Le devoir, 3 octobre 1998, Cahier A
Exigez votre Télé choix ! FONDÉ EN 1910 ?'H£q Vol.I.X X X I X •> ¦> MONTH.E AL.LE S SAMEDI ET DIMANCHE I OC Il D M !) «I S < A II I E I! S I .!) r> $ + T A ,\ K 2 ô S LES ARTS LES ACTUALITÉS Les scènes de théâtre sont à nouveau envahies par les curés!, page B 1 Un hélicoptère des Forces années s'écrase en Gaspésie, page A 10 LES ARTS La chronique d'Odile Tremblay: Archets en berne, page B 10 PERSPECTIVES L’Europe rose Certes, l’Europe est rose.Mais les teintes vont du rose pâle au rouge vif, quand on n’y trouve pas des touches multicolores.Il est de bon ton dans les cercles socialistes de s’extasier ces jours-ci sur la couleur des gouvernements européens.Comme si, depuis l’élection du social-démocrate Gerhard Schrôder en Allemagne, l’Europe avait découvert qu’elle était rose de l’Atlantique à l'Oder-Neisse.Les chiffres sont éloquents.Il n’y a guère que l’Es-pagne de José Maria Aznar et l’Irlande de Bertie Ahern qui échappent à la floraison des œillets.Partout ailleurs, les gouvernements de l’Europe des 15 sont issus de partis sociaux-démocrates ou de coalitions auxquelles participent les socialistes.Ceux-ci dirigent onze pays européens, dont les quatre pays les plus peuplés: Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie.Mais l’énumération des victoires socialistes est trompeuse.En effet, il y a certainement plus d’écart entre Lionel Jospin et Gerhard Schrôder qu’entre ce dernier et Helmut Kohl.Tony Blair s’entendrait lui aussi plus facilement avec Margaret Thatcher, à l’égard de qui il n’a pas caché son admiration, qu’avec Oskar Lafontaine, leader de l’aile gauche du Parti social-démocrate allemand.La politique de répression du crime des travaillistes anglais et les amitiés de Gerhard Schrôder dans la grande entreprise C h r i s i i a n seraient de véritables infamies dans R i n n x 'e I) Annonces.INDE X .C 12 Livres .D 1 Les Arts .B 1 Le monde.C 8 Avis publics.eu Les sports.C 14 Bourse .C fi Montréal .A3 Économie.C 1 Mots croisés C 11 Editorial .A 12 Politique .A 10 www.ledevoir.com Les enfants du sinistre OLEG POPOV REUTERS CETTE FAMILLE albanaise de souche quittait hier la région de la Drenica, dans la province du Kosovo, où la plupart des habitations ont été détruites par les forces de sécurité serbes.Hier, le secrétaire américain à la Défense, William Cohen, a indiqué que l’OTAN interviendrait, si nécessaire, dans moins d» deux semaines, pour contraindre le président yougoslave Slobodan Milosevic à respecter les résolutions de l’ONU et mettre fin aux violences dans cette région.Il a précisé que les alliés de l’OTAN, inquiets du sort de milliers de réfugiés à l'approche de l’hiver, ne seraient pas satisfaits si Milosevic se contentait «d’arrêter les tueries momentanément».Lire nos informations en page C 8 et l’éditorial de Guy Taillefer en page A 12.Feu vert au métro à Laval Landry annoncera mardi le déclenchement des travaux KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR histoire a le hoquet dans le dossier du prolongement t du métro à Laval.Dans l'imminence du scrutin provincial, Québec annoncera mardi prochain le déclenchement des travaux de quelque 160 millions de dollars pour relier le réseau de métro à File Jésus.C’est le vice-premier ministre Bernard Landry qui sifflera le départ du métro vers Laval.Il fera sa présentation devant l’Association des gens d’affaires d’Ahuntsic mardi soir.Comme l’a appris U Devoir de source sûre, les appels d’offres pour les plans et devis sont prêts à être lancés dès le lendemain.Les 160 millions permettront entre autres de percer le passage entre la station Henri-Bourassa et la rue Cartier, en plein cœur du quartier Pont-Viau.Au total, il s’agit d’une traversée d’un kilomètre.Ce projet écarte l’idée de procéder au prolongement du métro à partir de la station Côte-Vertu, à Saint-Laurent, jusqu’au centre-ville de Laval.Selon les estimations de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), ce tracé nécessiterait des investissements colossaux de 300 à 400 millions.Les sommes versées serviront également à déménager les garages actuellement situés dans le tunnel sous la VOIR PAGE A 14: MÉTRO Affichage dans les grands magasins Bouchard appelle au calme «Je ne suis pas intéressé aux boycottages» MANON CORN EL L I E R JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Le premier ministre Lucien Bouchard n'a pas voulu encourager hier un boycottage des magasins qui afficheraient en anglais en plus du français.«Ce n 'est pas dans la confrontation que ces choses-là vont se régler», a-t-il déclaré aux journalistes après avoir prononcé un discours devant la Chambre de commerce de l’est de Montréal.«Je ne suis pas intéressé aux boycottages, je suis intéressé à convaincre les gens, a-t-il affirmé.C’est la meilleure façon d'obtenir des résultats.» Plus tôt en journée, le président de la CSN, Gérald Laro-se, avait parlé d’un appel au boycottage des grands magasins si ceux-ci cédaient aux pressions (l’Alliance Québec.«Les consommateurs francophones ne se laisseront pas mépriser bien longtemps, a dit M.Larose.Si les magasins ne rompent pas l’équilibre actuel, il n’y aura pas de boycottage.Mais il est évident que si jamais ils changeaient leur politique d’affichage, il faudra répondre.» La CSN devrait élaborer sa stratégie lors d'un congrès la semaine prochaine.Le premier ministre Bouchard a reconnu que la situation actuelle l’inquiète un peu.«Je crois qu’il est très impor- tant que la population ne dramatise pas cette situation, a-t-il déclaré.Il ne faut pas se laisser embarquer dans les réactions émotives.» Il a cependant ajouté qu’il ne s’attendait pas à ce que les choses dégénèrent.«Je fais confiance au Québec, a-t-il déclaré.Nous avons une société qui est responsable et qui a beaucoup de maturité politique.» De passage à Montréal, le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion s’est également opposé à l’idée d’un boycottage.«Nous ne sommes pas chauds à l'idée de boycott comme moyen de pression, mais c’est légal.Ce sont aux magasins de voir comment ils veulent réagir à ce genre de pressions.Mais une chose est claire, aucun Canadien ne comprendrait qu’il y ait un mouvement pour accroître l'anglais au Québec sans qu’il y ait un mouvement équivalent en faveur du français à l’extérieur du Québec.» Par contre, Stéphane Dion a critiqué l’attitude de Lucien Bouchard.«Lorsqu’un problème survient, les dirigeants doivent faire preuve d’une grande modération et d’un sens des responsabilités comme l'ont fait MM.Cliarest et Ryan.M.Bouchard, plutôt que de sonner le tocsin, devrait prendre exemple sur eux.» VOIR PAGE A 14: BOUCHARD Union sociale: les nuages se dissipent La réunion d’Edmonton se termine sur une note optimiste M A NON CORNE L LI E R DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les nuages qui planaient en septembre sur les discussions ayant trait à un accord-cadre sur l’union sociale se sont partiellement dissipés hier lors de la rencontre fé-dérale-provinciale des ministres responsables du dossier.Après les escarmouches de l’été, les vraies négociations pourront finalement commencer.La réunion d’hier à Edmonton, la première depuis le consensus provincial conclu en août à Saskatoon, s’est terminée sur une note optimiste, ont confié au téléphone la ministre fédérale de Injustice, Anne McLellan, et les ministres des Affaires intergouvemementales du Québec et de l’Ontario, Joseph Facal et Diane Cunningham.«Je reste confiant pour la suite des choses parce que les questions de fond ont été abordées.Mais en même temps, VOIR PAGE A 14: UNION SOCIALE Un Québécois dans la Série noire «J’ai voulu faire un pastiche de roman noir», dit François Barcelo Cadavres est le premier roman noir composé par un écrivain québécois à être publié dans la Série noire, la série consacrée à ceux et celles qui ne sont ni avares en méchanceté ni manchots des coups bas.La noire, c’est une galerie de tordus qui ne font jamais dans le détail, de rétamés qui ne font jamais dans la dentelle.L’auteur de Cadavres?François Barcelo.On l’a rencontré.11 s’est raconté.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Cette histoire, celle susceptible de nous éclairer sur les tenants ou aboutissants propres à la confection de Cadavres, commence en 1994.Cette année-là, François Barcelo met un point final au roman intitulé Moi.les parapluies publié par Libre Expression.Ce roman une fois imprimé, une fois mis en marché, ce roman une fois derrière lui, Barce- 10 a l’impression ou le pressentiment qu'il avait peut-être bien écrit un roman plutôt noir aux entournures qu'un roman.comment dire?Mettons généraliste.Histoire d’en avoir le cœur net, 11 demande à un de ses copains féru comme versé en roman policier ou noir de lire Moi, les parapluies.Il veut son avis, ses observations.Et alors?«Il l’a lu et il m'a dit que ce n’était pas un roman noir.» Le temps, comme on dit platement.passe.Le temps s’écoule mais l’impression qu’il a peut-être bien écrit un roman noir persiste.Alors, en 1996, François Barcelo, histoire d’en avoir le cœur plus que net, envoie une copie du manuscrit et non du livre publié aux éditions de la Série noire dirigée par le sympathique et fort en gueule Patrick Raynal, troisième directeur de cette collection fondée au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale par Maurice Duhamel.Auparavant, «j'avais transposé l’histoire de Moi, les parapluies aux États-Unis afin de séduire les Français.Cela fait, j'ai réalisé que ça ne fonctionnait pas du tout.J’ai donc envoyé l’original en changeant seulement le titre».C’est ainsi que Moi, les parapluies est devenu Le Coup de parapluie.Six mois s’écoulent.Barcelo est alors dans un de ces coins perdus du Mexique qu'aimait tant le grand Jim Thompson, auteur de 1275 âmes, n° 2000 de la Série noire.Il est là-bas, sa compagne, sa femme, est ici.Raynal VOIR PAGE A 14: NOIRE JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le romancier François Barcelo devient le premier auteur québécois à voir son manuscrit publié dans la célèbre Série noire de Gallimard.**• 778313000696 Souvenez /• \ • ¦ ¦ M a meure K"! !„¦ .;'.v 9 M ; mm JamaU Mtid mon lait 1 jnv-v/ui.o nm/unu t.i.i/i< • um Ni Pierre Bourque, ni Jean Doré, ni Jacques Duchesneau, ni Michel Prescott n’a été sacré grand gagnant du débat sur les finances publiques.(la?Devoir) — L’homme d’affaires Ronald Carrière, le conducteur de la mystérieuse voiture Mercedes noire qui avait frappé mortellement le jeune Vincent Desjarlais, âgé de 14 ans, avant de prendre la fuite, a plaidé coupable, hier, aux accusations de délit de fuite ayant entraîné la mort au Palais de justice de Montréal.La Couronne a laissé tomber les accusations de conduite avec facultés aff;üblies, faute de preuves.Ron Carrière a été arrêté 82 jours après son crime, commis à l’été 1997.L'homme de 42 ans est passible d’une sentence de cinq ans.blée de supporters de Jacques Duchesneau l’ait hué à quelques reprises, le maire sortant est parvenu à marquer des points.«On a géré cette Ville serré.On a remis 127 millions de surtaxes et de taxes dans les poches des gens.Nous avons relancé la construction.On a négocié pour la première fois avec Québec, et ça nous a permis de récupérer 81 millions récurrents dans les coffres de la Ville.Au niveau du tourisme, le taux d’occupation des hôtels est passé de 54 % en 1994 à 70 % cette année.Montréal est un model city pour le monde.» M.Bourque a déversé des flots de chiffres, rappelant entre autres qu’il a réduit la dette actuarielle de la Ville de un milliard de dollars et qu’il a né- gocié à la baisse le plancher d’emplois, laissant partir 1300 employés permanents.Pressé par M.Doré d’expliquer comment il s’y prendra pour boucler le budget de 1999, qui affichera un trou de 70 millions, M.Bourque a persisté à ne pas dévoiler ses intentions.«Le budget 1998 est réglé, et pour celui de 1999, on passera le pont après les élections.» Pour sa part, Jean Doré a réitéré sa promesse de réduire les taxes d’au moins 10 % pour les particuliers et celle de décentraliser la livraison de services municipaux à l’échelle de neuf arrondissements afin d’augmenter la productivité des employés, ce qui ferait selon lui économiser 75 millions aux contribuables.M.Duches- neau a rappelé qu’il s’engageait à geler le compte de taxes jusqu’à 2002.La question de l’efficacité de l’administration municipale est d’ailleurs régulièrement revenue sur la table.Tandis que M.Prescott promettait la création d’une commission sur l’efficacité de l’organisation du travail, une suggestion qui n’a vraiment pas semblé plaire à l'auditoire, composé surtout de gens d’affaires, M.Duchesneau a averti qu'il ne faudra pas augmenter la masse salariale.«Mais avant de faire de l'impartition, nous discuterons avec les employés, qui ont souvent des solutions aux problèmes.Nous reverrons nos méthodes de travail» pour augmenter la productivité.Une position qui semblait plaire aux cols bleus, qui se seraient ralliés à Nouveau Montréal.Richard Im-beault, membre du syndicat et président du comité pour la sous-traitance, était à la table de l’équipe de M.Duchesneau et a chaleureusement applaudi chacune de ses remarques.«On ne sait même pas combien nous coûte une piscine à Montréal, a ajouté M.Duchesneau.Je soupçonne que ça coûte très cher par utilisateur.On devrait peut-être acheter une piscine pour tout le monde à la place.» Invité à préciser sa pensée après le débat, M.Duchesneau a énigmatiquement déclaré qu’il ne voulait pas réduire les services en loisirs mais qu’il fallait s’assurer que ces services soient utilisés par la population.VOIR CLAIR en ÉDUCATION ÉCONOMIQUE Travaux pratiques • Mise à jour 5' secondaire Cahier 160 pages, 11,50 S Sondage interne du SPCUM Les trois quarts des policiers critiquent le succès de la police de quartier JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Tout n’est pas rose au pays de la police de quartier.Dans un sondage interne du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) rendu public hier, il est révélé que lires des trois quarts des policiers disent que l’implantation de la police de quartier n’est pas un succès.Aussi, 94 % disent que les effectifs ne sont lias suffisants et 54 % sont d'avis que leur tâche n’est pas assez bien définie.Malgré tout, la grande majorité (80 %) disent aimer leur travail.«Il n’y a pas de surprise comme tel dans le document.C'est seulement la pondération des résultats.On ne s’attendait peut-être pas à des choses aussi élevées dans certains cas ou aussi faibles dans d'autres cas.Mais on s’attendait à ce genre de messages-là», a dit la porte-parole du SPCUM, Diane Bourdeau.Celle-ci explique les faibles résultats par le peu d’expérience d’une partie des répondants dans le système de la police de quartier lors du sondage mené en mai dernier.Selon elle, les résultats seraient différents aujourd'hui.«Ij!sgens ont eu le temps de s’approprier leurs nouvelles responsabilités.Ils ont dû faire un deuil d’un lieu physique, d’un compagnon de travail.Il y a des irritants quand on procède à un changement semblable et on doit gérer ça.» La porte-parole note que les policiers ont compris le système de police de quartier.«Pour nous, ça démontre un succès puisqu'ils la comprennent, et ils sont d’accord [pour dire] que cela vise à améliorer la qualité des services.» Néanmoins, sur presque tous les points, un important écart sépare la perception des policiers de celle des cadres.Par exemple, à l’énoncé «Je trouve que les changements au SPCUM sont “excitants” et motivants», 80 % des cadres se sont dits en accord avec l’énoncé contre.seulement 33,3 % des policiers! «Je pense qu’il y a des choses que les policiers n'ont peut-être pas vues concrètement et que la haute direction a pu apercevoir.Je pense qu’on a du travail à faire.» Au sujet du manque d’effectifs, dont la lacune ressort dans le sondage, la présidente de la Communauté urbaine de Montréal, Vera Danyluk, a indiqué hier que 200 policiers additionnels devraient être embauchés d’ici la fin de l’année.«Ce n'est pas un changement qui se fait en six mois.On se donne de trois à cinq ans pour le faire.» Le sondage a servi à mesurer le moral du personnel, le degré d’adhésion et la compréhension du système, un an après le début de la police de quartier.Le SPCUM passera maintenant à l’étape des groupes de discussion pour définir entre autres les raisons pour lesquelles les policiers sont si critiques envers la police de quartier.Avec la collaboration d’Hélène Buzzetti Un avocat efficace pour faire bouger les choses FRANÇOIS GENDRON Ph.D.(514) 282-7772 Pour avoir le bon avocat de votre côté BON AL DO Tu derad toujours am noiui.I ‘ANCTÔT # ÉDITEUR Pauline, «IL FUT UN TEMPS OÙ L'ON SE VOYAIT BEAUCOUP»» La maison del idées nouvelles 105 Sl-Poul oued, 3' cl 4' éloges, Monlreol lit.: (514) 287-9222 1-888-BONALOO Débat électoral sur les finances publiques SERGE & RÉAL 1359, AVENUE GREENE, WESTMOUNT (514) 933-3600 Hommage à Pauline Julien (PC) — Une cérémonie de compassion en hommage à Pauline Julien, découverte sans vie à son domicile montréalais, jeudi matin, aura lieu à l'église Saint-Pierre-Claver, à Montréal, dimanche à 15h.Agée de 70 ans, la chanteuse, qui souffrait d’une aphasie dégénérative, a mis fin à ses jours en absorbant une dose massive de médicaments.Mme Julien, qui avait également fait du cinéma, était née en 1928 à Trois-Rivières.HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Il n’y a peut-être pas eu de gagnant au débat des candidats à la mairie sur les finances publiques et la gestion de la Ville, organisé par la Chambre de commerce de Montréal et qui a réuni près de 400 personnes.Mais une tendance se profile désormais: Pierre Bourque, en tête dans les sondages, est maintenant la cible de toutes les attaques.«Bourque ne vit pas sur la même planète, a lancé Jacques Duchesneau en réponse au maire sortant qui venait de défendre son bilan sur la qualité des services.Quand il a annoncé les congédiements d’employés (dans l’affaire des vignettes V.I.P.], il a parlé de laxisme.À ce compte-là, c’est lui qu’on aurait dû congédier.» Jean Doré, lui, a reproché à M.Bourque «ses demi-vérités».«Il dit qu’il a ramené le budget de la Ville à celui de 1992, mais il ne dit pas qu’à ce moment, la dette de la Ville était à 15 % du budget et qu'en 1986, les réserves, le bas de laine des Montréalais, étaient de 20 millions de dollars.Et je les ai augmentées à 100 millions.Sous Bourque, elles ont fondu à 35 millions.» Quant à Michel Prescott, il a rappelé la quasi-mise en tutelle de la Ville de Montréal par Québec.«Montréal n'est pas en face du gouvernement du Québec, il est dans sa poche.» Mais Pierre Bourque a prouvé être un adversaire-caoutchouc: les attaques ont rebondi sur lui sans jamais l’atteindre, et bien que la salle com- Corrigé 152 pages.35,50 S Auteur Paul Beaudry Les activités présentées dans Voir clair en éducation économique vont permettre l’acquisition de solides connaissances et la participation active de l'élève.Ces activités visent un des objectifs du programme d'économique, à savoir l'éducation: par exemple, faire un bilan, un budget, réfléchir sur le monde du travail et le partage de la richesse, faire face au problème de l’endettement, se questionner sur les formes d'épargne, évoluer sur le marché des actions et des monnaies, décider des dépenses gouvernementales, prendre conscience des préjugés sur le tiers-monde.Voir clair en éducation économique fait le lien entre les notions d’économie et l'actualité la plus récente.Siège social : GUÉRIN, éditeur liée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone : (514) 842-3481 Télécopieur : (514) 842-4923 Adresse Internet : g http://www.guerin-editeur.qc.ca 1,2, 3.ntelied Expression théâtrale Avec Mariette Raidie, comédienne 14,21 et 28 octobre 4,11 et 18 novembre 19h - 22h 28 novembre, 9h -17h 150$ plus inscription 20$ Créativité publicitaire Avec Diane petit, consultante en créativité 9 et 23 octobre 6,20 et 27 novembre 9h - 12h 140$ plus inscription 20$ Ecris-moi une chanson • fr&itlon de textes pour la chanson ¦ Avec Sylvie Massicotte, écrivaine et parolière 13 novembre, 19h - 21 h 14 novembre, 9h30 - 16h30 100$ plus inscription 20$ Centres-Pierre 5H.524J561 POSTE 400 RENE MANCINI PARIS EN EXCLUSIVITÉ CHEZ Bourque, l’homme à battre Le maire sortant essuie les attaques de ses trois adversaires Un consensus se dessine à l’horizon de la campagne électorale montréalaise.Pierre Bourque, qui mène dans les sondages malgré un bilan fort critiqué, est maintenant l’homme à attaquer.Ron Carrière plaide coupable LE MONTREAL A1A 1, K 1) K V 0 I R .1.V.S S A M V.I) I A K T I» I M A X < Il K I o < T (I I! Il V.I I» » 8 ?M 0 N T R E A L * Littérature «migrante» Définir ou intégrer ?Règlement au conseil scolaire Marois impose la règle de l’alternance sur une base annuelle CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Ils nous arrivent d’ailleurs, après un périple plus ou moins long clans le monde.A force de vivre à Montréal, ils font désormais partie de notre univers.Pourtant, ils sont constamment interrogés sur leurs origines.Produits d’une société mobile et moderne, les écrivains immigrants portent le poids de leur propre mémoire et non celle de la culture dominante.«Mon identité, c’est votre problème», lançait hier l’écrivain David Homel, juif né à Chicago de parents originaires d’Europe de l’Est puis immigré au Québec.Aujourd’hui, «nous ne sommes pas marginaux, nous sommes au centre», a dit M.Homel après avoir mentionné que les immigrants vivent désormais partout à Montréal.M.Homel participait, avec d’autres écrivains, à un atelier sur la littérature «migrante» du Québec dans le cadre du forum intitulé «La traversée des cultures» qui se déroulait cette semaine à l’UQAM.«Je parle de Bagdad pour me présenter à visage découvert», commentait pour sa part Nairn Kattan, écrivain juif d’origine irakienne ayant vécu en France.Pour David Homel, s’identifier à une culture équivaut plutôt à se rendre vulnérable.Au Québec, précisait Simon Harel, professeur au département d'études littéraires de l’UQAM, nous cherchons à tout prix des preuves d’amour dans la décision des immigrants d’habiter le Québec.Devons-nous à tout prix «les aimer pour qu’ils nous rassurent dans notre tournoiement identitaire?», a-t-il demandé.Aux yeux d’un immigrant, porter un regard sur Montréal pour un public québécois, «c’est comme éclairer les autres sur eux-mêmes», poursuit Dany Laferrière, auteur né à Petit-Goàve avant de migrer à Port-au-Prince et vivant aujourd’hui entre Miami et Montréal.D’ailleurs, mentionne-t-il, ceux qui parlent le plus de la neige aux immigrants sont les Québécois eux-mêmes.«Ils étaient là, se souvient-il de ses premières années au Québec, tous prêts à me regarder regarder la neige.» Il est pourtant vrai que la migration, avec son bagage intérieur morcelé, a ses conséquences.M.Laferrière a mentionné le poids des mots qui changent selon l’endroit d’où on vient.Le mot «mulâtre», par exemple, est plus lourd pour un Haïtien que pour un Québécois, tandis que le mot «indépendant», au Québec, est chargé de connotation politique.L’immigration dans un pays colonisateur, soutient-il, risque d’être lourde de mots empoisonnés.Plus tôt dans la journée, un atelier portait d’ailleurs sur l’apport de l’immigration, sur le plan linguistique, à la langue française québécoise.Selon les données fournies par Jean-François Manègre, agent de recherche à l’Office de la langue française, 55,4 % des Montréalais parlaient le français à la maison en 1996, 25,4 % l’anglais et 19,2 % une autre langue.En vertu de ces données, l’anglais comme le français sont en baisse dans les chaumières, le phénomène étant dû aux vagues de nouveaux immigrants ne parlait ni français ni anglais à leur arrivée.En effet, précise M.Manègre, dès la seconde génération, les immigrants adoptent la langue apprise à l’école.C’est auprès de cette génération que les effets de la loi 101 devraient se faire sentir.L’intervention de Pauline Marois aura finalement permis de dénouer l’impasse au Conseil scolaire de Pile de Montréal.La ministre de l’Éducation a en effet demandé aux membres du gouvernement de renoncer à leur présence à l’exécutif.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Jacques Mongeau continuera de présider le Conseil scolaire de l’île de Montréal, du moins pendant un an.Ce.t-te décision fait partie d’une entente que la ministre de l’Education, Pauline Marois, a arrachée aux membres du Conseil scolaire et qui met fin à la guerre que se livraient deux blocs de force égale.«J’ai fait ata membres une proposition qui était à accepter ou à refuser», a déclaré la ministre hier en conférence de presse.L’entente prévoit donc un changement de président et de vice-président du CSIM et de l’exécutif à tous les ans.La Commission scolaire de Montréal présidera, pour commencer, le comité exécutif pendant que le camp de M.Mongeau dirigera le conseil.Mais cette disposition ne pouvait suffire à dénouer l’impasse.Mme Marois a donc demandé aux trois membres nommés par son gouvernement de renoncer à l’exécutif.«J'ai demandé aux membres nommés par le gouvernement de renoncer à leur présence à l’exécutif ce qu ’ils ont généreusement accepté», a dit Mme Marois hier.En abandonnant leur lutte pour l’obtention d’un siège au comité exécutif de l’organisme, les membres du gouvernement permettent aux cinq commissions scolaires d’être re- HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Ce n’est pas parce qu’elles ne conviennent pas aux policiers que 65 autopatrouilles de marque Lumina sont entreposées sur un terrain du SPCUM depuis mars dernier mais plutôt parce que le service de police attend que les voitures déjà en circulation atteignent leur seuil d’usure avant detre remplacées.C’est du moins ce qu’a défendu Vera Danyluk, présidente de la CUM, lors d’un point de presse en fin de journée hier pour expliquer la découverte.de ces automobiles flambant neuves par la candidate d'Equipe Montréal, Helen Fotopoulos.Les Lumina avaient fait l’objet d’un premier test auprès présentées et à la Commission scolaire de Montréal de conserver trois des sept sièges de l'exécutif.Mongeau est satisfait Mais la Commission scolaire de Montréal, qui, en formant une alliance avec le bloc gouvernemental, s’assurait une majorité au sein de l’exécutif, perd quelques plumes dans l’entente.Pour sa part, M.Mongeau, qui représente la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys et préside le CSIM depuis sa fondation en 1973, s’est dit satisfait de l’entente, bien qu’une alternance de présidence à tous les ans lui semble difficile.«J'ai dit à la ministre qu’une alternance aux deta ans favoriserait davantage la stabilité du conseil», a-t-il commenté hier.Mais M.Mongeau, un avocat, conclut que «le pire des règlements vaut mieux que le meilleur des procès».Di présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane De Courcy, n’a pour sa part pas voulu commenter l’entente, les cinq présidents des commissions scolaires ayant convenu de faire une déclaration conjointe lundi matin.(M.Mongeau n’est plus président de sa commission scolaire.) Le conseil des ministres ne voulait pas de tutelle Une mise en tutelle pendait au bout du nez du CSIM.Un sous-ministre de Mme Marois avait, après avoir vainement tenté de rapprocher les parties, proposé la tutelle.Deux groupes de huit membres chacun se faisaient la lutte depuis la rentrée, paralysant dans les faits tout le fonctionnement de l’organisme régional.Mais en annonçant l’entente hier, Mme Marois n’a fait Coûteux entreposage au SPCUM de 141 policiers en 1995, qui s’étaient plaints d’un manque d’espace pour le conducteur et le passager et la faible visibilité offerte par la lunette arrière.49 véhicules ont tout de même été acquis en 1996, et un sondage a été mené.Résultat, un peu plus d’un policier sur trois, ou 40 %, s’en sont dits insatisfaits.Quelque 4(X) plaintes ont été déposées.Malgré tout, le SPCUM a décidé d'aller de l’avant avec l’achat de 65 de ces véhicules en 1998, qui ne sont toujours pas utilisés.«Ce n’est pas anormal d’avoir un certain nombre de véhicules en attente d’être mis en service, a tempéré Mme Danyluk.On les met en service sur une période de six mois à un an.Les voitures seront intégrées d'ici le mois de juin prochain.» Le SPCUM devra malgré tout dépenser 1500 $ par voiture pour les ajuster, une dépense, selon la CUM, qui se- aucun mystère du fait que le conseil des ministres ne voulait pas de tutelle.Ses collègues, a-t-elle dit hier en conférence de presse, lui ont demandé «d’essayer de voir une solution qui conviendrait».Les huit commissaires du CSIM regroupés autour de Jacques Mongeau ont dénoncé à maintes reprises le rôle des membres du gouvernement dans l’impasse.11 y a quelques jours, le député libéral François Ouimet faisait de même en exhortant Mme Marois à rappeler ces trois membres à l’ordre.M.Ouimet rappelait que jamais les membres du gouvernement ne s’étaient ainsi collés à une commission scolaire, en l’occurrence la Commission scolaire de Montréal, dirigée par le MEMO, le Mouvement pour une école moderne et ouverte.D’ailleurs, hier, le critique libéral en matière d’éducation, M.Ouimet, a rappelé que la ministre devait obtenir une modification du rôle des membres quelle avait nommés parce quelle se serait fait rappeler leurs liens avec le Parti québécois, avec le MEMO et avec le Bloc québécois.M.Ouimet a rappelé que Daniel Bélanger est un candidat défait du MEMO à l’élection scolaire du 13 juin et secrétaire de ce parti, que Juan José Hernandez est président du Bloc québécois du comté d’Outremont et que Louise Aumais-Lauzon est une «militante péquiste bien connue à Saint-Léonard».Le député François Ouimet estime que le débat sur l’avenir du CSIM doit quand même être fait, et rapidement.Il rappelle que les membres du conseil seront possiblement encore divisés en deux camps de force égale.Le premier président du conseil scolaire, M.Mongeau, n’ignore pas cette réalité.Et «je ne souhaite pas à avoir à exercer un vote prépondérant», a-t-il dit hier.rait nettement inférieure aux prétentions de la Fraternité des policiers, qui affirme que les 49 Lumina acquises en 1996 ont été modifiées au coût de 150 (XX) $ et qu’elles ne font toujours pas l’affaire des policiers.«L’ampleur des modifications à apporter a été nettement exagérée, a commenté Serge Meloche, directeur adjoint au SPCUM.Ça coûtera 1500 $, mais la Lumina nous fait déjà économiser 3000 $ par rapport aux autres modèles disponibles.» De son côté, le candidat à la mairie Jacques Duches-neau, qui était directeur du SPCUM au moment où l’achat des véhicules avait été envisagé, a conclu que la sortie de cette information constituait une attaque purement politique.«On fait de l'esclandre avec des petites choses», s’est-il contenté de dire.Les autopatrouilles Lumina serviront Appuie-tête actif pour une protection accrue ül turbo Moteur turbo Ecopower de 2 litres, 185 hp Sacs gonflables latéraux et frontaux pour le conducteur et le passager avant Accoudoir central arrière avec trappe pour le transport d'objets longs Affichage 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En décembre dernier, nous avons annoncé notre intention de transformer notre compagnie d’assurance-vie mutuelle, qui est la propriété de ses titulaires de police, en une société par actions, qui est la propriété de ses actionnaires.Cette transformation, connue sous le nom de démutualisation, est assujettie à l’approbation des titulaires de police et des organismes de réglementation fédéraux.Nous crovons que de transformer la compagnie en une société par actions est à I avantage des titulaires de police et préparera la compagnie à connaître un brillant avenir dans un monde qui évolue rapidement.Les titulaires de police réaliseront pleinement leur droit de propriété dans la compagnie.De plus, nous pourrons rehausser la valeur que cherchent nos clients en leur offrant un éventail plus vaste de produits et de services.Ce changement n’aura aucune influence sur vos polices existantes ni sur vos primes, loutefois, si vous êtes un titulaire de police admissible, vous en retirerez quelque chose.Si la démutualisation est approuvée, les titulaires de police admissibles toucheront des actions de la compagnie ou un montant en espèces.La Mutuelle soumettra un plan de démutualisation détaillé tant aux organismes fédéraux de réglementation qu’aux titulaires de police.En bout de ligne, cependant, c’est à vous qu il reviendra de décider.La décision de nous démutualiser sera prise par nos titulaires de police admissibles qui voteront sur l’acceptation du plan de démutualisation.La Mutuelle a fait parvenir une lettre et un dépliant d information à plus de 900 000 titulaires de police admissibles pour leur expliquer la démutualisation.I ne fois que le plan de démutualisation aura été finalisé, ces mêmes titulaires de police recevront un guide détaillé qui présentera les avantages et les inconvénients de la transformation en une société par actions et qui expliquera comment ils peuvent voter.Dans l’intervalle, nous avons organisé des réunions spéciales des titulaires de police afin de vous fournir de l’information générale sur la démutualisation, de répondre à vos questions et de recueillir vos commentaires.Joignez-vous à nous : Réunion spéciale des titulaires de police de 19 h à 20 h 30 Joru/uière, le 6 octobre 1998 (en français) Holiday Inn Saguenay, 2675, Boni, du Royaume Laval, le 7 octobre 1998 (en français) Château Royal, 3500, Boni, du Souvenir St-Laurent, le 7 octobre 1998 (en anglais) Sheraton Four Points, 6600, Côte-de-Liesse Ottawa, le 8 octobre 1998 Citadel Ottawa Hotel & Convention Centre, 101, rue Lyon Autres moyens de nous adresser vos questions et vos commentaires sur la démutualisation : E3 Par la poste : Par 1 Internet : Communications de la compagnie www.LaMutuelle.com Groupe La Mutuelle 227, rue King Sud Part élécopieur : Waterloo (Ontario) N2J 4C5 1 -519-888-2179 Groupe La Mutuelle Déclaration universelle des droits de l’homme Le Canada a failli rater la signature , historique de 1948 j Un article de William Schabas ., rappelle les hésitations, j-voire la quasi-hostilité du Canada -!ï à Vendroit de la DUDH j ,ia , »> La communauté internationale a fait, en 1948, un grand pas vers1 la dignité et l’égalité de tous les humains en adoptant la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH).Il s’en est fallu de peu pour que le Canada ne trébuche dans les épreuves préliminaires, allant jusqu’à s’abstenir dans un vote clé, à l’instar du bloc soviétique.1 l l CLÉMENT TRU DEL LE DEVOIR Les pays membres de l’Organisation des Nations unies (moins de 60 à l’époque) ont adopté le 10 décembre 1948, au palais de ChaUlot, une déclaration dont les 30 articles font, depuis, l’objet d’un consensus, même si certains [jersistent à soutenir que les valeurs consacrées par ce texte sont oçcidentales plutôt qu’universelles.A l'époque toutefois, le Canada, influencé par des juristes conservateurs tel John Hackett, de l’Association du Barreau canadien, qui avait de l’ascendant sur le premier ministre Louis Saint-Laurent, a longtemps tenté de fai-re reporter ce vote ou de faire modifier la déclaration de telle sorte qu’on y fasse une allusion au Créateur.Paradoxalement, la stratégie de la délégation mena à l’abstention du Canada lors du vote du 7 décembre à la Troisième Commission.Ottawa faillit se retrouver dans le même camp que le bloc soviétique, l’Union sud-africaine (où le Parti national de Malan venait d’accéder au pouvoir) et l’Arabie Saoudite, qui s’abstinrent lors de l’adoption de la déclaration.Il s’agit là d’un «prologue bizarre» que décrit en détail M' William Schabas, du département des sciences juridiques de l’UQAM, dans un article que vient de publier la Revue de droit de McGill («Canada and the Adoption of the Universal Declaration of Human Rights»).Pour l’essentiel, les réticences de la délégation canadienne étaient connues.Par respect des compétences provinciales, ou parce qu’on n’y décelait pas d’urgence?Brooke Claxton, après une réunion du cabinet fédéral (24 novembre 1948), juge le dossier légèrement: le cabinet, éeriv;iit alors Claxton, cité par Schabas, ne croit pas que cette déclaration «aurait une utilité politique importante dans quelque pays que ce soit, soit sur le plan international, soit à l’inteme»\ L’auteur d’un premier projet dé déclaration, qui comportait 48 articles, le juriste canadien John P.Humphrey, qui fut durant 20 ans directeur de la Division des droits de l’homme à l’ONU (1946-56), avait déjà, en 1984, dans ses mémoires — traduits en français en 1989, chez Guérin littérature, sous le titre La Grande Aventure - les Nations unies et les droits de l’homme (796 pages) —, dit sa gêne de voir le Canada s’abstenir lors du vote en Troisième Commission.Pour Humphrey, qui n’avait pas en main il y a 15 ans certains documents auxquels se réfère maintenant Schabas, «les gouvernements successifs canadiens se sont peu intéressés au programme des droits de l’homme» et la volte-face qui s’est produite le 10 décembre 1948 est survenue «à contrecœur», après que Pearson (nouveau titulaire des Affaires extérieures, qui entre-temps avait dû faire campagne pour se faire élire dans des partielles dans Algo-ma) eut choisi la voie la moins décevante vis-à-vis d’alliés comme les États-Unis et la Grande-Bretagne.Quelques rappels historiques: la Ix>i du cadenas (contre la propagande communiste au Québec), votée en 1937, ne sera déclarée ultra vires et retirée qu’en 1957; les Canadiens d’origine japonaise refoulés de la côte du Pacifique vers l’intérieur, dans des camps, durant la Deuxième Guerre mondiale, ne recouvreront leur droit de vote qu’en 1949.Ce qui rendait vulnérable la position canadienne, même f si la déclaration ne devait pas créer automatiquement d’obligations aux gouvernements.Schabas en arrive à la conclusion que Louis Saint-Laurent craignait que l’article 19 (21,2 dans la version finale: «Toute personne a droit d’accéder, dami, des conditions d’égalité, aux fonctions j publiques de son pays.>•) ne permette, j l’accès des communistes à la fonction' publique.Une commission sur l’espionnage (elle a siégé à huis elos)i -présidée par deux juges de la Coin} suprême, Taschereau et Kellock, ni; venait-elle pas d’entendre 116 tér., moins et de décréter la mise aux arrêts de plusieurs figures de proue de; • la gauche?Il y eut neuf acquittements sur les vingt inculpations, dans la fou- • lée de la défection d’un commis dy $ l’ambassade soviétique à ( )ttawa, Igor, Gouzenko, lequel alimenta l’accusa, don de trahison contre le député comj.muniste Fred Rose, condamné à six ans de prison puis déporté dans s^ , Pologne natale.Le Congrès du travail du Canada avait de son côté, en 1948, demandé à ses syndicats de se débarrasser de ses dirigeants communistes «dont la loyauté va d’abord à la Russie».Les Indiens dits «à statut- n’acquerront le droit de vote qu’en I960; en 1948, Ottawa niait qu’il existât des minorités sur son territoire.L’article 16 (devenu article 18: «Toute personne a droit à la liberté de pensée, dé conscience et de religion.•¦) pouvait aussi faire problème chez les bureaucrates car il aurait * accordé aux témoins de Jéhovah le { droit de se livrer à du prosélytisme; J ce dont Maurice Duplessis ne voulait j pas.L’affaire Roncarelli, commencée j en 1946, a trait à un restaurateur * montréalais que le Québec prive dq; son permis d’alcool (il aidait les téf j moins de Jéhovah à payer les caution-1 nements); elle ne connut son épi-J logue qu’en 1959, la Cour suprême-donnant raison à Franck Roncarelbjj ruiné et exilé, et condamnant I tuples.,; sis à lui payer une indemnité.En préambule à l’article fouillé rie,, M" Schabas, on rappelle que les res-ponsables du ministère des Affaires | extérieures «étaient préoccupés parles; questions de l’OTAN et du pont aérien avec Berlin».Le sort de la Tchécoslovaquie (le coup de Prague date de fé* vrier 1948) inquiétait également de vers milieux canadiens, une bédé des-*-tinée aux étudiants du Québec posait* même la question: «A quand nolral tour?» (d’être happés dans la mouvant cede Moscou).L’article de William Schabas n’oublie pas de faire le tour des progrès que ie Canada a accomplis en raison de cette «semence» que constituait la Déclaration universelle, mais il estlmn,n,c TOIY1 BOLIN I I x fmm "Hjf COLLECTION AUTOMNE/HIVER 98-99 WéVç TOMBOLINI I) O N N A Votre Nom Laundry par Sltelli Scqnl Jacqueline conoir Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 COMPLETS ITALIENS CONSEILLERS • EXPERTS Francesco Smalto Calvin Klein Pour Lu i Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.'du parc (anKU- Laurier) 277-7558 1061 Laurier O.Outremont Tel.: 270-7701 enfantp sur]) souffrant de la maladie de Steinert congénitale meurt peu après sa naissance 1 800 567-ACDM iüitft'Il’IÎÇ’lil! fflmiïïTPMrll M Donner, c’est leur redonner espoir [.K i) K V 0 [ K .I.K S S A M K I) I 3 K T D I M A N (' Il K I 0 ( T 0 15 II K 1 9 !) S A I I POLITIQUE « Assez, c’est assez ! » D u * ¦ L«équipe Charest» dévoile les détails de sa publicité sùl> V M A K I K - C LA U 1) K DUCAS -AV» LE DEVOIR .T y Parti libéral du Québec a dévoilé JL/hier des éléments de sa publicité de x\\pwcampagne électorale».Une première .publicité, titrée «Im santé est malade», avait déjà paru dans certains quotidiens depuis Je 19 septembre dernier.Hier, les stratèges .(lu,parti ont présenté aux médias trois auprès annonces imprimées de même que deux messages de trente secondes pour la ,téU;vision.Dans l’un des messages télévisés, qui attaque aussi l’état actuel du système de santé, une femme, en larmes, s’inquiète devant sa fille de la longue attente avant de 'yoqvoir subir une opération.L’autre inessa-'gennet en scène un chômeur désespéré qui raconte à son épouse qu’il était le «60 dags la file» des candidats à un poste.la phrase «Assez, c’est assez!» apparaît dans les deux messages télévisés, tout comme dans les annonces pour les quotidiens.Les publicités dans les quotidiens, en plus de reprendre ces deux enjeux, mettent l’accent sur les problèmes dans le secteur de l’éducation (titre: «L’éducation ,(.st bourrée de fûtes») et attaque l’objectif .de ¦•déficit zéro» du gouvernement du ,Parti québécois.«Le gouvernement actuel ,«ssgie de nous faire croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.Nous trouvons important de souligner que c'est loin d’être le cas», a dit Claude Lacroix, responsable des communications du PLQ, pour expliquer cette initiative un peu inhabituelle que représente une «précampagne».La collaboration de Claude Lacroix avec Jean Charest remonte bien avant son accession à la tête du Parti libéral.Vice-président de l’agence de publicité Groupe Everest, une entreprise fondée à Sherbrooke, il s’occupe des communications de Jean Charest depuis près de 14 ans.11 a codirigé la conception de cette campagne avec André Morrow, un vétéran des opérations de communication pour les libéraux provinciaux.lin consortium d’agences Mais l’opération, a précisé Claude Lacroix, mobilise en fait un consortium de cinq agences de publicité, qui n’ont pas encore voulu faire état publiquement de leur participation, et de plusieurs travailleurs autonomes.Jean Charest a cependant écrit lui-même les textes qu’il prononce, «comme il le fait pour tous ses discours», a souligné Claude lacroix.Le leader du Parti libéral, Jean Charest, déclare à la fin de chaque message: «Je n’aurais jamais pensé qu'on en arriverait là!» Dans le message sur le système de santé, il souligne que «les malades sont moins importants que les piastres», et dans celui sur le chômage: «C’est non seulement humiliant, c'est intolérable.» Il annonce ensuite que le Parti libéral a élaboré des plans de relance en ce qui concerne la santé et l’emploi.Les messages télévisés seront diffusés sur toutes les chaînes de télévision québécoises, sauf Radio-Canada, qui n’accepte pas de publicité partisane hors des périodes électorales.Le Parti libéral a investi environ 700 000 $.«C'est relativement modeste par rapport aux grandes campagnes commerciales, mais c'est tout ce que notre budget nous permettait», dit Claude Lacroix.Cette campagne, a-t-il précisé, est planifiée depuis mai dernier, alors que les libéraux croyaient à la tenue d’élections générales dès cet automne.«Nous tenons d’ailleurs pour acquis que ce sera le cas», a-t-il ajouté.L’équipe des communications s’affaire d’ailleurs déjà à préparer la campagne électorale des libéraux, sur laquelle on ne veut rien dévoiler pour l’instant.Les messages télévisés de la «précampagne» sont en ondes depuis hier soir, et la diffusion, tant à la télévision que dans les quotidiens, doit se poursuivre jusqu’à la troisième semaine d’octobre.J&r L'équipé Charest D É F L £ , > allées de réuuMwv V'.m en vue l ntm - U*vtrdo>»nU' .„ Jjfs venu'?*"” | \tUlC de* Mirplü*.Ut BÉ O I S PARTI L’une des annonces que le PLQ fera paraître dans les journaux.Les avocats s’attaquent au problème du Canada -, MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR 5 T es avocats canadiens arriveront-ils à : s’entendre sur l’avenir du Canada et, [ par la même occasion, à mettre sur pied un ¦ modèle de résolution de conflits qui puisse , (aire époque?C’est le pari que font les membres de l’Association du Barreau canadien (ABC), qui ont formé le Groupe de travail sur l’avenir du Canada.Hier à Mont-| réal, plus de 80 d’entre eux ont eu un aper-j/;u du çhemhl qu’il reste à parcourir pour , donner forme à ce ambitieux projet, alors .que plusieurs éminents participants tentaient de répondre à la question: «L’avis de r la Cour suprême a-t-il vraiment tracé la voie quant à l’avenir du Canada?» «On veutfa-, voriser les débats les plus éclairés possibles sur la question de l’avenir du Canada», dit ; Normand Laberge, directeur exécutif de la , division du Québec de l’ABC., s I )es débats comme celui d’hier feront l’objet de reportages et de débats entre les membres, entre autres par l’entremise du site • Web de l’Association du Barreau canadien.A Dans son avis, rendu le 20 août dernier, la Cour suprême a répondu, en substance, , que la sécession du Québec ne pouvait être déclarée unilatéralement.Mais elle a aussi , .souligné qu’une «majorité claire», en ré-j l'ponse à une «question claire», donnerait au projet une légitimité démocratique que les , autres participants à la Confédération devraient reconnaître.Le groupe d’hier a réuni des participants d’allégeances, au départ, assez diversifiées: Pierre Bienvenu, associé de la firme Ogil-vy, Renault, qui a été l’avocat du gouvernement fédéral devant la Cour suprême; Réal Forest, associé chez Martineau, Walker, qui avait été, devant la Cour supérieure du Québec, l’avocat de Guy Bertrand lorsque celui-ci y avait contesté la légalité de la loi référendaire; José Woehrling, professeur de droit à l’Université de Montréal, spécialiste des questions constitutionnelles; Jacques-Yvan Morin, aussi professeur à l’Université de Montréal et ancien ministre au sein de divers gouvernements du Parti québécois; Peter Hutchins, associé dans Soroka, Hutchins, spécialisé dans les causes autochtones; et enfin, seul non-avocat du groupe, Charles Taylor, philosophe, politologue et professeur à l’université McGill.«Déjà, avec ce premier débat, on s’est rendu compte que des gens d’opinions très différentes pouvaient débattre d’une telle question dans le calme et la civilité», souligne Normand Laberge.Il y a cependant bien des points, et le débat d’hier l’a encore montré, sur lesquels les opinions divergent beaucoup, à commencer par la pertinence d’avoir cherché un avis juridique sur la question.«Une incursion dans un domaine où le droit a peu à dire, dans un débat qui n’a pas de solution juridique», a dit Réal Forest.«U fait de définir le cadre juridique permet de tenir un débat plus serein et mieux informé, a dit pour sa part Pierre Bienvenu.Il a permis de remettre les pendules à l’heure.» La teneur même du jugement a fourni matière a croiser le fer.Pour Jacques-Yvan Morin, il est ambigu, et la Cour suprême, en se montrant trop vague sur certains points importants, n’a fait que brouiller les cartes.Pour le philosophe Charles Taylor, par contre, le jugement reflète bien la complexité des enjeux.«Im Cour suprême a fait ressortir que le Canada est un pays complexe et que la sécession est un enjeu qui ne relève pas seulement de deux grands joueurs, a-t-il souligné.Im Cour suprême n’a pas forcément brouillé les cartes.Elle a énoncé certains grands principes.» Un aspect sur lequel Peter Hutchins, en tant que spécialiste des autochtones, est évidemment d’accord.«Les peuples autochtones ont été des participants dans la Confédération et ils vont le rester, a-t-il souligné.Le sort ne dépend pas seulement de négociations intergouvemementales.» Di formulation de la fameuse «question claire», qui a aussi fait l’objet de débats, tout comme le délimitation d’une «majorité claire» sur laquelle, hier, personne n’a voulu mettre de chiffre.«Après quelques jours, on n a plus beaucoup entendu parler de ce jugement, mais le problème est toujours présent», souligne Normand Laberge.Le Groupe de travail du projet sur l’avenir du Canada fera un rapport d’étape en février prochain et déposera un rapport final en août, lors du prochain congrès annuel de l’ABC, à Calgary.L’Association du Barreau canadien compte 35 000 membres, dont 5000 au Québec.Site Web: www.abc.org Commerce agricole / ^ Les E.-U.se plaignent d’être pénalisés Washington (AP) — LesÉtats-Unis, pressés par leurs fermiers en colère contre leurs compétiteurs canadiens, ont demandé au Canada de rouvrir des discussions dès la semaine prochaine sur une myriade de récriminations commerciales.«Nous croyons qu ’il est vital de réagir rapidement pour discuter de ces questions», a écrit la représentante au Commerce américaine, Charlene Barshefsky, à son homologue canadien, le ministre du Commerce international, Sergio Marchi.Le Canada s’est plaint sur la scène internationale la semaine dernière de gestes faits par les gouverneurs du Montana, du Dakota du Sud et du Dakota du Nord, qui ont ralenti et même arrêté des camions transportant du blé et du bétail canadiens.Les fermiers américains s’estiment injustement pénalisés par rapport à leurs compétiteurs canadiens en raison des subventions versées par Ottawa et des restrictions moins révères sur l’usage des pesticides qu’aux États-Unis.Cette litanie de reproches n’est pas nouvelle, mais elle a pris de la vigueur cet automne en raison de problèmes économiques dans le secteur agricole et de l’approche des élections américaines.Un des litiges repose sur le prix du blé canadien.Les fermiers américains accusent les agriculteurs canadiens de vendre leur blé aux États-Unis moins cher que ce qu'il leur coûte.Commission nationale sur les finances et la fiscalité locales L’UMQ demande la fin des exemptions de taxes HOLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Si le gouvernement du Québec veut continuer d’accorder des exemptions de taxes municipales à droite et à gauche, il devra dorénavant compenser pour le manque à gagner que celles-ci entraînent pour les municipalités.L’Union des municipalités du Québec (UMQ) qui présentait hier un mémoire devant la Commission nationale sur les finances et la fiscalité locales, créée à sa demande par le gouvernement du Québec, a présenté toute une sé-rie de propositions susceptibles d'aider à la mise en place d’un nouveau régime fiscal local.L’UMQ estime que trop de groupes sont actuellement exemptés de taxes municipales et scolaires ou bénéficient d’un traitement fiscal particulier.C’est le cas, entre autres, des corporations religieuses, organismes municipaux et sans but lucratif, coopératives, terrains de golf, exploitations agricoles, producteurs forestiers, raffineries et réseaux de distribution de gaz, de télécommunications et d’énergie électrique ainsi que des établissements du réseau de l’éducation, de la santé et des services sociaux.L’UMQ évalue que pour l’année 1997, le manque à gagner dû au paiement partiel des compensations tenant lieu de taxes sur les immeubles des réseaux de l’éducation, de la santé et des services sociaux représentait à lui seul une perte fiscale de 175 millions pour les municipalités.«Ces exemptions ont pour effet de restreindre l’assiette fiscale des municipalités et conséquemment d’augmenter le fardeau fiscal des autres contribuables», a soutenu Marc Croteau, membre du conseil d'administration de l’UMQ et président du comité sur la fiscalité.L’UMQ prône l'abolition de ces exemptions afin de permettre à chaque municipalité, de concert avec ses citoyens, de décider quelles sont celles qu’il y a lieu d’accorder.Cette façon de faire permettrait, estime l'UMQ, d’éliminer les passe-droits accordés sans normes et balises à «l’ami du pouvoir» et de faire disparaître des anomalies.«Pourquoi les taxes pour un golf public seraient-elles de 12 000 $ et que celles d’un golf privé seraient de 200 000 $?», a demandé M.Croteau.L'UMQ, qui compte 250 municipalités membres représentant près de 70 % de la population totale du Québec, a également insisté sur la nécessité de modifier les lois et règlements en matière de relations de travail.Si cela n’est pas fait, affirme l’UMQ, la mise en commun des services et les regroupements des municipalités vont continuer à se faire à pas de tortue.La seule façon d’intéresser les citoyens aux regroupements de municipalités est de leur parler des économies d’échelle, a renchéri le président de l’UMQ, Mario Lafram-boise, qui juge que la législation actuelle entrave l’action des dirigeants municipaux.L’UMQ souhaite notamment que les municipalités puissent donner des contrats sans avoir à tenir compte des conditions de travail de ses propres employés, puisse réduire de son propre chef le nombre de policiers et mettre fin de la même façon au contrat d’un directeur de police.L’UMQ rappelle que, dans son rapport de juin 1998, l’Institut de recherche et d’information sur la rémunération a établi que les employés du secteur municipal avaient un avantage salarial de 18,5 % par rapport à ceux de la fonction publique québécoise et une rémunération globale supérieure de 27,9 %.Ce qui fait dire à l’UMQ: «A quoi bon songer à transférer une activité aux municipalités alors même que la rémunération y est de beaucoup supérieure à celle octroyée aux fonctionnaires qui en assument actuellement la gestion?» En après-midi, la présentation faite par le Conseil du patronat du Québec (CPQ) rejoignait sur plusieurs points les positions de l’UMQ.Le CPQ réclamait également des modifications en matière de relations de travail pour permettre le recours à la sous-traitance sans que les obligations de la municipalité soient transférées.fi Même éteinte, elle vous allume! 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les indépendantistes kosovars par le président yougoslave Slobodan Milosevic.1 y a déjà plusieurs mois que la communauté internationale aurait dû — avec ou sans l’autorisation du Conseil de sécurité, avec ou sans l’appui de la Russie — freiner l’élan «antiterroriste» de Belgrade en punissant son armée de frappes aériennes de l'OTAN.Moscou a trop d'amitié pour Belgrade pour y voir clair et mettre de côté ses intérêts particuliers.Quant a ceux qui crient à l’immoralité de frappes qui n’auraient pas préalablement reçu la bénédiction de l’ONU, ils se font objectivement les apôtres de l’inaction, vu le drame humanitaire qui ne manquera pas d’être aggravé par l'hiver précoce qui se pointe au Kosovo.C’est depuis plus longtemps encore — presque dix ans.en fait — que les Occidentaux auraient dû cultiver la solution politique en forçant le président Slobodan Milosevic à rendre au Kosovo le statut d’autonomie qu’il lui a retiré en 1989.En lieu et place, ils ont laissé pourrir un différend qui prend aujourd’hui des dimensions de guerre civile.U radicalisation du conflit et celle de la majorité albanaise du Kosovo ont pris le relais du compromis qu’il aurait pourtant été possible de trouver avec le «président» pacifiste Ibrahim Rugova, si l’Occident s’en était seulement donné la peine.Avec le résultat que cet Occident fait aujourd’hui payer sa somnolence en massacres et en exils à la population civile.Son indignation renouvelée est bien hypocrite au regard de sa longue indifférence.Ce n’est pas la première fois depuis le printemps dernier que la communauté internationale brandit la matraque contre Milosevic, qui a trouvé chaque fois un moyen de désamorcer sa colère factice.De Washington à Paris à Ottawa, on enrage ostensiblement à la vue des trois massacres de civils kosovars dont on a déterré l’existence cette semaine.La brutalité de Belgrade «a poussé l’OTAN à bout», s’est indigné le ministre fédéral des Affaires étrangères Lloyd Axo-wrthy, toujours à la traîne de la torpeur internationale ambiante.Milosevic sera désormais «jugé sur ses actes, non sur ses mots», a de son côté affirmé Javier Solana, secrétaire général de l’OTAN, dans une intervention qui mériterait les railleries si, sur le terrain, la complaisance occidentale n’avait eu pour effet tragique de chasser 300 000 Kosovars de leurs maisons.L’Occident a eu, au cours des derniers mois, de multiples occasions de punir Belgrade pour la violence avec laquelle elle a réprimé la majorité albanaise sous prétexte de «lutte antiterroriste».Mais il n'a pas agi, si ce n’est sous forme de menaces velléitaires et d’inutiles navettes diplomatiques.C’est la preuve qu'il a peut-être une conscience humanitaire, mais qu’elle est à la carte.Sur la question kosovar, la communauté internationale est coupable de n’avoir raisonné qu’en termes stratégiques: inhibée par ce quelle considère comme un danger absolu, celui de l’indépendance kosovar, dont elle redoute comme la peste la réalisation pour la stabilité des Balkans, elle a fermé les yeux sur les méthodes d’éradication de Belgrade.C’est pourquoi Un devoir d’humanité simpose à la communauté internationale.cet été, pris de court par la fulgurante progression de l’Armée de libération du Kosovo (TUCK) et l'affaiblissement de l’influence d’ibrahim Rugova, l’Ouest a donné son feu vert implicite au déploiement de l’armée et des forces de sécurité serbes contre l’UCK en suspendant pendant plusieurs semaines ses menaces de frappes aériennes contre Belgrade.Difficile donc, maintenant que Belgrade a fait pour eux la sale besogne d’écraser le mouvement indépendantiste, de croire à l’authenticité de l’indignation affichée par les Occidentaux face aux massacres.Le drame kosovar est le théâtre d’un duel de menteurs entre Belgrade et la communauté internationale.Les frappes aériennes, que l’OTAN voudrait du reste éviter, ne constituent évidemment pas une fin en soi.Disons plutôt une fuite en avant aux perspectives incertaines.Elles masqueraient difficilement l’improvisation dont a fait preuve jusqu’ici l’Occident face au casse-tête du Kosovo.Mais l’OTAN et l’ONU ont vu à ce point leur crédibilité affaiblie par leurs fausses menaces qu’elles n’auront objectivement d’autre choix que mener bientôt des raids aériens contre l’armée serbe si Milosevic n’accepte pas cette fois-ci de collaborer.Ce que le président yougoslave devrait normalement accepter de faire, s’il respecte la logique qui l’anime depuis le début du conflit.Il pourra s’en tirer en faisant quelques concessions de dernière minute.Saddam Hussein ne fait pas durer le suspense autrement.Coup sur coup, Belgrade a déclaré avoir mis fin à ses opérations antiterroristes au Kosovo, ouvert la porte à un statut d’autonomie provisoire pour la petite province et accepté qu’une mission internationale enquête sur les massacres qu’il nie avoir perpétrés.Manœuvres dilatoires ou ouvertures de bonne foi?L’Occident, prêt à passer l'éponge, donne l’impression de n’en avoir cure.Aussi, le chemin de la paix entre Belgrade et Pristina passe à terme par un compromis politique dont les parties sont encore loin.Vrai que les xénophobies sont anciennes dans les Balkans — il s’est toujours trouvé des leaders politiques pour les creuser — et qu’au Kosovo, les haines ethniques paraissent si profondes qu’on les dirait indéracinables, comme en témoignait récemment un reportage de la BBC diffusé sur les ondes de RDI.Il y a pourtant espoir de réconciliation, sinon de cohabitation paisible, bien qu’en porüon congrue, si l’on en juge par les résultats des élections générales qui viennent d’avoir lieu dans la Bosnie voisine, construite depuis 1995 sur l’architecture délicate des accords de paix de Dayton.Des élections qui ont porté au pouvoir un ultranationaliste à la présidence de la petite entité serbe (la «Republika Srpska»), mais qui ont par ailleurs signalé, à l’échelle de la Bosnie-Herzégovine, une érosion des partis étroitement nationalistes au sein des trois communautés qui la forment.Incontournable, cette érosion se produit néanmoins à pas de tortue, ce qui donne à penser que la communauté internationale devra encore longtemps tenir la Bosnie par la main.Le même devoir d’humanité s’impose à la communauté internationale dans le conflit qui oppose le Kosovo à la Serbie.Le problème, c’est quelle n’arrête pas de fuir ses responsabilités.LETTRES -?- Parizeau a raison.de renier leurs idéaux comme ,eurs Le débat politique devrait donc, prétendent en majorité les répondants à un sondage récent commandé par Le Devoir, être limité aux acteurs de la scène parlementaire.Est-il permis de soutenir qu’un véritable exercice dé mocratique prône, au contraire, la participation du plus grand nombre possible de citoyens conscients?Jacques Parizeau est le seul leader indépendantiste authentique qu’ait connu le Québec depuis l'effritement du RIN, il y a 30 ans.Et voici qu’on l’enjoint de se taire, de ne pas élever sa voix au-dessus des machines des exploitants, de ne pas enterrer l’écho des fermetures d’usines, de ne pas nuire à la bonne marche des soumis qui ont mené et maintiennent au pouvoir un parti qui a trahi, au profit d’un illusoire déficit zéro, la cause pour laquelle on l’avait élu.Lucien Bouchard oublie trop facilement qu’il n’a, pour sa part, jamais été élu par le peuple qu’il prétend représenter et auquel il a imposé, au cours des trois dernières années, sans consulter les citoyens, un resserrement de ceinture qui n’en finit plus.Au nom de la néobienséance langagière (political correctness), on plie; le genou devant le capital, on montre ses fesses en réclamant d’y être botté vigoureusement.Ah! la joie de l’humiliation! Claude Gauvreau, dont on joue présentement Les oranges sont vertes, reste à la fine pointe de la pertinence: les avant-gardes sont encore trahis par ceux pour qui le pouvoir compte avant toute chose.Même Le Devoir, par la plume d’un éditorial de Michel Venne, affiche son masochisme avec délectation et ose fustiger les propos aussi nécessaires que directs d’un homme qui, en politique, n’a jamais agi aux seules fins d’être réélu, comme c’est le cas de la plupart des politicailleurs qui s’empressent, une fois portés au pouvoir, promesses.Oui, les déclarations intempestives de Jacques Parizeau «ont pour effet d’embarrasser le premier ministre Bouchard» (63 % des répondants) et «contribuent à semer la division dans les rangs du Parti québécois» (54 %).Et il est bien qu’il en soit ainsi.Le PQ n’a d'ailleurs pas attendu les déclarations de son ancien leader pour être divisé sur les politiques lésineuses de petit épargnant mises de l’avant par le premier ministre.Qu’est-ce que c’est que ce parti qui peut prétendre détenir à lui seul le monopole de la vérité politique?Qu'on ne se trompe pas, je suis, depuis 32 ans, un indécrottable indépendantiste et ne m’abaisserai jamais à voter pour le Parti libéral.Mais c’est au seul parti dont le rôle premier, préconisé par ses fondateurs, est de réaliser l’indépendance politique du Québec, que s’adressent mes griefs de militant déçu, comme c’est du seul quotidien montréalais qui ait pris position pour la souveraineté que j’attends une indéfectible cohérence dans ses prises de position.L’un et l’autre trahissent la cause: le parti pour s’agripper au pouvoir et le journal par souci de néobienséance langagière.Jacques Parizeau, lui, se lient debout, tout seul encore une fois.Jacques Larue-Langlois Verdun, 27 septembre 199fi marche lorsqu’il est question de stratégie.Enfin, loin de souhaiter que M.Parizeau soit contraint au silence, nous écrivions: «Malgré ses défauts, M.Parizeau est l’un des meilleurs pédagogues du mouvement souverainiste.[.] Que l’on soit pour ou contre son projet, sa contribution au débat est magistrale et utile tant il exprime cette idée avec une clarté dont peu de gens sont capables.» Michel Venue McLuhan «actualisé» .Quel masochisme?L’éditorial cité par M.Larue-Langlois ne peut pas être perçu comme un exercice de «masochisme» ou de «néo-bienséance langagière» à l’égard de M.Parizeau.Certainement qu’y était exprimé un désaccord avec lui quant a la pertinence d’emprisonner le Québec dans un calendrier.Mais cela relève d’un sain débat public.Pour le reste, nous rappelions à M.Parizeau son propre engagement à laisser à son successeur le soin de diriger la Je tiens a féliciter Graham Fraser pour sa chronique du 24 septembre intitulée «McLuhan nous avait prévenus».J’ai déposé le mois dernier un mémoire de maîtrise dans lequel je tente essentiellement de livrer le même message.On attribue habituellement une image à McLuhan plus ou moins fidèle à la réalité et le texte de M.Fraser permet de remettre les pendules à l’heure.Souvent présenté comme étant enthousiaste face aux médias (et c’est en partie de sa propre faute), McLuhan exprimait pourtant dans le vie privée son dédain face au changement.On oublie qu’il était d’abord et avant tout un professeur de littérature et qu’il a obtenu son doctorat à Cambridge.Graham Fraser a «actualisé» McLuhan en établissant des liens entre les idées du penseur canadien et la saga de Clinton.De même, plusieurs critiques auraient avantage à relire McLuhan afin de constater à quel point il nous a devancés.de 35 années.(Note: il existe plusieurs éditions de Understanding Media mais la première est parue en 1964.) Patrick Roy Chargé de cours Communication multimédia Université Dival Québec, 25 septembre 1998 .Pot»R PonnCR un visA6£ ‘A f'AoNÎRÊ .RW0*1 / I Cof/wfcîiQuES '.A - AU foh/0 A CrMCHt Mîom «at^Trt LIBRE OPINION Journées de la culture : rétablir la vérité SIMON BRAULT , Directeur général de l’École nationale de théâtre et membre (bénévole) du comité organisateur des Journées de la culture ans un texte publié ici samedi dernier, Pierre Sal-ducci dépeignait les Journées de la culture comme une entreprise d’exploitation des artistes au profit d’une petite équipe de direction grassement payée qui s’offre une campagne de publicité.S’érigeant en pourfendeur des effets pervers de la gratuité, ce monsieur ne se privait pas pour autant de multiplier les affirmations gratuites pour justifier son opinion.Par égard pour les milliers d’artistes et de travailleurs culturels qui ont créé et animé les Journées de la culture et pour la population qui a fait de cet événement un véritable succès en fréquentant les 900 activités offertes à la grandeur du Québec, je me dois de rétablir la vérité.Le projet des Journées est né de rencontres au sein du milieu culturel à la veille du Sommet sur l’économie et l’emploi.En effet, plusieurs craignaient alors que la culture soit de nouveau reléguée aux oubliettes lors de ce forum.Les Journées de la culture sont une création du milieu qui s’est concerté afin de lancer une vaste campagne de sensibilisation pour inviter les gens à découvrir et à s’approprier un système culturel trop souvent réservé aux seuls initiés.Nous avons choisi de ne pas parler de la culture comme marchandise mais comme façon d’être et d’exister.Nous avons fait le pari d’inviter la population à échanger directement avec ceux qui consacrent leur vie à l’art, à la création ou à la préservation du patrimoine comme moyen de valoriser davantage la culture dans notre société.Et, cela, sans nier la res-ponsabilité de l’État en matière de démocratisation culturelle.Les Journées de la culture ne prétendent pas être la solution miracle à tous les pro- blèmes.Elles peuvent toutefois contribuer à éveilier les consciences.Le budget des Journées de la culture est plutôt modeste si l’on considère l’ampleur de l’opération.En effet, nous avons organisé ce qui est sans doute la plus importante campagne de publicité et de promotion portant sur la culture à l’échelle du Québec.Des messages publicitaires ont été diffusés à la radio et à la télévision, plus de 1 500 000 Programmes des activités ont été insérés dans les quotidiens, des milliers d’affiches et d’oriflammes ont été distribuées aux organisateurs d’activités, des autobus à Montréal et à Québec ont été placardés, etc.Tout cela était appuyé par 14 conférences de presse à travers le Québec et par une présence marquée dans tous les médias de notre porte-parole bénévole, Marcel Sabourin.Dès le début du projet des Journées, il était clair que nous visions une action à grande échelle qui aurait été impossible à réaliser chacun dans son coin.Il fallait réussir à occuper un espace significatif dans la vie publique.Nous voulions que chaque organisateur d’activité puisse profiter de l’impact d’une campagne nationale pour s’ancrer davantage dans son milieu.Or, tous les experts le confirmeront aisément, le coût réel d’une telle campagne dépasse largement le million de dollars.Nous ne disposions pas de cette somme et nous n’en avons jamais disposé.Nous avons obtenu 300 000 $ du gouvernement du Québec en dehors des budgets culturels existants et nous avons convaincu trois commanditaires d’investir un total de 175 000 $.Nous avons donc-dû vendre des espaces publicitaires pour financer le tabloïd contenant la programmation.Nous avons aussi sollicité les médias pour obtenir de l’espace et du temps d’antenne gratuits [jour une valeur dépassant 500 (KM) $.Une fois payés les coûts minimaux de production des messages et du matériel promotionnel, les salaires des quelques pigistes affectés aux relations de presse, à la traduction et à la production et les salaires des deux employés du Chantier de l’économie sociale qui coordonnent les Journées, il ne restait pas d’argent pour effectuer les dépenses somptuaires que suppose Pierre Salducci dans un de ses nombreux accès de fabulation.Contrairement à ce que prétend M.Salducci, nous avons répété à maintes reprises que les Journées de la culture n’auraient pas vu le jour sans la participation généreuse du milieu culturel.Nous l’avons affirmé dans des dizaines de points de presse, nous l’avons aussi écrit à la page 4 du Programme des activités.D’ailleurs, les membres du comité organisateur et les ambassadeurs des Journées à travers le Québec sont des bénévoles issus du milieu.C’est ep partie ce qui explique la vitalité de ce mouvement.S’il avait fallu attendre un chèque pour agir, un tel projet n’aurait jamais vu le jour.Bien sûr, tout le monde s’entend pour dire qu’il serait merveilleux d’être adéquatement rémunéré.Mais nous n’en sommes pas encore là.Par ailleurs, les conditions varient d’une entreprise culturelle à l’autre, d’une discipline à l’autre.Certains artistes sont employés, d’autres sont travailleurs autonomes et d’autres reçoivent des bourses.Certains organisateurs ont réussi à financer leur activité à même leur budget, d’autres ont déniché des commandites.Mais une chose est vraie pour tout le monde: la décision de participer aux Journées de la culture appartient à chacun, il s’agit pour chaque organisme et individu d’évaluer si le jeu en vaut la chandelle.Nous pouvons comprendre que certaines personnes considèrent qu’elles ont déjà assez donné.On peut très bien décider de se tenir à i’écart du mouvement des Journées.Mais nous ne saurions accepter qu’on déforme le sens de ce mouvement ou qu’on lance des accusations mensongères pour discréditer les artistes et les travailleurs culturels qui font lé choix d’additionner leurs compétences, leurs connaissances et leurs ressources pour faire la promotion de ce qui constitue leur raison de vivre, de créer et de travailler.A P R 0 I’ o s .de la fragilité de l’industrie du logiciel L’industrie de la création de logiciels et des services d’informatique fait office de catalyseur pour le changement dans les autres branches d’activité, mais elle subit elle-même le contrecoup des innovations qui voient le jour ailleurs.Des ordinateurs personnels plus rapides, à capacité de stockage supérieure et à mémoire plus étendue ainsi que les progrès techniques réalisés dans le domaine des réseaux (du réseau local à l’Internet) ont ouvert la porte à de nouveaux produits tout en raccourcissant leur cycle de vie.Ainsi, le processeur de quatre kilo-octets a fait son a|>-parition sur le marché sue ans après le processeur de un kilo-octet (Urban et Star, 1991), mais il aura suffi de quelques mois [>our qu’il soit remplacé par d’autres puces dont la puissance s’est accrue de façon exponentielle.Les mises à niveau de logiciel démontrent aussi le raccourcissement du cycle de vie des produits.L’Observateur économique canadien, Statistique Canada, mars 1998.LE DEVOIR P 0 N I) E PAR E N R I B 0 U R A S S A LE 10 JANVIER I II I 0 Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l’information CLAUDE B E A IIR E (1A RI) Directeurs adj oi n ts de l’information PIERRE BEAULIEU, PI E RR E CAY0UETTE, NO RM A N I) T II É RI AII LT Rédacteur en chef adj o in t JEAN RO B E RT S A N S P A Ç0 N Rédacteur en chef adjoint CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE I) IIB É 2 0 50, rue de B1 e u r y, !)" étage, Montréal (Québec) Il B A HMD.Tel.: (514 ) 9 8 5 • 3 3 B 3 FAIS CE QUE DOIS ¦I I, K i) K y OIK.I.K S S A M H I) I 3 E T I) 1 M A N C II E I O C T O B K E 19 9 8 A IA IDEES BOYCOTT EATONS .JteaBî.H EU oB9B S» ÉitS -r i.¦¦¦> Cher monsieur Eaton Lettre à George Kosich, président et chef de la direction de la maison T.Eaton à Toronto «Si le plus puissant cède, comment s’imaginer que les autres commerçants ne feraient pas de même?Ils emboîteraient le pas, vous le savez fort bien et nous aussi.Et c’est la paix linguistique qui sera remise en cause.» ous nous adressons direc-—_ tement à vous après que l^k ^ r certains d’entre nous ont I ^k eu l’occasion de commen- I ^k ter la campagne lancée ré- î ^k cemment par William j ^k Johnson en prenant pour ; ^k première cible le magasin 3 « Eaton du centre-ville de 1 B Montréal.™ Cette stratégie est en trois volets et William ' Johnson l’a criée sur tous les toits: d’abord la langue de l’affichage, par la sjuite la langue de l’enseignement, et enfin la langue au travail.L’enjeu est donc de taille! lx> fragile équilibre linguistique qui s’est instauré Au Québec depuis quelques années est donc remis en question, et si nous n’y prenons garde, nous revivrons une période de tensions dont nous paierons tous les frais, qui seront énormes.Vous connaissez, pour l’avoir appliquée vous-même, la loi 86 et ses dispositions relatives à l’affichage commercial.Cette loi a été prise au nom de la paix des langues et de la quiétude des commerces.Elle a assuré l’une et l’autre.Bill Johnson et ceux qui l’accompagnent dans les rues cherchent actuellement à porter atteinte à cet heureux climat en dénaturant l'esprit de cette loi, qui n’a jamais été pensée, ni par M.Ryan, ni par M.Bouchard, pour concourir à la généralisation d’une certaine forme de bilinguisme au Québec, même à Montréal.Et dans cette nouvelle guerre des langues qu’ils appellent de leurs vœux et de leurs manifestations intempestives, ils vous ont pris, vous et votre magasin du centre-ville, pour première cible, sans doute selon l’idée, peu fair-play, que la passe délicate dans laquelle vous vous trouvez engagé sur le plan financier vous fera fléchir devant le chantage.Nous ignorons quelle impression cette agitation de la part d’un groupuscule, plus tonitruant qu’inlluent, peut vous donner de la situation à Montréal, mais nous, qui vivons au Québec, pouvons vous dire, sans l’ombre d’une hésitation, que la langue anglaise se porte fort bien ici et n’a nul besoin de croître davantage dans la vie commerciale, où elle est omniprésente et même dominante dans les raisons sociales, les marques de commerce et sur les étiquettes des produits de consommation.Et, bien entendu, d’abord dans la publicité à l’adresse des anglophones, qui se fait en anglais, dans la presse de langue anglaise, à la radio et à la télévision (il y a à Montréal plus de chaînes de langue anglaise que de langue française).Depuis plus de vingt ans, il existe au Québec des mesures pour donner un coup de pouce au français.Nous nous permettons de vous rappeler ce qu’en disait Reed Scowen, ancien député du PLQ et ancien président d’Alliance Québec, dans son livre A Different Vision paru en 1991, c’est-à-dire bien avant la loi 86 et à l’époque même de l’unilinguisme français dans l’affichage commercial: «Those restrictions are really quite limited.Quebec holds enormous potential for anyone who wants a full and satisfying life.Hundreds of thousands of Quebecers like living here in English, and do so [.].The picture that emerges of the situation today is one in which the English are essentially free to use their own language.» Ces mesures favorables au français, la maison Eaton en a compris le sens d’entrée de jeu et n’a pas hésité à les appliquer chez elle, méritant ainsi l’estime de sa clientèle de langue française.Nous ne souhaitons pas voir la maison Eaton perdre cette estime.Sans compter qu’une décision de la maison Eaton de capituler devant le chantage de quelques fanatiques dont vous êtes la victime aurait des effets d’entraînement immédiats.Vous seriez identifiés comme le fer de lance de cette campagne.Si le plus puissant cède, comment s’imaginer que les autres commerçants ne feraient pas de même?Ils emboîteraient le pas, vous le savez fort bien et nous aussi.Et c’est la paix linguistique qui sera remise en cause.Confiants que vous saurez faire preuve, dans cette affaire, de vision et de jugement, nous vous prions d’agréer, Monsieur Kosich, l’expression de nos sentiments les meilleurs.Voici les signatures des présidentes et présidents des organismes suivants: Monique Séguin Alliance des professeures et professeurs de Montréal Lorraine Pagé Centrale de l’enseignement du Québec Gérald Larose Confédération des syndicats nationaux Clément Godbout Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec Monique Vézina Mouvement national des Québécoises et Québécois Pierre Curzi Union des artistes Louis Gauthier Union des écrivaines et écrivains du Québec Laurent Pellerin Union des producteurs agricoles Guy Bouthillier Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal Le pont entre les générations Après leurs études, les jeunes ont rapidement l’impression que la société pourrait vivre sans eux, qu’ils ne pourront compter que sur eux-mêmes pour s’en sortir Extrait de la conclusion de l’ouvrage Le Pont entre les générations, publié aux éditions Us Intouchables, par un groupe de recherche formé de gens de toute génération et de toute allégeance politique et sociale.Parmi les membres de ce groupe figurent le penseur Jacques Grand’Maison, l'universitaire Solange Lefebvre, le syndicaliste Marcel Pepin et l’historien Éric Rédard, auteur de ce texte.|.- ntre les générations, certains esti- Emenl que les hostilités ont déjà commencé.Nous ne sommes pas de cet avis.Pour l’instant, la méfiance entre les générations demeure sou- II.i.termine.Les jeunes, les aînés et les bab'y-boomers entretiennent en eux de nombreux préjugés sur les autres générations.Il suffit de discuter ouvertement de ces préjugés pour voir poindre une certaine agressivité: d’un coup, les masques tombent.Il n’est pas surprenant que le groupe qui nourrit le plus d’amertume à l’endroit des autres générations soit celui des jeunes.Comme nous l’avons déjà dit, bien que certains jeunes réussissent très bien et ne se sentent pas touchés par le sort de leur génération, la plupart se heurtent à de nombreux obstacles.la colère, la dépression, le désenchantement et, même, des tendances suicidaires ne sont pas rares.Lorsqu’ils ont terminé leurs études et commenté à chercher un emploi, les jeunes ont rapidement l’impression que la société pourrait très bien survivre sans eux.Reportant les projets de vie à plus tard, vivant de précarité, ils ont un sentiment de déclin.Alors que les aînés ont vécu dans une société qui est passée de l’austérité a la prospérité, les jeunes croient qu’ils vivent le processus inverse.D’aucuns pensent que cet individualisme de la jeunesse, ce refus de toutes les idéologies sont une victoire de la raison.Les jeunes auraient enfin compris.Ils doivent devenir leur ; propre entrepreneur, exploiter leurs propres possibilités, faire preuve d’imagination.Ils sont plus forts que leurs aînés.Ils n’attendent rien des autres et ne perdent pas leur temps à critiquer les gouvernements et ceux qui prennent les décisions.Cette génération sera plus débrouillarde que les autres, et c’est bien ainsi.Nous pensons, au contraire, qu’il est plus juste de voir dans cet individualisme poussé à l’extrême, dans cette incapacité de se projeter dans l’avenir, un éreintement de la dynamique sociale.Cet individualisme n’est pas un projet politique ou une volonté consciente de bâtir une société autre, plus juste.Au contraire, cette somme de jjetits drames individuels, cette juxtaposition de destins individuels déprimants surplombe un immense néant.Si la société ne veut pas de nous, pensent beaucoup de jeunes, si on nous refuse une place, si nous sommes des citoyens de seconde zone, alors, quel sens donner à la vie?Comme ils ne croient pas au collectif, rares sont ceux qui vont imaginer que leur sort n’est pas unique et que s’ils s’unissaient à d’autres, ils arriveraient peut-être à faire en sorte que la richesse soit mieux partagée entre les générations.Froidement cohérents avec leur conception hy-perindividuelle de la vie, ces jeunes, plutôt que de changer une société figée, tournent contre eux-mêmes leur agressivité et leur désespoir.Cela explique en bonne partie pourquoi le suicide est la première cause de mortalité chez les jeunes Québécois depuis le milieu des années 80.les derniers chiffres montrent que si les jeunes hommes de 15-29 ans représentent au Québec 10,8 % de la population, ils comptent pour 24,6 % des suicidés.Il y a plus de jeunes Québécois qui se suicident que de jeunes qui meurent à la suite d’accidents de la route.En Occident, le Québec détient à ce chapitre un bien triste record.Nous avons fondé lœ Pont entre les générations afin de contribuer à sortir toute une génération de la tragique spirale de l’isolement.Fernand Dumont, dans le texte déjà cité, faisait valoir que notre société, «apparemment souple», est devenue «molle» au fil des ans: «Elle n'offre pas de point d’appui à la contestation vigoureuse.Comment, demande Dumont, dans cette fluidité, donner corps à des valeurs personnelles, à un projet de vie qui rencontre une résistance un peu tenace et qui fasse mordre la liberté de la jeunesse sur autre chose que sur la guimauve des aînés?» Jeunes et aînés, nous avons mis nos efforts en commun pour que quelques voix se lèvent enfin.Quelques voix qui ne réclament qu’un effort de générosité entre les générations.De plus en plus, les jeunes montent le ton et durcissent leur position.La jeune génération est encore prête à tendre la main aux générations précédentes.Comme société, il faut profiter de cette occasion qui nous est offerte pour serrer les rangs derrière un projet rassembleur qui puisse rapprocher les générations.Dans l’histoire du Québec contemporain, les confrontations entre les générations ont été très fréquentes.Regroupés autour de revues ou d’associations militantes telles que Jeune Canada, la Jeunesse étudiante catholique, La Relève, Cité libre, Liberté, Parti pris, les jeunes de toutes les époques ont porté le flambeau du renouveau pour leur société.Encore maintenant, on voit poindre, dans les groupes communautaires et environnementaux, dans les associations étudiantes et les chambres de commerce, dans les partis politiques et les syndicats, toute une génération qui défend de nouvelles valeurs.Leur présence, diffuse mais réelle, fait avancer plusieurs causes.Dans l’histoire, lorsque des jeunes se sont levés pour exprimer leur désaccord envers certaines idées dominantes, souvent, parmi les plus vieux, on leur rétorquait que leurs critiques étaient exagérées, voire superflues, et qu’ils faisaient fausse route.Or les débats que les jeunes ont provoqués ont tous fait cheminer la société vers de salutaires révisions des valeurs.En montrant du doigt les malaises et en reconnaissant les enjeux qui y étaient liés, les jeunes ont fait figure d’éveilleurs de conscience.La grande originalité de notre époque est que beaucoup d’ainés, aujourd’hui, souhaitent qu’émerge une nouvelle solidarité entre les générations.Moins pauvres qu’auparavant, en meilleure forme, appelées selon Statistique Canada à prendre leur retraite de plus en plus tôt, les personnes du troisième âge veulent contribuer au mieux-être de notre société.Une recherche-action menée par des membres de notre groupe sur les aînés a démontré de façon très convaincante que ceux-ci s’intéressent au sort réservé aux jeunes; ils désirent s’engager afin qu’un nouveau dialogue puisse naître entre les générations.Nombre d’aînés souhaitent transmettre certaines valeurs qui leur sont chères et donner espoir aux plus jeunes, qui ont souvent le sentiment que leur situation difficile est unique et qu’ils en sont responsables.Entre une génération qui a tendance à s’isoler, malgré l’éveil de certains, et une autre qui semble vouloir s’engager, il faut construire des ponts.Ce rapprochement ne pourra que faire réfléchir nos décideurs.Entre deux âges, deux temps historiques, deux façons d’être au monde, la confiance doit s’établir pour que cesse la solitude des générations sur la place publique; pour qu’une vraie solidarité puisse s’affirmer et s’épanouir.En communauté de destin, nous sommes tous responsables les uns des autres.Depuis la grande crise des années 30, l’État a su médiatiser et organiser cette solidarité entre les citoyeps de notre société.Toutefois, la présence de l’Etat, à plusieurs égards bénéfique pour la collectivité, ne doit pas nous faire oublier notre responsabilité de citoyens.Dans notre milieu de travail, à l’école, à l’université, dans notre milieu associatif, au sein de notre famille, partout, les gestes que nous commettons peuvent faire la différence.Nous avons foi en la volonté des gens d’ici, peu importe leur âge, leur sexe ou leur milieu social, de faire émerger une société plus juste et généreuse; c’est pourquoi nous avons fondé Le Pont entre les générations.Puisse cette foi être contagieuse auprès de tous ceux qui croient que, comme société ou comme individu, nous sommes ce qui nous survit Fausses rumeurs ALIX ADRIEN Délégué syndical à l’école secondaire Mont-Royal |i— r- • la suite d’une assemblée I ^ générale des enseignants A de l’école secondaire Mont-Royal, il a été convenu par la grande majorité de rétablir les faits concer-it==Jl nant l’article paru dans Le Devoir du mardi 8 septembre 1998 qui titrait: «L’école Mont-Royal se francise difficilement».Dans toutes nos classes, mis à part le cas de l’anglais et de Yenglislt, le français est de rigueur tant chez les élèves que chez les enseignants.Ceci ne saurait nullement empêcher que dans le but d’intervenir auprès d’un élève en difficulté, nos collègues, majoritairement polyglottes, puissent mettre à profit leurs connaissances pour le bien de l'élève.Nous connaissons tous la grande diversité ethnique de la clientèle étudiante montréalaise et la façon dont ou cherche à les intégrer, souvent hâtivement, dans un système lui-même en phase de transition.Et si, dans notre démarche pédagogique, nous mettons à la portée des enfants les moyens les plus légitimes pour rendre précisément le français accessible, ce n’est pas une raison pour répandre de fausses rumeurs et chercher des problèmes inexistants qui ne peuvent que provoquer chez l'élève des mécanismes de défense indésirables.Notre but en tant que pédagogues est de faire aimer la langue française plutôt que de l'imposer.Les termes du genre «dimension folklorique», «baragouinent», «francophone toujours théorique» utilisés dans l’article du Devoir dénotent bien un manque de respect à l’endroit d’un métier des plus nobles et lèsent maladroitement des collègues dévoués et une direction d’école que nous appuyons sans réserve.Cette farouche intolérance et celte intransigeance excessive qu’à notre tour nous dénonçons n’ont fait qu’engendrer une résistance chez les élèves.Nous nous sentons sérieusement indignés de nous faire harceler de la sorte, bien à tort pourtant, par quelques collègues que le manque de tact a fini par trahir.Quant à nous, loin de baisser les bras et de nous laisser impressionner et décourager, nous poussons à la roue et continuons dignement à bâtir le Québec de l’avenir, dans un engagement fécond de droiture, de respect et de fierté.Belle rhétorique ! MARTINE FICHÉ GILLES LACHAPELLE STÉPHANE MÉNARD MICHÈLE G 11 IN DO N .il défaut de pouvoir commenter la réplique de cer- A tains collègues, une copie de la lettre envoyée au Devoir nous ay;uit été refusée par notre délégué syn-u==U dicaî, nous, soussignés, enseignants syndiqués de l’école secondaire Mont-Royal, désirons donner publiquement notre appui à l’article de Paule des Rivières sur la difficile francisation de notre école.Nous croyons toujours que le multiculturalisme dans une école française, d’une commission scolaire française, doit obligatoirement et prioritairement passer par le respect, la valorisation et l'utilisation de la langue française dans toutes les sphères d’activité de l’école.Malheureusement, ce que nous observons dans la vie de tous les jours à Mont-Royal démontre indubitablement que rien n’a été fait dans ce sens jusqu’ici: aucune politique de valorisation du français dans les autres matières; aucune mention à ce sujet lors des assemblées des élèves au début de l’année: aucune directive aux enseignants.Cette école est «française» depuis maintenant treize ans et nous assistons encore à des levées de boucliers chaque fois que nous osons élever la voix pour que le français prenne toute sa place.Nous trouvons anormal et particulièrement choquant que l’on oppose à la notion de valorisation du français celle de liberté individuelle et que l’on tienne pour acquis qu’un microcosme multiculturel est infailliblement voué à l’anglicisation! Belle rhétorique.n’est-ce pas?Seules ces prises de position étonnantes sont sur le plan pédagogique indéfendables et socialement lourdes de conséquences.D U .Kathleen Ijevesque , responsable des politiques cul Cou Ion (adjoint à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire fort (Ottawa)., Micheline Ruel laudine Bedard.production).Francine Quelle! (secrétaire).Iv\ PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements IA RÉDACTION Journalistes A l’information générale et métropolitaine (actualités politiques municipales), Caroline Montpetit, Brian Myles (politique pages thématiques) ; Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs) ; Jacques tu relies), I.ouisc Leduc (musique), Jean-Pierre Legault, Odile Tremblay (cinéma); au directeur de l'information), Guy Iaillefer (éditorialiste), C lande Lévesque, à 1 i et éditorialiste à Québec) ; A l’information sportive : Yves d’Avignon ; Marie-Hol» \A PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (dit land, Alexandre D-cluc (publicitaires) ; Cornders^hristhVX Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, H™de * ;a diM ¦cé,ine Furoy’pa,rick ,nkei (cMur)-Ghis,aine Ufleur'Danic,ic Nan,ei (secréta,re Na,ha,ie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.\A FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur générât) ________________________________________________________ » I.E I) E V 0 I It , I.E S S A M E l> I It K T I) | M \ \ c || |.; | u c f n it it |.; inns A 14 r=-?LE DEVOIR * ACTUAL jl ky Exigez votre Télé choixl Les lecteurs trouveront dans leur Devoir d’aujourd’hui le troisième numéro de notre nouveau supplément, Télé choix.S’il n’y est pas, ce sera tout simplement un oubli de la part du dépositaire ou du camelot et il ne faudra pas hésiter à le leur réclamer.Un service téléphonique spécial a été mis en place au numéro (514) 985-3333 où une préposée recevra vos commentaires de 9h à 13h.Avec votre aide, nous tenterons de corriger la situation là où notre service de messageries aura fait défaut et, si nécessaire, nous vous ferons parvenir par la poste un exemplaire du Télé choix.UNION SOCIALE SUITE DE LA PAGE 1 cette confiance se teinte de prudence car nous n 'avons pas nécessairement eu des réponses à toutes nos questions, ce qui est tout à fait compréhensible considérant que c’est un processus qui s’amorce», a indiqué M.Facal à l’issue de son premier face-à-face avec ses homologues fédéral et provinciaux.«Nous sommes confiants d’être sur la bonne voie», a renchéri Diane Cunningham avec soulagement.Selon elle, l’atmosphère s’est nettement améliorée depuis juin, alors qu’une rencontre similaire avait fait chou blanc.«C'était la première fois que les ministres avaient l’occasion de revoir ensemble les deux documents [les positions provinciale et fédérale], de s’interroger à leur sujet et d’en discuter concrètement», a noté Mme McLellan.Il reste beaucoup de travail à abattre mais elle est plus optimiste face à la possibilité d’en arriver à une entente.Rien n’est pourtant résolu et un fossé sépare toujours les deux niveaux de gouvernement sur les façons de régler leurs disputes et d’encadrer le pouvoir fédéral de dépenser dans les domaines de compétence provinciale.Les premiers ministres provinciaux, y compris Lucien Bouchard, s’étaient entendus en août pour demander que le fédéral obtienne l’accord des provinces avant de lancer de nouveaux programmes et de dépenser dans des secteurs de compétence provinciale exclusive, qu’il soit seul ou non à financer le projet.Ils revendiquaient aussi que les provinces aient le droit de se retirer du programme fédéral avec pleine compensation financière, à la condition de réinvestir les fonds dans le même secteur prioritaire.De plus, ils exigeaient la mise sur pied d’un mécanisme de règlement des différends lorsqu’il y a litige entre une province et le fédéral autour de l’interprétation des principes de la Loi nationale de la santé ou encore du respect des conditions associées au droit de retrait.Actuellement, le fédéral décide seul si les principes en matière de santé sont respectés et si une sanction s’impose.Les provinces ne veulent plus qu’Ottawa soit ainsi juge et partie.Le premier ministre Jean Chrétien avait offert une fin de ¦pion-recevoir en septembre, accusant les premiers ministres provinciaux de vouloir diriger le pays à sa place et de miner les pouvoirs d’Ottawa.Il refusait l’idée d’une interprétation conjointe de la Loi nationale sur la santé tout comme celle de permettre un droit de retrait des programmes financés exclusivement par le fédéral.Il s’en tenait à son engagement du discours du Trône de 1996, à savoir un droit de retrait limité aux programmes à frais partagés.Mme McLellan n’aurait pas offert davantage en matière de droit de retrait mais Mme Cunningham a dit sentir de «la flexibilité et une ouverture d’esprit» et même avoir «été relativement soulagée» par les explications de la ministre fédérale.M.Facal a plutôt ressenti un désir de mieux comprendre le point de vue des provinces.«Il serait exagéré de parler d’ouverture ou de fermeture d’esprit.Disons qu’il y a eu tetita-tive de s'assurer que chaque partie comprenne clairement la position de l’autre», a indiqué le ministre québécois.Il avoue d’ailleurs que la position fédérale sur le pouvoir de dépenser et le règlement des différends demeure inacceptable.«Mais datis la mesure où ils nous assurent qu’ils veulent collaborer et qu’ils sont de bonne foi, nous sommes prêts à donner la chance au coureur», a-t-il ajouté.Anne McLellan insiste.Aucun élément de l’accord ne pourra être pris isolément Elle rappelle, comme Jean Chrétien, qu’il s’agit d’une négociation et que «chaque partie doit accepter que c’est donnant donnant» et se montrer flexible.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l'agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514)985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Devoir est publié du lundi au samedi par Ije Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050, rue de Bleury, 9” étage, Montréal, (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor taSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir Ijf Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Jnc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Ijaval.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Les exilés de l’intérieur , _____ CHRISTINE NESBITT REUTERS LA RECENTE guerre civile a fait de nombreux sans-abri en Sierra Leone, un pays d’Afrique occidentale.Ce garçonnet est hébergé dans un camp aménagé dans la localité de Kenema.Im directrice de TUNICEF, Carol Bellamy, a visité ce camp dans le cadre d’une tournée en Sierra Leone.Pille y a notamment plaidé pour la démobilisation des enfants-soldats.À lire en page C 10.BOUCHARD Stéphane Dion est d'avis qu’Alliance Québec s'y prend mal pour défendre les droits des anglophones SUITE DE LA PAGE 1 Mais les francophones ont leurs raisons d’être inquiets, a concédé M.Dion.«Si on prend l'ensemble du programme de [William] Johnson, les francophones ont de bonnes raisons d'être inquiets.[.] Si c’est de dire: “Soyons tolérants, on est une société ouverte, regardons ce qu’on peut faire", c’est beaucoup plus positif comme réaction.C’est à M.Bouchard de voir ce qu’il veut faire.Est-ce qu'il veut sonner le tocsin ou essayer de gérer le problème le mieux possible?» Stéphane Dion est d’avis qu’Alliance Québec s’y prend mal pour défendre les droits des anglophones.«Ce qui est inquiétant, c'est qu’on n’a jamais senti chez M.Johnson la moindre compréhension envers le fait que les Québécois francophones eux aussi sont une minorité.Ils sont majoritaires au Québec mais minoritaires au Canada et une toute petite minorité dans un continent anglophone.Si on sentait une compréhension chez lui vis-à-vis de la situation des Québécois francophones, ça aiderait à créer un sentiment de compréhension mutuelle plus grande que celle qu’on observe.» Changer la loi?M.Bouchard s’en est pris une fois de plus au président d’Alliance Québec, Bill Johnson, qui tente selon lui de provoquer des réactions négatives dans la population franco- phone.«Dans ses tactiques et les moyens un peu extrémistes qu’il prend, je suis convaincu qu’il ne représente pas l’ensemble des anglophones de Montréal», a-t-il déclaré.Un journaliste a demandé au premier ministre s’il avait songé à modifier la loi 86 sur la langue d’affichage en utilisant la clause «nonobstant» pour se soustraire aux obligations de la Charte canadienne des droits et libertés.«Ça ne m’apparaît pas pertinent à ce moment-ci de la discussion, a-t-il répondu.Aussi longtemps que l'équilibre linguistique n’est pas rompu, je pense que la question ne se pose pas.» Pendant ce temps, au centre-ville de Montréal, les grands magasins La Baie et Eaton affichent toujours leurs soldes et liquidations en français.Chez Eaton, le magasin principalement visé par Alliance Québec, les employés soupirent lorsqu'on aborde le sujet.«On n’avait pas besoin de ça, a raconté un jeune vendeur à deux clientes.On est en train de faire des rénovations de plusieurs millions et ils viennent nous aclialer avec la langue d'affichage!» Un peu plus loin, une vendeuse a haussé les épaules à l’évocation d’une pose prochaine d’affiches en anglais.«Ça ne changera pas grand-chose.Moi, je m'adresse d’abord en français aux gens, mais s'ils sont anglophones, je leur parle en anglais après.Mais ils ne sont jamais fâchés parce que je leur ai parlé en français.» Avec la Presse canadienne NOIRE Les pieds-nickelés version Barcelo SUITE DE LA PAGE 1 est à Paris.Ce dernier, qui aime tant James Crumley, auteur de La Danse de Tours, n° 2361 de la Série noire, envoie un fax à la maison qu’habite Barcelo au centre ou à la périphérie de Saint-Antoine-sur-Richelieu.Le contenu du fax?«Il a aimé et veut le publier comme tel.Lorsque ma femme m'a téléphoné cela pour m’annoncer la nouvelle, j'étais emmerdé parce que c’était Libre Expression qui était propriétaire des droits et non moi.» Toujours est-il que «j'ai utilisé le fax de mon voisin de camping au Mexique pour demander à Raynal [NDLR: éditeur heureux de Un baiser sans moustache de Catherine Simon, n° 2488 de la Série noire] s’il était possible de s'entendre avec Libre Expression.Je pense que cette histoire l'a réjoui.» Côté cour comme dans cour de justice, où se disputent parfois les droits d’auteurs, Libre Expression et Raynal, amateur de «ouisqui» et féru en régimes minceur, s’entendent.Les patrons du premier vendent au second les droits de Moi, les parapluies.Sauf que.ou plutôt à condition.A condition que Barcelo travaille, écrive, conçoive un autre roman noir.En clair, Raynal voulait publier un inédit de Barcelo.N’oublions pas que ce dernier.«Je suis au Mexique.Je suis emmerdé.Mais bon.Depuis plusieurs mois, j’avais en tête la première phrase de ce qui devait être mon prochain roman.» La phrase en question?«Savez-vous quand j'ai commencé à regretter la mort de ma mère?» «J’ai commencé l’écriture de Cadavres avec cette phrase.Puis pendant trois à quatre semaines, j’ai écrit le brouillon de ce roman.Je reviens chez moi, on m’apprend que ça s'est arrangé avec Libre Expression.Fin juillet 1997, j'envoie Cadavres que j'avais retravaillé à mon retour du Mexique à Raynal.Trois semaines plus tard, il me répond qu'il le prend comme tel.Il ne m’a pas demandé de corrections.» La composition de Cadavres s’est faite sans plan.Elle a été en quelque sorte improvisée.«J’ai commencé sans connaître la fin.Lorsque je travaille à un roman, j’écris cinq à dix pages dans la journée puis je m’arrête.Le lendemain, je me souviens de ce que j’ai écrit la veille et je reprends le travail.» Toujours est-il que, dans le cas de Cadavres, «je ne savais pas que j'étais en train d’écrire un livre sur la quête du père et de la mère».«Pour moi, écrire une histoire sans connaître la fin, c’est cela qui est intéressant.Je ne comprends pas tous ces auteurs de romans policiers qui savent avant d’entreprendre l’écriture du roman comment le meurtrier se fera arrêter à la fin.Moi, j'ai écrit Cadavres sa>ts compromis tout en sachant fort bien que je m’adressais principalement à des Français.Je dois dire que j’ai voulu faire un pastiche du roman noir.J’ai très peu lu des romans du genre.J’avais en souvenir Fantasia chez les ploucs de Charles Williams que j’avais lu alors que j'avais 17 ou 18 ans.J'ai voulu faire un pastiche et j'ai réalisé que je m'étais gouré.» Bon.Cadavres commence avec la mort de la maman de Raymond Marchildon.Le sentiment de Raymond?«[.] que la voiture ait été abîmée, ça ne m’attristait pas beaucoup plus que la mort de maman, parce que je n ’aimais pas tellement plus la Pony que maman.» Maman est morte.Raymond la cache sur le bas-côté d’une route de campagne.Il appelle sa sœur Angèle qu’il n’a pas vue depuis une dizaine d'années.Si lui est sur le BS, sa sœur est la vedette d’une série télé baptisée Cadavres.Angèle débarque à la maison de Raymond.Ils partent à la recherche du cadavre de maman.Us découvrent le cadavre d’un membre d’une bande de motards.Ils.Au (il des pages, il va y avoir neuf cadavres.En fait, au lil des pages on réalise ou constate que Cadavres, c’est les pieds-nickelés version Barcelo.La Noire, une institution SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Maurice Duhamel arborait une moustache à l’anglaise et ne se départissait que très rarement d’un parapluie tout aussi britannique que sa moustache.Maurice Duhamel était gentilhomme et anglophile.C’est lui qui fonda, au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, la Série noire.Cette collection liée à la maison Gallimard depuis ses débuts amorce son histoire, si l’on peut dire, avec la publication de deux romans écrits par Peter Cheyney.Duhamel en est le traducteur.Le succès est immédiat.Le genre, le style séduisent tous ceux et celles qui, au lendemain de la plus importante saignée de l’histoire, avaient envie de tout simplement s’amuser.Sous la gouverne de Duhamel, la Série noire va s’imposer d'autant plus rapidement qu’elle publie les meilleurs écrivains du genre.Sur ce front, le flair de Duhamel pour les bons coups est d’autant plus évident ou marqué qu’as-sez rapidement la principale collection du genre policier, soit "Masque», se conforte dans le conservatisme éditorial qui l’a toujours singularisée.Toujours est-il que c’est dans la Série noire que sont publiés Raymond Chandler, Dashiell Hammett, David Goo-dis, Jim Thompson, Charles Williams, James Cain, Donald Westlake.Bref, au tournant des années 60, le tableau de chasse du père Duhamel est si riche que la Noire trône en haut, tout en haut de la pyramide.Au début des années 70, en fait en 1971, Duhamel publie iMissez bronzer les cadavres de Jean-Pierre Manchette.C’est alors l’avénement du noir politisé, le noir très marqué à la gauche du spectre politique.Dans la foulée de Manchette, toute une génération de jeunes écrivains va imposer un style qui rénove le genre comme il rajeunit la Noire.Avec l’arrivée de Robert Soldât à la tête de la Noire, on assiste en quelque sorte à la consolidation de cette collection.Puis au début des années 90, voilà que Claude Gallimard choisit Patrick Raynal comme grand patron de la Noire.Que fait-il?Raynal ouvre la collection à des écrivains des cinq continents.Tellement que la géographie littéraire qui est désormais celle de la Série noire fait de celle-ci la collection la plus internationale qui soit au monde.MÉTRO SUITE DE LA PAGE 1 rivière des Prairies et à relocaliser le centre de formation des pompiers du métro, qui s’y trouve aussi, lœs travaux consisteront également à fournir un stationnement de 700 places pouvant être doublé et à aménager le nouveau terminus.In volonté gouvernementale se limite en effet pour l'instant à établir une seule sortie de métro.In phase deux du projet, soit l’établissement d’un métro de surface, circulant sous un abri, avec deux autres stations, l’une arrêtant au cégep Montmorency et l’autre au centre commercial Ix* Carrefour Inval, ne sera pas enclenchée dans l’immédiat.La responsabilité du projet relève de l’AMT mais c’est la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM) qui en sera le maître d’œuvre.Ainsi, s’il doit y avoir des règlements d’emprunts à effectuer, la STCUM devra les assumer.Par ricochet, d’aucuns s’interrogeront sur la participation financière des Lavallois à la dette du métro.Déjà, le prolongement du métro à Longueuil suscite bien de la houle en ce qui a trait à la contribution de la Rive-Sud au fardeau des contribuables de 111e de Montréal.D’autres interrogations sont soulevées par le choix du gouvernement du Québec.Ainsi, l’arrivée du métro sur la rive nord de la rivière des Prairies risque de réduire l’intérêt de l’actuelle voie réservée qui existe sur le pont Viau.Cela pourrait signifier son élimination, augmentant du coup la capacité du pont Viau à la circulation automobile.En 1995, 37 000 voitures traversaient ce pont à tous les jours.De plus, l’annonce gouvernementale, que le premier ministre Lucien Bouchard avait lui-même promise le mois dernier (lors d’une rencontre avec le maire de Laval, Gilles Vaillancourt) avant novembre pour ne pas en faire un enjeu électoral, devance le dépôt du plan de transport pour la région métropolitaine.Certains observateurs du secteur du transport verront peut-être dans cet empressement un manque de cohérence dans les mesures à prendre pour Montréal.D’ailleurs, dans son plan stratégique, l’AMT ne prévoit pas de prolongement du métro à Laval avant 2(X)4 au plus tôt.Selon l’organisme, l’achalandage ne le justifie pas.Mais au plan politique, il en va autrement.Un regard sur la petite histoire de ce dossier épique lavallois démontre bien des promesses, des tergiversations, des valses-hésitations, des reculs et encore des promesses.Le métro de Laval est en voie de devenir le plus important monument politique souterrain.En 1989, le premier ministre de l’époque, Robert Bou-rassa, en avait fait plus qu’un engagement électoral.À quelques jours du scrutin, il avait signé une entente formelle pour réaliser les travaux devant se terminer en 1995 ou 1996.Lors de la campagne électorale de 1994, le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, avait repris la promesse.Mais les préoccupations du nouveau gouvernement s’étaient principalement tournées vers la tenue d'un référendum.y compris l’injection de dizaines de millions de dollars pour réaliser des études (dix millions de dollars) et une consultation préréférendaire à travers la province.L’automne dernier, c’était au tour du nouveau ministre d'Etat à la métropole, Robert Perreault, de mettre le métro de Laval au rang des priorités à court terme.En septembre, Lucien Bouchard s’est engagé à ne pas renier la promesse de son prédécesseur, M.Parizeau.Mardi soir, Bernard Landry appuiera sur l’accélérateur.Dès lors, des réactions d’opposition sont à prévoir sur l’île de Montréal.Ixs municipalités de Montréal-Nord, Anjou et Saint-Léonard réclament l’extension du métro vers l’est depuis des lunes.Le simple prolongement de la ligne bleue jusqu’au boulevard Pie-LX (une station) permettrait de rendre optimale l’utilisation de la voie réservée sur cette grande artère.Du côté de la Ville de Laval, on ne peut que se réjouir.Le dossier hante le paysage politique depuis que le maire Jacques Tétreault a rejeté en 1973 la proposition de la Communauté urbaine de Montréal de prolonger le métro à Laval.Par la suite, il est continuellement revenu provoquer des débats électoraux.La droite dure veut contrer Nétanyahou A G E N C E F RANG E - P R E S S E Jérusalem — Les durs de la droite israélienne ont lancé hier une offensive pour lier les mains au premier ministre Benjamin Nétanyahou lors de son prochain sommet avec le président palestinien Yasser Arafat aux Etats-Unis.L’objectif déclaré de l’opération est de faire échec à un projet d’accord sur un retrait militaire israélien partiel en Cisjordanie, qui pourrait se dégager lors du sommet convoqué par le président américain Bill Clinton à la mi-octobre.Les durs de la droite, composante importante de la coalition gouvernementale de M.Nétanyahou, affirment avoir les moyens de faire chuter le premier ministre s'il passait outre à leurs avertissements.Selon la radio publique, huit ministres sur 18 ont d’ores et déjà annoncé qu’ils voteraient contre un accord si M.Nétanyahou faisait la moindre concession concernant les garanties demandées aux Palestiniens quant à «la lutte antiterroriste».Parmi les opposants les plus résolus figurent les deux ministres du Parti national religieux (PNR), porte-voix des colons, Yitzhak I évy et Shaoul Yahalom.Le PNR a dénoncé par avance toute négociation «sous la menace d'attentats» des islamistes palestiniens du Hamas et exigé que l’application de tout accord conclu par M.Nétanyahou soit conditionnée à un feu vert préalable du gouvernement.Le ministre des Infrastructures nationales, Ariel Sharon, s’est également «totalement opposé» à un retrait militaire israélien de 13 % en Cisjordanie, proposé par les Etats-Unis, a indiqué la radio publique.M.Nétanyahou tente toutefois d’amadouer le champion de la colonisation en lui faisant miroiter le ministère des Affaires étrangères, a ajouté la radio.Dix députés de droite, dont sept membres de la coalition, ont publié une lettre ouverte hier dans le quotidien Haaretz pour annoncer qu’ils feraient tomber le gouvernement si celui-ci "renonçait à une nouvelle partie d'Eretz Israël», le Grand Israël incluant les Territoires occupés.Li Knesset doit se saisir d’un projet de loi d’élections anticipées lors de la rentrée parlementaire le 19 octobre.Hier, M.Nétanyahou a reçu une délégation des Liuba-vitch, une secte ultranationaliste, qui ont protesté contre la poursuite des négociations avec les Palestiniens et contre tout projet de céder «un pouce d'Eretz Israël».La veille, il a rencontré une délégation des colons juils qui n’ont pas hésité a l’accuser d’être responsable des attentats commis ces derniers jours à Hébron en Cisjordanie.
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