Le devoir, 10 août 1998, Cahier B
Agenda Page B 7 Culture Page B 8 Economie Page B 2 Sports Page B 5 L’ENTREVUE Jean-Marie Le Clézio Au contact du temps Le romancier français est fasciné par les sociétés autochtones des deux Amériques, dans lesquelles il voit une continuité culturelle qui nous manque Jean-Marie Le Clézio est un grand blond qui vieillit à peine et aura pourtant 60 ans en l’an 2000.Il conserve contre vents et marées la même dégaine de timide, assez réservé, manifestement très cérébral.Comme Borges, qu’il a d’ailleurs connu, il déteste les miroirs, autant que les appareils photos qui vous fixent de leur œil mécanique et sans âme, objectif auquel il envoie derechef une mine patibulaire.A priori, il déteste aussi les entrevues mais, lorsqu’il en accorde, il se concentre, remarque qu’au Québec les arbres sont collés sur les maisons alors qu’en France, on les éloigne de crainte qu’ils ne s’attaquent au sacro-saint bâtiment.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR e bâtiment, ce n’est pas sa tasse de thé, ni le délire de propriété.Il admire par-dessus tout les cultures amérindiennes.S’il est venu à Montréal, c’est dans le cadre du festival Présence autochtone, une cause à laquelle il s’est consacré corps et âme.Les sociétés autochtones des deux Amériques le fascinent II voit chez elles une continuité culturelle qui nous manque.«Il s’agit d’une des rares sociétés à vivre en contact avec le temps, estime-t-il.Elles peuvent faire les mêmes choses que vous: travailler sur un ordinateur, accomplir des exercices de l'esprit tout en se rattachant à une expérience lointaine.En Occident, notre culture est transmise par les livres.On a reçu de naissance la logique aristotélicienne, les balbutiements de la psychologie, le marxisme.Nos rites ont été intellectualisés, séparés de leurs origines.Ce sont les peuples de rupture qui ont le goût de la prédominance.Chez les autochtones n’existe pas cette rupture entre le temps ancien et le temps présent, mais un contact direct.» Entre une société dont il est issu, où il ne se retrouve pas, et un monde de continuité qui n’est pas vraiment le sien, il ne lui reste qu’à prendre la plume pour réconcilier les pôles.«Quand on écrit, on a l’impression d’être à la fois dans un monde contemporain et dans un univers qui se rattache à un passé très ancien.L'écriture, c’est un peu comme une musique.On est d’abord sollicité par un rythme, puis il faut un équilibre.C’est une architecture avec un langage.» Depuis le jour où, écrivain français de 28 ans, il a remporté le prix Renau-dot pour Le Procès-verbal, un roman hachuré qui parlait de folie, de retraite intérieure dans le langage du nouveau roman, Le Clézio a changé ses thèmes.Lui qui dénonçait surtout au départ l’aliénation des villes, le bitume, la suffocation urbaine, est devenu l’écrivain d’une épure, du désert, d’une quête quasi mystique, traquant les mystères, les mythes des vieilles cultures.En 1963, à l’heure où il récolta le Renaudot, il ne connaissait rien au milieu des lettres françaises, s’est retrouvé dans un monde qui rebutait sa nature sauvage.Il a tôt fait de couper quelques ponts, d’afficher son indépendance.Le Clézio est réputé ombrageux, se mêle très peu, ourson à sa manière.11 aime lire, écrire la nuit, alors les mondanités, qui bouffent le temps précieux, très peu pour lui.«Je suis un contemplatif, explique-t-il.Pourtant, l’écriture n ’a rien à voir avec la contemplation.C’est un exercice violent, épuisant.» Côté cinéma, son œuvre fut peu adaptée, mais il a trouvé dans son Mondo, magnifique fable sur l’enfance que le gitan Tony Gatlif porta à l’écran, une poésie, une grâce qui ne pouvait naître que chez un cinéaste poète capable à son tour de tout réinventer.Etrange Jean-Marie Iœ Clézio, un homme à cheval entre les pays, qui témoigne livre après livre d’errances, de mariages de cultures, d’exclusions, de déracinements.Il est l’écrivain des nomades, des exclus, des pauvres aussi, l’écrivain des voyages, celui de Poisson d’or, l’histoire d’une jeune immigrée marocaine, du récent Gens des nuages écrit à quatre mains avec son épouse Jemia, une quête poétique du désert marocain, celui de La Fête chantée explorant les myjhes et l’histoire des anciens Mexicains.Ecolo, rousseauiste, il s’est fait coiffer de toutes les épithètes d’usage, lève les épaules quand on les lui ressert.Le mythe du bon sauvage, allons donc! Il dit qu’il n’existe ni bons, ni sauvages nulle part, mais peut-être une façon de mieux balancer la cruauté et la bonté.Le Clézio vit avec sa famille la moitié de l’année à Albukerke, au Nouveau-Mexique (avant, c’était au Mexique), et l’autre moitié en France.Il n’a jamais les deux pieds sur un même sol, mais chevauche les univers.Le Clézio est un déraciné qui n’accorde pas tant d'importance aux racines de toute façon.«Je n'appar- tiens pas au sud de la France, dit-il, même si Je suis né par hasard à Nice.» Son père, Britannique d’origine bretonne, vient d’une fanjille qui vécut plusieurs générations à l’île Maurice.A12 ans, il est allé rejoindre ce père médecin en Afrique.Plus tard, le déracinement fut la pulsation de sa vie.«La langue française, c’est mon pays», dit-il.Il a envie de parler de ce que l’homme porte en lui: «Une tendance à la sympathie, à l'autour aveugle, une tendance au désert.» A 19 ans, voulant écrire en anglais, il apprit le dictionnaire par cœur, pour découvrir que le génie d’une langue se cachait ailleurs, au delà des mots mais en une symbolique mystérieuse qui s’y rattache.Il cherche à redécouvrir des liens, des ponts entre le monde et le langage, avec le passé, le mythe et les racines qu’il ne se reconnaît pas mais qui hantent son œuvre.En 1985, il redécouvre un grand-père qu’il avait connu vieux, hautain et après la découverte de documents dans une mystérieuse cassette, comprend qu’il avait passé sa vie à chercher un trésor; une aventure dont il témoignera en 1985 dans son roman Le Chercheur d’or.Duc ans plus tard, dans La Quarantaine, il utilise un autre souvenir familial, l’histoire de son grand-père mis en quarantaine près de l’île Maurice, ce grand-père qui aurait jadis rencontré Rimbaud dans un bistrot de Paris.Mais au delà des racines, il évoque sa rencontre physique, presque mystique en fait, avec la culture amérindienne, au début des années 70, alors qu’il a passé trois ans dans la forêt au Panama chez les Emberas et les Waunanas.Chemin de Damas et expérience physique parce que vécue de l’intérieur, dans la chaleur, l’humidité, les longues marches au milieu des lianes de la forêt, des moustiques.Dans ce monde, il a appris à perdre un peu de ses repères cérébraux et intellectuels.Pour la première fois s’effaçait le besoin d’écrire.«Il faut être un peu malheureux, vous savez, pour se lancer dans l’écriture.On doit être en déséquilibre.» L’équilibre, une sorte d’harmonie intérieure, il l’a trouvé dans une société où le temps avait une autre valeur, un autre rythme qu’en Occident.Mais au bout de son expérience panaméenne, le climat a eu raison de lui.Le Clézio fut hospitalisé pour paludisme.Le charme était brisé.«Ça a fait une rupture physique», se souvient-il en s’en disant encore inconsolable.Même s’il a vécu de longues périodes au Mexique par la suite, où il a suivi Artaud à la trace avant d’atterrir aux pieds du plus jeune volcan du monde, il n’a jamais retrouvé pleinement ce contact direct, ce mariage avec un univers parallèle au sien.Il a repris la plume, avec une nostalgie d’un état disparu mais aussi une nouvelle façon de regarder les choses.«Malgré les difficultés qu’ont les sociétés autochtones à maintenir les contacts avec ces connaissances, elles conservent des modes de transmission des savoirs de la sagesse.Nous ne détenons pas la vérité en Occident.Quelque chose d’autre peut survenir.Un poète mauricien disait: “Au marché, à chaque instant, une étincelle peut jaillir de chaque enfant.” «Ce que je retire de cette expérience panaméenne: la conviction qu’existe bel et bien une harmonie entre l'être privé et la nature, cette connaissance profonde des raisons de notre passage sur terre.Aujourd’hui, j’ai davantage confiance en l’être humain.» Une confiance ébranlée parfois.«Quand je suis plongé dans le monde moderne, comme à Montréal par exemple, j’ai du mal à maintenir cet optimisme, soupire Le Clézio.On est accablés par la pollution, l’absence de valeurs, les difficultés des personnes âgées.Les autochtones étaient persuadés qu'il fallait laisser le monde en bon état.Ils ne se laissaient pas impressionner par les monuments, mais par le respect d’une continuité.» Le romancier français voit quelque chose de plus durable dans les contes narrés par des femmes — contes entrecoupés de chants comme un opéra — que dans les,œuvres reposant sur des constructions de l’esprit «À côté d’eux, le roman paraît très pauvre.» Et de reprendre aussitôt la plume.«Je suis un contemplatif.Pourtant, récriture n’a rien à voir avec la contemplation.C’est un exercice violent, épuisant.» MARTIN CHAMBERLAND LE DEVOIR Jean-Marie Le Clézio.Lui qui dénonçait surtout au départ l’aliénation des villes, le bitume, la suffocation urbaine, est devenu l’écrivain d’une épure, du désert, traquant les mystères, les mythes des vieilles cultures.V «A Enjambant la planète Son berceau lointain est cette île Maurice dont est issu son père.A Nice, il est donc né par hasard en 1940 alors que sa mère s’y était réfugiée, fuyant en pleine guerre les zones occupées.L’été, chez ses grands-parents, dans leur village des Alpes-Maritimes, il écoutait les bombardements, regardait les soldats défiler à pas de l’oie.La guerre l’a marqué.En 1948, il prend le bateau avec son frère.Direction: le Nigeria, où ils vont retrouver un père presque inconnu qui travaille comme médecin en Afrique.Le petitJean-Marie a déjà le démon de l’écriture.Enfermé dans sa cabine, il écrit deux romans: Un Long Voyage, dans lequel une baleine s’attaque à un cargo, et Oradi noir.De retour en France, tout en continuant à écrire, il explore d’autres voies: la bande dessinée, entre autres, sous l’inspiration des Tintin et des Spirou.Il a du talent, mais considère qu’il lui manque lç vrai génie pictural qui fait vivre les personnages.A l’école, pourtant, ses bandes dessinées ont un franc succès et jamais il ne retrouvera public si intelligent posé sur ses œuvres.Entre le dessin et la rédaction de son roman Le Cheik blanc, il n’avait guère le temps de jouer à l’élève modèle.Son parcours de jeune adulte allait être en dents de scie: enseignant, puis acteur dans des rôles secondaires que sa dégaiqe de beau grand blond lui permettait d’embrasser.A 23 ans, c’est la gloire soudaine.Son roman Le Procès-verbal, écrit en partie sur les plages, dans les cafés de Nice, lui vaut le prix Renaudot Paris l’accueille et il peut désormais se consacrer à l’écriture.Une écriture boulimique, tant Le Clézio sera un auteur fécond.Passant du roman à l’essai, avec un regard de plus en plus fasciné par l’ethnologie et l’histoire, il navigue entre les univers, fait son service militaire avant de partir au Mexique en suivant le périple d’Artaud.Au début des années 70, sa rencontre avec les peuples Emberas et Waunanas au Panama va modifier à jamais sa conception du monde.Son mariage (une seconde union) en 1975 avec Jemia, issue des cultures du Maghreb, constitue un nouveau pas dans son aventure littéraire.Le désert, l’eau, le vent seront des éléments qui hanteront son œuvre.Ce récipiendaire en 1980 du premier grand prix Paul-Morand, entre écriture et voyages, d'Haïti à Î’île Maurice, en 1991, lance chez Gallimard avec Jean Grosjean la collection «L’Aube des peuples» destinée à témoigner de l’éveil et de la préoccupation des sociétés.Depuis, sa voix et celle de Jemia évoquent sur toutes sortes de tribunes la richesse et la complexité des sociétés du globe.La dernière œuvre de Le Clézio, Gens des nuages, écrite avec Jemia, les entraîne tous deux à la rencontre du désert, du sable et de ses mythes, en questionnant de plus belle ce qui unit l'humanité, ce qui la hante et ce qui la relie à un passé vivace ou fuyant, selon la mémoire des peuples.O.T.\ TJ O \ I Publié le samedi 22 août 1998 < Tombée publicitaire le vendredi 14 août 1998 L K 1) E V 0 I H .I.K LUNDI | () A 0 0 T I !) () 8 B 2 =-—-?LE DEVOIR ?- — ECONOMIE Cette semaine à la Bourse L’Agenda de l’investisseur Semaine du 9 au 15 août 1998 Calendrier économique Canadien Statistique économique publiée Date Heure Mises en chantier - juillet 11 août 8 h 30 Ventes véhicules neufs - juin 13 août 8 h 30 Indice composite - juillet 14 août 8 h 30 Américain Statistique économique publiée Date Heure Productivité et coût - 2* trimestre 11 août 10 h 00 UR Redbook, ventes totales en magasin - semaine du 7 août 11 août 14 h 40 Réclamations pertes d'emploi - semaine du 8 août 13 août 8 h 30 Ventes au détail - juillet 13 août 8 h 30 Ventes au détail, sans autos - juillet 13 août 8 h 30 Prix des commodités importées - juillet 13 août 10 h 00 Indice des prix de production - juillet 14 août 8 h 30 IPP fondamental (IPP moins nourriture et énergie) - juillet 14 août 8 h 30 Inventaires des compagnies - juin 14 août 8 h 30 Production industrielle - juillet 14 août 9 h 15 Capacité d'utilisation industrielle - juillet 14 août 9 h 15 Assemblées des actionnaires Société D»te Heurt Lieu Type Au Québec: Téléglobe 10 août 13 h 00 Montréal E Téléscéne Inc.(Le Groupe Film) Ailleurs : 13 août 11 h 00 Montréal AG Tarragon Oil and Gas Limited 11 août 10 h 00 Toronto S Vincor International Inc.12 août 16 h 00 Toronto AG ATS Automation Tooling Systems Inc.13 août 16 h 00 Kitchener, Ont.AS Midland Walwyn Inc.14 août 10 h 00 Toronto S Yamana Resources Inc.14 août 10 h 00 Toronto AS A : annuelle; E : extraordinaire; G : générale; S : spéciale Nouvelles émissions d’actions, P-U, T-U, billets Compagnie Valeur Prix unitaire Date prévue Cénosis 2,5 MS 1 S par action ord.10 août Trojan Technologies environ 37 MS environ 37 $ par action ord.10 août CRS III Deferred Preferred Trust 75 à 100 MS 25 S par "Deferred Preferred Unit" 12 août Émission de bons et droits de souscription Compagnie Modalités Expiration Bioniche Inc.1 droit par action ord.détenue, 4 droits + 0,65 S pour obtenir 1 action ord.11 août Divisions d’actions, regroupements Compagnie Ratio Clôture des registres Becton Dickinson & Co.Summit Financial Corp.United Video Satellite Group Servicemaster Ltd.Partnership Cisco Systems Lycos Inc.Republic Bancorp Inc.deux pour une deux pour une deux pour une trois pour deux trois pour deux deux pour une cinq pour quatre 10 août 10 août 10 août 12 août 14 août 14 août 14 août Fusions et acquisitions Acquéreur Compagnie cible Offre (ou choix) Expiration Alliance Communications Atlantis Communications fusion des 2 sociétés sous le nom de à venir Alliance Atlantis Communications 0,5 action Alliance contre 1 action Atlantis Bell Atlantic Corp.GTE Corp.1,22 action ord.Bell pour 1 action ord.GTE Corp.i venir Explorers Alliance Corporation International Larder Minerais Inc.fusion sous le nom de Explorers Alliance Corporation, 1) 0,1 action sans vote cat.A de la nouvelle société pour 1 action ord.International Larder 2) 0,5 action sans vote cat.A de la nouvelle société pour 1 action ord.Explorers Alliance Corporation 12 août Merrill Lynch & Co.Inc.Midland Walwyn Inc.0,24 action ord.Merrill contre 1 action ord.Midland 12 août Aliments Maple Leaf Inc.Schneider Corporation 1) 29 $ ou 1,767 action ord.Maple pour 1 action ordinaire Schneider 2) 29 S ou 1,767 action ord.Maple pour 1 action cat.A Schneider 13 août Tele- communications TCI Music Inc.8 S US par action série A TCI 13 août Expiration de bons ou droits de souscription, SPEC et PEACS Compagnie Expiration Pour obtenir une action Oxbow Equities Corp.10 août Vision 2000 Exploration Ltd.10 août 1 bon sous.+ 5,25 $ pour 1 action ord.Oxbow 1 bon sous.+ 0,60 $ pour 1 action ord.Vision 2000 Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) Compagnie Modalités Expiration Glacier Ventures Inf! rachat d'un maximum de 5 753 484 actions ord., 0,75 S 10 août Corp.pour chaque action ord.de Glacier MacMillan Bloedel Ltd.rembour.des debentures 10,125 %, 23 janvier 2002 à 13 août 1141,66534 S par tranche de 1000 $ Plan de réinvestissement de dividendes ( DRIP ) Compagnie Clèture des registres Date de versement Fortis Inc., ord.7 août 1" septembre Enermark Income Fund, T-U 10 août 20 août Starcor Energy Royalty Fund, T-U 10 août 15 août Royal Host REIT, IR et T-U 12 août 18 août MacMillan Bloedel Ltd, ordinaire 13 août 10 septembre Lafarge Canada Inc., priv.échangeable 14 août 1 " septembre Programmes achat/vente des petits lots Compagnie Modalités Expiration EEX Corporation ceux détenant 99 actions ord.ou moins en date du 24 juin peuvent vendre la totalité au prix du marché du 6 juillet au 11 août 11 août Dividendes supplémentaires ou extra Compagnie Modalités Versement Athabasca Oil Sands Trust omission de verser la distribution trimestrielle normalement versée en août sur le T-U omission Starcor Energy Royalty Fund aux porteurs inscrits le 10 août, une distribution sudd.de 0,07 $ par part de fiducie IS août add.: additionnel anc.: ancienne cat.: catégorie déc.: décembre dét.: déterminer div.: dividende oct.: octobre subord.: subordonnée ord.: ordinaire supp.: supplémentaire priv.: privilégiée IR : "Instalment Receipt”, rembour.: remboursement reçu de versement sept.: septembre P-U : "Partnership Unit” sous.: souscription T-U ; Trust Unit, part de fiducie Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de toi.Toutefois, nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Ce bulletin d’information pourrait aussi être incomplet.Tassé Tassé & Associés, Limitée Disnat a 15 ans Le précurseur du courtage à escompte Au Québec, Disnat est bon premier avec une part de marché d’environ 35 %.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR et qui regroupe des activités de courtage à escompte et de plein exercice.Quinze ans plus tard, René Perreault ne cache pas son contentement de voir ce que Disnat, son bébé, est devenu: «Nous avons parti Disnat avec 150 OOO $, aujourd’hui ça vaut 100 millions».Il en parle avec le plus grand dégagement, puisqu’il en a quitté la présidence, non par dépit mais pour aller fonder une autre entreprise.En 1982, M.Perreault était vice-président exécutif de la maison de courtage Geoffrion Leclerc.«J’ai vu une fenêtre s’ouvrir», raconte-t-il.Il a quitté son poste et a mis Disnat au monde.Les Américains permettaient le courtage à escompte depuis 1975.Disnat fut le premier à le faire au Canada mais uniquement pour des transactions sur les titres américains.Toutefois, la déréglementation, c’est-à-dire l’abolition des taux fixes de commissions sur les transactions, au Québec et en Ontario le 1,T avril 1983, allait ouvrir toute grande la porte à Disnat pour transiger des actions canadiennes.«Ce fut très difficile au début.La croissance a dépassé toutes nos espérances.Nous avons enregistré des augmentations de 40 % par mois», se remémore le fondateur.Desjardins s’y intéresse Dès septembre 1983, McNeil Man-tha faisait l’acquisition de cette très jeune firme: M.Perreault conservait 5 % des actions et demeurait président En 1988, le Mouvement Desjardins, qui cherchait une voie d’accès aux valeurs mobilières, prenait une participation de 33 % dans Disnat il acquérait le reste des actions en 1990.M.Perreault en fut le président jusqu’en 1995; il quitta alors Disnat pour s’occuper d’un autre projet de son cru, celui d’un fonds de couverture (Edge Fund), qui pour l’instant vise une clientèle très fortunée.Il cherche à en faire un produit de grand marché.C’était aussi le cas, lorsqu’il a décidé de créer Disnat.Il voulait devenir «un Robin des bois pour les commissions» dans l’industrie du courtage où on l’a surnommé de façon ironique «le Wool-codes services financiers».M.Perreault soutient avoir atteint son objectif, en plus d’avoir rempli son mandat auprès des actionnaires.En 1986, Disnat devenait société ouverte à la faveur d’une émission Réa.d’un million d’actions à deux dollars.A la privatisation par Desjardins en 1991, cette même action valait trois dollars.De cela aussi il est content tout comme le fait que Disnat soit devenu une institution qui restera.Au sein de la grande famille du Mouvement Desjardins, Disnat n’a jamais perdu son identité propre, bien que l’environnement extérieur ait beaucoup évolué.Aujourd’hui, Disnat est une division de Valeurs mobilières Desjardins (VmD), une filiale qui administre des actifs de quatre milliards Une femme, deux premières Disnat par le biais de VmD continue d’ailleurs à créer des précédents.Depuis novembre 1996, Francine Allaire est présidente et chef de l’exploitation de VmD, ce qui en fait la première femme à la tète d’une compagnie de courtage au Canada et la première femme à diriger une filiale du Mouvement Desjardins.Ce sont des collègues à elle qui le soulignent Mme Allaire a gravi tous les échelons dans le monde des institutions financières avant d’en arriver là.Elle avait d’abord travaillé pendant sept ans à la Banque Provinciale, en occupant tous les postes possibles dans une succursale.Puis, pendant 15 ans elle a eu son propre bureau de comptabilité en conseillant surtout de très petites entreprises.En 1984, elle a tout vendu et s’est inscrite au programme de MBA pour cadres de l’UQAM.L’année suivante, elle entrait chez Desjardins, six ans à la Caisse centrale, cinq ans à la gérance de Visa Desjardins et enfin chez VmD depuis 1995.Une industrie en croissance Si Disnat était la seule institution de son espèce en 1982, ce n’est plus du tout le cas maintenant.Sur le marché canadien du courtage à escompte, Disnat a même été dépassée par TD Green, une filiale de la banque TD.D’ailleurs, presque toutes les banques offrent désormais ce service.Au Québec cependant Disnat demeure au premier rang avec une part de marché d’environ 35 %.Les chiffres à cet égard sont d’ailleurs approximatifs, car toutes les institutions gardent jalousement leurs statistiques pour elles-mêmes.Le courtage à escompte occupe actuellement de 15 à 20 % du marché des valeurs mobilières.Les experts s’accordent à dire que cette part se situera entre 25 et 30 % d’ici cinq ans.Particulièrement au Québec, «la bourse commence à être démystifiée», souligne la présidente de VmD.Dès le départ, on a constaté chez Disnat que le courtage à escompte attirait une clientèle qui avait déjà une bonne connaissance du marché boursier et des investisseurs qui préféraient gérer eux-mêmes leur portefeuille de valeurs mobilières.En 1990, Disnat avait 200 millions d’actifs sous gestion et des revenus de six millions.Depuis, Disnat est redevenue une société privée et Mme Allaire ne veut rien divulguer de ce qui pourrait être considéré comme des informations stratégiques.Pour donner un point de comparaison, la présidente rappelle qu’en 1991, Disnat avait 32 représentants au service de 27 000 clients, lesquels détenaient 40 000 comptes.Aujourd’hui, il y a 100 000 comptes et 82 représentants.Une majorité de clients détient deux comptes, l’un en vue de la retraite qui comprend un i m- % d9 affaires LAURENTIDES H ô T c Silnï-oauveur SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS MANOIR SAINT-SAUVEUR Hotel de villégiature *4 étoiles», situé au cœur du village de Saint-Sauveur.220 magnifiques chambres et 13 salons de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires: à partir de 60$/pers./nuit, occ.double, incl.petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur, 2 pauses café, équipement AV de base, frais de service.227-1811 (Mtl direct) 1-800-361-0505 REIAIS & CHATFAUX LA FINE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES___________________________________ HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Gourmet Magazine: “1996 & 1997 America’s Top Tables Award” Hotel-Restaurant 4 diamants CAA, La Table d’Or des Laurentides, 25 chambres luxueuses, vue sur les pentes de ski *** Spécial Forfait d'affaires *** du dimanche au jeudi : 42,50 S par personne, par nuit, occ.double, incluant luxueuse salle de réunion, café en permanence, équipement d’audio-visuel et service.Tel.sans frais de Mtl: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE SAINT-MARC-SUR-LE-RICHE LIEU HOTELLERIE LES TROIS TILLEULS A St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostelleric paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.856-7787 Pour annoncer, contactez Jean de Billy au 985-3322 ou au 1-800-363-0305 K MCKOY Francine Allaire, présidente de Valeurs mobilières Desjardins, et René Perreault, fondateur de Disnat, réunis à l’occasion d’une célébration du 15' anniversaire.REER, un FERR et d’autres fonds enregistrés, puis un deuxième pour des placements peut-être un peu plus risqués et spéculatifs.Une clientèle diversifiée La clientèle de Disnat est très diversifiée et la valeur des comptes varie de 5000 $ à plus d’un million.Les comptes les plus actifs se situent entre 80 000 et 100 000 $.On devine qu’une majorité de clients a plus de 35 ans et comprend en particulier de jeunes retraités de 50 ans et plus qui ont du temps pour s’occuper de leurs affaires.La clientèle comprend aussi des compagnies à numéros, des clubs d’investissements et de petits courtiers.Disnat effectue en outre toutes les transactions pour la division du courtage de plein exercice de VmD, ce qui englobe les commandes institutionnelles.Les petites commandes, c’est-à-dire celles qui n’ont pas d’impact sensible sur le marché, sont envoyées électroniquement sur le parquet et les transactions sont alors complétées de façon quasi automatiques.En revanche, les commandes importantes, provenant par exemple de la Caisse de dépôt, sont d’abord envoyées à deux négociateurs qui voient à conclure des transactions sans perturber le marché, en relation avec d’autres courtiers qui détiennent aussi une part de la commande de ce gros client Disnat doit gérer son service en bon père de famille, ce qui ne veut pas dire intervenir dans les décisions des clients, mais voir à ce que tout soit fait dans les règles et assurer la protection du client et de l’entreprise elle-même.D’abord, avant l’ouverture d’un compte, le client doit remplir un formulaire à partir duquel Disnat détermine un code de transactions qui permet d’exercer «un contrôle sexécutoire intelligent».Ainsi, on ne permettra pas à n’importe qui d’ouvrir un compte pour des transactions sur option, un marché qui requiert des connaissances assez poussées.On ne laisserait évidemment pas un client peu fortuné placer une commande pour l’achat de 200 000 actions ou acheter des actions minières à haut risque dont le prix pourrait chuter de façon draconienne.En cas de perte, le client pourrait tout simplement laisser tomber son compte et c’est Disnat qui devrait alors assumer la perte.Le courtage à escompte coûte évidemment moins cher au client, lequel ne reçoit en revanche aucun conseil d’achat ou de vente, comme cela est le cas chez un courtier de plein exercice.L’escompte peut aller cependant jusqu’à 86 % de la commission qu’appliquerait un courtier traditionnel.Chez Disnat, la commande par téléphone coûte 45 $, plus certains frais selon la valeur et la combinaison des actions transigées.La même commande par Internet (un service disponible depuis cette année) coûterait 29 $.Les transactions commandées à distance laissent une marge plus faible à la maison de courtage et il faut donc un plus fort volume pour atteindre un niveau de rentabilité satisfaisant.Globalement, Disnat tire 40 % de ses revenus des transactions sur les actions, 30 % des fonds mutuels, 20 % des obligations et coupons et 10 % du marché des options.Il va sans dire que la synergie avec les caisses populaires est très profitable à Disnat Près de 40 % de sa clientèle lui est référée par les caisses.Un client peut même se présenter à sa caisse locale pour ouvrir un compte chez Disnat.Comme mesure incitative cette caisse reçoit une part de la commission pendant toute la durée de vie de ce compte.Disnat a des bureaux à Montréal et Québec, mais pour un membre, où qu’il soit, toutes les communications peuvent se faire à distance.Disnat effectue des transactions non seulement sur les valeurs mobilières canadiennes, mais également sur les titres américains, européens et asiatiques.Pour l’avenir de Disnat, Mme Allaire entend mettre l’accent sur les services électroniques et aller chercher une clientèle hors Québec, en se faisant davantage connaître dans les trois provinces où il y a des fédérations de caisses francophones.Dans le cas du courtage de plein exercice, 55 % des nouveaux membres de VmD proviennent du réseau des caisses.Cette division créée à partir de la maison de courtage Deragon I^in-glois a connu un démarrage plus difficile, mais sa croissance est plus forte maintenant que celle de Disnat, ce qui s’explique peut-être par le fait qu’elle soit plus récente.Globalement, VmD déclarait l’an dernier des revenus de 60 millions et des actifs dépassant 300 millions.VmD compte maintenant plus de 400 employés.loto-québec Tirage du 98-08-08 3 20 21 33 35 45 Numéro complémentaire: 26 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 1 6 206 13 630 259 018 LOTS 2 208 701,30$ 110 435,00$ 2 573,20$ 74,50$ 10$ Ventes totales: 15 572 406$ Prochain gros lot (approx.): 2 000 000$ Tirage du 98-08-08 5 34 43 44 47 49 Numéro complémentaire: 4Q GAGNANTS LOTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 1 13 797 15 151 1 000 000$ 50 000$ 500$ 50$ 5$ Ventes totales: 508 955$ EStra UB VENDREDI Tirage du 98-08-07 NUMÉROS LOTS 073575 100 000$ 73575 1 000$ 3575 250$ 575 50$ 75 10$ 5 2$ EStra SAMEDI Tirage du 98-08-08 NUMÉROS LOTS 769317 100 000$ 69317 1 000$ 9317 250$ 317 50$ 17 10$ 7 2$ fflSZl 98^-07 9 12 15 20 21 27 37 Numéro complémentaire: 33 GAGNANTS LOTS 7/7 0 5 500 000,00$ 6/7+ 1 130 894,00$ 6/7 47 2 436,80$ 5/7 2 604 157,10$ 4/7 56 240 10$ 3/7+ 52 164 10$ 3/7 475 151 partie, gratuite Ventes totales: 6 995 226 $ Prochain gros lot (approx.): 7 000 000$ TVA.le réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagt paraissent au verso des billots En ca de disparité entre cette liste et la lii officielle, cette dernière a priorité.’V i I.K I) K V (Il It .L K I.I \ I) I I 0 A I' T I !» fl S B 3 E CI) N ü M I fi AGROALIMENTAIKE Le royaume du bleuet, à la grandeur de la province Le Lac-Saint-Jean n’est pas la seule région productrice de ce «superaliment» n -m&r Les champs dévastés par le gel dans une région qui abrite 90 % de la production québécoise de bleuets nous rappellent qu’on a peut-être d’yeux que pour le Lac-Saint-Jean, alors que le bleuet pousse également, et de plus en plus, dans d’autres régions du Québec.GÉRARD HÉRUBÉ LE DEVOIR I Le Lac-Saint-Jean, avec ses quelque 150 producteurs, est on ne peut plus pesant dans la production de bleuets au Québec.Cette domination cache pourtant le fait que la récolte de ce fruit bleu se fait également ailleurs au Québec, à une plus petite échelle cependant, où s’activent environ 250 producteurs.On pense à la Côte-Nord, mais aussi à la région de Québec et à la Mauricie.D’autres régions, plus près de Montréal, commencent également à prendre leur place sur cet échiquier, les amateurs de ce fruit et de l’au-tocueillette découvrant de plus en plus les plants disséminés dans la vallée du Richelieu et à Bromont, en Estrie.Ce débordement prend d’autant plus d’importance que la production au Lac-Saint-Jean tourne particulièrement au ralenti cette année.«Au ralenti, dites-vous?C'est un euphémisme.Je ne sais pas s'il y a un terme plus dramatique encore que ralenti.Si oui, il faudrait plutôt l’utiliser.Mais nous gardons le moral», a souligné Jean-Pierre Senneville, l’un des plus gros producteurs du Lac-Saint-Jean.C’est que la production de bleuets au Saguenay-Lac-Saint-Jean a été affectée cette année par deux périodes de gel consécutives, survenues les 26 et 27 mai puis les 30 et 31 mai, en pleine floraison, les fleurs dans les bleuetières ayant été fécondées cette année en avance d’environ trois semaines, sous le coup d’un printemps hâtif.Résultats: jusqu’à 90 % de la récolte a été détruite au Lac-Saint-Jean et sur une partie de la Côte-Nord, qui a vu entre 30 et 40 % de ses récoltes être affectées.Ce caprice de la nature aura un impact certain sur cette industrie, le Lac-Saint-Jean subissant un manque à gagner évalué à 25 millions.Surtout que la Régie des assurances agricoles ne devrait verser que 1,6 million de dollars en indemnités aux producteurs de la région touchés.Le bleuet représente la quatrième activité agricole de la région, après le lait, les pommes de terre et le bovin.La dévastation des bleuetières est survenue après une année (1997) spectaculaire, qui a vu la production totale au Québec atteindre les 34 millions de livres, doublant la moyenne annuelle de 17 millions de livres observée au cours des sept années précédentes.Le Lac-Saint-Jean, qui a produit 30 des 34 millions de livres l’an dernier, réussira à peine à s’en ti-îrer, cette année, avec 66 000 livres.Et dire qu’avec la lloraison hâtive de ‘ce printemps, les producteurs du iLac-Saint-Jean pensaient pouvoir répéter l’exploit de 1997 et récolter 35 millions de livres de bleuets! « Malgré cette contraction notoire, îles producteurs ne peuvent espérer Jque des pressions à la hausse s'exerceront sur les prix.«N'oublions pas \que le Québec ne compte que pour \ 10 % de la production mondiale de |ibleuets», a rappelé Luc Urbain, > d’Agriculture Québec.La concurrence hors Québec vient des provinces ; maritimes, de la Colombie-Britan-;nique, du Maine, du Vermont, du ” New Jersey, de l’Oregon et de Washington.De plus, le gros bleuet, celui qui est cultivé, n’a pas été touché par le gel.La production de bleuets cultivés est toutefois marginale, atteignant à peine le million de dollars.Il reste la récolte de bleuets en forêt, qui procure bon an mal an quelque sept millions de livres par année.Pendant ce temps, l’autocueillette bat toujours son plein.Les bleuetières de la vallée du Richelieu et de l’Estrie ont même leurs portes ouvertes depuis le début de juillet.Il s'agit d’un départ hâtif, devançant la date normale d’une douzaine de jours — à l’instar de ce qui s’observe dans la grande région métropolitaine pour les fraises, les framboises et les pommes — d’une saison qui se prolonge habituellement jusqu’au mois de septembre.Des propriétés propr ioxyaa Jusqu’à 90 % de la récolte a été détruite au Lac-Saint-Jean.La région subira un manque à gagner évalué à 25 millions.antioxydantes Et la consommation du bleuet aura une nouvelle saveur cette année.Le fruit bleu a reçu de nouvelles lettres de noblesse en se voyant attribuer le statut de «superaliment».Le directeur administratif de l’Association des bleuets sauvages d’Amérique du Nord, John Sauvé, n’a pas été sans se réjouir de cette reconnaissance des vertus d’antioxydants naturels rattachées aux bleuets sauvages.«Le guide des 50 superali-ments publié par la revue Health Magazine a attribué le statut de “superaliment" aux bleuets, qui ont surclassé 40 fruits et légumes en matière d’antioxydants», a-t-il souligné.Les antioxydants sont des substances naturelles que l’on trouve dans les fruits et les légumes et qui neutralisent les radicaux libres, molécules d’oxygène instables associées au cancer, aux maladies cardiaques et au vieillissement.M.Sauvé a mis en exergue les conclusions d’études récentes menées au Centre Jean Mayer concernant l’effet de la nutrition sur le vieillissement chez les humains de l'USDA, qui placent les bleuets au premier rang en matière d’action anti- nif ou lourd hui oxydante par rapport à 40 autres fruits et légumes.«Les chercheurs attribuent ces vertus aux anthocyanines et à d’autres composés naturels (phyti-chimiques) présents dans les bleuets sauvages.Dans une demi-tasse de bleuets sauvages, on trouve autant d’antioxydants que dans cinq portions d'autres fruits et légumes, tels les carottes, les pommes, les courges et le brocoli», a ajouté M.Sauvé.L’Association, qui rassemble des producteurs et des transformateurs de bleuets sauvages du Maine et du Canada, entend placer cette découverte des propriétés antioxydantes des bleuets au cœur de ses efforts promotionnels.DIRECTEUR DES COMMUNICATIONS Le Théâtre d'Aujourd'hui, situé sur la rue Saint-Denis à Montréal, est un théâtre consacré à la création et à la diffusion de la dramaturgie québécoise.Le Théâtre dAujourd'hui est à ta recherche d'un directeur des communications.Relevant de la direction générale, le responsable des communications a pour mandat le développement du public du Théâtre d'Aujourd’hui.Il doit notamment: • concevoir et réaliser le plan annuel de communications; • organiser la campagne d'abonnements; • rédiger et/ou superviser la rédaction des communiqués, des programmes et d'autres documents; • voir à la production du matériel promotionnel et à la publicité dans les médias; • superviser les relations de presse; • participer à l'organisation de la soirée bénéfice annuelle et à la recherche de commandites; • gérer le budget alloué aux communications.Le candidat possédera: • un diplôme universitaire de premier cycle en communications ou en marketing et au moins trois années d'expérience dans le domaine des communications d'un organisme culturel; une compétence reconnue et une expérience pertinente d'au moins cinq ans seront également considérées; • une excellente connaissance de la langue française ainsi que des aptitudes évidentes pour la rédaction; • une solide connaissance du milieu théâtral québécois; • du leadership, un sens de l'organisation et la capacité à travailler en équipe; • une connaissance adéquate des différents outils informatiques (traitement de textes, bases de données, infographisme, chiffrier).Le poste exige une grande disponibilité.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae au Théâtre d'Aujourd'hui, 3888, rue Saint-Denis, Montréal [Québec] H2W 2M2 au plus tard le vendredi 4 septembre 1998.Nous ne communiquerons qu'avec les personnes dont la candidature aura été retenue.y- RICHARD CHAGNON, COLLABORATION SPECIALE Au Québec, le bleuet n’est pus que l’affaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Jean-Jacques Lavallée exploite une bleuetière de 2000 plants à Bromont, en Estrie.De gros plants pouvant atteindre 1,5 mètre de hauteur, parfois deux.C A R RI fi R fi S P R 0 fi fi S S10 N S Fondé en 1982 et accrédité en 1990, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke est un organisme sans but lucratif voué à la promotion des beaux-arts en général et l'art des Cantons de l'Est en particulier pour des fins exclusivement culturelles et éducatives.Le musée est présentement à la recherche d'un DIRECTEUR ou dune DIRECTRICE Tâches : Sous l'autorité du conseil d'administration, cette personne : • Administre l'institution; • Propose les orientations et prépare le plan de développement de l'institution ; • Gère les collections et leur développement; • Réalise des activités de programmation planifiées et en évalue les résultats; • Supervise la réalisation ou réalise les activités de communication.Nuisit beaux-arts ShiThrooki Qualifications : • Études universitaires de 2e cycle ou expérience équivalente dans un des domaines propres à l'institution; • Aptitude à relever le défi lié au développement d'une jeune institution ; • Maîtrise du français et de l'anglais, écrit et parlé; • Expérience pertinente complémentaire en administration, en communication et en muséologie.Traitement : À discuter selon la compétence.Faire parvenir son curriculum vitae, sous pli confidentiel, avant le 21 août 1998 au : Comité de sélection Poste de directeur ou directrice Musée des beaux-arts de Sherbrooke 241, rue Dufferin Sherbrooke (Québec) J1H 4M3 Toby a choisi la souris En obtenant sa certification MCSE.Toby est devenu spécialiste en technologies Microsoft et bénéficie d’une formation de pointe reconnue mondialement.En optant pour l’un de nos programmes de certification intensifs, vous aussi pouvez devenir: • Administrateur(trice) de réseau • Technicien(ne) en informatique • Développeur(e) de solution • Consultant(e) • Formateur(trice) Certifiez votre avenir Financement pour programme et équipement disponible* Cours de jour et de soir • Certaines conditions s’appliquent DIRECTEUR GENERAL Le Centre des auteurs dramatiques [CEAD] est une association dont le mandat est le soutien, la promotion et la diffusion de la dramaturgie québécoise.Le CEAD est à la recherche d'un directeur général.Relevant du Conseil d'administration, le directeur général est responsable de l'ensemble des activités de l'organisme.Il voit à l'application des décisions du Conseil, il développe les services et les activités du CEAD, il le représente auprès des pouvoirs publics et des différents intervenants, il assure son financement et son administration, il coordonne et supervise le travail de l'équipe de permanents et de contractuels.Le directeur général est, en outre, responsable de la promotion internationale.Doté d'un bon sens du leadership et d'une capacité de travail en équipe, le candidat aura de préférence une formation en théâtre, il possédera au moins cinq ans d'expérience à la direction d'un organisme culturel ainsi qu'une très bonne connaissance de la dramaturgie et du théâtre québécois.Le candidat aura une grande maîtrise du français écrit ainsi qu'une connaissance fonctionnelle de l'anglais.Une connaissance du milieu culturel international constitue un atout.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae au Centre des auteurs dramatiques, 3450, rue Saint-Urbain, Montréal [Québec] H2X 2N5 au plus tard le mercredi 19 août 1998.Le CEAD ne communiquera qu'avec les personnes dont la candidature aura été retenue.Education Center (ZENON cz> R r\/i xv r i o ivj Montréal (514) 398-0423 / Quebec (418) 656-9831 www.zenon.com Vice-président Finances et Administration a direction du Devoir recherche un Vice-président Finances et Administration.La personne choisie assumera la responsabilité de la direction de l’exploitation financière et saura optimiser le rendement du journal en respectant ses I objectifs ainsi que les normes d’exploitation existantes.Ce poste relève directement du Directeur du journal et son titulaire fait partie du comité de direction en plus de diriger l’ensemble des activités de trésorerie, de planification stratégique, de commercialisation, de ventes, de production, de distribution, de gestion des ressources humaines et des technologies de l’information.Afin de relever ce défi, le candidat sera bien entendu membre d’un ordre professionnel, soit celui des CA.des CMA ou des CGA.et aura également une solide expérience de direction financière, idéalement au sein d’une maison d’édition ou de publications à grand tirage, ou de sociétés de services.Et puisque cette personne représentera Le Devoir auprès de différents intervenants, il serait primordial qu’elle s’identifie bien à la vocation de ce dernier et qu’elle ait des aptitudes marquées pour les communications orales et écrites.De plus, elle devra faire preuve d’une éthique sans reproche, d’une pensée stratégique, d’un sens aigu des affaires, et de qualités lui permettant de gérer l’innovation et l’atteinte des résultats.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitœ en toute confiance à Mme Sylvie Bérubé, en prenant soin de mentionner la référence #18714.Nous ne communiquerons qu ’avec les personnes dont la candidature aura été retenue.Brassard & Associés Recherche de Cadres inc.1155, bout.René-Lévesque Ouest, bureau 3430 Montréal (Québec) H3B 3T3 Télécopieur : (514) 875-4205 TéL : (514) 875-9123 Courriel : sberube@brassard.ca I.K I) V.V Oil!.I.V.I.I X I) I M A 0 l’ T I !l !l S NSSKV>v»V.v\ vV Wllons c( urcIrirf-S Ijewevnes lie in Sic (leas an3 ilOnjside Die vjiSs end foOlMUi* ~t 44 in.in.44 70 CCnWOles CUiffn'»} tit:• J6,0D0»tttms polysar ~ ct one victim tvary 2?rrinuîsî landmbtî aie «weaponc(di»ï-s oe -jMii i».! in slow ttm Si* **«• ' kl ««>4(1 l#r»4 *it#tc.'i jm r.»r»l*G*iS attf.* )/ le (23:45) 121I4JS® 03 (Ml 3D Les Simpson Le Grand Journal Partis pour l'été/Michèle Richard Pas de vacances/ Pierre Légaré Box Office Cinéma / LA FAMILLE JACKSON (5) avec Lawrence Hilton-Jacobs, Billy Dee Williams (2/2) 10-07: l'affaire Kafka (2/4) Pas de vacances.Le Grand Journal Sports Plus (R® Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Monde ce soir Refus global 1948 -1998 - La Quête de la liberté | Le Journal RDI j RDI à l’écoute Atlant./ Ontario Éd.québécoise Éd.de l'Ouest OS .l'été (15:30) Journal suisse Pyramide Paris Lumières Envoyé spécial Journal FR2 Des racines et des ailes Strip-tease Journal belge Bouillon de culture S3 Force.(16 00) Amicalement vôtre Animalier / Les Bébés animaux Cap sur les îles / îles aux trésors Mystères anciens / Les Sorcières Biographies / Thomas Jefferson Force brute / Explosifs Cinéma/LA ROUTE.(3) CB La Vie.(16:00) Allô docteur/Adoption intern.Lignes de vies Combat.chefs Des histoires de famille Déclic Fête des bébés La Vie après la mort Santé et Société / Enfants sourds Allô docteur (ME M.V.(12:00) La Courbe Les Bombes Le Mix [SPAM Tragically Hip Musique vidéo / Se poursuit jusqu'à 1 hOO.(MX) MusiMax Coll îction (14:00) Mouvements classiques / Ashkenazy Chopin Récital Programme 1 MusiMax Collection Mouvements classiques GE Garfield Spirou .Intrépides Joy.Naufragés Le Studio (SD Donkey Kong Scooby Doo 2 Stupid Dogs Bêles à craquer Le Zinzin.Cléo et Chico (Sacrés Dragons Capitaine Star | Splat! Les Simpson Cléo et Chico 2 Stupid Dogs Highlander Les Simpson Cléo et Chico fibs) Jeux extrêmes ; d'été Sports 30 Mag Boxe / Antwun Echols - Paul Vaden Baseball / Expos - Rockies O (13 Family Matters The Simpsons Fresh Prince of Bel-Air Newswatch Just for Laughs Tracy Takes on This Hour has 22 Minutes Father Ted Royal Canadian Air Farce Comics! National / CBC News The National Update News Newsday S3 3D CD Oprah (16:00) Am.Videos Home Improv.News Wheel of.Jeopardy Melrose Place Ally McBeal Nikita CTV News Mad About You Seinfeld Puise Access Hollyw.| Billy Graham Special Puise/Sports (GE) The Young an J the Restless Global News Heart of.First Nat.News Simpsons | Eerie Indiana Sliders | Frasier Mad About You Special / Carribe-Fest Traders ES Little Star I Country Mouse Arthur Pumped! The Intrepids Vista Studio 2 TVO Mystery History on TVO Studio 2 S3 fl 3) (22) ROSie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy America's Funniest Home Videos 20 / 20 Monday ABC Soaps' Most Unforgettable Love Stories News Nightline (23:35) Montel.(1600) E.T.Mud About You News/Simpsons 101 Dalmatians Grace Linder M‘A*S*H News The Simpsons Frasier S3 fs) Rosie.(16:00) Mad About You Seinfeld News CBS News E.T.Cosby Everybody Loves Raymond Murphy Brown 48 Hours News Late Show (23:35) Oprah (1600) News Coach News CBS News Wheel of.Jeopardy S3 3D Home Improv.Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.Suddenly Susan Cinéma/BOYS ON THE SIDE (5) avec Whoopi Goidberg, Mary-Louise Parker The Tonight Show (23:35) ROSie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition ES (57) Kratt's.Bill Nye C.Sandiego INewshour Nightly Busin.Free Delivery Evening at Pops / Arlo Guthrie | Trail of Hope: The Story of the Mormon Trail Cinéma/SAR AFINA! (5) Wishbone C.Sandiego Bill Nye ITN News Nightly Busin.INewshour | Jerry Baker's Gardening Specials Charlie Rose (MM) VideoF.(12:00) MuchMegaHits OnDemand Classic.Pop-Up Video I Spotlight | RapCity | VideoFlow [ Intimate.with Bryan Adams | VideoFlow MuchMegaHits Pop-Up Video Spotlight (SH) 1998 Summe rX Games (16:00) Off the Record Sportsdesk Boxe | Baseball / Expos - Rockies /c\ n _Li ./s' \ /"7i Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable CINEMA AU PETIT ÉCRAN LA CHAMADE (4) Fr.1968.Drame psychologique d’A.Cavalier avec Catherine Deneuve, Michel Piccoli et Roger Van Hool.Une jeune femme quitte momentanément la vie de luxe que lui procure son amant pour l’amour d’un garçon de condition modeste.Canal I) lOh BEZNESS (4) Tun.1991.Drame de mœurs de N.Bouzid avec Abdel Kechiche, Gha-lia Lacroix et Jacques Penot.En Tunisie, un photographe français y rencontre un jeune prostitué et la fiancée de celui-ci.TQ 2 lit 'CM mu-__ LA ROUTE DES INDES (3) (A Passage To India) G.-B.1984.Drame de mœurs de D.Lean avec Judy Davis, Victor Banerjee et Peggy Ashcroft En Inde, dans les années 20, une jeune Anglaise accuse de tentative de viol un médecin musulman avec qui elle avait lié amitié.Canal D 23h LE BRASIER (4) Fr.1990.Drame social d’E.Barbier avec Maruschka Detmers, Jean-Marc Barr et Wladimir Koliarov.En 1931, dans une ville minière, un immigré polonais tombe amoureux d’une jeune Française.SRC 23h20 • I ¦i L E I) E V OIK, L E I.Il N D I I O A O U T I !» !» 8 B 8 -?LE DEVOIR ?- CULTURE EXPOSITION r Evasion au pays du vase 1001 POTS Quelques-uns des 1001 Pots, exposés jusqu’à dimanche à La Galerie Val David.THÉÂTRE Contes de sa mère Michel Tremblay offre sa nouvelle création en cadeau au Théâtre du Rideau Vert PIERRE DESJARDINS Rita Lafontaine et André Brassard, dans un retour aux sources qui prend des allures de rendez-vous doux pour le dramaturge Michel Tremblay.MARTIN BILODEAU LE DEVOIR Il existe plusieurs façons de travailler la terre.La plus répandue consiste à la défricher pour y semer et récolter ses fruits, et ainsi garantir la survie de notre espèce.Pour d’autres cependant, le travail de la terre est affaire d’atelier, de tour à poterie et de four à haute température.Comme en témoigne la récolte des 122 potiers et céramistes exposée dans le cadre de la dixième édition de 1001 Pots, qui prend fin dimanche prochain à La Galerie Val David, c’est de notre survie spirituelle qu’il est question ici, assurée par ces milliers de pièces rassemblées dans une harmonie que seule permet la beauté, sous toutes ses formes.Ainsi, les magnifiques «Poissons d’eaux, faits de terre qui par le feu, nagent dans l'air», œuvre de Francine Walker (qui donne sur place un atelier de poterie aux enfants), ont pour fonction la communion des éléments, et pour but ultime la rencontre avec les sens.Les vases d’André Floyd, qui s’inspire de la porcelaine orientale et de l’architecture, sont des objets d'une pureté remarquable, tant dans leurs lignes que dans leurs couleurs.Les voluptueuses poules en céramique de Fabienne Sallin — dont l’une est devenue chez moi une jarre à biscuits — possèdent le plumage lisse et les couleurs riches des péchés quelles préserveront de l'humidité.Les splendides mazagrans aux couleurs et motifs de la Provence, réalisés par Weilbrenner et Lebeau, marquent la rencontre formidable entre le décoratif et l’utilitaire.Enfin, des petits cocotiers en terre à raku de Marie-Christine Lété aux grands tabourets de Nathalie Khayat (qu'il faut absolument toucher pour détromper l’œil qui les croit de bois), en passant par les vases et théières aux finis hyper-texturés de Serguei Savtchenko, les exposants de 1001 Pots réinventent les objets et les formes et partagent l’aventure avec les visiteurs.Réparties sur des tables dispersées a travers le grand terrain à plusieurs Grave accident routier pour Voivod (PC) — Le groupe de rock québécois Voivod a été impliqué dans un grave accident de la route mardi dernier en Allemagne et le chanteur-bassiste du groupe a été sérieusement atteint Le groupe était sur une autoroute allemande, près de Manheim, en route pour la Suisse lorsqu’un pneu de sa fourgonnette a éclaté.Le véhicule qui transportait le groupe a fait six tonneaux avant de s’immobiliser.Eric Forrest, le chanteur-bassiste du groupe, a été éjecté du véhicule et il souffre de fractures dans le bas de la colonne vertébrale et aux côtes, ainsi que de blessures internes.Le musicien a été opéré et des plaques de métal ont été attachées à sa colonne vertébrale.Il a été maintenu dans un coma médical quelques jours mais on ne craint pas pour sa vie.Il est présentement hospitalisé dans un établissement européen et son séjour hospitalier durera au moins un mois.Les deux autres membres du groupe ont subi des blessures, mais beaucoup moins graves.Voivod, un trio heavy metal originaire de Jonquière et très admiré par les spécialistes, se voit obligé d’annuler sa tournée européenne en cours.Hommage à cinq musiciens de l’OSM (le Devoir) —le direction de l’Orchestre symphonique de Montréal tient à rendre un hommage à cinq de ses musiciens qui viennent de quitter leurs fonctions.Ainsi, le clarinette- niveaux, les œuvres des exposants se côtoient et se répondent, ici agglomérées par artisan, là rassemblées dans des pigeonniers de pots, de tasses ou de pichets.Samedi dernier, soit huit jours avant la clôture de l’événement, Marie-Ange Samon, une des porte-parole de l’événement, avait vendu la plupart de ses belles pièces en terre à raku: «Ily avait déjà beaucoup de monde l’année dernière, mais cette année, la fréquentation a encore beaucoup augmenté», explique la céramiste, qui tient la caisse avec d'autres artisanes qui, du tour à poterie qu’elles maîtrisent, tâtent de la caisse enregistreuse avec bonne humeur et distribuent des petites fiches explicatives sur le travail des exposants présents.Les visiteurs qui déambulent entre les tables ont par ailleurs l’occasion de se familiariser avec les rudiments de la glaçure et de la cuisson raku, un four étant installé sur le terrain.Pour dix dollars, on peut y choisir un petit vase, le décorer et le donner à cuire.Une heure plus tard, après un plongeon d’une trentaine de minutes dans le bran de scie, qui permet à la glaçure privée d’oxygène de faire réagir les éléments qui la composent, c’est une pièce originale, la plupart du temps différente de celle qu’on imaginait qui, dûment frottée, nous est remise.Ainsi, le gris qui donne du rouge peut, ou non, se transformer en une belle couleur cuivrée: le blanc peut tout aussi bien se craquer en une mosaïque de mille et une parties, apportant à la pièce un aspect de vieille porcelaine très prisé chez les antiquaires.L’expérience, en somme, révèle surtout le degré de difficulté d’un art qui se bat encore pour son nom.En effet, on le répète chaque année à l’occasion du Salon des métiers d’art, le travail des artisans dépasse de quelques années-lumière le cliché des robes en terre cuite, et le l’image fâcheusement granola avec laquelle les artisans doivent composer est constamment repoussée par le génie artistique dont ils font preuve, et la reconnaissance que leur octroient nos plus grands musées, qui leur ouvrent la porte — pour l’instant celle de la boutique.basse Gilles Moisan, le cornistes et musicothécaire Giulio Masella, le deuxième violon Gérald Sergent, le violoncelliste Michael Kilburn, ainsi que Bruce Bower, quittaient l’OSM, la semaine dernière, pour une retraite bien méritée.la directrice générale de l’OSM Michelle Courchesne soulignait, dans un communiqué émis vendredi, sa «plus vive reconnaissance à ces musiciens qui, chaque jour, ont ccmtri-bué activement à la renommée de l’OSM comme grande institution montréalaise».La saison estivale de l’OSM ayant pris fin, les pourparlers entre la direction et les musiciens, au sujet du conflit de travail qui les oppose, reprendront le 9 septembre prochain.Raz-de-marée techno sur Zurich Zurich (AP) — Zurich ressemblait samedi après-midi à une gigantesque fourmilière bigarrée et bruyante.Des centaines de milliers de personnes, suisses et étrangères, se sont rassemblées sur les bords de la Um-matâ l’occasion de la septième Street Parade, l’une des plus grandes fêtes techno en plein air au monde.la «mega-rave» a commencé à 15h 15 au «Mythenquai» sous un soleil de plomb.Trente «I/jvemobiles», ces camions aux couleurs criardes et crachant les rythmes binaires de la musique techno, formaient le défilé complètement déjanté.A l’issue de la parade, les «ravers» pouvaient danser jusqu’au petit matin dans l’une des 30 grandes fêtes organisées.Iœs organisateurs attendaient un demi-million de participants.ENCORE UNE FOIS, SI VOUS LE PERMETTEZ de Michel Tremblay.Mise en scène: André Brassard.Décor Richard Lacrpix.Costumes: François Barbeau.Eclairages: Claude Accolas.Accessoires: Louise Campeau.Avec Rita Lafontaine et André Brassard.Au Rideau Vert jusqu’au 5 septembre.HERVÉ GUAY amour des mères est prover-r bial.Mais si l’on se fie à Michel Tremblay et à une grande partie de la littérature, il semble que les fils le leur rendent bien.C’était d’ailleurs ce que l’auteur des Belles-Sœurs avait promis pour sa toute nouvelle création, Encore une fois, si vous le permettez’, un hommage à sa mère.Et il est vibrant ce témoignage d’amour envers Rhéauna, née dans les grandes plaines de la Saskatchewan, prénommée plus affectueusement pour l’occasion, Nana.Mais l’événement porte bien d'autres significations étant donné que la pièce a été écrite pour célébrer les 50 ans du Rideau Vert.Puisque c’est tout de même là que furent créées Les Belles-Sœurs en 1968.André Brassard et Rita Lafontaine étaient déjà de la partie à l’époque, eux qui ont fidèlement accompagné Tremblay tout au long de sa carrière.Il n’est donc pas étonnant que ce soit en leur compagnie qu’il ait décidé de porter à la scène l’univers de ses mémoires (Un ange avec des ailes de tôle) de la même manière qu’il avait tout d’abord transposé sur le mode romanesque son monde théâtral.Il boucle de la sorte la boucle sur une géographie où fiction et réalité sont intimement mêlées.Pour cela, même si Tremblay verse dans l’autobiographie théâtrale, son texte n’en demeure pas moins une ode à l’imagination, pour ne pas dire à l’exagération.Porte que lui a grande ouverte sa mère.Une mère pas si ordinaire puisque, nullement préoccupée de vraisemblance, comme en témoignent ses livres préférés, elle s’interroge en outre sur la réalité ÇA DONNE DES AILES Une pièce de Sophie Clément Mise en scène: Sophie Clément assistée de Francine Emond.Décors: Luc-Robert Archambault.Costumes: Suzanne Harel et Judy Jonker.Musique: Gerry Leduc.Eclairages: Claude Accolas.Répétiteur de chant Louis Bernier.Avec Annick Bergeron (Céleste), Stéphane Breton (Ariel), Violette Chauveau (Gaëlle), Normand Choui-nard (Jamaël), Marcel Leboeuf(Gil-bert) et Monique Spaziani (Marianne).Présenté cet été au 'Théâtre des Grands Chênes de Kinsey Falls, (819) 363-2900.SOLANGE LÉVESQUE Cette création de Sophie Clément, présentée à l’occasion du 10' anniversaire du Théâtre des Grands Chênes dirigé par Marcel Leboeuf et Normand Chouinard, met en scène deux ordres: celui des humains et celui des anges (depuis le film Us Ailes du désir, une pléthore d'anges ont pris leur envol).Sur terre, Marianne (Monique Spaziani) gère Sépharins et Chérubins inc., un petit commerce de fleurs qu’elle avait ouvert avec son ex-ami Gilbert (Marcel Iœbœuf) qui Ta quittée après dix ans de vie commune, soi-disant pour aller se tailler une place dans le monde du spectacle d’humour.Plus haut dans les sphères célestes, son ange gardien Jamaël (Normand Chouinard) et trois de ses camarades émus par la solitude de la jeune femme décident de s’incarner et de mettre leurs pouvoirs angéliques à l’œuvre afin que Gilbert et Marianne se retrouvent.Leur incarnation en jardiniers va donner lieu, on s’en doute, à des scènes cocasses.L’histoire est nouée ingénieusement et les scènes sont traitées avec fantaisie dans un décor très élaboré de Luc-Robert Archambault (éclairé par Claude Accolas) qui montre tantôt la cour du commerce de Marianne ainsi que les abords d’un jardin, tantôt le séjour où les anges s’ébattent, gentil chromo aux couleurs de bonbons fondants.Soutenu par une très forte distri- qui entoure le théâtre et sur la place qu’occupe une spectatrice comme elle dans la vie de ceux qui le font.Cette scène où Nana se demande si Huguette Oligny pense parfois à elle, comme Nana réfléchit à ce que devient Huguette Oligny une fois qu’elle a quitté ses toilettes à'Un mois à la campagne de Tourgueniev, compte parmi les plus belles qu’ait écrites Michel Tremblay.Complément à la fois d’une pièce comme Le Vrai Monde?et d’une œuvre qui a toujours opéré un va-et-vient créateur entre la réalité et son double.Cela prouve que, même sur un mode mineur, Tremblay réussit à soulever de grandes questions.Lui qui sait que l’événement le plus banal ne demande qu’à prendre des proportions proprement théâtrales et invite la femme la plus ordinaire à ajouter sa voix aux Electre et aux Macha du répertoire, tel qu’il se l’autorise dans un préambule un peu lourd.Et Nana ne se fait pas prier pour raconter un tas d’histoires farfelues, réquisitionnant pour se faire plaisir un fils captif de son amour.Cette Nana, débordante de chair et de vie, est aussi un autre cadeau de Michel Tremblay à celle qui aura été et continue d’être la plus grande interprète de son œuvre, Rita Lafontaine.Elle est encore ici d’une justesse à toute épreuve: qui d’autre qu’elle, elle-même muse attitrée du dramaturge, pouvait insuffler vie à l'inspiratrice en chef de Tremblay?Avec elle, Nana tient autant de la mère québécoise typique que de la mère universelle.Chez elle, le bon sens et l’incohérence crasse font bon ménage, la perspicacité et la naïveté aussi, de même que la pudeur et la générosité.Sa Nana est du reste aussi leste à dispenser «une tape par la tête» qu’à ouvrir ses bras.Il faut dire que Tremblay lui met en bouche des répliques en or.Ainsi défendant son roman préféré, elle réplique à son fils raisonneur : «Y a pas de saison pour les écœurants!» Lorsqu’elle débarque pour une première fois dans un décor de théâtre, elle s’écrie: «C’est ben laid, c’est pas peinturé des deux bords.» Dans les circonstances, André Brassard y est allé d’une mise en scè- bution, Chouinard en tête, ce spectacle comporterait tous les éléments propres à offrir aux spectateurs un divertissement de grande qualité.Là où la pièce prend du plomb dans l’aile, c’est que son mouvement repose sur la réconciliation de Gilbert et de Marianne; or on se demande bien pourquoi ces deux-là devraient tant revenir ensemble alors qu’ils sont, en fait, irréconciliables! Dès lors, il est malaisé de comprendre le plan des anges — qui devraient, me semble-t-il, se montrer plus perspicaces.Ce déséquilibre est dù à la nature des deux personnages centraux: le personnage de Gilbert, mis à part le crédit gagné d’avance que le comédien Marcel Lebœuf récolte auprès du public, n’a nen de particulièrement sympathique: il incarne le typique séducteur infantile, menteur et conteur de «farces plates» et de «jokes de newfies», niveau sous la ceinture de la traditionnelle comédie de théâtre d’été.Fat et narcissique, il ne cherche que le rire bon marché (style: «Je te connais comme si je t’avais tripotée») et se comporte en incurable adolescent.Blessée par la rupture avec Gilbert, Marianne apparaît au contraire comme une femme réfléchie, plutôt sensible et raffinée.Tels qu’ils nous sont montrés, leur union ne peut avoir été qu’une erreur monumentale.Marianne et Gilbert semblent issus, du moins dans le traitement de leur personnage, de deux pièces différentes.Aussi, l'excitation qu’on aurait pu ressentir au suspense de retrouvailles possibles se trouve-t-elle largement compromise.C’est dommage; la pièce offre de charmantes surprises, dont certaines en musique, et j’imagine ce quelle aurait pu devenir si, en plus, on avait pu prendre plaisir à espérer que les anges permettent à deux amants désunis mais compatibles de se retrouver pour un happy end.Annick Bergeron qui joue Céleste, Normand Chouinard en Jamaël et Violette Chauveau en Gaëlle donnent encore une fois la mesure de leur vaste registre.Stéphane Breton compose un ange néophyte dont les procédés comiques perdent leur efficacité dans une répétition trop systématique.Suzanne Harel et Judy Jonker ont ha- ne minimaliste, qui convient tout à fait à ce quasi-monologue.Il a eu la bonne idée de donner la réplique à Rita Lafontaine, comprenant d’instinct, qu’il s’avère, aux yeux du public, le meilleur alter ego de Michel Tremblay.Bonne idée aussi que de conférer à la cuisine, dans laquelle Nana se déplace, un cadre de scène billé tout ce beau monde avec une fantaisie et une fraîcheur qui mérite d’être mentionnée.Il s’agit là, si je ne m’abuse, d’un premier envoi de la comédienne Sophie Clément en tant doré qui redouble celui du Rideau Vert.De plus, la pente accusée met le prélart du Flateau sur le même pied que le palais à volonté du théâtre classique et prépare une finale, comme Brassard en a le secret, lorsqu’il s’en donne la peine.Voilà donc un re-tour aux sources qui prend des allures de rendez-vous doux.que dramaturge; mise en scène par elle-même avec un rythme soutenu, sa pièce n’est pas exempte de clichés, mais elle révèle une habileté dramatique et un sens comique certains.Action, Amour, Aventure.« A Tour Jamais » Omit: Tout Cki.a Drew Barrymore Ahjelica Huston A L'AFFICHE! f CINÉPIEX ODÉON IF CINÉPIEX ODÉON 1 1 QUARTIER LATIN ?©* a.11 LASALLE (Place) ?n | I CINÉPLEX ODÉON |f LES CINÉMAS QUUO lf CINÉPLEX ODÉON 1 | LONGUEUtl {Ma) « ».11 LANOEUER 8 ?a.11 LAVAL [Ollnlei) J f CINÉPIEX ODÉON ~] f CInTpLEX ODÉON j jST-BRUNO ?*k\\ BOUCHERVILLE ?k 1 f- CINÉPLEX ODÉON ] [ GALERIE» ST-HYACINTHE 1 f CAPITOL LcHATEAUCUAT ENCORE h ] L « HYACINTHE ST-JEAN ?s J (""LÉS CINÉMAS QUE/O 1 TLÉS CINÉMAS OÜZZO 1 | TERREBONNE B ?1 [STE-THERÊSE 8 ?* 1 r CINÉPIEX ODÉON |f CINÉMA ]f CAflREEOimpU NOPD | [ CARREFOUR HORION .r* J | STEUSTACHE ?* K \ [ ST-JÉROME ?1 f CINÉPIEX ODÉON I FAUBOURG ?UN ~| [ CINÉPLEX ODÉON © nJ 1 LASALLE (Place) n VALLEYFIELD ?|j PLATA 0ELS0N .-».—— vtnsioN oniQtNALC anolamic CINÉPIEX ODÉON ?SON DIGITAL ni CINÉPIEX ODÉON BROSSARD a .t | CAVENDISH (Mall] *.f | LES CINÉMAS OUUO LACORDAIRE CINÉPIEX ODÉON LAVAL (Carretour) ».CINÉMA PINE STE-ADÉLE .S QUUO 1 r LES CINÉMAS QUUO I : 11 ?11 DES SOURCES 10 ?».| BRÈVES Quand le ciel s’en mêle.PIERRE ARPIN Normand Chouinard, Marcel Lebœuf et Monique Spaziani fêtent les 10 ans du Théâtre des Grands Chênes avec une création de Sophie Clément, Ça donne des ailes.i
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