Le devoir, 26 juin 1998, Page(s) complémentaire(s)
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FUTUR SITE CfliSSr ! .VULrtlPE DcSJARDii NOIRfDA».- I i tfltr; '•.r SACBrMj -T^l » li Oilg dkg' *8**,"' te*»- Wmm -?FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR m M w 'i' n I." ai ii.’ v p v h u p n i 9 i: i it i iv i n n « x 7 f .Après Québec, Montréal.Montréal Nuageux avec 01 éclaircies.Averses ou orages.Max: 26 Min: 17 Québec Averses.Max: 20 Min: 14 Détails, page A 2 I N Agenda.B 7 Annonces.A 4 Avis publics.A 2 Culture.B 8 Economie.A 6 Éditorial.A 8 1) E X Le monde.A 5 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés .A4 Politique.A 4 Télévision.B 6 www.ledevoir.com PERSPECTIVES À qui appartient la fête ?Les infirmières sont sommées de mettre fin à leurs moyens de pression ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Après avoir longuement délibéré, le Conseil des services essentiels a ordonné hier soir peu avant minuit que les infirmières, qui refusent de faire du temps supplémentaire depuis le 22 juin, mettent fin immédiatement à leurs moyens de pression.Dans la foulée de cette décision, le Conseil des services essentiels (CSE) impose en outre aux parties une solution au principal objet de litige divisant les infirmières des directions hospitalières et du gouvernement, soit les plaintes reliées à la charge de travail.En vertu de cette décision du CSE, le syndicat infirmier et la partie patronale devront avoir recours à un processus accéléré et allégé lorsqu’un surviendra une mésentente reliée au fardeau de tâches.«Comme c’était la principale difficulté et qu'elle peut être aplanie par ce processus, le conseil demande que l’on cesse immédiatement le recours aux moyens de pression», a indiqué hier Denis Lalonde, agent de communications au Conseil des services essentiels.La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec et l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ) ont indiqué hier soir qu’elles ne feront connaître leurs réactions à cette décision qu’aujourdTiui.La FIIQ fera savoir ce matin si elle entend se soumettre ou non à la décision du conseil.En cas de refus, la fédération serait passible d’outrage au travail.Le mécanisme proposé par le.CSE pour simplifier le règlement de litiges reliés à la charge de travail consiste à imposer le recours à une personne-ressource lorsque l’employeur rejette une plainte de fardeau de tâche.Cette personne, choisie par les deux parties, tentera d’amener le syndicat et l’employeur, localement, à s’entendre après avoir recueilli les preuves de part et d’autre.A défaut d’entente après cinq jours, la preuve serait remise à un arbitre pour qu’il en dispose de façon accélérée.La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec VOIR PAGE A 10: INFIRMIÈRES Le milieu de la culture s’unit contre l’AMI HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Dans un rare élan de concertation, une douzaine d’organismes du milieu culturel québécois représentant plus de 15 000 membres se sont regroupés sous la bannière de la Coalition pour la diversité culturelle et ont annoncé hier leur intention commune d’exiger le retrait des arts et de la culture des négociations entourant l’impopulaire Accord multilatéral sur l’investissement (AMD devant reprendre cet automne.Craignant que l’AMI ne rende impossible toute forme d’aide gouvernementale canadienne ou québécoise à l’industrie nationale des arts, le milieu culturel a officiellement entrepris une croisade en faveur de X«exception culturelle».Les 12 organismes membres de la Coalition pour la + diversité culturelle — dont l’Union des artistes, l’Association nationale des éditeurs de livres, l’ADISQ et l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ) — se battront pour que les entreprises culturelles et les créateurs soient systématiquement exclus des clauses de l’AMI ou de tout autre traité international de libre-échange qui pourrait être négocié dans l’avenir.VOIR PAGE A 10: AMI Philippe Sauvageau relancera le Salon du livre de Québec MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Le Salon du livre de Québec renaîtra au printemps prochain, et sous la gouverne de l’actuel p.-d.g.de la Bibliothèque nationale du Québec, Philippe Sauvageau, tel qu’en a décidé un jury supervisé par le ministère de la Culture et des Communications.Philippe Sauvageau, que certains se plaisent à nommer «l’homme des bibliothèques», est une figure bien connue du milieu littéraire québécois.Ses actions, nombreuses au fil des ans, l’ont mené récemment à planifier la venue de la Grande Bibliothèque du Québec, en plus de travailler à d’importants changements au sein de la Bibliothèque nationale du Québec.Outre son intérêt pour la région de Québec, où il a VOIR PAGE A 10: SAUVAGEAU William Johnson a fait le point hier sur sa participation au défilé de la Saint-Jean (voir texte en page A 3), au cours duquel il a été chahuté, insulté et enlevé par les policiers à mi-parcours par mesure de sécurité.Le président d’Alliance Québec ainsi que le comité organisateur du défilé et les forces de l’ordre se sont tous portés volontaires pour que ce 24 juin 1998 soit marqué par la polémique.B r i a n My I e s Lm entêtement de William Johnson à marcher parmi la population lors de la parade relève davantage du calcul politique que de la naïveté d’un fier Québécois bilingue ou du «phénomène de société», comme il l’a lui-même déclaré.Tout au long de cette saga, William Johnson n’aura pas dérogé à son idée: prendre part au défilé.Il a négocié avec le comité organisateur pour avoir sa place parmi les dignitaires, mais sans succès.Il a donc décidé de se joindre au cortège.11 faut se rappeler l’insistance de William Johnson, mercredi, à tenir les policiers à l’écart alors que le couvercle de la marmite s’apprêtait à sauter.Il faut se souvenir de l’empressement du vice-président d’Alliance Québec, Anthony Housefather, à en appeler au premier ministre Lucien Bouchard afin qu’il «marche» avec la tête de Turc des souverainistes l’an prochain, alors que les policiers et les belligérants n’avaient pas encore retrouvé leurs esprits.Fort habile dans son rôle de martyr la veille, William Johnson en a remis hier.Les policiers l’ont d’abord «enlevé de force», a-t-il dit.Il était déterminé à aller au bout de son calvaire, même au risque de sa sécurité.Insulté de toutes parts, pris dans des bouchons humains qui l’empêchaient d’avancer, il en a conclu qu’il a été l’objet de comportements racistes.Pire, sa liberté d’expression et de mouvement a été «brimée» par l’action conjointe du public et des policiers.Le comportement de l’un appelait cependant l’intervention des autres.Aujourd’hui, William Johnson est une victime ou un provocateur, c’est selon.Il n’est surtout pas le citoyen anonyme qu’il prétendait être en se mêlant à la foule.L’homme a été rapidement repéré, ciblé et attaqué par une faction du mouvement souverainiste.William Johnson aura prouvé que les épithètes de «politicien aguerri» et de «Pit-Bill» ne lui ont pas été accolées sans raison.Par son action, il aura révélé le caractère résolument politique de la Saint-Jean, la fête nationale de tous les Québécois.francophones.Mais est-ce le souhait du peuple que cette polarisation de la fête?Une enquête Sondagem réalisée récemment pour le compte du Devoir, du Soleil et de Télé-Québec révélait que sept Québécois sur dix considèrent le 24 juin comme la fête de tous.La Fête nationale reste malgré tout un puissant véhicule politique.Pierre Elliott Trudeau l’a compris 30 ans avant William Johnson.Il avait dû esquiver des projectiles en face de la Bibliothèque centrale de Montréal, à quelques mètres de l’endroit où, coïncidence, Johnson a été retiré de la circulation mercredi.La police chargeait les manifestants tandis que Trudeau remportait les élections le lendemain.Sur la base de son coup d’éclat, William Johnson demande maintenant au gouvernement du Québec de reprendre le contrôle de l’organisation de la Fête nationale.Il attaque la crédibilité de la Société Saint-Jean-Baptis-te de Montréal — vouée à la «sécession», dit-il —, qui est derrière l’organisation du défilé.Il s’interroge sur la pertinence de diffuser le spectacle de la Saint-Jean sur les ondes de Radio-Canada.M.Johnson ne serait jamais parvenu à susciter autant de controverse à lui seul.Il peut dire merci au comité organisateur, qui a refusé dès le départ de l’inviter à marcher parmi les dignitaires, tous protégés par un cordon humain de bénévoles.Relégué au rang de simple citoyen, M.Johnson était encore plus visible.M.Johnson doit également une fière chandelle aux policiers.Plutôt que d’assurer sa protection, les agents se sont pliés à sa volonté et se sont maintenus à distance — du moins jusqu’à la rue Amherst.Résultat?Ce sont les journalistes, caméramans et photographes qui ont assuré malgré eux la sécurité du président d’Alliance Québec qui ne voulait surtout pas, en laissant les policiers s’approcher, avoir l’air de céder à l’intimidation.Les policiers, justement au nom de la sécurité, n’auraient-ils pas dû s’interposer dès le départ entre William Johnson et ses détracteurs?Le comité organisateur du défilé a décidé de ne pas faire de cadeau au nouveau président d’Alliance Québec.Ce dernier a répliqué en s’offrant en pâture aux participants qui ont pu à leur tour verbaliser leurs convictions politiques dans une séance de défoulement collectif.Le jeu aura-t-il fait des perdants?Relégué au rang de simple citoyen, Bill Johnson était encore plus visible POLITIQUE Candidat, Joe Clark entend rapprocher les Canadiens, page A 2 POLITIQUE ÉCONOMIE Un négociateur traitera Microsoft lance avec les chefs mohawks, Windows 98 dans la page A 4 controverse, page A 7 JACQUES NADEAU LE DEVOIR AUTRE DUR lendemain de veille sur le Plateau Mont-Royal, hier, où 36 vitrines de commerces ont été fracassées par des trouble-fêtes à la fin de la soirée des festivités de la Saint-Jean.Douze adultes et quatre mineurs ont finalement été arrêtés par la police de la Communauté urbaine de Montréal.Le maire de Montréal, Pierre Bourque, a vivement déploré les incidents tout en estimant que les policiers de la CUM avaient fait un travail impeccable, dans les circonstances.Nos informations, page A 3.L’esprit Clerc Entre l’élan créateur et les valeurs établies, Julien Clerc joue les équilibristes Aux couleurs de l’été Le Devoir propose à ses lecteurs, à compter d’aujourd’hui, de nouveaux rendez-vous.Des rendez-vous qui auront la couleur de l’été et un air de vacances.À la une du cahier Plaisirs, tous les vendredis, l’historien Denis Vaugeois, en collaboration avec Marcelle Cinq-Mars, invitera les lecteurs à mesurer leurs connaissances historiques.Portant sur des personnages ou des événements, ce petit jeu-questionnaire est sans prétention autre que le plaisir de se mesurer à soi-même ou à ses amis.Aujourd’hui, il sera question d’un personnage important de notre histoire que l’on pense bien connaître, Samuel de Champlain.Le samedi, notre chroniqueure horticole Danielle Dagenais nous donnera rendez-vous dans les jardins, les champs, les sous-bois ou même les terrains vagues.Son projet: nous faire connaître une plante, généralement indigène, et npus inviter à aller la découvrir dans son habitat naturel.A découvrir demain: l’asdépiade commune.Le mardi, à la une du cahier B, nous vous présenterons un grand reportage international signé par nos journalistes ou un collègue du journal Libération ou Le Monde.Dans la dernière partie du mois de juillet, l’écrivaine Christiane Lahaie nous fera suivre les pas de son personnage Eugenio Lorca.Il s’agit d’un feuilleton journalistique quotidien, écrit spécialement pour les lecteurs du Devoir.En page éditoriale, trois nouvelles signatures feront leur apparition.Nous vous donnons rendez-vous jusqu’à la fin du mois d’août avec Naim Kattan, Louise Sexton et Louis Cornellier.Enfin, tous les jours, à compter de demain, un brin de poésie à la une du journal pour enchanter notre été, beau temps mauvais temps.Julien Clerc revendique haut et fort sa liberté de créateur.À le cuisiner un peu, cependant, il est facile de constater que le regard scrutateur de la France, à l’affût des moindres faits et gestes de son enfant chéri, influence inévitablement le cours de sa carrière.VOIR PAGE A 10: CLERC LOUISE LEDUC yy LE DEVOIR Etre le chantre de Femmes, je vous aime, de Cœur volcan et de Ma préférence entraîne certaines obligations envers la francophonie en général et les femmes en particulier.Quand le corrosif parolier Jean-Claude Vannier a proposé à Julien Clerc une chanson traitant de toutes ces rêveuses prêtes à tout pour une carrière au cinéma, le chanteur a renvoyé le parolier à ses devoirs.«Au troisième couplet, Vannier se mettait à être méchant avec la fille, et les Français n’auraient pas aimé m’entendre chanter quelque chose comme “Tu trouves un vieux crabe qui ressemble à ton père / câlins et tendresses contre Julien sécurité financière”».Ainsi, le statut de dernier amant romantique impose une certaine réserve?«On peut tout dire, à condition de trouver les mots justes et les formulations poétiques.Vannier l’a compris et a trouvé l'image évocatrice recherchée: “Sur son bureau / il a mis ta photo".Tout en douceur, on saisit très bien que la fille a un amant plus vieux qu'elle.» En une version corrigée, Star de l’entracte figure donc sur le dernier disque de Julien Clerc, de passage aujourd’hui aux FrancoFolies.Si ce n’est quelques influences world beat, ce dernier disque, sorti l’an dernier et intitulé Julien, porte bien la signature de son auteur, porte-étendard par excellence de la chanson d’amour d’aujourd’hui.Cette étiquette lui a-t-elle jamais pesé?N’a-t-il jamais eu envie de changer d’orientation musicale?«Je n ’ai aucun regret d’avoir interprété tant de chansons d’amour parce que mes fabuleux paroliers ne m’ont jamais fait dire des banalités comme “reste ici, je m’en vais, reviens".En plus, j’ai eu cette chance inouïe d’être aimé par les femmes.» Nul doute, les bonnes fées se sont penchées sur le berceau de Paul-Alain Leclerc, véritable prénom du célèbre chanteur.Dès 1966, par un formidable coup du destin, il crgise au bar La Sorbonne le parolier Etienne Roda-Gil.Deux ans plus tard, leur collaboration porte ses premiers fruits: La Cavalerie, leur premier 45 tours.En 1969, Julien Clerc prend part à l’adaptation française de Hair au théâtre de la Porte Saint-Martin et, en 1970, il triomphe à l’Olympia.Une consécration précoce n’attend pas l’autre et le talent de Julien Clerc est bientôt salué par Jacques Brel et Barbara.Clerc Depuis lors, Julien Clerc continue de servir ses classiques et reste fidèle à ses collaborateurs fétiches de la première heure, contre vents et marées.Après dix ans de distance, Julien Clerc retrouvait d’ailleurs en 1990 Etienne Roda-Gil et encore, en 1997, le parolier 7 I 778313000689 L E I) E V OIK.L E V E N I) K EDI 2 (i JUIN I !) !) 8 A 2 ?LES ACTUALITES- Des stages rémunérés pour les immigrants CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Dix-neuf pour cent des adultes prestataires de la sécurité du revenu aptes au travail sont nés à l’extérieur du Canada.Aussi, les immigrants jouiront cette année d’un nouveau programme d’intégration à l’emploi, qui vise à les sortir du dénuement économique dans lequel ils vivent Le programme financé par Québec favorisera l’embauche de 225 immigrants, à la fois à Montréal et en région.Le ministère de l’Emploi et de la Solidarité, dirigé par Louise Harel, financera 50 % des salaires des stagiaires, tandis que l’employeur couvrira l’autre portion de 50 %.Plusieurs immigrants ont de la difficulté à se trouver un emploi parce qu’il proviennent de réseaux particuliers, parce qu’ils sont pénalisés par la non-reconnaissance de leurs diplômes ou parce qu’ils connaissent mal le marché du travail québécois.Selon les données de Mme Harel, des 79 927 adultes à la sécurité du revenu nés hors Canada, 22 % ont complété un cours secondaire et 13 % ont atteint le niveau universitaire.C'est beaucoup plus que la moyenne québécoise.On donnait hier l’exemple de l’ingénieur Mohammed Boudjelti, diplômé d’Alger, qui n’a pas d’expérience canadienne et ne fait pas partie de l’Ordre des ingénieurs du Québec.M.Boudjelti est prestataire de l’aide sociale.On mentionne aussi le cas de Lamine Aoudjit, diplômé en biochimie, dont l’expérience en territoire français ne garantit pas pour autant un emploi au Québec.En attendant, M.Aoudjit est également prestataire de l’aide sociale.Le programme s’adresse à des personnes économiquement démunies.Le coût du programme est de 2,9 millions, dont 1,1 million provient du Fonds de lutte contre la pauvreté par la réinsertion au travail.Le ministère des Relations avec les citoyens fournira pour sa part les sommes allouées à la relocalisation des immigrants habitant la région métropolitaine.Le ministère de la métropole veillera pour sa part à la promotion du projet et à la sensibilisation des employeurs vers l’accueil des stagiaires.Différents stages sont offerts, certains visant la mise à jour des compétences déjà acquises et d’autres s’appliquant à l’acquisition de nouvelles compétences.Le tout se fera grâce à la coordination du CAMO-PI (Comité d’adaptation de la main-d’œuvre - personnes immigrantes).Les stages ont trait à des métiers non spécialisés, semi-spécialisés ou spécialisés, par exemple des chauffeurs, des horticulteurs, des magasiniers ou des travailleurs du meuble.Officiellement candidat à l’investiture du PC Clark veut rapprocher les Canadiens «Oui, fai de l’exprérience.Si vous voulez de la nouveauté, cherchez ailleurs» REUTERS Joe Clark reçoit un baiser de sa fille Catherine après avoir annoncé, hier à Calgary, qu’il se portait candidat à la direction du PC.Après s’être tenu à l’écart de la vie publique pendant cinq ans, Joe Clark y revient en se portant candidat à la succession de Jean Charest L’ancien chef du PC mise sur son expérience et jouit de nombreux appuis.Certains se demandent toutefois si une figure nouvelle à la direction du parti ne ne serait pas préférable.PRESSE CANADIENNE Calgary — Soucieux de rapprocher les Canadiens et de préserver l’unité du pays, l’ex-pre-mier ministre Joe Clark a annoncé officiellement hier qu’il souhaite diriger le Parti conservateur lors des prochaines élections fédérales.«Nous devons regagner la confiance des Canadiens qui ont perdu foi etwers nous ou, ce qui est plus grave, envers les institutions politiques canadiennes», a dit M.Clark en conférence de presse au Saddledome de Calgary.Ce sont les profondes divisions entre Canadiens qui l’ont incité à tenter sa chance à l’investiture du parti après cinq ans passés loin de la vie publique, a-t-il dit, ajoutant que le soutien de sa famille, de ses amis et collègues dans tout le pays l’avait convaincu de se joindre à la course au leadership.«Nous avons beaucoup de travail à faire ensemble», a-t-il ajouté, se disant honoré d’avoir déjà obtenu l’appui de 11 des 19 députés du parti.S’exprimant tantôt en anglais, tantôt dans un français laborieux, M.Clark n’a pas cherché à justifier son passé, y compris la chute de son éphémère gouvernement minoritaire et sa défaite subséquente comme leader du parti aux mains de Brian Mulro-ney.«Certains disent que je suis un homme du passé.Oui, j’ai de l’expérience dans le travail que je sollicite.Si vous voulez de la nouveauté, cherchez ailleurs.» Conscient de projeter une image publique plutôt terne, il a fait rire l’audience en disant qu’il était un cas désespéré pour les fabricants d’image.L’annonce d’hier n’a surpris personne, M.Clark, qui dirige une prospère entreprise de consultants en affaires internationales, ayant exprimé la semaine dernière son intérêt pour un retour en politique.Hugh Segal, un stratège de longue date du parti, et l’ex-ministre manitobain Brian Pallister sont considérés comme les plus sérieux rivaux de M.Clark.Deux candidats moins connus, John Long, homrpe d’affaires ontarien, et Scott Paterson, auteur à la pige d’Ottawa, sont également dans la course à la succession de Jean Charest, qui a quitté en mars pour devenir chef des libéraux du Québec.David Orchard, un fermier de Saskatchewan opposé au libre-échange, a indiqué qu’il annoncerait sa candidature la semaine prochaine.• On connaîtra la liste officielle des candidats à l’élection du nouveau chef le 31 juillet, date limite pour r^ unir le dépôt de 30 000 $ exigé.L’élection du nouveau leader aura lieu le 24 octobre.Le premier ministre Jean Chrétien a souhaité bonne chance à M.Clark.Le leader réformiste Preston Manning a fait de même, tout en se disant surpris du retour de M.Clark en politique.D’autres se demandent si M.Clark a vraiment ce qu’il faut pour sauver le Parti conservateur, grevé d’une dette de dix millions de dollars et ne comptant que 19 députés aux Communes.Une nouvelle figure, une nouvelle approche seraient peut-être préférables, a ainsi estimé Don Ma-zankowski, ex-vice-premier ministre conservateur.Le politologue Peter McCormick croit lui aussi que les conservateurs feraient mieux de se donner un nouveau leader, plus jeune, plus charismatique.TEL.: 985-3344 AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 40 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE BEAUHARNOIS.NO: 97-03418-1, COUR MUNICIPALE, LA VILLE DE ST-TIMOTHÉE, Partie demanderesse -vs- CHRISTIAN PAQUETTE, Partie défenderesse.Est par la présente, donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en cette cause seront vendus au: 9781, Côte St-Louis à Sle-Scholastique à 10:00 heures le 10 juillet 1998 à savoir: 1 véhicule de marque Ford Mustang de couleur jaune.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou au plus offrant el dernier enchérisseur.Donné à St-Jérôme, ce 22 juin 1998.PATRICIA FAUBERT, HUISSIER DE JUSTICE.FILION & ASS,, HUISSIERS, 110 ouest, de Martigny.St-Jérôme, Québec J7Y 2G1.TéL: (450) 436-8282 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LAVAL.NO: 540-32-001767-944, COUR DU QUÉBEC, DANIEL BOULIANE, Partie ( MERCI MON DIEU > Dites 9 fois Je vous salue Marie par jour durant 9 jours, faites 3 souhaits, le premier concernant les affaires, les deux autres pour l’impossible.Publiez cet article le 9' jour, vos souhaits se réaliseront même si vous n'y croyez pas.Merci mon Dieu, c’est incroyable mais vrai.^M.B.D.D __________________) Avis public demanderesse -c.- BERNARD PELLETIER, Partie défenderesse.Est par la présente, donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en celte cause seront vendus au: 350 Ampère, App.5.Laval dit district à 10:00 heures le 7 juillet 1998 à savoir: Un télécouleur Goldstar 26" et accs.un lave-vaisselle Eaton noire et accs, un micro-ondes Hotpoinl noir el accs.Lesquels elfets seront vendus pour argent comptant ou au plus offrant el dernier enchérisseur.Donné à Laval, ce 19 juin 1998.ÉRIC LATRAVERSE.HUISSIER DE JUSTICE.LATRAVERSE & ASS.HUISSIERS.1717, St-Martin Ouest, bureau 235, Laval, Québec H7S 1N2.Tél.: (514) 978-8869 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LAVAL: NO: 540-61-009258-978, COUR DU QUEBEC.PERCEPTEUR DES AMENDES, Partie demanderesse -c.- SYLVAIN POIRIER.Partie défenderesse.Est par la présente, donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en cette cause seront vendus au: 2067, Albert-Murphy, App.201.Laval dit district à 10:00 heures le 7 juillet 1998 à savoir: 1 télécouleur 30* Sony et accs.t vidéo Toshiba et accs.un système de son 4 morceaux 2 colonnes de son Sony el accs, un Play Station el accs, t cellulaire Motorola et accs, etc.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou au plus offrant et dernier enchénsseur.Donné à Laval, ce 23 juin 1998.BENOIT GAUTHIER.HUISSIER DE JUSTICE.LATRAVERSE & ASS., HUISSIERS, 1717, St-Martin Ouest, bureau 235, Laval, Québec H7S 1N2.Tél.(514)978-8869 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT: MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, CH.CIVILE, NO.500-22-015539-987, Elie Diuso, Partie demanderesse -vs- Sylvana Brunetti el Hassan Mabrouki, Partie délendresse.Le 21ième jour de juillet 1998 à 10h00, au 6883,10ième Avenue, Montréal, QC, district de Montréal seront vendus par autorité de Justice les biens et elfets de: Sylvana Brunetti el Hassan Mabrouki.saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule BMW noir, 4 portes, 4 plaque XZW88547, # série WBAGB4304J3208651 et acc„ 1 camionnette Dodge Caravan blanche, •plaque FK88547, » série 2B4FK453LR644258 et acc„ 1 vidéo Sanyo el acc., 1 télévision Sanyo 27* app.avec meuble mélamine noir et acc., 1 micro-ondes blanc Toshiba et acc., 1 modulaire de salon en mélamine blanc, 6 vitres.6 portes en bois el acc., 1 buffet en bois comprenant 4 portes vitrées, 4 portes bois el acc., et plusieurs autres items.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISÉ.Information: Pierre Foisy huissier du district de Longueuil, GAUCHER HUISSIERS, 558, Notre-Dame, bureau 102.Saint-Lambert, Québec J4P 2K7.Tél.: (514) 465-4650 OANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL No.: 500-05-041481-985 COUR SUPÉRIEURE BANQUE CANADIENNE IMPÉRIALE DE COMMERCE Requérante c.Ville de Montréal ® Service du greffe Article 36a de la Charte 2' avis Avis en vertu de l’article 36a de la Charte de la Ville de Montréal.Le chef de la division géomatique au Service des travaux publics et de l’environnement a approuvé, le 29 mai et le 5 juin 1998, en vertu de la résolution CE94 02575 du comité exécutif du 21 décembre 1994 lui déléguant ce pouvoir, les descriptions de rue et de ruelles suivantes, afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l’article 36a de la Charte: 1.«Deux parties de ruelles situées au nord-est de la rue Louis-Veuillot entre la rue Hochelaga et la rue De Toulouse, faisant partie du cadastre de la paroisse de Longue-Pointe, circonscription foncière de Montréal, plus explicitement décrites comme suit: Une partie du lot 21-291 (ruelle), bornée vers le nord-est par les lots 26-19 (ruelle), 26-20 (ruelle), 26-29 (ruelle), vers le sud-est par une autre partie dudit lot 21-291 (ruelle), faisant partie de la rue Landry, vers le sud-ouest par les lots 21-281 à 21-290 et vers le nord-ouest par le lot 21-292 (rue), faisant partie de la rue Hochelaga, contenant en superficie trois cent quarante-huit mètres carrés et deux dixièmes (348,2 m!).Une partie du lot 21-291 (ruelle), bornée vers le nord-est par les lots 26-39 (ruelle), 26-40 (ruelle), 26-41 (ruelle), vers le sud-est par le lot 21-143 (rue), faisant partie de la rue De Toulouse, vers le sud-ouest par les lots 21-271 à 21-276 et 21-2231 et vers le nord-ouest par une autre partie dudit lot 21-291 (ruelle), faisant partie de la rue Landry, contenant en superficie deux cent soixante-dix-huit mètres carrés et six dixièmes (278,6 m’)».(D980455019) 2.«Une partie de ruelle située au nord-est de la rue Louis-Veuillot entre la rue De Marseille et la rue Boileau, faisant partie du cadastre de la paroisse de Longue-Pointe, circonscription foncière de Montréal, plus explicitement décrite comme suit: Une partie du lot 21-710 (ruelle), bornée vers le nord-est par une partie du lot 26-64 (ruelle), vers le sud-est par le lot 21-710-3, vers le sud-ouest par les lots 21-694 à 21-709 et 21-2043 (ruelle) et vers le nord-ouest par le lot 21-711 (rue), faisant partie de la rue De Marseille, contenant en superficie cinq cent soixante-dix-neuf mètres carrés et cinq dixièmes (579,5 m!)“-(D980455020I 3.«Une partie de la rue Curatteau située au sud-est de la place Curatteau, faisant partie du cadastre de la paroisse de Longue-Pointe, circonscription foncière de Montréal, plus explicitement décrite comme suit: Une partie du lot 389-1190 (ruelle), bornée vers le nord-est et vers le sud-ouest par d’autres parties dudit lot 389-1190 (ruelle), vers le sud-est par le lot 389-1101 (rue), faisant partie de la rue Curatteau et vers le nord-ouest par le lot 390-507 (rue), faisant partie de la rue Curatteau, contenant en superficie quatre-vingt-trois mètres carrés et six dixièmes (83,6 m')».(D980455021) 4.«Deux ruelles situées à l'est de la rue Sherbrooke entre l'avenue Jeanne-d'Arc et le boulevard Pie-IX, faisant partie du cadastre du Village de Hochelaga, circonscription foncière de Montréal, plus explicitement décrites comme suit: La partie du lot 14-754 (ruelle), bornée vers le nord-est par les lots 14-765D, 14-765E et 14-765F et une partie du lot 14-765C, vers le sud-est par une autre partie du lot 14-754 (ruelle), vers le sud-ouest par les lots 14-761D et 14-761E et une partie du lot 14-761C et vers l'ouest par le lot 14-762A (ruelle), contenant en superficie deux cent soixante-dix-sept mètres carrés et cinq dixièmes (277,5 m').Le lot 14-762A (ruelle), contenant en superficie quatre cent soixante-quatre mètres carrés et cinq dixièmes (464,5 m')»- (D980455022) Le droit à une indemnité en égard à ces acquisitions doit être exercé par requête devant le Tribunal administratif du Québec, dans l'année qui suit la troisième publication du présent avis.Cet avis est le deuxième que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 26 juin1998 Le greffier, M* Léon Laberge LES IMMEUBLES MIMEC BOUCHERVILLE INC.Intimée A: LES IMMEUBLES MIMEC BOUCHERVILLE INC.Prenez avis que les procureurs de la requérante ont déposé au greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal, au 10 rue St-Antoine est, Montréal, à votre attention une copie d’un avis de représentation de la requête en délaissement forcé (prise en paiement) qui était initialement présentable le 10 juin 1998 dans le présent dossier.Avis vous est donné par la présente que ladite requête sera maintenant présentée le 5 août 1998 à la Cour Supérieure du district de Montréal, en salle 2.16 à 9h00 ou aussitôt que conseil pourra être entendu.Montréal, le 23 juin 1998 L.DUCHESNE, g.a.Greffier adjoint AVIS DE DEMANDE DE CHANGEMENT DE NOM Prenez avis que Graziella Renda en sa qualité de mère domiciliée à 12141, 54e Avenue, présentera au Directeur de l’état civil une demande pour changer le nom de Giuseppe Tilli en celui de Joseph Tilli.Montréal, 9 juin 1998 GRAZIELLA RENDA Demande de publication d’un avis de changement de nom d’une personne majeure PRENEZ AVIS que HERBAL LEONARD SPENCE domicilié au 2295 de la rue Madison, app.203, AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax 985-3340 dans les Cité et district de Montréal H4B 2T6, s'adressera au Directeur de l'état civil afin d'obtenir un certificat lui permettant de changer son nom en celui de BOBBY HERBAL LEONARD SPENCE.CHRISTIANE CONSTANT, AVOCATE Merci.LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi '/Wrr max 26 «0b yyy/'r min “| 7 yyyrr max 26 15/26 SS 16/26 & s /'//'/ y/ f & T*w VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS Températures : MAX / MIN 10/4 Goose Bay Blanc Sablon Kuujjuaraptk 18/8 25/10 La Grande IV >W7 Sept-îl 18/9 ¦ 18/12 Iles de la Madeleine fvvri Chibougamau fn, '/'ii'l'l'l' -Riviôre-du-Loup 22/12 ¦ J 23/10 hicoutimi Québec W 21/12 //' .19/14 Vald0r 23/13 is-Rivières 26/17 ¦ ,25/18 P______Sherbrooke Lever 5h08 Coucher 20h46 Montréal Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi riiytj CL max 19 m'n 14 am max 20 Aujourd'hui Ce Soir Samedi il'l'lT WW! Dimanche Lundi wffîi' ^ HH HH HH HH Météo-Conseil l+l Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source Le virage ambulatoire: un fiasco, jugent les Québécois PIERRE O’NEILL LE DEVOIR LJobjectif d’assainissement des finances publiques s’appuie sur un très large consensus populaire, mais les mesures mises en place pour y arriver s’attirent la réprobation générale.La réforme de la santé était jugée indispensable, mais le virage ambulatoire est perçu comme un échec.Selon une enquête d’opinion publique réalisée par la maison Sonda-gem pour Le Devoir entre le 29 mai et le 2 juin, près des deux tiers des Québécois (64,4 %) reconnaissent que la réforme de la santé mise en œuvre par le gouvernement Bourassa était absolument nécessaire.En contrepartie, le virage ambulatoire est l’objet d’une condamnation sans équivoque: plus des deux tiers des Québécois (67,5 %) sont d’avis que cette opération a tourné au fiasco.Effectué auprès de 1003 personnes, ce sondage permet non seulement de poser le diagnostic mais il établit les causes de cette faillite.Près des deux tiers des Québécois (63 %) sont d’avis que le délai que s’est fixé le gouvernement pour atteindre l’objectif du déficit zéro est «beaucoup trop court», une opinion avec laquelle 31,2 % des gens se disent en désaccord.Au cours des dernières semaines de travaux parlementaires, l’opposition libérale a attaqué sans relâche la façon de faire du gouvernement, l’accusant d’avoir «démoli» le système de santé, d’avoir poussé à bout le réseau Daniel Johnson retourne au droit (Le Devoir) — L’ancien chef du Parti libéral du Québec, Daniel Johnson, retournera à la pratique du droit.Il se joindra, à partir de septembre, à l’important cabinet McCarthy, Tétrault, auquel appartient également l’ancien président d’Hydro-Québec, Richard Drouin, et le juriste Gérald IL Tremblay.Il se spécialisera dans le droit commercial, champ dans lequel il œuvrait à son entrée chez Power Corporation en 1973.Cinq ans plus tard, il y devenait vice-président pour les questions juridiques.Il a occupé ce poste jusqu’au moment d’entreprendre sa carrière de politicien en 1981.Il a étudié le droit à l’Université de Montréal.Après l’annonce de son départ de la politique, le 2 mars dernier, les rumeurs avaient couru sur ses nouvelles fonctions.On lui prédisait une carrière chez Bombardier ou un poste prestigieux en Europe pour une multinationale canadienne.Banquiers et autochtones: pas le même rythme Toronto (PC) — Les autochtones et les banquiers canadiens ne vivent pas au même rythme, selon toute vraisemblance.L’économiste en chef de la Banque Royale, John McCal-lum, a |)atienté pendant presque trois heures, hier, lors du congrès et causé une pénurie de médecins, d’infirmières, d’équipements modernes et de lits dans les centres hospitaliers.Après avoir imposé au réseau de la santé des compressions budgétaires de 2,3 milliards en quatre ans, le gouvernement a finalement pris connaissance de ses propres sondages et a annoncé l’injection de 110 millions de dollars par année dans le réseau.Pour la plupart des intervenants du milieu, c’était trop peu trop tard, alléguant que ces quelques dizaines de millions n’allaient pas suffire à répondre aux exigences des médecins et des autres employés du réseau.La semaine dernière, sur un sujet limitrophe à celui de la santé, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité l’adoption de la loi visant à restreindre l’usage du tabac, notamment dans les milieux de travail et dans les restaurants.Or, selon l’enquête réalisée par Sondagem, l’initiative gouvernementale n’inspire pas tellement confiance.En fait, 62,4 % des Québécois sont convaincus que cette nouvelle loi n’aura pas pour effet d’empêcher les gens de fumer.Il y en a néanmoins 31,6 % qui soutiennent le contraire.Ce sondage a été effectué dans Je cadre de l’omnibus Sondagem du début de juin.Les sondeurs ont effectué 1003 entretiens téléphoniques à partir d’un échantillon représentatif de la population adulte du Québec, soit 1577 numéros de téléphone validés.Avec un taux de participation de 63,6 %, on estime la marge d’erreur statistique maximale d’un tel sondage à plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.annuel de l’Assemblée des Premières Nations, afin de dire que les: entreprises canadiennes devaient faire leur part pour permettre aux autochtones de sortir de la pauvreté.11 a toutefois été contraint de quitter les lieux sans avoir pu s’adresser aux chefs, en raison d’un programme trop chargé.Le rassemblement annuel, qui prenait fin hier au terme de trois jours de discussions, avait pour thème l’indépendance économique.M.McCallum devait en être le conférencier le plus en vue.Contrairement aux congrès politiques, il n’est pas rare pour les réunions autochtones de commencer en retard ou encore de se prolonger au delà de l’horaire prévu.A la blague, les autochtones affirment avoir leur propre fuseau horaire.En fait, lorsqu’ils organisent un événement, ils n’aiment pas être soumis à des contraintes de temps.Pour le grand chef de l’Assemblée des Premières Nations, Phil Fontaine, il est toutefois grand temps que les autochtones règlent leur problème de manque de ponctualité.«Nous souhaitons nous améliorer en ce qui a trait à la gestion de notre temps», a-t-il déclaré, hier.«Nous devons nous adapter, a-t-il ajouté.Cette nécessité est devenue très claire, ici, aujourd’hui.» M.Fontaine faisait alors allusion aux critiques formulées par certains congressistes, l’un d’eux ayant estimé que l’Assemblée des Premières Nations devrait contrôler les chefs qui passent l’essentiel de leur temps à entretenir leurs relations sociales et à parler au téléphone.x I.K I) K V 0 I H .L E V E N I) li E 1) 1 2 (i .1 I! I N I SM» « ¦1^ i' i A 10 T ii Juliette Gréco aux FrancoFolies u Chantez, Juliette!» ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Elle est apparue toute blanche, dans une robe noire aux manches chauve souris, ouvrant tout grand les irtêmes yeux charbonneux qui firent sa gloire du temps où qlle était la muse de Saint-Germain-des-prés.Elle a le visage toujours beau, plus fragile qu’avant, 71 ans, le geste plus mesuré, des failles dans la voue.Il est loin ie temps où élle hantait les caves de l’après-guerre, avec ses longs cheveux noirs, dans la mouvance d’existentialistes dont la postérité n’avait pas encore retenu les noms.La Gréco, quand elle avance, c’est le vieux Paris qui ressuscite avec elle, les folles nuits du Boeuf sur le toit.Et le passé de ses admirateurs renaît aussi pour leur rappeler qu’autrefois, ils l’écoutaient si religieusement chanter Déshabillez-moi.'¦ Sur scène, ils sont cinq à ses côtés, son pianiste, une guitare, une liasse, un accordéon, venus mettre des notes Sur la voix qui fut mythique, accompagner les chansons ifnmortelles et les airs qu’on découvre.Le public du théâtre Maisonneuve à Place des Arts venaient voir hier soir chanter un monument, celle qui dit un jour à Sartre: «J’aimerais chanter» — Chantez, chantez, Juliette — Elle le fit.Elle chante toujours, reprenant les airs immortels que tous voulaient entendre, des Feuilles mortes au Temps des cerises en passant par La Javanaise aue Gainsbourg écrivit pour elle, La chanson des vieux niants.Ovationnés qu’ils furent, ces airs-là, que chacun fredonnait à l’unisson dans sa tête, connaissant par coeur lèur moindre couplet.N’empêche qu’elle n’a guère envie de restée murée au passé, l’interprète de Prévert et de Queneau.Douze chansons nouvelles, sous la plume du scénariste et auteur Jean-Claude Carrière, tirées de son nouveau disque, inégales, sont venues s’intercaler aux tranches de nostalgie.L’une d’elle très belle, une histoire de yeux bleus et d’homme au désespoir, faisait chavirer.Elle chante toujours l’amour, Juliette Gréco, mais aussi le temps qui passe.«On n’oublie rien de rien, On s’habitue.C’est tout.» • Et tant pis si la voix de la dame noire fausse parfois, si le coffre n’y est plus toujours.Les spectateurs l’écoutent avec le recueillement du souvenir et de la ferveur.«Tes toute nue Sous ton pull, y’a la rue qu’y est maboul», entonne-t-elle.Et les mains bougent sur la robe noire, et et les projecteurs blapchissent encore les traits que le temps effrite à peine.Etrange spectacle tout de même, en première partie mal arrimé, mal ajusté.On eut même droit à ce qui ressemblait à une chicane de ménage, une algarade avec son pianiste et vieil accompagnateur Gérard Jouannest qui lui soufflait quoi dire et qu’elle accusait de l’énerver, commençant une chanson pour refuser de la poursuivre, déconcentrée.disait-elle par le musicien.Le vieux couple de Scène qu’ils forment en a sans doute vu d’autres.C’est ce même Jouannest, vieil ami de Brel, qui a façonné Gréco, lui qui met en musique les chansons de Carrière.N’em-4#êche, ça rend mal à l’aise ces prises de bec sur scène, comme des moments d’intimité qui débordent soudain sur le cadre public.«Chantez, chantez Juliette.» Elle paraissait au départ absente, à côté de ses pompes, pour reprendre de la vigueur en seconde partie en même temps que ses musiciens, soudain fouettée par la scène, par l’amour du public montréalais aussi qui ne l’avait pas vue ici de puis sept ans et en redemandait: «Ne me quitte pas».Elle l’a chanté bien sûr et le J’arrive de Brel.«Ai-je jamais rien fait d'autre qu’arriver?» C’est Gréco, mais c’est Un peu un souvenir de Gréco, parfois vibrante, parfois éteinte, mais réchauffée par l’ovation qui montait hier soir Ai parterre, bête de scène que les applaudissement nourrissent de leur sève et qui continuera encore à suivre le fconseil de Sartre: «Chantez, Juliette.» Mauvaise grille-horaire ita grille-horaire de télévision parue dans notre édition d’hier à la page B 7 n’était pas la bonne.Nos excuses.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR ,Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 91 étage, Montréal (Québec), U3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 ‘te site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction 'Au téléphone 'Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur ^Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (Par télécopieur (514) 985-3344 (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 .Par télécopieur (514) 985-3340 -Les abonnements ,Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 'Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans 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