Le devoir, 8 mai 1998, Cahier B
Agenda Page B 4 Culture Page B 11 Sports Page B 10 Tourisme Page B 8 HORTICULTURE La première jardinière CM est elle qui, la première, a poussé la porte de * notre jardin secret et l’a entretenu jour après jour de ses mains patientes.D’autres l’ont remplacée depuis, elle, la mère, la première jardinière.Mais au jour de sa fête, on voudra lui rendre à brassées tout ce qu’elle nous a semé.Mais voilà! Vous engouffrer dimanche matin hors d’haleine chez un fleuriste déjà mis à sac par d’autres grands enfants en quête d’un cadeau pour leur maman ne vous sourit guère.Et le butin d’une grande gerbe de fleurs vous semble bien maigre et bien convenu.Soyez imaginatif comme vous pouvez l’être.Les fleurs, c’èst périssable, disait Brel.Offrez à maman des fleurs, peut-être, mais aussi un livre bon comme du bonbon, un bouquet de mots tout frais cueillis du jardin.Les Mots du jardin, de la collection «Les Mots», est publié chez Actes Sud avec la collaboration des Musées de Paris.Ce délicieux petit ouvrage nous conduit d’allée en bosquet, en passant par l’enfance jusqu’au jardin de la lumière parfaite par les chemins de la petite histoire et de la littérature.En écho à chaque mot, une illustration tirée des collections permanentes des Musées de Paris (25 $).Ces mots du jardin nous suggèrent mille petits riens qui feraient le bonheur d’une jardinière.Par exemple, un arrosoir.L’un de ces arrosoirs «à goulot d’où l’eau s’échappe en cataractes, chassant les graines en nappe sur le sol détrempé», ou «à pomme criblée qui permette toutes les nuances de l’arrosement au tretnpage de la ligne hésitante des semences au fond de la rigole».Au rancart, le ringuard arrosoir de plastique.Car, au jardin, un arrosoir est plus qu’un arrosoir.Pour Mary Keen, paysagiste anglaise, un arrosoir de métal galvanisé traînant au potager est la réplique horticole des livres d’art savamment disposés sur la table à café.la preuve qu’un jardin est vivant et entouré de soins.Un indice que la jardinière, une femme de goût, momentanément absente, reprendra sa tâche d’un moment à l’autre.Où dénicher l’objet en question?Chez la fleuriste Marie Vermette (801, rue Laurier Est), vous trouverez de jolis arrosoirs en galvanisé, de bonne capacité et confortables à la tenue (de 25 à 40 $).Le métal brut vous paraît trop austère: des arrosoirs de métal patiné (90 $, Zen, 1039, avenue du Mont-Royal Est), vert d’eau et jaune crème (Boutique L’Orchidée, Jardin botanique de Montréal, 2fj $) ou laqué vert végétal à pomme dorée (La Maison d’Emilie, 1073, rue laurier Ouest, 49 $).Rien de trop beau pour maman.Alors, choisissez un arrosoir Haws en métal laqué à long bec et pomme plate.Cet arrosoir, de fabrication british, ma chère, a été sacré l’un des cinq objets essentiels dans un jardin dans le numéro d’avril de Gardens Illustrated (Five Famous Gardener’s Choose their Objects of Desire).Si vous êtes patient, commandez cet objet du désir chez Cruickshanck’s (1-800-665-5605; 119 $ pour deux gallons) ou courez l’acheter chez Dig This, au sous-sol d’Ogilvy (135 $ pour un gallon).Chapeaux de paille d’Italie «Rien de tel que la paille blonde du blé de Toscane, la “paille d’Italie” pour épargner le teint de lait des fermières pour rire» de l’époque de Marie-Antoinette, rappellent les auteurs de Les Mots du jardin.Votre mère jardine avec sérieux et ne badine pas davantage avec la délicatesse de son épiderme.Capeline à larges bords d’une élégance passée (79 $), safari tout confort (42 $) ou australien à cordelette très Dundee (45 $), la récolte de couvre-chefs tout paille sera bonne chez Chapofolie (3944, rue Saint-Denis).Foin du banc de jardin, plus décoratif que confortable.Toute jardinière, aussi compulsive soit-elle, aspire à s’étendre ne serait-ce qu’un quart d’heure dans une confortable chaise «longue comme les heures claires».Et ainsi contempler à hauteur de fleur l’objet de tous ses soins.Si le bonheur de maman n’a pas de prix, allez-y pour une chaise longue pliante à fermoir de laiton, en teck blond ou huilé (750 $ à 1150 $, coussin 200 $, Jardins de ville, 8128, boulevard Décarie).Sinon, un transat de chez Ikea à prix génération X (45 $j lui permettra de goûter au jardin «les voluptés de l’anéantissement».Pourquoi cultive-t-on un jardin, je vous le demande, si ce n’est pour y roupiller derrière un bosquet de temps à autre après le dîner?Que faire cette semaine ?¦ Ijes fleurs pour maman, vous y tenez, d’accord.Mais, de grâce, variez votre ordinaire.Marie Vermette y va de 20 propositions plutôt qu’une.Parmi celles-ci, des giroflées parfumées, des pavots d’Islande aux couleurs limonade, citronnade, grenadine, une jratée de graciles callas miniatures, des freesias aux couleurs toniques embaumant le jasmin.¦ Ijes pommiers fleurissent, les fraisiers alpins aussi.Les abeilles domestiques et abeilles indigènes — bourdons et autres — triment dur pour la récolte prochaine quand il ne pleut pas.Alors, pas de génocide à l’insecticide, s’il vous plaît.On arrête tout traitement à partir de 5 % de la floraison, lit-on dans De la fleur aux profits (Colloque sur la pollinisation, conseils de productions végétales du Québec, 1998).¦ Premiers ronrons pouets pouets des tondeuses.¦ Nos jeunes plants semés dans le plus secret de notre sous-sol vivent maintenant la journée au grand air et certains passent même la nuit à la belle étoile.S’il fait plus froid, on les rentrera.¦ Le sol à 20 °C, la laitue déjà semée, c’est toujours ça de gagné.¦ Lecture: Colette, La Maison de Claudine.Voilà ce que ça donne, une mère jardinière! Danielle Da gêna is ?e-Syt V * .Chapeau d’été, vers 1750.Tiré de Les Mots du jardin, Jérôme Godeau, Madeleine Volcouve, Actes Sud, 1997.-?LE DEVOIR ?- PLAISIRS I.K I) K V 0 I II , L E V É N I) It E I» I 8 MAI I II 9 8 RENDEZ-VOUS Lorsque le désespoir est plus fort que la raison, on fait tout son possible pour croire au miracle bonheur t( 'îà * y Mettre fin au mal de vivre et au difficile exercice d’exister, c’est ce que promettent les marchands de pilules.Prozac, Viagra, Ritalin et Valium font partie des multiples solutions à nos problèmes individuels et sociaux.L’opium du peuple, ce n’est plus la religion, c’est une promesse de bonheur pas plus grosse qu’une lentille.JOSÉE BLANCHETTE ans mon entourage immédiat, ils sont quatre ou cinq à s’être fait prescrire des antidépresseurs durant la dernière année.Sans compter ceux qui se taisent de crainte que je ne les prenne pour des mésadaptés socioaffectifs, car le tabou est encore pesant, même si 30 millions de personnes à travers le monde — dont cinq millions d’Américains — en consomment quotidiennement Tous dépressifs?Pas nécessairement.Les médecins prescrivent du Prozac et ses petits cousins Zoloft, Paxil, ou Luvox pour moins que ça: migraines, sevrage de la cigarette, blues hivernal, peine d’amour, boulimie, anorexie, éjaculation précoce, dyspepsie, postpartum.Pour ne pas être en reste, j’ai obtenu une ordonnance d’antidépresseurs, l’an dernier, après avoir entendu dire qu’ils pouvaient enrayer les symptômes du syndrome prémenstruel, cette plus ou moins grosse tempête hormonale mensuelle qui affecte 40 % des femmes après 30 ans.Le remède est tout à fait indiqué puisqu’on prescrit surtout les antidépresseurs aux femmes.0,9 % des femmes contre 0,5 % des hommes ont consommé des «stimulants» en 1992-93, selon les dernières données disponibles de Santé Québec.Et les gars, eux?D’abord, ils sont moins affectés que les filles par le syndrome prémenstruel.Encore que.Pour le reste, Boréale rousse ou blonde fait l’affaire.En tout cas, les effets secondaires d’une cuite se traitent facilement avec un cachet d’aspirine et beaucoup d’eau.On ne peut en dire autant des antidépresseurs: 35 % des utilisateurs abandonnent leur médication après quelques semaines ou quelques mois en raison d’une incompatibilité de caractères.Bouche sèche, abattement et fatigue (je dormais 15 heures par jour), perte d’appétit (celui du haut et celui du bas), anorgasmie, syndrome de la jambe morte (un tic nerveux de la patte qui vous donne l’air d’avoir été membre de La Bottine souriante) ont fait partie de mon quotidien pendant la durée du traitement même si je prenais un dosage de mémé.A côté de ça, mon syndrome prémenstruel, c’était du baba au rhum.Trois mois pour voir si ça marche, deux mois de sevrage (on n’arrête pas de se droguer comme on veut), au total cinq mois d’enfer dont je commence tout juste à pouvoir parler sans ressentir une crispation intérieure fort désagréable.A qui la faute?Je n’ai que moi à blâmer.Personne ne m’attachait pour me faire prendre mes «pelules pour les nerfs».Lorsque le désespoir est plus fort que la raison, on fait tout son possible pour croire au miracle.J’ai cessé d’y croire lorsque les antidépresseurs ont provoqué la dépression, la grande dérape finale.C’est également l’un des effets secondaires indésirables mais il n’affecte qu’un faible pourcentage des patients, aussi les médecins n’en parlent pas trop (ou ne le savent pas) parce que des antidépresseurs qui vous foutent en dépression, c’est plutôt paradoxal et aussi vendeur qu’un rince-bouche qui vous donne mauvaise haleine.Mais quand tu es l’heureuse élue de la statistique, le 1 % de malchance affecte 100 % de ta vie, de tes relations, de tes décisions.Oh! ce fut à peine quelques semaines à broyer du charbon: c’est peu quand on sait que des gens en souffrent durant des années.Ce fut suffisant pour que je ne veuille plus jamais remettre les pieds dans ce labyrinthe infini où le spectre de la mort rôde, où les repères flous chavirent le peu qui vous reste d’estime personnelle et de confiance en l’existence.Dans un labyrinthe, la sortie n’est pas toujours indiquée; dans mon cas, elle l’était Par ici la poubelle.Pourquoi je vous raconte tout ça?Parce qu'il ne se passe pas une semaine, un mois, une année, sans qu’une pilule du bonheur ne fasse son apparition sur le marché et nous permette d’appliquer la devise la plus couillonne qui soit: «Courage, fuyons!» Fuyons la souffrance, engourdissons le malaise, droguons le cafard individuel et social qui nous gruge.Victimes des modes, médecins et patients encouragent cette pharmacopée à lunettes roses.Pour chaque malaise, chaque chagrin, chaque épreuve, une pilule.Certains en ont véritablement besoin mais la grande majorité pourraient probablement s’en passer si ce n’était des attentes énormes qui pèsent sur leurs frêles épaules.La performance, toujours.Redux pour maigrir (heureusement retiré du marché), Prozac pour sourire mais avec des répercussions fâcheuses sur les érections, Viagra pour refaire bander (c’est Vitagro qu’il vous faut), Valium pour dormir parce que l’anxiété nous ronge, Ativan pour se calmer entre deux cafés, Ritalin pour replacer les enfants agités (117 000 en consomment au Québec, surtout des garçons).Et le chien, vous y avez songé?Certain qu’ils y ont pensé; ils ont des antidépresseurs pour les chiens qui se rongent les ongles parce que leur maître a le syndrome de la jambe morte.Bref, tout le monde veut de la moelle mais plus personne ne veut gruger d’os.Du côté des méthodes naturelles pour déjouer la dépression, on parle beaucoup depuis quelque temps du millepertuis, une plante avec peu ou pas d’effets secondaires, quatre fois plus prescrite en Allemagne que le Prozac.J'ai aussi des amis qui s’en Victimes des modes, médecins et patients encouragent une pharmacopée à lunettes roses.sont sortis en pratiquant le taï-chi tous les jours, d’autres par un programme d’exercice intensif (au gym chaque matin), d'autres encore en méditant quotidiennement et d’autres enfin en adoptant un régime sans graminées.Chose quasiment certaine, un jour ou l’autre, on finit tous par frapper son nœud dans le nid de vi pères.Déprimette passagère ou dépression aiguë, on s’en sort un peu plus magané mais toujours vivant.En psychologie bouddhiste, la dépression est perçue comme une conséquence nécessaire à une surstimulation subie ou recherchée par l’individu.D’où le besoin pour le corps de rétablir un équilibre.Je laisse la dernière pensée à Stig Dagerman, un auteur suédois qui s’est suicidé après nous avoir livré son testament littéraire: «Personne ne peut énumérer les cas où la consolation est une nécessité.Personne ne sait quand tombera le crépuscule et la vie n 'est pas un problème qui puisse être résolu en divisant la lumière par l’obscurité et les jours parles nuits, c'est un voyage imprévisible entre des lieux qui n’existent pas.» — Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, Stig Dagerman, Actes Sud joblofScam.org Consulté: le Guide critique des médicaments de l’âme (éd.de l’Homme, 1995).Un ouvrage essentiel si vous êtes abonnés aux antidépresseurs ou si vous songez à faire le saut bientôt.On y cause aussi lithium, stimulants, tranquillisants et somnifères.Très éclairant.Aimé: le petit livre très touchant du psychiatre Paul Sidoun: Comme une larme dans l’encrier — Récits d’une psychiatrie sensible (éd.Stanké).Iœ médecin y raconte l’histoire d’une douzaine de patients souffrant de troubles psychologiques divers.On sent beaucoup d’affection et de compassion à travers ces quelques lignes.Obtenu: de l’International Medical Survey les chiffres suivants.En 1997, il s’est vendu pour presque 360 millions de dollars d’antipresseurs au Canada.Pour cette même période, le nombre d’ordonnances (à ne pas confondre avec le nombre d’usagers) atteignait 2 773 000 au Québec seulement ]X)ur ces mêmes médicaments.Les 20-59 ans comptent pour 70 % des abonnés.Appris: avec stupéfaction qu’il y aurait pénurie de chocolat d’ici dix ans pour cause d’extinction des cacaoyers et de forêts tropicales agonisantes.C’est la nouvelle la plus catastrophique qui soit en matière de drogues sans ordonnances.Aperçu: une pancarte qui disait: «Vendrais 90 acres.Peut-être.» À votre avis, c’est de l’indécision ou les séquelles d’une dépression?Logé: aux Miches Chaudes, le B&B le plus funky de North Hatley.C'est tout nouveau et l’endroit est aussi dynamisant que reposant.Pour vous remettre de la vitamine dans le crayon, pas d’erreur, sauf qu’il ne faut pas être trop straight.3065, chemin Capelton.® 819-842-1047.Chambre et petit-déj de 75 $ à 90 $. I.K I» B V (III!.I.K V K N I) I! K I) I S MAI I !» !» S P LA ISI RS VINS Qu’est-ce qui fait courir les frères Lurton?Au moment où vous lirez ces lignes à l’heure du petit-déjeuner, je serai penché sur l’élite de la production bordelaise dans le millésime 1995, vins qui vous seront tout prochainement proposés à l’intérieur du Courrier vi-nicole de la SAQ (pour le recevoir: « 514-873-5719).Qualité et surtout prix devraient être au rendez-vous.Je vous en reparle la semaine prochaine.Demeurons à Bordeaux, cette fois avec François Lurton, l’un des membres de cette famille dont je vous disais, la semaine dernière, avoir du mal à m’y retrouver.J’ai donc profité de son passage au Québec cette semaine pour retracer sommairement l’arbre généalogique du clan Lurton.Sans vouloir remonter jusqu’à Eve qui a su gentiment (et candidement) partager la grappe de ses plus beaux raisins avec Adam, disons que François et son frère Jacques (qui ont cinq sœurs), eux-mêmes fils d’André Lurton (Châteaux La Louvière, Cruzeau, Rochemorin, Bonnet, Couhins-Lurton, Clos Four-tet.) ont aussi un oncle, Lucien, dont les dix héritiers se partagent aujourd’hui une poignée de superbes pro priétés telles que Brane-Cantenac Durfort-Vivens, Climens, Bouscaut Desmirail, Haut-Nouchet, Doisy-Du broca, et j’en passe.Bref, le bordeaux est aux Lurton ce que le sirop d’érable est au Québec ou Josée Blanchette au cahier «Plaisirs» du Devoir, incontournable.Forts d’une dizaine d’années d’expérience à gérer commercialement les propriétés familiales, François et son frère Jacques, ce dernier diplômé J e a n Aubry de l’Institut d’œnologie de Bordeaux et flying winemaker depuis 1988, décident alors, en fondant leur propre société, de faire rebondir la saga Lurton hors du berceau qui les a vus naître.Pourquoi se contenter de voir fleurir la vigne en toute quiétude sur les meilleures parcelles à Bordeaux alors que l’on peut mettre en cuve de juteux raisins en Argentine, en Espagne, en Uruguay, en Bourgogne ou encore dans le Midi de la France?Je vous le demande.Les voilà donc à tâter du cabernet sauvignon, du malbec et du pinot gris en Argentine, du tannat en Uruguay, du chardonnay du côté de Corton Charlemagne en Bourgogne, du viura et du verdejo dans la Rueda espagnole, du viognier, du sauvignon, de la syrah et du merlot dans le Midi français, à deux pas de l’appellation Minervois, sans oublier bien évidemment la trilogie bordelaise en Gironde avec une nette disposition pour le sauvignon qui constitue encore sa grande spécialité.Un beau cocktail.En font-ils trop?«Pour le moment, on s’amuse beaucoup», me dira un François Lurton fébrile dont le vocabulaire truffé d’anglicismes empruntés au Nouveau Monde traduit à merveille l’esprit de venture, de management et de business dont les deux compères se font les ambassadeurs français outrefrontière.Mais le style est là, cette espèce de know-how bien bordelais privilégiant l’élégance et la retenue à la rusticité et à la démesure.Le Cabernet Sauvignon Gran Lurton 1996 (17,75 $ — 471664*) d’Argentine dont je vous ai parlé la semaine dernière en consti- tue un exemple éloquent.Quelle que soit leur destination future, une certitude semble vouloir se dessiner à l’horizon: Jacques et François Lurton seront toujours prophètes en leur pays.d’adoption.Après un 1996 d’un équilibre et d’une droiture exemplaires, voilà que nous arrive le Sauvignon Les Fumées Blanches version 1997 (10,55 $ — 472555), tout aussi expressif et vertical que le précédent avec ses notes de citron vert, de basilic et sa finale nette et tranchante.Sans doute restera-t-il ici et là de la substantielle, animale et dense Syrah 1995 des Rives de l’Argent Double (16,20 $ — 720029), toujours du clan Lurton: un vin à maturité et d’une mâche fruitée digne des bons crozes-hermitages.Un régal.Autre belle affaire mais cette fois du côté des Côtes-du-Rhône Villages et plus précisément de la commune de Cairanne: Réserve des Voconces 1994 (15,10 $ — 706812), un rouge aux tanins fondus, tendres et épicés, évoluant sur la figue, la réglisse et le caramel.A point.Dans un style plus percutant encore, et quand je dis percutant, je pèse mon mot, frottez-vous au Colli del Mancuso Riserva 1990 (16,95 $ — 358812), un Ciro Clas-sico Superiore dont l’originalité n’a d’égal que l’aspect préphylloxé-rique de l’étiquette.Mais ne vous y fiez pas.Le cépage gaglioppo vous en fait boire ici de toutes les couleurs.Parfums tertiaires de thé noir, de pruneau, de zan, de cerise confite et saveurs pointues, au fini sec de cuir, de tabac et de petites baies rouges acidulées.Rustique et d’une autre époque, il est vrai, mais qui résume à lui seul toute l’Italie méridionale.Festival des vins de Californie C’est lundi prochain, le 11 mai, que se déroulera à Québec au Château Frontenac, et à Montréal le jour suivant, soit le 12 mai au Windsor, la grande dégustation annuelle des vins de Californie.Plus de 90 vins tardent à vous mouiller le verre alors que 45 producteurs attendent votre savante expertise.Renseignements: à Québec (418-648-9989); à Montréal (541-871-0133).On se voit là-bas! Je ne peux qu’être enthousiaste à vous proposer en attendant les vins de la maison Dunnewood.Très éclatant et flatteur Chardonnay 1995, North Coast (15,95 $ — 279224), à la fois concentré et élégant et d’une réelle harmonie boisée, ainsi qu’un Merlot 1995, North Coast (18 $ — 488775) d’une grande franchise, au fruité souple, fort goûteux, bien mûr et d’une fraîcheur impeccable.Amateurs de pinot noir, tendez votre verre, le Pinot Noir 1996 Saintsbu-ry, Carneros (28,90 $ — 196006) est arrivé.Beaucoup d’éclat encore une fois, gracieux et même sexy dans le style mais pourvu d’une texture tout à la fois riche et ferme, au bon goût de cerise fraîche.Vaut largement bon nombre de rouges de la Côte chalon-naise.Un mot, en terminant, sur la remise de 10 % consentie par la SAQ pour tout achat totalisant 100 $ et plus.C’est demain, samedi, que ça se termine.Des suggestions d’achat?Bien évidemment, Champagne Veuve Clicquot Ponsardin Vintage Reserve 1990 (61,75 $ — 038752), Château du Grand Talancé 1996 (12,95$ — 422238), un superbe beaujolais à petit À1 VIN ROUGE PRODUIT DE FRANCE 750 ml 1996 DOMAINE DES SAL1CES S Y R A H VIN DE PAYS D'OC J a r (/ u e s et b r a n o i s ¦.LES DEUX PIERROTS: 104, rue St-Paul Est (86)-^ 1270) — Les 8 et 9 mai: Les groupes Yelo Molo et Monochrome — Les 15, 16.17, 22, 23, 29 et 30 mai: Le groupe Dany Pouliot et Gilbert Lauzon _ , , MONUMENT NATIONAL: 1182.boul.St-Laurent 1 (871-2224) — Du 5 au 16 mai: Et Vian! DansHh )j gueule — Du 19 au 30 mai: Ceci n’est pas uq , Schmürz! 0’BLUES BILLARD: 7567, Taschereau.Brossard (926-1885) — Les 8 et 9 mai: The Clifford Stevens Band — Les 15 et 16 mai: Angel P’TIT BAR: 3451, rue St-Denis (281-9124) — Le 8 mai à 22h30: Stéphane Gagnon et ses invités — Le 9 mai à 22h30: Soirée Brassens avec Thierry Fortul) et Jean Viau — Les 10,17, 24 et 31 mai à 20h: Duende Soirée Flamenca — Le 11,18,25 mai et 1 er juin à 21h30 Soirée Jacques Brel avec Thierry Fortuit— Le 12,19, 26 mai et 2 juin à 21 h30: Soirée Renaud avec Louis Étienne — Le 13 mai à 21 h30: ' William — Le 15 mai à 22h30: Daniel Boucher — Lè 16 mai à 22h30: Soirée Brassens avec Jacques Ro- ’ chon et Jean Viau — Le 20 mai à 21 h30: Graine Boyer, folk irlandais t o PALACE DE LAVAL: 1717, boul.Le Corbusier (790;, 1245 ou 1-800-361-4595) — Le 8 mai à 20h: Chan-1 tal Pary et Cari William en spectacle PUB ST-PAUL: 124.rue St-Paul Est (874-0485) — Les 8 et 9 mai: Groupe Rick et Loulou Hughes — Les 14,15 et 16 mai: Groupe Cyclone — Le 20 mai: Le Groupe Zed — Les 21, 22, 23 et 24 mai: Groupe Girlie Talk , ‘ STUDIO-THÉÂTRE DU MAURIER: PdA (842-2112) — Les 8 et 9 mai: Yannick St-Arnaud — Le 11 mai: Finale Auteur-compositeur-interprète — Les 12,15 et > 16 mai: Manuel Tadros — Les 19, 22, 23.29 et 30 ; mai: Patrick Normand THÉÂTRE DE QUAT’SOUS: 100.avenue des Pins Est (845-6928) — Le 11 mai à 20h: «Les Blues du 1 Toaster et autres chansons connues», spectacle donné par France Castel.Monique Richard et Linda ’ Sorgini THÉÂTRE DES DEUX RIVES: (358-3949) — Le 9 mai à 20h: Zachary Richard THÉÂTRE LA PETITE LICORNE: 4559, avenue Papineau (523-2246) — Les 8 et 9 mai: «Crème Caramel» avec Éveline Payette — Les 15 et 16 mai:.«Poètes chantés et musiqués» avec Alexis Loranger , THÉÂTRE PETIT CHAMPLAIN: (418-692-2631) —, Les 14,15,16 et 17 mai: Piero Vélo alias Pierre Ber- v nier «spectacle de mime et de chansons» THÉÂTRE ST-DENIS: (790-1111) — Du 21 au 24’ mai: Spectacle de François Léveillée UPSTAIRS: 1254, rue Mackay (931-6808) — Les 8 et 9 mai: Kevin Dean Quintet — Les 13 et 20 malA Jean-François Groulx and Guest — Les 14 et 21 ’ mai: Little Joe Blues Band — Les 15 et 16 mai: John.) Labelle Quartet VIEUX CLOCHER DE MAGOG: 64.rue Merry Nord! (819-847-0470) — Le 15 mai à 131)15: Alain La;-, montagne —Le 16 mai: Sol j VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE: 1590.rue Galt| Ouest (819-822-2102) — Le 9 mai: Cherry River P O U R LES ENFANTS»! ?MAISON THÉÂTRE: 245, rue Ontario Est (288-7211) — Du 5 au 8 mai: «Tu peux toujours danser» de • Louis Dominique Lavigne (12 ans et plus) !t -J À SURVEILLER1 ?Le Groupe de recherche sur les aspects sociaux, de la santé et de la prévention vous invite à une ’ conférence intitulée «Souffrance en France.Banaln ' sation de l’injustice sociale», présentée par Christophe Dejours.le 8 mai à 12h.Renseignements ' 343-6111, poste 4280 Les amis de C.G.Jung vous invite à une conférence intitulée «Descartes: Je rêve donc je suis?», présentée par Germain Beauchamp, le 8 mai à 19h30.Renseignements: 425-3536 Le corps impossible ou l’obsession de la minceur! Conférence présentée par Danielle Bourque, psy! ’ chologue et auteure du livre A dix kilos du bonheur le 8 mai à 20h.Renseignements: 488-8252 Algérie, la guerre clviio à huis clos: La Fédération j professionnelle des journalistes du Québec et ia : Ligue des droits et libertés vous invitent à a venir; entendre Robert Ménard, répondre aux questions; que vous voudrez bien lui poser sur la liberté de j presse à travers le monde, le 11 mai à 19h.Rensei- j gnements: 849-7717 ou 522-6142 Être humain ou l’art d’accueillir la réalité avec ’ courage, tendresse et compassion: Conférence! présentée par André Lépine, le 11 mai à 19h30 ! Renseignements: 384-5367 Le Centre St-Pierre vous invite à une conférence in ' litulée «La communication et le développement lo- ' cal, satisfaits?», une rencontre-débat avec Guy Biron, Pierre Pagé, Jean-François Aubin, Louise Rç-zon, Gustave Pelletier et Omar Thiello, le 12 mai à 19h30.Renseignements: 524-3561, poste 420 Cité libre vous invite à une conférence intitulée «Tensions ethniques en Yougoslavie», présentée par Pavle Todorovic, le 14 mai à 17h30.Renseignements: 846-2253 Les amis de C.G.Jung vous invite à une conférence intitulée «Le moi démasqué ou «l'habit ne tait pas le moine»», présentée par Germain Beauchamp, le 15 mai à 19h30.Renseignements: 425-4725 Les Ateliers-conférences Les fies présentent «L'histoire de la famille Rothschild», animée par Magali Deleuze, le 15 mai à 14h.Renseignements: 525-6870 La Société canadienne du cancer invite les personnes touchées par le cancer à une rencontre informelle, le 19 mal à 131)30.Renseignements: 255-5151, poste 247 La Bibliothèque de Beaconsfield vous invite â une conférence intitulée «Comment laisser des traces â nos enfants», présentée par Henri Bergeron, le 20 mai à 9h30.Renseignements: 428-4460 Le département Jeunes Adultes-SEC du Centre Communautaire Juif présente une conférence intitulée «Classes for the Masses», le 20 mai à 11 h.Renseignements: 735-5565, poste 130 La Société d'horticulture et d'écologie de Boucherville présente une conférence intitulée «L'Outillage et accessoires», présentée par Patrick Mo-nast, le 20 mai à 19h30.Renseignements: 641-8362 Le Centre St-Pierre vous Invite à une conférence intitulée «Pleurer pour un rêve», présentée par Paule Lebrun, le 20 mai à 19h.Renseignements: 524-3561.poste 401 Faites-nous parvenir vos communiqués par la poste ou par télécopieur au plus tard dix jours avant la date de parution souhaitée (le mercredi matin avant le samedi de parution [tour les rubriques Galeries et Musées) Amenda culturel, /a- /Venir, 2050, rue tie Bleury, Montréal (Québec) fi:iA3M9.Télécopieur: (514) 985-3390.Kenseifruements: (514) 985-3551 I.K I) K Y Il ! Il .I.K V K N I) Il K I) I S MAI I !» !» N ?M0 DE* Jean-Claude Poitras Duo de solo Un homme de style Se décrivant avant tout comme un être de contradiction et de communication, le designer Jean-Claude Poitras souhaite un jour sortir du carcan de la mode dans lequel il se sent parfois enferme.«P* mm W-f Jean-Claude Poitras, c’est bien évident, aime les femmes.Et les femmes l’adorent.Dans l’industrie de la mode, au Québec, s’il y a un nqm qui a les coudées franches par rapport aux autres, c’est bien celui de Jean-Claude Poitras.Pas étonnant quand on pense qu’il est à peu près le seul à comptabiliser plus de 25 ans de création, que les femmes d’ici ont toujours le béguin pour ses collections et que, malgré un parcours semé de difficultés, son image publique n’a jamais, au grand jamais, perdu de son lustre.pu CLAUDE-SYLVIE LEMERY Au Québec, pour un designer de mode, il est beaucoup plus facile d'arriver que de durer», avoue d’emblée Jean-Claude Poitras.Il a beau durer, comme il le dit, il n’en demeure pas moins qu’à 48 ans, il n’a toujours pas l’impression d’avoir réussi.«Les limites de la réussite reculent à mesure que j'avance.Je suis dans une période de ma vie où mes collections ne se sont jamais autant vendues.Je me sens appuyé et aimé par les femmes du Québec, et j'en suis très fier.Mais en même temps, trop de choses me passionnent toujours pour arriver à la conclusion que j'ai réussi.» Faut-il le rappeler, c’est au début des années 70, dans un tout petit atelier du Vieux-Montréal, après sa sortie de l’École des métiers commerciaux, que Jean-Claude Poitras entamait sa carrière de créateur.Déjà, dans ses années de jeunesse, la création sous toutes ses formes hantait le jéune homme timide qu’il était.De cette époque, il existe même, enfouis dans quelque tiroir, des textes de chansons et une pièce de théâtre, Les Ombres sauvages, écrite à 22 ans.Se décrivant avant tout comme un être de contradiction et de communication, Jean-Claude Poitras souhaite un jour sortir du carcan de la mode dims lequel il se sent parfois enfermé.«Tout ce que j'ai pu dire, aujourd’hui, uniquement par rapport à la mode, ne me satisfait pas en tant qu’homme.J’ai un discours intellectuel pas toujours compris du petit milieu de la mode québécoise dans lequel beaucoup dege>is m’ennuient profondément.Quand je leur parle de Marguerite Yourcenar, par exemple, ils pensent que c’est une ex-mannequin.» C’est que monsieur rêve toujours.D’élargir sa création d’abord.La porte qu’il vient d’ouvrir avec sa toute nouvelle collection maison pourrait le mener encore plus loin sur la voie de la création.«J'ai envie d'être un homme de style.J’aimerais écrire, un jour, ou même peindre et exposer.» Toujours est-il qu’au fil des ans, c’est tout de même le milieu de la mode qui a propulsé Jean-Claude Poitras sur un piédestal duquel il est parfois descendu abruptement.Plus d’une fois, il a ouvert des boutiques ou s’est associé à des manufacturiers pour voir ces aventures se terminer en queue de poisson.Même qu’en 1995, Jean-Claude Poitras a failli y laisser sa chemise.et même son nom dans la fàillite du manufacturier Irving Samuel.«Je suis bel et bien un créateur.Quand j’ai essayé d’être un homme d’affaires, je me suis brûlé les ailes.» En fait, Jean-Claude Poitras se voit toujours comme une Céline Dion à la recherche de son René Angelil.Pourtant, son public si fidèle n’a pas vraiment vu les écueils de ce parcours.Peut-être parce que les honneurs n’ont jamais cessé d’affluer, de l’Ordre du Canada à l’Ordre national du Québec en passant par les toutes premières Griffes d’or jamais remises, le Fil d’or présidé par Karl I^ager-feld, le prix Woolmark, le Canadian Manstyle Award ou encore le prix Moda del Amo, en Californie.Peut-être aussi parce que le designer n’a jamais perdu de vue son désir de plaire aux gens pour qui il concevait des collections de vêtements.«Moi, je pense que c’est mon honnêteté qui a payé.On peut parfois mentir aux Québécois, mais on ne peut pas toujours le faire.Tôt ou tard, ils sentent la loyauté et l'honnêteté.Pour ma part, jamais je n'aurais pu défendre une collection dans laquelle je ne croyais pas, et en cela, les Québécois m’ont toujours suivi et appuyé.» Mais ces choix ont parfois été difficiles à prendre et à assumer.En 1990 par exemple, il proposait, par l’intermédiaire des boutiques I*e Château, une collection pour hommes; ses détaillants haut de gamme ont tellement mal réagi qu’il a dû délaisser l’aventure qui, somme toute, lui plaisait énormément.Puis, lors de son passage chez Irving Samuel, il a dû complètement délaisser la création de vêtements pour hommes.Quand il a lancé BofI, une collec- tion pour femmes plus abordable, on lui a dit qu’il allait aliéner son nom.Depuis 1995, Jean-Claude Poitras est associé minoritaire d’Arthur Sanft dans la compagnie Fashion Société Design, dans laquelle la Caisse de dépôt a par ailleurs investi plus de 400 000 S.Aujourd’hui, ses deux collections pour femmes, Bof! et Qui m’aime me suive, sont distribuées au Canada, dans quelque 125 points de vente dont Les Ailes de la mode, Eaton et Ogilvy; dans 45 points de vente aux États-Unis, trois nouveaux points de vente en France et un en Russie depuis trois ans maintenant.Sa première collection maison, griffée 13, rue de l’Univers, n’est par ailleurs disponible qu’à la boutique Duo sur canapé, rue Crescent, dans laquelle sont également vendues les créations de sa conjointe, Colette Chicoine.Mais il ne faut surtout pas penser que le designer est à la veille de tirer sa révérence.A preuve, il évalue la possibilité de créer une toute nouvelle collection pour tailles fortes ainsi qu’une collection composée de robes uniquement, des robes du soir surtout.«Je pourrais me permettre de relaxer un peu mais c’est plus fort que moi, j’ai envie d’aller plus loin.» Et sur le ton de la confidence, le designer avoue tout de même des déceptions qui le tenaillent depuis fort longtemps.«C’est que j'aimerais bien qu’on arrête de mentir aux gens en leur disant que Montréal est une plaque internationale de la mode.C’est totalement faux.La seule porte de sortie que nous ayons, nous, créateurs, est de se diriger vers l’exportation.Mais en même temps, les petites PME que sont certains designers n'ont pas les moyens d’amener le message de la mode québécoise à l'échelle internationale.Si le monde des affaires ne s'intéresse pas à la mode, il n’y aura pas de vraie réussite internationale ici.» Jean-Claude Poitras est extrêmement critique, par ailleurs, face à l’image de la mode québécoise véhiculée tant bien que mal à l’extérieur de la province.«Si c’est le désir des gouvernements et du milieu des affaires d’amener la mode d’ici à un autre niveau, il faudra changer d’attitude face au mot “élite”.Chaque fois qu'on veut faire une démarche pour représenter le Québec à l’étranger, on dirait qu’il faut nécessairement impliquer tout le monde, du meilleur au pire, de la plus jeune à la plus vieille.On projette une image tellement confuse de la mode québécoise.» Malgré tout, Jean-Claude Poitras le répète: il n’a pas l’intention de céder sa place.Surtout lorsqu’il constate que les carrières en mode peuvent être longues — même si au Québec, elles sont rares — alors qu’il cite en exemple les Lagerfeld et Armani qui ont dépassé la soixantaine, ou les Donna Karan et Calvin Klein qui sont dans la cinquantaine.«Moi, je n’ai plus de modèles devant moi, au Québec.Michel Robichaud, Marielle Fleury et Léo Chevalier ne sont plus là.Je me sens donc une certaine responsabilité face aux jeunes.» «J’aimerais bien qu’on arrête de mentir aux gens en leur disant que Montréal est une plaque internationale de la mode.» Pas question pour Jean-Claude Poitras que sa compagne de vie, Colette Chicoine, créatrice de mode à; part entière depuis trois ans à peine, soit dans son ombre.Et lors du lancement officiel de la boutique Duo sur ca-’ napé, c’est Jean-Claude Poitras qui se faisait le plus grand ambassadeur des vêtements griffés Lola en solo.Pourtant, dans la boutique où l’on retrouve d’un côté la collection de Colette Chicoine, la toute nouvelle collection sur l’art de las table de Jean-Claude Poitras griffée 13, rue de l’Univers,f ne passe vraiment pas inaperçue.Cette nouvelle boutique marie donc, avec une heureuse magie, mode et maison.Duo sur canapé est donc né de ce mariage original et dès qu’on y entre, la magie opère.«Pour ma part, j’ai commencé à créer toute seule, dans le* noir, si l’on peut dire.Je n’ai jamais voulu jouer cette carte, * celle d’être la femme de.Si ma collection ne peut vivre par' elle-même, elle ne vivra pas, tout simplement», explique Co- [ lette Chicoine, muse de Jean-Claude Poitras depuis les an-.) nées 70.«Je n'ai pas la prétention de me mesurer à quel-1 qu’un qui a plus de 25 ans de carrière mais Jean-Claude t croit tellement en moi.» Pas de doute, si l’on pense que Colette Chicoine a;‘ d’abord trouvé une niche fort intéressante dans le marché^ surchargé de la mode d’ici.Depuis trois ans, elle interprè-* te à sa façon le kimono, ce qui a donné une collection de f vêtements réconfort, comme elle aime les appeler.Ces vê-j tements d’intérieur ont de plus évolué pour devenir des vê-* tements de ville, autant pour hommes que pour femmes.d N’y cherchez pas un habillement structuré à la manière-d’un tailleur.Ce sont plutôt des tuniques, des pantalons,4 des jupes, des vestes-chemises et des pyjamas.Les coupes 1 sont amples, admirablement bien dessinées, et le confort j! se devine au premier coup d’œil.Qui plus est, les tissus^ sont d’un attrait indéniable, que l’on pense à la soie, au vis-_.cose et au lin.t Et la magie continue d’opérer lorsqu'on pense à Jean-;,' Claude Poitras qui rêvait depuis belle lurette de lancer cet-' te collection pour la maison.Chose promise, chose due.« «Et cette boutique était en quelque sorte le plus beau pré-* texte pour le faire.Je vois aussi Duo sur canapé comme mon " laboratoire, finalement», explique le designer (je mode qui^ compte élargir cette toute nouvelle collection.A l’heure ac-, tuelle, on peut trouver des nappes, en lin surtout, des serviettes et des chemins de tables, des assiettes avec cinq* différents croquis de mode signés Poitras, des coussins elt même des sacs à main.M.Poitras songe à ajouter à cette collection des abat-jour, de la literie, des parfums pour la' maison et des bougies.i L’ouverture de la boutique Duo sur canapé s’est faite en.même temps que celle de trois autres sises tout à côté,/ l’une de l’autre, rue Crescent, dans le quartier du Musée, t Les autres designers de mode qui ont maintenant pignon, sur rue sont Chantal Lévesque pour la boutique Shan, Hé- -lène Barbeau et Christian Chenail pour la boutique Bar-" beau/Muse, ainsi que Louise Vincent et Marcel Dénom-" mé pour la boutique Dénommé Vincent.L’arrivée en masse de ces boutiques de designer s’ins-j crit dans un projet de revitalisation de ce quartier.C’est/ l’Association du quartier du Musée qui a aussi fait en sorte que ces nouveaux commerçants aient pu souscrire au Pro- ' gramme opération commerce (POC) de la Ville de Mont-1 réal.Dans les faits, cette aide se traduit par une subvention couvrant le tiers des coûts d’aménagement intérieur et ex-1 térieur des locaux loués, jusqu’à concurrence de 50 000 $., C.-S.L.\ Wm JACOOES GRENIER LE DEVOIRt Colette Chinoine, créatrice de mode.1 i Notre nouvelle, collection Printemps-Été 1998 est arrivée! ®ulo 402 -HOMME* À votre service depuis 20 ans COSTUMES importés d’Italie au prix de gros 100% laine Coupe exclusive De 299 $ à 475 $ le costume Du lundi au vendredi De 9 h 30 à 18 h Samedi de 10 h à 16 h Tous les soirs après 18 II sur rendez-vous seulement 1118, rue Ste-Catherine O Suite 200, Montréal (514) 861-3636 ILLIUTUJ Pour maman, avec amour, pour la fête des mères.1050, ave.Laurier Ouest (514) 272-7791 Obtenez un catalogue gratuit en composant le 1-800-465-4249 C' ^ U ./of/faj /( ~ fait sur mesure ~ exclusifs ~ tissus européens Vêtements Printemps 1998 -TO 1061 Laurier O.Outremont Tel.: 270-7701 I, K I) E V II I II .1.K v E N I) Il E I) I 8 MAI I !) !» 8 B 6 M 01) I! Montréal, ville à la mode Le nouveau Groupe de travail sur la mode et l'habillement s'est donné des outils pour en faire la promotion comme centre international dans ce domaine CLAUDE-SYLVIE LEMEKY Si Montréal se targue régulièrement d’être un carrefour de la mode, elle semble toutefois battre de l’aile plus souvent qu’autrement quand vient le temps d’en faire la promotion.Et si les récentes années de récession expliquent en partie cet état de fait, la reprise économique qui se fait désormais sentir pourrait modifier le paysage.C’est que le tout nouveau Groupe de travail sur la mode et l’habillement (GTMH), né de l’aile de cinq organismes directement impliqués dans cette industrie, vient de se donner des outils pour faire la promo- tion de Montréal comme centre international de la mode et de l’habillement.«La récession nous a fait mal, mais aujourd’hui, le milieu de la mode se prend en main.Pendant longtemps, nous avons fonctionné en vase clos, mais avec la reprise économique, nous avons voulu raffermir nos liens et mettre en valeur nos objectifs communs», explique Maurice Elmaleh, président de l’Association professionnelle des designers de mode du Québec (APDMQ).Outre l’APDMQ, les autres associations engagées dans le projet sont l’Association des entrepreneurs en couture du Québec (AECQ), l'Institut des manufacturiers du vêtement du montreal LA MODE À TOUTE ALLURE Québec (IMVQ), le Conseil canadien de la fourrure (CCF) et l’Association des manufacturiers de mode enfantine (CAMA).Par ailleurs, le Conseil régional de développement de l’île de Montréal, impliqué dans la démarche de regroupement des cinq associations, annonçait l’octroi d’une aide de 250 000 $ au groupe de travail.Linda Breault a été embauchée à titre de coordonnatrice pour assurer le lien entre tous ces organismes.«Nous avons des objectifs de promotion, bien entendu.Mais nous désirons d'abord détailler les activités existantes, les maintenir s’il y a lieu, ajouter des événements et les établir dans un calendrier de proximité, par Jouissez du plaisir de la perfection.OYSTER PERPETUAL SUBMARINER 1910, Rolex a fabriqué une montre si petite qu’elle pouvait être portée au poignet.Portant une attention rigoureuse à chaque détail, Rolex a forgé une norme de qualité et d’excellence.Aujourd’hui, la précision détaillée de chaque montre Rolex continue d’inspirer le plaisir de la perfection.•f ROLEX J Jjjjjgjp"» OYSTER PERPETUAL DAY-DATE TRIDOR OYSTER PERPETUAL LADY-DATEJUST CADRAN ET LUNETTE SERTIS DE BRU LANTS OYSTER PERPETUAI.DATEJUST OYSTER PERPETUAL LADY-DATEJUST Nous sommes fiers d’être votre bijoutier agréé Rolex.PAüoufeme Gambard Vente et service technique 6 3 0 - A Cathcart Montréal Centre-Ville (416) 866-3876 exemple.On peut penser à des semaines d’activités intenses pendant lesquelles on pourrait faire la promotion de la ville, de l’industrie de la mode et du tourisme.«Voilà des hypothèses de travail sur lesquelles nous allons nous pencher», explique toujours M.Elmaleh, qui est aussi à la tête de l’entreprise produisant les vêtements pour enfants Deux par deux.Le groupe de travail s’est notamment doté de signatures française et anglaise pour accompagner ses activités de promotion.«Montréal, la mode à toute allure» veut évoquer le fait que Montréal est une ville qui a du style, donc de l’allure.Quant à la signature anglaise, «Montréal, Fashion with an accent», l’expression vient souligner que la mode d’ici a un accent particulier.Lors du lancemept officiel du groupe, le ministre d’Etat à la métropole, Robert Perreault, rappelait que depuis le creux atteint en 1990, les exportations québécoises de vêtements ont enregistré une progression de 408 % en 1997, ce qui aurait permis de créer 6500 emplois dans la métrople dans le seul secteur de l’habillement.Pour le président de l’APDMQ, le Groupe de travail pourrait donc se pencher, aussi, sur la sensibilisation des membres des différents organismes à la réalité de l’exportation, et en démystifier la complexité.,«On peut facilement déduire que les Etats-Unis sont pour nous un marché local si l’on pense que New York n’est qu’à une heure d’avion de Montréal», ajoute M.Elmaleh.El pour le président de l’APDMQ, le Groupe de travail pourrait valoriser autant les activités de groupe qu’individuelles.«Ultimement, on veut aussi faire en sorte que les consommateurs québécois appuient et consomment ce qui se fait ici.1m production québécoise en est une de qualité pour le marché d’ici, mais on sait aussi qu'elle est exportable.» ROUGE À LÈVRES ET PANTALON Suzanne Marchand Cahiers du Québec, collection Ethnologie, Hurtubise HMH 1997,165 pages Les livres qui traitent de la mode sont plutôt rares au Québec, autant' ceux qui sont publiés ici et qui ont comme sujet cette thématique.Il en est un qui mérite une mention honorable: ! Rouge à lèvres et pantalon, de Suzanne Marchand, traite des pratiques esthé-a tiques féminines controversées atil Québec pendant la période 1920 à! 1939.L’intérêt de ce livre réside dans.! l’analyse que fait l’auteur sur la popula-' don féminine de l’époque qui porte, à, son tour, un regard critique sur l’im-pqct du discours normatif véhiculé par l’Eglise et certains médias.L’auteur y’ explique comment sont nées les.normes esthétiques qui ont cours eni .core aujourd'hui.:> Faut-il le rappeler, il fut une époqué; où le décolleté féminin préoccupait le) clergé, le maillot de bain encore plusii Bref, une incursion dans cet univers ; québécois riche en bouleversements) montre une province sous l’influence) de deux discours contradictoires sur lei travail des apparences: celui du clergé qui tente de minimiser le culte dul corps, et celui des médias qui présente! le travail des apparences comme une, source d’épanouissement individuel eti un gage de réussite sociale.Suzanne Marchand ROUQE A LÈVRES et PANTALON Des pratiques esthétiques féminines controversées au Québec W’O IV3V uniras ni vdai:>; (’mttCTKrtmtsoipar.ft Valérie Simon H O.M M E S Collections Hugo Boss/Mani de Giorgio Armani/Strellson/Cinque/Replay 366, rue Laurier Ouest • Mcfrttréal (Québec) H2V 2K7 • Tél.: (514) 272-0618 PRINTEMPS-ÉTÉ 1998 ) t Photo: Sylvain Lebeau DESIGNERS QUÉBÉCOIS Prêt-à-porter & Sur mesure Robes de mariée et de bal 364 boul.St-Joseph Ouest Tél.: 495-1075 I.K I) K V I) I U .I.K V K \ I) U K I) I S M Al I il il N li 7 M 01) Salon de la technologie Les dessous du vêtement JACQUES GRENIER l.E DEVOIR t Le Salon national de la technologie du vêtement a sa place à Montréal si l’on pense que les secteurs du cuir, des textiles et de l’habillement employaient, il y a quelques années, près de 42 000 personnes dans la grande région de Montréal.Et que c’est aussi à-Montréal que se fait la moitié de tous les vêtements produits au Canada et où se trouve la moitié de l’industrie de l’habillement du Québec.Plus de 5000 visiteurs ont franchi les portes de ce salon organisé tous les trois ans, depuis 1986, dans le but de permettre aux entreprises de se fa-rtiiliariser avec les plus récentes innovations et les nombreux outils technologiques devenus omniprésents dans l’industrie du vêtement.Quelque 125 exposants étaient présents, au Palais des congrès de Montréal, et à peu près tous les secteurs de pointe étaient représentés.«Ce sont, bien entendu, les systèmes informatiques qui ont le plus évolué et 3ui ont le plus révolutionné notre façon è travailler dans l’industrie du vêtement», analyse Michel Lapierre, président de Lingerie Claudel et président du comité organisateur du salon.«Il n’y a qu'à penser aux dessins faits par ordinateur, aux patrons, aux programmes d’administration et de distribution.Pour les petits joueurs dans l'industrie du vêtement, l'informatisation n’est pas toujours à portée, mais tous les grands joueurs, estime M.Lapierre, ne peuvent plus imaginer leur travail sans l'apport de l’informatique.» Ce salon est à peu près le seul du genre à se tenir au pays et cette année, la qualité des visiteurs se serait fait sentir par les transactions financières conclues ou en voie de l’être.Parrainé par l’Institut des manufacturiers du vêtement du Québec et lV\ssociation des entrepreneurs en "uture du Québec, le salon proposait important volet de conférences et minaires mais qui, de l’avis de M.laudel, ont été peu fréquentés: \ourtant, la qualité des conférenciers la pertinence de leurs interventions ur notre marché étaient d’un intérêt contestable.» Il cite, à ce titre, les indentions de Jean-Robert Dufour, la compagnie Barmish, qui a parlé s standards ISO 9000 comme va-ur ajoutée pour une entreprise, et David Entrekin, déjà rendu au troi-ème millénaire dans son approche s technologies.M.Lapierre insiste aussi pour dire cjue ce n’est pas le prix du billet pour c ssister à certaines conférences, de f 0 $ pour les membres et de 100 $ {our les non-merçibres, qui a rebuté 1 :s participants.«À Atlanta, où se tien-i ra un salon du même genre en sep-t ’.mbre prochain, il en coûterait drôle-i tent plus cher pour assister à ces ren-c mtres.» Une quinzaine de sujets ont f té traités, que ce soit au chapitre de 1 i vente au détail au Canada, de la i onquête du marché américain, de la 1 irmation, des ressources humaines, ( le.De nombreux étudiants des époles c e mode du Québec, comme l’Ecole s upérieure de mode de Montréal, le Collège LaSalle, le Cégep Marie-Vic-tprin et le Centre Pierre-Dupuy se Sont rendus à l’événement.Le prochain salon se tiendra en 2001.j C.-S.L.Les kilos à porter Lili-les-Bains propose aux femmes, qu'elles soient rondes, boulottes ou enveloppées, de laisser leurs complexes au vestiaire et dessine maillots et vêtements appropriés CLAUDE-SYLVIE LEMERY Louise Daoust ne se gêne pas pour parler des kilos en trop qu’elle porte comme une seconde nature.Elle ne se gêne pas non plus pour dénoncer, à sa façon, le st.r système de la mode qui a établi les maigrichonnes, voire les anorexiques, en madones.Et la façon qu’a choisie Louise Daoust, c’est de proposer aux femmes, qu’elles soient rondes, boulottes ou enveloppées, de laisser leurs complexes au vestiaire en dessinant, par l’entremise de Lili-les-Bains, maillots et vêtements appropriés.Louise Daoust dessine, conçoit et confectionne sur mesure des maillots de bain pour les femmes qui trouvent difficile de se dénicher une telle pièce de vêtement.Pour toutes sortes de raisons, faciles à deviner.Mais pour concrétiser doublement sa démarche de designer qui désire avant tout que les femmes acceptent leur corps en leur confectionnant un vêtement qui leur fasse comme un gant tout confort, Utilise Daoust s’est engagée à verser 2 $ par maillot vendu à la Clinique des troubles alimentaires de l’Hôpital Douglas, à Verdun.En fait, c’est à la fin de ce mois-ci que la créatrice de mode prévoit remettre un premier chèque à la clinique, d'un montant qui pourrait osciller autour de 2000 $ si la tendance se maintient.Cette clinique accueille des femmes qui souffrent d’anorexie et de boulimie.Lili-les-Bains, c’est donc le nom que choisissait Mme Daoust en 1993, inspirée par la comédienne Francine Ruel qui a, depuis, grandement aidé cette petite entreprise à grandir.«Etant toutoune moi-même, j’ai toujours eu de la difficulté à me trouver un maillot de bain qui ne soit démodé.Mais ce que j’ai réalisé aussi, c’est que l'achat d’un maillot est, pour la plupart des femmes, une tâche ardue», explique Mme Daoust, qui décidait ainsi de confectionner des maillots de bain sur mesure, dans des tissus de très grande qualité, et dont le look vise à améliorer la silhouette et non à mettre à jour ses petits et grands caprices.On ne se rend donc pas chez Lili-les-Bains choisir un maillot sur support.Ils sont tous faits sur mesure; la facture aussi, qui peut osciller entre 250 $ et 295 $.Pour bien servir sa clientèle, Mme Daoust ne reçoit que sur rendez-vous, aussi bien pour les maillots que pour sa collection prêt-à-porter qu’elle tient depuis peu dans une petite boutique attenant à son atelier de confection, rue Notre-Dame Ouest, à Montréal.Collection de l’année Depuis ses débuts, il y a plus de cinq ans maintenant, Lili-les-Bains a dû apposer sa griffe sur plus de 2500 maillots.Pour des femmes de tous les âges, de toutes les tailles.et de tous les milieux.La designer cite en exemple des dames du quartier Saint-Henri qui, ayant difficilement économisé pour un premier voyage au soleil en plein hiver, n’ont EN BREF J Ecran solaire S’il est un accessoire mode qui remplit une fonction essentielle, ce sont bien les lunettes de soleil.Elles ont même gagné en crédibilité depuis la surabondance, dans les médias, de mots comme couche d'ozone, protection solaire, FPS et compagnie.Mais une belle lunette de soleil, ça se remarque.A preuve, la nouvelle collection Ray-Ban qui offre cette année plus de 40 nouveaux modèles: retour en force des années 30 avec le style New Gatsby, ou influence des années 1950 avec la collection Outsiders.Mais les modernes ne sont pas en reste; ils miseront sur la collection Highstreet et Sidestreet Metal, d’allure conservatrice mais qui tient compte des tendances actuelles de la mode.La réputation de cette marque n’est plus à faire si l’on songe que les lunettes Ray-Ban ont d’abord été conçues par Bausch & Lomb pour les pilotes de l’armée de l’air dans les années 30.Cette compagnie américaine a un chiffre d'affaires de près de deux milliards de dollars et ses produits sont vendus dans plus de 100 pays à travers le monde.Winnie se lave C'est bien connu, Winnie l’Ourson est un personnage attachant et les enfants qui ont suivi ce personnage rendu populaire par Disney lui vouent une affection sans borne.Alors, il suffit d’accoler la bonne bouille souriante de Winnie l’Ourson à une gamme de produits pour l’hygiène personnelle, et c’est garanti, vos tout-petits voudront se précipiter dans le bain.et même se laver les cheveux, ce qui n’est pas peu dire! Pas étonnant si l’on pense que les trois nouveaux produits — shampoing, nettoyant pour le corps et savons antibactériens — dégagent une odeur de miel comme Winnie en raffole, car dans chacun de ces produits, on trouve du miel royal.fBou/^fui/'e ù/ciùiù' à maman, Boucles d'oreilles à diamants !()k, 10 points total 119’ 14k, 25 points total 319’ 14k, 50 points total 799’ ««M Vw J 7139, rue Saint-Hubert (angle Jean-Talon), Montréal 277-3127 50 points de diamants spécial 389s ÎOO modèles de jonc anniversaire à diamants à partir del49s Bofl Jean-Claude Poitras Lino Catalano Nadya Toto Muse Collections allemande et autrichienne i Vêtements [de Golf ¦ •*>«fe***r b o il t.i q aj e r j L' .402, rue Beaubien Est (angle Garnier) • Tél.s 278-4292 \ pas lésiné pour s’offrir plus d’un maillot signé Lili-les-Bains.«Il y a des femmes qui ne se sont pas baignées depuis 20 ans à cause de leur maillot de bain.», raconte la designer.Et lors du tout récent concours de La Griffe d’or, Lili-les-Bains était choisie, à juste titre, finaliste dans la catégorie Collection de l’année — Maillots de bains.Louise Daoust peut aussi concevoir des maillots pour les femmes qui ont subi une ablation du sein à la suite d’un cancer, par exemple.Et pour les amoureuses du soleil, elle offre maintenant une gamme de vêtements pour apprécier la chaleur du Sud.Lignes fluides, tissus vaporeux ou tricots souples, elle a fait de la viscose sa matière vedette pour une collection haut de gamme.Pantalons, robes soleil, paréos, longues vestes, le tout dégage une invitation au confort et au voyage.comme ses maillots, quoi! L’hiver dernier, la designer s’est rendue trois fois à Québec offrir ses services et y desservir une clientèle qui s’étend jusqu’en Gaspésie.Sur rendez-vous toujours, dans son local sis au Petit Champlain, Mme Daoust a fixé au 24 mai la date du prochain atelier.«Je pense que si je peux changer la vie des femmes en leur proposant d'arrêter de se culpabiliser avec leur poids, en offrant un vêtement dans lequel elles se sentent bien, j’aurai atteint les objectifs que je m’étais fixés en fondant mon entreprise», de conclure Louise Daoust.mf/M mm % ï JACQUES GRENIER LE DEVOIR Louise Daoust dessine, conçoit et confectionne sur mesure, des maillots de bain pour les femmes qui trouvent difficile de se dénicher une telle pièce de vêtement, pour des raisons faciles à deviner.AZIMUT Azimut Saint-Denis 1781, rue Saint-Denis Montréal 844-1717 Azimut Carré-Phillip 1189, place Phillips Montréal 866-1616 Azimut Laval 3228 Saint-Martin 0.Laval 687-4370 KAN UK Le Loup nanuk (-25°C) Le Castor Kanuk rég.356 $ Lauuienbque pull breton Anuoitux en coton peigné ¦pa Le short de randonnée classique en toile de coton avec plusieurs poches Lesacàdos Forillon de Azimut La botte de marche en cuir avec chausson en Sympatex imperméable qui «respire» Nom Recevez gratuitement le catalogue AZIMUT demandez le catalogue Azimut | par téléphone : (514) 844-1717 ¦ par fax : (514) 843-9100 1 ou postez ce coupon à : v,lle lT&LjjTie SalntJDenîsJMtl^H2X^K4^ Code postai.Adresse , aux» ;ÎJj B 8 I.K l> K V 0 I II .I.H V K N I) |{ K I) I 8 M .\ I !!)!>« ?LE DEVOIR ?TOURISME L’autre Virginie Il y a, en réalité, plusieurs Virginie.Toutes situées cependant entre Washington D.C.et les plages de l’Atlantique, à peine à une journée ou deux de voiture de Montréal.ANDRÉ BERGERON On connaît surtout la Virginie balnéaire et ensoleillée, populaire, celle de Virginia Beach avec ses nombreuses possibilités de séjour et de divertissement.Il y a ensuite la Virginie culturelle, particulièrement celle du «Triangle historique» formé de Williamsburg, Jamestown et Yorktown.Et il y a l’autre Virginie, celle des campagnes vallonnées qui s’échelonnent à perte de vue au pied de la chaîne appalachienne appelée les montagnes Bleues (Blue Ridge), une région somme toute très diversifiée, parsemée de forêts, de vignobles et de champs de tabac.En prime, des parcs nationaux ou d’Etat, de nombreux champs de bataille de la guerre de Sécession, de jolies petites villes portuaires, d’intéressants musées et un superbe parc d’attractions appelé Busch Gardens.La mer.au pair Depuis 20 ans, le slogan de l’Etat était «Virginia Is For Lovers».Les promoteurs touristiques ajoutèrent l’an dernier •
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