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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-05-09, Collections de BAnQ.

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L E I) E V (HR, I.E S S A M E I) I !) E T !) I M A N CHE I 0 M Al I !» !l 8 Le 66e congrès de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences "ft.ftftsftftftft tftSfc, iftft là H| MMH| „r\ ¦ ¦ ct .ta u'ivw.U(|iilviii|iH‘l>ét ta ECOLE NATIONALE ¦ DADMINISTRATION PUBLIQUE *| U'tVU.CI iaputiiiebcc.cn TELE-UNIVERSITE MON ! RI AL UNIVERSITE DU QUEBEC A MON TRIAI wwu'.teliui.iuiuchec ta u wnMii|dm t a COLE DE TECHNOLOGIE SUPERIEURE -f www.et.smtl.cn U de l'Université du Québec Établissement d'enseignement supérieur de langue française, l'Université du Québec est constituée en réseau et regroupe 11 établissements universitaires œuvrant sur l'ensemble du territoire québécois.Elle est la plus importante université québécoise et canadienne par le nombre d'étudiants quelle accueille.• Plus de 79 000 etudiants • Plus de 5 ooo professeurs et maîtres de conférence • Plus de 300 programmes de baccalauréat, de maitrise et de doctorat • Plus de 2 000 étudiants étrangers provenant de plus de 84 pays • Plus de 84 250 000 $ en octrois de recherche Université du Québec CLAUDE TARDIF Après avoir réduit de 96 % les rejets des 50 entreprises les plus polluantes, entre 1988 et 1995, le Plan d'action Saint-Laurent vient de réduire de 82 % les rejets de 56 autres usines.Un pourcentage qui sera sans doute plus élevé lorsque tous les travaux seront complétés.La réduction des toxiques dans le Saint-Laurent va bon train Après avoir réduit de 96 % les rejets des 50 entreprises les plus polluantes entre 1988 et 1995, la deuxième phase du Plan d’action Saint-Laurent appelé Saint-Laurent Vision 2000 (SLV 2000) s’attaque maintenant aux rejets liquides de 56 autres usines.«Le programme est complété dans 80 % des cas, affirme Marc Villeneuve, ingénieur de programme au volet protection de SLV 2000.Une douzaine d’entreprises auront toutefois des travaux d'assainissement supplémentaires à faire et elles auront jusqu’à deux ans pour les compléter.» Au total, 400 millions de dollars ont été investis dans ces travaux de dépollution par l’industrie (dont 350 millions dans les 23 industries pape-tières du programme).Cet effort financier aura permis de réduire de 82 % les rejets des 56 usines visées.Un pourcentage qui sera sans doute plus élevé lorsque tous les travaux seront achevés.Comme dans le cas du Plan d’action Saint-Laurent, ces travaux auront permis de tester de nouvelles technologies de dépollution.«Deux usines ont même terminé le programme avec des rejets zéro», dit Marc Villeneuve.Il s’agit de Nova Pb et la métallurgie Duchêne et fils, à Yamachiche, qui a malheureusement brûlé récemment D’autres entreprises ont changé de procédé de fabrication ou utilisé de nouveaux produits moins polluants dans leur chaîne de production.Selon Marc Villeneuve, polluer moins ou pas du tout ne nécessite pas toujours de gros investissements.En plus du volet protection, SLV 2000 comprend six autres volets qui touchent notamment l’assainissement agricole, la santé, le développement technologique et l’implication des populations riveraines.Les gens de SLV 2000 sont aussi très fiers d’avoir développé une façon de travailler en concertation avec tous les acteurs impliqués (le ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec, Environnement Canada et l’industrie).«Ce partenariat va se poursuivre même après la fin des différentes phases du programme de dépollution du Saint-lMurent», soutient Vincent Jarry, chef intérimaire du volet restauration et intervention de SLV 2000.Dans l’éventuelle phase III (qui devrait être annoncée sous peu), on va, entre autres, axer les efforts sur le développement de techniques de prévention de la pollution, affirme M.Jarry.On pourrait aussi aider les entreprises à accéder à une gestion environnementale plus saine (genre ISO 14 000).Stéphane Gagné La biodiversité du fleuve est dorénavant mieux connue Grâce au travail des chercheurs de Saint-Laurent Vision 2000, un précieux outil d’évaluation environnementale vient d’être créé.Il s’agit de l’Atlas de la diversité potentielle et de la biodiversité du Saint-Laurent au Québec (édition provisoire).Cet atlas identifiera les sites d’intérêt pour la biodiversité et leurs éléments biologiques ou paysagers ré-quérant une protection.L’ambitieux projet a débuté en 1995.«Il a exigé l’apport de 25 à 30 chercheurs au plus fort des travaux», affirme Jean-Luc DesGranges, coordonnateur du volet biotique du projet au Service canadien de la faune.L’outil devrait être très utile aux aménagistes et biologistes dans leurs futures évaluations des activités humaines sur l’intégrité biotique du Saint-Laurent.Il pourrait favoriser une plus grande protection de la biodiversité.Un aspect qui plaira aux écologistes, dont un gand nombre considèrent la biodiversité comme l’indicateur environnemental privilégié du développement durable.Le projet comprend la réalisation de plusieurs produits utiles aux chercheurs et aux décideurs: une cartographie écologique du Saint-Laurent, des cartes thématiques décrivant le milieu naturel, etc.Le re- cours à un système d’information géographique (SIG) a aussi permis de constituer trois bases de données: une première servant à décrire le milieu naturel du Saint-Laurent, une deuxième décrivant les stress anthropiques affectant le fleuve (pollution, exploitation des ressources biologiques et modifications physiques des habitats) et une dernière sur les organismes vivants de cet écosystème.La version finale de l’Altas sera ' disponible au début de l’automne 1998.Stéphane Gagné Un cours d’eau de plus en plus propre LJ ère de la grande pollution du ' fleuve serait en voie de se résorber.C’est du moins ce que confirment les dernières études sur l’état de la contamination du fleuve.Une première étude fait le bilan de la contamination des plantes aquatiques par les métaux lourds dans les lacs Saint-Louis et Saint-François de 1976 à 1996.Bilan très positif: «Il y a eu diminution de tous les métaux [cadmium, zinc, plomb et chrome] depuis 20 ans», affirme Christiane Hudon, chercheuse au Centre Saint-Laurent.Pour le plomb et le chrome, la baisse est vraiment marquée: il y en a six fois moins qu’il y a 20 ans! D’autres études révèlent également qu’il y a eu diminution de la contamination dans les carottes de sédiments extraites de ces deux lacs.Les résultats de l’étude dYves De-lafontaine (aussi chercheur au Centre Saint-Laurent) vont dans le même sens que l’étude de Christiane Hu- don.Ici, on a utilisé la moule zébrée comme indicateur de contamination.Ce petit mollusque est originaire de la mer Caspienne, en Russie.Présent dans les eaux du fleuve depuis 1988, il crée plusieurs nuisances (colmatage des conduites et de la tuyauterie, entre autres).Mais puisqu’il Filtre l’eau et concentre les contaminants dans ses tissus, il est un bon indicateur du degré de pollution.L’étude de M.Delafontaine confirme donc la présence de contaminants dans le fleuve, ce qui n’est pas un «scoop».Toutefois, «cette pollution est présente à des niveaux plutôt faibles», dit M.Delafontaine.Ce qui est une bonne nouvelle.Une dernière étude est moins réjouissante mais très instructive.On le sait, les sédiments ont la faculté d’accumuler les contaminants.Les recherches de Michel Lebeuf, de l’Institut Maurice-Lamontagne, ont permis de mieux saisir le mécanisme de transfert de cette contamination vers un type de ver benthique (présent dans les sédiments) et la plie (un poisson de fond).«Chez la plie, qui est en contact avec les sédiments mais ne s’en nourrit pas, la vitesse du transfert est assez impressionnante: il se fait à l’intérieur de quelques semaines», dit Michel Lebeuf.Cela a des conséquences importantes dans un milieu marin comme l’estuaire du fleuve où s’accumulent les sédiments et aussi la contamination qui demeure présente plusieurs années.Pour terminer sur une note positive, parlons des bélugas.Il y a 20 ans, ' on en dénombrait 350 dont beaucoup étaient malades.Aujourd’hui, ils sont près d’un millier.Pour Christiane Hudon, tous ces signes encourageants sont sans doute attribuables aux re-1 tombées des travaux de dépollution des Grands Lacs amorcés dans les années 70.Stéphane Gagné icitations aux lauréats des prix de l’Acfas édition 19 9 8 Bourse •*y’ de Montréal i ) BBBHi I.K I) K V ()IK.I.K S S A M K I) I !l K T I) I M A X < Il H I II M Al I !) !l S Médicaments et sexualité Les médicaments ont amélioré la qualité de vie de bien des gens, c’est un fait.Mais ils ont aussi des effets pervers sur la santé, c’est connu.Ce qui l’est moins, ce sont leurs effets secondaires sur la sexualité.Baisse de désir, difficultés à atteindre l’orgasme, difficultés érectiles et assèchement des parois vaginales.Tels sont les principaux effets constatés chez un grand nombre de patients qui prennent des médicaments contre l’anxiété, des antidépresseurs, des médicaments contre l’épilepsie, des antihistaminiques et une panoplie d’autres pilules.Les effets des antidépresseurs (comme le Prozac, Tofranil, Elavil) sont toutefois les mieux documentés depuis la publication d’une étude sur le sujet, à l’automne 1997, par la maison Compass de Toronto.Chez les gens qui prennent ce type de médication, on a constaté des dysfonctions sexuelles trois fois plus élevées que chez les autres (35 % contre 12%).Les effets des médicaments sur la sexualité ont mené à la création d’une nouvelle discipline appelée «sexopharmacologie» fl’étude des effets des substances incluant les médicaments et les psychotropes, qui influencent ou interfèrent avec la sexualité).Cela a aussi mené à la création du Groupe de recherche en sexopharmacologie de l’UQAM en 1996.Ce groupe a d’ailleurs organisé un colloque sur le sujet dans le cadre du congrès de l’Acfas.Selon sa directrice Josée Lafond, «la recherche sur les effets des médicaments (sur la sexualité] est fondamentale car ceux-ci sont encore peu documentés.Souvent, sur les emballages de médicaments, on ne trouve qu’un avertissement du genre: “peut créer des dysfonctions sexuelles”.» Oui mais.lequelles, et comment peut-on les prévenir?C’est, entre autres, les questions auxquelles le groupe de recherche espère répondre.Les résultats de ces recherches influenceront grandement l’enseignement de la sexologie, de la médecine, de la psychologie, etc.Mais déjà , il y a un gros travail de sensibilisaton à faire auprès des médecins qui ignorent souvent l’existence de ces effets et prescrivent des médicaments «sensibles» sans transmettre l’information à leurs patients.I.a psychologue Francesca Sicuro constate régulièrement ce manque d’information et les effets qui en découlent à la clinique de psychologie René-Laennec où elle travaille.«Les médecins et les patients sont au départ réticents à parler de sexualité», constate-t-elle.Pourtant, chez les patients qui viennent la consulter, plusieurs des problèmes sexuels qu’ils vivent proviennent des médicaments qu’ils ingèrent.Heureusement, le problème peut se résoudre assez facilement lorsqu’il est connu.«Il suffit souvent de Prendre des antidépresseurs multiplie par trois les risques de dysfonctions sexuelles PHOTOTHÈQUE LH DEVOIR Pilules et sexualité, un mélange à déconseiller.réduire le dosage, laisser le temps passer [puisque les effets diminuent avec le temps] ou changer de médicaments», dit Mme Sicuro.Par exemple, il existe deux antidépresseurs sur le marché qui n’ont pas d’effets secondaires sur la sexualité.On peut aussi, ultimement, ajouter un autre médicament qui agit comme antidote.» Enfin, les effets des médicaments sur la sexualité ne sont pas que négatifs.Certains sont même très positifs.Prenons, par exemple, le très populaire Viagra de Pfizer, qui a pour effet de provoquer une érection en vingt minutes chez les hommes impuissants.Stéphane Gagné Quand les enfants sont témoins de la violence conjugale Les enfants exposés à la violence familiale perpétueront parfois le cercle infernal de la violence.Le 13 mai prochain, des chercheurs et des intervenants du milieu parleront notamment de ce phénomène au cours du colloque Enfants témoins de violence conjugale: enjeux actuels.S’il existe des mesures pour venir en aide aux enfants maltraités par leurs parents, les ressources s’adressant aux enfants qui assistent à des manifestations de violence sont bien moins nombreuses.Depuis quelques années, les chercheurs s’intéressent cependant à ces victimes «par ricochet», de sorte qu’un bon nombre d’ouvrages portent actuellement sur ce sujet.On sait aujourd’hui que la violence conjugale prédispose les enfants à adopter des comportements violents pour résoudre leurs conflits, mais on ignore pourquoi chez certains d’entre eux les traumatismes psychologiques semblent moins importants.Des recherches indiquent en effet que les garçons témoins de violence conjugale présentent des problèmes de comportements plus importants que les filles.Selon Jacques Marleau, agent de recherche au Centre de recherche et de formation du CLSC Côte-des-Neiges et étudiant au doctorat en sciences biomédicales à l’Université de Montréal, des études récentes portent à croire que les petits garçons sont peut-être plus souvent en présence de leurs parents lorsqu’il y a de la violence.«D’autres chercheurs arrivent plutôt à la conclusion que les filles manifesteront des problèmes d'adaptation plus tard que les garçons, soit vers l’adolescence.» Tous cependant s’entendent pour dire qu’aucun conflit ne serait plus traumatisant pour un enfant qu’être témoin de la violence physique qui a lieu entre son père et sa mère.«Pour bon nombre d'enfants, les répercussions sont désastreuses, explique Jacques Marleau.Certains vont intérioriser leurs émotions et souffriront de phobies, de dépression ou d’anxiété, tandis que d'autres extérioriseront leurs émotions et deviendront agressifs ou délinquants.À l’âge adulte, ces enfants ris- PHOTOTHÊQUE LE DEVOIR On cherche à mesurer l'impact du fait d'être témoin de violence conjugale sur la santé mentale d'enfants âgés de six à douze ans.quent d’être victimes de violence ou violents dans leur relation de couple.» Four en connaître plus long sur la question, la docteure Vania Jimenez, professeure agrégée au département de médecine familiale à l’Université McGill et coresponsable de l’équipe ; de recherche du Centre de recherche et de formation du CLSC Côtes-des-Neiges, mène depuis deux ans une recherche en collaboration avec le psychiatre Jean-François Saucier, professeur à l’Université de Montréal, et Jacques Marleau.Cette recherche a pour but de mesurer l’impact du fait d’être témoin de violence conjugale, sur la santé mentale d’enfants âgés de six à douze ans de familles d’immigration récente et québécoises.Les résultats de cette recherche seront présentés lors de ce colloque.On y fera aussi une recension de la littérature sur le sujet et on s’interrogera sur la pertinence de mener séparément les recherches sur les femmes victimes de violence conjugale et les enfants témoins de violence.Enfin, on se penchera sur des moyens d’intervention.Ce colloque, organisé par le Centre de recherche et de formation du CLSC Côte-des-Neiges, se dérou- • lera le 13 mai prochain dans le cadre du congrès de l’Acfas.«Il s’agit de créer des liens entre les intervenants du milieu et les chercheurs, afin de pouvoir passer à l’action», conclut Jacques Marleau.Claire Harvey Le chaînon manquant entre femmes, sciences et technologie Pourquoi les femmes n'aiment-elles pas les sciences?Les femmes occupent une place enviable sur le marché du travail et pourtant, elles demeurent sous-représentées dans plusieurs disciplines scientifiques.C’est le cas notamment du génie, de la physique, des mathématiques, de l’informatique, des statistiques et de l’actuariat.Comment expliquer ce désintérêt?C’est pour apporter des éléments de réponse à cette question que le colloque «Femme, science et technologie» a été organisé.L’initiative relève de Claire Deschênes, professeur en génie mécanique à l’Université Laval.En 1989, Mme Deschênes devenait la première femme professeur en génie à cette institution.Aujourd’hui, elle est aussi titulaire de la Chaire CRSNG/Alcan pour les femmes en sciences et en génie au Québec.Créée en octobre 1997, cette Chaire a pour mission de favoriser la participation des femmes aux professions scientifiques et à l’ingénierie au Québec.Elle est l’une des cinq chaires créées par le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).Qu’est-ce qui justifie tout ce branle-bas?Il y a bien sûr plus de femmes en génie et en sciences qu’il y a trente ans, mais on est encore loin d’avoir atteint une représentation proportionnelle au poids démographique des femmes.Dans certains cas, le nombre d’inscriptions et de diplômes décernés, loin d’augmenter, régresse.C’est le cas en génie où ce pourcentage a baissé de 2 % (de 19 à 17 %) en quatre ans, de 1992 à 1996.Le génie est d’ailleurs l’une des professions où les femmes sont les moins nombreuses: sur 40 000 membres que compte l’Ordre des ingénieurs, il n’y a que 3500 femmes, soit un maigre 9 %.Mme Deschênes son idée pour expliquer le désintérêt des femmes pour la science et le génie.«Les femmes perçoivent ces champs d’activités comme étant “froids".Cela est toutefois une fausse perception, puisque le travail en sciences et en génie est dynamique, se fait en équipe et est souvent très utile à la société.» Il se peut aussi que les femmes aient moins d’aptitudes (ou d’intérêt) que les hommes pour les sciences naturelles et le génie.Sur le plan des aptitudes, une élude de Michèle Robert, professeur en psychologie à l’Université de Montréal, conclut que, dès l’enfance, les filles éprouvent des difficultés dans la compré- l’HOTOTHÊQUE LE DEVOIR Le nombre de femmes dans les facultés de génie a baissé de 2 % entre 1992 et 1996.hension de notions élémentaires de physique (gravité, volume et vitesse) et qu’en général, elles détiennent moins de connaissances factuelles que les garçons.Les femmes ont toutefois une capacité d’organisation, de l’endurance au travail et une facilité à communiquer qui servent bien la science.Elles ont aussi une façon d’aborder les problématiques qui est très différente de celles des hommes.La discussion sur ce sujet se poursuivra sûrement dans le cadre des travaux de la Chaire, dont l’un des mandats est d’analyser le pourquoi de la faible présence des femmes dans ces secteurs.La Chaire a aussi un important mandat de diffusion de l’information et de promotion des carrières scientifiques auprès des jeunes filles.Poulie remplir, on créera un site web et on fera des présentations dans les écoles sur les perspectives en sciences et en génie.Mme Deschênes mettra aussi sur pied un réseau pour les femmes en ingénierie et sciences, tel qu’il en existe dans d’autres provinces canadiennes.Des actions qui, sans doute, porteront fruit.Stéphane Gagné des Sciences.Sciences DEUX COLLOQUES.UNE ÏÏÂII DE COMMUNICATIONS.DES D'INFORMATIONS.D’INNOMBRABLES connaissances! Qepuis 1988, les partenaires de l'entente fédérale-provinciale Saint-Laurent Vision 2000 agissent en concertation pour conserver, protéger et restaurer le majestueux Saint-Laurent.Les scientifiques étudient toutes les facettes du fleuve ainsi que l'état de l'environnement des rivières tributaires avec les outils de domaines scientifiques variés.Saint-Laurent Vision 2000 s'est associé à l'AGFAS afin de communiquer ses nombreux résultats.Les communications scientifiques associées à Saint-Laurent Vision 2000 sont spécialement identifiées dans le programme général du 66'' Congrès de l'ACFAS, et les résumés sont rassemblés dans je programme Un fleuve, des sciences publié par Saint-Laurent Vision 2000.Acfas Naviguez sur Saint-Laurent Vision 2000 www.slv2000.qc.ec.gc.ca Saint-Laurent Vision 2000 Saint-Laurent Vision 2000 1141, route de l'Église Sainte-Foy, Québec G1V4I13 (418) 648-3444 Canada Québec ss i + mm Groupe interuniversitaire de recherches océanographiques du Québec Université Laval Pavillon Vachon Québec G1K 7P4 Téléphone: 418 656 5917 Télécopieur: 418 656 2339 Courriel: giroq@giroq.ulaval.ca Des recherches en océanographie de niveau international Des études de 2e et 3e cycle en océanographie i F O I, !•; I) !•: V () I R , I.K S S A M K I) I !• K T I) I M A X ( Il K M A I I !» !» N A CFA S Défis en santé environnementale L’humour québécois sous la loupe Qu’est-ce qui fait rire les Québécois, et pourquoi?On traitera de ces questions et de plusieurs autres à l’occasion du colloque L'humour québécois: stratégies et intentions, qui aura lieu les 11 et 12 mai, dans le cadre du congrès de l’Acfas.Lors de ce colloque, les scientifiques analyseront sous toutes ses formes le discours humoristique québécois.«Il faut cerner les rouages de l’humour afin de mieux comprendre pourquoi certaines œuvres sont humoristiques et d’autres non», explique Georges Desmeules, professeur de littérature au cégep François-Xavier-Garneau, qui a organisé ce colloque conjointement avec Christiane La-haie, professeure adjointe de littérature à l’Université de Sherbrooke.Une matinée de conférences sera consacrée aux médias et aux spectacles.Christiane Lahaie traitera notamment du téléroman parodique La petite vie.Ensuite, d’autres conférenciers parleront de leurs travaux sur fauteur-compositeur Plume Latraver-se, la troupe de théâtre Les folles alliées et le rôle que joue l’humour lorsqu’il s’agit de vulgariser des concepts scientifiques.En après-midi, trois conférenciers, dont Jean Levasseur, professeur de littérature à l’Université Bishop, feront part de leurs travaux sur l’humoriste Marc Favreau (le clown Sol).«Ces conférences viennent à point, car cet humoriste qui brûle les planches depuis trois décennies n’a à peu près jamais fait l'objet de recherches», signale M.Desmeules.Enfin, le lendemain, la présence de l’humour dans la littérature sera abor- ANDRÉ PANNETON Ijù-Êiài fiAtJ Marc Favreau, alias Sol dée.On tentera, par exemple, de voir si des auteurs du XIX' siècle comme Laure Conan et Antoine Gérin-Lajoie, ne tentaient pas de passer un message subversif à l’intérieur de leurs œuvres.Claire Harvey Mai 1996.Une étude de la Natural Resources Defense Council, aux Etats-Unis, révèle qu’à chaque année environ 64 000 Américains meurent prématurément de maladies du cœur et des poumons en raison des particules (d’oxydes d’azotes, de dioxydes de soufre et de composés organiques volatils issus de la combustion des moteurs) présentes dans l’air des villes.Ces conclusions étonnantes sont issues de l’analyse de deux études épidémiologiques réalisées sur une longue période de temps (plus de dix ans) dans plusieurs villes américaines.Or, de telles études exigent beaucoup d’argent et de temps car le lien entre environnement et santé est souvent difficile à établir.Elles exigent aussi souvent l’emploi de méthodes raffinées de mesure.«Avec la diminution générale de la contamination dans les pays occiden- Le 66' Congrès de l’Acfas sera l’hôte d’un important colloque sur l’optique et la photonique.En plus des conférenciers canadiens, il y aura une vingtaine de communications données par des scientifiques américains et européens.Pourquoi ces disciplines?C’est qu’elles ont un avenir «lumineux» devant elles.On leur trouve de plus en plus d’applications dans la surveillance, l’industrie militaire, les télécommunications, etc.Au Québec, voilà plus de trois décennies que l’on fait de la recherche dans le domaine.C’est d’ailleurs au Centre de recherche de la défense de Valcartier (CRDV) qu’a été inventé un type de laser spécial au gaz carbonique, à la fin des années 60.Aujourd'hui, ce centre de recherche taux, les défis en santé environnementale s'accentuent, affirme Patrick Laval-lois, médecin conseil au Centre de santé publique de Québec.Il faut développer des outils plus performants pour mesurer de faibles doses de contaminants.» C’est que la population est exposée à plusieurs types de contaminants qui sont tous présents (en général) en petites concentrations.«Or, les méthodes sont surtout conçues pour évaluer de fortes doses d’un seul contaminant à la fois», dit M.Levallois.On sait aujourd’hui que plusieurs polluants, même présents en faibles concentrations, peuvent représenter un risque pour la santé publique.Exemple: le plomb.Au cours des dernières années, on a réussi à éliminer une grande partie du plomb dans l’air en interdisant la vente de l’essence au plomb.«Or, il s'avère que même des niveaux d’exposition très faibles s’intéresse toujours à lelectro-optique et ce, dans trois domaines: la surveillance, la détection de cibles grâce l’imagerie infrarouge, et la guerre électro-optique.Ce dernier domaine est très prometteur et rassurez-vous, il ne s’agit pas d’une nouvelle version de la guerre des étoiles.«Ixi technologie vise à protéger l’équipage et les équipements militaires (hélicoptères, aéronefs, bateaux, etc.) contre les interférences laser ou les armes offensives (genre missiles) dirigées par faisceau laser», affirme André Cantin, chercheur au CRDV.La technologie permet aussi de se protéger contre certaines armes offensives avant leur tir, en détectant le télémètre laser.Cet instrument de mesure est aussi utilisé par les arpenteurs pour évaluer la distance avec précision.peuvent avoir des conséquences sérieuses sur la santé des enfants», affirme M.Levallois.les gouvernements sont conscients des risques pour la santé publique de substances toxiques présentes dans l’environnement, même à faible doses.«Mais avec la récession et les compressions budgétaires, les chercheurs en santé environnementale ont le sentiment d’être plus touchés que les autres chercheurs», dit Claude Viau, professeur titulaire au département de médecine du travail et hygiène du milieu à l’Université de Montréal.Pourtant, la pollution demeure et certaines méthodes d’analyse de risque auraient avantage à être revues tft améliorées, selon Claude Viau.«Par exemple, on ne devrait pas utiliser un modèle universel pour évaluer le risque des substances cancérogènes car elles agissent différemment sur la santé.» Pour se prémunir contre ces menaces, le détecteur HARLID a été conçu au CRDV.«Il détecte le rayon laser ainsi que son angle avec beaucoup de précision, dit André Cantin.Ce dispositif a l'avantage d’être très petit et facile à intégrer aux autres composantes électroniques.Il est déjà très en demande et pourrait aussi faire l’objet d’applications autres que militaires.» L’Institut national d’optique est un autre endroit dans la région de Québec où il se fait beaucoup de recherche en optique.Parmi les nombreuses technologies prometteuses développées à l’INO, il y a les détecteurs infrarouges.Ces détecteurs de la grosseur d’une micropuce comportent des milliers de capteurs.Ces dispositifs entrent dans la fabrication de caméras D’autre p;irt, Claude Viau croit que les chercheurs en santé environnementale devraient prendre en considération l’éthique dans l’analyse de risque.11 donne l’exemple du remplacement (fictif) d’une bonne partie de l’essence par l’éthanol.La production de ce carburant fait à base de maïs-grain bénéficie, en ce moment, d’un programme de subvention fédéral.Selon M.Viau, il ne suffit pas de déterminer si les concentrations ambiantes d’éthanol résultant de cette substitution sont acceptables sur le plan du risque toxique de ce composé seul.Il faut regarder plus loin et examiner les autres conséquences liées à ce choix de carburant, comme une flambée possible de la culture du mais s’accompagnant de l’épandage d’importantes quantités de pesticides.Stéphane Gagné infrarouges qui ont l’avantage de ne nécessiter aucun refroidissement, contrairement aux appareils actuellement sur le marché.Par conséquent, ces caméras sont faciles d’utilisation, tout aussi performantes, plus petites et moins coûteuses.Le potentiel d’utilisation des détecteurs infrarouges non refroidis est énorme.Ils trouvent des applications dans le domaine du transport, de la sécurité, de la lutte contre la criminalité, du contrôle des procédés industriels, de la détection des polluants et des déchets, de l’imagerie médicale et de la vision de nuit.Ici encore, la demande pour ce type d’appareils dépasse l’offre et cela, avant même que ceux-ci aient été commercialisés! Stéphane Gagné Vrai ou virtuel ?Optique: un avenir prodigieux Les 13 et 14 mai prochains, le quatrième colloque annuel de la Société de sémiotique du Québec traitera du vrai, du vraisemblable et du virtuel.Louis Hébert, professeur au cégep François-Xavier-Garneau et organisateur du colloque, invite le grand public et les chercheurs à une réflexion sur ce thème, avec pour grille d’analyse la sémiotique.M.Hébert, également vice-président de la Société de sémiotique du -fQuébec (40 membres), rappelle que la sémiotique propose une approche méta-disciplinaire.«C’est une discipline générale qui n 'a pas d'objet précis, si ce n’est l’étude des signes.La sémiotique permet notamment de parler en même temps d'art, d’anthropologie ou de sociologie.Elle a donc pour intérêt de susciter des réflexions pluridisciplinaires.» Lors de ce colloque, les participants se pencheront sur le vrai et le faux, une question qui fait partie du domaine des sciences, de la philosophie et de la spiritualité.Ils traiteront également du vraisemblable et de l’invraisemblable, un concept qui intéresse plus particulièrement les disciplines esthétiques, comme l’histoire de l’art et les lettres.Enfin, ils aborderont le virtuel, qui relève plus particulièrement du secteur de l'informatique.Les participants pourront assister à 18 conférences, dont le vraisemblable des concepts scientifiques dans les sciences humaines où on parlera de l’affaire Sokal, c’est-à-dire du débat provoqué par la publication d’une fumisterie dans une revue scientifique prestigieuse.Parmi d’autres conférences, signalons le vrai et le faux dans les textes littéraires, le vrai et le faux dans les arts visuels et l’icône musicale comme virtualité du signe.La remise du prix de la meilleure communication étudiante viendra clôturer ce colloque.Claire Harvey www.feuti.cic.ca Conseil National des Cycles Supérieurs de la Fédération Étudiante Universitaire du Québec s* Etudiant-e-s aux études avancées ?Vingt minutes ) -o de votre temps, pas plus.De nouvelles occasions Ir\ de profits, pas moins.En vingt minutes, le CNRC vous ouvrira de nouvelles possibilités.Perfectionnez vos technologies et faites croître les profits.Élargissez votre réservoir de propriété intellectuelle.Augmentez votre productivité et réduisez vos coûts.Trouvez les meilleures solutions techniques et commerciales.Il suffit d'un coup de téléphone de votre part et vous aurez la visite d'un de nos spécialistes pour votre secteur d'activités.Le CNRC : Votre avantage concurrentiel Faites le 1-613-993-9101 ou visitez le site www.cnrc.ca/affaires dès aujourd'hui.Conseil national National Research de recherches Canada Council Canada ctac içte Canada ^Gouvernement du Québec Ministère des Transports Secrétariat à la mise en valeur du Saint-Laurent Téléphone : (418) 643-7788 Télécopieur : (418) 646-9959 r4F*Wê /t/AAÆUAXjZ; ?l XA£J
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