Le devoir, 3 août 1998, Page(s) complémentaire(s)
?FONDÉ EN 1910 ?LE DEVOIR Imaginez la vie / sans l’arbre i-selle, Pascale Montpetit et Julie Vincent, adapté par Alonzo elle-même et mis en lecture par Béatrice Picard (le 10 août); Contrastes, des textes de Anne Van Burek et Gaéta-ne Bélanger, avec Huguette Oligny, Myriam Houle, Anne Van Burek et Marc Béland en compagnie du musicien Jean Derome, mis en lecture par Roland Laroche (le 17 août); Poètes maudits, un montage de textes de Baudelaire, Verlaine et Rimbaud, avec François Tassé, Danny Gilmore et Marcel Pomerlo, adaptés et mis en lecture par Mario Borges.Tel que mentionné plus haut, la dernière soirée sera consacrée à Soifs de Marie-Claire Blais, avec Sophie Lorain, Geneviève Lavigne, Jean-François Pichette, Béatrice Picard et la collaboration du musicien Charles Papasoff.Comme on peut le constater, d’excellents comédiens de tous âges composent les distributions de ce festival littéraire (et musical), et les textes sont mis en lecture par des artistes et des metteurs en scène qui ne négligent jamais la qualité du spectacle visuel.Au fait, pourquoi Trois?La célèbre guerre (de Troie) a-t-elle quelque chose à voir avec le festival?Posez la question à sa fondatrice ou au personnel qui vous accueillera à la Maison des arts de Laval chaque lundi soir d’août, au 1395, boul.de la Concorde Ouest.(6624442 ou 790-1245).JULIEN SAUCIER LE DEVOIR Anne-Marie Alonzo LORCA SUITE DE LA PAGE 1 dû voir en cela un mauvais présage, il n’en fit rien.Après tout, il avait un taxi à récupérer et cette fichue dette envers ce tricheur de Paolo Carne.Tout au fond de la pièce, derrière un comptoir d’amarante et d’ébène synthétiques, une jeune femme à la chevelure bleu cobalt et aux sourcils absents portait un casque d’écoute dont elle s’était enroulé le fil autour du cou.Elle mâchait ostensiblement un chewing-gum en entrouvrant la bouche, de sorte que sa langue émettait des claquements pareils au clapotis de l’eau sur la coque d’une chaloupe.Une réceptionniste, ou quelque chose d’approchant.Quoi qu’il en soit, c’est dans sa direction qu’Eugenio Lorca se dirigea d’un pas décidé.Il fallait absolument qu’on le guide, lui qui n’entendait prendre l’ascenseur que deux fois: la première pour monter avec un indicible sentiment d’angoisse, la seconde pour redescendre dans l’attente d’une incommensurable libération.Il se pencha donc vers la femme et voulut l’interpeller, mais elle pointa aussitôt vers lui un index autoritaire, lui intimant par là l’ordre univoque de la boucler.Stupéfait, Lorca se demanda pourquoi elle restait les yeux rivés à un minuscule appareil de télé, à peine dissimulé sous le comptoip II s’inclina et vit qu’elle regardait un match de tennis.A en juger par l’accoutrement des deux adversaires, il ne pouvait s’agir que de Rios et de Kuerten.«Pfft ! Vous avez vu ça ?Y a plus un seul joueur de tennis qui soit potable ! Y a eu Rostagno, et Agassi quand il avait des cheveux.Mais là, c’est navrant.Et puis, Pat Cash a pris sa retraite, alors.Son colis à la main, Eugenio Lorca se dit qu’il avait intérêt à insister s’il voulait tirer le moindre renseignement de cette fanatique dont la crinière lui rappelait les fontaines illuminées du Trocadéro.Il n’avait pas beaucoup voyagé outre-mer, c’est vrai, mais certaines de ses clientes assidues lui envoyaient des cartes postales sur lesquelles elles griffonnaient des phrases convenues.«Il faut absolument que vous visitiez Paris !» ou «L’endroit est magnifique !», le tout accompagné des trois «x» d’usage.- Ah, mais j’en ai rien à foutre de votre Lorca ! Vous voyez bien que c’est balle de set, non?Parce qu’il commençait à s’impatienter un brin, Lorca poussa un long soupir avant de brandir son paquet sous le nez de la réceptionniste.- Lorca, c’est moi, et je sais où il est, merci.C’est ce monsieur Stone que je cherche.Pourriez-vous me dire où je pourrais le trouver, s’il vous plaît ?- Ah, zut ! Encore Kuerten ! Eh bien, ça m’apprendra à préférer les bruns.Tout à coup, avec la célérité d’une seiche éjectant son encre au visage de ses prédateurs, la jeune femme ouvrit un registre, le consulta un instant, et le referma bruyamment avant de marmonner : - Il y a un Stone qui travaille au 18e étage.L’ascenseur de gauche.Et maintenant, fichez-moi la paix ! Sur ces mots, elle entreprit la lecture attentive des dernières statistiques qu’on affichait à l’écran.C’est alors qu’Eugenio Lorca s’avisa qu’elle avait les ongles peinturlurés.Vert émeraude pour la main droite, et citrine pour la main gauche.Sur ces épaules serpentait une rivière d’agates multicolores et de perles d’eau douce dont le pendentif s’agitait, tel un pendule fou, entre deux collines de chair rose.Lorca en eut le souffle coupé.- Vous aimez la couleur, vous, hein ?Parce qu’il ne savait pas comment la remercier, il joua la carte de la séduction.Mais sa tentative échoua lamentablement, la femme ayant remis son casque sur ses oreilles dont les lobes hébergeaient deux guerriers aztèques aux yeux exorbités.Importunée par l’imbécile qui gesticulait devant elle, elle finit cependant par le retirer de nouveau et toisa Lorca qui eut la mauvaise idée de répéter sa question.- Dis donc, toi ! Tu serais pas en train de me traiter de raciste, par hasard ?Est-ce ma faute à moi si les Noirs ne jouent pas au tennis ?Tu sauras que je regarde le basket-ball aussi ! Et le soccer ! Même quand les Italiens sont en avance et qu’ils me réveillent, à trois heures du matin, avec leur musique ! Comme des badauds s’approchaient, intrigués, et qu’Eugenio Lorca commençait à sentir le poids d’une certaine humiliation, il pivota sur ses talons et se faufila vers l’ascenseur dont la bouche béait comme celle d’un cachalot avide.Il songea avec nostalgie au fait que, sans son taxi, il ne pourrait pas participer ap défilé de la victoire dans les rues de la Petite Italie.A moins que l’Espagne.Maudits soient cette dette de jeu et ce menteur de Paolo Carne ! Quand deux portes de métal se refermèrent sur le portrait d’un homme un peu voûté, plutôt gras, de surcroît affligé d’un début de calvitie et qui semblait s’apprêter à crier «Au secours», la réceptionniste éclata de rire.«Encore un qui ne viendra plus m’embêter» se dit-elle, avant de détailler des yeux les cuisses et les épaules d’un nouveau joueur australien qu’elle ne connaissait pas, mais qui présentait des caractéristiques physiques éminemment acceptables.Bien entendu, l’ascenseur dans lequel Eugenio Lorca venait de s’engouffrer avec l’enthousiasme d’un cancre en septembre resta bloqué entre deux étages.Littéralement affolé, le commis-livreur appuya avec frénésie sur tous les boutons, y compris celui de l’alarme qui, de toute évidence, ne fonctionnait pas.Contrarié et nerveux, Lorca soupçonna son nouveau patron de le mettre à rude épreuve, histoire de vérifier son degré de ténacité.«Livraison garantie.No Return to Sender» se dit-il pour se calmer, comme s’il répétait un mantra.Ce qu’il était venu faire dans une telle galère, sur ce caillou rugueux, perdu quelque part au beau milieu de la Voie lactée ?Il ne voulut même pas le savoir.À suivre Golf du Maurier LES SPORTS Grand Prix d’Allemagne Villeneuve enfin sur le podium Le pilote québécois est arrivé troisième derrière Hakkinen et Coulthard Hockenheim (PC) — C’est avec un sourire qu’on n’avait pas revu depuis Jerez que Jacques Ville-neuve est monté sur la troisième marche du podium, hier, à Hockenheim.Villeneuve, sur Williams Méca-chrome, est arrivé troisième au Grand Prix d’Allemagne, juste derrière les McLaren Mercedes de Mika Hakkinen (1") et David Coulthard (2')- Villeneuve avait perdu l’habitude des podiums depuis le Grand Prix d’Europe où il a décroché le titre de champion du monde: «C'est très satisfaisant d'être sur le podium aujourd'hui.Mais d’être très près des McLaren Mercedes, ça l’est encore plus.On a été très compétitif tout au long de la course.Malheureusement Mika Hakkinen a éprouvé un problème avec sa voiture et c'est ce qui a ralenti les deux McLaren Mercedes.Ils ont tous les d.eux fait une bonne course d’équipe.Àsept tours de la fin, j'ai moi-même eu un problème mécanique et j’ai dû ralentir un tout petit peu.» Villeneuve a terminé à 2.05 secondes de Hakkinen: «C’est dommage parce que j’aurais quand même pu me rapprocher», a ajouté le pilote québécois.La course s’est bien déroulée pour Villeneuve, parti de la troisième position, malgré un départ qui lui a coûté deux positions: «Le départ s'est plutôt mal déroulé.La voiture patinait un peu et après je suis arrivé sur la flaque d’huile que Mika (Hakkinen) a laissée avant le départ et je suis parti en travers.Heureusement, je n’ai perdu que deux positions et, comme Damon (Hill) avait la même quantité d’essence que moi, j’ai pu prendre son aspiration et le doubler avant la première chicane.» A quelques tours de la fin, Ville-neuve a bien vu que les McLaren éprouvaient des problèmes.L’écart entre le pilote québécois et Hakkinen diminuait considérablement: «J'ai commencé à recevoir beaucoup d’huile sur la lisière et là j’ai compris que c'était Mika qui éprouvait des problèmes et que David ralentissait pour protéger son coéquipier.J’espérais me rapprocher un peu pour les forcer à s'attaquer eux-mêmes.McLaren est forcé au jeu d’équipe et comme Mika est ascendant pour le championnat c’est tout à fait acceptable.» Peut-on croire enfin au retour des Williams Mécachrome?Villeneuve hésite: «Je ne sais pas.Tout ce que je sais, c’est qu'avec peu d’appui aérodynamique, pour avoir la vitesse de pointe des concurrents, nous devions rouler avec de très petits ailerons.Mais il est vrai que la voiture semble compétitive sur ce genre de tracé, surtout en pneus neufs.En course, en pneus usés, ça commence à glisser un peu trop dans les virages lents.La voiture devrait être très compétitive sur des tracés comme Spa et Suzuka.La fin de saison devrait bien se dérouler.» Villeneuve a conclu en déclarant qu’il était ravi d’avoir pu devancer Michael Schumacher — cinquième — sur le circuit allemand: «Je suis assez content parce que tout au long de la saison, Michael a été très compétitif surtout sur les circuits où il y a beaucoup d'accélération à partir de basses vitesses et comme il y en a beaucoup sur ce circuit, j’avais des doutes avant de venir ici.Mais le battre chez lui, ça fait plaisir.» «¦a»-* a***-1" -•ss».* porter au pays le maillot jaune du Tour de France, 33 ans après son illustre aîné, Felice Gimondi, dernier vainqueur italien de la Grande Boucle en 1965.«Marco Magno, le dernier empereur, le plus grand, triomphe aujourd’hui à Paris», écrivait hier en première page le quotidien II Corriere dello Sport.Tous les autres événements ont été éclipsés de l’actualité depuis que la victoire était quasiassurée, après la fameuse étape du Gabbier.Les journaux de toutes les chaînes de télévision ont ouvert leur édition sur le Tour de France et son héros, Il Pirata, un foulard noué sur son crâne chauve.Le scandale du dopage, qui a secoué la course pratiquement dès le premier jour et les multiples interventions judiciaires, ont pris du coup moins d’importance.La remqntée de Pantani sur les Champs-Elysées est pour les Italiens une image forte qui restera gravée dans leur mémoire, belle consolation après la blessure infligée par l’élimination de la Squadra azzurra en quarts de finale du Mondial par la France.Depuis sa chevauchée solitaire du 27 juillet dans la terrible ascension du Gabbier, sous la pluie, dans le froid et le brouillard, Pantani est devenu le héros de tout un peuple, dépassant en popularité et en sympathie les footballeurs Alessandro Del Piero et Roberto Baggio.Du nord au sud de l’Italie, les sportifs ont été conquis par la grâce d’un homme de 28 ans et de 1,72 m possédant un coeur énorme et une volonté hors du commun, le goût du risque et l’art des prouesses dans les montées les plus dures.Plus qu’à Gimondi, routier de grande classe mais plutôt économique et calculateur et grand spécialiste du contre-la-montre, Pantani est comparé à Fausto Coppi, le grand d’entre les grands qui aura marqué l’histoire du Tour de France.La victoire de Pantani redonnera sans nul doute un souffle nouveau à un cyclisme italien, souvent brillant dans les classiques mais beaucoup moins performant dans les courses à étapes comme le Giro, la Vuelta et le Tour de France.Les nombreux titres mondiaux de.Gimondi et de ces grands chasseurs de classiques tels que Francesco Moser, Giuseppe Saronni, More-no Argentin, Gianni Bugno, Mauri-zio Fondriest, ne pouvaient faire oublier que l’hymne italien ne retentissait plus sur le podium des Champs Elysées, en dépit des exploits de Claudio Chiappucci, «Il Diablo», souvent comparé à Pantani pour son panache en montagne.«Merci Marco» Felice Gimondi, le «seigneur» ber-gamasque, a manifesté sa joie: «Merci Marco, tu as sauvé le Tour.C’est mon successeur idéal car il a su faire le spectacle et entraîner derrière lui les gens qui ne se sont jamais vraiment intéressés à ce sport.Il peut relancer tout le mouvement du cyclisme.Pantani est l'un des dix Italiens qui sont rentrés dans l’histoire du cyclisme avec Coppi».Pour Gino Bartali, deux fois vainqueur du Tour de France (1938 et 1948) et grand rival de Fausto Coppi, «Pantani nous a ramenés au cyclisme d’antan.Je suis ravi pour lui car, après tant de malchance, il a enfin pu démontrer toute sa valeur.Il a construit sa carrière sur la fatigue et la souffrance et c’est cela qui plaît aux foules».Marco Pantania en tout cas sauvé la crédibilité sportive d'une épreuve gravement touchée cette année par les scandales du dopage.L’envol d’un aigle dans la montagne a heureusement purifié le Tour.En une journée de grâce, lundi dernier, sur les pentes du Gabbier et des Deux Alpes, le grimpeur italien a fait observer un répit bienvenu dans le feuilleton des affaires.Deux jours plus tard, l’épreuve était menacée d’un arrêt définitif par la grève des coureurs entre Aix les Bains et Albertville.En trois semaines, le sport cycliste a subi plus d’attaques, extérieures et internes, qu’en plusieurs décennies.L’intervention de la police et de la justice a provoqué le plus grand remue-ménage qui se puisse imaginer.C’est un peloton de 14 équipes (sur 21 au départ) et de 96 coureurs (sur 189), sans le moindre coureur espagnol, qui a rallié Paris au terme de l’édition la plus rapide de l’histoire.L’arrestation de Willy Voet, un soigneur belge de Festina, à la frontière franco-belge avec un stock de produits dopants dans sa voiture, a donné le coup d’envoi à une succession de coups de théâtre ponctués par l’exclusion d’une équipe entière (Festina) et de ses leaders (Vi-renque, Zulle), des interpellations en série, des mises en examen, l’abandon de six autres formations, le retrait forcé d’un coureur portant le maillot du meilleur grimpeur (Massi) et, pour finir, l’éclatement de la «famille» cycliste.D’arrestations en dénonciations, le Tour a été empoisonné, le système en place a explosé et tout doit être maintenant reconstruit.La volonté politique française de nettoyer le cyclisme du dopage a été affirmée dans les faits et en coulisses.Mais, à l’évidence, le problème subsiste, dans le cyclisme et dans les autres sports.Par bonheur, les amateurs de sport ont retrouvé dans ce Tour maudit un ange déguisé en pirate.Par-delà le temps, Pantani a fait taire les commentaires qui croyaient les grimpeurs condamnés aux places d’honneur dans les grands tours.En moins de trois mois, l’Italien de Cesenatico a gagné le Giro et le Tour de France et a réalisé un «doublé» que six champions ont accompli avant lui.Du grimpeur idéal, Pantani possède la morphologie, le coup de pédale et la capacité à se surpasser dès que la route s’élève.Nul ne résiste alors à ce coureur merveilleux, ce surdoué des cimes qui ne doute de rien et parle d’or.Par chance, l’excentrique Pirate — il s’est fait teindre la barbe en blond pour l'arrivée — se situe aussi aux antipodes des champions stéréotypés, impénétrables, lisses pour être trop prudents.Il évoque l’homme dans ses propos, son audace, sa force, ses émotions mais aussi ses doutes, ses faiblesses, ses limites.Pour avoir surmonté tant d’épreuves, Pantani-le-mal-chanceux est devenu plus qu’un simple sportif, plus qu’un simple champion.Venu sur le Tour sans ambition déclarée autre que de gagner des étapes, le fantasque grimpeur de Mercatone Uno a eu l’immense mérite de pousser le tenant du titre, l’Allemand Jan Ullrich, au point de rupture.Grand favori au départ de Dublin, le jeune champion allemand (24 ans), fort de trois victoires d’étape, est parvenu à conserver une place sur le podium en terminant deuxième (à 3 min 21 sec) devant les deux révélations de la course, le rouleur américain Bobby Julich et le grimpeur français Christophe Rinero, lauréat de surcroît du GP de la Montagne.Grand Prix de Trois-Rivières Victoire des Padres 4-1 Deuxième victoire pour Tagliani Trois-Rivières (PC) — Alexandre Tagliani, de l’équipe Player’s Atlantique, a récolté sa deuxième victoire consécutive, hier, au Grand Prix de Trois-Rivières.Parti de la position de tête, le pilote de Lachenaie a mené les 45 passages de cette épreuve, qui était également la huitième des 14 courses du Championnat KOOL/Toyota Atlantique.Tagliani, qui a également effectué le tour le plus rapide, a croisé le fil d'arrivée avec une priorité de 1,276 seconde devant l’Américain Anthony Lazzaro.L’Ontarien Lee Bentham, coéquipier de Tagliani dans l’équipe Player’s, a terminé troisième devant l'Américain Memo Gidley et le Canadien Andrew Bor-din.«Je suis très heureux de cette victoire, a déclaré Tagliani.La pression exercée par Anthony (Ixizzaro) était vraiment constante au début de la course.Je le savais rapide et je ne devais pas commettre la moindre erreur car il aurait sûrement profité de l’occasion pour me doubler.J'étais en communication avec Richard Spé-nard (instructeur des pilotes), et il m’a confirmé que j’étais plus rapide que lui à certains endroits du circuit et que je devais maintenir le rythme.» Un autre Québécois, Jean-François Dumoulin, a terminé au 12' rang, complétant le même nombre de tours que le vainqueur.Le pilote de Trois-Rivières a été honoré pour avoir remonté le plus grand nombre de positions en course.Les Expos s’inclinent devant Caminiti et Gwynn PRESSE CANADIENNE Si les Padres de Stui I )iego font cavalier seul dans la section ouest de la Ligue nationale, c’est en grande partie à cause des vétérans Ken Caminiti et Tony Gwynn.Encore hier, ils ont bouclé le circuit pour conduire les Padres à une victoire de 4-1 contre les Expos.Ils ont ainsi permis à Andy Ashby de remporter sa 15'' victoire de la saison et ainsi rejoindre Pedro Martinez et David Cone au premier rang dans les ligues majeures à ce chapitre.Il en était à sa première victoire en six décisions en carrière contre les Expos.Caminiti a produit le premier point des siens en sixième avec son 20 circuit.Greg Myers a imité son geste un retrait plus tard et Gwynn a obtenu un circuit de deux points à la manche suivante.Ashby est ainsi devenu le 13 lanceur de l’histoire des Padres à remporter au moins 15 victoires.Il a expacé six coups sûrs en huit manches II n’a permis qu’un but sur balles et a retiré cinq frappeurs sur des prises.Il n’a effectué que 97 tirs, dont 71 prises.Javier Vazquez a subi une 10 défaite en 13 décisions.Mis à part les trois longues balles qu’il a cédées, il s’en est tiré passablement bien.Il a donné huit coups sûrs en sept manches, mais il a aussi réussi huit retraits sur des prises pour égaler un sommet personnel.Vazquez avait su éviter le pire au cours des quatrième et cinquième manches quand les Padres avaient laissé cinq coureurs sur les sentiers sans jamais être capables d’en pousser un seul au marbre.Mais Caminiti a changé tout cela en expédiant le premier tir de la sixième tout juste par dessus la clôture de droite.Puis Wally Joyner a repoussé Terry Jones à la clôture du champ centre pour le premier retrait.Le tir suivant a été expédié dans les gradins de droite par Greg Myers, son troisième circuit de la saison.Ijes Expos se retrouvaient donc en déficit pour la première fois dans le match.Un chemin de croix pour Burton Windsor (PC) — La marche de santé s’est transformée en chemin de croix, hier, à la classique de golf du Maurier, quelque chose que Brandie Burton comprend mieux que quiconque.Minée par les blessures et ébranlée par une séquence de cinq ans sans victoire sur le circuit de la LPGA, Burton a enlevé la dernière levée du grand chelem du golf féminin, hier, en y allant d’un roulé de huit pieds pour la normale afin de battre la Suédoise Annika Sorenstam par un coup.Burton a remis une dernière carte de 72 (la normale) ce qui lui a tout de même permis d’établir un nouveau record de 270,18 coups sous le par.Il s’agit du plus bas pointage jamais réalisé lors d'un tournoi du grand chelem féminin.Betsy King avait terminé avec une fiche de 17 coups sous la normale en remportant le championnat de la LPGAen 1992.«C’est incroyable! Mon coeur va exploser dans ma poitrine, a déclaré Burton en essuyant ses larmes.Je l’ai emporté de la plus difficile façon qui soit.» La gagnante de ce même tournoi en 1993 a dû travailler ferme lors d'une journée où les verts étaient tellement fermes que la partie était bien moins facile que lors des derniers jours sur le parcours du club de golf Essex.Aucune des golfeuses n’étant à moins de six coups de la meneuse au terme de trois parcours n’a pu réaliser un parcours inférieur à 70.Malgré l’aide relative de ses poursuivantes, Burton n’a pas aidé sa cause sur les deux derniers trous.Avec une avance d’un coup sur Sorenstam au 17' trou, une normale cinq, Burton a envoyé son deuxième coup dans l’herbe haute près du vert alors que la Suédoise faisait face à un roulé de 25 pieds pour l’eagle.Un petit coup d’approche formidable a permis à Burton de placer sa balle à quatre pieds de la coupe et d’inscrire le birdie, tout comme Sorenstam.Au 18‘, le coup de fer-7 de Burton a frappé un arbre et la balle s’est retrouvée dans l’allée, à environ 60 verges du vert.Son approche l’a laissé à huit pieds de la coupe.Après que Sorenstam eût assuré sa normale, Burton a envoyé la balle dans le trou pour confirmer la sienne et remporter le tournoi.BASEBALL LIGUE NATIONALE (Parties d’hier non comprises) Section Est G P Moy.Diff G P Moy.Ditf Atlanta 74 38 .661 — New York 58 50 .537 14 Philadelphie 55 54 .505 171/2 Montréal 43 68 .387 301/2 Floride 39 73 .348 35 Section Centrale Houston 67 44 .604 — Chicago 63 49 .563 4 1/2 Milwaukee 56 55 .505 11 St.Louis 51 59 .464 151/2 Pittsburgh 50 61 .450 17 Cincinnati 50 62 .446 171/2 Section Ouest San Diego 72 39 .649 — San Francisco 60 51 .541 12 Los Angeles 57 54 .514 15 Colorado 49 62 .441 23 Arizona 41 70 .369 31 Meilleur deuxième Chicago 63 49 .563 — San Francisco 60 51 .541 21/2 New York 58 50 .537 3 Vendredi San Diego 5 Montréal 4 Chicago 9 Colorado 1 Cincinnati 3 Floride 2 Houston 7 Pittsburgh 4 St.Louis 3 Atlanta 2 San Francisco 7 Philadelphie 6 Los Angeles 4 l\l.Y.Mets 3 Arizona 8 Milwaukee 2 Samedi Montréal 4 San Diego 2 Atlanta 3 St.Louis 1 Houston 2 Pittsburgh 1 Chicago 3 Colorado 2 N.Y.Mets 2 Los Angeles 1 San Francisco 8 Philadelphie 7 (10 manches) Cincinnati 9 Floride 7 (10 manches) Arizona 5 Milwaukee 4 Hier San Diego 4 Montréal 1 Atlanta 4 St.Louis 3 Houston 6 Pittsburgh 2 San Francisco 15 Philadelphie 3 N.Y.Mets 9 Los Angeles 3 Milwaukee 7 Arizona 2 Colorado 6 Chicago 3 Cincinnati 5 Floride 1 Aujourd'hui San Francisco à Philadelphie, 13h05.San Diego à Montréal, 13h35.Houston en Floride, 19h05.Colorado à Pittsburgh.19h05.Los Angeles à N.Y.Mets.19h40.Arizona à Chicago, 20h05.St.Louis à Milwaukee.20h05.Demain Los Angeles à Montréal.19h05.Houston en Floride, 19h05.Colorado à Pittsburgh, 19h05 San Francisco à N.Y.Mets, 19h40.Cincinnati à Atlanta, 19h40.Arizona à Chicago, 20h05.St.Louis à Milwaukee, 20h05.
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