Le devoir, 16 mai 1998, Cahier E
i.i: i) !•: v h i i! S A M K IM ll! !•: i II I M A X ( Il K I M Al I II L’ I.A J O U R N K K D H S MUSÉES M O N 1 R 1 A 1.A I S le dimanche 24 mai 1998 » # KJ & CULTUREL Planifiez votre été avec Le Devoir La s eMAl N E Q U E B E c: C) I S E n E S M U S E E S du 17 au 24 mai 1998 voir Page E ARTS VISUELS -jm mm » 3»* V • r-f.üyè v.ÿ'V-iÆ' .- *.ûiV TfJ7«r> -ç‘ï f••.Bw K^VrW^».*-' l mm SSà: • » IP aar .¦ e - K T H Ml (ME l.l.\ K I I YVES l)'A VKiiYON D i rc c I i o u a r I i s I i II 8 E T E C U L T U R E L ARTS VISUELS MITSUMASA FUJITSUKA , .wwvWvÀ' ÀYWA\\\\\W .w.vJSftS , • • •« - *»***' »»?**• m»>> Que la lune est haute! de Shiro Kuramata Les beaux jours des musées montréalais BERNARD LAMARCHE La variété n’a jamais fait de mal à personne.Or, cet été encore, les musées montréalais, qu’ils soient voués à la noble cause des beaux-arts historiques ou actuels, ou qu’ils optent pour la non moins auguste cause de l’histoire, devraient faire les beaux jours des amateurs de musées.De la pelouse nord-américaine à la sculpture moderne, en passant par une nouvelle exposition sur Montréal, les appétits seront comblés.Au Musée d’art contemporain de Montréal (MACM), l’été sera multiple.La saison est déjà entamée en lion au musée de la rue Sainte-Catherine.Ce musée fera parler de lui cet été car il nous sert, cinquantième anniversaire de l’historique manifeste Refus, Global oblige, les œuvres de Paul Emile Borduas et de ses acolytes automatistes.11 s’agit de la plus grande exposition des œuvres de Borduas que le MACM, dépositaire du fond d’archives Borduas, ait jamais produite à ce jour.L’exposition regroupe 135 œuvres de «l’épopée automatiste», dont 95 uniquement de Borduas.L’;irt abstrait y est célébré avec fierté.L’été du MACM se sera pas uniquement celui de Borduas.Pas moins de trois autres expositions sont annoncées (huis les salles d’exposition temporaires du musée.Tout d’abord, du 28 mai au 13 septembre, Studiolo: Martha Fleming et Lyne Lapointe permettra de jeter un œil sur une quinzaine d’années de production de ce duo montréalais largement présent sur la scène internationale.En sculpture, peinture, dessin, photographie et mobilier, il y sera notamment question d’archéologie.Couvrant les mêmes dates, la peintre canadienne Eleanor Bond présentera des grands formats inédits au Canada, de larges paysages fictifs posant réflexion sur la société contemporaine.Finalement, débutant quelques jours plus tard (17 juin), complétant la série d’ex- |X)sitions qui, on l’espère, ne seront pas trop mises à l’ombre par l’événement Borduas, le Torontois Micah Lexier, qui emprunte à la tradition du portrait et de l’autoportrait, présentera des œuvres qui couvrent une dizaine d’années de sa production.Rue Sherbrooke Rue Sherbrooke, au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), l'été sera voué à la sculpture moderne, et par un de ses plus dignes représentants, à savoir Alberto Giacometti.Ses constructions d’allégeance surréaliste seront mises à l’honneur à travers un regroupement d’œuvres provenant essentiellement de la Fondation Maeght, et il sera augmenté d’œuvres prises dans de diverses collections européennes et nord-américaines.Les 170 œuvres de celui dont Picasso (tiens, tiens!) disait qu’il était le seul nom aussi célèbre que le sien, seront en place dès le 18 juin et l’exposition se poursuivra jusqu’au 18 octobre.Il s’agit de la première rétrospective Giacometti organisée par un musée canadien.La riche collection de la Fondation Maeght n’a jamais non plus été présentée en Amérique du Nord auparavant.L’été du MBAM s’éteindra sur l’automne, retenez la date tardive, à partir du 20 août avec la première plage de programmation teintée par le travail du nouveau directeur du musée, Guy Cogeval.En effet, l’exposition Les Nabis au fil du temps, organisée par Cogeval et présentée par le Palazzo Cor-sini de Florence, traversera l’océan pour animer de ses intenses couleurs les murs de l’institution montréalaise.Non loin de là, tout près en fait, le Musée des arts décoratifs de Montréal, rue Crescent présente un autre événement de grand prestige.En effet, la toute première rétrospective de l’œuvre du célèbre designer moderne japonais Shiro Kuramata (1934-1991), organisée par le Musée Hara d’art contemporain de Tokyo, présentera près de 40 ans de sa pratique.Une quarantaine d’exemples d’éléments de mobilier et une trentaine de petits objets seront accompagnés de plans, d’esquisses, et de photographies d’intérieur de magasins, de boutiques et de restaurants.Un monde d’inventions dans lequel plusieurs sauront se retrouver, tant ce vocabulaire de formes a façonné notre environnement.Rue Baile Du côté du Centre canadien d’architecture (CCA), il y aura l’occasion de poursuivre notre saisie du monde moderne entamée dans les arts décoratifs.C’est en effet de notre environnement immédiat dont il s’agira de traiter cet été, dans une des ses manifestations les plus banales.Si vous vous êtes déjà arrêtés (comme nous) à vous demander, lors d’une partie de baseball jouée sur gazon naturel, comment les préposés au terrain parvenaient à sculpter de motifs géométriques aussi réguliers la surface du champ extérieur, cette exposition vous comblera.En effet, la pelouse y est présentée comme un lieu de pratiques culturelles.Jalousé par les voisins, entretenu à l’extrême ou au contraire laissé pour compte et délabré, le gazon qu’il est de bon ton de tondre à la semaine, est une véritable obsession nord-américaine, qu’explore le CCA avec cette dernière exposition de cinq de la série Le Siècle de l’Amérique.Le tout, présenté du 16 juin au 8 novembre, s’intitule Surface du quotidien.la pelouse au Amérique.Pour bien compléter le regard très pénétrant qu’a porté le CCA sur Montréal Métropole, 1880-1930 (regard qui perdure jusqu’au 24 mai), le Musée McCord présente la plus grande exposition jamais montée depuis la réouverture de l’institution, après rénovations, en 1992.Le sujet?Dans le mille, simplement Montréal: coup d’œil sur une ville unique, avec ses cinq thèmes — l’habitat, la commu- nauté, l’économie, les loisirs et la culture —, ses 800 objets et «son approche impressionniste» qui s’affaire à dresser un portrait global de Montréal, depuis le XVIIe siècle à aujourd’hui.Comme clou de l’événement, une série de photographies de William Notman, un des pionniers de la photographie dans cette ville.Débute le 19 juin.Faut-il rappeler par ailleurs que l’exposition des caricaturistes Aslin et Chapleau s’y poursuit également jusqu’au 20 septembre?Au Vieux-Montréal Dans le même esprit, le Centre d’histoire de Montréal organise, du 4 juin au 7 septembre, en collaboration avec L’Atelier d’histoire Hochala-ga-Maisonneuve, une exposition sur las Bains publics de Montréal de 1860 à 1960.Découvrez les habitudes de vie et la petite histoire de l’hygiène à travers la grande histoire de la ville.Pour en savoir un peu plus long sur des mœurs qui avaient cours il n’y a pas si longtemps.De leurs côtés, le Musée d'archéologie et d’histoire de Montréal, plaisamment appelé Musée de la Pointe-à-Cal-lière, poursuit pour l’été son expsition inaugurée en mars, dont le thème est la Crucifixion.Une découverte archéologique.Quelques très rares artefacts y sont présentés, puisque presque rien ne nous est parvenu de cette coutume pénale.Fait à souligner, le musée a obtenu la permission des autorités juives de présenter un ossuaire de pierre et la réplique d’un os transpercé d’un clou découverts en 1968.Egalement, depuis le 6 mai jusqu’au 13 septembre, une exposition traite de la restauration d’objets antiques faits de bois, de textile, de terre cuite et de mosaïque.L’exposition provient du Musée d’archéologie de Saint-Romain-en-Gal et s’alimente des collections de plusieurs musées de la région Rhônes-Alpes.Les installations permanentes du musée valent aussi toujours le détour.Le penseur et les ours Cet été, il n’y en aura pas que pour Rodin à Québec ou dans l’Est québécois MARIE LACHANCE \ A couj) sûr, la lumière et la chaleur estivales ne proviendront pas que de l’extérieur cette année, puisqu’à couvert aussi les journées des vacanciers risquent d’être fortement illuminées.A Québec, en tout cas, la saison s’an-nonce plutôt chaude avec le gigantesque projet qu’a concocté pendant des années le Musée du Québec et qu’il nous livre dès le 4 juin : Rodin à Québec.De loin, la plus imposante exposition offerte par le Musée depuis des années, avec plus de 135 pièces, dont une centaine de sculptures, des dessins, des gravures et des photos anciennes, provenant du Musée Rodin à Paris et de collections canadiennes publiques et privées.Pensez aux œuvres les plus représentatives et les plus |x> pulaires : Le Penseur, la Baiser, la Monument à Victor Hugo, la Porte de l’Enfer, etc.Elles y sont toutes! Autour de l’expo, une foule d’activités, dont des camps de jour pour les enfants de (5 à 12 ans, les ateliers de dessin et de sculpture pour les adultes, le cinéma et les conférences.Sans tambour ni trompette, d’autres expos côtoieront ce blockbuster : Art abstrait: 1940-1997, soulignant le ISO anniversaire du manifeste Refus global (dès le 4 juin également) et Whtsler: impressions d’un Américain à l’étranger, à compter du 23 juillet.Œuvres mexicaines Au Musée de la civilisation, trois expositions vedettes : Imaginaires mexicains, une grosse ex]x> internationale présentée dès le 20 mai dans le cadre de la saison mexicaine, à laquelle participent également le Musée de Charlevoix et la Maison Hamel-Bru-neau; Circus magicus, une incursion dans l’univers du cirque, réalisée en collaboration avec le Cirque du Soleil (à partir du 10 juin); et Fou du hockey, inaugurée au printemps, tandis que la-dovica: histoires de Québec, également inauguré plus tôt, se poursuit au Musée de l’Amérique française.Li Villa Bagatelle offre tout l’été lçs œuvres d’artistes naturalistes avec Elle aux Basques, regard d'artistes, alors que la Domaine Cataraqui présente, à compter du 24 juin, les acryliques, encres, sculptures et autres œuvres im-portantes de Riopelle.Au sein de la saison mexicaine, la Maison Hamel-Bruneau présente les céramiques d’une dizaine d’artistes, mexicains et québécois, toutes réalisées à Puebla, un centre d’art international sis au Mexique.Et le Musée de Charlevoix nous fait découvrir les Jouets traditionnels et miniatures mexicains (dès le 16 mai), ainsi que les œuvres de Jorge Alfonso, peintre mexicain (dès le 9 juin).Au Centre d’exposition de Baie-Saint-Paul, encore quelques semaines pour voir Kaléid'eauscope (120 batiks réalisés par des élèves de la région de Montréal), Rétrospective: les Ours de Michel Saulnier et l’exposition consacrée à l’architecte Pierre Thibault, qui prendront fin le 8 juin.C’est l’exposi-tion-événement regroupant les œuvres des artistes invités au Symposium de la nouvelle |x>inture, dont le thème de cette année est Faire mémoire et qui se tiendra du 31 juillet au 7 septembre, qui prendra la relève.Marconi: L’histoire des communications radio (et ainsi l’histoire du ])ère de la radio), L'Inscription, traces et territoires (regroupait les œuvres d’artistes du Bas-Saint-Laurent) et Vivan Sunda-ram, Maison/bateau (House/boat) (artiste de l’Inde), sont trois expositions à ne pas manquer au Musée régional de Rimouski.Le Penseur de Rodin ARCHIVES LE DEVOIR DIABLE! Qui sont ces démons?du 14 juin 1998 au 31 janvier 1999 Rencontre des Croyances Le sens de Lt fête du 15 février 1998 au 15 février 2000 K^I/iilUI sftA-KoÀes k î)u 15 a',vi 1995 ,\u 14 1995 MUSÉE DES RELIGIONS 900, boulevard l.ouis-Frcchcitc Nicolct (Qudbec) Ouvert tous les jours de 10 - 17h (819) 293-6148 MUSÉE D’ART DE JOLIETTE VU.•** * M NS .vk Sylvain Cousineau, Roulette, 1976 (détail) Temps composés La Donation Maurice Forget 14 juin au 27 septembre 1998 Vernissage et lancement de la publication : 14 juin à 14 h Plus de 200 artistes canadiens font partie de la Donation aussi : Sylvie Tourangeau.Objet(s) de présence jusqu’au 16 août Peinture-peinture 6 juin au 11 juillet C!T> MUSÉE D’ART DE JOLIETTE 145, rue Wilfrid-Corbcil Juliette (Québec) J6E 4T4 Tel (45W 756-0311 Charles gagnon observations Cent onze photographies réalisées entre 1965 et 1991 par l'artiste québécois Charles Gagnon.Du 2 mai au 27 septembre 1998 Renseignements (418) 643-2150 http://www.mdq.org Heures d'ouverture Du mardi au dimanche de 11 h à 1 7 h 45 ; le mercredi de 11 h à 20h45.Droits d'entrée 5,75 $ (aîné: 4,75$; étudiant: 2,75$; moins de 16 ans: gratuit) Charles Gagnon, Greenwich Village, N.Y., 1966 / Greenwich Village, N.Y.C., 1966.Épreuve à la gélatine argentique, 27,8 x 35,3 cm.Collection de l'artiste.-Hv MUSÉE DU QUÉBEC Parc des Champs-de-Bataille, Québec G1R 5H3 lo Musee du Québec est subventionné par le ministère de la Culture et dos Communications du Québec.* I.K I) E V II I II , L E S S A M EDI I II E T I) I M ANCHE 17 M A I I 9 9 8 E 6 ETE CULTUREL I v AMERICAN montréalais La Journée des VTIU American Express Portes ouvertes dans 26 musées et circuits d’autobus gratuits vers la plupart des musées participants À partir de vos préférences, bâtissez-vous un programme selon les quatre circuits offerts.Dès 9 h montez à bord d’une des navettes gratuites de la STCUM à l’un des trois points de départ : le Centre Infotouriste au Carré Dorchester; le Musée Stewart et le Musée d’art de St-Laurent.Les correspondances d’un circuit à l’autre seront possibles uniquement au Centre Infotouriste, et ce, jusqu’à 17 h.Renseignements : Infoflrts Bell 790-RRTS La Journée des musées montréalais American Express et la Semaine des musées québécois s’inscrivent dans le cadre des manifestations du 18 mai, Journée internationale des musées, décrétée par l’UNESCO.@ STCUM INF0IOÜRISIE 1^1 Patrimoine ¦ m ¦ canadien CONSEIL desXbis Ville de Montréal LE DEVOIR cleaiNET LIBERTÉ YOGOURT PUBLICITl SAU VAGI 1 U •FORMES* Chaque samedi, soyez aux premières loges du design.musées Aventures régionales Charlevoix, Sherbrooke, Joliette et Mont-Saint-Hilaire LE DEVOIR En région, beaucoup, beaucoup d’expositions.Aussi faut-il trancher et faire une présentation sommaire.Un rappel d’abord avec le Musée de Charlevoix, qui se met à l’heure mexicaine avec non pas une, mais deux expositions.D’abord, Jouets traditionnels et miniatures mexicaines, qui rassemble plus de 460 miniatures et jouets traditionnels, tous réunis «dans une atmosphère d'hacienda», annonce le communiqué de presse.Les objets présentés rappellent l’importance du folklore traditionnel et des croyances religieuses dans la vie quotidienne des Mexicains, encore aujourd’hui.En même temps, le Musée de Charlevoix propose une exposition du peintre mexicain Jorge Alfonso.Elle réunit une vingtaine d’œuvres d’art contemporain de grands formats où la couleur, la fraîcheur et la chaleur sont omniprésentes et servent à interpréter les mythes nahual du Chiapas.Le peintre lui-même est originaire de cette région.Ces deux expositions sont lancées officiellement ce week-end et se poursuivront jusqu’au 1" novembre.Deuxièmement, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke (MBAS) lance aussi aujourd’hui son travail estival intitulé «La batide dessinée de Sherbrooke», dédié aux bédéistes de la capitale estrienne.L’expo réalisée par Richard Langlois, le «parrain de la bédé québécoise», présente les planches et les albums de sept bédéistes sherbroo-kois.I^i programmation est complétée par des projections de films, des jeux éducatifs et la présence d’un «bédéiste en résidence», Paul Le Brun, qui travaillera sur place à la création d’un album.Par ailleurs, tous les mercredis soirs, le MBAS propose des visites guidées et des rencontres avec des artistes ou des spécialistes du 9"' art.Troisièmement, le Musée d’art de Joliette expose l’importante donation qui lui a été faite à la fin de 1995 par l’avocat montréalais Maurice Forget.La donation compte près de 400 pièces, majoritairement québécoises, qui vont de la période moderne à aujourd’hui.Au total, 247 artistes sont représentés dans cette collection.L’expo-hommage intitulée Temps composés.Im Donation Forget, prend l’affiche à la mi-juin.Les multiples voies explorées par le collectionneur seront présentées à l’aide de quatre thèmes: Résistance et conquête; L’éclatement; Le moment du repli; et Incarnations.L’ensemble compoçe «une importante traversée des pratiques en arts visuels des cinq dernières décennies».En juillet et août, le Musée d’art de Joliette va proposer une série de visites-causeries autour de Temps composés.Elle-même intitulée Les Compagnons de route du collectionneur, cette série va donner la parole à dix gale-ristes montréalais qui ont guidé le donateur Maurice Forget dans l'élaboration de sa collection.Par ailleurs, une autre exposition intitulée Sylvie Tourangeau.Objet(s) de présence est déjà à l’affiche du musée.Elle rend hommage à l’artiste de Joliette qui œuvre depuis plus de vingt ans «dans le champ de la performance».Le 6 juin, l’établissement inaugurera Peinture peinture, organisée par l’Association des galeries d’art contemporain autour de la peinture abstraite.Cette activité se déroule simultanément dans plusieurs villes du Québec.Quatrièmement, le Musée d’art eje Mont-Saint-Hilaire présente Etemel présent.50 ans après Refus global.Lancée le 24 mai, cette exposition présente des œuvres très récentes de plusieurs des signataires du fameux manifeste: Marcel Barbeau, Marcelle Perron, Pierre Gauvreau, Fernand Leduc, Jean-Paul Riopelle et Françoise Sullivan.Chaque artiste invité présentera deux œuvres, une de grand format et une autre beaucoup plus petite.Cette dernière sera reproduite par un procédé de sérigraphie en un coffret signé, reproduit à 50 exemplaires seulement.L’objectif de cette exposition est de montrer que les artistes signataires ont «tous poursuivi une carrière personnelle de grande envergure qui, même si elle est aujourd’hui sans lien direct avec les valeurs plastiques prônées à l'époque, s’inscrit dans le courant évolutif de l'art québécois lui-même influencé par la révolution culturelle et sociale qui a suivi».Cette exposition sera inaugurée à l'occasion de la Journée des musées québécois en présence des artistes et de plusieurs personnalités du milieu culturel.Il faudra surveiller pour connaître les autres expositions de l’été. N PRINTEMPS-ETE RAMM PROGRAMM ysr-*^.Dans le cadre de l'exposition Benson u Hedges présente et l’éponéé utftomatistc Expositions didactiques La restauration des œuvres de Borduas 9 mai au 19 novembre Salle de la Collection permanente Exposition présentant les techniques employées pour la conservation des œuvres de Borduas.Souffle d'inspiration, série Langage plastique 21 août au 22 novembre Présentation d'œuvres du groupe des Automatistes.Vidéos sur l'art Salle Gazoduc TQM Paul-Émile Borduas : 1905-1960 2 au 30 juin Office national du film du Canada, 21 min, 1962.L'œuvre et l'archive 2 au 30 juin Musée d'art contemporain de Montréal, 15 min, 1996.L’abstraction dans tous ses états : l'art abstrait canadien et les années 50 1“ juillet au 2 août Musée des beaux-arts du Canada ; Office national du film du Canada, 32 min, 1992.Champs de lumières : Fernand Leduc, un portrait 4 au 30 août Gestion Jeannine Bouthillier, 35 min, 1997.Mousseau 4 au 30 août Musée d'art contemporain de Montréal; Groupe de recherche en arts médiatiques, 24 min, 1996.Riopelle 1e'au 30 septembre Société Radio-Canada, 50 min, 1994.Marcelle Ferron 1" octobre au Ie’ novembre Office national du film du Canada, 52 min,1989.Visites thématiques Pour mieux apprécier votre visite, le Musée vous propose six visites thématiques.Borduas et le surréalisme Semaines des 10 mai, 21 juin, 9 août et 4 octobre La question de l’inconscient.L'expérience automatiste Semaines des 17 mai, 28 juin, 16 août et 11 octobre Un regard sur la production artistique des signataires de Refus global.L'œuvre et le manifeste Semaines des 24 mai, 5 juillet, 23 août et 18 octobre Refus global et Projections libérantes, le contexte sociopolitique au Québec.La magie des signes Semaines des 31 mai, 12 juillet.13 septembre et 25 octobre Regard sur la pratique picturale de Borduas, par l'étude de sa touche.La plume et le pinceau Semaines des 7 juin, 19 juillet, 20 septembre et 1 novembre 1998 Quelques moments dans la vie de Borduas, sous l'éclairage de sa correspondance.La question de la modernité Semaines des 14 juin, 26 juillet, 27 septembre et 8 novembre Le modernisme au Québec, aux États-Unis et en Europe Ateliers de création Le geste en peinture Les samedis d'octobre à 13 h et les mercredis soir de novembre à 18h30 Venez expérimenter la peinture automatiste ! À bout de souffle 21 août au 22 novembre Inspirés des œuvres de l'exposition Souffle d'inspiration, les participants peindront en soufflant avec leur bouche.Débats et rencontres Débat Refus global, 50 ans après.Mercredi, 20 mai, de 9 h à 21 h Débat : les artistes et la société québécoise.Table ronde L'état du statut d'artiste ; un statut pour les artistes ou pour l'état ?Mercredi, 20 mai, de 14 h à 17 h Débat organisé en collaboration avec le Regroupement des artistes en Arts Visuels du Québec.Causeries Borduas et l'expérience automatiste.3 juin et 7 octobre Le pouvoir des mots : manifestes et correspondance 10 juin et 14 octobre La magie des signes.17 juin et 21 octobre La question de la modernité.24 juin et 28 octobre Soirée de lecture Anarchie resplendissante.Le trésor poétique du Refus global.Mercredi, 20 mai, de 20 h à 21 h30 Événement organisé en collaboration avec l'Union des écrivaines et écrivains du Québec.Plusieurs poètes québécois seront présents.Salons de lecture Borduas et l’épopée automatiste 9 mai au 29 novembre Salon Louis P.Gélinas Louis Philippe Demers et Bill Vorn Installation robotique interactive.ISEA 97.Chicago LES YEUX ! Micah Lexier, 37 17 juin au 20 septembre Il est question du rapport avec autrui reposant sur la tentative de définir l'individu.Devenez un Ami du Musée o'art contemporain ET VOUS BÉNÉFICIEREZ DE NOMBREUX PRIVILÈGES TELS QU'lNVITATIONS AUX VERNISSAGES ET AUX ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX, RÉ0UCTI0N DE 10% À LA BOUTIQUE, CHEZ Olivieri et aux spectacles du Musée, VISITE GRATUITE DES EXPOSITIONS.185, rue Sainte-Catherine Ouest La médiathèque est oevenue depuis son ouverture la plus grande bibliothèoue CONSACRÉE A l'art CONTEMPORAIN AU Canada.Elle est également un centre DE RECHERCHE MULTIMÉDIA.HTTP ://MÉDIA.MACM.OC.CA 1514)847-6906 ______ 1514)847-6226 La LIBRAIRIE DU MUSÉE OFFRE UNE VASTE SÉLECTION DE CATALOGUES D'EXPOSITIONS, DE MONOGRAPHIES, DE LIVRES D'ARTS, D'ESSAIS ET DE REVUES.(514)847-6903 Située A quelques pas de l'entrée du Musée, la Boutique du Musée offre des objets uniques et originaux.(514)847-6904 Tout en admirant une vue imprenable sur l'esplanade de la Place des Arts, venez savourer UNE CUISINE RAFFINÉE A DES PRIX ABORDABLES.(514)847-6900 MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Québec ss 9 mai au 29 novembre Le Musée souligne le 50e anniversaire du manifeste du Refus global avec 95 œuvres de Borduas et 40 d'artistes signataires.BANQUE NATIONALE POSTOMAIL La médiathèque La librairie Olivieri Boutique du Musée Le restaurant La Rotonde UVREZ NOTRE PR Martha Fleming et Lyne Lapointe La Donna Dehquenta.1987 Détail de l'installation LES YEOX i Paul-Émile Borduas Sans-titre, 1950, gouache sur papier Legs de Monsieur Claude Hilton Collection Musée d'art contemporain de Montréal.Des expositions Andy Goldworthy - Arche Jusqu'au 7 juin Des œuvres récentes de l'artiste britannique sous le thème de l'arche.Andy Goldsworthy Eleven arches / made between tides / following it out / workina quickly / waiting for its return /sun.wind, clouds, rain/Carrick Bay Dumfriesshire 17 octobre 1995 LES YEUX Benson g Hedges présente * •fürtXstà \ÿanii.tf f/t ' Arrn* N -r* U.Forfait Souper-Théâtre dans notre salle à manger (5141990-7272 » 227-1 389 » 229-7611 nier.Avec Marie-France Duquette, Richard Thériault, Réjean Vallée.Du 23 juin au 29 août.Réservations: (418) 8284)937 THÉÂTRE LA DAME BLANCHE 2490, avenue Royale, Beauport (Parc de la Chute Montmorency) Pierre et Marie.et le démon, de Michel Mare Bouchard, mise en scène de Philippe Soldevilla.Avec Yves Amyot, Marie-Josée Bastien, lorraine Côté, Linda Laplante, Normand Poirier.Du 10 juin au 29 août.Réservations: (418) 661-5156 THÉÂTRE DE IA FENIÈRE 1500, rue de la Fenière, Ancienne-Lo-rette Présente deux productions : Immaculée Conception Inc., une comédie de Raymond Villeneuve, mise en scène de Reynald Robinson.Avec Jacques Baril, Annick Beaulne, Carol Cassistat, Maryelle Kirouac.Du 9 mai au 4 juillet.Tricoté serré, une comédie de Michel Duchesne, mise en scène (le Richard Aubé.Avec Nancy Bernier, Denise Dubois, Ginette Guay, Maryelle Kirouac, Jean -Léon Rondeau, Guy Daniel Tremblay.Du 7 juillet au 29 août.Réservations: (418) 872-1424 THÉÂTRE DU MANOIR DU LAC DELACE 40, avenue du Lie, Lac Delage Pour hommes seulement!, comédie de Raymond Villeneuve, mise en scène de Nancy Bernier.Avec Jean-Jacqui Boutet, Hugues Frenette, André La-chance, Francis Martineau, Pierre Potvin.Du 16 juin au 15 août.Réservations: (418) 848-7444 SAGUENAY—LAC-ST-JEAN THÉÂTRE DAM-EN-TERRE 1385, chemin de la Marina, Alma Faux départ, de Jacques Diamant.Avec Richard Fréchette, Lmise Harvey, Olivier Aubin.Dès le 30 juin.Réservations: 1 888 289-3016 ou (418) 668-3016 THÉÂTRE DU PALAIS MUNICIPAL DE LA VILLE I)E IA BAIE 591,5' rue, La Baie 1L édition de La Fabuleuse histoire d’un royaume, direction artistique b)uis Wauthier, ambassadeur Gaston L’Heureux.Avec une équipe de plus de 250 personnes dont 200 comédiens-bénévoles.Du 26 juin au 15 août Réservations: 1-877-FABULEUSE.Concertos champêtres et airs urbains Quatre grands festivals pour mélomanes L’été, on aime s’éventer, prendre le frais en région.Les mélomanes sont gâtés par l’abondance de festivals hors des villes ou dans les grands centres.De Joliette à Magog, de Saint-Irénée à Ottawa, le calendrier est aussi chargé que varié.Voici donc un petit guide de base, sorte de carnet du routard du festivalier musical d’été.FRANÇOIS TOUSIGNANT \ Atout seigneur, tout honneur, commençons par les festivités que présente le doyen des festivals d’été.Le Centre d’Arts Orford a été fondé en 1951 par Gilles Lefebvre; d’abord camp musical des Jeunesses musicales du Canada, on le connaît depuis 1967 sous le nom de Centre d’arts d’Orford.Du 3 juillet au 15 août, pas moins de 30 concerts seront présentés, qui permettront d’entendre les maîtres de l’Académie du Centre, des invités et aussi de nombreux stagiaires.Ceux-ci se produisent tous les jeudis soirs et dimanches matins, et c’est gratuit.Trois gros événements à Orford constituent la charpente de la programmation.Le concert inaugural du 3 juillet — la Petite messe solennelle de Rossini —, Le Barbier de Séville (du même compositeur, les 17, 18 et 19 juillet), et le concert symphonique traditionnel en l’église Saint-Patrice de Magog, le 8 août, où Turovsky fera entendre Till Fulenspiegel et Don Juan de Strauss.Orford reste pourtant un haut lieu de la musique de chambre.On retrouvera avec bonheur des artistes aussi prestigieux que le violoncelliste Janos Starker de concert avec le violoniste Emmanuel Borok et le pianiste Anton Kuerti (le 10 juillet).Le diable de la clarinette, Charles Neidich lui-même, donnera un récital le 4 juillet; ceux qui l'ont entendu à Montréal ne voudront pas manquer cela! D’autres soirées avec les maîtres d’Orford auront lieu, notamment les 24 et 31 juillet et le 7 août, mais le concerto fait de plus en plus sa place à Orford, comme la danse d’ailleurs, JACQUES NADEAU LE DEVOIR Au Festival de Lanaudière, au début des années 90.Comédie de Johnnie Mortimer & Brian Cooke Adaptation :Michel Forget Mise en scène ; Monique Duceppe Théâtre Sainte-Adèle mardi au vendredi : 20h30 samedi :19h00-22h30 Michel Forget Linda Sorgini Luc Guérin Adèle Reinhardt Linda Malo Esther Lewis le Centre d’arts prenant sa dimension plurielle.Deux soirées concertos sont annoncées.Le 25 juillet un hommage-marathon permettra d’entendre I Mu-sici — augmenté de stagiaires — accompagner André Laplante et Sergei Babayan dans les trois premiers concertos pour piano de Rachmaninov.Dans la même veine, ie 15 août, Réservations Théâtre Lac Brome Knowlton, Québec Essayez un théâtre anglais! 25 juin au 1 1 juillet Hon Quixote i.irl«*voix Coût: Adultes : 24$ Enfants de 6 à 12 ans : 12$ • Enfants de moins de 6 ans : gratuit (taxes et service inclus) Forfait hébergement-concerts Tous les concerts sont présentés à 20 h 30, à moins d'une mention Les concerts marqués du logo 'jfS’seront enregistrés et diffusés ultérieurement dans la cadre de L’après-midi d’un festival, présenté du lundi au vendredi de 13 h à 16 h à la chaîne culturelle FM de Radio-Canada, diffuseur officiel.Y OCtuébec Charlevoix |+| canadien Heritage lAii st ra i 4dNfoi roui* (v>nroi(Aii I M A N < Il K I 7 M A I I II II S i rr n C U L T U R E CINÉMA À Q II É B E C Silence, on projette Beaucoup plus que les blockbusters publicisés CENTROPOUS EFFECTS Godzilla se promène dans les rues de Manhattan.CI' W X Mâyi MARTIN III LO DEMI Aux yeux de certains distributeurs locaux, habituellement réduits au silence pendant la saison chaude en raison de l’arrivée massive des blockbusters hollywoodiens, l'ajout dans le paysage des 17 salles du Quartier Latin ouvre enfin une brèche leur permettant d’offrir une solution de rechange aux grosses productions hollywoodiennes, sans risquer de voir leurs films éjectés dès les premier pas de Godzilla en .terre d’Amérique.Avec son lot de légèretés françaises telles XXL (juillet), d’Ariel Zeïtoun (avec Depardieu et Boujenah), ses œuvres artisanales venues du Maghreb, dont Fille de bonne famille (31 juillet), de Nouri Bouzid, une incursion dans le milieu du terrorisme en Espagne avec A Ciegas (juin), de Daniel Cal-parsoro, un détour p;u- l’Allemagne contemporaine avec Lea (6 août), premier film d'Ivan Fila, et puis le retour au grand écran, vingt-cinq ans plus t;inl, de la Maman et la putain (20 août), chef-d’œuvre du regretté Jean Eustache, la saison chaude s’annonce plus diversifiée que d’ordinaire.Hollywood Et tout aussi peu encline à importuner les méga-productions hollywoodiennes, tellement nombreuses cette année qu’on se demande si la manœuvre ne conduira pas quelques studios à la faillite.Entre les très onéreux dérivés télévisuels (The X Files [19 juin].The Avengers [14 août]), les remakes (Dr.Doolittle [26 juin], 77/c Mask ofZorro [17 juillet]) et les suites (Lethal Weapon 4 [10 juillet]) se profilent quelques figures menaçantes: Armageddon (1er juillet), science-fiction inter-galactique de Michael Bay (The Rock) que le magazine américain Premiere donne déjà comme le vainqueur de la saison, annonce du moins un grand concert de testostérone (Willis, Thornton et Affleck en sont): aussi, Godzilla (20 mai), du réalisateur de Independence Day (Roland Emmerich), ne se laissera pas intimider pour si peu.Et que penser de Saving Private Ryan (24 juillet), pour lequel Steven Spielberg a reproduit D-Day sur la côte normande (avec le tout-puissant Tom Hanks pour affronter les boches), ou de 77te Truman Show (5 juin), de Peter Weir, où Jim Carrey découvre qu’il est épié depuis sa naissance par des caméras de télévision?Parmi le lot de comédies annoncées pour l’été, un titre émerge: Jane Austen's Mafia (24 juillet), parodie du Parrain par Jim Abrahams, spécialiste du genre (Airplane, Naked Gun).Aussi, pour les besoin de Six Days ans Seven Nights (12 juin), Ivan Reitman (Ghost-busters) a jeté la blonde d’Ellen De Générés (Anne Heche) dans les bras d’Harrison Ford, pour ce qui ressemble à une variation énergique de Vers un destin insolite sur les flots bleus de l’été de Una WertmiiDér.Clockwatchers (juin), portrait d’un quatuor de copines prisonnières d’un boulot assommant, pourrait par ailleurs étonner, de même que Madeline (10 juillet), adaptation d'une série de bouquins pour enfants dans laquelle on retrouve une petite couventine aux prises avec une nonne à cornette campée par Frances McDormand (Fargo).Woody, jazzman Difficile de savoir ce qui, de Cannes, rebondira sur nos écrans dès l’été — outre Fear and loathing in Dis Vegas, le dernier Jerry Gilliam, qui participe à la compétition et qui est sensé gagner nos écrans la semaine prochaine.En attenckuit, le Parallèle met à l’affiche, pour tout Tété, le documentaire Wild Man Blues de Barbara Kopple qui, armée de sa caméra, a suivi le jazzman Woody Allen tout au long de sa récente tournée européenne.Un gros morceau, auquel s’ajouteront bientôt Wilde (juin), dans lequel Brian Gilbert (Torn & Viv) raconte les amours scandaleuses et les démêlés judiciaires de l’auteur du Portrait de Dorian Gray, campé par un Stephen Fry qu’on dit étonnant.Issues de l’industrie indépendante américaine, les comédies 1 Think I Do (Juin), de Brian Sloan, et The Opposite ofSex (juin), avec Martin Donovan et Christina Ricci (Wednesday Adams dans son premier rôle d’adulte), ont tous deux pour thème la débâcle amoureuse et l’incertitude sexuelle.L’été nous réserve également: Pajarico (juin), le dernier Carlos Saura, dont les grandes lignes rappellent D Grand Chemin', Sonatine (5 juin), thriller impassible de Takeshi Kitano, dont le Feux d’artifice, pourtant plus récent, se déploie déjà dans nos salles; Comme des rois (août), comédie du Français François Velle, qui nous fera parcourir les coulisses d’un festival de films; Im Truite (juin), dernier film de Francesco Rosi, sur le parcours d’un homme entre Auschwitz et Turin, au lendemain de la guerre; D Déménagement (fin juin), d’Olivier Doran, qui nous fait monter et descendre les six étages d’un immeuble parisien à la suite d’une bande d’hystériques; D Bandit (24 juillet), du Turc Yavuz Turgul, qui nous promène des montagnes de Cudi aux faubourgs d’Istam-bul, à la suite d’un ex-bagnard déterminé à se venger d’un délateur; La Nuit du destin (13 août), produit en France par l’Algérien Abdelkrim Bahloul, qui poursuit sa réflexion lucide sur l’appartenance culturelle; enfin, Carla's Song, avant-dernier film de Ken Loa-ch, raconte les amours tourmentées d’un chauffeur d’autobus de Glasgow et d’une réfugiée politique du Nicaragua.De ce brouillard de films émergera à nouveau l’événement Fant-Asia, qui s’établira à l’impérial du 9 juillet au 10 août, et dont les programmateurs annoncent un banquet au moins aussi faste que celui de Tan dernier, avec en prime la visite d’un ou de plusieurs grosses légumes (on parle de John Woo, Jackie Chan, Andy Law ou Jet U).Enfin, le Festival des films du monde (27 août au 7 septembre) sonnera le glas de la saison chaude, simultanément à la sortie attendue de Gone with the Wind, classique de Victor Fleming dont on célèbre le 60 anniversaire un an à l'avance.Le commerce a ses raisons que la raison ignore.VIDÉO Fins de soirée Pour revoir chez soi les succès, et les échecs, de la dernière saison MARTIN BILODEAU es jours sont comptés pour quelques ._>films encore à l’affiche à Montréal, c ont la date de sortie en vidéocassette est c éjà annoncée.Ainsi, rentabilité ou pas, l’étonnant Tango Lesson, de Sally Potter, Toscarisé Good Will Blunting, de Gus Van Sant, et le difficile Nil by Mouth, de Gary Oldman, rejoindront les tablettes respectivement les 16 juin, 7 juillet et 14 juillet.Cela dit, le meilleur est à nos portes, puisque la semaine prochaine verra débouler The Sweet Hereafter, drame intense d’Atom Egoyan couronné à Cannes, ainsi que Deconstructing Harry, un cru discutable de Woody Allen.Côté Hexagone, arrivent enfin l’excellent Nettoyage à sec, d’Anne Fontaine, avec Miou-Miou et Charles Berling en paumés de province déroutés par un jeune homme séduisant, et L'Appartement, excellente intrigue à tiroirs de Gilles Mimouni avec Vincent Cassel et Romane Bohringer qui se cherchent du mauvais côté du miroir.Parmi les surprises de la dernière saison, nous attendons: la délicieuse comédie Les Palmes de Monsieur Schütz (2 juin), avec Isabelle Huppert et Charles Berling dirigés par Claude Pinoteau; The Hanging Garden (2 juin), chronique de Thom Fitzgerald sur un jeune gay de retour dans sa famille dix ans après sa mort: American Perfekt, révision a la hausse des suspenses à «serial killers» proposée par Paul Chart; Oscar and Lucinda, magnifique production de Gillian Armstrong ayant pour enjeu l’amour de deux parieurs invétérés; Wings of the Dove, réalisé par Iain Softley d’après Henry James, où Helena Bonham-Carter déploie admirablement ses ailes; enfin, Wag the Dog, brillante satire de Barry Levinson sur l’industrie du show-business [xfiitique.Déceptions Au registre des déceptions, les tablettes accueilleront bientôt: Midnight in the Garden of Good and Evil (2 juin), portrait de Savannah par Clint Eastwood, d’après John Berendt: 77te End of Violence (9 juin), dernier opus de Wim Wenders; Afterglow (16 juin), confusions sentimentales ayant Montréal pour décor, avec à Tavant-plan une superbe Julie Christie dirigée par un Alan Rudolph peu inspiré; 77te Postman (23 juin), western apocalyptique, tant pour les spectateurs que pour le cinéaste-acteur Kevin Costner; Welcome to Sarajevo (23 juin), chronique journalistique en terre minée de Bosnie, signée Michael Winterbottom; The Boxer, décevante collaboration de Jim Sheridan avec Daniel Day Lewis en poids-léger dans TUlster déchirée par la guerre; Amis-tad (30 juin), procès de l’esclavagisme par un Steven Spielberg plus ronflant que jamais; The Rainmaker (2 juin), entrée peu remarquée de Francis Ford Coppola dans l’univers de John Grisham; Desperate Measures (26 mai), commande dépensière pour un Barbet Schrœder désœuvré; U.S.Marshalls (21 juillet), copie de The Fugitive qu’on nous vend comme une suite, signée Stuart Baird; Sphere (14 juillet), science-fiction de Barry Levinson avec Dustin Hoffman et Sharon Stone au fond des mers; enfin, à une semaine d’intervalle (30 juin et 7 juillet), les tablettes recevront les deux derniers films de Volker Schlôndorff, soit The Ogre (Le Roi des Aulnes), d’après Michel Tournier, ainsi que Palmetto, triangle amoureux sulfureux sur fond d’été torride.Si l’effet Ds Boys (16 juin) se prolonge jusque dans les chaumières (comme l’espèrent ses producteurs en voie d’en fabriquer un deuxième), quelques curiosités risquent de passer inaperçues, à commencer par les dernières chinoiseries de l’heure (dont Police Story avec Jackie Chang et The Replacement Killers avec Chow Yun-Fat), attendues le 30 juin, Los Locos: Posse Rides Again (26 mai), western réalisé par Jean-Marc Vallée chez l’Oncle Sam, ainsi que le Matusalem II (7 juillet) de Roger Cantin, encore nez-à-nez avec son gros rival.Les cinéphiles, qui ne craignent pas la tempête, sauront mettre la main sur Elia Kazan: Director’s Journey et les téléphages, qui évoluent dans un monde parallèle, retrouveront 77te Sleep Room (D Pavillon de l’oubli), remarqué à la télé de Radio-Canada ce printemps, ainsi que Cannibal: The Musical, dessin animé par les créateurs de l’irrévérencieux South Park.Jazz et livres Les scènes sont là, les artistes sont attendus MARIE LACHANCE Autrefois connu sous le nom des Nuits Black, le Festival de jazz de Québec n’a actuellement de sûr que les dates de sa tenue, soit du 25 juin au 5 juillet.De fait, non seulement sa programmation ne sera dévoilée qu’au début de juin, mais on est actuellement à déterminer s’il conservera cette appellation.Toujours en juin, le Festival folklorique des enfants du monde, qui en est à sa onzième édition, démarrera en grande pompe avec Li Bottine souriante en vedette lors du spectacle d’accueil de ces dix troupes venues de différents pays.En tout, dix jours de festivités sur le site du Parc de la Chute-Montmorency, dans la rue fie défilé du 27 juin) comme en salle (dont deux, spectacles présentés à la salle Albert-Rousseau).Sous le soleil ardent de juillet, Woodstock en Beauce, qui a cette année doublé la superfiefr de son aire de cam-ping, animera bruyamment Saint-Ephrem-de-Beauce les 3,4 et 5.A nouveau, les gros noms côtoient les découvertes (parmi eux, Jean Leloup et ses naufragés du 'Titanic, dans un spectacle-concept et Kevin Parent), alors que des amuseurs publics prendront pour la première fois la relève de certains spectacles d’après-midi, histoire de se reposer un peu les oreilles.À quelques lunes de là, le Festival d’été de Québec envahira la Vieille Capitale du 9 au 19 juillet.Même si sa programmation ne sera dévoilée que le 20 mai, on nous assure qu’elle sera, comme chaque année, très axée sur l’international et toujours très variée, où musique d’ici et musique du monde feront à nouveau bon ménage.Puis, du 24 juillet au 9 août, ce sera au tour des Bouquinistes du Saint-Liurent de s’installer chez nous, plus précisément sur la terrasse Dufferin, sous la tente, bien à l’abri de la pluie et des insolations.Pour cette sixième édition, on compte davantage de bouquinistes de Québec et de la région, ainsi que la présence de Victor-Lévy Beau-lieu.Les Grands Feux Presque aux mêmes dates, soit du 25 juillet au 12 août, les Grands Feux Loto-Québec offrent, dans une grande pétarade, leur quatrième édition.Forts d’une appréciation notoire du public (selon une étude menée par Impact Recherche auprès de la ixipulation de la région de Québec, les Grands Feux arrivent au deuxième rang des grandes manifestations les plus appréciées, juste derrière le Festival d’été et bien devant le Carnaval), les organisateurs prévoient égaler les succès de foule de l’an dernier, soit 121 000 spectateurs au total.Des spectateurs qui se regrouperont à nouveau au Parc de la Chute-Montmorency pour assister à cette compétition pyrotechnique à laquelle s’inscrivent des équipes professionnelles d’artificiers venues d’Italie, d’Angleterre, d’Allemagne, d’Espagne et du Canada.Du 6 au 16 août, les 132 artisans de Plein Art doivent monter leur grande tente en pleine rue, tout juste derrière le parc de la Francophonie (anciennement le Pigeonnier).Ce qui ne fait pas totalement leur bonheur puisque ce site, qui leur a été imposé par la Commission de la capitale nationale, leur interdit d’occuper le parc.En clair: pas vraiment de place pour l’animation.La population de Québec est une nouvelle fois invitée à participer, notamment en se costumant, et à revivre l’époque de la colonisation.Avec des retombées économiques imposantes pour une première édition étalée sur trois jours, les Fêtes de la Nouvelle-France, qui comptent à leur agenda de cette année cinq jours de festivités, soit du 5 au 9 août, sont devenues officiellement fêtes annuelles.Souhaitons que les organisateurs feront cette fois preuve d’une limpidité irréprochable (en opposition aux fameuses Médiévales) afin de voir un festival à caractère historique franchir enfin le cap des deux éditions à Québec.SOURCE PRODUCTIONS ALAIN DUPUIS Kevin Parent DU 20 MAI AU 27 SEPTEMBRE 1998 j-fé&ÉJ/LSEuhs sïSCnWCMÂJtS dluMuSèz MZTV journal^ montreal Musée canadien des civilisations Canadian Museum of Civilization SONY.Publicité Sauvage Cltytnteractlv* CHUI Y®U tV TAILLKFKR DESJARDINS INC.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE Salle Norman-McLaren 335, boul.De Maisonneuve Est M Berri-UQAM (514) 842-9768 I .c • JEUDI 28 MAI Trio en mi bémol majeur, K.498, «Kegelstatt» «La Bonne Chanson» - poèmes La Bonne Chanson, opus 61 Sextuor en ré majeur, opus 110 K KARINA GAUVIN VV.A.Mozart I’.Verlaine G.Fauré Mendelssohn HERMES Quintette en do majeur, K.515 W.A.Mozart «Révélations» et texte de Messiaen Quatuor pour la fin du temps O Messiaen JAMES CAMPBELL Hoechst ^ MARDI 2 JUIN Extraits du roman de Tolstoï "La Sonate Kreutzer» L.Tolstoï Sonate en la majeur, opus 47, «Kreutzer» LV.Beethoven «Enoch Arden», poèmes d'Alfred, ford Tennyson Enoch Arden, opus 38 R.Strauss ION VICKERS CR9SSLEY Canada i**-**»»— ïPciij Des concerts intimes au chalet : une expérience inoubliable Billets: 489-7710/842-2112 VISA cojtèliu ideésws» Ville de Montréal téléCopietW(r>14) 489-7711 e-mail; bfgU@macpro.ca 170 $4a série _^^_29 $ régulier raHBpF J* 26 $ âge d'or 15 $ étudiants (taxes incluses) ÉllC (6îl2fttf jeudi 4 JUIN Sonate en do majeur, opus 56 S.Prokofiev Suite en sol mineur, opus 71 M.Moszkowski Navarra P.de Sarasate «Des critiques du monde réagissent au Sacre du Printemps» Le Sacre du Printemps I.Stravinsky MARC-ANDRÉ HAMELIN VS/ terzetto en do majeur, opus 74 Lecture: Extraits des "Lettres Intimes» de lanaeek Quatuor à cordes n° 2, «Lettres Intimes» Quatuor pour piano et cordes en mi bémol majeur, op.47 Lejmiet A.Dvorak L.lanaeek R.Schumann Le jçmi et n t-, j EUGENE DRUCKER COIDjCK^) DIMANCHE 7 JUIN Une évocation de scènes de «Capriccio» Sextuor de l'opéra «Capriccio», opus 85 trio en fa mineur, opus 65 Tchaikovsky : épistolaire et destinataire Sextuor en ré majeur, opus 70 JEAN-LOUIS ROUX ?» SNC-I.AVAI.IN R.Strauss R.Strauss A.Dvorak I Lchaïkovsky I AUI UK IIROWNI 5666
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