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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-07-13, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR la chaleur s’allonge dans le fleuve / la rivière se lève en plein midi - Paul-Marie Lapointe, «Janvier Quête de chaleurs» ( 1 965) v o i.i x x xix - x - i r» 3 \q]jo M O N T R K A L .L E L U N I) I 13 .1 II I L L K T I !> !) 8 8 7 c + taxes = I $ / Toronto 1 $ PERSPECTIVES LES ACTUALITÉS V"W| LE MONDE Les états Le peintre Serge Lemoyne s’éteint à 57 T*r **• , :• L'fÈ Les Japonais sanctionnent le premier 1 ans, page A 3 Bd ’ ministre, page A 5 L'ENTREVUE Éric-Emmanuel Schmitt: le théâtre philosophique, page B1 Se r fie Truffant ?La 19‘ édition du Festival international de jazz de Montréal a illustré ou plutôt confirmé que ce que l’on nomme le jazz est plus que jamais éclaté.Il n’y a pas un état du jazz mais bien des états du jazz.Le miracle du jazz des années 80, c’est au fond un costume trois-pièces.Symboliquement parlant évidemment.Après les années 70, les années décontractées, Wynton Marsalis et les siens ont pris d’assaut les scènes du monde pour imposer, voire ré-imposer, un jazz qui jamais ne s’éloignait des travaux signés en leur temps par Dexter Gordon, Bird, Dizzy Gillespie, Art Blakey et ses Messengers, Thelonious Monk, Miles Davis et autres Lee Morgan.C’était l’époque, celles des années 80, d’un jazz bien mis, très bien mis même.En rejouant à qui mieux mieux les morceaux de bravoure du jazz «inventé» par Charlie Parker et les siens, Marsalis, Terence Blanchard, Bobby Watson et quelques autres, ont coupé l’herbe sous le pied de ces variétés qui collaient au jazz comme des sangsues.Des noms?Spyro Gira, gros canons du jazz-fusion, du jazz «moi je roule des mécaniques».C’est ça, roule! Aujourd’hui, ce jazz, le jazz dominant des années 80, s’est recyclé dans le Lincoln Center Jazz Orchestra que dirige, encore lui, toujours lui, Wynton Marsalis, animateur de ce mouvement né au début des années 80 pour réaliser ceci: une réappropriation du jazz, art noir, par les Noirs.Heureusement ou pas, c’est selon le point de vue où on se place, ce jazz, en fait son esthétique, a fait son temps.Ce n’est pas qu’il soit dépassé.C’est plutôt qu’il s’agit là d’un courant qui n’invente plus grand-chose.Un courant qui au fond illustre la grandeur passée du jazz mais pas tellement de quoi sera fait le jazz de demain.Il s’écoute bien, très bien même.Mais il ne surprend pas.Pas du tout Ce faisant, et c’est un paradoxe, ce jazz de facture très classique faisait faux boncj à ce qui est dans la nature même de cette musique.A savoir, inventer encore et toujours.Créer sans cesse.Créer en regardant droit devant et pas trop en arrière.Aujourd’hui, si ce qu’on appelle le jazz se porte plutôt bien c’est grâce au boulot de réhabilitation réalisé par Marsalis dans les années 80 et au métissage qui a cours depuis maintenant plusieurs années.Actuellement, il n’y a pas de courant dominant.Il y a une multitude de courants.Entre l’usage abondant que fait untel des musiques juives, celui des calypsos, celui de l’électronique, des folklores africains, des ballades anglaises et irlandaises, des tenants et aboutissants du blues, des musiques japonaises, du rap, du hip hop, du groove, des tables tournantes, le jazz est métissé comme jamais.Ainsi que l’a confié André Ménard, grand responsable de la programmation, «le jazz d'aujourd’hui, c’est le creuset de toutes les musiques».Il a perdu le label américain Rour mieux gagner celui du monde.A ce propos, et ainsi que l’a souligné André Ménard, «de toute façon il est évident que si ça n'avait été que des Améri-cains, le jazz n’existerait plus.C'est grâce aux Européens, les Français surtout, que le jazz existe encore.C’est eux qui les premiers l’ont mis dans les salles».Il a donc perdu le label américain pour gagner ses galons de musique du monde.Cela a donné ceci: on a entendu l’accordéon de Richard Galliano et le tambour sénégalais de Mor Thiam, les tables tournantes de DJ A-Trak, les cris de John Zorn, les salsas de Tito Puente, les compositions de Gustav Malher revues par le pianiste Uri Caine, la pesanteur du trompettiste Norvégien Nils Peter Molvaer, le gospel de Uz McComb, le ska de L'Orkestre des pas perdus etc.On a entendu tout cela et d’autres encore.Notamment le saxophoniste Joe Henderson dont la prestation illustre peut-être bien un certain malaise.De quoi s’agit-il?A trop aligner platement le solo du saxo avant celui du trombone, avant celui de la trompette et celui du vi-braphoniste, pour mieux reprendre en cœur et répéter la formule tout au long du spectacle, on finit par lasser le public.Lorsque sur scène on produit une musique qui n’ajoute rien à celle que l’on peut entendre sur disque, on tue la musique.Cela étant, une autre variable est en train d’accélérer l’éclatement du jazz.Il s’agit des nouvelles technologies et plus particulièrement le «ouaibe».Internet.De plus en plus, les artistes qui rencontrent certaines difficultés à faire enregistrer leurs musiques parce que jugées trop avant-gardistes, donc peu rentables à court terme, se lancent à corps perdus dans les possibilités qu’offre le Net.Au lieu de se battre, ils confectionnent des sites sur lesquels ils proposent les morceaux qu’ils ont composés et enregistrés en totale liberté artistique.Ils font cela sans avoir le souci de plaire au producteur, au v.p.du marketing, au.Bref, ils ne sont plus obligés de plaire à tout le monde et à son père.Ils font ce qu’ils veulent Point Ce faisant, ils réduisent le nombre d’intermédiaires.Et nous, on gagne sur toute la ligne.Car ainsi on s’éloigne de la standardisation.Il n’y a pas de courant dominant mais une multitude de courants MÉTÉO Montréal Ciel variable.Risque d'orages Max: 31 Min: 17 Québec Nuageux avec éclaircies.Max: 28 Min: 15 Détails, page A 4 -Q INDEX Agenda.B 6 Le monde.A 5 Annonces.B 7 Avis publics.A4 Culture.B 8 Économie.B 2 Les sports.B 5 Mots croisés.B 7 Planète.B 3 Politique.A 4 Editorial.A 6 Télévision.B 6 www.ledevoir.com La France, avec panache! La revanche de «Mémé» CJ était beau, non?En tout cas, de quelque côté de la barrière que l’on se soit trouvé, c’était clair.Et que ceux qui avaient lancé des roches à «Mémé» aillent se faire voir.La France ne doute plus, elle a gagné, et elle a gagné avec panache.Il n’y avait rien pour l’arrêter.Rien.Rien, pas même la prestigieuse sele-çao auriverde, première puissance mondiale qu’une réputation en bé-ton Précédait.Ir-*.: résistible, portée Æ i Par *a grâce, par If ¦_ la destinée un ! jjs-SJfedr Peu aussi, par t une confiance en I "Su'lP^ elle-même sur- ——.tout, servie par Jean une cohésion Dion impeccable qui # ^ lui a encore per- mis une domination à peu près sans partage, l’équipe de France a remporté hier la XVI' Coupe du monde de football, la première de son histoire, la dernière du siècle, taillant en charpie une fois pour toutes les suspicions que de toutes parts, à commencer par la France elle-même, on avait entretenues à son égard.Les Bleus ont vaincu le Brésil par un score incontestable, sans équivoque aucune, de 3-0 dans le match ultime, présenté devant 80 000 spectateurs qui ont pourtant mis du temps à vraiment y croire et à le manifester au Stade de France à Saint-Denis, en banlieue du nord de Paris, et des centaines de millions de téléspectateurs — 1,7 milliard selon les estimations les plus répandues, soit un être humain sur trois, voire un sur deux ayant accès à la diffusion sous une forme ou sous une autre.VOIR PAGE A 8: REVANCHE PAULO WHITAKER REUTERS Auteur de deux buts dans la finale d’hier contre le Brésil, Zinedine Zidane est le vrai héros de ce match.«Ça y est, on est champions du monde.J’avais envie de marquer.Pour rendre à mes coéquipiers ce qu’ils m’avaient donné.Je ne réalise pas encore.Je pense à mon fils Luca», a déclaré Zidane après le match historique.Ci-dessous, quelques-uns des milliers de fêtards qui ont envahi hier soir les rues de Montréal pour célébrer la victoire française.Même les perdants étant de bonne humeur, car de nombreux partisans du Brésil se sont joints aux «tricolores».JACQUES NADEAU LE DEVOIR Retour de la violence meurtrière en Ulster Trois enfants périssent dans un incendie criminel KRISTIN GAZLAY ASSOCIATED PRESS Belfast — Tournant dans la crise déclenchée en Irlande du Nord par l’interdiction faite à la marche orangiste de traverser le quartier catholique de Portadown.La mort hier de trois enfants dans un incendie criminel bouleverse la donne: aucune marche ne vaut une vie, martèlent bon nombre de dirigeants, en appelant les catholiques à ne pas riposter et les orangistes à cesser le face-à-face.Le drame a eu lieu à l’aube à Ballymoney, ville majoritairement protestante à environ 65 km au nord-ouest de Belfast.Dans la maison visée s’était installée depuis une semaine la famille Quinn, dont la mère est catholique et son compagnon protestant.Il n’est pas rare que des couples modes soient la cible d’attaques dans la province.On entendait Richard, 10 ans, Mark, 9 ans, et Jason, 7 ans, hurler tandis que leur maison était la proie des flammes, selon le voisinage qui affirme qu’un grand bruit a précédé l’incendie.Les parents ont réussi à fuir, avant d’échouer à sauver les enfants, repoussés par les flammes.Un service funéraire, catholique, devait être célébré demain matin pour les deux petits garçons, a annoncé le prêtre de la paroisse Peter Forde.La police, qui a annoncé qu’une manifestation s’était dispersée juste avant l’attentat contre la maison, a lancé un appel urgent à témoin pour tenter d’identifier les manifestants.VOIR PAGE A 8: IRLANDE FESTIVAL D’AVIGNON Œdipe le tyran rate le bateau À LIRE EN PAGE A 7 > Dans les rues de Montréal Beaucoup de Français de cœur ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La France a touché hier à un rêve en remportant la Coupe du monde de football.Ils ont été des milliers à Montréal à partager sa joie.En battant le Brésil, le champion défendant et grand favori de la finale, par un score de 3 à 0, la France remportait pour la première fois le titre convoité.À l’exemple des Parisiens qui sont descendus à plus d’un million avenue des Champs-Elysées pour célébrer la victoire, une foule joyeuse s’est répandue dans les rues de Montréal en fin de journée en chantant et en agitant des drapeaux tricolores.La journée commence beaucoup plus tôt pour les véritables supporters de l’équipe de France.Ils se sont donné rendez-vous à leur quartier général officieux, le café Le Barouf rue Saint-Denis.Quatre heures avant le match, l’endroit est pratiquement rempli.Il reste seulement quelques places dans l’arrière-boutique, où une télévision a été installée à côté des toilettes.S’y trouvent évidemment des Français, mais aussi plusieurs «Français de cœur», comme ces trois jeunes hommes qui sortent une feuille de papier sur laquelle se trouvent les paroles de la Marseillaise, histoire de réviser un peu.L’idée est bonne car ils auront par la suite, de nombreuses occasions, d’appeler avec tout le monde les citoyens aux armes contre, non pas les Brésiliens, mais ces «féroces soldats.[venus] égorger nos fils et nos compagnes».Plusieurs ont d’ailleurs leur peinture de guerre, le visage barbouillé de bleu, de blanc et de rouge, comme Mel Gibson dans le film Braveheart.L’humeur est toutefois résolument à la fête.On chante tout le temps, on boit beaucoup et on parle un peu de football.De temps en temps, le projecteur d’une caméra de télévision vient réchauffer de quelques degrés de plus des partisans et une salle qui n’en ont pourtant pas besoin.L’arrivée à l’écran de l’équipe française est saluée par une clameur de joie.Les joueurs brésiliens et les arbitres n’ont de leur part pas droit aux mêmes égards.VOIR PAGE A 8: FRANÇAIS 778313000641 L K I) E V 0 I K .L E L U i\ I) I I 3 .1 U I L I.E T I !» !> 8 ?LES ACTUALITES- La danse sous le soleil Enlevée puis libérée au Rwanda æfiîiSK! fsegsE&m casser tes&s r \wÆ L y JACQUES NADEAU LE DEVOIR LES PARTICIPANTS au huitième pow-wow annuel de Kahnawake, sur la Rive-Sud, se sont exécutés, hier, sous un soleil de plomb.Plus de 10 000 personnes ont assisté à l’événement, qui durait tout le week-end.Quelque 125 danseurs amérindiens d’un peu partout en Amérique du Nord ont participé au concours, à l’issue duquel un jury a récompensé les meilleurs danseurs traditionnels.Le pow-wow a été lancé en 1991, l’été suivant la crise d’Oka, pour favoriser la réconciliation des Mohawks de la réserve de Kahnawake avec leurs voisins blancs.La communauté mohawk de Kanesatake, près d’Oka au nord de Montréal, tenait elle aussi un pow-wow le week-end dernier.Une marche commémorative y a rappelé, samedi soir, le début de la crise d’Oka.Sœur Allard juge l’expérience positive ASSOCIATED PRESS ET LE DEVOIR Dans une interview accordée samedi peu après sa libération par ses ravisseurs au Rwanda, sœur Gisèle Allard, 59 ans, a déclaré que ses quatre jours de captivité avaient été pour elle «une expérience positive».La religieuse a précisé : «C’était comme si je m’étais réveillée après avoir fait un rêve.Je ne regrette pas du tout cette expérience.C’était vraiment une expérience positive pour moi parce que j’ai rencontré des gens que je voulais connaître depuis longtemps.J’ai pu leur parler et j’ai apprécié.» Trois religieuses, deux Rwan- daises et une Canadienne, qui avaient été enlevées au début de la semaine dernière par un groupe armé au Rwanda, ont été libérées samedi par leurs ravisseurs, avait d’abord annoncé un diplomate canadien en poste au Rwanda.La captivité aura duré 90 heures aux mains des rebelles.Sœur Gisèle Allard a déclaré que l’annonce de l’enlèvement par la BBC avait incité les rebelles à libérer les otages.Auparavant, elle avait marché de 18h à 6h du matin, durant les nuits de captivité, pour ne pas attirer l’attention.«Le jour, nous nous arrêtions chez des gens que les rebelles connaissaient, qui nous donnaient le repas et le coucher.» Sœur Gisèle Allard, 59 ans, originaire du Québec, et ses deux compagnes rwandaises, ont été relâchées saines et sauves près de la frontière avec l’Ouganda, a rapporté David Foxall, le chef de mission du Canada.«Elles sont sorties de la forêt ce matin.Elles n’ont pas été maltraitées, mais elles ont été obligées de parcourir à pied de longues distances», a-t-il déclaré.Les trois religieuses avaient été enlevées mardi après qu’un groupe armé eut dévalisé une banque et un centre médical à Bungwe, à 60 km au nord de la capitale Kigali, où les religieuses se rendent souvent pour aider les patients.Elles sont arrivées samedi à Kigali, la capitale du Rwanda.Sœur de Sainte-Catherine Sœur Allard fait partie des Sœurs de Sainte-Chrétienne, l’une des nombreuses congrégations de sœurs missionnaires qui a sa maison-mère à Québec.Il n’a pas été possible hier de joindre la sœur supérieure de la congrégation.Un porte-parole de l’armée rwandaise, le commandant Emmanuel Ndahiro, a par ailleurs annoncé que les troupes gouvernementales avaient tué plus d’une cinquantaine de rebelles hutus et perdu l’un de leurs soldats lors de deux jours de combats dans le nord-ouest du Rwanda, dans la région où ont été libérées les religieuses.Des citoyens de Côte-des-Neiges réclament un service décent au parc Van Horne LE DEVOIR Vingt-huit habitants du quartier Côte-des-Neiges ont tenu une conférence de presse hier midi pour réclamer la surveillance et l’accès aux toilettes du parc Van Horne après l’annonce soudaine par l’administration municipale de la réouverture de la pataugeoire de ce parc mercredi prochain, le 15 juillet.C’était la deuxième année consécutive que cette pataugeoire était fermée dans un quartier où on compte 2500 enfants, a expliqué Marie-Françoise Carrère de l’Association des parents de Côtes-des-Neiges.Elle dit que les enfants devaient se rendre au parc Mackenzie-King de l’autre côté du chemin de la Côte-Sainte-Catheri-ne ou au parc Kent, passé la Côte-des-Neiges.Le candidat à la mairie Michel Prescott était sur les lieux et il trouve invraisemblable que le maire Bourque attende des manifestations de la part de gens du quartier pour rendre des services élémentaires.11 dit que la chose vient de se répéter pour une troisième fois à propos de telles pataugeoires.Son candidat Dan Philip, qui a attaqué l'aspirant maire Jacques Du-chesneau récemment, est le candidat du RCM dans ce quartier.L’association des parents a recueilli 350 signatures en faveur de la réouverture de cette pataugeoire pour enfants du quartier Victoria, près du métro Plamondon.Il faut dire qu’à côté, le centre sportif du parc Van Horne vient d’être inauguré voici quelques mois et qu’une pataugeoire y est in- cluse.Toutefois, les parents veulent que leurs enfants puissent se baigner au grand air et au soleil pendant les deux mois d’été.Dans le grand quadrilatère qui s’étend de la rue Jean-Talon au Chemin de la Côte-Sainte-Catherine et du chemin de la Côte-des-Neiges au boulevard Décarie, on ne compte à strictement parler que le parc Mandela et le parc Van Horne.Toutefois, le parc Mackenzie King, le parc Kent et le parc Châteaufort sont situés à proximité.Amincissement de la couche d’ozone La Nina sera froide Même la morue devrait se mefier Des chercheurs croient que les rayons ultraviolets peuvent avoir un impact important sur la survie de ce poisson ASSOCIATED PRESS Washington — À la suite de la fin annoncée d’«El Nino», l'arrivée du phénomène climatique inverse, surnommé «La Nina», était certes attendue mais semblait incertaine.Or, selon les météorologistes américains, la demoiselle devrait en effet se développer dans les six prochains mois et persister tout l'hiver.El Nino se traduit par le déplacement d’énormes masses d’eau chaude du Pacifique ouest vers l’est, le long de l’équateur, en direction de l’Amérique du Sud, provoquant d’importantes perturbations climatiques sur toute la surface du globe.El Nino («L’enfant Jésus», en espagnol) est ainsi surnommé car ces cou- rants atteignent en général le continent sud-américain au moment des fêtçs de Noël.A l’inverse, avec La Nina («petite fille»), qui prend habituellement le relais, des masses d’eau froide remontent d’Amérique du sud vers le Pacifique central.Pendant ce phénomène, qui dure en général un an, la sécheresse s’empare de l’Amérique du Sud, l’Afrique alterne sécheresse et inondations, et la mousson revient sur l’Asie et l’Australie.Fréquente, l’alternance El Nino-La Nina est pourtant loin d’être systématique et, le plus souvent, les conditions météorologiques se contentent de revenir à la normale, sans que les scientifiques comprennent parfaitement les raisons de cette évolution.STEPHEN THORNE PRESSE CANADIENNE Halifax — Des scientifiques effectuant des recherches pour le compte du gouvernement fédéral croient que l’amincissement de la couche d’ozone pourrait affecter les larves de morue et certains micro-organismes du golfe Saint-Laurent L’importance de l’impact des radiations n’a pas encore été établie.«Nos résultats indiquait que les rayons ultraviolets peuvent avoir un impact important sur la survie de la morue, mais plusieurs autres éléments peuvent avoir le même effet», souligne Howard Brow-man, scientifique québécois qui travaille en collaboration avec le ministère fédéral des Pêches et Océans.Des études ont attribué à la diminution de la couche d’ozone certaines mutations et l’accroissement du taux de mortalité chez des amphibiens d’eau douce tels que les grenouilles et les salamandres.Les spécialistes croient déjà que les rayons ultraviolets qui pénètrent les couches supérieures de l’océan peuvent modifier les composantes alimentaires des plantes microscopiques connues sous le nom de phytoplancton, qui sont le point de dé- part de la chaîne alimentaire en eau salée.«Certaines des composantes modifiées semblent être celles qui sont essentielles à la croissance adéquate des larves de poissons», explique le professeur Browman en précisant qu’il reste encore beaucoup de travail à faire avant de pouvoir tirer des conclusions.M.Browman concentre ses recherches sur une partie du golfe Saint-Laurent où prévaut un phénomène océanique rare, connu sous le nom de couche froide intermédiaire, qui emprisonne les organismes en développe-mejit dans une zone ])eu profonde.A peu près toute la faune aquatique — même la morue et le homard, qui se tiennent généralement au fond de la mer — passent au moins la première partie de leur vie juste sous la surface de l’eau.Les œufs, qui ne sont pas en mesure de s’éloigner des radiations menaçantes, y sont particulièrement sensibles.Une fois les œufs éclos, les larves de morues restent encore pendant un certain temps près de la surface, où elles se nourrissent de zooplancton.Les scientifiques soulignent que la couche d’ozone continue de diminuer, malgré les accords internationaux adoptés pour contrôler la pollution qui en est responsable.abonnez-vous/ j4bonnez-vous clés maintenant et recevez Xe X)evoir à la maison du lundi au samedi Le paiement est prélevé directement de votre compte avec opérations ou de votre carte de crédit tous les mois Livraison du lundi au vendredi: avant 7h Livraison du samedi : avant 9h par mois 'valide pour la livraison ftar camelot'seulement LE DEVOIR Composez pour Montréal le 985-3355 • Pour l'extérieur de Montréal : 1-800-463-7559 k I.K I) K V OIK, I.K I, II N I) I 13 .1 r I I, I.E T I !) !» 8 •LES ACTUALITES- Ottawa risque un affrontement juridique sur le creusage du fleuve Saint-Laurent ¦ Les travaux débuteront au plus tard à la mi-août; ¦ Écologistes et citoyens veulent obtenir des audiences publiques par la voie des tribunaux Ottawa a autorisé un creusage supplémentaire des hauts fonds du chenal maritime du Saint-Laurent malgré une des plus importantes levées de boucliers jamais vue en environnement au Québec.Mais l’émission du permis fédéral controversé n’a pas pour autant émoussé la détermination des écologistes et des citoyens, qui pourraient bien déclencher un bras de fer judiciaire pour obtenir une évaluation publique du projet.LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Les autorités fédérales ont ignoré, vendredi, l’ultima-tum lancé par les groupes de citoyens et d’écologistes québécois impliqués dans la protection du Saint-Laurent, et elles ont confirmé que les travaux visant à creuser le chenal maritime du Saint-Laurent d’un pied supplémentaire «doivent vraiment commencer au plus tard à la mi-août car tout retard pourrait porter un sérieux préjudice au projet».C’est ce qui ressort de la lettre adressée vendredi par le chef des communications du Fort de Montréal, Michel Turgeon, à Marc Hudon, le président de Stratégies Saint-Laurent, un document obtenu par Le Devoir en fin de semaine.Stratégies Saint-Laurent, qui représente les organismes du milieu impliqués dans la restauration du fleuve avec les gouvernements du Québec et d’Ottawa, tente depuis une semaine de négocier un suivi environnemen- tal avec arbitrage exécutoire pour pallier l’absence d’audiences publiques dans ce projet de dragage.En rejetant la position de compromis affinée par le conseil d’administration de Stratégies Saint-Laurent, après une semaine d’échanges, la direction du Port de Montréal risque de se retrouver cette semaine avec une procédure judiciaire visant à forcer le déclenchement d’une audience publique et une éventuelle demande d’injonction en vue de faire paralyser momentanément le projet.Une «requête en contrôle judiciaire» pourrait en effet être déposée cette semaine par Stratégies Saint-Laurent et d’autres groupes environnementaux québécois, dont la Société pour vaincre la pollution (SVP).Cette requête visera à faire renverser la décision de la ministre fédérale de l’Environnement, Christine Stewart, de ne pas déclencher d’audiences publiques parce qu’à son avis, les préoccupations du public québécois ne le justifient pas.L’article 28 de la loi fédérale sur l’évaluation environnementale autorise Mme Stewart à renverser la décision du ministre des Pêches et Océans, David Anderson, de ne pas déclencher d’audiences publiques dans ce dossier dont il est le responsable hiérarchique.La loi fédérale exige le déclenchement d’audiences publiques lorsque les impacts d’un projet sont majeurs ou que les préoccupations du public le justifient.Dans le dossier du dragage fluvial, plus d’une vingtaine de groupes environnementaux et de comités ZIP, qui regroupent les citoyens impliqués dans la restauration du fleuve, ont réclamé une audience fédérale.Sans compter que le gouvernement du Québec l’a fait aussi et de façon officielle.Un seul a changé de chemise depuis: la ZIP de l’Est de Montréal, qui avait voté unanimement pour une audience publique, s’est prononcée la semaine dernière contre tout recours contre le projet.après que le Port de Montréal eut pris place à son conseil d’administration! Rencontres infructueuses Voulant éviter une épreuve de force pour faire valoir leurs droits, les représentants de Stratégies Saint-Laurent, un organisme financé par Ottawa et Québec, se sont rencontrés le 3 juillet avec les représentants du promoteur, le Port de Montréal, de Pêches et Océans et d’Environnement Canada.Ils ont réclamé un moratoire d’un an sur le projet en échange de l’assurance de ne pas porter le dossier devant les instances judiciaires, ce qui a été rejeté sur-le-champ par les représentants fédéraux.Après discussion, les écologistes ont formulé une contre-proposition qui était valable jusqu’à vendredi dernier, 16 heures.La formule de compromis mise de l’avant par Stratégies Saint-Laurent, l’organisme qui chapeaute les comités ZIP de toutes les «régions» fluviales, propose un report limité du projet au 1" octobre en attendant la mise sur pied d’un comité de vigilance susceptible de véhiculer les préoccupations des protecteurs bénévoles du fleuve et un système d’arbitrage décisionnel pour trancher les litiges.Le promoteur aurait évidemment financé les travaux du comité et d’arbitrage et se serait en- gagé à déclencher un vaste débat public sur les impacts de la navigation fluviale.Voyages plus payants Pêches et Océans a rejeté vendredi par lettre cette contre-proposition, alléguant que le comité de vigilance proposé «ne peut être autorisé à modifier les conditions» du permis émis au promoteur.Quant à ce dernier, il plaide ne pouvoir «se soustraire à sa responsabilité de réaliser les travaux , la surveillance des travaux et le suivi environnemental selon les exigences de Pêches et Océans: cette responsabilité ne saurait donc être transférée au groupe de travail» qu'il serait prêt à mettre sur pied pour entendre les doléances des écologistes.pendant que les travaux suivraient leur cours.U1 Port de Montréal va d’ailleurs jusqu’à réclamer de Stratégies Saint-Laurent «un projet¦ clairet précis» qui serait élaboré pendant que les dragues, vont abaisser d’un pied supplémentaire les hauts fonds' du chenal maritime entre Montréal et Cap-à-la-Roche, un peu en amont de Québec.I Le creusage du chenal maritime permettrait aux arma-J teurs de charger davantage leurs navires, ce qui leur rap-' porterait plus de 200 000 $ par voyage.Le chenal maritime, ce méga-ouvrage invisible parce qu’enfoui au fond de l’eau, engloutit déjà plus de la moitié du débit du Saint-Laurent, ce qui ralentit le courant sur les berges et leur nettoyage.Cependant, l’érosion causée-par les vagues des navires s’accentue.Plus de 50 % des! 270 km de rives entre Montréal et Cap-à-la-Roche sont-érodées et le seul remède connu consiste pour l’instant à les enrocher, ce qui les artificialise davantage aux dépens de leurs fonctions écologiques.Le chenal maritime engloutit déjà plus de la moitié du débit du fleuve Le peintre aux trois périodes Serge Lemoyne 1941-1998 SOURCE: MANHATTAN ARTS •”*« r.:,.'¦’""TïWiSSKSa y »; ^ JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le peintre Serge Lemoyne est décédé hier matin à 6h du cancer qu’on lui avait diagnostiqué il y a peu de temps.Cet artiste qui cultivait la controverse depuis l’âge de 20 ans s’apprêtait à participer à la Biennale des Cent jours d’art contemporain.,Né en 1941, il avait étudié à l’École des Beaux-Arts de Montréal de 1958 à 1960, durant les belles années de cette institution.Il a vite participé à ['underground et a suscité de célèbres happenings dans les années soixante.Il fut invité à exposer au Musée des beaux-arts de Montréal en 1965 et au Musée d’art contemporain en 1976.Le pop art faisait fureur.Mais c’est sa rétrospective de 1988 au Musée de Québec qui lui aura valu la consécration.Le critique et théoricien d’art contemporain, Marcel Saint-Pierre, écrivit à l’occasion de cette exposition : «A la tète d'une avant-garde qui allait, par son attitude pop et démystifiante, se démarquer des générations précédentes tout en réactivant leur héritage, lemoyne ne saurait être ramené à ses seules oeuvres; les Evénements ou interventions artistiques pratiqués en solitaire en 1968 et 1969 ainsi que les nombreux spectacles d’improvisations pluridisciplinaires auxquels il participa entre 1963 et 1967sont là pour le prouver.Aussi représentative soit-elle, la contribution de cet artiste à l’histoire de l’art contemporain au Québec déborde largement celle de la collection d’objets d'art».Trois couleurs Cet artiste provocateur assimila son travail à une joute de hockey à compter de 1969 et pour dix ans, avec trois périodes distinctes pour chaque «‘livre.II Serge Lemoyne en 1992.invoquait même Guy Lafleur.C’était sa période Bleu-blanc-rouge.Dans le Dictionnaire de l’art moderne contemporain, publié par la maison Hazan, on lui a consacré une notice où on précise qu’il intégrait les collages et ficelait ses œuvres en paquets.Dans les années 1980, il se mit à peindre sa maison natale d’Ac-ton Vale de fond en comble, d’une manière bien différente du peintre naïf Arthur Villeneuve au Saguenay, avant lui.Cela lui valut de nombreux démêlés avec le maire de la municipalité d’Acton Vale et par conséquent avec la justice.Il avait fait de sa maison un ready made dans le paysage rural québécois mais cette mai- son de 1870 a finalement été classée lieu de création.Il projeta de vendre sa maison après un happening final et il se mit à en exposer des morceaux en 1995.Marie Michèle Cron résuma son exposition, Morceaux choisis, chez Circa en 1995 sous ce titre : «Le beau, l’art brut et le mécréant».En 1992, il avait fait une performance à la Galerie Keen de New York, jumelée à une exposition.Récemment, au début de 1998, il a exposé à l’atelier de Guido Molinari, installé dans une ancienne succursale à hautes colonnes de la Banque de Montréal, rue Sainte-Catherine Est, un lieu extraordinaire, en compagnie d’un autre peintre de l’École des Beaux-Arts, Jean McEwen.En mai, il annonça qu’il allait ériger un monument à la mémoire de Claude Gauvreau, l’un des signataires du Refus Global et un adepte de la parole auto-matiste, voire de la déstructuration complète de tous les mots, du Réjean Ducharme poussé à outrance.Lemoyne célébra par conséquent le cinquantième anniversaire du célèbre manifeste de Paul-Émile Borduas en choisissant le représentant extrême de la poésie automatiste à Montréal.Serge Lemoyne n’était pas homme du juste milieu.Un camionneur qui s’est dérobé à la justice pendant 20 ans attend sa sentence ASSOCIATED PRESS Hampton, New Hampshire — Le 15 septembre 1979, Joel Sonnen-berg, alors un bébé de 22 mois, bien sanglé dans son siège d’enfant, attendait en voiture au poste de péage en compagnie de son père, Michael, et de son oncle.Sa mère, sa sœur de quatre ans et sa tante suivaient dans une autre voiture.Les §onnenberg, partis de Nyack, dans l’Etat de New York, profitaient d’une journée magnifique pour se rendre au Maine pour des vacances en famille.Mais ce jour-là, un épouvantable accident a brutalement transformé la vie du petit Sonnenberg quand Reginald Dort, de New Glasgow, en Nouvelle-Ecosse, qui transportait un chargement d’oignons du Massachusetts à bord d’un semi-remorque de 36 tonnes, a foncé à toute allure dans la file d’automobiles.Dort devait déclarer plus tard à la police que ses freins avaient lâché et qu’il lui avait été impossible d’éviter l’accident.Sous l’impact, les voitures se sont encastrées les unes dans les autres comme des chariots de supermarché.L’automobile dans laquelle prenait place Michael Sonnenberg a explosé.Vendredi prochain, le camionneur néo-écossais, qui a fui les lieux de la tragédie et disparu pendant près de 20 ans, connaîtra sa sentence.Aujourd’hui un collégien âgé de 20 ans, Joel, lui, ne se rappelle pas l’accident mais il le raconte d’une voix calme.L’automobile était entièrement la proie des flammes, dit-il.«Un inconnu m'a sorti des flammes sur mon siège d'enfant brûlant et m'a déposé sur les genoux de ma mère.» Quelqu’un a arrosé d’eau le bébé qui hurlait.De la vapeur s’est échappée de ce qui lui restait de peau.«Il était brûlé de façon indescriptible», se rappelle sa mère, Janet, à leur maison de Montrent, en Caroline du Nord.Protégé seulement par sa couche, Joel était brûlé sur 85 % de son corps.Il a perdu ses oreilles, sa main gauche, les doigts de sa main droite et la peau d’une partie de son crâne.Des médecins ont affirmé n’avoir jamais vu personne survivre à une blessure aussi grave au crâne.Pendant que les chirurgiens s’efforçaient de sauver la vie du petit Joel dans un hôpital de Boston, Dort était arrêté, accusé d’agression au deuxième degré et libéré moyennant un cautionnement de KXX) $.Quelques mois plus tard, quand Joel a pu rentrer à la maison, Dort avait disparu.En fait, il était retourné au Canada et avait continué à condui- re des poids lourds, franchissant la frontière des centaines de fois au cours des 18 années qui ont suivi.Puis Janet Sonnenberg a appris que Dort avait été arrêté en Illinois, lors d’une vérification de permis de conduire dans une station de pesée.En mai dernier, Dort a accepté de plaider coupable à des accusations réduites d’avoir fui la justice et d’agression au deuxième degré.Si le juge de la Cour supérieure qui préside l’affaire accepte cet arrangement, Dort sera condamné vendredi à une peine d’emprisonnement de trois à sept ans.Joel, qui a subi plus de 40 interventions chirurgicales en quatre ans, ignore comment il réagira lorsqu’il verra finalement Dort.Mais le jeune homme, qui excelle dans les études et le sport, malgré sa condition, dit espérer en finir avec ce passé douloureux, et tout simplement reprendre sa vie.Quelques arpents de pièges.légaux Un plombier de VIle-du-Cap-Breton poursuit les propriétaires de ce jeu populaire dont il revendique Vidée ALISON AULD PRESSE CANADIENNE Halifax — Un plombier de l’île-du-Cap-Breton, David Wall, a intenté une poursuite contre les quatre propriétaires du jeu Trivial Pursuit («Quelques arpents de pièges» pour la version québécoise») et allègue que c’est lui qui a eu l’idée de ce populaire jeu de société.Au terme de trois jours de témoignages devqnt la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, les propriétaires semblaient optimistes.«La preuve est accablante», affirme Mick Ryan, l’un des deux avocats représentant les propriétaires du jeu — Christopher Haney, John Haney, Scott Abbot et Ed Werner.«C’est une gigantesque escroquerie.» Peu de chances Le juge Joe Kennedy doit rendre sa décision le 4 août.II a cependant laissé entendre que son jugement favoriserait probablement les défendeurs.«Les chances de succès du plaignant sont à peu près nulles», a-t-il déclaré avant d’ajourner la cause.David Wall, âgé de 38 ans, affirme avoir confié à Christopher Haney qu’il songeait à créer un jeu de ce genre, alors que M.Haney l’avait fait monter dans sa voiture avec son amie, Donnie Campbell.Il dit avoir discuté avec Mme Campbell et M.Haney d’à peu près tout, de la nature du jeu aux pions et au nom «Trivial Pursuit».L’argumentation des avocats de la défense repose sur les déclarations contradictoires que David Wall a faites au sujet du moment oii aurait eu lieu la rencontre.Dans une première déclaration écrite sous serment, il a dit avoir discuté de l’idée avec M.Haney en décembre 1979, alors que dans une deuxième déclaration, il parle de décembre 1980.Selon les avocats de la défense, une rencontre aurait été impossible à l’une ou l’autre de ces dates.M' Ryan soutient que Christopher Haney était en Espagne en 1980, qu’il n’était allé à l’ile-du-Cap-Breton qu’une fois, en 1972, et que l’élaboration du jeu était déjà presque terminée en 1980.La défense a également invoqué le témoignage de Garry Carter, un détective privé engagé par les propriétaires du jeu pour se mêler à l’entourage de David Wall.M.Carter a témoigné que Donnie Campbell lui avait avoué que la poursuite était frauduleuse, et que David Wall ne croyait jamais que l’affaire irait aussi loin.Trivial Pursuit est maintenant vendu dans 33 pays et en 19 langues, et a rapporté à chacun de ses propriétaires des profits d’environ 50 millions depuis son lancement, en 1982.L’avocat de David Wall affirme pour sa part que la défense dissimule certaines preuves.«Nous n'avons vu que la pointe de l’iceberg», soutient Kevin MacDonald.«Pourquoi ces milliardaires ont-ils tellement peur d’un plombier qui gagne 30 000 $ par année?» loto-québec Tirage du 98-07-11 10 13 27 28 31 49 Numéro complémentaire: 47 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 1 6 325 19 952 349 675 LOTS 5 000 000,00$ 117741,00$ 1 738,90$ 54,30$ 10S Ventes totales: 18 236 423 $ Prochain gros lot (approx.): 2 000 000 S innsssr wmm GAGNANTS LOTS Tirage du 98-07-11 21 26 29 31 36 48 Numéro complémentaire: 42 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 0 21 735 15 404 1 000 000$ 50 000$ 500$ 50$ 5$ Ventes totales: 534 320$ EBtra UH VENDREDI NUMÉROS 011929 11929 1929 929 29 9 Tirage du 98-07-10 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ EStra UH SAMEDI Tirage du 98-07-11 NUMÉROS LOTS 960333 100 000$ 60333 1 000$ 0333 250$ 333 50$ 33 10$ 3 2$ Tirage du • 98-07-10 11 12 24 28 30 35 46 Numéro complémentaire: 32 GAGNANTS 7/7 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 0 2 55 3 006 66 304 60 388 547 646 LOTS 7 000 000,00$ 72 878,60$ 2 318,80$ 151,50$ 10$ 10$ partie, gratuite Ventes totales: 7 959 484 $ Prochain gros lot (approx.): 8 500 000$ TVA, le réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En ca de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. I.E I) K V (t I li .L E L 11 X 1) I I :i .1 11 I I.I.E T I !) )) 8 A 4 ?LES ACTUALITÉS?Le repos CLAUDI 0 PAPI REUTERS LE PAPE Jean-Paul II monte lentement l'escalier le menant à une résidence du nord de l’Italie où il se reposera au cours des deux prochaines semaines.Environ 1500 personnes ont applaudi le pape.78 ans.qui s'est adressé à la foule du balcon de la maison, située à 1000 mètres d'altitude.Dans la foulée d’une restructuration Buzz Hargrove ne croit pas à la fermeture de GM Boisbriand Des négociations ont échoué hier à Detroit MICHAEL MACDONALD PRESSE CANADIENNE Toronto — Le président du syndicat des Travailleurs canadiens de l’automobile, Buzz Hargrove, a qualifié de «foutaises» les informations selon lesquelles General Motors aurait décidé d’éliminer 50 000 emplois lorsque les deux grèves seront réglées à ses usines du Michigan.«C'est un chiffre qui vient de nulle part», dit M.Hargrove en reprochant aux analystes de l’industrie d’avoir du temps à perdre.Certains experts soutiennent néanmoins que la menace de mises à pied au Canada est tout à fait réelle, surtout au Québec.L’usine de Boisbriand, qui existe depuis 33 ans, semble être celle qui a le moins de chances de survivre à une restructuration.Environ 1500 travailleurs sont employés par cette usine qui produit quotidiennement plus de 400 modèles Ca-maro de Chevrolet et Firebird de Pon- tiac.La production a cessé le 23 juin, et 1287 travailleurs sont en chômage technique.Contrairement à plusieurs usines américaines, le manque d’efficacité, les coûts élevés ou la productivité réduite ne sont pas en cause à l'usine québécoise.«L'avenir de l’usine de Boisbriand est incertain parce qu’il n'y a pas de marché pour ce type de voitures», explique Charlie Reid, directeur du secteur de l’industrie automobile canadienne chez Ernst et Young de Toronto.Il serait trop coûteux d’entreprendre la fabrication d’un nouveau modèle à l’usine québécoise, dont le calendrier de production ne dépasse pas l’an 2001, car les chaînes de montage sont conçues pour des véhicules moins populaires à traction arrière.«Il est inutile d'investir dans une usine où il n’y a pas de marché», conclut M.Reid.Buzz Hargrove fait remarquer que ce n’est pas la première fois qu’il entend des propos aussi pessimistes.«S’ils [GM] veulent être vraiment concurrentiels, ils devraient augmenter la production à l’usine québécoise et aux autres usines canadiennes», dit-il, soulignant que les coûts de main-d’œuvre sont moins élevés au Canada qu’aux Etats-Unis.U* chef syndical soutient que les dirigeants de l’entreprise lui ont affirmé leur intention de poursuivre la construction de grosses voitures sportives, et qu’il serait insensé de déplacer la production à l’extérieur du Québec.M.Hargrove reconnaît néanmoins qu’il sera difficile d’éviter les mises à pied si les affaires ne reprennent pas chez GM.L’an dernier, GM a vendu 55 973 véhicules Camaro, ce qui représente une diminution de 52 % par rapport à 1994.La production a été réduite de 20 % à l’usine cet été.Iats analystes croient que ce n’est qu’une question de temps avant que GM perde son titre de fabricant d’automobiles ayant le plus gros chiffre d’affaires au monde.Des représentants de l’entreprise ont déclaré la semaine dernière que GM devra réduire le nombre de ses modèles pour éviter qu’une telle situation ne se produise.Le fabricant offrait 109 modèles il y a quatre ans et n’en offre plus que 80.Les analystes américains estiment que la Camaro ou la Firebird devra être sacrifiée.Outre celle de Boisbriand, GM compte sept usines de montage et de pièces en Ontario — Osjiawa, St.Catharines et Windsor.A Detroit, les négociations entre la direction de GM et le syndicat des travailleurs de l’automobile, United Auto Workers/UAW, ont été rompues hier, le constructeur étant touché par une grève sur deux sites depuis peu.Le syndicat a refusé la demande de GM de voir les discussions inclure deux autres sites, à Indianapolis (Indiana) et Flint (Michigan), qui menacent de faire la grève.1rs grévistes demandent l’arrêt des délocalisations d’emplois vers des centres de production moins coûteux comme le Mexique, tandis que la direction de GM affirme que les réductions d’effectifs sont indispensables.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com Avis public Ville de Montréal Service du greffe Article 36a de la Charte 3* Avis Avis en vertu de l'article 36a de la Charte de la Ville de Montréal Le chef de la division géomatique au Service des travaux publics et de l'environnement a approuvé, le 15 juin 1998, en vertu de la résolution CE94 02575 du comité exécutif du 21 décembre 1994 lui déléguant ce pouvoir, la description des ruelles suivantes, afin que la Ville en devienne propriétaire en vertu de l'article 36a de la Charte: Description «Parties de ruelle situées de part et d'autre de l'avenue Casgrain, au sud de la rue Jean-Talon, faisant partie du cadastre du Village de Côte-Saint-Louis, circonscription foncière de Montréal, plus explicitement décrites comme suit:» Une partie du lot 10-2045 (ruelle), bornée vers le nord-ouest par les lots 10-2009, 10-2010-1.10-2010-2, 10-2011, 10-2012, 10-2013, 10-2014-1, 10-2014-2, 10-2015-1, 10-2015-2 et 10-2016-1, vers le nord-est par une autre partie dudit lot 10-2045 (ruelle), faisant partie de l'avenue Casgrain, vers le sud- est par une partie du lot 10-2045A et vers le sud-ouest par le lot 10-1841, contenant en superficie 168,1 m1.Une partie du lot 10-2045 (ruelle), bornée vers le nord-ouest par les lots 10-2019, 10-2020, 10-2021, 10-2022, 10-2023, 10-2024, 10-2025, 10-2026, 10-2027, 10-2028, 10-2029, 10-2030, 10-2233, 10-2033, 10-2034, 10-2035, 10-2036, 10-2037, 10-2038, 10-2039, 10-2040, 10-2041, 10-2042 et une partie des lots 10-2018-2, 10-2032 et 10-2043, vers le nord-est par une autre partie dudit lot 10-2045 (ruelle), faisant partie de l'avenue Henri-Julien, vers le sud-est par une partie du lot 10-2045A et vers le sud-ouest par une autre partie dudit lot 10-2045 (ruelle), faisant partie de l'avenue Casgrain, contenant en superficie 555,2 m'.(D98O455023) Le droit à une indemnité en égard à cette acquisition doit être exercé par requête devant le Tribunal administratif du Québec, dans l’année qui suit la troisième publication du présent avis.Cet avis est le troisième que la Ville est tenue de publier.Montréal, le 13 juillet 1998 Le greffier, M' Léon Laberge LA METEO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi 27 SS ""H 17 O O O Températures : MAX / MIN 24/12 16/8 V Blanc Sablon Goose Bay ¦ Kuujjuarapik ¦ 20/12 ¦ 24/14 La Grande IV Sept-iles 20/12 fi m 17/16 iles de la Madeleine Chibougamau 26/13 ¦ Rivière-du-Loup F 27/16 24/14 ¦ J Chicoutimi È Québec ¦ 28/16 ,24/15 Lever 5h20 Coucher 20h41 Val d'Or Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi 17/29 17/29 max 24 max 26 Aujourd'hui Ce Soir Mercredi O HH HH HH HH O O O Météo-Conseil l+l Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source x T~r~F\ Avis public Ville de Montréal Service du greffe Étude d'un programme de développement (Côté nord de la rue Hochelaga entre les rues Saint-Clément et Théodore) Le groupe TDL sollicite l'autorisation de la Ville de Montréal pour un projet de construction et d'occupation d'un bâtiment à des fins de restaurant.L'emplacement est situé au Sud de la rue Hochelaga, entre les rues Saint-Clément et Théodore, tel qu'illustré sur le croquis ci-dessous.RUE HOCHELAGA Les principales caractéristiques du projet sont: - la construction d'un bâtiment d'une hauteur de 1 étage et de 5 mètres et d'une superficie de 261,5 mètres; - l'occupation du bâtiment à des fins de restaurant; - l'aménagement d'une aire de stationnement de 25 unités en cours avant et latérale; - la réalisation d'un aménagement paysager des espaces extérieurs.Ce projet déroge à la réglementation municipale quant à la hauteur minimale en étages, à la superficie maximale autorisée pour un restaurant dans ce secteur, aux alignements de construction, ainsi qu'au nombre et à la localisation d'une partie de l'aire de stationnement en cours avant et latérale.Conformément au Règlement sur la procédure d’approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et sur la Commission Jacques-Viger, toute personne intéressée peut transmettre par écrit ses commentaires sur le projet, en mentionnant le numéro de référence S980489020, au plus tard le 24 août 1998, à l'attention du greffier, bureau R-113A, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Pour obtenir la documentation, veuillez communiquer avec le Service de l'urbanisme au 872-5985.Montréal, le 13 juillet 1998 Le greffier, M* Léon Laberge lADimr-iue VENTE POUR TAXES — AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par les présentes donné, que le Conseil municipal de la Cité de Côte Saint-Luc, par une résolution en date du 15 juin 1998 a ordonné à la soussignée, conformément aux dispositions de la Loi sur les Cités et Villes, de vendre les immeubles ci-dessous décrits pour satisfaire au paiement des arrérages des taxes municipales, générales ou spéciales et scolaires s'il y a lieu, avec intérêts et frais, et qu'en conséquence, lesdits immeubles seront vendus par encan public dans la Salle du Conseil municipal à l'Hôtel de Ville de Côte Saint-Luc, 5801, boulevard Cavendish, Cité de Côte Saint-Luc, le 10e jour d’août 1998, à dix heures de l’avant-midi, heure avancée de l'est.Toutefois, seront exclus de la vente, les immeubles sur lesquels lesdites taxes pour l'année 1998 et les années antérieures, intérêts et frais, auront été payés avant le moment de la vente.Les immeubles ci-après décrits seront vendus, sujets au droit de retrait d'un an.Ils lont tous partie du plan et du livre de renvoi du cadastre officiel de la Municipalité de la Paroisse de Montréal, circonscription foncière de Montréal Ils seront vendus avec bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances s'il y a lieu, sujets â tous les droits acquis de la Cité de Côte Saint-Luc et à toutes les servitudes actives ou passives, apparentes ou occultes, et à toutes déclarations de copropriété pouvant les affecter.Le prix d'adjudication de chacun de ces immeubles sera payable immédiatement en monnaie légale ou par chèque visé fait au nom de la Cité de Côte Saint-Luc.Les représentants de corporations doivent être en possession d'une résolution de leur corporation les autorisant à agir et ladite résolution doit spécifiquement mentionner leur nom, fonction au sein de la corporation, date et lieu de naissance, et adresse personnelle Numéro matricule Adresse de la propriété Cadastre Propriétaire 9137-54-2038-6-01-0058 5950, bout.Cavendish, app.607 5460-1,5460-2, 5460-607, 5460-A121, 5460-A122 144945 Canada Inc Numéro matricule Adresse de la propriété Cadastre Propriétaire 9137-75-7659-9-00-0000 chemin Mackle 84-540-P Relia Rubin Stern Borné au nord-est par le lot 84-1088.au sud-est par le lot 84-1069, au sud-ouest par les lots 84-1067 et 84 -1068, et au nord-ouest par une autre partie du lot 84-540; mesurant trente-six pieds et quarante-deux pouces (36'42"j sur sa ligne nord-est, soixante-six pieds (66') sur ses lignes sud-est et nord-ouest, et trente-six pieds et quarante-cinq pouces (36'45') sur sa ligne sud-ouest; d'une superficie de deux mille quatre-cent cinq (2 405) pieds carrés, mesures anglaises et plus ou moins Numéro matricule 9237-12-5876-2-00-0000 Adresse de la propriété avenue Robinson Cadastre 84-443-P Propriétaire Harry Chaimberg Borné au nord-est et au sud-est par d'autres parties du lot 84 -443, au sud-ouest par le lot 84-1064.et au nord-ouest par les lots 84-732 et 84-541 ; mesurant trente-trois pieds et trente-deux pouces (33'32') sur ses lignes nord-est et sud-ouest et cent soixante-sept pieds et soixante-deux pouces ( 167'62”) sur ses lignes sud-est et nord-ouest; d'une superficie de cinq mille cinq cent quatre-vingt-cinq (5 585) pieds carrés, mesures anglaises et plus ou moins Numéro matricule 9237-62-6148-0-00-0000 Adresse de la propriété 5625, avenue Randall Cadastre 83-177 Propriétaire Francis Reisa Abrams-Starr & Martin Jay Slarr En foi de quoi j'ai signé à Côle Saint-Luc, ce 13* jour de juillet 1998 Mme J.Habra, o.m.a.Gre/tiére APPELS D'OFFRES ET SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels d'offres ouverts et le résultat d'ouverture des plis d’Hydro-Québec en composant un des numéros de téléphone suivants ; Montréal et les environs : 840-4903 Extérieur : 1-800-324-1759 Hydro k.Québec Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi TéL 985-3344 AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Fax: 985-3340 APPEL D'OFFRES Entretien des chemins d'hiver de la MUNICIPALITÉ DE SaINTE-MARIE-SALOMÉ Des soumissions pour l'entretien des chemins d’hiver de la municipalité seront reçues par la soussignée jusqu'à 15 h le mercredi 29 juillet 1998 Chacune des soumissions devra être accompagnée d'un chèque visé tiré d'une banque à charte et payable à la municipalité de Sainte-Marie-Salomé, ou d'un cautionnement de soumission émis par une compagnie d'assurance autorisée par l'inspecteur général des institutions financières, pour un montant équivalent de dix pourcent (10%) du prix total de la soumission.Ledit cautionnement de soumission devra être émis pour une période de quatre-vingt-dix (90) jours.Ne seront considérées, que les soumissions préparées sur les documents officiels fournis à cette fin par la municipalité de Sainte-Marie-Salomé.Pour tout autre information, veuillez communiquer avec la soussignée au 450-839-6212.La municipalité ne s'engage à retenir, ni la plus basse, ni la plus haute, ni aucune des soumissions reçues, ni à encourir aucune obligation ni aucun frais d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires, DONNÉ À Sainte-Marie-Salomé, ce T jour de juillet mil neuf cent quatre-vingt-dix-huit.Chantale Mercier Secrétaire-trésorière CANADA PROVINCE DE QUÉBEC RÉGIE INTERMUNICIPALE DU COMTÉ DE BEAUCE-SUD AVIS PUBLIC AVIS À LA POPULATION INDUSTRIES, COMMERCES ET INSTITUTIONS DES MUNICIPALITÉS MEMBRES ET CLIENTES DE LA RÉGIE INTERMUNICIPALE DU COMTÉ DE BEAUCE-SUD Conformément aux dispositions prévues par la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.Q.02) la Régie Intermunicipale du Comté de Beauce-Sud a adopté le 08 juillet 1998 par sa résolution H 1958-98 les tarifs concernant l'utilisation du lieu d’enfouissement sanitaire de la Régie lequel est situé dans la municipalité de Saint-Côme-Linière.Toute personne physique ou morale qui transporte ou fait transporter au lieu d'enfouissement sanitaire des matières résiduelles par véhicule autre que des bennes à déchets conventionnelles sera chargé au coût de 45,00 $ dollars la tonne métrique (minimum 20,00 $).Ce larif entrera en vigueur le 01 septembre 1998.Il est à noter que les matières résiduelles acceptables dans le lieu d’enfouissement sanitaire doivent répondre à la définition de déchets solides et de déchets acceptables tel que défini dans le règlement sur les déchets solides en vigueur dans la province de Québec.Ces matières doivent provenir uniquement du territoire des municipalités membres ou clientes de la Régie.Une pièce d'identité (permis de conduire) peut être requise.Toute personne ou municipalilé peut s'adresser à la Commission Municipale du Québec pour s'opposer à l’application de la présente résolution ou pour en demander modification en tout ou en partie.DONNÉ À VILLE DE SAINT-GEORGES Ce 9e jour de juillet 1998 ROGER TURCOTTE, Secrétaire-Trésorier CANADA, Province de Québec, District de MONTRÉAL, COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, # DE CAUSE: 622452552.624052892, 626194063, ALS, VILLE DE MONTRÉAL, saisissant -vs- TZU WEN CHRIS CHEN, saisi.Le 30 juillet 1998 à 12:00 heures, au lieu d'entreposage du gardien judiciaire, au 150 Duke, en la ville et district de Montréal, sera vendu par autorité de justice, le véhicule du saisi en cette cause: véhicule automobile: SAAB 900 1987, immatriculé: 416 CWH, no série: YS3AB45J4H2023216.Montréal, le 9 juillet 1998, LUC VALADE, H.J, DISTRICT DE MONTRÉAL, VALADE 8 ASSOCIÉS, s.e n.c.TÉL : 875-9111 CANADA, Province de Québec, District de MONTRÉAL.COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, « DE CAUSE: 654083474, 654089892, 606301172, ALS, VILLE DE MONTRÉAL, saisissant -vs- DARHLENE BATTEN, saisi, Le 30 juillet 1998 à 12:00 heures, au lieu d'entreposage du gardien judiciaire, au 150 Duke, en la ville et district de Montréal, sera vendu par autorité de justice, le véhicule du saisi en cette cause: véhicule automobile: Oldslmobile Cutlass 1987,immatriculé: 873 AKN, rio série: 1G3AJ11W1HG307237.Montréal, le 9 juillet 1998, LUC VALADE, H.J.DISTRICT DE MONTRÉAL.VALADE 8 ASSOCIÉS, s.e.n.c., TÉL.: 875-9111 CANADA, Province de Québec, District de MONTRÉAL.COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, # DE CAUSE: 660147482.VILLE DE MONTRÉAL, saisissant -vs- COLLIN W DIXON, saisi, Le 30 juillet 1998 à 12:00 heures, au lieu d'entreposage du gardien judiciaire, au 150 Duke, en la ville et district de Montréal, sera vendu par autorité de justice, le véhicule du saisi en cette cause: véhicule automobile: Pontiac Laurentienne 1978, immatriculé: 025 ASO no série: 7K69D81318439.Montréal, le 9 juillet 1998.LUC VALADE, H.J.DISTRICT DE MONTRÉAL, VALADE 8 ASSOCIÉS, s.e.n.c.TÉL.: 875-9111 CANADA, Province de Québec, District de MONTRÉAL.COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, # DE CAUSE: 648638896, VILLE DE MONTRÉAL, saisissant -vs- LUCILLE T.GODBOl/T, saisi.Le 30 juillet 1998 à 12:00 heures, au lieu d'entreposage du gardien judiciaire, au 150 Duke, en la ville et district de Montréal, sera vendu par autorité de justice, le véhicule du saisi en cette cause: véhicule automobilb: Honda Civic 1987, immatriculé: 494 BAN no série: JHMEC4537HS804057 Montréal, le 9 juillet 1998, LUC VALADE, H.J.DISTRICT DE MONTRÉAL, VALADE 8 ASSOCIÉS, s.e.n.c., TÉL.: 875-91)1 CANADA.Province de Québec, District de MONTRÉAL, COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL.# DE CAUSE: 529197502, 529307413, 536019083, 540099700, 902466843, VILLE DE MONTRÉAL, saisissant -vs- YVON ROLLAND, saisi.Le 30 juillet 1998 à 12:00 heures, au lieu d'entreposage du gardien judiciaire, au 150 Duke, en la ville et district de Montréal, sera vendu par aulorilé de justice, le véhicule du saisi en cette cause: véhicuje automobile: Chevrolet SPT 1985, immatriculé: 425 BHK no série: 2G8DG15NOF4159825.Montréal, le 9 juillet 1998, LUC VALADE, H.'J.DISTRICT DE MONTRÉAL.VALADE S ASSOCIÉS, s.e.n.c., TÉL.: 875-9111 , CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC.NO 500-22-014470-978, BREF D'EXÉCUTION, JOSEPH SERRARELLI ET AL., Partie demanderesse -vs- ANTONIO SANTORELLI, Partie défenderesse.Ce 24ième jour de juillet 1998 à 10h00, au 48 Dante, Montréal district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets do ANTONIO SANTORELLI, saisis en cette cause, consistant en: 1 lot d'environ 50 chaises droites en métal, 1 lélécouleur d'environ 46", 1 tour à pizza et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT ET/OU CHEQUE VISÉ, Information: MICHEL DI FIORE, huissier du district de Montréal.Macéra 8 Associés, HUISSIERS - 514-848-0979, Fax 848-7016,31, rue Sl-Jacquos ouest, rez-de-chaussée.Montréal, Québec.H2Y1K9 Avis est donné selon l'Article 795 du Code Civil du Québec que TOICE MARIE née SIMPSON résidant au 6550, rue Sherbrooke ouest, appartement 8916, Montréal, Québec, est décédée le 23 juin 1998, l'inventaire des biens est détenu au Trust National, 2000, avenue McGill Collège, Montréal (Québec), H3A 3H4 pour (ins de consultation.Monlréalce 10 juillet 1998 MARY SIGNORILE Changement de nom d'un enfant mineur Prenez avis que Christiane Mondor en sa qualité de mère domiciliée au 4160, Des Ormeaux, Montréal, Québec, Canada H1K 2W4, présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer le nom de Joseph Roland Maxime Blanchette et Joseph Alphonse Roger Mathieu Blanchette en celui de Joseph Roland Maxime Blanchette Mondor et Joseph Alphonse Roger Mathieu Blanchette Mondor.Montréal, le 2 juillet 1998 Christiane Mondor LETTRE DE PÉKIN EN HH E F LE DEVOIR LE MONDE Elections sénatoriales au Japon L’électorat désavoue la gestion de Hashimoto Le premier ministre devrait démissionner aujourd'hui Les Japonais se sont mobilisés hier pour ce vote, transformé de facto en référendum sur la politique économique du premier ministre alors que le pays connaît la pire récession depuis la guerre.La participation se situe aux alentours de 58 %.Dans l’hypothèse d’une démission de M.Hashimoto, deux noms circulent pour le poste de premier ministre: l’actuel ministre des Affaires étrangères, M.Keizo Obu-chi, et l’ancien Secrétaire et porte-parole du gouvernement, Sei-roku Kajiyama.AGENCE FRANCE-PRESSE Tokyo —Le premier ministre japonais Ryutaro Hashimoto a reconnu hier soir le mauvais résultat de son parti, le Parti Libéral Démocrate (PLD), aux élections sénatoriales, assurant que l’échec était de «sa responsabilité» et ouvrant ainsi la voie à une probable démission dès aujourd’hui.Le PLD qui mettait en jeu 61 sièges dans ce scrutin a subi une cuisante défaite avec seulement 44 élus, selon le décompte final mais non officiel de la chaîne publique de télévision NHK.Le principal parti d’opposition, le parti démocratique du populaire Naoto Kan, a gagné 9 sièges avec 27 élus.M.Hashimoto a souligné qu’il «déciderait seul de son avenir» et indiqué qu’il avait demandé une réunion de la direction du PLD aujourd’hui.«Quoique les gens disent, je déciderai seul», a encore affirmé M.Hashimoto à la télévision.11 a souligné qu’il attendrait des résultats complets de ces élections pour se déterminer.«Tous les résultats sont ma responsabilité», a-t-il répété à plusieurs reprises, en ajoutant que le mauvais résultat était dû à ses «insuffisances au pouvoir».«Je prendrai le jugement du peuple avec modestie», a encore affirmé M.Hashimoto, l’air sévère, entouré de plusieurs dirigeants du parti qu’il préside depuis septembre 1995.Il a ensuite indiqué qu’il allait «prendre un bain et se coucher».Le premier ministre devrait rapidement démissionner une fois la défaite du PLD confirmée, ont affirmé des cadres non identifiés du parti, cités Ryutaro Hashimoto: «Tous les résultats sont nia responsabilité.» par des médias.M.Hashimoto, 60 ans, dirige le gouvernement depuis janvier 1996.Dans son agenda, il est prévu qu’il se rende en visite officielle en France le 20 juillet puis le 22 aux Etats-Unis.De son côté, M.Kan, interrogé à la télévision, a demandé des élections législatives anticipées avec une dissolution de la Chambre basse de la Diète, où le PLD est majoritaire.Les candidats indépendants apparaissent comme les grands bénéficiaires du vote d’hier, leur nombre est multiplié par trois, passant de six à vingt, toujours selon la chaîne NHK.Certains de ces indépendants ont toutefois bénéficié du soutien du PLD et pourraient rapidement rejoindre ses rangs.Le parti communiste doublerait sa représentation avec 15 élus (sur 6 sortants).Les Japonais se sont mobilisés hier pour ce vote, transformé de facto en référendum sur la politique économique du premier ministre alors que le pays connaît la pire récession depuis la guerre.La participation se situe aux alentours de 58 %, selon la commission électorale.En 1995, elle avait été de 44,52 %.99,4 millions d’électeurs étaient convoqués aux urnes.La moitié des sièges de la chambre haute de Peur de l’indépendance PHOTOS REUTKRS Le chef du parti Démocratique, le populaire Naoto Kan, a réclamé des législatives anticipées.la Diète (Chambre des conseillers), soit 126, était à pourvoir, 76 au suffrage direct par circonscription, 50 à la proportionnelle.Le mandat est de six ans, la chambre étant renouvelée par moitié tous les trois ans.I.a chambre haute, où le PLD avait perdu la majorité en 1989, n’a pas le pouvoir de bloquer les lois, seulement de retarder leur adoption et le parti de M.Hashimoto dispose de la majorité à la Chambre basse de la Diète (Chambre des représentants), la seule faisant autorité.Dans l’hypothèse d’une démission de M.Hashimoto, le PLD devrait donc conserver la direction du gouvernement.Deux noms circulent déjà pour le poste de premier ministre: l’actupl ministre des Affaires Etrangères, M.Keizo Obuchi, et l’ancien Secrétaire et porte parole du gouvernement, Seiroku Kajiyama.Tous les regards se porteront également ce matin sur l’ouverture du marché des changes à Tokyo, le yen pouvant subir un nouveau coup face au dollar avec l’incertitude qui pèse désormais sur le plan de sauvetage du secteur bancaire.Préparé par M.Hashimoto et le PLD comme préalable indispensable à la reprise de l’économie, il doit encore être soumis à l’approbation de la Diète.Les candidats indépendants apparaissent comme les grands bénéficiaires du vote d’hier Exode de colons indonésiens du Timor oriental AGENCE FRANCE-PRESSE La vallée des rois du capitalisme chinois Taiyuan — Ceux qui ont vu le film «Épouses et concubines» du réalisateur chinois Zhang Yimou se rappelleront la scène où l'héroïne, interprétée par l’actrice Gong Li, se fait masser les pieds avant d’être présentée à son seigneur et maître qui vient de la prendre pour quatrième épouse.Le lampion rouge allumé à la [xirte de ses appartements sera désormais le signal donné par le mari pour désigner laquelle de ses épouses et concubines est choisie chaque soir pour partager son lit.Des critiques ont fait remarquer que les jolies pieds de Gong Li étaient un anachronisme.La concubine d’un riche chinois de l’époque impériale aurait eu les pieds bandés et atrophiés.Mais le décor est tout ce qu’il y a de plus authentique.Le film a été tourné dans la somptueuse «demeure de la famille Qiao» que l’on peut visiter près de Taiyuan, la capitale de la province du Shanxi, à environ 800 kilomètres au sud-ouest de Pékin.L’histoire de la famille Qiao est la version tofu du rêve américain.C’est l’histoire de l’irrésistible ascension de l’ancêtre, Qiao Gui-fa, paysan illettré qui devint riche au début du siècle dernier, en colportant ses fèves et ses pâtés de soja.Ses descendants, qui avaient hérité de son sens des affaires, diversifièrent les activités du clan familial.Dans le négoce des huiles alimentaires, l’exploitation de mines de charbon, et les banques, ils finirent par amasser une fortune colossale.La demeure forteresse qu’ils édifièrent dans la riche plaine au centre de la province du Shanxi en témoigne.Si Bill Gates avait été chinois et magnat du tofu au siècle dernier, il ne se serait pas offert derpeure plus grandiose.A l’intérieur d’un imposant mur d’enceinte, on plonge dans un extravagant dédale de pavillons, de courettes et de corridors à ciel ouvert qui relient les différents corps de bâtiments ordonnés en rectangle autour d’une cour, à la manière typique de l’habitat traditionnel de Chine du nord.Chaque adulte de la famille Qiao disposait ainsi de son propre domaine dans la propriété familiale.La structure est robuste, l’austérité des façades adoucie par la gracieuse courbe des toits en saillie, la légèreté des écrans de bois aux fenêtres et des motifs décoratifs qui ornent les frontons de§ portes.A l'apogée de sa richesse, 70 membres de la famille Qiao y vivaient, servis par un personnel domestique de 170 personnes.Dans ces lieux pleins de replis et de recoins discrets, on imagine leurs habitants se prêter à toutes sortes de sombres complots ou d’intrigues galantes.Pas du tout, nous informe le guide.Contrairement à l’impression que les films tournés dans la demeure de la famille Qiao peuvent laisser, la clan Qiao vivait de manière quasi Spartiate.Son mode de vie était irréprochable et la gestion des affaires familiales obéissait à de strictes règles d’éthique.Les concubines, le jeu, l’alcool et l’opium étaient rigoureusement interdits ici.Capitalistes, oui, mais décadents, non: le fondateur du clan et les six générations de Qiao qui lui ont succédé n’étaient pas des exploiteurs, mais d’honorables entrepreneurs à l’impeccable intégrité.Sauvée des gardes rouges On raconte qu’en 1901, l’impératrice douairière Cixi est venue emprunter 200 (XX) taels d’argent, une somme considérable, à la famille Qiao pour l’aider à dédommager la force expéditionnaire étrangère envoyée en Chine combattre l’insurrection des Boxers.La fortune des Qiao a décliné avec l’effondrement du système impérial au début du siècle.Mais c’est la confiscation des terres au début des années 1950 qui lui a ix>rté le coup de grâce.Les derniers représentants de la famille Qiao se sont exilés et aucun ne s’est depuis manifesté pour réclamer restitution des biens expropriés.Sous le régime de la Chine populaire, la demeure servait d’école pour les cadres du parti communiste.Durant la révolution culturelle, elle a été sauvée de justesse de la démolition par un homme qui a verrouillé de l’intérieur la massive porte d’entrée, empêchant la mise à sac de la propriété par la faction locale des gardes rouges.Depuis 1986, des travaux de restauration ont été entrepris et la demeure de la famille Qiao est devenue un musée d’histoire et traditions populaires du 19 siècle.Plusieurs pièces sont consacrées à l’histoire de la famille Qiao.Des photos, des meubles et des objets précieux ayant appartenu au clan sont pieusement conservés et exposés.Dans un rayon d’une cinquantaine de kilomètres, on trouve une demi douzaine d’autres grandes demeures de riches entrepreneurs et commerçants datant des dynasties Ming et Qing (1368-1911).Elles sont ouvertes au public et figurent dans les dépliants du bureau du tourisme provincial parmi les richesses culturelles de la région.Toutes ne sont pas dans aussi bien préservées que celle de la famille Qiao.La propriété de la famille Cao, par exemple, qui s’étendait sur 3(X) hectares de terrain et qui était protégée par une milice privée de 500 spécialistes des arts martiaux, a été à moitié détruite au moment de la réforme agraire après 1949.Mais là aussi, d’importants travaux de reconstruction ont été entrepris par les autorités de la province.Encore peu connu des touristes étrangers, le circuit des grandes propriétés familiales du Shanxi attire à présent beaucoup de visiteurs chinois.La mise en valeur de ces demeures, symboles naguère honnis de l’ancien régime, illustre le retour en grâce de l’idéologie capitaliste dans la Chine communiste.L’entreprise privée, l’enrichissement, la recherche du profit, ont de nouveau droit de cité.Les dynasties capitalistes de la province du Shanxi sont offertes en exemples de réussite.Voilà qui change des héros du peuple, vaillants soldats ou prolétaires tout dévoués à la révolution, qui étaient habituellement donnés pour modèles.Violence au Cachemire AGENCE FRANCE-PRESSE Srinagar — Quatre soldats indiens ont été tués et 12 autres blessés dans un affrontement avec des séparatistes musulmans à la frontière du Cachemire, dans la partie indienne, a indiqué hier un porte-parole des autorités indiennes.Les séparatistes ont ouvert le feu dans la nuit de samedi à hier contre une patrouille indienne dans le secteur de Jammu, dans le district de Poonch, avant de prendre la fuite, a précisé le porte-parole.Des opérations de recherches ont été lancées, a-t-il ajouté.Une guérilla séparatiste musulmane a fait plus de 20 (XX) morts depuis 1989 au Cachemire, le seul Etat de l’Union indienne à majorité musulmane, dont l'Inde et le Pakistan revendiquent la souveraineté.Jakarta — Des dizaines de milliers d’indonésiens installés par Jakarta au Timor oriental ont fui le territoire en proie à des troubles ces dernières semaines en raison de menaces proférées par des indépendantistes timorais, ont rapporté hier des témoins à l’AFP «Des centaines de voitures et d’autocars ont acheminé des passagers hors du Timor Oriental ces derniers jours», a déclaré à l'AFP Manuel Carrascalao, dirigeant du Mouvement de réconciliation et d’unité du peuple timorais; S'exprimant par téléphone depuis la capitale du territoire, Dili, il a déclaré que l’exode était aussi lié à des rumeurs faisant état d'un prochain important rassemblement proindépendantiste dans la ville.Selon le quotidien Kompas à Jakarta, la plupart des personnes en fuite, que le journal estime à 50 (XX), sont des Indonésiens originaires d’autres provinces qui ont été installés au Timor Oriental par le gouvernement de Jakarta loin des zones surjx'uplées.Des appels en faveur de l’indépendance ou d’une auto détermination se sont multipliés après la démission forcée de Suharto de son poste de président indonésien le 21 juin.Ix nouveau président Jusuf Habibie a promis de prendre une initiative sur le Timor oriental.«Les conséquences se font surtout sentir pour les colons qui font l’objet d'intimidations de la part des opposants à l'inté- gration.C’est pourquoi nous sommes partis», a déclaré Ron-ni Hutagaul, dirigeant local du Parti démocratique indonésien (PDI), qui n’est pas un Timorais de souche.Selon M.Hutagaul, ni lui ni sa famille n’ont fait l'objet d’intimidations, mais il connaît des personnes qui en ont été victimes.«Il y a eu des campagnes de terreur contre les colons, particulièrement par ceux qui font partie de la majorité anti-intégration [au sein de l’Indonésie]», a-t-il ajouté.Le commandement militaire régional a appelé mardi les colons à ne pas paniquer ou partir, selon Kompas.De nombreux immigrés, craignant pour leur vie, ont abandonné leurs habitations et leurs biens, selon M.Hutagaul.«C'est vraiment triste de voir des gens brader leurs affaires personnelles pour avoir un peu d’argent avant de tout laisser derrière eux», a-t-il ajouté.Nombre d’entre eux ont quitté le territoire par la route pour gagner la ville indonésienne d’Atambua, à 318 km à l'ouest de Dili.Les affrontements récents entre les forces indonésiennes et les militants indépendantistes ont été violents, notamment fin juin à Baucau lors d’une fusillade des forces de sécurité qui a fait un mort et cinq blessés.Les troupes indonésiennes ont envahi la colonie portugaise en 1975 et l’ont annexée l’année suivante, mais la communauté internationale n’a jamais reconnu cette annexion.Hommage à Miguel Angel Blanco Ermua (AFP) — Plusieurs milliers de personnes ont participé, hier dans la ville basque d’Ermua (nord), à une manifestation en hommage à Miguel Angel Blanco, le jeune conseiller municipal enlevé et assassiné il y a un an par l’organisation armée ETA Cette manifestation silencieuse est partie de la place de la mairie pour s’achever trois quarts d’heure plus tard au cimetière de la ville, où des fleurs ont été déposées devant la tombe de Miguel Aigel Blanco.Les manifestants continuaient en début d'après-midi à défiler un à un devant la sépulture, pour embrasser une photo du jeune élu local.En tête du cortège, le maire d’Ermua, le socialiste Carlos Totorika, accompagnait les proches de l’élu local assassiné.Les membres du conseil municipal portaient l’unique pancarte de la manifestation, avec l'inscription «Bakea beliar dugu» («Nous avons besoin de la paix»).Les ministres espagnols de l’Intérieur, Jaime Mayor Oreja, et du Travail, Javier Arenas ont participé au rassemblement, ainsi que le vice-président du gouverne- ; ment autonome basque, J uan J osé Ibarretxe et plusieurs membres de l’exécutif régional.Victoire des talibans Islamabad — La milice islamiste des talibans, qui contrôle déjà la plus grande partie de l’Afghanistan, s’est emparée hier de toute la province de Faryab (nord-ouest du pays) après avoir [iris le contrôle de sa capitale, Maimana, a-t-on appris de sources concordantes.L’information, d’abord donnée par les talibans, a été confirmée quelques heures plus tard par des membres d’organisations humanitaires occidentales travaillant à Maimana, qui était jusque là aux mains d’un des chefs de l'opposition armée, • le général ouzbek Abdul Rashid Dostam.Selon ces sources indépendantes, la capitale provinciale a été [irise rapidement par les combattants islamiques qui ont rencontré peu de résistance.De sources occidentales, on avait indiqué récemment que la position du général Dostam était affaiblie par des rivalités entre chefs militaires de cette zone.Les milices taliban se dirigeaient hier vers* Mazar-i-Sharif, le quartier général de la guérilla, dans l’extrême nord de l’Afghanistan, ont affirmé à l’AFP des sources officielles afghanes.Les radars, c’est vache Genève (AFP) — Un artiste a été autorisé à peindre des radars installés sur les routes du canton de Genève en vache ou encore en fromage à trous rendant ces mouchards à excès de vitesse visibles aux automobilistes.«Il s’agit d'un clin d’oeil ata usagers et nos radars sont destinés à la prévention plus qu’à la répression», a indiqué Eric Grandjean, un porte-parole de la police genevoise, cité hier par le journal Le Matin.Un radar fixe haut de un mètre et large de 50 centimètres s’est ainsi paré des couleurs noire et blanche de la robe des vaches suisses.Un autre est jaune comme un morceau d’emmenthal avec ses trous.«Ces appareils ont un rôle préventif et cela n'a aucun intérêt de les cacher, notre but n’étant pas de coller un maximum d’amendes mais d’assurer la sécurité», avait indiqué Gérard Ramseyer, le chef du Département justice et police du canton de Genève.La police suisse autorise déjà des «brigades anti-radar d'automobilistes» dans tout le pays.Une société installée à Berne renseigne sur simple appel téléphonique (payant) les automobilistes sur les radars et contrôles impromptus installés en bordure de route.Elle a recruté des jeunes automobilistes qui placent un panneau rouge en aval des radars annonçant leur présence, moyennant 50 francs suisses par intervention.Cette action est parfaitement légale en Suisse.La justice espagnole rouvrirait un dossier contre Pinochet Madrid (AFP) — La justice espagnole a ordonné la réouverture d’un dossier contre le général Augusto Pinochet dans l’affaire des Espagnols disparus au Chili [xmdant la dictature militaire entre 1973 et 1990, a affirmé hier le quotidien madrilène El Pais.La chambre pénale de l’Audience nationale (plus haute instance pénale espagnole) a décidé le 9 juillet de «révoquer l’arrêt de conclusion du dossier», explique le quotidien.la chambre pénale va également demander au juge de l'Audience nationale Manuel Garcia-Castellon «d'étudier s’il dispose ou non de la juridiction» pour instruire le dossier et, en cas de réponse affirmative, de se prononcer sur «les inculpations demandées» par les parties civiles dans cette affaire, dont celle du général Pinochet.Les avocats de la partie civile considèrent que cette décision représente un «désaveu» du procureur de l’Audience nationale, Eduardo Fungairino, qui avait obtenu la conclusion du dossier en mars dernier, selon El Pais.Meurtre d’un leader paysan Acapulco (AFP) — Eusebio Vàzquez, 26 ans, leader de l’QCSS (Organisation paysanne de la Sierra du Sud) dans l’Etat de Guerrero a été assassiné jeudi soir à son domicile, a fait savoir, hier, le conseiller juridique de l’OCSS, M' José Sanchez.Ce militant était actif surtout dans la municipalité de Coyuca de Benitez, là même où s’est produit il y a trois ans le massacre de 17 payons (à Aguas Blancas) par des polliciers motorisés de l’Etat de Guerrero.Un an plus tard, en juin 1996, naissait une nouvelle guérilla, l’Armée populaire révolutionnaire (ERP).La «Love Parade» tentée par la «mondialisation» Berlin (AFP) — La «Love Parade», grand-messe annuelle de la musique techno qui a de nouveau attiré environ un million de personnes samedi à Berlin, songe, devant un tel succès, à s’exporter dims plusieurs capitales.Les organisateurs ont montré qu’avec un million de personnes, un seuil qui a priori faisait [xnir, la Love Parade restait «sous contrôle».Aucun incident majeur n’a été déploré, malgré une affluence sans équivalent pour ce genre de manifestations.Pendant dix heures, une foule compacte a dansé derrière 47 camions chargés de hauts-parleurs, dans un déluge de décibels, sur la grande artère qui traverse le parc du Tier-garten, au centre de Berlin.Seule ombre au tableau, les quelque 2500 interventions des services de secours et 340 transports à l’hôpital ont confirmé que l’ecstasy restait un compagnon de route fidèle des ravers.Après des années d’ascension, la Ixove Parade a su prouver, pour sa dixième édition, qu'elle n'avait rien perdu de sa force d’attraction.Certains s’interrogent sur le sens de cette manifestation.«Ija Love Parade est chaque fois plus belle, plus parfaite, mais elle n’évolue pas», soulignait samedi un commentateur de la chaîne de télévision publique.Les organisateurs, confrontés aux mêmes questions, envisagent depuis l’an dernier de «décentraliser» la Ijove Parade dans plusieurs pays.Le FMI va renflouer la Russie A G E N C E FRANCE -PRESS E Moscou — La Russie et le Fonds monétaire international sont parvenus à un accord sur un prêt pour l’économie russe, dont les modalités seront précisées aujourd’hui, a annoncé hier le gouvernement russe.La Russie et le FMI se sont mis d’accord sur «l’octroi de moyens supplémentaires [à la Russie] provenant des organisations financières internationales», indique un communiqué du gouvernement cité par les agences de presse russes.«Les représentants de la Russie et du EMI s'exprimeront en détail lundi sur les accords concrets obtenus ainsi que sur les mesures pratiques qui seront prises prochainement», poursuit le communiqué.Le texte, tel que cité par les agences russes, ne cite aucun chiffre précis.Le FMI n’a de son côté fait aucun commentaire.Le gouvernement russe avait sollicité un prêt de 10 à 15 milliards de dollars pour faire face à une crise financière sans précédent.Ce prêt vise essentiellement à renflouer les réserves de la Banque centrale russe et à prévenir une dévaluation du rouble, pour éviter que la Russie ne soit entraînée dans une crise similaire à celle qui frappe les économies du sud-est asiatique.Les investisseurs se sont désengagés en masse du marché russe, provoquant une baisse de plus de 60 % des actions russes depuis le début de l’année.S y I v i a n e T r a ni i e r ? L !•: I) E V 0 I It , I.E I.H X l> I I 3 -I V I L L E T I 9 0 8 A * Devoir Inc.dont le siège social est «hué au 2050, rue de Bleury, O' étage.Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I^aSalle.7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 012, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans I.e Devoir.Ia Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Paris (AFP) — Paris a basculé dans la folie après la victoire historique de la France en finale de la Coupe du Monde: maquillés, en shorts ou en robes de chambres, les Parisiens ont envahi la capitale, à commencer par les Champs-Élysées.Ils étaient plus d’un million de supporters des «Bleus» défilant à pied dans la célèbre avenue, vers minuit, une heure après le coup de sifflet final.En majorité des jeunes, ils arrivaient de tous les quartiers, se ruant hors de chez eux, des cafés et des sites où ils avaient suivi le match sur des écrans géants.Aux cris de «Zizou, Zizou», «On est les champions», «Elle est où la coupe du monde?» et «Ils sont où les Brésiliens?», la foule s’est vite scindée en deux cortèges pour descendre et monter les Champs.Les Brésiliens, justement, étaient aussi associés a la fête et fraternisaient avec les vainqueurs.Sans rancune, certains supporters en jaune saluaient les «Bleus» dans des concerts assourdissants mélangeant pétards et klaxons de voitures des rues adjacentes.Le portrait géant en noir et blanc du principal artisan de la victoire finale, Zinedine Zidane, auteur de deux des trois buts, était projeté au laser sur,l’un des piliers de l’Arc de triomphe de l’Étoile.Au-dessus d’une arche apparaissaient les inscriptions «Merci Zizou» et «Zidane président».Les visages d’autres joueurs, notamment celui du gardien de but Fabien Barthez, décoraient aussi le monument.Des embouteillages monstres se sont rapidement formés sur les boulevards et places, sur des mois par bien des «experts» et autres huiles médiatiques, du quotidien L’Équipe entre autres, qui lui reprochaient, en dépit de succès indéniables depuis 1994, une personnalité terne et le jeu qui allait avec.Hier, Jacquet a d’ailleurs refusé de tourner la page et en a profité pour régler quelques comptes.«Depuis deux ans, on a beaucoup travaillé avec notre équipe technique et la récompense est arrivée, a-t-il dit.Elle est justifiée.(.) C’est une grande joie et un grand résultat.Et pourtant, depuis longtemps, nous avons été trahis par des journaux.Jamais je ne pardonnerai.Jamais.» Fabien Barthez a aussi tenu à apporter de l’eau au moulin de la rancœur transformée en vengeance assouvie.«Ily a quelqu'un qui a écrit “Écoutez-nous et vous serez champions du monde".On n’a pas eu besoin d'écouter ce genre de personnage», a-t-il déclaré.L’équipe de France aura donc négocié un parcours parfait, inespéré, sept victoires en sept matchs, 15 buts marqués contre deux accordés, avec comme unique ombre un passage à vide offensif en milieu de tournoi (face au Paraguay, à l’Italie et pendant 45 minutes contre la Croatie) qui aurait pu lui coûter cher mais dont elle a su se relever, chaque fois, in extremis.La victoire ne tenait qu’à un fil, mais il n’a jamais cédé, le fil d’Aimé.Quant à la sélection brésilienne, s’il faut dire que les attentes exagérément élevées placées en elle sont souvent de nature à la faire mal paraître, il reste qu’elle en aura laissé plusieurs sur leur faim.Elle a montré de nombreuses hésitations face à la Norvège (1-2), au Danemark (3-2) et aux Pays-Bas (1-1,4-2 aux penaltys) et a été surclassée par la France, mais peut-on tenir rigueur à une équipe qui perd en finale mondiale?Ronaldo a 21 ans.Denilson, 20.Roberto Carlos, 25.Ces trois-là seront les piliers du Brésil en 2002, et tout en ayant montré que la jeunesse a ses failles, ils ont prouvé qu’il ne faudra jamais organiser un tournoi planétaire en ignorant l’équipe phare du siècle, quatre fois championne.Battue un jour, menaçante toujours.?Le trophée remis hier aux joueurs français était bel et bien l’authentique Coupe du monde, présentée pour la première fois aux champions de 1974.Conçue par l’artiste italien Silvio Gaz-zaniga, elle est faite d’or massif 18 carats, pèse cinq kilos et mesure 36 centimètres de hauteur et 15 de largeur.Elle a succédé à «la victoire aux ailes d’or», dite aussi Coupe Jules Ri met du nom du président des Fédérations française et internationale de football qui le premier lança l’idée d’un tournoi mondial.En temps ordinaire, le trophée est remisé dans le sous-sol d’une banque de Zurich, en Suisse, pays où se trouve également le siège de la FIFA.lœ pays vainqueur se voit toutefois remettre une réplique plaquée or qu’il conserve pendant quatre ans.?On le dit à chaque fois, mais réellement, cette Coupe du monde fut peut-être la plus spectaculaire et la plus intéressante qu’il nous ait été donné de voir.Avec l’élargissement du cadre à 32 équipes, on a pu assister à une poussée de nations dites moyennes — Chili, Paraguay, Mexique, Croatie, Danemark — et constater le resserrement global de la compétition au détriment de puissances traditionnelles telles l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie.Si les géants comme le Brésil semblent vaciller, oh! tout légèrement, c’est sans doute moins parce qu’ils s’écroulent que parce qu’ils sont rejoints, oh! tout lentement.Et d’une pareille situation, si bien sûr elle s’avère à long terme, c’est le football qui sortirait gagnant, comme disait le poète.Le même poète, soit dit en passant, qui aura certainement une ode à composer sur les jours présents.C’est que la Coupe a été gagnée le 12 juillet, et demain c’est le 14 juillet, et aujourd’hui il y a le pont, et vous imaginez dans quel état s’en sortira la France?Patron, un pastis.Bien tassé.AUTRES INFORMATIONS EN PAGE B 4 fond de traditionnels concerts d’avertisseurs.Des dizaines de milliers de supporters en bleu-blanc-rouge et des touristes dansaient, s’embrassaient et couraient en tous sens, souvent sur les capots et toits des voitures pavoi-sées de tricolore.Nombre d’entre eux brandissaient des répliques en carton ou en plastique de la Coupe du monde.D’autres se jetaient tout habillés dans les fontaines.«Bravissimo» Des centaines de pétards et de mini feux d’artifice éclataient dans la nuit tandis que résonnaient les «On a gagné».La place de la Bastille était aussi noire de monde et connaissait les mêmes scènes de liesse.Symbole de cette folie contagieuse, en face de la gare du Nord, ce sont des serveurs d’un restaurant qui étaient portés en triomphe par des maîtres d’hôtel.Sur la façade de l’Assemblée nationale, l’hommage «Bravissimo» était projeté sur l’affiche géante «Allez la France» installée depuis quelques jours.Un important et discret dispositif de sécurité avait été mis en place dans tout Paris, mais aucun incident grave n’était signalé à 0H30, notamment par les sapeurs-pompiers qui avaient reçu le renfort de bénévoles, de la Croix Rouge et de la protection civile.Pourtant, certains supporters prenaient des risques en escaladant des kiosques ou en montant par dizaines sur des camionnettes.D’autres, surtout des femmes, embrassaient les CRS.La longue nuit ne faisait que commencer.1 & JERRY LAMP H N REUTERS
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