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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1998-09-02, Collections de BAnQ.

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^ FONDÉ EN 19 10 LE DEVOIR Je voudrais me déplacer, quitter un lieu pour un autre, dépayser mes habitudes de mémoire et laisser derrière moi un monde apaise.\ ivre avec souplesse dans la leiçcrele que donne parfois I espou.Denise Desaulels Vol.L X X XIX - N " I 0/9 ?M O N T R.Ê A L .L K M E It C II E 1)1 2 S E I» T E M R R E 1 0 0 S 8 7 c + T a x K S = I $ / T o U o x T o I $ 1 Kathleen Lévesque PERSPECTIVES Bourqueville Tralalalalère! Les joues rosies comme un gamin qui vient de réussir un mauvais coup astucieux, Pierre Bourque était fier, hier, de dévoiler le nouveau nom de son parti, Équipe Bourque/Vision Montréal.On pouvait facilement imaginer M.Bourque en privé, tirer la langue à ses adversaires.Mais par-delà la ruse électorale, M.Bourque vient aussi d’institutionnaliser le culte du chef.La feinte est devenue un détour politique obligé pour tenter de distancer les adversaires dans cette campagne électorale montréalaise qui débute officiellement vendredi.Car à vue de nez, Pierre Bourque, Jean Doré et Jacques Duchesnequ sont coude à coude.Et la manœuvre guerrière d’Équipe Bourque pourrait avoir un effet réel dans l’isoloir le jour du scrutin.Les organisateurs tablent sur l’effet d’entraînement de la campagne à la mairie sur la campagne locale dans chacun des 51 districts.Ils croient pouvoir deviner le comportement des citoyens en leur offrant les moyens concrets — le nom d’Équipe Bourque/Vision Montréal ne passe pas inaperçu — d’associer le candidat qui brigue les suffrages pour Équipe Bourque dans leur district avec le caqdidat à la mairie.Équipe Bourque/Vision Montréal fait donc le pari que la remontée des dernières semaines de M.Bourque va se maintenir et que les Montréalais vont oublier les frasques du maire horticulteur.On mise ici uniquement sur la personnalité du maire sortant.De toute façon, Équipe Bourque n’a pas pris d’engagements, n’a pas émis vraiment d’idées, non plus qu’elle n’a présenté une brochette de candidats aux compétences incontournables.En fait, le parti, c’est Pierre Bourque.Tant et tellement que les 51 candidats sont l’ombre de leur chef, 51 clones de Pierre Bourque! Avec un tel croc-en-jambe, les ad-?versaires n’ont qu’à bien se tenir.Ces derniers ont d’ailleurs fulminé contre ce changement inattendu.Dans le clan Duches-neau, on y a même vu un élément supplémentaire pour alimenter la confusion chez les électeurs.Faux.Cette stratégie a été maintes fois appliquée dans de petites municipalités environnantes.La prémisse de base est d’une grande simplicité.En politique municipale, le rôle prépondérant du candidat à la mairie est indiscutable.Il traîne tout le groupe, analyse-t-on chez Équipe Bourque.C’est toutefois faire fi de la particularité de Montréal, pas seulement de ses dimensions géographiques mais de son indéniable rôle moteur pour toute la province, que d’essayer d’importer une stratégie de banlieue.Que voilà un esprit bien réducteur pour un parti qui aspire à jouer un rôle de levier pour la métropole.C’est aussi ignorer que dans les partis politiques adverses, on retrouve des candidats aux postes de conseillers municipaux qui sont autre chose que des béni-oui-oui.Chaque formation a bien sûr son lot de candidats qui opinent du bonnet quand le chef parle.Mais Jean Doré peut fort bien envoyer au front les Jean Lamarre, Pierre Goyer ou Yolande Cohen pour expliquer des dossiers, il ne détient pas la politique infuse.Dans le clan Duchesneau également, même si les projecteurs sont principalement braqués sur le chef, des candidats peuvent tenir le haut du pavé.Les adversaires, dont le chef du Rassemblement des citoyens de Montréal, Michel Prescott, ont toutefois raison de souligner que cette modification de dernière heure ressemble fort à du nombrilisme politique.Vision Montréal auquel on accole le nom du chef est la démonstration claire de ce que l’on sait depuis quatre ans.Pierre Bourque esf le cœur de son parti, de son administration, de sa ville.A ce rythme-là, s’il est réélu le 1" novembre, Montréal pourrait bien devenir Bourqueville.L’extrapolation est bien sûr échevelée mais elle illustre la démesure du personnage.Ne claironnait-il pas en 1994 que c’est grâce à lui seul que les 39 conseillers de Vision Montréal avaient été élus?Ne l’a-t-il pas martelé chaque fois que l’un des siens a déserté la famille?N’a-t-il pas tenté de s’attribuer le pouvoir de nommer et rejeter à sa guise les membres du comité exécutif?Les exemples sont nombreux tout le long de ce premier mandat où il a nourri cette image du souverain suivi de sa cour.Avec Équipe Bourque/Vision Montréal, ce n’est que le résultat de cette culture du je-me-moi atteignant son paroxysme.Comme l’aboutissement normal d’un cheminement patiemment élaboré.Pierre Bourque le démontre plus que jamais, il est un coureur de fond, insensible aux obstacles.Grand perdant hier, honni par la population comme le révélaient les sondages de la dernière année, il a vraisemblablement marqué des points au cours de l’été sur le terrain, près des gens.Mais ses vis-à-vis pourraient bien voir dans ce nouveau baptême une grande occasion pour questionner l’administrateur, son style, ses réalisations et ce qu’elles cachent.Après tout, Pierre Bourque s’offre bras en croix comme unique ciblp, sans remparts de protection.On met tous les œufs d’Équipe Bourque dans le même panier.C’est la stratégie du quitte ou double.klevesque@ledevoir.com M E T E 0 Montréal deviendra-t-elle Bourqueville le 1er novembre?Montréal Ennuagement en mi-journée.Max: 24 Min: 12 Québec Ennuagement le matin.Max: 21 Min: 10 Détails, page B 4 INDEX Agenda.B 6 Le monde.A 5 Annonces.B 6 Les sports.B 5 Avis publics.B 4 Montréal.A 3 Culture.B 8 Mots croisés.B 4 Économie.B 1 Politique.A4 ÉCONOMIE Un prêt garanti pour Industries Davie, page B 1 m MONTRÉAL Le maire de Lachine s'accroche à son siège, page A 3 CULTURE Télé-Québec joue le tout pour le tout, page B 8 jrève des pilotes d’Air Canadt 15 transporteurs du monde entier prendront la relève Editorial.A 6 Télévision.B 7 www.ledevoir.com GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR ET LA PRESSE CANADIENNE Les pourparlers entre Air Canada et ses 2100 pilotes ont été rompus tard, hier soir.Un représentant d’Air Canada a aussitôt fait savoir que la compagnie avait mis fin à ses vols.«Les vols sont annulés jusqu’à ce que nous Après les pertes, les aubaines Les parquets boursiers nord-américains se ressaisissent GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Les parquets boursiers nord-américains se sont ressaisis, hier, dans une séance de volatilité extrême.Le rebond a été davantage prononcé sur Wall Street, qui a bénéficié d’une chasse aux aubaines après les lourdes pertes encaissées la veille.Mais rien n’est acquis, tout reste à faire, les conditions ayant servi de prélude à la correction boursière demeurant solidement incrustées.Quant au dollar canadien, il est sorti de son isolement pour capitaliser, à l’instar des autres devises, sur la faiblesse du billet vert.Après avoir bondi de plus de 1,5 C avant l’ouverture sous le jeu des opérateurs européens, le dollar canadien a perdu quelques plumes par la suite.Il a tout de même terminé à 64,43 C US, en hausse de 67 centièmes.La devise canadienne s’est ainsi ralliée hier, capitalisant sur la faiblesse du billet vert pour ressortir la tête au-dessus des 64 C.D’ailleurs, toutes les devises continuaient à se nourrir de ce repli du dollar américain, un repli qui perdure depuis trois séances.«Attention, la situation demeure fragile.Nous n ’assistons pas présentement à un enthousiasme délirant à l’endroit du dollar canadien.C'est plutôt le dollar américain qui est faible présentement», a commenté Robert Normand, économiste principal chez Lévesque, Beaubien, Geoffrion.Il en veut pour preuve le comportement de VOIR PAGE A 8: AUBAINES ayons un règlement négocié et jusqu'à ce que les pilotes reprennent le travail, a déclaré Priscille LeBlanc, directrice des corn munications corporatives pour Air Canada.Il n’y a pas de rencontre de négociation prévue à ce moment-ci.» Les négociations entre la compagnie et ses pilotes se déroulaient dans un hôtel du centre-ville de Toronto et jusqu’au dernier moment, on a cru de part et d’autre pouvoir éviter la grève, fixée à minuit par l’Association des pilotes.Il s’agit de la première grève déclenchée par les pilotes d’Air Canada depuis que leur association a été créée il y a 61 ans.«Nos dirigeants n ’ont pas réussi à répondre à nos demandes et nous en sommes choqués, a déclaré Jean-Marc Belanger, président de l’Association des pi- lotes.Nous sommes choqués, consternés et déçus d’avoir été poussés dans cette situation.» Il va sans dire que c'était le branle-bas de combat dans l'industrie du voyage, hier, Air Canada et les agences de voyages cherchant à assurer le transport pour les quelque 60 000 voyageurs empruntant VOIR PAGE A 8: AIR CANADA La leçon de Clinton k b REUTERS ET AFP Pendant que Bill Clinton et Boris Eltsine discutent de réformes économiques, la population essaie tant bien que mal de continuer à vivre normalement malgré une monnaie dévaluée, comme cette femme qui, craignant une hausse draconienne des prix, a fait provision de cigarettes bon marché à Saint-Pétersbourg.Nos informations en page A 5.Elle s’appelle Willow Nouvelle agréable, la première chèvre transgénique nous est née MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Au début de cette semaine, Jeffrey Turner, président et directeur général de Nexia Biotechnologies, a publié un avis de naissance, après plusieurs jours passés sur des charbons ardents.Lundi dernier, en fin de journée, il a enfin pu dévoiler au monde l’existence de Willow, une chèvre génétiquement modifiée pour produire, dans son lait, des protéines utilisées en médecine et en pharmacie.«Les chèvres sont nos manufactures, expliquait hier Jeffrey Turner alors que les appels téléphoniques affluaient d’un peu partout au siège social de la compagnie, à Sainte-Anne-de-Bellevue, dans l’ouest de l’île de Montréal.Des manufactures entièrement naturelles!» Willow, la toute première chèvre transgénique à voir le jour au Canada, est née, en fait, le 9 août dernier, sur la ferme construite par Nexia à Saint-Télesphore, une trentaine de kilomètres à l’ouest du siège social, tout près de la frontière ontarienne.Mais il a fallu attendre quelques semaines avant de savoir si l’événement que tout le monde attendait avait bel et bien eu lieu: Willow est née la même semaine que 25 4 V autres petites chèvres, en apparence toutes semblables.«Nous avons dû prélever un échantillon sanguin, puis attendre les résultats de l’analyse, avant de savoir si nous étions arrivés à produire, dans le lot, une chèvre avec les caractéristiques que nous désirions», explique Jeffrey Turner.Le lait de Willow, dès qu’elle pourra en donner, contiendra une protéine baptisée Nex 41.«C'est une substance thérapeutique d'importance, qui existe déjà dans le marché», dit Jeffrey Turner, qui n’a pas le droit d’en dire davantage pour l’instant.Nexia prévoit cependant fabriquer dans les prochaines années, toujours par l’intermédiaire de ses chèvres, une dizaine de substances différentes, dont une hormone de croissance.La grande majorité des autres substances sont, elles aussi, des protéines humaines, utilisées en médecine dans le traitement de diverses affections, mais sur lesquelles M.Turner se fait tout aussi mystérieux.Nexia, fondée il y a cinq ans par Jeffrey Turner, qui a auparavant été chercheur à l’université McGill, est une des quatre seules entreprises au monde à développer ce genre de produits VOIR PAGE A 8: WILLOW Guerrero signe à un moment clé Une entente de cinq ans évaluée à 28 millions $ US JEAN DION LE DEVOIR Si le parc Labatt voit un jour le jour, les Expos de Montréal peuvent désormais espérer que Vladimir Guerrero en sera le pilier.Rare motif de réjouissance dans une saison 1998 marquée par la désolation sur le terrain et de sérieux problèmes dans les bureaux de direction de l’équipe, Guerrero, peut-être le joueur le plus talentueux à avoir jamais joué à Montréal, a paraphé hier avec les Expos un contrat de cinq ans qui, selon les chiffres les plus fréquemment avancés, lui rapportera 28 millions de dollars, américains il va sans dire.L’annonce de l’entente survient à un moment clé pour les Expos, qui ont fixé au 30 septembre prochain la date limite pour prendre une décision quant à la construction d’un nouveau stade au centre-ville et qui s’apprêteraient confier à Serge Savard les rênes de la campagne de promotion à cet égard.Selon les plans de l’équipe, le parc Labatt devrait ouvrir ses portes dans trois ans.Lors d’une conférence téléphonique depuis San Francisco, hier, le directeur général des Expos, Jim Beattie, n’a d’ailleurs pas caché que «tous nos efforts cette saison visent à nous aider à obtenir un nouveau stade».Avec la prolongation de l’embauche de Guerrero, qui s’étend jusqu’à la saison 2003, «nous voulons montrer aux gens que nous avons de bons joueurs, que nous tenons à les garder et qu'ils feront partie d’une équipe championne lorsque nous entrerons dans notre nouvelle demeure».VOIR PAGE A 8: GUERRERO FFM m Mémoire d’éléphant Un film aux allures de documentaire venait hier parler de l’amour d’un cornac pour son éléphant.Présenté en compétition au FFM, signé Philippe Gautier, Hatlii (le mot désigne un éléphant en hindi) éveille l’intérêt pour un lien de respect millénai-reentre certaines tribus et les grands pachydermes qu’elles domestiquent ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Parcourir 60 000 kilomètres sur les routes de l’Inde, mettre en scène 150 éléphants dont une quinzaine en rôles principaux à trompe, remonter le cours d’une tradition cinq fois millénaire en un petit village indien où les mahouts sont dresseurs d’éléphants de leur état: c’est le monde mal connu des cornacs que Philippe Gautier prend d’assaut dans son film Hathi, VOIR PAGE A 8: ÉLÉPHANT 778313000665 L K I) K V 0 1», L K M K It C R E I) 1 2 S E l> T E M B R E I 008 A 8 —-?LE DEVOIR ?— ACTUALITES AIR CANADA SUITE DE LA PAGE 1 quotidiennement les 600 vols offerts en cette période.Si Air Canada a attendu à la dernière minute avant d'annoncer l'annulation de ses vols, la compagnie aérienne avait tout de même conclu des ententes avec 15 autres transporteurs aériens du monde entier, ainsi qu’avec Via Rail, afin de leur confier ses passagers en cas de grève.Elle se préparait également à mettre à contribution ses filiales régionales en reconfigurant les routes au besoin.Or plusieurs de ces transporteurs ne pouvaient déployer autant de capacité en si peu de temps.Et Air Canada ne pouvait compter sur les ressources de son principal partenaire, United Airlines, les pilotes du plus important transporteur américain ayant manifesté leur solidarité à l'égard de leurs collègues en refusant toute modification aux horaires des vols, aux fréquences ou à la taille des appareils.Les pilotes de Continental ont également approuvé un tel appui.Le syndicat, pour sa part, se préparait à multiplier les mécanismes de rapatriement de ses membres dispersés un peu partout sur la planète.Plongé dans un profond mutisme par une entente de confidentialité, tout au plus parlait-on, hier, de progression lente mais réelle dans îes pourparlers avant l'heure limite fixée par les pilotes d'Air Canada pour le déclenchement d'une grève.Animées d'un désir d'éviter, mais pas à n'importe quel prix, un conflit ne pouvant faire que des perdants — les pilotes n'ayant pas de fonds de grève alors qu'Air Canada doit rencontrer des frais fixes de 100 millions par mois —, il était toutefois clair, aux yeux des deux parties, qu'on ferait tout pour en arriver à un règlement négocié, qu'on ne se laisserait pas sur des différends mineurs.Un rapprochement, lent mais graduel, était perceptible avant l'heure limite, notamment sur les salaires et les conditions de travail.Il y avait aussi les questions portant sur la sécurité d'emploi — un enjeu grandissant avec cette communion de plus en plus grande des transporteurs au sein de l'alliance Star —, les pilotes exigeant de limiter les ententes à codes multiples et le partage des revenus entre Air Canada et ses partenaires au sein de Star, soit Lufthansa, United Airlines, SAS et Varig.Sans contrat de travail depuis le 1er avril et libérés de la conciliation par le ministre fédéral du Travail le 25 août dernier, les 2100 pilotes d'Air Canada ont entamé ce dernier round sous l'œil d'un négociateur indépendant.C'est dans une proportion de 97 %, avec un taux de participation de 95 %, qu'ils ont accordé 9 leur exécutif, le 23 juillet dernier, un mandat de grève.A l'origine, leurs demandes reposaient sur un rattrapage salarial de manière à combler l'écart qui les sépare de leurs collègues des autres transporteurs, américains et européens.Faisant ressortir les gains de productivité et les compressions qu'ils ont consentis à leur employeur dans le passé, ils entamaient cette ronde de négociations avec des demandes d'augmentations salariales de 10 % par année pour chacune des deux premières années.Mais plusieurs pilotes ont déclaré, sous le couvert de l'anonymat, qu'ils s'attendaient à recevoir 5 % par année pour un contrat de deux ans, ou 4 % par année pour un contrat de trois ans, nombre d'entre eux plaçant les conditions de travail au premier rang de leurs priorités.Selon les données syndicales, un pilote gagne présentement 32 000 $ à son arrivée chez Air Canada lorsqu'il évolue en période probatoire.Ce salaire peut dépasser les 200 000 $ pour un commandant de Boeing 747 avec expérience, soit un salaire moyen de 100 000 $ ou de 145 000 $, selon que le calcul de cette moyenne soit effectué par la partie syndicale ou patronale.Chez Air Canada, on misait plutôt sur l'accroissement de la productivité et de la flexibilité, avec un souci d'endiguer la montée des frais d'exploitation observée au premier semestre.Selon les indications reçues, mais non confirmées, le transporteur aurait offert des augmentations de 3,5, de 4 et de 3,5 % pour chacune des trois premières années d'un contrat de cinq ans, avec réouverture des clauses salariales par la suite.Quant aux conditions de travail, principales pommes de discorde entre les deux parties, les pilotes réunis sous l'Association des pilotes d'Air Canada demandaient plus de membres d'équipage afin de pouvoir mieux planifier leur vie personnelle, des règles d'affectation plus efficaces pour qu'ils soient éloignés moins longtemps de leur famille et des ajustements aux règles d'affectation pour permettre l'élimination des effets négatifs sur la santé produits par le constant changement de cycle naturel du sommeil.Ils avaient obtenu, dès l'amorce de ce dernier round, l'ajout d'un pilote de relève sur certains vols long courrier.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, fr étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social esl situé au 2050.rue de Bleury.V étage, Montréal, (Québec), ll.'tA 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor tac., 612.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval Lnvol de publication — enregistrement n’ 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec AUBAINES SUITE DE LA PAGE 1 l’indice TSE 300 de la Bourse de Toronto, demeuré silencieux hier face au rebond de 288,36 points de la moyenne des 30 industrielles de Dow Jones, avec une progression de seulement 7,39 points (0,1 %), à 5538,10.«La hausse de 100 points de base du taux d’escompte de la Banque du Canada, en rétablissant un jeu d’écart avec les taux américains, peut procurer une base solide au dollar canadien, mais les problèmes derrière la glissade des marchés demeurent toujours réels.Il n’y a rien de réglé.Et les prix des matières premières, qui agissent tel un poids sur le dollar canadien et le comportement de l’indice TSE 300, demeurent toujours déprimés.» Pour l’économiste de la firme de courtage, le marché navigue présentement sur des anticipations d’un recul des taux d’intérêt directeurs aux Etats-Unis.Le marché prend de l'avance.Une action en ce sens de la Réserve fédérale est déjà escomptée, ce qui transpire du dégonflement du billet vert depuis quelques séances.«La remontée du dollar canadien hier [et celle des autres devises depuis vendredi] est compatible avec un scénario de baisse des taux d’intérêt de la Fed.Les investisseurs vont alors vers des devises survendues et le dollar canadien entre dans cette catégorie.» Mais si cette baisse de taux ne se matérialise pas.«Les conditions ayant alimenté la baisse sont toujours là.Le regain de vie du marché boursier, observé hier, ne pourra durer si ces conditions persistent.Si le gouvernement japonais n’adopte pas rapidement une approche “agressive”pour régler le problème bancaire, si la baisse des taux de la Fed ne se confirme pas.Les problèmes de volatilité des devises, de taux d’intérêt très élevés dans les pays en développement et de prix des matières premières très bas persistent», a renchéri M.Normand.Cette hésitation a été omniprésente hier, dans une séance caractérisée par une volatilité extrême.Digérant encore difficilement le fort recul de la veille, survenu dans la dernière heure, les principaux indices ont navigué du positif au négatif puis au positif, pour reprendre une petite partie du .territoire perdu.A New York, le Dow Jones a progressé de 288,36 points (3,8 %) à 7827,43 points, après avoir perdu 6,4 % ou 512,61 points la veille.Les pertes du Dow Jones depuis le début de l’année s’établissent désormais à 1 %.Mais depuis ses records de la mi-juillet, la chute atteint 16,2 %.Sur le marché obligataire, le taux de rendement de l’obligation du Trésor à 30 ans, principale référence, s’affichait en clôture à 5,34 % pour 5,26 % la veille.Les autres indices boursiers américains sont également repartis à la hausse.L’indice composite de la Bourse électronique NASDAQ, qui regroupe beaucoup de valeurs technologiques, progressait de 75,89 points (5,1 %) après avoir perdu 8,6 % lundi.Le S&P 500 avançait de 36,97 points (3,9 %), après avoir abandonné 6,8 % la veille.«La question pour les investisseurs n’est pas ce qui se passe en Asie, en Russie ou en Amérique latine mais les bénéfices que Ton anticipe en achetant des titres de sociétés américaines», a souligné Ed Kerschner, responsable de la politique d’investissement du courtier Paine Webber à New York.«De 55 % à 60 % de ces bénéfices proviennent des États-Unis et 20 % d’Europe.Hormis l’éventualité d’une récession en Europe ou aux États-Unis, le marché aujourd'hui n’est pas cher», estime cet analyste.D’autres restent cependant plus pessimistes: Peter Anderson, responsable de la politique d’investissement d’American Express Financial Advisors, estime que le Dow Jones pourrait tomber jusqu’à 7300 points avant d’amorcer une remontée.La séance d’hier a été marquée par une très forte volatilité avec une ouverture en hausse de près de 140 points, suivie d’une baisse de même montant avant que la tendance s’affirme résolument à la hausse après la mi-journée.L’élan initial du marché a été coupé par la publication de nouveaux indices économiques montrant un ralentissement de la croissance aux Etats-Unis.On pense à cet indice global des intentions d’achat qui, à 49,4 %, pointe en direction d’une récession.Ce ralentissement ouvre le débat sur une éventuelle baisse des taux de la Réserve fédérale américaine compte tenu de la correction sur les marchés financiers et des menaces de déflation pesant sur l’économie mondiale.Ce sont ces anticipations de baisse des taux qui pèsent présentement sur le dollar américain.ELEPHANT SUITE DE LA PAGE 1 présenté en compétition au FFM.Précisons que le producteur Rock Demers est dans le coup puisqu’il s’agit d’un film québécois, que Philippe Gautier est Breton et que son épouse, la scénariste Prajna Chowta, est une belle Indienne.Mélangez le tout Les voici à Montréal pour remonter le cours d’une histoire d’amour immémoriale entre hommes et pachydermes.«La forêt est le poumon du monde, et l’éléphant, le baromètre de la forêt», énonce gravement le cinéaste.Hathisuivra donc l’histoire d’un jeune cornac qui vieillit en même temps que son énorme animal, doit se résoudre à le céder à un autre mais le récupère quand l’éléphant tue son nouveau maître.Documentariste mais ayant travaillé également à titre d’assistant réalisateur auprès de cinéastes comme John Boorman, Helmut Newton et Kirk Douglas, Philippe Gautier s’est penché sur la condition des éléphants par amour de la nature et après son coup de foudre pour l’Inde lors d’un tournage aux côtés de Boorman.Au départ, il y a cette Inde-là, celle de Prajna Chowta, une fille du pays et scénariste du film, qui passa trois ans à apprivoiser non pas les éléphants mais les hommes d’un village aux abords de la jungle, perpétuant la tradition de leurs pères et vivant côte à côte avec les éléphants; des bêtes parfois tendres, parfois redoutables, qui peuvent tuer qui les dérange en les écrasant de leur patte puissante mais qui vivent affectueusement avec le cornac capable de communiquer avec eux.«J'ai été frappée par le rapport presque sensuel que ces hommes entretiennent avec leurs éléphants, explique la scénariste, cette façon de les laver, de les brosser, de créer un lien de dépendance mutuelle qui engendre une grande vulnérabilité.» La relation de confiance fut longue à établir entre cette jeune femme et les gens du village.Une méfiance, une pudeur rendaient la communication difficile.Puis, peu à peu, ils se sont ouverts.Ces tribus sont moins nombreuses qu’aupara-vant, leur lien avec le plus grand mammifère terrestre LE FESTIVAL DES FILMS DD MONDE de la création sans doute menacé de rupture.Le tournage de Hathi fut malaisé en pleine jungle, avec une équipe réduite, des déplacements sur 5200 kilomètres suivant le héros du film qui sillonne l’Inde avec son animal.Ajoutez au tableau des éléphants pas toujours coopératifs, la kyrielle de permis nécessaires pour tourner dans ce pays.Aucun travelling.Ni dollys, ni grues: Hathi se voulait collé au réel.«Nous n’avons utilisé aucun acteur professionnel.Qui parmi eux aurait pu commander à des éléphants?Ce sont les cornacs du village — en Inde, on dit des mahouts — qui incarnent les personnages sur des dialogiies écrits d’avance.» «Tout est vrai dans le film, précise Philippe Gautier.Chaque situation mise en scène a été vécue par un cornac ou un autre.Mais nous avons remonté le temps pour recréer des situations qui n’existent plus.Jusqu’aux débuts des années 70, l’éléphant était utilisé comme animal de traction dans les forêts et les plantations de teck.Sous l’Empire britannique, on les a même employés à détruire leur propre environnement.Ces bêtes puissantes ont servi de tracteurs et de grues, en somme, déplaçant des arbres, ratissant les routes de la forêt.» Il existe de 25 000 à 30 000 éléphants en Inde.L’animal y fut beaucoup moins chassé pour son ivoire qu’en Afrique puisque, en Asie, seuls les mâles possèdent des défenses.«Mais Tannée dernière, certains pays d’Afrique ont obtenu de nouveau des droits de chasse à l’éléphant et le braconnage a repris en Asie également», m’explique le couple.Ils n’ont pas voulu montrer les massacres d’éléphants, se promener avec une caméra sur les charniers où les bêtes se font abattre.Telle n’était pas l’image que cherchait à véhiculer Hathi.«Nous voulions montrer la capacité des humains à vivre avec des êtres complètement différents et à y apprendre le respect mutuel.De combien de traditions le monde se débarrasse-t-il, même si elles sont porteuses d’enseignements merveilleux?Si Ton pouvait à travers notre film susciter un intérêt pour un mode de vie, une connivence si extraordinaires, ce serait déjà énorme», conclut Philippe Gautier.WILLOW SUITE DE LA PAGE 1 à partir d’animaux transgéniques.Les autres sont Phar-ming, des Pays-Bas, PPL Therapeutics, de Grande-Bretagne, devenue célèbre avec le développement de Dolly, la brebis clonée, et Genzyme Transgenic Corp., une firme du Massachusetts avec laquelle Nexia a d’ailleurs conclu, en octobre dernier, une entente pour partager les ressources et les dépenses.Il y a plusieurs avantages à passer par des animaux transgéniques, c’est-à-dire modifiés génétiquement, pour produire de telles protéines.Dans certains cas, on réduit des risques.Par exemple, l’extraction d’hormone de croissance à partir du cerveau de cadavres, cpmme c’était l’usage jusqu’à récemment, a cessé aux Etats-Unis, après quelques cas de transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, une maladie dégénérative du cerveau.Les extraits sanguins, comme le facteur coagulant administré aux hémophiles, ont aussi été à l’origine de contaminations, entre autres par le virus du sida.D’autre part, à long terme, les chèvres permettront de produire les substances pour moins cher.La production en laboratoire de telles protéines est un processus qui, assez souvent, peut être long et compliqué.Des chèvres brevetées À ce chapitre, Willow et ses consœurs ont tout ce qu'il faut pour aider à faire de grands progrès.En effet avant de s’attaquer aux modifications génétiques, les chercheurs de Nexia se sont d’abord mis en quête des animaux qui serviraient leur but le mieux possible.Ils ont arrêté leur choix sur une race de chèvres naines d’Afrique centrale qu’ils ont perfectionnée, par croisements, pour obtenir une variété de chèvres baptisée BELE, acronyme de «breed early, lactate early», qui est d’ailleurs une marque brevetée: elles sont très jeunes, en âge de procréer (à quatre mois) et d’allaiter (à huit mois).«Et elles ont une vie sexuelle très active, ajoute Jeffrey Turner en souriant Contrairement à ce qui arrive avec des variétés européennes ou nord-américaines, elles se reproduisent à longueur d’année au lieu de le faire seulement Tété.» L’équipe de Nexia a introduit, dans des chèvres-porteuses, des ovules contenant un gène humain, destiné à développer la protéine désirée.Et grâce à un élément «promoteur», mis au point lui aussi par Nexia, le travail de ce gène affecte uniquement la glande mammaire, et donc la produc- tion de lait Pour s’assurer de donner naissance à Willow, plusieurs chèvres ont ainsi été inséminées.«Pour des raisons que Ton ignore encore, seulement 5 à 10 % des tentatives donnent bel et bien des animaux transgéniques», dit Jeffrey Turner.Willow, maintenant qu’elle a été identifiée, fera désormais partie des «mères-fondatrices» du troupeau, dont on pourra prélever à l’avenir des cellules reproductrices afin de produire à coup sûr une descendance semblable.L’étable de Nexia, où logent pour l’instant environ 400 chèvres, peut en contenir 500.On entreprendra bientôt la construction de la phase 2, qui pourra en contenir 500 autres.«Im Food and Drug Administration [FDA] américaine et Santé Canada, qui, tous les deux, auront à approuver nos produits, demandent une étable différente pour chaque substance que nous voulons produire, dit Jeffrey Turner.Nous n’avons pas fini de construire.» Ils n’ont pas, non plus, fini de baptiser: les chèvres, qui sont techniquement des animaux «pur sang», doivent toutes, de par la loi, avoir un nom.Une super-fibre Un des produits que compte développer Nexia est d’ailleurs tout à fait spécial.Le lait de certaines chèvres devrait permettre de produire une «super-fibre», à la fois souple et résistante, pour être utilisée dans des industries de pointe comme l’aérospatiale.«On veut surpasser le fameux Kevlar, synthétique, de la compagnie DuPont», dit Jeffrey Turner.Dans ce cas-ci, au lieu d’un gène humain, c’est un gène d’araignée, celui qui permet de produire les fils, qui a été introduit.«En fait, nous refaisons, de façon nouvelle, quelque chose qui existe depuis longtemps: ce n’est pas d'hier que Ton élève les moutons pour la laine, par exemple!», dit Jeffrey Turner.Cette nouvelle substance, une fois mise au point, pourra aussi, souligne-t-il, être approuvée plus rapidement que les autres produits thérapeutiques, que l’on ne verra sans doute pas sur le marché avant au moins cinq ans.En attendant, Nexia a recruté, entre autres appuis financiers, celui de partenaires tels la Société Innovatech du Grand Montréal, la firme MDS Health Venture de Toronto et Sofinov, une division de la Caisse de dépôt et de placement du Québec.Nexia compte une trentaine d’employés, pour la plupart dans la jeune trentaine.«C’est une compagnie qui a énormément d’avenir, ditTrudie Reisch, responsable du projet à Sofinov.On a rarement vu une équipe où il y a autant d’enthousiasme.» Pendant ce temps, la liste des pertes subies par les banques et les firmes de courtage sur les marchés mondiaux, et notamment en Russie, s’allonge de jour en jour avec l’ajout hier de Citibank et Morgan Stanley.¦ Morgan Stanley Dean Witten la firme financière américaine a annoncé que les conditions difficiles sur les places financières mondiales allaient amputer de 110 millions de dollars son bénéfice net consolidé pour le trimestre clos au 31 août.¦ Citibank, la troisième banque américaine, a annoncé qu’elle anticipait que ses pertes liées aux opérations en Russie allaient réduire son bénéfice après impôts au troisième trimestre de l’ordre de 200 millions de dollars.¦ Bankers Trust (dixième banque américaine) a annoncé avoir subi des pertes de 350 millions de dollars avant impôts sur ses opérations de marché en juillet et en août ¦ La maison de titres Salomon Smith Barney a annoncé qu’elle a enregistré sur les marchés des pertes de 150 millions de dollars après impôts sur la période juillet-août, dont 60 millions de dollars en Russie.¦ BankAmerica (première banque commerciale américaine depuis sa fusion avec NationsBank) a annoncé le 28 août qu’elle a perdu sur le troisième trimestre 220 millions de dollars en raison de «la volatilité sur les marchés mondiaux».¦ Republic New York Corp., maison mère de la banque américaine Republic Bank of New York (vingtième rang), a annoncé le 27 août qu’elle va inscrire au troisième trimestre une charge de 110 millions de dollars en raison des pertes en Russie.¦ J.R Morgan (cinquième banque aux Etats-Unis) a précisé le 28 août que son exposition en Russie à la date du 27 août était d’environ 160 millions de dollars.La banque indique que ses revenus provenant d’opérations sur les marchés atteignaient sur le trimestre en cours, soit deux mois, 300 millions de dollars, sans préciser l’ampleur de ses pertes.Ce chiffre est à rapprocher des 877 millions de dollars de revenus provenant des opérations de marché sur la totalité du deuxième trimestre.Avec l’Agence France-Presse GUERRERO SUITE DE LA PAGE 1 «Nous n’essayons plus seulement de survivre comme par.le passé, a poursuivi Beattie, nous allons désormais de l’avant, et ceci est un autre pas» après les ententes à long terme conclues il y a quelques mois avec le lanceur Ugue-th Urbina et le receveur Chris Widger, et il y a deux ans avec le voltigeur Rondell White.«Ce geste prouve de nouveau la détermination des propriétaires des Expos à assembler la meilleure équipe possible en vue de notre déménagement au parc Iuibatt en 2001.» Guerrero, un Dominicain âgé de 22 ans qui a déjà connu sa large part d’ennuis en raison de blessures, connaît une saison du tonnerre à sa deuxième campagne complète seulement dans les ligues majeures.Avant le match d’hier soir à San Francisco, le voltigeur de droite affichait une moyenne au bâton de ,328 avec 35 coups de circuit et 100 points produits.Ce faisant, il n’était qu’à un circuit du record d’équipe détenu par Henry Rodriguez.En outre, il occupait un rang enviable dans plusieurs domaines au sein de la ligue nationale: deuxième pour les matchs de plus d’un coup sûr (56), troisième pour le total de buts (323), quatrième pour les coups sûrs (176), cinquième pour la moyenne au bâton, septième pour la moyenne de puissance (,603) et les circuits, et huitième pour les points comptés (97).Tout cela pendant que les Expos présentaient un rendement de 53 victoires et 86 défaites, l’un des pires de leur histoire, et étaient confinés au quatrième rang de la division Est de la LN, à 37 matchs et demi des Braves d’Atlanta Hier, Beattie a noté que la direction de l’équipe cherchait à mettre sous contrat un joueur clé et qu’en ce sens, Guerrero avait été «un choix facile».Les négociations, a-t-il précisé, ont été expéditives, et tout a été réglé «en trois semaines et demie».A cet égard, Guerrero a confié que l’acquisition récente par les Expos de son frère aîné, Wilton, un joueur de champ intérieur obtenu des Dodgers de Los Angeles, a pesé dans la balance.Le directeur général a par ailleurs refusé de confirmer ou d’infirmer les informations qui circulent, à savoir que Guerrero, dont le salaire actuel est de 230 (XX) $, recevrait un million l’an prochain, 3,5 millions en 2000, six millions en 2001, huit millions en 2002 et 9,5 millions en 2003.Interrogé à savoir si un salaire moyen annuel de 5,6 millions pour un joueur de cette trempe représentait «une aubaine», il a simplement répondu que c'était «de l’atgent bien dépensé».Beattie n’a d’ailleurs pas hésité à comparer son protégé à Ken Griffey Jr., la supervedette des Mariners de Seattle qui possède toujours une chance, quoique mince, de battre cette année le record de Roger Maris du plus grand nombre de circuits en une saison.Guerrero, un joueur qui allie puissance et régularité au bâton avec vitesse sur les sentiers et possède un bras exceptionnel, a de son côté fait savoir qu’il aimait Montréal et ses amateurs de baseball.Ioii qui ne s’exprime qu’en espagnol a fait savoir par l’entremise d’un interprète qu’il était le premier surpris de ses succès de cette saison et qu’il ne se fixait aucun objectif précis.«Je pensais pouvoir frapper 25 circuits.J’aimerais bien me rendre à 40, mais je remercie surtout Dieu d’être resté en santé», a-t-il dit Pour sa part, le gérant Felipe Alou s’est dit d’avis que le contrat signé par Guerrero devrait servir de tonus tant aux joueurs des Expos qu’à la direction et aux amateurs, ces derniers n’ayant pas eu grand-chose à se mettre sous la dent récemment et l’effort de reconstruction s’annonçant long.«C’est un grand défi pour tout le monde», a-t-il dit, ajoutant que Guerrero s’était développé encore plus vite que prévu.Enfin, Jim Beattie a indiqué que les Expos allaient continuer de tenter de mettre sous contrat leurs joueurs d’avenir, quoique aucune signature ne soit «imminente».Après les ventes de débarras à répétition des dernières années, c’est la seule avenue qui s’offre à l’équipe si elle tient réellement à demeurer à Montréal.Station de radio réprimandée Red Deer (PC) — Le Conseil canadien des normes de diffusion a injustement réprimandé une station de radio albertaine pour avoir diffusé des propos ayant été, selon l’organisme de surveillance, discriminatoires pour les homosexuels, estime le propriétaire de la station en question.^ ne crois pas que nous ayons fait quoi que ce soit de mal», a déclaré Bill Yuill, président et directeur général de Monarch Group, propriétaire de la station CKRD de Red Deer, en Alberta.Le Conseil canadien des normes de diffusion a passé par la censure le programme américain Focus on the Family.Lors de l’émission diffusée le 9 février 1997, l’animateur avait notamment dit craindre qu’il deviendrait un jour «illégal de parler d’une certaine façon des homosexuels».Un auditeur avait par la suite porté plainte auprès de la station, puis du conseil. I K I) K V U I H .I.K M K K < I! K II I 2 S K I’ T K M li II K I !l !) S lî 5 : LE LES SPORTS Etat de la réserve collective de sauf; + Groupe sanguin O- 66% La Société canadienne de la Croix-Rouge Info-collecte: 832-0873 HOCKEY L’enfer, c’est pour Réjean Dossier des gardiens du Canadien, des joueurs sans contrat.GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Réjean Houle ne l’avouera jamais, mais il vit un été d’enfer et rien ne dit que l’automne sera plus rose.Le directeur général du Canadien a raté une belle occasion de se taire une des rares fois qu’il a ouvert la bouche cet été quand il a dit que son équipe était améliorée, malgré la perte des Andy Moog, Peter Popovic et Marc Bureau, toujours pas remplacés, parce que ses joueurs compteront une année d’expérience supplémentaire.Mais le Canadien, s’il n’a pas de vieilles picouilles, n’est pas non plus une équipe jeune.Son noyau de joueurs est relativement âgé et généralement à son apogée, à l’exception de Saku Koivu.Conséquence, des joueurs comme Vladimir Malakhov, Patrice Brisebois, Martin Rucinsky, Brian Savage et Koivu, malgré tout, qui n’ont pas encore de contrat, sont en mesure de faire sauter la banque après Mark Recchi et Vincent Damphousse.Or c’est ce même noyau de joueurs qui n’a pas mené l’équipe très loin ces dernières années.Si Houle leur consent tous un salaire plus ou moins fixé par les lois du marché, la masse salariale du Canadien va devenir trop élevée pour des joueurs qui n’ont encore rien prouvé comme équipe.Surévalués Une solution serait donc de faire un ménage pour régénérer et rajeunir cette équipe qui s’est satisfaite la saison dernière d’une septième place dans l’Association Est et d’pne petite ronde éliminatoire.A l’aide d’échanges qui pourraient en même temps aider à abaisser la masse salariale.Mais ce n’est pas tout le monde qui voudra verser 3,3 millions à Vincent Damphousse par exemple.Les lois du marché ont probablement rendu certains joueurs du Canadien trop dispendieux, compte tenu de leurs accomplissements jusqu’ici.Ce ne sont pas les seuls problèmes de Houle qui, à une dizaine de jours du camp d’entraînement, doit aussi faire signer des contrats à José Théodore, Scott Thornton et Turner Stevenson.Des joueurs sans contrat ont parlé de faire la grève, et c’est sans compter Shayne Corson, qui rêve de renégocier son contrat, le pauvre qui devra se contenter de 1,22 million $ par année pour les deux prochaines saisons.Les gardiens Et le dossier des gardiens semble toujours aussi mal mené.Après l’annonce de la retraite d’An-dy Moog, Houle a dit que Jocelyn Thibault aurait enfin la chance de se présenter au camp d'entraînement comme numéro un dûment établi.Or Houle n’a pas apporté le moindre démenti aux dernières nouvelles assurant que le Canadien a bel et bien tenté d’obtenir Félix Potvin.Et Mike Liut, l’agent de Sean Burke, a confirmé avoir eu plusieurs conversations avec la direction du Canadien.On n’a pas confiance en Thibault, ça semble de plus en plus évident.Et que dire enfin du cas Marc Bureau, une bonne affaire, qui serait resté à Montréal pour beaucoup moins d’argent, et dont ses ex-coéquipiers vantent maintenant l'importance et le leadership?Oui, Houle n’est pas sorti du bois.Lareau au 2e tour PRESSE CANADIENNE New York (PC) — Sébastien Lareau a remporté son premier match de simple des Internationaux de tennis des États-Unis, 7-5, 7-6 (3), 6-3, aux dépens de Ramon Delgado, du Paraguay, et il affrontera demain en deuxième ronde l’Australien Mark Philippoussis, qui a pour sa part défait le Norvégien Christian Ruud 7-5,64,6-3.«L’an dernier à New York, j’avais connu nia pire performance de l'année.On peut donc dire que les années se suivent mais ne se ressemblent pas», a déclaré Lareau lorsqu’interrogé par RDS après sa victoire.Le tennisman de Boucherville a raconté avoir passé deux jours à Montréal après avoir atteint la finale de double de New Haven avant de se rendre à New York dès jeudi, ce qui l’a avantaqé, croit-il: «Us deux jours à Montréal m’ont fait du bien pour me reposer mentalement».Il se considère aussi chanceux d’avoir pu entreprendre son match d’hier à 11 heures, avant que la chaleur ne devienne trop humide.Inscrit au double Lareau a déclaré être «en bonne forme physique et mentale» et que «tout est rentré dans l’ordre».Il s’attend à voir son prochain adversaire miser sur son service-volée pour tenter de rendre les échanges le plus court possible, alors que lui essaiera au contraire de les prolonger.Aussi inscrit en double avec Wayne Black, Lareau ne savait pas encore s’il allait disputer son premier match aujourd'hui ou demain, dépendant de l’horaire de son coéquipier.De son adversaire d’hier, qui a déjà battu Cédric Pioline et atteint une demi-finale contre Andre Agassi, Lareau a dit que c'est un spécialiste sur terre battue, doté d’un bon service et d’un bon coup droit, mais qui ‘a semblé surpris par la rapidité du court’.Tous les courts sont pis rapides cette année, a constaté lareau à son tour, «et ça se pourrait qu’on essaie d'avantager les Américains», et notamment Pete Sampras.Et quels sont les favoris, selon les commentaires du vestiaire?«Agassi, qui joue très bien ce temps-ci, Sampras, qui est toujours considéré; et le troisième nom est Rafter, même si ça sera plus difficile pour lui de répéter», a répondu lareau.TENNIS RKUTKKS L’Allemande Steffi Graf et la Française Mary Pierce Le respect de la hiérarchie Frayeurs pour Graf, Novotna et Davenport passent et Rusedski souffre le martyre MARC THIBAULT AGENCE FRANCE-PRESSE New York — S’il y a eu un peu de déchet coté masculin, la hiérarchie a été totalement respectée dans le tableau féminin où toutes les têtes d’affiche ont assuré leur qualification pour le deuxième tour de l’US Open de tennis.Seule l’Allemande Steffi Graf (n“ 8) s’est faite quelques frayeurs en abandonnant la deuxième manche à Corina Morariu, un des espoirs du tennis américain, avant de se reprendre pleinement dans la troisième.I>a Tchèque Jana Novotna (n° 3) et l’Américaine Lindsay Davenport (n° 2) ont en revanche facilement passé le cap du 1" tour, la première en dominant en deux manches l’ex enfant prodige Jennifer Capriati, la seconde n’abandonnant que deux jeux à la Roumaine Catalina Cristea, 75' joueuse mondiale.Elles devraient être rejointes en soirée par l’Espagnole Arantxa Sanchez (n" 4) et l’Américaine Venus Williams (n° 5), toutes deux confrontées à des adversaires de faible calibre.Le tenant du titre masculin, l’Australien Patrick Rafter (n" 3) était également au programme de la séance de nuit à Flushing Meadows contre l'élégant marocain Hicham Arazi.Depuis le coup d’envoi lundi seules deux têtes de série sont tombées, les deux plus faibles du tableau masculin, l’Espagnol Alberto Berasategui (n" 15), victime le premier jour de l’Autrichien Thomas Muster, et son compatriote Albert Costa (n” 16), dominé en cinq manches hier après avoir remporté les deux premières par l’Allemand Oliver Gross, 92* joueur mondial (2-6,46,7-5,6-2,64).Berasategui et Costa ont failli être rejoints par le Britannique Greg Rusedski (n" 6), finaliste en 1997, qui a souffert le martyre face à Wayne Ferreira.Rusedki n’a du son salut qu’à la complicité du filet, arrêtant net une des deux balles de match que s’était assuré le Sud-Africain dans la quatrième manche.Un peu plus efficace au service (19 as contre 13,53 % de premières balles contre 48), Rusedski finissait par s’imposer après 3 heures et 8 minutes de jeu 4-6,76 (7/2), 5-7,76 (9/7), 64.Autre qualification difficile celle du Suédois Jonas Bjork-man (n" 12) qui a alterné les sets avec le Français Cédric Pioline pour finir par s’imposer 6-2 dans la cinquième manches après trois heures de jeu.Pour Bjorkman, demi-finaliste à Flushing Meadows l’année dernière contre Rusedski, la victoire sur le 17' joueur mondial, est encourageante après une saison difficile qu’il avait entamé de son propre aveu «complètement cuit» pour n’avoir pas pris suffisamment de vacances après avoir beaucoup joué en 1997.Pas de problème par contre pour le Néerlandais Richard Krajicek (n° 5), l’ancien vainqueur de Wimbledon se débarrassant du Français Arnaud Clément en moins d’une heure trente 6-3,6-1,6-1.EN BREF Bichette: 21 millions Dante Bichette, un membre de la formation originale des Rockies du Colorado, a accepté une extension de contrat de trois ans, valide jusqu’en 2001, pour un total de 21 millions, plus une possibiité de 750 000 $ en bonis.Bichette, 34 ans, était admissible au statut de joueur autonome à la fin de la saison.Il se maintient présentement parmi les meilleurs frai> peurs de la ligue nationale, grâce à une moyenne de .342.Bure va sécher U- nouveau directeur général des Canucks de Vancouver, Brian Burke, est prêt à laisser «sécher» un Pavel Bure suspendu pour toute la durée de la saison — il perdrait ainsi environ huit millions $ US —plutôt que de consentir à un échange à rabais.L’exvice-président de la LNH affirme n’avoir reçu aucune offre décente pour la superstar et qu’il n’en prévoit pas dans un avenir prévisible.Bure, qui a un an à écouler à son contrat, a dit le mois dernier qu’il ne reviendrait plus avec les Canucks pour des raisons personnelles.Rita abandonne Adam Rita a démissionné de son poste d’entraîneur-chef des Lions de la Colombie-britannique.Il sera remplacé sur une base intérimaire par Greg Mohns, l’actuel adjoint social au président Glen Ringdal.Même s’ils ont dépensé beaucoup d’argent pour engager des joueurs autonomes, les Dons ont une fiche décevante de 36.Rita restera avec l’équipe dans un rôle indéterminé.Jordan dément L’écurie Jordan a démenti l’information selon laquelle Eddie Jordan, son patron, aurait libéré de son contrat le pilote allemand Ralf Schumacher, 23 ans, jeune frère de Michael, en pour- parlers avec Williams, dans un communiqué publié hier.«L’écurie Jordan Grand Prix réfute les informations de Willi Weber, manager du pilote, selon lesquelles Jordan se sera it retirée des discussions concernant la saison 1999», indique l’écurie irlandaise.«Jordan, au contraire, défendra vigoureusement le contrat signé par Ralf Schumacher, lors de l’audience prévue à la Haute Cour de Londres, d’ici à dix jours», ajoute le communiqué.Le pilote allemand, désireux de casser le contrat le liant à Jordan, avilit porté le litige en justice.«Ralf est libre.Jordan n’est plus en discussion.Les négociations avec Williams sont en cours, mais je ne ferai aucun commentaire à ce sujet», avait déclaré plus tôt dans la journée Willi Weber, le manager du pilote.Wurz le plus rapide L’Autrichien Alexander Wurz (Benet-ton-Mecachrome) s’est montré le plus rapide hier lors de la première séance d’essais sur la piste du circuit de Monza, théâtre du Grand Prix d’Italie le 13 septembre.Wurz, qui a bouclé 47 tours, a réalisé le temps de 1 min 24 sec 734, malgré une sortie dans la seconde courbe de Lesmo.L’Irlandais Eddie Irvine (Ferrari), a dû se contenter d’un temps plus modeste de 1 min 25 sec 291, pour 56 tours, en dépit lui aussi d’une erreur qui l’a obligé à une incursion hors piste dans la «Ascari», sans conséquences toutefois.Virenque nie Richard Virenque a nié hier soir avoir reconnu l’utilisation de produits interdits lors de son audition en juillet en tant que témoin dans le cadre de l’affaire Festina.«Rien de cela n'est vrai», a déclaré le coureur au micro d’Europe 1.«On s’acharne sur moi.Je ne me suis jamais dopé.Dans cette affaire, on relance un peu la braise dès que l’on sent le feu s'éteindre pour nous détruire encore plus», a réagi Virenque.«Pour ma part, j’essaye de me concentrer pour le Tour d’Espagne.» Deux circuits pour McGwire Miami (AI5) — En deux élans, Big Mac a devancé Hack.Mark McGwire a cogné deux circuits, dont son 57e pour ainsi améliorer le record de la Ugue nationale établi par Hack Wilson il y a 68 ans.Les deux coups de canon de McGwire ont permis aux Cards de St.Louis de vaincre les Mar-lins de la Floride 7-1.McGwire a réussi un premier circuit contre Lîvan Hernandez en début de septième manche.Un coup de 450 pieds au champ centre.Deux manches plus tard, McGwire a frappé le premier tir de Donn Pali à peu près au même endroit.Cette fois, le coup a été estimé à 472 pieds.C’était la septième fois cette saison et la 50 fois de sa carrière que McGwire obtenait plus d’un circuit dims un match.Le frappeur des Cards n’est plus qu’à quatre circuits du record de 61 circuits établi par Roger Maris des Yankees de New York en 1961.McGwire a encore 24 matchs pour battre le plus prestigieux record du baseball.Il avait entrepris la soirée à égalité avec Sammy Sosa, des Cubs de Chicago.Ia‘ 56 circuit de McGwire a atteint la toile recouvrant les tribunes du champ centre.Plusieurs jeunes se sont alors précipité pour recouvrer la balle alors que les 37 014 spectateurs ovationnaient McGwire.Celui-ci a souri en croisant le marbre puis il a donné un coup de poing amical à son coéquipier Ron Gant alors qu’il regagnait l’abri.Il en est ressorti pour saluer la foule.Après un retrait à la neuvième, plus d’une douzaine de jeunes se sont regroupé au champ centre d;uis l’espoir d’un autre circuit.McGwire leur a fait plaisir en claquant la balle au même endroit.Wilson avait établi son record de 56 circuits en 1930 dans l’uniforme des Cubs de Chicago.Il avait également produit 190 points, un record des majeures qui tient toujours.McGwire a jusqu’ici produit 121 points.Pelletier s’incline Repentigny (PC) — La marche était haute pour la jeune Repentignoise Ma-rie-Ève Pelletier.La 10 favorite, la Française Klidine Chevalier, a eu raison d’elle en trois manches de 63,36,64, hier, lors de la 13* édition des Internationaux de tennis junior de Repentigny.Jusqu’à la fin, les espoirs étaient permis.Les tribunes étaient remplies et tous les amateurs n’avaient d’yeux que pour Marie-Ève.Il faut dire qu’elle a livré un très bon match, forçant la Française à jouer un troisième set Chevalier en est à sa troisième participation aux Internationaux de tennis junior du Canada L’année dernière, elle a atteint la demi-finale du simple, quelle a perdu aux mains de la Croate Jelena Kostanic.BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Difl Atlanta 91 48 .655 — - New York 76 62 .551 14 1/2 Philadelphie 66 72 .478 241/2 Montréal 53 86 .381 38 Floride 47 92 .338 44 Section Centrale Houston 87 52 .626 — *.Chicago 77 62 .554 10 .St.Louis 66 72 .478 201/2 Pittsburgh 64 72 .471 21 1/2 • Cincinnati 65 74 .468 22 Milwaukee 64 73 .467 22 Section Ouest San Diego 89 49 .645 — San Francisco 74 64 .536 15 Los Angeles 68 70 .493 21 Colorado 63 75 .457 26 Arizona 54 85 .388 351/2 Lundi San Diego 5 Montréal 2 St.Louis 5 Floride 3 Houston 4 Atlanta 3 Cubs 5 Cincinnati 4 Mets 8 Los Angeles 3 San Francisco 6 Philadelphie 2 Hier Arizona 4 Pittsburgh 3 St.Louis 7 Floride 1 Atlanta 6 Houston 4 Chicago Cubs 6 Cincinnati 5 Colorado à Milwaukee Philadelphie à Los Angeles Mets à San Diego Montréal à San Francisco Aujourd'hui Cincinnati à Cubs, 14h20.Montréal à San Francisco, 15h35.St.Louis en Floride, 19h05.Arizona à Pittsburgh, 19h05.Houston à Atlanta, 19h40.Colorado à Milwaukee, 20h05.Philadelphie à Los Angeles, 22h35.Mets à San Diego, 22h35.LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Dift y-New York 99 37 .728 — Boston 80 56 .588 19 Toronto 72 66 .522 28 Baltimore 69 69 .500 31 Tampa Bay 53 83 .390 46 Section Centrale Cleveland 76 61 .555 — Kansas City 64 74 .464 12 1/2 Chicago 63 75 .457 131/2 Minnesota 60 76 .441 151/2 Detroit 53 85 .384 231/2 Section Ouest Anaheim 76 63 .547 — Texas 73 65 .529 21/2 Seattle 63 74 .460 12 Oakland 63 76 .453 13 y-assuré d'une place dans les séries.Lundi Boston 5 Seattle 1 Texas 13 Detroit 2 Cleveland 15 Oakland 6 White Sox 4 Baltimore 1 Minnesota 2 Tampa Bay 1 Hier Toronto 2 Kansas City 1 N Y.Yankees 7 Oakland 0 Seattle 7 Boston 3 Chicago White Sox 9 Baltimore 5 Detroit 12 Texas 8 Cleveland 7 Anaheim 6 Tampa Bay au Minnesota LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Vendredi Samedi Aujourd'hui Ce Soir Jeudi HH HH KH KH i.ii o LU m LU Aujourd'hui Ce Soir Jeudi Vendredi Samedi ïWl'l HH KH KH KH Aujourd'hui Ce Soir Jeudi „ Vendredi Samedi tv'i'ri ri'ïl'l h' l'Il KH KH KH HH Ob üüh y™/” yflypii Météo-Conseil ¦?I Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source \ 1 D1A
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