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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-09-12, Collections de BAnQ.

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ÎS:r»?j/y Sb\ J'jJJJULI iftMi P -MW TNM ressort LES T VERTES mythes ivre, ici e le théâtr reau LE DEVOIR STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR L’an mil neuf cent quarante-huit.Une année faste.Gratien Gélinas crée alors son Ti-Coq et marque d’une première pierre blanche l’histoire du théâtre québécois.Mercedes Palomino fonde pour sa compagne le Théâtre du Rideau Vert, où, vingt ans plus tard, allaient prendre vie Les Belles-Sœurs, avec le retentissement que l’on sait.Et puis, cette qnnée-là, cette année phare, Paul Emile Borduas et ses jeunes amis au-tomatistes publient leur manifeste, Refus global, devenu comme ces autres événements un point de référence incontournable de la modernité artistique québécoise.Claude Gauvreau, né en 1925, est cosignataire du brûlot.Trois de ses «objets dramatiques»», de la série des Entrailles, y sont même annexés.L’année précédente, il a porté à la scène un de ces objets, intitulé Bien-être, en donnant la réplique à sa muse, Muriel Guilbault.Le suicide de la comédienne, en 1952, l’affecte terriblement.Gauvreau doit être interné à plusieurs reprises.Mais jusqu’à sa propre mort tragique, en juillet 1971, il continue de défendre l’art radicalement nouveau avec un engagement intransigeant.Pour ce demi-frère du criminel et du dément, la poésie ou le théâtre, comme la peinture, doivent permettre un dépassement de la perception et de la matière.Sa parole est une épreuve de destruction et de reconstruction, une œuvre au noir, une plongée nocturne dans l’au-delà de la conscience.VOIR PAGE B 2: ORANGES PHOTO JACQUES NADEAU D .L I ! n I/-» c -i m n ri i IA cont6Dlbr6 1998 ommees Tombée publicitaire le vendredi 18 septembre 1998 CLICHE REPETE A ECLAIRAGE DIFFERENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR © Disques Page B 3 Vitrine du disque Page B 3 Cinéma page B 4 'riiéâtrc Page B 7 À Québec Page B 8 Médias B 9 Disques classiques Page B 10 Expérimentation et création La folie gestuelle de José Navas prend corps dans un nouveau spectacle Pour son nouveau passage à l’Agora de la danse du 15 au 26 septembre, puis au complexe Méduse à Québec du 15 au 17 octobre, José Navas a imaginé un programme où simplicité et étrangeté se côtoient et se rencontrent constamment.Une série de spectacles assurés par le plus talentueux des chorégraphes de sa génération, en guise d’ouverture de la saison 1998-1999.ANDREE MARTIN Plus d’une fois j’ai écrit à propos de José Navas.Normal.Sa danse, sa folie gestuelle et ses qualités indéniables d’interprète en font actuellement une des figures dominantes de la chorégraphie québécoise et canadienne.Le public, comme la plupart des critiques, est souvent demeuré étonné, médusé, devant les expériences gestuelles et dramatiques de l'artiste et de ses collaborateurs.Aussi, ce n’est pas le fait du hasard si, lors de son passage au festival Danse Canada, en juin dernier, il a obtenu un succès sans équivoque; de quoi faire des envieux chez n’importe quel jeune artiste à travers le pays.En chorégraphe osé et surprenant, José Navas n’a donc pas fini de faire parler de lui.Avec quatre projets de création d’ici le prochain millénaire, son nom, et celui de sa compagnie Flak, vont vraisemblablement apparaître plus d'une fois au programme des prochaines saisons.«Lorsque j’ai terminé le festival Danse Canada, j’ai tout de suite voulu tomber dans un autre projet, au lieu de me contenter de ce succès et de tourner avec le spectacle pendant deux ans.Il est important pour moi d’entreprendre une nouvelle création, d’avoir un nouveau défi et de rester toujours dans l’expérimentation.Cette année, nous avons changé beaucoup de choses dans la structure de la compagnie.Au-delà du fait que nous devenons plus indépendants en termes administratifs, il est clair que nous allons dorénavant fonctionner par projet.Ce qui m'intéresse, c'est de travailler avec des collaborateurs, des personnalités, des gens qui sont créatifs, au lieu d'avoir une compagnie fixe.» Forte équipe Le nouveau passage de Navas et de sa compagnie Flak s’annonce comme une soirée incontournable.Installé au studio de l’Agora de la danse pendant 15 jours, soit du 15 au 26 septembre prochain, l’artiste présente un programme triple: Abstraction, une création sur la musique tendre de Chopin, One Night Only 3/3, une œuvre nocturne sur les travers de l’être humain (en première montréalaise) ainsi que Bosquejo, un solo proprement déroutant.VOIR PAGE B 2: EXPÉRIMENTATION B 2 I.K I) E V II I II , I.E S S A M E I) 2 E T I) I M A N C II E I 3 S E I’ T E M II II E I II !) H MTS EXPERIMENTATION Solitude SUITE DE ÊA PAGE B 1 Malgré l’intérêt des trois œuvres de cette soirée, One Night Only 3/3 constitue sans aucun doute l’une des pièces de résistance.Ce trio, interprété par Navas lui-même et ses collaboratrices de premier ordre, les chorégraphes et danseuses Dominique Porte et Estelle Clareton, fait incontestablement partie des œuvres les plus intéressantes qu’il nous sera donné de voir cet automne.Fruit d’un échange de talents, troisième pièce d’une trilogie, One Night Only 3/3 joue sur plusieurs tableaux.Entre l’ambiguïté sexuelle, le travestissement, l’exhibition et la mise en suspension du statut du spectateur — ici, on ne sait parfois plus très bien si on est un simple observateur, un voyeur, ou un acteur de cet étrange spectacle — ce trio nous donne l’embarras du choix dans l’interprétation.Il faut dire que les collaborateurs de Navas, pour la danse comme pour la musique (Laurent Maslé), l’éclairage (Axel Morgenthaler) et les costumes (Liz Vandal), ont eu suffisamment de place pour y mettre un partie de leur énergie créatrice.«Il est important de placer les collaborateurs au même niveau que moi dans le processus de création.C’est sûr qu’à un moment donné, on a besoin d’une direction, tant pour l'aspect visuel que pour l’aspect chorégraphique.Mais chacun a la responsabilité de son matériel créatif.Dans ce cas-ci, par exemple, Laurent Maslé devait produire une musique qui fonctionne toute seule, sans la chorégraphie.De la même manière, Liz Vandal devait créer des costumes qui soient logiques, au delà de la danse.La chorégraphie devait, elle aussi, fonctionner toute seule, sans éclairages, sans costumes, sans accessoires.» Un tel travail ne peut être rendu possible sans un investissement personnel et une grande autonomie de la part des collaborateurs.Mais, à en croire les œuvres de Navas, l’aventure est possible et donne des résultats particulièrement probants.Luna Lle- CYLIA VON TIEDEMANN One Night Only 3/3, de la Compagnie Flak.na (1996), Sterile Fields (1996) et même Bosquejo (1997), présentées en Mars 1997 à l’Agora de la danse et toutes trois créées à partir d’un principe similaire, demeuraient d’une grande profondeur dramatique, d'une inventivité tous azimuts et d’une force d’évocation incroyable.Abstraction, la dernière création de Navas, demeure quant à elle une énigme.Encore ici, le projet a des allures de défi et d’expérimentation; deux termes qui reviennent souvent dans le discours du chorégraphe.«Le défi premier, c’était de faire une pièce sans argent.Ça ramène la création à la simplicité et à l'essentiel: le mouvement, l’espace, le public, la chorégraphie, la structure.J’ai l’impression qu ’Abstraction, c’est le début d’une nouvelle étape, comme l’ont été Sterile Fields et Celes-tiales à un moment donné.» Autant Navas sait complexifier les choses dans ses œuvres, en y ajoutant différents accessoires, beaucoup d’effets d’éclairage, etc., autant il a cette I i < "iii|t.r.:nu il» l'< ».|VI.U|II» pn si iii» » .ivi*c lu TluViirv I )t iiiM- IVIIiiu r LE PENDU VOUS SALUE BIEN oii François de Montcorbicr, dit François Villon Texte : Mare (>ooris Mise en seêne : Jean-IMerre lamelle Neéin>nraphie et éclairage: Stéphane Ratifeler capacité de faire table rase pour revenir aux sources de toute chorégraphie.Pour sa nouvelle expérience de création, il a choisi de plonger au cœur de la solitude, et de positionner la musique de Chopin comme unique compagnon de voyage.«Je traverse actuellement une période de ma vie où je reconnais la solitude, et je pense que c’est la première fois.Je me sens bien avec la solitude, mais j’avoue aussi que je me sens mal avec elle parfois.Abstraction, c'est la reconnaissance de la solitude et de la simplicité.C'est très personnel comme pièce.Auparavant, j’ai toujours réussi à dévier de cet aspect personnel, et à faire quelque chose de plus abstrait par rapport à ce que je suis.Mon défi ici, c’est d’être très personnel avec mon solo.Vivre sur scène ce que j’ai à vivre.Ne pas avoir peur d’être personnel, et même lyrique.» Si l’artiste a choisi d’utiliser ce qu’il y a dans sa vie pour faire une pièce solo, il a cependant, et peut-être même ironiquement, décidé d’intituler cette création Abstraction.Ainsi, malgré son désir de changer constamment les règles du jeu, le chorégraphe d’origine vénézuélienne conserve-t-il toujours une manière bien à lui de faire subsister l’énigme, bien au delà des mots et de la danse.ORANGES Règlement de compte SUITE DE LA PAGE B 1 Et quand ses œuvres atteignent la limite de leur possibilité, le langage lui-même est mis en charpie par la langue exploréenne, avec ses mots inventés, ses notes, ses sons, ses révélations sonores, ses cris, ses «bribes de mots abstraits connus, modelés dans une intrépide sarabande inconsciente», comme il l’explique lui-même.A l’école de cette poésie, on n’écrit pas, on crie.Et dans ce théâtre, on se bat, avec des pièces aux titres programmatiques, de La Charge de l’orignal épopnyable aux Oranges sont vertes.A sa création, le soir du 13 janvier 1972, dans la grande salle de la Place des Arts, où logeait alors le Théâtre du Nouveau Monde (TNM), cette pièce surrationnelle et exploréenne avait sonné le public et la critique, un peu comme les réalistes et joualisantes Belles-Sœurs, quatre ans plus tôt.Et maintenant, 26 ans plus tard et surtout un demi-siècle après Refus global, le grand théâtre institutionnel et pourtant avant-gardiste retente le jeu, rouvre Les oranges., les sort des boules à.mythes.«Le TNM a d'abord songé célébrer le 25' de la création, en 1997, et a alors engagé des négociations avec le Théâtre de Quat’Sous, qui voulait aussi s’y attaquer, dans la foulée du succès obtenu avec la reprise de La Charge de l’orignal épormyable», explique la directrice de l’institution, Lorraine Pintal, qui mettra elle-même en scène Les oranges sont vertes.«Finalement, le cinquantenaire du manifeste nous a donné l’impulsion nécessaire pour oser se frotter à cet univers franchement dangereux.» En même temps, la Madame Louis XTV de ce Nouveau Monde prévient qu'il serait réducteur de ne se concentrer que sur ce seul élément commémoratif.Pour elle, le contexte de production importe moins que le texte de la création.«C’est une œuvre qui dépasse largement l'actualité, poursuit-elle, une œuvre d’une forte universalité, dans les thèmes, les situations et la langue.Gauvreau fait partie des grands classiques québécois, au même titre que Tremblay, Ducharme ou Dttbé.C’est d’abord et avant tout pour ça qu'on le rejoue au TNM et qu’on le relira sans doute encore dans plusieurs décennies.» La jeune Lorraine Pintal a vu la première version alors qu’elle terminait fÀMtàv.y ikdwtMU théâtre du rideau vert V (Les trois procès d'Oscar Wilde) Moisés Kaufman Traduction : René-Daniel Dubois Mise en scène : René Richard Cyr Du 22 septembre au 17 octobre 1998 Réservations : (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca Service de garderie le samedi et le dimanche en matinée, sur réservation seulement, v Marc (¦ooris Dorothée Jean-François Lainhinon ‘ Warnioes Denis Bernard Henri Chassé Normand D’Amour Stéphane Gagnon Claude Prégent Bobby Beshro Sylvain Bélanger Jocelyn Blanchard Clermont Jolicoeur i) s 1 w *‘ P-r*'»fit!SrV4SIJ WW«ip, h ' ¦¦-1 *¦¦!, MA’M t.4 .¦ -, .-1» v~ ™ * kc *sc* :a saw»-* * « u•.casa.W‘Wi'1 *>MPWUI K IAÇÿlTUtt |1 et l> CCMMUNÇAtON ICIMU SAlICNAi IA CMMAtÇÇWHtl t).it.i'.4 m* U./C.N iNifîVMi .fai 2) CKPI -M?Mo-tfor; S'Si’KXM (96,9 fm! .SDA PRODUCTIONS INC n MOTION jNTNNÀÎK>Ul.jc« Jm etite histoire veut quYvette Brin-d’amour l’ait remarqué dans un festival d’art dramatique.Ije Rideau Vert lui a ensuite confié le rôle d’Octave dans Ims Caprices de Marianne, de Musset Le petit écran l’a ensuite aspiré.11 a été de 1m Pension Velder, de Cap-aux-Sorciers, du Tac au tac, du Temps d’une paix, du Parc des Braves, de Jamais deux sans toi.Mais il n’a jamais au grand jamais abandonné le théâtre.On ferait d’ailleurs un long, très long monologue en enfilant à la queue leu leu les mille et un rôles, petits et grands, qu’il a défendus sur toutes les scènes du Québec.Gérard Poirier a également tâté de la mise en scène et écrit une comédie légère, Berthe et rose en Floride, périodiquement reprise dans les salles estivales.Depuis quelques années, le vieux routier est même en train de développer une nouvelle spécialité dans des rôles franchement délirants, un peu en contre-emploi de son image de prince des planches.Pour être juste, on a toujours fait appel à lui pour des rôles humoristiques, dans les boulevards notamment.Mais depuis quelque temps, les metteurs en scène osent tirer beaucoup plus de jus comique de cette formidable bête de scène.«L’image sérieuse, très digne, assez sinistre même, cette image que Ton se fait de moi, vient de la télévision, commente-t-il.Comme si j'avais toujours joué là des curés, des avocats ou des médecins, alors que j’ai tenu des rôles comiques dans certaines séries.Et maintenant, au théâtre, j’ai l’impression d’un renouveau.Et je pense surtout que Ton fait appel à moi pour des rôles moins sérieux alors même que le théâtre québécois se prend moins au sérieux.On a appris à rire, à s’amuser de nous-mêmes, ce qui est une preuve de maturité.Il y a trente ans, on aurait trouvé une telle attitude sacrilège.» Il juge que la libération à la scène est venue dans la foulée de toutes les libérations sociales.Il est aussi «très heureux» de constater que les jeunes metteurs en scène lui font confiance et le redemandent.«Probablement parce qu'ils sentent le plaisir que j'éprouve sur scène, propose Gérard Poirier.Je ne crois pas qu’un acteur doive être un être qui se torture.Moi, j’essaie maintenant de trouver de l’hu- mour, dans la vie comme au théâtre, dans les petites comme dans les grandes choses.Même dans les tragédies, on peut retrouver cette politesse du désespoir, par moments.» Dans cette perspective, l’idée d’aller faire (disons) le clown, sur une piste, lui plaît énormément.«C'est la première fois que la belle salle de l’iïspace Go est aménagée de cette façon.Cette disposition permet d'explorer un jeu très intéressant, un autre rapport avec le public qui nous enveloppe.En plus, la piste de cirque intensifie l’idée du grand jeu que propose cette pièce, le grand spectacle qu ’est le spectacle de cette mort.Oui, c’est ça.Les personnages sont par moments des clowns et nous proposons tous ensemble un dernier tour de piste.» /1h éôtre d'dujourd'hui le théâtre de la création québécoise de Pan Bouyoucas mise en scène de Serge Denoncourt AVEC ; Christian - Brisson Dargis : Han Masson \ $ Igor Ovadis ; [i ASSIS IAN(t •'* À I A MIS! I N SftNt \J Annick Nantel * fONfl IM ION SONORE * I l VISUELLE - F rançois Barbeau i l ouise Campeau > Martin labrecque -l arsen lupin DU il SEPTEMBRE AU 10 OCTOBRE 1998 Billets à prix unique : 20$ Direction: Rene' Richard ( yr.Jacques Ve'/ina RÉSERVATIONS [514] 282-3900 Les Productions Kritas présentent #.%Le Théâtre National de Grèce Euripide 29, 30 septembre Sophocle 2, 3 et 4 octobre « Acteur, clown, improvisateur, diablotin, cet artiste accomplit sous nos yeux rien de moins qu'un miracle, le miracle du théâtre, le miracle de plusieurs métamorphoses, dont celle des spectateurs à leur insu, tout cela avec une indéfectible sensibilité et avec un respect et une délicatesse de sentiments exceptionnels.» I .e Devoir „ Bon et beau comme la tendre entance.Parcours initiatique ri une grande intelligence poétique mettant en cause la tragilité de l'existence et la suprématie rie l ’esprit La Presse ^ « Son spectacle a charmé, ému.déridé testivaliers et critiques.Un solo que.depuis 1991.il a déjà joué Ta1 Gilz LHJ Métropolitain ?'¦ % : du Mourier plus de 350 fois à travers le monde, dans six langues.•• Noir 25 août au 12 sept.EN VENTE MAINTENANT au (514) 521-4493 / ADMISSION (514) 790-1245 En grec avec surtitres français n m» mm LE DEVOIR Théâtre Maisonneuve Place des Arts cft> Billets en vente ou réservations Place des Arts - 842-2112 Admission - 790-1245 - 1 800 361-4595 L’événement de la rentrée En Tournée nord-américaine*BOSTON»NEW YORK»MONTRÉAL»TORONTO L E I) E V 0 I 11 , L E S S A M EDI 12 ET DIMAN C 11 E I 3 S E I* T E M B H E I !) !> B À QUÉBEC Une tout autre vision du corps Marc Fournel travaille à une installation vidéo explorant le mythe de Persée L’ACQUIS ET SA MEURTRIÈRE Installation vidéo de Marc Fournel Salle d’exposition de La Bande vidéo Complexe Méduse Du 11 septembre au 2 octobre, du mercredi au dimanche, de 12h à 17h VINCENT DESAUTELS CORRESPONDANT DU DEVOIR A QUEBEC La résidence d’artiste me met un peu en position de vulnérabilité.» Du haut de ses six pieds solidement charpentés, marqué d’un sourire indélébile, Marc Fournel a l’air de tout sauf vulnérable.L’artiste d’origine montréalaise, installé à Hull où il collabore avec le centre vidéographique Dai'mon, habite présentement le complexe Méduse.Invité par La Bande vidéo de Québec, il a ces temps-ci un statut d’artiste en résidence et son séjour dans la capitale vise essentiellement à la réalisation d’une oeuvre sur le thème de la Méduse.Dans la petite chambre juchée au dernier étage du complexe artistique, entre ciel et terre, au beau milieu de la côte d’Abraham qui relie haute-ville et basse-ville, Marc Fournel a presque l’air perdu.Autour de lui, les murs nus, les couleurs éteintes, l’anonymat du mobilier pourraient dépayser le plus endurci des voyageurs de commerce.Planté devant une maquette conçue avec trois fois rien, Marc Fournel ne s'en formalise plus; il en profite.«Au début, je me sentais désorienté.Je me couchais à neuf heures, je me levais à neuf heures.Mais le fait d'être hors de mon milieu habituel de création, loin de mon atelier, me force à la réflexion.Réflexion sur moi-même, sur mon travail, sur la vidéo, sur la façon dont je perçois l’art.La résidence me force à un certain arrêt, un arrêt bénéfique.» Métaphore de la connaissance La résidence d’artiste lui apporte aussi des avantages que seul un complexe multidisciplinaire comme Méduse peut offrir.L’installation vidéo qu’il entreprend ici nécessite plusieurs médiums, outre la vidéo.«C’est fantastique d'avoir ici toutes ces ressources en commun!», s’enthousiasme-t-il, lui qui entend collaborer avec Avatar, autre membre de Méduse, pour peaufiner une trame sonore à la mesure de ses ambitions.Intitulée provisoirement La Faute et la Raison, l’installation vidéo explore le thème exigé dans le cadre de la résidence sous l’angle des artifices empruntés par Persée pour combattre le monstre.Il suffisait de regarder Méduse pour aussitôt mourir pétrifié, raconte la légende.Pour en venir à bout, Persée s’était muni de sandales ailées, d’un casque qui le rendait invisible et, surtout, évitait de regarder la Gorgone en face grâce à un bouclier de bronze poli qu’il utilisait comme miroir.«Je vais travailler par rapport aux déplacements de Persée dans l’antre du monstre, tout en insistant sur le mythe CHŒUR DES JEUNES r DE LA FACULTE DE MUSIQUE ONVVr 4% r rr to avec vv° \K «0 s direction : Julie Couture Le samedi, en avant-midi • 6 À 8 ANS : ATELIER DES TURLUTINS • 8 À 17 ANS : CHŒUR DES JEUNES Pour information et réservation SOURCE MÉDUSE Extrait de la bande vidéo de l’installation L’Acquis et sa Meurtrière, de Marc Fournel.de Méduse comme métaphore de la connaissance totale, qu’on ne peut saisir que par réflexion, jamais en face», explique Marc Fournel.Sur sa maquette, le centre est occupé par un puits, au fond duquel sera projetée une bande vidéo: «Le puits de la connaissance, un lieu des possibles.» Autour de ce point central, trois colonnes translucides, figurées à l’échelle par des verres, d’où sortira la bande son.«Ça ressemblera à une salle des oracles», prévoit l’artiste lancé sur la piste de la Grèce antique.Depuis quelques jours, il s’est attelé au tournage des images vidéo.Grottes de Boischatel ou rayons de bibliothèque, il les manipulera ensuite pour donner, sur un écran plat, l’impression d’un cône infini, d’un puits sans fond.L’Acquis et sa Meurtrière D’ici à ce que Marc Fournel ait complété la bande vidéo de son instal- lation future, son séjour à Méduse donne lieu à la présentation de ses œuvres antérieures.A la fin de la résidence, le vendredi 2 octobre prochain, le lancement de La Faute et la Raison permettra aussi la diffusion de ses précédents vidéos.Le gros morceau de son séjour reste cependant la présentation de l’installation vidéographique L’Acquis et sa Meurtrière (1997).Le parcours artistique de Marc Fournel est encore récent; L'Acquis et sa Meurtrière, présentée initialement à la Galerie de l’Université du Québec à Hull, aura été sa toute première installation.Formé en design industriel, Marc Fournel se considère comme un manuel.«En fait, j'ai toujours été fasciné par la forme», justifie-t-il.C’est en collaborant à des projets de sculptures publiques, en tant que technicien, qu’il a découvert sa voie.Marc Fournel s’est fait la main avec quelques contrats de sculpture, des réalisations en vidéo et, bien sûr, plusieurs installations qui se sont succédé depuis.Son travail, fort remarqué, a connu une diffusion nationale et internationale enviable.L’installation qu’il reprend pour La Bande vidéo de Québec traduit bien ses préoccupations artistiques.Dans la salle, deux immenses murs de métal rouillé, de quelque 32 pieds chacun, convergent sans se rejoindre pour former une étroite fente de huit pieds de haut: la meurtrière du titre.Le spectateur, confronté à ces éléments architecturaux, se trouve dirigé vers la fente qui appelle son regard.C’est là que Marc Fournel a ménagé une double plaque de verre, étroite et horizontale, suspendue dans un cercle de métal et sur laquelle le spectateur voit une projection.«Je me suis filmé dans un cadre déterminé, aux dimensions de la plaque, où j'effectue une chorégraphie lente, une sorte d’étude du mouvement dans un espace donné», décrit Marc Fournel.Au montage, il a superposé sur la surface du corps des images de paramécies, organismes unicellulaires filmés au microscope.«Ça suggère un dialogue, une danse entre le mouvement du corps et celui des paramécies, poursuit-il.Im projection sur plaque de verre s'approche de l'observation clinique.» C’est une autre vision du corps, partielle, contrainte par l’espace, qui demande à l’œil un travail de reconnaissance, voire de reconstruction puisque la superposition d’images pousse encore plus loin le passage de trois à deux dimensions.la structure métallique conditionne le visionne-ment et contraste, par sa présence imposante et rugueuse, avec l’intempo-ralité de la projection.«Je tente de rejoindre la frontière entre la matérialité de la sculpture et l’immatérialité de la projection.Les mondes que je présente n’ont rien à voir avec le réel.En fait, la création m’incite à sortir du réel.» Université de Montreal Faculté de musique 343-7512 Karen Young uinov ic vnn r au mrr it NICE WORK IF YOU CAN GET IT CONCERT EJVIBRE 1>9à"• 20H, 23 AU £AIV|.26 SI [lets EN V£n{e AU CABARET (B45-2014J, EN TOURNÉE RÉSEAU SCÈNES • TRACY 2 OCTOBRE l 998 • TERREBONNE 9 OCTOBRE • L'ASSOMPTION 17 OCTOBRE ST-JÉROME 13 NOVEMBRE • STE THÉRÈSE 20 NOVEMBRE • LONGUEUIL 28 JANVIER 1999 • BELOEIL 30 JANVIER • GRANBY 5 FEVRIER VALLEYFIELD 6 FÉVRIER • ST-JEAN-SUR-RICHELIEU 27 FÉVRIER • EN TOURNÉE • COATICOOK 3 OCTOBRE 1998 • GATINEAU 10 OCTOBRE QUÉBEC 16 OCTOBRE • DRUMMOND VILLE 19 FÉVRIER 1999 • SHERBROOKE 24 FÉVRIER • REPENTIGNY 26 FEVRIER Nouveau ^ .spectacle le voyage est surréaliste à chaque fois.Avec quatre musiciens qui donnent des ailes à ses mots, Julos amuse, récite, chante et berce.Montréal_________________________________________ 16, 17, 18 et 19 septembre à 20 h , Gesù 1200, rue de Bleury .(Métro Plate des Arts) wm m.*.""*•*- M |4|4.«*I4»'* Réservations: -4036 Québec de pu^ 24, 25 et 26 septembre à 20 h HLæÆ JP Théâtre Petit Champlain Maison de la Chanson ans 68, rue Champlain Réservations: (418) 692-2631 [¦P Vanmck _______________r,uho Une présentation de S a b e n a sabena Une production I • y ¦ r lion CLAUDIO RICIGNUOLO de l’Orchestre Métropolitain «Claudio Ricignuolo est un passionné de musique et un formidable vulgarisateur.» — yves beauchemin, écrivain « Une grande aventure culturelle ! » — Antoine del busso, éditeur « C’est sans hésitation que je recommande à tous les mélomanes ce cours d’appréciation de la grande musique.» — fernand nault, chorégraphe émérite, Les Grands Ballets Canadiens « Un cours génial qui situe la musique dans sa perspective historique et littéraire, mais avec un professeur passionné et accessible.» — rené tinawi, professeur titulaire, École Polytechnique de Montréal INVITATION A LA MÉLOMANIE Une série de 8 cours d'initiation à la grande musique SÉANCES D’INFORMATION GRATUITES Pour renseignements : (514) 385-5015 • http://www.colba.net/-claudior fayen de fautes et touMUtteu4e& de nuMtnéat ùtc.Le Foyer de jeunes travailleurs, partenaire de l'entreprise privée Tèl: (514) 522-3198 THEATRE MAISONNEUVE Plate des Arts (142-2112 Admission 790-1245 ORCHESTRE DE CHAMBRE McGILL Chef d'orchestre / Fondateur: ALEXANDER IÎROTT .WATER MUSIC (AU COMPLET) ROYAL FIREWORKS MUSIC’’ * M Concerto Grosso Opus 6 No.5 DE HANDEIJM 14 SEPTEMBRE 20H00 Cnlnncso Cnnndn Inc.97 I.H I) K VI) rit , I.K S S A M K I) I I 2 V.T D I M A X (' Il E I A S E I’ T K M H II K I II II S MÉDIAS Un ovni télévisuel Le Royaume, version française de Kingdom de Lars Von Trier, arrive au Québec précédé d’une imposante réputation, une véritable série-culte en Europe.C’est la série télévisée la plus originale de la saison.Pourtant, vous en entendez peu parler.Depuis une semaine, tous les feux de l’actualité télévisuelle sont plutôt tournés sur Stéphan Bureau, sur La Petite Vie, sur Black Ont à TQS.Ils seront bientôt tournés sur le retour de Julie Snyder.Mais pour véritablement comprendre comment on peut faire de la télévision différente, il faut regarder Le Royaume à Télé-Québec.PAUL CAUCHON LE DEVOIR Il existe différentes façons de faire de la télé.On peut décider par exemple de montrer la vie dans un grand hôpital, avec des luttes de pouvoir, des histoires d’amour et d’adultère, des problèmes administratifs et sociaux.C’est l’approche fiction-documentaire.L’approche «ceci pourrait être la réalité, c’est de la fiction, mais on vous laisse entendre aussi que la réalité est encore plus sérieuse».On peut aussi confier le tout à Dits Von Trier.Et se retrouver devant une sorte d’ovni télévisuel qui s’amuse avec les codes narratifs classiques, comme les luttes de pouvoir et les histoires d’adultère, iwur ensuite tout faire voler en éclats.Les premiers épisodes de Le Royaume datent de 1994, et l’année dernière Von Trier en a filmé de nouveaux, tout en promettant, pour dans deux ans, une troisième série d’épisodes.Télé-Québec nous présente donc onze épisodes d’une heure actuellement disponibles.l£ cinéaste danois Lars Von Trier, âgé aujourd’hui de 42 ans et vedette montante du cinéma européen, a tourné cette saga entre ces premiers films, Elements of Crime et Eu-ropa, et son Breaking the Waves (L’amour est un pouvoir sacré), qui lui a valu une reconnaissance internationale.De son propre aveu, il a voulu faire «un mélange de soap opéra et d'Iiorreur comme c’est censé être pour toute la famille, ça permettra à toute la famille d’avoir peur!» (selon une entrevue reprise sur le site Internet de la chaîne Arte en France).Il déclare également avoir été influencé par la série Twin Peaks de David Lynch et par une vieille émission pour enfants, Belphégor.Il affirme avoir écrit le scénario du premier groupe d’épisodes en un mois et demi.Mais il ne faut pas toujours prendre au pied de la lettre ce qu’il dit; Von Trier, qui se déclare hypocondriaque, ajoute aussi que lors du tournage il a fallu effectuer des rites pour éloigner les esprits, mais que les esprits ont réussi à perturber la salle de montage.Le Royaume, donc, c’est d’abord le nom d’un hôpital ultra-moderne au cœur de Copenhague, construit sur le site d’un ancien marécage.Mais la similitude avec ER ou avec la série Urgence de Réjean Tremblay s’arrête là.Essayez d’imaginer: dès les premières images un jeune neurologue voit une ambulance.qui disparaît en fumée.On apprend que le professeur Helmer, un Suédois exilé grand spécialiste du cerveau, déteste les Danois et participe à une initiation complètement ridicule avec les autres cadres de l’hôpital.Les infirmiers picolent et fument en cachette.Un étudiant en médecine se promène avec un pistolet jouet-laser.Une patiente, Mme Drusse, tente de se faire hospitaliser pour la 26e fois pour d’imaginaires engourdissements et dans un ascenseur elle entend les cris d’une enfant morte depuis des décennies.Elle organise ensuite une séance de spiritisme dans sa chambre.Vous n’avez encore rien vu, la première heure est plus tranquille que les autres, paraît-il.Dans les autres épisodes vous assisterez à des scènes d’exorcisme et de vaudou à l’hôpital, un médecin organisera un marché noir dans le Trois personnages inquiets de leur sort.1998 QUINZII /vu SAISON Violons du Roy BERNARD LABADIE Direction artistique et musicale 1S Les Suites pour orchestre chef : Bernard Labadie soliste : André Papillon, flûte Samedi 19 septembre 1998 à 20 h à l'Université McGill, Salle Pollack Billetterie et abonnements : (514) 398-4547 Présenté en collaboration avec ans d DONOHUE Natalie Choquette.La Diva sur Broadway et au cinéma Une mise en scene originale, un répertoire différent, des costumes fantaisistes.Un rendez-vous musical très coloré! Les Envolées musicales Air Canada Mardi 15 et mercredi 16 septembre 1958, 19 h 30 Emu de Cou, chef d orchestre Natalie Choquette, soprano Œuvres de Bernstein, Gershwin, Berger-Plamondon, Morricone, Legrand.uni msrriiAiniN ni ( III (IM MAN 11 I 1AI Kl niiion Admission : 790-1245 Salle Wilfrid-Pelletièr Bl ____________________ ., , ., U K AC 730 OSM ¦ 842-9951 Plan- dns Arts 842-2112 Place des Arts Le professeur Helmer, un Suédois détestant les Danois.soc kit: ii i i québec; sous-sol, un cadavre perdra la tête et tout le monde la cherchera, un spécialiste du cancer se fera transplanter un foie malade pour mieux l’étudier, et pendant tout ce temps deux laveurs de vaisselle trisomiques commenteront l’action sous la forme d’un chœur grec.Ali oui: le ministre de la Santé visitera l’hôpital, sera attaqué par des fantômes et devra être hospitalisé.Un mélange étonnant d’humour noir, de fantastique et d’horreur (paraît-il, quoique dans le premier épisode que nous avons vu ce n’était pas encore très horrifiant), filmé dans des couleurs délavées jaunes et vertes, avec une bande-son oppressante, des angles de caméra biscornus, bref quelque chose qui ne ressemble à rien de connu.L’idée générale consiste à montrer le conflit entre la science triomphante, l’arrogance des spécialistes et la haïr te technologie contre les forces de l’irrationnel.De nombreux commentateurs ont également tenté d’y lire plusieurs symboles: l’hôpital représente le lieu de passage entre la vie et la mort, il représente l’arrogance de la science qui ne gagnera jamais contre la mort, et ainsi de suite.Mais on soupçonne surtout Von Trier de s’être d’abord beaucoup amusé dans cette fable méchante qui joue sur nos peurs profondes.La série est présentée depuis lundi dernier à Télé-Québec-à 23h, mais chaque épisode est repris le samedi suivant a 22h30.Le premier épisode est donc présenté ce soir en reprise, et c’est l’occasion d’attraper la série au vol dès le début, avant le deuxième épisode présenté lundi le 14 septembre.SOURCE TÉLÉ-QUÉBEC ALEXANDER BROTT Fondaieur/CHel Boris Broil Chef adjoint Denis Broil Direc«eu( arlislique Commanditaire corporatif principal G i ' 'J 14 SEPTEMBRE HANDEL : WATER MUSIC et MUSIC FOR THE ROYAL FIREWORKS (intégral) 1er FEVRIER CONCERT BEETHOVEN Triple Concerto Opus 56 5e Symphonie 12 OCTOBRE QUATUOR DE GUITARES LOS ROMEROS Rodr/go/Concerto Andaluz Ginastera : Variationes Concertantes VIENNA BOYS'CHOIR Concert 500e anniversaire / Orchestre de Chambre de Vienne Chef d’orchestre : Agnès Grossmann présenté par Vienna Men’s Choir À la Basilique Notre-Dame ^’’Sprjnt^ i f, % * * i i ¦> i r i> i m a ,\ < n k i ;i s k i* t !¦: ,u it n !•; i n n s Imaginer le théâtre sur une musique géniale Boulez dirige l’orchestre de Chicago dans un programme opératique éblouissant ARCHIVKS I.E DEVOIR Pierre Boulez étonne encore par la précision et la clarté qu'il insuffle à L’Orchestre de Chicago FRANÇOIS T O L SIG NANT BLUEBEARD’S CASTLE Béla Bartok: A Kékszakâllü herceg vâra (Is Château de Barbe-Bleue), opéra en un acte sur un livret de Béla Balàsz.Judith: Jessye Norman; Barbie-Bleue: liszlo Polgâr; Narrateur du Prologue: Nicholas Simon: Orchestre symphonique de Chicago, dir.Pierre Boulez.Durée: 58 min.02.DGG 447 040-2 Au tournant du siècle, les compositeurs d'Allemagne et ceux de l’Empire austro-hongrois se détournent des formes ampoulées et des sujets frivoles qui caractérisent une certaine production dont le Marta, de Flo-tow, est un bon représentant de même que les ampoulades wagnériennes comme le Guntram de Richard Strauss.On trouve aussi «frivole» la grande part du vérisme italien joué à Vienne et on se désole du goût «Kaka-nien».l’expression est de Musil.Plus que le théâtre extérieur et démonstratif, on cherche, dans la foulée des aphorismes de Nietzsche et les balbutiements de Freud, une représentation des pulsions profondes de la psyché à mettre en scène.Richard Strauss lui-même, en collaboration avec Hugo von Hoffmantsall, va ouvrir le bal de toute une nouvelle génération d’opéra en un acte, à action ramassée et peu de personnages (cela compense les dépenses de l’orchestre volumineux).Salome, plus que Cavale-ria Rusticana ou I Pagliacci, va devenir le cri de ralliement d’une nouvelle génération de compositeurs attirés par la scène — et qui auront tous une chose en commun: leur horreur de l’operette.On voit donc éclore toute une série d’œuvres fortes et variées, allant des monodrames de Schoenberg (Erivar-tuug et Die Gliicklisclie Hand) au charmant Ariadne auf Naxos de Strauss, en passant par le Wozzeck de Berg (bien que noté en trois actes, l'opéra est initialement prévu pour être joué sans interruption, d'un seul tenant, ce que justifie la brièveté de l’œuvre).Dans cette foulée, a laquelle il faut ajouter un désir nationaliste hongrois ardent, s’inscrit, torse noir et splendide, le Château de Barbe-Bleue de Bartok.Un livret simple et symbolique Bien que basé sur le conte relaté par Perrault, le livret est moins tourné vers la découverte de la sexualité (la tache de sang qui ne s’efface pas de la clé) que par le désir — malheureusement impossible — de fusion passionnelle et de confiance absolue, de la destruction de l'homme qui perd son jardin secret et dont la reddition au désir féminin n'entraîne que sa perte, comme celle de l’épouse d’ailleurs.Monde sans issue, théâtre joué dans une salle noire et humide qui ne sera éclairée que par la lumière des sept portes qui s’ouvrent aux pressions de Judith avant que celle-ci rejoigne éternellement les trois autres épouses.Oui, il n'y a que quatre femmes dans ce Barbe-BleueAà, qui correspondent aux quatre périodes de la vie.La première, l'aurore; la seconde, le midi; la troisième, le soir et la quatrième, la nuit, celle de présent ouvrage.Scénario hautement précis et symbolique que celui imaginé par le poète Balàsz.Chacune des portes s’ouvre sur un aspect des richesses de Barbe-Bleue.La salle de torture, la salle d'armes, la chambre des trésors, le jar-din magnifique, l’océan de larmes et, finalement.celle des épouses qui sortiront couronner Judith pour la ramener avec elle.Attention cependant, tout cela se passe dans un environnement de murs sanglants et gémissant douloureusement.La musique peut donc se caractériser fortement et Bartok y arrive génia-lement.Di structure même est simple, comme celle du conte ou du mythe, portant encore plus l’auditeur vers les profondeurs des zones de signifiants.Même pour qui ne comprend pas le hongrois — langue dont le rythme si spécial a été à la base de la rythmique si particulière du compositeur —, suivre le livret à l’audition reste chose aisée sans détourner l’attention du propos musical.Plus une vision d’oratorio que de scène Et quelle musique! Pierre Boulez .irrive encore à étonner par la précision et la clarté qu'il insuffle à L'Orchestre de Chicago.Balance sonore, exactitude rythmique, une version cristalline (au sens de la pureté et la solidité des cristaux), d’une splendeur minérale qui frise la perfection.La realisation des motifs mérite mention.On est loin des poteaux indicateurs de monsieur Croche, un laisser-aller dans lequel tombent bien des chefs.On sent plutôt leur nécessité, et les retours deviennent alors autant de nécessité de l’expression dramatique (cette fascinante combinaison de théâtre et de musique).Car il y a des problèmes.Dans les violons surtout, qui parfois tirent un peu la note sans jamais réellement l’atteindre.Curieux que le chef, dont l’oreille n'a que peu d'égale, ait laissé passer ces petits flottements.Par contre, les cuivres et les bois sont au-dessus de tout reproche.La magnificence et la puissance absolues, sans excès de mauvais goût ni de grossièreté facile.Di pudeur de Boulez fait un énorme miracle: Jessye Norman.J’ai ré-écouté bien des belles pages avec elle et je dois admettre qu’on trouve ici la diva dans ce qu’elle a de meilleur.Tout, incroyablement tout est parfait Elle avait déjà affirmé, il y a quelque temps, que son art se trouvait à son meilleur dans les quatre derniers lieder de Strauss et dans sa Femme de l'Envartung.C'est qu’elle ne savait pas qu’elle pouvait se surpasser.Contenue par le bâton inflexible de Boulez, la voix se met au service de l’œuvre et du personnage.S;uis débordement, elle fait sortir la passion, la crainte ou l’effroi, le désir et l'amour des haut-parleurs avec une telle sincérité et un si grand naturel qu’on veut tout de suite remettre le disque dans son lecteur tant l’opéra, qui dure une heure, semble bref.Son collègue, s'il a aussi une belle voix et un timbre idoine au personnage, n’arrive pas à convaincre autant, sauf à la scène finale, celle de l’effondrement après l’extase.11 faut admettre que la mémoire garde encore vivante l'incarnation idéale de Dietrich Fisher-Dies-kau, un moment fort de la carrière du baryton.Ne pensez pas que cela dépareille l’enregistrement, au contraire; on devine presque qu’à la scène, il doit être fort présent.Voilà, le mot est lâché sur ce qui empêche l’adhésion sans réserve à cette version: la minceur du souffle théâtral.Pourtant, Boulez s’y connaît bien en temps musical et temps théâtral, ses Wagner en sont la preuve.Mais il ne semble pas avoir digéré la succession des tableaux.Uii qui d’habitude se bat contre l'opéra à numéros fait un peu de ce Barbe-Bleue une simple suite de séquences, admirablement mise en place.L’autonomie et la «personnalité» de chaque tableau (de chaque porte en fait) priment aux dépens du déroulement implacable de la roue du Destin.Peut-être ce ciment ne saurait-il se retrouver qu’en spectacle, alors que les «déficiences» musicales sont (largement) compensées par la mise en scène et la scénographie.11 faut alors se forcer à se faire son propre théâtre.Donc, revenez au livret et utilisez votre imagination: faites-vous du théâtre.Ui trame qui vous est proposée est d’une telle grandeur que cela vous sera un plaisir.OLIVER JONES 15e aNNiveRsaiRe • saisoN 1998-1999 Yuli Turovsky, directeur artistique Premier concert 21 octobre 20 h
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