé de 82 ans, a quitté le commandement en chef de l’armée de terre chilienne, qu’il détenait depuis 25 ans.«Mission accomplie!», a-t-il dit à la foule avant de remercier la «divine providence».L’ancien dictateur doit prêter serment aujourd’hui comme sénateur à vie.Nos informations en page A 6.Une comédiemusicale pour faire le DOillt i, tel est le titre de la nouvelle comédie musicale écrite par Marc Drouin et mise en musique par François Dompierre, baptisée ce soir devant public au Saint-Denis (mais sans les médias, invités le 16, rodage oblige).Une drôle d’histoire de banlieue virtuelle qui a permis au grand p’tit gars de Pied de poule d’accéder de plain-pied à l’âge adulte.SYLVAIN CORMIER , c’est facile à retenir.Un simple trait surmonté d’un point Simple comme un cri de Castafiore.Mais toute une lettre néanmoins, me précise Marc Drouin du haut de sa tignasse.La plus aiguë des voyelles, celle qui fait saillie.«C'est la lettre au milieu du mot vie», renchérit le Drouin en question lorsque je lui demande de mettre le point dessus.Le Drouin en question ayant lui-même un i dans son nom de famille.Et un autre dans le pied de Pied de poule, et trois dans Lis ta vinaigrette, ses oasis de gloire dans le grand désert de la comédie musicale québécoise.Ce qui lui fait une belle jambe.Lingue, la jambe: Marc Drouin est encore et toujours un grand «slack», surtout lorsqu'on l’a devant soi et qu’il vous dépasse d'une tête.De fait, il a très exactement l’allure de sa lettre-fétiche, le corps comme un grand trait et la tête comme un point dessus, i comme dans Marc Drouin.Mais ne nous étendons pas indûment au pied de sa lettre.Revoilà donc Marc Drouin là où on ne l’attendait plus, de nouveau cosignataire d’une comédie musicale cinq ans après son one man show Le Sang de l'humour, dix après Lis ta vinaigrette et quatorze après Pied de poule, s’immisçant presque en catimini dans le portrait, précédant en douce les tapageuses productions du Notre-Dame-de-Paris de Plamondon-Coc-ciante et du Grease version locale.Ce i n’est pas minuscule pour rien.«On est volontairement low profile.C'est ma plus grosse production à vie, il y a des costumes, des éclairages, dix danseurs et cinq acteurs, mais ce n’est pas un american musical à grand déploiement, ni un opéra-rock.C’est éclaté dans la tête, mais sobre dans le traitement.» Sobre, Drouin?Usez le résumé qui suit très rapidement, sans ponctuation, sur le ton essoufflant de l’auteur: «i c'est la lettre des choix et des remises en question et c’est l’histoire d'un couple dans la quarantaine qui vit en banlieue à Plexi-ville dans les Cantons de l’Espace et Ihomme a super protégé sa femme et elle a une maison virtuelle et c'est un lieu complètement clos et il y a un VOIR PAGE A 10: DROUIN LES ACTUALITÉS Bouchard annonce Taugmentation des crédits de la santé ¦ À lire, page A 2 Unité nationale Albright réitère la position américaine «Cela est une question interne au Canada, une question que les Canadiens résoudront librement» MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Venue à Ottawa pour discuter d’affaires bilatérales et des dernjers développements en Irak et au Kosovo, la secrétaire d’État américaine Madeleine Albright s’est retrouvée plongée au cœur du débat sur l’unité du pays.Il faut dire qu’elle a ouvert la porte en matinée en rappe-lpnt la position traditionnelle des États-Unis, à savoir que Washington considère cette question comme une affaire interne mais qu’il apprécie faire affaire avec un pays uni.«Cela est une question interne au Canada, une question que les Çanadiens résoudront librement.Les Etats-Unis, en tant que voisin, ami et allié du Canada ne s’immisceront pas dans le débat», a-t-elle dit, lors du premier événement marquant sa première visite officielle au Canada.Elle a poursuivi en citant le président Bill Clinton qui, lors de sa visite officielle en 1995, avait souligné la cohabitation pacifique et respectueuse de groupes de cultures différentes.«Nous apprécions très profondément nos relations avec un Canada fort et uni», a renchéri Mme Albright Tout le monde savait que la secrétaire d’État aborderait ce sujet puisque certaines sources fédérales avaient pris le soin d’en alerter le Globe and Mail la veille, offrant Madeleine Albright VOIR PAGE A 10: ALBRIGHT Développement de la rivière Churchill Vers une évaluation environnementale tripartite LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Hydro-Québec s’attend à ce qu’Ottawa, Québec et Terre-Neuve s’entendent pour effectuer une seule évaluation environnementale, globale et tripartite, des impacts des projet hydro-électriques annoncés avant-hier sur le Haut et le Bas Churchill, sur le modèle rodé pour l’analyse fédérale-provinciale du projet Grande-Baleine, au début des années 90.C’est ce qu’a précisé hier en entrevue au Devoir le président d’Hydro-Québec, André Caillé, qui ajoute toutefois que cette décision appartient aux gouverpements en cause.Pas à la société d’État.Les éléments du projet sont, en effet, intimement reliés entre eux même s’ils chevauchent ou touchent simultanément des territoires québécois, terre-neuviens et fédéraux.Le détournement de la tête des rivières Saint-Jean et Romaine vers le bassin de la Churchill provoquera la construction d’un réservoir de 1100 km carrés au Québec et en territoire terre-neuvien.Cette eau alimentera deux turbines de 500 MW qui s’ajouteront au complexe Small- VOIR PAGE A 10: HYDRO Lire aussi en page A 8 ® L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon ——B— 778313000665 L E I) E V OIK.L E M E li ( K E I) 1 11 M A It S I !» !» K A 2 •LES ACTUALITES* Bouchard annonce une augmentation des crédits consacrés à la santé Scandale du sang contaminé Requête en recours collectif de 3,8 milliards PRESSE CANADIENNE Toronto — Irritées de constater quelles pourraient ne pas avoir droit à un programme national de compensation, des victimes de l’affaire du sang contaminé ont intenté mardi leur propre poursuite en recours collectif, au montant de 3,8 milliards de dollars.Les gouvernements fédéral et provinciaux et la Croix-Rouge sont visés par la poursuite, qui couvre environ 22 000 Canadiens ayant contracté le virus de l'hépatite C avant 1986 et après 1990.«Ils voient le gouvernement qui conclut des ententes à l'amiable et ils sont très fâchés, frustrés et irrités parce que personne ne les écoute», a déclaré hier Jeremy Beaty, responsable de la Société de l’hépatite C du Canada.Le ministre de la Santé Allan Rock et ses homologues provinciaux doivent annoncer cette semaine un programme d’indemnisation d’un milliard pour quelque 20 000 Canadiens infectés à la suite d’une transfusion de sang contaminé, entre les années 1986 et 1990.Au cours de cette période, un test de dépistage était disponible mais n’a pas été utilisé.Selon M.Beaty, la compensation, si elle est fondée sur la compassion, comme l’a indiqué le ministre Rock, s’avère discriminatoire à l’endroit des personnes ayant contracté le même virus, pour la même raison, c’est-à-dire des réserves de sang contaminées.«On ne devient pas subitement plus malade parce qu'on a reçu une transfusion en 1986», a lancé M.Beaty.L’avocat torontois David Harvey a soutenu que les victimes se sont vu forcées d’aller en cour lorsqu’il est apparu que le gouvernement limiterait son programme d’indemnisation.On ne sait pas si la poursuite intentée mardi au nom de tous les Canadiens infectés par le virus de l’hépatite C, y compris les hémophiles, peut représenter les victimes québécoises, puisque le système juridique québécois diffère de celui du reste du pays.NORMAN DE LISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Les crédits consacrés à la santé vont augmenter pour l’année financière qui débutera le premier avril prochain, a fait savoir hier le premier ministre Lucien Bouchard.«Les crédits qui vont apparaître vont montrer une augmentation en termes de chiffres absolus», a déclaré M.Bouchard lors d'un échange à l’Assemblée nationale hier avec le chef de l’Opposition, Daniel Johnson.Ce dernier a souligné les difficultés que connaissent les établissements du réseau de la santé actuellement, au point que les ressources qui manquent «font en sorte que les gens attendent trop et qu’il faut alléger la tâche d'un personnel essoufflé».L’augmentation ne «sera pas le paradis», a toutefois précisé le premier ministre, car il faut «mettre de l’ordre Québec — Un représentant de l’opposition libérale a été autorisé hier à participer à l’enquête sur la présumée fuite au ministère québécois du Revenu.L'avocat Pierre Bellemare a en effet été autorisé à siéger comme intervenant à l’enquête que mène sur cette fuite la Commission d’accès à l’information, mais avec une réserve importante: il n'aura pas droit d’interroger les témoins, seulement celui de présenter des observations.Mr Bellemare représentera le député de Westmount-Saint-Louis, Jacques Chagnon, qui préside le groupe parlementaire libéral à l’Assemblée nationale.M' Bellemare a plaidé que selon les témoignages entendus devant la Commission vendredi dernier, les dossiers fiscaux des députés dans les finances du Québec».Les crédits pour l’année financière qui se terminera le 31 nuirs prochain indiquaient que le gouvernement québécois consacrait 12,5 milliards de dollars à la santé.M.Bouchard a aussi rappelé que la situation difficile dans les urgences des hôpitaux n’est pas nouvelle.Déjà en 1970, le problème existait, a-t-il noté.Le premier ministre a attribué aux coupes fédérales dans les transferts financiers les problèmes que rencontrent non seulement le Québec, mais la plupart des provinces canadiennes.Tous les premiers ministres provinciaux ont d’ailleurs transmis une lettre de protestation à leur homologue Jean Chrétien à ce sujet.Le chef de l’Opposition a accusé le gouvernement du IVti québécois d’avoir manqué à ses engagements en matière de réduction des listes d’attente, d'amélioration de la situation dans les urgences et dans la réduction des ressources matérielles et financières.de l’Assemblée nationale pouvaient transiter par le cabinet du ministre du Revenu.Or la semaine dernière, le député bloquiste de Chambly, Ghislain Lebel, dont le dossier fiscal aurait fait l’objet de fuites, a prétendu s’être senti «menacé» par l’affaire, et avoir fait l’objet de «chantage».Comme ce député bloquiste fait partie d’une formation politique «amie du gouvernement», imaginez comment se sent un député de l’Opposition libérale, qui est adversaire du gouvernement, a demandé M1' Bellemare.Mais les avocats qui représentent les instances gouvernementales ont plaidé contre le fait de permettre au représentant libéral d’interroger les témoins.Signalant que parmi les témoins, il y aura des ministres du gouvernement et même le premier ministre Lucien Bouchard, l’avocat Raymond Doray, qui représente le ministre Roger Bertrand, a ajouté qu’il fallait éviter que l’enquête ne Sang contaminé Quant au ministre de la Santé, Jean Rochon, il évalue que les gouvernements au Canada devraient être en mesure d’offrir dès la fin du mois de mars un programme de compensation pour les victimes de l’hépatite C.«Us paramètres de ce programme sont en discussion entre les provinces et cela progresse.On espère que d’ici la fin de mars, on aura pu en venir à une entente avec le fédéral», q dit le ministre Rochon.Le porte-parole de l’Opposition libérale, Russell' Williams, député de Nelligan, a dit craindre cependant quo le programme ne couvre que les victimes qui ont contrac; té la maladie entre 1986 et 1990.Le député Williams a rappelé aussi que l’Assemblée nationale avait adopté à l’unanimité, en décembre dernien; une résolution demandant l’indemnisation équitable et raj.pide pour toutes les victimes de la maladie.Le commissaire Paul-André Comeau a tranché la poire en deux: «Les intérêts du député libéral Chagnon ne sont pas directement touchés par les questions que la Commission d’accès à l'information est appelée à trancher.Mais je recoté nais que les députés de l’Opposition peuvent être concernés par le secret fiscal des élus», a dit M.Comeau.En conséquence, il a autorisé M' Bellemarre à participer aux travaux de la Commission, mais uniquement-pour «présenter des observations», non pour y contre-in-terroger les témoins.Les travaux de la commission se sont poursuivis hier par l’interrogatoire de divers fonctionnaires du ministère du Revenu.C’est jeudi après* midi que l’ancien ministre du Revenu en poste au mi£ ment de la présumée fuite, Roger Bertrand, répondra-aux questions de la Commission.Fuite de renseignements fiscaux La CAI admet un représentant de l’opposition libérale NORMAN DE LISLE PRESSE CANADIENNE débouche sur des considérations purement «politiques».DIPLOME BORD 234$ 214$ 850$ 196$ 1 600$ Transport et préparation inclus Votre concessionnaire ®> TOYOTA BOUCHERVILLE CHÀTEAUGUAY J0LIETTE LAVAL MONTRÉAL MONTRÉAL ST HYACINTHE STE-AGATHE S0REL TROIS-RIVIÈRES Toyota Duval Châteauguay Toyota Joliette Toyota VimoU Lexus Toyota Chassé Toyota Toyota Pie IX Angers Toyota Toyota A Automobile Trois-Rivières Toyota 655-2350 692-1200 759-3449 668-2710 527-3411 329-0909 774-9191 Ste-Agathe Pierre Lefebvre 374-5323 BROSSARO GATINEAU LACHINE LONGUEUIL MONTRÉAL POINTE-CLAIRE ST-JEAN 326-1044 742-4596 VALLEYFIELD Brossard Toyota Toyota Gatineau Spmefli Lexus Toyota Longueuil Toyota Houle Toyota Fairview Toyota Dé ry Toyota STE-THÉRÉSE TERREBONNE G Couillard 445-0577 568-0066 634-7171 674-7474 351-5010 694-1510 359-9000 Blainville Toyota Automobiles Automobiles CANDIAC HULL LACHUTE MONT-LAURIER MONTRÉAL REPENTIGNY ST-JÉRfiME 435-3685 L.G Léveillé 471-4117 373-0850 Candtac Toyota Villa Toyota Lachute Toyota Claude Auto Lexus Toyota Gabriel Repentigny Toyota Toyota St-JérOme SHAWINIGAN VERDUN 659-6511 776-0077 562-6662 623-3511 748-7777 581-3540 438-1255 Mauricie Toyota THURSO Woodland Toyota CHAMBLY Chambly Toyota 658-4334 Ile perrOt ile Perrût Toyota 453-2510 LAVAL Chomedey Toyota 687-2634 MONTRÉAL Alix Toyota 376-9191 MONTRÉAL Toyota Centre-Ville 935-6354 ST EUSTACHE Toyota St-Eustache 473-1872 ST LÉONARD St Léonard Toyota 252-1373 539-8393 Auger 6 Frères 985-2218 761-3444 Tel qu'annoncé à Corolla par mois/ location 48 mois* OS comptant CRÉDIT Proflramrne de location au détail de Toyota Canada Inc.sur approbation de crédit par Crédit Toyota.Immatriculation, assurance et taxes en sus.‘Offre valable sur les modèles Corolla BR12EM-AA 1998 neufs, TOYOTA ; loués et livrés au plus tard le 31 mars 1998 Premier versement de 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effraction était plus faible dans les provinces de l’Atlantique, et il était le plus bas à Terre-Neuve — moins de la moitié du taux de la Colombie-Britannique.Après avoir régressé pendant trois années d’affilée au début des années 90, les introductions par effraction dans les résidences ont augmenté en 1996 pour la deuxième année d’affilée.Un peu plus de 242 (XX) cas ont été rapportés.Filatures et vidéos: la CSN veut des balises (PC) — la CSN demande au ministère de la Justice d’interdire ou, à tout le moins, de baliser le recours à des ; filatures et à des vidéos pour tenter de prendre en défaut des accidentés : du travail.En conférence de presse hier à Montréal, le vice-président de •' la CSN responsable des questions del santé et sécurité au travail Marc la- > violette a dénoncé ce qu’il qualifie de) «tendance» à recourir à ces formes I d’enquête pour dépister des frau- ' deurs.Ces enquêtes proviennent soit» de la Commission de la santé et de la» sécurité du travail (CSS'O soit d’employeurs qui embauchent une firme privée d’investigation.Selon la CSN, ces enquêteurs privés dépassent parfois les bornes, allant jusqu’à filmer un travailleur accidenté dans sa chambre à coucher, avec des jumelle : et un téléobjectif.Encore des biogaz à Fleurimont Fleurimont (PC) — Des résidants d’un secteur résidentiel de Fleurimont, près de Sherbrooke, ont été , évacués à la suite d'une détection de biogaz dans les maisons.De 7h lundi à 7h hier matin, les pompiers de Sher brooke se sont rendus à 13 reprises dans ce secteur après le déclenchement de 12 détecteurs de biogaz.Uni dizaine de maisons ont dû être éva- j cuées.L-s autorités ont permis aux j personnes qui avaient dû quitter leurs domiciles de les réintégrer vers lOh, hier.Ce nouvel épisode de la migra- f tion des biogaz depuis le site d’en- J fouissement de Sherbrooke étonne .» parce qu’il a atteint un secteur jusqu
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