Le devoir, 10 juillet 1998, Cahier A
FONDE 19 10 LE DEVOIR Ce fruit ouvert dans le soleil / les veux eomme l'haleine de l'aurore / comme le sel des buissons révélateurs Alain (irandbois, « L’aube ensevelie V o L .L X X XIX • N ¦ I r> 2 *- M O N T It K A L , I- E V E N I) II EDI I O .1 lî I L I.E T I il !) S 8 7 O + T A X E S = I $ / T (I 11 (I X T (I I $ PERSPECTIVES La dernière ÉCONOMIE Le dollar canadien glisse à un niveau LES ACTUALITÉS Le marché des ovules est en pleine expansion, O record, page A 6 page A 2 ÉCONOMIE Québécor achète une imprimerie en Suède: 400 millions, page A 6 L’automne sera chaud ou il ne sera pas.Les négociations qu’entreprend le gouvernement avec les syndicats représentant ses 400 000 employés donneront le ton à la prochaine campagne électorale.Encore une fois, Lucien Bouchard devra démontrer tous ses talents de négociateur pour calmer les appétits du front commun et se donner, ainsi, une chance de remporter les élections.Le gouvernement Bouchard jouera son va-tout cet automne sur les négociations du secteur public.Comme si ce n’était pas assez, après des réformes en santé, en éducation et à l’aide sociale, une politique familiale, les commissions scolaires linguistiques, une politique économique et l’atteinte du déficit zéro, le gouvernement devra faire face aux appétits longtemps ignorés de ses propres employés.Et le résultat des négociations aura certainement une influence directe sur l’issue de la campagne électorale.Pris au piège, le premier ministre Bouchard devra affûter ses talents de négociateur encore une fois pour sorür indemne de ce qui apparaît déjà comme une impasse, un guet-apens.D’abord, les demandes syndicales placent la barre très haut.Le front commun FTQ-CEQ-CSN exige des augmentations salariales représentant une dépense d’un milliard de dollars en trois ans pour le gouvernement.Les employés du secteur public savent très bien qu’ils gagnent moins que leurs collègues syndiqués travaillant dans les muni-Ma rio cipalités.Ils soulignent également Cloutier que leur rémunération n’a pas suivi la hausse du coût de la vie depuis * * * plusieurs années.En outre, les conventions collectives ont besoin d’être revues, corrigées et modernisées de fond en comble.Un rattrapage est, pour les syndicats, facilement justifiable, et les travailleurs de la santé, entre autres, devant les ratés du virage ambulatoire, n’auront probablement pas de difficulté à convaincre la population du bien-fondé de leurs demandes.De son côté, le gouvernement est en fin de course, fatigué, pour ne pas dire surtaxé de réformes, et, en outre, affaibli par les attaques d’un joueur fraîchement débarqué sur le terrain, Jean Charest.Tous les succès et les obstacles franchis par le gouvernement péquiste en quatre ans se retrouvent bien minuscules maintenant devant le mur des négos de la dernière chance.Le déficit zéro, par exemple, est bien en vue, mais que deviendra-t-il après que les tractations des prochains mois auront modifié les prévisions budgétaires?Que restera-t-il de la réforme de la santé si les employés du réseau n’obtiennent pas satisfaction et continuent leurs moyens de pression cet automne?Et les enseignants?Et les fonctionnaires qui demandent des augmentations de 16 % en trois ans?Cette dernière demande a particulièrement surpris le Conseil du trésor.D’autres surprises viendront sans doute en cours de route miner la bonne marche des pourparlers.Le gouvernement se prépare d’ailleurs au pire.Le premier ministre Bouchard n’est plus du tout certain de se rendre en Amérique du Sud, tandis que le président du Conseil du trésor, Jacques Léonard, est allé chercher au CHUM un professionnel des, communications pour prêter main-forte à son équipe.À la table, il manquera toutefois un joueur important et expérimenté, le directeur général du gouvernement, Michel Carpentier.A la veille des élections, l’opinion publique sera prise en otage plus d’une fois par les deux parties, mais il ne faudra pas s’en soucier outre mesure.Avec ses bravades syndicales et ses boutades gouvernementales, le théâtre des négociations du secteur public est un véritable rituel qui se suffit à lui-même, une improvisation mixte où il existe tout de même un scénario écrit.Ainsi, les chefs syndicaux crieront au scandale, mais pas trop (après tout, il s’agit pour la plupart de souverainistes), qui pensent aussi aux prochaines élections, conformément à l'humeur de leur base.Le gouvernement, lui, froncera les sourcils et prendra un air sérieux de circonstance pour répéter son incontournable credo du déficit zéro.Et le suspense durera probablement jusqu’à la fin, avec le piment de quelques échéanciers reportés.Par ailleurs, le gouvernement et les syndicats feront également preuve d’esprit d’initiative en suggérant quelques solutions bien mijotées jusqu’à la toute dernière minute.Les employés trouveront sans doute quelques avantages sociaux ou clauses normatives à abandonner pour s'offrir en partie les augmentations de salaires souhaitées.L’employeur pourra, pour sa part, faire miroiter quelques cadeaux supplémentaires, une semaine de vacances de plus par exemple, sans qu’il ne lui en coûte les yeux de la tête.Certes, les négociations du secteur public seront difficiles et déterminantes pour la survie de ce gouvernement.En préliminaire, il s’est toutefois fait la main avec les mêmes interlocuteurs sur les pourparlers entourant la récupération de 6 % des coûts de main-d’œuvre.Et le négociateur en chef, Lucien Bouchard, est toujours là.A moins que.MÉTÉO Montréal Québec Ensoleillé avec Nuageux passages nuageux.avec éclaircies.Max: 24 Min: 12 Max: 20 Min: 10 Détails, page B 6 INDEX Agenda .B 7 Le monde .A 5 Annonces .B 8 Les sports .B 3 Avis publics.B 6 Montréal .A3 Culture .B 9 Mots croisés.B 6 Économie .A 6 Politique .A4 Éditorial .A8 Télévision .B 8 www.Iedevoir.com Pour une cinquième journée, hier, les orangistes se sont relayés pour faire le siège de la rue située dans le quartier de Drumcree à Portadown.Des incidents sporadiques opposent les militants loyalistes aux forces de l’ordre dans l’ensemble de la province.Iff V mm **iïç***-% J •m, .?m, f-W'.t- Blair tient tête aux orangistes Le siège de Drumcree se poursuit JULIETTE BA1LLOT AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — Les dirigeants de l’ordre d’Orange et Tony Blair se sont mutuellement assurés de leur volonté de «maintenir le dialogue» sur le dossier explosif des marches en Irlande du Nord, hier à Downing Street, mais aucun n’a annoncé de concession de nature à désamorcer la tension.Au terme d’une rencontre d’une heure et demie avec le premier ministre, la plus grande loge protestante d'Irlande du Nord maintenait son exigence de parader dans Garvaghy Road, la rue catholique de Portadown (centre de l’Ulster) dont une commission indépendante lui a interdit l’accès dimanche.Depuis cette date, les orangistes se relaient pour faire le siège de la rue, située dans le quartier de Drumcree, tandis que des incidents sporadiques opposent les militants loyalistes aux forces de l’ordre dans l’ensemble de la province.De son côté, Tony Blair s’est montré inflexible sur cette interdiction, initialement destinée à éviter des troubles in-tercommunautaires et dont la levée représenterait un ca- mouflet à la fois pour le camp catholique et pour la commission, issue d’un délicat processus de paix.«La rencontre a été amicale et constructive, mais les difficultés persistent», a résumé un porte-parole de Downing Street.Le premier ministre n’est pas «en position de revenir sur la décision de la commission», a-t-il dit, mais il est «déterminé à maintenir le dialogue».Du côté orangiste, on qualifiait la discussion de «franche», en insistant également sur la poursuite du dialogue.Pour les nationalistes catholiques, le passage de la parade protestante sous leurs fenêtres n’est rien d’autre qu’une provocation.Mais pour l’ordre d’Orange, les marches historiques de l’été, qui commémorent les batailles du passé, sont la marque d’une identité protestante qu’ils estiment menacée.«Notre revendication n’est pas politique, elle vise à stopper un apartheid culturel en Irlande du Nord», a déclaré le grand maître de l’ordre, Robert Saulters, en démentant vouloir mettre à mal, sur le terrain, un accord de VOIR PAGE A 10: ORANGISTES La Croix-Rouge se bat pour sa survie Lorganisme reconnaît sa responsabilité envers les victimes de l'hépatite C et confirme son intention de les dédommager ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La Société canadienne de la Croix-Rouge a nié, hier, être en faillite.Ses dirigeants ont toutefois reconnu avoir l’intention de recourir avant l’automne à la loi sur la protection contre la faillite de façon à pouvoir à la fois dédommager les victimes de l’hépatite C et assurer sa survie comme organisme humanitaire.La Croix-Rouge reconnaissait ainsi pour la première fois sa responsabilité à l’égard des victimes de l’hépatite C infectées par le sang contaminé et son intention de la dédommager.Le secrétaire général de la Croix-Rouge, Pierre Duplessis, a expliqué hier à Ottawa, lors d’une conférence de presse convoquée en hâte à la suite de la publication d’un article dans The Globe and Mail, que le recours à la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies n’allait intervenir qu’à la fin des négociations entreprises avec les deux futures agences gouvernementales du sang, qui prendront la relève de la Croix-Rouge le 1er septembre.Ce recours, a expliqué M.Duplessis, s’il est autorisé par les tribunaux, permettrait à la Croix-Rouge de proposer une entente de règlement à l’amiable aux avocats responsables du VOIR PAGE A 10: CROIX-ROUGE Mirabel, zone franche ?La commission que présidait Guy Tardif estime que Mirabel doit avoir une vocation internationale LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Mirabel — la commission mandatée par le gouvernement Bouchard pour trouver une vocation à l’aéroport de Mirabel recommande d’en faire une zone défiscalisée et d’exempter d’impôts pendant 10 ans les entreprises qui s’y établiraient.La Commission sur le développement de la région de Mirabel a rendu public son rapport de 200 pages, hier à Mirabel, adressant des recommandations tant aux gouvernements fédéral et provincial qu’à la municipalité et à Aéroports de Montréal (ADM).Le président de la commission, Guy Tardif, ancien ministre des Transports, croit qu’il faut d'abord statuer que Mirabel a une vocation internationale et non limitée aux besoins du Québec.Ainsi, il suggère de constituer une «zone dérogatoire», une «zone internationale défiscalisée» à partir du territoire délimité par l’aéroport et le parc industriel municipal jusqu'à l’autoroute 15.Des entreprises seraient invitées à s’y établir.Celles-ci bénéficieraient de diverses exemptions d’impôts pendant 10 ans de la part des gouvernements provincial et fédéral.Une exemption serait également accordée pour la contribution de l’employeur à l’assurance-maladie et à l’assurance-emploi.Pour implanter et gérer cette zone dérogatoire, la commission recommande de créer une société sans but VOIR PAGE A 10: MIRABEL Teisco Del Rey au Festival d’été de Québec Un guitariste du troisième type On l’appelle Teisco Del Rey, mais ce n’est pas son vrai nom.Teisco, c’est d’abord une marque de guitare japonaise des années 60.Une guitare d’allure bizarre.Les guitares bizarres, c’est l’univers parallèle de Dan Forte, alias Teisco Del Rey.Il écrit à leur sujet dans les magazines spécialisés, les collectionne et, surtout, en joue.Qui plus est, il débarque ces jours-ci au Festival international d’été de Québec, en compagnie d’un tas d’autres guitaristes aussi singuliers que lui: David Lindley, Bob Brozman.Une rare invasion, dont il s’agira de profiter.SYLVAIN CORMIER Cy était l’après-midi.Un après-midi texan de janvier 1993, plein soleil jaune foncé, même pas frisquet à 68 degres Fahrenheit.J’entrai chez le disquaire Antone’s de la rue Guadeloupe, en face d'An-tone’s, le plus fameux club d’Austin.Un disque jouait très fort dans la boutique.Un formidable disque de musique surf que je ne connaissais pas.Je m’enquis auprès du préposé: quid?Teisco Del Rey, répondit-il, un peu interloqué par mon incultu- re.N’avais-je donc jamais entendu parler de Teisco Del Rey, célébrissi-me signataire de la chronique de guitares bizarres au magazine Guitar Player, Californien fou de musique surf établi à Austin?J’achetai le disque, intitulé The Many Moods Of Teisco Del Rey, curieusement importé de Finlande (!), et compris illico la gravité de mon faux pas.Ce gars-là, appris-je, était un sacré personnage, à la fois journaliste rock, collectionneur de guitares étranges et manieur pas manchot desdites guitares.L’une d’entre elles, de marque Aurora, sonnait à s’y méprendre comme un orgue Hammond, d’où le nom du modèle: Guitorgan M-300.Ajoutant au mystère, des musiciens notables de provenances fort diverses jouaient avec ce Teisco: l'har-moniciste blues Charlie Mus-selwhite, le guitariste texan VOIR PAGE A 10: GUITARISTE 778313000689 1.E I) K V 0 I R .I.K V E N I) R EDI I 0 .1 11 I I.I.E T I !» !* 8 A 2 LES ACTUALITES Traitement anti-cancer Le cocktail Di Bella n’est pas bénéfique PRESSE CANADIENNE Hamilton — Le traitement anti-cancer du professeur Luigi Di Bella n’a aucun effet anti-cancérigène chez les patients.C'est ce que conclut le ministère de la Santé de l’Italie, à l’issue d’une étude approfondie.Le ministère a examiné quelque 3000 cas à partir des dossiers personnels du Dr Di Bella et en est venu à la conclusion que le traitement n’avait pas permis de modifier quoi que ce soit à l’issue de la maladie chez les patients qui ont absorbé son cocktail anti-cancer.«S’ils ont analysé 3000 cas et n’ont pas pu en trouver un seul où le traitement a été bénéfique, alors c’est absolument choquant», a réagi le Dr Andrew Arnold, l’un des quatre médecins canadiens qui se sont rendus en Italie en avril dernier pour enquêter sur le traitement controversé.Le médecin de Hamilton, en Ontario, a déclaré avoir obtenu les résultats de l'étude italienne par l’intermédiaire du pathologiste torontois Victor Forna-sier, qui dirigeait la délégation canadienne en Italie.Les médecins canadiens ont déjà dit qu’ils ne pouvaient trouver aucune preuve permettant de conclure à l’efficacité du traitement du Dr Di Bella.Dès le début, le Dr Arnold était sceptique à l’égard de la méthode du médecin italien, mais il dit avoir été surpris de constater à quel point le résultat de l’étude était négatif.Des 3000 cas examinés dans les dossiers du Dr Di Bella, plus de la moitié de tous les patients n’ont jamais suivi le traitement Soit ils n’ont consulté le médecin italien qu’une fois, soit ils sont morts trop rapidement pour qu’on puisse évaluer leur dossier.D y a aussi eu un nombre significatif de patients pour lesquels le ministère n’a retrouvé aucun signe de diagnostic de cancer.Le ministère n’a pu trouvé que 248 patients qui ont effectivement suivi le traitement et qu’on a pu évaluer.Presque chacun d’entre eux recevait aussi une autre forme de traitement contre le cancer, en plus du cocktail Di Bella.«Pour les 248 [patients] qui ont pu être suivis une fois qu’ils ont entrepris le traitement conçu par le O' Di Bella, il n’y a eu aucun changement à l’issue prévisible de leur maladie», affirme le Dr Fornasier.Dans seulement quatre des cas vérifiés par le ministère italien, les patients ne suivaient que le traitement du D' Di Bella.Trois de ces patients sont aujourd’hui décédés, l’autre est toujours vivant, après deux ans.Le traitement controversé consiste principalement en l’administration d’un mélange de quatre éléments: somatostatine, mélatonine, bromocriptine et rétinoïdes de vitamine A La rumeur voulant que le traitement du Dr Di Bella pouvait guérir le cancer avait déclenché une véritable hystérie en Italie l’an dernier, et la communauté italo-canadienne avait eu vent de la «nouvelle».Pour tenter de calmer les choses, le ministère italien de la Santé a ordonné à l’Institut national du cancer de Rome de mener 10 essais cliniques distincts, au coût total de 20 millions de dollars.Les premiers résultats de ces essais ne seront pas connus avant la fin du mois.Le Dr Arnold trouve que les choses ont été beaucoup trop loin et qualifie même le Dr Di Bella de «dangereux», affirmant qu’il a nui à de nombreux patients ainsi qu’aux gens qui l’ont appuyé.avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s’opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d’une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y1B6 Nom et adresse du requérant Nature de Endroit la demande d'exploitation Les Plats cuisines Addition d'un 1825, bout.Restaurant pour vendre sur terrasse (demande amendée) dont 1 sur terrasse et Restaurant le Mirage Inc.RESTAURANT MIRAGE 1825, boul.Saint-Martin Laval (Québec) H7K 1N2 Dossier: 182-949 9065-1001 Québec inc.RESTAURANT MORGANTE 2880, boul.Saint-Charles Kirkland (Québec) H9H 3B6 Dossier: 188-433 9056-2968 Québec Inc.TERRASSE ALEXANDRE 4707, rue Wellington Verdun (Québec) H4G 1X2 Dossier: 212-019 Mano Caumarlin BISTRO 1815 1815, rue Laurier Est Montréal (Québec) H2H 1B5 Dossier: 218-461 Nancy Ponte et Micheline Rocheleau LES PRINCESSES DE HOCHELAGA 4970, Hochelaga Montréal (Québec) H1V 1E8 Dossier: 219-410 John Constantinakos MONTANA RESTAURANT & BAR 138, Principale Laval (Québec) H7X 1C3 Dossier: 224-360 3098-9081 Québec Inc.TAVERNE BAR PUB ROBERT BURNS ENR 5421-5423-5425-5433, Robert Burns Montréal (Québec) H4W2B4 Dossier 299-404 Production Hardi Inc.PUB DIETRICH 4282, rue Saint-Denis Montréal (Québec) existant H2J 2K8 Dossier 347-179 Saint-Martin Laval (Québec) H7K 1N2 3 Restaurants 2880, boul.pour vendre Saint- Charles Kirkland (Québec) H9H 3B6 1 Restaurant 4707, rue pour vendre Wellington avec danse et Verdun spectacles (Québec) sans nudité H4G 1X2 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 1815, rue Laurier Est Montréal (Québec) H2H 1B5 4970.Hochelaga Montréal (Québec) H1V 1E8 1 Bar Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre (suite à cession) Addition de 1 Bar Addition d'autorisation de spectacles sans nudité sur Bar 138, Principale Laval (Québec) H7X 1C3 5421-5423- 5425-5433, Robert Burns Montréal (Québec) H4W 2B4 4282, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2K8 2700115 Canada Inc.DIXIE ROYAL 3560.rue Masson Montréal (Québec) H1X 1R9 Dossier 361-279 2726319 Canada Inc.DÉLI ZYTYNSKY 3766, Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W 1X6 Dossier: 370-015 1 Bar 1 Restaurant pour vendre 3560, rue Masson Montréal (Québec) H1X 1R9 3766, Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W 1X6 Salon de quilles unique inc.SALON DE QUILLES UNIQUE INC.297A, boul.Curé Labelle Laval (Québec) J7P2H7 Dossier: 451-195 Changement de capacité et autorisation de danse et spectacles sans nudité dans un Bar existant 297A, boul.Curé Labelle Laval (Québec) J7P 2H7 Café Versace 1 Bar sur (199Q)lnc.terrasse CAFE VERSACE 1 Bar avec (1998) INC.spectacles 2827, boul.Henri- sans nudité Bourassa Est 1 Bar Montréal (Québec) (suite à H2B1V9 cession) Dossier: 496-422 9065-1092 Québec Inc.NANTHAS CUISINE 9-11, rue Duluth Est Montréal (Québec) H2W 1G7 Dossier: 574-798 9064-4733 Québec Inc.PIZZA GOUSTA 505, de la Gauchetière Ouest Montréal (Québec) H2Z 1E3 Dossier: 804-807 Thi My Hang Nguyen RESTAURANT CHEZ HANG 3527, rue Lacombe Montréal (Québec) H3T 1M2 Dossier: 865-063 1 Restaurant pour vendre 2 Bars dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 2827, boul.Henri-Bourassa Est Montréal (Québec) H2B 1V9 9-11, rue Duluth Est Montréal (Québec) H2W 1G7 505, de la Gauchetière Ouest Montréal (Québec) H2Z 1E3 Changement de catégorie de Restaurant pour servir à Restaurant pour vendre (suite à cession) 3527, rue Lacombe Montréal (Québec) H3T 1M2 Billard Miami Vice Addition 1 Bar 4260, 4274 Inc.BILLARD MIAMI VICE INC.4260, 4274 et 4280, Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1R6 Dossier: 1159-854 9063-5541 1 Bar avec Québec Inc.autorisation CLUB SESSIONS de danse et 1432.rue spectacles Crescent sans nudité Montréal (Québec) (suite à H3G 2B2 cession) Dossier: 1223-619 Fourrure Modes Jazmane Inc.ASTERIA 1469.boul.Curé Labelle Laval (Québec) H7V 2V9 Dossier: 1493-998 81678 Canada Limitée MAISON DU BIFTECK CHEZ JOE 1977 ENR.1430.rue Stanley Montréal (Québec) H3A 1P7 Dossier: 1529-122 Maison Québécoise du Théâtre pour l'enfance et la Jeunesse MAISON THÉÂTRE 245.Ontario Est Montréal (Québec) H2X 3Y6 Dossier: 1530-856 9065-2611 Québec Inc.RESTAURANT ST-DENIS 4260.rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2K8 Dossier: 1531-698 9065-2140 Québec Inc.GEORGE ET MIKE DE SCHWARTS 3750, boul.Saint-Martin Laval (Québec) H7T 1A7 Dossier: 1532-274 Brasal Brasserie Allemande inc.8477.rue Cordner LaSalle (Québec) H8N 2X2 Changement de capacité de 1 Restaurant pour vendre et de 1 Bar et 4280.Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1R6 1432, rue Crescent Montréal (Québec) H3G 2B2 1469, boul Curé Labelle Laval (Québec) H7V 2V9 Changement permanent d'emplacement de 2 Restaurants pour vendre du 1459, Metcalfe au 1430, Stanley à Montreal 1430, rue Stanley Montréal (Québec) H3A 1P7 1 Bar dans théâtre 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre Permis d'entrepôt (bière) pour les fins de l'agent 245.Ontario Est Montréal (Québec) H2X 3Y6 4260, rue Saint-Denis Montréal (Québec) H2J 2K8 3750.boul Saint-Martin Laval (Québec) H7T 1A7 2111, rue Berlier Laval (Québec) H7L 3M9 Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme, avocat Québec Le marché des ovules est en pleine expansion Les couples stériles hantent les campus universitaires canadiens et américains Toronto (PC)— Les couples stériles et les cliniques de fertilité sont de plus en plus nombreux à hanter les campus universitaires à la recherche de jeunes et belles femmes prêtes à donner — ou plutôt vendre — leurs ovules.Des universités de premier rang, au Canada comme aux Etats-Unis, sont parmi celles où les femmes font l’objet de sollicitation sous forme d’annonces dans les journaux des campus, ou sur Internet, les incitant à donner leurs ovules en échange de montants pouvant atteindre dans certains cas 35 000 $ US.Une situation «dégoûtante», commente le professeur Patricia Baird, de l’uUniversité de Colombie-Britannique.Selon celle qui a présidé en 1993 une Commission royale sur les technologies de la reproduction, on a fait du don d’ovules un sordide marché commercial.Le marché des ovules humains est alimenté par la multiplication des cliniques de fertilité qui répondent aux demandes de couples dont le seul espoir d’avoir un enfant réside dans la fécondation in vitro à partir d’ovules prélevés sur une donneuse.Bien qu’Ottawa ait rédigé, en 1996, un projet de loi qui aurait prohibé la vente d’ovules humains, la législation est morte au feuilleton lorsque le gouvernement a déclenché des élections.Un trafic florissant d’ovules humains s’est ensuite développé.Ainsi, dans une récente édition d’Excalibur, le journal étudiant de l’université York, à Toronto, on pouvait lire les deux annonces suivantes: «Couple marié cherche jeune femme, de type caucasien, pour don d’ovules.» «Recherchée: donneuse d’ovules pour traitement d’infertilité.La donneuse doit avoir les yeux bleus, le teint clair, ne pas consommer de drogue ni être porteuse de maladie.Contre paiement.» Des étudiantes se sont vu offrir des «Couple marié cherche jeune femme, de type caucasien.» sommes substantielles — de 2000 $ à 20 (XX) $, selon l’acheteur et le nombre d’ovules.Une jeune femme de Toronto a récemment signé un contrat autorisant le prélèvement de ses ovules pendant neuf mois d’affilée, pour 27 000 $.Bien que le prélèvement de sperme ait aussi suscité la controverse, les opposants au prélèvement d’ovules disent que celui-ci a des implications médicales et psychologiques beaucoup plus graves.Le prélèvement de sperme est une procédure tout à fait inoffensive.C’est une autre chose que de prélever des ovules — et pour de l’argent.La donneuse court certains risques, disent les critiques.Elle doit prendre des médicaments destinés à accroître sa fertilité.On prélève ensuite les ovules grâce à un dispositif d’aspiration inséré dans le vagin.La crainte d’ouvrir la porte à l’exploitation des étudiantes a amené le Varsity, le journal de l’université de Toronto, à cesser d’accepter de telles annonces en 1996.Privatisation dans la santé La CSN se joint aux critiques MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR La Confédération des Syndicats Nationaux (CSN) dénonce à son tour la multiplication des projets de privatisation des services de santé.«La création d’un groupe de travail sur la présence de l’entreprise privée dans la santé, annoncée hier par le ministère de la Santé et des Services sociaux, ressemble à de la diversion, a déclaré hier Marc La-violette, vice-président de la CSN.D’autant plus qu’il a déjà en mains une étude faite il y a un an par le Conseil Santé et Bien-être sur le sujet.Il devrait plutôt créer un comité pour voir comment reprendre la part du public.U y a 20 ans, 17 % des dépenses de santé au Québec se situaient dans le domaine privé.En 1997, c’était 32 %.Cela, on le sait déjà.» La question des services de santé privés a refait surface ces derniers jours avec l’annonce d’un nouveau projet de «Méga-Centre de la médecine», qui doit ouvrir le printemps prochain à Sainte-Julie, sur la rive sud du Saint-Laurent.Les promoteurs prévoient 11 autres cliniques semblables dans diverses régions du Québec.Clément Godbout, président de la FTQ, l'autre principale centrale syndicale au Québec, avait dénoncé le projet, mercredi, comme faisant partie d’un glissement vers un système de santé à deux vitesses.Hier, Marc Laviolette a dressé à son tour une liste de projets qui s’inscrivent dans cette lignée, dont les projets de l’hôpital Lachine et de l’Hôpital général juif de Montréal de louer lits et salles d’opération à des services privés.«Avec les coupures qu’ils ont subies, les établissements doivent chercher des revenus supplémentaires de cette façon, dit Marc Laviolette.Quant aux cliniques comme cel- le de Sainte-Julie, elles s’inscrivent directement dans la foulée du virage ambulatoire.Les gens se tournent vers les cliniques privées parce que les listes d’attente s’allongent dans le système public.Ensuite, le gouvernement fait l’innocent, en disant qu’on ne peut pas empêcher le développement des services privés.Mais les ressources devraient plutôt être orientées vets les services privées.» Ije président du Conseil central de la Montérégie de la CSN, René Lachapelle, qualifie pour sa part le projet d’inquiétant, et souligne qu’il doit être l’occasion d’élargir le débat sur l'avenir des services sociaux et de santé.«U projet de Sainte-Julie, c’est l’alliance de financiers confortés parleur idéologie de marché et de professionnels de la santé qui misent sur les technologies de pointe pour offrir à une population inquiète une réponse piégée», a-t-il indiqué hier dans un communiqué.« PLAYBOY 2000 PLAYMATE SEARCH » Playboy est à la recherche de « Playmates » qui apparaîtront dans les pages centrales de ce prestigieux magazine pendant l'année du nouveau millénaire.L'une d'entre elles deviendra « Miss January 2000 » et se méritera un cachet de 200 OOO US$.Une équipe de photographes de Playboy 2000 viendra à Montréal pour rencontrer et photographier les candidates « Playmates ».Elles doivent avoir au moins 18 ans et apporter deux pièces d'identité avec photos pour le prouver.Montréal 09h00 à17h00 Du LUNDI 20 JUILLET AU MERCREDI 22 JUILLET 1998 Il FAUT PRENDRE RENDEZ-VOUS EN COMPOSANT LE 1.888.720.0028 www.playboy.com/playmate2000 Sept morts au bazar d’Istanbul ASSOCIATED PRESS Istanbul — Au moins sept personnes ont été tuées et 104 autres blessées, dont trois Français, hier dans une explosion d’origine apparemment accidentelle à l’historique Bazar égyptien d’Istanbul, situé au cœur du centre touristique de la ville, selon un dernier bilan.Au moins 104 personnes ont été blessées, dont 11 ressortissants étrangers, parmi lesquels trois Français, trois Allemands, deux Irakiens, deux Norvégiens et un Roumain, qui ont été conduits à l’hôpital, rapporte l’agence de presse Anatolie.Cinq personnes se trouveraient dans un état sérieux.Les trois Français blessés ont été identifiés comme Béatrice Demarte fct ses deux enfants, Pauline et Clémerit «Leurs vies ne sont pas en danger, ils souffrent de blessures superficielles>>,ja précisé Claude Merny, du consulat français à Istanbul.«Ils ont été choqués par l’explosion et devraient passer au moins une nuit à l’hôpital», a-t-il ajouté.Alors que le Bazar égyptien était évacué, des spécialistes des explosifs se sont aussitôt rendus sur les lieux, a précisé le chef de la police de la ville, Hasan Ozdemir.Selon l’agence Anatolie, aucune trace de bombe n’a été trouvée par les experts de l’unité antiterroriste.«Il est très improbable qu’il s’agisse d’une bombe», avait déclaré auparavant le procureur d’Istanbul, Fer-zan Citici, à APTV.«Nous travaillons sur l’hypothèse qu’il s'agissait d’une explosion due au gaz.» Il semblerait ainsi qu’un conteneur de gaz défectueux, qui servait à alimenter une cuisinière sur un stand du marché, soit à l’origine de l’explosion.Le Bazar égyptien, un marché aux épices datant du XVII' siècle, est situé près du Grand Bazar et de la mosquée du sultan Ahmed, la mosquée bleue.Ce marché couvert compte une centaine de stands où se vendent épices, nourriture exotique et fruits secs.Séisme aux Açores ASSOCIATED PRESS Lisbonne— Un tremblement de terre de magnitude 6,2 sur l’échelle de Richter a secoué l’archipel portugais des Açores peu avant l’aube hier, faisant au moins neuf morts et 90 blessés, selon un bilan communiqué en milieu de journée.Plusieurs maisons se sont effondrées laissant un millier de personnes sans abri sur l’île de Faial, la plus touchée.Selon l’institut portugais de sismologie de Lisbonne, l’épicentre du séisme d’une magnitude préliminaire de 5,8 se situait dans l’Atlantique à 15 kilomètres au large de l’île de Faial, l’une des neuf îles volcaniques de l’archipel.L’Institut de physique du gk>-be de Strasbourg faisait de son côté état d’une magnitude préliminaire de 6,2 sur l’échelle de Richter dans ùn communiqué diffusé à Paris.Le séisme, a été ressenti par les habitants de quatre des îles de l’archipel.Selon les habitants, la secousse a duré entre quinze et vingt secondes et a été suivie par plusieurs répliques.> Tirage du 98-07-08 10 26 28 35 38 39 Numéro complémentaire: 3 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 054 881,80$ 5/6+ 1 616 464,50$ 5/6 154 3 202,40$ 4/6 9 728 97,10$ 3/6 199 206 10,00$ 1 Ventes totales: 13 559 608$ 1 Prochain gros lot (approx.): 5 000 000$ Di'IMIM»! ^gj)| Tirage du 98-07-08 1 16 22 28 32 39 I Numéro complémentaire: 26 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00 $ 5/6 22 500,00$ 4/6 732 50,00$ 3/6 15 175 5,00$ 1 Ventes totales: 466 704,00$ Egtra Tirage du 98-07-08 NUMÉROS LOTS 584661 100 000$ 84661 1 000$ 4661 250$ 661 50$ 61 10$ 1 2$ Los modalités d'encaissement des billets • gagnants paraissent au verso des billets.J En ca de disparité entre cette liste et la liste, officielle, cette dernière a priorité.| I.K 1) K V (ill!.I.K V K N I) H K I) I I 0 .1 U I I.I.K T I !» !l S A A -?le ?—- MONTREAL f JACQUES NADEAU LE DEVOIR Billy Two-Rivers, Mohawk de Kahnawake, serre la main du maire Pierre Bourque, qui vient de souligner l’appui de Montréal offert à la candidature de Kahnawake pour les Jeux autochtones de 2002.Jeux autochtones de 2002 Montréal et Kahnawake main dans la main MARIE-CLAUDE DUCAS ' LE DEVOIR Trois représentants du comité de sélection des Jeux autochtones de 2002 ont visité, hier, diverses installations montréalaises, après avoir passé la journée de la veille, à la réserve mohawk de Kahnawake.La candidature de Kahnawake pour les Jeux, annoncée officiellement en décembre dernier, rivalise avec celles de Winnipeg, au Manitoba, et Hamilton, en Ontario.«Nous avons fait valoir, entre autres, que ces Jeux ont toujours eu lieu dans l'Ouest.Il est temps qu’ils se déplacent vers l’Atlantique, soulignait hier Alwyn Morris, coordonnateur du projet, après une conférence de presse tenue à l’hôtel de ville de Montréal en présence de Joe Norton, Grand Chef du Conseil de bande de Kahnawake, et du maire de Montréal, Pierre Bourque.Kahnawake met d’ailleurs en relief l’appui de la ville de Montréal, confirmé depuis l’automne dernier.«J’ai promis que, pendant les Jeux, Montréal serait une banlieue de Kahnawake! a dit hier le maire Bourque.Les relations entre Blancs et Améridiens ont débuté ici, et 44 000 Amérindiens habitent aujourd’hui Montréal.» Montréal mettrait à la disposition des Jeux diverses installations dont le Centre Claude-Robillard, et l’organisme Montréal International a versé une contribution de 25 000 §.«Pour nous, les Jeux autochtones seraient un événement régional, a souligné le Grand Chef Joseph Tokwiro Norton, et Montréal, comme Kahnawake, bénéficierait des retombées.Ce sera sans doute aussi l’occasion de renouer des liens que nous avions peut-être négligés depuis quelque temps.» Les Jeux autochtones d’Amérique du Nord, qui existent depuis 1990, proposent une soixantaine de disciplines sportives, dont des disciplines olympiques classiques (natation, course, athlétisme), et d’autres liées à la tradition autochtone, telle la crosse et le canoë.Les Jeux autochones comportent aussi un volet culturel important.Les derniers Jeux ont eu lieu en 1997, à Victoria en Colombie-Britannique, et ceux de 1999 se tiendront dans le Dakota du Nord.Le délai suivant sera de trois ans, pour ne pas coïncider avec les Jeux du Commonwealth, prévus au Canada en 2001.«Les Jeux de Victoria ont généré 17 millions en retombées économiques», souligne Alwyn Morris, qui prévoit la participation de 6000 athlètes autochtones.Morris est lui-même un athlète olympique, avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s’il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y1B6 Nom et Nature do Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant 9042-9994 1 Licence 5645, Québec Inc d'exploitant chemin BROCHETTERIE- de site Chambly BAR L'IMPACT d'appareils de Saint-Hubert 5645, chemin loterie vidéo (Québec) Chambly J3Y 3P9 Saint-Hubort (Québec) J3Y 3P9 Dossier: 204-164 Mario Caumartin 1 Licence 1815, rue BISTRO 1815 d'exploitant Laurier Est 1815, rue Laurier de site Montréal Est d'appareils de (Québec) Montréal (Québec) loterie vidéo H2H 1B5 H2H 1B5 Dossier: 218-461 John Constantinakos MONTAVA RESTAURANT & BAR 138, Principale Laval (Québec) H7X 1C3 Dossier: 224-360 1 Licence d'exploitant de site d’appareils de loterie vidéo (suite a cession) 2700115 1 Licence Canada Inc.d'exploitant DIXIE ROYAL de site 3560, rue Masson d'appareils de Montréal (Québec) loterie vidéo H1X 1R9 Dossier: 361-279 Café Versace (1998) Inc CAFÉ VERSACE (1998) INC.2827.boul.Henri-Bourassa Est Montréal (Québec) H2B 1V9 Dossier: 496-422 Billard Miami Vice Inc.BILLARD MIAMI VICE INC.4260-4274 et 4280, Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1R6 Dossier: 1159-854 Fourruro Modes Jazmane Inc.ASTERIA 1460, boul.Curé Labolle Laval (Québec) H7V 2V9 Dossier: 1493-998 2 Licences d'exploitants de site d'appareils de loterie vidéo (suite à cession) 1 Licence d’exploitant de site d'appareils de loterie vidéo 1 Licence d'exploitant de site d'appareils de loterie vidéo 138.Principale Laval (Québec) H7X 1C3 3560, rue Masson Montréal (Québec) H1X 1R9 2827, boul.Henri-Bourassa Est Montréal (Québec) H2B 1V9 4260-4274 et 4280, Notre-Dame Ouest Montréal (Québec) H4C 1R6 1460, boul.Curé Labelle Laval (Québec) H7V 2V9 Le président et directeur général Ghislain K.-Laflamme, avocat qui a remporté des médailles en kayak lors des Jeux de Los Angeles en 1984.Alex Nelson, président du comité de sélection, semblait à prime abord favorablement impressionné par sa visite à Kahnawake.«C’est un bel exemple de communauté qui a su se développer, et s’autosuffire à bien des égards, a-t-il dit.Et à mes yeux, le pont que nous avons traversé vers Montréal ce matin symbolise le genre de ponts que l’on peut construire entre les communautés.» Les jeux se tiennent habituellement fin juillet ou début août, sur une semaine.Pour 2002, Kahnawake étendrait cette période à dix jours.Iæ comité organisateur évalue entre cinq et sept millions le coût des investissements nécessités par la venue des jeux, qui seraient fournis par la communauté, des commanditaires et les gouvernements.¦ mm mtotme Pour hommes et femmes: «Sans repassage, sans rétrécissement.sans blague!» - Tîllcy Endurables - 1050 ave.Laurier Ouest 272-7791 OBTENEZ UN CATALOGUE GRATUIT EN COMPOSANT LE 1-800-465-4249 Quittez la course, dit Philip Le président de la Ligue des Noirs du Québec est furieux contre l’aspirant maire Jacques Duchesneau Si la carrière de policier de Jacques Duchesneau a été marquée par un incident d’abus de pouvoir, elle a vraisemblablement été aussi marquée, alors qu’il a accédé au poste de chef de police, par son attitude de ne pas prendre au sérieux son interlocuteur dans la communauté noire de Montréal.Et Jacques Duchesneau persiste.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Dan Philip, président de la Ligue des Noirs du Québec et candidat sous la bannière du RCM pour le scrutin montréalais du premier novembre, a exigé hier des excuses et le retrait de la course à la mairie de l’aspirant maire Jacques Duchesneau.M.Philip réagissait à la déclaration incendiaire de M.Duchesneau qui a mis en doute sa crédibilité après qu’il eut déterré dimanche une vieille histoire d’abus de pouvoir policier.«Je n ’ai jamais accordé aucune crédibilité à Dan Philip.[.] Moi, pendant 30 ans, je n'ai pas fait que gueuler comme a fait M.Philip.Moi, j’ai travaillé.J’ai travaillé pour assurer la sécurité des gens», a déclaré mercredi M.Duchesneau, qui a alors reconnu sa responsabilité dans une opération de sept perquisitions en 1981 qui a résulté en des arrestations et des détentions abusives et illégales.Dan Philip est d’autant plus furieux qu’au cours des quatre dernières an- nées, il a été l’interlocuteur pour la communauté noire de M.Duchesneau, alors directeur du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal.«Il doit s'excuser auprès de l’ensemble de la société et je ne pense pas qu'il doive continuer son engagement pour devenir maire de Montréal.Parce que s'il a des diffiadtés à dire la vérité, il aura de la difficulté aussi à représenter l’ensemble des Montréalais», a soutenu M.Philip.Visiblement agacé par la tournure des événements, M.Duchesneau a tranché d’un ton sec qu’il maintenait ses dires de la veille.«J'ai dit ce que j’avais à dire.Je parle de Dan Philip, l’iiuiividu.Il est en politique maintenant, M.Dan Philip.Il prend les même coups que nous on prend.J’ai dit ce que j’avais à dire.Point à la ligne», a conclu M.Duchesneau qui effectuait une tournée dans le Sud-OuesL Ses adversaires à la mairie, sans endosser le retrait exigé par le leader noir, estiment inacceptables les propos de Jacques Duchesneau.Le chef du RCM, Michel Prescott, est tombé à bras raccourcis sur l’ancien chef de ]x> lice, soulignant que ce dernier utilisait un vocabulaire qui en dit long sur sa mentalité, une mentalité à mille lieux des préoccupations populaires et à la limite du mépris.«C’est quelqu'un qui semble discriminer telle personne ou telle fonction dans la société vis-à-vis de telle autre.Prendre la défense des minorités culturelles, être un ardent critique devant les bndalités policières, ce n’est pas guetder.C’est jouer un rôle essentiel dans la société.Si M.Duchesneau croit que c’est gueuler, les Montréalais jugeront, je pense, qu’il n’a pas la fibre d’un maire de Montréal parce qu’il n’a pas l’ouverture d’esprit qu’on attend du maire de Montréal», a déclaré M.Prescott.Pour Jean Doré, Dan Philip a toujours fait un travail responsable, un travail légitime de critique dans des dossiers d’abus de pouvoir et de brutalité policière où il y a eu mort d’homme.«Quand on veut être maire de Montréal, il faut pouvoir travailler dans le respect de la réalité pluriethnique du Montréal de 1998.M.Philip a toujours été un défenseur des droits de la personne.Et tenter de le discréditer comme on l’a fait, je pense qu’à travers ça, on discrédite aussi la communauté qu’il représente.Je pense que c’est arrogant de la part de M.Duchesneau», a affirmé M.Doré.Quant à Pierre Bourque, il a refusé de se prononcer sur la crédibilité du président de la ligue des Noirs.L’autobus à plancher bas passe la rampe ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le directeur général de la Société de transports de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM), Jacques Fortin, juge que les correctifs apportés aux nouveaux autobus à plancher surbaissé ont été suffisamment grands, depuis l’automne dernier, pour passer une nouvelle commande au fabricant.Déclarant hier avoir gagné une «confiance prudente» à l’égard des véhicules, qui ont suscité un nombre record de critiques depuis leur mise en service, M.Fortin a de plus rappelé l’urgence d’assurer le renouvellement de la flotte montréalaise vieillissante.Il a profité de l’occasion pour annoncer dans un second temps que les autobus au plancher bas permettront à partir de cet automne, à titre d'essai sur cinq lignes, d’offrir le transport aux personnes en fauteuil roulant.11 a également annoncé la création d’une nouvelle carte d’usager hebdomadaire, la CAM-hebdo.Depuis l'automne dernier, les ingénieurs de la STCUM et de NovaBus ont procédé à différents types de modifications sur les autobus mal aimés.La version améliorée est passée de 39 places assises à 31.Son allée centrale est plus large, elle a |x?rdu sa pente au profit d’une marche qui donne accès à une nouvelle plate-forme à l’arrière.Les points d’appui, les boutons d’appel et le mécanisme d’ouverture des portes ont été modifiés.Des changements techniques ont également été apportés entre autres au niveau du bruit, à la transmission, aux systèmes de chauffage et de ventilation.Constatant que le nombre de plaintes avait considérablement chuté depuis l'apport de ces modifications, le directeur général de la STCUM presse maintenant son Conseil d’administration de penser à la poursuite du renouvellement de la flotte.Quelque 250 autobus auraient atteint un seuil d’usure critique.Aller en soumission encourrait des délais de livraison trop grands, croit-il.Ce qui ne laisse plus que le choix entre restaurer à grand frais de vieux autobus réputés pour leurs problèmes de structure, ou revenir sur une décision prise en mars dernier et exercer l’option d’achat sur 110 véhicules NovaBus améliorés.Munis à l’arrière d’un dispositif permettant l'embarquement d'un passager en fauteuil roulant, les autobus à plancher bas offriront cet automne à titre expérimental le transport à cette clientèle.Le service sera offert en dehors des heures de ]jointe sur les lignes 11, 14,27,51 et 97.Jacques Fortin a aussi annoncé le lancement, à partir du 21 septembre, d’une carte d’usager hebdomadaire.Vendue 12 $ aux usagers réguliers et 6 .$ aux personnes âgées et aux étudiants, la nouvelle CAM-hebdo se veut une façon de s'adapter à la précarité des revenus de plusieurs familles montréalaises, mais aussi une réponse aux impératifs de souplesse de la vie moderne.aavs jÉÉ* ! oignez-vous à la tradition estivale ^trimoine et venez profiter de réductions allant jusqu’à 40% sur nos mobiliers-démonstrateurs sélectionnés mmm p ?(J J vn i —i L J n -J tiO°k .T^ï “ ~ 4 : • “T k I La salle de montre est fermée tous les dimanches durant l’été 'at/timoln6 Au Centre Décor 440, 3932 Autoroute Laval Ouest, Laval Québec H7T 2P7 (450) 687-6867 A1C 1, K 1) K V OIK.I.K V K X l> K K I) I I O .1 [î I I.L K T I !l !l 8 A 4 =-?LE DEVOIR ?POLITIQUE Programme dans le secteur de la santé Ottawa ne fera pas cavalier seul «Nous n’irons pas de l’avant sans l’accord des provinces», affirme Stéphane Dion Le ministre des Affaires intergournementales, Stéphane Dion, promet qu’Ottawa n’ira pas de l’avant dans le financement des programmes dans le secteur de la santé sans l’accord de chacune des dix provinces.PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — Alors qu'il soupçonne les membres du gouvernement québécois de prier tous les jours pour que l’union sociale souhaitée par le Canada anglais échoue, le ministre canadien des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, affirme qu’il n’est pas question qu’Ottawa agisse sans l’accord des provinces.«Dans le transfert social canadien, a-t-il affirmé hier, nous avons indiqué que toute modification des principes de ce transfert devait se faire par consentement mutuel.» Que ce soit dans le cas d’un éventuel projet d'assurance-médicament pour l’ensemble canadien ou pour un programme spécifique de soins à domicile, le ministre Dion, qui venait de participer dans la capitale au lancement du Festival d’été, a précisé, lors d’un point de presse, que l’accord des provinces était indispensable pour que le gouverne- ment fédéral puisse s’engager financièrement.«Dans le cas du programme de soins à domicile, entre autres, a-t-il dit, nous souhaitons un accord, mais nous n'irons pas de l’avant sans l'accord des provinces.Nous ne pouvons pas le faire sans elles, ce ne serait pas un bon programme.» Aux provinces canadiennes qui réclament depuis juin un droit de retrait avec compensation financière, le ministre n’a rien voulu promettre.Il s’est contenté de dire qu’on n’est pas encore rendus là dans les discussions.«Pour le moment, a-t-il souligné, tout ce qu'on dit, c’est que ce programme de soins à domicile nous apparait comme quelque chose de souhaitable et nous invitons les provinces à en discuter avec nous.Mais nous ne comptons pas aller de l’avant sans leur accord.» Pressé de questions sur ce droit de retrait, M.Dion a manifesté son impatience en rappelant qu’il est bien difficile de discuter de cette question puisque les deux programmes proposés n’existent même pas.ARCHIVES DEVOIR Stéphane Dion h rt de Labrak, près d’al-Bayda.à 1200 km à l'est de Tripoli. I.H l> E V 0 I I! .I.K V K X I) It K l> I I 0 .1 U I I.I.K T I !» !) S A (i —-?LE DEVOIR ?- ÉCONOMIE Une transaction de 400 millions Québécor tente de s’implanter en Scandinavie Imprimeries Québécor lance une OPA amicale visant la société suédoise TINA ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Ce que Québécor n'a pas réussi à faire en Angleterre, elle est en voie de le réaliser en Suède.Imprimeries Québécor vient de lancer une offre publique d’achat (OPA), amicale celle-là, visant le plus important imprimeur commercial en Scandinavie, TINA, une transaction de 400 millions.Barreau du Québec Me Jacques Fournier Me Jacques Fournier, de Montréal, a été élu bâtonnier du Québec pour 1998-1999.Associé du cabinet montréalais Mondor Foumier, il sera secondé dans ses nouvelles fonctions par Me Denis Jacques, associé du cabinet Grondin Poudrier Bemier, de Québec, élu vice-président du Barreau du Québec.Mes Foumier et Jacques dirigeront le Barreau du Québec, assistés d'un comité administratif composé du bâtonnier Ronald Montcalm, c.r., et de Mes Lynne Kassie et Nicolas Plourde, du Barreau de Montréal; de la bâtonnière Odette Lacroix et de Me Kimberley Legault, du Barreau de Québec; de Mes Raymond Nepveu, du Barreau de la Côte-Nord, et de Me François Bousquet, du Barreau de Richelieu; de M.Michael J.McCormack, de Québec, nommé par l’Office des professions du Québec; de Me Serge Francoeur, c.r., de Baie-Comeau, bâtonnier du Québec sortant, à titre d’observateur.Le Barreau du Québec, voué principalement à la protection du public en vertu du Code des professions, compte plus de 17 600 membres et administre des budgets annuels de l’ordre de 19$ millions.Imprimerie Québécor a déjà réussi à acquérir sur le marché boursier 0,2 % des actions de TINA, un diminutif pour Trykinvest i Norden, et les principaux dirigeants de la cible ont convenu de lui céder de plus le bloc des titres de 10,3 % qu'ils détiennent, a précisé John Paul Macdonald, le porte-parole d’imprimeries Québécor.Le conseil d’administration de TINA, une société cotée à la Bourse de Stockholm, a recommandé cette offre, qui est sujette à ce que 90 % des actions soient déposées à son terme.Le prix offert est de 221 millions $ US, auxquels s’ajoute la prise en charge de dettes d’une valeur de 51 millions $ US pour un total de 400 millions $ CAN.Il représente une prime de 17 % par rapport au cours boursier moyen de la cible entre le 8 juin et le 8 juillet.Plus cher Imprimeries Québécor aurait pu payer moins cher pour TINA.En mars 1998, le groupe québécois avait amorcé des discussions avec la Union Bank of Switzerland Capital (UBS), propriétaire de TINA.Québécor avait mis ces pourparlers en veilleuse, souhaitant se concentrer sur son OPA hostile qui visait l’imprimeur britannique Wat-moughs, une opération où elle s’est fait damer le pion par un groupe d'investisseurs britanniques et arabes.En juin, UBS faisait de TINA une société à capital public à la faveur d’une émission publique à un cours de 18 % inférieur à l’offre actuelle de Québécor.Or, un trouble-fête, le holding suédois Cari Bennet, qui chapeaute un imprimeur plus petit que TINA du nom d’Elanders Tryckeri, a lancé une offre hostile, immédiatement après l’émission publique de TINA, visant de 25 % à 35 % des actions de cette dernière à un prix inférieur de 9 % à l’offre de Québécor.Contrairement à l’OPA visant Watmoughs, Imprimeries Québécor joue aujourd’hui le rôle de chevalier blanc.«Nous payons un peu plus cher.Mais même à ce prix-là TINA est une excellente acquisition», a soutenu M.Macdonald.En 1997, TINA a réalisé un chiffre d’affaires de 300 millions et dégagé un bénéfice net de 23,5 millions.Premier imprimeur commercial en héliogravure (ou rotogravure) en Scandinavie, TINA exploite trois ateliers en Suède et un autre en Finlande.L’entreprise emploie 950 personnes et détient 60 % du marché Scandinave de l’héliogravure, un procédé utilisé pour l’impression de magazines, de catalogues et de dépliants sur papier glacé.L’acquisition de TINA ajoutera 30 % au chiffre d’affaires actuel d’imprimeries Québécor Europe, ce qui le portera à plus de 1,17 milliard ses revenus.La société est déjà le premier imprimeur commercial de France en rotogravure.L’atelier finnois de TINA, situé à 24 heures de Moscou, permettra à Québécor de percer le marché russe plus efficacement que ses concurrents allemands ou hollandais basés à quatre ou cinq jours de la capitale russe, fait valoir Imprimeries Québécor.Usines en grève La FTQ tend la main à l’Abitibi-Consolidated Clément Godbout se dit prêt à recommander au Fonds de solidarité d'investir dans la modernisation de deux usines FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Pour éviter que la papetière Abiti-bi-Consolidated ne ferme ses usines de Trois-Rivières et de Chandler en raison de la grève générale, la FTQ s’est dite prête «à recommander» au Fonds de solidarité de la FTQ d’investir dans la modernisation des deux usines.Le Fonds de solidarité n’a pas encore reçu de demande officielle en ce sens.lœ Fonds, qui dispose d'un capital de 2,5 milliards de dollars, investit dans la relance d’une entreprise lorsque le projet est rentable et qu'il est prouvé que des emplois seront préservés.Depuis le 15 juin, les 11 usines de pâtes et papiers de l'Abibiti-Consoli-dated, situées en Ontario, au Québec et à Terre-Neuve, sont fermées à la suite du débrayage des quelque 5000 travailleurs membres du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP).Ces derniers protestent contre la volonté de l’employeur de négocier la nouvelle convention collective usine par usine au lieu de négocier un contrat de travail global comme c’est la coutume dans l’industrie papetière.Selon la direction de l’entreprise, la survie même des usines de Trois-Rivières et de Chandler serait menacée en raison de la perte d’importants contrats, les usines étant fermées depuis près d’un mois.À l'heure de mettre sous presse, la direction ne nous avait pas rappelé pour avoir plus de précisions.Conditions En conférence de presse hier à Montréal, le président de la FTQ, Clément Godbout, et les dirigeants du SCEP ont demandé à l’employeur de négocier un nouveau contrat de travail collectivement au lieu d’usine par usine.En contrepartie, les syndicats pourraient offrir à Abitibi-Consoli-dated un plan de relance, par l’intermédiaire d’un investissement du Fonds de solidarité de la FTQ, pour moderniser les usines de Trois-Rivières et de Chandler qui seraient menacées, selon les prétentions patronales.Pour l’usine de Chandler, les syndicats estiment qu’il faudrait un investissement de 250 millions pour moderniser l’usine.Pour celle de Trois-Rivières, le syndicat local aurait estimé les investissements nécessaires à 80 millions.¦KT CARRIERES ET l’ROFESSIONS Le Collège Durocher Saint-Lambert est une institution d'enseignement secondaire à caractère confessbnnel de foi catholique.Il accueille, dans deux pavillons de taille moyenne, plus de 1900 garçons et filles delà 1re à la 5e secondaire II est reconnu pour offrir un enseignement de haut niveau.un encadrement et un suivi individuel attentif.Afin de compléter son équipe de direction, le Collège sollicite des candidatures pour le poste de.Directeur(trice) des services pédagogiques Sous l'autorité de la directrice générale, vous serez entièrement responsable du développement, de l'organisation et de la coordination des différents services et projets pédagogiques du Collège.Parmi les dossiers relevant de votre mandat, mentionnons, entre autres, la maquette de cours, les politiques d'évaluation de l'enseignement, l'animation de la commission pédagogique et des comités, l'implantation des NTIC, le matériel didactique, les programmes de perfectionnement, la recherche et le développement pédagogique, l'orientation des différents services de soutien à l'enseignement (APO, audio-visuel, bibliothèque, orientation).Vous détenez une autorité fonctionnelle d'expert pédagogue exercée en complémentarité et en interdépendance avec les directions de pavillon.Exigences: • Autorisation légale d’enseigner au secondaire et expérience d’enseignement de dix (10) ans • Formation universitaire de 1er cycle (une formation de 2e cycle en pédagogie sera considérée comme un atout) • Savoir-faire et réalisations significatives en recherche et développement de la pédagogie au secondaire • Habiletés reconnues en animation, travail d'équipe et gestion de projet Le poste fait partie des emplois de cadre du Collège et est assujetti aux politiques de rémunération et d'avantages sociaux des emplois de cadre.Si ce défi stimulant vous intéresse, veuillez faire parvenir votre curriculum vitae avant le 31 juillet 1998 à l'attention de la directrice générale à l'adresse suivante: Q Collège Durocher Saint-Lambert A 857, rue Riverside MË Saint-Lambert (Québec) J4P1C2 Un enfant heureux apprend mieux Le Collège favorise fégalitè des chances dans remploi.Nous remercions tous les candidats et candidates.Toutefois, nous ne communiquerons qu'avec les personnes choisies pour entrevue, jâ Directeu r ( t ri ce) des communications La Maison Théâtre, centre permanent de diffusion et d'animation théâtrale pour l'enfance et la jeunesse, présente en moyenne 9 spectacles par année et accueille en son lieu plus de 50 000 jeunes spectateurs issus de la grande région métropolitaine lors des représentations destinées aux groupes scolaires et au public familial.Elle est à la recherche d'un(e) directeur(trice) des communications pour concevoir et réaliser tous les aspects relatifs au plan de communication dont les relations de presse, les relations publiques, les commandites ainsi que tout le matériel promotionnel.Le candidat ou la candidate doit avoir une formation en communication et marketing, une bonne connaissance du milieu du théâtre et du milieu culturel, d’excellentes aptitudes en rédaction, une bonne connaissance des médias et être bilingue.Faites parvenir votre curriculum vitæ accompagné de deux lettres de références avant le 17 juillet à la : Maison québécoise du théâtre pour l’enfance et la jeunesse 245, rue Ontario Est, Montréal (Québec) H2X 3Y6 Télécopieur : (514) 288-5724 Prière de ne pas téléphoner Seules les candidatures ayant fait l'objet d'une première sélection seront contactées pour une entrevue.Aucun avis do réception ne sera acheminé Le dollar chute à un niveau record PRESSE CANADIENNE Toronto — Pris clans la tourmente des marchés monétaires causée par la chute du yen japonais, le dollar canadien a atteint un nouveau plancher historique, hier, en clôturant à 67,78 cents US.Le précédent record avait été atteint à la mi-juin, lorsque le huard avait clôturé à 67,85 cents.Depuis, la devise canadienne se maintenait aux environs des 68 cents.A la mi-jour-née, hier, le dollar a même plongé jusqu’à 67,70 cents, avant de se redresser quelque peu en après-midi.Selon Rob Palombi, économiste de la firme Standard and Poor’s MMS à Toronto, ce nouveau plongeon historique n’a rien à voir avec l’état de l’économie canadienne.«En début de journée [hier], il y avait des rumeurs de dévaluation d’une devise asiatique», a-t-il dit.Il en a résulté une instabilité généralisée sur le marché monétaire, et le dollar canadien a ainsi perdu du terrain par rapport au dollar américain et aux autres devises.«Le Canada n 'a rien fait pour susciter un mouvement de vente du dollar.» Le yen japonais se transigeait hier à 141,10 pour un dollar américain, en baisse par rapport à mercredi, alors qu’il fallait 139,27 yens pour acheter un billet vert.Le yuan chinois et le rouble russe ont également connu une journée difficile.«Il y a eu un nouveau mouvement de refuge vers le billet vert américain, et évidemment le dollar canadien a été emporté dans le tourbillon», a dit David Rosenberg, de la firme Nesbitt Burns.«Les cours de l'or ont également subi cette pression à la baisse, ce qui fait que le marché des matières premières est loin d’être favorable au dollar canadien.» L’once d’or se transigeait à 291,70 $ US à New York, hier, en baisse de 1,60$.Le pire est à venir M.Palombi estime que le pire est encore à venir pour le dollar canadien.«Il n’y a pas eu de nouvelle économique majeure qui permettrait de renverser la tendance pour le dollar canadien», a-t-il dit.De l’avis des experts, deux développements seraient susceptibles d’entraîner un redressement de la devise canadienne: une hausse des prix des matières premières ou un ralentissement de la croissance économique américaine.La première éventualité semble exclue, tant et aussi longtemps que l’Asie ne sera pas sortie de la crise économique qui l'afflige.Selon M.Palombi, il faut donc espérer un ralentissement de la croissance américaine, qui écarterait la menace d'une hausse des taux d’intérêt aux Etats-Unis.«Voilà ce qu’il faudrait pour enlever un peu de pression sur le dollar canadien», a-t-il dit.La chute du dollar s’est aussi répercutée sur le marché boursier canadien, hier, alors que l’indice TSE 300 de la Bourse de Toronto reculait de 38,12 points, ou 0,51 pour cent, pour clôturer à 7413,15.Les cours étaient aussi en baisse à la Bourse de Montréal, l’indice XXM perdant 24,19 points à 3754,63.Inco vend sa division des alliages PRESSE CANADIENNE Toronto — Inco ltée, le plus important producteur de nickel au monde, a franchi un pas de plus dans sa stratégie de ne se concentrer que sur ses activités minières en annonçant la vente, hier, de sa division des alliages à la société américaine Special Metals Corp., au prix de 408 millions $ US.La transaction survient cinq mois après qu’Inco a renoncé à conclure une entente semblable avec une autre entreprise américaine, Blackstone Capital Partners II Merchant Banking Fund LP, en raison du refus des autorités antitrusts américaines d’accorder leur aval.Cette première entente, qui avait été conclue en juin 1997 avec la banque marchande américaine, était d’une valeur de 410 millions $ US.Blackstone Capital Partners II Mer- chant Banking Fund LP souhaitait alors jumeler la division des alliages d’Inco avec sa propre division œuvrant dans le nickel, la Haynes Inter-national Inc., établie à Kohomo en Indiana.Le département américain de la Justice s’y est toutefois opposé, en raison des nombreux chevauchements qui en auraient résulté.Les analystes estiment qu’il est important pour Inco de parvenir à vendre sa division des alliages, parce que la société minière torontoise a besoin d'argent [four réduire son niveau d’endettement, racheter des actions et compenser pour la chute des prix internationaux du nickel.Les fonds obtenus pourraient aussi servir à financer le développement de l’imposant projet minier de Voisey’s Bay, au labrador.Ce projet est présentement retardé en raison des négociations difficiles entre Inco et le gouvernement terre-neuvien.Règlement prochain chez GM ?Les dirigeants de GM et des TUA diffèrent d’opinion ASSOCIATED PRESS ET PRESSE CANADIENNE Flint, Michigan — Les négociateurs de General Motors et les représentants des Travailleurs unis de l'automobile diffèrent d’avis sur la possibilité d'en arriver à des ententes aux deux usines ei) grève de la compagnie à Flint, dans l’État du Michigan.Le vice-président des TUA, Richard Shoemaker, a dit douter que de telles ententes soient signées en fin de semaine, alors que le vice-président du personnel de GM, Gerald Knechtel, a estimé la chose possible.M.Shoemaker a ajouté cependant qu’il fallait maintenir le rythme des négociations même si aucune entente n’intervenait vendredi (aujourd’hui).«Nous avons l’obligation de continuer à négocier fermement à moins qu’il devienne évident qu’il faille se retirer pour laisser les choses mûrir Mais je ne pense pas que nous en arriverons là», a-t-il dit.Certaines rumeurs ont circulé à l’effet que GM soit en faveur d’un règlement avant la fin de semaine, afin que les travailleurs en grève des deux usines de Flint puissent ratifier l’entente et revenir à l’ouvrage dès lundi.ÿ L’emploi vous rec/lerc\x^ Nous offrons l'Égalité d'accès à l’emploi - Agronome III Spécialiste provincial(o) des cultures fourragères Fredericton (Nouveau-Brunswick) 1594 $ à 2187 S à la quinzaine Lo ministère de l’Agriculture et de l'Aménagement rural du Nouveau-Brunswick est à la recherche d'un(e) spécialiste provinciale) des cultures fourragères à Fredericton.Relevant du directeur de l'élevage et do l’alimentation des animaux, la personne choisie se chargera entre autres do planifier et de mettre en oeuvre les initiatives du Ministère portant sur les cultures fourragères dans l’ensemble de la province, en collaboration avec lo personnel régional du Ministère.Elle devra également assuror la coordination et la mise en oeuvre des initiatives de recherche d'adaptation et de transfert de technologie on partenariat avec l'industrie, ainsi que fournir des services consultation au personnel des régions et aux producteurs de cultures fourragères.La personne choisie devra en outre préparer ot diffuser de l'information technique sur les cultures fourragères on collaboration avec les ministères do l’Agriculture des Provinces atlantiques et du Canada.Agriculture et Aménagement Rural Les personnes désirant poser leur candidature doivent posséder un diplôme universitaire de deuxième ou troisième cycle en agriculture, comportant des cours spécialisés en agronomie et avoir acquis une grande expérience do travail connexe.Elles doivent posséder d’excellentes aptitudes au travail d’équipe, au commandement ot à la communication, ainsi qu'être membre de l'Institut des agronomes du Nouveau-Brunswick ou y êtro admissible.La connaissance de l'anglais et du français, à l'oral ot è l’écrit, est essentielle.S’il est impossible de trouver un candidat ou une candidate répondant aux conditions de candidatures susmentionnées, le poste pourra être pourvu à un échelon inférieur.Veuillez faire parvenir votre demande au plus tard lo 27 juillet 1998, en indiquant le numéro de concours AG-98-10, à la Section des ressources humaines.ministère de l'Agriculture et do l'Aménagement rural.C.P.6000, Fredericton (Nouveau-Brunswick) E3B 5H1.toiivcuii Brunswick I.K I) K V 0 I H I.K V K \ I) 1! EDI I 0 .1 V I I.L K T I D !» 8 ?E C 0 N 0 MIE A 7 Transfert de la fiducie familiale des Bronfman à l’étranger Revenu Canada est accusé d’avoir laissé filer 700 millions E N Investissement de 200 millions à Stoneham (U1 Devoir) — Le nouvel acquéreur du Centre de ski Stoneham a l’intention d’investir plus de 2(X) millions au cours des prochaines années pour développer cette station dans le cadre d’une centre touristique qui restera ouvert à l’année longue.Charles Locke, président de Resorts of the Canadian Rockies, en a fait l’annonce hier en confirmant officiellement l'acquisition de la station.Le projet prévoit notamment la construction d’un hôtel de 600 chambres.La SDI, connue désonnais sous le nom d’investissement Québec, a accepté de modifier les modalités des prêts consentis initialement aux entreprises de Stoneham inc.de manière à les étaler sur une plus longue période.Par ailleurs, le gouvernement déboursera 10,4 millions pour l'implantation d’une piste de descente de calibre international au cap Maillard, au Massif de la Petite-Rivière-Saint-François.Fn outre, il y aura éventuellement la confirmation d’investissements majeurs au mont Saint-Anne, a mentionné le- ministre du Tourisme, David Cliche, pour qui la survie des centres de ski ne saurait être assurée autrement que d;uis le contexte d’activités touristiques ininterrompues.BREF Cormorant met du contenu canadien (Le Devoir) —Agysta SPA d’Italie, l’un des partenaires d’Equipe Cormorant, a donné à Pratt & Whitney des commandes de 23,3 millions $ US pour les moteurs des hélicoptères A109E (Power) et Al 19 (Koala).On sait que Cormorant a obtenu le contrat du gouvernement canadien pour 15 hélicoptères de recherche et de sauvetage.L’acquisition de biens et services au Canada par les partenaires majeurs de Cormorant fait partie de l’entente convenue entre les parties.Bénéfice accru chez Corby (PC) — Ijes Distilleries Corby ltée sont en voie de connaître un exercice financier fort intéressant en 1998, avec un bénéfice net déjà en hausse de 11 % par rapport à l’année précédente après les trois premiers trimestres.Malgré un léger recul du bénéfice net au troisième trimestre, qui s’est établi à six milliards en comparaison de 6,2 milliards lors de la |)ériode correspondante de 1997, l’entreprise montréalaise spécialisée dans les spiritueux a réalisé des profits de 22,9 millions, ou 3,25 $ l’action, lors des neuf premiers mois du présent exercice.PRESSE CANADIENNE Winnipeg — Revenu Canada a commis une grave erreur fiscale en autorisant une famille canadienne aisée à transférer une fiducie familiale de 2,2 milliards hors du pays en l’exemptant d’impôt, a affirmé un expert des questions d’impôt, hier.Neil Brooks, professeur à la faculté de droit de l’université York, à Toronto, assure que la décision, qui équivaut à priver le fisc d’environ 7(H) millions en impôts, crée un dangereux précédent.Le professeur témoignait dans la cause de George Harris, un homme d’affaires de Winnipeg qui conteste en Cour fédérale une décision de Revenu Canada, datant de 1991, de ne pas imposer la somme transférée aux Etats-Unis.Li famille en cause n’a jamais été identifiée, en vertu des règles de confidentialité, mais selon les informations qui ont circulé, il s’agirait des Bronfman, qui contrôlent l’empire de la distillerie et du divertisse- ment Seagram, dont le sièg;e social est à Montréal.Il n’a jamais été sous-entendu que la famille avait cherché à se soustraire à l'impôt.M.Harris en appelle d'une décision antérieure de la Cour fédérale qui lui refusait le droit de remettre en question la décision de Revenu Canada parce qu’il n’a pas d'intérêt personnel dans cette affaire.Mais M.Harris fait valoir qu’il s’agit simplement d’une question d’équité et que tous les contribuables sont pénalisés quand Revenu Canada s’abstient de percevoir des impôts de 700 millions.M.Brooks a expliqué au juge Frank Muldoon que la fiducie familiale a pris naissance en 1971 sous forme d’actions non cotées en bourse.Au cours des 20 années suivantes, ces actions ont été échangées pour des actions cotées en Bourse, ce qui aurait justifié la perception d’un impôt sur des gains de capitaux, mais la famille s’est prévalue d'une disposition sur les transferts à imposition différée, qui lui a permis de reporter à plus tard l’imposition.Revenu Canada a finalement décidé, le 23 décembre 1991, de ne pas percevoir d’impôt.«Les actions non cotées en Bourse sont définies comme étant des biens canadiens imposables, a déclaré le professeur Brooks dans son témoignage, hier.Si tel est le cas, alors quiconque peut éviter de payer de l’impôt en transférant des biens immobiliers ou des actions non cotées en Bourse en actions cotées.» Le Vérificateur général Denis Desautels avait, le premier, soulevé la question dans son rapport de 1996, en disant que la décision du ministère du Revenu n’était pas conforme à l’esprit de la Loi de l’impôt sur le revenu et que le ministère se privait peut-être ainsi de la possibilité de percevoir à l’avenir plusieurs millions de dollars d’impôts.L’avocat de M.Harris a fait valoir mercredi que légalement et moralement, Revenu Canada était tenu de percevoir l’impôt, et qu’en ne le faisant pas, il a menacé de porter atteinte à la confiance du public envers le système.Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,2502 Allemagne (mark) 0,8067 Arabie Saoudite (riyal) 0.4088 Australie (dollar) 0,9408 Autriche (schilling) 0,1180 Barbade (dollar) 0,7787 Belgique (franc) 0,04010 Bermudes (dollar) 1,4922 Brésil (real) 1,3088 Caraïbes (dollar) 0,5728 Chili (peso) 0,00328 Chine (renminbi) 0,1845 Égypte (livre) 0,4468 Espagne (peseta) 0,00987 États-Unis (dollar) 1,4753 Europe (ECU) 1,6438 Finlande (mark) 0,2744 France (franc) 0,2407 Grèce (drachme) 0,005109 Hong-Kong (dollar) 0,1964 Inde (roupie) 0,0366 Italie (lire) 0,000848 Jamaïque (dollar) 0,0448 Japon (yen) 0,01045 Mexique (peso) 0,1768 Pays-Bas (florin) 0,7384 Pologne (zloty) 0,4346 Portugal (escudo) 0,008222 Rép.dominicaine (peso) 0,0994 Rép.tchèque (couronne) 0,0466 Royaume-Uni (livre) 2,4072 Russie (rouble) 0,2436 Singapour (dollar) 0,8821 Suède (couronne) 0,1883 Suisse (franc) 0,9856 Taïwan (dollar) 0,0442 Thaïlande (baht) 0,0368 Venezuela (bolivar) 0,00274 LE MARCHE BOURSIER Coup d’ ŒIL Volume Ferme Var.Var.i • (000) ($) (%) La Bourse de Montréal XXMJndice du marché 15012 3754.63 -24.19 -0.6 XCB;Bancaire 4637 7564.38 -45.71 -0.6 XCO:Hydrocarbures 2179 2523.47 +1.25 0.0 XCM:Mines et métaux 2639 2012.93 -43.81 -2.1 XCF:Produits forestiers 1389 2425.29 -3.42 -0.1 XCkBien d'Équipement 3814 4079.08 -10.96 -0.3 XCU:Services publics 5016 4445.24 -36.21 -0.8 La Bourse de Toronto TSE 35 18248 405.61 -2.91 -0.7 TSE 100 37985 454.07 -2.73 -0.6 TSE 200 20105 429.02 -0.53 -0.1 TSE 300 58090 7413.15 -38.12 -0.5 Institutions financières 8925 10208.61 -42.63 -0.4 Mines et métaux 1763 3411.63 -74.01 -2.1 Pétrolières 5833 6103.10 -8.62 -0.1 Industrielles 12284 5353.51 -32.68 -0.6 Aurifères 5812 5932.26 -110.55 -1.8 Pâtes et papiers 3472 4418.63 +0.31 0.0 Consommation 2420 11996.22 -42.17 -0.4 Immobilières 979 2641.07 +8.02 0.3 Transport 3300 6895.37 +27.81 0.4 Pipelines 2766 6902.05 -59.42 -0.9 Services publics 3111 8075.89 -54.74 -0.7 Communications 1985 16156.78 +68.36 0.4 Ventes au détail 3548 6780.04 +44.33 0.7 Sociétés de gestion 1886 9986.45 -135.75 -1.3 La Bourse de Vancouver Indice général 17679 526.21 -4.16 -0.8 Le Marché Américain 30 Industrielles 66898 9089.78 -85.19 -0.9 20 Transports 7329 3575.80 +7.68 0.2 15 Services publics 8505 290.72 -2.13 -0.7 65 Dow Jones Composé 82734 2920.75 -17.31 -0.6 Composite NYSE * 590.23 -4.12 -0.7 Indice AMEX * 727.91 -0.74 -0.1 S&P 500 * 1158.56 -7.81 -0.7 NASDAQ * 1939.82 +4.43 0.2 Les plus actifs de Toronto Volume 1 laut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) (%) ($) (%) ATI TECHNO INC 3075 20.20 19.10 19.10 -0.05 -0.3 ROYOP PROPERTIES 2568 1.25 0.80 1.10 -0.10 -8.3 TRANSCDA 2486 26.25 25.80 25.80 -0.30 -1.1 GEAC COMPUTER CP 2003 43.15 40.40 41.15 -1.70 -4.0 LAIDLAW INC 1955 15.10 14.65 15.00 +0.40 2.7 HYAL 1625 2.19 1.89 2.17 +0.28 14.8 AVENOR INC 1559 35.15 34.90 35.05 +0.15 0.4 BK OF NOVA SCOTIA 1416 39.05 38.05 38.50 -0.25 -0.6 BOMBARDIER INC B 1354 21.60 20.70 20.85 -0.35 -1.7 MERIDIAN GOLD INC 1280 4.00 3.85 3.90 -0.10 -2.5 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (()()()) ($) ($) ($) ($) (%) BOMBARDIER INC B l 537 21.65 20.70 20.90 -0.30 -1.4 AVENOR INC 414 35.05 35.05 35.05 PROVIGO INC 407 10.75 9.80 10.25 +0.75 7.9 CAE INC 281 12.15 12.10 12.15 -0.05 -0.4 FLETCHER A 275 19.85 19.75 19.75 -0.60 -2.9 TRANSCDA 242 26.25 25.80 25.80 -0.30 -1.1 MITEL CP 218 20.45 20.20 20.35 -0.15 -0.7 AIR CANADA 215 12.95 12.70 12.75 -0.15 -1.2 SODISCO-HOWDEN 207 0.21 0.19 0.21 +0.01 5.0 MACKENZIE FIN CP 162 22.70 22.10 22.60 +0.50 2.3 DECISION-PLUS Logiciel d'analyse boursière Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des ; secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la ; Bourse.740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 (514)392-1366 http://www.decisionplus.com dmlé?Suivez leur remontée lotis les samedis dans LE DEVOIR Montréal XXM 3754,63 Toronto TSE 300 7413,15 New York Dow Jones 9089,78 Dollar 1 $ canadien 67,780 us OR à New York 291,70$us La Bourse de Montréal Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.j= compagnie junior à la Bourse de Montréal; f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n'a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.52 dnn.«m.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas CIAt.Var.A B ABL Can.2,050 0,850 5000 1.250 1.250 1.250 ADS 13.450 5 600 2625 26 6.700 6,500 6.500 -0400 lAbcourt 0375 0.100 20460 0.170 0.150 0.150 -0.010 Abitibi-C 28.450 16.400 10060 19.700 19.500 19.600 fAeterna 8000 3 500 25008 5300 5 000 5 250 Agmco E 14400 6.250 12000 8.050 7 900 7.950 -0,200 jAgritek 1,750 0.760 2500 0.940 0940 0.940 IjAgromx 0,110 0,040 1000 0,100 0.100 0,100 Au Canda 15.400 10.650 215855 5 12,950 12.700 12,750 -0.150 lAirCan A 14 400 9.750 110525 4 11.600 11.500 11,500 •0.250 Aita.energ 36,150 25,800 1100 25 35.250 35.100 35,250 ?0,350 Alcan Alu 55.500 35.250 22898 14 40.300 38 800 38.800 •1.550 IjAlgene 2.900 0.600 2300 0.680 0600 0.610 -0,120 AlgoA 0.910 0,500 82100 7 0.560 0.560 0.560 (AhCT.b 21.750 10.200 2180 18 000 18.000 18 000 -0,500 (AlliancNv 30,750 12,000 1000 25.200 25.200 25.200 -0.050 AlliancVI 29.400 12.100 550 15 25.500 25.450 25.500 ?0,500 AlliForest 36,500 21.500 222 26 23.500 23.500 23.500 Amalg.ln voir plus bas Amisco 7.000 3.250 5100 14 6.550 6.300 6.350 ?0.050 Amisk.A 1,700 0.900 950 1.350 1.320 1350 ?0 020 jAngl.Swis 0,970 0.260 9700 0320 0.280 0,320 ?0020 lAppal 0,590 0.250 5000 0.270 0,270 0.270 -0030 |Apal wt a 0.100 0.050 9672 0070 0.070 0.070 lArenagol 0,510 0.150 1000 0.350 0.350 0,350 lArmistc 0.490 0.115 5000 0.115 0,115 0.115 Ashton 6750 2.550 1000 2.700 2.700 2.700 ?0.100 (AstralA 24,500 13.000 400 23 20.500 20 500 20.500 ?0,500 lAlapj 0.750 0.325 4150 0500 0,325 0,500 ?0050 (Atco I 38,500 27.400 5975 14 37.400 37.150 37,400 -0.100 Atco II 37,750 27.250 200 14 37.500 37.500 37.500 ?0.750 Alhabasca voir plus bas lAunginor 0450 0.065 3000 0100 0,065 0065 -0.035 jAunzon 1.520 0.520 5000 0,560 0.560 0.560 Avcoip 4,700 2.600 4733 23 4000 3 900 3.900 ?0,100 Avenor 35,300 19.150 414665 35050 35.050 35.050 Axcan 15,000 10.250 7980 378 11.750 11.350 11.350 •0,250 lAzimut 1,000 0.200 10000 0.400 0.400 0.400 BC GAS 34,000 23.000 2475 37 33.900 33.800 33.900 ?0,400 BC Telec 61000 32.050 4393 21 52,350 51 250 51.250 -1.750 BCE Inc, 68.000 37,000 39138 64.400 63.550 63,700 -0.550 BCE Mbl 51,500 31.850 6869 49 39.500 38850 39.100 ?1.050 (BMÎC.a 24000 12.700 1500 14 23,900 23.750 23.750 ?0.250 BPI II,U voir plus bas Bq.Laur 38.450 23.000 13146 12 32.000 31.950 31,950 Bq.la.ir 27,900 15 600 158950 21400 21.350 21.400 •0.100 Bque Nat 31.850 16.750 59462 15 29.850 29.250 29.700 ?0,100 Bq.na.sf10 30,000 28.350 3750 29.000 28,700 28 700 -0.200 Bq.na.srll 29.500 28.000 2950 28.150 28.150 28150 -0.600 BquNatno 15,350 11.650 2105 15.350 15.150 15.350 ?0.350 BquNat nk 10.950 8.050 52800 8800 8.750 8 800 ?0.150 BquNat nt 16,500 12.500 530 16.450 16.450 16450 •0.050 Bq,na.sr12 28,350 26.200 100000 27,100 27,100 27.100 -0.200 Bq Royale 92.000 60,850 100002 17 90 700 90.000 90,700 ?0.250 Bq.RysrJ 29950 28,000 800 29.050 29.000 29.050 ?0.050 Bq.RysrK voir plus bas Bq.Ry.srF 29.150 26,350 3300 26.900 26.700 26.800 ?0.450 Bq Ry.srl voir plus bas B.TD.SrG voir plus bas Bq, T-D 74,550 39.550 102174 17 65.800 65.550 65.550 •1.350 Bimp,sr15 27.950 26.000 500 27,000 27,000 27,000 Bq.C.lmp 59.500 35.250 17839 14 49.700 48.950 49.150 -0.300 Bque Mil 86.950 51.950 7850 16 83.000 81,750 82.450 -0.450 BMO Bsr4 26.000 24,850 400 25.700 25.700 25.700 BMO Bsr5 25.900 24.800 300 25,700 25.700 25.700 ?0.050 BMO Sr6 25.400 25.000 1000 25.400 25.400 25.400 ?0.100 Bq N.Ecos 44 600 27.880 83155 12 39.000 38050 38 550 -0.150 B NE Sr9 30.100 28.100 820 29.050 29.050 29.050 B NE Sr6 29.850 28,050 500 28.750 28.750 28.750 B NE sr8 30400 28 500 200 29.250 29.250 29.250 -0.100 Barnck 34.850 21,500 4930 27.400 27.150 27.200 •0.600 Barmgton 6.600 3.500 200 3,650 3.650 3.650 Baton 25.950 13.000 400 71 22,100 21.500 22.100 ?0.600 Beau Can 4,100 1.750 17730 9 1840 1.800 1.840 ?0 040 IBchavr.B 3200 0.850 9000 1,350 1.350 1.350 -0,010 Bell.lntl 38,750 17.000 4138 36.800 36.500 36.550 •0.300 iBennett 6.850 1.830 7100 3 500 3400 3.500 ?0,150 Bentall 24 500 15.000 500 15 17,350 17.050 17.050 Bestar 8,350 1.200 3350 23 7,100 6.950 6950 •0.300 BioCap.ir 6.500 5 000 1000 72 5,750 5.750 5.750 ?0250 Biochem 45000 25.000 92441 46 39.250 37,700 38150 ?0.250 Biomita 7.250 2.750 600 3500 3.500 3500 iBiomche 1.150 0.520 2700 0 750 0.720 0.750 ?0.050 Bocenor 2400 1.400 2500 19 1,900 1.850 1850 ?0100 Boliden 12.350 7.150 5000 8 7,900 7.900 7.900 Bomb A 21.800 12.500 17512 34 21.800 20 700 21.150 •0200 IBombB 21.650 12,630 537837 33 21.650 20.700 20.900 •0300 Boralx A 5950 4100 3650 445 4.450 4 450 4 450 -0.050 iBoreale 0.700 0.170 43334 0,270 0.220 0.270 ?0,040 |Brex 0.390 0.050 18500 0,075 0.065 0.065 •0,005 Bruncor 32.500 16.000 1225 26350 26.050 26.350 ?0.050 C D C-MAC 32.000 16,750 915 33 26.850 26.750 26,850 ?0.100 CAE Inc, 13.650 10.400 281765 19 12.150 12.100 12.150 -0050 CCL md.A 19.250 16.050 200 16 18.750 18.750 18,750 ICCL.In.B 19.800 14,800 2000 16 18650 18.650 18.650 ?0.100 ICGI Gr A 34,850 4.210 117873 199 33.000 32.300 33.000 ?0.550 CT Fin.68.000 38.500 250 24 57.500 57.500 57.500 ?0.750 Cabano 4.250 0.750 5500 2,950 2.850 2.950 -0.100 f|CSn 2.400 1.700 10540 1.750 .1.700 1.750 -0.140 iCaldera 1.150 0.120 50000 0.200 0.200 0.200 ?0.020 Call-Net 29.500 18.000 6182 % 27.000 26,300 27.000 ?0.500 (CallN.B 29.750 19.000 56400 92 25.900 25.800 25.850 -0,150 iCvalley.a 2,700 1,070 15000 1.350 1,350 1.350 •0100 iCambiex 0.600 0.140 10300 0.160 0.150 0,150 -0.020 Cambior 16 600 6.700 .20090 28 8.550 8,250 8.250 -0.400 Cambridg 16.700 10.500 28050 187 13.200 12.900 13.100 •0,100 Cameco 56.850 36.250 10610 26 42.000 41.000 41,000 -1.350 ICanCap.p 26,500 25.500 450 26,000 26.000 26.000 ?0.150 Can,Frac 27.250 9,200 300 10 9,700 9.700 9.700 -0.100 Cdn Nat 95.950 64 600 1200 15 79.750 79.000 79.000 -0.500 Cdn Oxy 40.750 24 500 1312 67 30.800 30.400 30.600 ?0.100 CP Ltd 45,850 31.800 5530 14 39.050 37.950 38.000 -1.300 Can Resll Cdn Tire voir plus bas 48.000 28,000 275 26 48000 48.000 48 000 ?1.000 IC Tire A 45.000 25.250 8605 24 45,000 44.550 45.000 IC Utilit.A 48.700 37.000 6892 16 47,650 47.150 47.650 ?0.650 C Utilit B 48.750 37,250 300 16 47.500 47.500 47.500 ?1.150 ICmnac.A 5 700 3.850 18900 11 4.420 4,350 4.350 •0.070 iCanspr.A 0.450 0.085 6000 0.250 0.230 0.230 ?0.020 Cantrex 5,350 2.700 17629 12 5.350 5.100 5.350 ?0.100 Cara Oper 7,500 5.250 500 19 6.800 6.800 6.800 •0.200 ICaraOp.A 8 000 5.250 4000 19 6,900 6,850 6.900 ?0.050 Cascades 11.500 9 000 12630 10 10.550 10.400 10.500 •0.100 52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.Cased s a.voir plus bas Celanese 28950 23.500 250 12 25.700 25.700 25.700 ?0,300 Celestica 28.500 26.500 5875 28.250 28.050 28.200 ?0.050 iCAsia 0.590 0.050 6000 0 060 0 060 0.060 ?0,010 iChauv.Int 1.390 0.100 15000 0.120 0.120 0.120 -0010 iChesbar 1.820 0,830 7200 1000 0950 1.000 •0.100 ICimStl.a 20.000 11,800 23446 18 18200 18 000 18200 ?0 200 ICmar Lv 37.000 22.000 1785 73 37.000 35.750 36 000 ?1.500 Cmar Mv 46 000 22.500 z80 71 35000 35 000 35000 Cinram 29000 18 750 15060 34 22 750 22.000 22.750 ?0.050 tClearnt.a 24650 14.350 1600 16 650 16050 16050 •0.400 Climc.A 12.500 8150 671 8500 8 500 8 500 ?0,150 fCog.Cabl 17-750 10250 20570 23 17.750 17,650 17,700 ?0.050 tCogeco 18.150 9050 28975 15 18.000 17 800 17.850 ?0,050 iColerame 0.415 0100 45000 0.120 0110 0.120 ?0010 Cominco 40500 18 750 800 21,250 21.150 21.150 •0,850 jConcert 3 400 1.850 1500 2900 2.900 2900 iCon Oas 0.160 0.030 11000 0.040 0035 0035 -0 005 IConsoltex 5.700 3,100 3700 10 5 300 5 250 5.250 ?0.200 tCorby B 71.000 51,600 200 15 66.950 66 950 66 950 -0.050 Coreco 12 000 8 500 ¦ 2500 18 8.500 8500 8 500 -0.200 Coscien.a 6.500 2.750 10500 24 6 500 5.500 6 350 ?0.850 ICoscienb 6 000 2 300 82850 74 6 000 5 500 5 900 ?0.300 Cott 18 250 8050 10635 12.000 11700 12000 ?0.350 iCovitec 1.250 0500 27800 11 0.910 0.900 0 900 Creslar 27.850 16.500 600 16 600 16 550 16.550 ?0.050 DTM Info 8.500 3.750 1000 27 6950 6950 6.950 Datai» 3,000 2,100 63000 2,850 2.400 2.700 ?0.300 Datalx.wi 0.720 0300 12000 0.650 0.520 0.650 ?0.050 Datamark 4 950 2050 500 9 2.400 2.400 2.400 Denison 0.480 0.240 68000 3 0250 0.240 0.240 -0,010 Desi pr A 26 250 24 750 139 25.500 25.500 25,500 fDesiar.A 27,000 16,850 2251 12 23.300 23.000 23,000 •0,500 fDevtek 8.250 4150 1500 10 4.900 4 750 4 850 ?0,150 iDiadm 1.400 0.300 43900 0.530 0.470 0,470 -0.060 jDiagnCur 4 040 1850 7600 2.100 1.950 2 050 iDitem 5.500 1650 3500 2.250 2.150 2,150 •0.250 Dofasco 31.750 20500 7023 11 24 200 23,550 23.550 •0.700 Domco 20.000 16500 250 15 16 500 16.500 16500 Domtar 13 500 8350 96314 28 9.750 9600 9.650 ?0.050 Domt.SrB 22 000 18 000 1200 21.100 21.100 21.100 fDonohu a 36.700 23000 2375 17 33700 33.600 33.600 IDorel B 49.250 24 500 553 21 47.250 47,000 47.000 DuPont A 45.750 32.000 10900 15 43.000 43.000 43.000 •1500 Dylex 9,500 4 250 7791 10 6.050 6.000 6,000 iDynacor 0.720 0.150 42100 0.320 0,320 0.320 ?0.010 E F lEcudor 0.530 0.160 30100 0.280 0.240 0.240 -0.050 fEdpbra.A 30.000 22000 1944 6 25.550 25 300 25450 -0.250 Eicon 5.950 2.400 4900 4.150 4.100 4.100 Emco Ltd 17.750 10.350 3000 10 11.250 11.000 11.000 •0.150 EnerMark voir plus bas EnpFnd.G voir plus bas lEspalau 0,850 0150 1500 0.180 0.160 0.160 -0.020 lExplogas 0420 0010 37000 0035 0 035 0,035 -0.005 Extndi.mv 23.250 10.350 150 16 13.000 13 000 13.000 ?0.200 fExtndi.sv 23400 10.050 68050 16 13.100 12.700 13100 ?0300 FPI Ltd 7.700 5.650 1000 11 6.150 6150 6150 ?0.050 Falcnbrdg 29.950 15 550 500 32 16.150 16.150 16.150 •0.250 Fi,Desi.s1 19.250 15.500 2200 18800 18.300 18,500 -0 500 Finning 20.550 13.000 15040 14 13.500 13.300 13.500 -0.050 (Fst.Mr.A 25.750 17 000 4060 7 25.200 25.050 25050 -0.050 FirstPr us voir plus bas Flet.Can.a 24 500 18.050 275200 5 19850 19 750 19.750 -0600 IFonorol.A 68 000 35000 120 86 68 000 68 000 68 000 ?3.000 Fonorola 69.100 21600 388 87 69.100 69.100 69100 ?0.100 (Forex.a 6.900 3400 2300 6450 6350 6450 ?0.150 Ifoie* b 6.800 3500 15300 6600 6.250 6300 FtChi A u voir plus bas Fortis Inc 48.250 34.000 5659 20 45.350 45.100 45.250 -0.100 Forzam 4.500 2.150 3400 6 3.750 3,600 3,750 -0.050 IFourSeas 59.000 35.550 200 40 51.500 51.500 51,500 ?0,300 Frhold UN voir plus bas jFreewcan 0.700 0.300 18000 0.310 0.300 0,300 -0030 1 G H GTCPrC 27.050 25,450 400 25.450 25.450 25.450 -0.300 fGtc Ira A 17 350 10.500 4200 17 16200 16.050 16.200 ?0.250 Gaz.Metro voir plus bas fGentra 5.550 2.810 25212 11 3.990 3,890 3.930 ?0,110 iGeoNova 0.480 0.130 24500 0.145 0.140 0.140 -0.005 fGildan.a 10.350 9.250 500 9,450 9450 9,450 ?0200 Global Eq 3.850 2,400 2100 2.750 2.620 2,750 ?0.180 |G Bnar 0,195 0.060 58500 0.080 0,070 0,070 •0.010 G.W.lifeco 52.000 31.250 47650 35 51000 50 500 51.000 G.WIi(7,45 29.900 27,400 400 28.600 28 600 28,600 G,W.lif7.5°o 27.600 25.400 700 25.600 25.600 25.600 •0.050 g.w.li(7.75 30.650 28.500 500 29.000 29.000 29,000 ?0.100 iGreensh 0.250 0,055 15000 0.070 0.070 0.070 Infrmsion 15.700 10.350 3315 39 13,350 13.000 13300 Gull Res 13.700 6,250 5200 16 6.950 6 900 6 950 ?0.050 Gull.R.p.a 4 840 3 950 16700 4 050 4.020 4 020 lHaemacr 8.000 1,750 21235 6450 5.750 6.450 ?0800 Hartco 17.750 9,150 2200 16 15 750 15.500 15.500 -0.500 lHebron 0430 0.060 8000 0.310 0.275 0,310 ?0.010 Heroux 6.750 3490 13600 33 6.000 5.950 5950 (Holgrp.b 9600 8800 17675 9.450 9450 9450 H Bay Co 38 000 25650 105600 34 200 33 400 33850 ?0.400 H Bay ir 19.750 7.800 2500 15.500 15 250 15.500 ?0700 I J IBEX 6.900 2.520 200 2.650 2.650 2.650 ?0.050 IPL Ener 69600 48 750 6316 22 69600 69.000 69.250 •0.150 IPL Inc.A 16 900 11.100 62100 14 13.500 13500 13,500 -0.050 |ITEC 1,550 0.200 21400 0.700 0.550 0,550 •0.050 |ITI Educ 12,250 6 000 5176 293 9.000 8 750 8 800 -0100 Imasco.ltd 29 850 19.250 48985 24 29200 28 850 28.850 •0 300 Imper Oïl 30.680 22.620 35381 15 25,700 25 350 25.350 •0.350 (Impr.Qbr 27.500 20.150 13700 17 26,750 26.300 26.700 ?0.600 lmpQbr.2 25 450 24.750 500 25.250 25.250 25.250 ?0.150 Imutec 1,500 0.650 2500 0.940 0.920 0940 ?0 060 InMedia 2.000 0.450 11000 0650 0600 0 600 Inco.Pr.E voir plus bas Inco.VBN 27.500 9 000 1800 11.200 10.800 11.200 ?0.300 Inco Ltd 43.900 18.450 19000 19.000 18650 18.700 Inmet 8000 4.000 31100 4.800 4.600 4.600 •0.200 jlnt Data 0540 0.255 5000 1 0330 0330 0,330 ?0,030 jlnt.Key 0.290 0,095 zlOO 0.095 0,095 0.095 Intrawest 30.450 20.600 1000 25 30400 30,150 30.150 -0,200 Inv Grp 28.170 15 520 3121 36 26.500 26.300 26,400 IrwtnToy 5.650 4.000 500 4.000 4000 4000 -0.160 flrwm A 4.550 2.750 600 2.890 2.890 2 890 ?0140 Island Tel 30400 14 500 4257 21 26 800 24.700 26,500 ?1800 flvaco A 6 250 3.450 600 11 5.900 5.700 5.700 -0.300 Ivaco.srl 24.000 20000 z25 22 200 22200 22 200 lvaco.sr2 23.250 20 000 200 22100 22.100 22100 Ivaco sr5 26.000 23600 2712 25450 25000 25,450 Jannock 22.450 16 000 800 16 19.250 19250 19250 -0050 fJean Ct A 25400 13 750 8570 20 23650 23.250 23 350 •0050 iJilbey 0.250 0120 15000 0.160 0.130 0.160 ?0,040 K L Kaufel A 5.250 3.000 1000 11 5.000 5.000 5.000 iKormor 0.450 0.040 30000 0.100 0.100 0.100 ?0.060 ILGSInc.20.400 7.850 8030 118 15500 15400 15,400 ?0.200 52 dern.sein.Titra Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.iLabphrm 5.400 2.500 2000 2.800 2.800 2,800 ?0,100 LfrgCan.p 60000 33.900 400 17 57.000 57.000 57.000 ¦1000 LafargeCo 58 750 34 900 400 15 57 000 57.000 57.000 ?1.000 ILaidlaw 23400 13900 110745 33 15.050 14 700 15.000 ?0.400 (LapVer.A 6500 4500 10400 10 4.750 4.700 4,750 -0.050 Lap.VerB 6500 4600 2000 9 5.000 5.000 5.000 (Lasond.a 19750 17200 5000 16 19250 19250 19.250 Leader 1 4 950 0600 1750 24 3000 3 000 3.000 Legacy.ir 6250 4 450 1800 4.750 4 600 4650 -0050 Legacy un voir plus bas (Leroux B 7.500 4 100 12500 6 6.500 6400 6400 -0.050 LBLmc 1450 0.420 5000 1 187 0.750 0650 0 750 ¦0.050 iLexam 2.050 0280 5507 0.550 0550 0550 ?0.010 iLithos 1390 0250 19500 0.390 0.370 0390 ?0.010 Lobtaw 36300 18 700 79478 40 36.300 35,750 36150 ?0350 Loewen 49.500 30250 4615 53 39.100 38 800 39000 -0.100 iLoubei 0.285 0.050 30000 0.090 0090 0 090 ?0.030 M N iMDSl 39.000 15 250 937 17.500 17.500 17,500 -0.100 IMPACT 15.850 2 400 160889 15 850 15000 15.200 ?0,200 MSVUn 0490 0.120 5000 0.190 0.190 0.190 Maax 20.500 10.000 25160 26 19,250 19.000 19.100 ?0.100 Mackenzie 23,750 14130 162698 35 22.700 22.100 22.600 ?0500 (Magna A 112.000 82 500 d1205 14 105.150 103.300 105,000 ?0,200 Mam Tel 23.850 13800 2190 25 21.750 21.650 21.650 Mple.Leal 23.000 14 000 500 19,450 19450 19.450 -0.100 Marconi C 23850 17.600 154 475 19.000 19000 19 000 (Marit Tel 42 500 26.250 850 40.250 40,250 40250 ?0.300 Matco.b 2,100 0.800 1000 9 2.100 2.100 2.100 ?0.200 Mazann 1.550 0.465 17700 0.570 0550 0.550 -0,010 iMcWatter 2,400 1.000 5500 1.600 1600 1.600 •0,050 iMetkior 1.350 0,250 9500 0.600 0.600 0.600 •0.050 Memotec 5.100 0800 35125 1.190 1,150 1.150 -0050 jMenora 0450 0085 20000 0100 0.100 0.100 ?0,010 Methane* 13.400 10.750 1500 11 13.000 12 950 12,950 -0.050 IMetroR A 22100 14.500 26820 15 20.450 20.350 20.350 -0,150 Met B 48000 20 500 3185 47 500 46 000 46 250 ?2.950 iMetwerks 15.300 7.750 3105 9.400 9050 9,050 -0.650 M.Tempus 1000 0.250 71200 23 0.310 0.290 0300 ?0,010 Microcell 18 750 8000 23760 13.600 12.800 12800 •0.350 (Microtec 5100 2900 2100 4 450 4450 4,450 Mdlnd.wal 37.600 14950 19734 22 37.600 36.050 36.200 -0 800 iM.DuNd 1.510 0450 2000 0,590 0590 0590 ?0.040 iMmorca 1640 0570 4900 0.570 0,570 0.570 •0.030 iMirandor 0880 0.220 9000 0.340 0.330 0.330 -0,020 iMispec 1.750 0,150 2700 0.190 0.190 0.190 Mitée Tel.10500 5 600 200 23 6.250 6.250 6250 ?0,250 Mitel.Corp 24.000 8350 218883 25 20.450 20,200 20.350 -0.150 Mitel 2.00 26950 25.250 550 25.400 25,400 25,400 -0.100 IMolson A 28.000 21.600 14820 14 26800 26500 26500 •0400 Motson B 28000 22.950 135 14 26.800 26.800 26800 -0.450 Moore 31.000 18.000 2629 43 19 900 19,600 19600 •0350 MtReal 3,350 2.580 41200 3270 3.150 1250 ?0.100 Multtd.un 17 200 14 850 1350 15.250 15000 15.250 ?0.250 iMurgor 0 800 0.200 8000 0.270 0.240 0.270 ?0.030 iNAR Res 5.650 1,100 9890 490 4 900 4.500 4.900 ?0.200 Nce Drv.U voir plus bas Nce Pet u voir plus bas (Nelvana 35.250 20000 450 36 30.950 30.700 30.950 ?0.200 Newcastle voir plus bas Newcourt 78 750 36950 21330 121 74100 73,500 74.100 ?1.100 iNiocan 0.900 0.410 1000 0.630 0.630 0.630 •0,120 iNora exp 1.350 0,600 14000 0800 0 680 0.800 Nor.Forst 10250 7.250 400 78 7.750 7 750 7.750 ?0,100 Noranda 30,300 21,900 60042 7 24 300 24150 24.250 iNormab 0.950 0150 14500 0.250 0.200 0200 Nor Tel 100 000 56.500 23937 49 84.950 84.250 84 250 N Tel Sr5 26.050 24.500 1600 25.600 25,600 25.600 ?0.100 Northstar 13.000 8.150 95494 17 11.550 11.400 11.400 •0.200 NovaCorp.31.850 29.000 146611 48 29.000 29.000 29.000 -0650 N S Power 20,100 14,050 13372 20 20.100 19.550 19,650 -0.250 iNoveder 1,010 0.270 27775 0.480 0.450 0.480 •0.020 iNovic 5800 3.250 2900 27 4.100 4.050 4.050 -0.200 Numac 7.100 3.500 193 425 4250 4.250 4.250 •0.250 ifiymox 19,000 7,250 1100 9.100 9.050 9.050 •0.100 O P 0&Y Prop 13.000 5.800 500 12 7.900 7,900 7,900 |0 Donnell 17.250 4600 33390 7 400 6,700 7.300 ?0.450 (Ocel.Enb 8200 5300 1300 31 5.700 5600 5600 •0050 |0rb ex.A 0380 0.075 25000 0.120 0.120 0120 ?0.045 lOrezone 0,750 0210 5000 0.400 0,400 0400 -0.050 lOrient 0150 0 040 z33 0.040 0.040 0.040 (Orleans 2 850 0850 1000 0950 0950 0950 ?0.100 lOrmico 0.190 0060 2300 0.110 0.110 0,110 ?0,020 (Osha A 27.750 20.900 1053 18 26,700 26.600 26.700 -0.050 iPac.Tiger 1.500 0200 z307 0.310 0.310 0.310 PancdnPt 28000 19.750 475 24 22.800 22.500 22 500 ?0.800 Pantoram 1.750 1000 700 18 1.100 1050 1.050 •0.050 Paprboard 6.500 4000 3300 13 4.150 4.010 4150 ?0.150 iPebercan 3 750 1,150 200 4 1.300 1.300 1300 Peerless 3.950 1.500 27000 8 2.800 2.600 2 600 -0150 |Pegaz.sr2 1000 0650 12600 0.950 0 950 0950 ?0.100 Pengr.ir 12.450 4 950 1700 5800 5.550 5.800 ?0,100 PengrEnr voir plus bas Pertuns P 7.700 6.1CC 950 11 7,200 7,050 7,050 Petro Can 29500 21.800 11904 27 24 000 23300 23600 •0.050 Philip 27 400 5000 2000 5.100 5100 5.100 ?0.100 PhoenixLS 14.500 7000 1880 43 11.500 11400 11.500 ?0.150 Pinnacle 24.100 11500 2000 90 15.300 15 250 15300 ?0,300 PlaDome 27,250 14,950 9380 16650 16 400 16 500 •0,350 iPlexmar 0620 0030 z125 0.150 0.150 0.150 Poco Petr 16.900 10500 1400 34 14800 14.750 14 800 ?0.200 iPositron 16 000 7.500 780 13.500 13.000 13.500 ?1.500 PCS Inc.137900 100.300 d3250 14 109.950 108.650 109.750 ?1,000 (Powr Cr 37 500 18050 66109 22 37.500 36 750 37.100 ?0.350 Power.Fin 37 500 16 750 26820 20 37.500 36 700 36.950 ?0500 Premdor 16 700 11.500 500 hr 13900 13.900 13.900 -0.350 Premier.a 2 400 1500 200 11 1.900 1900 1900 ?0.050 iProcolor 0610 0 080 14000 0450 0410 0.450 Promatek 2800 0550 3400 7 2.250 2.150 2.150 -0,050 Provigo 10750 6.750 407328 11 10.750 9 800 10.250 ?0.750 Q .R QuebecTel 20.880 12,450 6339 20 19.100 18.750 18.750 -0,450 QuebecoA 32 500 23.600 600 14 30100 30.000 30.100 ?0,300 (QuebecoB 32,400 23.500 19324 14 30 200 29.800 30,200 ?0.350 (Radio.A 19.000 6 880 3100 18 17.250 16.500 16.500 -0.500 iRadisson 1.320 0,150 38250 0,220 0.195 0.205 ?0.005 RangerOil 14.650 7900 10560 10500 10.350 10.450 -0,200 Redman .23000 16.000 100 b 23 000 23000 23.000 ?0.250 (Reitmn A 23000 15000 1000 13 23.000 23000 23.000 ?0.500 Renaisnce 37 500 21600 12790 35 23.400 23,200 23200 (Repap 0395 0100 127800 0 265 0 260 0260 -0.005 Richelieu 19 000 9750 300 14 17000 17.000 17000 •0.250 Rigel 16 500 10550 100000 13.500 13500 13500 ?0.250 Rio.Algom 35 200 19 500 1000 19 20600 20.450 20450 -0400 iRobex 0950 0.260 3000 0.320 0.320 0320 -0.070 IRCantel.b 30000 9 300 400 20.000 19.750 19.750 -0.600 Rolland 9 000 3680 3265 11 8000 7,750 7.750 •0.250 Royal,Avi 6950 2.900 7555 28 5550 5.500 5.500 (Royal G.48000 31.000 1766 33 42.800 42.700 42.700 Royal Lpg 12000 5.750 616 10 6.150 6 000 6.150 •0.050 iRoyalStd 1500 0.100 11000 0.200 0180 0180 •0.020 52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.S T (SAMSys 1.850 0.300 z250 0.320 0.320 0320 SNC-Lav 17.750 10.750 25350 13 11,100 10.900 11000 ?0,150 SR.telcom 9.450 4.600 8200 15 4700 4.600 4600 •0,150 San Fra A 13.250 5.750 200 23 13.250 13.250 13250 ?1,250 (San.FrB 11000 4.530 10443 11.000 10850 11.000 ?0,150 Saputo 41.500 19.000 5305 30 37.500 37.000 37.400 -o.oSo 1Saturn,S 5.400 2,300 1900 14 4.550 4.550 4550 Seagram 67.600 43.500 2040 20 60.500 60000 60.250 ?0.050 iSchgold 0,750 0300 57000 0,730 0700 0.730 •0,010 Sears Can 28.350 18.750 2260 24 28.350 28.300 28.300 ?0.050 iSharpe 3900 0,730 9500 0.800 0.730 0 800 Shell Can 28.900 20.500 900 16 25.750 25.600 25,750 Shermag 18,400 12.800 33300 21 16.750 16,350 16,750 ?0.500 Shirmax 6.000 3.300 32500 11 5.750 5500 5.700 ?0,200 Sico 19.000 12.000 800 16 14.400 14.250 14,250 -0,600 iSirios 0.490 0.180 z120 0.150 0.150 0.150 ?0,300 SodiscO 65 7.500 3.000 1300 7 500 7.500 7.500 Sodisco 0.285 0.080 207000 0.210 0.195 0.210 ?0,010 (Spec.prm 22.200 10.000 300 36 19.750 19.750 19.750 Sporlcn.A 7.800 3,500 1000 30 6650 6.650 6,650 -0,350 StLaurent 25,000 14,550 2190 16.700 16,550 16.550 ?0,050 Stelco A 14.400 8.750 26700 9 10.050 9,950 9.950 -0,100 iStrat.Val, 4,250 1.650 11800 10 1.770 1.700 1.760 -0,010 iStrex 0.450 0.100 6333 0.200 0.170 0,170 -0,055 Strongco 17 500 11.300 17590 9 13.400 13,400 13400 -0,100 iSulliden 3.950 1,150 16600 1.350 1.250 1,300 SunMedia 17,250 12.850 39100 49 14.300 14100 14 300 ?0,250 Suncor 55.300 34.750 710 26 50.900 50.800 50.800 -0,350 iSundust 1.900 0,250 4000 0.450 0.390 0,450 ?0.060 (TSITelsy 1.800 0.175 74500 0.200 0.195 0,195 ?0,015 (TVA.b 15.000 7.670 350 17 13.800 13,800 13.800 -0,100 TVXGold 9.050 3.200 77675 4 300 4,100 4.120 -0,280 Talisman 55.100 35,000 276 130 42 900 42.650 42.900 -0,100 lîandem 1000 0.300 2500 7 0 400 0.400 0,400 -0.040 Tarragon 17,650 8,750 2000 32 14.050 14,050 14,050 Techmlab 10.850 7.850 11475 26 9.550 9.500 9500 Teck A 28.500 16.500 100 16.500 16.500 16.500 (Teck B 29.500 15.000 13500 15.300 15.150 15300 ?0,200 Teklogix 10.000 2.350 700 5 750 5.700 5.750 -0.050 Teknor 8000 4.000 6000 32 5,500 5.400 5.500 -0.050 Telco Cap 29.500 11.850 3075 27.250 26.800 26.800 -0.200 (Telco Pr 26.250 25.100 1100 25.500 25.400 25,500 îelegiobe 45.400 20,300 32127 36 41300 40000 40.850 ?0.750 (Telmobile 35.500 15,600 5753 30.750 29,700 29900 •0600 Telus 45,450 25.500 96617 37.050 36.650 36.750 •0.200 Tembec.A 14,050 6.500 47417 12 7,600 7.450 7 500 •0,150 Theratech 6.250 3.500 5800 4000 3,850 3.850 -0,150 35Spttcap 16.950 16350 8500 16 900 16.350 16.350 •0.600 ThomCor 45.800 31.000 z63 35 45.100 45.000 45,100 Timmco 3,900 2 750 2000 30 3.050 3000 3 000 -0,100 Tolgeco 1.350 0.600 500 3 1.000 1.000 1,000 -0,110 (Torslr B 27.000 21.500 6440 7 25000 24,000 24.150 •1,400 TrAlta.Co 25.400 16.500 11422 20 23600 23.350 23,350 -0,250 TrCan Pt 34.550 25,550 242754 14 26250 25.800 25800 •0.300 T.Can.P.U voir plus bas Transat 13.600 8750 6022 11 9.500 9.350 9450 ?0.050 Triax.Un voir plus bas • Tnmac 12.350 8950 3900 6 9350 9.100 9.350 -0,300 Trimark 42.000 20.880 15575 27 23.600 23,300 23.500 ?0.250 (TrizHahn 37.800 29.400 2650 23 33.650 33.300 33650 ?0300 TriHa.wtA 8 800 4.250 199 5550 5.550 5,550 •0,100 iTroymin 1.070 0450 6000 0.570 0.560 0,560 ?0.010 • U Z Um-Selcl 32.500 16.000 7’0 17 29.500 29250 29.250 •0.450 (Umbroue 6.000 4.500 900 5 600 5.600 5.600 (Umcan.B 35 500 28.000 1390 32 34,900 34,350 34 350 (Umloret 6.200 1650 12900 1.850 1,650 1.650 •0,170 (Umgold 3650 0.400 40885 3.150 2.300 3.150 ?0.400 Un.Domm voir plus bas (V.Houtte 34 250 15.850 5736 40 28350 28.100 28.100 -0.200 jVantex 0.380 0.160 10000 0.160 0.160 0160 jVasogen 3.300 1.300 4500 1,510 1,450 1450 -0.150 (Velan 30.400 23000 535 19” 28000 28.000 28.000 ?0,050 iVenCan 1.150 0.300 4000 0310 0.300 0300 -0.050 (Videotron 22.850 9300 40657 22 850 22.250 22650 ?0,100 jVior 0.320 0.100 3500 0.110 0.110 0.110 iVirgima 3 500 0.910 21209 1.040 1000 1.030 •0.010 (Vogue 3000 0.700 3000 1 110 1,100 1,100 •0,150 Westaim 11.100 5600 6638 8.600 8600 8600 ?0.050 Westburne 19.700 15 500 132380 14 17,600 16.900 16.900 -0,850 Westcoast 36.250 25.550 9352 18 33250 32.800 32 850 •0,300 iWstrnPac 1.100 0.170 40500 0220 0.200 0.220 ?0,020 WestStar 45,250 24 500 2234 17 26000 25,750 26.000 Westr 1U voir plus bas Westrll u voir plus bas |X-Cheqr 0,450 0100 5150 0.150 0.150 0150 -0.020 jYorbClA 0 340 0.110 16437 0.220 0.220 0 220 -0.025 Total des ventes 9376 396 • FONDS AMERICAINS Bq Ry.srK 27600 26000 2425 27.400 27.200 27.200 Bq Ry srl 29.750 27000 200 27.550 27,550 27.550 ?0,050 B.TD.SrG 27 000 25.250 3600 26100 26.000 26.000 IncoPr.E 53.200 39100 2694 40250 40050 40,050 Total des ventes : 8 919 OBLIGATIONS (en milliers) cBorale*7°o 109 000 100.000 dIO 105 000 105000 105.000 ?2.650 cForex 8S 109.250 97.000 d85 107.950 105.000 107.950 ?2.950 cLeroux 8'« 115000 102 000 d5 111.500 111.500 111.500 -0,500 cRio5.5%db100.150 91950 51 92.500 92.000 92000 -0,500 cScoBooms 107.250 100.000 d70 103.250 102 500 102.500 •0.750 cTD hybrid 104.000 98950 d69 103.200 103 200 103200 •0,050 Total des ventes 290 500 UNITÉS EN FIDUCIE Athabasca 27.600 16,000 8565 18.750 18 500 18,750 ?0 300 BPI II.U 9100 6,250 1500 6.600 6 550 6 550 -0050 Can Resll 10.750 7.150 900 19 7.550 7.550 7.550 -0 050 EnerMark 7.500 5.150 45983 24 5.450 5.350 5.450 EnpFnd.G 4.800 3400 6568 12 3650 3.550 3620 ?0,110 FirstPr us 25500 21.000 1550 24.750 24 500 24.500 -0,200 FtChi A u 8.100 6.500 500 25 7.000 7.000 7.000 -0,050 Frhold UN 11.900 5 850 15160 8.050 8000 8.050 ?0,050 Legacy.un 10.100 8 500 7500 8.700 8.650 8.700 ?0.050 Nce Div.U 5.450 3 450 17700 4.000 3800 4000 ?0.200 Nce Pet.u 4.200 3,750 27400 14 3.870 3,760 3 840 ?0 030 Newcastle 21000 17.050 500 18.200 18200 18.200 Pengr.Enr 22.250 13.500 9965 17 14700 14,450 14,700 ?0.200 Triax.Un 13.900 13.100 400 20 13.500 13.500 13,500 ?0.100 Westr 1U 11.050 7.850 400 13 8.200 8.200 8200 •0 050 Westrll u 10.700 7800 550 15 8.450 8.450 8450 -0.300 Total des ventes 145141 UNITÉS PARTAGEES • (Amaig In 10 250 8350 3318 8 750 8350 8,350 -0,400 Gaz.Metro 19,500 16 750 18010 14 18 800 18.250 18.350 -0,250 T.CanP.U 30 650 26350 13670 12 28 450 28.250 28.300 Total des ventes 34 998 DIVISION INTERNATIONALE (en dollars canadiens) Cased s.a.7.250 5 000 5950 7.000 6.750 7.000 ?0.050 Un.Domm 49.800 33.500 200 11 48100 48.100 48,100 -0.900 I.K I) K V It EDI I 0 .1 II I I.L E T I !» !) 8 A 8 ÉDITORIAL Le cœur fragile du Nigeria Guy Taillefer La mort soudaine de l’opposant nigérian Moshood Abiola plonge dans un épais brouillard les minces perspectives de démocratisation auxquelles la population s’accrochait depuis le décès, survenu un mois plus tôt, de son geôlier Sani Abacha.Peut-être en fait les efface-t-elle carrément: il faudra voir maintenant si les généraux qui sont au pouvoir vont continuer de s’enferrer dans leur logique autoritaire ou faire d’authentiques ouvertures démocratiques.L es Nigérians sont tout à coup orphelins du seul leader qui paraissait en mesure de réunir l’opposition démocratique morcelée et de faire œuvre de réconciliation nationale dans ce pays perpétuellement au bord de l’implosion religieuse et ethnique.La mort de M.Abiola est un clou dans le cercueil des espoirs de démocratie suscités par l’expulsion par arrêt cardiaque du président Abacha de l’exsangue paysage nigérian, le 8 juin dernier.Le scénario est si dramatique que les soupçons des milieux d’opposition ont été inévitablement attisés quant à l’implication directe du régime dans la mort «inopportune», pour employer le mot du président Bill Clinton, de M.Abiola.Comment en effet admettre sans sourciller, dans un pays où le meurtre est un recours passé dans la normalité de l’exercice du pouvoir, que son décès soit naturel, alors qu’il survient au moment où sa remise en liberté était partout annoncée comme imminente?Chose certaine, le régime est au moins indirectement responsable de ce décès aux dimensions humaines et politiques: sa détention avait affaibli sa santé et sans doute avait-elle entamé sa volonté de revendiquer la présidence qui lui avait été volée aux élections annulées de juin 1993.En ne le libérant pas plus tôt, le nouveau président Abdulsalam Abubakar faisait la preuve depuis des semaines, pour ceux qui se posaient encore la question, de l’extrême relativité de ses promesses de retour à la démocratie.M.Abiola était un homme dont les généraux avaient peur et dont ils cherchaient, avant de mettre fin à ses quatre ans de captivité, à circonscrire préalablement l’influence: utilement, les généraux voient maintenant disparaître un assembleur qui aurait pu leur arracher le pouvoir.Démocratiquement.Car au Nigeria, les cœurs battaient pour M.Abiola, qui fut pourtant un équivoque porte-drapeau de la cause démocratique.Avant de devenir un social-démocrate et un martyr de la liberté, il joua un rôle important au sein du parti de droite qui a détenu le pouvoir civil de 1979 à 1983.Sa candidature aux présidentielles organisées en 1993 aux fins de donner illusion de démocratie au Nigeria, il la devait à l’ancien homme fort Ibrahim Babangida qui, voyant la situation ne pas pencher en sa faveur, décida ultimement d’annuler le scrutin.C’était un multimillionnaire self made man dont la fortune avait été construite grâce à ses connexions avec la même élite militaire qui allait éventuellement l’emprisonner.Mais il était aussi un grand philanthrope au style flamboyant et un champion du panafricanisme.Nigérian yorouba du sud chrétien, converti à l’Islam, puissant homme d’affaires aux origines très modestes, M.Abiola a mangé à tous les râteliers.Cette combinaison de personnalités lui a fait réaliser l’impensable aux élections suspendues de 1993: mener le scrutin, non pas seulement dans le sud-ouest du pays où la fninorité yorouba le soutenait contre la domination Les promesses du régime ne rapprochent pas le Nigeria de la démocratie politique du nord musulman, mais dans toutes les régions du pays.C’est cet exploit dont les généraux, sachant ne pas disposer des appuis populaires pour remporter proprement des élections, devaient à tout prix bloquer toute possibilité de réédition pour sauver leur peau.Que la disparition de M.Abiola tienne ou non à des causes naturelles — une autopsie sous contrôle international devrait aujourd’hui l’avoir déterminé —, il semble toujours que le président Abubakar cherche à poursuivre une stratégie de division autoritaire qui permette aux généraux du nord nigérian de régner sans partage au mépris de multiples revendications ethniques et régionales.En continuant d’obéir à cette logique d’exclusion — qui les a trop bien servis depuis l’indépendance obtenue en 1963 —, en s’obstinant à ne pas ouvrir le terrain politique à l’opposition, les généraux appuient leur pouvoir, dans l’avant comme dans l’après-Abiola, sur une poudrière qui finira bien un jour par exploser.Iœ drame, c’est que la disparition de M.Abiola efface ponctuellement les chances que cette «explosion» se produise sous forme de libéralisation démocratique.Les signes d’ouverture donnés par le général Abubakar sous forme de libération de prisonniers politiques — et que l’Occident et l’ONU voudraient absurdement faire passer pour encourageants — n’ont été jusqu’à maintenant que poudre aux yeux.Et le programme de transition démocratique promis sous Abacha et qu’Abubakar s’est engagé à respecter est une farce complète dans l’évidente mesure où en est toujours exclue l’opposition — que seule une poignée de pays, dont le Canada, a eu l’élémentaire courage de soutenir.Sous Abubakar, le Nigeria est aujourd’hui aussi loin de la démocratie qu’il ne l’était sous l’ancien dictateur Sani Abacha.D’autant plus loin que tout le monde s’entend à considérer comme irréaliste que, conformément à cette soi-disant transition, des élections [missent être organisées pour le l'r août et le pouvoir remis à un président civil le Tr octobre prochain.Du reste, les généraux nigérians ont continué d’opérer à leur guise en faisant semblant d’entrouvrir la porte à la démocratie, sans être vraiment embêtés par la communauté internationale.On l’a vu à la flopée de délégations étrangères passées ces dernières semaines par Abuja.Coup sur coup, le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, puis une délégation américaine de haut niveau sont allés au Nigeria pour tenter d’obtenir la libération d’Abiola, mais sans exiger pour lui un rôle politique dans le devenir du Nigeria.Ce fut une erreur — en forme de complaisance à l’égard du régime des généraux — de ne pas avoir fait pression pour qu’il soit libéré inconditionnellement.La junte militaire cherche activement à cette crise une porte de sortie.Ce ne sont pas, toutefois, quelques concessions ou quelques changements au sommet de la dictature qui feront oublier son illégitimité.Avec la mort de M.Abiola, c’est le cœur de tout le Nigeria qui vient de flancher.La Fête nationale Molson , Le 24 juin dernier au parc Maisonneuve, Molson a dépassé les bornes en tentant de substituer au symbole même du Québec qu’est la fleur de lys le symbole mercantile de la compagnie.La présence envahissante et agressante de cette compagnie était multiforme.Des tatouages aux drapeaux en forme de fleur de lys Molson en passant par les appels incessants des animateurs de Cité Rock Détente pour inciter les gens à consommer de la bière, tout était pensé et prévu pour faire en sorte que la Fête nationale du Québec soit reliée au logo de Molson.Les membres de l’escouade «Tas-tu ton tatoo» (sic) étaient d’une efficacité redoutable: partout où mon regard pouvait porter, je voyais plus de drapeaux Molson en plastique que de .véritables drapeaux du Québec.Ils étaient aussi très bien dressés.Je fus par exemple fort surpris d’ap-.prendre de leur bouche et sur un ton condescendant que l’authentique drapeau du Québec que j’avais apporté n’était pas, de leur point de vue, le bon, et qu’il me fallait corriger cette 'situation au plus vite ! Quant au tatouage que l’escouade nous offrait gratuitement, dans un élan de générosité feinte, il fallait être très vigilant pour s’apercevoir à temps que la fleur de lys qu’on nous collait sur la peau n’était qu’une autre pub pour Molson.Personne ne pouvait échapper au va-et-vient incessant fie l’escouade, qui m’a sollicité au moins cinq fois en ‘quelques heures.Même les enfants LETTRES -?- de trois ans étaient tatoués et, inconscients dans leur candeur, brandissaient fièrement leur drapeau Molson.Ainsi, chaque spectateur était malgré lui réquisitionné pour servir de panneau publicitaire ambulant au service du géant Molson.Comme le défunt Forum est devenu le Centre Molson, la Fête nationale du Québec est en passe de devenir la Fête nationale Molson.Quelle sera la prochaine cible de Molson ?Aurons-nous droit l’an prochain au 51’ anniversaire du fleurdelisé Molson ?Les publicistes de Molson salivent peut-être déjà à l’idée de la chanson thème qui soulignera l’événement: «Mon pays, ce n 'est pas un pays, c'est une Mol'.».Jean-François Vallée Sainte-Foy, Québec Fière d’être de souche J’approuve entièrement la position de Mireille Boulet sur la célébration de la Saint-Jean, (6 juillet).Si nous sommes Québécois de souche, c’est comme ça, et tant pis pour ceux que ça dérange.Nous ne nous considérons ni mieux, ni pires que les autres; nous sommes simplement des descendants directs des Français qui sont venus ici pour développer la Nouvelle France, il a de cela près de quatre siècles, territoire qui est devenu le Québec.Selon l’expression populaire, ce n’est pas rien.Il faut arrêter de se culpabiliser sur tout et d’accepter, entre autres choses, cet absurde «politically correct».D’ailleurs, y a-t-il une véritable expression française de ce nouveau dogme?Encore une influence anglaise?Peut-être n’ont-ils aucune hésitation à indiquer la différence entre «anglais» et «américain».Arrêtons de nous laisser imposer les lignes de conduite de nos adversaires et des timides, et des normes qui ne répondent pas à notre mentalité.Par exemple, si l’on veut présenter des couples mariés comme mari et femme et non conjoints, pourquoi pas?Cela ne remet aucunement en question le choix de ceux qui pour différentes raisons désirent vivre ensemble mais ne veulent pas se marier.J’ose croire que les responsables de notre Fête ne se laisseront pas impressionner par les critiques de nos adversaires, lesquels, hélas! réussissent trop souvent à intimider nos élus qui s’amollissent de plus en plus devant leur intransigeance.Suzanne Potvin-Spalding Hull, 8 juillet 1998 Souveraineté Wow! Je me moque du président (l’Alliance Québec et de ses «histrionneries».Ma peau est depuis longtemps endurcie.Il me rappelle trop cette vieille histoire du jésuite perdu dans la campagne québécoise qui demande à un paysan le chemin pour aller jusqu’à Saint-Damas.Réponse?«Vous ne trouverez jamais, c’est tout droit».Comme ce jésuite, le «ratoureux» Bill Johnson est trop rusé pour jamais trouver son chemin jusqu’à nous.Et je m’en fiche.Ses provocations me laissent indifférent.Jean Ouellet Montréal, 20 juin 1998 UN NûuVêL UNÎ&RMt Pour L'AR/V^Î ?.f Y.W-:-)/ I w $ ûAR/VbTfp Comme une lettre à la poste On passe son temps comme on peut.Quand j’en ai le loisir, rien ne m’amuse autant que de faire des représentations auprès de Postes-Canada.Les préposés aux plaintes de la clientèle y sont amusants.Bon nombre d’entre eux estiment par exemple que le service postal offert à la population est l’un des meilleurs au monde.Le syndrome du plus meilleur fait là-bas des ravages.Il ne faut pas trop insister pour qu’ils prennent la mouche.Cette loyauté vis-à-vis de l’employeur est touchante.Il n’empêche qu’il y a des moments où on souhaiterait un peu de compassion de la part de personnes qui doivent bien elles aussi attendre du courrier de temps à autre.Pourtant rien n’y fait.On jurerait que ces gens n’écrivent pas.Moi, j’écris, j’appose des timbres.Tout cela avec l’espoir d’obtenir des réponses.Tenez, rien ne m’émeut autant qu’un facteur un sac en ban-douilère.Je ne songe même pas à me moquer si, par temps de canicule, il porte des shorts aussi peu esthétiques que possible.Il m’apparaît comme un messager d’espoir.Il détient les clés de mon bonheur.C’est la nostalgie qui me fait parler.Mon facteur n’arpente pas les trottoirs, il se déplace à bord d’un camion.Il ne glisse pas de lettres à ma porte, il les dépose dans une case dont j’ai la clef.Comme il ne passe pas à heure fixe, je le vois rarement.Cet homme, je voudrais le mieux connaître.Nous parlerions du temps qu’il fait ou du Mondial.Pas question pourtant.Il a l’air pressé.Tellement qu’il ne prend pas le temps de livrer à domicile les colis qui me sont adressés.Il le voudrait qu’il ne le pourrait pas.C’est ce que Gilles Archambault ?m’ont assuré différents préposés au service à la clientèle.C’est à cause de cette splendide case qu’on m’a offerte.Pourquoi une case plutôt qu’un service à domicile?Un règlement de Postes-Canada, m’assure-t-on.Devant un règlement, je proteste toujours, mais je finis par obtempérer.Au début, je devais me rendre à la Poste pour cueillir le paquet ou l’enveloppe coussinée.J’avais parfois l’impression de déranger, mais puisqu’il le fallait.Puis il a fallu que je m’adresse à un dépanneur.Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on n’y avait pas la vocation.Je me souviens d’un employé qui ne comprenait pas que je lui tende mon avis de non-livraison plutôt que de lui commander une caisse de bière.Par la suite, j’ai connu l'officine d’un nettoyeur.Lui aussi préférait le pressage et le raccommodage à l’échange de correspondance.Depuis quelque temps, j’ai droit à un autre dépanneur.Homme charmant, je lui ai parlé.Seulement, il y a un os.Sa boutique est située à une demi-heure de chez moi.Et je n’ai pas d’auto.La dernière fois, j’ai parcouru toute cette distance à pied sous un soleil de plomb à cause d’un mauvais livre que m’a envoyé un éditeur distrait.Si vous saviez comme je m’ennuie des succursales postales de jadis! Non que je tienne tellement au service royal de ce temps-là.L’accueil qu’on vous y réservait était parfois insolent.Mais au moins on se sentait en présence de professionnels.Vos lettres, vos colis paraissaient en sécurité.Alors que mon dépanneur ne fait pas tellement classe.Le fonctionnarisme a cédé la place à une conception inquiétante de l’entreprise privée.On se croirait dans une quel- conque province éloignée de toute civilisation.Et puis, les regards courroucés que vous lancent les clients qui doivent faire la queue parce que voiis avez un petit avis en main.A constater le temps que prend le commis à dénicher mes colis, je me rends compte à quel [joint les professionnels de l’époque savaient y faire.Ces recherches paraissent l’indisposer.Et les clients donc, l’œil mauvais comme s'ils croyaient que vous êtes abonné à des magazines pornographiques.Il y a aussi l’atmosphère, ces étalages de produits de mauvaise qualité, ces odeurs.Afin de prendre possession d’un colis espéré depuis deux ou trois semaines, il vous faut passer par cette descente aux enfers.Comment en est-on arrivé là?De chute en chute probablement.Je ne peux pas en toucher mot aux préposés aux plaintes.Ils n’en conviendraient pas.Le dernier à qui j’ai parlé m’a même mis en garde contre les messageries, à son avis hors de prix.J’admire sa conviction, mais je me demande si je n’insisterai pas désormais pour qu’on me fasse livrer mes colis chez moi.Pas dans ma petite case.Chez moi.Les messagers pourront venir à bicyclettes, en auto ou en camion.A leur guise.Si j’hésite encore un peu, c’est que j’ai pris connaissance d’une affiche posée sur le camion de mon facteur proclamant que la poste express est une solution intelligente aux coûts élevés des messageries.Mais ça ne va pas durer.Je n’aiine pas du tout les choses qui se déglinguent, qui s’avilissent.Tant pis pour le dépanneur! Qui sait si, dans quelques mois, je ne serai pas obligé de me rendre cueillir mes colis dans un bar de danseuses nues ou dans un presbytère?Jamais Elisabeth n’aurait toléré cela du temps où elle se pavanait en effigie sur les timbres.Où allons-nous?A P H.0 P 0 S -?- .de Pampleur du travail temporaire Ives définitions de l’emploi temporaire et les réglementations le régissant diffèrent grandement d’un pays à l’autre.Par exemple, au Canada, les travailleurs tempo raires sont définis comme étant les travailleurs rémunérés dont l’emploi doit prendre fin à une date précise.Aux Etats-Unis, les travailleurs qui n’ont pas de contrat implicite ou explicite d’emploi permanent sont désignés comme temporaires.Au Japon, il s’agit des salariés qui ont un contrat d’une durée supérieure à un mois mais inférieure à un an.En France et au Royaume-Uni, l’emploi temporaire répond à de nombreuses caractéristiques.Il inclut l’emploi à durée déterminée, l’emploi saisonnier, la mission d’intérim, l’apprentissage, le stage, le travail occasionne, etc.En Allemagne, il concerne i’emploi à durée déterminée, incluant les salariés en apprentissage.En Italie, il désigne les emplois temporaires comme ceux occupés par les personnes employées à l’essai.L’ampleur de l’emploi temporaire varie d’un pays à l’autre.En 1994, les travailleurs temporaires représentaient 2,2 % des salariés aux Etats-Unis et H % en France.Au Canada, cette proportion était de 8,8 %.Sauf en France, l’emploi temporaire a peu progressé depuis le début des années 80.La proportion de travailleurs temporaires a légèrement augmenté au Canada, en Italie et au Royaume-Uni.En Allemagne et au Japon, elle est demeurée relativement stable entre 1983 et 1994.En France, les modifications apportées à la législation ont permis un accroissement important de l’emploi temporaire, la fréquence de ce type de travail ayant plus que triplé de 1983 à 1994.Le Marché (lu travail, ministère du Travail, Les publications du Québec, mai 1998 LE DEVOIR FONDÉ FAR II F N R I B 0 U R A S S A LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE II IS S ON NETTE Redact e u r e n e h c f R E R N A R I) I) E S (10 T E A IIX Vice-président, finances cl administration FRANÇOIS T II 0IIIN Directeur de I ’ i n f o r m at i o n GLA 11 DE li E AIIR E (i A RI) Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, PIERRE (IA Y ODETTE, NORMAND THERIAULT Rédacteur en chef adjoin t .1E AN-RO It E RT SA N SFAÇO N Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ 2050,rue de Bleury, 9"“ F A étage, Montréal (Québec) Il S A S M 9.Té I.: (5 1 4) 985 SI) IS CE QUE DOIS 3 3 I, K I) K V OIK, I.K V K X I) K K I) I I O .1 V I I.I.V.T I !) !) H A î) IDEES 1 «Les notions de peuple, de nation, d’État ont des charges sémantiques aux implications graves et sérieuses.» ARCHIVES LE DEVOIR Y a-t-il un politologue dans la salle?MARCO VEILLEUX Sainte Foy «Depuis peu, nous voilà devenus des Québécois: cela désigne-t-il des francophones ou les habitants d’un territoire?» Fernand Dumont ans sa prise de position D relative à la Réunion internationale sur la politique culturelle à Ottawa (prise de position publiée dans Le Devoir du 30 juin dernier), Louise Beaudoin, ministre de la Culture et des Communications du Québec, cite un des • -1 fameux passages de Raisons communes où Fernand Dumont analyse et démasque les véritables enjeux de la politique canadienne du multiculturalisme à l’égard de la «culture française» (cf.Raisons communes.Boréal, 1995, p.44).Or, tout juste avant cette citation, le texte de madame Beaudoin fait le constat suivant: «Pour le gouvernement fédéral, le Canada est sim-plement un pays bilingue et multiculturel.À nos yeux, le Québec constitue plutôt un peuple, une nation.» Mon objet, ici, n’est pas de discuter de la prise de position du gouvernement du Québec en matière culturelle (position clairement exprimée pas sa ministre dans cet article).Mon objet n’est pas plus de m’attarder au prévisible imbroglio politique que cette réunion internationale des ministres de la Culture d’une vingtaine de pays n’a pas manqué de susciter entre Québec et Ottawa.Mon attention se portera plutôt, ici, sur ces mots pour le moins problématiques (quoi que bien re-présentifs de la rhétorique péquiste) utilisés par Diui-se Beaudoin pour décrire la réalité québécoise: peuple et nation.Ce qui m’a fort étonné, c’est que la ministre puisse utiliser ces mots pour décrire le Québec, tout juste avant de citer le réputé sociologue.En effet, dans Raisons Communes, et seulement quelques pages plus loin, Dumont affirme catégoriquement que: «U Québec n’est pas une nation.» (p.55).Et encore: « .on parle couramment de nation québécoise.Ce qui est une erreur, sinon une mystification.» (p.63).Je ne sais pas comment Mme Beaudoin concilie cette affirmation avec sa propre vision du nationalisme québécois?Four ma part, je dois dire que j’en perds mon latin! Pour m’y retrouver, j’ai essayé de suivre rigoureusement la position de Dumont.Dans Raisons Commpnes, il distingue clairement les notions d’Etat et de nation, soulignant qu’il est historiquement rare que ces deux réalités se recouvrent.«Entre les deux, il n'y pas de coïncidence obligée.Il existe des nations sans États correspondants; les Etats plurinationaux sont en majorité dans le, monde actuel.» (p.54).De toutes façons, Etat et nation «procèdent de deux modes différents de cohésion des collectivités» (p.53), modes qu il décrit longuement et avec nuances.C’est cette distinction (et son «opérativité» pour bien cerner le débat nationaliste au Québec) que Dumont met de l’avant dans les chapitres II, III et IV de Raisons communes.Est-ce que cette / vision de l’Etat québécois comme instrument nécessaire de la promotion de la culture et de la nation française en Amérique nécessite que cet Etat devienne souverain?En tant que simple citoyen en quête d’un peu de clarté à travers les dédales du débat identitaire québécois, je m’interroge.Depuis un certain temps (en fait depuis que je m’intéresse aux choses publiques, puisque je n’ai que 25 ans) j’entends certains discours voulant que le nationalisme québécois (ou, à tout le moins, le nationalisme des souverainistes) est un nationalisme ethnique (dans tout le sens péjoratif qu’on accorde à ce terme) et que, de ce fait, il est dépassé, voire même, pernicieux.Je constate que certains des principaux porte-parole du mouvement souverainiste au Québec, en réaction à ce discours, profitent de toutes les occasions pour affirmer qu’au contraire, le nationalisme québécois est un nationalisme moderne, c’est-à-dire non pas ethnique, mais plutôt civique ou territorial et, de ce fait, inclusif pour tous les citoyens du Québec.Fort bien! Sur le plan stratégique, cette réponse toute «politicienne» semble s’imposer.Cependant, c’est là que la lecture attentive de Dumont sème le trouble dans mon esprit.En effet, si, pour une large part du mouvement souverainiste (et particulièrement pour l’intelligentsia péquiste) le nationalisme québécois est un nationalisme civique, cela veut dire que toute personne vivant sur le territoire québécois, et dont la citoyenneté s’exerce dan?le cadre des institutions de l’Etat québécois, est incluse dans la nation québécoise.N’aurions-nous pas affaire, ici, à une confusion entre la notion d’Etat et celle de nation, confusion allant à l’encontre de la judicieuse et éclairante distinction de Dumont précédemment évoquée?Dans le passage de Raisons Communes que cite la ministre Beaudoin, Dumont ne dénonce pas, dans la politique du multiculturalisme, une entrave à la vitalité et au développement du peuple ou de la nation québécoise.Il dénonce plutôt (et la nuance est de taille) qu «implicitement /parle fait du multiculturalisme/, la culture française devenait une culture parmi d’autres», (p.44) Si le sociologue parle ici de culture française, c'est que, si je l’ai bien lu, pour lui, le nationalisme québécois ne saurait (afin de se moderniser et de s’affranchir d’une détestable forme ethnique héritée du passé) se convertir, en toute candeur et comme par enchantement, en un nationalisme territorial.Ce nationalisme,territorial en étant un où être citoyen de l’État québécois ferait de chaque individu un membre d’une nation dite québécoise (sousenlendant, donc, si je décode bien, que cette nation québécoise est à la mesure de l’État québécois, que la citoyenneté québécoise vous confère, ipso facto, une soi-disant nationalité québécoise).Or, Dumont interroge: « Si nos citoyens anglais du Québec ne se sentent pas appartenir à notre nation, si beaucoup d’allophones y répugnent, si les autoctones s'y refusent, puis-je les y englober par la magie du vocabulaire?» (p.63).Si un certain discours souverainiste (alimenté par une inclusivité bien pensante) trouve en ce racourci une aubaine, Dumont jette un pavé dans la mare en distinguant clairement, d’une part, la communauté politique québécoise (l'État) qui regroupe des citoyens de différentes nationalités et, d’autre part, la nation, non pas québécoise, mais bien plutôt francophone, qui dépasse les limites de l’espace territorial québécois.C’est ainsi qu’il dira: «Le Québec n ’est pas une nation.On doit y récuser un projet de sou- veraineté qui aurait pour objectif d’identifier nation et État; il y a ici des anglophones et des autoctones, et la nation francophone ne se limite pas au territoire québécois.» (p.55, Ainsi, je fais la déduction (qu’on me corrige si je fais erreur) que le nationalisme de Dumont est un nationalisme culturel.11 aurait donc pour visée la vitalité et le développement de la culture francophone en Amérique, du fait français dans la mer anglophone qu’est le reste du continent.Mais alors, je m’explique mal pourquoi on s’acharne, dans certains discours souverainistes, à vouloir inclure tous les citoyens québécois dans ce nationalisme?Quel impératif nous pousse à vouloir tous les baptiser dans l’eau d’une unique et inclusive nation?J’en viens donc à la conclusion suivante (et encore là, qu’on me corrige si je me leurre, je ne suis pas un expert): si le Québec n’est pas une nation, mais bien plutôt une communauté politique, permettant à des citoyens appartenant à une pluralité de nations et de communautés culturelles d’exercer leurs prérogatives civiques dans le contexte d’un État de droit, alors, le nationalisme culturel francophone peut y avoir toute sa place, sans pour autant chercher à recouvrir et à absorber tout l’espace civique.Comme groupe culturel majoritaire, les francophones peuvent donc se servir de l’assise que leur offre l’État québécois pour promouvoir leur qation, mais sans pour autant identifier cet Etat avec leur nation, üi communauté politique québécoise devient donc, dans ce schéma, l’instrument d’un nationalisme francophone (et non plus québécois) et, ainsi, elle pçrmet à la diversité des autres citoyens de i’Ètat d’être reconnus comme des citoyens québécois à part entière, sans avoir à s’inclure, de ce fait, dans un projet nationaliste qui ne correspond pas à leurs aspirations nationales et culturelles (un spécialiste de ces questions, j’en conviens, trouvera peut-être fort naif cet arrangement de la réalité).Enfin, se pointe la quçstion fatidique: est-ce que cette vision de l’État québécois comme instrument nécessaire de la promotion de la culture et de la nation française en Amérique nécessite que cet État devienne souverain?Pour différentes raisons (que je n’énumérerai pas ici), Dumont répond par l’affirmative à cette question.Mais voilà, avant de pouvoir répondre à cette question, j’aimerais bien qu’on s’entende sur le sens des mots.Comme citoyen, en effet, j’ai le net sentiment que le discours de la classe politique actuelle sème la confusion sur les réels enjeux de nos débats politiques par un usage flottant et imprécis, purement rhétorique, des mots.Les notions de peuple, de nation, d’État, ont des charges sémantiques aux implications graves et sérieuses.Pourtant, elles sont utilisées à qui mieux mieux dans les discours qui traversent notre petit écran ou notre journal du matin sans qu’un effort d'honnête définition, au profit d’une clarification des débats, nous permette de nous y retrouver.De même pour la panoplie des nationalismes (ethnique, civique, territorial, culturel) qu’on invoque, dans les polémiques publiques, avec une légerté déconcertante.Nos débats sont souvent, à mon avis, mal engagés, à cause de cette confusion chronique des notions avec lesquelles nous les construisons et les vivons.L’oeuvre de Fernand Dumont réalise déjà (comme j'espère avoir pu le montrer ici, sans trop le trahir) un éclaircissement fort pertinent de ces notions problématiques.Mais Fernand Dumont n’est plus là et les débats se poursuivent.Aussi, je me le demande, y a-t-il un politologue dans la salle pour éclairer l'honnête citoyen et rappeler à l’ordre nos politiciens?Réplique au ministre fédéral des Transports Collenette met du plomb dans les ailes d’Air Canada Le gouvernement fédéral a une dette envers Montréal M I C H E L GUI M O N 1) Député du comté de Beauport-Montmorency-Orléans Forte-parole du Bloc québécois en matière de Transports ai lu avec attention la J y lettre ouverte de David Collenette, ministre fédéral des Transports, publiée dans votre édi-==J tion du 25 juin dernier.je ministre tentait de justifier sa politique en matière de transport aérien en réponse aux chroniques de votre journaliste Gérard Bérubé qui, lui, démontrait que cette politique favorisait la compagnie aérienne Canadien International au détriment d’Air Canada.A mon avis, les arguments du ministre sont incomplets et présomptueux.M.Collenette nous affirme qu’il faut faciliter l’accès des transporteurs canadiens aux marchés internationaux.Comment alors peut-il concilier cet objectif avec le fait que le gouvernement fédéral soutient constamment et financièrement à bout de bras la compagnie Canadien, qui est perpétuellement dans une situation financière difficile ?Le ministre Collenette affirme également qu’il faut libéraliser progressivement l’industrie du transport aérien au Canada.là encore, l’objectif est louable.Toutefois, cette libéralisation se fait à deux vitesses.A Air Canada, qui a su se remettre rapidement de ses difficultés financières, Ottawa refuse l’accès à certaines routes internationales stratégiques.Par contre, face à Canadien qui n’arrive pas à se remettre à flot malgré de multiples plans de redressement, ie gouvernement fédéral fait preuve d’une plus grande indulgence.Dans sa politique, le ministre des Transports nous affirme qu’il faut tenir compte de plusieurs paramètres, tels que la concurrence sur le marché intérieur, l’emploi et les services aux voyageurs canadiens, pour mettre en œuvre son plan de libéralisation.Ce qu’il oublie toutefois d’ajouter, c’est que ces bonnes intentions demeurent aussi assujetties au plan stratégique et politique du Parti libéral fédéral.Comment le ministre peut-il expliquer qu’une compagnie aérienne comme Canadien soit en constante restructuration alors qu’elle bénéficie d’un support sans équivoque du gouvernement ?Canadien n’est-elle pas le transporteur officiel du Parti libéral du Canada (PLC) depuis fort longtemps ?La nomination à titre de sénateur libéral de l’ancien membre du conseil d’administration de Canadien, Ross Fitzpatrick, qui est par ailleurs un des principaux bailleurs de fond du Parti libéral dans l’Ouest, démontre bien les liens étroits entre le PLC et le transporteur.Dans son argumentation visant à défendre ses choix, le ministre fédéral des Transports s’en remet au système de quota minimal de passagers afin d’obtenir la permission d'utiliser une route internationale, un plafond minimum fixé à 300 000 voyageurs.Le journaliste du Devoir Gérard Bérubé a signalé avec justesse qu’à cet égard, le gouvernement fédéral a fait preuve d’un zèle peu équivoque envers Air Canada.Ce dernier s’est vu refuser une liaison vers Taïwan alors que le nombre de passagers pour cette route atteint 97% du seuil minimal de passagers en vol régulier requis pour ouvrir une nouvelle liaison.Plutôt que de dépolitiser le dossier, le gouvernement libéral de Jean Chrétien a fait de ses décisions en matière de transport aérien un enjeu éminemment politique, voire électoral.Canadien est une compagnie basée dans l’Ouest canadien.Or le Parti libéral a vu sa base s’effriter dans cette région du Canada.Laisser tomber un canard boiteux fortement implanté dans l’Ouest constitue un choix stratégique dangereux pour le Parti libéral du Canada.Cesser de supporter à bout de bras Canadien International, ce que la raison aurait pu motiver après tant de péripéties et de problèmes financiers, équivaut à éliminer les quelques circonscriptions libérales de l’Ouest qui ont échappé au courant réformiste.Les libéraux n'ont pas le courage politique de faire ces choix.Cette obsession pour l’Ouest a fait en sorte que le premier ministre Jean Chrétien et ses troupes nuisent au Québec et à Montréal.Le gouvernement fédéral a pourtant une dette envers Montréal.De mauvaises planifications du gouvernement libéral dans les années 70 ont causé des torts quasi irréparables à Montréal.De plaque tournante du transport aérien pour l’est de l'Amérique du Nord, Montréal a vu son rôle s’amenuiser considérablement.Le gâchis de Mirabel qui constitue, de l’aveu même de l’ancien ministre libéral André Ouellet, “ l’erreur fédérale ”, a fait en sorte que Montréal n’est plus qu’au troisième rang des aéroports canadiens.Devant un gouvernement et un ministre qui s’entêtent dans une avenue sans véritable avenir pour le Québec, le Bloc Québécois ne peut demeurer muet.Nous avons à maintes reprises questionné et critiqué les choix du ministre Collenette.Le Bloc dénonce le favoritisme politique du gouvernement libéral fédéral envers Canadien au détriment d’Air Canada.Le Bloc dénonce aussi le peu d’attention accordée par Ottawa envers la métropole québécoise, région aérienne durement touchée par la politique fédérale en matière de transport aérien.Comprenons-nous bien, l’appui du Bloc envers Air Canada n’est pas incondu tionnel.Nous avons par exemple de sérieuses réserves à l’égard de la décision d’Air Canada de se départir de sa filiale québécoise, Air Alliance, puisque de nombreux emplois au Québec sont en jeu.Toutefois, ce que nous désirons le plus, c’est assurer le plein développement de l'industrie aéronautique au Québec, dont Air Canada est le fleuron le plus important.Lorsque Air Canada demande une route pour un pays actuellement desservi par un transporteur étranger offrant un service à partir de Montréal, cette nouvelle liaison a de bonnes chances d’avoir la métropole comme point d’embarquement et de débarquement.Ceci implique que nombre des demandes faites par Air Canada, si elles avaient été acceptées par le fédéral, auraient pu aider au développement de l’économie de la région métropolitaine en entraînant leur part d’emplois directs (équipages, personnel d’aéroport) ainsi qu’indirects (taxis, hôtels, marchands, etc.) et en retombées touristiques non négligeables.Sans parler de l’effet d’attraction des voyageurs acceptant de transiter par Montréal.Aux dires du ministre, la politique canadienne en matière de transport aérien n’est pas statique et «\.]elle évolue au fur et à mesure que les besoins de tous les intervenants seront pris en considération et que les répercussions sur les options de transport aérien des Canadiens seront évaluées».Ce qui nous confirme que tant que Canadien International n’aura pas retrouvé un seuil de rentabilité jugé satisfaisant, le gouvernement fédéral continuera de freiner l'expansion d’Air Canada, soi-disant pour le bien des consommateurs.Et tant pis si cela va à l’encontre du développement de l’économie québécoise et des intérêts des contribuables du Québec.Et cela, le Bloc québécois ne l’acceptera jamais ! «Cesser de supporter à bout de bras Canadien International équivaut à éliminer les quelques circonscriptions libérales de l’Ouest qui ont échappé au courant réformiste» l • E Q II i p e n u n e v o I K 1A RÉDACTION Imirnalistes A l’information générale cl métropolitaine : louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard.Jean Chartier (régions).Paule des Rivières (éducation).Jean Dion.louis-Gilles Francœur (environnement).Judith Lachapelle, Kathleen Lévesque (actualités polt-tinues niunirihnles) Caroline Montpetit.Brian Myles (politique municipale).Isabelle Paré (santé).Jean Pichette (justice).Clément Trudel (relations de travail).SerRe Truffaut (questions urbaines) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos et Christine I ), inri/'et ' (relecteurs) lacaues Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A l’information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (arts visuels et théâtre).Paul Cauchon (médias).Mane-Andrec Chouinard (livres et politiques culturelles).Louise Leduc (musique).Jean-Pierre legault, Odile Tremhlav (cinéma) A l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information).Robert Dutrisac, Benoit Munger, François Normand, Claude Turcotte ; A l'information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de Iinformation).Guy Iaillefer (éditorialiste) Claude Le ve^me à l’information liolitinue : Pierre O’Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec).Michel Venne (correspondant parlementaire et éditorialiste a Quebec) : A 1 information sportive : Yves d Avignon : Mane-Hélene Alarie (secrétaire éi la rédaction) ; Julie Tremblay, Marie-Claude Petit (commis).lut documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint), Carole I biliaire (avis publics et appels d'offres).Jacqueline Avril.Jean de Billy.Gyslaine Côté, Marlène Côté taire).IA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).A IACl JFNTÉIJi Johanne Brien (responsable).Evelyne I .abouté (responsable à la promotion des.' direction) ; Céline Furoy.Patrick Inkel (contmleur), Ghislaine Lafleur, Danielle Nantel (secrétaire r A K) I.K I) K V II I It .I.K V K X 1) It K I) I I II .1 I I I.I.K T I II II « -* LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES EN BREF Démission-surprise de la rédactrice en chef du New Yorker New York (AFP) — Le secteur des médias était encore sous le coup de la surprise hier, après la démission inattendue, annoncée mercredi, de la rédactrice en chef du célèbre magazine américain 77w New Yorker.Tina Brown, 44 ans, née en Grande-Bretagne, a annoncé mercredi qu’elle quittait l’un des plus anciens et célèbres magazines littéraires aux États-Unis, aux éditoriaux redoutés, pour diriger un groupe multimédia dont elle aura des parts en association avec Miramax Fikns.«Après six années qui en paraissent 60 lorsqu 'elles sont mesurées en fonction de l'impact, 1ère Tina Brown est révolue au New Yorker», écrivait hier le quotidien New York Times dans un éditorial.«La plus célèbre parmi les éditeurs britanniques qui ont dirigé ces dernières années des publications américaines, Tina Brown a pris le contrôle du vénérable mais vieillissant New Yorker en septembre 1992 et lui a donné l'électrochoc dont il avait besoin», poursuit l’éditorial.Mais son départ pourrait être lié aux problèmes financiers du magazine.Ainsi, écrit Howard Kurtz, critique médias du Washington Post, «l’aura de Brown s’est effritée ces derniers temps après que le magazine eut perdu 60 millions de dollars au cours des quatre dernières années».Si les ventes en kiosque du New Yorker ont augmenté de 145 % sous l’ère Brown, le magazine a affiché des pertes de 11 millions de dollars pour la seule année dernière.Rectificatif Dans la chronique Les plantes qui nous entourent (samedi 4 et dimanche 5 juillet), voilà que la photo de la pogonie-langue-de-serpent était identifiée au nom de la sarracénie pourpre.Oups! De plus, le photographe en était Denis Gagnon et non pas Fleurbec.Quant à l'horaire des visites des tourbières, il aurait fallu écrire: lOh, llh, 13h, 14h, 15h et 16h, du mercredi au dimanche.Nos excuses.Précision Le Conseil du patronat a publié hier les résultats de la consultation qu’il a menée auprès de ses membres sur la situation politico-économique du Québec.En nous référant à ces données, nous avons affirmé que 68 % des gens d’affaires jugent «bon ou très bon» le contexte politique québécois.Or cette statistique est obtenue plutôt par l’addition de ceux qui jugent le contexte politique «bon ou passable».Réponses au jeu-questionnaire Réponses du questionnaire de la page B 1 : 1- Jérôme Lalemant 2- l'ile d’Orléans 3- une inondation 4- Pilote 5- elle lui saisit les parties génitales 6- Marguerite Bourgeoys 7- une brasserie 8- elle fit don de 22 000 livres des fonds de l’hôpital 9- la traite des fourrures 10- Hurons et Algonquins 11- a) Sulpiciens b) l’abbé de Queylus 12- Charles Le Moyne 13- la peste et la lèpre 14- Vrai 15- Montréal avec 627 habitants alors que Québec en compte 547 en 1666 Suggestions de lecture: La biographie de Chomedey de Maisonneuve dans le Dictionnaire biographique du Canada.Aussi, pour revivre les difficiles débuts de la Nouvelle-France et de Montréal, l’œuvre monumentale de Léo-Paul Desrosiers Iroquoisie (1534-1701) en quatre tomes, à paraître chez Septentrion.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 S3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Le quartier Côte-des-Neiges célèbre son tricentenaire CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR A l’époque, on l’appelait côte Notre-Dame-des-Neiges.Le quartier faisait partie des 34 premières concessions décidées par le seigneur de Montréal et supérieur des Sulpiciens, Dollier de Casson.C’était le 8 avril 1698, et le quartier Côte-des-Neiges, l’un des plus anciens de Montréal, venait de naître.Ville-Marie, ou Montréal, n’avait pas 60 ans.L’arpenteur Gédéon de Catalogne en traça les contours.Le quartier était formé de terres perpendiculaires à un ruisseau coulant vers la rivière des Prairies.Cette irrigation permettait donc la culture en flanc de montagne et attira une population de tanneurs dans la région.On a d'ailleurs surnommé le quartier «village des tanneurs» au XIX' siècle.Dans les annales de Côte-des-Neiges, on trouve quelques noms des premiers colons ayant peuplé cette terre qu’on disait d’une grande beauté: celui par exemple de Victor Couvret, boulanger, ou encore de Laurent Renault, marchand venu de Québec, ou encore celui de François Desnoyers dit Lamontagne, surnommé le Basque ou le Brasque, soldat de M.de Maricourt.Aujourd’hui quartier à forte densité multiculturelle, porte d’entrée de bien des immigrants au Canada, Côte-des-Neiges célèbre ses 300 ans d’histoire.Et hier encore, des banderoles étaient levées, chemin de la Côte-des-Neiges et avenue Victoria, pour souligner l’événement.Jusqu’à la fin du siècle dernier, la raquette, le ski norvégien et même la chasse à courre se pratiquaient dans les environs.Avec l’urbanisation de Montréal, le ruisseau, les SUITE DE LA PAGE 1 recours collectif entrepris par les victimes.La Croix-Rouge n’aurait tout simplement pas d’autres moyens, selon son secrétaire général, de faire face aux poursuites civiles qui atteignent cinq milliards en dédommagement.M.Duplessis a tenu à répéter que son organisation caritative, la plus importante au Canada, n’était pour le moment d’aucune façon en faillite.Ses activités se poursuivent comme à la normale.Les fournisseurs continueront d’être payés.Les équipes de collecte de sang seront à leur poste demain matin.«Pour l'instant, la vie continue à la Croix-Rouge», a-t-il déclaré.En ce qui concerne le montant que l’organisme entend offrir aux victimes de l’hépatite C, M.Duplessis n’a avancé aucun chiffre.Il a expliqué que le montant serait déterminé par les négociations présentement en cours sur les conditions du transfert du personnel et des équipements avec les deux futures agences du sang.Tous les profits réalisés par la vente des actifs de la Croix-Rouge dans ce secteur d’activité seront versés au fonds de compensation, s’est-il engagé.«Nous ne voulons pas faire de profits avec cette vente», a-t-il assené.Il n’a toutefois pas nié le chiffre de 100 millions avancé par le quotidien torontois 'The Globe and Mail, hier.La procédure de dédommagement qui sera ensuite sui- DAVID BAUDER ASSOCIATED PRESS New York — L’affaire Peter Arnett, du nom du journaliste de CNN qui avait annoncé à tort que du gaz sarin avait été utilisé par l’armée américaine au Vietnam, conduit à se poser la question: les journalistes télé sont-ils de vrais journalistes?CNN a démenti la semaine dernière le «scoop» de son journaliste qui avait annoncé le 7 juin dans la première de NewsStand, magazine d’information co-produit avec la revue Time, que l’armée américaine avait utilisé du gaz sarin jxiur éliminer des transfuges au Laos en 1970.Peter Arnett, qui s’était rendu célèbre lors de la guerre du Golfe qu’il avilit couverte depuis Bagdad jxiur CNN, a fait amende honorable, reconnaissant qu’il s’était peu impliqué dans le reportage.En fait, bien qu’intervenant en direct à l’antenne, Arnett s’est contenté de lire un texte et de mener trois interviews, champs, les tanneries et les serres ont disparu.Après avoir été scindée en deux, divisée en la ville de Notre-Dame-des-Neiges et le village de Notre-Dame-des-Neiges Ouest, la côte Notre-Dame-des-Neiges est finalement annexée à Montréal en 1908-1910.Entre les deux guerres, l’économie rurale se transforme en économie de services, avec l’établissement dans le quartier de banques, de collèges, des hôpitaux, de l’oratoire Saint-Joseph et de l’Université de Montréal.«Vers 1930, la disponibilité de terrain et l'air salubre de la montagne expliquent sans doute la venue à Côte-des-Neiges d’autant d,'institutions», peut-on lire dans un dépliant sur le quartier.À la même époque, Edouard Montpetit, qui a depuis donné son nom à une avenue de la région, enseigne et dirige l’ancienne École des hautes études commerciales, diffusant des idées qui inspirent encore le programme économique québécois.Au moment de la création de la côte Notre-Dame-des-Neiges, la population de la Nouvelle-France au complet, de la Louisiane au Labrador, est de quelque 14 000 âmes.Trois cents ans après sa création, le quartier Côte-des-Neiges compte à iui seul une population de 91 000 habitants.la très grande majorité de ces habitants proviennent de communautés culturelles.En 1986, en effet, le groupe d’origine français ne comptait que pour 26 % de la population, et le groupe d’origine britannique, pour 11 %.La proportion d’immigrants dans le secteur a augmenté depuis.Cette immigration est récente.Un immigrant sur trois est arrivé dans le quartier entre 1988 et 1991.En 1995, un nouvel immigrant à Montréal sur trois s’installait à Côte-des-Neiges.vie demeure toutefois obscure.Avant de transférer ses activités de cueillette de sang, a-t-il expliqué, la Croix-Rouge veut régler le dossier des poursuites éventuelles contre elle.En se plaçant sous la protection contre la faillite, elle ferait des victimes de simples créanciers et elle demanderait alors aux tribunaux d’approuver leur programme d’indemnisation.M.Duplessis a admis que tout cet échafaudage pouvait tomber si les tribunaux refusaient d’accorder à la Croix-Rouge une protection contre la faillite.Il a refusé d’élaborer sur les autres solutions que son organisme envisageait pour régler le dossier des poursuites.11 a également reconnu que les victimes pouvaient toujours refuser l’offre d’entente à l’amiable qui leur sera proposée.Il s’est contenté de constater que son organisation n’aurait, autrement, tout simplement pas les moyens de payer la facture.Il a cependant répété sa foi dans la survie de son organisme et en sa réorganisation autour des services humanitaires.M.Duplessis a déclaré poursuivre trois objectifs durant les négociations présentement en cours: le transfert harmonieux des activités de collecte du sang aux deux nouvelles agences; une assistance maximale aux victimes du sang contaminé; et l’assurance de la survie de l’organisme humanitaire.Avec la Presse canadienne dont les questions avaient été préparées par des collaborateurs.Sanctionné pour ce dérapage, le journaliste a reçu un blâme, mais a conservé son poste.En revanche, les deux réalisateurs chargés du reportage ont été remerciés.Les concurrents de CNN ont été prompts à réagir, affirmant être à l’abri d’une telle faute professionnelle.«Dans notre système, si vous apparaissez à l’écran, vous êtes responsable du reportage», a souligné Dick Wald, un responsable de l’information de la chaîne ABC.la plupart du temps, les correspondants d’ABC sont impliqués dans le reportage, même s’ils lisent parfois des scripts écrits par d’autres, souligne la chaîne, l’un des trois grands «networks» américains.Le célèbre magazine de CBS 60 minutes se veut également irréprochable.Chaque reporter passant à l’antenne est épaulé par une équipe de quatre réalisateurs.Tous travaillent à l’élaboration des sujets.«Aucun sujet ne passe à l'antenne sans l’assentimement du reporter», souligne le producteur exécutif Don Hewitt.MIRABEL SUITE DE LA PAGE 1 lucratif: «Société Destination Mirabel».Four que Mirabel puisse se développer, celle-ci doit obtenir le financement requis, rappelait en conférence de presse M.Tardif.Il avance un budget annuel de fonctionnement de 500 000 $ pendant 10 ans et un fonds annuel de développement de 1 000 000 $ pendant 10 ans de la part de chacun des deux gouvernements.Il ajoute une somme de 1 000 000 $ de chacun des deux gouvernements à titre de fonds d’immobilisation, et ce pendant trois ans.Un autre axe de développement pour l’aéroport de Mirabel consisterait à offrir de la formation technique et professionnelle pour les pilotes et les diplômés des écoles de pilotage.Des cours de sécurité aérienne pourraient également y être dispensés pour les pompiers et enquêteurs, de même que des cours sur les techniques de dégivrage.Une autre voie à emprunter serait de faire de Mirabel un centre pour l’entretien des aéronefs, des simulateurs de vol et des équipements spécialisés, suggère la commission.M.Tardif s’adresse à ADM, affirmant que les règles d’affectation du trafic aérien entre Dorval et Mirabel devraient être revues pour assigner à Mirabel «'TOUS les vols qui comptent une majorité de passagers qui voyagent par agrément ou pour des vacances».Le mot est en majuscules dans le rapport.Actuellement, tel n’est pas le cas, affirmait M.Tardif, qui ne pouvait cependant citer de statistiques sur le nombre de vols d’agrément qui partent de Dorval.M.Tardif a déjà proposé au ministre des Finances, Bernard Landry, son principe de «défiscalisation» de Mirabel.Le ministre l’aurait «accueilli favorablement», aux dires de M.Tardif.De même, le conseil des ministres aurait semblé ouvert à ses propositions, rapportait-il.M.Tardif s’est permis quelques flèches à l’endroit du gouvernement fédéral et d’ADM, déplorant leur manque de collaboration.Ottawa a refusé d’occuper le siège qui lui était réservé au sein de la commission, et ADM, qui avait désigné un de ses membres comme commissaire, l’a retiré.«C’est un phénomène, comme si Mirabel était un mauvais sort, attaché à un mauvais destin», déplorait le président de la commission.«Mais si on laisse aller les choses, ça ne sera pas très reluisant.La population ne comprendrait pas que les gouvernements ne prennent pas toutes les mesures pour rentabiliser les infrastructures pour lesquelles on a déjà beaucoup dépensé», soulignait M.Tardif.C’est le 20 février 1996 qu’ADM a annoncé sa décision de transférer les vols réguliers internationaux à Dorval et de spécialiser Mirabel dans les vols nolisés et tout-cargo.ORANGISTES SUITE DE LA PAGE 1 paix largement plébiscité par le vote.Mais M.Saulters est vite retombé sur le terrain polémique en accusant le Sinn Féin, l’aile politique de l’IRA, d’être entièrement responsable, par son «intolérance», du regain de tension en Ulster.D’autres orangistes, comme David McNarry, se sont en outre montrés plus pugnaces.«Si nous le voulons, nous pouvons paralyser le pays en quelques heures», a-t-il menacé.En 1995 et 1996, les orangistes avaient soutenu le «siège de Drumcree» jiendant plusieurs jours, puis bloqué la vie du pays (aéroports, routes, etc.) tandis que des affronte-me,nts s’étaient multipliés.A l’approche du week-end, chacun semble toutefois conscient du risque d’un embrasement général qui viendrait remettre en cause les progrès constants depuis plus d’un an sur la voie de la paix.Le dimanche 12 juillet marque la date anniversaire de la «Bataille de la Boyne» en 1690, qui avait vu les troupes du roi protestant Guillaume d’Orange écraser celles du roi ca-thoîique Jacques II, et pas moins de 554 parades sont prévues ce jour-là, dans un climat déjà très tendu.Hier matin, la police a tiré une douzaine de balles en plastique sur une petite poignée de manifestants loyalistes qui tentaient de passer les barrières de fils barbelés leur barrant l’accès à Garvaghy Road, sans faire de blessés.«Attendre le 12 juillet est très dangereux, parce que tous les orangistes pourraient décider d’aller ce jour-là à Drumcree», a prévenu le révérend Ian Paisley, chef de file de l’opposition protestante à l’accord de paix.«Si nous ne parvenons pas à trouver un arrangement dans les deux jours, alors la société, l’Irlande du Nord et la population de Portadown en particulier, devra faire face à un avenir bien sombre», a de son côté estimé le protestant modéré David Trimble, tout nouveau premier ministre de l’assemblée autonome d’Irlande du Nord.CROIX-ROUGE Les journalistes de la télé sur la sellette Laffaire Peter Arnett suscite la controverse GUITARISTE Un curieux engouement pour les guitares étranges Comment nous joindre?SUITE DE LA PAGE 1 La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h a 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) A* Devoir est publié du lundi au samedi par U- Devoir Inc.dont le siège social est situé au 20.60, rue de Bleury, \r étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Bresse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans l.e Devoir.Ar Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.I-aval.Envoi de publication — Enregistrement n’0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec Jimmie Vaughan, le batteur original des Ventures Mel Taylor.Conquis, je parlai de The Many Moods.en ces pages au retour.L’oreille fine de Jean Beauchesne, programmateur en chef du Festival international d’été de Québec, se dressa.Amant notoire de belle guitare, il prit note, se procura l’album, l’aima, dénicha le suivant paru en 1996, Teis-co Del Rey Plays Music For levers, vit l’homme en spectacle — Guitorgan en main — à Austin et l’engagea séance tenante.Je résume, mais c’est à peu près le topo, l’essentiel étant la conclusion heureuse: Teisco Del Rey est à Québec jusqu’à la fin de la semaine prochaine, tête de proue d’une forte délégation de guitaristes qui inclut les légendaires David Lindley et Bob Brozman.Il joue aujourd’hui à 16h et deux fois demain, à 12h30 place dYouville et en première partie de Izis Lobos à 20h au Parlement.Il s’acoquinera également à Lindley, Brozman et autres as de la six-cordes le mardi 14 juillet à 20h au parc de la Francophonie.Trois scènes, quatre shows.Aucune excuse ne sera acceptée.De San Francisco à Austin Je raconte toute l’histoire à Teisco au bout du fil.Qui me remercie et me raconte en retour la sienne, depuis la formation de son premier groupe de surf, Cowabunga, en 1979, jusqu’à la migration de San Francisco à Austin à la fin des années 80.Là où, comme il dit, «la combinaison de [sesj diverses incarnations: musicien, collectionneur et journaliste, mena toutes sortes de gens dans (sa) direction».Et Teisco, volubile, de narrer dans le détail sa rencontre capitale avec le groupe de surf finlandais (!) Iaika & The Cosmonauts.«Un copain proprio d’une friperie me téléphone pour me dire que des Finlandais me cherchent.C’était des fans de la chronique, très gentils, qui me donnèrent du chocolat finlandais.» Par leur entremise, Teisco signe avec l’étiquette finlandaise Amigo, et 77xe Many Moods.paraît fin 1992.En Finlande.Juste à temps pour mon périple rock’n’roots dans le Sud.«Tu as trouvé un des exemplaires que j’avais importés en ville.» Le disque est finalement lancé aux Etats-Unis en 1994, sur étiquette Upstart, division de Rounder, maison spécialiste en rock de racines.C’est là que Beauchesne intervient.«Quand il nous a vus en spectacle, il a tout de suite compris que notre truc n’était pas seulement de la nostalgie, ni du kitsch, pas plus qu’un trip de puristes.» En effet, Teisco Del Rey se définit plutôt comme un missionnaire de la guitare instrumentale, prêt à tenter toute expérience pouvant repousser les limites du genre, «j’essaie n ’importe quoi.Nous débarquons à Québec avec des joueurs de cornemuse, le Silver Thistle Pipe & Drum Band, et le mélange fonctionne! J’essaie en fait de démontrer qu’il faut d’abord s'amuser, ne pas prendre le rock trop au sérieux.A cela, je m’applique tout à fait sérieusement.» Sur Music For Lovers, il y a un limbo, un madison, un calypso, un reggae au litre mexicain (El Sleazo Chorizo), une pièce du répertoire classique détournée en surf (Le Barbier de Séville), le thème de teurence d’Arabie, une ballade finlandaise, le slow-rock Sealed With A Kiss, et un hommage bien senti à Duane Eddy et à son immense son de guitare twang.L’influence des Ventures Duane Eddy.Les Ventures.Pour Teisco, la vie a commencé là.«J’ai 45 ans.Je suis assez vieux pour avoir vu Duane Eddy jouer Rebel Rouser à American Bandstand.Il y avait eu du rock instrumental avant lui, mais c’est vraiment la première vedette à s'exprimer avec une guitare.Ijcs Ventures, eux, ont semé en moi et des milliers d’apprentis guitaristes l’idée d’un groupe où les gars sont égaux, où basse, batterie, guitare rythmique et guitare solo suffisaient.Plus important encore, n’importe quel gamin pouvait apprendre à jouer de la guitare en écoutant Rebel Rouser ou le Walk Don’t Run des Ventures.Ce n’était pas hors de portée comme ce que jouait tes Paul.Il y avait des mélodies à fredonner, que les doigts finissaient par déchiffrer.» Le jeune Dan Forte apprit les rudiments de la guitare autour de 1964 grâce aux schémas de notes et d’accords fournis dans les albums Play Guitar With The Ventures.En 1983, presque vingt ans plus tard, il se joignait pendant deux semaines au fameux groupe.«C’est encore arrivé à cause de la réputation que me faisait la chronique dans Guitar Player.Met Taylor, leur batteur, m’a tout simplement téléphoné pour me demandé de remplacer leur guitariste rythmique pendant une courte tournée.Pour moi, c’était l’équivalent de jouer avec les Beaf/es.«Intarissable, Teisco me parle dç sa rencontre avec le roi de la guitare surf, Dick Dale.A peine lui ai-je fait part de mon affection pour le duo de Dale avec Stevie Ray Vaughan sur Pipeline, dans le film Back To The Beach, que le voilà relancé sur une autre piste.«Pipeline est MA chanson préférée sur Terre.Rien ne touche l’originale des Chantays.» Ét Teisco d’évoquer sa rencontre avec les gars des Chantays.Une demi-heure plus tard, par mille détours de fans trop enthousiastes, nous en arrivons enfin à son curieux engouement pour les guitares étranges.«Quand je revenais du high school et que je regardais les guitares électriques dans les vitrines, explique-t-il, celles qui me faisaient le plus saliver n ’étaient pas les Stratocaster et les tes Paul.C’était les guitares rouges.Les plus flamboyantes.Celles qui avaient le plus de boutons.Mais si j'ai commencé à collectionner les guitares étranges des années 60, c'est surtout parce qu’elles ne sonnaient pas comme les autres et qu’elles ne coûtaient presque rien, tes gens s'en débarrassaient.Je n’ai jamais payé plus de 500 $ pour une guitare.La Guitorgan, je l'ai trouvée en parfait état de fonctionnement à 150 $.«Quand Teisco joue de la Guitorgan, les gens cherchent des yeux un clavier qu’ils ne trouvent pas.«C'est parce qu’elle a un vrai son d’orgue, pas une imitation synthétisée.L’inventeur a tout bonnement installé un circuit d'orgue Hammond sous chaque note du manche de la guitare.» Bonne nouvelle, il a apporté le bel objet à Québec.«Je tiens à préciser que je joue la plupart du temps avec une Fender Jazzmastei très ordinaire.Je partage l'idée que ce n’est pas le son qui fait le guitariste.» Tout à fait d’accord.Tiens, pour le prouver, je lui propose d’acheter l’une de ses deux Guitorgan.«Jamais», réplique-t-il sèchement.Teisco Del possède cinquante guitares.Et pas une de trop.
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