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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-07-29, Collections de BAnQ.

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progressé depuis vingt ans.Mais cela n’exclut pas qu’aux quatre coins de la planète, l’homophobie continue souvent de faire la loi.Petit voyage en Homophobistan.Dans le monde arabe et sur le continent africain, l’homosexualité est aujourd’hui encore presque partout considérée comme un acte criminel.Même chose dans plusieurs pays d’Amérique latine, où les défenseurs des droits homosexuels ont néanmoins remporté, ici et là, certaines victoires législatives sur le machisme ambiant.Il suffit de feuilleter le rapport publié l’année dernière par la section britannique d’Amnistie internationale, intitulé Breaking the Silence, pour comprendre que, si la situation a chez nous l’air de s’améliorer, l’intolérance continue d’être la norme à l’échelle de la planète.C’est le fait, au Nicaragua, que la sodomie entre adultes consentants constitue un acte criminel au même titre que le viol.Ce sont les exécutions extrajudiciaires au Brésil, la discrimination en Grèce, les persécutions en Turquie.Même là où les lois sont finalement modifiées pour interdire la discrimination, l’intolérance sociale est telle qu’elle annule le plus souvent le moindre petit acquis obtenu sur le terrain législatif.Le Zimbabwe est un cas grave.L’homophobie y est presque institu-q u v tionnalisée depuis que son prési-Ta i lie fer dent, Robert Mugabe, en d’autres temps perçu comme un grand pro-?* gressiste pour avoir libéré la Rhodé-sie du gouvernement minoritaire blanc d’Ian Smith, a déclaré il y a trois ans que les gais et les lesbiennes «sont pires que des porcs et des chiens».Sa haine des homosexuels ne s’est jamais démentie.En mai dernier, en voyage à l’étranger, il affirmait: «Au Zimbabwe, toutes les libertés qui existent ailleurs sont permises, sauf pour les gais.» 11 a expressément demandé aux médias de «couvrir négativement» les questions homosexuelles.Avec le résultat que la presse et la société en général sont devenues gravement homophobes dans un pays qui affichait auparavant plus de tolérance, soit par ignorance, soit par indifférence, face à tout ce qui n’est pas straight.Plus récemment, et parce que c’est une façon facile de détourner l’attention du lamentable échec de la «révolution» zim-babwéenne, il a décidé que son homophobie lui servirait aussi d’arme politique: il a fait engager un procès pour sodomie et «agression indécente» contre un ancien homme politique que M.Mugabe soupçonne de vouloir lui succéder.Cela dit, les homosexuels font aussi d’utiles boucs émissaires en Occident Aux Etats-Unis — du Maine à la Caroline du Sud en passant par Washington —, la droite conservatrice et religieuse ne se comporte pas si différemment du chroniquement homophobe Robert Mugabe.Au Maine en février dernier, au terme d’une campagne généreusement financée par la Christian Coalition, les électeurs de l’État renversaient par référendum une nouvelle loi qui interdisait la discrimination sexuelle dans des domaines aussi ordinaires et fondamentaux que l’emploi, le logement l’accès au crédit et aux lieux publics.En Caroline du Sud, depuis plus de deux ans, les leaders religieux, gouvernementaux et scolaires, se considérant comme «le dernier bastion de la décence morale aux Etats-Unis», ont érigé des murs contre une «culture» qu’ils perçoivent comme une menace à la famille traditionnelle.C’est ainsi que le maire de la ville balnéaire de Myrtle Beach faisait récemment front commun avec des gens d’affaires et des leaders religieux pour bloquer la tenue d’un défilé homosexuel.C’est ainsi que le Conseil municipal de Greenville adoptait en mai 1996 une résolution déclarant l’homosexualité «incompatible avec les valeurs de notre communauté».Pour les gais de la région, que cette intolérance a simplement rendus plus combatifs, leur victimisation tient à la tradition haineuse du Sud américain.«On tapait sur les Noirs, on tape maintenant sur les gais», dit un leader homosexuel.Le racisme a cédé sa place à l’homophobie.A l’échelle nationale, par les temps qui courent, la droite américaine dépoussière sa rhétorique anti-gaie pour tenter de faire le plein d’électeurs conservateurs à l’approche des élections législatives de l’automne au Congrès américain.Ont été publiés par une quinzaine d’organisations religieuses dans de grands journaux nationaux des encarts présentant l’homosexualité comme.une maladie! Leur a emboîté le pas le leader de la majorité républicaine au Sénat, Trent Lott, qui a comparé les homosexuels à «des alcooliques et des cleptomanes».L’homosexualité comme pathologie?On croyait le débat clos.En tentant de le ressusciter, écrivait cette semaine Andrew Sullivan, un patron de Die New Republic, la droite américaine montre sa déroute face à l’inexorable avancée des droits civiques des homosexuels.Vrai que de plus en plus d’Américains approuvent cette avancée, disait un récent rapport de la National Gay and Lesbian Task Force.Mais on aurait tort, ajoutait l’organisation, de sous-estimer le potentiel d’intolérance d’une Amérique rurale dont la Caroline du Sud est un microcosme.Ottawa bat en retraite Après trois ans d’hésitation, Paul Martin abandonne son projet de réforme de la Sécurité de la vieillesse MANON C0RNELL1ER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Après trois ans d’hésitation, le gouvernement fédéral a battu en retraite devant les critiques et abandonné son projet de réforme de la Sécurité de la vieillesse.Le ministre des Finances, Paul Martin, a soutenu hier matin que l’assainissement des finances publiques, l’administration rigoureuse du gouvernement et les perspectives économiques positives permettaient à Ottawa d’oublier cettç réforme annoncée une première fois en 1995.«A la lumière des ajustements structurels apportés au système public de pensions [RPC-RRQj, du revirement favorable des perspectives économiques du pays, et en raison de notre engagement envers une saine gestion financière, le gouvernement annonce que la proposition de prestation ata aînés ne sera pas mise de l’avant.Le système actuel de Sécurité de vieillesse et de Supplément de revenu garanti sera mainte- nu en entier», a-t-il déclaré, à la grande joie d’une vaste coalition d’organisations opposées au projet.Paul Martin reste quand même convaincu que les réformes des deux programmes «représentaient les meilleurs choix qui s’offraient» à lui à l’époque, à cause d’un déficit imposant et d’un ratio de la dette au PIB en hausse constante.«Ceci dit, tout choix reposant sur le retrait de VOIR PAGE A 8: RETRAITE ÉCONOMIE Bell Canada est en eau trouble, page B 1 Planet Hollywood JACQUES NADEAU LE DEVOIR DES OUVRIERS déroulaient le tapis rouge, hier après-midi, rue McGill College, en prévision du passage en soirée de Bruce Willis, Sylvester Stallone et Cindy Crawford, actionnaires de Planet Hollywood venus dans la Belle Province inaugurer le nouveau-né de la chaîne de restaurants.A l’intérieur de la Place Montréal Trust, une employée de la boutique de souvenirs excitait la convoitise des fans en arborant un exemplaire des onéreux gaminets vendus sur place.Lewinsky obtient l’immunité en échange de ses aveux Cannabis à la carte ^ «L’ange aveugle» garde les pieds sur terre CULTURE Le palmarès mondial des critiques de jazz, page B 8 BRIGITTE DUSSEAl! AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le procureur indépendant Kenneth Starr a obtenu hier la coopération de Monica Ix>-winsky, après six mois d’une enquête exhaustive, lui offrant une immunité totale en échange de son témoignage dans le scandale sexuel impliquant le président des États-Unis.Plato Cacheris, l’un des avocats de la jeune femme, a annoncé dans une brève conférence de presse qu’«ew échange de son témoignage complet et honnête», elle recevrait «une immunité totale dans cette affaire».Il s’est refusé à tout autre commentaire, mais les experts ont souligné que l’immunité accordée à l’ancienne stagiaire de la Maison-Blanche par Kenneth Starr, dont elle est un témoin capital, était la plus large qui puisse être obtenue.Cette immunité ouvre la voie au témoignage de la jeune femme devant la chambre fédérale de mise en accusation qui, en six mois, a entendu quelque 70 témoins dans l’enquête dirigée par M.Starr.Mlle Lewinsky, 25 ans, qui aurait eu une liaison avec M.Clinton entre 1995 et 1997, n’a fait aucune déclaration et n’a pas assisté à la conférence de presse de ses avocats.Le porte-parole de la Maison-Blanche Michael McCurry a indiqué, lors de son point de presse quotidien, que le président était «content que les affaires débloquent pour elle».Mais cet Monica accord d’immunité resserre encore Lewinsky l’étau autour de M.Clinton.Le président fait l’objet d’une citation à comparaître cette semaine devant la chambre de mise en accusation, une première pour un président américain en exercice.Son avocat privé, David Kendall, cherche à en négocier les modalités avec M.Starr pour éviter notamment à M.Clinton l’humiliation d’avoir à se rendre au tribunal.Une Cour d’appel a en outre estimé lundi que son plus proche confident, Bruce Lindsey, avocat à la Maison-Blanche, devrait répondre à toutes les questions de la chambre de mise en accusation, sans pouvoir invoquer la confidentialité des relations client-avocat, comme le ferait un avocat privé.M.Starr enquête sur de possibles parjures, obstruction de justice et subornation de témoins par le président Clinton.Interrogé en janvier sous serment, dans l’affaire Paula Jones, cette ancienne employée de l’État d’Arkansas qui l’accusait de harcèlement sexuel, il aurait menti à la justice pour cacher sa liaison avec Monica Lewinsky et lui aurait VOIR PAGE A 8: LEWINSKY Le modèle Amsterdam, avec ses coffee-shops qui vendent allègrement la marijuana à la carte, épate les uns, inquiète les autres.Légalisé, le «pot» en Hollande?Même pas, mais toléré par une législation qui interdit son importation, mais autorise la vente au détail.C’est compliqué, mais chacun a l’air d’y trouver son compte.ODILE TREMBLAY ^ LE DEVOIR ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le succès du ténor Andrea Bocelli est tel que nul ne peut prétendre avoir été de ce monde depuis l’été dernier sans l’avoir entendu chanter au moins quelquefois, à la radio bien sûr, mais aussi à l’épicerie du coin ou au carrefour en attendant le feu vert.Son interprétation de Time to Say Goodbye, avec la soprano britannique Sarah Brightman, fait tellement partie du paysage sonore quotidien que l’on se surprend à fredonner sans le vouloir la chanson alors même que l’on se croyait à l’abri du genre romantico-po-pulaire italien.Pas étonnant que les spectacles qu’il présentera au Centre Molson ce soir et Andrea Bocelli vendredi soir, à l’occasion de sa première tournée nord-américaine, seront pratiquement à guichets fermés, les rares places encore invendues hier étant les plus chères.Accompagné de l’Orchestre symphonique de Pittsburgh, il interprétera les chansons qui VOIR PAGE A 8: BOCELLI MONTRÉAL Le CHUM choisit de décentraliser ses cuisines, page A 3 La classique pipe à eau sur laquelle tire consciencieusement un barbu emboucané trône sur une table.Ça sent le hash à plein nez.Quelques rastas chevelus investissent un coin de la salle pendant que deux ou trois habitués hollandais, l’œil alangui, le sourire vague, regardent les nouveaux arrivants se pointer.Des touristes allemands, un peu nerveux, foncent vers le propriétaire en réclamant illico de voir le menu cannabis.Pas nécessaire.Dans les coffee-shops d’Amsterdam, on vous demande d’entrée de jeu: «C’est pour fumer ou pour un café?» Répondez oui à la première proposition et le patron ou le serveur vous apportera la carte arborant les diverses substances of- fertes: hash afghan, mari marocaine, Sensi-milla, champignons magiques, etc.; ingrédients conservés dans un tiroir sous le comptoir dans des petits sacs bien cordés, proprets comme tout.Vous pouvez acheter cinq grammes de l’un ou l’autre produit, en fumer sur place ou dans la rue.Personne ne vous importunera: ni les policiers qui font la ronde dans le Red Light District ni la vieille Amsterdamoise avec son petit cabot en laisse, qui en a vu bien d’autres et ne vous regarde même pas.Libre à vous d’aller fumer votre joint sur le bord d’un canal ou dans le Vondelpark, comme des milliers de visiteurs et d’autochtones.11 y a même un musée du hash au centre-ville.Les gens viennent de partout VOIR PAGE A 8: CANNABIS ItaUucl %mMqI 778313000665 I.H I) K V U I It .I.K M K It (' It K I) I 2 Il .1 II 1 I.I.K T I II II S A 2 ?LES ACTUALITES?Accident mortel impliquant une motomarine Le coroner blâme l’inexpérience de la conductrice Le 12 juillet 1997 s’éteignaient Marilou Gélinas, huit ans, et son petit frère Guillaume, quatre ans, après que le canot pneumatique dans lequel ils prenaient place avec leur grand-père eut été happé par une motomarine.L’enquête du coroner aura permis de découvrir qu’il n’y a que l’inexpérience d’une jeune conductrice à blâmer pour cette tragédie.Une inexpérience que le gouvernement fédéral avait déjà décidé d’enrayer en interdisant la conduite de ce type de véhicule aux personnes de moins de 16 ans et à celles ne possédant pas le permis adapté qui sera obligatoire dès 1999.HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Seule l’inexpérience d’une jeune conductrice est à blâmer dans le terrible accident nautique de l’été dernier, qui a coûté la vie à deux bambins quand une motomarine a heurté de plein fouet le canot pneumatique dans lequel ils prenaient place avec leur grand-père.C’est du moins la conclusion à laquelle arrive le coroner André-Hector Dandavino dans son rapport d’investigation rendu public hier sur la mort de Marilou Gélinas, huit ans, et Guillaume Gélinas, quatre ans, décédés de polytrauma-tisme.La collision fatale était survenue le 12 juillet 1997, un peu avant midi, sur le bassin Chambly.«C’est le manque de formation de l’utilisateur [de motomarine] et le manque d'information chez les gens qui font du nautisme en général qui sont en cause dans cet accident», a commenté le coroner.L’enquête n’a en effet révélé aucune défaillance mécanique sur la motomarine accidentée, et bien que la vitesse de l’embarcation au moment de la collision n’ait pas pu être déterminée avec précision, elle ne pouvait pas dépasser 60 km/h.C’est plutôt la conductrice de la motomarine responsable de l’accident mortel qui n’aurait vu qu’à la dernière minute le canot pneumatique dans lequel se trouvaient le grand-père et ses deux petits-enfants et qui aurait figé devant l’imminence de la collision.La motomarine avait été louée par l’ami de la conductrice, à qui l’entrepreneur avait bien expliqué le fonctionnement de l’appareil et défini la géographie du plan d’eau.Mais cet ami a par la suite laissé la jeune femme de 20 ans prendre le guidon, dérogeant ainsi aux règlements du lo- cateur, un «entrepreneur sérieux», selon les mots de M.Dandavino, qui exigeait que tout conducteur ait 21 ans ou plus et possède un permis de conduire, ce que n’avait pas la jeune femme.Bien qu’elle ne se soit pas soumise aux consignes du locateur, il n’existe aucun article dans la loi l’empêchant de conduire une motomarine.«N’importe qui, de n’importe quel âge, peut conduire une embarcation», a déploré le coroner, ajoutant que l’instruction constitue «le chaînon manquant du nautisme» au Canada.Aussi, il a salué la décision du gouvernement fédéral, qui a compétence sur les cours d’eau, d’exiger à partir de 1999 un permis, et donc un cours de formation adapté, de tous les plaisanciers.Les motomarinistes auront trois ans pour obtenir ce permis, et les autres plaisanciers de 55 ans et moins bénéficieront de 10 ans ou moins, selon le groupe d’âge auquel ils appartiennent.Les conducteurs devront également avoir 16 ans ou plus.Le coroner recommande que des cours de formation soient obligatoires dans le cas de location de motomarines, et que les locateurs certifiés soient autorisés à donner cette formation minimale.M.Dandavino insiste cependant sur le fait que la conduite du grand-père n’était pas non plus des plus sécuritaires: il s’était assis sur le banc central de son canot pneumatique, alors qu’il devait le diriger par le moteur situé complètement à l’arrière, et regardait vers l’arrière.«Il ne faut pas oublier aussi que l’embarcation [de la famille] n’avait que six pouces de haut et était grise, une couleur de camouflage, rappelle M.Dandavino.L’accident est aussi le résultat de cet état de non-visibilité.» Des gens à qui on a montré une simulation vidéo de l’accident ne remarquaient le canot pneumatique que trois à quatre secondes avant la collision, mentionne le rapport, et ce, même si le canot utilisé était deux fois plus long que celui impliqué dans l’accident.Au nombre de ses recommandations, le coroner invite donc les fabricants à produire des embarcations de couleurs voyantes et les marchands à convaincre les propriétaires d’apposer un fanion jaune sur leur embarcation de manière à se rendre bien visibles sur l’eau.Il demande également à ce qu’un indicateur de vitesse soit obligatoirement installé sur toutes les motomarines, d’autant plus que la relation entre la position de la manette des gaz et la vitesse à laquelle file la motomarine n’est pas toujours linéaire.À la position 3/4, la motomarine impliquée dans la collision filait à 55 km/h, alors que sa vitesse maximale était de 60 km/h, et qu’à la position 1/4, la vitesse était de 44,5 km/h.Le Canada compte 60 000 motomarines et 19 décès sont attribuables à ce type d’embarcation depuis 1994, dont 11 au Québec.La survie de l’établissement L’hôpital Montfort se voit forcé de s’adresser aux tribunaux HUGUETTE YOUNG Ottawa — Devant «l’intransigeance» de la commission de restructuration des soins de santé en Ontario, qui refuse de donner suite à ses revendications, la direction de l’hôpital Montfort a décidé de s’en remettre aux tribunaux.Flanquée de Gisèle Lalonde, qui reprend le flambeau de S.O.S Montfort, la présidente du conseil d’administration de l’hôpital, Michelle Courville-Nicol, a annoncé hier que cette décision était «incontournable».«Nous aurions souhaité l'éviter, a-t-elle expliqué au cours d’une conférence de presse.Mais la commission de restructuration, parson refus obstiné et aveugle d’entendre les voix de tant de milliers de Franco-Ontariennes, de Franco-Ontariens, de Canadiens et de Canadiennes, parson désir de sauver la face avec des décisions illogiques, par son insouciance face aux droits qu'a la minorité de conserver une institution vitale à son développement, et par son intransigeance à conclure un règlement négocié, la commission nous a poussés à bout.Nous n’avions plus le choix.» En février 1997, cette commission provinciale avait d’abord proposé la fermeture de Montfort, le seul hôpital universitaire francophone à l’ouest du Québec.Devant les protestations de la part de la communauté francophone, elle avait dû reculer.Comme solution de rechange, la com- mission avait proposé de maintenir des services réduits à la population, «une solution absurde», a répété hier Mme Courville-Nicol.Après 10 mois de négociations intenses, Mme Courville-Nicol a perdu tout espoir que l’affaire se règle à l’amiable, à moins que le premier ministre Mike Harris ne s’en mêle comme cela s’est passé dans la cause des quintuplées Dionne.Les négociations étaient «prometteuses» jusqu’à ce que l’affaire David Levine n’éclate au grand jour, a ajouté Mme Courville-Nicol.La réaction enflammée de quelques centaines d’anglophones à la nomination d’un Québécois de tendance souverainiste à la direction de l’hôpital d’Ottawa a créé un ressac, a-t-elle expliqué.«Du jour au lendemain, le ton avec la commission a brusquement changé, les portes entrouvertes se sont refermées, les engagements se sont volatilisés.L’intransigeance et l’arrogance ont fait un retour en force alors que le président de la commission, le docteur Duncan Sinclair, dans une déclaration franchement provocatrice, affirmait qu’on n’avait jamais négocié quoi que ce soit avec Montfort.» En attendant le jugement des tribunaux, l’hôpital Montfort continuera ses pourparlers avec l’hôpital d’Ottawa pour trouver une «solution temporaire» à la crise.iÊÊBM ïk.: Cette enfant veut autre chose qu’un jeu vidéo.Collectes de sang pour les prochains jours Au Centre Duvernay, 3100, boul.de la Concorde, de 14 h à 20 h.Objectif: 250 donneurs ________ _____________ Au Centre 2000, 3195, boul.Saint-Martin Ouest, de 11 h à 17 h le mercredi et de 14 h à 20 h 30 les jeudi et vendredi.Objectif: 375 donneurs Du 28 au 30 juillet (3 jours), à Longueuil Au Centre Jacques-Cartier, 1401, chemin Chambly (angle Ste-Foy), de 11 h à 17 h les mardi et mercredi et de 14 h à 20 h le jeudi.Objectif: 325 donneurs Du 28 au 31 juillet (4 jours), à Dollard-des-Ormeaux Aux Galeries des Sources, à côté de Corbeil Électroménagers, entrée Jack Astor, 3237, boul.des Sources, de 11 h à 17 h les mardi et mercredi et de 13 h 30 à 20 h 30 les jeudi et vendredi.Objectif: 400 donneurs Info-Collecte (514) 832-0873 1 800 343-SANG Donnez du sanq.Le plus beau des cadeaux.Croix-Rouge canadienne Profession: tortionnaire MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Les gens qui se livrent à des actes de torture se voient avant tout comme des professionnels, qui ont une mission à remplir.Ils jugent d’ailleurs inacceptable l’idée que l’on trouve du plaisir en administrant des tortures.C’est ce qui est ressorti, entre autres, des entrevues que Martha Huggins, une spécialiste des questions de répression en Amérique du Sud, a menées en 1993 auprès d’une quinzaine de policiers brésiliens responsables de torture ou de meurtre pendant le régime militaire de 1964-1985.«Leurs victimes finissent souvent par leur apparaître comme désincarnées, ils ne voient plus du tout le côté humain de ce qui se passe», a expliqué Mme Huggins, qui est l’auteure de Political Policing: The United States in Latin America, et de deux autres ouvrages sur l’Amérique latine.Hormis la mission «professionnelle», les interviewés fournissaient aussi diverses autres justifications pour leurs actes.Certains rejettent le blâme sur la victime, pour ses actes et pour sa «stupidité» à refuser de parler.D’autres se justifient par la «cause» qu’ils doivent servir, faisant un parallèle avec les nécessités en temps de guerre.«Il y a d’ailleurs une échelle de valeurs, explique Mme Huggins.De la part d’un officier bien entraîné et professionnel, la torture est tout à fait acceptable.Dans le cas de recrues moins habituées, qui se laisseraient aller, elle l’est déjà moins, mais on la considère comme excusable.Les comportements sadiques, eux, sont vus comme tout à fait inacceptables.» Martha Huggins livrait le résultat de ses recherches, hier, au 14' Congrès mondial de sociologie, lors d’une session où certains de ses collègues ont, eux aussi, dévoilé quelques aspects plutôt sinistres quant à l’évolution de la répression et de la torture.Darius Rejali, un gradué de l’université McGill aujourd’hui à Reed College, en Oregon, a ainsi étudié l’utilisation des chocs électriques dans les méthodes de torture.«On a rarement étudié l’évolution des méthodes de répression et la façon dont elles ont pu se répandre un peu partout», explique-t-il.Ses recherches lui ont permis de démolir certains mythes à propos de l’électricité comme méthode de torture (d’une part, que tout venait des Américains, ou, d’autre part, que la Gestapo avait été la première à l’utiliser) et de faire des découvertes parfois étonnantes.En Argentine, c’est une utilisation en boucherie industrielle qui a donné des idées aux tortionnaires de l’électricité: un long bâton électrifié, dont on sè servait pour amener le bétail à l’abattoir, a été détourné, dans les années 30, de sa fonction première.Puis, dans les années 40, ce sont les électrochocs administrés en psychiatrie qui ont à leur tour été récupérés.M.Rejali poursuivra, lors d’une prochaine étape, sa recherche sur l’origine des développements plus récents en la matière.En effet, si les anciennes méthodes électriques sont demeurées relativement peu répandues chez les forces policières, l’électricité est maintenant partout, même si le mot «torture» n’y est pas étroitement associé.Les policiers de certaines villes américaines, telle lois Angeles, sont par exemple équipés de bâtons électriques, qui leur a d’ailleurs servi dans l’arrestation de Rodney King.Ce genre d’équipement est commercialisé, par catalogue, pour quiconque veut être prêt à se défendre.«Et ces gadgets sont très populaires auprès des polices sud-américaines, ajoute M.Rejali.Ils sont très accessibles, et peu chers.» CONGRÈS MONDIAL DE SOCIOLOGIE De l’exclusion à l’exploitation Le «miracle» new-yorkais revisité MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Dans les quatre dernières années, New York, de capitale mondiale du crime qu’elle était, est devenue la grande ville la plus sûre des Etats-Unis.Ce sont des statistiques que le maire Rudolph Giulani se plaît évidemment à mettre de l’avant, de même que la récente croissance économique et le fait que sa ville est, malgré tout, plus cosmopolite que jamais.«Il y a 2,7 millions d'immigrants à New York, 1,5 million de plus qu’en 1970; 35 % de la population est aujourd'hui d’origine étrangère», ajoutait hier le professeur Norman Fainstein, du Vassar College à New York.Le maire ne manque pas une occasion de louer l’apport des nouveaux immigrants: ils ouvrent des restaurants, transforment les quartiers et ajoutent aux attraits de la ville.«Ce sont des pauvres qui apportent une valeur, contrairement aux communautés plus anciennes, telles que les Noirs ou les Portoricains, souligne M.Fainstein.Mais à la réflexion, tout cela semble presque trop beau pour être vrai.» Il y a moins de crimes, oui, mais New York est-elle pour autant une ville plus tolérante?Pour répondre à cette question, le professeur Fainstein a mis en lumière quelques aspects moins glorieux du «miracle» new-yorkais.«Pensez à Moscou dans les années 80, à Singapour dans les années 90, dit-il.Un taux de criminalité très bas n'est pas forcément un signe de tolérance! A New York, on a augmenté la force de police, et les plaintes de brutalité policière ont grimpé.On a coupé les bénéfices sociaux, y compris pour les mères de familles monoparentales.On a réduit la taille des universités, resserré les critères, ce qui pénalise les Américains d'origine étrangère.Im police a sévi contre les taxis et les vendeurs de rue, qui comptent beaucoup d’immigrants.» M.Fainstein a livré les résultats de sa recherche, hier, au 14' Congrès mondial de sociologie, lors d’un symposium spr les problèmes de violence et de pauvreté dans les villes.A New York, a-t-il aussi souligné, s’il n’y a pas davantage de violence et de conflits racistes, c’est aussi en partie parce que les populations immigrantes sont beaucoup plus fragmentées qu’avant.«Même si New York n 'a jamais eu une population immigrante aussi importante que maintenant, aucun groupe ne domine les autres, dit-il.Les Latino-Américains représentent 8 % [de la population de New York).Les Chinois, les Jamaïcains et les Mexicains sont tous présents, à des degrés moindres.» Mais ce sont des communautés qui très souvent, contrairement aux.Noirs et aux Portoricains, sont moins soutenues par l’État et moins conscientes de leurs droits.«La voix des Noirs a été étouffée», dit M.Fainstein.Les nouveaux immigrants ne savent pas comment, par exemple, bénéficier des systèmes d’aide sociale, et beaucoup n’ont pas le droit de vote.Toutefois, occupés à essayer de progresser dans l’échelle sociale et de réaliser le rêve américain, ils ne songent pas à protester.«On est passés, en ce qui concerne les immigrants, de l’exclusion à l’exploitation», conclut M.Fainstein./ Education Décentraliser sans tout casser l’AULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Le rôle accru que les parents sont appelés à jouer dans les écoles de plusieurs pays, ainsi que la décentralisation des pouvoirs vers l’école, sont des orientations intéressantes mais qui n’en comportent pas moins des écueils importants, estime I.uisa Ribolzi, de l’université de Gênes.Participant hier au 14p Congrès mondial de sociologie qui se tient à Montréal cette semaine, la chercheuse italienne a rappelé que son gouvernement a adopté une loi l’an dernier annonçant l’autonomie des écoles publiques, jusque-là sous le joug du gouvernement central.Le gouvernement a également mis sur la table une proposition visant à intégrer les écoles privées au système public.Ce dernier point provoque, on s’en doute, de houleux débats.En Italie, a souligné Luisa Ribolzi hier, la centralisation du système scolaire ne signifiait en rien un contrôle de la qualité de l’éducation.«Ce qui était important, c’était le respect des normes centralisées.» la sociologue a rappelé que les écoles de l’avenir ne seront plus évaluées en fonction de leur concordance avec le modèle étatique mais en fonction de l’efficacité de leurs propres programmes.Les écoles devront rendre des comptes aux parents, car ce sont eux qui choisissent l’école, sur la base du programme offert.Mais tout ne baignera pas instantanément dans l’huile.la première contradiction du système, croit Mme Ribolzi, réside dans le fait que l’école publique ne choisit pas ses profes-seurs.Des problèmes se poseront pour ceux qui n’épousent pas le modèle choisi par telle ou telle école.Mais surtout, croit-elle, il sera facile pour l’Italie de rater le passage vers le nouveau modèle scolaire si la transition n’est pas elle-même effectuée avec un minimum de contrôle.Mme Ribolzi parlait hier dans un atelier qui avait pour titre «Les écoles publiques, religieuses et privées: l’éducation à cheval entre l'État et le marché».Ce titre, qui ratisse très large et qui a donné lieu à des exposés très différents, n’en traduit pas moins la préoccupation majeure de ceux qui réfléchissent à la meilleure manière d’améliorer l’école primaire et secondaire dans le monde occidental.Il confirme qu’une tendance à la décentralisation est à l’œuvre.Il confirme aussi que la place qu’il faut accorder à l’école privée ne fait pas l’unanimité.Un autre conférencier, Nabil Khattab, de l’Université hébraïque de Jérusalem, a rendu compte d’une étude comparant des étudiants musulmans ayant fréquenté une école publique et d’autres ayant fréquenté une école privée chrétienne.L’étude démontre de façon claire que les étudiants des écoles privées nourrissent des aspirations scolaires beaucoup plus élevées que leurs collègues (issus de milieux socioéconomiques similaires) de l’école publique.M.Khattab a invoqué, sans entrer dans les détails, la culture particulière qui règne habituellement dans les écoles privées.(D’autres conférenciers ont pour leur part parlé du caractère religieux de certaines écoles privées, qui contribuerait à accroître les chances de réussite parce que la religion crée un système de valeurs.) M.Khattab a souligné que les facteurs qui s’avèrent déterminants dans la réussite scolaire des groupes qu’il a étudiés ne sont pas les mêmes selon que le jeune fréquente l’école publique ou privée.Ainsi, les attentes des parents sont plus importantes si l’enfant fréquente le secteur public.Et le fait d’avoir un frère ou une sœur ayant abandonné lecole peut avoir un grand effet sur l’enfant qui est inscrit à l’école privée; il n’a en revanche aucun impact sur celui fréquentant l’école publique.Une seule donnée est d’une égale importance dans l’un et l’autre secteurs: les résultats scolaires de l’enfant, parce qu’ils constituent un indéniable et incontournable facteur de motivation.1 f ) L E I) E V OIK, L E M E II < Il E I) I 2 !) .1 l' I 1.I.E T I il !» « A A -* LE DEVOIR ?—- MONTREAL Réorganisation des cuisines en faveur de la décentralisation Le CHUM tranche Après avoir jonglé avec des scénarios de centralisation et de décentralisation, le CHUM a finalement retenu celui de la décentralisation de ses services de production alimentaire vers ses trois campus (Notre-Dame, Hôtel-Dieu et Saint-Luc), mettant ainsi un terme à un affrontement syndical long de sept mois.Un affrontement qui aura cependant laissé de nombreuses cicatrices, rendant encore plus difficile le processus de fusion des services des trois hôpitaux.HÉLÈNE BUZZ ETTI LE DEVOIR Le conseil d’administration a enfin tranché hier dans le dossier de la réorganisation des services alimentaires: les cuisines seront décentralisées vers les trois sites.Une annonce qui, si elle plaît à la CSN, qui représente les travailleurs de Notre-Dame et de l’Hôtel-Dieu, a frustré la CEQ, laquelle espérait encore voir les services centralisés à Saint-Luc, où la centrale est implantée.Rappelons que le CHUM avait servi jeudi dernier un ultimatum aux deux syndicats: ou bien ils acceptaient intégralement sa proposition du 17 juillet prévoyant une décentralisation, ou alors, en l’absence de consensus, le CHUM revenait à son scénario de décembre dernier prévoyant plutôt une centralisation des services alimentaires au pavillon de Saint-Luc.Tout en se réjouissant qu’il y ait une décentralisation, perçue comme le seul moyen de préserver le plus d’emplois possible pour ses membres, la CSN avait alors proposé quelques modifications à cette proposition.Au lieu d’affecter 14 postes à une équipe volante qui circulerait entre les trois pavillons pour effectuer du remplacement, elle demandait qu’il n’y ait que 6,6 postes dédiés spécifiquement à chaque pavillon.Le CHUM avait rejeté du revers de la main cette contre-offre de la CSN et la rejette toujours, La décision d’hier du conseil d’administration entraînera l’abolition de 38 postes équivalents à temps complet (il en restera 71), l’économie de 1,5 million de dollars et la création d’une équipe volante de 14 postes.«Si les demandes [de modification de notre décision] qui nous sont faites ont rapport avec les modalités d'application, a averti Cécile Cléroux, directrice générale du CHUM, nous allons tenter de les satisfaire en autant qu’elles sont conciliables.Mais si par exemple la CSN nous revenait avec l’idée d'une équipe volante par pavillon, ce ne serait pas négociable.» La décision du CHUM de décentraliser les cuisines vers chaque pavillon ne plaît pas à la CEQ, dont les membres se sont réunis en assemblée au cours de la journée pour exprimer leur colère.Quoique frustrée de ce qu’elle qualifie de «cafouillage» de l’administration du CHUM, la CEQ accepte de se rallier à la décision de centraliser les services, mais pose elle aussi certaines conditions, dont la révision du statut des membres de l’équipe volante.«1m protection des emplois constitue notre objectif principal, rappelle Gabriel Marchand, porte-parole pour la CEQ, et la centralisation était perçue comme le moyen d’atteindre cet objectif.Maintenant qu’il est devenu chose du passé, nous prendrons d’autres moyens pour y parvenir.Mais c’est sûr que, si l’administration du CHUM n’accepte pas d'entendre nos représentations, il n ‘est pas impossible que d'autres mouvements d’impatience se reproduisent.» Les employés des cuisines de Saint-Luc affiliés à la CEQ avaient débrayé pendant quatre heures lorsque le CHUM avait fait connaître sa proposition le 17 juillet dernier.Mme Cléroux reconnaît par ailleurs que le CHUM est revenu sur son scénario de centralisation à Saint-Luc parce que, «à la lumière des représentations qui nous avaient été faites, nous anticipions des problèmes de cohabitation».Un aveu qui laisse croire que la fusion des services des trois hôpitaux, dont l’épisode des cuisines constituait une première étape, ne se fera pas sans houle.«L'opération de fusion n’a jamais été vue comme une opération facile, a admis Mme Cléroux.L’épisode des cuisines est en quelque sorte cohérent avec ce qu ’on anticipait.Mais au fur et à mesure que nous allons effectuer des fusions, les gens vont réaliser que ce n’est pas si terrible et cela se fera mieux.» Vivre après l’héroïne Un groupe produit des courts métrages avec des abonnés à la méthadone On l’a vu dans les manchettes ces jours-ci, l’héroïne attire des usagers de plus en plus jeunes, se vend de moins en moins cher dans les rues de Montréal, et les espoirs de réhabilitation de ses adeptes sont minces.Pourtant, avec un groupe d’ex-héroïnomanes abonnés à un programme de maintien à la méthadone, quelques intervenants tentent présentement de tourner une série de courts métrages sur le thème de la drogue.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Elle est grande, pâle comme la lune, une longue tignasse blonde lui tombant dans le dos, extrêmement mince et toute de noir vêtue, jusqu’au vernis des ongles de ses mains où serpentent des dessins au henné.Elle parle vite, avec une énergie surprenante pour quelqu’un qui vit sur la méthadone depuis un an et demi, après avoir consommé de l’héroïne durant près de dix ans.«J’ai essayé toutes les thérapies, dit-elle.Mais le jour de ma sortie, je retournais chercher de l’héroïne.Des fois, avant de sortir, j’avais déjà appelé mon dealer." A 30 ans, Gaël (nom fictif) fait partie de l’équipe de trente-cinq ex-héroïnomanes qui participent présentement à Squeegee, un projet de réalisation de cinq courts métrages sur l’héroïne, supervisé par Normand Senez, Alexis Mercier et Jacques Lamou-reux.Tous suivent un programme de maintien à la méthadone.Hier, au début de leur deuxième semaine de formation, ils étaient un peu nerveux, un jxtu tendus, mais enthousiastes et sincèrement intéressés au projet.Au delà du maintien à la méthadone, qui les sort du cercle vicieux de l’illégalité, du vol ou de la prostitution, le projet Squeegee tente de leur donner une passion, une orientation, quelque chose qui leur permette lentement de se réintégrer socialement.«Quand j’entends les gens répéter que seulement 1 % des héroïnomanes s’en sortent, cela m’a toujours découragée», dit Pauline (nom fictif), 22 ans.Intoxiquée à l’héroïne depuis plusieurs années, celle-ci a entrepris une cure à la méthadone il y a cinq mois.Surtout que le traitement à la méthadone est possible, ce n’est «même pas difficile», ajoute Gaël.Durant six semaines, cette équipe suivra un cours accéléré en cinématographie avant de produire un documentaire de 15 minutes sur le thème de l’héroïne.Ensemble, ils écriront le scénario de ce documentaire, qui sera ensuite présenté par Normand Senez à travers des activités de prévention.Tous les jours, l’équipe doit se rendre dans les locaux de l’ancien hôpital Jeanne-d’Arc, de neuf heures à ’cinq heures.Tous les jours, ils doivent aussi se rendre à la pharmacie qui leur fournit sous supervision le «petit jus», mêlé de méthadone, qui leur permettra de vivre jusqu’au jour suivant, sans affronter le manque.Une dépendance largement moins néfaste que celle à l’héroïne, puisqu'elle leur permet de sortir de l’illégalité, de réorganiser leur vie, et même d’entreprendre des études ou 1 de travailler.«C’est un petit jus qui ne donne au-î cun feeling, cela prend du temps à se contenter de ça», dit Serge (autre nom fictif), 35 ans, qui suit une cure à la méthadone depuis quatre mois après avoir consommé de l’héroïne durant sue ans.Présentement, seulement quelques centaines d’héroïnomanes ont accès à de la méthadone au Québec.C’est peu, si l’on compare cette statistique aux dizaines de milliers d’usagers de la méthadone qu’on retrouve en Suisse, par exemple.«En Suisse, en Australie et en Hollande, on rejoint de 60 à 70 % des héroïnomanes, tandis qu’ici on en rejoint environ 10 %», dit Normand Bourgeois, directeur du Centre de recherches aux narcomanes (CRAN), un organisme privé sans but lucratif qui dessert 250 adeptes de la méthadone à Montréal.Pour s’inscrire au programme de méthadone du CRAN, l’attente est d’une année entière.«Cela n’a pas de bon sens», reconnaît Normand Bourgeois.Peu d’usagers de la méthadone réussissent finalement à se priver de leur médicament, mais les rechutes dans l’héroïne sont rares.Et c’est une réussite si, comme pense M.Bourgeois, un usager de la méthadone peut fonctionner en société comme n’importe qui.«Sur un groupe de 200 personnes que je vous présenterais, je vous mettrais au défi de découvrir qui sont les 20 qui prennent de la méthadone», dit-il.Avant de se soumettre à une cure de méthadone, Gaël vivait avec un vendeur de drogue pour subvenir à ses besoins en héroïne, Pauline dansait dans les bars.Rien n’est exclu pour se procurer la fameuse drogue.«L’héroïne élimine tes besoins.En 30 secondes, tu n ’as plus de souffrance émotive, physique, tu n'as plus de libido», se souvient Serge.«Tu es comme dans le ventre de ta mère», ajoute Gaël.Et quand vient le temps d’arrêter, il faut surmonter la barrière terrifiante du manque, mais aussi refaire l’apprentissage de la souffrance, revivre la nécessité de combler ses besoins, sans fuir.Sans parler de constater les torts immenses causés à l’entourage par des années d’une consommation qui coûte parfois entre 200 et 300 $ par jour.«Je dois rebâtir la confiance.Aujourd’hui, il y a de l’amour mais il n’y a plus de confiance», dit Pauline, qui doit rebâtir les liens avec son conjoint, en plus d’espérer s’inscrire au cégep en techniques ambulancières ou en soins infirmiers.Gaël souhaite pour sa part poursuivre en biologie et en arts, et Serge aimerait poursuivre en cinéma.«Les héroïnomanes sont tous des artistes», pense Pauline.Avant d’avoir accès au maintien à la méthadone, ces participants ont essayé le programme de désintoxication à la méthadone en 42 jours, offert notamment par le pavillon Saint-Luc du CHUM, sans succès.«Sans le maintien à la méthadone, je ne m'en serais pas sortie», dit Gaël.démonstration voir- boutique de plomberie DÉCORATION 25 V avenue cl h U) Ouest.Si Eiistm-liv • Id: 47VR492 • Inlernel: wwu (lecor25.cont Planète Saint-Henri Le festival Divers/Cité HOT- CfU OOfiW «"Un pus ’?IÏÏÏ mm m r - ;?POUR El Ictî Vjîm.v V , .y-.JACQUES NADEAU LE DEVOIR IL NT AVAIT PAS foule ni spectacle rock hier à la planète Saint-Henri.Cela n'a pas empêché le propriétaire de dérouler comme à l'habitude le tapis rouge devant ses deux clientes préférées, d’offrir les hot-dogs les moins chers en ville et de garantir sans frais supplémentaires le défilé sur le trottoir des vedettes du quartier.Pourquoi j'aiderais OXFAM OXFAM-QUÉBEC Pour porter secours aux populations menacées du Sud-Soudan L'urgence de la situation appelle votre don : 1-888-693-2697 ou (514) 937-1614 7 jours par semaine Je pale par chèque G ou mandai postal G Prénom à l'ordre de OXFAM-QUÉBEC Nom ou par Vlsa-OXFAM G Visa G MasterCard G Adresse No.de la carte Date d’expiration Ville Signature Code postal Date MCDf'l Ho nnnc onunvpr v/ntrp rinn Pt CP rniinnn OXFAM-QUÉBEC émet un reçu d'impôt pour tout don de 10 S et plus.No.d'enregistrement : 11907 5091 RR0001 ivicnoi uc uuuo cuvuyci vuuc uuu ci uc uuujajii dûment rempli à: OXFAM-QUÉBEC.2330.rue Notre-Dame Ouest Bureau 200.Montréal (QC) H3J 2V2 Début des célébrations de la fierté gaie LE DEVOIR La célébration annuelle de la fierté gaie débute aujourd’hui avec une soirée disco au parc Émilie-Gamelin.Divers/Cité, le festival des gais, lesbiennes, bisexuels, transsexuels et travestis, offre une série d’activités sociales et culturelles jusqu’à dimanche.Les organisateurs de l’événement attendent 400 (XX) personnes.Demain à 21h, il y aura projection en plein air du film 77w Hanging Garden, du cinéaste canadien Thom Fitzgerald.11 s’agit de l’histoire d’un jeune homosexuel revenant dans sa Nouvelle-Écosse natale après dix ans d’absence.Vendredi soir, Geneviève Paris et ses invités se ljvrent en spectacle, toujours au parc Émilie-Gamelin.L’événement Jio, une célébration de la diversité culturelle de Montréal, aura lieu le même soir au Cabaret Des artistes des communautés sud-asiatique, italienne, juive, latino-américaine et arabe prendront la scène d’assaut.Ils sont danseurs, poètes, chanteurs, guitaristes, etc.Samedi, le village gai sera fermé à la circulation dans le cadre de la foire communautaire.Des groupes érigeront leurs stands sur la place publique.En soirée, place à Mascara - La nuit des drags, un bal masqué qui aura lieu au parc Émilie-Gamelin.Èn marge du festival se déroulera demain une conférence sur le traitement de l’homosexualité dans les téléromans québécois depuis les années 70.Le défilé de la fierté, qui avait réuni des dizaines de milliers de personnes l’an dernier, clôturera ces cinq jours de fête dimanche après-midi.Pour de plus amples informations, vous pouvez téléphoner au 2854011.EN BREF Droits reconnus (PC) — Un autre groupe de travailleurs à l’emploi de Métro-Richelieu vient de voir ses droits reconnus dans une décision du commissaire général adjoint du travail, Jacques Doré.Il s’agit des quelque 70 employés et employées de l’entrepôt Pierre-de-Coubertin, à Montréal, qui, membres d’un syndicat affilié à la CSN, s’étaient vu imposer la conven- tion collective des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC-FTQ) au moment de l’acquisition par Métro-Richelieu des établissements de Steinberg.Ainsi, après les camionneurs à l’emploi de cette entreprise, c’est maintenant au tour des employés de l’entrepôt de fruits et de légumes de voir leurs prétentions confirmées par le commissaire général adjoint du ministère du Travail.Vice-président Finances et Administration a direction du Devoir recherche un Vice-président Finances et Administration.La personne choisie assumera la responsabilité de la direction de l’exploitation financière et saura optimiser le rendement du journal en respectant ses objectifs ainsi que les normes d’exploitation existantes.Ce poste relève directement de la Directrice du journal, Lise Bissonnette, et son titulaire fait partie du comité de direction en plus de diriger l’ensemble des activités de trésorerie, de planification stratégique, de commercialisation, de ventes, de production, de distribution, de gestion des ressources humaines et des technologies de l’information.Afin de relever ce défi, le candidat sera bien entendu membre d’un ordre professionnel, soit celui des CA, des CMA ou des CGA, et aura également une solide expérience de direction financière, idéalement au sein d’une maison d’édition ou de publications à grand tirage, ou de sociétés de services.Et puisque cette personne représentera Le Devoir auprès de différents intervenants, il serait primordial qu’elle s’identifie bien à la vocation de ce dernier et qu’elle ait des aptitudes marquées pour les communications orales et écrites.De plus, elle devra faire preuve d’une éthique sans reproche, d’une pensée stratégique, d’un sens aigu des affaires, et de qualités lui permettant de gérer l’innovation et l’atteinte des résultats.Veuillez faire parvenir voire curriculum vine en toute confiance à Mme Sylvie Bérubé, en prenant soin de mentionner la référence #18714.Nous ne communiquerons qu ’avec les personnes dont la candidature aura été retenue.Brassard & Associés Recherche de Cadres inc.1155, boni.René-Lévesque Ouest, bureau 3430 Montréal (Québec) H3B 3T3 Télécopieur : (514) 875-4205 Tél.: (514) 875-9123 Courriel : sberube@brassard.ca Bain L K I» K V 0 1 II , I.R M E li < I! 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McKenzie devant la sous-commission onusienne de la lutte contre les mesures discriminatoires et la protection des minorités.Les représentants innus ont souligné à Genève l’exploitation de «leurs» ressources naturelles que font Inco au Labrador, dans un projet de 4,5 milliards, et que s’apprête à faire Hydro-Québec et Newfoundland & Labrador Hydro de Churchill Falls au coût de 12 milliards.«Ces mégaprojets des autorités du Québec et du Labrador constituent à la fois une vaste entreprise de colonialisme et d'impérialisme économique à l’endroit de notre peuple et représentent, quant à nous, une menace réelle à notre environnement et à notre intégrité culturelle et sociale», ont plaidé les Innus.Selon eux, les projets québécois et terre-neuviens constituent une atteinte aux droits des autochtones de gérer et d’utiliser des terres et territoires leur appartenant, tel qu’il est reconnu dans un projet de déclaration des Na- tions unies sur les droits des peuples autochtones.En outre, les Innus soutiennent que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques reconnaît que les peuples ont le droit de disposer d'eux-mêmes.En tant que peuple, les Innus auraient ainsi le droit de disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles.Ils croient que les projets miniers et hydroélectriques terre-neuviens et québécois contreviennent donc à ces textes internationaux.Leur intervention devant ce groupe de travail de l'ONU survient au moment même où les Nations unies étudient la possibilité de créer une instance permanente consacrée aux peuples autochtones.Les Innus poursuivent une offensive internationale depuis l’annonce du projet de Churchill Falls en mars dernier.En avril dernier, des leaders innus avaient déposé une plainte devant le Tribunal international des [X'uples, un autre organisme relié à l’ONU.Ils avaient alors expliqué qu’ils s’inspiraient des démarches internationales entreprises par les Cris en 1990 pour faire valoir leur point de vue.Parallèlement, les communautés innues du Québec et du Labrador continuent de consulter leurs membres au sujet du projet hydroélectrique de Churchill Falls.Ces consultations devraient donner lieu à une réponse commune des Innus au projet qui prévoit l’exploitation des rivières Romaine et Saint-Jean au Québec.Ministère du Revenu Dionne-Marsolais entend améliorer le traitement des plaintes PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — La ministre déléguée au Revenu, Rita Dionne-Marsolais, a affirmé sa ferme intention de modifier les relations entre les gens de son ministère et les contribuables en annonçant, hier, la création du «Bureau des plaintes et de résolution de problèmes».«Ça fait au moins une année qu'on travaille au niveau de l’administration à changer les façons de faire et de traiter avec les contribuables-clients, a expliqué Mme Dionne Mar-solais, et on sait qu’avec 8000 employés au ministère il faudra un peu de temps avant que ça se reflète en bas au niveau du guichet, mais on doit y parvenir rapidement.» La ministre ne veut rien bousculer, mais elle n’attendra pas trop longtemps avant d’aller voir si cette nouvelle aj> proche est bien implantée.Au cours des deux dernières années, l’actuel Bureau des plaintes du ministère a traité pas moins de 5000 dossiers qui se sont soldés par des modifications de décisions ou d’interprétation dans 45 % des cas.Ce résultat n’a rien de bien impressionnant selon la ministre qui vise, grâce à une nouvelle approche centrée sur le client, à réduire sensiblement ce pourcentage qui laisse entrevoir des mauvaises décisions au niveau de la perception et du traitement des plaintes.«Je pense sérieusement que lorsqu'une plainte est déposée, notre taux de résolution sans aucune modification devrait être plus positif», a-t-elle dit.Pour l’instant, la ministre n’a pas fixé d’objectifs trop précis à ce chapitre.Elle préfère sagement attendre que le système soit mieux implanté et fasse ses preuves avant d’imposer une obligation de résultats.«Le setd objectif qu’on peut vraiment se fixer, a-t-elle indiqué, c’est au niveau du délai de traitement d’une plainte qui ne devra plus jamais dépasser les 35 jours.» Actuellement, il faut 42 jours pour répondre à une plainte d’un contribuable.Mme Dionne-Marsolais a cependant émis le seul véritable vœu qui consiste à faire en sorte que le client soit plus à l’aise et en confiance lorsqu’il traite avec le ministère du Revenu.Sur ce plan, il n’est plus question de faire marche arrière, selon la ministre.La nouvelle approche du ministère vise la mise en place d’une sorte de guichet unique où c’est le fonctionnaire qui effectuera les démarches à l’intérieur du ministère pour trouver des réponses pertinentes et non pas le contribuable qui devra courir d’un service à l’autre pour obtenir satisfaction.Parti libéral du Québec Un début de charestmanie ?Des femmes et des jeunes remportent les investitures MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le nouveau chef du Parti libéra! du Québec, Jean Charest, clamait haut et fort son intention de rassembler une manne de jeunes candidats il y a deux mois et il semble avoir réussi son pari, même si les candidats-vedettes se font encore attendre.Dans cinq circonscriptions péquistes, sept des dix candidats libéraux se présentant aux investitures sont des femmes âgées en moyenne de 40 ans.Serait-ce un début de charestmanie?Les nouveaux candidats libéraux ne se cachent pas pour dire que leur décision de se lancer en politique provinciale est grandement liée à la présence de Jean Charest.«C’est vraiment Jean Charest qui m’a inspirée à revenir, lance la candidate du PLQ dans Sala-berry-Souianges, Marie-Andrée McSween./e pensais à la politique municipale mais pas à la provinciale.S’il y a quelque chose que Jean Charest a appris en 1993, c’est une nouvelle façon de faire de la politique.» Candidate défaite du Parti conservateur en 1992 et jusqu’à récemment directrice régionale de la Banque Nationale, elle décrit la façon Charest comme le refus des promesses non respectées et du vol des plateformes électorales.M.Charest cherche la compétence avant toute chose, selon elle.«Il faut aller chercher des députés qui viendront faire un job, qui ont des qualités pour le faire et pour qui le salaire n’est pas l’unique motivation.Il faut des gens qui ont des compétences et qui sont prêts à faire des sacrifices, qui cherchent le gros bon sens au lieu de la popularité.» L’une des trois candidates de Chauveau, en banlieue de Québec, Sarah Perreault, voit son engagement de la même manière.A 36 ans, cette jeune mère dit vouloir représenter les électeurs de sa circonscription par conviction.Cette communicatrice, qui a travaillé deux ans à Ottawa avec le ministre John Crosbie, veut représenter le point de vue des mères de famille et s’intéresser aux dossiers du réseau de la santé.Elle dit avoir confiance en Jean Charest avec qui elle a participé à reconstruire le PC.«J’ai beaucoup d’affinités avec lui.Je suis une fédéraliste convaincue, mais aussi nationaliste.M.Charest veut améliorer la position du Québec au sein du Canada et il ne signera pas des ententes inacceptables pour le Québec.Je partage aussi sa vision économique de réduction d'impôts et d’investissements dans les soins de santé.C’est quelqu’un avec qui on peut discuter et qui écoute beaucoup les gens.» Mme Perreault a une formation en sciences politiques et en communication publique.Elle connaît bien le fonctionnement des machines gouvernementales et se tient bien au courant des dossiers locaux, comme celui de l’hôpital Chauveau pour lequel le Parti québécois avait donné des garanties, dit-elle, non respectées.Une autre mère de trois enfants et ancienne membre de l’Action démocratique de Mario Dumont, Carole Caron, briguera également l’investiture libérale de Portneuf prochainement contre un maire de la région, mais en raison de l’attrait de Jean Charest comme chef du parti.Iâi fille du député Norm Cherry, Jocelyne, sera pour sa part la candidate du PLQ dans Bertrand.Et un jeune avocat de 27 ans, Sylvain U'febvre, affrontera la députée péquiste de Mille-Îles, Lyse Leduc.«Si je peux apporter une contribution si minime soit-elle, je veux améliorer la qualité de vie des gens de mon comté», déclare celui qui travaille comme avocat depuis déjà quatre ans.Diplômé en droit du travail d’une université française, il veut s’impliquer dans les dossiers jeunesse également.«Je ne viens pas d’une famille politisée, avoue-t-il, mais j’ai toujours aimé ja politique.J’ai toujours eu le goût d’en faire.Evidemment, la venue de Jean Charest est très bénéfique.C’est un candidat rassembleur qui représente l'avenir.Avec lui, je pense que les jeunes vont se rallier plus qu ’avant au PLQ, même certains qui ont défendu des idées souverainistes auparavant.» Une autre candidate de Chauveau, Hélène McClean, possède des intérêts variés: jeunesse, urbanisme, loisirs, sécurité publique.Cette infirmière s’implique en politique depuis cinq ans et est devenue conseillère municipale depuis peu.Ix' goût de «faire quelque chose pour les gens» l’anime également.Âgée de 42 ans, Marie-Andrée McSween travaille pour sa part depuis 25 ans dans le domaine bancaire.En rencontrant des politiciens durant de longues années au cours des déjeuners de chambres de commerce, elle s’est convaincue qu’elle pouvait également faire ce travail.Elle a commencé à s’engager dans les comités d’école, puis dans les commissions scolaires, tout en terminant des études universitaires le soir.Seule candidate conservatrice à avoir remporté 15 % des votes dans sa circonscription fédérale en 1993 — elle commençait en politique active—, Mme McSween a remporté dernièrement l'investiture libérale de Salaberry-Soulanges devant 3200 membres contre deux autres candidats, un homme et une femme.Elle estime qu’il est important que de plus en plus de femmes se lancent en politique.«Ixs femmes sont silencieuses politiquement face au défi de l’électorat.Moi, je suis prête à rompre ce silence.Les femmes en politique vont amener une nouvelle dynamique.» Hélène McClean, elle, ne croit pas à la thèse de la charestmanie.Mais elle est contente de constater l'intérêt soudain des femmes.«Nous avons un rôle actif à jouer dans la société.Les femmes ont généralement une.vision du travail plus approfondie, sans vouloir dénigrer les hommes.L’important, c'est l’équilibre.» Jean Charest 8 I.E I) K V OIK.I.V.M K K ( 11 EDI 2 !l .1 I I I.I.K T I !• !l 8 LE MONDE A État (le la reserve collective de sa nu La Société canadienne de la Croix-Rouge Groupe s a n u i n A- 65% A + 64% H+ 57% Info-collecte: 832-0873 SOUDAN Les élections législatives au Cambodge L’aide humanitaire nourrit aussi les rebelles et l’armée HUGH NEVILL AGENCE FRANCE-PRESSE N' airobi — Les organisations internationales qui viennent au secours de centaines de milliers de victimes de a famine dans le sud du Soudan nourrissent aussi la rebel ion sudiste et l’armée soudanaise, indiquent des témoignages d’agents humanitaires sur le terrain.Cette situation illustre l’éternel dilemme des agences humanitaires, tiraillées entre le désir de sauver des vies et le risque de prolonger les conflits par leurs interventions.Au Soudan, elles ont choisi de continuer à importer massivement de la nourriture pour sauver des femmes et des enfants, comptant sur les hommes politiques et la diplomatie internationale pour mettre fin au conflit, a clairement indiqué jeudi dernier à Nairobi Carol Bellamy, directrice du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).«Je m'oppose à 100 % à la thèse selon laquelle, en maintenant des êtres humains en vie, on prolonge une crise qui requiert une solution politique», a-t-elle affirmé lors d’une conférence de presse, après une tournée dans les zones contrôlées par l’armée soudanaise et dans celles contrôlées par l’Armée de libération populaire du Soudan (SPLA) du sudiste John Garang.«Nous devons aller là-bas et essayer de faire en sorte qu’au moins les enfants et les civils pris dans ce conflit ne meurent pas», a-t-elle indiqué.Mme Bellamy a appelé à une solution politique au conflit qui oppose depuis 15 ans le sud chrétien et animiste au nord arabe et musulman.Mais elle a reconnu l’existence à la fois d’un système de «taxation de nourriture» institué par les rebelles et de problèmes du côté gouvernemental.Ijes agences internationales, qui distribuent la nourriture apportée grâce au plus important pont aérien de l’histoire du Programme alimentaire mondial (PAM), sont d’ailleurs en train de mettre en place une mission conjointe avec la SPLA pour enquêter sur les détournements.Un million de morts In guerre et son cortège de famine et de maladie ont fait environ un million de morts depuis 1983 dans le sud du Soudan.In famine actuelle menace deux millions et demi de personnes et le nombre de décès augmente.Le taux de mortalité a été multiplié par quatre en dix jours à Ajiep, une ville de la région du Bahr el-Ghazal (sud) où intervient l’organisation non-gouvernementale Médecins sans Frontières (MSF).Dans les zones contrôlées par la rébellion comme dans celles tenues par le régime de Khartoum, des civils squelettiques se traînent jusqu'aux centres de nutrition où des employés, payés en nourriture, creusent des tombes.Les combattants — soldats gouvernementaux ou rebelles, selon le cas — ont, eux, l’air d’être en bonne forme physique, ont constaté des correspondants de l’AFP dans les deux camps.I.a guerre s’étend et des scissions touchent les deux parties.Des dissidents de l’armée de Khartoum s'allient à la SPIA tandis que des factions rebelles, qui avaient d’abord rejoint les rangs gouvernementaux, mènent désormais leur propre politique, tentant de contrôler leur territoire et vivant eux aussi sur l’aide alimentaire.Les agences humanitaires ont déjà été confrontées à un dilemme similaire après la guerre civile rwandaise en 1994, dans les immenses camps de réfugiés hutus installés près de la frontière rwandaise, dans l’est du Zaire (aujourd’hui République démocratique du Congo, RDC).Elles ont nourri et soigné les réfugiés, mais des militaires de l’ancien régime ont pris le contrôle des camps et détourné une bonne partie de l’aide pour leurs propres miliciens, qui menaient des attaques de l’autre côté de la frontière.Dans le sud du Soudan, indiquent des travailleurs humanitaires, de nombreux civils donnent volontairement une partie des secours à la SPIA parce qu’ils soutiennent la cause des rebelles.Ixs estimations concernant la nourriture détournée varient de 10 % à 65 % du montant total.Ce dernier pourcentage a été avancé par Mgr Caesar Mazzolari, l’évêque catholique de Rumbek (sud), qui dirige un réseau de missions portant secours aux populations du Sud.La tuerie du Capitol L’Amérique rend hommage aux deux policiers AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — L’Amérique a rendu hommage hier aux deux policiers tués en défendant le Capitole, de nombreuses télévisions retransmettant en direct une cérémonie du souvenir qui réunissait le président Bill Clinton, les législateurs et les familles des victimes dans la retonde du Congrès.Les cercueils de John Gibson et Jacob Chestnut, recouverts chacun d'un drapeau américain, étaient exposés dans la retonde, un hommage exceptionnel réservé jusqu’à présent à 27 autres Américains, dont les anciens présidents Abraham Lincoln et John 1.Kennedy.Tout au long de la journée, des milliers de personnes, dont des centaines de policiers, ont défilé autour des cercueils, placés au centre de la retonde, sous le dôme blanc qui domine Washington, pour se recueillir un instant devant les dépouilles des deux hommes, qualifiés par M.Clinton de «héros américains».Ix's deux hommes ont été abattus vendredi après-midi par un homme, apparemment déséquilibré, qui a forcé l’entrée du Congrès avec un pistolet.Une touriste américaine a également été blessée lors de la fusillade.Lassaillant, lui aussi blessé, est hospitalisé.M.Clinton, dans une brève allocution, a rendu hommage à tous les policiers américains, soulignant que 81 d’entre eux ont été tués cette année «pour assurer notre tranquillité domestique».«Im plupart du temps nous ne voyons même pas leur sacrifice quotidien.Jusqu'au moment où une crise révèle leur courage, nous ne voyons pas à quel point ils sont remarquables», a-t-il déclaré.Ces deux hommes «gardaient non seulement un bâtiment, mais un idéal (.) la démocratie,» a affirmé pour sa part le vice-président Al Gore.I^es deux policiers seront enterrés au cimetière militaire d’Arlington, tout proche de Washington.L’opposition rejette le résultat Le prince Ranaridd réclame des recomptages locaux L’opposition cambodgienne a rejeté hier les résultats des législatives de dimanche, entachées selon elle de «sérieuses irrégularités», bien qu’elles aient été jugées «libres et honnêtes» par les observateurs internationaux, menaçant le royaume d’une nouvelle crise politique.PHILIPPE AG R ET AGENCE FRANCE-PRESSE Phnom Penh — Les deux chefs de l’opposition, le prince Norodom Ranariddh et Sam Rainsy, menacent de boycotter l’ouverture de l’Assemblée nationale si leurs plaintes ne sont pas prises en compte.Les partis ont 72 heures pour déposer des recours qui pourront être examinés jusqu’au 29 août.Les deux dirigeants ont fait état de «sérieuses irrégularités dans plusieurs endroits où les règles n'ont pas été respectées» durant le dépouillement lundi.«Je rejetterai les résultats à moins que les élections dans les endroits contestés ne soient réorganisées en présence d’observateurs étrangers et d’agents des partis», a affirmé le prince Ranariddh.Plusieurs petits partis, laminés lors du scrutin, se sont joints au FUNCINPEC et au Parti de Sam Rainsy (PSR) pour rejeter les résultats.Il parait néanmoins improbable que des élections sanctionnées par la communauté internationale — à l’exception des Etats-Unis — et les groupes d’observateurs locaux et étrangers, notamment une délégation parlementaire française, puissent être réorganisées, même partiellement.Le Groupe d’observation international conjoint (JIOG) a jugé que la consultation et le dépouillement avaient été «libres et honnêtes», répondant aux voeux de la communauté internationale.Le JIOG, qui a mobilisé 500 observateurs de 40 pays, a exhorté tous les partis en lice à «accepter et honorer les résultats des élections sans tenter d’en saborder l’issue originelle».«Il va y avoir des problèmes à moins que l'impasse ne soit débloquée.Il y a une possibilité de sérieuse crise constitutionnelle, que seul le roi Sihanouk pourrait régler», a averti un diplomate occidental.L’enjeu est crucial puisque le Cambodge joue son avenir sur la scène internationale — son siège à l’ONU, pour l’instant vacant, et l’adhésion à l’Association des nations du sud-est asiatique (ASEAN) — sur la crédibilité du scrutin.«Nous sommes absolument certains que la communauté internationale ne demandera pas une nouvelle élection parce qu'elle l'a déjà déclarée libre et honnête», a commenté un haut responsable du Parti du peuple cambodgien (PPC), au pouvoir, dirigé par l’homme fort du pays, Hun Sen.Le PPC revendique 67 des 122 sièges disputés (soit 55 % des voix), contre 42 au FUNCINPEC et 13 au parti de Sam Rainsy.L’ampleur inattendue de la victoire annoncée par le parti de Hun Sen, alors que les résultats semblaient s’annoncer serrés, ont immédiatement suscité des soupçons de fraude.Le secrétaire d’Etat américain, Madeleine Albright, a estimé qu’il était «prématuré» pour quiconque de revendiquer la victoire «car il n'y a pas un grand pourcentage de voix décomptées».Les autorités électorales ont commencé à publier les premiers résultats locaux mais le décompte est très lent.Les résultats provisoires nationaux sont attendus samedi.Même si le score du PPC est confirmé, il ne sera pas en mesure de gouverner seul.Selon la Constitution, un parti doit obtenir les deux tiers des sièges de l’Assemblée nationale, soit 82, pour pouvoir former à lui seul un gouvernement.Selon les analystes, l’issue la plus probable est de nouveau une coalition gouvernementale bipartite.Toutes les combinaisons sont possibles, y compris une nouvelle alliance entre les deux anciens frères ennemis, Hun Sen et le prince Ranariddh.Le prince avait été écarté du pouvoir en juillet 1997 par Hun Sen, après quatre années de cohabitation acrimonieuse et de rivalités personnelles.Nouvelle victoire des forces serbes au Kosovo REUTER Un premier groupe de plusieurs centaines de soldats indonésiens a quitté hier Dili, la capitale du Timor, un territoire portugais occupé par l’Indonésie depuis plus de vingt ans.Un contingent de soldats indonésiens quitte le Timor PATRISIA PRAKARSA AGENCE FRANCE-PRESSE Dili — Un premier contingent d’un peu moins de 400 soldats appartenant à des unités de combat de l’armée indonésienne a embarqué hier sur le port de Dili quittant le petit territoire envahi et annexé il y a plus de 20 ans par l’Indonésie.«Leur tour de service est terminé», a déclaré un porte-parole militaire à quelque 90 journalistes spécialement invités par l’armée indonésienne pour l’occasion.Sac au dos et fusils d’assaut à l’épaule, les soldats, 398 au total appartenant aux Forces spéciales et à l’infanterie, sont montés à bord du navire amphibie Teluk Saleh aux airs d'une fanfare installée sur le quai après avoir serré les mains des officiels alignés sur le quai.Une petite foule de Timorais, tenue à l’écart, derrière des barrières métalliques, a assisté de loin à la cérémonie.L’officier en charge de l'information, le capitaine Tri Yoga-budi, a indiqué que 600 autres soldats — les autorités indonésiennes avaient annoncé vendredi dernier le retrait du territoire d’un millier de soldats — s’en iraient «dans quelques jours».Il a cependant ajouté qu’ils seraient remplacés par 800 soldats mais n’appartenant pas, eux, «à des unités combattantes».Ce seront, a-t-il affirmé, «des docteurs, des professeurs et des experts agricoles».Saluant le départ du contingent, le colonel Tono Surat-man a affirmé aux soldats qu’ils «avaient bien fait leur travail».«Dans cette période de réformes, a ajouté l’officier, notre tâche est plus difficile car nous ne sommes pas à Timor seulement pour combattre la population mais aussi pour assurer la sécurité de la population».Mais pour José Soares, un fermier qui regarde de loin l’embarquement, «ce serait mieux que tous les soldats s’en aillent».«Je n’aime pas ce que les soldats font à la population, ils ne devraient pas être içi du tout», ajoute-t-il.«Il en reste encore beaucoup trop ici», ajoute Pedro Da Silva, 22 ans, étudiant à l’Université de Timor, l’un des bastions de l’indépendance, parlant des soldats.Pour lui, la thèse de Jakarta selon laquelle le départ des soldats risque d'entraîner des affrontements entre les indépendantistes et les partisans de l’intégration à l’Indonésie n’est pas valable.«Les problèmes qui peuvent exister ici sont provoqués par une tierce partie, affirme-t-il, si l’armée s’en va, les problèmes s’en iront».Selon le capitaine Yogabudi, les forces indonésiennes au Timor oriental, dont l’annexion en 1976 par l’Indonésie n’a pas été reconnue par les Nations unies, compteront après le retrait en cours de 1000 soldats, 12 700 hommes.Leur répartition, a-t-il précisé aux journalistes, est: 6700 «organiques» (Est-Timorais) appuyés par 6000 soldats dont 3500 territoriaux en garnison dans les différents districts et 2500 «divers autres» (comprenant notament la police).L’annonce du retrait avait été faite vendredi dernier au lendemain de la visite à Jakarta et au Timor oriental de Jamsheed Marker, émissaire des Nations unies.\jà résistance timoraise qui mène depuis plus de 20 ans dans l’ancienne colonie portugaise une guérilla dont l’armée indonésienne n'a pu venir à bout, a estimé que «sans vérification internationale, ce retrait était peu crédible».«De telles annonces ont déjà été faites par le passé, mais elles ne correspondaient pas à la vérité et il ne s’agissait que de simples rotations de troupes», a ainsi déclaré son porte-parole en exil, José Ramos-Horta, co-Prix Nobel de la paix avec l’évêque de Dili, Mgr Carlos Felipe Ximenes Belo.VICTORIA STEGIC AGENCE F R A N C E - P R E SSE Pristina — Ixs forces serbes ont remporté hier une nouvelle victoire contre les rebelles albanais de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) en s’emparant de l’un de leurs plus importants bastions, la localité de Malisevo.La prise de Malisevo et de ses alentours, dans le sud-ouest du Kosovo, a été annoncée par l’agence officielle yougoslave Tanjug, puis reconnue par le service d’information des Albanais du Kosovo.Selon ce dernier, des dizaines de milliers de civils albanais fuyaient devant l’avance de la police serbe.La chute de Malisevo devrait avoir un grand impact psychologique, car c’est dans cette région que l’UCK avait proclamé son premier territoire libéré.Elle intervient de plus alors que les séparatistes accumulaient déjà les revers depuis une dizaine de jours, subissant de lourdes pertes.Les forces serbes «contrôlent complètement Malisevo et les alentours de cette localité stratégique importante», a annoncé Tanjug dans une dépêche datée de Malisevo.Un grand nombre de séparatistes albanais, «pris de panique», ont fui Malisevo et se sont réfugiés dans les forêts avoisinantes, a indiqué l’agence.Selon Tanjug, la police a aussi pris des villages proches de la localité voisine de Klina passés «il y a quelques semaines» sous le contrôle de l’UCK.A Pristina, le Centre (albanais) d’information du Kosovo (KIC), proche de la direction politique albanaise, a reconnu, en citant un témoin, que tous les membres de l’UCK avaient fui Malisevo.Ce témoin, Xhevded Bajraj, qui venait de Malisevo, a ajouté que des dizaines de milliers de civils albanais, femmes, enfants et vieillards, fuyaient Malisevo et ses alentours devait la police serbe, qui continuait à avancer.Des rebelles se rendent Dans l'extrême sud du Kosovo, selon Tanjug, «des dizaines de terroristes albanais» se sont rendus hier à l’armée yougoslave à Dragas, et des combats se poursuivaient dans cette région proche de l'Albanie.Selon l’agence, les garde-frontières avaient bloqué dans la matinée «un grand groupe de terroristes albanais» qui tentaient de gagner l’Albanie après «les lourdes défaites subies depuis quelques jours à Malisevo, Kijevo et Orahovac».Kijevo est un village situé sur la route entre Pristina et la ville de Pec, un axe routier vital dont les forces spéciales de la police, des unités lourdement armées, ont repris le contrôle lundi après plusieurs jours de combats.Orahovac est une petite ville du sud-ouest du Kosovo dont les rebelles de l’UCK avaient brièvement pris le contrôle en juillet, avant d’en être rapidement chassés par la police.Auparavant, l’UCK avait perdu une centaine d’hommes lors de durs combats avec l’armée yougoslave sur la frontière avec l’Albanie.Dans l’ouest du Kosovo, la police encerclait toujours mardi, pour la troisième journée consécutive, des centaines d’Albanais armés dans le village de Ju-nik, près de la frontière avec l’Albanie, selon une source, policière serbe.Toutefois, aucun combat n’était signalé dans ce secteur.Au moment où les séparatistes semblent en mauvaise posture, une délégation de l’Union européenne (UE) est arrivée hier à Belgrade pour des discussions sur la crise du Kosovo avec les dirigeants yougoslaves et avec les responsables albanais de la province.La délégation de la «troïka» de l’UE, composée de l’Autriche, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne, devait avoir en fin d’après-midi des entretiens avec le ministre yougoslave des Affaires étrangères, Zivadin Jovanovic.Kabila se sépare de ses soldats rwandais et ougandais MICHEL CARI OU AGENCE FRANCE-PRESSE Ki nshasa — Le président Uni rent-Désiré Kabila a mis fin lundi «à la présence de militaires étrangers» en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre), officialisant sa séparation avec ses anciens alliés militaires rwandais et ougandais.Cette séparation traduit les divergences de plus en plus profondes entre Kinshasa, Kigali et Kampala sur la conduite à adopter — négociations ou «option militaire» — pour mettre fin aux rébellions congolaise, ougandaise et rwandaise actives dans le Kivu (est de la RDC).Selon un communiqué lu dans la nuit de lundi à hier à la télévision officielle de Kin- shasa, «le président Kabila a mis fin à la présence de militaires rwandais au sein des Forces armées congolaises ainsi que des autres étrangers» présents dans les rangs de l’armée.La RDC «remercie ces militaires pour leur assistance à l’armée congolaise (.) et à la libération» du pays, a conclu le communiqué laconique.Cette annonce nocturne fait suite à la mise à l’écart, il y a deux semaines, du chef d’état-major général des FAC, le commandait James Kabarebe, officier d’origine ougandaise considéré comme proche du président ougandais Yoweri Museveni et de l’homme fort du Rwanda, le général Paul Kagamé.Le commandant James, nommé simple «conseiller militaire spécial» auprès de l’état-major, a été remplacé par le patron de la police, Célestin Kifua, un ancien officier de l’armée zaïroise.Le communiqué annonçant la fin de la présence militaire étrangère est intervenu alors que des soldats rwandais étaient encore visibles dimanche à Kinshasa, où la population regarde souvent avec défiance les militaires d'ethnie tutsie.L'armée rwandaise avait appuyé les forces de M.Kabila lorsque celui-ci avait lancé son offensive victorieuse contre l’armée du maréchal Mobutu, en septembre 1996, et contre les camps de réfugiés hutus rwandais établis dans le Kivu.Dans un rapport publié fin juin, l’ONU a accusé les troupes de Laurent-Désiré Kabila et les soldats rwandais d’avoir massacré des réfugiés hutus à l'occasion de cette offensive.Kinshasa a rejeté avec force ce rapport.Depuis le renversement du maréchal Mobutu, des troupes rwandaises, mais aussi ougandaises et angolaises, étaient stationnées en territoire congolais.Leurs effectifs n’ont jamais été dévoilés.Ils restent omniprésents, aux côtés de militaires ougandais, dans certaines zones du Kivu, ce qui entraîne des tensions avec les populations locales.Ces derniers mois, Kampala a reproché à Kinshasa sa passivité face aux rebelles ougandais basés dans le Kivu.Ces critiques avaient entraîné en mai une réponse cinglante d’un ministre proche de M.Kabila, Pierre-Victor Mpoyo, qui avait demandé à M.Museveni de «s'occuper des affaires de son pays plutôt que de dénigrer le président Kabila». H A 6 I.E I) E V 0 I II , I.E M E li (' It E I) I 2 !) .1 U I I.I.E T I !) !) 8 EDITORIAL Les relations publiques d’une entreprise publique M i c h e l Venue Hydro-Québec, qui fait encore la manchette ces jours-ci, a un problème de communication.L’affaire Churchill Falls, qui fait toujours parler d’elle dans les cercles des relationnistes, en fut une indication.Mais le problème déborde les relations publiques.Ce qui est en cause, c’est la capacité de la société d’État d’entrer en contact et d’établir sa crédibilité auprès des citoyens.Bref, de se comporter comme une entreprise publique.affaire avait soulevé un tollé en juin.Le public apprenait que l’annonce du projet hydroélectrique de Churchill Falls avait coûté 1,8 million de dollars, dont plus de 700 000 $ versés en honoraires à National, la plus grosse firme de relations publiques au pays.L’opposition libérale avait saisi la balle au bond.Odeur de scandale politique.L’affaire continue de faire parler d’elle mais surtout à cause du malaise provoqué dans les cercles des relationnistes dont l’image en a pris un dur coup.Un concurrent a accusé le cabinet dirigé par Luc Beauregard de facturer des frais sans justification.Mais voici qu’un vérificateur externe blanchit National.Ne vous sentez-vous pas soudainement rassurés sur le bon usage des fonds publics?Pendant que les relationnistes se chamaillent et cherchent à sauver leur réputation, nous passons à côté de ce qui de vrait faire l’objet du débat.Outre le fait que les honoraires versés pour cet événe ment représentent un joli magot (même si ce n’est pas grand-chose à l’échelle continentale), le problème soulevé par cette affaire est moins lié aux montants qui sont en cause qu’au principe même de confier à une firme contractuelle des tâches d’une portée stratégique aussi importante pour un État et pour une société d’État.Le mandat de National débordait l’organisation d’une simple conférence de presse.La firme a participé aux discussions sur la définition des enjeux et de la stratégie de communication.Elle s’est chargée d’informer des investisseurs et des institutions financières ainsi que des chefs amérindiens.Cette firme a eu accès à des secrets d’État.Cette pratique n’est pas nouvelle.Les politiciens ont un rapport conflictuel avec la communication.Ils ne font pas confiance à l’administration publique pour faire le travail correctement.En témoigne ce réflexe de Lucien Bouchard qui s’est dit que, pour une annonce de cette envergure, il fallait une firme de grande réputation.Cette attitude soulève des questions sur la compétence des hauts fonctionnaires.N’y avait-il pas à Hydro-Québec, dont le service des communications compte tout de même toujours 80 personnes et dépense chaque année 18 millions de dollars, quelqu’un capable de définir la stratégie?N’aurait-on pas eu plus de chance, d’ailleurs, d’y trouver quelqu’un mieux à même, parce que familier avec ce genre de situation, de prévoir l’attitude des autochtones qui ont perturbé le déroulement de l’activité?En outre, pour parler aux investisseurs, n’aurait-il pas été plus normal qu’un vice-président aux finances s’en charge?N’est-ce pas son métier d’expliquer les implications d’un projet de 12 milliards de dollars?Le recours à des firmes de relations publiques par les gouvernements soulevé aussi des questions de conflits d’intérêt et de loyauté.Les contrats gouvernementaux ne représenteraient qu’une faible part de leur chiffre d’affaires.Cela est peut-être vrai mais là n’est pas la question.Lorsque ces entreprises œuvrent pour l’État, elles ont accès à des informations privilégiées et tissent des contacts durables.Que font- Hydro-Québec doit rebâtir sa propre capacité à communiquer avec les citoyens.elles de cette information lorsque, quelque temps plus tard, elles organisent une campagne de presse pour une grande entreprise qui cherche à obtenir des faveurs ou à contrer une décision du gouvernement?Il est difficile de dire si cela est lié au fait de faire appel à des contractuels pour les grandes opérations de relations publiques, mais il reste qu’Hydro-Québec semble avoir perdu sa capacité propre de penser par elle-même ses communications avec les citoyens.Hydro-Québec se comporte de plus en plus comme une simple entreprise commerciale.Elle semble avoir perdu, c’est en tout cas l’impression que cela donne, le sens de ce qu’est une entreprise publique et des obligations qui sont liées à ce statut.Il paraît de plus en plus difficile d’avoir l’heure juste de la part de cette entreprise qui a pourtant des comptes à rendre à la population.Les Québécois sont les premiers clients de la société d’État mais ils sont aussi, comme le disait Lucien Bouchard, «des sociaux-démocrates actionnaires de la plus formidable multinationale publique du continent».Une entreprise publique a des obligations de transparence qui n’incombent pas à une firme privée.Ses relations publiques ne sont pas de la même nature que celles d’un compagnies privée.Le Protecteur du citoyen a formulé les termes d’un pacte auquel devraient se conformer les organismes publics dont l’article premier rappelle la nécessité de faire part au citoyen des décisions qui le concernent en prenant soin d’en expliquer les motifs, de fournir en temps utile une information adéquate, de considérer le secret comme une exception et de consulter la clientèle.Or les médias font état ces jours-ci de plusieurs informations concernant Hydro-Québec qui indiquent des accrocs à ces principes.La société contourne les processus de consultation et d’évaluation environnementale pour la construction de lignes à haute tension.Elle refuse de divulguer des informations sur le niveau d’eau dans ses réservoirs.Elle veut soustraire à l’examen de la Régie de l’énergie ses coûts de production.Elle s’est abstenue d’expliquer, la semaine dernière, pourquoi elle remettait en marche la centrale thermique et polluante de Tracy.Hydro-Québec semble incapable d’établir une relation de confiance avec les groupes environnementaux et avec les comités de citoyens lorsque ceux-ci ne sont pas promoteurs de centrales.Elle poursuit une politique axée sur l’exportation sans jamais avoir démontré, aux dires des experts membres d’un comité interne dont l’avis a été tenu secret jusqu’à ce que des journalistes mettent la main dessus, que cette pratique était bien fondée sur les plans environnemental, social et économique.Et le doute continue de subsister sur la finalité réelle de la ligne Des Cantons dont la construction incommode les citoyens de Val-Saint-François: sécurité énergétique ou exportation.Une société publique ne peut pas jouer au chat et à la souris avec ses actionnaires.D’autant plus que son action a des effets structurants sur l’environnement, sur l’économie régionale, sur les relations avec les peuples autochtones et sur notre approvisionnement énergétique.En un mot, sur notre avenir.Pas d’appel J’aimerais porter à votre attention une nouvelle mesure administrative vraisemblablement de nature à priver les citoyens les plus démunis financièrement d’un recours en appel.En effet, alors que jusqu’à tout récemment les clients d’Hydro-Québec pouvaient s’adresser gratuitement au Commissaire aux plaintes des clients des distributeurs d’électricité afin qu’il intervienne lors d’un litige avec cette société, ils doivent maintenant débourser 30 $ afin de soumettre leur dossier au secrétaire de la Régie de l’énergie.Bien que ne disposant pas d’étude relative au profil de la clientèle qui s’adressait au Commissaire, il est raisonnable de penser qu’elle était principalement constituée de personnes dont le service avait été interrompu parce quelles ne parvenaient pas à payer un compte en souffrance ou à qui on réclamait, malgré une dette déjà accablante, des frais supplémentaires de raccordement.Imposer maintenant à ces personnes un déboursé additionnel de 30 $ équivaut, il me semble, à leur fermer l’accès à cet ultime recours, dont la Régie de l’énergie s’est vu confier le mandat.Au cours des dernières années, le gouvernement a institué diverses mesures qui ont pour effet de priver ceux auxquels ils étaient destinés de plusieurs services collectifs mis en place pour leur bénéfice.Qu’il s’agisse des coupes de services à l’Aide juridique ou à la Cour des petites créances, de l’imposition ou de l’augmentation de frais déjà existants dans ces services ou dans d’autres, il apparaît de plus en plus évident que nous nous dirigeons vers une société où les plus démunis, loin d’être l’objet d’une protection plus vigoureuse, feront les frais d’une administration pu- LETTRES -?- blique à ce point soucieuse d’équilibre budgétaire qu’elle semble en voie d’en perdre de vue, si ce n’est déjà fait, les valeurs collectives qui ont prévalu à l’instauration de programmes visant un meilleur partage des ressources et une plus grande équité.Florence Gagnon, Montréal, 27 juillet 1998 Un bon mot «Quoi?Allier la sclérose en plaques, qui est l'une des maladies les plus pénibles qui soient [.] pour en faire (sic) “un bon mot”!.etc.», écrit-il (Le Devoir, 24 juillet 1998).C’est ce qui s’appelle le prendre au pied de la lettre.Ouf! Ést-ce que les malades souffrant de cette atroce maladie se sont plaints de ce bon mot?Is.Devoir n’est pas un journal drôle tant s’en faut; il se prend beaucoup au sérieux.Mais quand, à travers ses grands airs, il se permet un titre débandé, à l’approche du Festival juste pour rire.«La sclérose en pape» de Stéphane Baillargeon, par exemple, en était un (bon mot) et j’en ai profité pour rire.De plus, l’article était bien documenté (comme d’autres titres d’ailleurs qui nous mettent souvent le champagne à la bouche.avant de lire la suite).En effet, comment ne pas en rire quand on constate combien le catholicisme est menacé de sclérose et d’étouffement par les interdits, l’immobilisme doctrinal incarné par le pape et ses cerbères doctrinaires, comme le Cardinal Ratzinger: «Ratzinger, serviteur d'un seul maître» Us.Devoir, 9 juin 1997)?L’humour est un décapant, un exutoire, un purgatif.Et l’on sent bien, après une bonne partie de rire, qu’on est renouvelé.«Tout est comédie», fait dire Shakespeare à Falstaff.Dans ce cas-ci, il faut se jxjser des questions sur la qualité de la foi dont on ne se permet seulement pas de rire: croit-on moins au Dieu de Jésus-Christ qu’au pape et à l’institution qu’il représente?Faute d’y répondre, respirons par le nez et arrêtons de nous prendre au sérieux, du moins pas plus que le pape.Il faut profiter des bons mots et rire de tout ou presque, y compris de soi.Après tout, le rire est le propre de l’homme.Quelquefois, on est tenté de rechigner sur la qualité de l’humour.Le Éestival Juste pour rire ouvre la porte, c’est le risque, à toutes les tendances et même les exagérations, tenant souvent plus du mauvais goût que de la méchanceté ou même de l’irrespect, c’est vrai.Est-ce à dire qu’il faille censurer?Je ne crois pas.Je pense que le public est assez «vieux» pour se faire une idée sur l’humour qu’il peut se permettre à l’aide de critiques éclairées, d’ou l’importance de celle-ci.Ne doit-on pas laisser pousser l’ivraie et le bon grain côte à côte de peur d’être privé du bon grain?La censure est l’intolérance qui mène à des interdits qui mènent à.Mais cela n’empêche pas d’être vigilant et de privilégier l’esprit et l’humour à certaines grossièretés.Stéphane Baillargeon, dans une série de deux articles dont le prétexte était la critique d’un certain spectacle à l’humour douteux, mettait le lecteur sur une bonne piste en révélant Is rire et le sacré de Bernard Sarrazin (Des-clée de Brouwer).Dans sa conclusion, l’auteur écrit entre autres que «le rire reste sans doute le meilleur moyen de s'arracher à la peur, la peur de la transcendance ou celle de la mort |.].Pardessus les siècles, l’humour réunit le patriarche | Abraham | et l’homme du XXe siècle: c’est leur manière de prendre de la hauteur pur rapport à leur destin.De ne pas mourir idiots.De ce côté-là est le salut», termine-t-il.Et Dieu dans tout ça?Margot Page Montréal, 27 juillet 1998 WA / k y/va) on peut *[£/V\0i
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