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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1998-07-15, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR V » L .I.X X XIX N " I S r> M (» N T 15 K A I.I- K M K 15 (' 15 K I) I I .") .1 I! I L I.K T I !I !) 8 8 7 C + T A X K S = I $ / T (I H I) X TO I $ PERSPECTIVES Québec a sauvé sa mise La deuxième grève à survenir au Casino de Montréal depuis son ouverture en 1993 a pris fin lundi sans grand enthousiasme, du moins pour les 1800 employés qui faisaient la grève depuis six semaines.Le gouvernement du Québec, qui a perdu près de 20 millions de dollars durant le conflit de travail, a obtenu quant à lui ce qu’il voulait en donnant le ton pour les prochaines négociations qui s’amorceront sous peu dans le secteur public.Fr a nçois Normand n approuvant lundi à 67 % l’entente de principe conclue ce week-end entre les négociateurs patronaux et syndicaux, les 1800 employés de la restauration, de la sécurité et de l’unité générale du Casino de Montréal sont loin d’avoir fait les gains escomptés avant le déclenchement de la grève, négociation oblige.Le gouvernement, si.L’entente de principe servira à coup sûr de modèle — en particulier au chapitre des augmentations de salaire — pour les prochaines négociations qui débuteront cet automne entre Québec et les quelque 300 000 employés du secteur public, dont les conventions collectives sont venues à échéance le 30 juin dernier.Le syndicat du casino affilié à la CSN demandait grosso modo (à un moment donné pendant la négociation) une augmentation de salaire globale de 15 % sur une période de trois ans pour l’ensemble des 1800 employés.Le syndicat a obtenu environ 10 % sur cinq ans, assorti de la création d’une prime de soir et de fin de semaine ainsi que de la majoration d’une prime déjà existante, celle de nuit.A cela s’ajoute une victoire importante des employés à pourboire, qui obtiennent que l’employeur considère les pourboires comme faisant partie du salaire réel pour le calcul des vacances, des congés fériés et de maladie, de l’assurance collective.Les employés du casino ont donc fait des gains appréciables, malgré qu’ils n’aient pu obtenir que soient limités le recours à la sous-traitance et les changements technologiques, en particulier en ce qui a trait aux avantages sociaux.Toutefois, au chapitre des augmentations salariales, le gouvernement gagne sur toute le ligne puisqu’il a évité de créer un précédent à quelques mois du début des négociations du secteur public.Le Front commun, la coalition syndicale formée de la CSN, de la FTQ et de la CEQ, revendique des augmentations salariales de 11,5 % (3,5 %, 4 % et 4 %) sur une période de trois ans.On est loin des augmentations salariales de 2 % par année, pour un total de 10 % sur cinq ans, consenties aux 1800 employés du casino.Appelé à commenter ce règlement, le ministre des Finances, Bernard Landry, a déclaré hier que les négociations dans le secteur public pourraient aboutir à un compromis similaire à celui intervenu entre Loto-Québec et ses employés.«Ça va être quelque chose du même genre, mais avec des différences parce qu'un casino, c'est un casino.Ce n’est pas la même chose que le secteur public traditionnel», a-t-il livré hier aux journalistes.Le Front commun évalue que ses revendications auront fait augmenter d’ici 2001 la masse salariale des employés de l’État — actuellement à quelque 14,93 milliards — de 1,3 milliard, pour un total avoisinant les 16,23 milliards.Les négociations s’annoncent d’ores et déjà très ardues, le gouvernement évaluant les revendications du Front commun à 2,3 milliards.Pendant les six semaines de grève au casino, Québec a clairement démontré qu’il était déterminé à ne pas céder à des revendications salariales exagérées, à ses yeux, en se privant de 20 millions en revenus nets, 40 millions selon les prétentions syndicales.Certes, le gouvernement a sans doute récupéré une partie de ces revenus grâce aux vidéo-pockers et à l’augmentation de l’achalandage au Casino de Hull.Mais Québec a néanmoins accepté de perdre par principe de précieux millions de dollars qui auraient pu être investis en santé ou en éducation.Ije Front commun devra en prendre note.C’est connu, les employés du secteur public voudront répéter les gains qu’ils avaient faits à la veille du référendum en 1995.Ces derniers avaient cependant été atténués par la réduction de 6 % des coûts de la main-d’œuvre.Si la plupart des syndiqués n’ont pas essuyé une baisse de salaire — seuls les enseignants ont cédé un peu de leurs revenus pour ne pas voir leur tâche augmenter après le départ de milliers des leurs à la retraite —, leur rémunération n’a toutefois pas suivi le cours de l’inflation.Il faut donc s’attendre à ce que les employés de l’État essaient de convaincre l’opinion publique qu’ils ont droit à un peu de rattrapage.À l’approche des élections, le gouvernement tentera de sauver la chèvre et le chou.Québec accordera sans doute des augmentations salariales raisonnables de l’ordre de 2 % par année, la frontière ayant été tracée clairement dans l’entente intervenue lundi au Casino de Montréal.«Quelque chose du même genre» dans le secteur public M É T É 0 Montréal Québec Ensoleillé.Ciel variable Max: 32 Min: 19 Max: 31 Min: 20 Détails, page H 4 INDEX Agenda.B 6 Le monde.A 5 Annonces.B 6 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Économie.B 1 Les sports.B 5 Montréal.A3 Mots croisés.B 4 Politique.A 4 Éditorial.A 6 Télévision.B 7 www.ledevoir.com LE MONDE Catholiques et protestants pleurent les enfants-martyrs d’Ulster, page A 5 ?EDITORIAL Moment de grâce en France, page A 6 LES SPORTS Sébastien Lareau se voit déjà dans le top 50, page B 5 L’Olympe GABRIEL BOUYSAFI* m m S9MR 1 H LES BLEUS, dont le triomphe au Mondial de football a déclenché durant deux jours une explosion de joie populaire sans précédent depuis la libération de Paris du joug nazi en 1944, ont été les vedettes incontestées de la traditionnelle garden-party offerte à plusieurs milliers d’invités par le président Chirac dans les jardins du palais de l’Élysée.On voit ici le président en compagnie du joueur-vedette Zinedine Zidane, qui porte le trophée de la Coupe du monde.Chevrette ne mènera pas la campagne pour le PQ Il invoque une surcharge de travail et des raisons de santé 4 ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Guy Chevrette ne sera pas l’organisateur en chef de la prochaine campagne électorale du Parti québécois.À un peu plus d’un an de la date limite du déclenchement des élections, le titulaire de nombreuses responsabilités au sein du gouvernement demande au premier ministre Bouchard de le relever de cette tâche.Dans une lettre dont a obtenu copie Radio Canada, le ministre qui est présentement parti en vacances attribue sa décision à sa surcharge de travail ainsi qu’à des raisons de santé.«Mes responsabilités ministérielles, écrit-il, et les nombreux dossiers qui en découlent requièrent une attention soutenue de ma part.De plus, vous n’êtes pas sans savoir que mon médecin me recommande de réduire, ou à tout le moins de ne pas accroître le rythme de mes activités professionnelles.» Ministre d’État des Ressources naturelles, ministre responsable du Développement des régions, ministre responsable des Affaires autochtones et ministre responsable de la Ré- Le ministre Guy "t" Chevrette La revitalisation du Quartier chinois Des arches mais pas encore d’alliance À grand renfort de rouleaux compresseurs, les travaux de construction des portiques devant trôner à l’entrée du Quartier chinois sur le boulevard Saint-Laurent, à l’angle de la rue Viger et du boulevard René-Lévesque, sont entamés aujourd’hui.Un premier coup de pelle de 617 000 $ qui, tout en marquant la mise en application du nouveau plan de développement du quartier, met en exergue les dissensions au sein de la communauté chinoise.HÉLÈNE BUZZ ETTI LE DEVOIR ienvenue chez nous, nous vous accueillons.» C’est là l’essence du message que devront saisir les passants en contemplant le nouveau portique qui ornera les limites nord et sud du Quartier chinois, un portique conçu gracieusement par Shi Mei Gang, architecte rattaché au Service des parcs de la Ville de Shangaï, qui a également réalisé le jardin chinois du Jardin botanique de Montréal.Jumelée à la ville de Montréal depuis 1985, Shangaï et la métropole québécoise entretiennent des liens d’amitié renouvelés tous les trois ans — le dernier mémorandum remontant au 28 avril, lors de la visite du maire d’Orient à Montréal.Ce portique, donc, viendra s’ajouter à celui existant déjà rue de la Gauchetière.Quand un tel monument souhaite la bienvenue aux visiteurs, normal que celui déjà en place, flanqué en plein cœur du Quartier chinois, ne fasse pas l’affaire.Enfin, pas l’affaire de tout le monde.Car malgré le généreux cadeau de Shangaï', la facture des deux arches supplémentaires VOIR PAGE A 8: ARCHES VOIR PAGE A 8: CHEVRETTE L’union sociale canadienne Chrétien exige des concessions des provinces MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA C* est donnant, donnant, et les provinces n’y échapperont pas, a laissé entendre le premier ministre Jean Chrétien, hier, en commentant les négociations sur l’union sociale canadienne.«[Les provinces] devront faire des concessions et nous devrons faire des concessions s’il doit y avoir une entente», a-t-il dit à l’issue d’une réunion du conseil des ministres.En répondant de la sorte, M.Chrétien se trouve à offrir un avertissement aux provinces qui ont fait une proposition en juin pour encadrer le pouvoir fédéral de dépenser.Il ne cédera rien sans obtenir quelque chose en retour.Qu’espère-t-il arracher?Il n’a pas voulu le dire.Les négociations fédérales-provinciales sur l’union sociale, entreprises en décembre dernier, devaient servir à VOIR PAGE A 8: CHRÉTIEN Le grand manitou du rire Andy Nulman dompte «l'immense pieuvre» qu'est devenu le Festival Juste pour rire MARIE-ANDRÉE C H O U I N A R D LE DEVOIR ener le Festival Juste pour rire, c’est comme conduire un camion chargé de dynamite, sur une pente très escarpée, sans freins, avec les mains gommées au volant et sur une route parsemée d'embûches.Franchement, c’est comme ça que je me perçois.» Vous songez: une telle vision ne peut être issue que de la tête d’un artiste malade de trac, d'un individu peu intéressé par le rire en groupe ou, à tout le moins, d’un pessimiste invétéré.Et c’est pourtant Andy Nulman.directeur du Festival Juste pour rire/Just For Laughs, grand manitou de l’événement qui reprend d’assaut aujourd’hui le Quartier latin et tentera de dérider les troupes jusqu’au 26 juillet, qui échafaude cette comparaison, s’imaginant lui-même cascadeur en chef.Avec un tel scénario, difficile de prévoir en bout de course autre chose qu’un accident, une présomption que Nulman, 38 ans, écarte du revers de la main, ses deux prunelles malicieuses tournées vers le slogan du festival cuvée 1998: le rire fait des miracles! Voilà 15 ans déjà qu’il baigne dans la potion Rozon, six ans qu’il mène cet VOIR PAGE A 8: MANITOU JULIEN SAUCIER I.E DEVOIR Andy Nulman baigne dans le Festival Juste pour rire depuis ses débuts et le dirige depuis six ans.778313000665 A 2 1.K I) K V O 1 K .L K M K It (’ It K l> 1 1 f» .1 U 1 L L E T 1 !» !) 8 ?LES ACTUALITÉS?Le dollar faible, «c’est une réalité de la vie», dit Chrétien Paul Martin attribue les soubresauts du huard à l’instabilité économique en Asie Le dollar connaissait hier encore un plancher historique.Cela n’inquiète pourtant pas le premier ministre Jean Chrétien qui, lui, des bons côtés à cette dégringolade.Il ne se réjouit pas pour autant de la tournure des événements.Selon lui, il n’existe tout simplement pas de seuil critique pour le dollar canadien.Ce qui compte actuellement, c’est l’absence, ou presque, d’inflation au Canada.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le dollar canadien a poursuivi sa lente glissade hier pour atteindre le plancher historique de 67,56 C US.Malgré cela, le premier ministre Jean Chré- tien et le ministre des Finances Paul Martin refusent de se montrer inquiets.«H n'y a pas de seuil critique.L'inflation n'est pas affectée.En théorie, nous devrions normalement avoir une pression inflationniste, ce qui ne semble pas être le cas», a commenté M.Chrétien à l’issue d’une réunion du conseil des mi- nistres.Paul Martin de renchérir.«Quand on regarde la structure de l'économie canadienne, il faut être très confiant.[On n’a qu’à voir] l’inflation, la productivité, la croissance, l’entrepre-neurship et l’assainissement des finances publiques.Il faut dire que le Canada est très bien positionné.» M.Martin et son collègue au Commerce international, Sergio Marchi, attribuent les soubresauts de la devise canadienne à l’instabilité économique en Asie, en particulier au Japon.Selon Paul Martin, il est normal que les difficultés de la deuxième plus importante économie nationale au monde ait un impact sur les autres économies.Jean Chrétien Paul Martin Le Canada ne fait pas exception.M.Chrétien a souligné que l’incertitude poussait toujours les investisseurs à trouver refuge auprès de la devise Raid photo en Minganie Vingt reporters photographes partent à l’assaut de cette région du monde CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Ils sont vingt reporters photographes, français, québécois et américains, qui, dès aujourd’hui, s’envoleront ensemble vers la Minganie.Là-bas, ils auront trois jours pour mitrailler la région des meilleurs flashes photographiques possibles.Les meilleurs résultats seront l’objet d’un livre photographique sur cette région, d’une exposition internationale et d’une exposition éclair qui s’ouvrira immédiatement après leur retour, au Complexe Desjardins.Le projet, intitulé l'Œil du Golfe, est une idée du reporter photographe Jean-Eudes Schurr, qui vit au Québec depuis six ans.Son séjour ici, et sa collaboration avec différents promoteurs touristiques en région éloignée, lui a fait remarquer que les régions éloignées du Québec, malgré leur potentiel touristique, avaient «un problème de visibilité» à l’étranger.«Quand on parle du Québec en France, on vend trop les villes, les festivals, ou les chutes de Niagara, qui ne sont d’ailleurs pas au Québec.On ne vend pas ce que représente l’image du Québec pour un Français, soit les grands espaces et la nature», dit-il.M.Schurr, qui a à son actif plusieurs grands reportages dans le monde, estime qu’on décourage ainsi des voyageurs qui rêvent de contrées moins accessibles, et qui auraient les moyens de se l’offrir.«On ne découvre plus de terres nouvelles, mais on découvre d’autres façons de voyager», dit M.Schurr.Pour dresser un portrait photographique de cette région aux charmes lointains, M.Schurr a donc convoqué vingt reporters photographes rompus au reportage photographique d’actualité partout dans le monde.W -^1 Aux photos de la Minganie, qui seront exposées au Complexe Desjardins, s’ajouteront donc des images tirées par ces reporters photographes de voyages en Roumanie, au Cambodge, en Islande, en Chine, en Mongolie, en Yougoslavie, etc.Leur périple au Québec se déroulera entre Sheldrake et Natashquan, en incluant l’île d’Anticosti.Ces professionnels de l’image, «plus journalistes qu’artistes», selon M.Schurr, trouveront là de quoi alimenter leurs portfolios sur les questions québécoises.L’organisateur de la course a déterminé vingt thèmes sur lesquels se concentreront les photographes.On y retrouve entre autres la pêche sportive et commerciale, les réserves indiennes, l’activité minière et le port, la route, l’archipel des îles Mingan.Chaque photographe ne connaît pas encore le thème qui lui sera assigné.Conflit aux Postes La mémoire d’un témoin est mise en doute Ottawa (PC) — Un travailleur des Postes a réagi en secouant la tête d’incrédulité en Cour fédérale, hier, quand un avocat a laissé entendre que ses souvenirs d’une conversation impliquant un médiateur fédéral, à bord d’un avion, étaient confus.L’avocat représentant la Société canadienne des postes a soutenu que Joe Lespérance, qui était assis à deux sièges du juge Guy Richard, n’avait pu entendre clairement la discussion de ce dernier avec un autre passager, John Marshall, assis entre lui et le juge.Selon l’avocat des Postes, M.Lespérance a attribué au juge Richard des propos qui ont en fait été tenus par M.Marshall.L’avocat a aussi dit que M.Lespérance se souvenait de choses qui n’avaient même pas été discutées.Sa conviction qu’il a tout saisi est compréhensible, mais elle n'est pas crédible, a ajouté l’avocat de la Société canadienne des postes.Le principal syndicat d’employés des Postes demande à la cour de récuser le juge Richard comme médiateur-arbitre dans le conflit entourant les négociations aux Postes.Le syndicat allègue que le juge Richard, lors de la conversation en question, a exprimé un parti pris favorable à la partie patronale et que la neutralité et l’objectivité du magistrat s’en trouvent désormais compromises.Le juge en chef associé John Richard a pris la cause en délibéré.Selon l’avocat du syndicat canadien des postiers, M.Lespérance a entendu le juge Richard parler du conflit, et no tamment dire à son interlocuteur qu’il s’était déjà forgé une opinion sur au moins un des points en litige, soit le droit de la Société canadienne des postes de recourir à des sous-traitants de l’extérieur pour réduire ses coûts.Selon le syndicat, il s’agit là de l’une des questions les plus épineuses restant à être résolues au cours du processus d'arbitrage parce qu’elle im- C A R R n m P R 0 F E S S10 N Institution muséale accréditée et vouée à la diffusion des arts visuels, le CENTRE D’EXPOSITION DU VIEUX-PALAIS est à la recherche d'un(e) DIRECTEUR(TRICE) à temps plein.Principales responsabilités Gérer les ressources humaines, financières et matérielles; • Planifier, coordonner, et réaliser le programme annuel d'activités muséales et de financement; • Élaborer et mettre en oeuvre des politiques, procédés et projets spéciaux; • Représenter l’institution auprès des instances locales, régionales, et nationales; • Assurer le développement, l’implication et le rayonnement de l’institution dans la région et à l'extérieur.Exigences • Diplôme universitaire dans l'une ou l'autre des disciplines suivantes: muséologie, arts visuels, histoire de l’art, gestion des arts (Une expérience pertinente peut suppléer à l’absence de diplôme); • Expérience significative de 3 ans en gestion d’organisme culturel; • Excellente connaissance du milieu muséal et du domaine des arts visuels; • Connaissance de la région des Laurentides; • Sens de l'organisation et de la planification; • Leadership, dynamisme, polyvalence, créativité; • Maîtrise du français écrit et parlé; • Connaissance de l’environnement informatique Macintosh Cette offre d'emploi devrait intéresser les personnes dont le salaire actuel se situe autour de 30 000 $.Votre curriculum vitae doit parvenir Comité de sélection Centre d’exposition du Vieux-Palais 185, rue du Palais Saint-Jérôme (Québec) J7Z 1X6 Seules les personnes dont la candidature est retenue recevront une réponse.Prière de ne pas téléphoner.L’emploi «Sg'liie v°us rec/lerc\ve*'- - Nous offrons l’Égalité d’accès à l'emploi - Agronome III Spécialiste provincial(e) des cultures fourragères Fredericton (Nouveau-Brunswick) 1594 S à 2Î87 S è la quinzaine Le ministère de l'Agriculture et de l'Aménagement rural du Nouveau-Brunswick est à la recherche d'un(e) spécialiste provinciale) des cultures fourragères à Fredericton.Relevant du directeur de l'élevage et de l'alimentation des animaux, la personne choisie se chargera entre autres de planifier et de mettre en oeuvre les initiatives du Ministère portant sur les cultures fourragères dans l'ensemble de la province, en collaboration avec le personnel régional du Ministère.Elle devra également assurer la coordination et la mise en oeuvre des initiatives de recherche d'adaptation et de transfert de technologie en partenariat avec l'industrie, ainsi que fournir des services consultation au personnel des réglons et aux producteurs de cultures fourragères La personne choisie devra en outre préparer et diffuser de l'information technique sur les cultures fourragères en collaboration avec les ministères de l'Agriculture des Provinces atlantiques et du Canada.Les personnes désirant poser leur candidature doivent posséder un diplôme universitaire de deuxième ou troisième cycle en agriculture, comportant des cours spécialisés en agronomie et avoir acquis une grande expérience de travail connexe.Elles doivent posséder d'excellentes aptitudes au travail d'équipe, au commandement et à la communication, ainsi qu’être membre de l'Institut des agronomes du Nouveau-Brunswick ou y être admissible.La connaissance de l’anglais et du français, à l'oral et à l'écrit, est essentielle.S'il est Impossible de trouver un candidat ou une candidate répondant aux conditions de candidatures susmentionnées, le poste pourra être pourvu à un échelon inférieur.Veuillez faire parvenir votre demande au plus tard le 27 juillet 1998, on indiquant le numéro de concours AG-98-10, à la Section des ressources humaines, ministère de l'Agriculture et de l'Aménagement rural, C P 6000, Fredericton (Nouveau-Brunswick) E3B 5H1 Agriculture et Aménagement Rural Nouveau w Brunswick américaine.Si le dollar canadien s’en retrouve affaibli face à la monnaie américaine, il affiche par contre une bonne performance face à celles d’autres puissances industrielles, a-t-il noté.Selon lui, «c'est une réalité de la vie», et se demander si la situation plaît ou non au gouvernement fédéral est parfaitement inutile.De toute façon, il croit que, d’une certaine manière, cela aide l’économie canadienne, en particulier les exportations et l’industrie touristique.Lors de la retraite du cabinet, à la fin juin, M.Chrétien avait reconnu que la situation économique difficile du Japon pouvait avoir un effet sur le futur surplus fédéral et obligeait le gouvernement à rajuster légèrement ses prévisions de croissance.11 a refusé hier d’envisager une nouvelle révision.«Nous n’avons aucune indication que nous terminerons l’année sans respecter nos objectifs budgétaires», a-t-il dit.A la fermeture des marchés, hier, la valeur du dollar était inférieure de 0,04 C US à ce qu’elle était la veille.Bien que moins importante que celles des derniers jours, cette baisse signifie quand même que, pour un quatrième jour ouvrable d’affilée, la devise canadienne a brisé des records de faiblesse.Congrès mondial sur les transplantations Résultats encourageants d’une drogue anti-rejet MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Cette photo de George Mérillon, prise au Kosovo en Yougoslavie, a reçu le premier prix du World Press Photo Award.George Mérillon fait partie de l’équipe de reporters photographes qui sillonnera la Minganie au cours des prochains jours.Dès le 18 juillet, les photographes devront déposer leurs films à la Station de recherche des îles Mingan.En tout, 10 800 photos auront été prises, desquelles 100 seront sélectionnées pour faire partie de l’exposition.La course a été organisée grâce à la collaboration de promoteurs touristiques de la région, de plusieurs organismes fédéraux, grâce à Parcs Canada ainsi que grâce au ministre du Tourisme québécois, David Cliche.Un nouveau médicament pourrait offrir sous peu de nouveaux espoirs en réduisant de moitié les taux de rejets chez les greffés.Les résultats de deux études portant sur la si-rolimus/rapamycine, aussi connue sous le nom commercial de Rapamu-ne, ont été dévoilés hier dans le cadre du 17' congrès mondial de The Transplantation Society, qui se tient cette semaine à Montréal.L’une de ces études, pilotée par l]université Dalhousie, en Nouvelle-Ecosse, impliquait 576 receveurs de rein transplanté, recrutés dans neuf pays.Les chercheurs ont comparé les résultats obtenus chez un premier groupe de patients ayant reçu de la Rapamune en conjonction avec deux autres substances, et chez ceux qui ont reçu un placébo en place de la Rapamune.Le taux de rejet aigu, de 29 % pour ceux qui ont reçu un placébo, tombait à 19 % chez ceux qui ont reçu deux milligrammes par jour de Rapamune et à 11 % chez ceux qui en ont reçu cinq milligrammes.«Ce sont des résultats très prometteurs pour l’avenir, a dit le Dr Pierre Daloze, spécialiste des transplantations à l’hôpital Notre-Dame de Montréal, coprésident du congrès, qui a lui-même travaillé sur cette étude.Les effets secondaires sont réduits de beaucoup par rapport aux substances employées traditionnellement.Comme la Rapamune est une substance chimiquement différente de la cyclosporine et du FK-506, les deux substances qui sont pour l’instant princi- Violence et négligence envers les personnes âgées Le CLSC René-Cassin a reçu 700 appels plique des compressions de postes.Le juge Richard a été nommé en janvier dernier par le ministre du Travail, Lawrence MacAulay, comme médiateur-arbitre dans le conflit entre les Postes et leur plus gros syndicat, après que le Parlement eut légiféré pour obliger les travailleurs des Postes en grève à rentrer au travail, en décembre.M.Marshall, de William M.Mercer lid, une firme de consultants en ressources humaines qui fait affaire avec-la Société canadienne des postes, avait déclaré plus tôt, dans son témoignage, que la conversation qu’il se rappelait avoir eue avec le juge était de nature générale, quasi philosophique.LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Le CLSC René-Cassin de Côte Saint-lAïc, qui a développé une expertise dans la lutte contre la violence envers les personnes âgées, a reçu près de 7(X) appels concernant des cas de négligence ou de violence physique ou psychologique envers des aînés en 1997.De ce nombre, près de la moitié ne provenait pas du territoire de Montréal, ont indiqué les responsables du CLSC hier, en conférence de presse à Côte Saint-Luc, dans l’ouest de Montréal.Le CLSC René-Cassin a été désigné Institut universitaire de gérontologie sociale du Québec en mai 1995.Son centre de consultation est affilié à l’Université de Montréal, à l’université McGill et à l’Université du Québec à Montréal.Le centre provincial de consultation a été créé il y a trois ans et a, depuis, publié un guide et développé des services directs aux personnes âgées sur son territoire.il poursuit aussi des activités de recherche avec les universités et a élaboré des programmes de formation pour les professionnels du réseau des services sociaux.En plus des 7(X) apjiels reçus sur sa ligne d’écoute confidentielle, il a aussi traité 180 cas de négligence ou «d’abus» en 1997, a noté Maxine Lit-wick, responsable du centre.Mme Litwick expliquait que, chaque fois que les médias parlent du phénomène de la violence psychologique ou physique ou de la né- / / / /V j >\° .1)° >*•' 1TV' produits ELGER ! c0’ * probation des gouvernements.I^e congrès de la Transplantation Society, qui se tient pour la première fois au Canada, réunit 3500 spécialistes de partout dans le monde, dont 180 conférenciers.Ceux-ci feront, toute la semaine, le point sur les plus récentes découvertes en matière de transplantation.Depuis la première greffe rénale, dans les années 1950, plus d’un demi-million de transplantations d’organes ont été effectuées un peu partout dans le monde, la plupart sur des reins.gligence envers les aînés, le nombre d’appels augmente considérablement sur la ligne téléphonique.Puis, c’est l’accalmie.Pour que le CLSC atteigne son objectif de prévention, les médias doivent donc parler de cette violence et de cette négligence envers les personnes âgées, affirme-t-elle.lorsque les appels proviennent de l’extérieur du territoire du CLSC, le personnel peut référer l’appelant aux ressources sociales existant sur son territoire ou même faire l’appel à sa place.Environ 40 bénévoles travaillent au service, soit à la ligne d’écoute téléphonique, soit pour tenir des kiosques dans les centres commerciaux et les immeubles à logements, soit pour prononcer des conférences devant les groupes d’aînés.Mme Litwick fait valoir que non seulement la personne âgée, mais aussi la personne qui maltraite ou néglige une personne âgée, a parfois besoin d’aide.Divers cas peuvent se présenter un homme âgé en perte d’autonomie qui refuse que son épouse sorte de la maison parce que lui ne peut le faire, un enfant adulte qui menace sa mère âgée si elle ne lui donne pas son chèque de pension.Parfois, il s’agit d’une personne âgée malade qui est négligée non par intention maligne, mais par ignorance des services disponibles pour l’aider.Mme Litwick ne croit pas nécessairement que la situation soit plus grave qu’avant «Ce n’est pas plus grave, mais c’est caché.» Cette forme de violence serait la forme la plus cachée de la violence familiale, selon le CLSC.25' aveline cl (vil) Ouest.SlEiislachc • liT 175 X 102 • Inlmu'l: wwu (li'cor25.com 4 I.E |) K V (MR.L E M E It C K EDI I 5 .1 II I I.L E T 1 II il H A 3 -?LE DEVOIR * - MONTREAL Face à la pression populaire Outremont reporte son projet d’emprunt «Ça été remis au mois d’août, mais la date n’est pas déterminée» Outremont a décidé de laisser passer une partie des vacances avant d’adopter un règlement d’emprunt d’une dizaine de millions.Mais cette décision n’a pas apaisé la contestation.U RI AN MYLES LE DEVOIR Face à la pression populaire, la Ville d’Outremont a décidé de reporter en août les débats entourant un emprunt controversé d’une dizaine de millions de dollars.«Le projet d’emprunt n’est pas encore adopté, a confirmé hier le pro-maire d’Outremont, Douai Archambault.Ça été remis au mois d’août, mais la date n’est pas déterminée.» L’emprunt, qui devait se chiffrer à 14 millions au départ, a suscité de vives critiques à Outremont.Près de 800 personnes ont signé le registre municipal, mi-juin, pour forcer l’administration du maire Jérôme Unter-berg à retirer le projet ou à le soumettre à une consultation populaire.Après réflexion, le maire et son équipe décidaient de scinder le règlement d’emprunt en trois et de le ramener à dix millions.Mais cela n’a pas suffi à apaiser les critiques, qui déploraient le fait que des décisions importantes soient prises en plein cœur des vacances, alors que plusieurs citoyens sont à l’extérieur de la ville, la conseillère Yolaine Nobrega-Laber-ge y voyait même un «manquement à la détnocratie».Hier, Donal Archambault annonçait la suspension des débats jusqu’au retour.de vacances du maire Unter-berg, en août.D’ici là, une deuxième séance d’information pour les citoyens sera organisée.«Au mois de juillet, il y a bien du monde en vacances, a laissé tomber le conseiller Archambault.On veut renseigner la population correctement.» la conseillère Nobrega-Laberge a accueilli ce recul avec satisfaction, mais pour elle ce n’est pas suffisant «En août, il y a encore des gens en vacances.Il faut être démocrate et attendre en septembre.» M.Archambault refuse cependant de reporter les débats en septembre.Iœs trois emprunts visent notamment à acquérir un terrain, à Montréal, pour l’entreposage de la neige, et un immeuble, rue Van Horne à Outremont, pour loger la police de quartier.la marge de manœuvre est limitée, a expliqué M.Archambault.Ces transactions doivent être complétées «maximum en octobre», d’où la nécessité de prendre rapidement les décisions.Par ailleurs, l’achat projeté d’un terrain sur le territoire de Montréal pour l’entreposage des neiges outremontaises est loin d’être acquis.Encore hier, le responsable du dossier à la Ville de Montréal, Pierre-Yves Melançon, s’est montré catégorique.C’est non.Le terrain convoité, situé rue Beaubien près de l’avenue du Parc, appartient au Canadien Pacifique.En théorie, la Ville d’Outremont peut en faire l’acquisition pour des fins municipales.Seulement, soutient Pierre-Yves Melançon, le règlement de zonage dans cette partie de Montréal ne permet pas de convertir le terrain en dépôt à neige.Il faudrait pour ce faire une autorisation spéciale du comité exécutif qui ne viendra pas.«Nous n ’avons pas l’intention de laisser Outremont utiliser ce terrain», a tranché M.Melançon.Ce dernier a proposé qu’Outremont puisse se servir des chutes à neige de Montréal sur la base d’une «tarification intelligente».La Ville d’Outremont, fière d’un avis juridique qui lui donnerait le droit d’entreposer la neige, avait menacé de porter la cause devant les tribunaux.Il semble toutefois que cette o|> tion soit maintenant écartée au profit d’un règlement politique.Donal Archambault s’est montré prudent hier.«Je ne fe- rai pas de commentaires.C'est devenu une discussion par le biais des journaux», a-t-il déploré.L'argent des emprunts serait réparti comme suit ¦ Aménagement du dépôt à neige, 2,4 millions; ¦ Achat d’un immeuble ixmr le poste de police de quartier, un million; ¦ Aménagement de la Cour municipale et transfert du service de sécurité publique, 2,8 millions; ¦ Travaux d’infrastructures, 4,4 millions.Du nouveau sur le théâtre Les citoyens d’Outremont sont conviés à une autre séance d’information, ce soir, au sujet du Théâtre Outremont.Les travaux de réfection du théâtre ont été interrompus en mars 1996, après que des dépassements de coûts eurent été constatés.Une enquête de la Commission des affaires municipales est en cours, mais elle a aussi été sus[)endue jusqu’en octobre.La semaine dernière, un comité spécial de la Ville d’Outremont a proposé, dans un rapport, d’aménager l’hôtel de ville dans le théâtre situé rue Bernard.Ce comité évaluait par ailleurs à 4,5 millions la somme nécessaire pour compléter les travaux.À l’origine, les travaux de réfection du Théâtre Outremont devaient coûter 7,8 millions.En attendant la fête Entente de principe avec la direction ^ i •> — .J 3EïïS3 asss&oa JACQUES NADEAU LE DEVOIR DE JOYEUX drilles s'apprêtent à fêter Divers/Cité, une célébration qui devrait attirer 400 000 personnes à Montréal.Concerts extérieurs, animation dans les rues du village gai, projection extérieure d’un film, exposition d’art et bal masqué sont au menu du 29 juillet au 2 août.Les rues du village seront fermées à la circulation et la place Émilie-Gamelin deviendra un centre d’activité de la culture gaie pour ces cinq jours de fête.Le traditionnel défilé des multiples fiertés — «lesbienne, gaie, bisexuelle, transsexuelle, et travestie» — aura lieu le 2 août.L’herbe à poux, plus tôt que prévu HÉLÈNE BIJZZETTI LE DEVOIR 1 \ A la faveur d’un mois de mai exceptionnel, de fortes précipitations et d’une généreuse dose d’ensoleillement, l’herbe à poux libérera son pollen dévastateur près de trois semaines plus tôt cette année, soit à la fin de juillet plutôt qu’à la mi-août.Une précocité qui fait craindre le pire aux autorités en santé publique puisque la |K‘rio-de de rhumes des foins ne se terminera pas pour autant plus tôt, seules les premières gelées de septembre forçant l’herbacé à cesser de cracher sa semence au nez du monde.Ira Communauté urbaine de Montréal et la férection de la santé publique lancent ainsi, avec trois semaines d’avance, leur appel annuel aux citoyens pour arracher ou tondre l'herbe à |x)ux sur leur terrain ou dénoncer à leur municipalité les terrains où ils en trouvent.Un appel au sens civique qui prend d’ailleurs de plus en plus d’importance.Depuis le 19 juin 1996, date à laquelle la CUM a aboli son règlement en ce kens, il n’existe plus de dispositifs coercitifs imposant l’élimination de l’herbe à poux sur son territoire.Il revient aux municipalités d’adopter des mesures dans le cadre d'un règlement sur, les nuisances.À Montréal, où un tel règlement n’existe pas, un projet-pilote de naturalisation des espaces verts a été mis en branle l’an dernier, à la suggestion de la Direction de la santé publique.Ira naturalisation consiste à laisser la végétation indigène pousser en réduisant la fréquence des tontes et en plantant parfois des espèces qui pourraient bien évoluer dans le milieu.L’herbacé ne supportant pas la compétition, il meurt étouffé.Le projet se poursuit cette année, pialgré des résultats qui laissent songeurs dans certains cas.Au parc Félix- Leclerc, par exemple, la nature libérée de l’entretien de l’homme a donné lieu à une prolifération d’herbe à poux! On estime que 99 % des plants d’herbes à poux plongent leurs racines dans les terrains de gros propriétaires comme le ministère des Transports (entre Montréal et Trois-Rivières, l'autoroute Jean Lesage est bordée de chaque côté d’un mètre de cette herbe), les municipalités, les compagnies ferroviaires, Hydro-Québec et les industriels sur lesquels la CUM n’a plus d’autre pouvoir que la persuasion.Ira CUM en est à sa vingtième cam-pagne d’information sur l’herbe à poux.Alors que l’indice moyen annuel de pollen se situait à 20 en 1977, il a chuté à quatre en 1997.Mais la bataille est loin d’être gagnée.Ira Direction de la santé publique de Montréal- Centre a dû renoncer à son objectif, établi en 1996, de réduire de 50 % les cas de rhinites allergiques parce qu’il reste encore trop de sites contaminés dans la métropole.«Nous sommes dans un vide juridique, juge le docteur Louis Drouin, de la Direction de la santé publique de Monréal-Centre.Il n’y a aucun règlement.Nous ne pouvons que demander aux citoyens de devenir nos chiens de garde.» Classé «contaminant biologique», l’herbe à poux cause, en libérant son pollen, des rhinites allergiques (larmoiements, picotements, irritation des voies respiratoires, etc.) à une personne sur dix au Québec, entraînant des coûts sociaux de l’ordre de 50 millions de dollars, dont 15 millions sur l’île de Montréal seulement % de rabais 0-18 ans fl Maternité 1007, rue Laurier Ouest Montréal (Québec) H2V 2L1 Tél.: 274-2442 Les chauffeurs de la STL doivent choisir BRIAN MYLES LE DEVOIR Les chauffeurs de la Société de transport de Laval (STL) auront une deuxième chance de se prononcer sur une entente de principe intervenue avec la direction et d’éviter ainsi des mises à pied.Les chauffeurs doivent en effet reprendre le vote, le 27 juillet prochain, pour accepter des modifications à leur contrat de travail.Ces modifications permettraient à l’employeur de récupérer 5,2 millions de dollars annuellement sur une base permanente.«Notre espoir, c’est que les chauffeurs vont respecter leur engagement, a commenté hier le directeur général par intérim de la STL, Gaétan Turbide.Nous sommes confiants que les chauffeurs vont se prononcer en faveur [de l’entente].» Les chauffeurs s’étaient en effet engagés à dégager des économies de 5,2 millions à même leurs conditions de travail l’hiver dernier afin d’éviter des mises à pied.Il y a deux semaines, ils ont rejeté à 56 % l’entente de principe inter- venue entre la direction de la STL et l’exécutif syndical.Le syndicat, qui avait défendu l’entente, a par la suite démissionné, mais il serait revenu en place.A la suite de ce vote négatif, la STL a annoncé la mise à pied de 87 chauffeurs.Ces congédiements, de même que des coupes de service sur plusieurs circuits, pourraient être évités si les chauffeurs acceptent le compromis, a précisé hier M.Turbide.«L’entente consiste en une dizaine de points, des modifications des règles opérationnelles qui font en sorte qu’on augmente le taux de productivité de 47 à 65 %.La norme de l’industrie, si on regarde ce qui se passe un peu autour, c’est à peu près 75 %.On a quand même un retard important», a-t-il expliqué.Les modifications aux conditions de travail consistent notamment en: ¦ l’introduction de l’interligne, c’est-à-dire la possibilité d’assigner un chauffeur à plus d’un circuit; ¦ un prolongement de la durée totale d’une journée de travail de 15 minutes; ¦ la réduction de la partie rémunérée de l’heure de repas à 15 minutes; ¦ l’introduction d'échelles salariales sur, quatre ans.A l’heure actuelle, tous les chauffeurs, peu importe leur expérience, sont payés 17,11 $ l’heure.Les nouvelles règles feraient en sorte qu’un nouveau venu commence sous les 12 $ l’heure.Lundi soir, des citoyens inquiets des menaces de réduction du service se sont présentés à l'hôtel de ville.Le maire Gilles Vaillancourt leur a fait savoir qu’il ne reviendrait pas sur sa décision.Ira balle est dans le camp des chauffeurs, a-t-il laissé entendre, et ce sont eux qui seront à blâmer s’il y a,des coupes.À la STL, M.Turbide n’a pas voulu préciser l’ampleur des réductions de service.Lors du dévoilement du budget 1998 de la Société de transport, en décembre dernier, il avait été établi que six circuits, attirant de 5000 à 6000 usagers par jour, disparaîtraient si les 5,2 millions n’étaient pas récupérés.Soixante-douze employés devaient par ailleurs prendre la porte.Il a été impossible de parler à un porte-parole du syndicat hier, les appels du Devoir restant sans réponse.Au Cçhtfë Décor Laval Québec H7 êMVS ! oignez-vous à la tradition estivale ^trimoine et venez profiter de réductions allant jusqu a 40% sur nos mobiliers-démonstrateurs sélectionnés U La salle de montre est fermée tous les dimanches durant l’été 440, 3932 Autoroute Laval Ouest, H7T 2P7 (450) 687-6867 Bain L ï.I) K V (MR.I.K M K R < R K I) I I .1 .1 I' I I.I.E T I R !» « [os prix sont imbattables! 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général Baril, en est un de leadership.«Si nous voulons mettre fin au harcèlement sexuel et aux agressions sexuelles, les leaders à tous les échelons doivent faire leur devoir et agir vraiment en leaders», écrit-il.Une déclaration de Jim Judd, le nouveau sous-ministre, faisant écho à celle du général Baril a aussi été diffusée.On ne pourra plus prétexter qu’on n’avait pas saisi, a-t-il dit.Le général Baril, qui a entrepris une véritable croisade pour nettoyer les Forces armées, écrit aussi que les scandales des dernières années l’ont personnellement éprouvé.Il dit avoir ressenti de l’angoisse en voyant «l'institution qui [le] définit, dans laquelle [il] place toute [sa] fierté, ébranlée jusque dans ses fondements par un scandale après l’autre».«Embarrassé et déçu» En ce qui concerne les récents cas d’agressions et de harcèlements sexuels, le général Baril écrit: «Comme vous, j'ai été profondément embarrassé et déçu par ces cas.Franchement, je suis aussi dégoûté par ce genre de comportement.» Les femmes seront intégrées au sein de l’armée, y compris dans les postes de combat dominés par les hommes, a-t-il insisté.Ceux qui ne peuvent l’accepter seront expulsés, a-t-il enchaîné.Le général enjoint les commandants de s’assurer que quiconque a une plainte pour inconduite sexuelle puisse en faire part librement.Et quiconque tente de s’ingérer dans ce processus devra être soumis à des mesures disciplinaires.Certains de ses efforts pour inciter les gens à faire part de leurs plaintes semblent donner des résultats.Le colonel Patricia Samson, le grand prévôt des Forces canadiennes — en fait, le chef de la police militaire —, affirme que les rapports d’agressions sexuelles sont de 50 % plus nombreux cette année que l’an dernier.Le général Baril demande aussi aux officiers de s’assurer que les gens qui forment les recrues soient les meilleures personnes disponibles, des gens «au-dessus de tout soupçon», et qu’ils inculquent aux nouveaux soldats des valeurs et attitudes professionnelles.11 ordonne également aux commandants de revoir les politiques anti-harcèlement, de s’assurer que leurs subalternes et les entraîneurs les revoient également, et de réfléchir à leurs responsabilités.11 demande enfin aux hauts gradés de lui faire rapport, par écrit, d’ici la fin du mois d’août, sur les mesures qui auront été prises, et invite ses offi- * ciers à ne pas hésiter à appliquer le code de discipline là où la situation le justifie.Le sous-ministre Judd a également rappelé aux officiers que tous, au sein de l’armée, doivent rendre compte de leurs actes et en assumer les responsabilités, et que les commandants qui laisseront passer des comportements répréhensibles auront à en répondre.====^==== - ¦ I Poursuite pour prix de médicaments élevés Quinze compagnies pharmaceutiques américaines prêtes à payer Chicago (AP) — Quatre compagnies pharmaceutiques offrent de payer jusqu’à 350 millions $ US pour régler une poursuite fédérale leur reprochant d’avoir forcé la note sur les prix de médicaments vendus à des pharmacies.Cet accord porte à 15 le nombre de compagnies qui veulent s’entendre avec Washington et la somme des règlements proposés à plus de 700 millions $ US.«Nous espérons qu’ils vont dépasser un milliard», a affirmé hier Dave Melnick, un avocat des plaigants qui regroupent des chaînes comme K-Mart et Wal-Mart ainsi que des milliers de pharmacies indépendantes.«Ce n’est pas seulement pour l’argent, il s’agit surtout de créer des conditions équitables pour les chaînes et les pharmacies indépendantes», a-t-il ajouté.Les sociétés qui ont offert hier de régler sont Abbott Laboratories, basée en Illinois, Hoechst Marion Roussel, filiale du groupe allemand Hoechst AG, Pharmacia and Upjohn, du New Jersey, et Rhône Poulenc Rorer, du groupe français Rhône Poulenc SA.U11 porte-parole de Pharmacia and Upjohn a indiqué qu’un règlement permettra de «limiter le risque financier et d’éviter un procès devant jury long, coûteux et à l’issue incertaine».Dans un règlement antérieur, un juge avait exigé des compagnies impliquées l’assurance quelles renonceraient à leur pratique de prix double, suivant laquelle les hôpitaux et des sociétés de gestion des soins profitent de rabais qui ne sont pas offerts aux pharmacies indépendantes.Or les compagnies pharmaceutiques avaient plaidé qu’une telle politique de prix se justifie du fait que les hôpitaux peuvent s’assurer que les patients prennent tel ou tel médicament, donnant aux fabricants une garantie de stabilité quant à leurs verçtes.A l’opposé, les pharmacies doivent stocker les médicaments sans pouvoir contrôler les ventes.Mais leurs avocats répliquent qu’il est simplement inéquitable pour les chaînes et les pharmacies d’avoir à payer plus.Le juge dans cette cause a demandé que l’offre de règlement lui soit soumise par écrit, demain.Une fois qu’il l’aura approuvée, les plaignants voteront pour l’entériner.«Nous espérons qu’ils vont dépasser un milliard» Crédit insuffisant, prêt refusé Les étudiants québécois ne seront pas touchés Ottawa (PC) — Le ministère fédéral du Développement des ressources humaines veut priver de prêts étudiants ceux qui ont un dossier de crédit jugé insatisfaisant.Les amendements proposés aux règlements sur l’aide aux étudiants — qui ne s’appliquent pas aux étudiants québécois — stipulent que, pendant les trois années précédant leur demande de prêt, les étudiants âgés de 22 ans ou plus qui ont omis de faire un paiement pendant une période de 90 jours ou plus, à trois reprises — sur des prêts ou dettes de 1000 $ ou plus — , pourraient se voir refuser un prêt.Des groupes étudiants sont mécontents des modifications projetées aux règlements, rendues publiques récemment par le ministère.Ils soutiennent que ce resserrement des conditions d’admissibilité va exclure, en plus des cas jugés «à risques», des étudiants qui ont justement le plus besoin de tels prêts.Selon Hoops Harrison, qui dirige l’Alliance canadienne des associations étudiantes, ce n’est pas parce qu’un étudiant a un dossier de crédit imparfait qu’il ne parviendra pas à rembourser ses prêts étudiants.L’éducation, a-t-il dit, est un outil d’égalisation.Les gens retournent à l’école justement pour améliorer leurs chances d’obtenir un emploi, pour améliorer leurs aptitudes, a déclaré M.Harrison.«Juste en ayant cette éducation, cela accroît leurs chances de rembourser leurs prêts à temps», a-t-il fait valoir.Selon Elizabeth Carlyle, présidente nationale de la Fédération canadienne des étudiants, le gouvernement fédéral cède aux pressions des banques.Mais une responsable des prêts aux étudiants chez CIBC, Sandy Ferguson, a soutenu que certaines provinces ont également adopté des mesures similaires.Les nouvelles restrictions doivent être approuvées au cours des prochaines semaines, mais elles n’entreront pas en vigueur avant le 1er août 1999, le temps que les gouvernements et les banques intègrent ces changements à leurs procédures.Le Texas a chaud: 21 décès AGENCE FRANCE PRESSE Dallas, Etats-Unis — Les températures caniculaires qui sévissent au Texas ont causé depuis un mois la mort d’au moins 21 personnes, a-t-on appris hier auprès des autorités locales.Deux personnes sont décédées de la chaleur lundi dans le comté de Dallas, après que les températures eurent atteint 44 degrés Celsius, et sept autres décès pourraient être égale- ment liés à la canicule, ont indiqué les autorités du comté.La chaleur est également responsable de la mort de trois personnes à Houston, de deux à San Antonio et d’une autre à Hillsboro.La plupart des victimes sont des personnes âgées ou souffrant de problèmes cardiaques.Trois d’entre elles ont été trouvées dans des appartements dépourvus de l’air conditionné.Le thermomètre a dépassé les 38 degrés durant 21 jours depuis le dé- but de l’été, selon les services de météorologie.Les pertes pour l’agriculture sont d’ores et déjà estimées à 1,5 milliard de dollars.En 1980, une vague de chaleur identique avait fait 20 morts dans la région de Dallas.Selon les prévisions des météorologues, les températures devraient rester caniculaires jusqu’à au moins la fin de la semaine, avec des pics à 40 degrés.La mort d’un grand requin blanc servira la science Adelaide (AP) — La découverte en Australie d’un grand requin blanc, mort accidentellement, devrait permettre d’élargir les connaissances assez limitées sur les requins, notamment sur leur cycle de reproduction.«Le requin était en fait une femelle, apparemment âgée de plus de vingt ans, mesurant 5,5 mètres et pesant environ 1,5 tonne», a précisé John Reusing, scientifique du sud de l’Australie, où le requin a été trouvé.L’animal est mort enchevêtré dans les filets d’un pêcheur de métier, qui l’a découvert lundi dans le golfe de Spencer, au large de Port Pirie, dans le sud du pays.Sa dépouille sera conservée pendant plusieurs mois jusqu’à ce que des spécialistes australiens des squales se réunissent à Adelaide pour le disséquer.En plus de ses habitudes alimentaires, les scientifiques étudieront notamment ses os pour déterminer son âge, ainsi que sa chair pour établir, entre autres, les niveaux de mercure contenus dans son organisme.Depuis l’an dernier, le requin blanc est sur la liste des espèces en voie de disparition.La mort de l’animal n’entrainera cependant aucune poursuite à rencontre du pêcheur puisque sa capture a été accidentelle.Ix plus grand requin blanc jamais découvert mesurait (5,2 mètres de long et pesait 2,5 tonnes, selon le Livre Guinness des records.Il a été harponné et s’est échoué dans le port de San Miguel, aux Açores, en juin 1978.i Grand Jérusalem LE DEVOIR LE MONDE Boris Eltsine ne s’accrochera pas Le président russe indique clairement qu'il ne sollicitera pas de troisième mandat AGENCE ERANCE -PRESSE Moscou — Le président Boris Eltsine a annoncé solennellement hier devant des députés qu’il n’allait pas se présenter à l’élection présidentielle de l’an 2000, un thème sur lequel il a longtemps maintenu l’ambiguité.«Je veux qu’en l’an 2000, la Russie commence calmement à travailler avec un nouveau président», a dit M.Eltsine, cité par le Kremlin lors d’une rencontre avec les leaders des groupes parlementaires de la Douma (Chambre basse du Parlement).Un des participants à la réunion, Oleg Morozov, chef du groupe parlementaire Les Régions de Russie, a estimé «claire et sans ambiguïté» la déclaration du président russe.Boris Eltsine a par ailleurs exclu de démissionner avant la fin de son mandat, expliquant de cela provoquerait «des batailles politiques qui emporteront toute la Russie», a de son côté rapporté le, président de la Douma, Guennadi Seleznev.Le chef de l’État russe, âgé de 67 ans, a longtemps entretenu le doute sur son intention de briguer un troisième mandat, multipliant les déclarations contradictoires ou ambiguës sur le sujet C’est pourtant la deuxième fois en moins d’un mois qu’il réitère son intention de ne pas se présenter aux élections de juin 2000.Interrogé par la foule à Kostroma (Volga) le 19 juin, il avait déjà assuré qu’il repoussait l’idée de se représenter.«Non, ce n’est pas prévu par la Constitution.La Constitution prévoit deux mandats», avait-il alors déclaré.La Constitution interdit à quiconque d’exercer plus de deux mandats présidentiels successifs.Boris Eltsine, dont la santé fragile l’oblige souvent à réduire ses rencontres et déplacements, a été élu une première fois en 1991, mais sous l’ancienne Constitution soviétique.Il a été réélu dans le cadre de la nouvelle Constitution en 1996 pour un mandat de quatre ans.La Cour constitutionnelle doit arrêter sa position en octobre sur le droit pour M.Eltsine de diriger une nouvelle fois la Russie.EN BREF La NASA guettera les astéroïdes Washington (AFP) — Un bureau spécialisé dans la détection et le suivi des astéroïdes et des comètes potentiellement dangereux pour la Terre sera prochainement mis en place, a annoncé hier l’Agence spatiale américaine (NASA).Cet organisme, dont le siège sera au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de Pasadena (Californie), devra ré-l)ertorier «d'ici à la fin de la prochaine décennie au moins 90 % des quelque 2000 astéroïdes et comètes de plus d’un kilomètre de diamètre qui approchent de la Terre», a précisé la NASA dans un communiqué.«Ce sont des objets difficiles à détecter en raison de leur taille relativement petite, mais qui sont tout de même assez gros pour avoir des effets planétaires si l'un d’entre eux touchait la Terre», a souligné le Pr Donald Yeomans, futur directeur du bureau.Cette recherche, a-t-il ajouté, «nécessitera la participation de la communauté astronomique internationale».Le directeur scientifique chargé à la NASA de l’exploration du système solaire, Carl Pilcher, avait récemment annoncé au Congrès que son administration allait consacrer plus d’un milliard de dollars au cours des dix prochaines années à l’identification et l’étude des astéroïdes et comètes risquant d’entrer en collision avec la Terre.Ces armes venues de TEst Oslo (AFP) — Les pays d’Europe de l’Est ont été jugés responsables de la prolifération des armes légères dans le monde par une conférence internationale d’experts qui s’est achevée hier à Oslo.«Ix> problème vient surtout des kalachnikovs qui prolifèrent dans les régions en crise et non pas tant des exportations occidentales», selon Alexandre Ziegler, représentant français à cette conférence qui a réuni des responsables de 21 pays.La conférence a dressé une liste de «recommandations» à l’adresse des «organisations régionales», dont le marquage des armes légères, la transparence des transferts et la coopération policière entre États.Selon les experts, les surplus d’armes légères accumulés après la fin de la Guerre froide n’ont pas été détruits mais, au contraire, exportés en toute légalité dans des pays en voie de développement.De même source, on souligne le dévelo|> pement du trafic de ces armes, particulièrement en Afrique où plusieurs conflits sont en cours.Une vie de chien Moscou (AFP) — Un garçon de six ans vivant parmi des chiens errants depuis deux ans a été retrouvé dans la région de Moscou dans un état totalement sauvage, les cheveux longs ébouriffés et rongeant des os, a rapporté hier le quotidien russe Trou A.Le petit Vania avait été abandonné par sa mère à son ami alcoolique, qu’il a fui pour se réfugier auprès de chiens errants de la ville de Reutovo.Ces derniers «l'ont soigné et protégé avec amour pendant deux ans», raconte le journal.La police a dû s'y reprendre à quatre fois pour récupérer l’enfant sauvage que les chiens ne laissaient pas approcher.«Le petit bonhomme à l'allure de Mowgli rongeait des os, couchait dans des sous-sols d immeubles ou dans les cages d’escaliers», explique Troucl.Placé depuis dans un orphelinat, Vania affirme que la vie était plus douce avec les chiens.Nicolas II: Alexis II émet des doutes Moscou (AFP) — le patriarche de toutes les Russie» Alexis II a réaffirmé hier ses doutes sur l’authenticité des restes du tsar Nicolas II, et il a vivement critiqué la décision du gouvernement de procéder vendredi a leur inhumation, dans un message télévisé à la nation.Alexis II a reproché au gouvernement d’avoir décidé de procéder à l’inhumation des restes en dépit «de points de mie scientifiques de poids» mettant en doute leur authenticité, dans un message diffusé par la télévision publique R TR.Ces déclarations du chef de l’église orthodoxe russe entament largement la crédibilité des cérémonies d'inhumation organisées par le gouvernement vendredi a Saint-Pétersbourg, l'ancienne capitale impériale.Les doutes exprimés par l’église ont déjà amené le président Boris Eltsine à renoncer à assister à la cérémonie, censé être un moment de repentir et de réconciliation nationale.ULSTER PAUL HACKETT REUTERS Le père des enfants-martyrs, John Dillon Catholiques et protestants réunis devant trois petits cercueils Des milliers de personnes ont assisté hier aux funérailles de Richard, Mark et Jason Quinn à Rashardkin.Leur mort dans un incendie criminel dimanche dernier à Balleymoney semble avoir contribué à ramener un calme relatif dans la province.AGENCE FRANCE-PRESSE Balleymoney — Une Irlande du Nord sous le choc a enterré hier trois enfants brûlés vifs dimanche dernier dans leur pavillon de Bally-money (nord-est de l’Ulster), victimes absurdes du conflit sectaire dans la province.Des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues de Rashardkin (Comté d’Antrim), où les trois petits cercueils blancs sont partis du domicile de leur grand-mère, vers l’église Sainte Marie de Ballymoney.Leur mère Christine Quinn et leur frère Lee, 12 ans, qui a échappé à la mort, suivaient les cercueils, ainsi que des dizaines de parents et amis et des pompiers qui avaient en vain tenté de sauver les enfants.Richard, Mark et Jason Quinn dormaient dimanche dernier quand des inconnus ont lancé une bombe incendiaire dans la maison.Ils étaient âgés de 11,10 et 9 ans.(ndlr: la police avait jusqu’à l’enterrement indiqué qu’ils avaient respectivement 10,9 et 7 ans).Le drame, absurde, a frappé des enfants dont la grand-mère est protestante, la mère catholique, et qui étaient scolarisés dans une école protestante.Ni leur mère, ni son compagnon, protestant, n'ont pu faire quoi que ce soit pour sauver les enfants.«Un véritable cauchemar», a raconté une voi- sine, encore hantée par leurs cris de douleur.La foule parmi laquelle avait pris place des responsables religieux catholiques et protestants, des hommes politiques unionistes et nationalistes, s’est massée à l’intérieur et à l’extérieur de l’église Sainte Marie, dont les fenêtres grillagées témoignent encore d’attentats sectaires récents.La mort des trois enfants a provoqué «des réactions de tristesse et de compassion» qui ont défié les barrières sectaires traditionnelles à travers l’Ulster et le monde entier, a estimé le père Peter Forde dans son sermon.«La mort de ces trois garçons a touché les coeurs des gens de tous les continents», a-t-il dit.«Notre douleur partagée est un signe d’espoir pour notre communauté», a-t-il ajouté.L’archevêque catholique de Down et Connor, Patrick Walsh, a estimé que la responsabilité du meurtre des enfants incombait aux tueurs mais également à ceux qui ont suscité la violence verbalement.«Des mots de haine aboutissent inévitablement à des armes de destruction meurtrières», a-t-il dit Les soupçons de la police se portent sur des extrémistes loyalistes protestants.Deux hommes étaient toujours interrogés hier.A l’annonce du drame, tous les regards s’étaient braqués à moins de 50 km de là, à Portadown, sur la confré- rie protestante de l’ordre d’Orange qui fait depuis dix jours le siège d’un quartier catholique interdit à sa parade, ravivant dans la province une tension qu’une majorité de la population s’efforçait depuis depuis des mois de fuir.Un poème lu par des adolescents a également beaucoup ému les fidèles, souvent en pleurs.Le cortège a ensuite pris la direction du cimetière catholique de Ra-sharkin, suivi, sous une pluie battante, par des centaines de personnes dont le vice-premier ministre d’Irlande du Nord Seamus Mallon et des membres unionistes de la nouvelle assemblée.Les trois cercueils ont ensuite été descendus lentement dans une unique tombe aussitôt recouverte de fleurs.Depuis la nuit tragique, la mère, âgée de 29 ans, n’a pas remis les pieds à Ballymoney et s’est réfugiée chez sa mère, à Rasharkin, où elle a décidé que ses enfants seraient enterrés.Deux autres familles catholiques, bouleversées par le drame, ont quitté le village de Ballymoney lundi.«Cinq d’entre nous avaient reçu une enveloppe, samedi, la veille du meurtre, avec une balle dedans, a raconté une villageoise.Signée de l’UVF, une milice extrémiste protestante, elle disait juste: “Foutez le camp”.Ca fait 17 ans que je vis ici, mais cette fois je m'en vais.J’ai peur.» La tragédie qui a frappé la famille Quinn semble pourtant avoir contribué à ramener un calme relatif dans la province, une semaine après le début de troubles provoqués par l’interdiction de la marche de l’ordre protestant d’Orange à Drumcree.De l’argent pour la santé et l’éducation Londres — Le gouvernement britannique a annoncé hier un vaste programme de dépenses publiques, dans une communication présentée comme la plus importante depuis la victoire travailliste de mai 1997 et destinée à tenir enfin l’engagement d’améliorer les systèmes d’éducation et de santé.Ces deux secteurs publics bénéficieront d’une augmentation massive de 40 milliards de livres (65,6 milliards de dollars) de leurs crédits dans les trois prochaines juinées, a annoncé le chancelier de l’Échiquier Gordon Brown.M.Brown a affirmé, devant la Chambre des communes, que le gouvernement tenait ainsi «ses promesses envers le peuple britannique», et «étape par étape, faisait progresser la Grande-Bretagne».Après un peu plus d’une année d’exercice du pouvoir, marquée par une grande prudence, le gouvernement de Tony Blair entend ainsi confirmer une inflexion plus sociale de sa politique.Israël minimise la portée de la déclaration de l’ONU AGENCE FRANCE-PRESSE Jérusalem — Israël a affiché hier sa volonté d’ignorer la déclaration de l’ONU condamnant son projet de «Grand Jérusalem», tandis que les Palestiniens regrettaient son caractère non contraignant Israël «regrette la déclaration présidentielle» adoptée lundi par le Conseil de sécurité de l’ONU et «continuera à oeuvrer au développement et à la prospérité de Jérusalem», a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.Pour le porte-parole du gouvernement israélien, M.Mo-shé Fogel, la déclaration «a une signification limitée».«Il faut la remettre en perspective car il s'agit d’une déclaration et non d’une résolution» du Conseil de sécurité, a-t-il dit à l’AFE Dans leur déclaration, les quinze membres du Conseil de sécurité, dont les États-Unis, ont qualifié de «développement grave et préjudiciable» la décision de principe du gouvernement israélien d’agrandir Jérusalem.Le Conseil a invité Israël «à ne pas donner suite à cette décision» et à «ne prendre aucune nouvelle décision qui préjugerait du résultat des négociations sur un statut définitif’ des territoires palestiniens.M.Fogel a affirmé qu’Israël «respectait les différents points de vue» sur Jéursalem mais que «le développement de la ville ne petd pas être gelé jusqu ’à la fin du processus de paix».«Nous n’autoriserons pas une érosion de notre souveraineté sur la ville», a-t-il déclaré.Israël a adopté le mois dernier un projet visant à la fois à agrandir Jérusalem vers l’ouest, ixmr en renforcer la majorité juive face aux 30 % d’habitants arabes, et à créer une «super-municipalité» incluiuit Jérusalem et un certain nombre de colonies juives en Cisjordanie.Les Palestiniens ont dénoncé le projet, estimant qu’il préludait à une annexion de colonies situées en Cisjordanie, et ont demandé au Conseil de sécurité de le condamner dans une résolution.Mais le Conseil s’est contenté d’adopter une «déclaration présidentielle», sous la pression des Etats-Unis qui ont estimé qu’une résolution aurait été inopixjrtune.Les Palestiniens ont regretté l’absence de cond;umiation opérationnelle.«C’est une condamnation politique et morale du gouvernement israélien», a observé avec satisfaction le secrétaire général du gouvernement autonome, M.Ahmed Abdel-rahmane.«Mais cela devrait être un pas vers une décision internationale forçant Israël à cesser sa politique d’agrandissement des colonies, que ce soit à Jérusalem ou lion de Jérusalem», a déclaré M.Alxlelrahmane à Gaza La déclaration du Conseil «répond partiellement aux exigences palestiniennes, mais ne comprend aucun mécanisme qui permettrait de contraindre Israël à ne pas mettre en oeuvre sa décision», a-t-il souligné.Nétanyahou impliqué dans un scandale politico-judiciaire T érusalem — Le premier ministre israélien Benjamin Né-J tanyahou était impliqué hier dans un scandale politico-judiciaire à cause de son ingérence supposée dans le procès d’un Israélien, M.Nahum Manbar, reconnu coupable de collusion avec l’Iran.Trois juges de la Cour suprême réunis à huis clos au tribunal de Jérusalem ont levé hier le secret qui entourai cette affaire mais ont simultanément refusé de se prononcer sur une demande de révision du procès présentée par la défense, a-t-on indiqué de sources judiciaires.L’affaire comporte deux aspects.D'une part, M.Nétanyahou est accusé par la défense d’avoir téléphoné, pendant le procès, au juge qui a reconnu coupable M.Manbar, M.Am-non Strashnov, pour lui demander une peine sévère.D’autre part, une ex-avocate de la défense est suspectée d’avoir joué double jeu pendant le procès et d’avoir en fait travaillé pour l’accusation, en raison de liens qu’elle entretenait avec le juge Strashnov et avec un responsable de la sécurité intérieure (Shin Beth).La défense, conduite par M'Amnon Zichroni, assure que ces faits doivent conduire à une révision du procès «en raison des intérêts contradictoires du juge Strashnov».Selon la radio publique israélienne, l’ex-avocate de la défense, Mme Pninat Yaneï, entretemps licenciée du cabinet de M.Zichroni, se faisait passer pour une «amie» de M.Manbar et entretenait simultanément «des liens intimes» avec le juge Strachnov et un des responsables du Shin Beth chargé de l’enquête sur le dossier Manbar.La radio israélienne a précisé que «six mois avant le procès, M.Bazak avait assuré à Mme Pninat Yaneï que M.Manbar serait reconnu coupable».Mme Yaneï a reconnu avoir eu des relations avec M.Strashnov mais a catégoriquement démenti que cela ait eu lieu pendant le procès.M.Nétanyahou a, pour sa paid, démenti avoir téléphoné à M.Strashnov, «avant, pendant ou après» le procès.Agence France-Presse MEXIQUE El Barzon défend la classe moyenne CLÉMENT TRU DEL LE DEVOIR La classe moyenne du Mexique refuse d’être asphyxiée.Elle a son mouvement, El Barzon, fort de deux millions de familles, soit environ 10 % d’une population de 95 millions, une minorité fort agissante.Le groupe, est né en 1993 pour défendre les petits producteurs agricoles surendettés; il a vite appris à manier tous les recours juridiques pour citadins et campesi-nos.El Barzon a ainsi contribué à paralyser, au Congrès fédéral, une initiative présidentielle (FOBAPROA) en ridiculisant le sauvetage éventuel de «403 superriches» sous le fallacieux prétexte de «protéger l’épargne».Il avait fallu, en 1992, débourser un capital de 38 milliards de (jesos aux financiers mexicains qui voulaient acquérir 18 banques (re) privatisées.FI Barzon refuse aujourd’hui de considérer qu’il faille engager collectivement 552 milliards de pesos pour «sauver les banquiers» et transférer du coup à l’en- semble des citoyens une dette énorme qui les soumettrait à un «nouvel esclavage» durait quatre générations.«Si les élus approuvent la FOBAPROA, ils se pendent», lance Uliana Mores Benavides, ancienne députée fédérale sous la bannière du PRD (Parti révolutionnaire démocratique) de 1991 à 1994 et ancienne candidate, l’an dernier, au ixiste de gouverneur de l’Etat de Nuevo Leon.Mme Flores, invitée du Comité de justice sociale de Montréal, a prononcé lundi soir, au siège de cet organisme, un vigoureux plaidoyer contre le néolibéralisme.Çoordinatrice du Barzon pour Nuevo Leon, Etat dont la capitale est Monterrey (2,5 millions d’habitants), elle n’est pas peu fière de crier victoire du fait que, fin juin, les élus de Nuevo Leon ont approuvé à l’unanimité une loi anti-usure que El Barzon leur avait proposée en 1995.Cette législation s'accompagne d’amendepients au Code civil et au Code pénal de cet Etat.Les personnes endettées ne veulent pas gommer leurs créances, elles se battent ]x>ur payer «ce qui est juste».En clair, il y a re- fus de l’effet «boule de neige» - phénomène qui consiste à cumuler les intérêts, comme si l’on agissait avec ces prêts comme on le fait sur des valeurs en bourse.En une seule journée, El Barzon a déjà orchestré le dépôt de 200 000 plaintes contre les banques, a telle rappelé.les étudiants en droit, traditionnellement, apprenaient qu’il était plus que périlleux de poursuivre une banque.La logique a été inversée et «les banques ayant peu appris à se défendre», on fut témoin d'une crise dans ce monde fermé.Barzon, qui a donné le néologisme barzo-nista désignant les membres du mouvement, ce sont les rênes ou le mors qui ]x.>r-met de contrôler et de faire avancer un boeuf tirant la charue.C'est aussi une turlutte du début du siècle où l’humble peon affirme qu’il a jeté par-dessus bord ce barzon.C’est un peu la mission que se donnent Liliana Flores et ses émules: faire avancer de nouveau l’économie mexicaine dans des sillons prospères, mais pas aux dépens du patrimoine, qu’il soit familial ou national.L’un des fondateurs d’El Barzon, Juan José Quirino, est maintenant sénateur, trois autres barzonistas sont députés à Mexico et l’on compte de nombreux maires et conseillers se réclamant du Barzpn, ainsi que des députés dans six des 32 Étatfs.La stratégie est d’investir les congrès des Etats, d’en faire modifier les lois, ce qui semble plus facile au niveau local que national.De l'entrevue que l’économiste Mores accordait au Devoir, il ressort que El Barzon a très tôt saisi les contradictions qu’il y avait entre le Code du commerce et le Code civil.Ce fut l’axe principal des causes instrpites depuis quatre ans dans de nombreux Etats.Les arrêts des plus hauts fribunaux de Chihuahua et de Tabasco ont statué qu’il est légal de calculer intérêts sur intérêts; ceux du District fédéral et de Zacatecas prennent une position contraire.D’où le suspense qui devrait se terminer dans quelques semaines, les onze membres de la Cour suprême du Mexique ayant à trancher ce litige qui affecte 18 millions de Mexicains surendettés.«Ira moitié de la population est trop pauvre pour avoir accès au crédit», dit Mme Mores. I.K I) K V Oil!.I.K M K I! I It K I) I I 5 .1 V I I.I.K T I !l !l N ÉDITORIAL Moment de grâce Lise Bissonnette Par une opération intellectuelle dont la France a le secret, la victoire de ses Bleus en Coupe du monde de football prend allure d’immense fait de société, nerf d’une mutation psychologique et politique de fin de siècle dont la République n’osait plus rêver et dont elle ose maintenant causer.Personne n’est dupe de la permanence de cet état de grâce mais il est certes propice, chez un peuple, à la «recherche d'une âme» qu’évoquait avec justesse le président Chirac hier, au surplus jour de fête nationale des Français.Et il a de quoi inspirer d’autres peuples.a métamorphose la plus certaine qu’a connue la France, cet été, a été d’humeur.Quiconque a débarqué en ses contrées au début de juin trouvait un monde plutôt maussade, encore une fois affligé du mal français que sont les «mouvements sociaux», euphémisme pour les éternelles menaces de grève dans les transports, les pilotes d’Air France menant le bal et semant le désarroi chez les organisateurs de la Coupe.Des chaumières aux estaminets, il était de bon ton de se dire indifférent et parfois hostile au foot, de professer le plus grand scepticisme à l’égard des talents de l’équipe de France et de pester contre les politiciens qui cherchaient à distraire le peuple plutôt qu’à le servir.La montée vers la victoire a naturellement bouleversé le climat et a pour une fois permis à ce pays, dont on admettra qu’il fut dessiné pour le bonheur, de perdre la retenue qui l’empêche trop souvent d’en profiter.Ce genre d’euphorie est si rare que les commentateurs ont dû remonter aussi loin qu’à la Libération de Paris en août 1944 pour trouver un point de comparaison, ce qui heurte tout de même le sens de l’histoire, la suprématie brésilienne au football n'ayant vraiment rien à voir avec l’oppression nazie.Espérons, néanmoins, qu'il en restera quelque sourire, quelque temps, dans l’acéré caractère parisien.Les autres métamorphoses, bien qu’annoncées avec quelque fanfare, sont encore virtuelles.Le Monde allait hier jusqu’à esquisser une régénération morale d’un pays qui trouverait désormais sa motivation dans l’effort plutôt que dans l’appât du gain, son football en étant une métaphore exemplaire puisqu’il est passé de la saison Tapie, celle des magouilles et de la tricherie, à la saison Jacquet, celle de l'entraînement solide et du labeur de fond.Comme cela correspond assez bien à l’éthique protestante que le premier ministre, M.Jospin, est curieusement en voie d’inculquer à la politique française, il se peut en effet que se dessine un nouvel esprit des temps, dont on souhaite d’ailleurs qu’il migre sous nos deux.Mais la mutation la plus vivement souhaitée est surtout culturelle.En chœur, des plus humbles aux plus puissants, les médias et la classe politique ont évoqué la possibilité que s’accorde et s’entende enfin une France «tricolore et multicolore», ou encore «plurielle» qui ne fasse plus de distinction entre ses enfants.La leçon a en effet été énorme, puisque l'honneur sportif de la France a été sauvé par ceux-là rpêmes auxquels l’odieux Front national dispute leur qualité de Français parce qu’ils sont d’origine étrangère et qu’ils ont une autre couleur de peau.Une reconnaissance aussi fervente de leur égalité, une cé- lébration aussi fraternelle des Thuram et des Zidane, même si elle ne devait durer que quelques jours avec une pareille intensité, est certes l’une des armes les plus efficaces pour combattre le racisme ordinaire, celui dont tous les pays d’immigration sont affligés mais dont la France a des raisons particulières de craindre la croissance, à cause du travail de sape de Jean-Marie Le Pen et de ses troupes.C’est dans les milieux populaires que le Front national a le mieux réussi à empoisonner le climat, à nourrir les peurs et les préjugés contre «l’autre».L’antidote, aujourd’hui offert par le sport le plus populaire de la planète et le plus populaire de France, est puissant et demeurera sans doute une image forte pour poursuivre un indispensable travail d’éducation.Pays de large accueil mais de tradition culturelle assimilatrice, la France trouvait difficilement les mots politiques pour dire sa nouvelle réalité et la «communion» du foot lui en a donné les images, qui ont enfin mieux parlé.Moment de grâce donc, qu’on aura raison d’envier un peu partout où se vivent des tensions semblables.Mais il ne donne pas toutes les réponses.Une fois reconnue et vécue aussi fortement la beauté de la «société plurielle», comment la maintenir au quotidien?Heureuses ou malheureuses, les crises qui suspendent le cours des choses donnent toujours lieu à des réflexions morales aux lendemains incertains.Les Québécois de la crise du verglas ont cru avoir trouvé la clé d’une «solidarité» nouvelle, mais qu’en reste-t-il?La réflexion, pour l’essentiel, semble s’être terminée avec la fonte des glaces.L’expérience française et les enseignements qu’on veut aujourd’hui en tirer méritent de nous inspirer plus longuement On y retrouve, de façon éclatante, la persistance du sentiment national au moment où la mondialisation des économies a pour ambition de le neutraliser à jamais.11 s’est manifesté de façon traditionnelle — on a brandi les drapeaux et affirmé sa victoire sur une autre nation — mais il a illustré la possibilité de renouveler la notion d’appartenance et de la rendre désirable à ceux quelle semblait exclure.Les plus heureux des Français, aujourd’hui, ne sont pas les descendants directs des Gaulois mais bien les jeunes d’autres origines qui, tout à coup, ont droit sans réserve au patriotisme tricolore et le vivent dans toute sa simplicité.Comme dans son ouverture dont on ne cesse pourtant de dire quelle ne peut coexister avec un «sentiment national» affirmé.Peut-être fallait-il la magie du jeu pour que ces questions identitaires, complexes, inquiétantes, souvent explosives, paraissent soudain pouvoir se résoudre sans drame, à l'occasion d’une fierté partagée, autour d’un ballon rond.Les mécanismes de cette mutation, aperçue sur les Champs-Élysées, ne sont surtout pas clairs.Mais quand la fête sera finie, il faudra s’acharner à en découvrir la chimie.Par le détour du foot, la France rêve et propose d’immenses mutations La rigole du Devoir Le matin ou j'ai vu, à la une du Devoir (8 juillet 1998), le titre moqueur «Im sclérose en pape», j’avoue avoir eu un haut-le-cœur et, pour la première fois, j’ai eu le goût de faire comme quelques-uns de mes confrères et annuler mon abonnement au journal.L’importance que je reconnais à la vie intellectuelle chez nous alliée à la vénération que je porte à certains de nos illustres ancêtres, tel Henri Bourassa, fondateur du journal, ont vite retenu et modifié ce trop triste geste.Quoi?Allier la sclérose en plaques, qui est l’une des maladies les plus pénibles qui soient, affligeant souvent même des jeunes, pour en faire «un bon mot» et cela avec la plus haute autorité spirituelle de notre temps, le pape Jean-Paul II?On se croirait en train de lire un quelconque journal étudiant au fond d’un café universitaire.«L’Eglise est malade»?«Le pape est obsédé par tout ce qui touche de près ou de loin la sexualité»?Pourquoi ces affirmations, sinon pour discréditer un peu plus l’Église qui continue d’annoncer «que l’interdiction des relations sexuelles en dehors des liens sacrés du mariage et que l’ordination des femmes comptent parmi ces vérités fondamentales, désormais impossibles a remettre en doute»?Oui, Jean-Paul II est «un inflexible propagateur des valeurs catholiques», mais qui donc voudrait d’un pape incertain dans un monde en pleine débandade comme le nôtre?Oui, «Jean-Paul Il a recentré l'Eglise dans sa dimension spirituelle»-, peut-on décemment lui en faire le reproche?Hans Kung, le théologien dissident cité par l’auteur de l’article, Stéphane Baillar-geon, trouve que «la structure pyramidale de l’Eglise catholique ressemble à celle des partis communistes»-, ne serait-ce pas l’inverse?Quel système avait le plus inspiré les communistes LETTRES -?- sinon précisément celui qu’ils voulaient détruire?Et quand on parle du «bon peuple formant la base écrasée», il ne faut pas se tromper de système et bien voir lequel s’est effondré justement, à force d’écraser la base.L’Église n’écrase pas les personnes, elle propose, elle offre une lumière que le monde ne peut pas donner et à partir de là les gens soqt libres de faire ou de ne pas faire.L’Église ne punit pas les divorcés remariés quand elle leur demande de ne pas communier à la messe, elle offre un compromis tout à fait respectueux des valeurs réciproques, à savoir d'un côté la reconnaissance de l’indissolubilité du sacrement de mariage et de l’autre l’accueil des personnes qui ont librement choisi de vivre une nouvelle union et qqi continuent d’avoir leqr place dans l’Eglise.Affirmer que l’Église méprise les homosexuels relève aussi d’une ignorance injustifiable ou d’une réelle mauvaise foi.Le véritable mépris des personnes, qu’elles soient homosexuelles ou non, consisterait au contraire à continuer d’indiquer comme ouverte une voie que l’on saurait par ailleurs ne pas mener vraiment hors de la forêt.De son côté, si Le Devoir accepte de céder à la rigole pour le plaisir d’un «bon mot», quitte à se moquer au passage des personnes, de leur état de santé et du véritable rôle des institutions qu’elles représentent, comment peut-il aussi prétendre sérieusement jouer les censeurs dans notre société?Robert Gendreau Prêtre, curé et professeur à l’Institut de formation théologique de Montréal Ile Bizard, 9 juillet 1998 Les ravages de la malaria Nous nous plaignons régulièrement des piqûres que nous infligent nos maringouins et autres mouches noires.Ailleurs, un autre moustique fait des ravages bien plus graves qui se regroupent sous le nom de paludisme ou malaria.De plus, avec le réchauffement de la planète et la fréquence accrue des voyages internationaux, on ne peut plus considérer que le Canada est à l’abri de ce fléau.Ét la malaria devient de plus en plus résistante aux formes habituelles de traitement.Le nombre de cas de malaria recensés au Canada est donc en hausse.Cette maladie est un problème de santé publique qui accapare jusqu’à 40 % des dépenses publiques en matière de santé dans certains pays pauvres de l’Afrique au Sud du Sahara.Si le traitement de la malaria est difficile et coûteux, l’Organisation mondiale pour la santé (OMS) préconise plutôt la prévention, qui peut prendre plusieurs formes.Ainsi, l’épandage de larvicides (exempts de D.D.T.), l’utilisation (au coût unitaire de un dollar) de moustiquaires traités aux insecticides ou de suppléments alimentaires en zinc et en vitamine A pourrait permettre d’éviter 500 000 décès par année d’ici cinq ans.Le problème, c’est qu’aucun pays n’a encore pris le leadership de la campagne mondiale mise de l’avant par l’OMS.U- Canada a déjà démontré par son implication dans des programmes d’immunisation internationale combien l’investissement dans des mesures de santé primaire peut produire des résultats remarquables.L’Agence canadienne de développement international vient de recevoir un budget additionnel de 90 millions de dollars pour ses programmes de développement.Je demande à l’ACDI de consacrer au moins dix de ces millions pour appuyer l’initiative de l’OMS contre la malaria et d’entraîner les autres pays dans son sillage.Pierre Poulin Hull WKlÊlÊHkmsSm l A P R 0 P 0 S -?- .des droits de cotisation à un REER inutilisés En 1997, pins de 19 millions de Canadiens étaient habilités à verser des cotisations de quelque 210 milliards à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER).Chaque année, la presque totalité des particuliers ayant un revenu gagné sont crédités d’un montant précis qu’ils peuvent cotiser, soit les «droits de cotisation à un REER».les droits de cotisation inutilisés au cours d’une année donnée sont conservés et ajoutés à ceux de l’année suivante.Le chiffre de 210 milliards s’obtient en ajoutant les droits inutilisés des années anté- rieures (108 milliards) aux nouveaux droits de 1997 (48 mil-liards).Cette forte accumulation suscite des préoccupations.Certains segments de la population sont-ils mal préparés à la retraite du fait qu’ils ne se prévalent pa,s de l’ensemble de leurs droits de cotisation à un REER?L’État risque-t-il d’être confronté à un manque à gagner considérable lorsque les particuliers se mettront à utiliser leurs droits de cotisation (Beauchcsne, 1995)?Hubert Frenken, Perspective, Statistique Canada «Car le travail humain est le parachèvement de l’œuvre de la création et, pour la femme et l’homme vivant en société, il représente leur propre contribution à la création d’une œuvre nécessairement collective.» Michel Chartrand r — —il ans son numéro de juillet- Daoût 1998, la petite Revue Notre-Dame (qu’on peut se procurer dans les Caisses pop) propose une ¦¦ •¦'I réflexion sur ces «techno- logies qui changent nos vies» et essaie de suggérer des pistes pour mieux apprivoiser le phénomène.Le dossier est intéressant, tente de faire la part des choses et constitue une belle amorce.Cependant, lisant l’entrevue avec le professeur Michel Cartier (UQAM) qui agrémente le document, je suis tombé sur une phrase qui m’a fait tiquer: «Donc, si quelqu’un veut s’en prendre aux nouvelles technologies, il a raison de dire que cela nuit à l’emploi; mais il oublie de mentionner qu'il ne voudrait pour rien au monde retourner faire la queue à la banque pour encaisser son chèque de paye.Il est bien content que le dépôt se fasse directement dans son compte.» Le pire, c’est qu'il a probablement raison: peu de salariés voudraient retourner faire la queue.Et pourtant.Pourtant, il y avait dans ce geste, dans ce rituel, quelque chose comme un lien social, une opportunité aujourd’hui en allée, une parmi tant d’autres, d’échanger, de partager avec d’autres une expérience, celle du labeur, à partir de laquelle la vie, dans toutes ses composantes (famille, projets, joies, épreuves), pouvait advenir, devenir parole solidaire et donner à l’ordinaire la couleur de l’espérance.On dira peut-être que j’ambitionne, mais cette image disparue des salariés faisant ligne, en jasant, pour obtenir leur dû évoque à mes yeux la mort tranquille mais dramatique d’une culture ouvrière, et de ses carrefours, qui disait le monde, depuis des générations, avec les mots et les gestes les plus beaux qui soient, ceux de la vie simple et bonne, ceux de la solidarité des ébranlés.Depuis des décennies, le mythe de la fin du travail en a fait saliver plusieurs.Ce serait la disparition d’une contrainte, croyait-on.«Le travail, affirmait par exemple le situationniste Raoul Vaneigem, a été ce que l’homme a trou vé de mieux pour ne rien faire de sa vie.» Aussi, qu’on en finisse donc avec cette plaie, clamait-on souvent à gauche.Et pourtant.Pourtant, c’est dans le travail que des milliers d’hommes et de femmes ont continué de puiser leur dignité, convaincus que la citoyenneté, sans une certaine forme de contribution au bien commun, était amputée d’une part essentielle d’elle-même.Et ils avaient raison.Travailler, ce fut, et c’est toujours, pour la multitude, briser l’isolement, goûter au monde extérieur, réaliser une part de soi-même et, aussi, s’organiser.Bien sûr, travail et exploitation ont trop eu, et ont encore, partie liée.Cela dit, parions que, privés du premier, les honnêtes gens auraient dû subir la claque de la seconde de façon autrement plus virulente.L’histoire du syndicalisme, que nous ne chanterons jamais assez, le prouve hors de tout doute: ce sont des travailleurs, sur des lieux de travail, qui ont donné au combat pour la justice sociale le souffle sans lequel il n’aurait jamais vu le jour.Qu’on lise, pour s’en convaincre fort plaisamment, le magnifique livre que Pierre Fournier vient de consacrer à l’histoire du mouvement ouvrier à travers ses chansons.De lutte en turlutte (éd.Septentrion), c’est toute la beauté et la grandeur de la culture ouvrière qu’on y voit évoluer à travers deux siècles de combats acharnés et un seul refrain: vive le travail, à bas ce que le capital en a fait.Sages travailleurs qui voyaient probablement venir la suite des choses.Aujourd’hui, à l'heure où les nouveaux maîtres du monde ont résolu de prendre au mot les chantres de la fin du travail en appliquant la partie de leur programme qui consiste à abolir les emplois, c’est la misère qui se pointe.On souhaitait la disparition de la classe ouvrière, parce qu’exploi- Lottis Cornet lier tée, en rêvant de la remplacer par celles des hommes libres.Résultat?Une société atomisée où les sans-travail en sont quasi réduits à quéman- ' der leur droit à l’exploitation et où les ' autres, qu’on traite de privilégiés, subissent de toutes parts la pression productiviste en attendant d’aller re-‘ joindre les premiers.C’est cela que Viviane Forrester, dans un essai lyrique d’une rare beauté, a appelé' «l’horreur économique».Le travail créait de la solidarité.Sa rareté, voulue et organisée par la race des requins, rétablit la loi de la jungle.Face au désarroi, on parle de plus en plus, surtout à gauche, d’un programme d’allocation universelle qui viendrait briser ce cercle vicieuk.L’intention est noble, mais le projet ne m’apparaît pas sans danger.La culture ouvrière, disais-je, créait du lien social.Et, précisément, c’est à défaire ce lien que les instigateurs du nouvel ordre mondial ont travaillé d’arrache-pied depuis quelques années, guidés par leur objectif ultime: se débarrasser du travailleur, susceptible de s’organiser, au profit du consommateur, individu isolé dont les idées ont été remplacées par des désirs.En ce sens, l’allocation universelle pourrait presque représenter le pactole pour ceux-là que l’on disait naguère les ennemis de la classe ouvrière.Les travailleurs enfin retournés dans leur tanière respective, le règne du consommateur universel pourra enfin advenir.Au travail, forts d’une expérience partagée, des hommes et des femmes participaient au monde en y laissant leurs empreintes et en se donnant la main pour redire leur droit au respect et à la dignité aux heures les plus sombres.Leur dû, ils l’attendaient peut-être en ligne, à la banque, mais la tête haute et entourés des leurs.Au grand soir de la fin du travail, toutes ces mains que l’on a décrété inutiles n’arrivent plus à se rejoindre et c’est tristement, parfois, à la sortie d’un centre d’achat, qu’elles parviennent à se soulever pour saluer subrepticement un ancien camarade.De près, mais personne n’ira, on pourrait voir que leurs lignes se sont effacées.louis, cornellierdicollanaud.qc.ca La lutte finale il Pf/v.LE DEVOIR F 0 N I) f.PAR II K N R I BOURASSA LF 10 ,1 A N V I fi R I ft I 0 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur eu chef BERNARD DESCÔTE AUX Vice-président, finances et administration F R A NÇOIS T II 0 UIN Direclcnrdc I ’ i n f o r in a I i o u C i, A II I) E II EAU R E (i A RI) Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.PIERRE CAY0UETTE, NORMAND THERIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANS K A Ç ( ) N Directrice, ventes et marketing MARTINE DURÉ 20 50, rue de BI c u ry, 0* c t a g e, Montréal ( Q u é h c c ) Il J A B M 0.T é 1.: ( 5 14) 08 5 - B B B B FAIS C E QUE DOIS I.K I) K V 0 I lî .I.K M K K (' I! K I) I I f> .1 l! I I.I.H T I !l !) 8 A 7 F D Êê S Recherche sur l’américanité des Québécois L’assurance identitaire se conjugue avec l’ouverture sur le monde La conscience nationale des Québécois est fortement associée à Vespace géopolitique qu'ils occupent Le phénomène Pauline Hanson en Australie Elections controversées dans le Queensland La Cour suprême donne des munitions aux extrémistes blancs contre les aborigènes LÉON BERN 1ER INKS - Culture et Société JAMES CSIPAK SUNY-Plattsburgh DONALD CUCCIOLETTA Université du Québec à Montréal ALBERT DESBIENS Université du Québec à Montréal (JEANNE KISSNER SUNY - Plattsburgh GUY LACHAPELLE Université Concordia FRÉDÉRIC LESEMANN INRS - Culture et Société Groupe de recherche sur l'américanité (GRAM) Deuxième d'une série de trois textes lr==j| enquête réalisée au printemps L® 1997 par le Groupe de re-' cherche sur l’américanité (GRAM) comprenait plusieurs questions destinées à cerner les [L======l composantes du sentiment identitaire des Québécois.En premier lieu, nous demandions aux répondants s’ils s’identifiaient d’abord comme Québécois, Canadiens, Canadiens français ou Canadiens anglais.Plus de la moitié, soit 54 %, ont répondu «Québécois»; près du quart, soit 23 %, «Canadien français», 19 % «Canadien» et 2 % «Canadien anglais».Comme H on pouvait s’y attendre, les réponses à cette question varient considérablement suivant qu’on est francophone ou anglophone.Chez ceux dont la langue maternelle est le français, 63 % se sont dits Québécois, 26 % Canadiens français et 11 % Canadiens.Chez ceux qui ont l’anglais comme langue maternelle, seulement 5 % se reconnaissent d’abord Québécois et 70 % Canadiens.La tendance à se dire Québécois plutôt que Canadien français apparaît par ailleurs fortement liée à l’âge.Chez les 18-24 ans, les trois quarts se disent Québécois et seulement 14 % Canadiens français, alors que 45 % des 65 ans et plus continuent de s’identifier au groupe canadien-français et moins du quart, soit 22 %, se disent Québécois.On peut voir au tableau 1 que le terme «Québécois» prend nettement le dessus sur le terme «Canadien français» avec la catégorie des 45-54 ans, soit la cohorte née immédiatement après la Deuxième Guerre mondiale, pour laquelle l’avènement à la conscience politique a coïncidé avec la Révolution tranquille.Avec chaque nouvelle cohorte, l’identification «Québécois» n’a cessé de progresser, ce qui ne veut pas nécessairement dire que s’est opéré un ren- forcement du sentiment national mais bien un déplacement de celui-ci d’une base ethnolinguistique à une base territoriale.La forte identification des Québécois à l’espace géopolitique qu’est le Québec ressort aussi des résultats à une autre question où l’on demandait de préciser à quel espace géographique on avait le sentiment d’appartenir d’abord.Le plus fort pourcentage, soit 40 %, a répondu leur province, 20 % le Canada, 16 % leur région, 13 % leur localité, 7 % le monde dans son ensemble et 4 % l’Amérique du Nord.En plus de confirmer l’importance que les Québécois accordent à l’espace territorial du Québec, ces résultats montrent aussi la tendance au maintien des identités locales et régionales dans le contexte actuel de mondialisation.Loin d’être en contradiction avec une capacité à se référer à des espaces plus larges, ces identifications premières pourraient même en être une des conditions.L’ouverture sur des espaces d’identification plus larges Chez les Québécois, tout laisse croire en effet que la présence d’une forte identification territoriale au Québec va de pair avec l’ouverture non seulement sur les marchés mondiaux mais sur des espaces d’identification plus larges.Cela ne se fait cependant pas suivant une logique abstraite mais dans le sens de processus et de tendances qui font partie de l’histoire et du contexte géopolitique du Québec.Si les liens des Québécois avec le reste du Canada font, bien sûr, partie de cette histoire, en plus de s’inscrire dans des institutions et une Constitution, ils ne sont toutefois pas les seuls liens forts qu’entretiennent les Québécois en terre d’Amérique.Invités à dire s’ils se sentaient davantage Américains, Nord-Américains, Européens ou autres, une forte majorité, soit 68 %, a répondu «Nord-Américain», contre 12 % «Américain» et 10 % «Européen».Tout comme pour l’identité nationale, aujourd’hui plus territoriale qu’ethnique, les liens d’appartenance plus larges des Québécois semblent aujourd’hui reposer non pas tant sur la survivance des racines européennes que sur la reconnaissance et l’affirmation d’une position singulière du Québec dans l’espace culturel nord-américain.Spécificité de la culture québécoise et voisinage des Etats-Unis Plusieurs questions du sondage montrent que les Québécois se définissent comme des Nord-Américains différents de ceux qu’on a pris l’habitude d’appeler les Américains.A la question «Etes-vous plutôt d'accord ou plutôt en désaccord pour dire que les cultures québécoise et américaine se ressemblent?», 61 % se sont dits plutôt en désaccord.Concernant l’énoncé «Les Québécois sont des Américains parlant français», ce sont 70 % qui se disent en désaccord, ce qui tend à montrer que la perception qu’ont les Québécois de ce qui les particularise au plan culturel face aux Américains n’est pas d’ordre linguistique seulement.Par ailleurs, à une question formulée plus personnellement: «De manière générale, vous considérez-vous différent des citoyens des États-Unis?», 44 % ont répondu peu ou pas du tout, ce qui laisse entendre qu’une assez forte proportion de Québécois s’estiment individuellement moins différents des Etatsu- niens que ce qu’ils en perçoivent dans la population québécoise en général.D’autres questions plus spécifiques permettent aussi de voir que sur plusieurs aspects du style de vie (l’habillement, les vacances, les loisirs, les valeurs familiales, l’attitude face au travail), à l’exclusion de l’alimentation, nombreux sont les Québécois qui ne perçoivent pas de grande différence entre eux et les Etatsuniens.Tout cela pour dire que le sentiment qu’ont les Québécois de leur spécificité culturelle ne passe pas par une dénégation de similitudes découlant d’up voisinage de plus de trois siècles avec les Etatsuniens, en particulier avec ceux des états limitrophes de la Nouvelle-Angleterre.Plusieurs questions de l’enquête portaient notamment sur les liens de proximité que peuvent avoir des Québécois en terre étatsunienne.Plus de 60 % des répondants ont dit avoir franchi au moins une fois les frontières américaines au cours des cinq dernières années, le plus souvent pour des vacances ou des loisirs.Mais plusieurs y ont aussi des liens plus personnels.Environ 10 % rapportent qu’un de leurs ancê(res a quitté le Québec pour émigrer aux États-Unis, près du quart disent qu’au moins un membre de leur parenté vit présentement aux États-Unis et 26 % qu’ils ont des amis américains.Parmi les raisons qui incitent les Québécois à aller aux États-Unis, la visite de parents et d’amis arrive d’ailleurs en deuxième position.Une position culturelle peu défensive Les Québécois qui entretiennent des contacts directs avec les États-unis sont proportionnellement plus nombreux parmi les plus scolarisés.Ce sont aussi les plus scolarisés des Québécois qui se montrent l,es plus critiques face à l’influence des Etats-Unis sur le développement culturel du Québec (tableau 2) et qui se disent le plus souvent en faveur de l’exclusion des produits culturels des accords de libre échange nord-américains (tableau 3).Cela dit, force est de constater que, dans l’ensemble, les Québécois se montrent assez peu craintifs à l’égard de l’influence culturelle américaine.Plus de 50 % d’entre eux pensent même que l’influence des États-Unis peut s’avérer bénéfique pour le développement culturel du Québec (colonne «total» du tableau 2).De façon plus générale, les Québécois ne semblent pas s’inquiéter outre mesure d’un éventuel effet d’uniformisation culturelle pouvant découler de la mondialisation des échanges.Environ les deux tiers des Québécois se disent en désaccord avec l’énoncé voulant que la mondialisation de l’économie est une menace à la diversité culturelle.Une majorité de Québécois n’ont pas, d’emblée, une attitude défensive face à la libéralisation des échanges.Ils auraient même plutôt tendance à croire que la spécificité culturelle du Québec peut trouver, dans le contexte actuel de mondialisation des échanges, des possibilités nouvelles de se développer.Cela n’empêche pas les Québécois de penser, à 60 %, que le Québec devrait renforcer ses rapports avec les pays francophones pour faire contrepoids à la culture des Etats-Unis.Tout en affichant une relative assurance en leur identité culturelle, la confiance des Québécois ne va pas jusqu’au point où ils puissent se passer d’alliances, en particulier au sein de la francophonie.JEAN-CLAUDE PATENAUDE Outremont auline Hanson s’est fait connaître comme députée libérale au sein du parti de l’actuel premier ministre John Howard.En septembre 1996, elle prononça un retentissant discours dans lequel elle lança sa célèbre phrase: «Je me sens étrangère dans mon propre pays.» Elle faisait allusion à l’immigration asiatique qui, selon elle, visait à court et à moyen terme à contrôler le pays.De plus, elle attaquait tous azimuts les aborigènes et les Torres Strait Islanders.Elle prétendait qu’ils bénéficiaient de conditions financières privilégiées au détriment des Blancs.Expulsée des rangs du Parti libéral, Pauline Hanson décida de créer en 1997, le One Nation Party.Parti d’extrême droite, ce dernier n’était voué qu’à recueillir un faible pourcentage des votes aux élections du Queensland.Hélas, c’était faire abstraction d’un jugement hautement controversé de la Cour suprême d’Australie.En décembre 1996, la Cour suprême, par une majorité de quatre juges contre trois, décidait d’un nouveau partage des titres de propriété de terres servant à l’élevage et à l’exploitation minière.En bref, le jugement Wik, du nom du peuple aborigène du nord du Queensland, permettait aux aborigènes de revendiquer, selon certaines conditions, une coexistence des droits de propriété sur des terres bien souvent occupées depuis des décennies par les Blancs.Plus de 70 % de la population s’indigna face à un tel jugement.Fait sans précédent, l’ancien juge en chef de la Cour suprême et l’ancien gouverneur général unirent leurs voix pour dénoncer ce jugement.Depuis l’an dernier, le premier ministre Howard tente par tous les moyens de restreindre la portée de ce jugement.Son plan en dix points, sans aller jusqu’à nier l’existence des droits ancestraux, limite considérablement les revendications des aborigènes.Son projet de loi a été rejeté par le Sénat.Pauline Hanson, qui ne fait pas dans la dentelle, n’allait pas laisser passer une telle occasion.Préconisant l’abolition complète des droits ancestraux des aborigènes, elle s’est mise à conquérir de larges segments de la population.Premiers visés par le jugement Wik, les grands fermiers et éleveurs du Queensland de même que les propriétaires miniers ont trouvé en elle une porte-parole crédible.CLAUDE GIROUX Pharmacien et chargé de cours aux programmes de toxicomanie du certificat de toxicomanie de la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, de la faculté de l’éducation permanente de l’Université de Montréal et de l’Université du Québec à Hull ans son plaidoyer aux accents de drame et d’indignation («Le mythe des drogues douces», Le Devoir, le mardi 26 mai 1998, page A 7), Émile Colas dénonçait récemment un article paru à la une de l’édition du 7 mai dernier («Le complot des bien-pensants»).Le journaliste Michel Bélair tenait dans ce texte un propos inhabituel, tranchant avec le discours homogène des médias québécois abordant la question des drogues.Novateur par son approche, le contenu de l’article offrait par contre peu de nouveautés aux spécialistes de la toxicomanie, reprenant les éléments de thèses connues.La réaction de M1 Colas apporte cependant une contribution intéressante aux débats sur la drogue, illustrant avec transparence la scientifisation d’un discours politique qui cherche dans la science la justification de son arbitraire.Il est vrai que le cannabis interfère avec le fonctionnement physiologique, L’activité cérébrale, les fonctions respiratoires ou circulatoires.Et alors?C’est une drogue.Un psychotrope.Est-ce là une raison suffisante pour criminaliser un produit?Le café agit aussi sur ces paramètres, pourquoi ne le condamne-t-on pas?Et le tabac, dont la fumée, inhalée par les voisins du fumeur, affecte les fonctions physiologiques de ces derniers?Et l’éthanol, dont on connaît les effets sur les fonctions cognitives, la reproduction, le système respiratoire, immunitaire, digestif?L’alcool possède une toxicité connue depuis des décennies.Une toxicité directe, qui en fait à certaines concentrations un poison.Une ca- Des élections qui sèment la consternation Sous-estimé, méprisé par les intellectuels et la classe politique, le One Nation Party de Pauline Hanson a déjoué tous les calculs des experts lors des élections du 13 juin dernier.En obtenant 23 % de la faveur populaire au lieu des 18 % prévus par les sondeurs et en faisant élire une dizaine de députés, le One Nation Party peut prétendre à détenir la balance du pouvoir au Queensland.Plus encore, avec un niveau de popularité exceptionnel de 11 % à travers toute l’Australie, le One Nation Party pourrait, selon toute probabilité, détenir la balance du pouvoir au Sénat lors des prochaines élections fédérales.C’est ainsi que l’Australie, pays modéré par excellence, se trouverait à la remorque d’un parti extrémiste d’extrême droite dans la conduite des affaires du pays.Belle perspective.Le Canada est-il à l’abri d’un tel phénomène?Ia réponse spontanée qui nous vient à l’esprit est un non catégorique., Mais regardons-y de plus près.À l’exemple de l’Australie, la Cour suprême du Canada doit rendre bientôt un jugement sur un sujet pour le moins controversé.La réponse de la cour au droit unilatéral du Québec à faire sécession pourrait engendrer les pires excès.Personne n’aurait pu prédire, il y a à peine un an, que Pauline Hanson bouleverserait le paysage politique de l’Australie d’une façon aussi profonde.Rien n’indique que nous ne suivrons pas le même chemin.Plusieurs experts en droit australien ont mis en doute la compétence de la Cour suprême australienne d’inventer de nouvelles règles de droit dans le jugement mentionné.D’autres se sont interrogés sur des majorités aussi faibles (quatre contre trois) lors de jugements aussi importants.Enfin, la classe politique a estimé que la Cour suprême avait voulu se substituer au pouvoir politique en prononçant ce jugement.Sommes-nous si loin de ces réflexions?Nous ne le croyons pas.Mais ce sont les après-jugements qui nous inquiètent au plus haut point.Les dérapages sont loin d’être l’apanage exclusif des pays totalitaires.Et même si le droit est bien servi par de tels jugements, que gagne-t-on à court et à moyen terme si des forces extrémistes s’imposent comme les nouveaux phares de la nation?L’exemple australien doit être pris très au sérieux puisqu’il s’agit d’une démocratie semblable à la nôtre.Or, depuis le 13 juin, leurs règles du jeu ont changé.Les nôtres changeront-elles prochainement?ractéristique que ne possèdent ni le cannabis ni le LSD.Depuis des années, plusieurs chercheurs ont démontré les liens existant entre l’usage d’alcool et la violence, l’inceste, la conduite avec facultés affaiblies, les accidents au travail, la prjse de risque dans les pratiques sexuelles, etc.A cause de la morbidité de cette drogue, doit-on interdire l’alcool, mettre au chômage son industrie et priver l’État des généreux profits associés à sa vente?La caféine, utilisée par plus de 80 % de la population, est la drogue la plus consommée de la planète.Dans son DSM-IV, l’Association psychiatrique américaine reconnaît l’intoxication au café comme pathologie distincte.De nombreux chercheurs ont démontré ou présument des liens entre la consommation de caféine et la schizophrénie, l’insomnie, l’anxiété, l’hypertension, les maladies cardiaques et certains cancers.La caféine crée de la dépendance et possède une dose mortelle voisinant les dix grammes.Devrait-on, M' Colas, exiger la saisie des machines à expresso?Le problème n’est pas de reconnaître la nature psychotrope du produit mais d’agir avec cohérence dans les législations qui entourent l’usage de ces substances.La décision d’interdire une drogue ou d’en limiter l’utilisation relève de l’État et des administrations publiques.Elle s’explique par des considérations sociales, politiques, historiques, par l’action des pouvoirs publics.Én cherchant dans la pharmacologie la justification des pratiques sociales consistant à interdire l’usage d’une drogue tout en faisant la promotion de la consommation d’une autre, on ne trouvera aucune réponse à la question de la criminalisation de l’usage de psychotropes.Pour une raison toute simple: elle ne s’y trouve pas.Ce qui n’arrête pas, je le constate, ceux qui souhaitent imposer leur vision du monde aux «déviants», amalgamant médecine et loi dans un discours qui ferait sourire Michel Foucault.Québécois Canadien français Canadien ou Canadien anglais 18 - 24 ans 76% 14% 10% 25 - 34 ans 64% 17% 19% 35 - 44 ans 60% 20% 20 % 45 - 54 ans 55% 22% 23% 55 - 64 ans 34% 35% 31 % 65 ans et plus 22% 45% 33% Total 55% 24% 21 % PERCEPTION DE L'INFLUENCE DES ETATS-UNIS SUR LE DEVELOPPEMENT CULTUREL DU QUEBEC 8-12 ans de scolarité 13-15 ans de scolarité 16 ans et plus de scolarité Total Bénéfique 55% 54% 42% 51 % Mauvaise 27% 32% 42% 33% Sans influence 7% 9% 10% 8% Ne sait pas 10% 5% 6% 8% RÉPONSES À LA QUESTION «FAUT-IL QUE LES PRODUITS SOIENT EXCLUS DE L'ALENA ?» dm 8-12 ans de scolarité 13-15 ans de scolarité 16 ans et plus de scolarité Total Plutôt d’accord 35% 37% 49% 40% Plutôt en désaccord 58% 56% 48% 54% Ne sait pas 7% 7% 3% 6% Environ les deux tiers des Québécois ne croient pas que la mondialisation de l’économie est une menace à la diversité culturelle ARCHIVES LE DEVOIR Pauline Hanson Réplique à un texte d’Émile Colas sur les drogues douces La science à l’aide de l’arbitraire La pharmacologie nous apprend que la caféine est un psychotrope, utilisé par 80 % de la population.Doit-on interdire et saisir les machines à expresso ?L ’ É Q II I P E I)IJ DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (régions), Paule des Rivières (éducation), Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Judith Lachapelle, Kathleen Lévesque (actualités politic municipales) Caroline Montpetit.Brian Myles (politique municipale), Isabelle Paré (santé), Jean lichette (justice), Clément Trudel (relations de travail), Serge Truffaut (questions urbaines) ; Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) ; Martin Duclos et Christine Durnazet'(relecteurs) ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l’information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Bailiargeon (arts visuels et théâtre), Paul Cauchon (médias), Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles), Louise Leduc (musique), Jean-Pierre LegaulL Odile Tremblay (cinéma) A l’information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Robert Dutrisac.Benoit Munger, François Normand.Claude Turcotte ; A l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l’information), Guy Iaillefer (éditorialiste), Claude Lé-vesntie A l’information politique : Pierre O’Neill, Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venue (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec) ; A l’information sportive : Yves d’Avignon ; Marie-Hélène Al ine (secrétaire à la rédaction) Julie Tremblay, Marie-Claude Petit (commis).I-a documentation : Gilles Paré (directeur) : Brigitte Arsenault.Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Carole Dallaire (avis publics et appels d'offres), Jacqueline Avril.Jean de Billy.Gyslaine Côté, Marlène Côté.Christiane Legault, Jacques A Nadeau, Guylaine Ouellet, Claire Paquet, Chantale Rainville, Micheline Ruelland (publicitaires) : Sylvie Laporte, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire) IA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Christian Goulet, Marie-Josée Hudon, Christian Men, Olivier Zuida.SERVICE ^ j ^ ^ ] 1VITI.I' Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-'Turcotte.Monique L’Heureux, lise Lachapelle.Rachelle Leclerc-Venne.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d Arc Houde (secrétaire à la direction) Céline Furoy Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Danielle Nantel (secrétaire administrative), Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).777155 7070 L E I) E V 0 111.I, E M E R C R EDI I 5 .1 l! I I.I.E T I !l !» 8 A 8 11-?LE DEVOIR ?- ACTUALITES Trésors américains \M ERICA'S TRI-ASURIS I RAYSTUBBLEBINE REUTERS HILLARY CLINTON effectue une tournée de sites américains dans le but de sensibiliser ses compatriotes à la nécessité de préserver tout ce qui témoigne de l’histoire américaine.On la voit ici dans la ville de West Orange, dans le New Jersey, où se trouve «l’atelier d’invention» de Thomas Edison.Elle tient dans sa main gauche un des premiers rouleaux de cire qui ont servi à l’enregistrement de la voix.Galganov is back (Le Devoir) — Le controversé militant en faveur des droits des Anglo-Québécois Howard Galganov sera de retour au micro de la station de radio C1QC au début d’août, après une éclipse de trois mois due à une mésentente avec la direction.M.Galganov, embauché en septembre 1997 par CIQC pour animer une émission du matin, avait quitté ses fonctions en mai, estimant que la station le muselait et n’accordait pas assez d’attention à ses activités politiques -J-personnelles.Au printemps, M.Galganov a notamment soutenu de manière active la campagne de William Johnson à la présidence d’Alliance Québec.RECTIFICATIF Le CRTC tiendra des audiences sur le contenu télévisuel Ottawa (PC) — Une erreur de traduction nous faisait écrire lundi que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) tiendrait des audiences cet automne pour entendre des commentaires sur ce que devrait être son mandat dans l’avenir.Or lesdites audiences porteront uniquement sur la réglementation en matière de contenu télévisuel canadien.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9” étage, Montréal (Québec), H3A3M9 53 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique redaction ©ledevoir .com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le sie#e social est situé au 2050.rue de Bleury.O' étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I-aSalIe.7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans I.e Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du (iroupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n ’ 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.ARCHES Un pari SUITE DE LA PAGE 1 (un portique chinois comprend toujours deux arches) s’élèvera à 617 000 $, tirés à même les goussets de la Ville de Montréal.Une rondelette somme que certains membres de la communauté chinoise auraient préféré investir dans des projets plus porteurs d’avenir.«Je ne suis pas tout à fait contre le projet d'un portique, nuance Christian Samfat, directeur du Centre d’intégration chinois-Amitié chinoise de Montréal, mais je ne veux pas avoir à en subir les représailles plus tard.Au moment où les hôpitaux ferment et où il y a des coupures partout, nous serions mal vus de nous faire construire un portique.D’autant plus que nous en avons déjà un! Au moins, si c’était pour un centre culturel, on pourrait dire que c’est pour les générations futures.» Une position qui trouve écho autant du côté du Centre uni, un regroupement de 52 associations gérant 104 unités de logement social et organisatrice de la plupart des activités sociales et culturelles qui se déroulent dans le quartier, que du Service à la famille chinoise.En fait, la construction de ce symbole tout de béton et de tuiles d’argile s’inscrit dans la foulée du plan de développement du Quartier chinois, rendu public dans sa version finale le 28 mars dernier après avoir été retenu un an, faute de moyens financiers à la Ville pour le réaliser.Résultat de la concertation avec une dizaine d’organismes de la communauté, le rapport suggère des moyens à prendre pour redorer le blason d’un Quartier chinois qui ne cesse de ternir depuis la fin des années 70.Grugé à l’ouest par le complexe Guy Favreau et au sud par l’autoroute Ville-Marie, et limité au nord par René-Lévesque, le Quartier chinois a vu ses lieux résidentiels s’écrouler et son activité sociale se tarir.Les résidants ont quitté pour l’ouest de 111e et Brassard.Faible indice s’il en est un, entre 1988 et 1996 le nombre d’emplois a chuté de 1601 à 1045, bien que le nombre de commerces soit passé de 138 à 142.Aussi, Montréal donne le coup d’envoi cette année en prévoyant au plan triennal d’immobilisation 617 000 $ pour 1998, autant pour les années 1999 et 2000 réunies, et 1,4 million pour une date ultérieure.Des montants sujets à changement, mais qui indiquent tout de même l’ordre de grandeur des actions à venir et confirment par la bande que le portique sera le fer de lance de cet effort de revitalisation.Si l’entièreté de la somme de 1998 sera consacrée au portique et son éclairage (il faut entre autres faire avancer le trottoir de 60 centimètres dans la rue de chaque côté pour laisser la voie libre aux piétons), c’est que la Chambre de commerce chinoise de Montréal a considéré le projet comme une priorité, malgré que cet élément ne soit mentionné qu’à la toute fin du plan de développement, alors que les 48 premières pages traitent de la relance de l’activité économique, de la propreté des espaces publics, ainsi que de développement résidentiel, social et culturel.Sont donc reportées à plus tard la réfection de l’allée piétonnière rue de la Gauchetière (100 000 $), et aux calendes grecques l’ouverture d’un centre culturel (entre deux et trois millions de dollars), qui regrouperait sous un même toit une bibliothèque, des salles d’exposition, des installations récréo-sportives ainsi qu’un centre de jour.Un projet qui dort depuis quelques années alors que l’édifice qui l’abriterait, loué par Montréal pour la somme symbolique de 1 $ par année, n’attend que d’être rénové.Dinu Bumbaru, président d’Héritage Montréal, soutient qu’il aurait mieux valu dépenser le demi-million de dollars dégagé par Montréal pour le Quartier chinois sur un projet comme celui du centre culturel.«C’est purement théorique! Un quartier ne se revitalise pas en mettant des portes tout autour», tonne-t-il, ne se gênant pas pour accuser au passage le maire Bourque d’opportunisme électoral, un portique faisant meilleure figure dans un bilan que le soutien à l’activité communautaire.«Il s'agit plutôt d’implanter des organismes communautaires pour pennettre à une communauté qui n'habite pas là de développer une appartenance aux lieux.Plutôt que de se concentrer sur des éléments vains et de balkaniser la main, on a plus intérêt à se concentrer sur le cœur du quartier.» Balayant toute considération d’urbanisme, de développement communautaire ou de promotion sociale et culturelle, la Chambre de commerce chinoise fait donc le pari que les Montréalais feront un petit détour pour voir les arches et qu’ils resteront dans le Quartier chinois le temps d’un repas ou d’une emplette.Le dépérissement du quartier est un problème intrinsèquement commercial qu’il revient aux commerçants seuls de solutionner.«Nous croyons que le portique attirera plus de gens au Quartier chinois et contribuera à sa relance, a justifié Bill Wong, vice-président de la Chambre de commerce.De plus, c’est un symbole: la Ville de Montréal reconnaît enfin l'existence du Quartier chinois et sa contribution économique au développement de Montréal.» CHEVRETTE Un successeur au mois d’août SUITE DE LA PAGE 1 orme électorale et parlementaire, Guy Chevrette avait laissé planer la menace, au début du mois de février dernier, de son départ de la vie publique, reprochant à certains de ses collègues d’avoir voulu lui en «passer une p’tite vite».Le super-ministre péquiste se disait alors irrité par des décisions administratives de ministères, dont il n’avait pas la responsabilité, qui défavorisaient sa circonscription électorale de Joliette.Il avait finalement décidé, au terme d’une période de réflexion de deux semaines en Floride, de poursuivre sa carrière politique.Quelques semaines auparavant, en décembre 1996, il avait cette fois envisagé la possibilité d’abandonner la scène politique provinciale et de se présenter comme candidat à la présidence du Bloc québécois.L’opposition catégorique à ce projet des militants péquistes de son comté l’avait convaincu de renoncer.Au gouvernement, on ne croit pas que la décision d’hier soit le signe d’un nouveau malaise.Parlant de son collègue, le vice-premier ministre péquiste, Bernard Landry, qui se trouvait à Montréal hier pour le lancement d’une entreprise de technologie de pointe, a déclaré: «C'est un vieux routier de notre parti et il a l'estime de tout le monde.Il y a eu de la houle il y a quelques mois, mais je pense que la mer est calme maintenant.» Le successeur de Guy Chevrette à la direction de la campagne électorale péquiste devrait être choisi au mois d’août.«C’est une perte de voir partir Chevrette, a expliqué Bernard Landry, mais comme tout est en place, déjà, son successeur n'aura qu’à continuer.» Bien qu’il se soit souvent dit surchargé de travail, Guy Chevrette avait jusqu’à présent été réfractaire à l’idée d’abandonner des responsabilités.En février dernier, des observateurs de la scène politique québécoise disaient, de celui qui est député de Joliette depuis 22 ans, qu’il tenait par-dessus tout au ministère du Développement régional, à la responsabilité de la Réforme électorale et, justement, au mandat d’organisateur électoral en chef.f CHRETIEN Encadrer toute nouvelle dépense fédérale SUITE DE LA PAGE 1 élaborer un mécanisme de coordination des politiques sociales et de règlement des différends entre les deux niveaux de gouvernement II est toutefois devenu très clair que l’enjeu principal était le pouvoir constitutionnel d’Ottawa de dépenser dans les compétences exclusives des provinces.Echaudées par les compressions financières du fédéral, les provinces refusent de voir naître, à l’initiative d’Ottawa, de nouveaux programmes dont elles craignent, plus tard, devoir assurer la survie.Elles veulent, par conséquent, se prémunir contre la tentation d’Ottawa d’utiliser ses surplus budgétaires pour empiéter de façon unilatérale dans leurs champs de compétence.Elles cherchent une façon d’y parvenir depuis maintenant deux ans.Leurs travaux se sont intensifiés depuis la conférence annuelle des premiers ministres provinciaux, tenue au Nouveau-Brunswick en août dernier, et à la suite de la création du programme fédéral de bourses du millénaire.Cette réflexion des provinces a donné naissance à la proposition soumise en juin au fédéral, dans le cadre des négociations fédérales-provinciales.Ottawa n’a pas encore répliqué, et la ministre de la Justice, Anne McLellan, n’a pu indiquer hier quand elle pensait pouvoir offrir une réponse formelle.Pour les provinces, le temps presse car les premiers ministres provinciaux doi- vent se rencontrer pour leur réunion annuelle à Saskatoon, au début du mois d’août.Québec, qui participe aux réunions ministérielles, n’envoie toutefois que des observateurs aux réunions de fonctionnaires, qu’il s’agisse du groupe de travail des provinces ou encore de celui responsable des négociations fédérales-provinciales.Malgré tout, la proposition soumise en juin n’a pas déplu.Elle se rapproche des demandes historiques du Québec en faveur d’un droit de retrait avec compensation financière, a indiqué à maintes reprises le ministre québécois des Affaires intergouvemementales canadiennes, Jacques Brassard.La proposition des provinces parle d’encadrer toute nouvelle dépense fédérale, tant fiscale qu’en espèces, dans les programmes futurs ou existants touchant des domaines de compétence provinciale.Les provinces exigent que les priorités, les objectifs et les principes des programmes soient établis conjointement, que les priorités de chaque province soient respectées, que les rôles et responsabilités de chaque niveau de gouvernement soient clairement établis et que les chevauchements et les dédoublements soient évités.Tout accord devrait inclure des mécanismes pour assurer un financement stable et adéquat.Pour aller de l’avant, Ottawa devrait avoir l’appui de la majorité des provinces et offrir une compensation finan- cière complète à celles qui refuseraient d’y participer.Ces dernières devraient toutefois avoir un programme ou une mesure qui s’attaque aux mêmes «priorités».Il n’est toutefois pas question de respect de normes nationales.M.Chrétien a évité de commenter certains aspects de la proposition provinciale, répétant que les négociations se poursuivaient.Prudent, il a préféré rappeler l’engagement pris par son gouvernement dans le discours du Trône de février 1996.Il s’était alors engagé à ne pas utiliser son pouvoir de dépenser «pour créer de nouveaux programmes à frais partagés dans des domaines de compétence provinciale exclusive sans le consentement de la majorité des provinces».11 ajoutait que les provinces qui se dissocieraient du nouveau programme pour en adopter un «équivalent ou comparable» seraient indemnisées.Cet engagement va toutefois moins loin que la proposition provinciale car il n’a qu’un poids moral et ne touche que les «nouveaux» programmes «à frais partagés».Les provinces veulent un droit de regard sur toute nouvelle dépense fédérale, fiscale ou en espèces, effectuée dans des domaines de compétence provinciale exclusive et ce, qu’il s’agisse d’un programme nouveau ou existant, financé exclusivement par Ottawa ou pas.Ce que Jean Chrétien leur dit, c’est qu’elles devront payer un prix s’il consent à leur céder ce contrôle.MANITOU L’éclosion de toutes les drôleries SUITE DE LA PAGE 1 animal à deux têtes qu’est le Festival Juste pour rire, avec d’un côté son volet francophone, de l’autre, l’anglophone.«Non, ce n’est pas un animal à deux têtes, disons plutôt que c’est une immense pieuvre aux mille tentacules qui s'est insérée un peu partout pour conquérir différents publics», explique-t-il de son bureau du boulevard Saint-I.aurent, «cool» — tel qu’il le dit lui-même — mais peut-être les traits déjà un peu tirés, à quelques heures du déclenchement du fou rire collectif.Transformé en capitaine des pompiers pour la durée du festival, Andy Nulman laisse son gros paquebot suivre son cours et éteint les feux, sursautant encore à chaque fois que sonne son petit cellulaire, l’annonciateur de mauvaises nouvelles.«Après quinze ans ici, je peux dire que j’ai à peu près tout vécu en ce qui a trait aux drames possibles.» Quoi, par exemple?Un artiste arrêté aux douanes pour trafic de drogues quelques heures à peine avant son entrée en scène, des vedettes subitement très malades, le retard d’un avion, un caprice de star, et.Le téléphone sonne: «Hello?Yeah! Oh no!.No! No! No!.Sà[blip!]/ Well.Do what you can!.Yeah yeah.Do what you think is best.Bye!» Vous voyez?Cette année, porteuse de son lot de mauvaises nouvelles — le président fondateur du Groupe Ro-zon, Gilbert Rozon, fait face à des accusations d’agression sexuelle, de séquestration et de voies de fait simples et s’est retiré de la direction de son entreprise, cédant sa place à l’ex-premier ministre Pierre Marc Johnson —, a forcé l’équipe à redresser son échine.Convaincu que la population a véritablement fait la distinction entre ce qu’on a appelé «l’affaire Rozon» et puis le Festival Juste pour rire, Andy Nulman s’incline devant ce public qu’il dit être l’âme du festival.«Franchement, c’était un peu rough toute cette affaire, et on s'est demandé comment les gens allaient réagir.Mais quand je vois nos relevés de billetterie qui montrent que nous sommes en avance partout par rapport à l’an dernier à pareille date, je trouve ça incroyable!» Quant à la direction du festival elle-même, Andy Nulman philosophe: «Avec le recul, je crois qu’on va se rendre compte que c'était nécessaire de passer par un enfer comme celui-là pour mieux redémarrer.» Forcé de faire un ménage entrepeneurial et de réorienter ses réflexions, la bande Juste pour rire s’est servi de ce sombre épisode pour replonger.«Après le nettoyage qui a été fait ici cette année, je crois que c’est un peu un deuxième début pour nous.Nous voulons voir ce qui est possible comme rayonnement international à partir du cœur de l'affaire, le festival.» Des alliances stratégiques et des partenariats grandioses devraient d’ailleurs être annoncés en cours de festival pour illustrer ce second souffle.A jamais le «cœur» de tous les projets, le Festival Juste pour rire s’évertue à devenir le lieu propice à l’éclosion de toutes les drôleries.Andy Nulman est un peu harassé par l’étiquette de mouton noir que porte encore l’humour dans le bassin des arts dits sérieux.«Je ne suis pas gêné d’avoir du stand-up, de l’humour un peu plus underground, mais de la même façon, je ne suis pas gêné de m’adresser aux intellectuels, ou aux pseudo-intellectuels.Le problème au Québec, c’est que l’humour n’a jamais obtenu le respect que l’on donne aux autres formes de métiers artistiques.Moi, je dis que l’humour est tout-puissant puisqu'on peut l’intégrer au cinéma, au théâtre, à la danse, la poésie! Notre job à nous, c’est de montrer la toute-puissance de l’humour pour qu'il gagne le respect qu’il mérite.» Le hockey plutôt que le théâtre Andy Nulman l’avoue d’emblée: pour se détendre, il ne choisit pas une soirée au théâtre ou une bonne comédie, s’éloignant plutôt de ce qui meuble son quotidien pour aller courir une rondelle de hockey — exercice de détente par excellence — dans les ligues dont il exhibe fièrement dans son bureau les trophées.«J'aime bien l’humour très axé sur la pensée et les idées, un type qui n'existe pas beaucoup ces jours-ci.Tu es là, et beaucoup plus impressionné par ce qui est dit, qu 'écroulé de rire sur ton siège», explique-t-il, confiant son affection pour Yvon Deschamps.Que ne sait-on pas sur ce drôle de luron?Juif anglophone de Snowdon ayant chauffé les bancs de l’université McGill, et qui, diplôme d’administration en poche, goûte à la vibrante Toronto pour mieux revenir à Montréal.Un certain Gilbert Rozon cherche un candidat bilingue connaissant la métropole comme le fond de sa poche et ayant déjà flirté avec la télévision et l’humour?Ce fut Andy Nulman et, depuis, il est lié à cette entreprise.Jeune adolescent, l’humour lui donnait déjà sans doute la cote auprès des copains.«Rien de très, très méchant, dit-il, mais j’aimais bien rigoler.» Au secondaire, quelle ne fut donc pas la surprise du directeur et de son professeur lorsque, quelques minutes avant l’heure du lunch et peu de temps avant la fin d’un cours, un livreur de pizza frappa à la porte du local 208 de l’école.«Une pizza, pour.Andy Nulman.» «La direction a capoté avec ça, mais c'était brillant, efficace, je voulais simplement sauver du temps!» Plus tard, à l’université, il apporte un téléphone en classe et fait démarrer un enregistrement d’une sonnerie téléphonique, bien dissimulé au fond de sa poche.«Dring! Dring! Hello!» Et sous les yeux consternés du prof et de la classe: «Sir, it’s for you.» Sacré «ado du bureau» lors d’un party de Noël il y a quelque temps, et puis ensuite «pire garnement de l’année» pour avoir notamment démoli deux étagères avec un bâton de baseball lors d’un moment de tension particulièrement élevée — «C'était une journée un peu difficile, mais ça m’a fait du bien!» — , il se répète continuellement quelques leitmotive qui l’aident à surmonter les écueils quotidiens.«One day, we’ll look at that and laugh!», évoque-t-il ainsi à quelques reprises en cours d’entrevue, un brin philosophe.Malgré son bureau empli de trucs hétéroclites appelant un sourire — un gigantesque crayon à mine, la bouille de Jerry Seinfeld, une fausse grenade, le moule d’un cerveau, un récamier à la Ding et Dong —, malgré un sourire coquin et une entrevue parsemée de blagues, malgré le rire de la réceptionniste dans le hall de l’édifice Juste pour rire, Nulman souhaiterait que sa gang allie encore davantage humour et travail.Tout au bas de sa liste de résolutions pour 1998, il a d’ailleurs inscrit: «Ixiugh more.»
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