Le devoir, 25 avril 1998, Page(s) complémentaire(s)
-?FONDE EN 1910 DEVOIR V 0 L .I.X X X I X N " !) 0 ?M 0 X T lî K A I.L K S S A M K I) I 2 fi K T I) I M A X < Il K 2 (I A Y I! I I.I !* !) S f> C A II I K H S !,!>.!$ + T a \ i .) S LIVRES Le plus récent roman de Margaret Atwood, page D 1 1 PERSPECTIVES Tenir les livres C’est un premier ministre «lecteur» qui a tenu les rênes du Sommet sur la lecture et le livre.Lucien Bouchard aura souvent essayé de ramener les discussions de ce premier sommet culturel de l’histoire québécoise autour du principal intéressé, celui qui lit, ou qui devrait lire, rappelant à l’ordre les commerçants, petits et grands, pour qui le livre est affaire de négoce, ne l’oublions pas.Marie- A mirée Chouinard Il y avait là de quoi combler les vœux de plusieurs des principaux maillons de la chaîne du livre, du plus petit au plus grand, de l’écrivain au lecteur: un Sommet sur la lecture et le livre, présidé, qui plus est, par le premier ministre Lucien Bouchard.Sa seule présence, et aussi les quelque 40 millions de dollars qu’il insuffle à cette industrie chambranlante, ont agi comme un baume sur les plaies de l’univers livresque.Félicitons-nous, entendait-on en coulisses, non seulement notre gouvernement place-t-il la culture en haute estime, mais il croit aussi que la lecture peut «nourrir notre identité de Québécois», comme l’affirmait M.Bouchard au moment d’inaugurer l’événement L’objectif est clair: effacer de nos registres cette sombre statistique selon laquelle près de la moitié de nos comparses lisent très peu ou pas du tout.Fort bien.Mais voilà sans doute l’un des seuls consensus solides autour desquels il y a lieu de célébrer car, sur les voies possibles pour donner «le temps de lire» et en faire «un art de vivre», les divisions demeurent Regarnissons les tablettes de nos bibliothèques, dit-on.Au cours des trois prochaines années, l’achat de près de deux millions de nouveaux bouquins servira cet objectif, remplumant les libraires au passage.Livres québécois, ou livres.américains traduits par les Français?Donnons le goût de lire le plus rapidement possible, ajoute-t-on — le président de l’Union des écrivains du Québec, Louis Gauthier, coloré personnage, propose même de pousser cette option jusqu’au département d’obstétrique de tous les hôpitaux du Québec où, parmi les couches, les crèmes et les préparations lactées, pourraient se glisser un livre pour le bébé, et un autre pour la mère! Mais comment s’y prendre?L’école, la garderie, la famille — même les grands-parents, une idée proposée en plénière et retenue par le premier ministre — peuvent jouer un rôle dans «l’éveil à la lecture», mais encore faut-il déterminer un plan d’action précis et entièrement concerté.Dans la foulée des échanges, il aura été facile d’oublier, parfois, l’objet de la politique de Louise Beaudoin: le lecteur.Transformé trop souvent en consommateur de livres, avec toutes les prémisses commerciales que cela comporte, ce lecteur—et le futur lecteur, puisque le taux d’analphabétisme n’a rien de réjouissant: seulement 56 % de la population a des habiletés de lecture suffisantes — a trop souvent pris le deuxième rang des débats.Aux éditeurs, distributeurs et libraires, fort certainement tous amoureux des livres mais aussi à leur remorque financière, Lucien Bouchard a pris soin de rappeler le but de l’opération: s’assurer que l’on lise davantage et, pour faciliter l’opération, empêcher toute hausse du prix du livre, «déjà trop cher».S’étonnera-t-on alors qu’à la portion des débats que tous attendaient avec la plus grande impatience, cette fameuse plénière autour de la philosophie du prix unique, le président de séance ait rapidement entériné l’idée d’un groupe de travail, issu de ce groupe de travail qu’on croyait être le sommet?La tendance est aux audiences, comités et autres instances conçues pour discutailler: certaines questions, comme le choix d’un emplacement pour une future Grande Bibliothèque, méritent plus de verbosité, semble-t-il, qu’un sommet sur la lecture en entier.Jugez par vous-même: trois jours entiers contre quelque 12 heures d’échanges bien minutés.Peut-être pour signifier que les querelles commerciales avaient assez duré, Lucien Bouchard a dont dit oui à cette nouvelle ramification à laquelle siégeront des partisans de toutes les mesures, dont l’économiste Pierre Fortin, nouveau venu dans cette chamaillerie purement économique, avouons-le.Au terme de ses réflexions approfondies — le groupe n’a plus que deux mois pour trouver la solution miracle —, c’est à la ministre Louise Beaudoin, curieusement effacée dès le moment où son capitaine a pris la barre, que reviendra le soin de trancher.La tâche ne sera pas mince: il faudra aller au delà de tout ce qui s’est déjà dit ou écrit sur les bienfaits et préjudices du prix unique, tentant de prouver «hors de tout doute raisonnable» que telle ou telle autre option n’entraînerait pas la hausse du prix du livre, celui qu’on achète chez Wal-Mart ou cet autre recommandé par le libraire du coin.Voilà ce dont Lucien Bouchard voudra être convaincu, pour que le lecteur, qu’il soit bouquineur ou adepte des paniers d’épicerie, découvre le plaisir des mots sans avoir l’impression de mettre le nez dans son livre de comptes.M E T Montréal Nuageux.Dégagement en après-midi.Max: 15 Min: 4 Québec Nuageux avec éclaircies.Max: 8 Min: 1 Détails, page C 4 I N 1) E X Agenda.1)8 Livres .D 1 Annonces.C 12 I>e monde.A 10 Ix*s Arts .B 1 Les sports.C 14 Avis publics .C 11 Montréal .A3 Economie.C 1 Mots croisés C 11 Editorial .A 12 Politique .A8 www.ledevoir.com LES ARTS Les canaux spécialisés révolutionneront- ils la télévision ?, page B 1 CAHIER SPÉCIAL Syndicalisme: à la défense des droits, page E 1 Changement de garde JACQUES NAPEAU LE DEVOIR Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a passé l’éponge, hier, et a signé la pétition de son député Stéphan Tremblay.Le jeune homme rapportera son fauteuil aux Communes mardi prochain.Le combat de Stéphan Tremblay ne fait que commencer Le fauteuil du député Stéphan Tremblay a fait beaucoup jaser cette semaine.Un peu trop même, selon le principal intéressé, qui aimerait bien discuter de mondialisation et de pauvreté plutôt que de la couleur dudit objet.Le fauteuil sera de retour mardi prochain au Parlement, mais le combat de Stéphan Tremblay, lui, ne fait que commencer.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Cinq jours après le début de la tornade, le député Stéphan Tremblay fera une pause cette fin de semaine pour réfléchir aux façons de mener son combat sur le terrain.Sa sortie de lundi dernier a eu l’effet d’une bombe, mais le député veut maintenant revenir aux choses sérieuses.Le fauteuil, pour ceux qui s’en inquiéteraient, est dans son comté du Lac-Saint-Jean et sera de retour mardi à Ottawa.Et le débat que Stéphan Tremblay veut soulever pourrait prendre son envol à cette occasion avec une discussion sur l’Accord multilatéral sur l’inves- VOIR PAGE A 14: COMBAT FORMES La maison écologique de l'architecte Jacques Poirier, page D 10 Enquête Sondagem Bouchard doit rajeunir son équipé Plus de 70 % des Québécois souhaitent un remaniement PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Même si leur gouvernement est en panne et que leur système de santé est en crise, les Québécois ne jugent pas qu’il faillie pour autant crucifier le premier ministre Bouchard.A leur avis, l’injection de nouvelles ressources financières dans le réseau de la santé et un remaniement ministériel majeur constituent le passage obligé vers le rétablissement de la confiance populaire.Une enquête d’opinion publique réalisée par la maison Sondagem pour le compte du Devoir tend à démontrer que le gouvernement dispose encore d’une certaine marge de manœuvre, pourvu qu’il prenne 'des mesures correctrices.La très grande majorité des Québécois (84,5 %) trouvent «très ou assez important» que le gouvernement réinvestisse de l’argent dans la santé, en opposition avec les 12,3 % pour qui cette idée est «peu ou pas du tout» importante.Effectué du 17 au 20 avril auprès de 1030 personnes, ce sondage porte à croire par ailleurs que l’usure du pouvoir commence à faire son œuvre et qu’une impression d’assez vu est en voie d’imprégner le subconscient collectif: 71,4 % sont d’opinion que le premier ministre Bouchard devrait rajeunir son équipe en procédant à un remaniement ministériel, une opération que 21,5 % jugent inutile.Les sondeurs ont soumis trois autres options à l’appréciation des personnes interrogées, ce qui a fourni des indications relativement précises quant aux priorités politiques des gens: 60,1 % se sont ralliés a la suggestion voulant que le premier ministre s’engage à ne pas tenir de référendum dans un prochain mandat; 37,9 % ont convenu VOIR PAGE A 14: BOUCHARD tissement (AMI), à la demande spéciale du Bloc.Stéphan Tremblay aura au moins réussi la première partie de son plan.Les images de la télévision qui l’ont montré soulevant son fauteuil à bout de bras, avant d’être entouré par une meute de journalistes à sa sortie de la salle des débats, ont fait le tour du monde.Des appuis venus non seulerqent du Québec mais aussi de France, de Belgique, des Etats-Unis et de la Suède se sont mis à pleuvoir.On a admiré son courage de sonner l’alarme sur la mondialisation des marchés, sur l’augmentation de l’écart entre riches et pauvres ainsi que sur l’apparente impuissance des élus à régler le problème.Hier, en entrevue, il s’est expliqué sur les circonstances de son coup d’éclat.D’abord, son geste était planifié.Prévu initialement pour le 25 mars à l’occasion du deuxième anniversaire de son élection, il a ensuite été repoussé jusqu’à lundi dernier, anniversaire de son arrivée à la Chambre des communes.Ensuite, le fauteuil, c’était son idée.«On savait que c’était "kamikaze"», reconnaît-il, en ajoutant que ça aurait pu mal tourner pour lui et son équipe, qu’il aurait pu être ignoré et mis de côté.«On avait même prévu une traversée du désert pendant quelque temps, et j’étais prêt à la faire.Je savais qu’on avait raison!» Charest s’empêtre dans la Déclaration de Calgary Lt incontournable Déclaration de Calgary se dresse de-’ vant Jean Charest et le futur chef libéral ne semble plus savoir comment la contourner.S’il s’interrogeait il y a quelques semaines sur la signification du «caractère unique du Québec» tel que défini à Calgary, il croit aujourd’hui qu’il s’agit d'un équivalent de la notion de «société distincte», telle qu’inscrite dans l’Accord du lac Meech.«Dans la mesure où il n'y a pas de dilution de ce qu'on appelle la société distincte, a déclaré le futur chef libéral lors d'un point de presse, si on veut présenter d’autres mots, je suis ouvert à ça.[.] L’examen que j’en ai fait m’amène à conclure que ça reflète fidèlement ce qui était recherché dans la notion de société distincte.» Déçu des résultats du sondage Léger et Léger qui ramène le PLQ à un avantage de sue points sur le PQ dans les intentions de vote alors qu’il jouissait d’une avance de 12 % en mars, ou embarrassé par les questions pressantes des journalistes au sujet de la Déclaration de Calgary, M.Charest a presque oublié hier de répondre aux journalistes anglophones.Mais il s’est ressaisi pour finalement nuancer ses propos.Lire nos informations, page A 6 Squeegee du dimanche Mon calepin, mon stylo.ma raclette Le squeegee gomme les pare-brise depuis le début du printemps à Montréal.Le centre-ville surchauffe au fur et à mesure qu’il se réchauffe.Les laveurs marginaux sont en effet vus comme un fléau urbain par les automobilistes, un casse-tête politique par les autorités.Le Devoir a envoyé un des siens dans la rue, muni d’une seule raclette, pour tenter de mieux comprendre ce phénomène social.Voici le récit de sa journée de travail.BRIAN MYLES LE DEVOIR Payant, le squeegee?Même un novice s'en tire avec 10 $ de l'heure en moyenne.Des dollars arrachés aux automobilistes au prix de nombreux efforts répétitifs, et au risque d’y perdre une parcelle de son amour-propre.Même s'il n'est pas réglementé par un quelconque ordre professionnel, même s’il es,t exempt de tout im|x‘>t, le squeegee reste un travail.A tenir la raclette, on court d'une voilure à l'autre, on se cambre au-des- sus du pare-brise panoramique d'une fourgonnette, on se hâte avant que les automobilistes mettent les gaz et on essaie tant bien que mal de nettoyer la glace en un court laps de temps plutôt que de la salir.Une pleine journée de squeegee, avec le traître soleil qui tape sur la tète, vide son marginal à coup sûr.Mais cela n’enlève rien à l’exotisme de cet art urbain.Imaginez: tous les avantages d’un boulot au grand air, sans avoir à sortir sous la pluie, cette fine faucheuse.Dbre à vous de déterminer la cadence et les horaires.Il n’y a pas de patron, pas plus qu’il n'existe de partage des VOIR PAGE A 14: SQUEEGEE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Notre journaliste Brian Myles a partagé l’existence des laveurs de pare-brise marginaux.778313000696 L K I) E V OIK, I.E S S A M EDI 2 .r> E T 1) I M A X < Il E 2 (I A V I! II.I !) !) 8 A M -» le «-—- ACTUALITES COMBAT SU1TK DE LA PAGE 1 Il a fait exprès de ne pas prévenir son chef, Gilles Dueep-pe, pour démontrer à tous ses collègues à quel point il croit en sa cause et faire comprendre que tous les parlementaires, quelle que soit leur appartenance politique, devraient se sentir concernés.«Je crois sincèrement que c’est un débat non partisan qui concerne toute la population», affirme-t-il.C’est pourquoi l'appui du député conservateur André Harvey, du néo-démocrate Yvon Godin et de plusieurs députés bloquistes est important pour lui.Quand il parle de son projet, le jeune député de 24 ans s’enflamme, fait de grands gestes des bras et trépigne sur sa chaise.Il dit revivre ses premiers pas en politique fédérale.«C'est comme lorsque je me suis présenté dans l'investiture de mon comté du iMC-Saint-Jean.C'était complètement fou, j’avais 22 ans, deux ans de moins que Mario Dumont.Mais je trouvais que ça avait du bon sens que je me présente.C’est la même chose aujourd’hui, j'ai les mêmes brûlures d’estomac, je n’arrête pas de me remettre en question.» Stéphan Tremblay avoue sans détour avoir joué la carte de la jeunesse.«Je me suis dit: “Si je n'y vais pas, quels regrets j’aurai plus tard?Est-ce qu a 40 ans je serais fier de moi?”» Sa récente tournée dans les cégeps l’a manifestement marqué et, avec son statut de plus jeune député à Ottawa, il s’est senti la responsabilité de s’occuper de telles questions.«J’ai commencé mon mandat de parlementaire en me disant que je travaillerais dans l’optique de projeter dans l'avenir ce qui se passe aujourd'hui.Or quand je me promène dans mon comté et ailleurs au Québec, je constate que la pauvreté semble prendre davantage de terrain.» Ixs autres parlementaires sont d’accord sur ce point, note-t-il, même qu’ils ont voté une motion en 1993 pour éliminer la pauvreté infantile d’ici l’an 2000.«Mais il n’y a rien qui se passe.Si c'est ça, la tendance, dans quelle sorte de société va-t-on vivre dans 20 ans?Les conséquences de la pauvreté, ce ne sont pas juste des personnes qui vivent dans la misère, c'est aussi celles qui ont le ventre vide pour aller à l’école et qui ont une moins bonne éducation, c'est également le taux de criminalité qui augmente.Et de voir que tout ça se produit dans un contexte de croissance économique où certains s’enrichissent pendant que d’autres s'appauvrissent, ça me dérange.» Après deux ans au Parlement, Stéphan Tremblay a remarqué que plusieurs parlementaires partageaient ses préoccupations mais que, malgré ça, rien ne bougeait.Pourquoi?, s’est-il demandé.«À partir de là, j’en suis venu à me dire que la mondialisation était un facteur principal.» Le fait de ramener son fauteuil à Ottawa et de ne plus faire la une des journaux n’inquiète pas le député.Son geste aura suffi à se faire connaître non seulement chez les électeurs mais aussi chez ceux qui n’ont pas encore le droit de vote.«Les jeunes sont “ben pompés"», explique en rigolant Isabelle Bouchard, de l’aile jeunesse du Parti québécois.La réaction du premier ministre, des autres députés et même du chef du Bloc, qui ont mis sur le compte d’une jeunesse insouciante son coup d’éclat, a fait tiquer nombre de jeunes politiciens.Le président sortant du Conseil permanent de la jeunesse, Michel Phillibert, s’est dit choqué des réactions «hautaines» de ceux qui disent que les jeunes ne se font pas assez entendre et qui rechignent -f-lorsque ceux-ci remuent un peu trop.«C’est le même type de geste d’éclat que les réformistes qui ont fait les mariachi.Ça, on trouve ça drôle, mais quand un jeune sort avec un fauteuil pour parler de mondialisation, tout ce qu’on trouve à dire, c’est: “Ramène le fauteuil, ti-cul!”» D’autres craignent que le coup n’entache la crédibilité d’autres jeunes qui veuîent se lancer en politique.«Comme coup d’éclat, c’est sûr que c’est réussi, explique Jonathan Sauvé, président des Jeunes libéraux du Québec.Mais je me demande de quelle façon dorénavant les jeunes en politique vont être perçus.Est-ce qu’on va être portés à faire référence à cet événement pour dire qu’ils ne sont pas sérieux?Mais c’est sûr que, sur le fond, au niveau du questionnement, on ne peut qu’être d’accord avec lui.» Si Jonathan Sauvé a quelques réserves quant au fait de s’emparer du mobilier du Parlement pour se faire remarquer, Nikolas Ducharme, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec, a aimé le symbole de «redescendre les chaises chez le peuple».11 dit aussi comprendre le questionnement du bloquiste.«Stéphan est un idéaliste.Il a plongé très jeune dans la politique et il a vu des choses qui l’ont désillusionné.Je sais de quoi je parle, je vois ça tous les jours et ça me frustre!» «À un moment, il faut faire bouger les temples pour que ça donne quelque chose.L’AMI et le rapport sur les banques, c’est sérieux, c’est nous qui allotis en vivre les répercussions, explique Isabelle Bouchard.L’action de Stéphan Tremblay pourrait également convaincre des jeunes à s’intéressera la politique.» LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 PU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal Les avis publics et Au téléphone Par télécopieur (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) appels d’offres (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) 1jt Devoir eut publie du lundi au samedi par I/* Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050.rue de Bleury.V étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor taSalle.7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal L’agence Presse Canadienne 1 -» autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans I.f Devoir./> Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Int .900, boulevard Saint Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n 0H58 Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SQUEEGEE Surtout, ne pas demander la permission à Vautomobiliste.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Un policier fait savoir au squeegee d’un jour qu’il aurait pu lui donner une amende de 135 $ mais qu’il sera indulgent, pour cette fois.SUITE DE LA PAGE 1 profits, de talon de paie, de cotisations à l’assurancexhômage ou au Régime des rentes.Si seulement c'était tout.Au croisement des rues Ontario et Papineau, la rue est aussi traître, sinon davantage, que le soleil.Un atelier de «perçage-tatouage» fait face à un centre de «perçage esthétique».Il y a aussi le temple d’un marchand de pizza 2 pour 1, qui vend des tapis de pâte dont la fadeur n’a d’éga-îe que le prix.Se trouve aussi un dépanneur exploité par «des Chinois».«Ils sont riches et sont après nous envahir», lance avec dépit un jeune anonyme que l’on surnommera Maxwell pour les fins de cet article.Il reste plus de saleté que de reflets blonds dans les cheveux de Maxwell, qui n’en est pas à ses premiers coups de squeegee.«Les choses ont pas tourné comme je pensais», dit-il en guise d’explication à sa présence dans la rue, raclette à la main.Aujourd’hui, il n’abandonnera pas le coin de rue avant d’avoir 80 $ dans les poches.La veille, il a amassé 90 $.Maxwell a deux tentations.La première est de s’asseoir, le dos bien collé au mur de briques sales mais chaudes, et de prendre du soleil.Je le comprends.Ce n’est pas payant de succomber au farniente, mais c’est bon.surtout après avoir sollicité en moins d’une heure une centaine d’auto- mobilistes pas toujours sympathiques.Il suffit en effet d’avoir une raclette à la main, des cheveux ébouriffés et une boucle au sourcil pour que les conducteurs deviennent au mieux méfiants, au pire agressifs.Un vieux monsieur, aux yeux plissés et au sourire évanescent à ma vue, appuie sur le bouton béni qui lui permet d’activer ses essuie-glace et d’arroser copieusement son pare-brise.Une jeune fille bon chic bon genre joue du klaxon pour éloigner le squeegee du dimanche que je suis.Un chauffeur de taxi hirsute m’engueule.Le plaisir, c’est d’oser demander quelques pièces de monnaie en retour d’un lavage.Il y en a qui te gratifient à coups de «marci, man!» et, à défaut d’avoir de l’argent, refilent des cigarettes.Ceux-là sont des sympathisants.Il y en a qui te prennent en pitié.Il s’en trouve d’autres qui ont peur.Ils baissent leur vitre électrique d’un demi-centimètre, soit juste assez pour laisser tomber un huard, et la remontent aussitôt.Il y en a enfin qui feignent d’être sourds et aveugles, restant de glace, les mains crispées sur le volant.Quand le feu vire au vert, ils foncent à toute allure.Ceux-là sont méprisants.C’est le cas de cette femme qui conduisait une Mercedes.Pauvre Maxwell.Il avait flairé 2 $ vite gagnés; il a dû se contenter de l’indifférence.«Maudite, capitaliste! J’sais pas ce qui me retient d’y poquerson char», a-t-il lancé.Du cinéma Grosso modo, il existe deux façons de faire du squeegee.La première, soit la mauvaise, consiste à demander la permission aux automobilistes.Bien qu’honorable, cette méthode n’est pas rentable.Neuf fois sur dix, les conducteurs passent leur tour.La deuxième méthode, celle de Maxwell, consiste à se lancer à l’assaut de la première voiture qui s’immobilise au feu rouge, quoi qu’en pense, quoi qu’en dise son propriétaire.Avec un peu d’humour et un demi-sourire, cette stratégie rapporte beaucoup plus de sous.Et c’est sans compter les actes de générosité spontanée.Une dame aux traits asiatiques nous fait don d’un dollar chacun.Cette fois, Maxwell n’a rien à redire contre «les Chinois».Elle nous pose une question: «Ecole?» S’agissait-il d’un conseil ou d’une interrogation?Deux vieilles qui attendent l'autobus me glissent des pièces de 25 C dans la main, et la seule véritable conversation de la journée s’engage.«Est-ce payant?» — Pas vraiment.«Tu parais bien, pourtant.As-tu déjà pensé à faire autre chose?» — Oui.C’est pas une vie, ça.«Tu pourrais faire de la figuration pour le cinéma.Ils tournent plein de films ici, l’été.Erises-tu naturel?» — Oui.L’autobus arrive.Elles disparaissent en prenant soin de me souhaiter bonne chance.Les conversations du genre ne sont pas légion dans le tumulte urbain.Entre marginaux, le dialogue conduit parfois à l’impasse.Vers midi, deux punks-rockers nouvellement arrivés me font comprendre, avec leurs regards assassins, que le coin des rues Papineau et Ontario leur appartient.Ils sont néanmoins polis: «S’ctise, pourrais-tu t’en aller avant que je pogne les nerfs?Ça serait gentil», lance l’un d'eux.— O.K.Deux heures et 19 $ plus tard, il est temps de mettre les voiles.Curieusement, aucun policier n’est venu jouer les trouble-fête.Trois véhicules de patrouille sont passés par là sans prendre la peine de s’arrêter.Au plus fort de l’avant-midi, cinq adeptes du squeegee accaparaient pourtant l’intersection.Maxwell a même fait la conversation avec un policier monté sur une moto Harley-Davidson.La contravention n’est jamais venue, malgré la provocation.Serait-ce le début d’un temps nouveau, celui de la tolérance?Pas si sûr (voir encadré).L’ennemi: le temps Le principal ennemi de l’artisan du squeegee n’est pas le policier, mais le temps.Une fois que le feu a dérougi, le (lux de la circulation reprend de plus belle, le principal ennemi du squeegee n’est pas le feu rouge mais l’automobiliste.On ne peut jamais prévoir sa réaction.L'ennemi, c’est aussi le concurrent qui protège rageusement «son» coin de rue, les passants qui te font sentir, sans mot dire, que tu ne comptes pour rien.Maxwell a deux tentations.La première, c’est de laisser son squeegee de côté et de profiter du beau temps.l>a deuxième, c’est de prendre son squeegee, récolter ses 80 $ et s’acheter du crack.«Il ne faut pas que j’en fasse aujourd'hui, dit-il, résolu.J’ai vu une étoile filante hier soir, et c’était mon vœu: ne pas faire de crack.» Il faut se méfier de tout sur la rue, y compris de soi-même.BOUCHARD Québec doit réinjecter de l’argent dans le système de santé Avenue McGill College, point de squeegees.SUITE DE LA PAGE 1 qu’il lui serait préférable d’abandonner l’objectif du déficit zéro, une hypothèse repoussée par la majorité (53,6 %); seulement 16,7 % croient que l'échec du gouvernement est d’une telle ampleur que M.Bouchard devrait se résoudre à démissionner pour favoriser l’émergence d’un style de leadership qui convienne davantage à la nouvelle conjoncture politique.Cela dit, les Québécois n’ont rien perdu de leur capacité de faire une lecture réaliste du climat politique ambiant.La majorité d’entre eux (51,6 %) reconnaissent que la popularité du premier ministre Bouchard a diminué, 35,6 % sont convaincus qu’elle est demeurée la même et 8,6 % prétendent même qu’elle a augmenté.Mais quels sont les véritables facteurs susceptibles d’expliquer cette baisse de popularité?Cette question n'a pas permis de dégager un consensus: 15,7 % croient qu’ii faut surtout y voir l’effet des compressions budgétaires; 15,1 % attribuent plutôt cette baisse à l'arrivée de Jean Charest sur la scène politique provinciale; 12,4 % préfèrent retenir la théorie selon laquelle c’est la crainte d’un nouveau référendum qui a fait en sorte qu’une partie de l’électorat ne supporte plus ie gouvernement; seulement 5,9 % persistent à croire que cette chute de popularité est surtout attribuable au style de leadership de Lucien Bouchard.Ceux qui ont refusé de répondre (50,8 %) sont essentiellement ies mêmes qui soutiennent que personne n’a encore fait la démonstration d’upe baisse de popularité.A certains égards, ce sondage est révélateur, alors qu’à d’autres égards, il donne du muscle aux perceptions déjà établies.Ainsi, il n'y a pas de quoi s’étonner de ce que les anglophones sont deux fois plus nombreux que les francophones à identifier le report du référendum et la démission de M.Bouchard comme les voies les plus prometteuses de la réhabilitation.Il n’y a pas non plus vraiment de surprise dans le fait que la suggestion de réinjecter de l’argent dans la santé recueille surtout l’assentiment des femmes, des personnes âgées et des moins scolarisés, soit les mêmes catégories de citoyens qui favorisent l’abandon de l'objectif du déficit zéro.Cette enquête d’opinion publique est porteuse de leçons et d’espoir Sondage D’ici les prochaines élections, serait-il, selon vous, très important, assez, peu ou pas du tout important que Lucien Bouchard.réinjecte de l'argent dans le réseau de la santé (très important 60.6 % assez 23.9 % peu 6,7 % pas du tout 5.6 %) .s'engage à ne pas tenir de référendum dans un prochain mandat (très important 40,4 % assez 19,7% peu 11,3% pas du tout 20,2 %) .procède à des changements dans son conseil des ministres pour donner plus de place aux jeunes (très important 34,0 % assez 37,4 % peu 14,1 % pas du tout 7.4 %) .démissionne comme premier ministre (très important 9,5 % assez 7,2 % ma peu 12.5% pas du tout 61.1 %) .abandonne sa politique du «déficit zéro» (très important 15,6% assez 22.3% peu 14.6% pas du tout 39.0 %) Sondage omnibus ettectué par la maison Sondagem pour le gouvernement comme pour ses adversaires.Président de Sondagem, le sociologue Jean Noiseux note que ce sondage est particulièrement éclairant sur la perception des politiques gouvernementales.A son avis, il faut en retenir surtout l’appui massif de l’électorat à l’objectif du déficit zéro, en comprenant bien que c’est la façon d’y parvenir qui est ici désavouée.A la lecture des tableaux croisés des données du sondage, on constate que cette perception se vérifie aussi bien chez ceux qui conviennent que la popularité de M.Bouchard a fléchi que chez ceux qui refusent de le reconnaître.Les données-relatives au référendum et au remaniement ministériel inspirent sensiblement les mêmes observations.Le consensus est si large qu’il n’y a que l’affiliation politique partisane qui explique qu’on y déroge.Ainsi, 53,8 % de ceux qui voient une baisse de popularité trouvent très im]M>rtant que M.Bouchard s’engage à ne pas tenir dp référendum.Ce sont des libéraux.A l’inverse, 35,1 % de ceux qui croient plutôt à une hausse de popularité estiment que le report du référendum n’est pas du tout important.Ce sont des péquistes.Il y a aussi des zones grises que ce sondage contribue à éclaircir.Ix ministre Jean Rochon n’a jamais voulu admettre les ratés majeurs du virage ambulatoire, non plus que ses effets sur la qualité des soins de santé.A partir du moment où les Québécois voient majoritairement dans les compressions budgétaires une cause de la baisse de popularité et disent souhaiter une volte-face du gouvernement dans le dossier de la santé, le corridor de l’interprétation devient extrêmement étroit.Enfin, ce sondage met en lumière des tendances dont les péquistes devraient se réjouir.Insatisfaits des politiques gouvernementales, 71 % des Québécois plaident en faveur d’un remaniement ministériel.Mais quand on suggère que le premier ministre n’est peut-être plus l'homme de la situation et qu’il devrait démissionner, seulement 16,7 % acquiescent.Tout comme il n’y a que 5,9 % qui pensent qu’il est à blâmer pour la période difficile qu’il traverse.Dans l’esprit des gens, ce n’est pas Lucien Bouchard qu’il faut remplacer mais son équipe ministérielle.Bref, les Québécois témoignent à l’égard de leur premier ministre d’un attachement et d’une confiance dont la solidité n’est pas de bon augure pour les libéraux.Ixs conclusions de ce sondage sont éloquentes en ce qu’elles démontrent que Jean Charest n’est pas du tout assuré de sortir vainqueur d’un affrontement électoral avec Ixcien Bouchard.BRIAN MYLES LE DEVOIR Angle Ontario et Papineau, près du pont Jacques-Cartier, les policiers semblent tolérer la présence des squeegees.En est-il de même sur la rue McGill College, dans le chic quartier de la finance?L’art du squeegee prend une tout autre dimension au carrefour des rues McGill College et .Sainte-Catherine.Ixs passants sont beaux, bien habillés, cravatés et sentent bon.C’en est presque gênant d’être là en t-shirt, sale et en sueur.Mais ils feignent tous de ne pas me voir, alors j’en fais autant.Un quidam m’adresse malgré tout la parole.Il s’agit du maire d’Outremont, fidèle lecteur du Devoir, qui marche à l’ombre des gratte-ciels.«Je ne poserai pas de questions», dit-il.Grand bien lui en fasse.Des punks, squeegee à la main, il n’y en a pas à l’ouest de la rue Bleury.Il n’y en a pas parce que les policiers les chassent assez rapidement.Il m’a quand même fallu 15 bonnes minutes de squeegee, à dix pas d’une voiture de patrouille, pour m’attirer des ennuis.Un policier m'aborde, premier contact avec la police dite communautaire.«Viens, on va se parler», ordonne l’agent.— Que c’est qu’y a?«As-tu un peu lu les journaux récemment?Sais-tu ce qui se passe avec le squeegee?» — Non.oui, un peu, là.C’est pas supposé d’être la tolérance qui s’applique?Tu connais pas ma situation.«Je comprends ta situation, interrompt calmement le policier.Elle est pas mal la même pour vous tous.Iœ problème, c’est que mon commandant, il ne veut pas de squeegees.Je pourrais te donner une amende de 135 $, mais je tie le ferai pas.Si tu fais du squeegee, c'est parce que tu n’as pas d’argent.» La conversation se poursuit.Ix policier note finalement mon nom et me sert un avertissement.Son district, le 20, s’étend de la rue de Bleury à Atwater.Il me conseille de ne pas y revenir.Son collègue m’explique que le commandant du district 20 ne veut plus voir de squeegees sur la rue d’ici le début de l’été.Ix commandant aurait donné l’ordre à ses troupes de dresser une liste des adeptes du squeegee dans un premier temps.Mon nom est sur la liste.Avant de me laisser partir, les deux policiers me conseillent d’avertir mes semblables que cette activité ne sera pas très en vogue cet été au centre-ville.RECTIFICATIF Erreur sur les personnes (PC) — Dans une dépêche transmise le 16 avril et portant sur les audiences de la commission Poitras qui enquête sur la Sûreté du Québec, la Presse canadienne a erronément indiqué que le policier Mario Simard avait fait un faux témoignage au cours du procès des Matticks à la demande du policier Lucien I-andry.Ce sont plutôt les policiers Pierre Duclos et Dany Fafard qui auraient demandé à Mario Simard de se parjurer, selon le témoignage de ce dernier, tel que l'a rapporté précédemment la Presse canadienne.D1C C II L K I) K V nil!.L K S S A M K l> I 2 5 K T I» I M A X ( Il K 2 ti A Y R I L I !l !l N -?LE DEVOIR ?- LES SPORTS HORS-JEU Panier percé Pendant que la terre entière se demandait qui allait chausser les jambières devant le filet du Canadien de Montréal en lever de rideau des deux mois qui nous mènent à la coupe Stanley et à juillet, d’autres séries commençaient, bref, à nous le chaud mois de Marie.La National Basketball Association, d’ou vient Gary Bettman, est fréquemment vue comme un modèle pour les autres circuits sportifs professionnels.En matière de marketing mondial, d’instauration de reglements qui favorisent un jeu fluide et l’expression du talent des meilleurs, d’intolérance à l’égard des frasques de ses employés, la NBA a donné l’exemple, au fil de la dernière quinzaine d’années, réussissant à naviguer dans les eaux troubles du sport de spectacle et à prospérer.Mais tout n’est pas que lait et miel dans le monde du panier |X'rcé et, à l’occasion du début des séries que les Bulls de Chicago devraient encore gagner — |X)ur la sixième fois en huit ans —, pre-î ions quelques lignes |xmr dire ce qu’il y a de plus énervant au basket.D’abord, les noms d’équipes qui n’ont pas d’allure: le Jazz de l’Utah et les Inkers de Los Angeles.Ensuite, les matchs dont la dernière minute de jeu dure deux heures, contre 45 minutes pour les 47 premières minutes, et par ici les temps d’arrêt et les petits schémas et ça ne finit plus (d’ailleurs, dans un match de basket, il suffit de regarder les trente dernières secondes; avant, ils ne font que monter le score à 105-105).Enfin, les clubs qui remportent 70 matchs par saison tous les ans et les autres qui n’ont pas participé aux séries depuis 1910.Ce qui nous amène à dire notre sympathie pour les Pacers de l’Indiana, la seule équipe dont l’entraîneur, Larry Bird, ne se fait pas de torticolis à regarder ses joueurs dans les yeux.On ne détesterait pas qu’ils raflent tout.En plus, ils ont un nom approprié.J e a ii D i o il ?
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