Le devoir, 10 août 1998, Page(s) complémentaire(s)
?FONDÉ EN 1910 ?LE DEVOIR Décaper l’intimité / soulever une ombre, puis une autre, il y a tant de résistances jusqu’à l’histoire vraie, / l’ossature grêle qui protège lame Denise Désaulels «Faction factice, n.20 V o l .L X X X I X N " I 8 ?C h r i s I i a n R i o n x PERSPECTIVES Le carnaval des festivals Les festivals culturels pullulent par les temps qui courent.Sont-ils un puits sans fond ou une véritable mine d’or?La question est ouverte.is-moi quel est ton festival, je te dirai qui tu es.HI Qui n’a pas son festival en cette saison estiva-raLjgP le où pullulent les manifestations culturelles cuMoutes sortes?Des concerts de Pavarotti aux improvisations de rap déglinguées, en passant par les arts de la rue ou les simples sessions de rigolade collective, pas une municipalité de France ou de Navarre qui n’ait sa manifestation culturelle, souvent d’ailleurs un peu pom-(jeusement baptisée festival.En France, le phénomène remonte à la fin des années 40.Il coïncide avec la lin de la guerre et la recrudescence des congés payés.En 1947 naît le Mai musical à Bordeaux et le célèbre Festival de Cannes, deux précurseurs dans le domaine.L’année suivante, c’est au tour de Musique et danse à Aix-en-Provence.Ija mode est lancée et elle ne va pas s’arrêter là Dans les années 70, on assiste à une véritable explosion.Le phénomène participe à une véritable culture de masse et non plus seulement à celle de l’élite.Aujourd'hui, il serait difficile de trouver un hameau hexagonal qui n’a pas au moins sa petite manifestation culturelle durant l’été.On évalue à environ 2000 le nombre des festivals culturels en France.Il y en aurait 6000 en Europe.Or, au Québec comme en France, la question est régulièrement posée de la «rentabilité» de ce genre de manifestations généralement financées à partir de fonds publics.Payants ou pas, les festivals?On se déchire sur le sujet des deux côtés de l’Atlantique.Mais comment calculer la rentabilité d’un festival?Toutes les études butent sur cette question insoluble.Car, si l’on arrive à peu près à mesu-?* ?rer l’augmentation des ventes de billets ou de pots de beurre de cacahuètes, il en va tout autrement de l’accroissement de la notoriété d’une ville ou des effets à long terme.Une étude française récente, réalisée par le Conseil économique et social, tente néanmoins d’évaluer les retombées de ces manifestations dont la suppression du jour au lendemain serait ressentie comme un véritable cataclysme.L’étude commence par souligner que les festivals contribuent à la notoriété des lieux où ils sont organisés.Les exemples parfaits sont ceux d’Avignon et de Cannes.Selon une étude datant de 1986, la couverture de presse du festival d’Avignon, qui attire chaque année 400 journalistes, équivaut à des dépenses de communications de 2,5 millions de dollars.Pas mal pour ce qui ne serait autrement qu’une banale petite ville de province.Les festivals ont aussi des répercussions économiques.Robert Savy, président du conseil régional du Limousin, explique: «La qualité de la vie culturelle, c'est probablement le moyen de faire savoir que, s'il y a dans la culture du dynamisme, de l'intelligence ou de l’imagination, il serait étonnant que ces qualités se rencontrent seulement dans le domaine de la culture.» Les festivals, qui restent majoritairement fréquentés par la population locale, sont parfois l’amorce d’un véritable développement culturel régional.Le meilleur exemple est probablement celui des Francophonies en Limousin.L’événement théâtral, bien connu des Québécois, est à l’origine de la création d’une maison des auteurs, d’une médiathèque et d’un centre de diffusion du film francophone.Sans compter la décentralisation vers Limoges d’une partie des collections de la bibliothèque natjonale concernant la francophonie.A Lyon, le festival de danse a invité les écoles de Rio à défiler dans la rue.Les jeunes des quartiers populaires leur ont emboîté le pas et plusieurs troupes de danseurs ont été créées.Bien sûr, l’augmentation du tourisme culturel est l’objectif de la plupart des manifestations.Et ce n’est pas sans fondement puisque 20 % des Français voient dans les pratiques culturelles une des motivations principales de leurs séjours touristiques.Les festivals sont aussi créateurs d’emplois, même §i ces retombées sont souvent difficiles à évaluer.A Bourges, où s’organise chaque année le Printemps du même nom, un festival rock lui aussi fréquenté par les Québécois, on chiffre à 800 les emplois directs créés par le festival.Sans compter les emplois indirects, aussi nombreux.Mais, précise l’étude, ces chiffres doivent être évalués avec précaution.Cette création d’emplois est limitée dans le temps et ne représente souvent qu’un déplacement d’un secteur à un autre.Il ne faut pas se leurrer.Beaucoup de «festivals» ne sont en réalité que de simples raboudinages.Deux ou trois concerts médiocres, une vedette de passage, quelques inconnus sans originalité, tout cela sans intégration dans les activités de la ville, et le tour est joué.Tous n’ont pas l’intelligence du Festival international de théâtre de rue d’Aurillac, en plein Massif central, qui, après 12 minées d’existence, attire près de 100 000 spectateurs.L’événement est devenu un point de rencontre européen avec la participation de 89 compagnies étrangères en 1997.Bref, qu’on l’aime ou pas, le festival est devenu un élément incontournable des politiques et des pratiques culturelles d’aujourd’hui.Reste à faire en sorte qu’il demeure un événement culturel plutôt qu’un simple divertissement C’est alors simplement qu’on pourra répondre à tous ses détracteurs que l’événement n’a tout simplement pas de prix MÉTÉO Montréal Québec Ciel variable.Ciel variable.60 % de probabilité Max: 26 Min: 20 d’averses.Max: 30 Min: 21 Détails, page B 6 INDEX Agenda .B 7 Entrevue .B Annonces .B 6 Le monde .A Avis publics.B 5 Les sports B Culture .B 8 Mots croisés.B Économie .B 2 Planète .B Editorial .A 6 Télévision .B www.ledevoir.com M O N T R É A L .L E L U N I) I I O A O U T I 99 8 LES SPORTS Rafter remporte les Internationaux de tennis du Canada, page B 5 LE MONDE Le Congo accuse l’Ouganda d’invasion militaire, page A 5 8 7 C + T A X K S = I $ / T (I R 0 N T O I $ L’ENTREVUE Jean-Marie Le Clézio: au contact du temps page B 1 Québec s’entend avec les Micmacs Exclus des négociations, les «dissidents traditionalistes» bloquent toujours la route 132 PRESSE CANADIENNE Pointe-à-la-Croix — Le gouvernement du Québec et le conseil de bande des Micmacs de Listuguj, en Gaspé-sie, ont conclu hier une entente de principe sur les droits de coupe de bois, une pomme de discorde qui avait conduit des dissidents à bloquer la route 132, principal axe routier de la péninsule gaspésienne.Mais cette entente, conclue en l’absence des «dissidents traditionalistes», n’a pas été jugée satisfaisante par ces derniers, qui n’ont pas tardé à affirmer que les barricades dressées en travers de la route 132 étaient là pour y demeurer.Le leader traditionaliste Gary Metallic, un entrepreneur forestier qui a été défait lors des dernières élections au conseil de bande, s’est immédiatement indigné de l’entente conclue.«Ce ne sera pas assez.Cette entente est une insulte à notre peuple et à chaque bûcheron puisqu’elle ne permet pas à notre communauté de survivre», a-t-il dit M.Metallic a toujours indiqué qu’il ne serait pas lié par une entente conclue en l’absence des «dissidents».Les traditionalistes exigent le respect intégral de ce qu’ils considèrent leurs droits ancestraux de coupe sur les terres publiques.Le ministre responsable des Affaires autochtones, Guy Chevrette, avait pourtant espéré que les dissidents comprendraient la portée de l’entente.«Ils se sont battus pour la VOIR PAGE A 8: MICMACS m m ap La chasse à l’ennemi invisible Des équipes de secouristes, venues de plusieurs pays, ont fouillé pendant tout le week-end les décombres de l’édifice soufflé dans l’attentat vendredi contre l’ambassade des États-Unis à Nairobi, dans l’espoir de trouver des survivants.Trois personnes ont été sorties des débris hier et on croit que d’autres pourraient encore être secourues.Le bilan des deux attentats s’élevait hier à 289 morts et près de 5000 blessées, selon le cabinet du président kényan.LUC LAMPRIÈRE LIBÉRATION New York — «Ma principale question est: Quel est le sens?Quel est le sens de tout cela?,», interrogeait samedi l’ambassadeur des Etats-Unis à Nairobi, Prudence Bushnell, légèrement blessée dans l’attentat de la veille.Bill Clinton dans son message radio hebdomadaire a réaffirmé sa détermination à répondre à cette question.Mais, 48 heures après le double attentat au Kenya et en Tanzanie, les autorités américaines faisaient preuve hier, d’une pru- dence extrême, désireuses clairement d’éviter à la fois de laisser filtrer la moindre information susceptible; de ralentir l’enquête et d’orienter le débat public aux Etats-Unis dans une direction précise: hier, il n’était question à Washington d’aucune piste officielle en direction des auteurs du carnage.«Si les Américains sont la cible de terroristes, c’est en partie parce que nous avons des responsabilités uniques de leadership dans le monde, parce que nous agissons pour faire avancer la paix et parce que nous sommes unis face au terrorisme», a affirmé Bill Clinton en prenant le champ le plus large possible.«Si nous devions remettre en cause cela, retirer nos diplomates et nos troupes des régions troublées du monde, et tourner le dos à ceux qui prennent des risques pour défendre la paix, ce serait donner au terrorisme une victoire qu’il ne doit pas avoir et qu’il n’aura pas.» Le département d’Etat a renouvelé ses appels à la prudence adressés régulièrement aux citoyens américains vivant à l’étranger, renforcé la sécurité des installations américaines et envoyé sur place des dizaines d’experts supplémentaires.Enfin hier matin, Sandy Berger, responsable des affaires de sécurité nationale à la Maison:Blanche, a souligné, à toutes fins utiles, que le scandale Monica Le- Feuilleton Une journée dans la vie d’Eugenio Lorca CHRISTIANE LA HAIE Huitième épisode Si je vous disais que mon héros, Eugenio Lorca, a dû mettre son taxi en gage et que, pour rembourser ses dettes, il a pris un travail de commis-livreur, me croiriez-vous ?Si j’ajoutais qu’il a bien du mal à retrouver le destinataire du colis qu’on lui a confié, seriez-vous étonnés ?Et si je choisissais un nom aussi improbable qu’Angel Stone pour ce destinataire, que j’en faisais un être insaisissable, honni des uns, idolâtrés des autres, auriez-vous envie de jouer le jeu?Vraiment?Peut-être serait-il indispensable que j’inclue quelques éléments accrocheurs, du type «sexe, drogue et rock’n’roll» ?Bon.Je vais voir ce que je peux faire.Ainsi, après avoir tenté en vain, et à maintes reprises, de retrouver la trace d’Angel Stone, Lorca, qui venait de passer une heure, enfermé dans la cabine d’un ascenseur en panne, n’avait que deux choses en tête : se soulager et VOIR PAGE A 8: LORCA VOIR PAGE A 8: CHASSE ¦ Lire aussi: «Le saint guerrier», page A 8 «Jamboree» urbain ¦ Vers un front commun contre les clauses orphelin, page A 3 MARTIN CHAMBERLAND l.E DEVOIR t MALGRE la chaleur accablante ils étaient des milliers de jeunes à dormir hier soir sous la tente au parc Maisonneuve à Montréal à l’occasion d’un événement unique: un jamboree, grand festival qui permettra à 5000 scouts de 7 à 20 ans de passer la semaine à Montréal.Nos informations en page A 2.Charest fait ses premières promesses Le chef du PLQ entend axer sa campagne sur les jeunes MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Sherbrooke — Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, promet qu’un gouvernement issu de sa formation politique adoptera une loi-cadre sur les frais de scolarité et l’aide financière aux étudiants telle que demandée par sa Commission jeunesse.En pleine «période électorale», lors de la clôture du Congrès jeunes de Sherbrooke, le chef du PLQ s’est engagé à mener une cpi-pagne électorale axée sur les jeunes face au vieux régime péquiste.«Vous avez raison d’exiger une loi E V (MR, L E I, (1 N I) I I 0 A 0 l' T I !M> 8 A 8 =-?Le devoir ?— ACTUALITES LES PLANTES QUI NOUS ENTOURENT Splendeurs des grandes verges d’or DANIELLE DAGENAIS Les verges d’or affichent haut et fort dès juillet les ors de la fin de l’été.Les verges d’or, vous dites?Oui, les verges d’or.Car il s'agit non pas d’une seule espèce mais bien d'un genre complet, le genre Solidago.Ce genre comprend plus d’une centaine d’espèces quasi exclusivement nord-américaines.Au Québec seulement, on dénombre une vingtaine d’espèces de verges d’or, estime Luc Brouillet, conservateur de l’Herbier Marie-Victorin à l’Université de Montréal.Bien malin qui peut identifier toutes ces espèces avec certitude.En effet, certaines se ressemblent à s’y méprendre, d’autant plus que leur forme, leur taille varient selon les conditions de croissance.Des conditions plus sèches, par exemple, donnent des individus plus petits, mentionne Luç Brouillet.Un vrai défi pour le botaniste amateur! A la mi-août, dans un pâturage négligé du Sud-Ouest du Québec, vous tentez d’identifier de grandes verges d'or, l’inflorescence en large panache doré.En regardant attentivement, vous constatez que les feuilles présentent chacune trois veines assez marquées.Pas de chance.Trois verges d’or typiques de cet habitat correspondent à la description: la verge d’or du Canada (Solidago canadensis), la verge d’or très élevée (Solidago altissima) et la verge d’or géante (Solidago gigantea).Sortirez-vous une règle pour mesurer la longueur des capitules ainsi que l’exigerait une identification botanique en bonne et due forme.Mais d’abord, qu’est-ce qu’un capitule?Ce qu’on prend pour une «fleur» sur l’inflorescence des verges d’or est en fait un capitule, un groupe de plusieurs très petites fleurs.Tout simplement.De toutes façons, noter la taille des capitules, quels qu’ils soient, ferait perdre à votre randonnée beaucoup de son charme spontané.Luc Brouillet nous refile une clé rapide d’identification.Si la plantes est glabre (sans poil) sauf dans l’inflorescence: la belle est une verge d’or géante.Glabre à la base mais autrement pubescente (poilue): voilà une verge d’or du Canada.Pubescente de pied en cap, vous tenez sans doute entre vos mains une verge d’or très élévée.Justement, comme vous observiez ces verges d’or, vous avez remarqué sur leur tige un renflement.Curieux.Ce renflement ou cette galle est l’œuvre d’une larve pouvant appartenir à au moins trois espèces différentes d’insectes.Lesquelles?Une mouche à fruit: Eurosta solidaginis, et deux papillons: Epibletna scudderiana, de la famille des tor-deuses, et Gnorimoschema gallaesolidaginis, un autre papillon de nuit.Mais identifier ces insectes ne vous sera d’aucun secours pour distinguer vos espèces de verges d’or.Ces insectes ne semblent pas montrer de préférence absolue pour l’une ou l’autre espèce.Chou! Peu prisée des jardiniers de chez nous, la verge d’or du Canada est très estimée des jardiniers d’outre-Atlantique.Et au Royaume-Uni comme en Europe continentale, de -?-nombreux hybrides issus de cette espèce sont cultivés dans les jardins.Où voir des verges d’or Ces jours-ci, pas besoin de courir très loin pour tomber sur un groupe de verges d’or en fleurs, même sur notre bon vieux Mont-Royal.Mais si vous passez du côté d’Abercorn ou de Sutton dans les Cantons de l’Est, traversez donc la frontière vers la ville de Richford au Vermont, histoire de voir si nos verges d’or y sont.Suivez la route 105 vers l’Est.Tout juste à la sortie du village, prend naissance une piste cyclable (recreational path) d’une cinquantaine de kilomètres aménagée sur l'ancienne voie ferrée jusqu’à Saint-Albans.Pâturages et champs couverts de verges d’or, montagnes, rivières sont au programme.Si de nombreuses verges d’or venues des champs voisins ont déjà colonisé les abords de la piste cyclable, les cyclistes, eux, s’y font délicieusement rares.Sources: Christian Hébert, du Centre de Foresterie des Lau-rentides de Ressources naturelles Canada, et Louise Dumouchel, du Programme des ressources biologiques à Agriculture «t agroalimentaire Canada pour les galles des verges d'or.Voir aussi sur Internet: http: //www.naturenorth.com/winter/gall-fly/gallflyC.html et http: //www-ed.fnal.gov/entry exhibits/in-sect/goldenrod.html.Et bien sûr l’inévitable: Flore laurentien-ne, 3e édition, Frère Marie-Victorin, c.Les Presses de l'Université de Montréal, 1995.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par D* Devoir Inc.dont le siege social est «tué au 20.%, rue de Bleury, 9- étage.Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle.7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0856.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.MICMACS 65 emplois seraient créés chez les autochtones SUITE DE LA PAGE 1 création d’emplois, on a signé la création d'emplois», a-t-il dit M.Chevrette a confirmé hier soir en conférence de presse à Matapédia qu’une entente de principe avait été conclue avec le chef du conseil de bande de Listuguj, Ronald Jacques, et que les détails seraient connus aujourd’hui.Le ministre a quand même indiqué que 65 emplois seraient créés chez les Micmacs dans le secteur de la coupe du bois, du reboisement et de la sylviculture.«Un certain nombre de mètres cubes de bois» leur seront réservés, a dit M.Chevrette, et des ententes avec d’autres compagnies forestières seront conclues pour accorder aux Micmacs d’autres mètres cubes de coupe.Si le gouvernement leur a déjà donné 10 000 mètres cubes, M.Metallic affirme que la communauté en aurait besoin de 15 fois plus pour survivre.L’entente prévoit aussi un fonds pour la formation et l’assistance en emploi, a indiqué M.Chevrette.Une autre ronde de négociations aura aussi lieu début septembre pour tenter de régler d’autres dossiers, notamment la chasse et la pêche, a promis le ministre.Le chef du conseil de bande, Ronald Jacques, devra maintenant «vendre» cette entente aux autochtones de la réserve, ce qui n’est pas acquis.Les dissidents ont manifesté leur mécontentement, hier soir, après avoir sillonné les rues de Pointe-à-la-Croix à bord d’une centaine de voitures pour faire valoir au gouvernement et au conseil de bande micmac qu’ils ont l'appui de la population locale et de nombreux traditionalistes d;uis leurs revendications.Pour la centaine de travailleurs de la scierie GDS de Pointe-à-la-Croix empêchés d’entrer à l’usine depuis le 27 juillet par les dissidents micmacs, le ministre Chevrette a annoncé la création d’un comité ministériel chargé de déterminer les compensations financières qui leur seront versées.Les travailleurs de l’entreprise sont sans travail et sans salaire depuis le blocus de la route 132.Le comité sera formé du ministre Chevrette et de ses collègues Jacques Léonard (Conseil du trésor), Pierre Bélanger (Sécurité publique), Mathias Rioux (Travail et responsable de la région), et Marcel Landry (député de Bonaven-ture).‘Le comité travaillera avec les autorités municipales et les gens impliqués’ et présentera ses recommandations au cabinet, qui adoptera des décrets, a indiqué M.Chevrette.Le ministre a par ailleurs indiqué qu’il n’avait jamais été question de négocier avec le leader des dissidents, Gary Metallic, qui n'occupe aucune fonction au sein d’un corps «constitué démocratiquement élu».«Si chaque personne défaite à une élection s'organisait pour mener ses luttes en dehors des corps démocratiquement constitués, où estur trouver le numéro des messageries Aller simple.Simultanément, il s’interrogeait sur le prix qu’il pourrait tirer d’un tel appareil s’il s’enfuyait avec et qu’il le revendait sur le marché noir.-Vous n’avez qu’à appuyer sur le bouton rouge, là, et.Oh! Le cellulaire avait émis un son discret, mais suffisamment audible pour que le géographe distingué l’arrache des mains de Lorca, un geste qu’il exécuta d’ailleurs avec-une telle violence qu’il en perdit toute crédibilité.Fuis, se ressaisissant, l’étranger prit une pose dégagée et répondit -Allô! Jean-Charles Delagrave de la Division des urgences du Service de la toponymie.Plutôt mécontent, voire offusqué, Lorca s’éloigna.Son paquet sous le bras, il s’employa à déplier le formulaire qu’il aurait bien voulu faire signer à un certain Angel Stone et sur lequel figurait le numéro d’Arsène Leduc.Lorsqu'il eut enfin déniché un téléphone public, il lui vint à l’esprit qu’un cellulaire pourrait devenir indispensable s’il devait persister dans ce fichu métier de commis-livreur.Enfermé dans l’ascenseur, il aurait pu joindre des amis et discuter paris sportifs avec eux.Il en aurait profité pour contacter Désiré Latoussaint, ce vieil Haïtien qui l’avait initié à la vie nocturne de Montréal.Mais comme Leduc tardait à répondre, Lorca dut admettre qu’un cellulaire n’était d’aucun secours si personne ne décrochait à l'autre bout.De fait, il aurait mieux valu que son patron ne répondît jamais, car ce dernier, choqué par «le manque d’initiative» de Lorca, lui ordonna de se débrouiller.Il ne voulait pas revoir le colis, un point, c’est tout.Pas de veine, vraiment.Et il était à peu près certain qu’Eugenio Lorca serait congédié, quoi qu’il fasse.Il lissa un instant le combiné noir et graisseux, perdu dans ses pensées qu’il jugeait de plus en plus confuses.Puis il le déposa sur son support.Il fit danser le colis dans ses mains, en se disant qu’il pourrait peut-être le laisser tomber accidentellement dans une bouche d’égout.Mais s’il contenait un document rare?Un bijou précieux?Un billet de loterie gagnant?la liste des bars clandestins de la Rive-Sud?-Monsieur, je suis vraiment impardonnable ! Excusez mon injustifiable manque de tact! Lorca reconnut la voix du géographe efféminé, mais le ton avait changé.Il semblait triste et désabusé.Il se retourna et vit que l’homme avait enlevé ses gants.Sur son auriculaire droit luisait un solitaire taillé en prisme.Eugenio Izrrca crut deviner que la lumière ne s’aventurait pas là souvent.-Il ne faut pas m’en vouloir.C’était le deuxième appel que je recevais en un an.C’est terminé.Vous pouvez vous en servir à présent.Lorca eut le réflexe de refuser.Finalement, il prit le cellulaire et composa son propre numéro.Comme il l'avait anticipé, personne ne répondit II remercia le géographe et lui demanda si, par hasard, il n'aurait pas déjà rencontré Angel Stone dans les parages.-Angel Stone ?Bien sûr ! Un homme d’un raffinement.Vous le trouverez au 7e ! Un bureau d'architectes ! Comme Lorca lui souriait, le géographe parut soulagé.-Heureux d’avoir pu vous être utile.soupira-t-il, puis il s’en alla et disparut au bout d’un corridor désert.(À suivre) I.K l> K V (MR.I.K I.I! X DI 10 A 0 lT T I II II S LE DEVOIR LES SPORTS Montréal 8, Arizona 2 Les Expos montrent les crocs RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE \ A l’occasion de la journée du chien, les Expos ont refusé de mordre la poussière.Muselés pendant six manches, ils ont montré les dents dans le dernier tiers pour filer avec la victoire.Devant 21 804 personnes et 754 chiens qui avaient défilé sur le terrain dans le cadre d’une promotion amusante, les Expos ont arraché une victoire de 8-2 aux Diamondbacks de l’Ari-zona.Ils ont remixirté une sixième victoire à leurs sept derniers matchs pour terminer leur plus long séjour à domicile avec une fiche de 9-4.Limités à un coup sûr au champ intérieur par Bob Wolcott dans les six premières manches, les Expos l’ont chassé du match en marquant cinq points à l’aide de cinq coups sûrs, à la septième.Ils ont ajouté trois points à la huitième.Bob Henley a réussi le coup du match en claquant un double de deux points pour porter la marque 3-2 après un but sur balles intentionnel à Brad Fullmer.Un simple de Terry Jones a sonné le réveil après un retrait et Vladimir Guerrero a suivi avec un double d’un point au champ centre.Après le double de deux points de Henley, Shane Andrews a réussi un simple d’un point et Mike Mordecai a accueilli le rele-veur Willie Banks avec un triple d’un point.Henley a également réussi un simple d’un point dans la poussée de trois points, à la huitième.Brad Fullmer a produit deux points à l’aide d’un double.Shayne Bennett (5-4) a remporté la victoire et Steve Kline a enregistré le premier sauvetage de sa carrière.En six manches et deux tiers, Wol- cott (1-2) a donné six coups sûrs et cinq points.Agé de 24 ans, il a été raj> pelé de Tucson (AAA).C’est un ancien des Mariners de Seattle.Il présente une fiche de 16-20 dans les ligues majeures.Bon départ Mike Thurman était le partant des Expos.Il a effectué un départ de qualité.En six manches, il n’a donné que deux points et cinq coups sûrs.Les Diamondbacks ont profité de la faiblesse du bras de Brad Fullmer pour inscrire le premier point du match.Parti du premier but, David Delluc-ci a atteint le troisième but à la suite d’un roulant de Tony Batista.Fullmer a relancé hors cible au troisième coussin après le relais de Shane Andrews au premier but.Karim Garcia a suiyi avec un simple d’un point.À la sixième, les Diamondbacks ont ajouté à leur avance grâce à un circuit en solo de Tony Batista, son huitième circuit de la saison.Le voltigeur Derrick May a fait un bel effort pour tenter de saisir la balle en escaladant la clôture mais la balle est passée par-dessus son gant.La victoire a clôturé un excellent séjour des Expos à domicile.Ils ont remixirté neuf victoires en 13 matchs et ils ont enlevé les honneurs d’une quatrième série de suite pour la première fois depuis le 6 au 18 juin.«Les gars sont plus détendus, il y a moins d'attentes, a expliqué Felipe Alou.Ce n’est pas comme l'an passé à pareille date.Il y avait des joueurs qui ne pensaient qu’à passer à une autre équipe.Tout le monde sait maintenant que leur domicile, c'est ici, et qu’ils sont ici pour le reste de la saison.» Les Expos n’ont plus que 44 matchs à jouer cette saison, 14 à domicile et 30 à l’étranger.Internationaux de tennis masculin du Canada UAustralien Patrick Rafter remporte la mise PRESSE CANADIENNE Toronto — Patrick Rafter a enlevé les honneurs des Internationaux de tennis du Canada, hier, quand il a transformé une bataille de services avec Richard Krajicek en un véritable match de tennis.Alors que le mercure atteignait les 33 degrés Celsius sur le court principal du centre de tennis national de l’Université York, l’Australien a neutralisé le puissant service du Néerlandais et la rencontre est devenue un affrontement tactique remporté 7-6 (7-3) et 64 par Rafter.Krajicek s’est épuisé à courir après la balle durant tout le match ce qui a permis à Rafter de devenir le premier joueur à gagner le tournoi sans perdre une seule manche depuis Ivan Lendl en 1988.Krajicek, qui avait pourtant remporté six de ses sept affrontements contre Rafter, n’a pas été dominant avec son enchaînement service-volée, pourtant son arme favorite.«Je n’ai pas pu lui faire payer le prix avec mon service, a dit Krajicek.C'est fort décevant.» Krajicek avait déjà 64 aces à sa fiche depuis le début du tournoi, mais il n’en a réussi que 10 face à Rafter avec un pourcentage de première balle de 59 %.Du cinquième au troisième rang mondial Les deux joueurs ont conservé leur service avec facilité en première manche pour se retrouver à égalité 6-6, mais Krajicek a été dominé durant le bris.Les retours précis et incisifs de Rafter ont été impitoyables pour Krajicek quand il ratait sa première balle.«Je n’ai jamais aussi bien retourné son service qu’aujour-d’hui, a dit Rafter.J’ai encore fait mieux qu’aux Internationaux de France, surtout au deuxième set.» Le Néerlandais a peiné avec un revers chétif qui n’a pas souvent franchi le filet alors que son coup droit, habituellement une menace, n’a pas été aussi dominant.«D’ordinaire, il me pulvérise avec son coup droit, a ajouté Rafter.J’ai été chanceux quelques fois, mais je suis monté au filet quand il le fallait.» Krajicek a pris le service de Rafter pour prendre les devants 3-1 dans la deuxième manche, mais il a permis à l’Australien de lui rendre la pareille dès le jeù suivant à la suife de deux doubles fautes consécutives.A son tour suivant au service, Krajicek a encore cédé son service, cette fois, en raison de la performance de Rafter qui ne lui a pas permis d’inscrire un seul point.En avant 5-4, Rafter a facilement conservé son service AV.Malgré une chaleur suffocante, l’Australien Patrick Rafter a dominé son adversaire, le Néerlandais Richard Krajicek pour enlever les honneurs des Internationaux de tennis du Canada.pour mettre un terme au match.«Il mélangeait ses coups au service de façon habile, a noté Krajicek.A droite, à gauche, plus rapide, plus lent.Ce ne fut pas facile pour moi.» Rafter a touché 360 000 $ pour sa victoire et il passera du cinquième au troisième rang mondial, ce matin, lors de la divulgation du nouveau classement mondial.Pete Sampras, défait par Andre Agassi vendredi soir, a perdu son titre de numéro 1.Rafter devient le premier Australien à gagner au Canada depuis John Newcombe en 1971, soit deux ans avant sa naissance.BASEBALL LIGUE NATIONALE (Parties à San Francisco et L A.non comprises) Section Est G P Moy.Dili Atlanta 78 39 .667 New York 62 53 .539 15 Philadelphie 56 60 .483 21 1/2 Montréal 49 69 .415 291/2 Floride 41 76 .350 37 Section Centrale Houston 71 46 .607 Chicago 64 54 .542 71/2 Milwaukee 58 59 496 13 St.Louis 56 60 .483 14 1/2 Cincinnati 53 65 .449 181/2 Pittsburgh 51 66 .436 20 Section Ouest San Diego 76 41 .650 San Francisco 62 55 .530 14 Los Angeles 60 57 .513 16 Colorado 53 65 .449 23 1/2 Arizona 44 73 .376 32 Hier Montréal 8 Arizona 2 Milwaukee 4 Cincinnati 3 St.Louis 2 Chicago Cubs 1 Houston 11 Philadelphie 2 Colorado 11 N.Y.Mets 4 San Diego 6 Floride 5 Atlanta à San Francisco Pittsburgh à Los Angeles LIGUE AMÉRICAINE (Partie au Texas non comprise) Section Est G P Moy.Dill New York 84 29 .743 —- Boston 67 47 .588 17 1/2 Baltimore 60 56 .517 25 1/2 Toronto 58 59 .496 28 Tampa Bay 45 69 .395 391/2 Section Centrale Cleveland 65 51 .560 — Minnesota 52 63 .452 12 1/2 Kansas City 52 65 .444 13 1/2 Chicago 51 64 .443 131/2 Detroit 46 69 .400 18 1/2 Section Ouest Texas 63 52 .548 — Anaheim 61 55 .526 2 1/2 Seattle 54 62 .466 9 1/2 Oakland 52 65 .444 12 Hier Toronto 4 Oakland 3 Seattle 6 Detroit 3 Tampa Bay 2 Cleveland 1 N.Y.Yankees 5 Kansas City 4 Anaheim 9 Chicago White Sox 0 Minnesota 5 Baltimore 4 Boston au Texas Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 i tVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com Avis public Ville de Montréal [ggfl Service du contentieux Section droit notoriel PRENEZ AVIS QUE M- Philippe GAGNIER, notaire de la Ville, exerçant sa profession en l'hôtel de ville de Montréal au 275, rue Notre-Dame Est, 3e étage, H2Y 1C6 1(514) 872-2363), peut être joint durant les heures normales d’affaires, soit de 8h30 à 16h30, du lundi au vendredi.Il est en possession du greffe et des i dossiers de monsieur Raymond ST-AIV1AND, autrefois notaire à Montréal, à titre de cessionnaire avec la permission du Comité administratif de la Chambre des notaires du Québec, tel qu'il appert d’une résolution de ce dernier en date du 9 juin 1998.Montréal, le 10 août 1998 Le notaire de la ville, M' Philippe GAGNIER MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- 3- ’5- 6- 9- 10- 11- 12- Crier, en parlant des oiseaux.— Métal.Observas.— Contesta.Entremets italien.— Pied de vigne.Arsenic.— Peintre anglais (1697-1764).Entre.— Kidnapping.Celle personne-là.— Amarrage fait sur deux cordages.Aspect du papier.— Cheville de bois (Mar.).Promettre plus qu'un rival.Poil.— Grande salle d'un musée (Suisse).— Boxeur américain.Risque.— Méritoire.Papillon du genre vanesse.— Commode.Pendant.— Traîneau.— Personne dépendant d'un seigneur.3- 4- 5- 6- 7- 8- 9- 10- 11- 12- grecque.Saloon.— Crier, en parlant des poulets.Ville du Nebraska.— Iridium.— Rocambole.île d'Indonésie.— Poulie.— En quel lieu?Charade.— Pas un.Frôlait.— Immobilise.Fiable.— Relouche sur une peinture (Bx-A.).Boyau.— Planchette.Qui ne peut se renverser.Rejette comme faux.— Crépiter.Partie de la carrosserie.— Lac américain.Solution du samedi 5 6 7 8 9 10 M 17 VERTICALEMENT 1- Destiné à être jeté après usage.— Drogue.2- Vertèbre.— Lettre 8;OjSjEWWj£¦
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