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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1998-09-01, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR L’ciifaiil .s'assoit cl niante/la nuit osl son conseil/la nuit doucement le venge/des outrages du jour/il refait de miracles/sa faim de paradis André Brocliu, «Enfances» Vol.I.X XXIX - N " I !) !) ?MON T It K A I.I.E M A H I) I I S E I' T K M B R E I DD 8 8 7 C + T A X K S = I $ / T O It 0 N T O I $ PERSPECTIVES L’ouragan De Courcy Longtemps privée du pouvoir, Diane De Courcy rattrape aujourd’hui le temps perdu.Portée à la tête de la nouvelle Commission scolaire de Montréal (CSDM) à la suite des élections de juin, elle veut agir sur tous les fronts, rapidement.Son style tranche avec celui de son prédécesseur, Michel Pallascio, qui ne bousculait jamais rien et détestait l’affrontement public.P a u le des Rivières ?me De Courcy semble pressée de changer les choses.Et nulle part n’est aussi spectaculaire sa détermination qu’au Conseil scolaire de l’île de Montréal, où la CSDM n’entend plus se satisfaire des vieilles habitudes qui portaient invariablement Jacques Mongeau au pouvoir et plaçaient la CECM (maintenant CSDM) sur le même pied que les autres administrations scolaires.Cette époque est révolue, répète Mme De Courcy.Mais les traditions ont la couenne dure.Après-demain, les membres de l’organisme tenteront, pour une quatrième fois, d’élire.un président d’assemblée.Telle est, en effet, l’ampleur de l’impasse, deux groupes égaux refusant de céder un pouce de terrain.D’un côté le MEMO et les membres du gouvernement, de l’autre M.Mongeau et les représentants des quatre autres commissions scolaires de l’île.M.Mongeau a été, au cours des 25 dernières années, président de la commission scolaire Baldwin-Cartier et président du Conseil scolaire, un organisme fondé en 1973.Mais la présidence de la nouvelle commission scolaire Marguerite-Bourgeoys lui a échappé et il livre maintenant une dure bataille pour conserver la tête du CSIM et, ainsi, une place dans le monde de l’éducation.C’est la première fois qu’il est contesté.Il se rebiffe.Le CSIM avait, lors de sa fondation, deux rôles: uniformiser la taxe scolaire sur le territoire de l’île et distribuer les sommes envoyées par Québec pour aider les écoles défavorisées.N’en déplaise à Mme De Courcy, M.Mongeau et son équipe ont fait œuvre de pionnier en matière d’aide aux enfants défavorisés.En accusant le CSIM de n’avoir réussi, en ce domaine, qu’à se maintenir la tête hors de l’eau, Diane De Courcy oublie que l’aide aux élèves issus de milieux démunis est une question extrêmement complexe dont un jugement à l’emporte-pièce ne peut disposer.Mme De Courcy fait valoir que, sa commission abritant 72 % des écoles défavorisées, il n’est que logique que ses représentants prennent un nombre important de sièges à l’exécutif du CSIM.La présidente de la CSDM donne ainsi une bonne idée de son style mais aussi de sa culture politique: elle veut le plus (d’argent) et le mieux pour SES électeurs, et tant pis s’il faut, pour tirer la couverture de son bord, en arracher un bout à une autre commission scolaire.Cette manière de voir jure à plusieurs égards avec celle du prédécesseur de Mme De Courcy, Michel Pallascio, issu du militantisme bien particulier de l’Association des parents catholiques et du Regroupement scolaire confessionnel.M.Pallascio montait vite au front lorsqu’il sentait que le caractère religieux de ses écoles était menacé, n’hésitant pas à envoyer des directives aux comités d’école.Mais pour le reste, l’ex-prési-dent recherchait les accommodements.à n’importe quel prix, selon le MEMO.Le MEMO prend le pouvoir avec une expérience politique d’un tout autre ordre.Sa présidente a longtemps été active dans les groupes communautaires et elle Rit attachée politique du député bloquiste Michel Daviault.Son collègue Kenneth George est l’un des cofondateurs du Rassemblement des citoyens de Montréal, alors issu des milieux syndicaux et populaires gauchisants.Rapidement, la présidente de la CSDM a fait des représentations à Québec pour que sa commission scolaire obtienne une plus grande part des édifices scolaires redistribués dans la foulée de la restructuration; la semaine dernière, elle réclamait 25 millions de dollars de plus en revenus de taxes scolaires, accusant le gouvernement de prendre l’argent des Montréalais pour le redistribuer dans d’autres régions du Québec.Dans la bataille pour le contrôle du CSIM, Mme De Courcy avance des arguments similaires, dénonçant la «marginalisation historique de la CECM».Au cours des huit dernières années, dit-elle, la CECM, avec 90 000 jeunes, avait deux sièges au Conseil scolaire, alors que quatre commissions ayant 73 000 élèves en avaient également quatre.La grosseur de la commission doit désormais être prise en compte, dit-elle.Le plus ironique dans cette histoire, c’est que ni Mme De Courcy ni son prédécesseur ne sont de fervents défenseurs du Conseil scolaire, un organisme dont ils doutent de la pertinence en 1998.Plusieurs ont été surpris d’ailleurs de constater que la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, ne l’a pas aboli dans sa réforme.La bataille du MEMO pour éjecter Jacques Mongeau de la présidence et contrôler l’exécutif n’est pas banale car elle illustre une tout autre manière de voir le pouvoir scolaire.Et ceux que la politisation du milieu scolaire rebute, parce que «le bien de l’enfant» l’interdirait, feraient bien de s’habituer.MÉTÉO Montréal Québec Ensoleillé.Ciel variable.Max: 25 Min: 12 Max: 22 Min: 8 Détails, page B 5 INDEX Agenda .B .M mm Courageux ou fous?JACQUES NADEAU LE DEVOIR Après 48 heures de marche et de vélo, les participants de Team Québec à l’Eco-Challenge étaient quand même partants pour une petite excursion dans les boisés du mont Royal, hier matin.Martin Nieto, Pierre Roy, Natalie Pelland et Barbara Fillion (qui n’apparaît pas sur la photo) se rendront au Maroc le mois prochain pour une compétition démentielle.LE MONDE La Douma rejette Pinvestiture de Tchernomyrdine ¦ À lire, pages A 5 et B 1 Le CHUM s’interroge encore sur son avenir ambulatoire Le centre hospitalier octroie 250 000$ à des consultants pour une troisième étude ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La direction du Centre hospitalier de l’Université de Montréal a octroyé des contrats de plus de 250 000 $ à trois firmes de consultants pour que lui soit livré un nouveau rapport, le troisième du genre, sur ce que doit être le futur centre de soins ambulatoires du CHUM.D’ailleurs, la directrice générale du CHUM, Cécile Clé-roux, ainsi qu’une petite délégation composée de médecins et d’administrateur^ de l’hôpital se sont envolés hier matin à destination des États-Unis pour effectuer, en compagnie de ces équipes de nouveaux consultants, une mission ,de reconnaissance dans divers centres ambulatoires de l’État de New York et de l’État du Massachusets.Il y a quelques semaines, le comité exécutif du CHUM mandatait trois firmes québécoises, Innovitech, Technopole et Lemay & associés, afin que lui soit fourni un rapport complet d’ici l’automne sur ce que doit être le futur centre ambulatoire, compte tenu de la nouvelle réalité du CHUM et du type de patients desservis dans ses urgences.Or, au moment où l’hôpital accuse un déficit annuel de quelque 27 millions, d’aucuns s’interrogent sur ces 250 000 $ investis dans cet énième exercice à survenir depuis le rapprochement des hôpitaux Notre-Dame, Hôtel-Dieu et Saint-Luc.Avant même la fusion juridique des trois hôpitaux du centre-ville, la firme CGO avait en effet été la première à recommander un modèle de fusion favorisant la conver- VOIR PAGE A 8: CHUM L’aventure, c’est l’aventure Pour le commun, la chose a des allures de pur cauchemar.Une course, mais quelle course! Cinq cents kilomètres en six, sept ou huit jours, de la marche, du vélo de montagne, de l’alpinisme, de l’orientation en forêt, du canoë, du kayak de mer, du cheval et même.du chameau.En ne dormant à peu près pas.Bienvenue à l’Eco-Challenge, et tâchez de ne pas vous perdre en chemin.Poqr la première fois, une équipe du Québec prendra part à cette compétition proprement sidérante.JEAN DION LE D La première question qu’on leur pose est presque toujours la même: «Vous êtes courageux ou vous êtes fous?» Pierre Roy, 44 ans, capitaine du quatuor baptisé Team Québec qui se rendra au Maroc à la fin de septembre «voir jusqu’où on peut aller», esquisse un large sourire.«Oti est fous», répond-il.A lire le programme de l’Eco-Challenge, une initiative américaine lancée en 1995 — l’an dernier, la course a eu lieu en Australie — et qui dispute au Raid Gauloises, français, le statut d'épreuve sportive la plus exigeante au monde, on se demande en effet quel esprit sain aurait envie de s’imposer volontairement pareil surréaliste défi.Pourtant, 58 équipes représentant 18 pays prendront le départ de Marrakech, le 6 octobre prochain et tenteront de négocier le plus VOIR PAGE A EVOIR rapidement possible un parcours spécialement conçu pour décourager les plus téméraires.Au menu: la montagne, la rivière, la haute mer, le désert, des canyons.Marcher, courir, pagayer, nager, gravir, pédaler.Sans arrêt, ou presque: les concurrents dorment en général trois heures par nuit, la plupart du temps à la belle étoile, et les pauses sont minimales.Dans un environnement très hospitalier: il faudra se méfier des scorpions, des araignées, des crocodiles, des serpents, des sangsues, des tiques, voire de certaines plantes qui, à la suite d’un simple effleurement, peuvent vous endommager la peau pendant des années.Et dans des conditions idéales: il fera jusqu’à 40 degrés dans le désert et on aura droit à des -10° bien venteux sur les sommets de la chaîne des Atlas, qui culmine à plus de 4000 mètres d’altitude.Faut-il 8: AVENTURE Manon Briand joue son va-tout Le public du FFM accueille son premier long métrage avec enthousiasme Son premier long métrage 2 secondes se retrouvait hier en compétition au FFM.La Québécoise Manon Briand a l’impression de jouer son va-tout avec ce film.Passera?Passera pas, le rempart de la critique et du public?L’amour du vélo est-il soluble dans le grand écran?Et pourquoi pas?ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Elle affirtjiait ressentir à la fois un trac fou et un grand calme.A la voir vibrer hier, son calme souterrain paraissait plus terrible que le trac.On la sentait tendue, presque ailleurs.Il faut dire que Manon Briand sortait de la première projection publique de son film 2 secondes, atterri en compétition au FFM.De quoi rendre nerveux de plus aguerris que cette cinéaste québécoise de 34 ans.Du moins, dans le flux de la foule émergeant de l’impérial, plusieurs spectateurs se précipitaient-ils pour la féliciter, lui dire merci.La séance venait d’être clôturée par VOIR PAGE A 8: FFM ¦ Autres informations en page B 8 % « 778313000658 I.E 1) E V 0 III .I.E M A RDI I S E I* T E M B It E I !) !) 8 A 8 - LE DEVOIR ?ACTUALITES BOURSES CHUM SUITE DE LA PAGE 1 sion de l’Hôtel-Dieu en centre ambulatoire, une idée qui fut d’ailleurs reprise dans le protocole de regroupement.En 1996, c’est cette fois la compagnie américaine Anderson qui était recrutée par le comité d’implantation du CHUM pour dire ce que serait le centre ambulatoire idéal.Maintenant, certains jugent cette nouvelle opération carrément redondante.«On apprendra rien de neuf.Le rapport précédent donnait une bonne idée de ce que ça devait être.Il faut juste passer à l’action», soutient un médecin du CHUM qui a requis l’anonymat.Les contrats octroyés en août par le comité exécutif sont de l’ordre de 82 600 $ pour la firme Technopole, de 85 000 $ pour Lemay & associés et de 82 000 $ pour Innovitech.Selon le porte-parole du CHUM, Bernard Larin, malgré les mandats confiés précédemment sur cette question, le but du présent exercice s’avère tout à fait différent D’après ce dernier, il était difficile de dégager un consensus à l’intérieur du CHUM sur le type de centre ambulatoire à développer, en dépit des rapports obtenus.«Il y avait trop de vues parcellaires du centre ambulatoire et aucune ne correspondait à ce qu’on voulait faire du CHUM», a-t-il expliqué hier.Non seulement les modèles proposés n’ont pas réussi à rallier l’unanimité, mais il semble qu’ils s’éloignaient de la réalité de l’hôpital montréalais, éparpillé sur trois campus.Plus encore, le rapport que peaufineront les trois firmes doit s’harmoniser cette fois avec le travail abattu par deux autres comités mandatés par la direction pour remodeler les urgences et réorganiser les services sur les trois campus en prévision de l’an 2000.«Cette fois, ces firmes vont nous aider à avoir une vue d’ensemble du problème», d’ajouter M.Larin.La mission qui a mis le cap sur les Etats-Unis ce matin doit s’arrêter à la célébrissime Clinique Mayo de Rochester, ainsi qu’à l’hôpital Beth Israël de Boston.Un centre ambulatoire fermé la nuit?Même si les travaux des consultants ne font que commencer, des divergences se font déjà entendre à l’intérieur du CHUM face à l’importance qu’aura ce centre ambulatoire.Et cela parce que la possibilité que ce centre ne fonctionne,qu’aux heures de bureau se fait de plus en plus forte.À l’origine, il était prévu que le centre ambulatoire soit doté d’une urgence de type ambulatoire, fonctionnelle 24 heures sur 24, sept jours sur sept.Or, il semble que l’on penche maintenant davantage vers une «urgence» ouverte huit heures par jour, cinq jours par semaine.«Il faut que le centre ambulatoire ait une réelle urgence et pennette d’éviter des hospitalisations.Sinon, on manquera tout un pan de la vision ambulatoire.Si on ne se donne qu’un gros CISC, on rate complètement le coche», affirme ce même médecin, qui tient à demeurer discret.Mais le chef du département de médecine générale du CHUM, le Dr Jean Pelletier, n’est pas de cet avis.Selon lui, la notion ambulatoire a évolué au fil des ans et un centre ouvert à toute heure du jour serait difficilement réalisable compte tenu des ressources médicales actuelles sur les trois campus.«Si l'on veut une urgence ambulatoire avec civières, il faut des médecins de garde, une unité de réanimation, des chirurgiens.Les coûts font certainement partie des questions soulevées, mais il y a aussi des problèmes d'interaction médicale», affirme-t-il.Le Dr Pelletier se presse toutefois d’ajouter que le questionnement en cours sur l’accès au futur centre ambulatoire ne remet nullement en cause le plateau technologique nécessaire à sa nouvelle mission.«Tout ce qui est clair, c’est que le concept a beaucoup évolué depuis les travaux de la firme Anderson, dit-il.La plupart des participants aux diverses tables du comité sur le centre ambulatoire ne croient plus que le concept [proposé alors] soit actualisable.» Précision Le Devoir a identifié à tort Henri Dubois comme un simple citoyen dans un article portant sur les entorses à la loi électorale municipale faites par le maire de Longueuil, Claude Gladu, et son Parti municipal de Longueuil (édition du jeudi 27 août).Henri Dubois est conseiller municipal à Longueuil.Il fait partie de l’équipe du maire.Il a été accusé par le Directeur général des élections du Québec d’avoir sollicité une contribution de 750 $ destinée au Parti municipal de Longueuil alors qu’il n’était pas autorisé à le faire en vertu de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Ix* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal.(Québec), IDA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 né le taux baromètre de 30 ans à 5,26 % hier, un bas historique, amplifiant ainsi cette courbe de rendement inversée.«Imaginez, s’engager pour 30 ans à 5,26 %! Cela témoigne du degré de pessimisme dans le marché», a renchéri M.Dupuis.Dans une séance pourtant tranquille jusque-là, les indices boursiers ont décroché violemment dans la dernière heure.La moyenne des 30 industrielles de Dow Jones a terminé en baisse de 512,61 points, ou de 6,4 %, fracassant les 8000 points pour revenir à 7539,07, soit à son niveau de novembre dernier.La chute du Dow Jones se chiffre désormais à 19,3 % depuis les sommets d’été (dont 15,1 % uniquement en août) et à 4,7 % depuis le début de 1998.Représentant des indices plus larges, le S&P 500 a reculé de 6,8 % hier, pour élever à 19,2 % la perte depuis son sommet, alors que l’indice représentatif de la Bourse électronique NASDAQ a reculé de 8,6 % hier, gonflant à 25,6 % son recul depuis son sommet de 1998.A Toronto, l’indice TSE 300 a clôturé à 5530,80, en baisse de 235,51 points, ou de 4,1 %.Depuis son sommet d’avril, l’indice baromètre de Bay Street affiche désormais une correction de 29,4 %.Si la crise russe désormais plongée en plein vide politique, avec ses risques de contagion, demeure la principale cause de nervosité, les parquets nord-américains parvenaient tout de même, hier, à regarder froidement cette partie de bras de fer que livre la Douma à Boris Eltsine autour de la candidature de Viktor Tchernomyrdine au poste de premier ministre du Parlement russe.Le Dow Jones se permettait même une augmentation de 43 points en début de séance, dans la foulée d’une augmentation de 1,4 % de l’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo.Mais l’accumulation de statistiques démontrant un ralentissement de l’activité économique aux Etats-Unis a eu un effet.On pense, ici, à l’annonce d’un recul de 1,6 % des ventes de logements en juillet.Et à la baisse, à 49,3 %, de l’indice d’activité des directeurs d’achat de Chicago au cours du même mois, une lecture sous les 50 % étant généralement précurseur d’une récession.Ces données viennent amplifier le risque accru d’une nouvelle vague de dévaluations susceptibles d’enliser davantage l’Asie et d’embraser l’Amérique latine.Dans ce dernier coin de la planète, la Bourse de Sao Paulo, première place financière sud-américaine, a reculé de 4,2 % hier, clôturant le mois d’août avec une perte d’environ 40 %.Mais la chute des parquets américains s’est accélérée vers 15 heures, hier, après que l’indice S&P 500 eut franchi à la baisse son important support technique des 1000 points.Au même moment la firme de courtage Salomon Smith Barney annonçait qu’elle avait enregistré des pertes avant impôts de 360 millions sur les marchés et ce, en juillet-août seulement Les pertes ont atteint 60 millions en Russie, de 120 millions sur les positions d’arbitrage sur les obligations américaines, et de 180 millions sur le reste des activités d’arbitrage.Après BankAmerica et JP Morgan, le nom de Salomon s’ajoutait, ainsi, à cette liste de plus en plus longue d’institutions financières américaines frappées de plein fouet par cette tourmente monétaire mondiale.aussi parler des ampoules, des plaies, des engelures et brûlures et autres légers contretemps, du fait que plus de la moitié des équipes abandonnent avant la fin?Pour l’aventure, Pierre Roy a soigneusement choisi ses coéquipiers (toutes les équipes sont obligatoirement mixtes): Natalie Pelland, 29 ans jeudi, masso-kinésithéra-peute, Martin Nieto, 26 ans, étudiant en marketing, et Barbara Fillion, 25 ans jeudi elle aussi, spécialiste en tourisme.Ils s’entraînent ensemble depuis le mois de mars.«Je suis plus souvent avec eux qu’avec ma blonde», blague Roy.Signe distinctif: ils n’ont pas peur de grand-chose.Pas de l’effort, en tout cas.Ce week-end, ils ont marché et fait du vélo dans les rues détrempées de Montréal et sur le mont Royal — 200 km — pendant 48 heures pratiquement ininterrompues, terminant aux petites heures hier matin.Et ils se proposent dans les prochains jours, s’ils obtiennent l’autorisation finale, de descendre la place Ville-Marie en rappel! Les quatre sont dans une forme physique exemplaire, il va sans dire, mais un autre élément, essentiel, devait guider le choix du capitaine: la compatibilité des caractères.«Quatre personnes qui peuvent maintenir une bonne entente vont plus vite que quatre super-athlètes», dit-il.C’est que l’Eco-Challenge représente un rare test de solidarité et d’esprit de corps.En aucun temps, sauf en alpinisme, les membres d’une équipe ne doivent être séparés, distants de plus de 100 mètres les uns des autres ou incapables de se voir.Ils doivent toujours franchir les postes de contrôle en groupe.Le soutien mutuel est crucial; pour éviter que l’un des participants craque, comme cela arrive quelquefois, ou que la discorde s’installe autour d’une décision ou à la suite d’une erreur.Dans un tel cas, c’est l’élimination presque automatique.«On atteint un niveau d'intimité assez extraordinaire, dit Martin Nieto.On en vient à savoir tout de suite, instinctivement, si l’un d'entre nous ne se sent pas bien ou est fatigué, et on peut régler le problème rapidement.Il le faut.Si l’un tombe, c’est l'équipe au complet qui tombe.» Quant aux capacités athîétiques requises, on se doute qu’une épreuve où les concurrents brûlent de 10 000 à 15 000 calories par jour — ils mangent continuellement, des barres énergétiques, des noix, des fruits secs, boivent au moins un litre d’eau à l'heure — n’est pas pour les promeneurs du dimanche, ni même du samedi.«Il y a un minimum requis», dit Natalie Pelland.Mais l’aspect psychologique, la persévérance, la faculté de se ressaisir quand ça va mal et qu’on est au bout de son rouleau et de faire le plein d’enthousiasme quand ça va bien, est au moins aussi importante.Pour Martin Nieto, «la forme physique compte pour environ 25 % de la course.Le reste, c’est dans la tête.On a vu des Marines américains incapables de se rendre à la moitié du parcours et des mères de famille atteindre l’arrivée sans problème.» Comme son nom l’indique, l’Eco-Challenge, dont le principal commanditaire est la chaîne de télévision Discovery, comporte aussi un important volet écologique.Chaque année, on y associe un programme de promotion de l’environnement — plantation d’arbres, etc.—, et les gestes nuisibles à l’écosystème sont sévèrement punis.Les participants ne doivent laisser, littéralement, aucune trace de leur passage — il est interdit de dégager un sentier, par exemple, et les excréments doivent être enterrés et le papier hygiénique usagé transporté et jeté au poste de contrôle suivant —, et les règlements de la course sti- Le dollar canadien isolé Pendant ce temps, l’accalmie sur le dollar canadien n’aura pas duré.Même si la Banque du Canada est intervenue de façon «considérable» hier—pour reprendre l’expression des cambistes—, le dollar a perdu 32 centièmes pour retomber sous les 64 C US (à 63,76).Ce repli a accompagné l’annonce d’une statistique voulant que le PIB canadien a enregistré, en juin, un troisième mois consécutif de croissance nulle ou négative.Pour le deuxième trimestre, l’augmentation du PIB atteint 1,8 % en rythme annuel, une performance inférieure de moitié à celle enregistrée en 1997 et au premier trimestre de 1998.Un recul du dollar américain, combiné aux rumeurs voulant que la Réserve fédérale orchestre une baisse de ses taux directeurs, avait pourtant permis au dollar de reprendre 77 centièmes vendredi.Mais la reprise n’a pas tenu, et la hausse de 100 points de base du taux d’escompte de la banque centrale est contestée plus que jamais.Cette hausse, commandée jeudi dernier à la surprise de tous, demeure d’autant plus contestée que le dollar était isolé hier.Toutes les monnaies continuaient de bénéficier de cette rumeur d’intervention de la Fed en gagnant du terrain face au billet vert.Ainsi, le dollar américain s’échangeait à 1,7555 mark hier, contre 1,7575 vendredi, à 140,78 yens, contre 141,85, et à 5,0940 francs, contre 5,8960.Même les autres devises, dites de ressources naturelles, ont pris légèrement du mieux hier face à leur contrepartie américaine.On pense, notamment, au dollar australien, qui est passé de 55 C à 56 C US entre jeudi et vendredi, aidé par les achats de la Réserve fédérale.Il clôturait à près de 57 C hier.3000 milliards de dollars partis en fumée Près de 3000 milliards de dollars, soit plus de l’équivalent du poids de l’économie allemande, sont partis en famée sur le marché boursier américain depuis les sommets atteints en juillet, selon des estimations avancées hier par le New York Stock Exchange (NYSE) et la Bourse électronique NASDAQ.Durant la séance d’hier, l’indice Dow Jones des valeurs-vedettes a plongé de 512,61 points (6,4 %) à 7539,07, soit son plus bas niveau en clôture depuis le 13 novembre 1997.Les pertes financières pour le Dow Jones s’élèvent à 2240 milliards de dollars depuis juillet, a indiqué une porte-parole du NYSE.Le principal baromètre de Wall Street a perdu plus de 19 % depuis son record de 9337,97 points établi le 17 juillet.Sur le NASDAQ, où sont surtout cotées les valeurs des technologies de pointe, les pertes ont été nettement moins fortes, à 588 milliards de dollars selon l’estimation avancée par un porte-parole du marché.L’indice général du NASDAQ a chuté de 20 % depuis son record de 2014,25 points affiché le 20 juillet.Hier, il a connu la plus forte baisse en points de son histoire avec un recul de 140,43 points, soit 8,6 %, pour s’établir à 1499,25.Il s’agit du plus bas niveau de cet indice en clôture depuis le 10 juillet 1997.pulent que le simple fait de laisser un emballage de bonbon entraîne une disqualification immédiate et sans appel.Une politique qu’approuvent les concurrents: «Quand les gens vont dans la nature, ils devraient toujours agir comme ça», dit Natalie Pelland.Chose certaine, pour prendre part au défi, il faut le vouloir, et sous plusieurs aspects.L’ensemble de l’expédition coûtera quelque 40 000 beaux dollars aux membres de Team Québec, qui ont été en mesure de constater à la dure les difficultés à trouver du financement que connaît par ici le sport amateur.Toutes leurs tentatives de dénicher un commanditaire d’envergure sont demeurées vaines, à l’exception du fabricant d’articles de plein-air Salomon qui les équipe.Mais l’expérience d’une vie a-t-elle un prix?Pas pour nos quatre lascars, apparemment, qui ont vidé leurs poches et qui parlent de l’épreuve à venir avec émerveillement îà où une bonne partie du monde serait, le mot n’est certainement pas trop fort, terrifiée.Là où on serait porté à voir l’enfer, eux voient plutôt une sorte de paradis «pour tous ceux qui aiment la liberté».Mais pourquoi faire ça?Qu’ont-ils à (se) prouver?«C'est une passion, c’est tout, dit Pierre Roy.Pourquoi certaines personnes vont-elles à l’université et étudient pendant 20 ans?Parce que ça les passionne.Moi, quand je regarde une compétition comme l’Eco-Challenge, je tripe.Je veux me pousser à la limite.» «Si vous aimez voyager, vous ne comprenez pas que quelqu’un puisse passer ses vacances chez lui.C'est la même chose pour nous», ajoute Natalie Pelland.«Moi, je me demande pourquoi il y a des gens qui ne voudraient pas faire ça, renchérit Martin Nieto.C’est tellement beau, tellement plaisant.C'est le monde qui est fou de ne pas essayer.» Nieto raconte d’ailleurs une anecdote intéressante.I.ors d’une rencontre récente avec le champion boxeur Otis Grant, ce dernier lui disait qu’ils étaient bien «fous» — décidément, on n’en sort pas — de se lancer dans pareille aventure.«Et c’est Grant qui déclarait ça! Lui qui monte sur le ring et se fait tapocher par les meilleurs cogneurs du monde pendant une heure! C'est lui qui est fou!» Folie ou pas, il reste l’inconnu.L’itinéraire de l’Eco-Challenge n’est dévoilé aux participants que la veille du départ, de sorte que personne ne peut se préparer ou reconnaître les lieux d’avance.Il faudra donc déterminer dans le feu de l’action que faire, par où passer, comment se sortir d’une mauvaise passe inattendue.et apprendre à circuler à dos de chameau! Mais Team Québec compte sur son antidote: «Certaines équipes sont très sérieuses.Nous, on rit tout le temps!», dit Natalie Pelland, la «ricaneuse» du groupe.Et en effet, en les interviewant, on ne s’ennuie pas souvent.Des chances de gagner la course et la bourse de 25 000 $ US qui vient avec?Ne rêvons tout de même pas en couleurs.«On affronte des pros qui font ça pratiquement à temps plein depuis des années», dit Pierre Roy.«Si on réussit à être la meilleure nouvelle équipe, ajoute Martin Nieto, on sera très heureux.» ?Les internautes pourront suivre l’Eco-Challenge 1998, qui aura lieu au Maroc du 6 au 16 octobre, sur les sites www.ecochallenge.com et www.teamquebec.com.Les faits saillants de la compétition feront aussi l’objet d’une diffusion sur la chaîne Discovery au début de 1999.FFM SUITE DE LA PAGE 1 des applaudissements nourris.Bon atterrissage, semble-t-il, côté réception publique.Elle dit avoir semé dans le scénario des gags dans ce but-là.«Pour entendre les gens rire, pour les émouvoir au lieu de les bombarder avec un film trop intellectuel.» N’empêche.elle a l’impression de jouer son va-tout, Manon Briand.«Au cinéma québécois, si ton film est mal reçu, il devient si difficile de financer le suivant.», soupire-t-elle.Concourir en compétition au FFM?Oui, mais.«Ce peut être un couteau à double tranchant, mais je veux que le film soit vu, qu'on en parle.Cette tribune-là est un immense atofit.» A sa feuille de route, trois courts métrages: Les Sauf-conduits, Croix de bois, Picoti Picota.Ajoutez l’un des segments de l’aventure Cosmos.Avec Roger Frappier derrière elle, voici donc qu’elle prend d’assaut son premier long métrage.Pour tout dire, Manon Briand avait commencé à écrire le scénario de 2 secondes avant de plonger dans l’aventure Cosmos.Il y eut des temps d’arrêt, des reprises, des changements de trajectoire aussi.«Au début, c’était plus puriste, plus formel, plus hermétique, avec des théories, des métaphores poétiques, précise-t-elle.Je n'arrivais pas à bûcher sur une histoire.Puis j'ai décidé de me faire plaisir.» 2 secondes est né d’une passion: celle du cyclisme.Manon Briand ne se contente pas de bondir à vélo dans toutes les avenues et les côtes de Montréal, elle s’entraîne aussi de façon sportive.Souvent, on la prenait pour une messagère à vélo, ce qui lui valait les drôles de regards des réceptionnistes qui, décidément, la tenait à l’œil.Un jour, c’était promis, elle allait prendre sa revanche.2 secondes est donc servi en guise de douce revanche à ceux qui ne comprennent rien aux joies et aux douleurs du vélo.Il met en scène une jeune cycliste (Charlotte Laurier) concourant pour des compétitions de vélos de montagne et qui, acculée à la retraite, devient messagère à bicyclette.Elle fait la rencontre d’un ancien champion cycliste (Dino Tavarone) qui lui apprend à faire le ménage dans son sens des valeurs.Au départ, Charlotte Laurier ne faisait pas partie du paysage de distribution.Manon Briand pensait à une autre actrice prise ailleurs.Puis à la quatrième séance d’auditions, elle est tombée sur une Charlotte Laurier qu’elle ne reconnaissait pas.Métamorphosée qu’elle était, avec des cheveux quasi rasés et des muscles d’acier.C’est que l’actrice s’entraînait depuis un an pour la course à pied.Alors, elle s’est mise au vélo, Charlotte Laurier.«Aujourd'hui je ne peux imaginer une autre comédienne pour le rôle», précise Manon.La cinéaste a hésité aussi avant d’embaucher Dino Tavarone qu’elle jugeait trop jeune pour le rôle.Mais l’âge, ça se maquille.Le cinéma n’est-il pas l’art du trompe-l’œil?En aval du film, le questionnement existentiel de Manon.«Qui décide de notre vie?Nous?Le hasard?Est-ce que Dieu joue à la loto 6-49?» De graves questions qui hantent la jeune héroïne du film et qui entraîneront des changements de cap dans son destin.Un premier long métrage, ça implique angoisse et préparation.Elle a étudié aux Beaux-Arts, Manon Briand, avant de se spécialiser en cinéma.Ses talents graphiques furent mis à contribution.«Je dessinais mon film comme une bande dessinée avant de le tourner, explique-t-elle.Ça m'aidait à me faire comprendre de l'équipe, à mieux assurer le découpage.» Un petit budget (1,8 million) rime avec concessions.Manon Briand aurait bien aimé hériter de six ou sept jours de tournage supplémentaires.Elle aurait pu mettre la caméra sur le vélo pour faire sentir à l’écran l’effet physique d’être juché sur une bicyclette.Mais il eût fallu bloquer la circulation, orchestrer un tas de cascades.Alors que voulez-vous?Elle a conjugué avec 26 jours de tournage à Montréal, mais quatre aussi en Californie, filmant là-bas une vraie course de vélos de montagne dans laquelle s’insérait l’actrice.Il y a un peu de cinéma vérité dans 2 secondes.Les messagers à vélo qui sillonnent Montréal (hormis les quatre acteurs) jouent leur propre rôle.«Ils sont venus habillés comme dam la vie s’incarner eux-mêmes.» Elle pensait au départ que le film s’adresserait surtout aux jeunes avant de se dire: «On fait du vélo de 3 à 90 ans.Tout compte fait, 2 secondes s’adresse à tout le monde.» En tout cas, Manon Briand cherche à atteindre à travers lui le grand public plutôt qu’une petite audience pointue.Après avoir émondé les grands propos philosophiques de son premier jet, elle s’est attachée à offrir un scénario, un film accessibles.«Quand j’ai réalisé Les Sauf-conduits, j’étais mon seul public, se souvient-elle.La recherche formelle était plus importante à mes yeux que la communication avec les gens.Je faisais des œuvres plus dramatiques, refusant toute concession au divertissement.Cette fois, mon but était de faire rire et d'émouvoir.» Manon Briand possède déjà le scénario de son prochain film en tête.Reste à l’écrire, à le mettre dans la grosse machine de la course aux subventions qui prend du temps à se mettre en branle.Une chose est certaine, il sera moins urbain que 2 secondes et se déroulera quelque part dans la nature avec les oiseaux.Le bilan du déluge Québec (PC) — Deux ans après les inondations qui ont ravagé le Saguenay-Lac-Saint-Jean, 80 % des frais admissibles au programme d’indemnisation gouvernemental ont été remboursés aux 34 municipalités touchées par la catastrophe.Ije bilan tracé par le ministre responsable de la région, Jacques Brassard, montre que les municipalités se sont partagées près de 48 millions.Iœ solde de 18 millions sera versé une fois les travaux terminés.Chez les particuliers, les paiements sont complétés à plus de 97 %.Les dommages aux biens et aux résidences auront entraîné des déboursés de près de 56 millions.Les pluies diluviennes des 19 et 20 juillet 1996 auront coûté 422 millions aux gouvernements fédéral et provincial.Plus de 80% des dommages ont été enregistrés au Saguenay-Lac-Saint-Jean.Mort suspecte au mont Royal (PC) — Le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) a ouvert une enquête à la suite de la découverte, hier matin, sur le mont Royal, d’un mort et d’un blessé, âgés tous deux d’une vingtaine d’années.Le SPCUM écarte la thèse de l’homicide pour expliquer ce décès.Selon la police, des proches de la victime ont indiqué qu’il avait déjà tenté de s’enlever la vie dernièrement.Le second jeune homme qui, selon la police, accompagnait vraisemblablement la victime, a été trouvé dans le même secteur.Il aurait apparemment lui aussi tenté de se suicider.Il avait des ecchymoses à la tête et des blessures légères aux jambes, mais on ne craint pas pour sa vie.Les poiieiers du SPCUM sont d’avis qu’il pourrait s’agir d’un pacte de suicide.C’est un coureur qui a d’abord découvert le cadavre sur le flanc est de la montagne, vers 7h20, et qui a alerté la police.Avec l’Agence France-Presse AVENTURE «C’est le monde qui est fou de ne pas essayer» SUITE DE LA PAGE 1 « La forme physique compte pour environ 25 % de la course.Le reste, c’est dans \a tête » Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 I.E I) K V 0 I It .I.K M A lil) I I S K P T E M li II K I !) !) S Sur Internet: www.offres.ledevoir.com B I » h AVIS PUBLICS AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16hOr pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL.COUR: DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE, NO: 500-32-037217-983.JACQUELINE COUTURIER -C - MARIE-FRANCE BELANGER ET SCOTT J.SAVOIE.Le 15-09-98 à 10H00 heures au 124, DE LA CONCORDE, DELSON seront vendus par autorité de justice les biens et effets de MARIE-FRANCE BELANGER ET SCOTT J.SAVOIE saisis en cette cause, consistant en: Mobilier de maison assorti et équipement de bureau assorti.CONDITION ARGENT COMPTANT ou CHEQUE VISÉ- Informations: 514-256-3622.Richard Gagné, Huissier de Justice, 5199, rue Sherbrooke Est, Bureau 2670, Montréal, Québec, H1T 3X1 Téléphone (514)256-3622 Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/.985-3B44 Fax.985-3340 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-243193-988 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT GREFFIER ADJOINT MARIE DORLINEARIUS, Partie demanderesse: -c.- FRANTZ TOUSSAINT, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à FRANTZ TOUSSAINT de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame Est à MONTRÉAL, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du PRÉSENT avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l’intention de FRANTZ TOUSSAINT.Lieu; MONTRÉAL Date: 28 août 1998 MICHEL PELLERIN Greffier-adjoint Avis est donné selon l'Article 795 du Code Civil du Québec que: Mme Denise Rowan née Bekaert est décédée le 16 août 1998 demeurant au: 33 Rue Argyle, St-Lambert (Québec) J4P 3P5.L'inventaire des biens est détenu au bureau du National Trust a/s Montréal Trust.1800 McGill Collège, Montréal, Québec H3A 3K9 pour fin de consultation.Québec, le 24 août 1998 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO.: 505-12-019449-985 COUR SUPÉRIEURE (CHAMBRE DE LA FAMILLE) MAJD EL-YAFI Demanderesse c.ABDALLAH EL-YAFI Défendeur APPELS D'OFFRES La présente publication ne constitue pas un avis d'appel d'offres.Les personnes désirant soumettre une offre doivent se référer aux avis d'appel d'offres diffusés par l'intermédiaire des babillards électroniques CIEC ou MERX.Québec-Chaudière-Appalaches a> Dossier 75636101 * Équilibrage des débits des systèmes de ventilation au 1500, bout.Jean-Talon Nord, Ste-Foy (Québec).Clôture : 98-09-22 à 15 h à Sainte-Foy.Dossier 78037401 Regroupement et modification de deux systèmes d'évacuation d’air au 2700, rue Einstein, Ste-Foy (Québec).Clôture : 98-09-17 à 15 h à Sainte-Foy.Dossier 78379301 * Peinture de l'enveloppe extérieure (murs et toiture) au 5305, bout.Pierre-Bertrand, Québec (Québec).Clôture : 98-09-17 à 15 h à Sainte-Foy.Dossier 79480300 Entretien ménager au 693, rue St-Alphonse Ouest, Thetford-Mines (Québec).Clôture : 98-09-17 à 15 h à Sainte-Foy.Dossier 79521101 * Nettoyage et peinture des salles de mécanique au 5005, bout.Pierre-Bertrand, Québec (Québec).Clôture : 98-09-17 à 15 h à Sainte-Foy.Dossier 80237500 ** Parc Frontenac - Contrat ouvert en génie civil, Ste-Praxède (Québec).Clôture : 98-09-17 à 15 h à Sainte-Foy.Dossier 80238300 Réaménagement de la cafétéria (phase II) au 1075, chemin Ste-Foy, Québec (Québec).Clôture : 98-09-10 5 15 h à Sainte-Foy.Dossier 95067001 Réfection des toitures (corniches et cheminées) au 186, bold.Laurier, Laurier-Station (Québec).Clôture : 98-09-17 à 15 h à Sainte-Foy.Montréal-Montérégie m Dossier 65608100 Déménagement au Sherbrooke Ouest, (Québec).Clôture : 98-09-10 Montréal.125, rue Montréal à 15 h à Dossier 79118400 Entretien planifié de l'équipement mécanique et électrique (taux horaire) à divers édifices (3), Montréal (Québec).Clôture : 98-09-10 à 15 h à Montréal.Dossier 80057600 en des Services professionnels architecture (surveillance travaux - Lot 91.7) au 800, bout.Gouin Ouest, Montréal (Québec).Clôture : 98-09-17 à 15 h à Montréal.Dossier 80057700 Services professionnels d’ingénieurs en mécanique et électricité (surveillance des travaux - Lot 91.8) au 800, bout.Gouin Ouest, Montréal (Québec).Clôture : 98-09-17 à 15 h à Montréal.Dossier 80057800 Services professionnels d’estimateurs (contrôle et coûts -Lot 91.9) au 800, boni.Gouin Ouest, Montréal (Québec).Clôture : 98-09-17 à 15 h à Montréal.Dossier 80059600 Fourniture de matériaux et de main d'oeuvre (Lot 70.3) au 800, bout.Gouin Ouest, Montréal (Québec).Garantie de soumission : 10 000 $ Clôture : 98-09-18 à 15 h à Montréal.Dossier 80233000 Réaménagement au 25, nie St-Paul, Ormstown (Québec).Garantie de soumission : 50 000 $ Clôture : 98-09-17 à 15 h à Montréal.Dossier 80233500 Fourniture et installation d'ascenseurs hydrauliques (Lot 3.2) au 535, me Viger, Montréal (Québec).Garantie de soumission : 10 000 $ Clôture : 98-09-17 à 15 h à Montréal.Dossier 80233600 Fourniture et installation d'ascenseurs à traction (Lot 3.1) au 535, me Viger, Montréal (Québec).Garantie de soumission : 20 000 $ Clôture : 98-09-17 à 15 h à Montréal.Abitibi-Témiscamingue -Nord-du-Québec(3> Dossier 80238100 ** (V et (3) Parc d'Aiguebelle - Contrat ouvert en génie routier ou génie civil, St-Norbert-de-Mon t-Bmn (Québec).Clôture : 98-09-15 à 15 h à Ste-Foy.Bas-St-Laurent-Gaspésie (4) Dossier 76402100 Déneigement au 96, Montée Sandy Beach, Gaspé (Québec).Clôture : 98-09 18 à 15 h à Rimouski.Dossier 76402200 Déneigement au 87 et au 224, me Principale, New-Carlisle (Québec).Clôture : 98-09-18 à 15 h à Rimouski.Dossier 80237400 " (Del (4) Parc de la Gaspésie - Contrat ouvert en génie civil, Ste-Anne-des-Monts (Québec).Clôture Ste-Foy.98-09-15 à 15 h à Estrie (5> Dossier 76214102 Réfection du chemin de ronde au 1055, me Talbot, Sherbrooke (Québec).Clôture : 98-09-10 à 15 h à Sherbrooke.Laval - Laurentides-Lanaudière m Dossier 80238800 IV et 16) Parc d'Oka - Aménagement d'une clôture mitoyenne dans le secteur du Calvaire, Oka (Québec).Clôture Ste-Foy.98-09-10 à 15 h à Mauricie - Centre-du-Québec(7) Dossier 79009201 Réaménagement au 950, me Tousignant, Cap-de-la-Madeleine (Québec).Clôture : 98-09-14 à 15 h à Trois-Rivières.Outaouais Dossier 80239000 ** (Vet (8) Parc Plaisance - Contrat ouvert en génie routier ou génie civil, Plaisance (Québec).Clôture : 98-09-15 à 15 h à Ste-Foy.Saguenay - Lac-St-Jean -Côte-Nord m Dossier 77499101 Réparation des murs au 237, me Price Est, Chicoutimi (Québec).Clôture : 98-09-17 Jonquière.à 15 h à * Les documents seront en vente à compter du 2 septembre 1998.** Seuls seront admis les fournisseurs ayant un établissement dans la région administrative où se dérouleront les travaux.Vente des documents : CIEC 1-800-482-2432 (construction) et MERX 1-800-964-6379 (biens et services).Les documents de soumission peuvent être consultés aux associations de la construction régionales (projets de construction) et aux adresses suivantes : D) Bureau des soumissions, 1200, route de l'Église, bur.3.01, Ste-Foy (Québec), (418) 643-5484.(2) Bureau des soumissions, 190, boul.Crémazie Est, 1er étage, Montréal (Québec), (514) 873-5485, poste 5622.(3) Direction régionale Abitibi-Témiscamingue - Nord-du-Québec, 1, rue du Terminus, 2' étage, Rouyn-Noranda (Québec), (819) 763-3146.W Direction régionale Bas-St-Laurent - Gaspésie, 337, rue Moreault, bur.SS-20, Rimouski (Québec), (418) 727-3750, poste 222.(5) Direction régionale Èstrie, 200, rue Belvédère Nord, bur.4.02, Sherbrooke (Québec), (819) 820-3193.Direction régionale Laval-Laurentides-Lanaudière, 2800, boul.St-Martin Ouest, bur.3.08, Laval (Québec), (450) 680-6100.Direction régionale Mauricie - Centre-du-Québec, 100, rue Laviolette, Trois-Rivières (Québec), (819) 371-6035.W Direction régionale Outaouais, 170, rue Hôtel-de-Ville, bur.8400, Hull (Québec), (819) 772-3052.W Direction régionale Saguenay - Lac-St-Jean - Côte-Nord, 3950, boul.Harvey, Jonquière (Québec), (418) 695-7927.__________________ l'ensemble des appels d'offres de la Société peuvent être consultés sur notre site Internet Société immobilière du Québec www.siq.gouv.qc.ca ASSIGNATION ORDRE est donné à ABDALLAH EL-YAFI de comparaître au greffe de cette cour situé au 1111 est rue Jacques-Cartier à Longueuil, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Abdallah El-Yafi.Longueuil.ee 26 août 1998 ELIZABETH S GOBEILLE GREFFIER CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District de Beauhamois No.760-12-014740-983 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT Greffier-adjoint MELVIN MacDONALD ALFORD Partie demanderesse c.RUCHAMAST-JUSTE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à RUCHAMA ST-JUSTE de comparaître au greffe de cette cour situé au 180 Salaberry, Salaberry-de Valleyfield, salle RC.03 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de RUCHAMA ST-JUSTE.Lieu: Valleyfield Date: Le 27 août 1998 JOCELYNE CYR, g.a.c.s.Succession Cécile VALENTINE THÉBAUD Avis est donné que l'inventaire des biens de la succession de Cécile VALENTINE THÉBAUD.du 1205, rue Labelle, Montréal, Québec H2L 4C1, a été clos devant le notaire Paule Mackay.le 28 juillet 1998.sous le numéro 19218 de ses minutes.L'inventaire peut être consulté à son étude au 4950, rue de Verdun, Verdun, Québec H4G 1N3 par les intéressés conformément à l'article 795 du Code civil.PAULE MACKAY, NOTAIRE AVIS DE VENTE Avis est donné que les équipements de magasin de 9032-4884 Québec Inc.seront vendus par encan public le jeudi 3 septembre 1998 à 10hOO au 944-B, Chemin Trudeau, Saint-Mathieu-de-Beloeil.BARIL BLANCHETTE INC.Commissaires-priseurs AVIS DE VENTE Avis est donné que les équipements de magasin de 9006-4619 Québec Inc.seront vendus par encan public le jeudi 3 septembre 1998 à 10h00 au 944-B, Chemin Trudeau, Saint-Mathieu-de-Beloeil.BARIL BLANCHETTE INC.Commissaires-priseurs Changement de nom d'une personne majeure Prenez avis que Jacques Jean Miller domicilié à 6607 Côte-St-Luc, » 307, Côte-St-Luc, Qc présentera au Directeur de l’état civil une demande pour changer son nom en celui de Jacek Jan Zabicki.Côte-St-Luc.25 août 1998 Jacques Miller LES ALIMENTS U.F.L.INC.AVIS est par la présente donné que LES ALIMENTS U.F.L.INC demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies (Québec).Le siège social de cette compagnie est situé à Boucherville, province de Québec.Montréal, le 26 août 1998 Les procureurs de la compagnie.GUY & GILBERT, société en nom collectif Avis public jggg Service du greffe Ordonnance Avis est donné que le comité exécutif, à son assemblée du 26 août 1998, a édicté les ordonnances suivantes: 395, 497 Ordonnance relative à l'événement «Saint-Henri Show» 397, 498 Ordonnance relative à l'événement «Fête annuelle Éco-quartier Étienne-Desmarteau» 399, 499 Ordonnance relative à l'événement «Marché public» Règlement sur le bruit IR.R.V.M., chapitre B-3, a.20) Règlement concernant la paix et l'ordre sur le domaine public IR.R.V.M., chapitre P-1, a.8) 396 Ordonnance relative à l'événement «Rallye automobile Club Optimiste Mont-Rose» 398 Ordonnance relative à l'événement «Classique cycliste Québec-Montréal» 400, 500 Ordonnance relative à l’événement «Festival des Films du Monde» 401, 501 Ordonnance relative à l'événement «Éco-ventes de garage Éco-quartier» Règlement sur le bruit IR.R.V.M., chapitre B-3, a.20) Montréal, le 1” septembre 1998 Le greffier, M' Léon Laberge Québec Transports Québec APPELS D'OFFRES ET DE CANDIDATURES Contrat n° : 5200-98-KZ03 — Vérification de la qualité des matériaux utilités dans la construction et l'entretien routier dans le domaine des sols, béton de ciment, enrobés bitumineux et la loumiture de services connexes dans les limites de lIle-de-Motnréal.Seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises, ayant un établissement dans la M.R.C.Communauté urbaine de Montréal, et qui ont commandé une copie du dossier d'appel d’offres au même nom que celui sous lequel ils soumissionnent ; dans le cas d'un consortium, cette dernière exigence est considérée rencontrée si chacune des parties s'est procuré une copie du dossier d'appel d'offres.Coût du dossier : 20 $ Réception des offres : salle des soumissions de Montréal.Clôture de l'appel d’offres et ouverture des offres : Montréal, le mercredi 16 septembre 1998, 15 h.Ne sera pas considérée une soumission présentée par une personne ayant bénéficié, en 1997.d'une mesure d'application temporaire ou de départ assisté prévu à la Loi sur le régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics ou par une entreprise que cette personne contrôle directement ou indirectement ou par un autre tiers lorsque, dans ce dernier cas, l'un des principaux exécutants du contrat serait une telle personne.On peut obtenir copie du dossier d'appel d'offres moyennant le paiement du montant indiqué à la mbrique " Coût du dossier " ce coût, qui inclut les taxes, est payable en espèces, par chèque ou mandat-poste à t ordre du ministre des Finances et n'est pas remboursable.Les intéressés peuvent consulter ou obtenir les documents d'appel d’offres en s adressant aux bureaux suivants : QUÉBEC Service de la gestion contractuelle Ministère des Transports 700, boul.René-Lévesque Est 2e étage Québec (Québec) G1R 4Y9 Tél.: (418) 644-8848 MONTRÉAL Service de la gestion contractuelle Ministère des Transports 35, rue de Port-Royal Est 3e étage Montréal (Québec) H3L 3T1 Tél.: (514) 873-6061 Le Ministère ne s 'engage à accepter aucune des offres reçues.Le sous-ministre André Trudeau Société québécoise d'assainissement des eaux Travaux dans la Ville jle Laval Comté de Mille-Iles Appel d'offres no : 0019-20-02-41-2E Partie "A" - Travaux d'assainissement Fourniture et installation de conduites (750 et 900 mm) et de regards d'égouts, réfection d'entrées de service, de fondation de rues et de pavage.Partie "B" - Travaux municipaux (Règlement no.L-9726) Réfection de chaussée comprenant l'enlèvement du pavage existant, la mise en forme de rue, de nouvelles fondations et pavage, l'ajustement de regards et puisards et la réfection de trottoirs.DOCUMENTS DISPONIBLES : Par commande téléphonique uniquement.SQAE, Service gestion des contrats, Montréal - Tél.: (514) 873-7411.PRIX : 150,00 $ (taxes incluses) non remboursable, par chèque visé ou mandat payable à la SQAE.De plus, pour cet appel d'offres, les soumissionnaires devront prendre connaissance du "Cahier des clauses générales d'appel d’offres, Société québécoise d'assainissement des eaux", publié par Les Publications du Québec (édition 1989).Ce cahier fait partie intégrante du document d'appel d'offres.LIEUX DE CONSULTATION : Service de l'ingénierie de Ville de Laval, 3, Place Laval, bureau 300; Ass.de la construction de Montréal et de Québec; ACRGTQ; SQAE à Montréal et Québec.OUVERTURE DES SOUMISSIONS : Seules les soumissions identifiées clairement sur l'enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom du soumissionnaire, présentées sur les formules préparées à cet effet et remises sous pli cacheté au Greffier de Ville de Laval (M.Guy Collard) à 1, Place du Souvenir, casier postal 422, succursale Saint-Martin, Ville de Laval (Québec) H7V 3Z4, avant la 11ème heure, mardi le 22 septembre 1998, seront ouvertes à 12h00 (midi) en la salle du Conseil de l'Hôtel de ville.GARANTIES DE SOUMISSION : Partie "A" - Cautionnement.(62 000,00 $) ou chèque visé ou autre.(31 000,00 $) Partie "B"-Cautionnement.(17 000,00 $) ou chèque visé ou autre.(8 500,00 $) N.B.: "autre" signifie autre garantie de soumission spécifiée au document d'appel d'offres.RENSEIGNEMENTS : M.Carol Lachance - Tél.: (514) 873-7411 ou (418) 643-2616.Seules sont admises à soumissionner les personnes, sociétés et compagnies, ayant une place d'affaires au Québec, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, qui détiennent une licence appropriée en vertu de la Loi sur le bâtiment et qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement de la Société québécoise d’assainissement des eaux.La SQAE et la ville de Laval ne s'engagent à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Marc Pinsonnault, LL.B., B.Sc.Vice-Président administration et secrétaire général D-01-09-98 Ville de Longueuil APPELS D'OFFRES La ville de Longueuil requiert des soumissions pour la fourniture des biens et services suivants : Structure chaussée, pavage, bordure, trottoir, éclairage 98-216 Égout combiné, aqueduc, structure chaussée, services privés et conduits souterrains 98-213 Les soumissions (dépôt 100 S non remboursable) seront reçues jusqu'au jeudi 17 septembre à 11 h au 300, rue St-Charles Ouest, Longueuil (Québec) et seront ouvertes immédiatement après l'heure limite.La ville mentionnée ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions.Pour toute information concernant ces appels d offres, incluant documents et conditions de soumission, appelez sans Irais du lundi au vendredi, de 9 h à 21 h, en spécifiant le numéro de dossier.1-800-256-7774 Union des municipalités du Quebec LE GROUPE Boudreau Richard INC.AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : MERLINO INC., dûmenl incorporée selon la loi, ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 1256, Ruisseau des Anges Nord, dans la ville de St-Roch de L'Achigan et dans le district de Jolielte, province de Québec, J0K 3H0.Avis est par les présentes donné que la faillie précitée a déposé une cession le 19* jour d’août 1998,ctque lapremière assemblée des créanciers sera tenue le 8'Jour de septembre 1998, à 11 b, au bureau du syndic, situé au 355, rue des Récollets, Montréal (Québec).RENSEIGNEMENTS Les personnes désirant des renseignements additionnels sont priées de communiquer avec Réjean J.Boudreau.355.des Récollets.Montréal (Québec) H2Y 1V9 Téléphoné : (514) 849-2100 Télécopieur : (514) 849-9292 Boucherville AVIS PUBLIC AUX COPROPRIÉTAIRES INDIVIDUS D'UN IMMEUBLE ETAUX C00CCUPANTS D'UN LIEU D'AFFAIRES AV IS PUBLIC est par la présente donnéaux copropriétaires indivis d'un immeuble ainsi qu'aux cooccupants d'un lieu d'affaires qui n’ont pas déjà le droit d'être insent sur la liste électorale comme personne domiciliée, propriétaire unique d'un immeuble ou comme occupant unique d'un lieu d'affaires que les conditions indiquées ci-dessous doivent être remplies pour pouvoir être inscrit sur la liste électorale de la municipalité pour l'élection du 1er novembre 1998: 1.Être copropriétaire indivis d'un immeuble ou occupant d'un lieu d'affaires dans la municipalité depuis au moins douze (12) mois le 1er septembre 1998; 2.Être une personne physique, majeure et de citoyenneté canadienne le 1er septembre 1998; 3.Avoir été désigné au moyen d'une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupant qui sont électeurs le 1er septembre 1998; 4.La procuration devra m'être transmise au plus tard le 27 septembre 1998 à l’adresse ci-dessous indiquée; 5.La procuration prend effet lors de sa réception et demeure valide pour toute élection tant qu'elle n'est pas remplacée.BUREAU DU PRÉSIDENT D'ÉLECTION a/s M.CLAUDE CARON 500, de la Rivière-aux-Pins, Boucherville J4B 2Z7 Tél :449-8251 ou 449-8307 DONNÉ À BOUCHERVILLE, CE 28e jour d'août 1998 Donnez à quelqu’un UNE DEUXIÈME CHANCE! Discutez du don d’organes avec votre famille et signez votre carte de donneur dès aujourd’hui.La Fondation canadienne du rein MÊMES PROBLÈMES LA SOLIDARITÉ (514) 257-8711 1 -888-234-8533 www.devp.org «DÊkELOPPDMENr ETB4IX I V 4 T I.K I) K V Oil!.I.K M A I! I) I I S K I' T K M I! I! K I !) il 8 B 5 LE DEVOIR LES SPORTS Etat de Ici réserve collec tive de vang G ro u p e s a n g u i n O- 66% La Société canadienne de la Croix-Rouge Info-collecte: 832-0873 EN BREF Bon pour McGwire, pas pour Wiggins Ce qui est bon pour Mtirk McGwire ne l’est pas pour Paul Wiggins, un bloqueur des Steelers de Pittsburgh.La NFL a en effet suspendu le joueur de ligne offensive pour usage d’an-drosténédione, la même substance que prend ouvertement le frappeur de puissance à la poursuite du record de 61 circuits de Roger Maris.Cette substance est interdite dans la NFL et Wiggins ratera les quatre premières semaines de la saison.Petite amende Un médecin et un entraîneur de l’ancienne Allemagne de l’Est ont été mis à l’amende hier pour avoir donné des stéroïdes à de jeunes nageuses.Rolf Glaeser, l’ex-entraîneur, a écopé une amende de 4000 $ US et le docteur Dieter Binus, 5000 $.Trois médecins et deux ex-entraîneurs avaient été mis à l’amende avant eux dans le cadre d’une enquête toujours en cours.Ceux qui ont reconnu leur tort ont jusqu’ici éviter la prison.Petit avec les Coyotes Michel Petit, qui s’est joint aux Coyotes de Phoenix en novembre dernier, a obtenu un nouveau contrat d’un an, plus une option.Âgé de 34 ans, le défenseur de Saint Malo en est à sa 101' équipe dans la LNH.Borschevsky de retour Nikolai Borschevsky est de retour avec les Maple Leafs de Toronto, qui l’ont invité à leur camp d’entraînement.Borschevsky a marqué 34 buts pour les Leafs de 1992-1993 en plus d’un but mémorable qui éliminait Detroit en période supplémentaire du septième match de la première ronde éliminatoire.La dernière fois qu’on a vu le Russe de 33 ans dans la LNH, c’est avec les Stars de Dallas, il y a trois ans, quand il a réussi un but en 12 matchs.Il a passé les deux dernières saisons avec le Spartak de Moscou, amassant 15 buts et 46 passes en 92 matchs.Garner de retour Phil Garner sera de retour comme gérant des Brewers de Milwaukee en 1999 malgré la décevante saison actuelle, a fait savoir le directeur général Sal Bando.Et cela n’aurait rien à voir avec l’obligation qu’auraient les Brewers de racheter le contrat de 600 000 $ de leur gérant «Si un gars est bon pendant six ans puis connaît une mauvaise saison, est-ce que ça veut dire qu’il faut s’en débarrasser?» r Echange Indians-Mariners Les Mariners de Seattle ont échangé le deuxième-but Joey Cora aux Indians de Cleveland en retour du joueur de champ intérieur David Bell.Cora, 33 ans, avait une moyenne de .282 avec les Mariners et Bell, 26 ans, de 261 avec les Indians.Il a surtout joué au deuxième but mais a également occupé les trois autres positions du champ intérieur.Golf: circuit canadien à la télé Le circuit de la PGA canadien doit annoncer aujourd’hui une entente avec le nouveau réseau SportsNet pour la saison 1999.Une entente du genre est essentielle pour augmenter les bourses, qui stagnent à environ 125 000 $ depuis plusieurs années, loin du circuit Nike.Selon le Vancouver Sun, qui rapporte la nouvelle, les bourses moyennes pourraient doubler.Le circuit canadien de golf compte 17 tournois cette saison.US Open de tennis Sampras et Hingis, sans ambages REUTERS L’Américain Pete Sampras New York (AFP) — Les deux numéros un mondiaux et favoris de l’US Open, l’Américain Pete Sampras et la Suissesse Martina Hingis, ont commencé leur quête à Flushing Meadows par deux rapides succès, hier, lors de la journée d’ouverture de l’étape newyorkaise du Grand Chelem.Contre l’Allemand Marc Goellner, modeste nu 109 à l’ATP, Sampras n’a guère eu besoin de sortir le grand jeu pour s’imposer en trois sets expéditifs 6-3, 6-2, 6-2.Pour la petite histoire, Sampras, qui a passé 11 as pour six doubles fautes, est resté sur le court 84 minutes seulement afin de prendre la mesure du Central, extrêmement rapide de l’avis des joueurs.«C’est le court le plus rapide que j’ai vu à l’US Open», a souligné Sampras qu’une cinquième victoire à Flushing Meadows placerait à égalité avec l’Australien Roy Emerson qui, avec 12 succès, le devance encore au nombre de victoires.Son premier obstacle sérieux pourrait être l’Autrichien Thomas Muster en huitième de finale.L’ancien vainqueur de Roland Garros, descendu maintenant à la 23'' place mondiale, a facilement remporté lundi son premier tour contre l’Espagnol Alberto Berasategui (n° 15), première tête de série à tomber à Flushing Meadows.Martina Hingis, qui a succédé à Sampras sur le Central Arthur Àshe, a eu la partie encore plus facile contre la Polonaise Aleksandra Olsza, jouant avec elle au chat et à la souris pendant 59 minutes pour la renvoyer à ses études sur le score de 6-2,64).Le Croate Goran Ivanisevic (n" 14), à qui revenait l’honneur d’ouvrir les hostilités, n’a guère fait traîner le?choses contre l’Australien Mark Woodforde.À raison de 23 as, Ivanisevic s’est imposé 6-3, 64, 64 en 87 minutes, pour accéder au second tour pour la première fois depuis quatre ans.FORMULE Climat pourri PATRICE BURCHKALTER AGENCE FRANCE-PRESSE Spa-Francorchamps — Un sentiment de malaise régnait dimanche soir dans le paddock de Spa-Francorchamps.Les chants joyeux s’échappant du motor-home Jordan, où l’on célébrait la première victoire de l’histoire de l’écurie irlandaise, le succès de Damon Hill, ne suffisaient pas à dissiper les relents d’un climat «pourri».Un climat à l’image des conditions météorologiques du GP de Belgique de Fl.Une ambiance lourde, orageuse, née de la suspicion affichée par Ferrari, par Michael Schumacher, après l’accrochage du 25*' tour entre l’Allemand et David Coulthard, s’était installée sur la Fl.Ce qui n’était qu’un «incident de course», comme beaucoup d’autres accidents du même genre dimanche (Fisichella-Nakano notamment) et par le passé (Senna-Brundle et Piquet-Ghinzani à Adelaide en 1989), avait pris les allures d’une «déclaration de guerre».Formidable battant, Schumacher n’accepte pas la défaite.Et l’idée d’avoir perdu la formidable occasion de vaincre, de se porter en tête du Championnat du monde pour la première fois de la saison, a fait une nouvelle fois perdre la raison à l’Allemand.Rouler sur trois roues au risque de semer des débris sur la piste, faire irruption dans le stand McLaren avec l’intention de «régler des comptes», sont autant d’attitudes répréhensibles.Pire encore.En accusant délibérément David Coulthard d’avoir tenter de le «tuer», en traitant le Britannique «d’assassin», Michael Schumacher a dépassé les bornes.Coulthard en a été choqué.«Il a eu un comportement d’animal, c'est in-nacceptable», disait d’ailleurs le Britannique.Imaginer qu’un pilote puisse mettre en danger la vie d’un autre, en risquant la sienne par là même, pour masquer une erreur, ne grandit pas Shumacher.«On prête aux autres les Mercedes réclame des excuses Neuss (AFP) — Le constructeur allemand Mercedes a réclamé hier des excuses de Michael Schumacher, pris d’un accès de rage contre David Coulthard à la suite d’un accrochage entre les voitures des deux pilotes au Grand Prix de Belgique.«Des excuses de Schumacher aplaniraient les choses», a déclaré le responsable sportif de Mercedes, Norbert Haug.Celui-ci craint en effet pour l’équipe McLaren-Mercedes le 13 septembre au Grand Prix d’Italie à Monza, sur les terres de la Scuderia de Michael Schumacher.«La situation pourrait dégénérer à Monza et il faut l’empêcher», s’est inquiété Norbert Haug auprès dç l’agence de presse allemande SID.«A Spa, notre pilote a été la cible de can-nettes de bière, où est-ce qu’on est?», s’est-il demandé.Dans des conditions rendues extrêmement difficiles par les intempéries, la Ferrari de Schumacher avait accro- ché la McLaren-Mercedes de l’Écossais Coulthard dimanche au 25' tour du Grand Prix de Belgique sur le circuit de Spa-Francorchamps.Schumacher, qui voyait là s’envoler une belle occasion de refaire son retard au classement du Championnat du monde sur le Finlandais Mika Hakkinen, s’était rué dans le box des McLaren et avait hurlé sur Coulthard.Plus tard, il avait dénoncé une manipulation pt une manoeuvre intentionnelle de l’Écossais.Norbert Haug a réfuté ces allégations et rejeté la faute sur l’ancien champion du monde allemand: «Il a retourné Mika Hakkinen au premier tour et est entré dans notre deuxième pilote ensuite.» Pour lui, les tests pour Monza constitueraient une bonne occasion de se réconcilier «Nous voulons conserver les bons rapports que nous avons avec Schumacher, chez nous personne n’est rancunier et notre main est tendue.» Golden League d’athlétisme Jones, Bronson, El Guerrouj et Gebreselassie jouent le jackpot Berlin (AFP) — Trois hommes et une femme.Une sprinteuse, un spécialiste des haies, un du fond, un du demi-fond.Deux Américains, deux Africains.Par quelque bout qu’on le prenne, ils seront quatre chasseurs de primes engagés aujourd’hui à Berlin dans la course au million de dollars de la Golden League.Les Américains Marion Jones (100 m) et Bryan Bronson (400 m Éaies), le Marocain Hicham El Guerrouj (1500 m) et l’Éthiopien Haile Gebreselassie (5000 m), partagent un point commun: avoir remporté à Oslo, Rome, Monaco, Zurich et Bruxelles les cinq premières levées de la Golden League et viser la passe de sept avant le 57' IS-TAF de Berlin et la finale de Moscou, le 5 septembre.Trois d’entre eux, Jones, Bronson et Gebreselassie, tiennent le même discours mot pour mot: «Je veux remporter ce jackpot.» Le reste est secondaire: «D’abord la victoire, ensuite le record du monde», a lâché l’Éthiopien, détenteur du record sur la distance établi cette année.Pour Bronson aussi et le record du monde du 400 m haies (46 sec 78 détenu par son compatriote Kevin Young), «on peut parfaitement l'envisager si les conditions sont réunies».Christie pour le plaisir Le Memorial van Damme a eu de quoi conforter leur assurance.Ils y ont gagné sans trop forcer.Le prodige Marion Jones notamment, invaincue cette saison, victorieuse de 28 concours de sprint et de longueur, meilleure performance mondiale de l’année sur 100 et 200 m et à la longueur.Dans la capitale allemande, la championne du monde veut descendre au dessous des 10 sec 70.Peut-être lui manquera-t-il un aiguillon?La championne d’Europe française Christine Arron, qu’elle a battue trois fois cette saison, a décidé d’arrêter là l’exercice en cours.Le double champion olympique, l’Américain Michael Johnson, qui participe à la fronde contre l’organisation à Moscou de la finale du Grand Prix, avait envisagé de déclarer forfait, malgré ses quatre victoires consécutives sur 400 m en Golden League.«Il sera à Berlin, a assuré le directeur de l’ISTAF Rudi Thiel, nous avons un peu modifié son contrat.Evidemment sa participation n’en est pas devenue moins chère.» Pour la petite histoire, les organisateurs, qui avaient déjà par le passé offert les adieux «européens» de Cari Lewis, proposent pour le plaisir cette année aux 50 000 spectateurs attendus au Stade olympique le «retour» du champion olympique 1992 du 100 m, le Britannique Linford Christie, aligné dans un 4 x 100 m.«Je tiens toujours la distance à l’entraînement», fanfaronne le retraité (depuis 1997) qui réalise encore à 38 ans un 10 sec 37 sans préparation.Les équipes françaises en pointe dans la lutte antidopage Paris (AFP) — Les équipes françaises se sont placées en pointe dans la lutte antidopage en adoptant hier de nouvelles mesures applicables à partir de la saison prochaine.Un suivi médical plus complet que celui prôné par l’Union cycliste internationale (UCI) sera instauré pour tous les coureurs de ces équipes.Ce suivi médical longitudinal prévoit notamment quatre examens biologiques annuels effectués par une unité du ministère de la Jeunesse et des Sports, ainsi qu’un examen «d'explorations fonctionnelles» pratiqué par un service hospitalier indépendant lors de la délivrance de la licence.Grâce à ce dispositif de surveillance, a estimé la Fédération française de cyclisme (FFC), «il est désormais possible de détecter les profils biologiques anormaux prouvant une manipulation exogène par des produits dopants, en particulier l’EPO».La décision d’étendre ce suivi médical, uéja adopté par la FFC pour les autres coureurs de l’élite, a été prise hier au cours d’une réunion de travail tenue à l’initiative de la Ligue du cyclisme professionnel.Les directeurs sportifs et les médecins des sept groupes sportifs français ont participé à cette réunion, en présence d’un représentant du Ministère.Joignez vos forces à la nôtre ! Vous cherchez un emploi?Vous désire/, apprendre un métier?Dans les Forces canadiennes, nous offrons autant aux hommes qu'aux femmes la possibilité de devenir opérateur, technicien ou employé de soutien.Faites partie de notre équipe et obtenez des compétences pour le restant de votre vie dans un esprit canadien empreint de fierté.Pour de plus amples renseignements, passez à un centre de recrutement ou composez, le 1 800 856-8488 www.mdn.ca ¦ ?I Défense National nationale Defence v"- t.:' • ; *•'•.; ' : i» Cmadïï VOTRE CHOIX.VOTRE AVENIR.VOTRE FIERTÉ.intentions que l’on a soi-même», notait à ce propos un ingénieur d’une équipe «neutre».Comment porter crédit aux graves accusations du pilote allemand après son comportement à Jerez, en octobre, contre Jacques Villeneuve?L’Allemand n’avait-il pas déclaré sur le moment que la faute incombait au Canadien.avant de faire machine arrière plus tard devant le Conseil mondial de la Fédération internationale automobile (FIA) qui l’avait convoqué ?Dimanche soir, de nombreux pilotes s’inquiétaient de la totale immunité dont bénéficie Michael Schumacher.La liste en effet s’allonge de ceux qui ont eu à «souffrir» de l’attitude hégémonique de l'Allemand.À trois Grand Prix de la fin de la saison, à quinze jours du Grand Prix d’Italie à Monza, la tension monte de plus en plus entre Schumacher et Hakkinen, Ferrari et McLaren, alors que la lutte pour la conquête du titre s’intensifie.La FIA ne manquera certainement pas d’appeler les concurrents à une plus grande sérénité.«L’appel au calme» paraît d’autant plus nécessaire que le Grand Prix de Belgique a démontré, si besoin était, l’étendue des risques de la Fl.Une discipline qui, dimanche encore, a justifié la notion de «miracle permanent» qui s’attache à elle, aucun pilote n’ayant eu à souffrir des multiples accidents qui se sont succédés.BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Oiff Atlanta 90 48 .652 — New York 75 62 .547 141/2 Philadelphie 66 71 .482 231/2 Montréal 53 85 .384 37 Floride 47 91 .341 43 Section Centrale Houston 87 51 .630 — Chicago 75 62 .547 11 1/2 Cincinnati 65 72 .474 21 1/2 St.Louis 65 72 .474 21 1/2 Pittsburgh 64 71 .474 21 1/2 Milwaukee 64 73 .467 221/2 Section Ouest San Diego 88 49 .642 — San Francisco 73 64 .533 15 Los Angeles 68 69 .496 20 Colorado 63 75 .457 251/2 Arizona 53 85 .384 351/2 Dimanche Cincinnati 14 Floride 7 Houston 11 Pittsburgh 4 Cubs 4 Colorado 3 Montréal 2 San Diego 1 Philadelphie 5 San Francisco 4 St.Louis 8 Atlanta 7 Los Angeles 4 Mets 2 Arizona 7 Milwaukee 3 Hier St.Louis 5 Floride 3 Houston 4 Atlanta 3 Cincinnati à Cubs Mets à Los Angeles Montréal à San Diego Philadelphie à San Francisco LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Diff y-New York 98 37 .726 — Boston 80 55 .593 18 Toronto 71 66 .518 28 Baltimore 69 68 .504 30 Tampa Bay 53 83 .390 451/2 Section Centrale Cleveland 75 61 .551 — Kansas City 64 73 .467 11 1/2 Chicago 62 75 .453 131/2 Minnesota 60 76 .441 15 Detroit 52 85 .380 231/2 Section Ouest Anaheim 76 62 .551 — Texas 73 64 .533 21/2 Oakland 63 75 .457 13 Seattle 62 74 .456 13 y-qualifié pour les séries.Dimanche Toronto 6 Minnesota 0 Anaheim 8 Boston 6 Tampa Bay 10 Detroit 5 Cleveland 9 Oakland 4 Kansas City 3 Baltimore 2 Seattle 13 Yankees 3 White Sox 5 Texas 3 Hier Boston 5 Seattle 1 Texas 13 Detroit 2 Cleveland 15 Oakland 6 Chicago White Sox 4 Baltimore 1 Minnesota 2 Tampa Bay 1 LA METEO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mercredi Jeudi Vendredi 25 SS n>in 12 SS™* 24 =5 13/22 SS 12/23 Kuujjuarapik 15/8 16/9 La Grande IV Chibougamau 17/9 23/11 Val d'Or vy» À?- WJ/ , .„ VENTEUX BROUILLARD ^y[£_J^£^SE_OnAO£__NEIOE_VER2jcAS / & Températures : MAX / MIN 'iWî’i'____ 16/6 * i5/in/'^?/ G008e Bay Jy/10 Blanc Sablon 20/9 ¦ Chicoutimi Québi Sept 18/9 jRivière-du-Loup !¦ 21/11 ¦ 20/12 îles de la Madeleine 22/11 Trois-Rivières 25/12 7^ èboc 22/11 ^3herbrooke * Montréal Lever 6h16 Coucher 19h31 Aujourd'hui Ce Soir Mercredi Vendredi mnx 22 SS mln 12 Aujourd'hui Ce Soir Mercredi Jeudi Vendredi mnx 23 SS ml" 11 SS'”»* 21 SS 13/22 SS 11/23 Météo-Conseil l+l Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source x L K I) K V OIK.I.K M A K I) I I S K I* T E M K K E I !) !) 8 B 8 » K ?LE DEVOÏR ?CULTURE La librairie Gallimard, un microclimat.3700 boul.St-Laurent.tél : 499-2012 Bonnes journées tout le monde ! 900 activités pour le grand public partout au Québec les 25, 26 et 27 septembre prochains MÉDIAS TVA encore premier cet été Le réseau domine toujours, mais de façon moins marquée, alors que Radio-Canada s'en tire bien La 2‘ édition des Journées de la culture JACQUES GRENIER I.E DEVOIR Ni «N Marcel Sabourin, porte-parole de l’événement, en compagnie de la ministre de la Culture et des Communications, Louise Beaudoin.PAUL CAUCHON LE DEVOIR Un gars, une fille bon premier, les informations de 18h à TVA qui écrasent tout sur leur passage, un succès im|X)rtant pour Im Fureur, la parution des sondages BBM trimestriels sur l’écoute de la télévision confirment les tendances déjà perçues dans les sondages hebdomadaires réalisés par la firme Nielsen.Mais dans ces sondages BBM, qui analysaient la performance des grilles-horaires d’été, on trouve un chiffre tout à fait étonnant: la part de marché totale des canaux spécialisés a atteint 20 % cet été.L’écoute des canaux spécialisés francophones totalisait 12 % l’été dernier, et elle totalise 14 % cet été.La part des canaux spécialisés anglophones (toujours auprès du public francophone) totalise 6 % cet été (pour un total de 20 % pour l’ensemble des canaux francophones et anglophones), alors qu’elle était de 3,9 % l’été 1997.Mais il faut dire que l’écoute télévisuelle estivale est différente de l’écoute dite régulière, et devant l’accumulation de reprises présentées chez les grands réseaux, il est logique que le téléspectateur ait voulu fréquenter de façon plus assidue les canaux spécialisés.Ce sondage a été réalisé pendant deux semaines à la fin juin et à la fin juillet auprès de 3172 répondants de la grande région de Montréal.BBM tient des sondages à grande échelle dans les marchés régionaux alors que Nielsen tient des sondages pour l’ensemble du Québec mais auprès d’un plus petit échantillon.Selon le sondage BBM, donc, TVA obtient 29 % de part de marché, Radio-Canada 17%etTQS10%.A l’été 1997, la part de TVA était de 32,6 % et celle de TQS, de 10,8 %.En ce qui concerne les heures de grande écoute de 19h à 23h, la part de marché de Radio-Canada s’établit à 19 % (elle était de 17 % à l’été 97) et celle de TVA a baissé de 30 à 26 % par rapport à 1997.Conclusion: TVA domine toujours mais de façon moins importante, Ra-dio-Canada s’en tire plutôt bien, et il est clair que le téléspectateur a «magasiné» beaucoup plus cet été auprès des capaux spécialisés.A signaler la performance de Télé-Québec, dont la part de marché générale en plein été est passé de 1,4 % en 97 à 2,1 % cet été.Toujours dans la grande région de Montréal, Un gars, une fille de Radio-Canada est l’émission la plus écoutée, attirant près de 550 000 téléspectateurs.Une donnée similaire à celle de la firme de sondage Nielsen, qui a calculé que, dans la semaine du 3 au 9 août, cette même émission occupait la première place pour l’ensemble du Québec avec 716 000 auditeurs.Selon BBM, le TVA édition 18 heures a occupé la deuxième place des émissions les plus écoutées cet été, ce qui est remarquable.Suivent Place Melrose à TVA en troisième place (une série américaine), la diffusion du film L’Arme fatale à TVA en quatrième place et La Fureur à Radio-Canada en cinquième place.Dans le sondage Nielsen de la première semaine d’août, La Fureur apparaît en quatrième place, et à Radio-Canada on soutient qu’à la fin août, dans des données non encore publiées, La Fureur occupe la première place avec plus de 800 000 spectateurs.Radio-Canada peut se réjouir de la performance de La Fureur et de Un gars, une fille, mais la débandade de son secteur de l’information a tout pour l’inquiéter dans le sondage BBM d’été, tous les bulletins de nouvelles de TVA, à midi, à 18h et réseau à 22h, ainsi que Le Grand Journal de TQS dépassent les informations radiocanadiennes.MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Bonnes journées!» Tel est le slogan choisi cette année par le comité organisateur des Journées de la culture, dont la deuxième édition se tiendra cette année les 25, 26 et 27 septembre prochains à la grandeur du Québec avec 900 activités de toutes sortes, gratuites et destinées au grand public.L’an dernier, le projet, issu du Sommet sur l’économie et l’emploi, avait réussi à attirer quelque 160 000 Québécois dans ses filets, toutes régions confondues.L’incomparable artiste multidisciplinaire Marcel Sabourin, haut en couleur et le verbe facile, porte cette année encore le titre de Messie des Journées de la culture, et il s’apprête à aller publiciser l’événement en région dès aujourd’hui.Le mandat des Journées, toujours orchestrées dans un souci de démocratisation de la culture, demeure d’infiltrer le plaisir de la création — celle issue de nous, celle issue des autres — au plus grand nombre et de changer certaines mentalités incrustées autour de la culture, telle cette idée répandue selon laquelle la culture prendrait la forme d’une pierre précieuse destinée aux mieux nantis, un concept qui va toutefois de pair avec les coûts exorbitants habituellement reliés à la consommation culturelle.«Le vœu que je fais pour cette deuxième édition des Journées est que chaque parent regarde son enfant, peu importent ses goûts et ses intérêts, peu importe son attitude vis-à-vis de la culture, et qu’il se demande s’il est possible, trois journées durant, d’ouvrir son éventail d’intérêts, de plaisirs, en l'amenant à deux ou trois activités des Journées de la culture, a expliqué hier Marcel Sabourin, évoquant en quelques mots l’esprit de cet événement et faisant allusion aux exclus de la culture, qu’on compte en grand nombre.Juste au cas où cet enfant s'illumine.» Pour permettre la coordination de ces 900 activités régionales simultanées et le battage médiatique qui les entoure — la condition pour une participation élargie —, un budget de un million et demi de dollars a été nécessaire cette année.Outre la participation financière de différents ministères du gouvernement du Québec (300 000 $), de trois commanditaires majeurs (250 000 $), de la vente d’annonces (300 000 $), le comité organisateur a compté sur le soutien des médias, lesquels diffuseront le fameux calendrier des activités des Journées le 19 septembre prochain (11 quotidiens du Québec l’encarteront dans leur édition), en plus de participer financièrement à la publicité entourant l’événement.«Im culture pour tous.Tout près de nous.Pour changer les mentalités.» Voilà, résumées en trois phrases, la philosophie qui sous-tenil ces Journées de la culture, sur lesquelles le comité organisateur a eu l’occasion cette année d’investir plus de temps.Notamment quant à l’esprit des journées, et le principe de la gratuité des activités, qui n’avait pas été compris de la même façon par tous l’an dernier.Des rencontres avec des milieux traditionnellement éloignés du monde culturel, notamment le milieu ouvrier par l’entremise de syndicats, ont également été à l’agenda.L’an dernier, lors du bilan des Journées, les organisateurs avaient formulé quelques critiques à leur propre endroit quant à la participation des communautés anglophones et culturelles à l’événement de même qu’à l’effort çonsenti auprès du milieu scolaire.A ce sujet, le directeur de l’École nationale de théâtre, Simon Brault, l’un des instigateurs du projet, note la participation cette année des communautés italienne, yiddish et hispanophone.«C'est un travail de longue haleine, c’est évident, et connue nous avons noté cette année une adhésion beaucoup plus facile du milieu culturel francophone, je crois que ça fera aussi boule de neige du côté des communautés culturelles.» En compétition Une surprise de taille ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il y avait beaucoup de monde hier matin à la projection de 2 Secondes, le film de Manon Briand en compétition au FFM.L’Impérial était rempli et l’assistance a beaucoup applaudi.Manon Briand est cette jeune cinéaste à qui on devait l’excellent court métrage Les Saufconduits, qui réalisa ensuite un des six sketches du collectif Cosmos.Membre de l’écurie Frappier, avec 2 Secondes elle signe son premier long métrage.J’avoue avoir été agréablement surprise par le film.On peut lui trouver des trous de scénario, estimer que les personnages secondaires mériteraient d’être développés davantage, que certaines répliques sont parfois faciles avec des explications superflues, que Manon Briand aurait pu plonger davantage au cœur de son sujet.2 Secondes n’est pas un film parfait, mais il possède un rythme, un charme, des bonnes idées, il est fort bien tourné et il tient la route.Car route il y a.Le film en est un sur la passion de la bicyclette, celle d'une jeune cycliste (Charlotte Lau- rier) qui, renvoyée de son équipe de compétition de vélo de montagne, devient messagère à bicyclette et rencontre un vieil Italien (Dino Tavaro-ne), ancien coureur cycliste grognon, qui répare des vè los et lui donne quelques leçons de vie.En sous trame, le film aborde le milieu des messagers sur deux roues, traités de haut par les réceptionnistes, harcelés par les chauffeurs de taxi.Il aborde aussi la passion du dépassement de soi, remet en question les valeurs qui sont sacrifiées à des rêves de victoire.Charlotte Laurier, méconnaissable avec ses cheveux quasi rasés et son corps d’athlète (elle s’entraîne pour la course à pied), sans donner la plus grande performance de sa carrière, habite le film avec une présence, un tonus, et on découvre des facettes inconnues de cette actrice, une volonté grave portée par une maturité nouvelle.Dino Tavarone paraît crédible dans sa peau de vieil Italien grincheux.Mais c’est le langage du film, le dyna- misme des images, le rythme qui charment surtout, avec ce regard frais porté sur Montréal.2 secondes incorpore toutes sortes de capsules d’humour et de tendresse à un message plus moral (un peu moins réussi).Mais ça bouge, ça coule, c’est bien réalisé.2 secondes multiplie les clins d’œil à tous ces univers parallèles qu’habitent les mordus du vélo.On aurait aimé mieux connaître la famille de l’héroïne.Sa mère (Louise Forestier), à peine entrevue (en une relation mère-fille mal expliquée), son frère Steff (Yves Pelletier), mordu de la physique, qui casse les pieds aux filles et apporte un parfum comique à l’affaire.Mais il manque des répliques à ces personnages.Pas parfait donc, mais habité, beaucoup plus vivant que le sketch de Manon Briand dans Cosmos, plus accessible, moins épuré mais aussi plus facile que ses Sauf-conduits, 2 secondes plaira surtout aux jeunes qui y trouveront une modernité, un écho à leurs préoccupations.Tout compte fait, une bonne sur- prise que ce film sympathique, qui s’étiole parfois mais rebondit aussi vite, plus léger que les œuvres précédentes de Manon Briand, mais chouette et plein de promesses pour l’avenir de cette cinéaste.On présentait aussi hier en compétition un film infiniment moins réussi que 2 secondes.J’ai nommé Corps plongés du cinéaste d’origine haïtienne Raoul Peck.Avec une action située à New York, Peck met en scène une jeune femme médecin légiste (Geno Lechner) en rupture sentimentale, qui retrouve un ancien ami haïtien désormais diplomate et redécouvre à travers lui ses idéaux de jeunesse.Une mise en scène d’une extrême rigidité et sans envol, un jeu plat des comédiens, Corps plongés tombe le bec à l’eau.Le film est en grande partie à thèse, ce qui l’alourdit considérablement, et en voulant montrer à quel point les Noirs sont opprimés en Amérique, Raoul Peck en rajoute et en surajoute jusqu’à noyer son propos.Ni l’humour ni les émotions ne perceront ce mur de conventions érigé sans souplesse et sans subtilité entre nous et l’écran.LE FESTIVAL DES FILMS DO MONDE Hors compétition Intrigues, silences et mélodrames 5 MARTIN BILODEAU LE DEVOIR Lulu on the Bridge De Paul Auster (États-Unis).Aujourd’hui, 18h, Parisien 4.On l’attendait avec impatience, ce premier long métrage de Paul Auster écrit en solo.Le voilà, il s’intitule Lulu on the Bridge, et comporte, derrière une facture un peu artisanale et une illustration transparente, les marques de l’auteur de Moon Palace.En fiait, ce qui fait le charme de ce film, comme des romans d’Auster, c’est qu’on ne sait jamais de quel côté du miroir se trouvent les jjersonnages, et nous avec eux.Auster mêle ici les destins d’un clarinettiste rendu incapable de jouer en raison d’une blessure au cœur, avec celui d’une serveuse et aspirante comédienne.Lui tombe sur un cadavre encore chaud et s’empare de son sac, qui contient une roche aux étranges propriétés lumineuses, ainsi que le numéro de téléphone de la serveuse.Ils tombe- ront amoureux et elle partira à Dublin jouer dans le remake de La Boite de Pandore le rôle de Lulu, joué autrefois par Louise Brooks.Pendant ce temps, lui sera pris en otage par un gang qui réclame la restitution du caillou.Si Paul Auster n’est pas un grand cinéaste, un homme d’images, il est néanmoins un créateur habile et intelligent, capable de jongler avec les niveaux de réalités et transformer ce récit, fier réceptacle de toutes ses récurrences (personnage-détective, quête initiatique et existentielle, mondes divisés, etc.), en un habile jeu de pistes qui transcende son procédé.Manque peut-être à Ltdu on the Bridge un rythme constant, mais c’est là un moindre mal puisque ce petit film ludique, ainsi que l’absence de prétention de l’écrivain-cinéaste, excusent ses quelques maladresses.L’Arrière-pays De Jacques Nolot (France).Aujourd’hui, 21h40, Parisien 2.On peut difficilement imaginer plus téchinien que ce manifique L’Arrière-pays, premier film du comédien Jacques Nolot, qui a joué (Hôtel des Amériques) puis écrit (J’embrasse pas) pour le réalisateur des Roseaux sauvages, et qui effectue ici un remarquable envol ciné matographique à travers un film aux lignes épurées, aux couleurs primaires et aux silences criants.Nolot raconte ici l’histoire — qu’on devine autobiographique —de Jacques (Nolot), un corné dien parisien appelé au chevet de sa mère mourante, quelque part dans l’arrière-pays méridional.Ijors des retrouvailles familiales aux lendemains d’obsèques, Jacques apprend des choses qu’il ignorait sur sa famille, qui de son côté garde le silence sur l’homosexualité de ce faux fils prodigue.Des scènes d’une grande puissance émaillent ce récit raconté à la première personne, qui dévoile par couches successives les secrets et les hypocrisies des habitants de ce petit village que Jacques a fui étant jeune, et sur lequel il pose aujourd’hui un regard tendre, à ! l’instar du cinéaste, dirigeant avec doigté une distribution composée de corné diens inconnus qui, par leur jeu naturel, élèvent L’Arrière-pays à des degrés de vérité sidérants.Fuga de Cerebros De Fernando Musa (Argentine).Aujourd’hui, 15h30, Parisien 5 Comme la plupart des pays latins d’Europe, l'Argentine est une grande consommatrice de mélodrames.Fuga de Cerebros enfile le temps d’un film toutes les bêtises du genre, au gré d’un récit où de gentils délinquants luttent pour leur survie dans un monde corrompu, où les abus policiers sont lé gion.Malheureuse variation latine sur les thèmes de Rebel without a Cause, Fuga de Cerebros se limite à une somme de clichés répandus candidement sur la pellicule par un cinéaste qui abuse de la musique et des larmes, des putes et des flics, des bons et des mé chants, enfin de toutes les balises entre lesquelles lui-même n’inscrit rien.Au bout du film Paul Auster revient derrière la caméra avec une comédie spleenistique MARTIN BILODEAU LE DEVOIR Après Smoke et Blue in the Face, réalisés en tandem avec Wayne Wang auprès de qui il a fait ses gammes au cinéma, l’écrivain Paul Auster revient au cinéma avec Lulu on the Bridge, une comédie spleenistique sortie des volutes de Smoke, pour laquelle l’auteur de Moon Palace et du Voyage d’Anna Blum joue, en solo cette fois, sa petite musique du hasard.Une musique parfaitement accordée à ce conte de fées pandoresque en forme de pas de deux amoureux, dans lequel Izzy (Harvey Keitel), un clarinettiste quincagénaire forcé de prendre sa retraite après qu’une balle au cœur lui eut coupé le souffle, rencontre Celia (Mira Sorvino), une serveuse et aspirante actrice dont il a trouvé le numé ro de téléphone sur un cadavre encore chaud.Entre les deux, une pierre, d’aspect étrange, qui éclaire le noir d’une lumière bleue apaisant les esprits de ceux qui en sont baignés et plongeant les deux inconnus dans les bras l’un de l’autre.Mais d’autres convoitent la pierre, si bien que la lune de miel d’Izzy (comme dans «is he») et Celia (comme dans «s’il y a»), vire au cauchemar, et que ce qui restait de réel se retrouve de l’autre côté du miroir.Paul Auster écrit des romans inadaptables au cinéma et tricote dans ses films des récits impossibles à romancer.Aussi, chez lui, le cinéma ne complète pas la littérature, mais prend simplement son relais.«La géographie du narrateur est complètement différente au cinéma», explique l’écrivain, au bout du fil depuis le sud de la France, où il se repose après un sprint d’écriture (son prochain roman devrait paraître au printemps).Pour Auster, le 7e art est une affaire d’équipe, alors que l’écriture romanesque est une activité solitaire, un dialogue direct entre le créateur et son médium.Accident de parcours Aussi, à l'instar de Smoke, Lulu on the Bridge est un film à plusieurs personnages aux destins parallèles, alors que l’écriture austerienne repose sur le concept, invariable, du personnage phare, habituellement seul au monde (hormis dans La Musique du hasard, où ils étaient deux), qui traverse en solitaire son désert et sa mer Rouge, propulsé par un instinct de quête initiatique.Des romans souvent écrits à la première personne, où l’espace entre le «je» et l’écrivain n’est jamais très clairement défini.Dans Lulu on the Bridge, Auster revoit son monde et s'ouvre à celui de ceux des gens de confiance qui travaillent avec lui.Aussi par-le-t-il du cinéma comme d’un heureux accident de parcours: «Après Smoke et Blue in the Face, je n’avais aucune raison de continuer à faire des films.Seulement, l’idée de Lulu m’est venue à l’esprit et elle était trop cinématographique pour un roman.J’ai longtemps résisté, puis finalement je me suis résolu à l’écrire sous la forme d'un scénario; mais je ne tenais pas à le réaliser.» C’est Wim Wenders qui devait ensuite prendre le relais, mais un contretemps l’en a empêché à la dernière minute.Avec son scénario entre les mains, et la peur qu’il ne connaisse pas chez un autre metteur en scène une telle communion sur les ailes du désir, Auster s’est résolu à le mettre lui-même en images.Or, «il ne faudrait pas voir Lulu on the Bridge comme un changement de carrière.C'est seulement une histoire qui devait être un film et qui, pour des raisons très compliquées, a été mis en scène par moi».Un virage dont les cinéphiles ressortiront gagnants puisque Lulu on the Bridge porte les marques de son auteur, son goût des rites initiatiques et des traversées du miroir, un certain ludisme en prime.«Le succès de Smoke m’a ouvert une fenêtre sur le cinéma.Avec Lulu, on verra.Mais c’est toujours le dernier film qui compte», explique l’écrivain, qui se prépare à reprendre la plume, espérant que, sans forcer les choses, une histoire de cinéma l’appellera à nouveau sur un plateau.De la Trilogie new-yorkaise à Monsieur Vertigo, toute l’œuvre romanesque de Paul Auster nous enseigne qu’on n’est jamais maître de son destin.Pas étonnant que lui-même y croie.Paul Auster
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