Le devoir, 20 mars 1998, Cahier A
FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR V o i.I.X X XIX X " I» I) M O N T II K A L , I.E V K X I) II EDI 2 (I M A II S I DD 8 S 7 c + T axes = I $ / T » H o x T (» I $ PERSPECTIVES La nouvelle Francophonie La nouvelle Francophonie se veut politique.En cette journée de la Francophonie, son secrétaire général, Boutros Boutros-Ghali, reçoit à Paris les grandes organisations internationales, histoire de leur annoncer qu’il fait dorénavant partie du club sélect.Reste à savoir si cette nouvelle activité diplomatique fera réellement progresser le français dans le monde.A Paris, pourtant première ville francophone du monde, la journée internationale de la Francophonie passera comme d’habitude à peu près inaperçue.Ici, pas même une petite Franco-fête, comme au Complexe Desjardins à Montréal, hier soir.Coincée entre la journée des non-fumeurs et des handicapés du petit orteil, celle des bistrots de quartier et un fragile début de printemps, la journée de la Francophonie aura droit tout au plus à un petit reportage en fin de journal télévisé sur l’une des chaînes d’Etat.Peut-être.A l’heure où, en plus, la France élit ses présidents de région dans les 22 divisions territoriales du pays et où le Front national mobilise toute l’attention, il ne faut pas trop en demander.Pour entendre un tant soit peu parler de l’événement, mieux vaut lire les journaux québécois.Cela n’empêchera pas la Francophonie de se manifester aujourd’hui dans la capitale française.En fait, c’est la nouvelle Francophonie que l’on verra pour une des premières fois à l’œüvre, cette Francophonie new look née au congrès de Hanoï, en novembre dernier.Chris t i a n Quoi de mieux pour marquer son K ion x entrée dans l’arène politique et le cercle des grands qu’une somp-* * * tueuse réception diplomatique?Entre champagne et petits fours, le nouveau secrétaire général, Boutros Boutros-Ghali, recevra donc ce matin les représentants et secrétaires généraux de 16 grandes organisations internationales.Cela va de l’Organisation des Nations unies à celle de la Conférence islamique, en passant par la Communauté des pays de langue portugaise.Sans oublier les organisations africaines, hispaniques, et le Commonwealth.A l’ordre du jour, il s’agit justement de présenter la Francophonie revampée et d’examiner «les nouvelles modalités de coopération».En langage clair, cela signifie que derrière les portes closes du Centre de conférences internationales de Paris, on risque de parler beaucoup plus de la situation au Rwanda et de la médiation au Kosovo que du déclin du français dans le monde.M.Boutros-Ghali nous a confié avoir découvert un état d’ignorance accablant à l’égard de la Francophonie lors de ses premières rencontres diplomatiques.«Les différents organismes ne connaissaient pas la Francophonie ou ils la connaissaient très peu», disait-il.Le secrétaire général accusait directement le manque d’organisation des pays francophones qui ont longtemps été réticents à se donner un véritable porte-parole.Pour y remédier, celui qu’on surnomme «Monsieur Francophonie» prône une diplomatie discrète destinée à réconcilier ceux qui veulent bien accepter ses services.Une diplomatie, dit-il, qui doit intervenir avant le fait et non après.Difficile de savoir pour l’instant ce que le secrétaire général entend réellement par cette «diplomatie discrète» qu’il claironne sur toutes les tribunes et sur tous les tons.Cela reste encore largement une figure de style.Un peu comme si le secrétaire général n’avait pas tout à fait réalisé qu’il n’était plus à l’ONU et que la médiation n’était peut-être pas le premier devoir de la Francophonie.Difficile aussi de savoir ce que la Francophonie, avec ses moyens restreints, pourra faire que le Commonwealth ou l’Organisation de l’unité africaine ne font déjà.Difficile enfin de savoir quel parti tirera la Francophonie de cette nouvelle carte diplomatique qu’elle ajoute à son jeu.Elle qui, d’ailleurs, est aujourd'hui composée de 52 Etats membres dont la majorité ne parlent à peu près pas le français.A force de se comparer au Commonwealth, la Francophonie ne risque-t-elle par d’oublier qu’elle a essentiellement pour rôle et pour fonction la promotion et la défense d’une langue?Souhaitons simplement que ces nouveaux habits politiques n’empêchent pas les pays qui le désirent de s’attaquer aux problèmes cruciaux de la promotion du français dans le monde, de son enseignement dans les pays sous-développés comme de son avenir sur Internet.On ne verra certainement pas avant de nombreux mois, sinon quelques années, les résultats et les avantages réels de cette nouvelle orientation politique.En attendant, ceux qui cherchent ces jours-ci la Francophonie à Paris ont plus de chance de la trouver demain à la Librairie du Québec, où la centaine d’éditeurs et d’auteurs québécois qui participent au Salon du livre de Paris se sont donné rendez-vous autour de quelques bouteilles de rouge.La Francophonie en action, elle est peut-être là.Boutros-Ghali prône une diplomatie discrète .•Va® M É T É 0 Montréal Québec Faible neige Faible neige cessant cessant le matin.en mi-journée.Max: 2 Min:-2 Max:-2 Min:-6 DéUiils, page B 7 INDEX Agenda .B 8 Le monde .A7 Annonces.B 9 Les sports .B 7 Avis publics.B 6 Montréal .A3 Culture .B 10 Mots croisés.B 9 Économie.A 8 Politique .A(> Editorial .AlO Télévision .B 9 www.ledevoir.com CULTURE Le Québec participe à la Fête de l'Internet, page B 10 POLITIQUE Québec menace de boycotter les Jeux de la Francophonie, page A 6 MONTRÉAL La CSN appuie les grévistes de la faim chiliens, page A 3 Les libéraux fédéraux relancent le plan A Les militants approuvent l’approche conciliante de Pettigrew MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le ministre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew, a profité du congrès biennal des libéraux fédéraux hier, à Ottawa, pour remettre à l’avant-scène un discours plus conciliant en matière d’unité canadienne, reléguant au second plan l’approche plus musclée de son collègue Stéphane Dion.Les militants ont adoré, et le premier ministre Chrétien a approuvé.• «Au XIX' siècle, alors que tous les pays choisissaient la domination d’une langue, d’une religion et d’une culture, au Canada, nous avons dit non au modèle traditionnel et avons choisi de nous accommoder en choisissant deux langues et en acceptant de bâtir un pays qui accommoderait la minorité».a martelé M.Pettigrew devant les jeunes du parti.Devant les délégués de la commission jeunesse et de la commission féminine, il n’a cessé de décrire l’identité canadienne comme un amalgame de tolérance, de générosité, de cohabitation respectueuse, de pluralisme.11 a invité les délégués à se réjouir plutôt que de se plaindre des défis continuels que le Québec lance aux Canadiens puisqu’il permet ainsi «d’approfondir notre capacité d’accommodement, nos valeurs de pluralisme et notre identité».L’ovation que les deux groupes lui ont réservée tranchait avec l’accueil plus froid et les questions plus critiques auxquels a eu droit M.Dion.«Le renvoi devant la Cour suprême est-il un plan pour accroître la peur des Québécois de partir ou est-ce un moyen qui aura pour seul effet d’accroître leur insatisfaction face au Canada?», lui a d’ailleurs demandé un jeune.M.Dion s'est défendu en niant préconiser la ligne dure mais bien celle de la clarté.«Il y a la ligne de la clarté et de la franchise au sujet de ce qu’est le Canada, comment il peut être amélioré et comment, si jamais on en arrive à cela, il peut être brisé», a-t-il soutenu.M.Chrétien a pour sa part endossé la sortie de M.Pettigrew.«C’est le ton du parti.C’est mon ton à moi aussi.» Il a toutefois refusé de confirmer un changement de cap.«Le plan A, c’est tout ce que nous avons fait [depuis deux ans]», a-t-il dit à la presse, déplorant au passage le peu de cas qu’on en faisait.Il a ajouté au passage avoir résolu ainsi ce VOIR PAGE A 12: LIBÉRAUX Le chef du Reform Party tente de rallier les Québécois à une troisième voie Le chef accroche son képi Manning rêve d’unir la droite canadienne KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le chef de police de la Communauté urbaine de Montréal, Jacques Duchesneau, a remisé hier ses galons pour commencer une nouvelle carrière dans la haute fonction publique canadienne, dans l’entreprise privée ou sur la scène municipale.Plusieurs indices semblent toutefois faire pencher la balance du côté de la course à la mairie, dont des négociations entreprises avec l’entourage de 'Diérèse Daviau, candidate à la direction du RCM.Mais M.Duchesneau, fort habile dans le maniement des mots et, donc, dans le contournement des questions, a soutenu que sa décision n’était pas encore définitive.«Je m'aperçois depuis une semaine qu'il y a un tas de gens MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Duchesneau fait le saut VOIR PAGE A 12: MANNING qui parlent pour moi.Et ça, je peux vous dire que ça me rend inconfortable, surtout dans ma fonction.J’ai hâte de parler pour moi», a-t-il affirmé.Quelques minutes plus tôt, Jacques Duchesneau signifiait aux membres du comité exécutif de la CUM qu’il quittera officiellement ses fonctions le vendredi 3 avril après 30 ans de service.Il a reconnu candidement avoir versé une larme.«On peut penser de grandes choses mais on est jugé sur de petits gestes», a-t-il déclaré, fier d’avoir instauré la police corpmunautaire sur le territoire de Pile de Montréal.A 49 ans, Jacques Duchesneau dit avoir atteint ses objectifs de policier et rappelle qu’il a «toujours su» qu’il ferait ensuite une carrière en politique.Chose certaine, il VOIR PAGE A 12: DUCHESNEAU REUTERS Le chef réformiste, Preston Manning, s’est rendu hier à l’hôtel de ville de Québec où il a rencontré le maire Jean-Paul L’Allier.JACQUES NADEAU LE DEVOIR En quittant ses fonctions de chef du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, hier, Jacques Duchesneau s’est dit très fier d’avoir instauré la police communautaire dans les quartiers.M.Duchesneau fera savoir d’ici peu comment il entend réorienter sa carrière.Preston Manning a un rêve.Devant les changements d’allégeance politique qui s’annoncent à Québec et à Ottawa, il veut unir la droite canadienne — libéraux, conservateurs, fédéralistes déçus et souverainistes mous + — d’un océan à l’autre.Le chef du Reform Party compare cette mission à celle que s’apprête à accepter Jean Charest au Québec.Entre le statu quo et la souveraineté du Québec, cette entreprise est celle d’un fédéralisme renouvelé, basé sur un rééquilibre des pouvoirs.En fait, le chef de l’opposition officielle à Ottawa veut créer une voie «alternative unie» au Parlement canadien, une alliance représentant la troisième voie pour les Québécois qui croient en la réforme de la fédération.En visite à Québec hier, M.Manning n’a pas précisé s’il était disposé à voir son parti changer de nom pour convaincre les conservateurs, éventuellement laissés sans chef, à se joindre à lui, mais il s’est dit bien décidé à être le chef de ce nouveau «parapluie» fédéral qui devrait rallier également, selon lui, les futurs libéraux provinciaux de Jean Charest.«S’il est acceptable et souhaitable pour le chef d'un vieux parti traditionnel comme les conservateurs de se joindre à un autre parti afin d'offrir une voie alternative unie aux souverainistes, il devrait être également acceptable pour les autres chefs et membres de ce parti de se joindre à un autre parti politique afin d’offrir une voie alternative unie et viable aux libéraux fédéraux», a déclaré le chef du Reform devant la Chambre de commerce régionale de Sainte-Foy.Accueilli plus tôt hier par quelques manifestants qui l’attendaient avec des drapeaux québécois sur le campus de l’Université Laval, M.Manning est en visite aujourd’hui à Montréal.Il dit se présenter ici en «ami» et en «allié» du Québec qui vient inviter les Québécois à prendre les choses en main.D’étranges et troublantes similitudes Un chercheur américain trace un délicat parallèle entre les Etats-Unis à Vaube de la guerre de Sécession et le litige Canada-Québec Les comparaisons historiques sont au mieux délicates, souvent boiteuses, au pire odieuses.Mais cela n’a pas empêché le professeur James McPherson, de l’université de Princeton, d’en risquer une de taille: la situation qui a mené à la guerre de Sécession, aux États-Unis, présente plusieurs similitudes troublantes avec le litige Québec-Canada, écrit-il dans un récent essai.Y a-t-il des leçons actuelles à tirer d’un conflit meurtrier du milieu du XIXr siècle?JEAN DION LE DEVOIR Le sang est plus épais que l’eau.» En 1861, la nouvelle armée de la Confédération sudiste vient d’attaquer le fort Sumter, forçant le président Abraham Lincoln à réprimer le soulèvement des États esclavagistes et donnant ainsi le coup d’envoi à une guerre civile qui durera quatre ans et fera plus de 600 000 morts daps un pays de 30 millions d’habitants.Aussitôt, les États mitoyens sont forcés d’annoncer leurs couleurs.En Caroline du Nord, le Register de Raleigh utilise la formule citée plus haut pour inciter les gens à se joindre aux Confédérés: le sang, c’est le sentiment d’appartenance à une ethnie du Sud; l’eau, ce sont les liens avec le Nord antiçsclavagiste, la Constitution, la société de droit, les États, littéralement, unis.Plus de 130 ans plus tard, James McPherson, sommité de la guerre de Sécession, Prix Pulitzer 1988 pour son monumental ouvrage The Battle Cry of Freedom (1m Guerre de Sécession, chez Robert VOIR PAGE A 12: SIMILITUDES 778313000689 I K II K V OIK.I.K V K X II It K I) I 2 (I M A K S I !l !» S A 2 L E S A C T U A LIT E 8 EN BREF Enquête Sondagem-Le Devoir-Té\é-Quèbee-Le Soleil Dernier hommage à Yves Landry Windsor, Ontario (PC) — Près d’un millier de personnes, dont le premier ministre Jean Chrétien, ont assisté hier aux funérailles du président de Chrysler Canada, Yves Landry, à Windsor, en Ontario.M.Landry est décédé dimanche à l’âge de 60 ans, en Floride, où il se trouvait pour de brèves vie cances.Aux côtés des membres de la famille, des politiciens, des employés du manufacturier d’automobiles et différentes personnalités sont venus rendre un dernier hommage au définit, décrit comme un homme passionnément dévoué à sa compagnie, sa communauté et son pays.«C’était un homme merveilleux», a dit le premier ministre Chrétien à la sortie de l’église.11 a ajouté qu’il le considérait comme un ami personnel.Après avoir accédé à la la présidence de Chrysler en 1990, M.Luidry, un Québécois d’origine, a considérablement amélioré la part de marché de l’entreprise.Le niveau d'emploi et la production chez Chrysler Canada n’ont jamais été aussi élevés.Mais on a aussi salué chez M.Luulry son grand attachement à sa famille, et son rôle de fer de lance des causes communautaires comme le développement de programmes de formation d’apprentis et la mise sur pied d’un centre unique de recherche et de développement en véhicules automobiles, en collaboration avec l'Université de Windsor.Les Québécois tolèrent la pornographie .Mais l’augmentation de la consommation inquiète une majorité d’entre eux Conscients que la consommation portions alarmantes, les Québéco gie d’intervention soit mise en av Mais ils disent non à l’interdiction PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Une enquête d’opinion publique, effectuée entre le 3 et le 6 mars par la maison Sondagem, tend à démontrer que le Québec n’est pas la plus janséniste des provinces canadiennes.Réalisé auprès de 1048 personnes pour le compte de Télé-Québec, du Devoir et du quotidien Le Soleil, ce sondage confirme que ce phénomène social est source de préoccupations.52,7 % des Québécois croient que l’on consomme plus de pornographie qu’il y a dix ans, 22,4 % sont d’avis que la consommation s’est stabilisée, 6,9 % estiment qu’elle a diminué et 17,9 % n’ont pas d’opinion sur le sujet.Avec un taux de réponse de 61,8 %, la marge d’erreur statistique maximale d’un tel sondage est évaluée à plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.Le diagnostic de la surconsommation semble avoir suscité une prise de de pornographie prend des pro-is jugent essentiel qu’une straté-ant pour freiner cette tendance.conscience collective, considérant que 53,2 % des répondants souhaitent une intervention des pouvoirs publics, l’élaboration d’un programme de pédagogie populaire.Il y en a plus du tiers (36,8 %) qui ne voient pas l’urgence d’une action gouvernementale, alors que 9,9 % n’ont pas d’opinion sur le sujet.Toutefois, les données les plus significatives de ce sondage réfèrent à la notion de censure.Faut-il interdire l’un ou l’autre des quatre véhicules privilégiés de la pornographie?Cette question a recueilli une majorité d’opposants pour chacun des éléments mis en avant: 47,9 % contre l’interdiction des revues pornographiques; 58,7 % contre l’interdiction des sex-shops; 47,1 % contre l’interdiction des films pornographiques et 47,2 % contre l’interdiction des clubs de danseuses nues.Davantage que tout autre sujet, celui de la pornographie met en lumière les divergences d’opinions selon l’âge, la langue, la scolarité et le sexe.Ainsi, les personnes de 65 ans et plus, à l’instar de celles qui n’ont pas dépassé le stade de l’école primaire, sont les plus favorables à une intervention des pouvoirs publics pour réduire la consommation de pornographie.L’idée d’interdire les films pornographiques est partagée par plus de francophones que d’anglophones dans une proportion de 14 %.L’interdiction des clubs de danseuses nues est une hypothèse à laquelle souscrivent deux fois plus de femmes que d’hommes.Des balises I-es dispositions du Code criminel relatives à la pornographie ont maintes fois été contestées devant les tribunaux, sur la base de la Charte des droits et libertés.En 1992, la Cour suprême avait précisé l’interprétation qu’il fallait donner à la volonté politique du législateur.Dans un même temps, le plus haut tribunal du pays avait validé la législation antipornographie.La Cour suprême avait alors statué que l’interdiction des films et magazines pornographiques dépeignant des actes de pornographie enfantine, des relations sexuelles violentes ou dégradantes, pouvait être considérée comme une limite justifiable à la liberté d’expression.Tout en reconnaissant que la loi enfreint la liberté d’expression garantie par la Charte des droits, le tribunal a fait valoir que l’objet de la loi est de protéger la société, plus précisément les femmes et les enfants, un objectif suffisamment pressant et important pour justifier l’atteinte aux libertés individuelles.Les experts ont vu dans ce jugement un changement fondamental de la façon dont l’obscénité est considérée au Canada, les juges des cours inférieures disposant dorénavant de lignes directrices claires leur permettant de décider ce qui est ou n’est pas acceptable.Les objecteurs de conscience et les plus farouches supporteurs de la liberté d’expression persistent dans leurs convictions.À leur avis, la preuve reste à faire que la pornographie incite ses consommateurs d’occasion ou d’habitude à la violence ou à l’exploitation sexuelle.Selon eux, les recherches contradictoires à ce sujet ne résistent pas à une analyse rigoureuse.Il leur paraît évident que le Code criminel est, à cet égard, trop contrail gnaut et qu’il eût mieux valu en assouplir les dispositions.Au Québec, l’industrie légale du sexe génère des profits annuels dépassant les 250 millions de dollars.Les Québécois dépensent annuellement plus de 15 millions de dollars seulement en location de vidéocassettes pornographiques.L’arrivée des nouvelles technologies, dont Internet, a rendu la pornographie de plus en plus accessible à une clientèle de plus en plus jeune.La pornographie est-elle inoffensive ou dangereuse?C’est la question que l’animatrice de l’émission Droit de parole, Françoise Guéqette, pose-ra ce soir à ses invités.A ce débat entre hommes seulement, participeront notamment: l’animateur Gaston L’Heureux; le comédien Jici Lauzon; l’éditeur de la revue Québec érotique, Gilbert Grou; le religiologue Marc-André Garant; l’avocat-économiste Robert La Haye; l’auteur et comédien Michel Inprise; le danseur De-reck Mckuaker; le secrétaire du Collectif masculin contre le sexisme, Martin Dufresne, et le professeur de sociologie de l’Université d'Ottawa, Richard Poulin.CARRIERES ET PROFESSIONS Professeur(e) adjoint(e) Département de science économique '** (Mandat de un an, à partir du 1er juillet 1998) Le Département de science économique sollicite les candidatures de personnes possédant un doctorat ou sur le point de l’obtenir, qui sont en 'mesure d’enseigner au niveau du baccalauréat et, possiblement, au niveau des études supérieures dans au moins trois des domaines suivants : microéconomie, macroéconomie, mathématiques économiques, commerce international et théorie des jeux.Une expérience en enseignement serait souhaitable.Comme le Département offre ses programmes en français et en anglais, la candidature des personnes bilingues sera considérée en priorité.Nous invitons les femmes, les autochtones, les personnes handicapées et les membres d’une minorité visible à préciser, dans leur demande d’emploi, leur appartenance à l’un de ces groupes visés par notre politique d’égalité d’accès à l’emploi.La préférence ira aux personnes ayant la citoyenneté canadienne ou le statut d’immigrant(e) reçu(e) ou de résident(e) permanent(e).Veuillez faire parvenir, avant le 30 avril 1998, votre curriculum vitæ accompagné d’une lettre indiquant vos compétences linguistiques, et demander à trois répondants d’envoyer des lettres de recommandation au professeur Gilles Grenier, directeur, Département de science économique, Université d’Ottawa, C.P.450, succursale A, Ottawa (Ontario) KIN 6N5.Télécopieur : (613) 562-5999.S’ils sont disponibles, les dossiers d’évaluation d’enseignement devraient aussi être inclus dans l’envoi.TÉLÉ-UNIVERSITÉ RESPONSABLE Administration et comptabilité La Société du Centre Pierre-Péladeau recherche une personne dynamique, autonome et flexible afin de gérer et réaliser ses affaires comptables, financières et administratives.La personne recherchée possède une solide formation en comptabilité/finance et compte au moins trois ans de succès dans un poste de même nature.Elle connaît bien le système Fortune 1000 et excelle dans l’organisation de son travail.Le/la responsable administration et comptabilité gère et réalise l’ensemble de la tenue de livre de la Société, la facturation, la gestion des comptes payables et recevables ainsi que l’encaisse et la paie.Elle prépare également tous les rapports financiers dont les états des résultats, les bilans, les rapports d’activités (diffusion et production) ainsi que le dossier de vérification annuelle.La Société du Centre Pierre-Péladeau offre un mandat d’un an, renouvelable, avec un salaire de base compétitif et une bonification.Faire parvenir votre Curriculum Vitae avant le 20 mars à: Centre Pierre-Péladeau Salle P I e r r e - M e r c u r e Société du Centre-Pierre-Péladeau Directeur à l’administration et du Service à la clientèle 300, boulevard de Maisonneuve Est Montréal, Québec H2X3X6 Télécopieur: (514) 987-6950 Aucune information ne sera donnée par téléphone.La Télé-université, établissement d’enseignement à distance, cherche à pourvoir à un poste de professeure ou de professeur régulier en psychologie.PROFESSEURE, PROFESSEUR RÉGULIER Concours n° 98-02-904 Secteur disciplinaire : Psychologie Sommaire de la fonction : Selon les modes de la formation à distance, le professeur agit principalement comme responsable de la conception et de la diffusion de cours en psychologie.Il collabore au développement de programmes de formation à distance en psychologie.Il poursuit des activités de recherche dans son domaine de spécialisation.Il collabore à la vie académique de l’Unité d’enseignement et de recherche Sciences humaines, lettres et communications.Expérience : Expérience professionnelle d’au moins cinq ans de préférence portant principalement sur l’enseignement et la recherche en milieu universitaire ainsi que sur la direction d’équipes.Expérience des technologies, des modes de formation à distance et le sens pédagogique seront considérés.Capacité de maillage avec des universités et des groupes de recherche.Excellente maîtrise de la langue française et grande compétence en matière de communication écrite.Formation : Doctorat en psychologie Traitement : Selon la convention collective SPPTU Lieu de travail : Montréal ou Québec Entrée en fonction : Juin 1998 La Télé-université souscrit à un Programme d’accès à l’égalité en emploi pour les femmes.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae ainsi que leurs attestations d’études avant 17 h, le 9 avril 1998, à : Télé-université a/s René Roy, Adjoint, Direction de l’enseignement et de la recherche, 2600, boulevard Laurier, Tour de la Cité, 7* étage, Sainte-Foy (Québec), G1V 4V9.L'UNIVERSITÉ À DISTANCE Université du Québec Télé-université J m UNIVERSITE DE MONCTON Campus d’Edmunston PHILOSOPHIE Description: Fonction: Qualifications: Salaire et conditions: Entrée en fonction: HISTOIRE Description: Fonction: Qualifications: Salaire et conditions: Entrée en fonction: Professeur ou professeure de philosophie (Secteur des Sciences humaines) Un poste régulier au Secteur des Sciences humaines.La personne choisie enseignera un cours d’initiation à la philosophie, de philosophie de la communication, de philosophie des sciences humaines et certains cours selon sa formation.La personne recherchée possède un Ph.D.dans le domaine de la philosophie et des aptitudes démontrées pour l'enseignement et la recherche universitaires.Les conditions de travail et le traitement salarial sont déterminés par la convention collective actuellement en vigueur.1" août 1998 Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae et les noms de deux répondants ou répondantes avant le 30 avril 1998 (Secteur des Sciences humaines) Un poste temporaire de huit mois.Enseignement de cours de base Canada et en méthodologie de certains cours selon sa formation.Doctorat et avoir de l'expérience en enseignement.Les conditions de travail et le traitement salarial sont déterminés par la convention collective actuellement en vigueur.1" septembre 1998 Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae et les noms de deux répondants ou répondantes avant le 10 avril 1998 M.Jean-Guy POITRAS, directeur des services pédagogiques Campus d'Edmundston Université de Moncton 165, boulevard Hébert Edmundston, Nouveau-Brunswick E3V 2S8 en histoire du la recherche et Bouchard recevra la plus haute décoration de l’ordre de la Pléiade La directrice du Devoir est parmi les Québécois qui seront faits chevaliers IM ERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Le premier ministre Lucien Bouchard rejoindra, le 21 avril prochain, les Raymond Barre, Jacques Chirac, Laurent Fabius, Pierre Maurois et Jacques Santerre à titre de Grand Croix, une décoratio/i prestigieuse remise à des chefs d’Etat francophones depuis 1967.Les décorations de l’ordre de la Pléiade sont remises à des francophones qui ont contribué à l’épanouissement de la francophonie, en politique, dans des activités culturelles et sociales.C’est l’Association internationale des parlementaires de langue française (AIPLF), fondée en 1967, qui remet, à tous les deux ans, le grade de grand-croix, la plus importante des distinctions, celui de commandeur et les titres d’officiers et de chevaliers de l’Ordre.Parmi les Québécois qui recevront une de ces décorations, lors d’un dîner officiel, on retrouvera dans l’édition de 1998 un nouveau commandeur, soit le ministre des Relations internationales et responsable de la Francophonie, Sylvain Simard.Marcel Brisebois, directeur général du Musée d'art contemporain de Montréal, et l’ancien Directeur général des élections du Québec, Pierre-F.Côté, seront consacrés officiers de l'Ordre.À titre de nouveaux chevaliers, grade d’entrée dans l'Ordre, on retrouve la directrice du quotidien Le Devoir Lise Bissonnette, l’historien Jean-Marc Brunet, le directeur de la Maison de la culture Maisonneuve Pierre Larivière, le cofondateur et directeur de la programmation de Coup de cœur francophone Alain Chartrand, et l’ancien journaliste et conseiller linguistique à Radio-Canada, Camil Chouinard.A titre posthume, Fernand Dumont, un des intellectuels les plus célébrés dans la Francophonie, sera aussi décoré du grade de chevalier.Le comédien et humoriste Marc FavbJlu (Sol) deviendra chevalier emménie temps que Phyllis Lambert,'fan-datrice du Centre canadien d’arcRito-ture, Suzanne Lebeau, dramaturge;çt codirectrice du Théâtre le Carrousel, Suzanne LeBourdais, qui a faifiisa marque à titre de directrice du protocole de l’Assemblée nationale du Québec, et le Dr Pierre Viens, spécialiste en médecine tropicale.,\„ Pour le président de la section québécoise et vice-président de la Commission politique de l'AI PLI', André Boulerice, la remise de 0,es décorations de l’ordre de la Pléigde à des gens de chez nous «Must nude façon on ne peut plus évidente Lap-port immense du Québec donate grand ensemble qu’est la Francophonie internationale».u< Lucien Bouchard Lise Bissonnette Le chef des Hell’s est protégé à grands frais PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — II» ministre de la Sécurité publique, Pierre Bélanger, a confirmé hier que les mesures de sécurité et de détention du numéro un des Hell's, Maurice «Mom» Boucher, coûtent au bas mot un million à l’État québécois.«La détention de M.Boucher, a expliqué le ministre, représente un problème particulier du seul fait qu ’il est accusé d’avoir assassiné des gardiens de prison.Il fallait donc prendre toutes les mesures nécessaires pour bien sécuriser tout le périmètre de l’endroit où il doit être détenu.Le montant d’un million de dollars dont on parle représente, entre autres, l’encadrement, le personnel et tout l’équipement qu’il a fallu installé pour assurer sa sécurité.» Le ministre a par ailleurs expliqué que tous les aménagements exécutés à la prison des femmes Tanguay, située dans le nord de la métropole, pourraient servir à d’autres détenus une fois que le cas de «Mom» Boucher aura été réglé.«Il se peut aussi que ça serve à d’autres détenus, a-t-il dit, qui demandent une attention particulière quant à leurs conditions de détention.Tout cela ne servira probablement pas pour un seul détenu.» M.Bélanger a indiqué qu’aupara-vant, lorsqu’il fallait assurer une protection particulière à des accusés ou des témoins importants, on choisis- sait généralement de les déplacer et de les incarcérer à différents endroits.«Dans ce cas-ci, nous, a-t-il dit, on a opté pour une façon plus sécuritaire et plus permanente.» Le ministre a cependant affirmé que le détenu ne jouissait pas de conditions particulières.Enquête préliminaire remise Pour accueillir «Mom» Boucher et assurer sa sécurité, le ministère de la Sécurité publique a autorisé des aménagements spéciaux dans le Bloc C de la prison Tanguay pour femmes.Le chef des Nomads, un groupe affilié aux Hell’s Angels, est accusé d’avoir commandé l’exécution des gardiens de prison Diane I-avigne et Pierre Rondeau.Avant d’être envoyé à la prison Tanguay, où on lui a aménagé une véritable forteresse, «Mom» Bouchera été détenu au pénitencier de Sherbrooke.Hier matin, l’enquête préliminaire du détenu, que la police décrit comme un personnage important dans la guerre que se livrent les Hell’s et les Rock Machine, a été reportée à lundi prochain.Ce report, accordé hier par le juge Jean-Pierre Bonin de la Cour du Québec, a été demandé par les avocats de Boucher en raison de la masse de documents déposés par la police au cours des derniers jours.Exceptionnellement et pour des raisons évidentes de sécurité, «Mom» Boucher n’était pas présent dans la salle du Palais de justice de Montréal.< 1 L K I) E VOIR, L E V E N l) R E I) I 2 0 M A R S I !» !l S A 3 —-* LE DEVOIR ?—- MONTREAL JACQUES NADEAU LE DEVOIR Il y a maintenant un mois qu’une vingtaine de ressortissants chiliens refusent toute nourriture, Les grévistes de la faim accumulent les appuis La CSN se porte à la défense des demandeurs chiliens du statut de réfugié LE DEVOIR Un mois après le début de la grève de la faim, la résistance s’organise autour des Chiliens qui demandent à rester au pays.Hier, de nombreux organismes, tant syndicaux que sociocommunautaires, ont publiquement donné leur appui à la vingtaine de grévistes et à la centaine de familles chiliennes qu'ils représentent.Ces organismes pourraient bien former sous peu une coalition en soutien aux Chiliens, qui permettrait d’exercer une plus forte pression sur le gouvernement.Ije plus gros joueur est sans doute la CSN qui, dans un long communiqué, demande à ce qu’Ottawa «donne son accord pour que le Québec émette, s’il y a lieu, des certificats de sélection, sans que ces personnes n’aient à quitter le pays», comme c’est normalement la règle.«Il faut savoir que de 3 à 5% seulement des personnes ou familles qui en appellent de l’expulsion ou du renvoi du pays obtiennent gain de cause pour raisons humanitaires», souligne le syndicat, qui rappelle que des négociations avec Ottawa et Québec ont été entreprises depuis près d’un mois pour permettre d’assouplir les critères permettant à ces Chiliens d’obtenir le droit de s’établir au pays.«La CSN a appuyé ces démarches et est intervenue, par la voix de son président, Gérald Larose, auprès du personnel politique de la ministre Lucienne Robillard et auprès du ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration du Québec, André Boisclaie Ces appels n’ont pas semblé ébranler à ce jour les ministres concer- nés, mais il est temps que cette attitude change.» Une pléiade d’organismes ont joint leurs voix aux revendications du comité «Non à l’indifférence», tels que le Mouvement Action Chômage de Montréal, le Comité chrétien pour les droits humains en Amérique latine, la Coalition contre la pauvreté de la Petite Patrie, le Regroupement autonome des jeunes de Québec et l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale affiliés à la FIX}.Une vingtaine de Chiliens ont entrepris le 18 février dernier une grève de la faim au sous-sol de l’église Saint-Jean-de-la-Croix à Montréal.Ils représentent quelque 300 de leurs compatriotes menacés d’expulsion au Chili et demandent qu'ils soient tous acceptés comme réfugiés politiques.Quatre grévistes ont été transportés à l’hôpital depuis le début des moyens de pression.Un des grévistes a entrepris hier une grève sèche.Une rencontre avec les fonctionnaires de l’Immigration ne s’est pas avérée très encourageante pour les Chiliens: Immigration Canada leur a seulement offert de leur donner des renseignements sur le traitement de leur dossier.Des renseignements que les Chiliens peuvent obtenir en tout temps, en téléphonant aux bureaux de l’Immigration.Les fonctionnaires étudient également quelques dossiers «à saveur plus politique», selon l’avocat des Chiliens, M' William Sloan, qui ignore toutefois quelles conclusions ils en tireront.L’avocat n’affiche pas une grande confiance dans ses démarches.«Je suis réaliste.Je fais face à Lucienne Robillard, Jean Chrétien et Paul Martin.» La commission Poitras accorde un répit au policier Turcotte ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE L) inspecteur-chef Jean-Claude Tur-r cotte de la Sûreté du Québec s’est finalement présenté hier devant la commission Poitras où il a réussi à convaincre les commissaires de lui accorder quelques jours de répit, jusqu’à lundi, avant d’amorcer son témoignage.Le policier Turcotte, qui prendra sa retraite dans quelques mois, s’était fait servir la veille une citation à comparaître, après avoir fait faux bond à la commission.M.Turcotte avait fait savoir qu’il ne pouvait s’y présenter, comme requis mercredi, parce qu’il lui importait d’écouter le témoignage qui suivait le sien, dans le cadre de la commission d'enquête Roberge chargée d’examiner les circonstances entourant la mort de deux Monta-gnais survenue en juin 1977 sur la rivière Moisie.M.Turcotte était l’un des deux enquêteurs chargés de ce dossier, à l’époque.Hier, d’entrée de jeu, l'inspecteur-chef Turcotte a plaidé sa cause pendant une bonne vingtaine de minutes, cherchant à convaincre les commissaires de lui accorder un répit jusqu’à lundi, le 23 mars, en raison du témoignage de trois jours terminé mardi dernier devant la commission Roberge.Au procureur de la commission, Bernard Roy, qui avait qualifié la veille l’attitude de M.Turcotte de «désinvolte, cavalière et méprisante de la part d’un ancien membre de la commission de déontologie policière», celui-ci a signalé qu’il n’avait pas «l’intention de [se] laisser insulter de cette façon».Après avoir rappelé à M.Turcotte que c’est à sa demande expresse que la commission Poitras l’avait convoqué comme témoin, qu’on avait du recourir à la délivrance d’une citation à comparaître pour s’assurer de sa présence, le président Lawrence Poitras a joué de prudence et lui a accordé le répit demandé, jusqu'à lundi.Le procureur de la commission, Bernard Roy, avait fait valoir plus tôt que de forcer M.Turcotte à commencer son témoignage sur-le-champ, malgré son état de fatigue, pourrait être utilisé par ses avocats [jour minimiser l’importance de certaines réponses fournies.Quoi qu’il en soit, l’intérêt du témoignage de l'inspecteur-chef Turcotte tient au fait qu’il a mené, avec son collègue Gilles Bouchard, une enquête disciplinaire sur les policiers Louis Boudreault, Hilaire Isabelle et Bernard Arsenault afin d’établir si ces derniers avaient ou non manqué de loyauté à l’égard de la SQ et du directeur Serge Barbeau au moment de leur enquête sur les bavures policières commises dans l’affaire Matticks.M.Turcotte devra également s’expliquer sur des propos qu’il aurait tenus au sujet des enquêteurs Boudreault, Isabelle et Arsenault perçus comme des «crosseurs» qui devraient être poussés au bout du pont.I.es travaux de la commission reprendront lundi.CUISINE DISTINCTIVE 'mous RESTAURANT PAVILLON JARDIN CHEF TRAITEUR 48, rue Sainte-Ursule, Vieux-Québec 418 694.0667 ____________#71*______________ Kanesatake Le MEF laisse fonctionner un dépotoir illégal Le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) a décidé de ne prendre «pour l’instant» aucune mesure judiciaire contre le site illégal d’enfouissement, qui opère au vu et au su de tout le monde chez un autochtone de Kanesatake, et d’obtenir la permission du Conseil de bande «avant» d’y envoyer éventuellement ses inspecteurs.LOUIS-GILLES FR A N C CE U R LJj DEVOIR Le MEF, qui a été avisé par un citoyen d’Oka le 2 mars dernier du passage quotidien de 25 à 40 camions remplis de matériaux de construction, a pris 15 jours pour se demander.s’il avait compétence pour inspecter un site non autorisé, a révélé hier la responsable de l’application de la loi à la direction régionale du MEF, Brigitte Bérubé.C’est le 16 mars, juste au moment où la mairie d’Oka a exigé des gestes concrets du MEF, que ce dernier aurait finalement appris qu'il ne s’agissait pas d’une réserve amérindienne de compétence fédérale.Mais le ministère a décidé de n’y envoyer aucun inspecteur en vue d’y faire constater l’existence d’un dépotoir illégal de matériaux secs.Il a plutôt décidé de demander à la bande autochtone de Kanesatake la permission d’y mettre les pieds, une permission qu’il n’avait pas encore eue hier.Les autochtones en profitaient pour placer le dossier sur la table des fonctionnaires fédéraux, dont ce n’est pas la compétence.«Nous irons là-bas seulement si la bande nous donne la permission d'y aller», expliquait Mme Bérubé, qui ajoute aussitôt que cette décision avait été prise «en haut» et qu’elle était d’autant plus justifiée «qu'il n’y a pas de situation urgente».Mme Bérubé a fini par dire que «le ministre était d’accord», et que «c’était plus délicat si ce sont des terres mohawks» plutôt que d’autres parties du territoire québécois.Ce qu’on semblait confirmer hier au cabinet du ministre qui suivait le dossier de près.La Loi de l’environnement exige l’obtention préalable d'un «certificat d'autorisation» pour gérer un site d’enfouissement Une loi spéciale de 1993 Coi 101) a, de plus, exigé la confection préalable d’une étude d'impact et, s’il y a requête, la tenue d’une audience publique dans le cas des sites d’enfouissement de matériaux secs et même de déchets domestiques en raison des lixiviats toxiques qui peuvent s’y former et polluer les nappes souterraines.L'article 66 de la LQE interdit par ailleurs le dépôt de déchets dans un site non autorisé, ce qui peut attirer aux contrevenants des amendes allant de 200 $ à 5000 $ par infraction pour un camionneur et de 1000 $ à 30 000 $ pour toute société commerciale en cause.la bande mohawk s’est plutôt tournée du côté d’Ottawa dans cette affaire, invitant prestement les représentants d’Environnement Canada, qui n’ont aucune compétence en matière de sites d’enfouissement, à venir y prélever des échantillons pour déterminer si des toxiques comme des BPC y auraient été déversés avec les matériaux secs de construction.Environnement Canada s’est rendu à cette demande sans exiger d’être accompagné par des inspecteurs du MEF.Mieux, la bande a obtenu en quelques heures une subvention des Affaires indiennes pour caractériser ce site illégal, ce qui impose aux contribuables de faire les premiers pas de sa décontamination.La LQE permet au MEF d’obtenir rapidement une injonction pour fermer un tel site et pour interdire à quiconque, propriétaires de déchets et camionneurs, d’y pénétrer avec un chargement pour y enfouir des déchets de quelque nature sous peine de faire face à un outrage au tribunal.Ce recours est le plus rapide parmi ceux à la disposition du MEF.Reconnaissant qu’on laissera les opérations illégales se poursuivre sur ce site jusqu’à l'aboutissement des «pourparlers» avec la bande autochtone, Mme Bérubé a déclaré qu’on ne pouvait en tirer comme conclusion que le MEF baissait les bras devant les autochtones ou qu’il leur accordait un traitement spécial.A son avis, il est plus important d’obtenir la collaboration des autochtones dans ce dossier que de recourir à des remèdes plus draconiens, même s’ils devaient viser non pas les autochtones mais les camionneurs de la métropole ou de Laval qui s’y rendent.EN BREF Gladu veut des réponses (Le Devoir) — Le maire de Lon-gueuil, Claude Gladu, a demandé hier au gouvernement du Québec de clarifier ses intentions quant à l’élargissement de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).Le ministre des Affaires municipales Rémy Trudel doit faire connaître sa vision des choses ce soir.Il a déjà laissé entendre par le passé qu’il était en faveur de l’élargissement de la CUM à Laval et Lon-gueuil.Mercredi, le maire Gilles Vaillancourt réitérait son opposition à ce projet.M.Gladu en a fait autant hier.Plusieurs réformes sont déjà en cours dans la région de Montréal — dont la fusion des trois sociétés de transport —, fait valoir M.Gladu.En outre, la création de la Commission de développement de la métropole a été reportée à une date indéterminée.Ne serait-il pas mieux de régler d’abord ces deux questions avant SCIENCES DE L’ENVIRONNEMENT Manuel 198 pages.46,50 S Guide 238 pages.13,85 $ Solange Moreau Sciences au secondaire Sciences de l'environnement est un tout nouveau matériel didactique basé sur le programme de sciences de l’environnement du ministère de l’Éducation et de la Formation de l’Ontario.Il se présente en deux volumes (guide d’enseignement et manuel de l’élève).Le guide renferme plusieurs indications précieuses pour le maître, tels les objectifs visés et l’approche pédagogique préconisée, des instructions et des stratégies d'enseignement, des méthodes d’évaluation et un sommaire du contenu notionnel et ce, pour chaque unité traitée dans le manuel de l’élève.De plus, des activités sont proposées dans le guide pour chaque unité et ces dernières sont accompagnées de fiches reproductibles.Pour le maître, le guide est un compagnon d’enseignement.Siège social : GUÉRIN, éditeur liée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone : (514) 842-3481 Télécopieur : (514) 842-4923 Adresse Internet : î http://www.guerin-editeur.qc.ca d’entreprendre le débat sur l’élargissement de la CUM?, s’interroge le maire Gladu.«Le gouvernement devrait cesser de lancer des ballons politiques», croit-il.Conférences sur les génocides (Le Devoir) — À l’initiative de l’Association des étudiants arméniens de McGill, six conférences sur divers génocides se déroulent au musée Red-path (839, rue Sherbrooke Ouest) les 23 et 24 mars.Lundi, à 17h30, Frank Chalk (de Concordia) traitera des génocides qui ont précédé le XX’ siècle; il sera suivi d’Alain Goldschalager (de Western Ontario), à 19h, qui parlera de l’Holocauste, et d'Heran Marka-rian, à 20h30, de l’université Congers (New York), dont le thème sera le génocide arménien.Le mardi 24 mars, à 16h30, Ben Kiernan (de Yale) aborde le génocide cambodgien.Ixs deux derniers conférenciers sont William Schabas (UQAM) — sur le génocide rwandais, à 18h — et Richard Hovan-nisian (UCLA, Los Angeles), dont l’intervention traite également du génocide arménien.On peut se renseigner au 744-1484 ou au 333-6757.S O L D E Champigny B Y r E - B i ï r e L ' H 1 1 V E R ! TOUT* À 25% V E N D R E D I SAMEDI DIM AN C HE 2 0, 2 1 ET 2 2 MARS 1998 •sauf les magazines, journaux et articles déjà réduits M SWIMS WA22H CÔTE-DES-NEIGES - Dt9HA21H -, IAURIER HORAIRE DE BROSSAI® 5 CEN1R1S COMMERCIAUX VILLE LASAUE LAVAL 4380 SlOenis 5219.Côle-des-Neiges 371, lourèi ouesl Mai Champion Corteloo Angngnon Centre Lmal Montréal Montrée» Monlréd Brossard Ville LaSale Lmd 514 844-2587 SW 344-2587 514276-2587 450923-2587 514365-2587 450682-2587 L K I) K V 0 1!!.L K V E X I) I! E I) I 2 0 M A I! S I !t !> K A 4 ?LES ÀCT U A U T ES- I — ¦¦¦¦¦ » ¦¦¦¦¦, -, ¦ .* «a» Le Canada consolide la chasse au phoque du Groenland Les attaques des groupes animalistes portent de moins en moins Roger Simon, de Pêches et Océans, aux îles de la Madeleine, a gagné 2 $ hier grâce à Brigitte Bardot! Il avait gagé, une fois de plus, qu’elle ne serait pas présente à la conférence de presse annoncée par les activistes de Sea Shepherd, dont le leader, Paul Watson, promettait pour hier une réédition de la visite de Mme Bardot sur la «même banquise» en sa compagnie.Du vrai Lelouch, dans le genre Vingt ans après.La conférence de presse a été annulée sans préavis hier et les télévisions sanguinaires ont été quittes pour des entretiens téléphoniques.LOUIS-GILLES FR A N C (E U R LE DEVOIR La chasse aux phoques du Groenland, à laquelle le gouvernement fédéral assigne désormais l’objectif avoué de «stabiliser» le troupeau à son niveau actuel de 4,8 millions de têtes, se consolide du côté canadien, où on a appris à neutraliser le boycottage organisé par les animalistes européens et nord-américains, qui paralysent toujours l’essentiel du marché chez eux.Dans les pays Scandinaves, par exemple, on a peu de chance de récolter les quelque 20 000 phoques dont l'abattage est autorisé.Au Groenland, où on chasse le même troupeau que les chasseurs canadiens, on se donne un objectif de 50 000 têtes, que les spécialistes fédéraux n’ont pas comptabilisées dans la détermination du seuil de récolte stabilisateur, fixé cette année .à 275 (XK) phoques.Mais si les deux pays récoltent effectivement 325 000 phoques au cours des prochaines semaines, l’inventaire aérien prévu pour l’an prochain permettra d’avérer la validité scientifique de ce seuil, une donnée précieuse pour les années à venir.Crédibilité moindre des animalistes La principale surprise du dossier du phoque cette année, c’est de constater à quel point les attaques des groupes animalistes comme Sea Shepherd ou l’International Fund for Animal Welfare (IFAW) portent de moins en moins.Leur crédibilité s’est fortement érodée car ces groupes ne sont plus aussi souvent confondus par les médias avec les écologistes qui, eux, défendent de façon générale une exploitation durable des ressources naturelles.Par ailleurs, les chasseurs et les entreprises de transformation ont appris à faire face aux défenseurs des droits des animaux.En fait foi un récent vidéo distribué internationalement, qui présente les bienfaits de la viande de phoque et l’utilisation de plus en plus complète qu’on fait de chaque bête abattue.Le réalisateur a prudemment omis de montrer les glaces rougies de sang, dont raffolent les télévisions.Mais, réplique l'Association des chasseurs de loup-marin (Terre-Neuve), les médias exigent-ils de filmer les artères sectionnées des porcs quand ils font des reportages sur cette industrie bien d’actualité?Et il faut dire que l’Europe commence aussi à percevoir la gravité des impacts du boycottage lancé par la Communauté européenne dans les années 80 et qui a provoqué un effondrement général du marché des peaux.A Terre-Neuve, l’automne dernier, une leader inuit internationalement connue a demandé à l’ouverture de la conférence annuelle de la North Atlantic Marine Mammal Commission (réservée aux gouvernements européens) une minute de silence pour les jeunes Inuits qui se sont suicidés à cause de l’effondrement de l'économie des villages, provoqué par le boycottage des animalistes européens.Le malaise des défenseurs des animaux était palpable dans la salle et a eu des échos jusqu’à la CEE.Dans sa publicité des dernières semaines, Sea Shepherd et l’IFAW disent maintenant qu’ils n’ont jamais été contre la chasse autochtone.Mais les chasseurs inuits profitent moins que les Blancs de la consolidation de la chasse du fait des investissements privés et des subventions d’Ottawa dans les provinces maritimes pour y stimuler la création d’entreprises de transformation et d’exportation vers les marchés asiatiques, chinois et russe.Ces deux marchés prisent au plus haut point les peaux, la viande, le gras et les pénis de phoque, explique Roger Simon, de Pêches et Océans.Les mâles adultes, dont les pénis auraient des vertus aphrodisiaques.en Chine, ne sont pas la cible principale des chasseurs qui préfèrent les jeunes phoques, au cuir et au pelage plus fins.Ix> fait que les phoques soient moins nombreux autour des îles de la Madeleine cette année en raison de l’absence des glaces, poursuit M.Simon, ne devrait pas compro- mettre l’atteinte du quota de 275 (XX) bêtes.Les chasseurs vont attendre que les blanchons, dont la chasse est inteffli-te même si la publicité de l’IFAW donne à penser le contraire, deviennent en quelques semaines des juvéniles qu’ils peuvent légalement chasser et que le marché recherche maintenant en priorité.Mike Hammill, de l'Institut Maurice Lamontagne à Ri-mouski, précise de son côté qu un niveau de récolte de 275 (XX) têtes par année maintiendra le troupeau autour de 4,8 millions, ce qu’il était dans les années 50 alors que le stock de morues était lui aussi en bonne santé.Jamais le troupeau de phoques n’a été en péril, dit-il, malgré les assertions contraires d’une certaine publicité, même au niveau de 1,6 million, atteint d;uis les années 70.les phoques, dit-il, consomment 3,4 millions de tonnes de poissons par année, dont environ 152 000 tonnes de morues pour les seuls phoques du Groenland du golfe du Saint-Laurent, ceux que l’on chasse.Mais on ne sait pas, dit-il, quels sont les impacts de cette prédation sur la population de morues, qui doit faire face à de nombreux autres prédateurs.Les défenseurs des droits des animaux en tirent comme argument qu’aucune preuve ne démontre l’existence d’un lien entre l’augmentation du troupeau de phoques et la disparition de la morue.Mais on peut dire, rétorque Mike Hammill, qu’aucune preuve ne démontre l’absence d'effet.Et compte tenu de l’importance de la prédation des phoques, dit-il, et de la précarité de la morue, la prudence est plutôt de mise, ce qui justifie à tout le moins un maintien du troupeau à son niveau actuel grâce à la chasse.Un Chinois dans l’espace REUTERS Pékin— La Chine a dévoilé hier un ambitieux projet spatial qui vise l’envoi d’un homme dans l’espace et le lancement d’une sonde lunaire au début du siècle prochain, autant d’objectifs qui soulignent la volonté de Pékin de participer à des programmes spatiaux internationaux.Présentant ce programme spatial devant un parterre de scientifiques internationaux, Ma Xingrui, vice-président de l’Académie chinoise de technologie spatiale, a déclaré que la Chine concentrerait ses efforts sur l’élaboration de vaisseaux d’entraînement et la préparation de vols habités.«La Chine veut s'efforcer de faire avancer la technologie des vols habités à la fin de ce siècle ou au début du prochain et lancera une petite sonde lunaire dès que possible», a déclaré Ma, dont les propos sont rapportés par le quotidien China Daily.Ma n’a pas donné de détails sur le programme de vols habités sur lequel travaille la Chine depuis déjà plusieurs années.De l’avis des experts, l’objectif d’envoyer un astronaute dans l’espace est encore éloigné pour la Chine, qui a toujours manqué de technologie et d’argent pour réussir à devenir une nation à la fine pointe de la recherche spatiale.avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s’opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y1B6 Nom et adresse du requérant Nature de Endroit la demande d'exploitation 9009-6595 Québec inc.RESTO-BAR L'IMPRÉVU 4076.rue Ste-Catherine Est Montréal (Québec) H1W2G8 Dossier: 172-635 José Correia RESTAURANT APERITIVO ENR.2920, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2B 1M3 Dossier: 174-664 Marcel Pépin LE RESTO-BAR LA FANNERIE ENRG 4032, rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1R1 Dossier: 218-925 9044-8192 Québec inc.RESTAURANT LA MAISON CHRISTINA 4172.rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H1V 1X2 Dossier: 258-160 Piero Passucci et Concetta Caruana RESTAURANT BAR 7E CIEL 1001.rue Berlier Laval (Québec) H7L 3Z1 Dossier 268-086 3432335 Canada inc.LA DOLCE LUNA 1221.rue Mackay Montréal (Québec) H3G 2H5 Dossier 285-460 9055-4007 Québec me.SIR WALLACE’S KNIGHT PUB 1106.bout de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 1M7 Dossier 292-094 Hôtel Nelson inc HÔTEL NELSON INC 407 et 409.Place Jacques Cartier Montréal (Québec) H2Y 3B1 Dossier 293-639 9029-2988 Québec me.VARIÉTÉS SYLVAIN 4965 et 4965 A, rue Jarry Est Saint-Léonard (Québec) H1R 1Y1 Dossier: 314-203 BIFTHÈOUE ST-LAURENT 3702.boul Permis additionnel 1 Bar 4076, rue Ste-Catherme Est Montréal (Québec) H1W2G8 Changement de catégorie de 1 Restaurant pour vendre à 1 Bar 1 Bar (suite à cession) 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 1 Bar 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 2 Bars (suite a cession) 2920, rue Fleury Est Montréal (Québec) H2B 1M3 4032.rue Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1R1 4172.rue Sainte-Catherine Est Montréal (Québec) H1V 1X2 1001, rue Berlier Laval (Québec) H7L 3Z1 1221.rue Mackay Montréal (Québec) H3G 2H5 Addition d autorisation de danse dans un bar avec spectacles sans nudité existant 1 Restaurant pour vendre 1 Bar sur terrasse 1106.boul.de Maisonneuve Ouest Montréal (Québec) H3A 1M7 407 et 409.Place Jacques Cartier Montréal (Québec) H2Y 3B1 4965 et 4965 A rue Jarry Est Saint-Léonard (Québec) H1R 1Y1 3702.boul Saint-Laurent Montréal Saint-Laurent Montréal (Québec) H2X 2V4 Dossier: 325-654 9059-7790 Québec inc.RESTAURANT BELLE VUE 4476 et 4486, rue Ontario Est Montréal (Québec) H1V 1K7 Dossier: 344-028 1 Restaurant pour vendre 1 Bar (Québec) H2X 2V4 4476 et 4486.rue Ontario Est Montréal (Québec) H1V 1K7 L'Étoile de la mer 3 Restaurants 533, rue Restaurant inc.L'ÉTOILE DE LA MER RESTAURANT 533, rue Duluth Montréal (Québec) H2L 1B1 Dossier: 378-125 2742-3169 Quebec inc.LA TARANTELLA 184.rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2R 1S7 Dossier: 412-494 Québeigne inc.DO-RÉ-MI 2733, rue De Salaberry Montréal (Québec) H3M 1L4 Dossier: 995-654 162190 Canada inc.RESTAURANT AMIR (ST-DENIS) 4483, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L2 Dossier: 1022-490 9041-9607 Québec inc.SKETCH CAFÉ 5231 et 5233.boul Décarie Montréal (Québec) H3W 3C2 Dossier.1028-547 2962-8559 Québec inc.RESTAURANT AMIR - SHERBROOKE 6666.rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1N 1C9 Dossier: 1055-367 9059-5323 Quebec inc.BAR LIQUIDE CITÉ 1192.rue Bishop Montréal (Québec) H3G 2E3 Dossier: 1383-918 9052-3531 Québec inc AMAZONA MONKLAND 6151.avenue Monkland Montréal (Québec) H4B 1G3 Dossier 1477-173 Diane Wakelmg CAFE LES SAVEURS 1602.rue Laurier Est Montréal (Québec) H2J1H9 Dossier: 1495-662 2844-1749 Québec inc.RESTAURANT RIMAL 1800.rue Sainte-Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H 1M1 Dossier: 1496-017 Celliers du monde inc 50.rue de la Barre, bureau 110 Longueuil (Québec) J4K 5G2 Celliers du monde inc 50.rue de la Barre, bureau 110 Longueuil (Québec) J4K 5G2 pour servir dont 1 sur terrasse Permis additionnel 1 Bar sur terrasse Permis additionnel 1 Bar 1 Restaurant pour vendre Permis additionnels 2 Bars Duluth Montréal (Québec) H2L 1B1 184, rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2R 1S7 2733, rue De Salaberry Montréal (Québec) H3M 1L4 4483.rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2L2 5231 et 5233, boul Décarie Montréal (Québec) H3W 3C2 1 Restaurant 6666, rue pour vendre Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1N 1C9 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité (suite à cession) Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 2 Restaurants pour servir dont 1 sur terrasse 1192, rue Bishop Montréal (Québec) H3G 2E3 6151, avenue Monkland Montréal (Québec) H4B 1G3 1602, rue Laurier Est Montréal (Québec) H2J 1H9 1 Restaurant 1800, rue pour vendre Samte-Cathenne Ouest Montréal (Québec) H3H 1M1 Permis d'entrepôt (cidre) pour les fins de l'agent Permis d'entrepôt (cidre) pour les fins de l'agent 3025, boulevard Le Corbusier Laval (Québec) 1800, autoroute Laval Laval (Québec) Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme, avocat Québec Sinistre cortège wvvvwv I m IM I owm FAFFENBACH REUTERS liy ^*-v wÜb'Lwn' ; ’^5LaL* UN CONVOI de trois conteneurs Castor remplis de déchets nucléaires a quitté hier la centrale nucléaire de Neckarwestheim, en Allemagne, bien entouré par une escorte policière, sous les injures des militants écologistes.Les déchets sont transportés vers un entrepôt spécial situé à Ahaus, près de Muenster.Le départ a été retardé par les manifestants, dont deux ont été dégagés par la police au prix de plusieurs heures d'efforts après s’être murés dans un tunnel creusé sous la route.Les forces de l’ordre ont aussi dispersé environ 200 militants qui s’étaient massés devant les grilles de la centrale, dont une vingtaine ont été placés en garde à vue.t La tragédie des Eboulements Impossible d’éviter le drame PRESSE CANADIENNE Clermont — Peu importe le choix de l’embrayage, il était impossible à l’autocar en cause dans l’accident .survenu le 13 octobre dernier aux Eboulements, dans Charlevoix, ^ôtô^q Tirage du 98-03-18 15 23 28 39 45 48 Numéro complémentaire: 2 GAGNANTS LOTS 6/6 2 1 037 483,70$ 5/6+ 6 103 748,30$ 5/6 162 3 074,00$ 4/6 11 054 86,30$ 3/6 204 576 10,00$ 1 Ventes totales: 13 768 211J 1 Prochain gros lot (approx.): 2 200 000$ Tirage du 98-03-18 1 5 14 27 28 38 I Numéro complémentaire: 44 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00$ 5/6+ 1 50 000,00$ 5/6 22 500,00$ 4/6 1 257 50,00$ 3/6 20 836 5,00$ | Ventes totales: 533 675,50$ Tirage du UQjJ II d 98-03-18 NUMÉROS LOTS 620721 100 000$ 20721 1 000$ 0721 250$ 721 50$ 21 10$ 1 2$ Les modalités (rencaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En ca de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.de descendre la Grande Côte de façon sécuritaire sans que le conducteur fasse usage des freins pour stabiliser la compression du moteur.Telle est du moins la conclusion à laquelle en arrive un mécanicien-expert de Baie-Saint-Paul, Robert Tremblay, lors de son témoignage, hier, devant le coroner Luc Maloin qui enquête sur cette tragédie routière ayant causé 44 morts.la veille, il avait évalué l’efficacité du système de freinage du véhicule à tout au plus 30 % de sa puissance normale, de telle sorte que dès qu’il s’est engagé dans la Grande Côte avec un autocar dans une pareille condition, André Desruisseaux n’avait aucune chance d'éviter le drame.Des passagers de l’autobus ont d'ailleurs constaté que quelque chose n’allait pas dès le début de la descente.«On est faits», ont lancé certains en voyant le conducteur faire des pieds et des mains pour tenter de garder le contrôle du véhicule.C’est ce que raconte Philippe Gourde, le seul survivant de la tragédie qui se souvienne des derniers instants dans l’autobus.La déclaration du témoin a été déposée hier devant le coroner Malouin parce que l’état de santé de M.Gourde ne lui permet pas de venir témoigner.«En descendant dans le début, j’ai senti que le conducteur voulait embarquer sur la compression, et ça n 'embarquait pas, raconte-t-il.J’ai entendu rincer le moteur, poursuit M.Gourde, et j’ai entendu un bruit: “ding”.À ce moment-là, les gens ont dit: “On est faits.”» Selon le passager, tout s’est déroulé très rapidement par la suite.«Je me souviens que rendu à la deuxième courbe, l'autobus prenait de l’erre, de plus en plus vite, et dans ma tête, je vois de grosses roches.» Entre la deuxième courbe dont parle le témoin et le bas de la côte, il y a encore un bon kilomètre.A V avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les quinze Jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6 Nom et Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant RESTAURANT de site Laval BAR 7E CIEL d'appareils de (Québec) 1001.rue Berlier Laval (Québec) H7L 3Z1 Dossier: 268-086 loterie vidéo H7L 3Z1 9059-7790 Québec 1 Licence 4476 et inc.d'exploitant 4486.rue RESTAURANT de site Ontario Ést BELLE VUE d'appareils de Montréal 4476 et 4486.rue Ontario Est Montréal (Québec) H1V 1K7 Dossier: 344-028 loterie vidéo (Québec) H1V 1K7 Québeigne inc 1 Licence 2733, rue DO-RÉ-MI d'exploitant De 2733, ruo De de site Salaberry Salaberry d'appareils de Montréal Montréal (Québec) H3M 1L4 Dossier: 995-654 loterie vidéo (Québec) H3M 1L4 9041 -9607 Québec 2 Licences 5231 et inc.d'exploitant 5233, boul.SKETCH CAFÉ do site Décarie 5231 et 5233.boul d'appareils do Montréal Décarie Montréal (Québec) H3W 3C2 Dossier: 1028-547 loterie vidéo (Québec) H3W 3C2 Piero Passucci et 1 Licence 1001.rue Concetta Caruana d'exploitant Berlier Le président et directeur général Ghislain K.-Lallamme, avocat Québec ss Robert Lacroix est confirmé recteur de FUdeM JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Après des heures de discussion, les membres du conseil d’administration de l’Université de Montréal ont fait leur choix: c’est le professeur de sciences économiques Robert Lacroix qui prendra la barre de la vénérable institution.Robert Lacroix prendra donc la relève du recteur sortant, René Simard.Il aura coiffé au fil d'arrivée Louis Ma-heu, Patrick Mo-linari, Mireille Mathieu et Robert Lacroix Jacques Girard, le président du conseil d’administration du Centre hospitalier de l’Université de Montréal.Ce dernier aurait été l’un des plus sérieux rivaux de Robert Lacroix; une partie des 17 membres du conseil de l’université aurait eu un penchant favorable pour sa candidature.Le choix de Robert Lacroix tje sera fait sur fond de controverse.Le comité de consultation chargé d’étti-dier les candidatures pour en faire une recommandation au conseil d’administration n’a exceptionnellement soumis qu’un seul candidât.soit Robert Lacroix.Le syndicat des professeurs s’est insurgé contre cette décision, alléguant que celle-ci «ne pourra que produire des effets contraires aux intérêts supérieurs de l’université».Le professeur Robert Lacroix esl également président-directeur général du Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO).Il est à l’Université de Montréal depuis 1970.E N H K E E Chambly ira en Cour suprême Ottawa (PC) — La Cour suprême du Canada a accepté hier d’entendre l’appel de la Ville de Chambly, qui tente d’empêcher la réintégration de son ancien chef de police, Fernand Gagnon.Après avoir été remercié, en mai 1994, le chef Gagnon s'était adressé aux tribunaux pour contester la décision du conseil municipal.Il avait connu un échec devant la Cour supérieure, qui avait donné raison à la municipalité, mais la Cour d’appel avait ensuite cassé cette décision en ordonnant la réintégration de M.Gagnon.Ancien policier de la Sûreté du Québec, M.Gagnon avait été nommé directeur du Service de police de Chambly en juillet 1989 pour une période de cinq ans.A la fin du contrat, le conseil, invoquant des raisons •«administratives», l’avait informé qu’on n’avait plus besoin de ses services.M.Gagnon avait interprété ce non-renouvellement comme une «destitution illégale, abusive et sans motif», ce qui est contraire à la I/ti de la police du Québec.Quatre mois ajtrés le départ de M.Gagnon, en septembre 1994, le Service de police de Chambly faisait l’objet d’une opération d’une ampleur sans précédent de la part de la Sûreté du Québec qui.malgré son caractère spectaculaire, avait conduit à peu d'arrestations chez les policiers municipaux. VOULEZ-VOUS VIVRE DANS UN MONDE OU LES COMPAGNIES ONT TOUS LES POUVOIRS! Voici 10 bonnes raisons pour s’opposer à l’Accord multilatéral sur l’investissement(AMI) 1 • L’AMI réduirait notre capacité de créer de l’emploi.2 • L’AMI donnerait de nouveaux droits aux sociétés privées et investisseurs étrangers.3 • L’AMI donnerait aux sociétés transnationales plus de pouvoir pour combattre nos réglementations environnementales.4 • L’AMI abandonnerait nos artisans et notre culture à la merci des méga-sociétés culturelles internationales.5 • L’AMI pourrait ouvrir toutes grandes les portes de nos systèmes de santé, d’éducation et de nos programmes sociaux aux sociétés multinationales.6 • L’AMI mettrait en péril notre contrôle sur nos ressources naturelles telles que les forêts, l’énergie ou la pêche.7 • L’AMI donnerait aux sociétés transnationales le droit de poursuivre des gouvernements élus afin de protéger leurs profits.8 • Les différends entre les gouvernements et les sociétés seraient réglés par des experts commerciaux, sans la participation des populations concernées.9 • L’AMI imposerait des conditions injustes et dures à des pays en voie de développement qui n’ont même pas participé aux discussions.10 • À sa ratification, nous serions attachés à l’AMI pour 20 ans! Le Québec et les municipalités, qui n’ont pas participé aux discussions et qui verraient leur capacité de légiférer sur leur territoire diminuée, devraient s’opposer à l’AMI.Le Canada ne devrait pas signer une entente qui donne aux sociétés internationales le même statut que celui des gouvernements démocratiquement élus et qui favorise les droits de celles-ci aux détriments des droits des citoyens et de leurs pays.C’est pourtant ce que fait l’AMI, lequel est présentement négocié entre le Canada et 28 autres pays membres de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques) et qui pourrait être ratifié dès avril prochain.Pour ces raisons, nous nous opposons à l’AMI : CEQ ! liÊS ) FTQ • Qu’est-ce que l’AMI ?Sans mandat, le gouvernement canadien participe aux négociations sur l’Accord multilatéral sur l’investissement depuis 1996.L’objectif principal de l’AMI est de permettre la circulation de l’argent à travers les frontières internationales.Il impose un nouvel ensemble de règlements qui empêchent les pays d’utiliser des lois, des politiques ou des programmes perçus comme un obstacle au libre cours du capital.En d’autres mots, il s’agit d’une constitution pour les sociétés transnationales.% Pour ces raisons, partout au Canada, les citoyens se mobilisent pour dénoncer l’AMI.Déjà, la Colombie Britannique, la Saskatchewan, l’île du Prince-Edouard, le Yukon et plusieurs municipalités ont adopté des résolutions dénonçant l’AMI.Qu’est-ce que vous pouvez faire?• Signer la pétition (disponible sur demande au 1-800-387-7177); • Contacter vos élus municipaux, provinciaux et fédéraux pour leur demander ce qu’ils font pour arrêter l’AMI; • Participer en grand nombre à la manifestation populaire contre l’AMI le samedi 21 mars prochain à 11 hOO devant l’édifice de la Canada Steamship Lines (Carré Victoria).Alternatives .Association coopérative d’économie familiale Sud-Ouest, Association des travailleurs grecs du Québec, AGEsshalc-UQAM, Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI), Canevas, CAP-UQAM, Centre d’étude sur les régions en développement (Université McGill), Centre international de solidarité ouvrière, Coalition pour la justice sociale de NDG, Comité Québec-Irlande, Conseil des travailleurs et travailleuses du Montréal métropolitain, Conseil central du Montréal métropolitain (CSN), Fédération autonome du Collégial, Fédération canadienne des étudiantes et étudiants, Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec, Réseau québécois des groupes écologistes, Solidarité populaire Québec (SPQ), Syndicat de l’enseignement de Champlain.I I.K I) K V (MH.I.E V K X I) li E I) I 2 0 M A li S I !M) H A 6 ?LE DEVOIR ?POLITIQUE EN BREF Francophonie Le Québec boycottera-t-il les Jeux de 2001 ?«C’est Ottawa qui exclut le Quévec», dit Simard Manque de logements (PC) — Les Offices municipaux d’habitation du Québec risquent d’être ensevelis, lundi, sous une avalanche de demandes de HLM.Le Front d’action populaire en réaménagement urbain, le FRAPRU, tiendra une journée nationale d’inscription au logement social afin de démontrer ce qu’il qualifie de manque criant de places dans les HLM.Les listes d’attente pour un logement social comprennent environ 8000 demandes mais, selon le FRAPRU, il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg, alors que plusieurs, découragés par l’attente, ne s’inscrivent plus.L’organisme estime qu’il y a plus de 400 000 ménages qui seraient admissibles au logement social au Québec.Or ie gouvernement provincial ne prévoit créer que 1325 nouvelles places cette année.A ce rythme, fait-il valoir, il faudra des centaines d’années avant de combler les besoins.L’Association des offices municipaux d’habitation appuie l’initiative, y voyant une occasion de démontrer au gouvernement l’importance d’une aide accrue pour le logement social.«Opération Constitution»: Harris prend note Ottawa (PC) — L’«opération Constitution», menée par un groupe de Franco-Ontariens influents, n’a pas connu beaucoup de succès jusqu’à maintenant dans sa tentative d’obtenir l’appui des dirigeants politiques de la province.L’opération, qui vise à obtenir l’enchâssement des droits des Franco-Ontariens dans la Constitution canadienne, souhaitait que le premier ministre Mike Harris en endosse le principe.Dans une lettre rendue publique hier, M.Harris répond aux responsables de l’opération Constitution qu’il a «pris note de son point de vue» et qu’il s’agit, en ses termes, d’un «apport apprécié», mais il ne s’engage pas davantage.Sollicité également, le chef de l’opposition libérale, Dalton Mc-Guinty, va un peu plus loin dans sa lettre, soutenant que les francophones «ont droit au même traitement et au même respect que la majorité», mais évite le terrain glissant de la Constitution.Une des responsables de l'opération, Gisèle Lalonde (qui avait mené la campagne pour sauver l’hôpital Montfort), estime qu’il s’agit tout de même d'un pas dans la bonne direction.«On ne nous a pas dit non.C’est déjà un progrès», a-t-elle expliqué au cours d’une conférence de presse.Selon Mme Lalonde, la bataille pour obtenir l’enchâssement ne sera pas facile.«Orphelins de Duplessis»: bientôt une proposition Québec (PC) — Le gouvernement québécois aura à statuer «d’ici quelques semaines» sur une proposition globale de règlement avec ceux qu’il est convenu d’appeler «les orphelins de Duplessis».C’est ce qu'a indiqué hier à l’Assemblée nationale le premier ministre Lucien Bouchard en réponse à des questions de la députée de Mégantic-Compton, Madeleine Bélanger.«J’ai confiance que la proposition qui viendra au conseil des ministres sera acceptable pour le gouvernement et aussi par l'autre partie.Il ne serait pas opportun d’imposer un règlement.Il faut essayer de trouver des solutions consensuelles», a dit M.Bouchard.On regroupe sous l’appellation des «orphelins de Duplessis» quelques centaines de personnes qui, dans les années 40 et 50, ont été placées dans des institutions de santé ou dans des orphelinats, certaines après avoir perdu leurs parents.On les a parfois maintenues dans ces institutions après les avoir étiquetées comme malades mentaux.MARIO CLOUTIER DE NOTE BUREAU DE QUÉBEC Québec ne participera pas aux Jeux de la Francophonie qui auront lieu en l’an 2001 dans la région d'Ottawa-Hull si le gouvernement fédéral continue d’exclure le gouvernement québécois du comité organisateur.Le ministre québécois des Relations internationales, Sylvain Simard, explique cette décision par l’obstination du gouvernement fédéral de ne pas impliquer le Québec, ce qu’il appelle un «déni de droit» du Québec comme gouvernement participant à la Francophonie.«Nous ne nous sommes pas retirés des Jeux de la Francophonie.Depuis le début, le gouvernement fédéral a exclu le Québec de ces jeux.» Le ministre Simard montre du doigt la ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps, comme responsable d’une initiative unilatérale qui fait fi du Québec.Selon lui, les ministères fédéraux des Affaires étrangères et de la Francophonie ont été tenus à l’écart des décisions prises par Mme Copps dans ce dossier jusqu’ici.«C’est Mme Copps qui a pris ça sous son giron; elle a décidé que c’était elle qui dirigeait la barque.C’étaient ses jeux.Ce seraient ses drapeaux, ses athlètes et ses artistes.» En fait, le Québec aurait été exclu à plus d’un titre jus- qu’ici, s’insurge le ministre Simard: du choix de la ville hôtesse, des devis techniques et financiers sur le projet, du comité organisateur et, même, de la liste des gouvernements participants.«Puisqu’on nous exclut, nous n'y serons pas.Ce serait dommage pour les athlètes et les artistes québécois.La Francophonie en Amérique, c’est avant tout, de par le nombre même, au Québec que ça existe.Nous sommes encore une fois devant la démonstration du fédéralisme impérial et centralisateur qu'incarne Mme Copps.» Toutefois, indique le ministre Simard, le Québec pourrait changer d’avis si Ottawa le fait d’abord de son côté et invite le gouvernement québécois à participer à l’organisation des Jeux.Le responsable québécois des Relations internationales dit simplement réclamer la place normale du Québec dans ce dossier.«Imaginez un instant des Jeta de la Francophonie qui se passeraient à Ottawa-Hull où le Québec serait absent, c’est inimaginable.Et je pense qu 'il y a encore moyen pour le gouvernement fédéral de faite marche arrière et d'arrêter cette provocation infantile.» 11 dit craindre que cette stratégie d’Ottawa se répercute sur d’autres événements de la Francophonie.C’est pour éviter que la chose ne se reproduise qu’il a effectué cette sortie en règle hier avant d'entrer à l’Assemblée nationale.Deux lettres du gouvernement du Québec à celui d’Ottawa ont également précédé la décision prise hier.«Le plan B est en opération aussi à ce niveau, soutient Sylvain Simard.On a décidé d'enlever toute personnalité internationale au Québec, jusque dans les sports et la culture.[.] La Francophonie, c'est la seule famille politique, le seul forum multilatéral où nous soyons présents comme peuple québécois.» Avec le ministre des Affaires municipales et responsable des sports, Rémy Trudel, M.Simard a écrit à la ministre Copps en décembre pour lui suggérer une coprésidence au sein du comité organisateur, ce quelle aurait refusé.11 croit que la position d’Ottawa est reliée à la peur du gouvernement libéral fédéral de voir le Québec accéder à la souveraineté d’ici l’an 2001.Plus d’une centaine d’artistes et d’athlètes devaient représenter le Québec aux quatrièmes Jeux de la Francophonie en 2001, un événement culturel et sportif qui réunit des représentants d’une quarantaine de nations tous les quatre ans dans un pays francophone.Garderies Marois demande du temps PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — La ministre de l’Éducation, de la Famille et de l’Enfance, Pauline Marois, a affirmé hier que de nouvelles places de garderie à 5 $ pour les enfants de trois et quatre ans seront disponibles en septembre prochain, mais elle n’a pas été en mesure de dire combien il y en aura.«D’ici quelques semaines, a-t-elle indiqué, dans des délais raisonnables, je rendrai disponible l’ensemble de l’information et pas seulement pour les trois ans, pour les quatre ans et aussi pour les années à venir, de telle sorte que l’ensemble des réseaux, des centres à la petite enfance et des familles québécoises puissent mieux planifier.» Interrogée par le porte-parole libéral Geoffrey Kelley, qui cherchait à obtenir davantage de précisions sur le sort des parents des 94 000 enfants de trois et quatre ans qui auront besoin d’une place en septembre prochain, Mme Marois a reconnu qu’il lui faut présenter rapidement des solutions.«Je suis très consciente, a-t-elle dit, du fait que des familles sont actuellement en train de planifier leurs besoins de garde pour l’automne prochain de même que pour les années à venir.Dans certains cas, vous savez, cela fait même parfois la différence entre décider d’avoir un enfant ou pas.Je suis très consciente de cela.» C’est ainsi que Mme Marois a promis de faire savoir dans les plus brefs délais aux familles québécoises le nombre de places disponibles «tant pour les enfants de trois ans que de quatre ans, pour les enfants d’un an, pour les poupons, pour la garde en milieu scolaire, de telle sorte que nous évitions les difficultés».«Avec la planification que nous présenterons, je crois que nous pourrons répondre aux besoins.» Au début de la semaine, Mme Marois avait indiqué que l’argent manquait pour poursuivre l’implantation de nouvelles places de garderie à 5 $ pour les enfants de trois et quatre ans, et qu’il lui faudrait peut-être revoir l’échéancier prévu au programme.Mercredi, à l’issue de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, la ministre a indiqué qu’il n’était vraiment pas question de ne pas rouvrir de nouvelles places en 1998 et qu’elle poursuivait ses efforts de planification.Il semble maintenant certain qu’elle pourra compter sur des ressources financières additionnelles et que le montant de la contribution sera connu lors du prochain budget.Écoles privées non subventionnées Des parents s’adressent aux tribunaux MARIO SIMARD PRESSE CANADIENNE Le Regroupement de l’enseignement privé pour l’équité (REPE), qui comprend 3000 parents dont les enfants fréquentent des écoles privées non subventionnées, a déposé hier en Cour supérieure deux requêtes en jugement déclaratoire contre la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, pour la contraindre à préciser les règles régissant l’octroi de subventions.Les représentants du groupe, qui tenaient hier une conférence de presse, se disent obligés d’agir par la voie des tribunaux parce que la ministre Marois les ignore.Ainsi, deux lettres transmises à la ministre en décembre et en janvier seraient demeurées sans réponse.Le REPE veut obtenir des subventions pour 10 000 enfants fréquentant 41 institutions préscolaires et primaires, situées en majorité dans la grande régjon de Montréal.Le ministère de l’Éducation reconnaît la qualité de l’enseignement dispensé dans ces écoles, mais il ne leur accorde pas de subventions en vertu de la Loi sur l’enseignement privé pour l’obtention d’agréments.Selon le REPE, le droit pour une école de recevoir un financement équitable est reconnu dans la loi, mais la ministre Marois ferait un usage abusif d’un critère «fourre-tout» de la loi qui stipule que l’établissement doit avoir des politiques qui sont compatibles avec celles du ministère et du gouvernement.«En vertu de ce critère fourre-tout, le gouvernement fait valoir qu’il est dans une période de compressions budgétaires et qu'il fait partie de sa politique de ne plus donner de subventions, a expliqué en entrevue Sylvain Frenette, coordonnateur du RÉPE.Sauf qu’on constate qu'il y a des exceptions à la règle: depuis 1994, deux écoles ont obtenu du financement, soit une école juive et une école Montessori en Outaouais.» Dans la première requête, le REPE demande donc à la Cour supérieure de définir les critères de la loi et de baliser l’interprétation dont peut en faire le ministère.Le REPE fait de plus valoir dans la requête que l’argument de la ministre Marois voulant qu’elle n’a pas d’argent est non fondé puisque deux millions en crédits pour renseignement privé n’auraient pas été utilisés au cours de chacune des deux dernières années.üi deuxième requête concerne la Commission consultative de l’enseignement privé, dont le rôle est d’émettre des recommandations à la ministre pour ce qui est de l’octroi de subventions.Le REPE veut savoir pourquoi la ministre ignore année après année des avis favorables de la commission.Sylvain Simard des défis au SB Montréalaise par choix, j’ai la conviction de vivre dans une grande ville promise à un avenir particulièrement brillant.Chef de file en biotechnologie et en aérospatiale, centre névralgique des technologies de l’information en Amérique du Nord.y a-t-il bien d’autres métropoles qui comptent quatre universités reconnues pour assurer la relève?Pour moi, Montréal est cette perle rare où on peut mener une vie professionnelle des plus remplies, dans un environnement culturel unique et stimulant.Paule Doré Vice-présidente exécutive Affaires corporatives CGI ÏP LÉVESQUE BEAUBIEN GEOFFRION Canada Financement des partis municipaux Trudel veut mettre fin aux «passes western» NORMAN DE LIS LE PRESSE CANADIEN E Québec — Québec prendra des mesures pour mettre fin à ce que le ministre des Affaires municipales Rémi Trudel a appelé hier «les passes western des professionnels du financement des partis politiques municipaux».I>a loi sur les élections et les référendums dans les municipalités sera modifiée de façon à limiter, vraisemblablement à 10 (XK) $, les prêts et les avances de fonds aux partis politiques municipaux dont certains électeurs se portent garants.«Les partis politiques municipaux poussent comme des champignons à la veille des élections pour disparaître comme par magie après les élections.Il faut donc mettre fin à ces passes westerns des professionnels du financement des partis politiques municipaux en plafonnant les montant'; pour lesquels ils se portent caution et les prêts faits aux partis politiques», a dit le ministre Trudel.Les «passes» dont parle le ministre Trudel se déroulent comme suit: afin de diviser le vote de l’adversaire, certains électeurs fondent un parti politique municipal juste avant les élections et le financent en endossant le prêt ou l’avance de fonds du parti.Après le scrutin, le parti politique se déclare «incapable» de rembourser ses dettes et disparaît.L’avance de fonds consentie à ce parti s’est donc révélée être, dans les faits, un don.C’est une façon détournée de financer le parti politique.L’autre façon de solutionner le problème sera de hausser considérablement les amendes et les pénalités imposées aux contrevenants à la Loi électorale dans les municipalités, a indiqué le ministre.Dans certains cas, l’amende pour des contraventions s’élève à seulement 50 $ ou 100 $.«Il y a actuellement une absence de poids entre l’amende imposée et la gravité du geste posé», a dit le ministre Trudel.On envisagera même d’interdire l’octroi de contrats municipaux à des entreprises dont les dirigeants auraient transgressé la loi.Le ministre Trudel a indiqué que les deux amendements pour renforcer la loi seront présentés à l’Assemblée nationale dès ce printemps, afin de s’appliquer à temps pour les élections de l’automne prochain.Changements à la loi Par ailleurs, le directeur intérimaire des élections, M' François Cas-grain, a rendu publiques des Réflexions sur le financement politique municipal, inspirées par 20 ans d'ap-pliçation de la loi.A la suite d’une requête du ministre Trudel, Me Casgrain propose plusieurs modifications à la loi.Il suggère entre autres d’augmenter de 750 $ à 1000 $ le montant maximum annuel des contributions qu’un électeur peut verser à un parti politique municipal, d'exiger que toute somme supérieure à 25 £ versée à un parti politique comme prix d’admission à un événement le soit par chèque ou carte de crédit, et de rendre obligatoire le contrôle des dépenses électorales à compter du 1" juillet de l’année où se déroule l’élection.Les recommandations du Directeur des élections feront l’objet d’un colloque de réflexion qui se déroulera le 29 avril prochain, en marge du congrès de l’Union des municipalités, a indiqué le ministre Trudel.( Archives secrètes du Vatican -* LE DEVOIR ?- LE MONDE Une victoire de Jean-Paul II Un chercheur jésuite à la défense de Pie XII Washington est prêt à atténuer «sans Palléger» l’embargo sur Cuba AGENCE FRANCE-PRESSE Cité du Vatican —I>e jésuite français Pierre Blet, le seul historien encore vivant ayant eu accès aux archives secrètes du Vatican, a démenti sèchement hier l’existence d’une correspondance entre le pape Pie XII et Hitler.Dans un article publié par la revue des jésuites italiens Ci-vilta cattolica, l’historien du Vatican qualifie de «légende fabriquée» le «silence» attribué à Pie XII sur la persécution des juifs pendant la guerre.Ije père Blet garantit que tous les documents concernant cette période ont été publiés, sauf ceux qui pouvaient concerner des personnes encore vivantes.«Ces documents montrent, affirme-t-il, les efforts tenaces et continus du pape Pie XII pour s'opposer aux déportations, sur l'issue desquelles les soupçons augmentaient de jour en jour».«Le silence apparent, ajoute le père Blet, cachait une action secrète par l’intermédiaire des nonciatures et des épiscopats pour éviter, ou tout au monts limiter, les déportations, les violences, les persécutions.les raisons de cette discrétion sont clairement expliquées par le pape lui-même dans différents discours, dans ses lettres aux épiscopats allenmnds ou dans les document de la Secrétairerie d’Etat: les déclarations publiques n’auraient servi qu’à aggraver le sort des victimes et redoubler leur nombre.» Auteur d’un monumental Actes et documents du Saint-Siège relatif à la seconde guerre mondiale dont les onze volumes ont été publiés entre 1965 et 1981, le père Blet estime que les textes «mettent en évidence les efforts de la diplomatie de Pie XII pour éviter la guerre, dissuader l'Allemagne d’agresser la Pologne, convaincre l’Italie de Mussolini de se dissocier d’Hitler».«Sans vouloir décourager les futurs chercheurs, je doute beaucoup que l’ouverture des archives du Vatican concernant la période de la guerrre modifiera notre connaissance de cette période», a ajouté le jésuite.L’historien du Vatican rappelle qu’Hitler était arrivé au pouvoir en 1933, quatre ans après le retour à Rome du cardinal Eugenio Pacelli, le futur Pie XII, qui avait été nonce à Berlin jusqu’en 1929.Il dément également les accusations selon lesquelles le Saint-Siège aurait caché des caisses d’or que les nazis avaient pris aux juifs.«Par contre, ajoute-t-il, ily a des documents sur les 15 kg d’or que Pie XII a donnés à la communauté juive de Rome, quand elle fid victime du chantage des SS qui lui reclamaient 50 kg d’or».En ce qui concerne les accusations adressées au Vatican d’avoir aidé les criminels nazis, le père Blet indique que si «les sympathies pour le Grand Reich de l’évêque Georges Hu-dal, recteur à Rome de l’église nationale allemande, sont bien connues», il ne faut cependant pas «imaginer que le Vatican ait organisé à un vaste échelon la fuite des nazis vers l’Amérique latine».En tout cas, «si l’évêque Huclal a aidé à jûire des personnalités nazies importantes, il n’en a certes pas demandé l’autorisation à Pie XII», note-t-il.L’évêque Hudal a été accusé d’avoir aidé des criminels nazis tels qu’Adolf Eichmann et Martin Bopnann.A la demande de Paul VI, le père Blet a travaillé pendant 15 ans, depuis 1964, avec les historiens jésuites italien Angelo Martini, allemand Burkhart Schneider et américain Robert Graham, à la rédaction des Actes en ayant accès aux archives secrètes du Vatican qui sont encore aujourd’hui fermées aux historiens.KOSOVO Milosevic rejette une médiation de Felipe Gonzalez AGENCE FRANCE-PRESSE Belgrade — Le président yougoslave Slobodan Milosevic a rejeté hier une médiation de l’ancien chef du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez dans la crise au Kosovo, médiation que souhaitaient l’Union européenne et le Groupe de contact sur l’ex-Yougoslavie.M.Milosevic a en revanche nommé un «envoyé spécial» pour le Kosovo, province du sud de la Serbie où la tension a persisté hier avec des manifestations massives des Albanais et des Serbes.Les Albanais—90 % de la population du Kosovo — réclament l’indépendance, alors que les Serbes refusent cette éventualité.Le président yougoslave a fait connaître sa décision de rejeter une médiation de M.Gonzalez sur le Kosovo juste après un entretien avec les ministres français et allemand des affaires étrangères, Hubert Védrine et Klaus Kinkel.Les deux ministres étaient venus à Belgrade dire à M.Milosevic, au nom de l'Union européenne et du Groupe de contact (Allemagne, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Russie), que le temps pressait et qu’il devait, sous peine de nouvelles sanctions, appliquer les mesures réclamées par le groupe pour une solution politique de la crise au Kosovo.Ils ont notamment évoqué la question d’une médiation de M.Gonzalez en tant que représentant spécial de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), proposée le 9 mars par le Groupe de contact puis le 13 par l’UE.Mais dans une interview au quotidien Politika citée peu "ès par l’agence yougoslave Tanjug, M.Milosevic a dédale M.Gonzalez «ne peut être accepté en qualité d'émissai-ir le Kosovo».«Etant donné précisément que: le Kosovo i •¦/ une affaire intérieure à la Serbie, elle ne peut être du.ressort d’un envoyé spécial étranger», a affirmé le président yougoslave.«C’est tout simplement une position de principe dans noire attitude qui consiste à ne pas accepter l'intcmationalisa-lion du [problème du | Kosovo», a-t-il ajouté.Avant cette annonce, MM.Védrine et Kinkel ont estimé que «des avancées» avaient été faites par Belgrade, mais que la situation n’était pas débloquée pour autant.Ils ont souligné que Belgrade avait accepté d’ouvrir un dialogue sans condition préalable sur le statut d’autogestion du Kosovo.M.Milosevic a nommé hier un «envoyé spécial» pour le Kosovo en la personne du vice-premier ministre yougoslave Vladan Kutlesic, a indiqué Tanjug.Par ailleurs, selon M.Kinkel, la plupart des forces spéciales de police déployées au Kosovo seraient rentrées dans leurs casernes.«C’est du moins ce que nous avons compris», a-t-il dit.M.Milosevic s’est par ailleurs déclaré prêt a recevoir «un envoyé spécial de l’UE» dans le cadre des efforts pour améliorer les relations entre Belgrade et l’UE, ont indiqué les ministres français et allemand.Le président Clinton devrait annoncer certaines mesures visant à alléger les «souffrances humanitaires» du peuple cubain en permettant notamment l’envoi de devises à leurs familles par les expatriés cubains ainsi qu’un assouplissement des procédures entourant l’envoi de médicaments sur l’île.D’APRÈS AFP ET AP Washington — Les États-Unis, affirmant vouloir alléger les «souffrances humanitaires» de la population cubaine, ont décidé d’atténuer très légèrement sur trois points leur embargo contre Cuba, a annoncé hier le porte-parole de la Maison Blanche, Michael McCurry.Selon un responsable américain, qui a requis l’anonymat, les trois mesures, qui seront annoncées aujourd’hui, sont: ¦ la reprise des vols humanitaires directs vers Cuba, qui avaient été suspendus en 1996; ¦ le rétablissement de l’autorisation, pour les Américains d’origine cubaine et les Cu- bains vivant aux Etats-Unis, d’envoyer de l’argent à leur famille sur l’ile à hauteur de 300 dollars tous les trois mois, ce qui signifie un retour à la situation qui prévalait jusqu’en 1994; ¦ l’accélération des formalités pour l’octroi de permis nécessaires à l’envoi de médicaments.M.McCurry a directement lié cette décision au récent voyage à Cuba du pape Jean Paul II et à l’entrevue que le secrétaire d’État américain, Madeleine Albright, a eue au début du mois au Vatican avec le souverain pontife.Mais il a aussi souligné avec force que la politique cubaine des États-Unis «restera inchangée».«Tous les éléments fondamentaux de notre politique vont rester en vigueur», a-t-il indiqué, mentionnant notamment l’embargo économique et la loi Helms-Burton promulguée en 1996, qui vise à empêcher les investissements dans l’île et constitue une source de tension considérable entre Washington et ses principaux alliés.Le pape a fait grosse impression «Cela inclut la pression économique, notamment l’embargo [.] et les efforts multilatéraux pour obtenir un changement démocratique, y compris la collaboration avec d'autres [pays] qui, même s’ils ne sont pas d’accord avec certains aspects de la politique américaine, dont l'embargo, partagent certainement l’objectif d’un régime démocratique à Cuba», a affirmé M.McCurry.Les États-Unis, a-t-il poursuivi, ont été «très impressionnés par la préoccupation du pape pour les souffrances humani- taires du peuple cubain».le régime castriste avait libéré quelque ’ 90 opposants après la visite du pape.C’est le secrétaire d’Etat, Madeleine Albright, qui a recommandé au président Bill Clinton la reprise des vols directs vers , Cuba afin de faciliter un accroissement de , l’aide humanitaire en faveur du peuple eu- i bain, a déclaré un responsable de l’administration américaine.’ Selon ce responsable, qui a souhaité conserver l’anonymat, cette étape ne constitue pas un allègement de l’embargo américain contre Cuba mais vise plutôt à soulager la situation humanitaire des ( Cubains.Il a précisé que les États-Unis revien- ) draient sur les mesures prises par M.Clinton il y a deux ans en guise de représailles à l’attaque de deux avions privés par des MIGs cubains au nord de l’île au cours de laquelle quatre Cubains américains avaient été tués.Conférence sur le développement durable Plus d’un milliard de gens n’ont pas accès à une eau propre Prélèvements annuels par habitant en m3 en 1995 Moyenne mondiale Amérique du Nord et centrale Amérique du Sud Afrique CES PAYS QUI MANQUENT D'EAU Eau disponible par habitant en m3 (pays déplus de 3millions d'habitants) A 936 / 594 / \ / 527 \/\/ 434 389 l il i i \ / 346 V 318 \ / 1995 2050 249 H \7^ 180 111 Egypte Burundi Algérie Tunisie Israël Yémen Jordanie Arable Singapour Libye $ A titre de comparaison, chaque Français disposait.Saoudite Ufëâ en i995, de 4 700rrf d'eau par an et it en aura encore 3900nf en2050.________________________________t! ASSOCIATED PRESS ET REUTERS Paris — Entre cinq et dix millions de gens meurent chaque année après avoir été exposés à une eau impure et environ 1,2 milliard d’êtres humains n’ont pas accès à une eau propre, se sont alarmés hier les organisateurs de la Conférence internationale Eau et développement durable qui s’est ouverte pour trois jours au siège de l’UNESCO à Paris.«Il est de plus en plus rare de trouver une eau pure», a ainsi constaté Abou Zeid, directeur du Conseil mondial de l’eau, devant les délégués venus de 80 pays.Ainsi, environ 300 millions de personnes habitant dans 26 pays sont confrontés à de graves pénuries et d’ici 2050, ces pénuries pourraient toucher les deux tiers de la population mondiale, a-t-il averti.D’énormes quantités de polluants, d’eaux usées, de déchets industriels et d’engrais sont jetés chaque année dans les lacs, les fleuves et les rivières de la planète.Si l’eau recouvre 71 % de la surface du globe, 98 % de cette eau est trop salée pour être consommable et les procédés de purification sont long et coûteux.C’est pourquoi «l’eau douce [.] est indispensable à la vie», a résumé le ministre français de l’Environnement Dominique Voynet, insistant sur la «valeur économique» de cet élément Depuis le début du XX' siècle, sa consommation a été multipliée par sept et elle a doublé ces vingt dernières années, a-t-elle ajouté.Appelant les délégués à oeuvrer à la sensibilisation des populations, Mme Voynet a souhaité que l’on développe les moyens de mieux conserver et nettoyer l’eau, qu’on gère mieux sa consommation et qu’on puisse même sanctionner ceux qui en consomment trop.Répartition inégale Il faut dire que ce précieux liquide est inégalement réparti: 60 % de l’eau douce de la planète se situe dans seulement dix pays dont la Russie, les États-Unis, la Chine, l’Indonésie et le Brésil.Elle est également inégalement consommée.Les Américains sont ainsi d’énormes consommateurs: si l’on divise par habitant la consommation mondiale, un Américain en utilisera 600 litres par jour, contre 200 pour un Européen et à peine 30 pour un Africain.Selon un récent rapport de la Banque mondiale, seuls 40 % des habitants de la planète ont assez d’eau.Pour sa part, M.Zeid a appelé les pays victimes de pénuries d’eau de mettre en oeuvre des politiques de partage et d’améliorer les réseaux de distribution.Pour lui, les pénuries d’eau «mettent en danger la paix et la sécurité du monde».Compte tenu de la croissance démographique et de la concentration des populations dans les grandes villes, la situation ne peut que se digrader, non seulement à propos de la quantité d’eau mais aussi et surtout de sa qualité.Les maladies liies à l’eau (diarrhée, fîhère typhoïde, schistosoméase, dengue, vers intestinaux, etc.) font entre 5 et 10 millions de morts par an, a affirmi Abou Zeid, président du Conseil mondial de l’eau.«A moins d’une inflexion rapide des modes de production et de consommation de l’eau, cette ressource, qui n’existe qu’en quantité li-mitie, deviendra un frein essentiel pour le développement écononomique, voire la source de conflits nouveaux et dramatiques», a dit Dominique Voynet dans son discours.Juste prix L’un des débats les plus suivis devrait porter sur un hypothétique «juste prix» de l’eau.Il convient de «considérer l'eau non seulement comme un bien économique et social mais aussi comme un bien naturel et culturel.Autrement dit, l’eau ne peut être gérée comme un bien marchand car c'est un bien collectif», a déclaré Dominique Voynet.Pour le secrétariat de la conférence, c’est justement pour que les hommes puissent continuer d’utiliser une eau propre en quantité suffisante qu’il est nécessaire de débattre de son prix.«Deux visions s’affrontent, l'une qui souhaite laisser le marché dicter le prix de l’eau, l’autre qui fait état du caractère public et limitié de cette ressource indispensable à la vie», lit-on dans un document préparatoire.«Il n'est pas nices-saire d’appliquer partout et pour tous le concept d’utilisateur-payeur, estim-t-on.Des systèmes de péréquation doivent garantir l’égalité de l’accès à l’eau potable».Jacques Chirac ouvrira aujourd’hui la session ministérielle de la conférence et Lionel Jospin clôturera les travaux demain.Les conclusions seront présenties le 20 avril à New-York à la Commission du développement durable, organe de l’ONU, qui devra décider comment les mettre en pratique.La situation va se dégrader, à propos de la quantité comme de la qualité Crimes contre l’humanité 20 ans de réclusion requis contre Papon REUTERS Bordeaux — Le procureur giniral Henri Desclaux a requis hier une peine de vingt ans de réclusion criminelle et de privation de droits civiques contre Maurice Papon, 87 ans.Il a justifié cette atténuation de la peine — la peine maximale |x>ur complicité de crime contre l’humanité étant la perpétuité — par le refus de faire de î’ex-secrétaire général de la préfecture de Gironde «le bouc imissaire de tous les absents».Ce réquisitoire a suscité l’indignation de la plupart des avocats des parties civiles, reprochant au ministère public de vouloir «banaliser» le crime contre l’humanité.En revanche, Michel Slitinsky, porte-parole des familles des victimes a déclaré que «l’important est que Maurice Papou passe quelques années en prison», et qu’à son âge, peu importait qu’il soit condamné à une peine de vingt ou à la perpétuiité.M' Arno Klarsfeld s’est en revanche «réjoui de ce que le ministère public se soit rangé» à la position qu’il soutenait depuis le début du procès.Pour Arno Klar-feld et son père, Serge, Maurice Papon n’est ni «Bousquet, ni Tourner» et doit bénéficier d’une gradation des peines, c'est-à-dire une atténuation.«R faut juger au nom de la justice des hommes, non d’une espèce de justice absolue qui ferait qu'on irait jusqu’à juger les gendarmes qui ont arrêté les juifs», a-t-il dit.Du côté de la défense, M'Jean-Marc Varaut a considéré que le procureur général avait demandé «une condamnation à mort.» «J'ai appris qu’on lui proposait de rester en prison jusqu’à 107 ans, vingt ans ou perpétuité à son âge, il n’y a pas de différence», a-t-il dit Au terme de sept heures d’intervention, Henri Desclaux a reconnu qu’il ne pouvait apporter la preuve de la connaissance que Maurice Papon avait du plan d’extermination nazi.Mais il a affirmi, après une démonstration méthodique et implacable, que l’accusé ne pouvait avoir d’illusions sur le sort des juifs dès le mois d’août 1942.Les ambitions nucléaires i de l’Inde inquiètent ! le Pakistan ; Vajpayee et ses ministres prêtent serment AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS New Delhi — Atal Behari Vajpayee est devenu hier pre- , mier ministre de l’Inde, à la tête d’un gouvernement .nationaliste hindou dont on prédit déjà qu’il aura bien du , mal à assurer la stabilité et qu’il ne mettra pas sa rhétorique , dure en pratique.M.Vajpayee, 71 ans, leader du BJP (Parti du peuple in- ' dien, droite nationaliste), a prêté serment devant le prési- > dent K.R.Narayanan, jurant «au nom de Dieu» de respecter , la constitution, de défendre l’intégrité de l’Inde, d'œuvrer .’ «sans peur et sans favoritisme».Il est le 13‘ chef du gouvernement de la plus grande dé- ’ mocratie du monde depuis l’indépendance en 1947.Il avait .déjà été premier ministre, en 1996, mais était tombé après 13 jours faute de soutien.En habit traditionnel, longue tunique beige sur pantalon blanc, M.Vajpayee a prêté serment, en hindi, lors d'une cérémonie au bas des marches du palais présidentiel qui fut celui du vice-roi britannique des Indes.Ses 42 ministres, dont deux musulmans et quatre femmes, ont ensuite, un à un, juré fidélité à la constitution, notamment L.K.Advani, président du BJP, considéré comme la face radicale d'un parti accusé de sectarisme anti-musulman et de vouloir porter atteinte à la laïcité de l’Inde.M.Advani a obtenu le tout-puissant ministère de l'Intérieur, en charge de la sécurité et des renseignements.M.Vajpayee, qui s’est aussi réservé le poste de ministre des Affaires extérieures, gouvernera à la tête d’une coalition de 17 partis et personnalités alliés ne disposant pas de la majorité absolue au Lok Sabha (Assemblée du peuple).Il se soumettra les 27 et 28 mars à un vote de confiance, qu’il devrait remporter grâce à des abstentions.Les analystes ne donnent cependant à son gouvernement, le cinquième en Inde en deux ans, pas plus de 18 mois, compte tenu des contradictions entre de multiples alliés dont peu partagent l’idéologie du BJP.M.Vajpayee a d’ailleurs déjà dû édulcorer ses ambitions.Son programme ne fait pas état de la construction promise d’un temple sur les ruines d’une mosquée rasée par des fanatiques hindous en 1992, de la suppression du statut spécial du Cachemire à majorité musulmane ni de l’uniformisation des codes civils.En revanche, il est prévu le développement s’il le faut d’un arsenal nucléaire et une adaptation de la libéralisation économique avec certaines mesures d’inspiration protectionniste.M.Vajpayee a expliqué après sa prestation de serment que le processus de réformes engagé en 1991 après 40 ans d’étatisme devait être réformé pour avoir «un meilleur visage, le visage du peuple».Après un long suspense, le poste de ministre des Finances, crucial dans cette entreprise, a été attribué à M.Ya-shwant Sinha, 61 ans, considéré comme pro-réformes mais qui ne dispose pas de la confiance de tout le BJE M.Vajpayee a promis des «relations amicales» avec le Pakistan voisin et rival, considéré comme ayant aussi les moyens d'avoir des armes nucléaires et qui a mis en garde hier contre une course aux armements.L’un de ses premiers gestes a été d’assister à une rencontre de hockey-sur-gazon entre le Pakistan et l’Inde, victorieuse 3-2.La défense, et donc le nucléaire, a été confiée à un socialiste aux déclarations souvent extrémistes, M.George Fernandes, qui fut ministre de l’Industrie dans les années 1970 et s’illustra par des politiques protectionnistes et l’expulsion d’Inde de la firme américaine Coca-Cola.la plupart des analystes estiment que les déclarations fortes concernant l’économie ou le nucléaire ne sont que rhétoriques, tentant de montrer que la coalition est solide et pourra tenir plus longtemps que les précédentes.Ils doutent que l’Inde en arrivera à se doter d’un arsenal atomique ou à violer des règles commerciales internationales, au risque de sanctions.Le Pakistan s’est tout de même réservé hier la possibilité de revoir sa politique nucléaire si l’Inde devient une puissance nucléaire militaire.Anticipant les réactions internationales, plus particulièrement régionales, Atal Behari Vajpayee avait assuré que «personne ne doit se sentir inquiet, pas plus que nous ne nous préoccupons que l'on s'inquiète».Mais le ministère pakistanais des Affaires étrangères a précisé que ce que les nouvelles autorités de New Delhi ont présenté comme une «réévaluation de la défense stratégique de l’Inde» créait une «situation inquiétante» pour l’Asie du Sud et le monde.«Dans cette situation, si le besoin s’en fait sentir, nous réviserons notre politique pour garantir notre souveraineté, notre intégrité territoriale et nos intérêts nationaux», a-t-il averti.Les analystes ne donnent que 18 mois de pouvoir au BJP L V.I) K V II I I! .I K V K X I» Il E II I 2 (I M A II S I !* !» 8 A (S =-—-» LE DEVOIR ?- ECONOMIE Provigo double ses bénéfices LE DEVOIR Provigo a dégagé un bénéfice net record, soit plus du double de celui de 1996.Le géant alimentaire a réalisé un bénéfice net de 84,9 millions pour l’exercice terminé le 31 janvier 1998, en regard de 38,8 millions un an plus tôt.Le bénéfice par action s’est établi à 80 C, contre 32 C au cours de l’exercice précédent.Les ventes nettes ont atteint 5,96 milliards, comparativement à 5,83 milliards lors de l’exercice précédent.En excluant les éléments inhabituels et le bénéfice net de la filiale C Corp., vendue au cours du deuxième trimestre de l’exercice, le bénéfice net de Provigo a augmenté de 9,9 % pour s’établir à 68,7 millions (66 C par action), en comparaison de 62,5 millions (57 C l’action) au cours de l’exercice précédent.«Cette amélioration est principalement attribuable à un contrôle plus serré des stocks, à des gains en efficacité aussi bien en magasin que dans les fonctions de distribution et de soutien, et à une diminution du coût moyen de la dette», a souligné Provigo.«Ces résultats sont le fruit des actions faites au cours des quatre dernières années pour assainir la situation financière de l’entreprise et co>isolider sa position de chef de file, a ajouté Pierre L.Mignault, président et chef de la direction de Provigo.Contrairement aux exercices précédents, les résultats de l’exercice ne sont grevés d’aucune perte inhabituelle résultant de la radiation ou de la vente d'actifs.» Parmi les éléments inhabituels, rappelons que Provigo complétait, le 14 avril 1997, la vente des actions de C Corp.(abritant les Provi-Soir) à Alimentation Couche-Tard, en contrepartie d’une somme au comptant d’environ 85 millions.Le gain résultant de la transaction s’élève à 15,1 millions.Ce gain a eu pour effet d’augmenter de 16 C le bénéfice par action.De plus, le 28 novembre dernier, la Cour d’appel a rendu un jugement relatif à une poursuite contre Provigo intentée par un exploitant affilié.La cour a accordé des dommages de l’ordre de 3,5 millions au marchand.La vice-présidente aux relations avec les investisseurs, Joelle Verdon, a expliqué que des provisions relatives à ces frais avaient été comptabilisées antérieurement.Le Groupe Provigo Gagnon avait allégué que Provigo avait fait de la concurrence déloyale en exploitant un magasin à grande surface Héritage à environ 300 mètres de son supermarché.Dans un jugement rendu en janvier 1995, la Cour supérieure du Québec avait reconnu Provigo coupable de concurrence déloyale et l’avait condamné à payer 4,6 millions en dommages et intérêts au Groupe Gagnon.Le 28 novembre dernier, la Cour d’appel a rendu jugement dans ce dossier, accordant 3,5 millions au Groupe Gagnon.Pour l’instant, Provigo n’a pas manifesté l’intention d’en appeler de cette décision.Mme Verdon a affirmé qu’il n’y avait pas d’autres poursuites de ce type contre Provigo.EN BREF États-Unis : Finfation en hausse de 0,1 % Washington (AFP) — L’jndice des prix à la consommation aux États-Unis en février a augmenté de 0,1 %, après être resté inchangé en janvier, a annoncé hier le département du Travail.L’indice des prix de base, hors alimentation et énergie, a augmenté de 0,3 %.En janvier, les prix de bast* avaient progressé de 0,2 %.Sur les douze mois arrêtés en février, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 1,4 % contre une hausse 3 % un an auparava-vanL Les prix de base ont augmenté de 2,3 % sur douze mois contre une augmentation de 2,5 % l’an dernier.Swatch présente une montre-téléphone (Reuters) — Im groupe suisse SMH, fabricant des montres Swatch, a présenté, hier, à la foire technologique de Hanovre (CeBIT) la -Swatch Talk-, un téléphone mobile intégré a une montre-bracelet II suffit de tourner le cadran de la montre pour qu’el-le soit utilisable en téléphone.«Ixi prochaine fois que ma montre m’avertira qu’il est l’heure d’appeler quelqu’un, j’aurai le téléphone sous la main», a déclaré le présédent de SMH/Swatch AG, Nicolas Hayek.Zone de libre-échange des Amériques Le Canada orchestrera la première phase des négociations FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Cy est finalement le Canada qui orchestrera la première phase des négociations qu’entreprendront en juin prochain, à Buenos Aires, les 34 pays des Amériques afin de créer d’ici sept ans une Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA).Un marché qui est évalué à près de sept mille milliards de dollars américains.Les 34 ministres du Commerce ont pris cette décision à San José (Costa Rica), hier, à l’occasion de la quatrième réunion des ministres du Commerce de l’hémisphère occidental.«C’est un vote de confiance», a déclaré hier le ministre du Commerce international du Canada, Sergio Mar-chi, lors d’une conférence de presse téléphonique.A ses yeux, le Canada a été choisi en raison des relations privilégiées qu’il entretient avec les pays d’Amérique latine.«Ces pays voient le Canada comme un pays qui ne veut pas les dominer», a insisté le ministre Marchi, en faisant allusion au lourd héritage historique qu’ont laissé les États-Unis (moult interventions militaires, par exemple) dans cette région du monde.D’ailleurs, en décembre 1994, au Sorqmet des Amériques de Miami, les États-Unis s'étaient mis à dos certains pays, dont le Brésil, parce qu’ils voulaient créer cette vaste zone de libre-échange un peu trop rapidement au goût de plusieurs.Les négociations seront officiellement lancées le 18 avril prochain lors du Sommet des Amériques qui se tiendra à Santiago (Chili).Le Canada REUTERS Sergio Marchi assumera la responsabilité des pourparlers pour les 18 prochains mois.Ce projet de ZLEA n’est pas un élargissement de l’ALENA ou du MERCOSUR fie marché commun auquel participent certains pays d’Amérique du Sud).Par contre, le Canada compte s’inspirer de l’ALENA pour créer cette zone de libre-échange.Inclusion de Cuba Par ailleurs, le Canada aimerait voir éventuellement l'inclusion de Cuba dans cette ZLEA.«Ce n ’est pas seulement la position du Canada, mais celle de l’ensemble des participants», a précisé M.Marchi.Mais pour l’heure, la participation de Cuba aux prochaines négociations est impossible puisqu’il ne répond pas aux deux critères d'admission à la ZLEA qui ont été établis lors du sommet de Miami: avoir un régime démocratique et une économie ouverte.Par ailleurs, étant donné les grandes disparités socioéconomiques entre les 34 pays qui participeront aux négociations, le ministre Marchi est conscient qu’il faudra écouter les préoccupations des petites économies.«Le Canada, qui a signé un accord [l’ALE] avec un partenaire dix fois plus gros que lui [les États-Unis], il y a dix atts, est sensible aux préoccupations de ces économies.» Certains pays d'Amérique latine auront en effet certaines réticences à laisser tomber leur barrières douanières, a expliqué hier un fonctionnaire du ministère du Commerce international du Canada.La grande question sera de savoir à quelle vitesse — on parle bien sûr d’années — ces pays décideront de libéraliser leur économie, a-t-il précisé.Pour ce faire, les ministres du Commerce des 34 pays des Amériques ont formé neuf groupes de travail qui se pencheront sur les différents secteurs qui devraient être éventuellement libéralisés.Les voici: ¦ l’accès au marché des biens; ¦ les services; ¦ l’investissement; ¦ le marché public; ¦ les règlements des différends (on pourrait s’inspirer de ceux de l’OMC ou de l’ALENA); ¦ l’agriculture; ¦ les droits de la propriété intellectuelle; ¦ les subventions; ¦ les droits antidumping et les droits compensateurs.Projet de loi 188 et caisse assurance Une coalition contre la coalition voit le jour GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR En réplique à cette vaste coalition qui a vu le jour lundi pour plaider à l’unisson contre le projet de loi 188, le Mouvement Desjardins a réuni six organismes, couvrant divers champs d’expertise, en guise de contrepoids.Ces derniers pressent le ministre des Finances, Bernard La;: dry, d’adopter rapidement le projet de loi sur la distribution des produits et services financiers.Afin de répliquer aux propos de M.Landry voulant que seule l'Industrielle-Alliance s’oppose encore aux modalités de cette réforme de la Loi sur les intermédiaires de marché, la plus grosse compagnie d’assurances québécoise s’est retrouvée, lundi, au cœur d’une vaste coalition réunissant essentiellement des organismes impliqués directement dans le monde de l’assurance.Est venue s’y greffer la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.«Im distribution de produits d'assurance dans les caisses populaires est loin de faire l’unanimité, contrairement à ce que prétend le ministre Bernard Landry à qui veut bien l’entendre.Ce projet, notamment en ce qui concerne l’utilisation des renseignements personnels, constitue une menace à plusieurs égards pour les consommateurs», avait-on répété.Cette coalition tenant des propos qualifiés de démagogues par le Mouvement Desjardins, l’institution québécoise a ajouté à sa réplique un regroupement de sept organisations qui, «pour des raisons différentes liées à leurs champs d’expertise respectifs, sont d'avis que le projet de loi 188 doit être adopté rapidement afin que les consommateurs puissent profiter des avantages d’un marché décloisonné et plus concurrentiel, tout en ayant la garantie d’une meilleure protection quant à l’utilisation des renseignements professionnels».«Ils ont semé un doute dans l’esprit du public.Nous devions réagir.Nous voulons également démontrer que nous ne sommes pas seuls à plaider en faveur [du projet de loi 188]», a ajouté André Chapleau, directeur des affaires institutionnelles au Mouvement Desjardins.Ije Mouvement Desjardins peut ainsi compter sur l’appui des syndicats FTQ et CSN, représentant les employés syndiqués des institutions financières québécoises, de l’Association de protection des épargnants et investisseurs du Québec, de l’Institut québécois de planification financière, du Conseil des fonds d’investissement du Québec et de la Chambre des notaires.«Les signataires constatent, comme la plupart des experts du domaine financier, que le projet de loi 188 s'inscrit dans la foulée d'un mouvement mondial.Ne pas s'adapter compromettrait notre développement à moyen et long termes et favoriserait de grandes entreprises étrangères.» Encore la crise du verglas Les exportations canadiennes ont subi un fort recul en janvier Ottawa (PC et AFP) — Les exportations ont reculé de plus de un milliard de dollars en janvier par rapport au mois précédent, a révélé hier Statistique Canada, précisant que cette baisse n’était que peu liée à la crise du verglas survenue en début d’année.Tous les secteurs ont enregistré un recul durant le premier mois de l’année, notamment ceux des produits de l’automobile et de l’énergie, dont la performance explique largement la baisse générale de 4,3 % des exportations, selon l’organisme fédéral.Les importations ont aussi chuté en janvier, de 3,6 %, atteignant 909 millions.Dans ce cas également, les secteurs ont tous faibli.Et une fois encore, ceux des produits de l’automobile et de l’énergie ont davantage que les autres contribué au déclin observé.\jà performance du secteur de la machinerie, en baisse de 2,3 %, s’est aussi révélée déterminante.Selon Statistique Canada, les mouvements saisonniers et les problèmes économiques affectant les marchés asiatiques expliquent ce recul des exportations et des importations cana- diennes davantage que le verglas de janvier.«Quoique ayant eu un impact majeur sur l’emploi et les expéditions, la tempête de verglas qui a eu lieu au Québec et dans l’est de l’Ontario n 'a eu qu'un impact limité sur le commerce des marchandises», a indiqué l’organisme fédéral par voie de communiqué.«Im plupart des exportateurs et importateurs des régions les plus touchées ont pu éviter ou minimiser les fermetures.Plusieurs biens exportés du Québec et de l’Ontario [comme le papier journal, les biens agricoles et les produits de l’automobile] viennent de régions non affectées par cette tempête», a-t-on précisé.Par ailleurs, les reculs enregistrés par les exportations et les importations ont ramené la balance commerciale du Canada à 1,7 milliard, en baisse de 241 millions par rapport à décembre.Néanmoins, ce total demeure supérieur à la balance de novembre, de 1,3 milliard.Quoique moindre qu’en décembre, la balance commerciale de janvier constitue une bonne nouvelle, ont estimé en bloc les analystes financiers, hier.«Im performance commerciale du Canada résiste mieux que prévu aux vents forts d’Asie», a ainsi déclaré Sherry Cooper, économiste en chef au sein de la firme Nesbitt Burns.«Il reste à voir si la demande intérieure augmentera de nouveau, poussant les importations à la hausse, au cours des mois à venir.» Pour sa part, Andrew Pyle, responsable de la stratégie de marché chez ABN-AMRO, a estimé que le faible impact exercé par le verglas avait constitué la surprise la plus agréable.États-Unis Aux Etats-Unis, la crise asiatique a frappé de plein fouet le commerce extérieur, comme le montre le gonflement de plus de 10% du déficit en janvier qui, avec 12 milliards, est à son plus haut niveau depuis 1992.D*s exportations ont plongé de 2,6 % à 77,3 milliards comparativement au mois précédent, selon les chiffres publiés hier par le département du Commerce.Ce recul a été partiellement amorti par une baisse de 1 % des importations.Selon le gouverneur de la Banque du Canada Uéconomie va continuer de croître à un bon rythme Ottawa (PC) — En dépit de la crise asiatique, l’économie canadienne va continuer de croître à un bon rythme en 1998, estime le gouverneur de la Banque du Canada, Gordon Thiessen.L’économie du pays est en meilleure santé, l’inflation étant faible et le déficit chose du passé, ce qui lui permet de résister davantage qu’elle n’aurait pu le faire il y a quelques années à une situation négative telle que la crise asiatique, a déclaré M.Thiessen à Ottawa, hier, dans le cadre de son discours annuel aux Communes.Le gouverneur de la banque centrale a reconnu que la crise économique secouant l’Asie exercerait un impact négatif sur l’économie canadienne, qui a progressé à un taux annuel de 4 % en 1997.«Je m’attends à ce que, en dépit des effets négatifs venus d’Asie, notre économie continue de croître à un bon rythme en 1998», a-t-il néanmoins déclaré.M.Thiessen n’en a pas moins suggéré aux Canadiens de jeter un coup d’œil du côté des États-Unis afin de voir ce qu’il était possible de réaliser, d’un point de vue économique.Le taux de chômage des États-Unis est inférieur de près de la moitié à celui du Canada, et ce en dépit de taux d'in- tlation similaires.Selon M.Thiessen, l’économie américaine illustre d’éloquente façon à quel point une faible inflation peut favoriser la croissance.«Je ne peux trop insister sur l'importance de la politique de faible inflation menée par la banque centrale des États-Unis dans l’atteinte de la stabilité économique, a-t-il déclaré.L’histoire montre que, une fois que l'inflation s’installe, les graines de la récession sont semées.Et pire est l'inflation, pire est la récession subséquente.» Politique de faible inflation La Banque du Canada continuera donc de mener une politique de faible inflation dans le but de favoriser la croissance économique pendant aussi longtemps que possible, a indiqué son dirigeant.Le taux d’inflation du Canada a été inférieur à un pour cent lors de chacun des deux derniers mois de 1997, avant de remonter à 1,1 % en janvier.La banque centrale a pour objectif de maintenir l’inflation à un taux oscillant entre un et trois pour cent.M.Thiessen a indiqué que les taux enregistrés en novembre et décembre derniers résultaient de facteurs temporaires, et qu’ils n’étaient pas le reflet d’une tendance suivie par l’inflation.L’Internet au Québec Un champ en friche Le CRIM ouvre la Fête de l'Internet en réfléchissant sur le médium électronique MICHEL LA SALLE COLLABORATION SPÉCIALE Le Centre de recherche informatique de Montréal recevait hier une soixantaine d’invités pour faire le point sur l’état des lieux et tracer des perspectives d’avenir sur Internet dans les secteurs industriel, éducationnel et gouvernemental au Québec.Malgré un manque patent de vision stratégique de la part du gouvernement québécois et une absence totale de données sur la situation dans l’entreprise, tous ont convenu qu’internet demeurait imparable.Mais pour l’heure, les participants à la table ronde du CRIM ont accueilli avec un silence de plomb la simple question: quel est l’état des lieux au juste, combien de PME et quels secteurs vont sur Internet?Tous ont contemplé l’avenir avec optimisme et souligné d’intéressants développements.Si un certain pessimisme nourrit encore les micro-entrepreneurs d’Internet en production-création de contenu, pour les fournisseurs de réseau Internet, tout va bien.«Le Réseau interordinateurs scientifiques québécois [RISQ] s’est repositionné, il y a six mois, pour devenir un véritable soutien à la recherche, développer l Internet IL C’est ainsi que nous avons mis en place un réseau privé défibré optique à Montréal.Nous ferons de même à Québec d’ici juin prochain.Les autres régions suivront», a affirmé Réjean Bernard, de l’Université du Québec à Montréal, et président du comité de gestion du RISQ.«Nos 110 membres veulent un réseau à très large bande pour préparer l’Internet de demain qui pourra servir aussi pour la téléformation.» Cette détermination d’offrir les meilleurs tuyaux de communication pour faciliter au maximum le service occupe aussi le gouvernement fédéral.«Nous sommes les premiers à implanter un réseau Internet tout optique à travers le pays et notre meilleur partenaire au pays est le RISQ», a assuré Bernard Turcotte, président de la Société Internet du Canada et directeur de projets spéciaux au Réseau canadien pour l’avancement de la recherche, de l’industrie et de l’enseignement (CANARIE).Plus complexe Du côté gouvernemental, la donne est plus complexe.Même s’il y a actuellement 134 sites Internet dans l’administration, son réseautage relève des travaux d’Hercule.«Les deux cents ministères et organismes gouvernementaux jouissent d’une autonomie d’action et de moyens.Mettre l’État en réseau est ardu.Mais nous devons le faire pour donner au citoyen un accès simple et facile», a déclaré Jean-Pierre Gagnon, directeur de la diffusion sur les inforoutes au ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration.Poussant plus loin l’allégorie de la démocratie en ligne avec Internet, M.Gagnon a prédit que les citoyens participeront,à la définition des orientations de l’Etat avec Internet.Comment?Nul ne le sait encore puisque la stratégie gouvernementale n’a été ni présentée ni discutée.Pour sa part, Vincent Tanguay, chargé de mission pour l’éducation et la langue au ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCCQ), a souligné l’importance de la collaboration pour mettre en place un système de téléformation, une solution pour contrer 40 % d’abandon scolaire.«Nous devons construire une culture de réseau pour éviter l’isolement.Ainsi, les applications développées par Télé-université conduisent à l’établissement d’un campus virtuel qui rassemble.» Quant au contenu, M.Tanguay a déclaré qu’il voulait faire appel aux éditeurs québécois à la condition qu’ils partagent le risque.Remarquant justement que le contenu, le réseau, la demande étaient au rendez-vous du côté des affaires, Pierre Mallette, directeur général de Bell Emergis — la division responsable des nouvelles technologies de l’information et des communications à Bell Canada —, a brossé le portrait de quelques réalisations dans les secteurs gouvernemental, manufacturier, des loisirs, de la santé et des finances.«Nous lancerons le Centre national d’affaires Bell pour permettre le commerce électronique entre entreprises et d’entreprises aux consommateurs.Nous deviendrons ainsi un opérateur de commerce électronique.» Incompréhension Toutefois, force a été de constater qu’il règne un climat de méfiance, voire d’incompréhension entre les producteurs de contenu pour Internet et le gouvernement.Même réaction par rapport à leur financement.«Arrêtons de parler de gros tuyaux pour l'Internet.Veut-on la mort des producteurs de contenu?, a demandé Olivier Soussy, président de Soussy.com.Il n’y a rien pour nous alors qu’il y a des sites moribonds qui ont reçu des subsides considérables.Au rythme où vont les choses, il ne restera bientôt que les InfiniT, les Sympatico, le Journal de Montréal et Di Presse sur le Web.» M.Soussy a aussi souligné l’importance de la sécurité des lignes et du micro-paiement pour le commerce électronique.Répliquant à cette objection sur les difficultés de financement, le président de R2C2 Info, une société de capital-risque, a signalé la forte activité de son secteur.«Le capital-risque existe bel et bien.Cinquante-cinq pour cent de ces fonds au pays sont au Québec et trois cents sociétés de.capital-risque disposent de trois milliards de dollars.Mais risquer ne signifie pas financer au hasard.Nous préférons investir dans les outils car, s’il y a pertes, au moins nous récupérons quelque chose.» Plusieurs institutions financières comme la Banque Nationale ou la Banque Royale proposent aussi des programmes de financement de la nouvelle économie, seules ou en collaboration avec la Banque de développement du Canada.Ou bien elles communiquent insuffisamment leurs offres, ou bien elles ne répondent pas encore aux besoins des entrepreneurs de la nouvelle économie. I.K I) K V (III!.I.K V K X II li K I) I 2 » M A I! S I !l !» S Fusion du NASDAQ et de l’AMEX Le «marché de tous les marchés» a encore des obstacles devant lui Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,2974 Allemagne (mark) 0,7741 Arabie Saoudite (riyal) 0,3927 Australie (dollar) 0.9759 Barbade (dollar) 0,7478 Belgique (franc) 0,03848 Bermudes (dollar) 1,4353 Brésil (real) 1,2867 Caraïbes (dollar) 0,5502 Chili (peso) 0,00323 Chine (renminbi) 0,1772 Égypte (livre) 0,4305 Espagne (peseta) 0,00948 États-Unis (dollar) 1,4186 Europe (écu) 1,5831 France (franc) 0,2310 Grèce (drachme) 0,004626 Hong-Kong (dollar) 0,1887 Inde (roupie) 0,0379 Indonésie (roupie) 0,000150 Italie (lire) 0,000815 Jamaïque (dollar) 0,0428 Japon (yen) 0,010856 Mexique (peso) 0,1771 Pays-Bas (florin) 0,7089 Philippines (peso) 0,0384 Pologne (zloty) 0,4226 Portugal (escudo) 0,007889 Rép.dominicaine (peso) 0,0991 Royaume-Uni (livre) 2,3641 Russie (rouble) 0,2404 Singapour (dollar) 0,9081 Slovaquie (couronne) 0,0415 Slovénie (tolar) 0,008565 Suisse (franc) 0,9774 Taïwan (dollar) 0,0446 Thaïlande (baht) 0,0367 Ukraine (hryvna) 0,7152 Venezuela (bolivar) 0,00280 JEAN-LOUIS DOUBLET AGENCE FRANCE-PRESSE New York — En acceptant, mercredi, de fusionner leurs parquets, les conseils d’administration du NASDAQ et de l’American Stock Exchange (AMEX), les deuxième et troisième Bourses américaines, vont devoir convaincre les courtiers de l’AMEX, qui n’accepteront pas de gaieté de cœur de céder leur place à l’électronique.Ceux-ci doivent se réunir en assemblée générale en mai et plusieurs ont déjà exprimé leurs réticences devant ce mariage.L’assemblée devra approuver la fusion à la majorité des deux tiers.Décrit par les responsables de l’AMEX, situé à New York, et du NASDAQ (National Association of Securities Dealers Automated Quotation), une Bourse électronique dont le siège est à Washington, comme le «marché de tous les marchés», la nouvelle place veut surtout faire concurrence au New York Stock Exchange, la première Bourse mondiale, située à Wall Street.Le NASDAQ est la deuxième Bourse américaine en matière de ca- pitalisation boursière des sociétés qui y sont cotées, avec 18(H) milliards cle dollars, derrière Wall Street avec 9400 milliards de dollars.L’ajout de l’AMEX porterait le total de la nouvelle entité à 2000 milliards de dollars, soit encore loin derrière le NYSE.En matière de nombre de sociétés cotées, l’ensemble NASDAQ-AMEX regrouperait 0300 valeurs pour un peu plus de 3000 pour le NYSE.Mais les valeurs du NASDAQ sont essentiellement des petites capitalisations et Wall Street jouit de sa réputation de première place mondiale.L’AMEX s’est fait une spécialité des contrats à terme sur les options, un mécanisme qui permet aux spécula-teurs de jouer sur l’évolution future des cours.Iœ NASDAQ veut être la place financière du futur où courtiers et investisseurs ne se rencontrent jamais, communiquant par ordinateurs interposés.Si les grandes maisons de titres sont plutôt favorables à la fusion, qui leur permettra de réaliser des économies, les courtiers de l’American Stock Exchange risquent de ne pas accepter de gaieté de cœur de se Elire remplacer par l’électronique.Les plus réticents risquent d’être ceux qui ne mettent jamais les pieds sur le plancher de l’AMEX à Trinity Place, tout près de Wall Street.Appelés les «absents», ils possèdent des sièges qu’ils louent à d’autres courtiers.Le prix d’un siège à l’AMEX approchant les 500 000 $ US, leurs réticences sont compréhensibles.Ils représentent, selon des chiffres cités par The Wall Street Journal, 45 % du total, soit 295 sièges sur 661.L’accord conclu mercredi entre les conseils d’administration du NASDAQ et de l’AMEX prévoit de consacrer 30 millions à un «fonds de stabilisation» destiné à compenser les propriétaires de sièges et emporter leur accord.Ceux-ci garderont aussi le droit d’opérer dans le nouveau marché issu de la fusion.Cette nouvelle Bourse «représente la première étape vers la création d'un marché de tous les marchés construit et géré par un réseau d’ordinateurs reliant tous les participants dans le monde», ont souligné mercredi les dirigeants du NASDAQ, Frank Zarb, et de l’AMEX, Richard Syron.Plusieurs marchés européens, notamment en Allemagne avec le DTB, se sont déjà engagés dans la voie de l’automatisation des transactions pour les contrats d’options et les instruments à terme.L’EASDAQ est également une réplique européenne miniature du NASDAQ.Autre obstacle, la Securities and Exchange Commission qui doit donner son accord à la fusion.Celle-ci a le NASDAQ dans le collimateur en raison de plusieurs affaires de fraude ces dernières années.Le marché des options et des instruments dérivés étant encore plus exposé à des manipulations en tous genres, elle réclamera certainement des garanties sérieuses avant de donner son accord.Axa devient le premier assureur mondial Paris (AFP) — Un peu plus d’un an après la fusion entre les deux groupes, le français Axa a pratiquement terminé de digérer l’UAP et prend la première place mondiale en matière d'assurance devant Nippon life et Allianz, en dépassant les objectifs de rentabilité qu’il s’était fixés pour 1997.Le bénéfice net part du groupe Axa-UAP, annoncé hier, s’est établi à 7,9 milliard de FF (1,6 milliard) tandis que le chiffre d’affaires consolidé a atteint 364,6 milliards de FF (84,5 milliards).En 1998, c’est le groupe allemand Allianz qui devrait reprendre la tête du classement mondial des assurances, après la réalisation de son offre publique d’achat sur les AGF.En matière de gestion d’actifs, avec 3020 milliards de FF (700 milliards) d’actifs gérés au 31 décembre 97, Axa prend la troisième place derrière le groupe suisse issu de la fusion SBS-UBS et l'américain Fidelity.Le groupe a lancé une vaste restructuration mondiale, avec la volonté d’imposer, d’ici l’an 2000, la marque unique d’«Axa» dans le monde entier.Les courtiers de l’AMEX n’accepteront pas de gaieté de cœur de céder leur place à l’électronique Coup d’œil Volume Ferme (000) La Bourse de Montréal Var.Var.(S) (%) Montréal XXM 3780,36 Toronto TSE 300 ¦¦¦ 7382,22 New York Dow Jones 8803,05 Dollar 1 $ canadien 70,490 us LM' Or à New York 291,60$us XXMdndice du marché 21077 3780.36 -18.53 -0.5 XCB:Bancaire 6029 7271.03 -59.52 -0.8 XCO:Hydrocarbures 5861 2529.44 +38.97 1.6 XCM:Mines et métaux 6337 2311.79 -32.98 -1.4 XCF:Produits forestiers 1638 2626.50 -42.74 -1.6 XCLBien d’Équipement 4123 3939.83 +4.80 0.1 XClfServices publics 3664 4021.79 -41.23 -1.0 La Bourse de Toronto TSE 35 34639 402.68 -1.24 -0.3 TSE 100 57267 451.34 -2.72 -0.6 TSE 200 28384 430.86 -2.64 -0.6 TSE 300 85651 7382.22 -44.54 -0.6 Institutions financières 8296 9669.70 -107.89 -1.1 Mines et métaux 2856 4155.79 -54.37 -1.3 Pétrolières 15556 6271.55 +56.58 0.9 Industrielles 14312 5559.56 -27.74 -0.5 Aurifères 14484 6170.38 -128.00 -2.0 Pâtes et papiers 3559 4736.89 -67.28 -1.4 Consommation 2421 11330.37 -50.71 -0.4 Immobilières 2940 2807.84 -16.33 -0.6 Transport 3115 9254.65 +25.98 0.3 Pipelines 685 6790.81 -137.94 -2.0 Services publics 5258 7325.40 -10.75 -0.1 Communications 8785 14291.34 -141.01 -1.0 Ventes au détail 1885 6181.57 -37.35 -0.6 Sociétés de gestion 1493 10002.67 +29.24 0.3 La Bourse de Vancouver Indice général 23649 612.96 +3.60 0.6 Le Marché Américain 30 Industrielles 54514 8803.05 +27.65 0.3 20 Transports 7201 3613.40 +9.59 0.3 15 Services publics 7384 281.78 +0.54 0.2 65 Dow Jones Composé 69099 2866.28 +8.06 0.3 Composite NYSE * 567.38 +1.76 0.3 Indice AMEX * 726.80 +4.04 0.6 S&P 500 * 1003.54 -3.36 -0.3 NASDAQ 1799.98 +11.70 0.7 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) ROGERS COMM INC B 6423 7.15 6.50 6.50 -0.65 -9.1 TVX GOLD CP 5319 4.18 3.90 3.90 -0.31 -7.4 ROYAL OAK MINES 2523 1.15 0.85 1.10 -0.40 -26.7 CRYSTALLEXINTL 2187 5.95 4.60 5.50 +1.00 22.2 YOGEN FRUZ 2100 10.35 9.75 10.25 +0.40 4.1 BK OF NOVA SCOTIA 1784 37.65 36.50 36.65 -0.60 -1.6 STELCOINC A 1720 13.30 13.00 13.10 MITEL CP 1612 10.80 18.50 18.50 -0.20 -1.1 KINROSS GOLD CP 1513 5.20 4.90 5.00 -0.15 -2.9 CHAUVCO RES INTL 1460 0.25 0.12 0.20 -0.28 -58.3 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) m FORT CHICAGO UN 538 6.50 6.50 6.50 -0.15 -2.3 AIR CANADA 520 13.20 12.95 12.95 -0.15 -1.1 MITEL CP 510 18.75 18.50 18.50 -0.15 -0.8 MANITOBA TELECOM 476 23.85 22.30 23.00 -0.25 -1.1 REPAP ENTR INC 425 0.26 0.25 0.25 -0.01 -3.8 TVX GOLD CP 419 4.18 3.90 3.91 -0.30 -7.1 SHARPE RES CP 418 1.06 0.95 1.05 +0.05 5.0 VIRGINIA GOLD 377 1.45 1.20 1.45 +0.10 7.4 BCE INC 275 56.10 55.40 55.95 +0.20 0.4 BOMBARDIER INC B 263 34.55 33.75 33.75 -0.15 -0.4 DECISION-PLUS Séminaire d'information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des 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