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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-10-14, Collections de BAnQ.

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Vol.I.X X X I X N " 2 3 2 I $ 7 T (I I! I) X T I» I $ F 0 N I) E 19 10 LE DEVOIR PERSPECTIVES C=SN(d)-Lert (d-oVt) Le gouvernement japonais vient de commander l’injection de 510 milliards $ US dans un système bancaire mis à mal par des décisions souvent bancales; un économiste réputé très libéral jusqu’à hier affiche aujourd’hui une affection certaine pour l’inflation; deux Prix Nobel d’économie ont déraillé; la moitié de l’économie du monde est en récession; la Russie est en faillite.Les centres de gravité ne sont plus où ils étaient.Scène 1.La semaine dernière à Washington, une photo des ministres des Finances du G7, accompagnés des directeurs des banques, a été prise après quelques heures de pourparlers.Cette photo est saisissante, fascinante, car elle est au fond un faux-semblant.Elle est ainsi parce que, sur le devant, on voit les ministres des Finances du G7.Autrement dit, elle met en scène — il est important de le souligner — des élus.Des personnes qui ont obtenu des majorités de votes.Derrière eux, nos représentants, il y a les directeurs des banques.Des non-élus qui ont davantage d’influence que les élus depuis la consécration, partout en Occident, de la séparation des pouvoirs entre le politique et l’économique.Combien de fois, au cours des douze dernières années, avons-nous, assisté au phénomène suivant?A la faveur d’une campagne électorale, untel promet de défendre telle politique économique.Il est élu.Puis?L’untel de la finance, qu’on appelle également les finances publiques, se présente au public l’air contrit, l’air de circonstance, en expliquant qu’il ne peut pas diminuer, par exemple, les taux d’intérêt.Pourquoi?Parce que l’autre, le non-élu, lui a tapé sur les doigts en lui certifiant que sq politique mènerait au désastre.A certains égards, cela révèle que la démocratie est prise en otage, que le centre de gravité est ailleurs que là où on croit qu’il est.Fin de la scène 1.Scène 2.John Meriwether était, jurait-on ici et là, un génie des coups financiers qui se font seulement lorsque des milliards sont en jeu.Toujours est-il qu’il avait fondé une firme baptisée Long-Term Capital Management, ou LTCM.Pour y entrer, ou plutôt pour en être un des clients, il fallait mettre des millions sur la table.En échange de quoi, Meriwether et les zigo-tos de sa firme promettaient des millions et des millions de bénéfice.Sur quoi s’appuyait John le financier si doué aux yeux de Wall Street?Sur le fait que les Prix Nobel d’économie Robert Merton et Myron Scholes étaient conseillers de sa firme.Ces deux-là, le prix en question, le Nobel des zozos, ils l’avaient obtenu pour avoir élaboré, entre autres choses, une formule mathématique permettant (sic) de quantifier avec exactitude (re-s/c) le prix futur d’une option sur les actions.Ce faisant, John, l’as des as de la circulation de capital, criait sur tous les toits que le centre de gravité de la finance était désormais domicilié au cœur de son bureau.Puis?Des millions et des millions ont afflué au cours des trois premiers mois de l'année et 2,5 milliards $ US sont partis en fumée dans les trois mois qui ont suivi.Tout cela parce qu’on a cru en la formule de perlimpinpin du duo Merton-Scholes, soit C=SN(d)-Le"(d-oVt).Depuis la faillite technique de LTCM, le centre de gravité de la finance est, si l’on peut dire, un sans-domicile-fixe.Scène 3.Pendant des années et des années, des années, en tout cas, qui dépassent la décennie, on nous a seriné que l’inflation débouchant sur le mal absolu, il ne faut surtout pas demander d’augmentations salariales.Cela, afin de faire parfaitement écho à une loi économique, une loi comme une autre, qui stipule ce qui suit: «Faites-moi une bonne monnaie, je vous ferai une bonne écorwmie.» On l’aura compris, on l’aura deviné, cette loi était et demeure le leitmotiv des économistes dits monétaristes.Toujours est-il que dans une entrevue accordée à un hebdomadaire européen, l’un de ces économistes, l’un de ces monétaristes, il s’agit de Paul Krugman, célèbre professeur du tout aussi célèbre MH' de Boston, vient de déclarer «Le Japon ne s’en sortira que s'il injecte massivement des liquidités dans son économie.Et par tous les moyens: baisse des impôts, déficits budgétaires, taux d’intérêt réels négatifs.Four que cette volonté soit crédible, il faudrait que le Japon affiche sa détermination à laisser filer l’inflation.» Laisser filer l’inflation.Bonté divine! Mais.mais.cela revient à renverser totalement le sens du centre de gravité de l’économie du monde mondial.Non?Scène 4.Sur la toile surnommée Internet ou inversement, il se joue, il se transige de plus en plus d’actions, d’obligations, de produits dérivés et autres.On estime qu’au cours des douze derniers mois, quatre millions d’individus ont ouvert des comptes permettant d’acheter ou de vendre directement des actions.Un petit malin du nom de Terry Rickard (il est à la fois physicien et mathématicien) a développé un logiciel qui élimine l'interné-diation des courtiers, analystes, agents de change.Et alors?Qu’on y songe.Puisque nous sommes en mesure de nous passer d’intermédiaires, il devient extrêmement difficile de prédire le cours de telle ou telle action.Ça, c’est l’auberge espagnole de la finance.En attendant, le centre de gravité est présentement dans un état de mollesse avancée.M É T É 0 Montréal Québec Pluie.Ciel variable.Max: 14 Min: 9 Max: 11 Min: 7 Détails, page B 7 Serge Truffa ut ?\jy Annonces Avis publics.B 7 Culture.B 10 Economie.B 2 Éditorial.A 8 Le monde.B 6 Les sports.B 8 Montréal.A 3 Mots croisés.B 4 Politique.A 5 Télévision.B 9 Idées.A 9 www.ledevoir.com INDEX .B 4 M (1 N T H É A L , 1.K II OC T (1 15 15 K I DUS - w HORIZONS LES ACTUALITÉS La chronique de Josée Blanchette: l’école sans colle, page B 1 ?Hydro exporte de moins en moins d’énergie québécoise, page A 2 (S 7 c + T A X E S / // /////l // //////fi // /////////i ////////////i /// ////////i //////////i f / / // /////i f//A f//M wl F ÉCONOMIE Cinq millions de la FTQ pour sauver Dominion Bridge, page B 2 Milosevic cède sous la pression Le président yougoslave accepte le déploiement au Kosovo d’une mission de vérification de l’OSCE et d’un dispositif aérien P I E R R E L H U I L L E R Y AGENCE-FRANCE-PRESSE Belgrade — Le président yougoslave Slobodan Milosevic, sous la menace des missiles de l’OTAN, a accepté après de longues négociations le déploiement au Kosovo d’une mission de vérification de l’OSCE et d’un dispositif aérien.Ut mission de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, qui comptera quelque 2000 personnes et sera soutenue par un nombre encore indétermi- né d’avions non armés, devra vérifier la pleine application par Belgrade des exigences de l’ONU et du Groupe de contact sur l’ex-Yougoslavie.Au terme d’un marathon diplomatique de neuf jours avec M.Milosevic, Richard Holbrooke a tracé, lors d’une conférence de presse, les grandes lignes du disjxjsitif prévu pour le Kosovo.Il vise à mettre fin au conflit qui a fait plus de mille morts en sept mois dans la province du sud de la Serbie, peuplée à 90 % d’Albanais.Les 2000 membres non armés de la mission de vérification de l’OSCE «auront toutes les garanties de sécurité, la liberté de mouvement et le statut diplomatique», a déclaré l’émissaire américain.Ils devront principalement s’assurer de l’application de la résolution 1199 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui exige que Belgrade instaure un cessez-le-feu immédiat au Kosovo, retire ses forces spéciales de la province, permette le retour des réfugiés et entame un dialogue politique avec les séparatistes albanais.VOIR PAGE A 10: BELGRADE P ô L I T I Q U E Bouchard confirme le scrutin automnal Charest se dit aussi fin prêt Bl À lire, page A 4 11,5 millions pour la modernité québécoise Une quinzaine de projets majeurs figurent au programme du Printemps du Québec en France MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Un signal d’alarme aux souverainistes «convaincus» Militant et organisateur souverainiste de longue date, André Néron a souvent eu maille à partir avec ses pairs.Mis à l’écart après son passage au Bloc québécois, il a décidé de briser le silence dans un ouvrage à paraître sous peu chez VLB.Sa cible principale: Lucien Bouchard.Il s’en méfie et aimerait que les souverainistes en fassent autant car rien ne garantit, croit-il, qu’il ne changera pas d’idée une nouvelle fois.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Supporteur libéral, négociateur péquis-te, député conservateur, premier ministre souverainiste, Lucien Bouchard a eu un parcours tortueux, aux yeux d'André Néron.Et pour lui, cela montre que le chef péquiste est vulnérable et donc «dangereux», affirme-t-il en entrevue et dans un livre qui arrive comme un pavé dans la mare à la veille des élections provinciales.M.Néron ne met pas en doute l’allégeance souverainiste de Lucien Bouchard mais sa solidité.«Le président du Parti québécois est en même temps fort dangereux.Communicateur hors pair, il a le don de toujours avoir le bon mot ou la bonne image lui permettant d'arriver à ses fins.[.] On ne sait jamais où s’en va Lucien Bouchard, ni comment il s’y prendra pour y aller.Mais il a une idée en tête, et pour arriver à ses fins, il écrasera tous ceux qui ne pensent pas comme lui plutôt que de tenir un débat», écrit-il.Par conséquent, «on n’a pas le droit de le laisser faire à sa guise», ajoute-t-il sans mettre de gants blancs.Selon lui, Lucien Bouchard a une «mentalité de dictateur» et «tourne le dos à ses alliés».Il veut tellement se faire réélire, il est si grisé par le pouvoir, qu’il cache «la souveraineté comme une maladie honteuse».«Ixi ferveur centralisatrice de Lucien Bouchard et sa façon d’agir, comme s’il incarnait à lui seul le projet souverainiste, sont en train de démolir, Pour montrer le visage de la «modernité» québécoise à la France et élargir l’explosion culturelle à toute l’Europe, Québec verse 8,5 millions de dollars au soutien du Printemps du Québec en France, dont les premiers temps sont prévus pour la mi-mars 1999.«Nous allons nous adresser à toute l’Europe!», s’est exclamée hier la ministre québécoise de la Culture et des Communications, I.ouise Beaudoin, montrant toute l’importance que son gouvernement accorde au Printemps du Québec en France, cette «fête de la créativité québécoise» qui doit révéler aux Français la diversité culturelle d’un Québec moderne.Chaque année, l’Hexagone déroule le tapis rouge à un ou plusieurs pays, permettant l’usage de ses scènes et une ouverture vers son public dans le cadre d’une politique de relations culturelles extérieures.L’an dernier, la Palestine et le Japon étaient à, l'honneur; cette année, c’est sur l’Egypte que se braquent les projecteurs.En 1999, la France se tournera vers le Québec entre mars et juin.Une quinzaine de projets majeurs associés à des manifestations culturelles sur tout le territoire français par l’entremise d’une trentaine de compagnies québécoises créent le cadre de la programmation de ce Printemps, que les ministres de la Culture française et québécoise dévoilaient à la presse hier en compagnie du chef d’orchestre de ce concert unique, l’artiste aux mille tentacules Robert Lepage.Un budget total de 11,5 millions permettra la réalisation du Printemps, qui sera inauguré au Salon du livre de Paris; le Québec y portera le titre d’invité d'honneur.Pour «frapper l’imaginaire et faire évoluer les perceptions des Français VOIR PAGE A 10: MODERNITÉ Des bureaux loués en trop ont coûté 300 millions en fonds publics NORMAN DE LIS LE PRESSE CANADIENNE Québec — Des bureaux excédentaires loués sous le précédent gouvernement libéral entre 1988 et 1994 ont coûté 300 millions de dollars aux contribuables, selon un bilan rendu public hier par la Société immobilière du Québec (SIQ).En 1995, la nouvelle administration de la SIQ avait mis en place une politique immobilière qui a permis de réduire de 200 000 mètres carrés les superficies louées au secteur privé et de transférer certains fonctionnaires dans des édifices vacants appartenant déjà au gouvernement.Dans un bilan de cette politique, rendu public hier par le ministre des Services gouvernementaux, Roger Bertrand, et par le président de la SIQ, Jean-P.Vézina, on affirme qu’on a réussi à mettre fin «au marché parallèle de l’immobilier» qui existait entre 1990 et 1994.En 1995, la SIQ s’était retrouvée avec 110 000 mètres carrés de locaux inutilisés.Il s’agissait carrément de «gaspillage», mentionne le bilan.Pour faire face au problème, la SIQ a conclu des ventes dans 151 cas.ce qui a permis de réduire de 87 500 mètres VOIR PAGE A 10: BUREAUX VOIR PAGE A 10: SOUVERAINISTES Umise Beaudoin Un toit pour qui?JACQUES NADEAU LE DEVUIK x APRES avoir assemblé les structures d’acier et passé les câbles, les ouvriers du Stade olympique ont commencé à installer les premiers des 63 morceaux de toile qui couvriront l’édifice.Mais à qui profitera le nouveau toit de fibre de verre installé au coût de 37 millions?Aux Expos ou.aux expos?À lire en page A 3.778313000665 i.K i) !•: \ (i i ii .i r.m k K ( it !•: ni i i oc t o it it v.i n n s 2 a ai f&m.j Le Fonds Desjardins Québec mm mm *r.-mr's*S ' \*i 2e rang* au Desjardins En exclusivité chez Desjardins: le seul fonds entièrement composé de titres québécois.Il se place au classement des 250 fonds mixtes les plus performants au Canada.Et il est admissible au REER.Pouvoir contribuer au financement des entreprises d'ici tout en profitant d'un rendement exceptionnel, ça c'est une richesse naturelle! mm ma mm m m y\ • ¦ m ^ m.-m: ; -fy * Classement au 31 août 1998.Source: The Globe & Mail du 17 septembre 1998.' *'• v .'1 m : >} • www.desjardins.com Hydro achètera davantage au N.-B.(PC) — Ix* vice-présicjent de la division marketing chez Energie Nouveau-Brunswick, Ken I jttle, a confir- .nié hier qu’Hydro-Québec allait ache- , ter considérablement plus d’électricité qu’à l’habitude du Nouveau-Brunswick au cours de la prochaine année, tel que le rapportait lundi Radio-Canada.Selon la SRC, Hydro-Québeç en serait venu à une entente avec Energie N.-B.pour acheter jusqu’à un milliard de kilowatts-heure l’an prochain, soit deux fois et demi plus qu’à l’habitude, en raison d’une forte diminution des réservoirs d’eau des bassins des centrales électriques du Québec.Mais ce nouveau contrat à court ter-ipe, qui semble fort avantageux pour Energie N.-B., ne fera pas basculer la relation d’affaires entre les deux entreprises en faveur du Nouveau-Brunswick, selon M.Little.«Je ne peux pas entrer dans les détails puisqu'il s’agit d'ententes confidentielles, mais c’est vrai que lorsque les niveaux , d’eau des bassins au Québec sont bas, 1 comme cela semble être le cas, nous vendons plus d’électricité à Hydro-Qué-bec.Malgré cela, nous allons tout de même acheter plus d’électricité d’Hydro-Québec au cours de la prochaine année que nous allons lui en vendre», a expliqué M.Little.C’est que le Québec fabrique une bonne partie de son électricité à partir de centrales hydroélectriques et qu’il en coûte moins cher au Nouveau-Brunswick d’en acheter chez son voisin que d’en produire dans ses propres centrales alimentées au mazout.Le sénateur Beaulieu n’est plus (PC) — L’ancien sénateur Mario Beaulieu, créateur de Loto-Québec, • s’est éteint à l’âge de 68 ans lundi soir à sa résidence de Saint-Sauveur, ; dans les Ixiurentides, des suites d’un accident cérébrovasculaire qui l’avait ¦ frappé en 1996.Président et principal actionnaire de Simard Beaudry, une , firme d’ingénierie et de travaux publics de Laval, jusqu’à sa retraite en , 1996, M.Beaulieu s’est surtout fait connaître pour sa carrière en politique.En 1966, il a délaissé temporal-, rement sa profession de notaire à Montréal pour diriger les troupes de l’Union nationale lors de l’élection qui a porté Daniel Johnson au pouvoir.Il a hérité ensuite du poste de chef de cabinet et de sous-ministre au Conseil exécutif du nouveau premier ministre.Elu en 1969 dans le comté de Dorion, M.Beaulieu est nommé successivement ministre de les Institu- uuuü iiiiciuviviv;a mmiement ministre des Finances.C’est à ce poste qu’il a créé Uito-Québec, vache à lait (lu gouvernement depuis.Il a ensuite fait le saut en politique fédérale avec le Parti conservateur en devenant organisateur en chef pour le Québec sous deux premiers ministres, Joe Clark et Brian Mulroney.Ce dernier l’a nommé sénateur en 1990, poste duquel il a démissionné discrètement en juin 1994 après que sa compagnie ail obtenu un contrat fédéral de 6,8 millions pour la réfection du pont Champlain, à Montréal.M.Beaulieu est né en 1930 à Planta-genct, en Ontario.Il a fait ses études au collège Sainte-Marie et à l’Université de Montréal.Les Fonds Desjardins sont vendus au moyen d’un prospectus simplifié disponible dans les succursales de la Fiducie Desjardins et dans les caisses Desjardins seulement là où l’autorité compétente a accordé son visa.Il est important de le lire attentivement avant d’investir.La valeur liquidative par part et le rendement du capital investi fluctuent.Collège Jean-Eudes Les devoirs des élèves décrits sur Internet Statistiques de l’Office national de l’énergie Hydro exporte de moins en moins d’énergie québécoise Les chiffres tendent à confirmer une baisse des réserves d’eau Certains pensent que les achats plus fréquents d’Hydro-Québec en dehors de son territoire sont le signe d’une diminution des réserves hydrauliques provinciales.La réalité, c’est qu’Hydro-Québec joue plus intensément au courtier que dans le passé parce que c’est rentable.Mais un fait domine ce jeu de statistiques: la baisse des réserves, dont Hydro refuse toujours de divulguer l’ampleur, lui impose de plus en plus de contraintes économiques.P A U LE DES RIVIÈRES LE DEVOIR \ A peine est-il revenu de l’école que votre grand garçon repart aussitôt pour aller voir les copains.Les devoirs ne l’empêchent pas de dormir, mais vous, vous aimeriez bien connaître l’état des travaux scolaires de votre adolescent.Rien de plus facile s’il fréquente le collège Jean-Eudes: les devoirs et leçons des étudiants sont décrits quotidiennement sur Internet.«Cela fait partie de l’encadrement, signale Jean-Claude Lapierre, directeur adjoint de l’établissement.Ce n’est pas pour surveiller l’étudiant.» L’établissement privé a été un véritable pionnier dans le domaine de l’informatique au début des années 80.Il offre des concentrations fort prisées en informatique et infographie à partir de secondaire III.Mais sa plus récente utilisation de l’informatique s’adresse à tous, parents comme enfants, qui peuvent connaître, sur une base quotidienne, la nature des travaux scolaires à faire.Le directeur adjoint du collège, qui est aussi responsable de l’informatique, rapporte qu’en apprenant qu’ils pouvaient suivre les devoirs sur Internet, les parents de secondaire I, réunis en assemblée, se sont spontanément mis à applaudir la nouveauté.Un sondage fait auprès des parents a révélé que la moitié environ des familles dont les enfants fréquentent le collège Jean-Eudes, situé à Rosemont, sont branchés sur Inter- net.Ils sont 60 % en secondaire I, 50 % en secondaire II, 40 % en secondaire III, 60 % en secondaire IV et 65 % en secondaire V.«Des parents nous ont dit qu 'ils allaient s’abonner», note M.Lapierre, qui ajoute que plus personne aujourd’hui «ne peut faire semblant qu’il ne se passe rien [en informatique]".La méthode retenue par le collège Jean-Eudes prévoit une description des travaux scolaires par matière et par étudiant.Le site du collège contient donc les noms de chacun des 1450 étudiants.En plus des travaux quotidiens, plusieurs professeurs insèrent des échéanciers pour les principaux travaux ou épreuves.«Il y a là un tableau complet», résume Jean-Claude Lapierre en assurant qu’il s’agit là d’une tâche relativement aisée pour les professeurs.La direction de l’établissement appréhendait la réaction des étudiants, mais bien inutilement.«Nous nous attendions à ce qu ’ils voient cela comme un outil de contrôle pour les piéger.» M.Lapierre souligne que c’est le contraire qui s’est produit, de sorte que le professeur qui avait tardé à placer les travaux de ses élèves sur Internet s’est fait poser des questions par un étudiant qui n’avait pas retrouvé son nom sur Internet.«C’est l’élève qui a incité le professeur à se mettre au pas», résume M.Lapierre.Ce dernier précise enfin qu’internet s’avérera très utile à l’étudiant malade qui veut tout de même compléter ses travaux.Son professeur pourra même lui faire parvenir, à son nom, le plan du cours qu’il aura raté.LOUIS- G I L LES F R A N C (E 11 R LE DEVOIR Hydro-Québec exporte de moins en moins d’énergie d’origine québécoise, ce qui porte à croire que la société d’Etat accuse de plus en plus le contre-coup de la baisse chronique de ses réserves d’eau, gardée comme un secret militaire sous prétexte de concurrence.C’est ce qui ressort des statistiques jiubliées chaque mois par l’Office national de l'énergie (ONE), lesquelles montrent qu'Hydro-Québec joue de plus en plus au courtier qui achète de l'énergie américaine à bas prix pour la revendre à meilleur prix après l’avoir en quelque sorte entreposée dans ses barrages.En effet, Hydro-Québec a augmenté de 73 % ses achats d’électricité sur les réseaux voisins dans les sept premiers mois de 1998 par rapport à la même période l’an dernier, faisant passer ses achats de 329 068 MWh à 570 845 MWh.Durant la même période de sept mois, les ventes d’électricité d’Hydro-Québec ont connu une hausse de 20 %.Mais si l’on déduit de ces ventes les achats croissants d’Hydro-Québec auprès des services publics voisins, la progression des ventes d’énergie vraiment québécoise a plutôt progressé de 16 %.Mais cette hausse, pour spectaculaire quelle semble, masque un véritable effondrement du marché récent des exportations hydro-québécoises, ce qui s’expliquerait ultimement par la diminution des réserves hydrauliques, dont Le Devoir a révélé les principaux jalons depuis deux ans.En effet, selon les chiffres soumis par Hydro-Québec à TONE — qui les publie mensuellement sur son site Internet (www.ncb.gc.ca) —, les ventes actuelles d’Hydro-Québec, qui ont atteint 7,8 TWh durant les sept premiers mois de 1998, sont inférieures à celles de 1996.Elles atteignaient alors 8,4 TWh.On est loin des ventes de 1995, qui atteignaient 11,7 TWh, soit 50 % de plus.Si on devait comparer les ventes de 1995 à celles de l’an dernier, toujours pour les sept premiers mois, le recul serait alors plus important.En effet, si on tient comjite du fiiit qu’Hydro-Qué-bec a vendu (5,7 'IWli en 1997, on réalise' quelle aurait dû augmenter ses ventes de 80 % pour les rehausser au niveau réalisé deux ans plus tôt.Un autre indice semble pointer en direction de la pénurie d’eau chronique: le prix de vente, qui grimpe généralement lorsqu’une denrée se fait plus rare.En juillet de cette année, Hydro-Québec achetait son électricité des réseaux voisins à 26,24 $ du MWh, ce qui est très près du prix payé l’an dernier, qui se situait à 26,75 $ du MWh.Par contre, effet de stratégie op de pénurie, la société d’Etat a obtenu un prix plus élevé cette année, son prix de vente de juillet 1997 et de 1998 passant de 33,81 $ à 36,50$.Or en juillet, les achats d’électricité d’Hydro à ses voisins n’ont pas dépassé 35 017 MWh, ce qui représente un recul des importations de 30 % par rapport au même mois l’an dernier.Mais globalement, les achats effectués durant les sept premiers mois de 1998 ont augmenté de 73 % par rap-port à la même période l’an dernier.Lorsqu’elle achète des mégawatts américains à bas prix, la société d’Etat réduit d’autant son turbinage au Québec, laissant l’eau s’accumuler derrière les barrages pour la revendre fina- ‘ lenient à meilleur prix lorsque la demande outre-frontière lui.permet de tirer profit de son énorme capacité de stockage, qui s’accroît sans cesse avec le manque d’eau.La revente de cette énergie dite «jiropre» avait été qualifiée de «blanchiment de mégawatts» par le comité d’ex- j perts d’Hydro-Québec en matière d’environnement en raison de leur origine , thermique.Cette critique, apparaissait dans un rap-, port divulgué par Le Devoir sur les derniers projets de détournement de rivières, ; qui visent justement à augmenter le volume d’eau des réservoirs existants.Dans son récent avis au gouverne-, ment sur l’examen des coûts de pro-, duction d’Hydro-Québec, la Régie de l’énergie a statué, après avoir comparé les pratiques des concurrents «uné-, ricains d’Hydro-Québec, qu’elle, n’était pas justifiée d’invoquer la concurrence américaine pour cacher ses coûts de production et le niveau de ses réservoirs.Les achats effectués durant les sept premiers mois de 1998 ont augmenté de 73 % 4 ^ I, K I) !•: V «IR.I.K M !¦: li (' K K I) I | -1 () C T I) B B K I !) !) 8 A A —-* LE DEVOIR «—3:- MONTREAL Après les Expos, les expos?¦ Les travaux d'installation de la nouvelle toile vont bon train ¦ L'échéancier et les coûts seront respectés À l’an 2000, il se pourrait bien qu’on présente de moins en moins de sport au Stade olympique et de plus en plus de grands salons comme il s’en organise depuis quelques années.Faut-il en pleurer?Pas nécessairement.Pendant que la nouvelle toile de fibre de verre est installée morceaux par morceaux, les dirigeants de la RIO préparent l’avenir du monument controversé.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Le Stade olympique se porterait-il mieux sans les Expos?S’il faut en croire les dirigeants de la Régie des installations olympiques (RIO), l’éventuel départ des Expos ne créerait pas de manque à gagner important pour l’organisme.Au contraire.«Si les Expos partent, il est clair pour nous que nous allons compenser financièrement par l’organisation d’autres événements plus payants», dit le président-directeur général de la RIO, André Tétrault.Avec un maigre 300 000 $ de bénéfices pour la RIO lors des bonnes années du club de baseball, il suffirait de la présentation d’un show rock (250 000 $ de bénéfices par soirée) ou de l’organisation d’un gros salon (800 000 $) pour que le départ des Expos ne transparaisse pas trop dans les livres comptables de la RIO.Les dirigeants de la RIO et le ministre de la Métropole, Robert Perreault, avaient convié les médias, hier après-midi, à venir contempler les travaux de la pose de la nouvelle toile du stade.Entre deux explications techniques sur la fabrication de la structure d’acier et la résistance de la toile au verglas, la question de l’avenir du stade était sur toutes les lèvres.«On souhaite que les Expos restent ici, a insisté le p.-d.g.André Tétrault en rappelant que le stade n’a pas été bâti pour accueillir des salons.«Sinon, les 50 000 sièges ne seront plus occupés que pour quelques événements.» Le ministre Perreault est du même avis.«Les solutions de remplacement sont plus rentables pour la Régie parce que l’espace ne sera plus bloqué pour les matchs.Mais on préfère que les Expos demeurent au stade puisqu 'il est fait pour ça.» Les faibles bénéfices que la MO retire de la location du stade aux Expos s’expliquent par le fait que ses seuls revenus viennent du stationnement.Les revenus des concessions alimentaires et de l’affichage publicitaire vont dans les poches du club de baseball, ce qui n’est pas le cas lors des autres événements.Les Expos devront annoncer à la RIO le 31 janvier prochain s’ils restent au Stade olympique pour leurs 81 matchs de l’an 2000.«S’ils devaient nous dire qu’ils partent, nous nous activerions pour organiser des événements pour le printemps 2000», a dit André Tétrault.Mais déjà la RIO prépare la tenue d’un salon Fleurs, plantes et jardins [jour cette période.Elle attend la décision des Expos pour fixer les dates de l’événement.Un toit qui a fait ses preuves En attendant de savoir si on jouera encore au baseball au stade en l’an 2000, les Expos joueront l’an prochain sous une toute nouvelle toile de fibre de verre enduite de Téflon, qui remplace la vieille toile de Kevlar.La particularité de la nouvelle installation est que le toit sera désormais composé d’une soixantaine de morceaux plutôt que d’une seule pièce, comme l’ancien système.Ainsi, fait remarquer André Tétrault, ce ne sera pas toute la structure qu’il faudra remplacer advenant un bris ou une rénovation, mais uniquement les morceaux concernés.La RIO et le ministre Robert Perreault n’étaient pas peu fiers de clamer qu’aucune réclamation supplémentaire n’avait été faite à ce jour pour allonger les 37 millions prévus pour les travaux.De plus, l’échéancier est respecté, la pose de la toile extérieure sera terminée à la fin de novembre et la toile intérieure sera en place à la fin de décembre, à temps pour le Salon international de l’auto, le 22 janvier 1999.Ce dernier est l’un des grands événements du genre présentés au stade annuellement, avec les salons de l’habitation, du plein air, des véhicules récréatifs, de la jeunesse et le salon nautique.La nouvelle toile, de création américaine, est déjà utilisée dans 90 endroits, dont les stades d’Atlanta et de Saint-Pétersbourg, les aéroports de Denver et en Inde ainsi que des centres commerciaux.Les promoteurs jurent qu’elle durera au moins 25 ans, tandis que les câbles et les structures d’acier devraient tenir le coup plus d’un demi-siècle.On pourra suspendre 80 tonnes d’équipement à la structure qui soutiendra la toile intérieure de couleur bleue.Signe des temps, on a même révisé les plans en prévision d’une tempête de pluie verglaçante: un treillis de câbles sera tissé entre les deux toits pour limiter les dégâts advenant un bris.«L’équipement total va avoir coûté trop cher, ça on le sait, a reconnu le ministre Perreault en parlant des centaines de millions que le stade aura coûté aux contribuables québécois.Mais au moins, on aura maintenant une structure complète qu’on pourra utiliser au maximum.» «Les solutions de remplacement sont plus rentables pour la Régie parce que l’espace ne sera plus bloqué pour les matchs» Tableau d’automne mm ïWki m >: '** »r *'• Y Wêç 3-4»**'•*»«' ft fi y' 7*.ëLlfZ |TP wéè %r.> , rev?Vtej k Wm HËvT1’ n.\îf! s \k?5m In ; .v' JACQUES NADEAU LE DEVOIR DES JEUX de lumière et des feuilles jaunies par l’automne ont suffi à transformer la façade de cette maison d’Outremont en toile de peintre impressionniste.E N B K E F Accueil Bonneau: le coroner enquête (Le Devoir) — Le coroner Cyrille De-lage a ouvert hier son enquête sur les circonstances qui ont causé l’explosion de l’Accueil Bonneau, en juin dernier.Ije refuge pour itinérants avait été souf- .fié par une déflagration après une fuite de gaz naturel.Le coroner a entendu un expert qui est venu expliquer que les employés de Gaz Métropolitain, responsables du marquage du mur de béton derrière lequel se trouvait une conduite de gaz, ne possédaient ]>as de plan précis de l’édifice.De plus, selon i’expert, la conduite de gaz notait pas droite et aucun employé de Gaz Métro ne supervisait les manœuvres du sous-contractant chargé de percer le mur.Trois femmes ont trouvé la mort sous les décombres de la vieille bâtisse.Le nouvel édifice de l’Accueil Bonneau ouvrira ses |>ortes demain.Budget équilibré (Ije Devoir) — In maire Pierre Bourque a donné hier l’assurance que l’équilibre budgétaire pour 1998 sera atteint comme l’y oblige la loi.Aux prises avec un manque à gagner de quelque 29 millions dans les opérations courantes au printemps dernier, Montréal a fait des compressions depuis.Johanne Lorrain, responsable ix> litique des finances au comité exécutif de la Ville, présentera aujourd’hui à ses collègues l’état des finances.Quant à la préparation budgétaire |X)ur 1999, un casse-tête d’au moins 70 millions jxtur le moment, M.Bourque s’est refusé à tout commentaire.Feuilles précieuses (Le Devoir) — Ut Ville de Montréal procédera à sa collecte des feuilles mortes à compter de mercredi prochain et ce, pour quatre semaines conscécutives.D’ici là, le Service des travaux publics et de l’environnement demande aux citoyens de conserver leurs sacs de feuilles et de ne pas jeter aux ordures cette précieuse ressource.Les mercredis 21,28 octobre, 4 et 11 novembre, les citoyens devront déposer avant 8h leurs sacs ou boî(es de feuilles devant leur domicile.A l’automne, les feuilles mortes représentent près de 20 % des déchets domestiques.Vignettes V.I.P.Retour au travail des préposés suspendus HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Les 74 préposés au stationnement de la Ville de Montréal suspendus pour trois mois, le 30 septembre dernier, pour avoir pris part au réseau illégal de vignettes VLB retourneront au travail plus tôt que prévu.Deux préposés sont revenus hier et les 72 autres réintégreront leurs fonctions lundi.Une entente est en effet intervenue entre la Ville de Montréal et le syndicat des cols blancs pour que soit mis en place un processus d’arbitrage accéléré.Un arbitre du travail avait été saisi d’un grief contestant les suspensions sans salaire.Ix?processus peut habituellement prendre jusqu’à un an et demi, mais avec l’entente, l’arbitre devra rendre sa décision avant le 31 mars 1999.«Ils [les préposés au stationnement] reviennent parce qu’on a accepté d’aller en arbitrage accéléré à la demande du syndicat, a expliqué le maire Pierre Bourque.L'arbitre va statuer: soit il confirme le trois mois et les employés retournent en suspension, soit il l’infirme [et ils restent au travail].» M.Bourque réfutait du même coup que ce retour au travail accéléré soit un moyen de récupérer des sommes supplémentaires par le moyen des contraventions pour boucler le budget de 1998, auquel il manquait encore dernièrement trois millions de dollars.Ije retour au travail des préposés permet aussi à la Ville de se protéger au cas où l’arbitre rendrait une décision défavorable à la suspension, ce qui forcerait l’administration à verser des salaires en retard et des indemnisations.Jusqu’à majptenant, aucune nouvelle embauche 11’est venue compenser pour les 74 suspensions.Les remplacements se sont faits selon la disponibilité des employés restant.Hier, seulement 55 préposés étaient en poste contre les 90 ou 95 qu’ils sont habituellement.Au creux de la «crise», à peine 30 préposés sillonnaient encore les .rues de Montréal.À la Ville, on évalue à 1,8 million les pertes liées à la grève illégale des préposés et aux turbulences infligées au Service de la circulation et des transports depuis.Sandy Hébert, responsable des communications à la Ville, a cependant confirmé qu’une demande sera déposée devant le Tribunal du travail au cours des prochains jours pour récupérer ces sommes auprès du syndicat.Le syndicat des cols blancs s’est dit satisfait que la Ville ait accédé à sa requête, même si elle considère toujours que la suspension de ses membres est injustifiée.En attendant, le syndicat lancera une collecte auprès de ses membres pour soutenir les employés suspendus sans salaire.i 11 t i i i i 1 S3 MM m Auteurs : Rosaire Hamelin et Ghislain Martel GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE 2‘ édition revue et mise à jour En voie d’approbation par le MEQ Géographie - I" secondaire Manuel de l’élève 448 pages.44,50 $ Cahier - en préparation Corrigé du cahier - en préparation Guide d’enseignement 292 pages, 67 S Charge de trois conseillers contre Bourque KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Trois conseillers municipaux ont mené une charge incendiaire hier contre Pierre Bourque, dénonçant autant la propension au mensonge du maire sortant que son inclination marquée pour l’improvisation dans la gestion de Montréal.C’est en s’appuyant sur leur expérience au sein de l'Equipe Bourque/Vi-sion Montréal que Pierre Goyer, Martin IxMiiay et Sammy Forcillo ont unanimement qualifié de «dangereuse» une possible réélection de M.Bourque.«C’est une fonction qui exige de la constance.[.] H faut éviter la honte des employés, le mépris de nos partenaires et que Montréal ne soit que la chose d'un seul homme», a jugé M.Goyer.Ce dernier a d’ailleurs lancé un appel à l’unification des votes pour le scrutin du 1" novembre.«Il y a ufo couple [d’équipes politiques] de trop.[.] Si on veut vraiment se débarrasser de M.Bourque, il faut allier nos forces et certains joueurs devront abandonner», a-t-il soutenu.Aux yeux des trois conseillers, tous candidats aux côtés de Jean Doré, Pierre Bourque est loin d’être blanc comme neige.Prenant l’exemple du scandale des vignettes V.I.P., M.Le-may a affirmé que M.Bourque «dit n’importe quoi pour se sortir d’une impasse».MM.Lemay, Goyer et Forcillo ont brossé un portrait dévastateur de leur ancien chef, rappelant que ce dernier a renié autant ses collaborateurs que ses idées au fil des ans.Sur un ton tout aussi cru, le profes- 182 PAGES • 19,95$ LA PE T* TF Htlf QUI MMAIT TROP ti S ALLUMETTES» ¦a* Gaétan SOUEY La petite fille qui aimait trop les allumettes „£» « un romancier exee.et extra- ordinaire.T.] line œuvre qui le situe tout naturellement parmi les plus grands écrivains québécois.» Reginald Muriel./ . peler, se répercute sur tout le Québec.Quand le principal foyer de croissance d’une économie s’éteint, il y a moins d’effets positifs diffusés tout autour dans les périphéries immédiates et éloignées.Cette loi du développement explique en partie plusieurs des difficultés économiques du Québec contemporain.Tout le monde s’entend alors sur l’impérative nécessité de relancer Montréal.Mais comment?Les véritables solutions structurantes sont rares.La Grande Bibliothèque s’avère un must! L’agrandissement du Palais des congrès est beaucoup moins convaincant! Une nouvelle voie de métro vers Laval.Un institut de R-D.Quelques kilomètres d’autoroute.Et quoi d’autre?Un nouveau stade, merci pour cette fois-ci! Aussi utiles soient-ils, ces équipements ne peuvent à eux seuls restructurer l’économie de Montréal.Il faut nécessairement attirer ou faire émerger des industries, notamment celles de la nouvelle économie.Lorsqu'elles sont au rendez-vous, leur lieu de localisation se situe trop souvent dans la couronne de l’agglomération montréalais.Bref, il n’y a pas de solutions miracle à court terme pour restructurer l’économie de la ville de Montréal.Comme principal centre du Québec, rappelons que sa véritable vocation économique réside dans le tertiaire moteur, notamment le secteur financier, les communications, les services publics et les services spécialisés aux entreprises.En ce sens, la vaste périphérie, bien dotée en ressources naturelles et en clients, représente, comme par le passé, un apport considérable à la vitalité économique de Montréal.Attirer des activités économiques Montréal international est certainement une stratégie appropriée pour attirer des activités économiques.On mise sur les avantages comparatifs de Montréal comme porte d’entrée en Amérique.Dans cet esprit de prospection et d'attraction, cette ville possède, avec ses diverses cartes, un atout à ne pas négliger.Il s’agit des ressources de sa vaste périphérie.C’est un avantage comparatif considérable car Montréal tire largement profit des bassins de ressources naturelles exploitées sur tout l’espace national, de Havre-Saint-Pierre à Val-d’Or en passant par Asbestos et Port-Daniel.Son économie en est alimentée de multiples manières.Soulignons à ce propos que sur les quelque 180 sièges sociaux d’entreprises de plus de 500 employés localisés à Montréal, 22 % de ceux-ci exploitent leur usine en régions périphériques.En réalité, 23 % des 265 entreprises de 5(X) employés et plus implantées en régions périphériques possèdent leur siège social hors de leur lieu de production, notamment à Montréal dans 70 % des cas.Ces sièges sociaux génèrent localement des re-tombéçs importantes dans les secteurs secondaire et tertiaire.A ce chapitre des relations économiques, n’oublions pas les nombreuses entreprises périphériques qui font de multiples affaires avec des entreprises de Montréal, ne serait-ce que dans les services financiers et dans tous les autres services spécialisés.Il faut aussi prendre en compte toutes les épargnes, tous les profits et tous les dividendes générés en régions mais qui transitent et sont bonifiés par les institutions financières de Montréal.Aussi, les importants investissements effectués actuellement dans les régions de la Côte-Nord, de la Gaspésie, de l’Estrie, des Bois-Francs, de Québec, etc., profitent à l’économie de la ville de Montréal.Prenons pour exemple le plus important investissement industriel du Canada, qui est actuellement effectué dans la ville d'Alma, au Lac-Saint-Jean.Il s’agit de la construction d’une aluminerie totalisant une valeur de 2,2 milliards de dollars.Précisons que de 42 à 44 % de cette somme sera réellement injectée dans l’économie de cette région.Montréal ne sera pas en reste par ailleurs.Loin s’en faut.Nous estimons que près de 20 % de ces 2,2 milliards de dollars bénéficieront directement à l’économie montréalaise, notamment par l’entremise du siège social de l’investisseur et de SNC-Lavaün, qui agit comme gestionnaire principal du projet industriel.Les ressources naturelles C’est donc rappeler qu’une périphérie en croissance alimente considérablement son centre, en l’occurrence la ville de Montréal.Et cette périphérie québécoise est fort bien dotée en ressources naturelles, bien sûr, mais aussi en ressources humaines qualifiées pour les exploiter durablement ainsi qu’en infrastructures de transport pour les acheminer vers les marchés extérieurs.Certaines de ces ressources sont au préalable transformées en région métropolitaine, notamment certains métaux.Cela constitue une source d’emplois non négligeable.Nous sommes ainsi amenés à préciser que la mise en valeur des ressources périphériques représente une stratégie incontournable pour la restructuration économique de Montréal.Plus le Québec périphérique sera créateur de richesse, plus Montréal en profitera directement et indirectement.Pour ajouter à l’argumentaire, il s’agit simplement de considérer quelques faits pertinents.Le Québec produit 78 % de l’hydroélectricité du nord-est du continent.Bien que le siège social d'Hydro-Québec se situe sur le boulevard René-Lévesque, il demeure que 75 % de cette électricité est produite dans le Grand Nord, précisément 50 % aux seuls complexes de la Baie-James et de Churchill.Nous détenons aussi 10 % des réserves d’eau douce de la planète.Signalons que les quelque 53 exploitations minières du Québec représentent pas moins de 45,% de celles qui sont actives dans le nord-est du continent A l’exception de l’amiante, ces exploitations sont majoritairement localisées dans les régions du moyen et du Grand Nord.Même si leur marché fluctue grandement, ces activités minières s’avèrent d’un apport considérable non seulement pour la Bourse de Montréal mais pour le marché des services spécialisés.Et encore, de ce côté nord du Saint-Laurent le territoire contient par ailleurs 43 % des réserves forestières du nord-est de l’Amérique.En plus des 1410 scieries et des 12 usines de panneaux agglomérés, ces vastes forêts approvisionnent pas moins de 63 usines de pâte, de papier et de carton, si bien que le Québec produit 11 % du papier journal utilisé dans le monde.Bref, Montréal ne peut s’offrir le luxe de négliger sa vaste périphérie.Surtout en ces temps où la relance économique devient le grand objectif prioritaire.Alors qu’une pluie d’investissements préélectoraux s'abat actuellement sur Montréal, il est pertinent de se rappeler qu’un bout de route construit pour installer une entreprise en Abitibi, sur la Côte-Nord, dans le Bas-Saint-Laurent, au Lac-Saint-Jean ou en Estrie génère des effets considérables qui convergent aussi vers cet objectif prioritaire.Pour une commission royale sur Pindustrie du tabac Il faudra plus que la rhétorique d’un président d’une compagnie de tabac pour clarifier l’atmosphère et restaurer le respect des droits des Canadiens FRANÇOIS DAMP HOUSSIi Directeur du bureau du Québec de l’Association pour les droits des non-fumeurs ==^=j| u’est-ce que les automobiles, le Q boeuf, les journaux, les pommes de terre et le pétrole ont en commun?Tous ces produits de consommation ont été l’objet d’une commission royale d'enquête au cours des 25 der-nières années.Or aucun de ces produits ne dévaste la santé publique comme le fait le tabac.Voici que de récentes révélations soulèvent aussi la possibilité que des actes frauduleux aient été commis par l’industrie canadienne du tabac.11 faut aller au fond des choses et seule une commission royale d’enquête permettra d’y arriver.Rappelons que c’est la publication de milliers de documents confidentiels corroborés par plusieurs témoignages provenant de l'intérieur de l’industrie qui a déclenché la rafale de poursuites en responsabilité civile qui s'est abattue sur les qgarettiers aux Etats-Unis depuis trois ans.A ces poursuites s’ajoutent maintenant des enquêtes criminelles portant sur les tromperies commises par l’industrie au sujet de la nocivité des produits du tabac et la conduite de ses avocats et de ses cadres supérieurs.Il est regrettable que la présentation, dans les médias d'ici, de cette vaste offensive ne soit pas aussi soutenue qu’elle l’est chez nos voisins américains.Il importe en effet que les Canadiens comprennent bien toute l’énormité des griefs reprochés aux cigarettiers américains parce qu’ils ont été bernés de la même manière.Les gens d'ici comprendraient alors mieux pourquoi les compagnies de tabac canadiennes cherchent à se distancer le plus possible de leurs parents américains tellement elles redoutent d’avoir à rendre compte ici des mêmes méfaits.Ce qui n’empêche aucunement les révélations embarrassantes pour les compagnies canadiennes de tabac de s’accumuler et de montrer que leurs mœurs commerciales n’ont rien à envier à celles des compagnies américaines.Par exemple, alors que les compagnies canadiennes ont toujours prétendu que leur publicité ne cherchait qu’à inciter les fumeurs à changer de marque de cigarettes, la Cour suprême du Canada, dans un jugement rendu en 1995, a réfuté cette prétention et reconnu que les fabricants cherchaient plutôt à recruter les jeunes.Comme aux Etats-Unis, les révélations les plus troublantes concernent le produit lui-même.L’année dernière, on a trouvé dans des procès-verbaux de la compagnie British American Tobacco la preuve que des dirigeants de la compagnie Imperial Tobacco de Montréal participaient aux réunions où on discutait des différentes méthodes à employer pour manipuler les concentrations en nicotine des cigarettes.D’autres documents, obtenus grâce à la Loi sur l’accès à l’information, montrent que les compagnies de tabac, en collaboration avec Agriculture Canada, ont cherché à développer des plants de tabac à haute teneur en nicotine.Ces «découvertes» soulèvent plusieurs questions importantes.Si la nicotine n’engendre pas de dépendance physique, comme le prétendent les compagnies de tabac, pourquoi tant d’intérêt pour cet insecticide biologique?Par contre, si les compagnies de tabac savaient que la nicotine provoque la pharmacodépendance, depuis quand cachent-elles cette information au public?Mais il y aurait pis puisqu’il semble que des documents de recherche compromettants pour l’industrie aient été détruits.En effet, la communauté de la santé a récemment rendu publiques deux lettres signées par Simon Potter, de la firme Ogilvy, Renaud de Montréal, par lesquelles l’avocat informe la compagnie-mère britannique et sa cousine américaine qu’impérial Tobacco entend détruire 61 documents, identifiés par des codes, dont 21 s'avèrent être des rapports de recherche portant sur les propriétés cancérigènes du tabac.Ce beau geste est daté du 2 juin 1992.En répliquant dans les médias que ces documents existaient toujours mais à l’extérieur du pays, Imperial Tobacco n’a en rien rassuré la communauté juridique canadienne.En effet, il sera dorénavant beaucoup plus difficile pour elle d’obtenir ces documents afin de démontrer en cour que la compagnie a caché au public des informations cruciales sur la nature toxique de ses produits.On peut également se demander si l'industrie du tabac a détruit d’autres preuves de ses forfaits.Le contenu des documents qu’on a détruits soulève aussi une autre question fondamentale: depuis quand la compagnie savait-elle que ses produits sont toxiques?Une entreprise responsable a l’obligation d’alerter sa clientèle et l’autorité réglementaire dès que se pose la possibilité que ses produits représentent une menace pour la santé du public.Tout porte à croire que l’industrie du tabac canadienne connaissait depuis fort longtemps les propriétés toxiques de ses produits mais qu’elle a failli à son obligation d’en informer les personnes et organismes intéressés pour se prémunir contre toute forme de réglementation ou de poursuite.Un tel comportement n’est pas acceptable de la part d’une entreprise canadienne, comme le montre l’ostracisme qui frappe déjà les membres du cartel de la nicotine dans le monde des entreprises.Il faudra plus que la rhétorique d’un président d’une compagnie de tabac pour clarifier l’atmosphère et restaurer le respect des droits des Canadiens.Seule une commission chargée de faire une enquête publique pourra aller au fond des intrigues ourdies par une industrie malhonnête depuis un demi-siècle.En continuant de ne pas intervenir, le gouvernement de ce pays manque gravement à son devoir de protecteur de l’intérêt des Canadiens et se fait complice du comportement indigne d'une industrie corrompue.ARCHIVES I.E DEVOIR* , Kathleen Lévesque (actualités po- ,A RÉDACTION Inurnalistes à l'information générale et métropolitaine : Louis Lipierre (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (régions).Panic des Rivières (éducation) }™ Dion.Louis-Gilles Rancœur (environnement) Judith UchapeOe.K« .e- ult Odile Trembtay (Hnéma)l l'inform.économique : Gérant Bérubé (adjoint au directeur de l'informât,on).Robert Dutrisac, Benoit Monger, François Normand.Claude Turcotte : A ' nformation mternationale Jocelyn Coulon (adjotnt au d reeteu de ro v j S n 1 laud'ievesque; A l'information politique : Pierre O'Neill.Man on Cornellier (correspondante parlementaire à Ottauv)s Mario.Cloutier et Gilles Usage (correspondants Marie-Hélène Marie (secrétaire à la rédaction) ; Julie Tremblay.Marie-Claude Petit commis).Ut documentation : Gilles Paré (d, recteur) ; Brigitte Arsenault Manon Derome, Serge Laplante (Quebec), Kac ni Km!dort ( uttaua).lai is .ici i i.i ix morte Micheline TUmeon ¦ Fran- W.>rc/n'r«l/«0Carolcl Claire (avis put,lies et appels d'offres).Jacqueline Avril.Jean tie Billy, Gyslame Côté.Marlène Côté.Christiane legault, Jacques A.Nadeau.Claire Paquet.Chantal Ramv,lle M,e heline Ruelland .Alexandre Leduc Vftedains) cine ( luellet (secrétaire) IA PRODUCTION Joeclvn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Marie-France Turgeon (responsable de la production.).t laud.nc Bedard I lui,ppc Borne.Johanne Brune1 ,um lit.v\nMiNlWl'K.-\TI{)V Nk-oli« C-ir,ii«-l (responsabledes services Christian Vitu Olivier Zuitla.SERVICE A IA CUENTÈLE Johanne Brien (responsable).Evelyne I aboute (responsable A la promotion des abonnements).Manon Blanchette-Turcottc Monique LHeureux Use J v , ViV,-,1 IdY < u m e-è/ i Roaer Boisvert vi'rc-brcsidcnt exécutif et Hot.de (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy.Patrick lnkel (contrôleur), Ghislaine Lille.,r.Danielle Na,.tel (secrétaire administrative).Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Dan,elle Ross.LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Bo.svert (ucc-pres,dent exeeufrtet directeur général).______________________________________________ A K) I.K I) K V I) I II .I- K M K li (' It lî |)| | | n (¦ 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