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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Références

Le devoir, 1998-05-28, Collections de BAnQ.

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-?FONDE EN 1910 DEVOIR V o l .I.X X X I X X " I I 7 ?M 0 N T R K A I., L K .1 K U DI 2 R M A I I !) !) 8 8 7 o + T A X K S = I $ / T (l K (I X T (I I $ PERSPECTIVES Ma no il Cor ne II ie r Le trait d’union manquant Quelque 1300 réformistes se retrouvent aujourd’hui à London pour un congrès national de trois jours.Au cœur de leurs délibérations, un projet cher à leur chef Preston Manning: la tenue, cet automne, d’une assemblée pour créer une «alternative unifiée» capable d’arracher le pouvoir aux libéraux de Jean Chrétien.M.Manning soutient qu’il veut réunir tous ceux qui endossent les grands principes de la pensée réformiste, et pas seulement les conservateurs.Mais au delà de quelques principes généraux, on se demande comment il pourra séduire ceux que son programme, en particulier face au Québec, rebute.epuis son arrivée sur la scène fédérale en 1993, Preston Manning ronge son frein.Il s’est enraciné dans les provinces de l’Ouest, mais ses gains restent maigres au Manitoba — où il n’a fait élire qu’un député aux dernières élections — et il n’arrive pas à percer en Ontario.Le 2 juin dernier, comme en 1993, il a vu les libéraux rafler 102 des 103 sièges ontariens grâce, entre autres, à la division des votes de droite.Selon lui, un front commun des tenants de la philosophie conservatrice améliorerait les chances de déloger les libéraux.On ne cesse donc de parler d’union de la droite, mais il y a un hic.Tous les sondages montrent que le second choix de la majorité des conservateurs n’est pas le Reform mais le Parti libéral.S’il veut gagner les élections, le Reform ne peut compter sur leur appui automatique et doit ratisser plus large.En mars, 24 heures à peine après l’annonce officielle de la candidature de Jean Charest à la tête du PLQ, M.* * * Manning annonçait qu’il aimerait tenir, cet automne, une assemblée pour discuter d’une «alternative unifiée» capable de ravir le pouvoir aux libéraux.Pour y participer, il suffirait d’adhérer à quatre grands principes du programme réformiste, soit la responsabilité fiscale, un Parlement plus responsable, un rééquilibrage des pouvoirs au sein de la fédération et le renforcement de la famille.Une fois venues les élections, les supporters de ce projet dans chaque comté se battraient sous une seule bannière ou se rangeraient derrière un seul candidat, peu importe le parti.L’objectif serait de former le pouvoir.Plusieurs facteurs font douter du réalisme de cette approche.D’abord, tous les militants réformistes de l’Ouest qui se sont manifestés dans les médias ont paru sceptiques.Pourquoi penser se ranger derrière quiconque alors qu’ils dominent le paysage politique de cette région?, ont-ils demandé.Même Preston Manning a eu cette réflexion après qu’un de ses députés albertains, Ian McClelland, s’est dit prêt à se présenter comme indépendant si cela pouvait unir conservateurs et réformistes.Bref, le front commun dans l’Ouest ressemblerait davantage à un parapluie réformiste.Restent l’Ontario et le Manitoba, les véritables cibles de toute cette opération.L’équipe qui planche sur le projet d’union y travaille d’arrache-pied depuis un bon moment et y jouit d’appuis puissants au sein des partis conservateurs provinciaux de Mike Harris et de Gary Filmon.Absents de la scène provinciale, les réformistes ont multiplié les contacts avec les militants du PC.fis se sont joints aux formations provinciales, ont aidé plusieurs députés à se faire élire et ont même investi plusieurs organisations locales qui, en Ontario, partagent le même territoire que les organisations fédérales.Lors des dernières élections, le Reform a récolté les premiers fruits de son labeur.Mike Harris n’a pas appuyé Jean Charest, farouche opposant à toute fusion.Mais comme les sondages le montrent, les gains faits en Ontario demeurent insuffisants.Le Reform doit trouver une façon d’amadouer d’autres conservateurs, des libéraux et des néo-démocrates qui partagent ses principes.II est vrai qu’il y a des défenseurs d’une approche économique conservatrice dans tous les partis fédéraux, mais de là à former un gouvernement dominé par les réformistes, il y a un pas que beaucoup ne voudraient jamais franchir.Si ces gens, en particulier les conservateurs qui ont vu leur parti décimé, n’appuient toujours pas le Reform, c’est parce qu’ils rejettent sa façon de traduire ses principes en politique.Depuis trois mois, tous les conservateurs qui s’expriment, même ceux en faveur d’une union possible de la droite comme Peter White, reconnaissent leurs divergences profondes face au Québec, à la réforme de la fédération et au bilinguisme.Cela ne signifie pas qu’une association est impossible, mais elle risque de provoquer la défection d’un bon nombre de conservateurs.A moins que le Reform mette de l’eau dans son vin.Et s’il y a une chose que les militants réformistes ne veulent pas, c’est bien diluer leur programme pour plaire à leurs adversaires.Pour ces populistes, attachés à leur vision d’un parti centré sur sa base, ce serait trahir une des raisons d’être de leur parti, c’est-à-dire donner une voix à l’Ouest face au Canada central.Le projet que M.Manning défendra dans un discours demain devrait avoir l’aval du parti.Le vrai test aura lieu cet automne, quand ses militants auront les résultats de la conférence en main.METEO Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 28 Min: 11 Québec Ensoleillé avec-passages nuageux.Max: 24 Min: 8 Détails, page B 5 INDEX Agenda .B 6 Le monde .A 5 Annonces .B 6 Les sports .B 5 Avis publics.B 4 Montréal .A3 Culture .B 8 Mots croisés.B 4 Economie .B 2 Politique .A4 Editorial .A 6 Télévision .B7 www.ledevoir.com ACTUALITÉS Un minimum d’énergie éolienne pour Hydro-Québec, page A 2 ECONOMIE TVA s’associe aux radios communautaires hors Québec, page B 8 POLITIQUE La Déclaration de Calgary ne convient pas à Claude Ryan, page A 4 Montréal devra rendre des comptes Québec consent à aider la métropole à boucler son budget mais place la Ville sous haute surveillance et exige un redressement KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Québec consent une aide provisoire de trois ans à la Ville de Montréal lui permettant d’équilibrer son budget, en contrepartie de quoi il soumet la métropole à un régime surveillé de redressement de ses finances.Dans l’immédiat, la contribution gouvernementale complète l’élimination du déséquilibre budgétaire de 125 millions que l’Assemblée nationale avait supervisée en décembre dernier dans le cadre de l’adoption du budget 1998 de Montréal.En effet, Montréal empochera les 53,6 millions manquants dès cette année ainsi qu’en 1999 et en 2000.Mais cette aide est virtuelle puisque Québec ne déboursera aucun denier public.D’ici la fin de la session parlementaire, le gouvernement adoptera une loi — le consentement de l'opposition est toutefois nécessaire — qui créera un organisme sans but lucratif qui chapeautera les quatre équipements scientifiques montréalais: le Biodôme, l’Insectarium, le Planétarium et le Jardin botanique.Cet OSBL sera conjointement géré par la Ville de Montréal, qui en conserve le contrôle majoritaire, et un parte- naire public à déterminer.Ce dernier empruntera pour acheter 160,8 millions des actifs évalués à 451 millions.Le gouvernement garantira ce prêt équivalant à 53,6 millions [jour les trois prochaines années.Actuellement, le Biodôme, l’Insectarium, le Planétarium et le Jardin botanique, regroupés dans une unité de gestion distincte, ne font par leurs frais.En 1997, le Fonds des équipements scientifiques a enregistré un déficit technique de 23,8 millions, comblé par le fonds général.VOIR PAGE A 8: MONTRÉAL Un homme prudent Aatësap ;/ ïfeàfc P Ml 13 m ¦ l w SK ,ül m REUTER LE GOUVERNEUR de la Banque du Canada, Gordon Thiessen, a dit hier que la banque centrale interviendrait certainement si le dollar canadien faisait face à une crise de confiance.Elle ne se fixe toutefois pas de cible quant à la valeur de la devise canadienne au-dessous de laquelle elle hausserait son taux directeur.Gordon Thiessen prononçait une allocution à Montréal dans le cadre de la Conférence sur la mondialisation des économies.Nos informations, page B 2 Surplus de Tassurance-emploi Harris crie au vol Martin admet que les surplus ont servi à éponger le déficit JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Pressé de toutes parts, le ministre des Finances Paul Martin a admis hier que les surplus de l’assurance-emploi n’existent que sur papier.Les 15,7 milliards de dollars que le régime a accumulés depuis 1996 ont servi à éponger le déficit et à financer toutes sortes de programmes, a-t-il indiqué.M.Martin a soutenu que son gouvernement avait «fait des choix».«Nous sommes fiers des choix que nous avons faits», a-t-il souligné à sa sortie des Communes.«Non seulement avons-nous éliminé le déficit, a-t-il poursuivi, mais nous avons aussi réduit les impôts pour 83 % des Canadiens, décrété la plus importante réduction [des primes] de l’assurance-emploi et injecté 1,5 milliard de plus par année dans le transfert social canadien.» Estomaqué par les chiffres les plus récents sur les VOIR PAGE A 8: SURPLUS La nomination de Jean-Louis Roux divise le Bloc MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR L) arrivée de l’homme de théâtre Jean-Louis Roux à la tête du Conseil des arts du Canada suscite des réactions: pendant qu’au Bloc québécois on se contredit sur le caractère politique d’une telle nomination et qu’on remet en question Y«approche normative et élitiste» de l’artiste vis-à-vis de la culture, le Congrès juif canadien n’y voit pas d’affront à la communauté juive et souhaite que le «mouvement séparatiste» lui emboîte le pas.Après un bref mais remarqué passage au Sénat et au poste de lieutenant-gouverneur du Québec, Jean-Louis Roux accède à la présidence du Conseil des arts du Canada (CAC) et succède ainsi à Donna Scott, qui y était depuis quatre ans.Cette nomination, que la ministre du Patrimoine Sheila Copps a confirmée hier, survient au moment où le Conseil et sa toute nouvelle directrice, Shirley VOIR PAGE A 8: JEAN-LOUIS ROUX L’usage du Ritalin ne cesse de croître Même des enfants de la maternelle en prennent.Le phénomène inquiète enseignants et spécialistes.Une drogue proche de la famille des amphétamines, qui fait l'objet d'un marché parallèle chez les adultes PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Dans une école primaire de Lachine, l’an dernier, la moitié des enfants ’une classe de troisième année prenaient u Ritalin.Exceptionnel?Sans doute.11 reste que la moyenne par classe reste élevée à cette école située en milieu difficile, autour de six ou sept par groupe.Et cette situation n’est pas unique.«Il y a peut-être eu de l’abus, mais il ne faut surtout pas généraliser.Car il y a des enfants qui ne peuvent vraiment pas fonctionner s’ils n’ont pas pris leur Ritalin le matin», souligne l’éducateur spécialisé Yves Vallières, qui travaille auprès des enfants de cette école.Peut-être.Mais l’accroissement du nombre d’enfants prenant du Ritalin sim- plement parce qu’ils dérangent le professeur ou éprouvent de la difficulté à suivre inquiète plusieurs spécialistes.«Beaucoup trop d'enfants sont médicalisés, sont conduits à porter des camisoles chimiques, sous le grand chapeau des troubles d’attention», dénonce pour sa part Pierre Paradis, un professeur d’éducation à l’Université du Québec à Rimouski qui a consacré beaucoup de temps à ce phénomène.Les propos de M.Paradis sont partagés par le directeur dç l’école Pie X à Laval, Luc Prud’homme.A son arrivée à l’école il y a quatre ans, 30 enfants sur 200 prenaient du Ritalin.C’était, à son avis, beaucoup trop, parce que, dit-il, la source des difficultés de l’enfant n’est pas neurologique mais psychosociale et affective.VOIR PAGE A 8: RITALIN MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Aussi étonnant que cela puisse paraître de prime abord, le Ritalin est un stimulant du système nerveux central, proche de la famille des amphétamines.«Un stimulant, pris à faibles doses, va aider certaines personnes à se concentrer», explique David Cohen, chercheur au département du service social de l’Université de Montréal et auteur du livre Le Guide critique des médicaments de l’âme.«Les gens qui ont à faire des tâches répétitives constatent que les amphétamines les aident.C’est pourquoi il est devenu populaire auprès des camionneurs, par exemple.» Connues aussi sous le nom de speed, les amphétamines ont été allègrement prescrites, dans les années 60, comme remède à une multitude de problèmes comme la fatigue ou la neurasthénie, ou tout bonnement pour aider les gens à maigrir.Un marché parallèle du speed s’est développé par la suite, chez les jeunes à la recherche de nouvelles expériences.Aujourd’hui, on commence à voir émerger, un peu de la même façon, un marché parallèle du Ritalin.«Les travailleurs de rue avec qui nous sommes en contact commencent à nous parler de Ritalin, qui se trafique à 65 sous la dose», dit Jocelyn Chagnon, qui travaille au service d’éducation sur les drogues à la Gendarmerie royale du Canada.La popularité du speed avait peu à peu baissé et le Ritalin, mis sur le marché au début des années 70, a d’abord été relativement peu consommé.C’est l’adoption, VOIR PAGE A 8: DROGUE 778313000672 I.K I) K V 0 I U .I.K .1 H I! 1) 1 2 8 M Al I i) !) 8 olfecïï^ Le SCP Clearnet est disponible à la boutique Clearnet située au 950, rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal et chez les marchands participants suivants : FUTURE SHOP 'pNHEnN,ouF- Mais0n Sony.CENTRE HI-FI TELEPHONIQUE Plu» qu'un* bouUqu* Un» Hnttj hcndware O Notre appareil ne coûte que 149,99 $.C'est un Sony.Et il est bimode./^\ /"h\ par mois, inclus 100 minutes f \ par mois, inclus les fins de semaine O Le fait d’être bimode permet de couvrir plus de 90% de la / v£> en tout temps, facturées à J) illimitées et 100 minutes en tout temps, population canadienne.la seconde, ainsi que la facturées à la seconde, ainsi que la O Votre temps d’antenne inclus peut être utilisé en tout temps, pour tout messagerie vocale et l'afficheur.messagerie vocale et l'afficheur.appel, n’importe où au Canada.O II y a une garantie de satisfaction de 30 jours sur le téléphone et aucun Forfaits affaires incluant plus de temps d’antenne et fins de semaine illimitées également offerts.contrat à siQnar.O Chacun de nos forfaits très abordables comprend les appels locaux Pour obtenir un exemplaire gratuit de « Passer au sans fil.Votre guide d'achat SCP numérique », appelez le gratuits le jour de votre fête.1 888 CLEARNET ( 1 888 253-2763 ) ou visitez notre site au www.cleamet.com pour obtenir plus de détails.LU Z eu 0) o sep Ça va mieux partout, dit Rochon Québec (PC) — Le ministre Jean Rochon a défendu avec énergie hier à l’Assemblée nationale sa réforme de la santé, qui est attaquée de toutes parts.«La situation s'est améliorée partout», a même lancé le ministre Rochon, après avoir subi une avalanche de questions provenant de l’opposition libérale.Pourtant, les députés libéraux s’étaient succédé au micro pour mettre en évidence les difficultés que connaît le réseau de la santé: n les omnipraticiens mécontents préparent une «journée d’études» — en réalité une sorte de grève perlée — pour vendredi, au moment même où le négociateur principal du gouvernement dans le dossier, André Bergevin, est en vacances: ¦ le remplacement d’un millier d’infirmières pendant les vacances d’été cause des problèmes au sein de plusieurs établissements: n en Estrie, le nombre de places en familles d’accueil pour enfants connaissant des difficultés personnelles a été réduit de 150; ¦ il faudra investir 60 millions de dollars dans la restauration des édifices composant le nouveau Centre hospitalier universitaire de la région de Québec.¦ Au même moment, une séance de motivation a été organisée à Montréal pour 200 cadres du réseau hospitalier à même les fonds publics, avec la présentation d’un spectacle par un humoriste.Le ministre Rochon a été forcé de trouver des explications pour chacun des dossiers soulevés.Il a fait appel au sens des responsabilités des omnipraticiens pour faire en sorte que les services essentiels soient assurés pendant la journée d’études de vendredi.Le départ en vacances du négociateur gouvernemental André Bergevin ne compromet pas les négociations puisque c’est toute une équipe qui négocie au nom du gouvernement, a expliqué M.Rochon.Quant aux infirmières, il y a débat dans le réseau pour savoir si on devrait remplacer celles qui prennent leurs vacances.Un minimum d’énergie éolienne pour Hydro LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Alors qu’Hydro-Québec tente de ramener à 300 MW sur dix ans ses achats d’énergie éolienne, les scientifiques de son propre Institut de recherche en électricité du Québec (IREQ) ont déposé hier devant la Régie de l’énergie un programme chiffré de développement de cette filière totalisant 2400 MW, ce qui devrait, ont-ils soutenu, créer plusieurs centaines d’emplois en région dans l’entretien et quelques milliers dans la fabrication en plus de créer un nouveau secteur d’exportations.Le projet de développement de l’éolien au Québec préconisé par le Syndicat professionnel des scientifiques de l’IREQ (SPSI) est sans contredit le plus impressionnant déposé jusqu’ici aux audiences de la Régie, à qui Québec demande de déterminer la quote-part de l’énergie éolienne nécessaire à l’implantation de cette industrie au Québec.Autant le projet des chercheurs de l’IREQ tire de l’avant en faveur de la nouvelle filière verte, autant la position d’Hydro-Québec, au delà des inévitables pétitions de principes en faveur des énergies renouvelables et du développement durable, est minimaliste.Les scientifiques de l’IREQ proposent une stratégie de développement de l’énergie éolienne qui ressemble à certains points de vue à celui mis en place par la société d’Etat par ses «contrats secrets» avec les grandes fonderies du Québec.Ils proposent un «léger déficit» du programme dans les premières années en retour de bénéfices jugés dix fois plus importants sur un horizon de 50 ans.Le mémoire du SPSI propose la mise en place de quatre programmes de développement de 600 MW d’énergie éolienne par Hydro-Québec, répartis sur dix ans chacun, ce qui donnerait au gagnant de l’appel d’offres de pouvoir développer 60 MW par année durant cette période.Une telle continuité serait l’atout susceptible d’inciter un grand manufacturier international à s’installer au Québec, le territoire le plus riche en vents forts du Canada et des Etats-Unis.Selon cette proposition, Hydro ferait un nouvel appel d’offres de 600 MW à tous les trois ans pendant 12 ans afin de bénéficier des progrès technologiques qui sont censés réduire le prix du kWh jusqu’au seuil commercial fixé par Hydro-Québec, soit 3,25 C (incluant les pertes).Le coût du programme deviendrait neutre la douzième année.Il ne serait plus nécessaire alors de fixer une quote-part à l’éolien, car la filière pourrait alors concurrencer l’hydraulique sur le strict plan financier.Les scénarios du SPSI prévoient qu’il en coûterait aux contribuables un cent par jour pendant 12 ans pour créer cette masse critique en faveur de l’éolien.Les bénéfices à long terme de cet investissement atteindraient 31,65 $ la cinquantième année si l’on poursuit dans cette veine même en remplaçant de façon cyclique les machines.Les chercheurs ont aussi calculé que le gouvernement québécois retirerait un milliard de plus si Hydro-Québec développait elle-même la filière éolienne alors qu’il perdrait plutôt 273 millions s’il cédait la propriété des sites au secteur privé, ce qui rééditerait, disent-ils, le scandale des petites centrales privées.Metis Hydro-Québec résiste à cette approche et refuse même de faire la carte des vents pour distinguer les meilleurs sites: elle accepterait tout au plus d’acheter l’électricité produite par le secteur privé.Elle demande de pouvoir reporter sur les tarifs d’après 2002 les coûts supplémentaires de ses achats d’énergie éolienne, refusant de réduire sa rentabilité actuelle pour cette filière.Le mémoire d’Hydro-Québec prévoit une hausse de 0,2 % de ses tarifs si elle doit développer 209 MW en dix ans, ce qui n’est pas loin des 30 MW qu’elle propose elle-même à la Régie.La hausse atteindrait 1,6 % si on lui demandait de développer 1700 MW en dix ans, ce qui n’est pas loin de l’hypothèse préconisée par les scientifiques de l’IREQ.Ces chiffres valent pour un scénario d’achat à 6 C du kilowattheure.Le récent projet Le Nordais coûtera environ 5,8 C du kWh à Hydro-Québec, qui a dû absorber ce tarif, ayant signé le contrat en 1993 dans la vague de ses achats auprès du secteur privé.Tout comme ses chercheurs de l’IREQ, Hydro-Québec veut procéder par appels d’offres avec un «prix plafond» de façon à ne pas dépas- ser les coûts prévus.Dans le scénario hydroquébécois, il y aurait de la place pour des incitatifs économiques ou fiscaux si le gouvernement le désire, du moment que la règle des achats à 3 C est respectée.Hydro et ses chercheurs s’opposent par ailleurs sur la «rente» de la filière éolienne, qui irait à la population si elle est développée par une société d’Etat, propriétaire et gestionnaire des sites, ou au secteur privé, si c’est le ministère des Ressources naturelles qui alloue les meilleurs sites au privé comme dans le cas des petites centrales, La société d’Etat, qui a reconnu les mérites du couplage de l’éolien au réseau public, déclare néanmoins qu’elle n’arrive pas à rentabiliser le remplacement du diesel par des éoliennes dans les villages les plus éloignés du Québec, comme dans les communautés inuits.Plus tôt, les représentants de l’Association canadienne de l’énergie éolienne (ACEE) s’étaient offusqués du manque de cohérence d’Hydro-Québec, dont les chercheurs ont mis au point les modèles de gestion du couple éolien-diesel les plus sophistiqués qui soient.Le vice-président de l’association, Jean-Louis Chaumel, a même déclaré que le jour n’était pas loin où des multinationales de l’éolien allaient proposer à Hydro-Québec d’acheter l’équivalent des technologies développées par ses propres chercheurs depuis dix ans.Pour l’Association canadienne de l’énergie éolienne, on pourrait attirer deux grands manufacturiers et deux usines d’assemblage au Québec si on plaçait la quote-part de l’éolien à 125 MW de puissance installée par année, ce qui exigerait la construction annuelle d’environ 130 machines par année.L’Association n’a pas été tendre envers le plan d’Hydro-Québec qui propose beaucoup de nouvelles études avant de donner suite à un premier projet de trois sites de trois mégawatts, lequel ne serait pas prêt à fonctionner avant 2002, soit au moment de la mise en service des coûteux mégawatts du barrage SM-3.Les parcs dits d’envergure attachés à la quote-part ne pourraient, selon le plan hydroquébécois, entrer en fonction avant 2007.Juste au moment où les milliers de mégawatts de Churchill arriveraient sur le marché! Cégeps et entreprises tentent un rapprochement PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR I L> augmentation des stages en en-r treprises, totalement cacophoniques à l’heure actuelle, est une nécessité pour les étudiants de niveau collégial suivant une formation technique.C’est ce qu’ont déclaré hier le président de la Fédération des cégeps, Gaétan Boucher, et celui de la Chambre de commerce du Québec, Michel Audet, au cours d’une conférence de presse conjointe, illustrant leur désir de resserrer les liens de leurs organismes.j Le président de la Fédération des cégeps estime aussi que la durée du cours des cégépiens en formation technique ne devrait pas nécessairement durer trois ans mais, parfois, un peu moins ou un peu plus.Il estime en outre que l’approche pédagogique des cours obligatoires — français, philo et anglais — doit être repensée, car elle n’est pas appropriée à une clientèle moins intellectuelle.Ce point est névralgique parce que les étudiants en formation technique sèchent souvent ces cours de forma- > tion générale pour en souffrir cruellement ultérieurement «Beaucoup d’employeurs nous disent que les jeunes ont beaucoup de difficultés à écrire.C’est majeur.Si vous ne pouvez dire les choses correctement et en synthèse, vous présentez un problème», résume le président de la Chambre de commerce du Québec, Michel Audet, en ajoutant que la méconnaissance de l’anglais est un second manquement majeur.j L’ironie dans cette histoire, c’est s que souvent les jeunes qui ne terminent pas leur cours professionnel — environ 46 % — quittent parce qu’ils j ont un emploi, les taux de placement ?dans de nombreux secteurs industriels variant de 75 % à 100 %.: Mais leur séjour en entreprise ne prend pas assez souvent la forme d’un stage avec possibilité de retour aux études.i «Nos programmes doivent accorder une plus grande place à la formation pratique et aux stages», estime le prési- j dent de la Fédération des cégeps.Et c’est là que le bât blesse.Le président de la Chambre de commerce a confirmé hier que l’anarchie qui règne dans l’organisation des stages, découlant notamment du manque de coordination entre les différents niveaux d’enseignement, crée une telle demande et un tel flou (que faire?pour qui?comment?) que les chefs d’entreprise préfèrent refuser les étudiants.«C’est la cacophonie.Trop de gens frappent à nos portes.De plus en plus, la réponse est non», souligne pour sa part M.Audet en soulignant qu’en Norvège le gouvernement paie l’entreprise qui assure la formation d'étudiants.Ce problème de formation en entreprise est d’ailleurs généralisé.Deux ans après que le sommet sur l’économie eut décidé que 1000 jeunes de niveau secondaire devaient faire un apprentissage en entreprise, moins de 50 jeunes ont pu, dans les faits devenir apprentis.MM Audet et Boucher croient aussi que le gouvernement devra participer à ce grand ménage en appuyant financièrement certaines initiatives en entreprise.Quelque 74 600 jeunes sont inscrits au secteur professionnel collégial, ainsi que 30 000 adultes.Le président de la Fédération des cégeps espère attirer 3000 étudiants de plus en formation technique d’ici deux ans.Mais j pas dans n’importe quelle discipline, car «il ne sert à rien d'avoir un policier I à tous les poteaux».Enfin, la Fédération autonome du collégial, qui regroupe 18 syndicats d’enseignants, craint qu’une vision trop utilitariste n’émane de cette intensification de la collaboration entre l’entreprise et le cégep.EN BREF Bélanger sévit Québec (PC) — Une mesure disciplinaire sera imposée à la direction de la prison de Rivière-des-Prairies, dans l’est de Montréal, pour avoir récemment permis à des détenus proches des Hell’s Angels de désamorcer une bombe.Ije ministre de la Sécurité publique, Pierre Bélanger, a également indiqué hier qu’une autre mesure disciplinaire sera prise à l’endroit d’un agent des services correctionnels impliqué dans cette affaire.Le 14 mai dernier, un engin explosif était découvert dans la cour extérieure de cette prison où sont détenus plusieurs criminels associés aux Hell’s Angels et à leurs rivaux, les Rock Machine.Les autorités pénitencières ont retrouvé les concepteurs de l’engin et exigé d’eux de le désamorcer.Cette histoire abracadabrante a irrité le ministre Bélanger qui a immédiatement ordonné une enquête interne et promis que les choses n’en resteront pas là.Hier, le ministre Bélanger a sévi.Un administrateur de haut rang dont l’identité n’a pas été dévoilée sera puni pour avoir permis à des détenus de manipuler une bombe.BUREAU _ EN GROS 4 L E l> E V OIK.I.E .1 E I' I) I 2 8 M Al I il il 8 A 8 —-?LE DEVOIR ?— ACTUALITES SURPLUS SUITE DE LA PAGE 1 MONTRÉAL Bourque voit dans la décision de Quebec un coup de pouce électoral surplus de l’assurance-emploi, le premier ministre ontarien Mike Harris n’a pas hésité à affirmer qu’Ottawa se comporte comme un voleur.«J'ai employé tous les mots délicats que je pouvais.Maintenant, j’emploie le mot “voler"», a affirmé M.Harris, plus tôt dans la journée, en réagissant à la publication par Statistique Canada du dernier bilan des surplus, qui révèle qu’ils ont augmenté de 2,9 milliards de dollars dans les trois premiers mois de 1998.«Il vole les travailleurs ontariens et les entreprises ontariennes et utilise cet argent à d’autres fins [.] Je ne sais pas si c’est illégal, mais c’est certainement incorrect», a-t-il ajouté.En réaction, M.Martin a affirmé que le gouvernement Harris n’avait pas de leçons à donner à personne.«Je demanderais simplement à M.Harris de regarderies salles d’urgence de ses hôpitaux, de regarder son système d’éducation et de se demander s'il a fait les bons choix», a-t-il dit, en sous-entendant que la province était mal pourvue en la matière.Dans le passé, M.Martin avait toujours refusé de dire que les surplus du régime — qui est entièrement financé depuis 1991 par les cotisations des travailleurs et des employeurs — servaient à financer les dépenses du gouvernement.Il préférait affirmer que le gouvernement constituait une réserve pour affronter les temps difficiles.En cas de récession, Ottawa pourrait ainsi piger dans cette réserve pour éponger les déficits du régime.Pourtant, dans les livres du gouvernement, les surplus sont comptabilisés comme des revenus.Il n’existe pas de fonds séparé où ils pourraient être versés.Les syndicats comme les associations patronales se sont élevés contre cette pratique en réclamant des baisses de cotisations.Les économistes prévoient qu’au rythme actuel les excédents accumulés du régime pourraient atteindre 19,9 milliards à la fin de l'année et 26,4 milliards à la fin de 1999.L'élément déclencheur des déclarations de M.Martin aura été la publication par le quotidien The Globe and Mail de révélations dans le dossier.Confronté à des pressions légales, le gouvernement Chrétien jonglerait actuellement avec différents scénarios.Il aurait le choix entre continuer à engranger les surplus ou permettre une réduction marquée des cotisations de l’assurance-emploi.Rappelons que la CSN a entrepris, en se basant sur la Constitution cafcdienne, des procédures légales au mois de novembre dernier pour déclarer illégale l’utilisation actuelle des surplus.Le Bloc québécois a vigoureusement dénoncé M.Martin.Le député Yvan Loubier a affirmé que le ministre fait preuve d’une attitude «immorale», qui laisse à leur sort des milliers de chômeurs en détresse».Le Bloc soutient que les surplus devraient retourner d’où ils viennent.La moitié pourrait être utilisée, suggère-t-il, pour améliorer les prestations aux chômeurs et l’autre pour réduire les cotisations.Pour sa part, le député néo-démocrate Yvon Godin s’est lancé dans une attaque à fond de train contre la façon de faire du gouvernement libéral.«C’est illégal, c’est immoral, 4-c’est tout ce que tu peux trouver dans un dictionnaire.Cet ar-gentJà appartient aux travailleurs de ce pays», a-t-il dit.«Paul Martin mène le pays St ce sont les finances du pays qui mènent la Chambre des communes; ce n'est pas correct.M.Martin a un petit peu trop de pouvoir à la Chambre des communes», a-t-il ajouté.EN BREF Un Forum interparlementaire (Le Devoir) — Une centaine d’élus de divers Parlements des trois Amériques ont convenu il y a quelques jours, à San Juan de Porto Rico, de créer un Forum interparlementaire permanent de l’hémisphère.Cette décision s’inscrit dans la foulée de la toute première Conférence des parlementaires des Amériques (COPA), tenue en septembre dernier à Québec.C’est l’Assemblée nationale du Québec qui a été chargée d’accueillir le secrétariat permanent de cette nouvelle structure de dialogue entre élus plutôt qu’entre chefs d’Etat ou de gouvernement.Selon un communiqué du président de l’Assemblée nationale du Québec, Jean-Pierre Charbonneau, les efforts se poursuivent en vue de faire reconnaître la Conférence parlementaire des Amériques çomme interlocuteur privilégié du Sommet des chefs d’Etat, lequel a prévu l’intégration économique des trois Amériques à la date butoir de 2005.LE DEVOIR Ix's bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par U* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle.7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Quest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et h diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 L’année précédente, ces difficultés étaient de 27,5 millions.Aux 53,6 millions annuels s’ajoutent 26,4 millions dont bénéficie déjà Montréal depuis deux ans à titre de soutien ponctuel (compensations pour les droits sur les divertissements ainsi que l’accès à la TGE, soit la taxe sur les télécommunications, le gaz et l’électricité).«Nous annonçons aujourd'hui la fin de la saga de ce que certains appelaient le budget virtuel.[.] C’est ce que l’on voulait pour que Montréal reprenne son souffle, respire et arrête de taxer», a affirmé hier le maire Pierre Bourque après que le conseil des ministres eut pris la décision de ce soutien total de 80 millions par année.L’administration montréalaise devra toutefois montrer patte blanche.D’ici la mi-juillet, la Ville devra déposer au gouvernement un plan de redressement des finances afin de corriger les problèmes structurels à long terme.Des mesures devront être prises, entre autres, au chapitre de la main-d’œuvre mise en disponibilité ainsi que du côté des réductions de dépenses pour l’ensemble des fonds de la Ville (fonds général qui est constitué des services aux citoyens et les .fonds d’entreprises qui sont gérés en parallèle).A tous les trois mois, l’administration Bourque devra faire rapport à Québec.Aucune obligation n’est établie d’informer le conseil municipal de l’évolution du dossier.Ironiquement, le rapport du Vérificateur de Montréal déposé mardi dernier soulève pour la deuxième année un problème flagrant de transparence: les élus n’ont pas toute l’information nécessaire à une prise de décision éclairée, soutient-il.De plus, le maire Bourque s’est s’engagé à ne rien ré- clamer financièrement au gouvernement jusqu’en 2000.Le ministre d’Etat à la métropole, Robert Perreault, a déclaré que «le gouvernement a ainsi le sentiment de remplir ses obligations.Il est cependant normal que l’on obtienne des assurances».«On vit serré à Montréal.On va passer à travers.Les Montréalais n’ont pas à craindre d'augmentation de taxes.Et j’en suis très fier», a assuré M.Bourque.Ce dernier s’est défendu par rapport à ce que d’aucuns considèrent comme une tutelle.«Le budget de 1998 est inférieur à 1992.Essayez de faire ça sans le Parlement.Vous allez voir que ce n’est pas facile avec toutes les contraintes des conventions collectives et les contraintes de l’environnement montréalais.» Ces conditions ont toutefois fait bondir les libéraux ainsi que les détracteurs montréalais de Pierre Bourque.«Le gouvernement profite de la faiblesse d'un maire en période électorale pour lier Montréal et prolonger la tutelle», s’est indignée la députée Liza Frulla, critique des dossiers montréalais dans l’opposition officielle.Le candidat à la mairie, Jacques Duchesneau, abonde dans ce sens, se désolant de voir Montréal sans plus aucune marge de manœuvre.«M.Bourque prend des engagements qui vont au delà des cinq mois qu’il lui reste à faire à l’hôtel de ville», a-t-il dénoncé.Son adversaire dans la course électorale, Jean Doré, déplore que l’aide gouvernementale ne soit que temporaire, revenant à la charge pour réclamer la diversification des sources de revenus.«Dans cet esprit, il est important que le gouvernement du Québec apporte une solution durable via un pacte fiscal qui va corriger l’injustice fiscale qui a été faite aux contribuables montréalais», a commenté M.Doré.En 1994, le Parti québécois a pris l’engagement de conclure un pacte fiscal avec la métropole, lui reconnaissant du coup un statut particulier.Au cours des quatre dernières années, ce soutien a pris l’allure d’un versement annuel de dernière minute pour boucler le budget montréalais.«Il est facile de comprendre que le gouvernement du Québec procède de façon ad hoc avec une administration municipale à laquelle il ne fait plus confiance.Il suffit de lire le rapport du Vérificateur pour mesurer la nécessité du redressement des finances et de la gestion de Montréal», a renchéri le conseiller municipal Pierre Goyer, qui est candidat aux côtés de M.Doré.Le ministre Perreault a expliqué le caractère provisoire de l’aide, rappelant qu’une réforme de la fiscalité municipale est entreprise.Le gouvernement a promis cette réforme dans le cadre du transfert de 375 millions à l’ensemble des municipalités du Québec.Le soutien financier à Montréal est «un pont» pour lui permettre d’attendre ces changements.Entre-temps, le maire Pierre Bourque se réjouit de la décision gouvernementale qu’il voit comme un coup de pouce électoral.JEAN-LOUIS ROUX Le Congrès juif ne s'oppose pas à la SUITE DE LA PAGE 1 Thomson, s’activent à répartir les nouveaux millions que le gouvernement fédéral leur a versés.Au Bloc québécois, l’avènement de M.Roux met en lumière d’importantes contradictions entre le chef, Gilles Duceppe, et la critique en matière de culture, Suzanne Tremblay.Alors que le premier «n'y voit aucun problème» et pas l’ombre d’un «poste politique», dans l’esprit de la seconde il ne fait pas de doute qu’il s’agit d’une «nomination politique».De plus, Mme Tremblay s’interroge quant à la définition de culture qu’encourage Jean-Louis Roux.«Il a une approche un peu normative et élitiste de la culture, et le Bloc québécois se demande si M.Rota aura vraiment l’ouverture d’esprit requise pour accueillir des expressions cul-turelles-qui ne correspondent pas du tout à sa vision de l’art, peut-être de la culture un peu plus populaire.On va lui donner le bénéfice du doute pour l'instant, mais nous serons très vigilants parce que c’est une récompense politique», a affirmé Mme Tremblay hier.Au Congrès juif canadien, on ne s’objecte pas à cette nomination, jugeant que la sincérité des remords de M.Roux suffit pour démontrer qu’il regrette ses actions passées.Après avoir été nommé par le gouvernement Chrétien à titre de sénateur, Jean-Louis Roux quittait ce poste en 1996 pour occuper celui de lieutenant-gouverneur du Québec.Toutefois, une entrevue accordée au magazine L’actualité levait le voile sur un épisode de jeunesse, à l’époque de la Deuxième Guerre mondiale, au cours duquel M.Roux avait non seulement participé à une manifestation antisémite mais aussi arboré la croix gammée.Intimidé par le tollé suscité par la parution de cet article, M.Roux avait de son plein gré quitté son poste quelques semaines à peine après sa nomination.«Le Congrès juif canadien n’a jamais exigé de Jean-Louis Roux qu’il démissionne de son poste de lieutenant-gouverneur, a expliqué hier Moshe Ronen, président du Congrès.La sincérité de ses remords nous a satisfaits, nous n ’avons absolument aucune raison de nous opposer à cette nomination.La communauté juive ne voit pas d’affront dans cette nomination, et nous espérons que, de la même façon, le mouvement séparatiste n’y verra pas une insulte lui non plus.» Le principal intéressé, enchanté des nouvelles fonctions qui l’attendent et qui l’occuperont partiellement, ne voit rien de politique dans sa venue au Conseil.«Je ne crois pas qu’on passe au filtre les candidats à ce poste et qu’on élimine ceux qui ne font pas l'affaire du gouvernement, c'est vraiment une nomination qui n’a absolument rien d’un caractère partisan», a expliqué hier Jean-Louis Roux, qui attend de se plonger dans les dossiers du Conseil avant de se pro- nomination de l'homme de théâtre noncer sur les objectifs qu’il entend mettre de l’avant.Dans ses récents mémoires — Nous sommes tous des acteurs —, Jean-Louis Roux affirmait avoir déjà été sollicité pour le poste, mais un concours de circonstances l’avait empêché d’accepter.Il affirmait: «À la présidence du Conseil des arts du Canada, on est bien placé pour talonner les parlementaires et les ministres intéressés et leur rappeler le rôle de l'État à titre d'investisseur dam les arts et la culture, domaine dont celui-ci a la malencontreuse tendance à se dégager, de nos jours.» Maintenant que l’occasion lui est présentée, M.Roux entend se servir de ses relations pour persuader le gouvernement.«J’entends le faire, absolument, et comme je me flatte d’avoir l'oreille des plus hautes instances dans ce gouvemetnent, je pense que je peux faire beaucoup de choses pour augmenter l’importance des arts et de la culture dans notre vie à tous.» Les nouvelles fonctions de Jean-Louis Roux ne remettent pas en question sa carrière théâtrale ni non plus ses engagements futurs.Les habitués pourront donc voir le nouveau président du CAC sur les planches dès le début de juillet, au Bic, dans Le Visiteur, présenté par le Théâtre des gens d’en bas.De même, la saison prochaine, il a déjà promis une participation dans Lorenzaccio à la Nouvelle Compagnie théâtrale.Après Roch Carrier (directeur du Conseil jusqu'à mai dernier) et Maureen Forrester (présidente du CAC jusqu’en 1988), Jean-Louis Roux devra se plier à certaines règles déontologiques: «Il doit organiser ses affaires personnelles de manière à éviter les conflits d’intérêt réels potentiels ou apparents», stipule le code de déontologie du CAC.M.Roux ne pourrait donc pas recevoir de subvention personnelle du CAC à titre d’artiste mais pourra fort bien se produire sur la scène d’une compagnie théâtrale subventionnée par le CAC, comme c’est le cas pour la majorité d’entre elles.«Ce n'est pas un poste qui exige une présence quotidienne à Ottawa ou ailleurs, je ne sais pas exactement mais peut-être une centaine de jours, quelque chose comme cela, explique M.Roux.Il n’y a rien qui entre en conflit d’intérêts entre ce poste et le fait que j’exerce une carrière en théâtre.» Le président du conseil ne reçoit pas de salaire à proprement parlçr mais plutôt un per diem, qui représente 375 $ par jour.A cette somme s’ajoutent des frais de déplacement et de subsistance lors d’expéditions commandées par son rôle.Ses principales activités consisteront à assister aux quatre réunions du conseil, en plus de se soumettre à des remises de prix et des voyages de représentation.Le baptême officiel de M.Roux sera consacré les 12, 13 et 14 juin prochains à l’occasion de sa toute première réunion du conseil.Jean-Louis Roux RITALIN «Le Ritalin est en train de remplacer les services professionnels dans les écoles», estime un député libéral SUITE DE LA PAGE 1 Parfois, dit M.Prud’homme, les parents passent outre les recommandations du personnel de l’école et vont simplement chercher leur prescription chez le médecin.«Quand un enfant va dans tel bureau, je sais qu’il va revenir avec du Ritalin.Quand il va à un autre endroit, je sais que l’interrogation sera un peu plus serrée», dit-il.Cette année, pour la première fois, M.Prud’homme a accueilli un enfant de maternelle qui prenait déjà du Ritalin.Une première à cette école, dont il tire une conclusion troublante: «Cela veut dire que les garderies s'en mêlent [de recommander la prescription du médicament].» À cette école de Laval, l’équipe a préparé une «trousse méthodologique du travail intellectuel» intitulée Concentre-toi au max.Elle a aussi remué ciel et terre pour trouver des spécialistes pouvant soutenir les enfants ayant des problèmes plutôt que de les envoyer en courant chez le médecin.Cette semaine, en Chambre, le critique de l’opposition en matière d’éducation, François Ouimet, a rendu le gouvernement en grande partie responsable de cette situation dans les écoles, faisant valoir que la diminution de professionnels (psychologues, orthopédagogues, conseillers pédagogiques) créait d’insurmontables problèmes et entraînait le recours à «la fausse solution Ritalin».«L’augmentation en flèche des enfants qui consomment du Ritalin est très troublante», estime M.Ouimet Le Ritalin est en train de remplacer les services professionnels dans les écoles.» La porte-parole de la ministre de l’Éducation Pauline Ma-rois a exprimé son incrédulité devant «une telle démagogie».«L'enfant sur qui un médecin a posé un diagnostic d'hyperactivité ne se trouvera pas mieux même si un psychologt'! ! / ' tRivière-du-Loup Chicoutimi Québec Val d'Or 24/11 Trois-Rivières 26/15 ¦ ,26/i 1 C3a|, ^Sherbrooke Montréal Lever 5h11 Coucher 20h34 Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi Yi'Vh HH HH HH HH 0 Dimanche 10 Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi Dimanche 0 üfr 27 SS min 13 rnnx 25 Météo-Conseil 1 900 565-4455 Frais applicables ^ 1 S\ 141 Environnement Canada La météo à la source
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