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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-06-03, Collections de BAnQ.

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Vol.L X X XIX N "122 LE DEVOIR PERSPECTIVES Le temps d’un flirt La semaine dernière, le Bloc québécois a réussi à imposer aux Communes un enjeu qui lui tient à cœur depuis des années: la réforme de l’assuran-ce-chômage.Beau travail d’opposition, mais qui a été rapidement éclipsé, en fin de semaine, par une poignée de députés qui ont dit voir des points de convergence entre le programme constitutionnel de Preston Manning et le projet de partenariat des souverainistes.Au point d’annoncer, avec la bénédiction du chef, la tenue d’une activité conjointe.Il n’en fallait pas plus pour créer un des plus gros malentendus imaginables: le possible rapprochement des deux partis.Ma n o n Cor ne II ie r ?ous sommes définitivement intéressés £ £ à avoir des discussions avec le Parti ^ ^ I réformiste et M.Manning», a dit samedi le député bloquiste Pierre de Savoye à l’issue du congrès réformiste où il agissait comme observateur.Sa petite phrase, ajoutée à l’intention de Preston Manning de convertir des souverainistes modérés, a fait saliver les adversaires.Le ministre des Finances, Paul Martin, faisait ses choux gras hier du «mariage» des deux partis.La sortie de M.de Savoye a laissé cette impression ______ car elle suivait de près la confirmation, par deux de ses collègues, de la tenue, à Québec et à Edmonton cette semaine, de deux débats entre le bloquiste Pierre Brien et le réformiste Rahim Jaffer.Les deux députés bloquistes disaient voir une certaine ouverture du côté du Reform, accentuant ainsi l’image de rapprochement.Le leader parlementaire Michel Gauthier a remis les pendules à l’heure hier.«Le Bloc est pour la souveraineté.Il n’a jamais dérogé de son objectif.Il veut offrir le partenariat et l’expliquer.Ça s’arrête là, la position du Bloc.Tout ce qui est dit en dehors de ça, ce n’est pas le Bloc», a-t-il dit.Quant à M.de Savoye, il ne parlait qu’en son nom, a-t-il martelé.Le Reform «chemine», répétait pourtant Pierre Brien, lundi.Il en voulait pour preuve l’avant-projet de loi sur le nouveau Canada, proposé par M.Manning.Selon M.Brien, ce document met le plan B du parti en sourdine, reconnaît que la Constitution de 1982 n'a pas été ratifiée par la population et insiste sur une décentralisation des pouvoirs.On se demande si ses collègues et lui ont bien lu l’avant-projet de loi que le Reform a fait parvenir à tous les députés fédéraux, les invitant à en discuter.Les bloquistes disent d’entrée de jeu être conscients du fait que les deux partis ne cherchent pas la même chose.Une des divergences fondamentales, note-t-on, touche la reconnaissance des Québécois comme peuple.Il y a aussi — différence non négligeable — le fait que les réformistes visent un «partenariat» canadien, entre toutes les provinces et le fédéral, et non pas une entente entre un Québec souverain et le reste du Canada.Le projet de loi réformiste, qui reprend les positions de toujours du parti, ne parle pas de décentralisation comme telle mais de redistribution plus ou moins importante des pouvoirs.Les propositions les plus radicales consistent à confier la responsabilité de la langue aux provinces et d’offrir au fédéral un rôle prépondérant dans la définition de normes nationales.Fait à noter, il ne précise pas, comme dans le programme du parti, que ces normes doivent être établies avec les provinces.Quant au plan B, il n’est pas abandonné.On le met seulement moins en évidence, respectant ainsi les habitudes du Reform qui consistent à ne pas afficher avec trop d’insistance ce qui peut déranger.En laissant entendre qu’ils jugeaient favorablement le projet réformiste, les députés bloquistes ont mis certains de leurs collègues mal à l’aise.L’image de rapprochement, de son côté, a mis le chef réformiste sur la sellette.On a commencé à demander à ce dernier s’il songeait à marcher dans les traces de Brian Mulroney et du beau risque.«Toute comparaison [.] serait totalement erronée», a-t-il dit hier, répétant que, selon lui, il ne peut y avoir de partenariat qu’au sein du Canada.On peut s’interroger sur l’intérêt du Bloc d’accepter, à la demande du Reform, de tenir pareil débat au Québec.En acquiesçant, le Bloc offre à M.Manning la tribune qui lui manquait au Québec et la possibilité de faire croire dans le restq du pays que son point de vue y passe.Le Bloc, insiste-t-on, obtient quant à lui la tenue d’un débat similaire à Edmonton, où il pourra y promouvoir son projet de partenariat.Peut-être cherche-t-il aussi à faire croire que les souverainistes auront des interlocuteurs au lendemain d’un OUI.Contrairement au Reform, le Bloc n'avait pas besoin de l’aide de son adversaire pour se faire entendre.Les tournées récentes de M.Duceppe dans le reste du Canada ont démontré que le projet souverainiste suscite suffisamment de curiosité pour attirer l’attention.Ce ne sera pas la première fois que des députés des deux partis se feront face mais le sujet et le contexte mettent les deux partis dans l’embarras.Un débat n’est qu’un débat, s’est-on défendu de part et d’autre hier.Et il semble que ça va s’arrêter là après le tollé des derniers jours.MÉTÉO Montréal Québec Ciel variable.Pluie cessant tôt le matin.Max: 17 Min: 8 Max: 17 Min: 10 Détails, page B 6 ^1 INDEX Agenda .B 8 Le monde .A7 Annonces .B 6 Les sports .B 7 Avis publics.B 8 Montréal .A3 Culture B 10 Mots croisés.B 6 Économie .B 1 Politique .A5 Éditorial .A 8 Télévision .B 9 www.ledevotr.com M 0 N T II É A L .L E M E II C Il E I) I A .1 11 I N I !» !) B S 7 C + T A X E S = 1 $ / T II R (I X T (I I $ POLITIQUE Alliance Québec est en proie à une crise interne, page A 5 LES ACTUALITÉS Les enfants du divorce sont de plus en plus jeunes, page A 2 LES SPORTS Roland-Garros: Muster et Rios tombent; Hingis survit, page B 7 L’Archevêché n’appuie pas Pallascio Le cardinal Turcotte invite les citoyens à voter lors des élections scolaires du 14 juin mais ne prend position ni pour le RSC ni pour le MEMO PAULE DES RIVIÈRES I.E DEVOIR Dans une lettre envoyée à tous les curés des paroisses montréalaises et destinée à être lue en chaire, le cardinal Jean-Claude Turcotte invite les citoyens à voter, lors des élections scolaires du 14 juin prochain, pour «des personnes qui accordent de l’importance aux préoccupations éducatives véritables et au respect de notre héritage religieux».Cette lettre, également publiée dans la revue du diocèse de Montréal, a été rendue publique hier par le Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO), qui fait la lutte au Regroupement scolaire confessionnel dans le but de diriger la future Commission scolaire de Montréal.La présidente du MEMO, Diane De Courcy, avait tenu pour acquis que la lettre était un appui à peine voilé au RSC de Michel Pallascio.Mais Mgr Robert Beaupré, vicaire général et coordonnateur de la pastorale, a précisé qu’il ne fallait pas voir dans la lettre un appui au Regroupement scolaire confessionnel, «que nous n'appuyons plus depuis bien longtemps».«Depuis huit ans, nous n’avons jamais eu de rencontre avec le RSC», a précisé M*" Beaupré, même si, dans le houleux débat entourant les commissions scolaires linguistiques, l’Archevêché a tenté d’amener le RSC à appuyer la restructuration.«Nous avons tenté de les amener à une posi- tion plus modérée.» Sans succès.Pour le vicaire général, il est clair qu’aucun parti n’a le monopole des valeurs spirituelles ou de l’héritage religieux qui fait partie de la culture québécoise.Avec sa lettre envoyée à tous les curés par le réseau interne de télécopieur de l’Archevêché, ce dernier a fait parvenir aux curés une fiche les informant des derniers développements de la Loi sur l’instruction publique, notamment en matière de pastorale et d’enseignement religieux.Il suggère aux curés de lire la lettre du cardinal Turcotte dans la fin de semaine des 6 et 7 juin, soit une semaine avant le scrutin.VOIR PAGE A 10: ARCHEVÊCHÉ | -1U» V?iBNE - r -*7-*.u .Æim r.iiH/ilmukiit: Politique de santé ou politique industrielle ?Quelque 700 millions de dollars seront consacrés, en trois ans, à l’informatisation du système de santé au Québec.Pour faire quoi, au juste?Le Devoir explore les différentes facettes de cette aventure.Ballon technologique ou progrès nécessaire?Quatrième d'une série de cinq articles MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le déploiement de l’informatique et des télécommunications dans le système de santé est censé avoir pour but d’améliorer les soins.Mais cet exercice sert aussi une autre fin, celle du développement économique du Québec.Ce double emploi contribue à alimenter certaines réticences dans les milieux médicaux ou universitaires, où l’on se demande, comme Pierrot Péladeau, chercheur en télésanté au Centre de bioéthique de Montréal, lequel des deux objectifs a priorité lorsque vient le temps d’opter pour une technologie plutôt qu’une autre.M.Péladeau soulève la question de la carte-santé à microprocesseur (carte à puce), que le ministère et la Régie de {’assurance maladie veulent déployer à la grandeur du Québec d’ici 2002 au coût minimal de 328 millions.La technologie nécessaire à l’utilisation de cette carte est développée au Québec par une firme, Motus Technologies, créée par le gouvernement du Québec.La Régie de l’assurance maladie en est actionnaire, de même que Sofinov, une filiale de la Caisse de dépôt et placements, qui y a investi trois millions de dollars.«Est-ce que le ministère choisit la solution carte à puce à cause de son potentiel économique ou parce que c'est celle qui répond le mieux au besoin du système de santé?Le fardeau de la preuve repose sur les épaules du ministère», affirme le chercheur.VOIR PAGE A 10: POLITIQUE L’usine GM en sursis Cogger est coupable La Cour du Québec rejette la défense du sénateur MARIE TISON PRESSE CANADIENNE JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE PREMIER MINISTRE Lucien Bouchard s’est dit prêt à rencontrer personnellement la direction générale du géant de l’automobile General Motors pour assurer la survie de l’usine d’assemblage de Boisbriand.Cette usine, en sursis, se vide graduellement de ses travailleurs depuis octobre 1995 et fait l’objet d'une attention de tous les instants de la part du ministre des Finances, Bernard Landry.Nos informations, page B 3.Le sénateur Michel Cogger a été déclaré coupable de fraude envers le gouvernement hier.Le juge Robert Sansfaçon a rejeté la défense présentée par l'accusé, selon laquelle il ne savait pas qu’en tant que sénateur, il était considéré comme un fonctionnaire au sens du Code criminel.«Il n'apparaît pas raisonnable qu'un avocat d’expérience, informé à cette époque de poursuites criminelles contre un sénateur pour trafic d’influence [Louis de Gonzague Giguère], n’ait pas requis d’avis approprié par une autorité compétente à ce sujet», a déclaré le juge dans sa décision de 29 pages.M.Cogger avait commencé à faire du lobbying pour l’homme d’affaires Guy Montpetit en 1985, alors qu’il était avocat.Il cherchait à aider M.Montpetit à obtenir une subvention de 45 millions pour la construction d’une fonderie de silicium devant servir à la fabrication de puces électroniques.Il tentait également d’intéresser le gouvernement à un procédé de traduction par ordinateur.M.Cogger a été nommé sénateur le 2 mai 1986 mais a poursuivi ses démarches pour faire avancer le projet de M.Montpetit.Entre la date de sa nomination et le 10 juin 1988, il a accepté de l’homme d’affaires 212 000 $, soit 162 000 $ en honoraires et 50 000 $ en prêts, somme qu’il n’a jamais remboursée.En vertu de l’article 121 (l.a) du Code criminel, M.Cogger a été accusé, en tant que fonctionnaire, d’avoir accepté la somme de 212 000 $ en échange d’une «aide concernant la conclusion d’affaires avec le gouvernement».Un premier procès s’est conclu par l’acquittement de M.Cogger en 1993, mais la Cour suprême a par la suite ordonné la tenue d’un nouveau procès.M.Cogger a fait valoir qu’il avait discuté de la poursuite de ses activités professionnelles avec le greffier du Sénat, M'' Charles Lussier.M1' Lussier aurait accepté l’idée que M.Cogger continue de percevoir des honoraires professionnels et il l’aurait VOIR PAGE A 10: COGGER Le Blues Brothers Band au RockFest Le guitariste de Pâme Steve The Colonel Cropper débarque à Montréal Groupe vedette du RockFest de la semaine prochaine, le Blues Brothers Band est la pure invention de deux comédiens passionnés de rhythm’n’blues, Dan Aykroyd et feu John Belushi, alias Jake et Elwood Blues.Pur prétexte pour jouer avec de vrais soulmen, tels Matt Guitar Murphy, Donald Duck Dunn et le meilleur guitariste du genre, Steve Cropper.Le Colonel de la six-cordes soul.SYLVAIN CORMIER était au Spectrum, le 20 mars 1989.Le tout-Montréal des aficionados du rock de racines était au rarissime rendez-vous.Sur scène, un tas de légendes vivantes du rock, Dion, Kim Wilson, Graham Parker, se relayaient au micro du Dave Edmunds' Rock’n'Roll Revue.Mais les fadas de guitare n’avaient d’yeux que pour un barbu aux larges mains, brandissant une Fender Telecaster.Alain Karon, guitariste des Taches, était prostré au bord de la scène, mâ- çt rnmn„r choire ballante, détaillant chaque pp lick fluide, chaque riff hachuré, chaque accord solidement planté par le grand gaillard calme.Lui.Le Colonel.Steve 'Die Colonel Cropper.Die Man from the Memphis Group.Le guitariste de Booker T.& The MG’s.Le franc-tireur de l’orchestre maison de Stax-Volt, l’étiquette maîtresse de la musique soul.Le type aux cent mille sessions d’enregistrement (avec Levon Helm, Ringo Starr, John Lennon, Mitch Ryder, Rod Stewart, etc.).Le cocréateur des plus grands classiques de soul des années 60: Green Onions avec Booker T, In Die Midnight Hour avec Wilson Pickett, 634-5789 avec Edie Floyd, SeeSaw avec Don Covay, (Sit-tin’ On) The Dock Of The Bay avec Otis Redding, et pas loin de 400 autres.L’idole de Neil Young.Et d’Alain Karon.Au bout du fil, à Nashville, Steve Cropper rigole comme un homme sans piédestal, alors que je me confonds en génuflexions à l’autre bout.«Ah oui, Dave! C’était bien, cette tournée.La foule était sympa dans cette petite salle.» üi même salle qu’à la visite suivante du Colonel, au sein du bataillon Booker T.& The MG’s au Festival de jazz en 1994.Cette fois-ci, jeudi 4 juin, il jouera devant la grosse foule du RockFest, scène Ontario-Berri, avec le Blues Brothers Band, ce drôle de groupe imaginé par les comédiens Dan Aykroyd et le regretté John Belushi en sketch d’intro de l’émission satirique Saturday Night Live du 2 avril 1978, puis immortalisé au grand écran par le réalisateur John Landis en 1980 (Die Blues Brothers) et 1998 (la suite Blues Brothers 2000).Les Blues Brothers, groupe fictif?Pas du tout! «Le plan de match d Aykroyd et Belushi a toujours VOIR PAGE A 10: GUITARISTE 778313000665 I.K I) K V 0 lit .I.K M E l( (' It K I) I .1 I I X I il il S A 2 JS ACTUALITÉS Les familles éclatent de plus en plus tôt Sur cinq enfants nés en 1987 et 1988, un a vu ses parents se séparer avant d’avoir atteint l’âge de cinq ans Statistique Canada a entrepris d’étudier, il y a quatre ans, 23 000 jeunes Canadiens qui seront sondés tous les deux ans.On a dévoilé, hier, les premiers résultats sur le divorce de leurs parents.MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Non seulement de plus en plus d’enfants voient-ils leurs parents divorcer ou se séparer, ils sont aussi de plus en plus jeunes lorsqu’ils vivent ces événements, a rapporté hier Statistique Canada.Des enfants nés entre 1961 et 1963, un sur cinq a vu, à 16 ans, ses parents se séparer.Chez les enfants nés en 1987 et 1988, c’est avant l’âge de cinq ans que la même proportion a vécu la séparation de ses parents.Les données les plus récentes sont tirées de XEtude longitudinale nationale sur les enfants et les jeunes (ELNEJ).Cette étude, lancée vers la lin de 1994, porte sur 23 000 jeunes âgés de 11 ans et moins.Les résultats de la première collecte d’information, faite en 1994 et 1995, ont été recoupés avec de précédentes études de Statistique Canada en ce qui concerne le divorce et la séparation.Statistique Canada revoit tous les deux ans les 23 000 jeunes qui font partie de l’échantillon pour les sonder sur une multitude de sujets dont la santé, la situation familiale et les résultats scolaires.«Quand on sait que les premières années sont importantes dans le développement des enfants, il sera intéressant de voir, à long terme, les conséquences d'une telle tendance», commente Sylvie Michaud, analyste à Statistique Canada et responsable de l’étude.Selon les résultats d’hier, l’union libre représente en outre un environnement moins stable que le mariage: 63 % des enfants dont les parents vivent en union libre ont été témoins de leur séparation à l’âge de dix ans, contre 14 % des enfants dont les parents sont mariés et n’ont jamais vécu en union libre.Au Québec, où on retrouve la plus grande proportion d’unions libres, celles-ci sont toutefois plus stables que dans les autres provinces: à l’âge de six ans, 37 % des enfants élevés dans le cadre d’une union libre au Québec ont vu leurs parents se séparer, contre 61% en Ontario, 60 % en Colombie-Britannique, 56 % dans les Prairies et 44 % dans les provinces de l'Atlantique.Absence du père L’étude de Statistique Canada montre d’autre part que l’immense majorité des enfants sont soustraits à la présence de leur père: 86 % des enfants vivaient avec leur mère après une séparation, 7 % avec leur père et 6 % en garde partagée.Lorsque la garde n’était pas partagée, 58 % des enfants voyaient au moins une fois par mois le parent qui n’avait pas leur garde.L’étude se penche aussi sur les ententes de garde et la question du soutien financier.Dans un cas sur trois, il n’existe aucune entente de soutien financier pour les enfants dont les parents sont séparés.Quand une entente a été conclue, en cour ou de façon privée, les paiements sont irréguliers pour quatre enfants sur dix.Ces données remontent cependant avant l’entrée en vigueur, au Québec, d’une loi qui permet la perception automatique des pensions alimentaires.Sur les 23 000 enfants étudiés, 5000 sont du Québec.«Il sera d’ailleurs intéressant de voir les conséquences de la loi au Québec, commente Camille Bouchard, chercheur en psychologie à l’UQAM.Quant au fait que les enfants vivent un divorce de plus en plus jeunes, il n'y a pas forcément, au départ, raison de s’alarmer.Les autres études faites sur le sujet, un peu partout en Amérique du Nord, montrent que c’est entre 7 et 11 ans que le divorce est le plus dommageable: c’est l’âge où ils sont plus portés à se blâmer.» Statistique Canada étudiera, dans le cadre de cette étude, les mêmes sujets jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge adulte.Les résultats de la deuxième collecte d’information, faite en 1996 et en 1997, devraient être publiés vers le début de 1999.Une troisième collecte d’information commencera à la fin de 1998.EN BREF Aide fédérale à la prévention de la criminalité juvénile Ottawa (PC) — Le gouvernement fédéral a lancé hier un nouveau programme de prévention de la criminalité chez les jeunes considérés à risques.Son budget de 32 millions de dollars servira principalement à financer la création de conseils de prévention du crime composés de représentants de la police, des écoles, des milieux de la santé et des services sociaux.De tels conseils existent déjà à Edmonton et à Kitchener-Waterloo, en Ontario.En vertu du programme, ce sont les communautés qui devront prendre l’initiative de faire une demande de financement.Le programme dispose également d’une enveloppe destinée à financer des projets de prévention du crime ayant une «portée pancanadienne», a souligné hier la ministre de Injustice, Anne McLellan.Iæs projets de prévention du crime dans les communautés autochtones et de promotion des comportements sécuritaires chez les femmes auront aussi droit à une part du budget.Ottawa souhaite aussi voir les organismes non gouvernementaux et les entreprises s’engager dans des projets de prévention du crime.Frais de scolarité en hausse pour les non-Québécois (Le Devoir) — Sans tambour ni trompette, le ministère de l’Education vient de hausser de 300 $ les frais de scolarité imposés aux étudiants venant des autres provinces.L’an dernier, le gouvernement avait déjà imposé une hausse de 1600 $ à ce groupe d’étudiants dont les frais seront désormais dans la moyenne nationale.McGill accueille le gros des étudiants des autres provinces, qui forment 32 % de sa population.Présentement, alors que les étudiants québécois déboursent des frais annuels de 1682 $, les étudiants des autres provinces inscrits au Québec doivent verser en moyenne 2913 $.L’an prochain, ils devront ajouter 300 $ à ce montant.Garde scolaire: rencontre annulée (Le Devoir) — Pour la depxième fois en autant de semaines, le ministère de l’Education a annulé la rencontre prévue avec les responsables de la Fédération des commissions scolaires du Québec pour discuter de l’implantation des services de garde scolaire à 5 $.La FCSQ a exprimé son inquiétude à plusieurs reprises sur ce sujet, faisant valoir que les montants prévus pour concrétiser l’annonce de tels services étaient grandement insuffisants.Le report de la réunion est une nouvelle manifestation de l’improvisation qui caractérise ce dossier depuis le tout début, estime la Fédération des commissions scolaires.Copps reçoit (Le Devoir) — La ministre du Patrimoine canadien Sheila Copps dit avoir reçu la confirmation d’une vingtaine de ses homologues désireux de participer à sa réunion internationale des 29 et 30 juin à Ottawa.Le forum permettra de discuter de l’appui aux cultures nationales «à 1ère de la mondialisation» et de «promouvoir la coopération» entre les pays, a souligné Mme Copps dans un communiqué.Iii réunion d’Ottawa fait suite à une conférence intergouvernementale sur les politiques culturelles et le développement, parrainée par l’UNESCO à Stockholm en mars dernier.La ministre a souligné l’importance à accorder à la diversité culturelle et a ajouté que la réunion «tombe à point nommé» en ce 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, rédigée par le Canadien John Peters Humphrey.Hydro laisse filer une invention de postes miniaturisés LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Trois ingénieurs d’Hydro-Québec ont inventé une façon de réduire de plus de (X) % la taille de ces horreurs visuelles que sont les postes de transformation pour les confiner à l’intérieur d’édifices bien intégrés à leur milieu et à l'abri des éléments.Mais cette invention québécoise risque de devenir accessible gratuitement dès la fin de juin partout dans le monde, sauf aux Etats-Unis, faute d,e protection adéquate par la société d’Etat.Ce système de miniaturisation des postes de transformation est connu sous le nom de LKG, du nom de ses trois inventeurs, Jacques LeFrançois, Mathias Kolos et Denis Guénette, ce dernier étant le dernier membre,du trio encore à l’emploi de la société d’Etat.Hydro-Québec a obtenu aux Etats-Unis un brevet sur cette invention le 15 juillet 1997 mais refuse d’entreprendre maintenant les démarches pour la protéger au plan international, ce qui la fera tomber dans le domaine public à compter du 27 juin.Une telle décision équivaut dans les faits à donner l’invention et le marché international aux «partenaires» industriels de la société d’Etat, comme ABB, Siemens, Gec Alsthom, etc., dont certains travaillent précisément à des projets de miniaturisation.En vertu d’ententes signées, plusieurs de ces sociétés bénéficient actuellement d’un accès privilégié aux résultats de recherche d’Hydro-Québec! Le système LKG n’est pas un appareil mais une façon de réunir des com-posantes de haute, moyenne et basse tension, toutes disponibles sur le marché et déjà utilisées par Hydro-Québec quelque part, à une exception près.Les postes de transformation traditionnels incorporent souvent des équipements très modernes mais ces raffinements partiels ne modifient pas pour autant leur gabarit et leur apparence.L’idée des trois ingénieurs était simple: n’utiliser que des équipements de pointe mais dans un schéma qui intègre leurs caractéristiques propres d’une façon inédite tout en respectant toutes les normes d’accès aux équipements et de sécurité.Ils ont ainsi créé un nouveau standard technologique et économique tout en améliorant la sécurité et les coûts d’entretien en protégeant mieux les équipements des intempéries en les réunissant désormais dans un bâtiment fermé aux dimensions modestes.Une version améliorée du système LKG a depuis été mise au point par les inventeurs, ce qui réduit l’espace utilisé d’une autre tranche de 30 %, permettant d’énormes économies en milieu urbain en raison du coût faramineux des terrains.Confinés à I’intérieurs de petits édifices, les postes de transformation miniatures n’on rien à voir avec les horreurs actuelles.Serge Lapalme, directeur de l’expertise et du support technique de transport chez Trans-Energie, a déclaré au Devoir que la société d’Etat avait offert de rétrocéder les droits de ce brevet aux trois chercheurs, qui affirment avoir développé leur concept chez eux, en dehors de leurs heures ,de travail et sans aide de la société d’Etat.Trans-Energie, précise Serge Lapalme, serait prête à faire cette cession à la condition de pouvoir utiliser le brevet pour ses fins propres.On leur a dit, a précisé Serge Lapalme au Devoir, ci ne «si vous le voulez, on va vous le céder, sauf pour nos besoins».Étude de marché non réalisée Mais les propositions écrites faites aux chercheurs sont sensiblement différentes.Hydro exige en effet de pouvoir non seulement utiliser gratuitement le brevet pour ses fins mais aussi pour celles de ses «partenaires» industriels, les concurrents potentiels des inventeurs.Hydro-Québec accepterait par ailleurs qu’ils déposent, à leurs frais, une demande de brevet international (PCD d’ici le 27 juin mais à la condition de pouvoir l’exploiter gratuitement, ainsi que ses partenaires! Comme les chercheurs rçfusent ce suicide économique, Trans-Energie laisse courir et l’invention deviendra publique lp 27 juin dans tous les pays, sauf aux Etats-Unis, où le brevet a été accordé.M.Lapalme a justifié en entrevue le refus d’Hydro-Québec de protéger cette invention au plan international en déclarant qu’il n’y avait pas de marché au Québec ou ailleurs, même si Hydro a pourtant décidé de la breveter.Hydro-Québec avait pourtant planifié dans le détail une véritable étude de marché qui n’a finalement pas été réalisée, bloquée par des cadres d’Hydro-Québec qui ont livré aux trois inventeurs une véritable guerre intestine parce qu’ils ont refusé de leur céder le crédit de leur trouvaille et l’ont fait aj> prouver et breveter en passant par-dessus leurs têtes.La reconstruction des postes de transformation dans les grandes villes nord-américaines devient incontournable partout car ces vieux équipements, absolument inesthétiques, ne respectent plus les nonnes sur le bruit et sont souvent vulnérables — d’une façon indicible — au vandalisme et aux intrusions, vols et autres délits.En janvier 1996, des spécialistes hydro-québécois ont dénombré 272 intrusions ayant causé des dommages de 881000 $ dans les postes de la région de Montréal durant les six premiers mois de 1995.La plupart de ces postes sont sans surveillance et faciles d’accès parce que situés à l’extérieur.En Arabie Saoudite, la construction de réseaux et de postes modernes représente un marché de 162 milliards, selon Canadexport de février dernier.Ville de Toronto projette, pour ne donner qu’un exemple, de reconstruire le poste de transformation situé juste au pied de la tour du CN, un projet d’environ 100 millions.Même si M.Lapalme affirme qu’il n’y a pas de potentiel au Québec, Le Devoir a obtenu plusieurs documents d’Hydro-Québec indiquant que plus d’une dizaine de postes, la plupart en milieu urbain, vont devoir être recons-fruits au cours des prochaines années.Four mettre fin d’ailleurs aux guerres de chiffres sur leur système, les inventeurs du système ITCG ont proposé en 1997 à André Caillé, président d’Hydro-Québec, de les autoriser à déposer une soumission pour la rénovation du ixiste Centre-ville.Alors que les services d’Hydro-Québec chiffraient cette rénovation à 24 millions, le projet dé|X)sé par les inventeurs offrait l’équivalent pour 10,7 millions.Pour 22,5 millions, leur devis permettait de réaliser un ixjste sensiblement plus important.Hydro a alors abandonné l’idée de rénover ce poste, ce qui a empêché un premier «prototype» du système LKG de voir enfin le jour et de servir de vitrine à une nouvelle entreprise et une nouvelle technologie d’ici.Nouveaux moyens de pression des médecins PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec (PC) — Si le gouvernement demeure sur ses positions, il y aura détérioration de l’accessibilité aux soins généraux, a affirmé, hier, le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), «c’est-à-dire qu’il y aura des cliniques qui vont réduire leurs heures d’ouverture sinon carrément fermer leurs portes».«Les services à domicile pour des patients en perte sévère d’autonomie seront diminués.Ensuite, les médecins omnipraticiens, qui seront de plus en plus démotivés, vont se désolidariser et mettre en péril l’ensemble des soins médicaux», a ajouté le Dr Renald Dutil.Aujourd’hui, par voie de communiqué, la FMOQ fera connaître une série de nouveaux moyens de pression.«Les mesures de pression, a expliqué son président, sont les seuls moyens qui nous restent pour infléchir la position gouvernementale.» Les représentants des omnipraticiens ont repris les négociations sur la base de propositions soumises par le gouvernement le 2 mai.«Le document comporte des progrès, a précisé le D' Dutil, mais ils sont encore très loin d’être satisfaisants pour la fédération.Si le ministère maintient sa position à ce seul dépôt, il n’y aura pas d’accord possible pour les omnipraticiens.» lis propositions écrites du ministère de la Santé comportent entre autres des éléments touchant le maintien à domicile qui répondent à la demande de la fédération pour les patients en perte sévère d’autonomie, la garde en disponibilité dans les résidences privées et dans les établissements de soins de longue durée.Le ministère a aussi accepté d’abolir le plafond sur le nombre de visites à domicile et a proposé d’examiner, au moyen de comités techniques, une bonification des services dispensés les fins de semaine et les jours fériés.Hier, le D'Dutil a rencontré le chef libéral Jean Charest qui, sans appuyer toutes leurs revendications, s’en est pris au gouvernement.Chrétien est forcé de défendre son bilan HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Assailli de toutes parts, le premier ministre Jean Chrétien a défendu hier le bilan de son gouvernement.Les partis d’opposition ont refusé de laisser passer sous silence le premier anniversaire hier de la réélection des libéraux le 2 juin.I>e leader parlementaire du Bloc québécois Michel Gauthier a ouvert le bal des critiques en accusant le gouvernement Chrétien de «végéter» et de faire du «surplace».Le premier ministre lui-même «est en panne d’idées», a-t-il lancé au cours d’une période des questions tumultueuse.«C’est la première fois depuis 30 ans que nous avons un budget balancé au Canada, a dit M.Chrétien.Depuis un an, nous avons le plus bas niveau de chômage au Canada depuis neuf ans.» Le gouvernement a, selon lui, bien géré le dossier de la recherche et du développement, et a créé la Fondation des bourses du millénaire.De plus, la campagne du Canada en faveur de l’interdiction des mines antipersonnel a été un franc succès, a-t-il déclaré.Peu convaincu, M.Gauthier a indiqué que les libéraux n’avaient pas de raisons de se réjouir.Il y a «un million et demi d’enfants pauvres au Canada», a-t-il relancé.outre produit ô terme admissible offert por Plocemenl^luébec.L’intérêt seta alots calculé du 1 ' juin 1998 jusqu’à lu dote du réinvestissement.lo première année, le boni s’appliquera également si les OEQ-98 sont réinvesties au cours de la première année dai Boni d’intérêt versé le 1" juin 1999 sur les Obligations d’épargne du Québec de l’émission E-98 détenues tout au loi au on seme.Êtes Obligations PLACEMENTS QUÉBEC APPELEZ-NOUS DÈS MAINTENANT! Noire interet a tous www.placemenlsqc.gouv.qc.ca 5 2 2 9 4 6 3 8 0 0 BflillJ Tmi HdSiJSÜ n WSFSmwk SKpPVh il 'U 'jj$S B3L£S § VT * / T C i 1 V 4 T 4M \ r I, K I) K V (tlli.I.K M K It < It K I) I :t .1 I' I X I !) !t 8 A 3 -?LE DEVOIR ^- MONTRÉAL Achat d’instruments chirurgicaux Le CHUM débloque 5,6 millions L’hôpital veut régler le problème de la stérilisation Placé dans de sales draps à cause des problèmes soulevés par ses normes de stérilisation, le conseil d’administration du CHUM a choisi hier de régler illico ce dossier épineux.Même si de nombreuses questions restent sans réponse sur l’impact des modes de stérilisation utilisés au CHUM, l’hôpital va de l’avant en versant 5,6 millions pour revamper son lot d’instruments chirurgicaux.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le conseil d’administration du Centre hospitalier de l’Université de Montréal a décidé hier soir d’injecter dès l’an prochain 5,6 millions pour régler définitivement ses problèmes de stérilisation en salles d’opération.La semaine dernière, l’hôpital avait reconnu qu’une partie importante des stérilisations effectuées dans ses salles d’opération ne respectaient pas les normes de pratique en ce domaine, et cela, depuis plus de cinq ans.Faute d’un nombre suffisant d’instruments chirurgicaux et en raison du fort volume d’opérations, une méthode de stérilisation rapide appelée «flash», recommandée uniquement dans les cas d’urgence, était devenue chose courante dans les salles d’opération du CHUM.Or les normes recommandent plutôt le recours à une méthode «le stérilisation par autoclave, plus longue, qui permet de contrôler, après 48 heures, l’absence de toute contamination des instruments nécessaires aux chirurgies, i ; A la suite de pressions du corps médical et d'un rapport effectué sur la question, les administrateurs ont donc décidé de donner immédiatement le feu vert à l’achat d’équipements chirurgicaux pour une valeur de 5 693 164 $ dès l’an prochain, plutôt que de répartir ces dépenses sur trois ans.«Im mesure que l'on prend est exceptionnelle, mais nous suivons l’avis des experts, l’avis du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens de l’hôpital», a tranché hier soir le président du conseil d’administration, Jacques Girard.En dépit du déficit de plus de 27 millions qui afflige le CHUM, M.Girard a soutenu que les sommes nécessaires seraient injectées dès maintenant et qu’il n’était aucunement question que d’autres services pâtissent de cette dépense.«Nous irons chercher cet argent.Je ne veux pas que cela résulte en compressions additionnelles pour le CHUM.Nous aurons des discussions sérieuses à ce sujet avec la Régie et le ministère», a-t-il insisté.Il n’a cependant pas été possible de savoir hier soir quelles proportions des opérations réalisées au CHUM l’étaient en fonction de cette méthode de stérilisation rapide.La direction a également été incapable de dire dans quelle proportion cette dépense majeure permettra d'augmenter le nombre total de ses instruments.Le D' Denis Gravel, qui a fait connaître son intention de démissionner de ses fonctions de président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens, s’est dit surpris hier soir de ce manque d’information et inquiet des impacts de cette pratique de stérilisation sur la responsabilité professionnelle des médecins.Le Dr François Lamothe, chef du département d’infectiologie du CHUM, qui a exposé hier soir la situation aux membres du conseil d’administration, a soutenu pour sa paid que la méthode utilisée, quoique non conforme aux règles de pratique, était «acceptable».«On n 'atteint pas toujours la norme idéale, mais en aucun cas il n’y a eu danger pour les patients.Voilà un problème qui existe depuis des années», a tenu à préciser le président du CHUM, Jacques Girard.Par ailleurs, le conseil d’administration n’a pas tranché hier soir sur le projet de remaniement des cuisines des trois pavillons du CHUM, qui provoque une querelle entre les deux principaux syndicats de l’hôpital.Opposée au projet de centralisation des cuisines au pavillon Saint-Luc, que la direction a soumis, la CSN appuie plutôt un scénario alternatif plaidant en faveur du maintien de cuisines dans les trois pavillons.Une option qui, selon la CSN, permettrait la sauvegarde des emplois, des investissements moindres et des économies allant jusqu’à 1,5 million.Les syndiqués du pavillon Saint-Luc, affiliés à la CEQ, ont fortement contesté hier soir les chiffres présentés par la CSN car, disent-ils, ce scénario ne tient pas compte de la transformation prochaine du pavillon Hôtel-Dieu en centre ambulatoire et ne dégagerait que des économies de 876 969$.Bourque ferme les yeux sur le passé de son organisateur en chef Pour la reconquête de l’Hôtel de Ville, le maire Bourque ne retient du passé de son principal organisateur politique Claude Dumont que son expertise et rejette certains éléments troubles.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Pierre Bourque ferme les yeux sur le passé de son organisateur en chef Claude Dumont, qu’il considère comme celui par qui la victoire va arriver le 1er novembre prochain.«Un passé houleux?Je sais qu’il a gagné des élections un peu partout, à Nival, à Longueuil, à Saint-Léonard.Moi, je l'ai engagé parce qu'il va gagner les élections à Montréal», a affirmé hier le chef de Vision Montréal et maire de Montréal, Pierre Bourque.C’est avec un haussement d’épaules que M.Bourque réagit aux différents éléments troubles qui ont marqué les quinze années de carrière d’organisation politique de M.Dumont.Ce dernier a d’ailleurs refusé, par l’intermédiaire de l’attaché de presse de Vision Montréal, d’accorder une entrevue.Chez Vision Montréal, on s’empressait hier à souligner qu’aucun geste n’avait été reproché à M.Dumont devant les tribunaux.M.Dumont s’est d’abord fait les dents au fédéral à titre d’organisateur au Parti conservateur.Il a entre autres mis la main à la pâte pour mener à la victoire les campagnes au leadership de Brian Mulroney et, plus lard, de Kim Campbell.En 1984, il a dirigé la campagne électorale de la députée Carole Jacques, toujours devant les tribunaux pour fraude.«Je n’ai pas fait enquête sur les années 1980.Je sais que c’est un des meilleurs organisateurs.Il vient faire les élections; après, il s'en retourne en Floride pour l’hiver.Il n ’a pas d’attaches», a expliqué Pierre Bourque.Il y a trois ans, Claude Dumont a défrayé les manchettes pour avoir obtenu des contrats de la Ville de Laval qui ont suscité la controverse pour deux raisons.D’abord, les services de la compagnie de M.Dumont, Escouade d’enquêtes et de sécurité WDW, avaient été retenus pour protéger l’administration du maire Gilles Vaillancourt contre l’écoute électronique à l’hôtel de ville.Puis le processus d’octroi des contrats a soulevé un doute supplémentaire sur la rigueur et la probité de l’administration Vaillancourt, d’autant plus que Claude Dumont agit comme organisateur de M.Vaillancourt.Pour le scrutin de novembre, M.Dumont ne travaille pas seulement pour Vision Montréal.Il a également le contrat d’organisation pour le maire Claude Gladu de Longueuil, Bernard Paquette à Saint-Laurent et Frank Zampino à Saint-Léonard.M.Dumont est connu comme un expert sans conteste de la logistique lors de campagnes électorales.En général, il ne s’occupe pas d’orientation ni de positionnement politique.D’ailleurs, il y a quelques années, ces nombreux contrats simultanés avec des municipalités de la région montréalaise l’auraient amené à présenter à chaque client un même slogan, un même dépliant et un même programme politique.M.Bourque ne voit pas les antécédents de M.Dumont comme un éventuel handicap pour son parti, dont la crédibilité a déjà été fort amochée au fil des ans, notamment pour du financement illégal.Pierre Bourque mise sur son bilan pour reconquérir l’Hôtel de Ville.«Mon style, c'est celui que les gens connaissent, celui de quelqu’un qui n’a qu’une parole et qui a livré la marchandise.Après quatre ans, Montréal est en train de reprendre son souffle: réduction des dépenses de la Ville et réduction des taxes.» Grande Bibliothèque * t -^ i.¦ Louise Beaudoin indique sa préférence pour le Palais o ; MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR »l » Pour ériger la Grande Bibliothèque du Québec, le Palais du commerce et son Quartier latin constituent le meilleur choix, estime la ministre de la Culture et des Communications, Louise Beaudoin.Interrogée sur ses préférences quant au site idéal pour accueillir l’institution nationale, la ministre a expliqué hier que la «concentration intense du savoir» logée au Quartier latin ouvrait toute grande la porte à une institution de sa-; voir comme la GBQ.¦ Même si son choix et son souhait s’orientent donc ! vers le Palais du commerce, l’emplacement le plus : souvent recommandé lors des audiences publiques ¦ d’avril dernier, la ministre s’en remet entièrement au ! conseil des ministres, qui pourrait se pencher sur cet-l te question dès aujourd’hui ou au cours des pro-'• chaînes semaines.«Ce n'est pas une décision ministé-' nielle.mais la responsabilité du conseil des ministres», a-t elle expliqué hier.On connaît donc le penchant de Mme Beaudoin, qui ex-I lique avoir été convaincue non seulement par la concen-t -ation importante d’entreprises culturelles au Quartier la-tjn mais aussi par la mobilisation des citoyens du quartier pour l’institution, mais on ne sait toujours pas si les négociations entreprises entre le gouvernement et le promo- du commerce teur du terrain sont terminées et conclues à la faveur de Québec.La participation de Mme Beaudoin à l’émission Branché a ravivé l’intérêt pour le site de prédilection pour l’érection de la GBQ.Invitée de cette émission de télévision la semaine dernière, Louise Beaudoin participait à une séance de discussion entre internautes au cours de laquelle elle a répondu à quelques questions sur le site de la future Grande Bibliothèque du Québec, lequel a fait l’objet d’audiences publiques, de moult spéculations mais d’aucune annonce officielle à ce jour.Son passage à Branché permettait de mettre en lumière ses préférences quant au site du Palais du commerce, de même qu’une date butoir, le 1" juillet, pour l’annonce du choix de remplacement Le Palais du commerce, site maintes fois appuyé lors des audiences publiques d’avril dernier, devrait donc être recommandé par la ministre Beaudoin lors du prochain conseil des ministres, soit demain, a précisé lundi le chef de cabinet de la ministre, Gilles Corbeil.Impossible toutefois de savoir si les négociations entreprises entre la Société immobilière du Québec (S1Q), qui représente le gouvernement, et la SITQ (promoteur du terrain) sont terminées et conclues à la faveur du gouvernement.Dans une édition de la semaine dernière, Le Devoir annonçait que le choix du site était retardé, les négociations pour l’acquisition du terrain du Palais du commerce étant plus ardues et plus longues que prévu.Hollywood à Montréal JACQUES NADEAU LE DEVOIR APRES NEW YORK Paris, une nouvelle succursale Planet Holly- :\ r\ m ai AT wood a été inaugurée hier à Montréal.Le restaurant, qui fait partie de la célèbre chaîne de restauration rapide appartenant aux acteurs Arnold Schwarzenegger, Demi Moore et Bruce Willis, a pignon sur la rue Sainte-Catherine, dans le centre commercial Montréal Trust.Commission Poitras Un inspecteur-chef mis à l’écart ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE L* inspecteur-chef J[acques Le-' tendre, de la Sûreté du Québec, a raconté, hier, devant la commission Poitras, dans quelles circonstances il s’est retrouvé sur une voie d’évitement après que la direction de la SQ l’eut évincé de la Direction de l’éthique professionnelle et des enquêtes internes.Les événements se sont mis soudainement à se bousculer pour Jacques Letendre quand il a décidé de prendre le taureau par les cornes en demandant à son adjoint Jean Thé-bault de se trouver une autre fonction à la SQ, parce que ses agissements ne cadraient pas avec son poste.A quelques reprises, M.Letendre s’était plaint à son supérieur immédiat, le directeur général adjoint Georges Boilard, des agissements de M.Thé-bault pour qui la loyauté envers les collègues policiers passait avant sa mission policière de dénoncer et de combattre le crime, même dans les rangs policiers.«Il connaissait la situation.Il me laissait avec ça et ne posait aucun geste», a soutenu M.Letendre.Celui-ci explique l’inaction de M.Boilard ainsi: «Ça demandait la remise en cause d’un officier à la Sûreté.Ce n 'est pas un sujet tellement populaire.On évite ça dans la majorité des cas».En décembre 1996, la pagaille au sein de son équipe d’enquêteurs était telle, que M.Letendre a demandé à M.Thébault de se trouver un autre poste.M.Letendre estime qu’il n’avait plus le choix en raison «du cumul de plusieurs choses».La goutte qui a fait déborder le vase est le rôle joué par M.Thébault auprès d'un enquêteur subalterne chargé d’enquêter sur des officiers de la SQ, du détachement de Québec, pour ingérence dans un dossier criminel.Pour contrecarrer l’action de M.Thébault, M.Letendre avait personnellement soumis au comité d’examen des plaintes une plainte sur le subalterne en question après avoir demandé à des policiers d’un autre service de mener cette enquête.Pointe-Claire est sans maire BRIAN MYLES LE DEVOIR Après 28 ans de carrière politique sur la scène municipale, le maire de Pointe-Claire, Malcolm C.Knox, a annoncé hier sa démission immédiate.M.Knox, maire de la petite ville de l’Ouest de l’île depuis 1982, a invoqué «des responsabilités familiales qui requièrent toute mon attention».Il n’a guère été plus bavard.«Ma femme et moi avons été mariés depuis 55 ans.Tirez-en vos propres conclusions», a-t-il dit.M.Knox regrette d’avoir à quitter la politique municipale: «C'est une décision très difficile.» L’homme a obtenu la confiance des Pointe-Clainiis à titre de conseiller une première fois en 1970.Il est devenu maire en 1982 et n’a jamais perdu son siège.En cours de carrière, il a joué un rôle de premier plan au sein des différentes commissions de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).Il fut aussi membre du comité exécutif de la CUM.Avant de faire le saut en politique, M.Knox s’est impliqué dans la construction de la piscine municipale de Kinsmen Park, au début des années 50.Il fut également président de l’Association athlétique amateur de Montréal et directeur de l’Association olympique canadienne.Malcolm C.Knox quitte la politique en formulant un souhait: que l’individualité des Mlles de la banlieue de Montréal soit respectée par les élus.«C'est quelque chose de précieux», a-t-il dit.Le maire suppléant sera choisi parmi les huit conseillers municipaux en poste lors d’une assemblée spéciale du conseil.Des élections municipales en bonne et due forme auront lieu à Pointe-Claire le l‘T novembre prochain.EN BREF Jugement confirmé (Le Devoir) — La Cour d’appel vient de confirmer un jugement de la Cour supérieure en rejetant la requête d’un parent opposé à ce que l’école secondaire française de sa commission, celle du Lakeshore, soit installée dans un édifice abritant également une école anglaise.«Rien dams la Loi sur l’instruction publique, ni aux articles 6 et 72 de la Charte de la langue française, qui prévoient l'enseignement en français, n 'oblige que cet enseignement soit donné dans un immeuble où tous les locaux sont destinés à l’utilisation exclusive de l'école française», a tranché la Cour d’appel dans un jugement rendu le 27 mai dernier.Ix président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Guy Bouthillier.a dénoncé le Rarement.784 pages, 35 $ Robert Lahaise Bouthillier.a dénoncé le Rarement.il HISTOIRE DU IJEEEC PAR SA JT TER \TURE 1914-1939 Docteur en histoire de l'Université Laval et en littérature de l’Université de Montréal, Robert Lahaise — professeur honoraire de l'Université du Québec à Montréal — est l’auteur de nombreux essais sur lu culture traditionnelle québécoise.— Une histoire du Québec par sa littérature?Parce que.avant la révolution dite tranquille, le Qüébec n'ayant guère eu le loisir de s’adonner à «Part pour l’art», notre littérature prolongeait essentiellement l’histoire dans scs thèmes dominants.— I914-19.fr?En 1914, face à «l'Europe en folie», nous nous recroquevillons sur un Québec idéologiquement rural, mais pratiquement en voie d’industrialisation.Ce déphasage ne tient plus avec la Deuxième Guerre mondiale.— Deux tomes en un volume?Un essai intégrant la littérature à l’histoire : Dieu le ber.Des documents illustrant cette osmose : De la guerre à la «sainte Misère!» — Résultats?Résurrection des années 1914 à 1939 tel! ' que perçues par les chansonnier», poètes, romanciers et essayiste'.Siège social : GüÉftlN.éditeur Itée 4301.,‘ue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur : (514) 842-4923 Adresse Internet : ^Jiittjx^wvAVjguerin-editeurjcx^ .v ^ Y'0 / fl inm bairt en démonstration :.; ’ y $**** faUt v°>r la boutique de plomberie DÉCORATION 25 25' avenue et f)40 Ouest, St-Eustache • tel: 473-8492 • Internet: www.deem25.com POUR PASSER D UNE POLITIQUE COUPURES À UNE POLITIQUE DE RÉFORMES Des idées Alain Bonnin le Quebec Des idées PQur *e Qu®^ec Une vision neuve et non partisane sur les thèmes qui alimenteront le prochain débat électoral.y;; CARTE I VENTE EN LIBRAIRIE • DISTRIBUTION FIDES (2 S par exemplaire vendu sont versés à Cenlraide) .• - A 4 I.K I) K V 0 I K .I.K M K R (' It E I) I It .1 U I X I !) !) 8 •LES ACTUALITES- t à 9 9 t c i t 9 9 t La plus grande mcruy&Ai » w i'P.7*t!£"-: laiton et fer, tapis et bou tique pour laine rce Batteries de cuisine PRATUITS entures Bain Edredons de duvet Matelas SIMMONS CANADA INC.Le plus grand choix de matelas Sealy et Simmons aux plus bas prix! 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publiques sur l’important projet de creusage du chenal maritime du .Saint-Laurent entre Montréal et Poin-te-à-la-Roche, en amont de Québec.C'est ce qu’ont appris au cours des derniers jours les différents groupes environnementaux qui, comme la Société pour vaincre la pollution (SVP) ou l’Union Saint-Laurent-Grands Lacs, ont demandé à Mme Stewart d’utiliser l’article 29 de la Loi fédérale de l’environnement pour renverser la décision du ministre David Anderson, de Pêches et Océans Canada, qui a donné en janvier le feu vert au projet de son propre ministère malgré la controverse qui l’entoure.Ce refus équivaut à un deuxième feu vert du fédéral sur son projet de draguer le Saint-Laurent, qui pourrait démarrer dès le mois de juillet.La Ix)i fédérale de l’environnement prévoit que le ministre responsable d’un projet a l'obligation juridique d’enclencher le processus d’évaluation public de ses impacts si ces derniers sont jugés majeurs ou — c’est le deuxième critère prévu par la loi — si le projet suscite une controverse publique.Or le projet d’Ottawa de creuser le Saint-Laurent d’un pied supplémentaire, partout où la présence de hauts fonds retient l’eau à la façon de barrages sous-marins, a suscité des consultations très courues et une forte controverse dans les milieux environnementaux et gouvernementaux.Plusieurs groupes ont demandé la tenue d’audiences publiques, et, fait rare, même le gouvernement du Québec a demandé à la ministre Stewart d’utiliser ses pouvoirs extraordinaires qui lui permettent de renverser la décision de son collègue Anderson pour enclencher soit une médiation, soit une audience publique.Québec ne serait toutefois pas enclin à contester cette décision par la voie des tribunaux, expliquait lundi une source bien informée au ministère, parce qu’on est à une semaine de la signature de la phase III du Plan d’action Saint-Laurent, dont l’enveloppe pourrait dépasser les 400 millions en cinq ans.Cette entente coordonne non seulement les activités des deux gouvernements dans le contrôle de la pollution et la restauration des écosystèmes du fleuve mais, dans certains cas, l’argent du gouvernement fédéral sert à financer des études.lancées et conduites par le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) du Québec, dont les budgets sont devenus faméliques.C’est pourquoi, a-t-on expliqué, le MEF encourage frileusement les groupes à passer à l’action sans se porter lui-même requérant dans la demande d’injonction devant la Cour fédérale, à laquelle songent plusieurs des groupes déboutés.Québec n’a d’ailleurs pas offert d’aider financièrement les groupes qui songent à porter l’affaire devant les tribunaux.Même si le dossier est complet en principe, le promoteur fédéral continuerait d’étudier les comportements de la faune aquatique sur certains sites fluviaux.Audience sur le dragage à Sorel Par ailleurs, les représentants fédéraux ont rencontré la semaine dernière à Sorel les membres de la ZIP (zone d’intervention prioritaire, du lac Saint-Pierre), qui veulent amorcer une médiation dans les faits sur certains aspects du projet et obtenir le contrôle du suivi environnemental et des 250 (XX) $ alloués à cette fin.Tous les maires de la région ainsi que les membres du conseil d’administration de la ZIP étaient présents, ce qui donne une idée de la mobilisation suscitée par le projet fédéral.Les groupes acceptent mal que Québec déclenche une audience publique sur un projet aussi modeste que le dragage des quais 1 et 2 de Sorel, près des élévateurs à grain, alors que pour un projet bien plus important, Ottawa, qui se présente comme le défenseur du Saint-Laurent, évite le premier exercice de démocratie directe qu’est l’audience publique.En comparaison, l’audience provinciale porte sur un projet de dragage de 2000 tonnes métriques alors que celle refusée par Ottawa forcera l’extraction de plus de 200 000 tonnes métriques sur les hauts fonds du chenal maritime.35 ans de luttes La Ligue des droits et libertés n’a pas perdu son souffle CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Ici comme ailleurs, la défense des «droits humains pour tous et pour toutes» constitue un contre-pouvoir à renforcer, estime La Ligue des droits et libertés (LDL).Le contexte politique et économique a beau être «très difficile», la ligue repart à l’assaut, loin d’avoir perdu son souffle après 35 ans de luttes, assure sa direction actuelle, qui ne minimise pas l’obstacle majeur: le problème récurrent du financement.Qu’offre le bilan de cet organisme dont la mission est essentiellement de dénoncer les violations des droits et de participer à la sensibilisation autour du traitement équitable des réfugiés, de l'avancement des droits des femmes et d’une attitude de justice et de respect envers les plus démunis «face au néolibéralisme triomphant»?On peut identifier à la LDL un courant fécond irriguant les réformes législatives, telles l’abolition de la peine de mort, la rédaction d’une charte québécoise des droits, la création de la Commission des droits de la personne et l’adoption d’une loi sur la protec- tion de la jeunesse.Sur la question linguistique, la ligue a parfois eu du mal à trouver un consensus, mais elle s’en tient aux droits légitimes d’une majorité, pourvu que soient sauvegardés les droits des minoritaires.Avec ses partenaires, en cette année qui marque le 50 anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH).la direction de la LDL intensifiera son rôle de rassem-bleur pour mieux «travailler au rétablissement des contrôles démocratiques».Fin mars, par exemple, en tant que membre d’une vaste coalition, la LDL mettait en garde la ministre Louise Hard contre le pouvoir discriminatoire qu’elle s’apprêtait à conférer à la Régie du logement, qui serait autorisée à verser une partie de l’allocation d’une personne assistée sociale à son propriétaire en guise de loyer.La ligue — qui a eu parmi ses pionniers, en 1963, les Franck Scott, Pierre Elliott Trudeau, Jacques Hébert et La LDL veut intensifier son rôle de rassembleur pour mieux «travailler au rétablissement des contrôles démocratiques» Si vous voulez remonter votre montre, tournez simplement la page.Zt rotor Perpetual à l’intérieur d'une Rolex Oyster transforme le plus petit mouvement de votre poignet en une réserve d’énergie.Cela permet non seulement à votre Rolex de se remonter automatiquement, mais également de maintenir une tension optimale dans le ressort-moteur, assurant une précision de fonctionnement constante.•§• ROLEX OYSTER PERPETUAI.DAN Nous sommes fiers d’être votre bijoutier agrée Rolex.ôuferte Gàmbard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 Claude-Armand Sheppard — évite ordinairement de prendre parti.Elle fut lente toutefois, en octobre 1970, à réagir à l’adoption de la Loi sur les mesures de guerre et aux centaines d’arrestations, réussissant [jeu après à rattraper une hésitation que certains attribuèrent à la vieille amitié qui unissait le président du conseil d’administration, Jacques Hébert, au premier ministre Trudeau.II faut signaler l’insistance mise par la LDL depuis 20 ans à exiger que lumière soit faite sur la mort suspecte de deux Monta-gnais sur la rjvière Moisie, près de Sept-Iles: «L’enquête de la commission Roberge, c'est un peu notre petit enfant», disait hier la présidente de la LDL, M' Lucie Lemonde, au cours d’un déjeuner de presse.Cette dernière occupe aussi le poste de vice-présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH); elle espère y faire triompher un courant de décentralisation, un créneau particulier pouvant échoir à la composante des Amériques.Gérald McKenzie; qui se trouve en stage au Chili pour œuvrer auprès des Indiens ma-puches, est quant à lui devenu chargé, à la FIDH, de tout ce qui touche aux droits des «autochtones».Le premier vice-président de la LDL, M’ Noël Saint-Pierre, concède que la ligue est quelque peu «élitiste».Rien ne l’empêche de rechercher les moyens de contrer ce qu’il appelle la «criminalisation de la pauvreté», sans oublier le ciblage de contestataires jeunes contre lesquels des élus et les forces de l’ordre déploient des tactiques de harcèlement.Il en veut pour preuve les jeunes manifestants appréhendés au Reine-Elizabeth en décembre dernier — certains eurent une garde à vue dépassant les 24 heures et des jeunes femmes contestataires furent confinées dans une chambre oii la climatisation était délibérément réfrigérante.L’ancien directeur de la ligue, André Paradis, a insisté hier sur les nombreux acquis depuis que l’ONU a adopté, en 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme.Témoin la grande avancée des organisations de défense des droits.lx>rs du sommet de Vienne sur le développement et les droits de l’homme, ce sont des ONG asiatiques, africaines et latino-américaines qui furent les plus actives selon lui.Ici même, la coutume récente veut que, en réseau ou en coalition, des organismes similaires à la LDL émettent un «contre-rapport» dans les forums internationaux chaque fois que les autorités canadiennes ou québécoises se félicitent de prétendus grands pas franchis dans la réalisation des droits économiques et sociaux, ce qui sied bien à une ONG vigilante.Dans un bulletin spécial de 44 pages, la LDL (849-7717) vient de faire le survol de ses 35 ans de luttes.Elle attend le public en général le samedi 6 juin à un super-party d’anniversaire qui commencera à 19h (Brasserie GMT, 5585, rue de la Roche). I.K I) K V OIK.I.K M E K C II K I) I » .1 U I N I !) il K LE DEVOIR POLITIQUE Déclaration de Calgary Les experts concluent à un recul majeur r \ Les constitutionnalistes voient clairement un recul pour le Québec dans la Déclaration de Calgiry.En termes juridiques, Calgary représenterait un renoncement face à un fédéralisme centralisateur.RENE MATHIEU LE DEVOIR Jacques Frémont, professeur de droit à l’Université de Montréal.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Les juristes voient la Déclaration de Calgary comme une invitation faite par le Canada au Québec à renoncer au plein exercice de certaines compétences, à la promotion de sa culture et de sa langue et à une légitimité internationale.Calgary représenterait même un problème pour l’exercice du droit à l’autodétermination du Québec.Sans parler d’obstacle, Jacques Frémont, professeur de droit à l’Université de Montréal, explique que la Déclaration de Calgary «ne peut certainement pas aider» le droit à l’autodétermination du Québec.Lors de la première journée des audiences de la commission parlementaire qui étudie la Déclaration de Calgary, M.Frémont a affirmé qu’il s’agissait, si le document était éventuellement traduit en texte de loi, d’un recul considérable par rapport à Meech et à Charlottetown.«Si le Québec, a-t-il donné comme exemple, veut s’appuyer sur son caractère unique pour faire la promotion de son caractère unique, il ne peut le faire qu'au sein du Canada, de ses institutions et du régime parlementaire canadien, ce qui le délégitimiserait, par exemple, dans ses actions sur la scène internationale.» Le professeur de droit est clair: la Déclaration de Calgary n’a aucune valeur juridique.Ce cadre de discussions sur l’unité canadienne ne vaut pas plus qu’une carte de Noël.Sa collègue de l’Université Laval, Nicole Duplé, est venue ajouter un peu plus tard hier que la Déclaration de Calgary signifiait que le Québec s’engagerait à renoncer à des compétences et à des droits s’il ne les exerce pas dans le but de servir le bien-être du Canada.«En appuyant la Déclaration de Cal-gary, le Québec prendrait un engagement politique consistant à renoncer à exercer la plénitude de ses compétences en matière de langue et de culture, c’est-à-dire à renoncer à suivre l’ordre de ses priorités dans ces domaines si vitaux pour lui.» En outre, note le professeur Frémont, la Déclaration de Calgary s’inscrit dans un contexte où le fédéralisme canadien «recèle un potentiel dé- Alliance Québec risque de connaître une vague de défections L’accession de William Johnson à la direction d’Alliance Québec pourrait provoquer une saignée importante de ses effectifs, particulièrement dans les régions, où l’on s’oppose à ce que l’organisme de défense des droits des anglophones se radicalise comme le veut son nouveau président.JEAN DION LE DEVOIR Une première défection au sein d’Alliance Québec s’est produite lundi lorsque, dans la foulée de l’élection de William Johnson et de son discours de clôture de la veille, dans lequel il a menacé son propre conseil de direction d’avoir recours à une injonction pour le destituer, la Quebec Farmers Association a claqué la porte.Et d’autres départs risquent de se produire si M.Johnson persiste à employer une approche qui prône la confrontation.«La situation est très explosive», a déclaré hier le directeur de Voice of English Quebec, représentant les anglophones de la région de Québec, Léon Jackson.«Dans les sections de l’Alliance, dans les organisations membres et dans les associations régionales, il y a beaucoup de gens qui se parlent au téléphone depuis lundi, et on examine toutes les options qui s'offrent», dont la création d’un nouveau lobby anglophone.I.ors d’un entretien téléphonique, M.Jackson a ajouté qu’ PAS Port, foltT.il pim CUT PE lis £mT£NP& Riftf?r r- s .v «J h;/ " -s Up/ffxTj c C c ^ > m^Trt Le fantôme du Centaur ill Johnson est l’enfant tourmenté de quatre géniteurs dysfonctionnels.Telle une mutation nucléaire, il est le fruit de son maître à penser Pierre Trudeau, du perpétuel discours de victime des leaders anglo-québécois, du plan B fédéral et de la politique de concessions du gouvernement Bouchard dans le dossier linguistique.Johnson manie le discours de victimisation des anglos pour en faire un de persécution.Digne héritier de la démonisation de la loi 101, il prie à l’autel du bilinguisme officiel de Trudeau.Patriote Canadian, il défend le plan B, la partition et tutti quanti.Enfin, Johnson est issu de la colère anglo postréférendaire et des concessions faites par le gouvernement Bouchard depuis le discours du Centaur en mars 1996 pour atténuer cette même colère.Ces concessions ont plutôt aiguisé l’appétit de plusieurs leaders anglos.Résultat: le discours du Centaur a accouché de Galganov et l’acceptation de la loi 86 a enfanté de poursuites devant les tribunaux contre l’application de la prédominance du français dans l’affichage.Bill Johnson, c’est le fantôme du Centaur venu nous hanter pour mieux nous faire voir nos propres faiblesses.Quant à ceux qui, parmi les souverainistes, se réjouissent à tort de l’élection de Johnson, ils déchanteront bientôt puisqu’elle risque fort de braquer les projecteurs sur des leaders anglos qui se prétendront plus modérés mais qui, en fait, défendent des positions assez similaires.Ceux qui prônent la politique du pire en a]> plaudissant à l’élection du nouveau messie du West Island risquent plutôt de voir les faux modérés reprendre du poil de la bête devant des médias et une classe politique désespérés de les opposer à Johnson.Et qui sont ces faux modérés?Ce sont les leaders anglos qu’on nous présente justement comme des modérés mais qui, bien avant Johnson, Josée L e g a u 11 ont usé des mêmes tactiques.On crie au radicalisme devant la promesse de Johnson d’aller devant les tribunaux et l’ONU pour imposer le libre choix de la langue d’enseignement.Mais on oublie que depuis l’adoption de la loi 101 en 1977, le recours aux tribunaux est la stratégie n° 1 des leaders anglos.C’est ainsi qu’en 1979, ils ont réimposé le bilinguisme officiel dans notre système de justice et dans le processus législatif.En 1984, ils ont étendu l’accès à l’école anglaise en obtenant des juges une interprétation plus large des règles d’accès.En 1993, ils ont obtenu l’affichage bilingue en allant plaider — eh oui! — devant l’ONU.En 1997, ils ont fait tomber le cœur de la Loi référendaire.Etc., etc.Franchement, les tribunaux et l’ONU, c’est du ?déjà vu et du déjà fait.Johnson ne fait qu’emprunter la même stratégie.Et qui donc, au fil des ans, a monté toutes ces contestations devant les tribunaux?Ce sont en bonne partie les mêmes anglos qu’on dit aujourd’hui modérés.Qui a ramené le bilinguisme dans les cours et au Parlement du Québec?Peter Blaikie, un supposé modéré.Qui est allé devant l’ONU pour l’affichage bilingue?Julius Grey, un supposé modéré.Qui a fait tomber la Loi référendaire?Le même Grey, accompagné de deux présumés radicaux, Robert Libman et Howard Galganov.Qui, en 1992, a proposé qu’on ouvre les écoles anglaises à certaines catégories d’immigrants?Gretta Chambers, une supposée modérée.Johnson, un extrémiste?Un radical?Ni plus ni moins que ces présumés modérés qui, eux aussi, œuvrent à affaiblir la protection du français.Johnson, un président isolé?Pas lorsque les délégués d’Alliance Québec approuvent sa plate-forme et que les sondages continuent à montrer une opposition fortement majoritaire des anglos à la loi 101.Divisée, la communauté anglophone?Pas vraiment dans la grande ré- P R.0 P 0 S -?- .de scolarité ou d’expérience Avec l’expérience de travail au fil de la vie d’une génération, on s’attend à une amélioration des indicateurs d’emploi et de revenu.Tel n’est (tas le cas pour ceux qui ont une plus faible scolarité, nés dans la première moitié des années 50, qui se sont retrouvés dix années plus tard, à l’âge de 35-39 ans, avec un même niveau d’emploi et de revenu.Pendant ce temps, les diplômés du postsecondaire des mêmes générations haussaient leur revenu, au départ plus élevé, et ce, LE DEVOIR FONDÉ PAR DENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISS0NNETTE Il c (i a c t e u r c n c h c f II E R N A II I) I) E S C 0 T E A IJ X Vice-president, finances cl administration FRANÇOIS T H 0 UIN i) i r i- r l.e a r .d c l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints .le I info nation CI Lit RE BEAI LIEU, PIERRE CAY0UETTE, NORMAND THERIAULT Rédacteurs en chef adjoints JEAN R0BERI SANSFAÇON, ROLAND-YVES CARIGNAN Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ 2 050, rue de lllcnry, 9" étage, Montreal (Québec) II3A 3M9.Tel.: (5 1 4) 985-3333 F A I S C E Q U E DOIS gion de Montréal, où résident plus de 75 % des Anglo-Québécois et où on débat des moyens de combattre la loi 101 et non du principe de cette lutte.La seule division réelle est celle qui les oppose aux anglos plus modérés de certaines régions qui, de moins en moins nombreux, n’ont plus que des miettes de pouvoir politique face aux 500 000 anglos de Montréal.Bref, il n’y a pas de consensus linguistique.Il n’y a que de brefs répits entre les crises.Pourtant, on refuse toujours de voir que s’il existe bien sûr de vrais anglos modérés, il reste que les Anglo-Montréalais et leurs leaders sont en grande majorité opposés au principe même d’une loi 101 le moindrement efficace.Contrairement à ce que disait M.Bouchard ce lundi, Bill Johnson n’est pas un marginal.Son style agressif l’çst sûrement, mais pas ses idées.À la lecture de nombreux sondages d’opinion faits auprès des anglos depuis 20 ans, ce sont ceux qui prônent l’acceptation de la francisation du Québec qui sont les vrais marginaux.Au delà des étiquettes, il reste que le paravent de leur défense des droits individuels cache la nature réelle d’une lutte pour le renforcement collectif de la communauté anglophone et de sa langue dans l’espace public et comme langue d’assimilation.Résultat: plus on «bilinguise», plus on encourage cette lutte et plus on rétrécit l’espace occupé par le français.Ceux qui paniquent aujourd’hui à la seule pensée d’avoir du Bill Johnson mur à mur ou le voient erronément comme un marginal devraient se calmer et se souvenir des luttes linguistiques des vingt dernières années et du prix à payer pour des concessions qui, frop souvent, ont fragilisé le français sans jamais provoquer un adoucissement des revendications anglophones.Qu’ils écoutent bien le fantôme du Centaur.Peut-être sentiront-ils passer le vent salvateur d’une certaine lucidité.Et peut-être verront-ils passer le fantôme d’une loi 101 qui, affaiblie par de supposés modérés, n’est plus aujourd’hui que l’ombre d’elle-même.malgré le contexte économique défavorable en début comme en fin de période (1981-1991).Par ailleurs, chez les générations ayant atteint ces âges au moment de la reprise économique en 1985 et 1995 (nées dans la seconde moitié des années 50), les jeunes à faible scolarité ont pu améliorer leur stabilité d’emploi et leur revenu, mais pas autant que leurs homologues diplômés.Sylvie Jean, dans Statistiques, Bureau de la statistique du Québec, juin 1998. I.K I) H V 0 ! It .L K M K l( ( It K I) I It ,1 I I X I II II X IDEES N otre-Dame-de-Grâce Alerte au terrain vague La disparition de l’ensemble Benny Farm ajouterait une nouvelle plaie au tissu urbain montréalais JACQUES GRENIER LE DEVOIR Sauvons Benny Farm et permettons aux résidants de participer au processus de restauration.Vi ifcS'Eg»® gg-pB! M •" ¦r¦ ¦ l-àl* mri ijQ—Lti rr-J-i lllllll «iÈÊtÊlkt JOSEPH BAKER Membre de l’Institut royal d'architecture du Canada Ancien président de l’Ordre des architectes du Québec.Lettre ouverte à Marc Rochon, président de la Société d’hypothèques et de logement a situation urgente provoquée par l’attribution d’un permis pour la démolition des 380 logements de l’ensemble Benny Farm dans le district Notre-Dame-de-Grâce m’oblige à m’adresser à vous afin de demander votre intervention personnelle dans ce dossier.Ce gaspillage de ressources et la destruction d’un bien public par la Société canadienne d’hypothèques, une institution de la Couronne, sont tout à fait illogiques et inacceptables.Les représentants de la SCHL à Montréal prétendent, sur la base d’une évaluation préparée par une firme d’architectes, de haute réputation il faut le dire, que les coûts de restauration des immeubles de Benny Farm ne justifient aucunement la sauvegarde de cet ensemble.Cependant, une lecture attentive de ce rapport et une analyse des coûts énoncés indiquent que les auteurs ne prévoient rien de moins que la reconstruction presque totale des bâtiments et une remise à neuf de ces logements.Or, depuis de nombreuses années, tous ceux qui sont préoccupés par les conditions d’habitation dans lesquelles se trouve une portion significative de nos concitoyens et qui ont acquis de l’expérience dans le domaine de la réhabilitation du logement ne proposeraient jamais des transformations aussi radicales que celles recommandées à la SCHL.S’il fallait appliquer les critères de ce rapport dans d’autres circonstances, il faudrait démolir la vaste majorité des ldgements habités par les habitants des quartiers populaires de Montréal! Mais en vérité, les bâtiments de Benny Farm, tout comme ces logements, ne sont pas délabrés à un point tel qu’ils ne soient pas récupérables avec un investissement raisonnable; ils seraient alors rendus sécuritaires, confortables et accessibles à une couche de la population, en fait, privée d’accès à une forme d’habitation adéquate sur le marché.Malheureusement, la SCHL, qui jadis avait pour mission d’assurer un logement adéquat pour des gens à faible revenu, voudrait se débarrasser de cette propriété, vider le terrain et le vendre au plus vite à des investisseurs.Elle ne voit dans cet ensemble d’édifices modestes, pourtant dotés de qualités souvent absentes des constructions plus récentes (structure carrée de bois, cloisons à gypse double, boiseries solides, double orientation et, ainsi, bonne ventilation de chaque logement), qu’un lourd fardeau, une responsabilité désagréable.Mais si, au contraire, elle voyait Benny Farm comme une occasion exceptionnelle pour rétablir une nouvelle communauté sur ces terrains généreux et dans ces immeubles (en ayant, bien sûr, acquis un nouveau souffle), si elle pouvait saisir l’occasion afin de promouvoir une série de coopératives autonomes, offrir aux individus, familles, personnes âgées et jeunes travailleurs la possibilité de participer au proces- sus de restauration, de déterminer leurs propres priorités et, éventuellement, eux-mêmes travailler au renouvellement de leur logis, c’est alors que la SCHL reprendrait sa mission originale.Elle envisagerait alors l’ajout des équipements communautaires, garderie, clinique, coop d’alimentation; elle prévoiraient des potagers, activités sur les terrains de jeux, le calme des nouvelles allées entourées d’arbres.Utopie, vous dites?Mais non, allez demander aux confrères et consœurs qui ont participé à de telles réalisations et qui avaient travaillé avec des organismes sans but lucratif, à Québec, à Montréal, ailleurs; demandez si je rêve en couleur! Dans les années 60, la SCHL a subventionné, dans le cadre de l’habitation expérimentale, un projet de 150 unités de logement, Habitat 67, expérience qui a coûté à l’époque dix fois le prix du logement traditionnel.Par la suite, vendu à un prix dérisoire, il est devenu un nid pour les gens aisés, y compris quelques millionnaires.Le projet Benny Farm était aussi, à son époque, un projet expérimental, offrant aux vétérans de la Deuxième Guerre mondiale des logements convenables dans un milieu entouré et agrémenté d’espaces verts.Aujourd’hui, certains trouvent encore ces logements convenables, mais d’autres, on le comprend bien, voudraient s’installer dans des immeubles ayant des services et un système de surveillance mieux adaptés à leurs attentes.Pourtant, cet ensemble est prêt à accueillir une nouvelle génération, à être le site d’une expérience dans le domaine de l’habitation qui n’implique pas les coûts astronomiques de son prédécesseur célèbre.Voici un projet pour le millénaire! Il faut absolument, M.Rochon, remettre en question la décision de démolir les logements de Benny Farm.On ne saurait trop insister sur la futilité de cette démolition et ce gaspillage de ressources qui ne font qu’ajouter une autre plaie dans le tissu urbain de Montréal comme l’infâme Overdale et cette pléthore de 120 acres de terrains vagues du centre-ville.On ne peut rester indifférent devant une telle situation.La situation est grave: un permis de démolition a été accordé conditionnellement au dépôt des plans pour un nouveau développement.S’ils restent vides et mal protégés, les immeubles seront vulnérables au vandalisme et à l’incendie, et leur démolition deviendra alors inévitable.Avant qu’il ne soit trop tard, je demande votre intervention immédiate dans ce dossier afin de permettre un examen approfondi des enjeux réels de la décision de la SCHL.Benny Farm était au départ destiné à loger les vétérans de la Deuxième Guerre mondiale Proposition de l’UNEQ au Sommet de la lecture et du livre En toute démocratie PIERRE LAVOIE Directeur général de l’Union des écrivaines et écrivains québécois Li e président de l’Union des écrivaines et écri’ vains québécois étant à l’extérieur du Québec! pour des raisons professionnelles, j’aimerais apporter quelques éclaircissements en réponse à l’opinion exprimée dans les pages du u==^ Devoir par Hélène Pelletier-Baillargeon, le 25 mai dernier, sous le titre «UNEQ ou UNEFQ?» Parmi les seize propositions du mémoire de l’UNEQ, présenté au Sommet de la lecture et du livre le 23 avril dernier, l’une d’entre elles, comme le mentionne Mme Pelletier-Baillargeon, concernait le nouveau programme de bourses du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) destinées aux auteurs de non-fiction.Il est vrai que la proposition de l’UNEQ pouvait susciter une certaine confusion (même si ce qui était demandé, dans la deuxième partie de la proposition, n’était que la définition de «critères plus étroits pour l’accès à ces subventions»).Au cours de cette journée à Québec, et à la suite de discussions avec les autorités du CALQ, nous sommes convenus de transmettre aux personnes responsables du suivi du Sommet une proposition libellée différemment afin d’éviter toute interprétation erronée de la position de l’UNEQ sur ce sujet, ce qui, malheureusement, s’est produit.Voici donc le libellé que nous avons proposé en remplacement de la proposition litigieuse.Que l’Etat s’assure que le programme de bourses aux auteurs d’œuvres de non-fiction soit destiné à des projets visant la connaissance et l’exploration de la vie littéraire et artistique au Québec et que, à cet effet, des critères étroits d’attribution soient définis pour l’accès à ces bourses.Nous croyons que le soutien aux auteurs doit toucher ceux et celles qui œuvrent dans des genres littéraires plus difficiles et où les profits sont moins assurés.C’est pourquoi nous recommandons que les bourses pour les auteurs de non-fiction s’adressent d’abord et avant tout aux auteurs d’essais au sens propre, c’est-à-dire d’œuvreâ personnelles et à caractère littéraire.Voilà, je l’espère, qui devrait dissiper toute ambiguïté sur les intentions de l’UNEQ quant à ce programme de bourses destinées aux auteurs de non-fiction.En ce qui concerne les catégories de membres à l’intérieur de l’UNEQ, je me permettrai de signaler à Mme Pelletier-Baillargeon que, aussi bien à la CSN que dans un syndicat de «guenille», ce sont les membres réunis en assemblée annuelle démocratique qui décident des orientations et des modifications des statuts, ce qui fut le cas à l’UNEQ lors des assemblées annuelles du 18 novembre 1995 et du 22 novembre 1997.Ce ne sont donc ni Louis Gauthier, le président de l’UNEQ, ni les membres du conseil d’administration qui éprouvent, comme vous l’écrivez, «la tentation secrète de passer en douce à l'Union des écrivains et écrivaines de fiction du Québec (UNEFQ)», mais les membres, dont vous faites partie, qui ont voté en faveur de ces catégories de membres (titulaires, associés, adhérents), et ce, après un débat qui aura duré cinq longues années et qui, manifestement, n’est pas encore clos.Désolé, Madame, mais vous vous trompez de cible.Désolé, Madame, vous vous trompez de cible À combien d’enfants prescrit-on vraiment du Ritalin ?L’obscurité à ce sujet prête à la récupération politique Lj.w: a.r\ DAVID COHEN Professeur et chercheur à l’Ecole de service social et au Groupe de recherche sur les aspects sociaux de la santé et de la prévention, Université de Montréal - ¦ ombien d’écoliers québé- Ccois consomment des stimulants sur ordonnance?Le brouhaha politique et médiatique récent à pro-ii==J pos de l’augmentation des ordonnances de Ritalin (méthylphé-nidate) aura-t-il seulement servi à révéler l’ignorance de nos élites à ce sujet?Il est instructif de voir comment ont été traités les chiffres de la firme IMS, publicisés par le professeur Pierre Paradis, de l’Université du Québec à Rimouski, dans l’édition du 26 mai 1998 du quotidien The Globe and Mail.D’abord, à l’Assemblée nationale et dans quelques médias, on aurait confondu le nombre d’ordonnances médicales émises en 1997 (environ 180 000) avec le nombre d’individus.Ceci a généré la proportion en apparence improbable qu’au moins 16 % des 1 100 000 écoliers québécois prenant quotidiennement des stimulants prescrits.Le lendemain, encore à l’Assemblée nationale et dans quelques médias, le nombre d’ordonnances fut divisé par dix, selon l’hypothèse du Conseil consultatif de pharmacologie, d’après lequel une prescription par mois par enfant serait émise, excluant deux mois d’été durant lesquels les médecins prescriraient moins de stimulants.Cette annonce ramenait donc le total d’écoliers qui prennent régulièrement des stimu- lants au Québec à environ 18 000, ou 1,6 % de la population concernée.J’ai eu l’impression, en écoutant un bulletin de nouvelles télévisées à ce sujet, que l’on rassurait la population qu’il y avait eu exagération et que le problème existait simplement dans l’esprit de quelques politiciens.Pour ma part, je trouve cette dernière estimation tout aussi improbable que la première.En premier lieu, IMS estimait en 1996 que le nombre d’individus diagnostiqués du trouble déficitaire d’attention avec ou sans hyperactivité était passé de 205 000 en 1991 à 561 000 au Canada.Si le quart de ces individus se trouvent au Québec, nous avons donc 140 250 hyperactifs québécois.Si 80 % de ces individus sont des mineurs, le chiffre est rabaissé à 112 200.Si de 50 à 80 % des personnes diagnostiquées reçoivent une médication stimulante, nous avons donc de 56 100 à 89 760 enfants médicamentés.Non plus 1,6 % des écoliers mais de 5,1 à 8,2 %.Quelques bémols En deuxième lieu, revenons au nombre d’ordonnances.Dans ses éditions du 24 février au 1" mars 1998, le quotidien The Province de Vancouver publiait des reportages sur la question problématique de la surprescription de psychostimulants.Au moyen des lois d’accès à l’information, le quotidien révélait que 59 000 prescriptions de méthyl-phénidate avaient été remplies en Colombie-Britannique de février 1997 à février 1998.Quarante mille de ces ordonnances étaient pour de garçons de 5 à 14 ans.Pourtant, avec seulement le double de la population générale de la Colombie-Britannique, le Québec affiche quatre fois le nombre d’ordonnances pour la même tranche d’âge.En troisième lieu, on peut s’interroger sur la fréquence annuelle des ordonnances de Ritalin pour un enfant donné.Si chaque enfant québécois reçoit effectivement dix ordonnances par an, cela veut-il dire que l’enfant est vu par le médecin au moins dix fois par an?Les indicateurs informels me font penser qu’une telle fréquence de suivi — pour tous les enfants médicamentés — est fortement improbable.Il me semble qu’un enfant est vu lors du diagnostic et de la prescription, lors d’un suivi quelques semaines plus tard, au besoin ensuite.En tout, trois ou quatre fois par an.Mais je voudrais bien qu’on me démontre autrement.Poussons plus loin.Si les enfants hyperactifs ne sont pas vus dix fois chaque année par le médecin mais que dix ordonnances sont bel et bien émises, des ordonnances seraient-elles émises sans que l’enfant soit vu?Serais-je le seul à qui cette pratique (si elle existe) semblerait imprudente, ou pire?Finalement, ma collègue Christine Doré et moi-même avons publié en 1996 les chiffres de la Régie de l’assurance maladie du Québec sur la proportion d’individus de 5 à 14 ans, prestataires de la sécurité du revenu du Québec, pour qui au moins une ordonnance de stimulants avait été exécutée en pharmacie.La RAMQ rembourse ces ordonnances et possède donc des estimations précises de leur nombre.Ces chiffres montrent que la proportion de ces enfants est passé de 4,1 % en 1990 à 11,9 % en 1994.S’il existe environ 110 000 enfants prestataires dans cette tranche d’âge, nous aurions donc 13 090 enfants pauvres médicamentés de 5 à 14 ans, ou à peu près 70 % des présumés 18 000.Cette très forte surreprésentation des financièrement démunis parmi les enfants médicamentés soulèverait d’urgentes questions, tant sur la nature du trouble diagnostiqué que sur le traitement différentiel selon la classe sociale.Le lecteur aura saisi que mes calculs sont des estimations et approximations fondées sur des chiffres parcellaires ou incomplets.Mais là réside mon problème de chercheur, car bien que je m’intéresse à cette question depuis cinq ans, ces chiffres sont quasiment les seuls que je possède.Pire encore, il ne semble pas que des chiffres plus exacts soient actuellement connus de ceux qui se sont exprimés publiquement sur la question.En somme, j’ai crainte que nos ne soyons tous — politiciens, Conseil consultatif, chercheurs — dans l’obscurité, et cette impression redouble mon inquiétude.Sans l’aide ponctuelle d’IMS, une firme privée qui détient les droits d’auteur sur ses estimations (dont je n’ai aucune raison de douter de la validité), nous sommes incapables de préciser combien de nos jeunes prennent quotidiennement, avec la bénédiction des autorités scolaires et médicales, une drogue stimulante classifiée sur les mêmes plans pharmacologique et toxicomanogène que la cocaine et les amphétamines.Il faut se pencher sérieusement ordonnance.Car c’est bel et bien de cela qu’il s’agit.Il n’y a pas lieu de s’émeuter chaque fois que des enfants prennent des médicaments.Mais il existe assurément des controverses et incertitudes au moins à propos des questions suivantes: 1- la nature des problèmes de l’attention et de comportement chez les enfants; 2- les meilleurs moyens d’y remédier, à court et à long terme; 3- les connaissances sur ces sujets chez les acteurs qui décident de prescrire un stimulant à un enfant; 4- la rigueur du dépistage, de l’évaluation, du diagnostic médical et de l’intervention auprès de ces enfants; 5- la rigueur du suivi des enfants médicamentés; 6- la proportion d’enfants qui reçoivent réellement, outre une médication, une intervention éducationnelle ARCHIVES LE DEVOIR sur le recours aux stimulants sur appropriée; 7- la rigueur de l’identification et de la notification aux autorités de pharmacovigilance des effets néfastes des stimulants; 8- l’ampleur du détournement des stimulants prescrits vers l’usage récréationnel; 9- la relation entre la consommation quotidienne de stimulants dans l’enfance et le développement ultérieur de dépendances chimiques; 10- le rôle des stimulants dans le contexte socio-éducatif plus large.Notre ignorance du nombre exact d’enfants qui consomment des psychostimulants et le fait que cette ignorance soit utilisée dans un débat politique ne devraient pas nous distraire trop longtemps de l’importance de se pencher sérieusement sur les questions soulevées par le recours à ces substances.On confond souvent le nombre d’ordonnances et le nombre d’individus L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes A l’information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (régions), Paule des Rivières (éducation), Jean Dion, Dmis-Gilles Francœur (environnement), Judith l^chapelle, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), Caroline Montpetit, Brian Myles (politique municipale), Isabelle Paré (santé), Jean Pichette (justice), Clément Trudel (relations de travail), Serge Truffaut (questions urbaines) ; Michel Carneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos et Christine Dumazet(relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (arts visuels et théâtre), Paul Cauchon (médias), Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles), Louise Leduc (musique), Jean-Pierre Iegault, Odile Tremblay (cinéma) ; à l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), Robert Dutrisac, Benoit Munger, François Normand.Claude Turcotte ; à l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l’information), Guy Taillefer (éditorialiste), Claude Lévesque ; à l’Information politique : Pierre O’Neill, Manon Comellier (correspondante parlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) : à l’information sportive : Yves d’Avignon ; Marie-Hélène Alaiie (secrétaire à la rédaction) ; Julie Tremblay, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBIJCITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Carole Dallaire (avis publics et appels d'offres), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Christiane Legault, Jacques A Nadeau, Guylaine Ouellet, Claire Paquet.Chantale Rainville, Micheline Ruelland (publicitaires) ; Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire).IA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Johanne Brunet, Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Christian Goulet.Marie-Josée Hudon, Christian Vien, Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements).Manon Blanchette-Turcotte, Monique L’Heureux, Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d’Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine Lafieur, Danielle Nantel (secrétaire administrative), Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). A 10 I, K I) K V O I I! .I K M K I! (' K K I) I :t .1 I' I X I !M) S -?LE' ?-—- ACTUALITÉS Un accueil glacial black Debout sur une table, Ray Grant (à gauche) et Tom Green ont bruyamment protesté, hier, conférence que prononçait l’ex-felquiste Paul Rose à l’Université d’Ottawa.REUTER lors d’une GUITARISTE «Le soul, le Viagra de l’âme» SUITE DE LA PAGE 1 L’assurance-emploi défavorise les pauvres Halifax (PC) — Un programme fédéral destiné à améliorer les prestations cï’assurance-emploi versées aux moins bien nantis n’aurait profité qu’aux plus riches, selon une étude indépendante.En outre, plusieurs prestataires démunis se sont retrouvés gros Jean comme devant puisque chaque dollar reçu en prestation d’assurance-emploi leur valait une réduction équivalente de leur chèque d’aide sociale.Cette étude réalisée par l’économiste Martin Browning, ex-professeur à l’Université McMaster de Hamilton, a porté sur les clauses dites de personnes à charge, que le gouvernement a adoptées en 1994 pour venir en aide aux familles à faible revenu.La réforme générale de l’assurance-emploi, cette année-là, a réduit le taux des prestations de 57 à 55% des gains assurables pour la plupart des chômeurs.Mais pour les gagne-petit ayant des enfants à charge, le taux a plutôt été relevé à 60%.Le ministère fédéral du Développement des ressources humaines a par la suite demandé la tenue d’une étude sur l’efficacité des nouvelles mesures mises en place.Or, selon Martin Browning, le ministère a échoué.«Un nombre significatif de gens ayant reçu des prestations plus élevées n'en avaient pas besoin», conclut l’étude, précisant que la clause ne prenait pas en compte tous les revenus des ménages avant d’établir l’admissibilité d’un demandeur.Ainsi, des familles ont encaissé des prestations indexées, bien qu’un des conjoints disposât d’un revenu substantiel, a rapporté M.Browning après avoir examiné le cas de 5200 prestataires d’assurance-emploi.COGGER SUITE DE LA PAGE 1 invjté à lire la Loi du Parlement.A partir de cet avis et de la lecture de la législation, M.Cogger a conclu qu’il pouvait poursuivre son travail pour le compte de M.Montpetit contre rémunération.Le juge Sansfaçon a cependant mis en doute l’importance de la discussion avec le greffier du Sénat.«Il m’apparaît évident que la description que donne l’accusé de son entretien informel avec M'Lussier a subi une certaine inflation quant à sa nature exacte et à sa profondeur», a-t-il affirmé.Il a ajouté que Mr Lussier ne pouvait être considéré comme «une personne en autorité compétente en la matière» lorsqu’il était question de l’application du Code criminel.fi a aussi affirmé que la consultation des documents recommandés par Mr Lussier devait nécessairement mettre M.Cogger sur la piste de recherches additionnelles.Le juge a déclaré que M.Cogger n’avait demandé à personne s’il pouvait être considéré comme un fonctionnaire au sens du Code criminel.«Jamais il n’a obtenu d'une personne en autorité compétente en la matière d’avis à ce sujet, susceptible de constituer une excuse pour une erreur de droit provoquée par une personne en autorité», a-t-il déclaré.Le juge Sansfaçon a affirmé que M.Cogger n’avait pas réussi à présenter une preuve susceptible d’excuser son ignorance de la loi.Les représentations sur sentence auront lieu le 12 juin prochain.L’avocat de M.Cogger, Marc Cigana, n’a pas voulu commenter la décision du juge Sansfaçon.Il n’a pas voulu non plus indiquer si M.Cogger songeait à la porter en appel.L’infraction reprochée à M.Cogger est passible d’un emprisonnement maximal de cinq ans.M.Montpetit a été déclaré coupable de la même infraction.Sa sentence n’a toujours pas été prononcée.été de propager la bonne nouvelle du rhythm ’n ’blues, soutient Cropper.Au début, les critiques pensaient que c’était une parodie condescendante.En fait, c’est le contraire: ces gars-là payaient leur dû à la musique qu’ils aiment.» Même que les frères Blues étaient un peu trop puristes au goût de Cropper.«Ils ne voulaient jouer que des blues obscurs.Je leur ai dit: si vous voulez frapper les masses, il faut faire Who’s Ma-kin’Love, Soul Man, Midnight Hour, Knock On Wood.Des trucs pour faire bouger les gens.C’est ça, qu’ils m’ont dit en riant: tu veux jouer tes succès de Stax! J’ai dit: yeah!» Cropper avait évidemment raison.Le blues est un nécessaire baume, mais la musique soul est le Viagra de l’âme.Question de groove.Chez Stax, dans l’ancien cinéma du 926 East McLemore Avenue transformé en studio d’enregistrement par le couple fondateur Jim Stewart et Estelle Arton, tout était basé sur la recherche du groove.«Avec Duck [Donald Duck Dunn, bassiste maison de Stax, complice de Cropper depuis le high school et membre en règle des Blues Brothers], c’était notre mission: trouver un groove et le tenir Lock into the groove.Ce qui nous aidait, c’est qu’on travaillait live avec le chanteur, sans écouteurs.Maintenant, tous les musiciens enregistrent avec des écouteurs.Nous, on s'écoutait plutôt les uns les autres.We did it together, résume-t-il avec l’emphase d’un prédicateur.For the love of one another.» Dans le Sud ségrégationniste du début des années 60, Stax était un modèle d’intégration: musiciens blancs et noirs s’y mêlaient tout naturellement.«J’ai grandi dans le ghetto noir de Memphis.On allait à l’église ensemble.Depuis l’enfance, on aimait la même musique: le rock’n’roll, le rhythm’n'blues.J’étais un fan de Little Richard, de Chuck Berry, des Five Royales avec Lowan Pauling, un guitariste extraordinaire dont je me suis beaucoup inspiré.Avec Duck, on allait de l’autre côté de la rivière [Mississippi] parce que les lois étaient plus relaxes et qu’ils nous laissaient entrer dans les jukejoints, où on voyait les meilleurs groupes de r’n'b.Toute une éducation.» On comprend que Cropper soit plus que désenchanté par la musique noire des années 90: «Ils ont complètement perdu leur auditoire blanc.Peut-être qu’ils n’en veulent justement plus.La culture rap, c’est de la ségrégation à l’envers.» Récemment, un documentaire de la BBC sur l’épopée Stax (qui sera diffusé chez nous le mois prochain par la chaîne spécialisée Bravo!) a ramené le Colonel au 926 East McLemore.Ou ce qu’il en reste.Des gravats et une plaque commémorative.«L’important, c’est que la musique vive.Mais c'était quand même triste à voir: je n'étais pas retourné dans le coin depuis qu’ils ont tout rasé.Im magasin de disques Satellite, le p’tit restaurant du coin, tout a disparu.Et les Blancs sont pas mal moins bienvenus.» Pour la petite histoire, précisons que le snack-bar en question s’appelait Slim Jen-kin’s Joint et que Booker T.& The MG’s en ont tiré l'une de leurs plus formidables pièces instrumentales, intitulée Slim Jenkin’s.Place.«Sur l’album, c’était écrit Joint.Maison voulait lancer la chanson en 45-tours et les disc-jockeys ont exigé que l’on “nettoie" le titre.C’est drôle quand on pense à ce qui peut se dire aujourd’hui.Im censure n'est plus ce qu'elle était.» Impossible d’avoir Cropper en ligne et ne pas parler d’Otis Redding, l’étoile filante de Stax-Volt, le plus grand chanteur de musique soul ayant jamais vécu.Celui dont Janis Joplin disait en soupirant: «Otis, my man!» Otis, mort dans un accident d’avion avec ses accompagnateurs de tournée, alors qu’il venait tout juste de graver sa plus fabuleuse ballade, écrite avec Cropper: (Sidin' On) Die Dock Of The Bay.«Le plus dur, pour moi, c’est qu’il n’a jamais entendu le produit fini, ni vu la chanson grimper au numéro un du palmarès.» Entre l’écrasement du bimoteur dans un lac du Wisconsin et le repêchage du corps d’Otis, Cropper termina seul la chanson.«Atlantic [la compagnie qui distribuait Stax] voulait lancer le disque sur-le-champ.Otis et moi avions parlé d’ajouter les Staples Singers aux chœurs, mais j’ai seulement eu le temps de coller des cris de mouettes pour l’intro et jouer quelques p'tites licks de guitare.» Ah, les p’tites licks de guitare de Steve Cropper! D’essentiels petits riens.D’économiques séries de notes plus chargées d’âme que les huit cent mille triolets à la seconde des Eddie Van Halen et consorts.«Je pense que je joue comme un gars qui ne peut pas chanter et jouer en même temps.Je joue seulement là où il y a de la place.» Prenez-en de la graine, déchaînés de la six-cordes: le plus grand guitariste soul abhorre les solos de guitare: «C’est parce que je suis limité, rigole-t-il.Mais c’est vrai que ce qui compte le plus pour moi, ce ne sont pas les douze mesures de solo: c'est d’assurer le groove avec Duck et les gars.» Jeudi, c’est ce que vous verrez, ni plus, ni moins: un band qui groove.ARCHEVÊCHÉ L’Église appelle les parents à prendre toute leur place dans les nouveaux conseils d’établissement SUITE DE LA PAGE 1 La lettre a été envoyée non seulement à Montréal mais à Laval, non seulement aux commissions françaises mais aux commissions anglaises.La lettre souligne l'importance que revêtent les élections cette année, non seulement parce qu’elles marquent la création de commissions scolaires linguistiques mais aussi parce qu’elles accordent une place importante aux parents.«Les parents auront encore le droit de choisir pour leur enfant soit l’enseignement moral et religieux catholique ou protestant, soit l’enseignement moral.Les services de pastorale continueront d’être offerts ata enfants catholiques ou autres qui le désirent», rappelle la lettre.En fait, l’Archevêché veut inviter les parents non seulement à voter mais à prendre toute leur place au sein des nouveaux conseils d’établissement qui seront mis sur pied dans les écoles.D’ailleurs, peu après Pâques, l’Archevêché offrait aux curés de la région de Montréal de les aider à former de jeunes couples qui voudraient participer aux conseils d’établissement et y faire valoir leur désir d’une formation religieuse et spirituelle mais qui ne sauraient pas comment s’y prendre.«Im participation aux conseils d’établissement ne sera pas facile, prévoit M“r Beaupré.Il peut arriver que des parents soient désemparés.Nous leur offrons un soutien pour les aider à exprimer leur idées.» Une chose est certaine, l’Archevêché de Montréal suit avec intérêt les élections scolaires.II a demandé aux deux partis de la future Commission scolaire de Montréal, le RSC et le MEMO, de répondre à six questions qu’il juge importantes, portant sur la place accordée aux parents, leur soutien aux conseils d’établissement, le type de valeurs auxquelles ils croient, le soutien à apporter aux parents qui veulent un enseignement religieux et la révision du statut confessionnel des écoles, opération qui sera complétée en 2001.Hier, au cours d’un entretien, M" Beaupré a rappelé que la CECM était la seule des dix commissions scolaires installées sur le territoire de l’Archevêché qui refusait de se prêter à cet exercice de révision du «vécu confessionnel» et du statut des écoles, effectué à tous les cinq ans ailleurs.Il a déploré que les médias mettent l’accent presque exclusivement sur cette commission.Hépatite C : les victimes claquent la porte Edmonton (PC) — Réunis pendant deux jours à Edmonton dans l’espoir d’accoucher d’un nouveau programme d’indemnisation pour les victimes de l’hépatite C, les responsables fédéraux et provinciaux n’ont rien laissé filtrer de leurs échanges.«Nous rédigerons un rapport et ce sera ensuite à nos ministres de décider ce qu’ils en feront», a déclaré André Juneau, coprésident du groupe de travail fédénü-provincial.Plus tôt dans la journée, des représentants des victimes du sang contaminé ont quitté précipitamment la réunion, accusant les responsables gouvernementaux de vouloir cacher des informations.Durhane Wong-Rieger, de ia Société canadienne d’hémophilie, s’est dit scandalisée de n’avoir été invitée aux discussions d’hier que pour se faire dire que le détail des options à l’étude devait rester confidentiel.«Il est clair qu’aujourdhui on leur a ordonné de ne rien nous révéler de plus que ce que nous ne savions déjà, a-t-elle dit, reprochant à Ottawa d’avoir écarté les victimes des discussions S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.POLITIQUE «On pourrait créer au Québec un centre d’expertise pour toute la francophonie» LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ED Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, O' étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 Motus Technologies a pour mandat de développer la technologie à maturité et d’en faire ensuite la commercialisation à travers le monde en plus d’en appuyer le déploiement au Québec.L’idée de créer cette société est venue dans la foulée d’un projet expérimental mené à Rimouski au début des années 90.La RAMQ y a investi environ cinq millions de dollars.Li commercialisation de la technologie' développée dans le cadre de ce projet-pilote pourrait lui permettre d’obtenir un retour sur son investissement.Or, comment commercialiser à l'étranger un produit qui n’aurait jamais été employé en situation réelle à une échelle suffisante pour démontrer son intérêt et sa robustesse?«Il est difficile de commercialiser un produit dans un marché par une entreprise qui n’a jamais vendu un clou», résume l’agent de développement industriel chargé du secteur de la santé au ministère de l’Industrie et du Commerce, Gilles Drouin.Les clients potentiels «vont demander où la solution a été testée, à quels coûts.Im solution doit être crédible».Une vitrine pour Motus C’est pourquoi le MICST recommande à Motus, comme aux autres entreprises dans la même situation, de «mettre en place les conditions d’une démonstration valable», une «vitrine», un «banc d’essai», dit M.Drouin.Pour Motus, ce banc d’essai, ce pourrait être le Québec.Ce pourrait être aussi une région du Québec, comme Laval, où la carte doit être expérimentée dans le cadre du centre de soins ambulatoires qu’on s’apprête à mettre sur pied.«Dans le projet de iMval, dit le président de Motus, Denis Morency, ma technologie est là; je peux au moins la montrer.Sinon, je la montre en laboratoire.Ça n ’a pas le même impact.» «Pour vendre la solution complète, renchérit son vice-président à la R-D, Guy Livoie, j’ai intérêt à la réaliser au Québec.» Et si Québec renonçait à utiliser la carte à puce?«Je pense que ça pourrait nous causer un problème, dit M.Morency.Mais si le Québec, qui a influencé au plan international les façons de faire avec l’expérience de Rimouski, n’utilisait pas la carte, bien des gens ne comprendraient pas le geste.On peut retarder pour toutes sortes de raisons, mais dire qu’on abandonne l’approche de la carte à microprocesseur, ce serait plus difficile.» IBM offre un centre d’expertise Pourtant, la carte à puce n’est pas utilisée aux Etats-Unis dans le secteur de la santé.«Im Québec pousse beaucoup sur la carte à puce, dit le porte-parole d’IBM Canada, Marc Rochette.Mais c’est une tendance qu’on ne voit pas JACQUES (iRENIEK l.E DEVOIR -“•‘T.'Oli.tw VT • t ' : mm L’hôpital de Cowansville utilise les logiciels de la société québécoise Médisolutions.aux États-Unis, dit-il.Ce n’est pas parce que la technologie est mauvaise, ajoute-t-il.Aux Etats-Unis, on ne l’utilise pas, entre autres pour une question de rentabilité.Les Américains, qui évoluent dans un système de santé privé, trouvent cette technologie trop chère.» IBM Canada organise, cette semaine à Saint Louis, une mission pour permettre à une quinzaine de représentants du ministère, des régies régionales, de la RAMQ ou des hôpitaux du Québec de voir sur place le fonctionnement du système Health Data Network qui relie 13 hôpitaux et une centaine de sites de soins ambulatoires sans carte à microprocesseur (voir texte de lundi).«Si on convainc le réseau que notre solution est une bonne solution, on pourrait créer au Québec un centre d’expertise destiné à desservir l’ensemble de la francophonie», a affirmé le porte-parole d’IBM Canada, Marc Rochette, au cours d’un entretien avec Im Devoir.«Nous nous assurerions aussi que la traduction de nos logiciels soit faite au Québec», dit-il.Le président de la firme québécoise Médisolutions, Rémy Saint-Hilaire (cette firme fournit les logiciels utilisés à Cowansville pour l’inforoute-santé Brome-Mis-sisquoi), n’a rien contre la carte à puce mais il se demande si c’est le bon moment, aujourd’hui, pour la déployer, alors que, dans certains hôpitaux, les services de radiologie et certains laboratoires ne sont pas encore informatisés.«Ce n’est pas mauvais, Motus, dit-il.Mais en matière de priorité, il faudrait peut-être travailler un peu plus à la base, dans les hôpitaux, pour in- formatiser ce qui presse le plus.» Un levier pour les entreprises Ce lien entre politique de santé et politique industrielle s’articule de plusieurs façons qui débordent le cas Motus, un cas particulier.Mais l’objectif général, affirme Gilles Drouin, agent du MICST, c’est «que les entreprises du Québec profitent des développements dans le système de santé.Ce qu’on veut, c'est se servir du réseau de la santé comme levier de développement économique».Le ministère de la Santé croit énormément lui aussi en cette mission, au point d’avoir mis sur pied en son sein un Bureau du partenariat économique dont la mission est de «réunir les conditùms nécessaires à l’établissement de partenariats avec le secteur privé».Im Bureau veut «contribuer à la création de nouvelles entreprises» et participer à la promotion des produits conçus par ces firmes.«Le réseau de la santé a développé un savoir-faire intéressant dont plusieurs applications mériteraient d’être commercialisées.Ims petites entreprises québécoises spécialisées dans l’industrie de la santé qui se mesurent à des multinationales ont besoin de consolider leur position», écrit le ministère dans un document de consultation publié en septembre dernier.En mars 1998, le ministre de la Santé lui-même, Jean Rochon, a piloté une mission en France, à laquelle ont participé une soixantaine d’entreprises québécoises dont plusieurs ont conclu sur place des ententes de partenariat avec des organisations françaises.Ce voyage a été présenté comme «la plus importante mission économique organisée à ce jour en France visant le partenariat et l’exportation».Bientôt, du 12 au 16 juin, l’opération inverse aura lieu.Des entreprises et des institutions françaises seront en visite à Montréal et participeront à des Rencontres industrielles et technologiques organisées par le MICST.Ije ministère de la Santé doit, en principe, dévoiler son plan stratégique en matière de technologies de l’information lors de ces rencontres, le 16 juin.Québec compte aussi sur le secteur privé pour financer une bonne partie des développements qu’il entrevoit.Ces partenariats soulèvent en eux-mêmes certaines interrogations.Au Collège des médecins, par exemple, on se demande «comment va s’articuler le rapport privé-public».«Est-ce que les industriels vont partir avec la caisse ou s’agira-t-il d'un véritable partenariat?, demande le secrétaire général adjoint du Collège des médecins, André Garon.Ça sous-entend, par exemple, comment on partage la propriété intellectuelle», dit-il.Demain: une inforoute pour soigner ou pour contrôler?D1C
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