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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1998-09-05, Collections de BAnQ.

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V o i.I.X X X I X ?FONDÉ EN 1 9 I O ?LE DEVOIR Un pavé dans la marc / la bouteille à la mer/ le gibier dans la mire /et léchai sur le mur / reste à dire l'amour/ reste à dire la mort.Paul Zumllior.«h in en soi» N - 20 1 ?MONTRÉAL, LES SAMEDI 5 ET DIMANCHE lî SEPTEMBRE M) H 8 ~> C A II I E II S I .i) .'» $ + r a x i: s = 2 .2 ¦"> S LIVRES Ying Chen et la mémoire des âmes, page D 1 LES ARTS Jean-Claude Germain: le théâtre comme métaphore, page B 1 LES ACTUALITÉS Swissair: les familles des victimes arrivent r en Nouvelle-Ecosse, page A 7 ?CAHIER SPÉCIAL Les défis de l'alphabétisation, page E 1 PERSPECTIVES La logique du fourre-tout La première Biennale de Montréal, hautement attendue, est en place.Le pari était de doubler la mise des Cent jours d’art contemporain, qui s’essoufflaient depuis quelques années, et surtout d’ajouter un excellent et réputé festival de calibre international à une métropole qui les multiplie jusqu’à plus soif.Pari raté.Comment trouver sa grâce dans un fourre-tout?On ferait une grande exposition avec tout ce qui se dit et se publie contre l’art contemporain.On pourrait aussi, au contraire, exposer les mille et un mots fabuleux, les vingt et cent choses merveilleuses que cet univers riche, complexe et nécessaire a produits.L’art contemporain, le monde de l’art contemporain, est tout à la fois un empire du non-sens et un royaume du beau, du vrai et du juste (ou de ce qui en tient lieu).C’est un gros organisme sous perfusion étatique, artificiellement maintenu en vie par les «subventions à la subversion», mais aussi un lieu de questionnement essentiel et existentiel.La Biennale de Montréal 1998, lancée la semaine dernière, condense ces deux réalités.D’un côté, quelques-unes des œuvres présentées par les 75 artistes de la sélection réussissent à éblouir.Par exemple, ce touchant théâtre de velours et les miniatures de l’Américain Charles Le-dray.Par ailleurs, cet événement accumule les défauts propres à ce système, à commencer par une habitude à maquiller sous un prétentieux et détestable jargon un travail bâclé, désorganisé, informe et sans relief.La Biennale est organisée par le Centre international d’art contemporain, qui a créé l’événement des Cent jours d’art contemporain au milieu des années 80 et l’a maintenu jusqu’à l’année dernière, malgré un essoufflement de plus en plus évident.Une grande exposition, Les Capteurs de rêves, constitue le noyau dur de cette présentation, au marché Bonsecours et au Musée Juste pour rire, auquel se greffent deux expositions de moindre envergure, C’est la vie et Transarchitecture 2.Le pari de Claude Gosselin, Lune dirigeante du C1AC et des Capteurs de rêves, était de concentrer les fonds de cette activité sur deux ans |x>ur ainsi «créer une masse critique, une grande fête de l’art».In première Biennale de Montréal a été réalisée avec un budget de 1,4 million en subventions, une somme comparable à celle d’autres importantes fêtes bisannuelles.L’idée était d’accoucher d’un Evénement avec un grand E, de copier le modèle éprouvé, ici comme ailleurs, des grandes manifestations internationales jalonnant, avec une périodicité régulière, en des lieux fixes et connus, l’histoire du monde.mondial de l'art La plus ancienne et la plus célèbre biennale des arts, celle de Venise, existe depuis plus d’un siècle.Im Documenta de Cassel s’est imposée comme la plus décisive dans la perspective de la diffusion de signatures et de l’élaboration d’un palmarès international des nouvelles Valera's esthétiques.Par contre, il n’existe pas de modèle unique pour la sélection des œuvres: l’événement du Whitney Museum de New York se concentre sur la production américaine récente, Venise propose une organisation thématique et nationale des artistes et ejes œuvres; tout est possible.Mais pas n’importe quoi.A Montréal, le thème choisi pour l’expo principale, «La poésie, l’humour et le quotidien», n’offre finalement aucune prise claire et nette sur quoi que ce soit.Tout et rien deviennent possibles avec de telles balises.En plus, les documents promotionnels du CLAC se gargarisent de citations de Heidegger, le moins drôle des philosophes du siècle! La critique.critique n’a donc pas lésiné sur la.critique.Le professeur-préposé au sens du Globe and Mail a même refusé d’accorder la note de passage à l’élève Gosselin.Ce défaut d’argumentation n’est pas propre à la Biennale — et les Cent jours, surtout les premières moutures, donnaient des leçons d’intelligence.Au Musée d’art contemporain, la rétrospective on ne peut plus classique et prévisible consacrée à Borduas et à l’épopée automatiste pèche également par manque de perspective neuve et éclairante.Dans cette institution aussi, ies prétendus experts se sont contentés d’accumuler les œuvres et de les présenter pêle-mêle, sans rien ajouter, ou presque, à leur connaissance et à leur appréciation.Les conservateurs et les commissaires de ces travaux ont raté le rendez-vous qu’ils avaient eux-mêmes fixé.Dans le contexte de l’institutionnalisation de l’art et de la socialisation subventionnée du risque créateur, la caution de l’expert devient la seule nécessaire et suffisante.On peut accepter ce rôle A'alter deus quand il ouvre l’esprit.Mais quand il bouche l’horizon de sens, il ne fait que peindre du gris sur du gris, dans un monde à la réputation déjà bien assez morne.Stéphane lia i lia rgeon ?M E T E 0 Montréal Ensoleillé avec fi) passages nuageux.Max: 22 Min: 11 Québec Ciel variable.Max: 20 Min: 10 Détails, page C 2 INDEX Agenda .B 8 Livres .I) 1 Annonces.C 8 Le inonde .A 8 I .es Arts .B 1 Les sports.C 10 Avis publics .C 2 Montréal .A3 Économie.Cl Mots croisés .C 9 Editorial .A 10 Politique .A 6 www.ledevoir.com Turandot à la Cité interdite AOfrf] tC'W VWi • • • ^ •• REUTERS yassnrjs & ©SS Les chœurs et l’orchestre de l’Opéra de Florence, sous la direction de Zubin Mehta, une vingtaine de divas et une troupe de 1000 danseurs et figurante font partie de cette production de prestige dont la mise en scène est signée par le cinéaste chinois Zhang Yimou.La réalisation d’un rêve fou Pour la première fois, l’opéra de Puccini sera joué à l’endroit où l’avait voulu son auteur SYLVIANE TRAMIER CORRESPONDANTE DU DEVOIR EN CHINE Pékin — La cruelle princesse chinoise qui faisait exécuter tous ceux qui l’aimaient a trouvé un cadre à sa démesure.Devant le temple des Ancêtres impériaux, où l’empereur de Chine se rendait autrefois pour conduire le rite des offrandes et des sacrifices, la légende de la belle et féroce Turandot s’anime et se déploie dans un spectacle à ciel ouvert, de feu et de glace, ruisselant de couleurs et de lumière.Pékin vit à l’heure de «l’événement Turandot».Pour la première fois, l’opéra de Puccini est présenté — pour huit soirées consécutives à partir d’aujourd’hui — à l’endroit où se déroule l’action du drame, devant le palais des anciens empereurs de Chine.«Turandot à la Cité interdite», c’est la réalisation d’un rêve fou, longtemps caressé par tant de mélomanes, qui a nécessité une mobilisation exceptionnelle de capitaux, de bonne volonté et de talents.Le projet, qui a mûri pendant quatre ans, est né de la complicité artistique du chef d’orchestre Zubin Mehta avec le cinéaste chinois Zhang Yimou, réunis pour une production de Turandot présentée l’année dernière au Mai musical de Florence.Le coproducteur ML chael Eckert, directeur d’Opera On Site, qui a déjà fait jouer Aida à Luxor, s’est chargé de convaincre les autorités chinoises de donner le feu vert.Le temple des Ancêtres impériaux est situé à l’angle sud-est de la Cité interdite, juste en dehors des murs pourpres qui l’encerclent, dans ce qui était autrefois les jardins impériaux et qui est à présent le parc de la Culture du peuple.Le temple lui-même date de 1420.11 a été bâti sous la dynastie des Ming dans le style des édifices à l’usage de l’empereur, avec une double avancée de toits recouverts de tuiles vernissées de jaune.C’est là que l’on entretenait la mémoire des VOIR PAGE A 12: TURANDOT Fini le tabac chez Coutu Le Groupe Jean Coutu se soumet au tribunal et presse ses franchisés de cesser la vente de produits du tabac ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Vaincu en Cour supérieure dans son baroud d’honneur pour continuer la vente du tabac en pharmacies, le Groupe Jean Coutu a décidé hier de rentrer dans le rang en pressant ses 230 franchisés d’éliminer les produits du tabac de leurs tablettes.Cette volte-face obligée du Groupe Jean Coutu survient 24 heures après que la Cour supérieure eut rejeté la plus récente des procédures qu’avait entreprises le géant pharmaceutique pour échapper à une décision du Tribunal de l’ordre des professions rendue en juin, statuant que le commerce du tabac était «incompatible» avec le métier de pharmacien.Dès hier matin, les cigarettes ont donc commencé à disparaître des quelques dizaines de pharmacies, sur les 230 affiliées au Grou|)e Jean Coutu, qui persistaient à écouler des cigarettes.Hier, le Groupe Jean Coutu n’a voulu faire aucun commentaire sur cette décision.Rapidement, les autres bannières de pharmaciens-propriétaires ont emboîté le ()as et invité leurs membres à susr pendre sans délai la vente de cigarettes dans leurs établissements.La deuxième chaîne de pharmacies en importance au Québec, Uniprix inc., qui regroupe 198 commerces au Québec, a aussi lancé le même mot d’ordre.Quelques dizaines d’irréductibles y vendaient toujours des cigarettes depuis juin dernier.«Les gens savaient que l’échéance s’en venait et plusieurs s’étaient résolus depuis plusieurs mois à arrêter de vendre du tabac.La cour a tranché et nous allons suivre la loi.Le débat VOIR PAGE A 12: TABAC Congé de Devoir lundi Le Devoir ne sera pas publié le lundi 7 septembre, jour de la fête du Travail.Les lecteurs retrouveront leur quotidien mardi prochain.Bon congé à tous ! ÉCONOMIE Le chômage atteint son plus faible taux en huit ans Le Québec connaît la plus forte croissance de l’emploi au Canada Le taux de chômage au Canada est descendu, en août dernier, à son niveau le plus bas depuis le mois correspondant de 1990.Cette statistique, somme toute réjouissante, masque cependant la continuité du ralentissement dans la création d’emplois et une remontée du poids du travail autonome.Le Québec, avec un taux de chômage passant de 10,9 à 10,5 %, s’est démarqué une nouvelle fois, lui qui a abrité 83 % des emplois créés au Canada le mois dernier.«Comme en juillet, c’est au Québec que l’on retrouve l’essentiel de la création d'emplois canadienne alors que le nombre de travailleurs diminue pour un troisième mois consécutif en Ontario.En août, quelque 83 % des emplois créés au Canada l’ont été au Québec, et près de 80 % au cours des deux derniers mois», a commenté le vice-premier ministre Bernard Landry.Depuis un an, le nombre de travailleurs a augmenté de 2 % au pays et en Ontario, comparativement à 2,6 % au Québec, a ajouté Hélène Bégin, économiste au Mouvement Desjardins.Nos informations, page C 3 C’est toujours l’attaque qui remplit les stades JEAN DION LE DEVOIR ç n’est plus qu’une question de temps.A moins d’une catastrophe, le temps sera bientôt arrivé.Et cette fois, il n’y aura pas de si, il n’y aura pas de mais, ni de peut-être, ni de c’est-à-dire.Aujourd'hui, demain ou après-demain, mardi à la rigueur — au rythme où il va, c’était peut-être même hier! —, au 140" match et quelque de la sai-0 son des Cards de St.Omis, Mark McGwire entre- ra bien vivant et par la très grande porte dans la légende du baseball en frappant son 62" coup de circuit.Ainsi sera non seulement battu, mais fracassé, pulvérisé, presque ridiculisé un monument confinant au mythe, le record le plus chargé d’histoire et le plus controversé du sport professionnel nord-américain.McGwire, que devrait imiter peu après son confrère chicagolais ès canonnade Sammy Sosa — en voilà un qui doit craindre, malgré ce qu’il en dit, * VOIR PAGE A 12: McGWIRE De Ruth à Maris à McGwire 778313000696 C 10 I.!•: I) E V t) I li , I, E S S A M E I) I .r> E T I) I M A N C II E (i S E I* T E M B II E I !) !) 8 LE DEVOIR LES SPORTS HORS-JEU Jean Dion ?Le stade et vous Un beau mardi, vous apprenez que les Expos de Montréal viennent de faire signer un contrat de cinq ans à Vladimir Guerrero.Du coup, vous avez le cœur léger, l’âme en paix et une foi paisible en l’avenir.Ça y est, vous dites-vous, on va l’avoir notre stade au centre-ville, à trois ou quatre coins de rue du bureau que vous pourrez quitter discrètement pour vous aller offrir un hot-dog que, en cas de tiédeur, vous pourrez toujours confier aux bons soins de votre siège chauffant.Pour tout dire, dans les heures qui ont suivi, vous avez même commencé à mettre des sous de côté pour vos billets de la Série mondiale de 2001.Vous savez qu’un joueur ne fait pas une équipe — d’autant plus qu’il a montré par le passé une fâcheuse tendance à la fragilité corporelle — mais vous conservez à l’esprit que Guerrero est le quatrième d’une digne lignée.Et avec lui, avec White, avec Urbina, avec Widger, qui donc a besoin de Pedro Martinez?De Mark Grudzielanek?De Mike Lansing?De Henry Rodriguez?De Mel Rojas?De Larry Walker?De John Wetteland?De Marquis Grissom?De la petite bière, tout ça.Qui ne fait que prouver que l’organisation des Expos est une formidable machine à produire perpétuellement de bons jeunes joueurs, et que dix de perdus, un de gardé, que voulez-vous, on ne peut pas tout avoir, le présent et l’avenir en même temps.Ça, c’était mardi.Mercredi, c’était déjà moins drôle.Claude Brochu et ses alliés sont allés voir Lucien Bouchard et les siens, et ils se sont fait dire non.Votre liesse a-t-elle été tempérée par cette rebuffade?À peine.Vous saviez que du côté de Québec, où on ignore pour des raisons d’une obscurité à couper au couteau qu’un nouveau stade n’entraînerait pas la fermeture d’un hôpital mais permettrait la construction de trois cliniques et deux centres de recherche, et encore sont-ce là des estimations conservatrices, c’est non.Vous le saviez, parce que ça fait 200 fois que les médias vous révèlent en manchette et en exclusivité que pour Lucien Bouchard, aussi appelé dans les pages sportives le malheureux borné qui s’est peinturé dans le coin, c’est non, non et non.C’est comme une victoire du même adverbe de négation à une consultation (im) populaire: la question n’est peut-être pas claire, mais la réponse, elle, l’est.Par contre, vous avez appris que les dirigeants des Expos ne lisent pas les journaux.Car comment expliquer autrement qu’ils soient sortis de leur rencontre avec le premier ministre en manifestant de la surprise, voire de la consternation?«C'est un coup très dur», a dit Claude Brochu.Vous vous êtes dès lors demandé comment diable il avait fait pour ne pas le voir venir, le coup très dur.Et vous avez raisonné que, ne lisant pas les journaux, M.Brochu ne pouvait prendre connaissance des sondages, auxquels les politiciens attachent la plus grande importance et qui montrent qu’une majorité ferme de majeurs vaccinés ayant droit de vote ne veulent pas que leurs taxes servent au surfinancement de millionnaires en crampons.Puis vous avez supputé que M.Brochu vivait peut-être, juste peut-être, dans un univers auquel le contribuable moyen n’a point accès — à moins, bien sûr, qu’il n’ait raison de toujours dire que si des gens s’opposent à son projet, c’est qu’ils ne l’ont pas compris.Vous avez froncé tout légèrement le sourcil lorsque vous avez été mis au courant de ce qu’il avait été gravement blessé à sa fibre de Montréalais qui «trouve regrettable, voire inacceptable, qu’on refuse de faire un geste qui nous permettrait de conserver nos Expos».Vous avez même fait une pause pour méditer sur ce «nos», adjectif possessif première personne du pluriel dont il serait téméraire de croire qu’il pourrait être englobant s’il fallait un jour partager les profits liés à la vente de l’équipe, et tenter d’en dégager un sentiment d’inclusion si minime soit-il; vous avez eu du mal à y parvenir, un peu à la manière d’un citoyen d’origine ethnique qui se livrerait à une exégèse des plus récents commentaires de Bernard Landry.Si vous avez froncé le sourcil, c’est que, en dépit de tout votre enthousiasme et de votre amour de la balle, vous vous êtes dit qu’il fallait un sacré culot pour considérer comme «inacceptable» le refus gouvernemental d’allonger 150 millions de beaux dollars alors que le bon milieu des affaires, cette élite qui nous guide vers la terre promise, ce poumon du Québec, cette race de bâtisseurs et de créateurs d’emploi (notez, cette fois, l’usage ambigu du singu-.lier), n’a pas été foutu de ramasser 40 millions sur les 100 ¦que l’on attendait.C’est alors que votre fibre de Montréalais, car vous avez bien le droit d’en avoir une vous aussi, s’est rebiffée.Vous ¦avez pensé que M.Brochu en mettait certainement un peu, mais que c’était de bonne guerre et qu’au fond, il nous montrait la voie en nous invitant à cesser de penser petit.Pendant Virginie, vous avez vu une pub du nouveau stade, avec du monde qui attrape des balles dans les rues du centre-ville et des gratte-ciels au-dessus de la clôture du champ centre et tout, et cela vous a convaincu (e).On n’est pas des tout-nus, avez-vous murmuré.On est capables.Nous aussi, on peut être des winners.Pourquoi ça marcherait aux Etats et pas ici?I! ne sera pas dit que Montréal aura, pour des raisons bassement pécuniaires, laissé passer sa chance de, pour reprendre les mots de M.Brochu, «conserver son caractère de grande cité internationale».Grande cité internationale.Comme Baltimore.Comme Cleveland.Vous vous êtes mis à rêver en plein jour.L’odeur du gazon fraîchement tondu.Ira son de la balle qui arrive dans la mitaine.Ixs embouteillages dans les rues du centre-ville où se ruent 35 000 fans.Vous planiez encore lorsqu’un ami malveillant, un intellectuel si ça se trouve, est allé prendre une Labatt — il faut bien encourager les vaillants — avec vous.Il vous a raconté qu’en matière de tout-nus, les Montréalais n’auraient pas à se sentir trop seuls.Il vous a raconté, que les cinq derniers référendums à avoir été tenus aux Etats-Unis sur des projets de financement public d’amphithéâtres sportifs, à Pittsburgh, au Minnesota, en Caroline du Nord, à Toledo et à Birmingham, s’étaient tous soldés par une victoire convaincante du NON.Oui, mais Guerrero?, avez-vous répliqué: ils n’auraient pas engagé autant de fric s’ils n’étaient pas sérieux.Votre ami vous a alors invité à examiner la distribution annuelle de son salaire: un million l’an prochain, 3,5 millions l’année suivante, puis six millions, huit millions et 9,5 millions.L’esprit tordu comme pas un, il vous a fait remarquer que les Expos s’étaient merveilleusement bien arrangés pour ne pas avoir à payer l’essentiel du contrat si le projet devait foirer, bref que cela ne voulait strictement rien dire.Vous vous êtes gratté la tête.jdionfaleclevoir.com ( INTERNATIONAUX DE TENNIS DES ÉTATS-UNIS Lareau s’incline devant Philippoussis La Steffi Graf des beaux jours pulvérise la jeune Mirjana Lucie en 43 minutes; Martina Hingis laisse échapper la première manche avant d'atteindre le quatrième tour PC ET ASSOCIATED PRESS Lf Australien Mark Philippoussis a mis fin aux espoirs ’ de Sébastien Lareau, qu’il a battu 6-7 (3-7), 6-3, 6-3, 6-4, hier, à New York, lors du deuxième tour des Internationaux de tennis des Etats-Unis.La droitier de Boucherville avait bien entrepris le match en enlevant la première manche 7-3 au bris d’égalité.L’Australien s’est toutefois ressaisi pour remporter les trois manches suivantes.«Ce fut difficile, a déclaré Lareau.J’ai été incapable d’enchaîner après le premier set.C'est décevant.J’avais l’occasion de bien jouer en simple, ce qui a été mon but cette année.» Mercredi, lareau avait été éliminé du double.Associé à Wayne Black, le duo s’était incliné 6-3, 6-2 devant Byron Black et Alex O’Brien.Hingis remonte Mauresmo La situation était familière et Martina Hingis a réagi comme le public s’y attendait.En déficit d’une manche contre Amelie Mauresmo pour la deuxième fois de l’été, la première raquette mondiale a réalisé un brillant redressement pour atteindre le quatrième tour des Internationaux de tennis des Etats-Unis, hier, à New York.Hingis (no 1), qui n’avait pas perdu une manche à l’U.S.Open depuis 1996, a remonté Mauresmo 4-6, 6-2, 6-2 alors que presque tous les favoris, hommes ou femmes, ont savouré la victoire.Seulement trois femmes parmi les têtes de sériies ont été éliminées jusqu’ici, contre trois chez les hommes.Ixrs des matchs de la Coupe de la fédération de juillet dernier en Suisse, Hingis accusait un retard d’un set et tirait de l’arrière 4-1 dans la deuxième manche avant de l’emporter.Cette fois, la Suissesse a laissé échapper la première manche avant d’enlever 11 des 14 dernières parties du second set.Hingis n’a jamais paru douter du résultat.Au début de la deuxième manche, la jeune joueuse de 17 ans a pris le temps de mentionner à une chasseuse de balles qu’elle avait un joli costume.La Tchèque Jana Novotna a été plus expéditive face à la Française Sandrine Testud qu’elle a éliminée 6-2,6-3.L’Américaine Monica Seles a également accédé au quatrième tour en prenant la mesure d’Annie Miller 6-3, 6-3.Seles est à une victoire près d’un affrontement contre Hingis en quarts-de-finale.Steffi Graf : la perfection L’Allemande Steffi Graf a été sans pitié pour la jeune Mirjana Lucie, 16 ans, qu’elle a battue 6-1, 6-1 en 43 minutes.Graf n’a commis que sept erreurs directes contre 33 à sa rivale.En soirée, la Roumaine Irina Spirlea (no 9) a eu raison de l’Américaine Serena Williams 6-3,0-6,7-5.En double, l’Américaine Usa Raymond et l’Australienne m ».REUTERS Steffi Graf s’est montrée souveraine, hier, une fois de plus, au grand plaisir des ses supporters.Enfin! Rennae Stubbs ont eu raison des Canadiennes Sonya Jeya-seelan, de North Vancouver, et Rene Simpson, de Toronto, 6-3,64.Chez les hommes, Marcelo Rios (no 2), Richard Krajicek (no 5), Yevgeny Kafelnikov (no 11) etTim Henman (no 13) ont accédé au tour suivant ÈNÈFFEL Pataphysique de l’ovale Cette chronique, passagère comme l’humeur, est dédiée à ceux qui comprennent la beauté irrévérencieuse d’un dimanche ensoleillé d’automne passé dans un obscur sous-sol à s’interroger sur l’impertinence stratégique d’une passe voilée quand on perd par trois touchés aussi convertis que possible.Elle est commanditée par le CCCP, le Cercle clandestin des critiques polymorphes, faction militante du MISO (ou Mouvement des intellectuels pour la souveraineté de l’ovale) dont la création l’an dernier a conduit votre humble serviteur à prendre le maquis pour la marquise et à devoir s'afficher incognito aux Verres Stérilisés, cet estaminet du Plateau où se règlent chaque début septembre des questions aussi séditieuses que: à quelle ronde vais-je repêcher, des profondeurs de mon inconscient, Billy Joe Hobert?De quelle souche paléontologique descend Mike Ditka?De quels matériaux sont faites les cuillers de suspension que portent les joueurs, et quel est leur cours à la Bourse (des métaux, pas des joueurs)?Problèmes abyssaux mais combien cruciaux pour qui s’intéresse à ce sport éminemment pataphysique que les habitants de l’empire américano-canadien désignent par le terme de football.La pataphysique est la science des solutions imaginaires.Nous quittons ici le champ des connaissances humaines normales et hormonales.Nous quittons notre corps physique, traversons la matière, voire à côté de la plaque, pour voyager dans la matière.Depuis que Werner Heisenberg, un ancient libéro du Dynamo de Munich qui s’adonnait à la physique cantique (sic) dans ses temps libres, a révolutionné notre compréhension de la mêlée générale avec son principe d’incertitude, le football américain peut être défini comme l’entrecroisement fortuit, sur une table de vivisection démesurément grande, verte comme un billard et agissant comme un accélérateur, de 22 particules (ou 44 testicules) en suspension.Et les footballeurs, par le fait même, comme des particules élémentaires hypothétiques ou si l’on préfère, dans le langage de la science contemporaine, comme des quarks à crampons.Sur le plan pataphysique, le football est le cantique des quanta.De l’érotisme biblique à l’érotisme tout court, il n’y a qu’un pas d’environ une verge que nous franchissons sans frémir pour attaquer la question libidinale de plein front et avec un fouet: le football constitue-t-il un substitut adéquat au sexe?Une forme de sublimation homosexuelle, alors?Un aphrodosiaque puissant ou une simple béquille érectile, peut-être?Quel est le sens profond de tous ces jeux de pieds et de mains que l’on appelle passe voilée, poche protectrice, jeu d’attirance, course hors l’aine et botté d’après-toucher?Ces questions incandescentes et quelques autres trouveront une réponse nettement subjective dans cette chronique qui, on l’aura pressenti.Robert S a I e 11 i ?s’adresse à un public averti, celui qui croit que le combat territorial acharné que se livrent 22 hommes en colère et en épaulettes est une catharsis nécessaire pour purger certains instincts ataviques, en particulier celui qui consiste à trouver le chemin des toilettes à la mi-temps.Supervision parentale recommandée.Au fait, avant que l’on n’y soit plus du tout, avançons sans plus retarder sur l’horaire qui nous est imparti que les Boucaniers vont ne faire qu’une bouchée des Jaguars lors du trente-troisième Super Saladier.Que voilà un augure qui demande une explication ou deux, pernicieuse et périlleuse besogne que nous remettrons une vingtaine de fois sur le métier à compter de ia semaine prochaine.Le petit coin du pronostiqueur ¦ Tampa Bay à Minnesota.le match du weekend, en ce qui nous concerne, entre deux des prétendants négligés au trône des Broncos.Les Boucaniers en ont impressionné plusieurs l’an dernier, mais ce n’était que la partie la plus spectaculaire d’un processus de redressement de l’une des pires formations de l’histoire de la Enef-fel, entrepris l’année précédente sous la calme mais ferme égide de l’instructeur-chefTony Dun-* gy.Les Normands ont, quant à eux, finalement remporté un match éliminatoire et de grands espoirs sont permis avec l’addition de Randy Moss, un receveur recrue de grand talent qui vient, dit-on, de connaître un camp d’entrainement exceptionnel.Mais si la défense des Boucaniers n’est pas parmi les trois meilleures à la fin de la saison et si le plaqueur Warren Sapp n’est pas élu meilleur joueur défensif, nous voulons bien nous changer en quark à plumes.Buccaneers 30, Vikings 17.¦ Nouvelle-Angleterre à Denver.Le match qui lance la nouvelle saison du Monday Night Football, une émission-culte qui, depuis des décennies, fait les délices de l’amateur de ballon ovale transformé pour l’occasion en Homo Casanierus impénitent.Une émission née à l’époque du «peace and love» mais qui donne dans la rhétorique guerrière avec un générique digne de Im Guerre des étoiles et qui, cette année, commencera une heure plus tôt dans les Maritimes et ailleurs.Ira bonne nouvelle, c’est surtout la démotion du soporifique Frank Gifford, relégué à l’émission d’avant-match et l’engagement de Boomer Esiason à l’analyse.L’ancien quart des Tigres du Bengale et des Supersoniques n’est pas dénué, malgré son nom, d’intelligence et, pourquoi pas, d’une certaine douceur.Le match lui-même met aux prises des Patriotes qui ont perdu l’une des clés de leur attaque, le demi Curtis Martin, et les champions en titre, des Chevaux demi-sauvages dont la formation est restée à peu près intacte.De plus, depuis deux ans, Denver est pratiquement invincible dans ses pâturages.Patriots 13, Broncos 27.rosalCa videotron, eu Expos 8, Marlins 0 Hernanson se montre intraitable RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE Miami —Dustin Hermanson, c’est le bouledogue des Expos.Il est agressif au monticule.Il défie les frappeurs.Mais c’est un bouledogue bien spécial.Il raffole des Marlins.Surtout au Pro Player Stadium.Il les dévore tout rond.Devant 16,929 personnes, les Expos ont battu les Marlins 8-0 pour remporter leur troisième victoire en 10 matchs au cours de leur long voyage.I-a rencontre a duré deux heures 17 minutes.Shane Andrews a frappé deux circuits mais c’est Hermanson qui a dominé la rencontre entre les deux pires équipes de la Ligue nationale.En sept manches, Hermanson (13-10) n’a donné que trois coups sûrs, aucun point et un but sur balles.Il a enregistré huit retraits au bâton.En juillet au Pro Player Stadium, il avait limité les Marlins à cinq coups sûrs et un point non mérité en huit manches.Son seul jeu blanc dans les ligues majeures a été réussi l’an passé contre les Marlins au Pro Player Stadium.Iras autres circuits des Expos ont été réussis par Derrick May, son 3', et Chris Widger, son 13e.Ils ont frappé des circuits consécutifs à la sixième.C’est la quatrième fois cette saison que les Expos frappent deux circuits de suite.Ils avaient réussi l’exploit pour la dernière fois le 18 août contre l’Arizona, des coups d’An-drews et de Brad Fullmer.Brian Meadows (10-11) était le partant des Marlins.Il avait l’air d’un lanceur d’exercice.En six manches, il a donné neuf coups sûrs, dont trois circuits, trois buts sur balles et sept points.Les Expos ont effectué une poussée de quatre points, à la deuxième.Wilton Guerrero a réussi le gros coup de la manche en frappant un double de deux points.Shane Andrews a claqué des circuits en solo à la cinquième et à la septième.Il totalise maintenant 22 circuits cette saison.Son deuxième circuit a été réussi contre le releveur Justin Speier.C’est la troisième fois qu’il frappe deux circuits dans un match.Ira dernière fois qu’il avait réussi l’exploit, c’était le 1" août 1996.Il a réussi ses 21e et 22e circuit de la saison.Speier est le fils de Chris Speier, l’ancien joueur d’arrêt-court des Expos.Il a été obtenu des Cubs de Chicago, le 31 juillet.Iras Expos ont remporté une quatrième victoire par jeu blanc cette saison.Ils ont été battus par jeu blanc à 12 reprises.Steve Kline et Ugueth Urbina ont travaillé lors des deux dernières manches.Dustin Hermanson a remporté sa 131' victoire.C’est un exploit avec une équipe comme les Expos, qui ont la pire défensive dans les ligues majeures et dont l’attaque occupe l’avant-dernier rang dans la Ligue nationale.«Je sais qu’on va rappeler que Hermanson lance bien contre les Marlins mais il lance bien contre toutes les équipes, a dit Felipe Alou.Il est sur la voie pour devenir un lanceur formidable.» Hermanson a enregistré huit retraits au bâton, les huit dans les cinq premières manches.Il n’a donné que trois coups sûrs en sept manches.«C’est sa 1.?victoire, a noté Alou.C’est excellent quand on regarde les statistiques d'équipe.On est bon dernier en défensive et avant-dernier à l’attaque.«Hermanson a une personnalité rafraîchissante.Il est très agressif et il a confiance en lui.» Iras Expos ont frappé quatre circuits dans le match pour égaler un sommet en saison.C’est leur cinquième match de quatre circuits cette saison.BASEBALL LIGUE NATIONALE Section Est G P Moy.Diff Atlanta 91 49 .650 — New York 77 63 .550 14 Philadelphie 66 74 .471 25 Montréal 53 88 .376 381/2 Floride 47 93 .336 44 Section Centrale Houston 88 52 .629 — Chicago 78 62 .557 10 St.Louis 67 72 .482 201/2 Milwaukee 66 74 .471 22 Cincinnati 65 75 .464 23 Pittsburgh 64 74 .464 23 Section Ouest San Diego 90 50 .643 — San Francisco 76 64 .543 14 Los Angeles 70 70 .500 20 Colorado 64 77 .454 261/2 Arizona 56 85 .397 341/2 Meilleur deuxième Chicago 78 62 .557 — New York 77 63 .550 1 San Francisco 76 64 .543 2 Hier Montréal 8, Floride 0 Chicago Cubs 5, Pittsburgh 2 Atlanta 1, N.Y.Mets 2 Philadelphie à Milwaukee Cincinnati à St.Louis San Diego au Colorado Houston en Arizona San Francisco à Los Angeles Samedi Atlanta à N.Y.Mets, 13h15.Cincinnati à St.Louis, 13h15.Houston en Arizona, 16h05.San Francisco à Los Angeles, 16h05.Montréal en Floride, 19h05.Chicago Cubs à Pittsburgh, 19h05.Philadelphie à Milwaukee, 7:117h.San Diego au Colorado, 20h05.Dimanche Montréal en Floride, 13h05.Chicago Cubs à Pittsburgh, 13h35.Atlanta à N.Y.Mets, 13h40.Philadelphie à Milwaukee, 14h05.Cincinnati à St.Louis, 14h10.San Diego au Colorado, 15h05.Houston en Arizona, 19h35.San Francisco à Los Angeles, 20h05.LIGUE AMÉRICAINE Section Est G P Moy.Dift y-New York 99 38 .723 — Boston 81 57 .587 181/2 Toronto 74 66 .529 261/2 Baltimore 69 70 .496 31 Tampa Bay 54 85 .388 46 Section Centrale Cleveland 77 62 .554 — Chicago 64 75 .460 13 Kansas City 64 75 .460 13 Minnesota 62 77 .446 15 Detroit 53 87 .379 241/2 Section Ouest Anaheim 77 63 .550 — Texas 74 65 .532 21/2 Oakland 64 76 .457 13 Seattle 63 75 .457 13 Meilleur deuxième Boston 81 57 .587 —: Texas 74 65 .532 71/2 Toronto 74 66 .529 8 y-assuré d’une place dans les séries.Hier Cleveland à Detroit Boston à Toronto Minnesota au Texas N.Y.Yankees à Chicago White Sox Kansas City à Anaheim Baltimore à Seattle Tampa Bay à Oakland Samedi Boston à Toronto, 16h05.Baltimore à Seattle, 16h05.N.Y.Yankees à Chicago White Sox, 19h05.Cleveland à Detroit, 19h05.Minnesota au Texas, 20h05.Tampa Bay à Oakland, 21 hi 5.Kansas City à Anaheim, 22h05.Dimanche Cleveland à Detroit, 13h05.Boston à Toronto, 13h05.N.Y.Yankees à Chicago White Sox, 14h05.Tampa Bay à Oakland, 16h05.Kansas City à Anaheim, 20h05.Minnesota au Texas, 20h05.Baltimore à Seattle, 21 h05.
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