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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1998-04-15, Collections de BAnQ.

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FONDÉ 19 10 LE DEVOIR V o 1.¦ I.X .\ X I X X " S 1 PERSPECTIVES Mais où est passé l’argent?Combien?Combien, en «belle bonne grosse argent américaine» il va sans dire, les Rolling Stones vont-ils se mettre dans les poches au terme de leur présente tournée qui fait une halte à Montréal en fin de semaine?Une nuance pécuniaire située entre 200 et 250 millions de dollars.C’est beaucoup.C’est énorme.C’est surtout une revanche.Dans son autobiographie intitulée Stone Alone, Bill Wyman, ancien bassiste du groupe, raconte par le menu une réunion hallucinante, mais non hallucinogène, à laquelle n’assistaient que les musiciens.A l’ordre du jour de cette assemblée, un seul sujet, une seule question: «Mais où est donc passé l'argent?» Cette question triviale, ces messieurs la formulèrent après que d’autres messieurs, ceux du fisc britannique, eurent frappé à leur porte pour leur signifier que leurs arriérés en la matière atteignant des millions et des millions de livres sterling, ils devaient rembourser rubis sur l’ongle.C’était en 1969.C’était donc après que Keith Richards et les siens eurent composé et vendu des millions et des millions de disques à travers le monde, ayant rapporté des millions et des millions de livres, de dollars et autres monnaies.Toujours est-il qu’ils réalisèrent que l’argent n’était pas parti en fumée mais bel et bien dans les poches des malfrats de l’industrie du disque qui, d’après ce que racontent tous les musiciens, sont légion.Ce moment de vérité eut la conséquence suivante: les yeux se tournèrent vers Mick Jagger parce que le bonhomme en question avait étudié la confection de la plus-value et la baisse tendancielle du taux de profit à la London School of Economies bien avant de capitaliser à plein tube sur trois ix'tits accords ou rythmes.Puis les yeux en question ordonnèrent au monsieur qui avait potassé les moi y en a vouloir des sous» de mener les assauts de la vengeance contre l’establishment de la City de Londres et celui de Wall Street II faut se souvenir qu'à cause de leur contentieux avec le fisc à l’anglaise, Charlie Watts et les siens prirent le chemin de l’exil qui, dans leur cas, aboutit.sur la Côte d’Azur.Au début des années 70, un certain Robert Stig-wood, producteur des Bee Gees et d’Eric Clapton, apprend que le contrat liant les Stones à Atlantic arrive à échéance.11 passe un coup de fil à celui qui avait disserté sur la théorie de la monnaie selon John Maynard Keynes pour lui signaler qu’il était prêt à négocier dans un hôtel de Cannes.L’ex-étudiant fait le rappel de la troupe, histoire notamment d’occuper le maximum de chambres du palace en question.Stigwood et Jagger amorcent des pourparlers.Jagger les fait durer une bonne semaine.Les autres commandent champagne ou homard, voire les deux, en autant que ce soit cher.Puis, au septième jour, selon ce que raconte Bill Wy-, man qui, en tant qu’archiviste du groupe, a conservé tous les bouts de papier les concernant, Jagger glisse vers Stigwood une facture datant de 1963 et lui dit à peu près ceci: «Ça, c'est la facture que tu nous a présentée pour les sandwichs et les bières qu'on avait consommés lorsqu'on avait joué dans ton club en 1963.On avait tra-• vaillé toute la soirée et toi tu voulais nous faire payer.Dis-toi qu 'il n 'a jamais été dans notre intention de négocier avec toi, mais bien de nous rembourser.» Au début des années 80, Walter Yetnikoff, alors président de Columbia, apprend que le contrat liant les Stones avec Atlantic arrive à échéance.Il dit à Jagger qu’il veut les avoir sous contrat.Le chanteur dit oui, à condition que les négociations se déroulent à Paris.Pendant une semaine.Ils arrivent à une entente.Jagger propose à Yetnikoff de signer le tout dans les bureaux d’un avocat de la République.OK, OK! Chacun signe.Puis Jagger se tourne vers Yetnikoff et lui signale que le catalogue — du moins une bonne ix)rtion de celui-ci — étant enregistré en France, pays qui protège beaucoup plus que les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne les droits d’auteurs, il serait mieux de réviser.à la hausse tous les chiffres imprimés sur le contrat Dans une entrevue à un magazine américain, Yetnikoff est allé jusqu’à suggérer que cette bévue lui a en partie coûté son poste.Sony fait l’acquisition de Columbia ou CBS.Il y a trois ans, le contrat associant les .Stones arrive à son terme.Jagger et les siens discutent du renouvellement du contrat.En catimini, ils entament des discussions avec Virgin.Sony effectue sa première émission d’actions en territoire américain.Le jour même, Jagger annonce par voie de communiqué qu’ils sont désormais avec Virgin.Et alors?Fait inusité, le prix de l’action a enregistré une diminution le jour même de son émission.Après toutes ces années de revanche, Keith Richards lit dans un quotidien que sa fortune est évaluée à tant de millions de dollars.Il a confié à un journaliste américain qu’ayant lu cela, il a appelé son comptable et lui a demandé: «C’est vrai que ma fortune est de tant?» L’autre lui a dit oui.«Bon! Peux-tu m'apporter tout ça en liquide à la maison?» L’autre lui a dit que ce n’était pas possible.Qu’il y avait des actions, des débentures, des obligations, du ceci, du cela.Bref.Quoi ajouter?Peut-être cette réflexion de La Fontaine: «Du moment qu'il gagna ce qui cause nos peines.» Serge Tr u ffa il t ?us et coutumes du M É T É 0 Montréal Québec Ensoleillé.Ensoleillé.Max: 17 Min: 3 Max: 14 Min: 1 Détails, page B 6 N Agenda.Annonces.Avis publics.B 4 Culture.B 9 Économie Éditorial.Le monde.B 5 Les sports.B 6 Montréal.A3 Mots croisés.B 4 Politique.A 5 INDEX B 7 B 7 B 1 A 6 Télévision.B 8 www.ledevoir.com M O N T W K A I.I.K M E 11 ( I! K I) 1 I 5 CULTURE 150 films pour la prochaine cuvée de Vues d’Afrique, page B 9 A V RII.1 il !» S LES ACTUALITÉS Les expulsées du Chiapas blâment l’ambassade, page A 5 X 7 (' + T A X E S = I $ T o I! O \ I o ÉCONOMIE Le nouveau défi de Conrad Black, page B 1 i $ Danser avec son âme '¦ BBjfjafi JACQUES NADEAU LE DflUHK France Geoffroy dansera ce soir, à sa maniéré unique, avec son fauteujl roulant, ses jambes inertes, ses mains paralysées, mais surtout avec son âme.Torpédo est son premier spectacle, mais elle s’y donnera tout entière, comme si c’était son dernier.Concerto «, pour un corps brisé Ce soir, quand France Geoffroy montera sur scène, elle dansera comme si c’était la dernière fois qu’elle devait le faire.Elle dansera, intensément, malgré les regards perplexes qui en feront l’attraction principale de Torpédo, le spectacle présenté jusqu’à samedi à l’Agora de la danse.Elle dansera à sa manière unique, avec son fauteuil roulant, ses jambes inertes, ses mains paralysées, mais surtout avec son âme.Parce que, malgré un accident majeur il y a sept ans, elle a compris qu’elle était, est et sera toujours une danseuse.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Je peux comprendre la danse d’une façon que personne d'autre ne peut comprendre, justement parce que je suis quadraplégique.Je me sens privilégiée d’être comme ça, parce qu'il n’y a pas un autre danseur qui peut vivre cette expérience.Mon fauteuil roulant me fait vivre des frustrations, mais en même temps, il me propulse, il me motive.Cette pièce-là sera peut-être ma dernière parce qu’il n’y aura peut-être pas d’autres chorégraphes qui me proposeront des rôles.C’est pour ça que je m’investis entièrement, je donne tout ce que j’ai.» Son histoire est digne d’un roman ou d’un scénario d’Hollywood, mais pourtant, on sent que France Geoffroy ne veut surtout pas impressionner ou, pire, susciter la pitié.Sur son accident, elle ne s’étend pas outre mesure.Elle en parle d’une façon détachée, en mots simples, question de faire comprendre à son interlocuteur ce qu’elle vit.Ce qui est arrivé est du passé, et aujourd’hui, elle est résolument tournée vers l’avenir.C’était le 17 août 1991.Un accident bête, comme ils le sont toujours dans ces cas-là, un mauvais plongeon au bout du quai, et crac! Une vertèbre cervicale est brisée, et la moelle épinière, sectionnée.Tout le bas du corps est paralysé à partir de la taille, le reste l’est partiellement La quadraplégie à 17 ans, et, pour ajouter au drame, l’accident qui survient quatre jours avant le début de ses études collégiales en danse au cégep Montmorency.Pendant deux ans, elle apprend à connaître son nouveau corps.La danse?Elle essaie de ne plus y penser.Jusqu’au jour où, dans le cadre d’une émission de télévision sur le rêve brisé, elle revient dans un studio de danse.«J’ai racon- VOIR PAGE A 8: CONCERTO La migration anglophone se stabilise La population francophone diminue en Ontario HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le nombre d’anglophones qui ont quitté le Québec de 1991 à 1996 est demeuré relativement stable par rapport aux cinq années précédentes, indique Statistique Canada.S’appuyant sur les données du recensement de 1996, l’organisme souligne que les anglophones ont quitté le Québec en moins grand nombre pendant cette période.Or, puisqu’il a attiré moins d’anglophones en provenance d’autres provinces, le Québec a affiché une perte nette de 24 125 anglophones de 1991 à 1996.De 1986 à 1991, on avait recensé 21 730 anglophones de moins au Québec.L’Ontario, de son côté, a vu le nombre de ses francophones diminuer globalement.Entre 1991 et 1996, il y a eu 6120 personnes d’expression française de plus qui ont quitté l’Ontario que de francophones qui s’y sont installés, contre 1865 pendant la période quinquennale précédente.La baisse du nombre de francophones en Ontario repré sente 13 % des pertes nettes de 47 000 personnes à l’échelle de la province, un pourcentage considérable étant donné que les francophones de l’Ontario représentent 5 % de la population ontarienne.A l’opposé, la population francophone du Nouveau-Brunswick s’est stabilisée quelque peu.Entre 1991 et VOIR PAGE A 8: MIGRATION Rémunération des médecins administrateurs La pratique des hôpitaux préoccupe Québec ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Québec entend surveiller de près les pratiques des hôpitaux qui paient leurs médecins des dizaines de milliers de dollars, à même leurs propres budgets, pour assumer des tâches administratives, d’ici à ce qu’une entente finale soit conclue avec les fédérations médicales.Voilà du moins ce qu’a affirmé hier Martin Caillé, le porte-parole du ministre de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, à l’égard de cette pratique de rémunération pour l’instant toujours proscrite par la Loi sur la santé et les services sociaux.Dans son édition d’hier, Le Devoir révélait que deux hôpitaux universitaires, le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et l’hôpital Sainte-Justine, utilisaient depuis quelques mois des sommes provenant de leurs budgets pour rétribuer leurs chefs de département.Des sommes variant de 22 000 à 66 000 $ par année par chef de département ont ainsi été concédées au CHUM et de 5000 à 25 000 $ à l’hôpital pédiatrique pour compenser le temps investi dans les tâches administratives par certains de VOIR PAGE A 8: HÔPITAUX MONTRÉAL André Lavallée quitte la politique municipale ¦ À lire, page A 3 Du combat féministe.à l’apartheid Cafés, hôtels ou parkings réservés aux femmes: en pointe pour l’égalité des sexes, l’Allemagne tombe dans l’excès inverse.la ségrégation sexuelle.LORRAINE MILLOT LIBÉRATION Bonn — Exercice: «Vous vous réveillez le matin et vous découvrez que vous n'êtes plus une femme, mais un homme.ou bien l’inverse.Qu’est-ce que cela changerait dans votre vie?» Depuis quelques années, les écoliers allemands doivent plancher sur une nouvelle matière: l’égalité entre les sexes.Des cahiers d’exercices ont été spécialement édités par le ministère des Femmes pour les écoles primaires, les collèges et les lycées.«Qui cuisine le midi quand vous rentrez à la maison?», «Qui nettoie la salle de bains et les toilettes?», «Qui rapporte le plus d’argent à la maison?», demande une sorte de jeu de l’oie.Toute bonne réponse pour l'équité des hommes et des femmes autorise à relancer les dés.Une réponse machiste oblige à passer le tour.L’Allemagne est assurément championne en matière de promotion de l’équité des sexes.Les femmes ont tout, ou presque, en Allemagne: des rayons entiers de «romans pour femmes» dans les librairies, des cafés de femmes, des hôtels pour femmes (pas spécialement destinés aux lesbiennes), des chaires de recherches sur les femmes dans les universités, des places de parking réservées aux femmes, à portée de vue des gardiens pour les protéger des agressions, et même des femmes spécialement «chargées des femmes» dans les administrations, les entreprises, les communes, les lander.pour défendre le sexe jugé faible.«Bureau de l’égalité» «Nous participons à tous les entretiens d'embauche, de b femme de ménage au chef de section, explique Christina Bertram-Mayer, «chargée de l’égalité» de la Ville de Bonn.Rien que notre présence change le climat des entretiens: en général, les hommes ne se permettent plus de questions déplacées du style: “Comment comptez-vous concilier travail et vie de famille?”» Dans une ville de 300 000 habitants comme Bonn, le «bureau de l’égalité» emploie trois femmes à temps plein pour recevoir les habitantes qui s’estiment discriminées, coordonner la centaine d’associations féminines de la ville ou porter un regard de femme sur les projets municipaux: les plans d’urbanisme prévoient-ils des aires de jeu à portée de vue des immeubles, y a-t-il assez de bus dans la journée pour les femmes qui font les courses, ou seulement matin et soir pour les hommes qui VOIR PAGE A 8: APARTHEID I* » 778313000665 A '> L E I) !•: V (III!.I K M K I! ( li EDI | 5 \ v li I L I !» !» 8 Chantage contre les homosexuels .ES ACTUALITES Loi sur le contrôle du tabac Les médecins font pression sur Québec Un rapport condamne la GRC BRUCE CHEADLE PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les seules personnes à avoir effectué du chantage à l’encontre des gais et lesbiennes canadiens, durant les années 50 et 60, ont été les responsables de la sécurité au sein de la Gendarmerie royale du Canada, affirme un chercheur qui réclame des excuses de la part du gouvernement fédéral, en plus de la tenue d’une enquête et le versement d’une indemnité aux fonctionnaires privés de leur emploi en raison de leur orientation sexuelle.«C’est ce qui a contraint les lesbiennes et les gais des services publics et de l'armée à taire leur orientation», a estimé hier George Kinsman, à Ottawa, où il rendait public un rapport de 220 pages sur la campagne de sécurité nationale alors dirigée contre les homosexuels.«Ils savaient que s’ils ne cachaient pas ce qu ’ils étaient, ils perdraient leur emploi», a ajouté le chercheur.M.Kinsman, professeur de sociologie à l’université Lau-rentian de Sudbury, en Ontario, s’est penché sur des documents devenus accessibles en 1992, à la suite d’une requête formulée par la Presse canadienne en vertu de la Loi d’accès à l’information.Ces documents et des entrevues effectuées subséquemment avec des homosexuels font état d’une longue campagne concertée menée par la GRC afin d’identifier, d’interroger et, souvent, d’écarter les gais et lesbiennes des rangs de la fonction publique, de l’armée et de la société en général.Le raisonnement avancé pour justifier cette opération voulait que les homosexuels cachant leur orientation sexuelle étaient susceptibles d’être victimes de coercition et de chantage de la part de puissances étrangères.Toutefois, les documents officiels ne font état d’aucune violation de la sécurité attribuée à un homosexuel canadien.En fait, seule la GRC s’est rendue coupable de coercition, a indiqué M.Kinsman, qui s’est entretenu avec 20 hommes et cinq femmes dont la vie et la carrière ont été affectées par la campagne menée par la police fédérale, durant les années 50 et 60.LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Des médecins commencent à en avoir assez des tergiversations du ministère québécois de la Santé, qui tarde à adopter sa loi sur le contrôle du tabac.«C'est maintenant ou jamais», clament-ils.Un pneumologue et un oncologue du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), les IL' André Gervais et Joseph Ayoub ont présenté à la presse hier une pétition de 38 médecins du centre hospitalier.Dans d’autres centres hospitaliers du Québec, des initiatives similaires sont en cours.lue but recherché est de faire pression sur le gouvernement du Québec pour qu’il adopte à son tour une loi sur le contrôle du tabac.Le ministre Jean Rochon a déjà promis une loi, mais celle-ci a à maintes reprises été reportée.Devant les nouvelles statistiques sur le cancer qui ont été dévoilées la semaine dernière, les médecins crient à PRESSE CANADIENNE Ottawa — Leurs yeux brillent d’un éclat sinistre et leur sourire n’a rien de rassurant, alors qu’ils s’efforcent de trouver un moyen de recruter des jeunes fumeurs pour remplacer les plus âgés qui sont morts.«Après tout, lance un des personnages qui est censé représenter un fabricant de tabac, nous ne sommes pas là-dedans pour notre santé.» Et le groupe de faire entendre des ricanements diaboliques.Cette scène est tirée d’un nouveau type de message publicitaire antitabagisme qui a été créé en Californie et que l’on songe maintenant à utiliser au Canada.Le but de ces messages est de miner l’acceptation tacite de l’industrie du tabac et d’orienter l’esprit de rébellion des jeunes vers les fabricants de tabac plutôt que vers leurs enseignants et leurs parents.l’urgence de légiférer, eux qui disent constater quotidiennement les ravages du tabagisme.le groupe de médecins craint l’échéance qui approche: il ne reste qu’un peu plus de deux mois avant la fin de la session parlementaire à Québec.Si des élections sont déclenchées l’automne prochain, il leur paraît peu probable que le projet de loi soit adopté avant la tenue du scrutin.«Le projet de loi est prêt.Qu’attend le gouvernement du Québec?» s’exclamait le Dr Joseph Ayoub, directeur du programme d’oncologie médicale.«Nous ne voulons plus attendre ce projet de loi.C’est maintenant ou jamais», lançait de son côté le Dr Gervais.La seule façon de pousser dans le dos du gouvernement, estiment ces médecins, est que non seulement le corps médical, mais aussi le public insiste et croit que c’est vital.Le gouvernement, dit le Dr Gervais, a à choisir entre «la santé des Québécois ou les intérêts monétaires de l'industrie du tabac».Les Dr' Ayoub et Gervais tiennent particulière- La Californie et le Massachusetts ont offert au Canada d’utiliser gratuitement ces messages publicitaires, qui ont gagné des prijc dans le cadre de campagnes gouvernementales aux Etats-Unis et ont contribué, semble-t-il,,à faire baisser le nombre de jeunes fumeurs dans ces Etats.Derek Kent, porte-parole du ministre de la Santé, Allan Rock, a dit ignorer si Ottawa acceptera cette offre.Une coalition nationale formée de professionnels de la santé et d’organismes charitables a demandé hier au gouvernement fédéral d’adopter des règlements sévères dans le cadre de la Loi sur le tabac et de recourir à d’autres mesures pour protéger les jeunes.«Pour le cabinet fédéral, le choix est clair: protéger l’industrie du tabac, ou protéger nos jeunes», a déclaré le Dr Ron Stewart, président du Conseil canadien pour le contrôle du tabac et ancien ministre de la Santé de la Nouvelle-Ecosse.«Les organismes que nous représentons ont identifié les ré- ment aux aspects du projet de loi qui rendraient le tabac moins attrayant pour les jeunes et qui protégeraient les non-fumeurs contre la fumée des autres dans les lieux publics et les milieux de travail.Les médecins croient que l’éducation ne suffit plus.Selon l’Institut national du cancer, 10 600 Canadiens et 6500 Canadiennes mourront du cancer du poumon cette année.Au Québec, l’institut estime que 3800 hommes et 1700 femmes en mourront en 1998.Le Dr Ayoub affirme que le cancer tue davantage de Québécois que l’alcool, les drogues, le suicide, les homicides et le sida réunis.Pour le Dr Ayoub, trois défis restent à relever concernant le cancer du poumon: les jeunes (90 % des fumeurs commencent à fumer quand ils sont jeunes): les femmes (le cancer du poumon est en hausse «fulgurante» chez la femme); le tabagisme passif (les problèmes de santé des non-fumeurs causés par la fumée des autres).formes nécessaires pour lutter contre l’épidémie de tabagisme.La réforme des emballages est en tête de liste, et inclut les emballages neutres et un système de messages pro-santé à même les paquets.[.] Des paquets colorés et sophistiqués plaisent aux jeunes.» «Pour empêcher les jeunes de devenir dépendants, toute forme de promotion du tabac doit être éliminée», affirme Gilles Girard, président de la section québécoise de la Société canadienne du cancer.«Il a été prouvé que les jeunes voient les annonces de commandite comme des annonces de tabac avant toute autre chose.» Le coordinateur de la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac, Louis Gauvin, souligne qu’au Québec, le tabagisme chez les adolescents a doublé de 1991 à 1996.«D’après nous, dit-il, cette augmentation a surtout eu lieu après la réduction des taxes sur le tabac.Mais quelle qu’en soit la cause, il s’agit là d’un désastre pour la santé publique.» La publicité antitabac se raffine Toute la ville en parie ! mu * Vente ÉTIQUETTES ROUGES financement à l'achat ‘jusqu'à 60 mois, sur tous les modèles.RAV4 par mois/ location 48 mois* COMPTANT- MENSUALITÉS OS 299$ 1 ooos 275$ 2 000$ 252$ Transport et préparation inclus • Traction intégrale • Radiocassette AM/FM 4 haut-parleurs • Pneus de 16 pouces • Et bien plus.CRÉDIT Programme de location au détail de Toyota Canada 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an, sans quoi le ministère de l’Environnement et de la Faune, qui est propriétaire du terrain occupé par la station touristique, prendra lui-même en main la gestion de la station de ski et du terrain de golf qui constituent les actifs de la station touristique.M.Magnan a imputé sa décision à une conjoncture économique difficile qui l’a empêché de rentabiliser les investissements massifs qu’il a faits de 1984 à 1990 pour transformer la station touristique Mont-Orford en une station de haut calibre, et au verglas.Sur ordre d’Hy-dro-Québec, que M.Magnan juge discriminatoire, la station a dû être fermée pendant une période de 14 jours, où l’achalandage est généralement très important, ce qui a causé une perte directe de recettes de près d’un demi-million de dollars, de même que l’annulation de nombreuses réservations.Impôts: report des allocations de déménagement Ottawa (PC) — Le ministère des Finances reportera l’entrée en vigueur des modifications apportées à l’impôt sur les allocations de déménagement versées aux salariés.Le dernier budget fédéral prévoyait que les travailleurs délocalisés ajoutent à leur revenu imposable toute somme versée par leur employeur destinée à défrayer l’achat d’une nouvelle résidence.Si l’aide de l’entreprise servait à couvrir les pertes relatives à la vente d’une maison, la moitié de tout montant excédent les premiers 15 000 $ devait également être déclarée.Ces deux nouvelles mesures devaient entrer en vigueur après le 30 juin.Or le ministère a décidé de reporter ce terme au 30 septembre de façon à ne pas compromettre des transferts professionnels souvent prévus pour l’été à cause des vacances scolaires.Enquête publique sur Fincendie de Bécancour Votre concessionnaire % ¦ff1 jÊk m jg S p! ÊhsÊk ¦ c EXTRA ATOntM IjUil as BOUCHERVILLE CHÂTEAUGUAY J0LIETTE LAVAL MONTRÉAL MONTRÉAL ST-HYACINTHE STE-AGATHE S0REL TROIS RIVIERES Toyota Duval Châteauguay Toyota Juliette Toyota Vimont Lexus Toyota Chassé Toyota Toyota Pie IX Angers Toyota Toyota À Automobile Trais-Rméres Toyota 655-2350 692-1200 759-3449 668-2710 527-3411 329-0909 774-9191 Ste-Agathe Pierre Lefebvre 374-5323 BROSSARD GATINEAU LACHINE LONGUEUIL MONTRÉAL POINTE-CLAIRE ST-JEAN 326-1044 742-4596 VALLEYFIELD Brossard Toyota Toyota Gatineau Spineili Lexus Toyota Longueuit Toyota Houle Toyota Fairview Toyota Déry Toyota STE-THÉRÉSE TERREBONNE G Couillard 445-0577 568-0066 634-7171 674-7474 351-5010 694-1510 359-9000 Blamville Toyota Automobiles Automobiles CANDIAC HULL LACHUTE MONT-LAURIER MONTRÉAL REPENTIGNY ST JÉRÔME 435-3685 L G Léveillé 373-0850 Candiac Toyota Villa Toyota Lachute Toyota Claude Auto Lexus Toyota Gabriel Repentigny Toyota Toyota St-Jérôme SHAWINIGAN 471-4117 VERDUN 659-6511 776-0077 562-6662 623-3511 748-7777 581-3540 438-1255 Mauricie Toyota THURSO Woodland Toyota CHAMBLY ÎLE PERRÛT LAVAL MONTRÉAL MONTRÉAL ST EUSTACHE ST LÉONARD 539-8393 Auger & Frères 761-3444 Chambty Toyota île Perrôt Toyota Chomedey Toyota Alix Toyota Toyota Centre-Vil le Toyota St-Eustache St-Léonard Toyota 985-2218 658-4334 453-2510 687-2634 376-9191 935-6354 473-1872 252-1373 r / Le service de qualité ]j ] Toyota P ni Livré avec le plein d’essence www.toyota.ca Sainte-Foy (PC) — Une enquête publique aura lieu afin de clarifier les circonstances du décès de quatre personnes lors de l’incendie de l’usine de meubles Lemay de Bécancour, en Mauricie, le 3 juin dernier.Quatre travailleurs de l’usine sont morts dans cet incendie qui aurait été causé, selon les premières constatations, par l’explosion d’un récupérateur de poussière.Le coroner investigateur, Jean-Ixtc Malouin, avait recommandé au coroner en chef du Québec, Pierre Morin, de tenir une enquête publique afin de connaître les causes exactes de ce drame.Un des travailleurs est décédé sur les lieux même du sinistre, alors que les autres victimes sont mortes dans des centres hospitaliers de Montréal et de Québec.i < A 6 L E I) E V OIK.L E M E I! < K EDI I “» A V KM.I !l !» 8 A A LE DEVOIR MONTRIAL André Lavallée quitte la politique municipale André Lavallée tire sa révérence à la politique municipale.Le conseiller municipal indépendant a annoncé hier qu’il ne sollicitera pas de quatrième mandat.La décision fut difficile à prendre, mais M.I^avallée est visiblement serein.11 n’a décoché qu’une dernière flèche, en direction de Pierre Bourque.Bain de soleil ¦ ¦— JACQUKSNADEAU I I DEVOIR UN CYCLISTE bien en selle, un autre assis à côté de son engin, un promeneur absorbé par sa lecture, des dizaines de flâneurs à l'heure du dîner.Le port de Montréal vit à l'heure de la belle saison à la faveur du soleil éclatant qui éblouit la métropole depuis une semaine.Il faudra d'ailleurs en profiter parce que la pluie risque d’être au rendez-vous le week-end prochain.Des propriétaires avides de renseignements personnels I Les locataires demandent le respect de la vie privée ¦ La Régie du logement renvoie le problème à la Commission d'accès à l'information NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Pour obtenir un nouveau logement, les 200 000 Québécois qui doivent déménager d’ici le 1er juillet prochain sont invités à fournir une foule de renseignements personnels.On leur demande parfois leur numéro d’assurance sociale, l’emploi qu’ils occupent, des détails sur leurs comptes bancaires et même le type de véhicule qu’ils possèdent.«Cette collecte de renseignements personnels ne vise qu'à éliminer les personnes pauvres», soutient Denis Cusson, porte-parole du Bureau d’animation et d’information logement (BAIL) de Québec.En effet, les propriétaires de logements n'ont pas le droit de pratiquer une discrimination directe qui leur ferait exclure carrément un assisté social comme locataire à cause de sa pauvreté.«Maintenant, les propriétaires font plutôt remplir un long questionnaire qui permet de vérifier la solvabilité du futur locataire», a dit Denis Cusson.Son point de vue est partagé par le Regroupement des associations de locataires du Québec.Ces groupes de défense des locataires demandent au gouvernement du Québec de «garantir la vie privée des locataires en recherche de logement en limitant la collecte de renseignements personnels aux seuls nom, adresse et numéro de téléphone» de celui qui requiert un logement Mais à la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), le porte-parole Alain Renaud signale que l’information requise par la plupart des propriétaires vise à «vérifier si la personne est capable de répondre aux obligations du bail».Il signale que la plupart du temps, les assistés sociaux qui sollicitent un logement sont d’excellents locataires qui assument pleinement leurs paiements, même si le coût de leur loyer atteint jusqu’à la moitié de leurs revenus.M.Renaud a aussi rappelé que contrairement à la croyance populaire, le propriétaire québécois de logements n’est pas, comme en Ontario, une grosse entreprise gérant des milliers de logements.«C’est souvent un petit propriétaire qui possède un duplex ou un triplex dont il habite lui-même un étage.Pour ce petit propriétaire, le non-paiement du loyer par un locataire qui n’assume pas ses obligations est un désastre financier», a dit M.Renaud.La Régie attend une décision À la Régie du logement, le tribunal québécois chargé de trancher les litiges entre propriétaires et locataires, on affirme que cette question des renseignements requis pour louer ne relève pas de la Régie.«C’est à la Commission d’accès à l’information de se pencher sur la protection des renseignements personnels.Nous, on attend qu’ils aient statué sur le problème», a déclaré Claire-Hélène Hovington, vice-présidente de la Régie du logement.Au Québec, environ 45 % de la population est locataire.On estime que quelque 15 % des 1,2 million de signataires de bail, soit 200 000 personnes, déménagent annuellement le 1" juillet.E N H K E F Commission d’enquête Poitras Cannavino nourrit une fois inébranlable envers la SQ Le président de l’APPQ reste convaincu qu’il n’y a pas eu de fabrication de preuves dans l’enquête Matticks KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Apres douze ans de politique active mais 25 années d’implication dans les dossiers montréalais, André Lavallée quitte la vie politique municipale satisfait de ses réalisations.«J'ai travaillé avec passion.[.] Ç’a été un privilège d’avoir eu la confiance des gens de mon quartier.J’ai le sentiment de n’avoir jamais trahi cette confiance», a af-firipé M.Lavallée.Elu pour la première fois en 1986 sous la bannière du Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), M.Lavallée s’est particulièrement fait connaître lors du deuxième mandat de Jean Doré.Responsable de l’aménagement et du développement urbain, André Lavallée a mis en place le premier plan d’urbanisme pour Montréal, établissant ainsi des règles claires.11 a également mené la bataille contre le déménagement de l’Hôtel-Dieu, qui fut une démonstration rare de solidarité à Montréal.Plus récemment, M.Lavallée s’est impliqué dans l’épineux dossier de la privatisation de l’eau qu’envisageait l’administration du maire Pierre Bourque.En novembre dernier, André Lavallée claquait la porte du RCM à la suite d’une crise sur le renouvellement du parti.De nombreux mili- tants et deux conseillers municipaux du RCM l’ont rapidement imité.Depuis la défaite de 1994, M.Lavallée avait assumé la fonction de chef de l’opposition que Thérèse Daviau, maintenant chef du parti et à ce titre candidate à la mairie, occupe actuellement.Visiblement serein, André Lavallée reconnaît toutefois que la décision a été difficile.«Je suis passé par plusieurs émotions.Je vais maintenant aborder Montréal sous un autre angle.Mais je n’ai pas pris de décision quant à la suite des événements», assure-t-il alors qu’il a été associé depuis plusieurs mois au retour de Jean Doré.M départ de M.Lavallée pourrait d'ailleurs être vu comme une difficulté pour le clan Doré, en attente de la sortie de Jacques Duchesneau pour réagir.«Je vais m’imposer une certaine réserve», se borne à préciser André Lavallée sur la question.Quant à quelque regret que ce soit qu’il aurait pu accumuler au fil des ans, M.Lavallée rigole des «mesquineries de l’hôtel de ville» et lance sa seule flèche à Pierre Bourque.«La seule chose qui me laisse amer, c’est la détérioration des services de base depuis deux, trois ans.Le déneigement, l'entretien des rues, des ruelles, c'est lamentable», laisse tomber M.Lavallée, qui conserve son siège jusqu’au scrutin du ltT novembre.HOLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Les membres de la commission Poitras qui enquête sur la SQ ont mis à rude épreuve, hier, la foi inébranlable affichée par le président de l’Association des policiers provinciaux du Québec, Tony Cannavino, quant à l’intégrité et l’honnêteté des quelque 3500 policiers membres de l’APPQ.A plusieurs reprises au cours de son témoignage, M.Cannavino a dit avoir encore aujourd’hui la conviction que les policiers Dany Fafard, Pierre Duclos, Michel Pa-try et Lucien Landry ont travaillé de façon professionnelle dans l’enquête Matticks.Même confronté aux témoignages de l'ex-directeur aux enquêtes criminelles André Dupré et de l’enquêteur Francis Pelletier, qui concluaient qu’il y avait eu fabrication de preuves de la part des policiers, M.Cannavino ne change pas d’avis.Il a toutefois pris la précaution de dire que ses intenses activités syndicales ne lui ont pas permis de suivre le déroulement des travaux de la commission Poitras qui totalisent à ce jour 149 jours d’audiences publiques et l'audition de 22 témoins.Le commissaire André Perreault a demandé au témoin Cannavino d’examiner la décision rendue en août 1997 par un comité de déontolo- gie policière qui concluait que les policiers Lucien Landry et François Borduas de la SQ avaient utilisé «une force inutile et gratuite» à l’égard du citoyen Ronald Cross au moment de la reddition des Mohawks à Oka.«Quel impact cette décision a-t-elle sur votre perception de l’intégrité ou de l’honnêteté de quelqu’un?», en l’occurrence M.Landry, a demandé M.Perreault.«On me met face à trois paragraphes [.] Je devrais prendre connaissance du dossier au complet.Je vous dis que je connais M.Iumdry depuis de nombreuses années.J'ai travaillé avec lui [.) Il a toujours eu un comportement de gentleman et de professionnel», a déclaré M.Cannavino.«J'ai beaucoup de réserves sur ces trois paragraphes», a-t-il ajouté.Ce qui a fait dire au commissaire Perreault: «Tout ce qu’on aurait pu découvrir, tout ce qu’on pouvait alléguer, n’avait aucune emprise sur l’opinion que vous aviez de l’honnêteté et de l’intégrité de ces personnes.» «Je connais ces policiers depuis plusieurs années [.] Ce n’est pas le comportement de M.Landry», a commenté M.Cannavino.«En fait, ce n'est le comportement d’aucun des 3450 policiers syndiqués», a commenté le commissaire Perreault.Le leader syndical a assuré que ce dossier n’avait pas été porté à sa connaissance et qu’il attendait généralement de voir ce que donnerait la procédure en appel pour se faire une idée.M.Cannavino a cru bon d’ajouter qu’il ne faisait pas «une appréciation aveugle» de ses collègues policiers.La commission Poitras amorcera aujourd’hui l’audition du témoignage de l’enquêteur Gaston Landry.Décès à l’urgence: début de l’enquête publique (Le Devoir) — L’enquête publique du coroner Anne-Marie David sur le décès de Jeannine Lacombe, survenu le F’ février à l’urgence de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, a débuté hier au Palais de justice de Lavai Mme Lacombe avait été laissée seule pendant quatre heures sur une civière avant qu’un médecin ne soit disponible.Il était trop tard.les autorités de l’hôpital ont assuré la coroner de leur entière collaboration pour expliquer le fonctionnement complet de leur salle d'urgence.la coroner cherchera à savoir si la situation qui prévalait ce soir-là — il y avait 63 patients en attente et un seul médecin de garde — était normale ou particulière.Congé forcé (Le Devoir) — Les élèves de l’école secondaire Emile-Legault de Saint-Laurent auront congé encore aujourd’hui.La commission scolaire Sainte-Croix a fait savoir hier par voie de communiqué qu’en raison d’un bris majeur d’équipement relié au système de ventilation, elle avait décidé de garder l’établissement fermé.NOUVEAUTÉ AXIOMES Initiation à l’informatique lrr secondaire (incluant une disquette) Marc-André Lalande I36 pages Une approche axée sur l'intégration opérationnelle des matières Le cahier d’activités et de référence Axiomes a été créé dans le but de combler les désirs manifestés par bon nombre d’institutions scolaires et d’enseignants.Axiomes fait une véritable initiation à l’informatique.À la fin du programme, vos élèves connaîtront les composants informatiques, sauront utiliser un traitement de texte, un logiciel de dessin et créer des pages Web.Siège social : LIDEC inc.4350, avenue de l’Hôtel-de-Ville Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 Adresse internet : http://www.lidec.qc.ca lo?i ] fONUAHON ¦ DLS NVALADIfS [ j LXJ COCUR Restructuration scolaire Des parents de l’ouest de l’île vivent dans l’inquiétude Réunion déterminante ce soir à Marguerite-Bourgeoys Ix> conseil provisoire de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, regroupant les écoles française de l’ouest de l’île, tient une importante réunion ce soir afin de décider du sort de plusieurs centaines d’enfants (tui attendent de savoir quelle sera leur école en septembre.PAU LE DES RIVIÈRES LE DEVOIR De nombreux parents inquiets assisteront ce soir à la réunion du conseil provisoire de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, dans l’ouest de File, alors que se décidera le sort des enfants de deux écoles primaires, Victor-Thérien et Le Grand Héron, et de l’école secondaire Pointe-Claire.L’école Victor-Thérien, présentement attachée à la commission scolaire de Verdun, est pleine à craquer, h's parents ont demandé d’être relogés dans une école anglaise avoisinante, Bishop-Whelan, mais la nouvelle commission scolaire Ixster B.Pearson ne veut pas laisser aller une bâtisse en bon état que, de toute manière, la commission scolaire francophone n’a même pas réclamée.Ixs parents pourraient plutôt hériter de l’école Summerlea, qui nécessiterait de gros travaux pour pouvoir accueillir une partie des 630 élèves de l’école Victor-Thérien et de plus gros travaux encore pour pouvoir accueillir tous les élèves.Ixs parents ne favorisent pas la séparation des élèves et appréhendent déjà des discussions corsées sur ceux qui iront à l’école rénovée et ceux qui n’y iront pas.Ix représentant des parents, Normand Bastien, commente ainsi une telle éventualité: «Ils Iles administrateurs) seront dans les estrades à nous regarder nous chicaner.» Pour l’instant cependant, l’unanimité la plus totale règne parmi les parents qui exigent une solution convenable et qui observent avec une certaine colère qu’il y a autour quelques écoles de langue an-glaise à moitié pleines.Une cohabitation non souhaitée C’est aussi ce qui irrite les parents de l'école secondaire Pointe-Claire, qui partagent un édifice avec les élèves de l’école anglaise John Rennie.L’édifice appartiendra à la future commission scolaire Lester B.Pearson, avec, vraisemblablement, le maintien de la cohabitation.Mais les parents, explique Marc-Philippe Vincent, souhaitent une école à eux, de langue française, quitte à s’installer dans le même édifice qu’un groupe français de niveau primaire.Cette situation, on le voit, est bien différente de celle des communautés de la rive sud de Montréal, qui étaient heureuses de la cohabitation linguistique et qui sont forcées, dans plusieurs cas, d’y mettre fin en raison de la restructuration scolaire.M.Vincent a une explication: sur la rive sud, dit-il, les parents sont heureux que leurs enfants puissent se frotter à l’anglais parce qu’aussitôt sortis de l’école, ils retrouvent leur environnement francophone.La situation est tout autre dans l’ouest, dit-il, où la langue anglaise domine à l’extérieur de la classe.«Il y a cinq écoles anglaises à moitié pleines alors que les écoles françaises débordent», résume M.Vincent, un enseignant.Les commissaires du conseil provisoire de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys se pencheront aussi, ce soir, sur le cas des enfants de l'école Le Grand Héron, qui appartenait à la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal.Les enfants ont été relocalisés dans cette école de LaSalle en septembre 1997, après des rénovations de plusieurs milliers de dollars.L’école appartenait auparavant au secteur anglais et son statut d’alors lui permet de passer à la nouvelle commission scolaire Lester B.Pearson.Les parents se fichent bien du propriétaire de l’édifice mais veulent simplement que leurs 250 enfants puissent y demeurer.«Nous n’avons pas encore de réponse, pas pim qu 'il ne semble y avoir de plan de relocalisation», déplore la porte-parole du conseil d’orientation de l’école Ix Grand Héron, Lucie Nadeau.Les commissaires et gestionnaires de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys attendent tellement de parents ce soir qu’ils ont jugé bon de modifier le lieu de leur réunion pour laisser entrer le plus grand nombre possible.o' .è- fgr m>5> yjr/4 c»"Vÿ A V R I L I !» !» 8 A \ j E S A C T D ALITES EN BREF Trop-percu de 400 000 $ Québec remboursera les locataires de terres publiques Tortionnaires et meurtriers Ottawa (PC) —Trois membres d’un Rang ont été reconnus coupables hier de meurtre prémédité et d’enlèvement, à la suite d’une série d’incidents au cours desquels un adolescent québécois de 17 ans a été torturé à mort.Après six jours de délibération, le jury a déclaré les accusés coupables des 13 accusations qui pesaient contre chacun d’eux.Keith Edwards, 28 ans, John Richardson, 26 ans, et Mark Williams, 21 ans, ont été reconnus coupables d’avoir enlevé et tué Sylvain Leduc; d’avoir enlevé sa cousine de 16 ans et de l’avoir agressée avec un fer à friser, d’avoir enlevé une autre cousine âgée de 16 ans; et d’avoir enlevé et battu un ami de Sylvain Leduc.C’est après que les membres du gang eurent tenté d’exercer un contrôle sur ses cousines que Sylvain Leduc et son ami ont été mêlés à l’affaire.la cour a appris que le soir de l’enlèvement, des membres du gang se sont rendus au domicile de Va-nier où habitaient Sylvain Leduc et ses deux cousines et ont emmené de force l’une des jeunes filles à l'appartement où elle a été torturée.Les Métallos dénoncent le fédéral (PC) — Le syndicat des Métallos dénonce la décision du gouvernement fédéral de fermer définitivement le bureau du service d’emploi de Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord, malgré un taux de chômage de 22 % dans cette région.Dorénavent, les résidants de Havre-Saint-Pierre devront téléphoner à Shawinigan où 32 emplois seront créés au bureau du service d’emploi, situé dans le comté du premier ministre Jean Chrétien.Le syndicat des Métallos rétorque à la décision gouvernementale, qualifiée de méprisante, que les habitants de la Côte-Nord ne sont pas des citoyens de seconde zone.Trois personnes ont été mises à pied au service d’emploi de Havre-Saint-Pierre et le gouvernement fédéral justifie cette fermeture par le transfert des politiques de la main-d’œuvre au provincial.PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Depuis 1989 et jusqu’à 1993-1994, le ministère des Ressources Naturelles a accumulé un trop-perçu de 400 000 $ auprès de ses 60 000 anciens et nouveaux locataires de terres publiques et il a annoncé, hier, qu’ils seraient remboursés.Le montant dû à chacun de ces locataires variera entre 1 $ et 3 $ par an.En conférence de presse, la ministre déléguée aux Mines et aux Terres Mme Denise Carrier-Perreault, de qui relève la location des terres publiques à des locataires privés, a annoncé qu’à la suite des plaintes reçues à son ministère, on a décidé de reconnaître l’erreur et de rembourser le trop perçu pour tous les baux émis à partir du 1" avril 1989.I-a coût de toute l’opération remboursement, qui débutera officiellement à compter du 3 septembre, atteindra au bas mot autant que les 400 000 $ dus aux locataires.Ceux-ci pourront recevoir un remboursement maximum de 12 $ pour une période de location de 8 ans.Puisqu’un bail est renouvelable chaque année, le remboursement se fera soit par un crédit sur le prochain bail pour les 40 000 locataires actuels, soit par chèque pour les 20 000 $ anciens qui en feront la demande.Pour mener à bien l’ensemble de l’opération, le minisù'e a exigé une révision complète de tous les baux en vigueur depuis le 1" avril 1989.L’erreur est due à une application inadéquate du taux d’indexation pré- vu par décret au cours des années 1989,1990,1991,1992 et 1993.Le décret 231 de 1989 prévoyait que l’indexation des baux devait correspondre à la moyenne annuelle du taux d’inflation alors qu’auparavant il était calculé à partir du taux établi au mois de décembre.Malheureusement, au ministère des Ressources naturelles on a omis de se conformer au décret et on a continué d'utiliser l'ancienne méthode.«Pour répondre à une plainte d’un citoyen, un membre très actif au niveau du regroupement des locataires de terres publiques, a expliqué la ministre, il nous faut remonter à 1989 parce que la nouvelle façon d'effectuer le calcul remonte au décret adopté cette année-là et qui est toujours en vigueur.» La ministre a par ailleurs recommandé aux locataires de terres publiques d’attendre au 3 septembre avant de communiquer avec son ministère puisqu’à compter de cette date, une ligne téléphonique sans frais sera mise à leur disposition.De plus, au même moment, un avis sera publié dans l’ensemble des médias écrits et les 20 000 anciens locataires pourront faire parvenir leurs coordonnées à partir de cette publication.Les 40 000 locataires actuels n’auront aucune démarche à faire, puisque le ministère possède tous les renseignements pour corriger la situation et prévoir une note de crédit au moment de la signature du prochain bail annuel.•CARRIÈRES ET PROFESSIONS- RECHERCHISTE-DOCUMENTALISTE La Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal, un organisme à but non-lucratif voué à la défense des droits des étudiants de l'Université de Montréal, est à la recherche d'un(e) recherchiste-documentaliste.Tâches: - Faire la recension de l'information disponible; - Mettre sur pied un support documentaire efficace; - Effectuer des recherches académiques pour le premier cycle et les cycles supérieurs; - Effectuer des recherches socio-politiques; - Faire de l'analyse de documents émanant de l'UdeM, des gouvernements et de la FEUQ; - Assurer une qualité élevée du français dans les documents produits par la Faécum.Qualités requises: - Avoir un diplôme de premier cycle; - Posséder une excellente maîtrise du français écrit et parlé; - Avoir de la facilité à travailler en équipe; - Avoir une grande disponibilité; - Avoir certaines connaissances du milieu universitaire.Salaire: 23 000 $ ou plus selon la formation et l’expérience.Date limite: Le 24 avril 1998 Envoyer votre curriculum vitae à: FAÉCUM Comité d'embauche 3200, Jean-Brillant Montréal, Québec, local B-1265 H3T1N8 Télécopieur: 343-7690 /-:-\ RECHERCHES EMPLOYÉS POUR L’INDUSTRIE DU TEXTILE Une entreprise néo-brunswickoise de tissage d'étiquettes utilisant des équipements informatisés de pointe a présentement des postes à pourvoir pour des opérateurs ou opératrices et des formateurs ou formatrices.Il existe des possibilités d'emploi à long terme.L’entreprise a besoin : - D’opérateurs ou opératrices et de formateurs ou formatrices d’expérience dans la fabrication d’étiquettes tissées avec une machine à lances.- D'opérateurs ou opératrices et de formateurs ou formatrices d’expérience dans le fonctionnement d’ourdissoirs.- D'opérateurs ou opératrices et de formateurs ou formatrices d'expérience dans l’entretien et la réparation de machines à tisser Vaupel Label (modèle EWM-80/170E).J.B.Woven Labels Ltd.est un employeur d'Edmundston, au Nouveau-Brunswick, souscrivant au principe de l’égalité d’accès à l’emploi et dont les installations fonctionnent sans interruption sept jours par semaine.Tous les candidats doivent pouvoir communiquer efficacement en français et en anglais.Une certaine connaissance du mandarin constitue un atout.Les candidats doivent être en mesure de prouver qu’ils possèdent des compétences dans l’industrie du textile et une certaine expérience en formation dans un environnement dynamique.Veuillez envoyer vos curriculum vitae à l'adresse suivante : 8, avenue Miller Edmundston (Nouveau-Brunswick) E3V 3K5 Télécopieur : (506) 737-9330 aniiawK*: mmmmmma/mm - mm ' mm\idupewmm («sewm- 80/170E) mm&m/mm • J.B.woven Labels L ltt*±«lfWEdmunston * 1SHS7X • • HSM ° 8, avenue Miller Edmundston (Nouveau-Brunswick) E3V 3K5 Télécopieur : (506) 737-9330 Eastern Ontario Health Unit Bureau de santé de l’est de l’Ontario ORTHOPHONISTES Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario est à la recherche de quatre (4) orthophonistes à temps plein.Les personnes choisies devront organiser et diriger les traitements orthophoniques pour la clientèle anglophone (2 postes) et francophone (2 postes) en plus de fournir les programmes éducatifs pour les enfants d’âge pré-scolaire à 5 ans.Les candidates doivent détenir une maîtrise en orthophonie d’une université reconnue et être éligible à devenir membre de l’Ordre des audiologistes et des orthophonistes de l’Ontario, en plus de posséder de l’expérience de travail avec les enfants et les parents.Ils/elles détiennent un permis de conduire valide et ont accès à une automobile.Une connaissance pratique des deux langues officielles est un atout.Nous offrons un salaire concurrentiel (38 000 $ à 45 000 $) et d’excellents avantages sociaux.Veuillez faire parvenir votre demande en toute confidentialité à l’adresse suivante : Service des ressources humaines BUREAU DE SANTÉ DE L'EST DE L'ONTARIO 1000, rue Pitt Cornwall (Ontario) K6J 5T1 Nous croyons à l'égalité d'accès à l'emploi.I Date de clôture: le 9 mai 1998 DIRECTEUR(trice) GÉNÉRAL(e) Appel de candidatures COLLÈGE DUROCHER SAINT-LAMBERT (Collège privé mixte d’enseignement secondaire) Le Collège: Institution confessionnelle de foi catholique.Il est solidement implanté sur la Rive-Sud depuis des générations.Il accueille dans ses deux pavillons près de 1900 élèves auxquels il offre une formation de culture générale par l’enrichissement des programmes réguliers et un développement personnalisé.Le Profil: Educateur(trice) et gestionnaire témoignant d’une solide formation et d’une expérience significative.Fait preuve d’un leadership engageant et maintient avec l’interne et l’externe des communications stimulantes.La Fonction: Sous l’autorité du Conseil d’administration, le(a) directeur(trice) général(e) planifie, organise, coordonne, contrôle les activités du Collège et s’assure de son développement.Entrée en fonction le 1er juillet 1998 Votre curriculum vitae doit parvenir sous pli confidentiel au plus tard le 23 avril 198 à 21h30 à l’adresse suivante: Collège Durocher Saint-Lambert C.P.67091, Succursale Lemoyne Saint-Lambert (Québec) J4R 2T8 PROFESSEUR-E SUBSTITUT Département d'études littéraires SÉMIOTIQUE LITTÉRAIRE ET LITTÉRATURE FRANÇAISE SOMMAIRE DE LA FONCTION • Enseignement et encadrement aux trois cycles d’études • Recherche dans le domaine • Services à la collectivité EXIGENCES • Doctorat en sémiologie, en études littéraires ou dans une discipline connexe • Publications récentes importantes et pertinentes à la définition du poste • Aptitudes pour l’administration et l’encadrement pédagogique • Expérience d’enseignement au premier cycle et aptitudes pour l’enseignement aux études supérieures en sémiotique littéraire et en littérature française • Engagement dans la recherche subventionnée et(ou) non subventionnée • Connaissance du corpus littéraire québécois • Maîtrise du français parlé et écrit DATE D'ENTRÉE EN FONCTION : I*1 août 1998 L’Université a adopté un programme d’accès à l'égalité en emploi pour les professeures et un programme d'équité en emploi pour les femmes, les membres des minorités visibles, les autochtones et les personnes handicapées.Conformément aux exigences relatives à l'immigration au Canada, ce poste est offert en priorité aux citoyens-nes canadiens-nes et aux résidents-es permanents-es.TRAITEMENT : Selon la convention collective SPUQ-UQAM Faites parvenir votre curriculum vitæ détaillé en français, daté et signé, incluant trois lettres de recommandation, avant le 7 mai 1998,17 h, a Mm* Michèle Nevert, directrice du département d'études littéraires, à l’adresse suivante : Université du Quebec à Montréal, C.P.8888, succursale Centre-ville, Montréal (Québec) H3C 3P8.Téléphone ; (514) 987-3000, poste 4288#; télécopieur : (514) 987-8218; Internet : http://www.rhu.uqam.ca UQÀM L'avenir est ici WÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊËÊÊMÊB&ZXv l .Z -:;,%mÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊ VICE-RECTEUR À L'ENSEIGNEMENT ET À LA RECHERCHE L'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) sollicite des candidatures pour le poste de vice-recteur à l'enseignement et à la recherche.L'Université du Québec à Chicoutimi est une université à vocation générale, membre du réseau de l'Université du Québec.Elle accueille plus de 6 300 étudiants et compte plus de 200 professeurs aux niveaux des 1*', 2* et 3* cycles.Elle compte huit départements (arts et lettres, mathématique et informatique, sciences appliquées, sciences fondamentales, sciences de l'éducation, sciences économiques et administratives, sciences humaines, sciences religieuses et d'éthique).Plusieurs groupes ou centres de recherche sont intégrés à l'Université et contribuent à mettre en évidence la qualité de ses chercheurs et de leurs équipes.Son budget normal de fonctionnement dépasse les 40 millions et les fonds externes de recherche dépassent les sept millions.FONCTION: Sous l'autorité du recteur, le vice-recteur à l'enseignement et à la recherche est responsable de l'organisation, du développement et de la coordination de l'enseignement et de la recherche à l'Université.De plus, il représente les fonctions d'enseignement et de recherche aux instances de l'Université et auprès des organismes externes.EXIGENCES: En plus de détenir un doctorat, les candidats doivent démontrer des qualités de leadership, une expérience des gestion éprouvée et un engagement envers l'excellence dans l'enseignement et dans la recherche.Conformément aux exigences des services canadiens de l'immigration, cette annonce s'adresse aux citoyens canadiens ou aux immigrants reçus.L'Université souscrit aux principes de l'équité en matière d'emploi.Les candidatures, accompagnées d'un curriculum vitae doivent parvenir avant 17 h, le 4 mai 1998, à l'attention de Me Martin Côté, Secrétaire général.«I Université du Québec à Chicoutimi Université du Québec à Chicoutimi 555, boulevard de l'Université Chicoutimi (Québec) G7H 2B1 Téléphone: (418) 545-5506 Télécopieur: (418) 545-5519 (c Sdl'Dir en éwritq-jc Pour réservation publicitaire, composez 985-3316 ou 1 -800-363-0305 ameri recessions y télécopieur 985-3390 L K I) K V OIK.L K M K R t' R K I» I I 5 AVRIL I il il 8 A .") JS ACTUALITES Mission d’observation au Chiapas Les expulsées blâment l’ambassade canadienne Julie Marquette et Sarah Baillargeon affirment avoir été traitées comme des criminelles par les autorités mexicaines qui les ont empêchées de voir un avocat Le Canada est prompt à l’action lorsqu’il s’agit d’accélérer le commerce avec le Mexique.Il se montre cependant trop lent, au gré de plusieurs organisations non gouvernementales canadiennes (dont Salut le monde!), lorsqu’il s’agit de réagir aux violations des droits de la personne dans ce pays.CLÉMENT T R l! DEL CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Hier, lors d’une conférence de presse donnée à Montréal, les deux Canadiennes expulsées du Chiapas, Julie Marquette et Sarah Baillargeon, qui étaient parrainées par l’organisme Salut le monde!, se sont plaintes de n’avoir pu à aucun moment rencontrer de représentant du Canada durant leur détention au Mexique.On a rappelé que Stanley Gooch, le nouvel ambassadeur canadien à Mexico, a affirmé le 27 février à des membres de la Commission civile internationale d’observation des droits humains que «le Mexique remplit les critères démocratiques exigés par le Canada».Pourtant, l’anthropologue Pierre Beaucage, de l’Université de Montréal, a soutenu qu’Otta-wa est bien au courant des violations des droits dans l’Etat du Chiapas.«Nous croisons de temps en temps ses émissaires» sur le terrain, dit-il.Selon lui, les rapports qui parviennent à l’ambassade canadienne à Mexico sont archivés quelque part aux Affaires étrangères qui, elles, préfèrent répondre aux préoccupations exprimées par les ONG en affirmant que «le tout est référé au bureau du premier ministre».Résultat, selon Julie Marquette: «on s’explique mal» que l’ambassade canadienne ait pour ainsi dire été «absente» lorsqu’elle et sa collègue Sarah Baillargeon avaient à tout prix besoin qu’on s’occupe d’elles.L’organisme Salut le monde!, qui parraine les deux observatrices, demande au Canada d’aller au delà du fait de «poser des questions» aux autorités mexicaines et d'«exiger» plutôt que se tienne une discussion sur les violations des droits humains au Mexique.Pas de recours à un avocat les deux jeunes filles se sont également plaintes d’avoir été traitées «comme des criminelles» par les autorités mexicaines, alors quelles étaient invitées à agir comme observatrices à la demande du Centre des droits humains Fray Bartolomé de las Casas, qui relève de l’archevêché de San Cristobal.En aucun moment, elles n’ont pu joindre un avocat.Elles ont également dû dormir sur le plancher de l’endroit où elles étaient détenues.Durant leur séjour au Mexique, les deux femmes ont constaté que plusieurs déplacés du Mexique, poussés par la peur à fuir leur communauté d’origine, vivaient dans des conditions insupportables, soit sans eau, sans nourriture et sans accès à des soins de santé.L’arrestation des deux femmes, avec dix autres observateurs étrangers et huit Mexicains, est survenue quelque temps après que les autochtones de la région de Taniper-las, dans le Chiapas, eurent décrété la municipalité autonome de Ricardo Flores Magôn, du nom d’un héros de la révolution de 1910.Quelque 800 soldats de l’armée fédérale mexicaine ont, dans les heures qui ont suivi, envahi la communauté, expulsant, de gré ou de force, les observateurs.Les deux femmes ont nié les allégations du gouvernement mexicain qui accuse les observateurs étrangers de s’impliquer dans la politique interne.«Ce n ’est pas notre mandat», a dit Julie.Elles soutiennent cependant que les missions d’observation sont indispensables au respect des droits humains au Mexique.En leur absence, soutiennent-elles, ie gouvernement mexicain pourra s’adonner librement à la répression.Une pratique traditionnelle Selon Pierre Beaucage, les autochtones du Mexique jouissaient d’autonomie interne depuis le XVI' siècle, jusqu’à l’avènement de la Constitution actuelle qui nie l’existence de terres communautaires et de républiques indiennes.La Constitution mexicaine reconnaît trpis niveaux de gouvernement: la fédération, les Etats et les municipalités.Cependant, à ce jour, quelque 35 municipalités de l’Etat du Chiapas sont à l’image de cette nouvelle municipalité, contrôlées par des autochtones.Mais depuis trois semaines, le président du Mexique, Ernesto Zedillo, a mis en avant une politique d’intolérance envers l’autonomie interne, qui s’exprime notamment à travers l’envoi de 800 soldats pour contrôler la communauté de Taniperlas.Or les célébrations consacrant la création d’un conseil municipal dans la communauté de Taniperlas n’étaient pas violentes, soutiennent Julie Marquette et Sarah Baillargeon.Le pays fait présentement les frais d’une guerre civile «de basse intensité», disent-elles.Le gouvernement «divise pour régner» en armant des paysans pour le compte de groupes paramilitaires contre l’année révolutionnaire zapatiste.Selon les données de la Commission civile internationale d’observation des droits humains au Chiapas, 66,7 % de la population de cet Etat souffre de malnutrition, 56 % des habitants n’ont pas l’eau courante, et 67 % n’ont pas l’électricité.Ce sont les autochtones qui sont les plus touchés par cette marginalisation.Il y a aussi contraste entre l’attitude du Canada et celle de l’Espagne vis-à-vis des ressortissants impliqués dans cette crise.Ix1 consul honoraire espagnol au Chiapas, Manuel Pardo, a accompagné les quatre Espagnoles frappées d’un ordre d’expulsion (sans droit de remettre les pieds au Mexique) cinq heures durant, et l’ambassadeur espagnol José Ignacio Carbajal «s'est intéressé au dossier et s’est entretenu au téléphone» avec elles.Durant leur séjour, les deux femmes ont constaté que plusieurs déplacés du Mexique vivaient dans des conditions insupportables ¦ JACQUES NADEAU LE DEVOIR Expulsées manu militari du Mexique où elles prenaient part à une mission d’observation dans la région du Chiapas, Julie Marquette et Sarah Baillargeon ont rencontré la presse à Montréal hier.La pénurie d’infirmières inquiète Allan Rock Les infirmières ont été démoralisées par les changements survenus dans la santé, reconnaît le ministre PRESSE CANADIENNE Calgary — Le fait que certains médecins quittent le pays pour aller exercer leur profession ailleurs n’inquiète pas tellement le ministre fédéral de la Santé, qui se dit plus préoccupé par la pénurie d’infirmières.«Nous devons nous efforcer de garder nos infirmières au Canada et de regagner leur confiance», a déclaré hier le ministre Allan Rock.«Je crois que les infirmières ont été démoralisées parles changements survenus dans le domaine de la santé.» Le ministre Rock réagissait à une étude parue dans le Journal de l'Association médicale canadienne, qui prévoyait une pénurie de médecins pour cause de retraite, de décès ou d’émigration.L’article précisait que pour pouvoir offrir un nombre suffisant de médecins à la population, les facultés de médecine du pays devaient produire chaque année environ 2000 nouveaux diplômés mais qu’elles n’avaient accueilli l’an dernier que 1500 candidats, dont 10 à 15 % risquent d’émigrer.«Je sais qu’un certain nombre de médecins quittent le Canada chaque année, mais il y en a à peu près autant qui reviennent», dit le ministre.«Je ne crois pas que ces départs provoquent une pénurie», ajoute-t-il, précisant que le nombre des inscriptions est encore élevé dans Allan Rock les facultés de médecine.Le ministre de la Santé était à Calgary pour annoncer qu’une subvention de 11 millions de dollars serait accordée à l'Alberta pour lui permettre d’améliorer ses soins de santé.Au total, une somme de 120 millions sera distribuée dans tout le pays, a fait savoir M.Rock.Les infirmières ont semblé encouragées par les remarques du ministre.L’Association des infirmières et infirmiers du Canada lui avait fait savoir récemment que d’ici l’an 2011, il manquerait de 59 000 à 113 000 infirmières et infirmiers au Canada.Il y en a actuellement environ 264 000.Médecins mécontents Les médecins n’étaient toutefois pas du même avis, et ils ont manifesté leur indignation lors d’une conférence de presse donnée au même moment à quelques rues de là.«Je ne suis absolument pas d’accord quand on dit que les médecins ne vivent pas la même situation que les infirmières», a déclaré le D' Bill Anderson, président de l'Association médicale de l’Alberta.Ix‘s médecins et les infirmières de tout le pays ont subi les mêmes compressions gouvernementales, et les deux professions se sentent marginalisées et sous-estimées, dit-il.Les médecins de l’Alberta, qui sont déçus des négociations entreprises avec la province au sujet de leurs honoraires, menacent de facturer directement les patients, de se retirer des comités d’hôpitaux et de fermer leur bureau pendant une journée.Deux Canadiens emprisonnés au Brésil Ottawa estime avoir tout fait pour Lamont et Spencer JIM BROWN PRESSE CANADIENNE Ottawa — Après avoir tenté pendant des années de ramener au Canada Christine Lamont et David Spencer, deux Canadiens incarcérés au Brésil pour enlèvement, le gouvernement fédéral semble être à court de solutions politiques et diplomatiques.Il semble aussi être à bout de patience, non pas avec le gouvernement brésilien, mais avec les deux prisonniers pour qui Ottawa estime avoir tout fait.Les deux Canadiens, qui purgent depuis huit ans une peine de 28 ans d’emprisonnement pour enlèvement, clament qu’ils sont des prisonniers politiques et veulent être libérés sans condition.Ils refusent les conditions du traité en vertu duquel ils devraient continuer de purger leur peine dans une prison canadienne, mais pourraient bénéficier d une libération conditionnelle hâtive.Ils ont entrepris dimanche une greve de la faim.«Je ne sais pas ce que nous pouvons faire de plus», a dit hier Debra Brown, porte-parole du ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy.Selon d’autres sources gouvernementales, le premier ministre Jean Chrétien n’interviendra probablement pas en faveur de Lamont et de Spencer auprès du président brésilien Fernando Henrique Cardoso, qu'il doit rencontrer plus tard cette semaine en marge du Sommet des Amériques, à Santiago du Chili.Ottawa pensait avoir récolté les fruits de sa patiente diplomatie quand le président Cardoso a indiqué il y a deux jours qu’il était prêt à signer un traité permettant l’échange de détenus, et du coup, le retour de Lamont et de Spencer au pays.Christine Lamont est originaire de Langley, en Colombie-Britannique, tandis que David Spencer est né à Moncton, au Nouveau-Brunswick.Le premier ministre Chrétien a personnellement pris fait et cause en leur faveur lors de précédentes rencontres avec le président Cardoso mais, selon un haut responsable fédérai, il ne le refera probablement pas, compte tenu des circonstances.«Le gouvernement brésilien a fait un geste, a déclaré le responsable fédéral qui a requis l’anonymat.Nous estimons que c'est au tour de Lamont et de Spencer de bouger.» Le ministre Axworthy a pressé les familles des deux détenus de leur faire entendre raison.Vingt Tsiganes tchèques obtiennent l’asile politique au Canada Ottawa (AFP) — Le Canada a reconnu comme réfugiés 20 membres d’une famille de Romanichels tchèques qui avaient demandé l'asile politique dans ce pays 1 an dernier, ce qui constitue une première, a affirmé hier leur avocat, George Kubes.Un ijorte-parole de la Commission canadienne du statut du réfugié, John Cottreau, a confirmé que 20 ressortis-sants de République tchèque avaient obtenu 1 asile poli-tique la semaine dernière mais a refusé de fournir plus de détails.Cette décision jxisitive devrait permettre à d’autres Tsiganes tchèques arrivés au Canada l’an dernier d’être reconnus comme réfugiés, a déclaré M.Kubes.Les Romanichels qui ont obtenu l’asile sont Gejza Horvath, son épouse Maria Horvathova, tous deux âgés de 56 ans, leurs trois fils et leurs épouses, ainsi que douze enfants, selon M.Kubes.Le tribunal administratif qui a entendu leur cause en janvier dernier à Toronto a jugé qu’ils avaient un motif raisonnable de croire qu’ils seraient persécutés s’ils étaient renvoyés dans leur pays d'origine, en raison de leur race, a indiqué 1’avocaL C o n O U JOURNÉE MONDIALE DU LIVRE 19 9 8 Courez la chance de vous envoler pour BARCELONE 1er PRIX air CANADA V ‘‘il " L-.^Acc\v.W’0^.En collaboration: /y -«SS* ¦n.Un voyage d'une valeur de 3 750’ pour 2 personnes à BARCELONE, d’une durée de 1 semaine, y compris le transport en avion et l’hébergement.2F PRIX Une reliure d’art du livre de votre choix d’une valeur de 200s, offerte par Les Ateliers de la Tranche file en collaboration avec Radio-Canada dans le cadre de l’émission Samedi et rien d'autre, diffusée sur les ondes de la radio de Radio-Canada de * • 7h à midi tous les samedis matins.! 4 • fm Afin de se qualifier pour le tirage, les participants doivent remplir le bon de participation et répondre à la question.L bon de participation devra être déposé chez un libraire panicipant avant le 23 avril 1998 à 23h, Tirage: le samedi 9 mai 1998 H, •3§f> Radio-Canada ASSOCIATION I NATIONAL I SSMX I AT ION DES LIBRAIRES Dl Ot'ÉBEC Ife Question: sur le conseil de votre libraire, quel a été le dernier titre acheté?Réponse Nom Adresse Ville Code postal Téléphone (bur.) (rés.) (téléc.) ii-similes soin acceptes*- pas les photocopies.Les participants doivent avoir 18 ans et plus, ¦glemenis du concours sont disponibles à l’Association L V.I) E V 0 1 R , I.E M E R ( R E l> 5 A V RII.I !) !l S EDITORIAL Le droit à l’image Michel Ve n ne Le jugement de la Cour suprême, qui reconnaît le droit à l’image comme un droit protégé et que doivent respecter les médias lorsqu’ils publient la photographie d’une personne, laisse aux photographes une marge de manœuvre encore immense.Il leur revient de l’utiliser dans les limites de leurs propres règles déontologiques.Le péril pour la liberté de presse n’est pas aussi grave que le prétendent ceux qui ont dénoncé ce jugement.J eudi dernier, le plus haut tribunal au pays a confirmé les jugements de la Cour du Québec et de la Cour d’appel du Québec donnant raison à une jeune femme qui prétendait avoir souffert d’un préjudice par la publication d’un cliché pris d’elle-même par le photographe Gilbert Dudos, rue Sainte-Catherine à Montréal, et paru à son insu dans le magazine Vice-Versa.Pascale Claude Aubry était isolée sur l’image.Elle était le sujet principal de la photographie.Elle ne faisait rien de particulier.Elle recevra 2000 $ en dommages.Le montant a son importance.Les juges de la Cour suprême l’ont d’ailleurs fait remarquer.Les dommages «semblent élevés», écrivent-ils, surtout que le juge de première instance s’est mépris quant à l’importance de la diffusion de la revue.La Cour suprême soutient qu’un juge ne devrait pas imputer un dommage du seul fait de la diffusion fautive de la photographie.Le préjudice doit être démontré.Ces considérations, si elles ne changent rien à la décision finale, sont tout de même une invitation aux juges de première instance de traiter ce genre d’affaire avec modération.En deux mots, poursuivre un photographe ne rendra jamais personne millionnaire.Qu’on se le dise.Cela devrait réduire considérablement l’attrait pour des procédures judiciaires pour des raisons frivoles.Les premières réactions à ce jugement dans la communauté journalistique ont été sévères.Pourtant, les exemples d’atteinte à la liberté de presse invoqués à l’appui de ces critiques étaient assez peu convaincants.Va-t-on s’émouvoir du fait qu’il serait dorénavant plus difficile pour un journal de publier la photographie de quelques jeunes gens attablés à une terrasse de la rue Saint-Denis au printemps?Soyons sérieux.D’abord, il y a des sujets plus graves, on en conviendra.Et ensuite, le jugement n’interdit pas la publication de photographies de ce genre et ne requiert pas non plus de la part du photographe qu’il fasse signer un formulaire de consentement par chacun des personnages.Le jugement est plus nuancé qu’il n’y paraît.Et il préserve une marge de manœuvre encore immense aux photographes de presse.La cour mentionne plusieurs circonstances dans lesquelles le droit à l’information prime sur le droit à la vie privée.Cela tient au fait que les attentes raisonnables de vie privée sont réduites dans certaines circonstances qui se rapportent à l’intérêt public.Il faut, dit le tribunal, que l’intérêt du public à prendre connaissance d’une photographie soit dominant par rapport au droit à la vie privée reconnu par la Charte.Bien sûr, c’est le cas de la plupart des activités des personnages connus, les artistes, les politiciens, mais aussi celui de simples citoyens mêlés à des affaires qui relèvent du domaine public, comme un procès.Le photographe est exonéré de responsabilité également, dit la cour, lorsqu’un particulier se trouve accidentellement et accessoirement dans la photographie, comme quelqu’un se trouvant dans une foule La Cour suprême n impose pas une censure, elle invite les médias à respecter leur propre éthique.lors d'un événement sportif ou une manifestation.Une personne ne peut revenir contre un photographe non plus si elle se trouve de façon accessoire dans la photographie d’un lieu public, précise la cour, et ce, même s’il est techniquement possible de l’identifier.La cour ne définit pas ce qu’est l’intérêt public.11 y a lieu de s’en réjouir.En soi, cela constitue une victoire pour la liberté de presse.La cour laisse aux journalistes et aux photographes la responsabilité d’en juger chaque jour.Le Guide de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) fait de l’intérêt public, sans pour autant le définir, l’élément le plus déterminant de l’acte journalistique.«Les journalistes, dit le guide, privilégieront le droit à l’information [par rapport à la vie privée] lorsque les faits privés présentent un intérêt public plutôt que de relever de la simple curiosité publique.» La Cour suprême ne fait-elle pas, au fond, que rappeler aux photographes de presse ce principe énoncé dans leur propre guide déontologique?Si l’intérêt public n’est pas manifeste, le photographe doit obtenir le consentement de la personne qui figure sur la photographie pour la publier.Certains professionnels ont poussé les hauts cris.Comment cela est-il possible de faire signer à chaque personne croquée sur le vif un formulaire de consentement?La cour ne va pas jusque-là.Elle précise que ce consentement peut être «exprès ou tacite».En d’autres termes, le consentement ne doit pas forcément être écrit.11 peut avoir été exprimé tacitement.Ainsi, pour reprendre l’exemple de la terrasse au printemps, ne peut-on pas présumer que des personnes qui lèvent leur verre devant la lentille d’un photographe de presse, affublé de sa veste à poches multiples, d’une casquette aux couleurs de son journal et alourdi par le poids des quatre appareils qui lui pendent au cou, ont tacitement consenti à ce que leur photo soit publiée le lendemain dans un journal?Parions d’ailleurs qu’ils se précipiteraient pour l’acheter.Même chose pour un fan qui, monté sur les épaules d’un ami, pleure son admiration devant Céline Dion qui clôt son spectacle devant 15 000 spectateurs, s’extirpant volontairement de la foule, se rendant visible à tous, lors d’un événement public et largement médiatisé.Outre ces circonstances dans lesquelles un photographe peut présumer du consentement tacite des personnages, il y a celles où un photographe devrait, dorénavant, demander à une personne assise sur un banc de parc ou tondant sa pelouse, si elle s’oppose à la publication de son portrait dans la gazette locale.N’est-ce pas la moindre des choses?D’ailleurs, la FPJQ reconnaît encore une fois dans son guide déontologique que, sauf dans des situations exceptionnelles, les journalistes ne doivent pas utiliser de procédés clandestins comme les caméras cachées.Le guide précise en sus que «les journalistes doivent informer les sources d’information peu familières avec la presse que leurs propos peuvent être publiés et diffusés».Si cette directive vaut pour les propos, pourquoi ne vaudrait-elle pas pour l’image d’une personne?Acceptation globale C’est avec une attention soutenue que j’ai regardé le film Les Enfants du Refus global.Depuis déjà trois semaines, il m’habitait: par les articles de journaux, les entrevues à la radio et à la télç de Manon Barbeau, de Fernand Leduc et de Madeleine Arbour; j’ai aussi lu le manifeste et le livre Refus global et ses environs de A G.Bouras-sa et G.Lapointe.J’avais hâte de goûter à l’œuvre même; je n’ai pas été déçue et j’en suis sortie à la fois ébranlée et sereine.Je me suis reconnue spontanément dans plusieurs de ses aspects mais particulièrement dans son essence même.Les Enfants du Refus global parle du Québec, de notre histoire, de notre monde et on s’y identifie très facilement, on reconnaît là nos racines et dans le manifeste lui-même, l’annonce de notre évolution sociale et individuelle.Far ailleurs, le film parle aussi des besoins idéaux les plus fondamentaux de l’être humain: identité, sécurité, liberté, responsabilité, réalisation personnelle, citoyenneté, amour.et cela, dans le cadre de la relation parent-enfant qui est au cœur du film; Les Enfants du Refus global rejoint ainsi l’universel.Le constat est dur.Les faits sont là, immuables, incarnés par certains signataires et quelques-uns de leurs enfants, les conséquences implacables.Et pourtant, aucune accusation n’est portée et chacun, au lieu de s’apitoyer sur son sort ou sur celui des autres, assume son destin.Le ton du film, par la narration qu’en fait Manon Barbeau et par la parole que prennent les interviewés, est un ton de réconciliation.Car au delà des faits, il y a l’acceptation globale de ceux-ci et il y a le pardon: le pardon qui n’oublie pas mais LETTRES -?- qui aime.Ce pardon confère au film la beauté, taillée dans la pierre en même temps qu’empreinte de sérénité.Merci, Manon Barbeau.Ce film, tout en nous plongeant dans nos racines, nous en libère.Il teinte de douceur notre condition d’enfant et notre rôle de parent.Andrée Michaud lorraine, 4 avril 1998 L’art brut.À la suite de l’article de Use Bisson-nette publié dans Le Devoir des samedi 28 et dimanche 29 mars 1998, je me permets de lui faire parvenir des photocopies de photos des immeubles que nous avons proposés à la FA-TABQ lors d’une rencontre citée par Robert Cadotte et qu’elle cite elle-même dans son article.Le président du conseil d’administration et moi-même, comme directeur général du CLSC Hochelaga-Maison-neuve, avons rencontré le président et la directrice générale de la FATABQ pour leur proposer des solutions alternatives afin de les loger dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.Contrairement à la prétention de Mme Bissonnette, oui, nous croyons que «l’art des fous», c’est-à-dire l’art brut, peut se permettre de loger dans des édifices tout à fait convenables et qui sont dignes de s’appeler musées.La proposition sur la table était de loger le musée dans l’ancienne Banque Molson devenue une succursale de la Banque de Montréal.De plus, nous avons offert l’édifice actuel du siège social du CLSC Hochelaga-Maisonneuve afin d’y exercer les activités d’ateliers.On remarque sur les diverses photos que cet édifice n'a pas l’allure d’une institution mais bien d’un édifice majestueux construit en belles pierres et situé à proximité de l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus, elle-même souvent qualifiée de cathédrale de l’Est et où l’on trouve les plus belles orgues de Montréal.En tant que directeur général du CLSC Hochelaga-Maisonneuve, j’affirme que jamais les malades mentaux n’ont fait l’objet de discrimination au CLSC Hochelaga-Maisonneuve, qu’un nombre très important de ces personnes reçoivent chez nous des services, que nous avons dans le passé logé les services de psychiatrie de l’hôpital Louis-H.LaFontaine et qu’ac tuellement, nous travaillons à relocaliser ces services à l’intérieur du nouvel édifice du CLSC que nous sommes à planifier.Nous y accueillerons les fous» aussi dignement que nous le ferons pour toute autre personne.Paul Leguerrier Directeur général CLSC Hochelaga-Maisonneuve Montréal, 2 avril 1998 .sans les artistes Où aurais-je écrit, de près ou de loin, que les malades mentaux auraient fait l’objet de discrimination au CLSC Hochelaga-Maisonneuve?lettre de son directeur confirme toutefois ce que j’écrivais: les promoteurs du projet de l’Atelier d’histoire Hochelaga-Maisonneuve, auxquels j’apprends que M.I^eguerrier se sent lié, consentiraient à exposer dignement l’art brut mais tiennent à reléguer les patients psychiatriques qui le produisent hors les lieux, et souhaitent les voir retourner dans le réseau de la santé.Il m’est complètement indifférent que le CLSC en question soit «majestueux» ou pas, le symbole parle pour lui-même.Lise Bissonnette CAkTiAu DE £AP-îfÇ Mo&p-idUANDAB / V, W & '5M m uo \l L’insoutenable légèreté de la nostalgie « «L’éternel retour est une idée mystérieuse.» — Milan Kundera / était si courageux et je l'aimais.» C’est en ces termes que Melissa, la douce et talentueuse fille de Nick Auf der Maur, lui faisait ses adieux, lundi, au cœur de la basilique Saint-Patrick.Courageux parce que cet homme, pour qui l’épithète de «bon vivant» était un euphémisme (!), a su combattre un cancer ravageur tout en l’acceptant avec philosophie.Les lecteurs du quotidien The Gazette ont d’ailleurs pu suivre dans ses chroniques le journal intime d’une lutte prenant fin abruptement à l’âge de 55 ans.En démystifiant cette maladie, il aura sûrement aidé de nombreux patients et leurs familles.Un bel acte de générosité qui nécessitait une totale mise à nu du corps et de l’âme.Un bel acte de générosité qui confirmait la fugacité du premier et la transcendance de la seconde.Mais Nick était plus encore.Bien plus.Depuis son décès, on aura rappelé son titanesque appétit pour les bonnes choses de la vie, Nick ayant été ce que j’appelle un idéologue de l’hédonisme (la seule idéologie dont il n’ait jamais dévié!).Mais il était aussi un des rares Montréalais de sa génération à avoir traversé si souvent et aisément la frontière qui séparait, et sépare encore jusqu’à un certain point, nos «deux solitudes».Suisse d’origine et anglophone d’adoption, Nick aimait frayer dans toutes les eaux et non seulement dans les siennes.Au fil des ans, ses amitiés se sont construites chez les anglos, les francos, les juifs, etc.Dans les années 60 et 70, alors que le nationalisme québécois était «exotique», Nick s’est même amusé à flirter légèrement de ce côté de la clôture.Mais comme beaucoup d’autres Anglo-Montréalais d’obédience «progressiste», il s’en est éloigné peu à peu.Cet éloignement — qui ne s’est jamais traduit par une hostilité hargneuse à la sauce galganovienne —, n’a rien changé à ses amitiés francophones ni altéré son respect pour ses compatriotes.L’homme aimait provo- J o s é e L e g a n 11 quer, mais sans jamais hair.Au sortir de ses funérailles, l’ancien maire de Montréal, Jean Doré, disait que Nick «incarnait l’esprit de Montréal».Ce que les médias ont tous repris d’une manière ou d’une autre.Le fait est qu’il incarnait une partie de cet esprit.A moins qu’il n’ait tout simplement incarné un Montréal utopique, tel que rêvé après coup par l'imaginaire de la nostalgie.En traversant la frontière des «deux solitudes», en assumant sa vie nocturne et ses nombreuses heures passées dans les bars à discourir et à boire, Nick incarnait ce Montréal mythique d’avant la Révolution tranquille.Un Montréal n’ayant jamais vraiment existé que dans des cercles restreints et que certains milieux anglophones représentent aujourd’hui comme la règle, alors qu’en réalité, c’était l’exception.Un Montréal mythique où les solitudes se seraient tout à coup fondues l’une dans l’autre — comme Nick avait su si bien le faire —, alors que le réel était tout autre.Un Montréal mythique où le night life était roi, alors que des milliers d’ouvriers, francos, anglos et de toutes origines, y étaient en même temps effrontément exploités.Un Montréal mythique où les deux langues coexistaient dans l’harmonie et le respect mutuel alors qu’encore une fois, la réalité était définitivement autre.Un Montréal que les jeunes anglophones d’aujourd’hui, plus bilingues et ouverts, œuvrent à faire et non simplement à rêver.D’ailleurs, il est intéressant de noter que les jours ayant suivi le décès de Nick se sont rapidement transformés en un événement communautaire majeur chez les Anglo-Montréalais.The Gazette lui a consacré de nombreux articles et hommages, la station de radio CJAD a retransmis ses funérailles en direct Ces dernières ont d’ailleurs été l’occasion d’une grande réunion de famille — surtout, quoique non exclusivement — anglo-montréalaise.C’est là le côté franchement sympathique des solidarités communautaires.Mais c’est aussi une manière, peut-être un peu subconsciente, d’affirmer leur présence en des temps politiques volatils mais où nombre d’entre eux se sentent revigorés par l’arrivée de Jean Charest.Un mélange de nostalgie rêveuse, d’un présent moins difficile à vivre qu’il y a un mois et d’un avenir qu’ils espèrent plus proche de leur propre vision des choses.Tout cela flottait un peu dans l’air.«La nostalgie n'est plus ce qu’elle était», écrivait Simone Signoret.Mais elle semble encore alive and well.Une nostalgie de ce que Montréal n’a jamais vraiment été et que certains espèrent encore qu’elle devienne un jour.Un rêve qu’on retrouve dans les paroles d’un homme qui, à l’extérieur de la basilique, déclarait à un journaliste de The Gazette: «Peut-être que Nick est comme un phénix qui renaît de ce qui pourrait se passer à Montréal dans les prochaines années.» Une phrase donnant l’impression de faire référence au contexte politique chambardé par une victoire possible des libéraux aux prochaines élections.Une phrase qui reflète le sentiment actuel de nombreux Anglo-Montréalais, le retour d’un optimisme qu’ils n’avaient pas ressenti depuis longtemps.Nick, par contre, n’était ni un rêve ni une utopie, et encore moins la nostalgie incarnée.Il était «bien vivant de son vivant», comme disait ma grand-mère, un être dont la vie est demeurée exceptionnelle dans un environnement montréalais néanmoins fort différent de ce qu’il était Cette vie, on ne peut plus réelle, laissera sa marque.Ça, c’est certain! Et c’est tant mieux! Cela dit, l’insoutenable légèreté de la nostalgie n’arrivera jamais à la cheville de la vraie vie de Nick.Une vie profondément ancrée dans la réalité, malgré ses nombreux voyages éthyliques au comptoir de certains bars de la rue Crescent! Mais son Montréal était le sien propre et non le Montréal réel.Le souvenir de Nick, quant à lui, est bien concret, bien solide, autant pour ses proches que pour ceux qui, comme moi, ne l’ont croisé qu’une ou deux fois mais qui ont l’impression de l’avoir connu en lisant ses chroniques pendant de nombreuses années.Et sa force — la force de la réalité de sa vie — ne pourra que transcender la légèreté évanescente de la nostalgie d’un Montréal plus ou moins imaginaire.A P R 0 P 0 S .du système hospitalier allemand Il y a en Allemagne des hôpitaux publics, privés à but non lucratif et privés à but lucratif.Les hôpitaux généraux appartiennent au secteur public ou privé à but non lucratif majoritairement (ce secteur est très largement planifié).Les hôpitaux de convalescence ou de réadaptation (Vorsor-ge oder Rehabilitations einrichtungen) sont, pour la plupart, privés.Les hôpitaux assurent les soins de courte durée en médecine, chirurgie et obstétrique comme en psychiatrie.Dans les centres de convalescence, les disciplines sont les mêmes, mais avec des durées de séjour nettement plus longues, en moyenne.La séparation des prises en charge entre les deux catégories d’établissements n’est pas nette en pratique, bien que la loi stipule des séparations très exactes et détaillées.Les médecins et les personnels non médicaux sont des salariés à temps plein ou temps partiel, lœs personnels en formation ne sont pas comptés comme personnel hospitalier.Indicateurs sociosanitaires, ouvrage édité sous l’égide de la Commission permanente franco-québécoise, 1998.LE DEVOIR FONDÉ PAR E If R I BODRASSA LE 10 JANVIER 0 Directrice LISE BISSONNETTE R é d a c t o ii r c ii chef II E R N A B I) I) E S C 0 T E A U X Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TH OU IN Directeur de (’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAY0UETTE, NORMAND THERIAULT Rédacteurs en chef adjoints JEAN ROBERT SANSFAÇON, ROLAND-YVES CARIGNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ 20 50, rue de Bleury, 0 e étage, Montréal (Québec) H 3 A 3M0.T é 1.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS M K I) K V DIR, I.K M K It ( It K I» I A V It I I.I II !l S A 7 IDEES La vraie question soulevée par la sortie de Raymond Cloutier Montréal, métropole culturelle ?Se pourrait-il que cette tempête dans notre verre d’eau théâtral soit le signe d’un malaise quant à la place de Montréal dans le système culturel québécois ?DANIEL LATOUCHE L'auteur est professeur titulaire à l'INRS-Urbanisation où il est responsable du Groupe de recherche et de prospective sur les nouveaux territoires urbains (Culture et Ville).e n’est pas faire insulte aux nombreux talents de Raymond Cloutier que de suggérer que les réactions au texte qu’il faisait récemment paraître dans Le Devoir («Le théâtre québécois est dans un cul-de-sac», 7 mars 1998, page A 11) ont été dans l’ensemble plus «intéressantes» et certainement plus «théâtrales» que le texte lui-méme.Ne voulant pas subir le même sort, je m’empresse donc de faire connaître immédiatement mes couleurs: le théâtre montréalais est le meilleur du monde, nos comédiens sont les meilleurs de la planète (sauf Cloutier évidemment), nos politiques du théâtre sont extraordinaires, notre public aussi.Les décors?Formidables, les décors.Les salaires aussi.Tout le monde est heureux.Ne changeons surtout rien.Le néolibéralisme?Quelle horreur! Un doute subsiste dans votre esprit?J’ajouterai que je suis contre la réduction de l’offre théâtrale, pour l’augmentation du nombre de pièces, contre la privatisation des moyens de production (artistique), pour les subventions, contre les critères quantitatifs, le mercantilisme, le populisme et tous les ismes que je ne connais pas.Bref, je suis de gauche, progressiste, social-démocrate et en faveur des services publics.Et s’il est vrai que je n’apprécie guère les pièces où je suis la seule personne à ne rien comprendre, je persiste aussi à ne pas fréquenter les théâtres d’été (désolé, Raymond).Qu’un de nos bons comédiens en soit arrivé à se faire traiter de «ruetir-dans-les-brancards-professionnel»— c’est ainsi que je l’ai entendu décrire — parce qu’il avait suggéré d’augmenter le public du théâtre afin de mieux faire vivre ceux qui y travaillent témoigne de la grande facilité avec laquelle on peut passer pour «révolutionnaire» dans cette société.C’est presque insultant pour les vrais professionnels de la provocation.Raymond Cloutier trouve qu’il manque des «morceaux» dans l’univers du théâtre à Montréal.Il a fait quelques suggestions en ce sens.S’il a des torts, c’est de n’être pas allé assez loin.Il nous faut plus de théâtre à Montréal, du théâtre en anglais, du théâtre l’été et du théâtre d’été, du théâtre de répertoire, un théâtre national, du théâtre à la télévision, du théâtre de cirque et de variétés, du théâtre politique, du vaudeville, du théâtre musical.Sa pauvre petite suggestion d'avoir aussi du «théâtre plus longtemps» n’est qu’une suggestion parmi d’autre.Ah! oui, j’oubliais: il faudrait aussi du jeune théâtre, du théâtre de Québec et de Rimouski, du théâtre privé et du théâtre subventionné.Pour ce qui est du théâtre religieux, je ne suis pas certain.Le signe d’un malaise Cela étant dit, il est évident que la violence des réactions à une proposition aussi innocente, celle d’augmenter la durée de vie des pièces qui rencontrent un succès auprès du public, cache quelque chose.Mais quoi?De l’inquiétude?Sans doute.Une certaine dose de corporatisme?Probablement, encore que l’on est toujours le corporatiste de quelqu’un.De l’élitisme et de l'hermétique?Je ne le crois pas.Avons-nous même des élites culturelles au Québec?Un mépris de soi et de tout ce qui est québécois sous prétexte que c'est mieux à Ottawa, à Paris, à New York ou à Avignon?Tiens, c’est drôle, mais celle-là n’est pas sortie.Si quelqu’un — je ne le lui recommande pas—y allait de suggestions parallèles à celles de M.Cloutier mais pour les galeries, les musées, la musique ou la danse, il est probable qu’il susciterait des réactions similaires de la part de ses Rémy Girard et Normand Chouinard dans le Don Quichotte de Cervantes à l’affiche du TNM ROLAND LORF.NTE collègues.Après tout, ne vivons-nous pas dans une société où l’on s’invente des guerres de religion à propos du site de la prochaine bibliothèque ou de la féminisation des titres?Se pourrait-il alors que cette tempête dans notre verre d’eau théâtral soit le signe d’un malaise, réel et anticipé, quant à la place de Montréal dans le système culturel québécois?Se pourrait-il que le «gros nerf» titillé par Cloutier soit celui de la place et du rôle de Montréal comme métropole ou capitale culturelle du Québec?C’est la diversité et la permanence de l’offre culturelle qui font d’une ville une métropole culturelle et pas seulement la frénésie avec laquelle les événements tournent et se succèdent (encore que ce critère soit lui aussi fort important).Sans cette diversité et cette permanence, une ville ne peut espérer rayonner.Or le rayonnement est au cœur même du projet de capitale culturelle.Le moins que l’on puisse dire, c’est que la vie culturelle montréalaise a de la difficulté à rayonner (attention: rayonner ne veut pas dire exporter).Grâce à la présence à Montréal des grands médias et d’une expertise hors du commun en matière de «mise en scène», nous sommes devenus les champions toutes catégories de l’empaquetage et de la vitrine.Pendant des années — grosso modo la période de la Révolution tranquille —, Montréal a servi de relais aux transformations survenues dans l’univers culturel québécois.Ce n’est pas tant que notre littérature, nos arts visuels, notre chanson ou notre théâtre s’étaient urbanisés et encore moins «montréalisés», mais plutôt que nous avons su utiliser Montréal comme tremplin vers l’extérieur.Aujourd’hui, le cinéma québécois a toutes les difficultés du monde à retrouver sa place, mais on ne compte plus le nombre de films qui se tournent à Montréal.Il semble que la planète au complet vient de découvrir que Montréal pouvait constituer un magnifique plateau de tournage.C’est la diversité et la permanence de l’offre culturelle qui font d’une ville une métropole culturelle Le poids de Montréal Évidemment, Montréal continue de peser d’un poids extrêmement lourd dans la création et la production culturelles québécoises.Le contraire serait surprenant et désolant.Avec 20 % de la population française, la grande région parisienne (Ile-de-France) regroupe plus de 70 % de tous les comédiens du pays.Lorsqu’on connaît les efforts surhumains faits par la France pour implanter un théâtre de qualité partout en province, on demeure surpris par la faiblesse des effectifs de l’extérieur de Paris.Bien plus, 15 % des comédiens français sont nés à l’étranger et 7 % n’ont pas la nationalité française.Et dire que Paris, surtout le théâtre, a la réputation d’être tournée sur elle-même! Nous n’avons pas de chiffres à ce sujet — et c’est d’ailleurs un problème —, mais je serais surpris si on me disait que le produit culturel montréalais voyage bien et que Montréal constitue un pôle d’attraction culturelle puissant pour les touristes qui y séjournent.Pour de nombreux acteurs et participants à l’effervescence culturelle montréalaise, il suffit d’être «gros» pour rayonner et jouer ce rôle de capitale culturelle sans lequel c’est toute la culture québécoise et la culture pu Québec qui risquent de prendre le bord.A l’heure des métropoles et de la mondialisation, les peuples et leurs cultures ne pourront survivre que si leur propre métropole culturelle joue pleinement son rôle.Ce que j’ai retenu de la sortie de Raymond Cloutier, c’est la nécessité pour une ville comme Montréal de laisser suffisamment de temps à sa production théâtrale pour qu’elle puisse s’installer et ainsi contribuer à l’émergence d’une véritable signature culturelle montréalaise.Il y a des pièces qui ne pourront jamais voyager à l’extérieur de Montréal et je n’ai pas l’impression que les gens de Chicoutimi ou de Gaspé en font tout un dra- me.Par contre, peut-être aimerait-il profiter d'un séjoii à Montréal pour y assister.Cela marche pour le Festiva __ de jazz; je ne vois pas pourquoi cela ne marcherait pas*ÿ pour le théâtre.?3r Stratégie culturelle Ce débat, comme d’ailleurs celui qui entoure la vocation du château Dufresne ou la localisation de la future Grande Bibliothèque, illustre aussi le peu d’attention portée à la question d’une stratégie culturelle pour l’ensemble de la ^ région métropolitaine.Au début des années 1990, les ac-^ teurs du développement scientifique et technologique de la métropole, ceux de Brossard comme ceux de Saint-Lau-rent ou Laval, ont tiré certaines leçons des déchirements qu'avait entraînés la question de l’Agence spatiale.Ils ont accepté, l’espace de quelques mois, de réunir leurs res- ;, sources pour dresser le tableau le plus complet qui soit des forces et des faiblesses de la métropole en matière de science et de technologie.Il n’en est pas ressorti de gran-' de stratégie ou de Gosplan à la soviétique, mais une appré- * ' dation réaliste des chances que Montréal avait de percer i.sur la scène de la nouvelle économie.On a pu au moins, éviter le pire, comme de déménager une partie de l’Uni- ' versité du Québec à Laval sous prétexte que cette ville «méritait» son université.Quand on pense que nous disposons de bien peu deuL données fiables et valides sur la création, la production et fi, la diffusion culturelles dans la grande région de Montréal, ;JI il y a de quoi désespérer.Certes, à l’occasion, les gouver-nements publient des «comptes culturels» ou des répertoi- ' re d’indicateurs d’activités culturelles, mais malgré les ef-J 1 ' forts héroïques de ceux et celles qui ont la responsabilité '-h de ces travaux, on doit convenir que ces renseignements, fi, sont de bien peu d’utilité lorsque vient le temps de dresser H des diagnostics précis de situations fort complexes.C’est f ainsi que l’on continue de véhiculer des affirmations sans fondement comme celle qui veut que 85 % de la création ’ ' * culturelle du Québec se fasse à Montréal.1 fi De plus, il n’est pas facile de s’y retrouver dans les;.*, chiffres qu’on nous lance à droite et à gauche.Ainsi, se-.Ion la dernière édition (1997) des Indicateurs d’activités culturelles au Québec, publié par le Bureau de la statis- .tique du Québec, on apprend que les 24,4 % de personnes!1 de 15 ans et plus qui affirment être allés au théâtre du- œ rant la saison régulière ne concernent que les 85 % de la population qui ont affirmé avoir fait au moins une sortie;*., durant l’année.De plus, ce chiffre comprend aussi le théâtre amateur.Il faudrait donc remettre quelque peu ' en perspective les chiffres qui nous disent que les Qué^'1*’ bécois sont environ 40 % plus nombreux à aller au* 1 théâtre que les Français.Ces mêmes réserves devraient;Çi aussi inciter à la prudence lorsqu’on tente d’expliquer ;], pourquoi la fréquentation du théâtre a baissé de 2,3 % • • entre 1979 et 1994., La même prudence s’impose lorsqu’on conclut que ces11' quelque 24,4 % ont donné 1,16 million d’individus-specta-»*-.teurs pour l’ensemble du Québec.En multipliant ce ù, nombre par le taux de fréquentation annuel moyen, soit 3,2 spectacles de théâtre pour chaque individu-spectateur, ^ on arrive au chiffre fort impressionnant de 3,72 millions de spectateurs à des représentations de théâtre en 1994.Cela me semble beaucoup.Une fois que nous aurons fini de déchirer nos chemises ;.! en public sur le cas Cloutier ou celui de l’art brut, peut-être•_,) > pourrons-nous passer à une réflexion certes moins en-,.,, ivrante mais combien plus utile sur ce que pourrait vouloir dire la vie culturelle et artistique dans une métropole corn- " me celle que se targue d’être Montréal.Cela nous change-rait des forums sur la pauvreté, le transport en commun, T le traitement des ordures ou la collecte des bouteilles.consignées.Demain, Le Devoir publiera en page Idées un texte 11 ' de Raymond Cloutier faisant le point sur les réac-dons suscitées par son intervention du 7 mars der-o'’ nier sur la situation du théâtre montréalais.ifi< La connaissance des langues officielles du Canada et le droit de vote Le mémoire de la SSJB-M a été mal compris Il s’agit tout simplement de s’assurer que les autorités canadiennes chargées de la naturalisation appliquent correctement les lois canadiennes m n GUY BOUTHILLIER Voici le texte adressé au Devoir par le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en réponse à un éditorial de Michel Venue.Il est suivi d’extraits du mémoire de la SSJB-M à la commission parlementaire de l’Assemblée nationale qui étudie les modifications suggérées aux lois électorale et référendaire par l’exdirecteur général des élections, Pierre-F.Côté.IT vec tout ce qui m’arrive, je A commence à comprendre le sens de ce que disait récemment l’écrivain Monique LaRue, prise à par-tie, à tort elle aussi, dans une retentissante controverse politico-littéraire: «Il est angoissant de se faire imputer une idéologie qu’on ne partage pas» (Le Devoir, 13 août 1997, page A 7).Quoi qu’il en soit, la plupart des «nationalistes québécois» me connaissent suffisamment pour savoir que jamais je n’aurais pu dire ce que me fait dire, avec son titre ubuesque, l’article de la Gazette: «Only those who master French should get vote.» Cela, je n’ai pu le dire, car je ne le pense pas.C’est même l’exact opposé de tout ce que je crois et tente de faire, c’est-à-dire contrer les trop nombreuses manifestations de «l’obsession ethnique» dans notre société.Michel Venne m’invite ce matin à prendre la parole dans vos pages.Je profite donc de cette aimable invitation pour préciser que ce qui a été dit et écrit dans le mémoire présenté à l’Assemblée nationale se situe aux antipodes des propos qu’on me prête: ¦ il n’y est pas question des citoyens mais des seuls étrangers en cours de naturalisation: ¦ il n’y est pas question de la connaissance du français, mais bien du français ou de l’anglais; ¦ il n’y est pas question de modifier quelque loi québécoise que ce soit, mais tout simplement de s'assurer que les autorités canadiennes chargées de la naturalisation appliquent correctement les lois canadiennes; ¦ et cela, dans l’esprit d’assurer la participation pleine et entière de tous les citoyens à la vie démocratique.En vous remerciant, puis-je vous demander de faire paraître les extraits du mémoire liés à cette affaire?Extraits du mémoire de la SSJB-M La loi sur les consultations populaires est une loi importante pour le Québec, porteuse de l’expression démocratique de ce que nous sommes et aspirons à devenir.On doit donc la traiter avec les plus grands égards, ne jamais laisser les autres l'affaiblir ou même simplement la dénigrer.Ses principales dispositions doivent être marquées au coin des grandes va- leurs politiques du Québec que sont les principes d’égalité, d’universalité et de capacité collective à agir.[.] 3.L’égalité des électeurs Le principe démocratique veut que chaque électeur soit capable de suivre en toute connaissance de cause le débat public et soit libre d’engager son vote sans entrave et sans crainte de représailles.Cela appelle, de notre part, trois observations sur l’instruction publique, la connaissance de la langue officielle, et la protection contre les pressions indues.3.1) L’instruction publique Le niveau d’instruction publique doit être le plus haut possible.Tout ce qui contribue à son élévation concourt à renforcer le caractère démocratique du processus électoral.Ainsi tout ce que font nos sociétés pour réduire l’analphabétisme vient servir la démocratie, comme aussi tout ce qu’elles font pour combattre le décrochage scolaire: ce dernier en particulier représente non seulement un problème social et économique, mais encore et surtout un grave déficit démocratique.3.2) La connaissance de la langue de la vie politique C'est au nom dçs principes démocratiques que les États modernes ont assuré, sur leur territoire et au sein de leur population, la diffusion de la langue officielle, ainsi devenue langue commune: comment en effet prétendre exercer ses droits de citoyen si l’on ne connaît pas la langue dans laquelle se déroule la vie politique?C’est donc au jiom des mêmes principes que nos États modernes ont subordonné l’accession des immigrants à la citoyenneté — donc à l'exercice du droit de vote — à la connaissance de la langue officielle (ou de l’une d’entre elles).Cette condition mise à l’obtention de la naturalisation apparaît ainsi dans sa véri- table nature: avant d’être un motif 1 supplémentaire d’apprendre la langue officielle, elle est d’abord le moyen d’assurer, aux futurs citoyens issus de la naturalisation, une participation pleine et entière à la vie de la Cité.Autre marque de sa subordination^' politique, le Québec ne dispose pas, ’ encore du droit de naturaliser les étrangers et de faire de ces derniers des électeurs à part entière.Le Québec se voit forcé de laisser à d’autre^ le soin de tracer les limites de son',/ corps électoral.Dans l’état actuel des//' choses, cependant, le Québec peut ’; — et doit: c’est en tout cas ce que de-; mande ici la SSJB-M — exiger des, autorités fédérales de n’accorder la / citoyenneté canadienne qu’après , ' avoir obtenu l’assurance que les can-1/ didats à la naturalisation connaissent bien la langue officielle.Pour l’instant, le Québec devra accepter quç'*,‘; cette connaissance porte sur l’une ou“' l’autre des deux langues officielles' du Canada.‘ *• irii « u I)IJ DEVOIR , ., ., ., Svlvain Khnrharrl lean Chartier (rémois) Paule des Rivières (éducation), Jean Dion, LouisdJilles Francœur (environnement), Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), IA RÉDACTION Journalistes A l'information générale et métropolitaine Louis ^'"C|émenl Trudel (rdatwns de travail) Serge Truffaut '(questions urbaines) ;Michel Hameau (earieaturiste) : Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) : Martin Duclos et Christine Dumazet Caroline Montpetil.Brian Myles (politique municipale).Isabelle I are • h™ *, J rin/ M rhe] n/l dr (responsable) Stéphane Baillargeon (arts visuels et théâtre).Paul Cauchon (médias).Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles).Louise Leduc (musique).Jean-Pierre Legault, Odile Tremblay (ci-(.relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacquc s,Nas collectifs qui n’arrivent pas à vivre ensemble, il faut les séparer: Britanniques et Irlandais, Serbes et Croates, Israéliens et Palestiniens, femmes et hommes.» Cours séparés Le trait, un rien forcé, révèle tout de même quelques faits troublants.Dans les villes et villages allemands, les dames se retrouvent, chez elles ou au café, pour des «rondes de femmes».Les messieurs forment des cercles qui excluent tout aussi radicalement le sexe opposé: associations de tir, pompiers bénévoles, sociétés de carnaval.Tout récemment, un débat s’est ouvert pour savoir s’il ne faut pas de nouveau séparer filles et garçons à l’école! Les ministres de l’Éducation de Berlin et de Rhéna-nie-du-Nord-Westphalie viennent de rétablir la possibilité de cours séparés en maths, sciences naturelles ou informatique Motif: l'arrogance des gqrçons brimerait l’épanouissement des filles.A l’université technique de Karlsruhe, la «chargée des femmes» vient de créer une salle informatique «réservée aux femmes».pour épargner aux étudiantes les remarques désobligeantes de îeurs camarades masculins, du genre: «Ah, les femmes et la technique!» Les professeurs d’égalité des sexes semblent avoir encore un bel avenir devant eux.Un reportage de Libération I
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