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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1998-10-19, Collections de BAnQ.

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SPECIAL Culture Page B 8 Économie Page B 2 Planète Page B 4 Sports Page B 5 L ENTREVUE Susan George Une voix discordante Son discours sur la mondialisation dérange.Pourtant, avec la crise actuelle, il est d’actualité comme jamais.Intellectuelle de gauche farouchement opposée à la mondialisation des marchés au détriment des peuples, Susan George, présidente de l’Observatoire de la mondialisation à Paris — un regroupement d’intellectuels engagés dans le suivi critique de la mondialisation —, critique depuis des années «ce meilleur des mondes qu’on nous propose».Son discours apparaît aujourd’hui plus que jamais d’actualité alors que la planète est secouée par une crise mondiale.FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR usan George dérange.Son discours à propos de l’intégration planétaire des marchés ne cadre pas avec celui que martèlent sans cesse les médias de masse sur cette mondialisation qu’on nous dit inéluctable, déterminée, allant dans le sens de l'histoire.La déréglementation des flux de capitaux, l’explosion des technologies de l’information et la fin du «débat des systèmes» font en effet de la mondialisation un véritable rouleau compresseur socioéconomique difficilement contrôlable.Les Etats et les citoyens doivent s’adapter, sans quoi point de salut dans le marché global, nous abreuve jour après jour l’orthodoxie ultralibérale.Mais attention, prévient Susan George, la forme prise par cette mondialisation des marchés représente à lpng terme une menace pour la vie démocratique des Etats.L'intellectuelle ne carbure pas à la langue de bois.En fait, Susan George s’évertue à être «politiquement incorrecte» dans un monde où la dissidence intellectuelle n’a pas bonne presse.Ce qui explique pourquoi ses prises de position sont dénoncées si vigoureusement — voire ridiculisées — par ses adversaires idéologiques, les chantres de l’ultralibéralisme, communément appelés néolibéraux.Mais elle persiste malgré vents et marées.«La mondialisation est en fait un faux nom, lâche-t-elle d’emblée.Tout le monde n’est pas appelé au même titre à faire partie de cette mondialisation, de ce meilleur des mondes qu’on nous pro|x>se.Au contraire, c’est un processus qui exclut probablement les deux tiers de l’humanité [.].Donc, mondialisation, ça veut dire que les capitaux ont le droit d’aller où ils veulent» Susan George n’est pas opposée à tout projet de mondialisation.Elle rêve en fait d’une mondialisation plus civilisée.Une mondialisation centrée sur l’être humain et non pas seulement sur des intérêts économiques et financiers.«A mes yeux, une bonne mondialisation serait une mondialisation des peuples.Plus de sécurité.La course vers le haut pas vers le bas.Ce serait de mettre des planchers et pas des plafonds sur des normes écologiques, sociales et du travail», dit-elle, pré-cisant qu’elle ne remettait nullement en cause le capitalisme.«Je crois que le marché fait bien certaines choses.Mais il ne faut pas que le marché devienne le maître de l’existence humaine.» La démocratie en danger «Im grande question, c'est qu'est-ce qu’oit va faire de K ¦Mê/:% JACQUES NADEAU LE DEVOIR Susan George croit que la mondialisation en cours constitue une menace pour la démocratie.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Susan George rêve d’une mondialisation plus civilisée.tous les laissés-pour-compte [près de quatre milliards de personnes).C'est la question à laquelle les théoriciens et les patriciens de la mondialisation refusent de répondre Et c’est ça, la grave question.» Alors que les marchés exigent le démantèlement de l’Etat social-démocrate, Susan George plaide qu’il est aujourd'hui plus important que jamais dans un contexte où les pouvoirs économiques et financiers,sont de plus en plus omnipotents.«L'État a encore un sens.Je ne vois pas ce qui peut protéger les citoyens si l'État ne peut se mettre entre eux et,les forces de la mondialisation.Donc, l’État a un sens.Et pourtant, on a l’air que d'avantager les grosses firmes qui ont un pouvoir politique colossal en plus d’un pouvoir économique.» On peut montrer encore les signes extérieurs de la démocratie (principalement les élections), fait-elle remarquer.Mais si le vrai pouvoir est aux mains des multinationales, qui n’ont de responsabilités que devant leurs actionnaires, et les institutions instaurées à l’échelle mondiale, telles que le FMI, l’OMC et la Banque mondiale, la vie démocratique est menacée.Susan George estime d’ailleurs que nous vivons dans une «période de transition» où, si les citoyens et les élus ne font rien pour changer les choses, on risque d’assister à un retour en force de régimes autoritaires.Pourquoi?Pour contenir les bouleversements so» ciaux qui ne manqueront pas de se produire au fur et à mesure que les cohortes d'exclus se feront de plus en plus nombreuses, «les Etats seront obligés de devenir plus autoritaires», selon Susan George.Mais rien de semblable aux régimes autoritaires qui ont proliféré au XX' siècle.«Ce sera un régime global et les gouvernements, localement, ne seront que des courroies de transmission pour ce système de pouvoir.» Les pouvoirs privés qyant réussi à substituer leur cadre légal à celui des Etats, ces dernière n’auraient plus que des fonctions répressives et punitives.«On ne parle pas de quelque chose qui est déjà en place, fixé dans le béton, mais de quelque chose qui est en train de s'implanter.Ça me parait un danger imminent», affirme Susan George, en soulignant que le projet d’Accord multilatéral sur l’investissement (AMD va en ce sens.«Qu’est-ce qui peut protéger les citoyens / si l’Etat ne peut se mettre entre eux et les forces de la mondialisation?» Qui fait la promotion de cet accord devant libéraliser l’investissement étranger (création d’entreprises, rachats d’entreprises, prises de participation d’investisseurs etrangers) dans la zone économique de l’OCDE?Principalement, le US Council for International Business, l’European Roundtable of Industrialists, le Keidan-ren (le patronat japonais), le World Business Council for Sudstainable Develop-ment et la Chambre de commerce internationale.Pourquoi veut-on négocier l’AMI?Il donne toute la latitude, «la liberté aux capitaux de faire ce qu 'ils veulent dans tous les secteurs de la vie, mis à part la défense nationale et la police.Aujourd'hui, les multinationales travaillent sur la base de 1800 traités bilatéraux.Mais ce qu’elles veulent, c'est un seul régime qui soit prévisible, qui soit durable et qui soit au-dessus de toutes lois nationales.» Elle estime que l’AMI représente une menace parce qu’il s’attaque à la souveraineté des Etats.«Cet accord donne beaucoup moins de pouvoir aux parlementaires.Ça permet aux entreprises, comme on l'a vu dans le cas d'Ethyl Corporation au Canada, d'abroger des lois votées par des Parlements souverains.» Poursuivi par la multinationale Ethyl Corporation dans le cadre de l’ALENA pour un montant de 350 millions de dollars — la compagnie s’estimait lésée en raison d’un projet de loi interdisant le MMT, un additif pour essence —, Ottawa a négocié une entente qui a entraîné le retrait du projet de loi et le versement d’une compensation de 13 millions à l’entreprise américaine.lu situation serait pire avec l’AMI, prévient Susan George.lus gouvernements pourraient par exemple s’abstenir d’adopter des lois contraignantes pour les entreprises, de peur qu’une avalanche de poursuites ne leur tombe sur la tête.lu présidente de l’Observatoire de la mondialisation avoue ne pas comprendre ce qui peut inciter des Etats, «qui ont encore du pouvoir», à réduire ainsi leur souveraineté.«Je crois que les gouvernements n’ont pas réellement compris toutes les implications de ce traité [l’AMI], les implications pour la démocratie, l’environnement et les programmes sociaux, pour leur donner le bénéfice du doute.» L’infrastructure intellectuelle Susan George estime que le lobbying ultralibéral a réussi au fil des ans, par l’entremise des think tanks (experts, instituts de recherche, etc.) et des médias, à construire «l'infrastructure intellectuelle» nécessaire à la promotion de l’idéologie qui sous-tend l’actuelle mondialisation des marchés.La pensée unique triomphe, faisant apparaître les politiques ultralibérales comme les seules normales, inévitables et dans la nature des choses.Toute solution de remplacement ne peut être alors qu’irréalisable, irréaliste, archaïque, une dangereuse hérésie qu’il faut rapidement brûler sur le bûcher de l’opinion publique.Dans ce domaine, les think tanks sont particulièrement efficaces, surtout aux Etats-Unis, soutient Susan George.«Le phénomène existe depuis presque 50 ans, mais il s’est accéléré dans les années 70.Je crois que la droite a eu une idée très claire de la nécessité d’établir une hégémonie intellectuelle.Mais la tâche était très rude.» Après la Deuxième Guerre mondiale, personne n’était monétariste, personne n’était ce qu’on appelle aujourd’hui des néolibéraux, explique-t-elle.«Tout le monde était keynésien, social-démocrate ou marxiste.Friedman, Hayek et les gens de l’université de Chicago étaient une minorité risible, tellement leurs idées étaient minoritaires.» Mais dans les années 1970, les forces de la droite conservatrice ont finalement réussi à se regrouper, principalement aux Etats-Unis et en Angleterre.L’arrivée au pouvoir de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan devait remettre leurs idées à l’ordre du jour.C’est à cette époque «qu’on a retourné la domination idéologique keynésienne», affirme Susan George.«Ces gens sont maintenant sur la défensive.Et il va falloir que la crise [qui secoue actuellement la planète] s'aggrave pour que ces idées redeviennent unç possibilité.» A son avis, la grande victoire des ultralibéraux, c’est d’avoir réussi à marginaliser et à isoler les gens qui ont des idées contraires au discours économique dominant.«J’en jais partie, lâche-t-elle en riant [.) Ces gens ne sont pas pris au sérieux par les personnes de pouvoir.» Elle se rappelle d’ailleurs un discours qu’elle a prononcé en 1995 à Lausanne (Suisse) devant des représentants de banques et de firmes de courtage.«Je leur décrivais la crise mondiale que nous avons actuellement.Ils ont rigolé, naturellement, confie-t-elle, précisant qu’il n’était pas très difficile à l’époque, au lendemain de la crise mexicaine (fin 1994), de prédire ce qui s’en venait.«C’était juste après le Mexique.J’ai dit: Si vous pensez que le Mexique, c’est un événement isolé ou une parenthèse, vous avez absolument tort.» Le parterre a continué de rigoler.Un parcours chargé Née aux États-Unis, Susan George a obtenu sa citoyenneté française en 1994.Elle est diplômée du Smith College de Northampton au Massachusetts, de la Sorbonne (licence ès philosophie) et de l’Ecole des hautes études en sciences sociales de Paris (doctorat).En marge de sa fonction de présidente de l'Observatoire de la mondialisation, Susan George est directrice associée du Transnational Institute (Amsterdam), un organisme de recherche qui étudie le phénomène de la mondialisation et des rapports Nord-Sud.Elle est l’auteure de plusieurs livres, traduits dans une douzaine de langues, dont le plus récent s’intitule La Suisse aux enchères - Réplique à la pensée unique.Parmi ses autres publications, on peut notamment mentionné Crédit sans frontières - Ixi religion séculière de la Banque mondiale, L'effet boome- rang - Choc en retour de la dette du Tiers-Monde et Comment meurt l’autre moitié du monde.Susan George est l’auteure de moult articles, pré» faces de livres et contributions à des colloques et à des séminaires.«Je vais partout où on m’invite, même chez mes adversaires», dira-t-elle en riant en entrevue.Elle a aussi écrit et présenté plusieurs films pour la télévision (BBC, CBC, etc.).Par ailleurs, Susan George a été consultante auprès de diverses agences de l’ONU, sans parler de ses nombreuses collaborations avec diverses ONG œuvrant dans les domaines du développement et de l’environnement.De 1990 à 1996, elle a siégé au conseil d’administration de Greenpeace International et au conseil de Greenpeace France.F.N.\ e r Publié le samedi 31 octobre 1998 Québec Ville de Tombée publicitaire le vendredi 23 octobre 1998 I.E I) E V oil!.I.E I r X l> I I 0 0 T 0 I! Il E I !» II « B 2 Le Devoir ECONOMIE Cette semaine à la Bourse Semaine du 18 au 24 octobre 1998 Calendrier économique Canadien Statistique économique publiée Date Heure Enquête sur les industries manufacturières - août 19 oct.8 h 30 Commerce international de marchandises - août 20 oct.8 h 30 Commerce de gros - août 20 oct.8 h 30 Indice des prix à la consommation - septembre 21 oct.7 h 00 Indice composite - septembre 21 oct.8 h 30 Assurance emploi - août 21 oct.8 h 30 ' Commerce de détail - août 22 oct.8 h 30 Opérations internationales en valeurs mobilières - août 23 oct.8 h 30 Américain Statistique économique publiée Date Heure Balance commerciale - août 20 oct.8 h 30 LJR Redbook, ventes totales en magasin - semaine du 16 oct.20 oct.14 h 40 Mises en chantier - septembre 21 oct.8 h 30 Réclamations pertes d'emploi - semaine du 17 oct.22 oct.8 h 30 Assemblées des actionnaires Société Date Heure Lieu Tvpc Au Québec : Mc Watters Inc.(Mines) !9oct.11 h 00 Montréal S Minorca inc.(Ressources) !9oct.9 h 00 Montréal S Ressources Murgor Inc.22 oct.10 h 30 Montréal AS Ailleurs : Datalcx Corp.20 oct.17 h 00 Toronto A Triple Crown Electronics Inc.20 oct.16 h 00 Mississauga AS Eclipse Capital Corporation 21 oct.13 h 30 Toronto AG Cuir Damer inc.22 oct.16 h 00 Toronto AS Brocker Investments Ltd.23 oct.14 h 00 Edmonton AS Eastmain Resources Inc.23 oct.Il h 00 Toronto AS A : annuelle; E : extraordinaire; G : générale; S : spéciale Émission de bons et droits de souscription Compagnie Modalités Expiration Bridgetown Energy Corporation 1 droit pour chaque action ord.avenir Divisions d’actions, regroupements Compagnie Ratio Impact Travel Technology Inc.deviendra MCF Enterprises Inc.deux pour une Clôture des registres assemblée le 21 oct.Fusions et acquisitions Acquéreur Compagnie cible Offre (ou choix) Expiration Int’l Properties ¦ Group The Azterra Corporation 1 action ord.d'IPG contre chaque groupe de 7,3 actions ord.d'Azterra à venir Beaulieu of America Peerless Carpet Corp.3,10 S pour chaque action ord.de Peerless Carpet à venir Quicksilver Resources Inc.MSR Exploration Ltd.1 action ord.Quicksilver pour chaque groupe de 10 actions ord.de MSR à venir Ascend Communications Stratus Computer Inc.0,75 nouvelle pour 1 anc.sous le nom d'Ascend Communications Inc.assemblée le 19 oct.Carmeuse Lime Inc.Dravo Corporation 13 S US par action ord.Dravo 19 oct.McWatters Mining J Minorca Resources 0,555 action ord.de McWatters pour 1 action ord.de Minorca 19 oct.Video One Canada Ltd.TSC Shannock Corporation 1,10 S par action cat.A de TSC Shannock Corporation 19 oct.Aliments Maple Leaf Inc.Schneider Corporation 1) 29 S ou 1,767 action ord.Maple pour chaque action ord.Schneider 2) 29 S ou 1,767 action ord.Maple pour chaque action cat.A sans droit de vote Schneider 20 oct.Wells Fargo & Co.Norwest Corp.1) 10 actions ord.de la nouvelle société pour 1 action ord.Wells Fargo 2) 1 action ord.de la nouvelle société pour 1 action ord.de Norwest Corp.assemblée le 20 oct.Alberta Energy Company Ltd.Amber Energy Inc.1) 7,50 S par action ord.d'Amber 2) 0,225 action ord.d’Alberta par action d'Amber 23 oct.Expiration de bons ou droits de souscription, SPEC et PEAC Compagnie Expiration Pour obtenir une action bon sous, échéant le 30 oct.1998.échéance reportée au 30 oct.1999 1 bon sous.+ 3,25 S pour 1 action ord.de Global 1 bon sous.+ 1,30 S pour I action ord.de Sonoma 1 droit + 5,84 S US pour I action ord.de First Australia Prime Income Fund Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) Cascade Metals Inc.report Global Equity Corp.21 oct.Sonoma Resource Corp.21 oct.First Australia Prime Income 22 oct.Fund Compagnie Modalités Expiration div.: dividende sub.: subordonnées part de fiducie Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de toi.Toutefois, nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet.Tassé Tassé & Associés, Limitée Quand la relance n’est pas un cliché Sortie de ses difficultés, Albums DF se porte maintenant à l’assaut des marchés étrangers CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Je suis tombé en amour avec cette compagnie», finit par avouer J.Norman Morrisson, actionnaire, president du conseil et chef de la direction de Albums DF.une entreprise dont peu de gens connaissent le nom mais dont les produits sont connus d’à peu près tout le monde.Qui n’a pas chez lui un album de photos?Il y a de fortes chances qu’il provienne de cette entreprise, qui détient fit) % du marché canadien et qui s’apprête à se faire une place plus large sur les marchés américain et européen.Au début de ce mois.Capital d’Amérique CDPQ, une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec, annonçait un investissement de 3,4 millions dans Albums DF, soit 400 000 $ sous forme de capital-actions et trois millions en prêts pour une expansion sur le marché américain, qui est évalué à plus de 450 millions par année.«Albums DF est reconnue comme une entreprise très innovatrice sur le plan du design et de la conception de ses albums photo», explique Normand Provost, président de Capital d’Amérique CDPQ.Usine unique en Amérique Qui plus est, Albums DF fournit du travail à 425 personnes en phase optimale de production, ce qui est le cas présentement avec l’approche de la pé-riode des Fêtes.Installée dans le parc industriel de Longueuil, tout près de l’autoroute 20, cette entreprise possède la plus vaste usine de prouuction d’albums de photos en Amérique du Nord, peut-être même au monde, ajoute M.Morrisson.D’une superficie de 225 000 pieds carrés, l’usine fonctionne de façon intégrée.On y fabrique à partir de résines le polypropylene, une matière plastique transparente dans laquelle les photos sont insérées.On fait aussi dans cette usine le montage complet des albums, ainsi que le design des reliures.«Nous sommes très créatijs», explique le président en parcourant un corridor le long duquel on |XTit voir des dizaines de modèles et de formats différents d’albums, conçus pour toutes sortes d’occasions spéciales, mariages, baptêmes, voyages, etc.La plupart des gens prennent de nombreuses photos.Toutefois, M.Morrisson avance que 80 %, peut-être 90 %, des photos prises demeurent dans des enveloppes au fond des tiroirs.Selon lui, les gens n’hésitent pas à dé|)en-ser 100 $ pour des photos, mais refusent de consacrer huit dollars pour l’achat d’un album.Ce sont les acheteurs impulsifs qui sont les meilleurs clients pour ce produit La mise en marché des albums de photos se fait dans trois grands ré- mmm lf B | Æf* HMÉBL Steve Morrisson, Normand Morrisson, président du conseil, Jean-Marc seaux.Il y a d’abord les grandes surfaces (Club Price, Wall Mart, etc.), qui sont en fait le lieu de vente le plus efficace.Puis il y a naturellement les magasins d’appareils photo et les centres de développement de films.Il y a enfin les magasins de détail dans les domaines de l'alimentation, les pharmacies, etc.Au Canada, Albums DF est très bien positionnée sur chacun de ces marchés.Aux Etats-Unis, ses albums sont vendus dans les magasins de photos, mais des efforts sont faits pour pénétrer le monde des grandes surfaces, ce qui n’est pas facile puisque, pour y arriver, il faut déloger un manufacturier américain.La rentabilité retrouvée Cette année, Albums DF atteindra un chiffre d’affaires d’au moins 45 millions.«Et nous sommes rentables.C’est nouveau», ajoute le président.Il faut dire que cette entreprise est passée à un cheveu de la faillite.Elle s’est mise sous la protection de la loi sur la faillite en 1996 pour gagner du temps et trouver des moyens de recapitaliser l’entreprise dont la qualité des produits n’était aucunement mise en doute.Son origine remonte à 1951, alors que les frères Claude et Gérard Desmarais fondèrent Desmarais et frère.L’entreprise a connu une croissance constante.Québécor en a fait l’acquisition dans les années 80, puis elle fut rachetée par l’un des deux frères Desmarais.Des investissements majeurs ont été faits, notamment |x>ur l’acquisition de deux extrudeuses.L’arrivée d’une récession a compliqué les choses, malgré la présence du Fonds de solidarité Luscar Coal Income Fund conversion obligatoire des récépissés de sous, échéant le 30 déc.1998 en 1000 S de débenture convertible 10 % échéant le 30 déc.1998 en cours Pipe NT Corp.rachat au gré du porteur d’actions donnant droit aux plus-values, d’actions priv.et d’actions simultanées 1" juin au 1 " déc.Canadian Hydro Developers Inc.conversion ou rembour.des actions priv.convertible 10 % 1) 21 actions ord.contre chaque action priv.série 1 2) 6 S pour chaque action priv.convertible série 1 19 oct.Banque de développement du Canada 1181,60 S pour les 8,52 % échéant le 18 oct.2005 1177,30 S pour les 8,33 % échéant le 18 oct.2005 20 oct.Société d’habitation du Québec rembour.partiel des débentures série J 10,75 % 20 oct.2008 à 100 % du capital 20 oct.Programmes achat/vente des petits lots Compagnie Modalités Expiration Louisiana Pacific Corporation ceux détenant 99 actions ord.ou moins en date du 8 sept.1998 peuvent porter le nombre à 100 ou vendre la totalité au cours moyen pondéré au marché 20 oct.IR et T-U, versements Compagnie Modalités Versement Pembina Pipeline Income Fund 1 IR + 4 S pour 1 T-U de Pembina Pipeline 23 oct.Dividendes supplémentaires ou extra Compagnie Modalités Versement Cott Corporation, ord.dividende trimestriel payé normalement en septembre omission Abréviations : add.: additionnel anc.: anciennes cat.: catégorie dét.: déterminer ord.: ordinaire IR : « Instalment Receipt », priv.: privilégiée reçu de versement rembour : remboursement P-U « Partnership Unit » sous.: souscription T-U « Trust Unit », ds'affaires REIAIS & CHATFAUX LA nsi: F LEV R DES MAÎTRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES J HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel a Sainte-Adèle, Restaurant couronné ‘Table d’Or du Québec en 1998* et * America's Top Table 1998 numéro I au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitées à proximité.Tel.sans frais de Mtl: 450-227-1416 ou 450-229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE SAINT-MARC-SUR-LE-RICHELIEU HOTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostelleric paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.856-7787 LAURENTIDES H O T E V ÎÆ — MrlUOlf Saint- Sauveur SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS MANOIR SAINT-SAUVEUR 1 Intel de villégiature «4 étoiles», situé au cœur du village de Saint-Sauveur.220 magnifiques chambres et 13 salons de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires: à partir de OOS/pers./nuit, occ.double, ind.petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur, 2 pauses café, équipement AV de base, frais de service.227-181 1 (Mtl direct) 1-800-361-0505 FLQ, lequel avait recruté M.Morrisson pour relancer l'entreprise.Nouveaux actionnaires Une fois sur place, M, Morrisson, avec l'aide d’autres partenaires, a fait l’acquisition en septembre 1997 de cette société qu’on a alors rebaptisée Albums DF.Aujourd’hui, M.Morrisson détient une participation majoritaire avec M' Marcel Aubut.Serge Gouin, ex-président de Vidéotron, et Marc DeSerres font également partie de ce groupe qui a injecté trois millions l’an passé.Des cadres et des employés qui ont consenti bien des efforts pour préserver cette compagnie détiennent une participation de 25 %.Le Fonds de solidarité FTQ en a une tranche de 15 % et Capital d’Amérique CDPQ vient d’acquérir une part de 10 % qu’il a reprise d’un groupe de compagnies d’assurances.Sans la collaboration des créanciers à long terme, qui ont accepté de radier 22 millions sur des créances de 30 millions, l’entreprise n’existerait plus.Les employés syndiqués, affiliés à la CSN, ont également manifesté une grande compréhension en acceptant de renégocier leur convention collective et d’en signer une nouvelle d’une durée de cinq ans qui prévoit des hausses salariales de 1 % par année.M.Morrisson dit avoir énormément de respect pour la compétence et la détermination de son personnel, qui a eu à vivre une situation fort difficile pendant près de cinq ans.On est parvenu ensuite à redresser la situation financière de l’entreprise, non seulement avec une injection de capitaux, mais aussi grâce à un nouveau et important contrat de vente de poly-propyléne à une firme américaine, Ave-ry-Dennison, qui rapporte présentement 20 millions par année.Les ventes d’albums génèrent des revenus de 25 millions, soit 20 millions au Canada, trois millions aux Etats-Unis et deux millions en Europe.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Therrien et Lise Chartrand.Les deux extrudeuses, qui ont une capacité de production de 15 millions de livres par année, fonctionnent désormais à plein régime.Albums DF ne conserve que de cinq à six millions de livres de polypropylène pour ses propres besoins.Toutefois, l’usine en général pourrait doubler sa production actuelle sans aucun ajout de capital.Son objectif est maintenant d’augmenter sa productivité en mettant beaucoup à contribution la gestion participative des employés./ Visées sur les Etats-Unis En détenant déjà une part de 60 % du marché canadien, la croissance des affaires doit fvenir des marchés d’exportation.Albums DI*' vise en tout premier lieu le marché américain, qui est difficile à pénétrer à cause des attitudes protectionnistes des Américains.Avec les trois millions de Capital d’Amérique CDPQ, Albums QF envisage de faire l’acquisition aux États-unis d’une petite entreprise manufacturière ou d’une société distributrice, ce qui donnerait une meilleure porte d’entrée dans ce pays, tout en augmentant la production d;uis son usine de Longueuil.Par ailleurs, elle vient tout juste d’ouvrir un bureau à Paris et de nommer un vice-président pour l’Europe où ses produits sont vendus depuis longtemps Le plan d’affaires de l’entreprise prévoit une augmentation des revenus jusqu’à 75 millions dans trois ans.«Bâtir, c’est ce qui me motive», lance M.Mor-risson, qui manifeste l’enthousiasme d’un jeune entrepreneur bien qu’il ait 55 ans et une longue carrière dans le monde des affaires derrière lui.Il fut longtemps courtier en valeurs mobilières et fut même l’un des fondateurs de la maison de courtage Sait-mier Morrisson.Ses contacts dans le monde des entreprises l’ont conduit à la présidence de Cabano Kingsway (transport par camion), puis à celle de Èntreprise Premier CDN (exploitant de tourbe).loto-québec Tirage du 98-10-17 10 14 15 17 23 25 Numéro complémentaire: 26 GAGNANTS LOTS 6/6 0 5 000 000,00 $ 5/6+ 16 49 422,30 $ 5/6 413 1 531,70$ 4/6 20 757 58,40$ 3/6 378 302 10$ y Ventes totales: 20 121 635 $ Prochain gros lot (approx.): 10 000 000 $ iichcc Tirage du 98-10-17 1 8 18 29 42 44 Numéro complémentaire: 13 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000 S 5/6+ 1 50 000 $ 5/6 19 500$ 4/6 1 041 50 $ 3/6 21 730 5 S Ventes totales: 658 376,50 S fHtra Lfl VENDREDI Tirage du 98-10-16 NUMÉROS LOTS 431142 100 000$ 31142 1 000$ 1142 250$ 142 50$ 42 10$ 2 2$ IMra SAUEOI Tirage du 98-10-17 NUMÉROS LOTS 714900 100 000$ 14900 1 000$ 4900 250$ 900 50$ 00 10$ 0 2$ «171 Tirage du 98-10-16 2 5 8 11 16 20 34 Numéro complémentaire: GAGNANTS LOTS 7/7 0 7 000 000,00 $ 6/7+ 2 73 631,70$ 6/7 62 2 078,30 $ 5/7 3 231 142,40$ 4/7 70 250 10$ 3/7+ 66 139 10$ 3/7 579 847 partie, gratuite Ventes totales: 8 281 214 $ Prochain gros lot (approx.): 8 500 000 $ TVA, le réseau des tirages Le modalités d’encaissomont des billets gagnants paraissent nu verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, celle demièro a priorité.f f I.!•: I) K V (MH.I, K I.r N I) I I !) (I (' T 0 li H K I !» !» K B :i • E C (I NOM IK - : Microsoft et la loi antitrust Un procès qui laissera des traces LAETITIA MAI LII ES AGENCE FRANCE-PRESSE San Francisco (AFP) — Pour Microsoft, comme pour l’industrie des technologies de pointe en général, le procès antitrust qui s’ouvre aujourd’hui laissera des traces.Certes, convient Chuck Mulloy, juriste d’Intel, «il est bien trop tôt pour spéculer» sur l’avenir, d’autant que «le gouvernement a annoncé qu'il demanderait des sanctions supplémentaires» pour éviter que le cas ne se reproduise.Les sanctions en question pourraient aller de l’interdiction faite à Microsoft de contracter certains types de contrats, dans l’hypothèse la plus oi> timiste, au démantèlement du géant du logiciel, dans le cas le plus extrême, en passant par des amendes, selon les analystes.Si Microsoft devait être partagé en deux entités — l’une consacrée au système d’exploitation Windows, l’autre aux applications —, chacune continuerait de peser plus de cinq milliards de dollars de chiffre d’affaires avec une position de force dans son marché.Toutefois, la situation de Microsoft est «si unique qu’aucun groupe ne doit craindre de se retrouver» sous le coup des mêmes menaces qui pèsent sur l’empire de Bill Gates, pense Mike Morris, conseiller juridique de Sun Microsystems.! «En revanche, il est clair que, si certaines entreprises devaient se retrouver à l'avenir dans une situation comparable de monopole et si elles devaient abuser de leur position, elles seraient bien sûr soumises aux mêmes sanctions», ajoute Mike Morris.En fait, selon lui, l’industrie informatique «espère que ces sanctions seront telles qu’elles permettront de restaurer une concurrence véritable dans l’industrie de l’ordinateur personnel».Car la position dominante de Microsoft à l’heure actuelle «restreint l’innovation», juge Chris Le Tocq, analyste pour l’institut de recherche Dataquest.En matière d’investissement, poursuit-il, des entreprises se désintéressent d’un projet dans lequel elles avaient investi rien qu’en pensant que Microsoft pourrait envisager un jour se lancer dans la même voie.Pourtant, «l’industrie des nouvelles technologies peut toujours espérer, mais la conséquence la plus probable du procès est.qu’il n’y en aura aucune», ajoute Le Tocq, qui parie que «Microsoft s’en tirera au pire avec une fessée».Le département de la Justice a sur les bras un dossier difficile dans la mesure où la loi antimonopole est utilisée contre Microsoft pour résoudre des questions que les législateurs n’avaient pas envisagées.«Microsoft a toujours été une entreprise très compétitive, ses actionnaires exigent qu’elle soit “agressive", et elle va devoir continuer à se comporter comme elle l’a toujours fait, que ça plaise ou non au département de la Justice», pense Chris Le Tocq.«La défaite du gouvernement ou l’imposition de sanctions inadaptées auront un impact inévitable dans la mesure où le nombre des entreprises qui se font concurrence dans l’industrie continuera à décroître», estime Mike Morris.En conséquence, l’investissement, la recherche et le développement pourraient décliner, et donc l’innovation, conclut-il.La position dominante de Microsoft à l’heure actuelle «restreint l’innovation» Inquiétudes quant aux effets de la crise financière Vague de licenciements dans les entreprises américaines La voracité des p.-d.g.entraîne celle des travailleurs L’obsession pour les actionnaires mène à une impasse, soutient Henry Mintzberg 4 %% A ARC HIVES LE DEVOIR Selon Henry Mintzberg, certaines luttes sont plus justifiées que Washington (AFP) — Les entreprises aux Etats-Unis, inquiètes des effets récessionnistes de la crise financière mondiale, procèdent depuis quelques semaines à des vagues de licenciements.Mais la décision-surprise jeudi de la Réserve fédérale (Fed) d’assouplir une deuxième fois en quinze jours sa politique monétaire pourrait mettre fin à ce mouvement, selon des analystes.La Fed a expliqué ce geste «pour soutenir la croissance dans un çontexte d’inflation maîtrisée», alors que le système financier donne des signes d’assèchement du crédit.C’est exactement le sentiment de nombreux chefs d’entreprises américains, et ce dans l’ensemble des secteurs où une douzaine de grands groupes ont annoncé, en une semaine, plusieurs milliers de suppressions d’emplois.Merrill Lynch, la grande firme de courtage financier de Wall Street, avait provoqué un choc mardi en annonçant 3400 éliminations de postes de travail ou 5 % de ses effectifs., Une semaine plus tôt, Raytheon, un important fournisseur du Pentagone, avait annoncé un quasi-doublement du nombre des suppressions de postes de travail dévoilé en janvier pour le porter de 8700 à 14 000, soit 16 % des salariés du groupe.Même scénario dans l’informatique où le fabricant de semi-conducteurs LSI Logic Corp.a décidé mercredi de réduire ses effectifs de 17 % ou de 1200 personnes.«Nous ne pouvons pas ignorer les effets de ce ralentissement économique», avait alors dit un représentant de la firme.Résumant le sentiment général, un porte-parole d’ARCO a expliqué ainsi au Wall Street Journal la décision de la compagnie pétrolière californienne de supprimer 900 emplois: «Nous regardons ce qui se passe dans le monde et avons conclu que cette situation défavorable pourrait durer», a-t-il dit.En fait, les sociétés américaines grisées ces deux dernières années par des performances financières sans précédent, se trouvent confrontées désormais à une contraction de leurs débouchés extérieurs et à l’impossibilité d’augmenter leur prix en raison de la contraction de la demande intérieure et de la concurrence des importations bon marché.En même temps, les coûts salariaux commencent à grimper après une longue période de stagnation.Selon le département du Travail, les salaires rééls (après inflation) ont progressé de 2,2 % au deuxième trimestre.Face à une telle situation, la seule façon de préserver les marges bénéficiaires et de ne pas décevoir les actionnaires, est de dégraisser les effectifs, expliquent les analystes.Cette combinaison de facteurs négatifs a surtout touché le secteur manufacturier très dépendant des exportations surtout en Asie frappé par un marasme depuis plus d’un an.Selon les dernières statistiques du département du Travail, ce secteur a subi une perte nette de 152 000 emplois entre mars et septembre.Mais malgré ces derniers dégraissages de personnel, la situation de l’emploi aux Etats-Unis reste encore solide avec un taux de chômage de 4,6 %, s’accordent à souligner plusieurs économistes.ANTOINE ROBITAILLE Nous voilà revenus aux vieilles méthodes de confrontation du premier capitalisme.Nous sommes en régression», déplore vivement le célèbre professeur de gestion Henry Mintzberg en commentant la recrudescence des grèves qui perturbent actuellement les milieux de travail.Le professeur, rencontré à l’université McGill la semaine dernière, se fonde sur trois exemples récents de conflits: «Après les travailleurs de GM, ce furent les pilotes d'Air Canada et, plus récemment encore, les employés de l’aéroport de Toronto.» Ce qui pousse à la confrontation?«La cupidité, dit Mintzberg, beaucoup de cupidité de la part des travailleurs», affirme-t-il avec ironie tout en laissant entendre que certaines luttes sont plus justifiées que d’autres.Mais où et par qui les travailleurs ont-ils été contaminés par ce vice?L’exemple vient de haut: des gestionnaires et des p.-d.g.Pour Mintzberg, «les travailleurs ne font qu’imiter ce qu'ils voient en haut».Il fait remarquer que, de nos jours, les gestionnaires «ignorent tout le monde sauf les actionnaires.Ils n’ont d’yeux que pour les actionnaires, qui doivent devenir de plus en plus riches même si cela implique que les travailleurs s'appauvrissent».Les plus récentes statistiques révèlent une baisse du salaire moyen au Canada dans la dernière décennie.«Or, prétend Mintzberg, le fossé entre les salaires des p.-d.g.et les salaires moyens n’a jamais été aussi grand ici, en Amérique du Nord.» Une des principales causes de cette croissance des inégalités?La haute gestion se serait graduellement détachée du reste de l’entreprise au cours des dernières décennies.Critique sévère des méthodes de type «downsizing», qui permettent de «faire grimper la valeur des actions à court terme sur le dos des employés», Mintzberg dénonce d’autres dimensions des privilèges des gestionnaires, comme les «golden parachutes», ces primes de séparation mirobolantes.«Un système irresponsable de bonis a été mis sur pied», poursuit Mintzberg.Pour lui, c’est là un phénomène récent, en croissance depuis «un peu plus de cinq ans», qui fait que les dirigeants ont droit à d’importantes rétributions lorsque les actions augmentent de valeur.«Mais c’est injuste et ça protège les gestionnaires contre tous les risques puisque ça ne fonctionne que dans un sens seulement: lorsque les actions tombent, les dirigeants n’ont absolument rien à rembourser.» Pour Mintzberg, «ces mesures centrent la gestion sur les résultats à court terme et minent l’idée du travail d’équipe».Quant à «l’obsession pour la d’autres.valeur des actions», c’est, comme il l’écrivait récemment dans le Globe and Mail, «un principe antisocial qui n 'a pas sa place dans une société démocratique».Mintzberg, qui partage son temps entre l’université McGill, l’Université de Montréal et l’institut de gestion français Insead, rappelle que nos sociétés se sont développées «grâce à la répartition des bénéfices».Il faut se méfier selon lui des «gestionnaires voraces et des économistes dogmatiques qui ne voient ni clair, ni très loin devant eux».Mais on réagit actuellement à ces excès.Il ne faut pas se surprendre selon lui que les grandes nations occidentales élisent — le dernier exemple en lice étant l’Allemagne — des gouvernements plus à gauche.Mais là aussi, Mintzberg a ses critiques: «Ces gouvernements Jospin, Blair, etc., leurs sentiments sont à gauche et leurs pratiques au centre.On a beau parler d’une “troisième voie", conclut-il, nous semblons revenir au capitalisme du début du siècle, celui contre lequel les syndicats ont lutté en proposant une deuxième voie.» Enfin, notons qu’Henry Mintzberg vient de copublier Strategy Safari: A Guided Tour Through the Wilds of Strategie Management (Free Press, New York) dans lequel il présente, de façon irrévérencieuse, dix écoles de pensée sur la stratégie en gestion.Au menu, plusieurs critiques, qu’on dit décapantes, de la pensée de gourous comme Michael Porter, de l’université Harvard.Téléphone: 985-3344 A AT I C T) TT I) I 1 P 0 Sur Internet: Télécopieur: 985-3340 A V 1 0 1 U D L 1 V 0 www.offres.ledevoir.com AVjS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Têt.: 985-3344 Fax: 985-3340 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, N0: 500-02-069933-989.500-02-070549-980, COUR DU QUÉBEC, UNA MARTEL, Partie demanderesse -c.- GISELE CHAPADOS 8 GILLES LABONTE, Parlie délenderesse.Esl par la présente, donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en celle cause seront vendus au: 1033, Hyman, Dollard-des-Ormeaux, district de Montréal à 10:00 heures, le 30 octobre 1998, à savoir: 1 véhicule Toyota Tercel noir 2 podes & accs, t lax Ricoh 240 8 aces, 1 vidéo VHS Protect 8 accs.1 télécouleur RCA 25" Colodrade 8 accs, 1 micro-ondes blanc "GE" 8 accs.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou au plus offrant et dernier enchérisseur Donné à Laval ce 16 octobre 1998.ÉRIC LATRAVERSE, HUISSIER DE JUSTICE.LATRAVERSE 8 ASS., HUISSIERS.1717, St-Martin .Ouest, bureau 235, Laval Québec H7S 1N2.Tél : (514) 978-8869 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LAVAL, NO: 540-32-006424-988.COUR DU QUÉBEC, JOSÉE VALLIERE, Partie demanderesse -c - JEAN LAVIGNE 8 PATRICIA BEAUCHAMP, Parlie délenderesse.Est par la présente, donné que les effets mobiliers de la partie délenderesse saisis en celle cause seront vendus au: 3641, Jérémie, Fabrevllle, district de Laval, à 10:30 heures, le 30 octobre 1998, à savoir: 1 lave-vaisselle blanc Beaumark 8 accs, 1 micro-ondes Citizen blanc 8 accs.1 vidéo VHS Samsung 8 accs, une piscine hors terre comprenant tous les accs, lillreur, balais olc.Lesquels effets seront vendus pour argent ou au plus offrant et dernier enchérisseur.Donné à Laval ce 16 octobre 1998 ÉRIC LATRAVERSE.HUISSIER DE ¦JUSTICE.LATRAVERSE 8 ASS.HUISSIERS.1717, St-Martin Ouest, bureau 235, Laval, Québec H7S 1N2.Tél.: (514) 978-8869 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-22-024207-980 PROCÉDURE ALLÉGÉE COUR DU QUÉBEC -CHAMBRE CIVILE PRÉSENT: GREFFIER-ADJOINT COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC Demanderesse c.A.H.MÉTAL INC.Défenderesse ASSIGNATIN ORDRE est donné à A.H.MÉTAL INC.de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame Est à Montréal, dans les trente (30) (ours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration selon la procédure allégée, de l'avis à la partie délenderesse ainsi que des pièces a été remise au gretle à l'intention de A.H.MÉTAL INC.Lieu: Montréal Date: 09 octobre 1998 RITACADIEUX Greffier-Adjoint PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL Numéro 540-12-006068-985 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE GREFFIER-ADJOINT CLAUDIA MARCELAGRAVIN A Partie demanderesse c.HUMBERTO COSIMANO Partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à HUMBERTO COSIMANO de comparaître au greffe de cette cour situé au 2800 Saint-Martin Ouest, Laval, salle RC 05 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce, de l'avis de dénonciation des pièces et de la liste des pièces ont été remises au greffe à l'intention de HUMBERTO COSIMANO.Lieu: Laval Date: 05 octobre 1998 DIANE LANIEL AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie PARStCO G.C.BEAUCHAMP INC.demandera à l'Inspecteur Général des Institutions Financières la permission de se dissoudre.SIGNÉ à Montréal, ce 15ième jour d’octobre 1998 LUC MARTEL, avocat, m.lise.Procureur de la compagnie FERME RADISSON XIV INC.Prenez avis que FERME RADISSON XIV INC.demandera à l'Inspecteur Hydro Que Québec APPELS D'OFFRES ET SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels d’offres ouverts et le résultat d’ouverture des plis d’Hydro-Québec en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et les environs : 840-4903 Extérieur: 1-800-324-1759 LE GROUPE Boudreau Richard AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : SIMILAIK AVIATION INC., dûment incorporée selon la loi, ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 2070, rue Chartier, dans la ville de Dorval et dans le district de Montréal, province de Québec, H9P IH2.Avis est par les présentes donné que la faillie précitée a déposé une cession le 6'jour d'octobre 1998, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 27'jour d’octobre 1998, à 13 h 30, au bureau du Surintendant des faillites situé au 5, Place Ville-Marie, 8' étage, Montréal (Québec).RENSEIGNEMENTS Les personnes désirant des renseignements additionnels sont priées de communiquer avec Réjean J.Boudreau.355, dos Récollets.Montréal (Québec) H2Y 1V9 Téléphone : (514) 849-2100 Télécopieur : (514) 849-9292 général des institutions financières la permission de se dissoudre.DATÉ ce 30e jour de septembre 1998.Henri F.Gautrin Président MÊMES PROBLÈMES LA SOLIDARITE (514) 257-8711 1 -888-234-8533 www.dovp.org DEFELOPPEAIENr Ef R4IX Avis public Ville de Montréal Service du greffe Règlements refondus Dépôt de la mise à jour 22 Avis est donné que la mise à jour 22 des Règlements refondus de la Ville de Montréal a été déposée aux archives de la ville le 16 octobre 1998, date de leur entrée en vigueur.Le présent avis est donné conformément à l'article 7 du Règlement sur la refonte des règlements (R.R.V.M., c.R-3).Montréal, le 19 octobre1998 Le greffier, M' Léon Laberge Avis public Ville de Montréal Service du greffe Usage conditionnel Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le 4 novembre 1998 è 14 h, sera saisi d'une demande d'autorisation pour exercer un usage conditionnel relativement au bâtiment sis aux 3905 et 3907, avenue Van Horne.(S980545073) L’autorisation permettrait l'implantation de l'usage «garderie» au sous-sol, au rez-de-chaussée et au 2' étage du bâtiment, conformément aux dispositions du Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U-1).Selon ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à cette demande, doit le faire par écrit au plus tard le 29 octobre 1998, à l’attention du greffier, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame, Ést, bureau R.113A, Montréal, H2Y 1C6.Montréal, le 19 octobre 1998 Le greffier, M* Léon Laberge MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Salle.— Aluminium.2- Corpulent.— Adoucit.3- Hydrocarbure gazeux.— Sodium.— Ruis-selet.4- Cité légendaire bretonne.— Cavité de l'oreille.5- Étoffe de coton.— Durée de la vie.6- Malice.7- Hélium.— Sodium.— Rivières de l'Aquitaine.8- Empereur.— Prune.9- Mèche.— Arranger les plis.10- Nivela.— Influé.11- Resserrement circulaire (Méd.).12- Résine malodorante.— Parasite du mouton.VERTICALEMENT 1 - Cyclomoteur.— Cela.2- Droit de disposer de la chose dont on est propriétaire (Dr.).— Temple rupestre égyptien.3- Terme de tennis.— Genre de mousse.5- 6- 7- 8- 9- 10- 11- 12- Recueil de psaumes.— Cade.Revient chez soi.— Chanteuse.Écarteur.— Colère.Prométhéum.— Glacier.Volée de coups.— Instrument de propagande.Mâchoires à vis.— Mère de Zeus.— Tour.Femelle du sanglier.— Salaire.Réunir en un tout.— «Moi-.Monnaie roumaine.— Acide aminé des protéines.Solution du samedi G .on ocPoPirs’yiË • AZV.LAlX ’ ZE,LEUL£ » H I Pÿgmées Cédérom Les Pygmées Aka Exploration d’un peuple légendaire CD-ROM DÉPÔT LE DEVOIR Ode à la paranoïa! (Bits & pixels) MICHEL BÊLAI R LE DEVOIR Depuis ce matin, Tonton Bill Gates est forcé de se défendre devant un tribunal.Pauvre homme.Certains osent lui reprocher d’avoir noyauté littéralement les systèmes d’exploitation d'environ 90 % des ordinateurs qui tournent encore sur la planète.Dur.Le pire, c'est que le Department of Justice (DOJ) américain ne le poursuit même pas pour ce motif.Il lui reproche plutôt de vouloir continuer précisément dans le même sens en imposant son fureteur Explorer et éventuellement éliminer toute concurrence du lucratif marché de l’Internet.Il faut savoir que la menace est réelle.Intimement greffé à la fibre même de ce qui fait Windows 98 — Windows est le «moteur» de la plupart des ordinateurs personnels —, Explorer élimine littéralement la possibilité de surfer sur Internet avec tout autre fureteur.Point.C’est comme si, tout à coup, seuls les cellulaires bleus de marque X permettaient d’utiliser le téléphone.Tonton Bill a réussi à trouver des alliés plus ou moins intéressés qui parlent de persécution.Dans un de ces blitz médiatiques dont il a le secret, il s'est même fait voir un peu partout avec des politiciens.C'est probablement en s’inspirant de leurs us et coutumes qu’il s’est mis à distribuer la manne des subventions tout juste avant la tenue des élections, pardon, du procès.L’opération de charme s’est déroulée sur tous les fronts, soigneusement planifiée.Quelques petits millions pour un programme scolaire par-ci.Une annonce d’ouverture vers d’autres plates-formes, dont Unix, par-là.Et de vibrants plaidoyers sur la concurrence coulés à petites doses dans les journaux, martelant toujours le fait que les meilleurs n’ont pas à payer pour l’incompétence ou le manque de flair des autres.Poivrez le tout durant quelques mois en accentuant le rythme vers la fin, et bientôt, il ne reste plus qu’à mettre la table.Bien sûr, il y a des tas de gens qui ne sont pas d’accord.Les concurrents, comme Netscape, crient au meurtre.Et on peut penser qu'ils ont bien raison de protester avant de se faire écraser du talon, une fois pour toutes.Mais qu’est-ce qui est vraiment en cause ici?La liberté de commercer librement au pays de la libre-entrepri-se?Les valeurs de fair play?Pas du tout.Il est question de contrôle.De contrôle social par le biais de machines programmées par des profiteurs et des conseils d’actionnaires dans lesquels vos REER vous ont peut-être acheté des parts.Oh, oubliez tout de suite Big Brother, les prisons sombres et les ruelles grises et enfumées.Pensez plutôt au contraire.Au soleil sur une plage de sable blopd.A Liberté 55.A une auto neuve, un beau bungalow, un système de son ou un appareil électroménager.Au merveilleux monde de la consommation éclairée, planifiée, marquetée sur le Web tout autant qu’à la télé.Voilà l’avenir.Voila le contrôle orienté sur la consommation.Ça s’appelle déjà «la publicité».Mais «ça» va prendre des formes nouvelles grâce à la technologie de la WebTV.Qui, comme par hasard, appartient aussi à Tonton Bill.Et qu’est-ce qu’elle fait de nouveau, la WebTV, en plus de se préparer à prendre toute la place?Elle compte.Elle compte et elle note les habitudes de consommation des usagers: elle sait que Monsieur X a cliqué a telle heure sur telle pub dans tel site.Et elle envoie des listes aux grandes agences de pub.Qui préviennent leurs clients.Qui investissent dans de nouvelles campagnes de plus en plus ciblées pour que, tous, nous devenions de plus en plus heureux.Ouf! Et que voilà une autre merveilleuse démonstration d’efficacité et de profonde harmonie! Paranoïa?Non mais! Ce sont la des données tout à fait exactes et vérifiées que tout le monde peut s’amuser a consulter sur n’importe quel site Web concerné par le sujet et même dans les «vrais journaux».Si c’est cela être paranoïaque, eh bien, vive la paranoïa.Et aussi bien nous dépêcher au plus sacrant de redevenir paranoïaques a plein temps! Qu’est-ce qui est en cause ici?La liberté de commercer?Les valeurs de fair play?Pas du tout.11 est question de contrôle.Wired n’est plus, vive Wired! L’avenir du Web passe-t-il par l’information ou l’interaction?hQt(2) iQeO Tho K ids Are All Right KICK r vW i Vianet jlflev/i St ftcM Additional ExMbits Hum 1.v Mi on l.Q -AtlOD Rebletv Pltwte! _ ^ Impulse Lrea).JH Prototype 19 Ifli.-I •i i Mr*y ¦ft.Wî, (PlanèteWeb) ANDRÉ BÉLANGER Le cybermagazine phare Hotwired n’est plus.du moins sous sa forme actuelle.Quelques mois après avoir laissé la gouverne du magazine papier Wired à Advance Magazine Publishers, éditeur des magazines «mode de vie» (life styles) comme Vogue, GQ et Vanity Fair, l’éditeur des sites Web HotBot, Wired News, Webmonkey et Suck.com vient d'être phagocyté par le moteur de recherche américain Lycos.Ironie du sort, les jeunes arrogants de la Silicon Valley qui lançaient toutes griffes dehors leurs attaques contre les géants de Wall Street viennent de se faire bouffer par ceux-là mêmes qu’ils traitaient de dinosaures.Hotwired n’est plus, vive Hotwired'.Hotwired avait été l’un des tout premiers colonisateurs de la cyberfron-tière inexplorée d’Internet et cette extinction sonne probablement le glas de l’ère des hippies du Web, des utopistes libertaires qui voyaient dans l’édition interactive une nouvelle mq-nière de changer le monde.A l’époque, nous rappelle un dossier du Journal of Computer-Mediated Communication (JCMC), Internet était perçu comme une «agora démocratique» hautement interactive et essentiellement égalitarienne.Ijc courriel et les forums Usenet étaient les rois du réseau.Avec le Web, Internet devenait médium d’«édition».Et qui dit édition dit commercialisation.Or, comme bien d’autres.Wired n’a pu négocier le virage de ^industrialisation» du Web.Il a été victime d’un marché publicitaire déficient et de l’arrivée des gros joueurs bien finan- cés, comme CINet et ZDNet.Et pourtant, à bien y penser, les finances ne sont peut-être pas seulement en cause.Car malgré ses prétentions d’innovateur, Wired était plutôt straight.On y trouvait — et on y trouve encore jusqu’à nouvel ordre — un excellent système de récupération d’archives permettant de consulter tous les textes reliés aux sujets d'actualité.Mais d’interactivité, très peu.De bavardage en direct (chat), de forums de discussion, encore moins.De fait, Wired fait une excellente couverture de l’actualité sociopolitique du Web et publie des articles bien ficelés, mais il n’a rien de révolutionnaire et d’interactif.Surtout, il n’est jamais parvenu à créer un sentiment d’appartenance auprès de ses lecteurs.Curieusement, ce sont des gros, des joueurs importants comme ZDNet, qui y sont parvenus.Ix chroniqueur Jesse Berst d’AnchorDesk, par exemple, a réussi en quelques années à s’imposer comme la référence en technologie, par le moyen de campagnes de mobilisation et d’un ingénieux système de courrier des lecteurs (Talkback).D’autres sites Web optent carrément pour l’interaction au lieu de l’information, comme avec ParentSoup et Motley Fool, rappelle le JCMC.Dans le premier, des parents échangent entre eux; dans le second, ce sont des investisseurs qui se réunissent et partagent leurs préoccupations.Dans les deux cas, ce n’est pas l’information qui prime mais bien l’interaction.Or les médias traditionnels ont beaucoup de difficulté a faire cette distinction, constate JCMC.Entre autres choses, plusieurs journalistes se sont dits horrifiés à l’idée de devoir répondre aux lettres des lec- teurs et «justifier» leurs articles.De plus, la majorité des journaux en ligne cherchent à garder leurs lecteurs chez eux, au risque de ne pas pointer vers des ressources Web externes.Une stratégie qui fonctionne bien dans le monde réel mais qui est vouée à l'échec dans le monde virtuel.Qui se contente de naviguer à l’intérieur d’un seul site Web?La mise en place d’une communauté virtuelle, estime Jesse Berst dans AncliorDesk, ce n’est pourtant pas sorcier.si on en accepte le principe.Il suffit, entre autres, d’offrir un espace gratuit pour établir des pages personnelles, de permettre aux gens d’échanger par le biais de chats ou de forums de discussion, de regrouper des données et des services autour de sujets d’intérêt pointu et de donner d’abord accès à de l’information régionale.Evidemment, la solution n’est pas parfaite.Et comme l'écrivait Kynn Bartlett dans la liste de discussion Online-Writing, «mon problème avec ces “communautés organisées", c’est qu'il ne suffit pas d’aligner une série de clones un à côté de l’autre pour leur donner une âme.Ces communautés sans caractère et sans identité sont vides.Le marketing ne suffit pas pour développer un sens d’appartenance et l’impression de vivre une expérience commune unique et enrichissante».Le défi est lancé et, jusqu’à présent, peu de journaux sont parvenus à le surmonter.Car il ne suffit pas simplement d’y mettre de l’argent.Encore faut-il en avoir la volonté.Le coin des signets: AnchorDesfc www.anchordesk.com/ HotBot www.hotbot.com KynnBartlet: http://www.idyllmtn.com/~kynn/ The Journal of Computer-Mediated Communication: www.ascusc.org/jcmc/vol4/issuel/ Lycos: www.lycos.com Suck: www.suck.com TalkBack: www.zdnet.com/anchor- desk/talkback/talkbackindex.html Webmonkey: hotwired.com/web- monkey/ What’s igniting online communities: http://www.zdnet.com/anchor-desk/story/story_2598.html Wired: www.hotwired.com andrebfa memento, com C O M M U N I La fibre et Im troisième génération du Web existe et peut télécharger le film Titanic en un cinquième de seconde! Et puis après?ROBERT B LO N 1)1 N Spectaculaire communication, essentielle aux scientifiques et aux transmissions de bases de données, mais c’est l’échange qui se perd ici dans la fulgurance.Il y a encore un plaisir de séduction, un genre de strip-tease à l’envers, à voir $e charger lentement une page Web.A voir les images se préciser balayage après balayage.Je sais bien que la fibre optique est inévitable, mais la fibre coquine du dévoilement progressif n’est pas mal non plus.D’ailleurs, une nouvelle socioéco-nomie se développerait au sein du Web, d’après M.II.Goldhaber.L’économie d’attention.Il y est question d’économie spécifique au Web.Cette cyberéconomie se caractériserait par l’attention et la richesse de sens.Une économie de séduction puisqu’il s’agit d’attirer l’attention de quelqu’un et de la garder en lui présentant un contenu dont le sens le rejoint sans interférence.Voilà qui ressemble fort à un échange pour lequel la fulgurance optique n’apporte pas grand-chose.Au contraire! Comment construire un site qui tienne compte de cette nouvelle cyberéconomie?11 faut se préoccuper de rechercher ce qu’il y a à la fois de plus rare et de plus précieux de nos jours: l’attention de l’autre.L’attention est ce que nous avons de plus précieux puisque c’est essentiellement du temps et que nous en avons de moins en moins.Et quelle que soit la performance-machine, l’attention demeurera toujours humaine.L’idéal est de séduire l’autre à un point tel qu’il ressente le goût de partager son coup de foudre avec d’autres.Mécanismes de séduction Comment appliquer les mécanismes de la séduction à la construction d’un site Web?En tenant compte simplement des mêmes principes qu’au bar-rencontre.Il faut que l’autre, l’objet de la séduction, le client éventuel, se sente personnellement interpellé.Qu’il se sente valorisé, voire flatté, par l’approche proposée.On lui parle de lui dans des termes qui le rassurent sur sa valeur et son importance.Séduire quelqu’un, c’est lui présenter un miroir favorable.On ne parle pas de soi, ou si peu, quand on veut attirer l’attention d’un autre.On lui parle de lui.Directement ou indirectement.On communique par miroirs interposés.Et l’écran de l’ordinateur peut devenir un miroir puissant.Autrement dit: le miroir capte l’at- C A T I O N le miroir (Tendances) tention et le contenu utile vient sceller l’échange.Alors, seulement, on peut parler d’un site Web commercialement efficace.La nouvelle cyberéconomie n’est pas exclusivement basée sur la capitalisation, le profit, le pouvoir d’achat, la cote de crédit, mais aussi et surtout sur la visibilité, le cyber-charisme, la capacité d’attirer l’attention et d’offrir un contenu utile à l’internaute en dehors des visées commerciales du propriétaire du site.On ne conçoit pas un site Web comme une pompe mais comme un échange.En fait, on devrait aborder l’éventualité de développer celui-ci avec un esprit de partage: je t’offre un contenu agréable et utile, et tu me concéderas un peu d’attention et peut-être ta clientèle.Il faut considérer l’investissement d’un site comme une commandite.La meilleure façon de gagner la confiance de l'interlocuteur est de communiquer avec la plus grande transparence possible.La franchise suscite la franchise et donne confiance.On ne manipule plus l’opinion de l’autre impunément.C’est une époque révolue puisque le procédé est maintenant éventé.Pour une raison très simple: nous sommes passés d’une communication de masse à une communication personnalisée.On a beau représenter une immense entreprise, on est seul devant son écran d’ordinateur.Voilà pourquoi la transparence est possible: la communication s’établit en effet dans une relative intimité.Dans l'intimité, l’esbroufe fait vite effet de repoussoir.Il faut lire le livre de Michael H.Goldhaber, The Attention Economy, ou visiter son site.Voilà une réflexion qui me semble d’une pertinence criante pour tout concepteur de site.On y voit nettement se dessiner une tendance sur l’utilisation organisationnelle ou commerciale de l’Internet: le passage de la communication de masse à la communication personnelle.Un retour heureux du balancier.Ix>s moyens d’avenir sentent le besoin de se réchauffer à l’ancienne.A la bonne vôtre! Un retour à une convivialité tellement plus naturelle.Devant son écran d’ordinateur, l’homme d’affaires n’a plus nécessairement de cravate.Inutile, donc, d’en porter une en concevant un site Web.blond in(a granby.net Wired n’est jamais parvenu à créer un sentiment d’appartenance auprès de ses lecteurs Un trou béant On a beau le répéter, rien n’y fait: il y a un trou au beau milieu du merveilleux monde du multimédia.Un trou béant même.Il se situe dans le secteur jeunesse, plus exactement entre les productions pour les plus jeunes, abondantes, luxuriantes même, et celles destinées aux plus vieux, aux ados qui, déjà, ne sont pas très gâtés puisqu’on a tendance à baisser les bras devant leur attirance marquée pour le Nintendo et les jeux d’arcade.y -v 1+1 + Points : 0 Temps : 4:17 MICHEL BÊLAI K LE DEVOIR Certains esprits pervers s’acharnent à dire que les producteurs de multimédia se contentent d’exploiter sous tous ses angles le marché des tout-petits: méchantes langues! N’empêche que le secteur très précis des 9 a 13 ans est probablement celui qui souffre le plus de la situation.Ce qui est assez incomprégen-sible en soi puisqu'il y a là un défi que l’approche ludo-éducative a tous les moyens de relever.Aussi est-ce en écrasant une larme que nous vous présentons cette semaine un ouvrage destiné à ces grands laissés-pour-compte que sont les, snif 9 a 13 ans.LES MATHS AVEC LES MÉGANAUTES ?1/2 Production Cocktel.Collection Ré-créaclic.Hybride PC (Windows 3.1, Windows 95), Mac et PowerMac, 16 Mo.Public visé: les 9 à 13 ans.Dans les magasins spécialisés.Prix: plus ou moins 40 $.Evidemment, le titre fait un peu rock’n’roll, mais comme Julie ne met pas encore de nom précis sur les musiques quelle écoute, elle s’est précipitée avec enthousiasme dans les épreuves proposées par ce machin.Et ce fut la surprise.Il existe tellement peu d’ouvrages intéressants pour les 9 à 13 ans qu'on est toujours renversé d’en trouver un.Voici donc un truc centré sur l'apprentissage des mathématiques qui s’appuie sur un scénario tout simple offrant une série d’épreuves parsemées d’embûches.Et la surprise vient du fait que Les Maths avec les Méganautes est tout aussi «ludo» qu’«éducatif».I.es enfants s’amuseront beaucoup a franchir certaines étapes qui exigent une bonne maîtrise du clavier et qui les obligent a effectuer rapidement les calculs demandés.On y construit ties ponts en trouvant des dénominateurs communs; on traverse des ravins escarpés en sautant sur des nuages affichant des opérations mathématiques; on jongle avec des probabilités en tirant des bananes et on franchit des labyrinthes en résolvant des equations à deux inconnues.Faut-il l’avouer, j’y ai pris autant de plaisir que ma fille, qui s’est gentiment moquée de moi lorsqu’il a fallu que j’apprenne aussi à contrôler les déplacements en utilisant les touches du clavier.MON ENCYCLOPÉDIE 1999 ?1/2 Coffret de deux cédéroms.Production MicroApplication.Exclusivement PC (Windows 95 et 98), Pentium IM), 16 Mo.Branchement Internet recommandé.Dans les magasins spécialisés.Prix: plus ou moins 55 $.Si vous avez l’habitude d’acheter vos cédéroms en vous fiant à ce que décrit leur boîtier quadrichrome, vous allez être gâté! Cette encyclopédie tout droit venue d’Europe (franco-allemande si l’on se fie à certains indices) est la crème de la crème! Le nec plus ultra du multimédia! Pas moins de 50 000 articles et 200 000 liens, dix heures de son et de vidéo, 200 animations, diaporamas et maquettes 3D, 10 000 photos et illustrations, 5000 liens Internet.avant même d’ouvrir la boîte, on est submergé! Avant même de lire le manuel d’utilisation de plus de 70 pages grand format, on retient son souffle! C’est trop! Pourtant, une fois la merveille installée sur son gros PC, elle se révèle plutôt balourde, aux antipodes mêmes de la convivialité.On y trouve plein de choses, bien sûr, comme dans toutes les encyclopédies, mais on apprendra vite qu’il faut le faire de la bonne façon si on veut s’y retrouver.On peut y voyager en explorant huit grands thèmes — Arts et Culture, Transports, Sciences, Politique et Société, etc.— ou en se servant d’un outil de recherche extrêmement sophistiqué dont le manuel nous explique le fonctionnement en un peu plus de 50 pages.En général, les commandes sont plutôt lentes et certains éléments de navigation ont tendance à s’afficher dès qu’on approche la souris de la gauche de l’écran — bien sûr, ça peut s’arranger en désactivant la coche Z du sous-menu X dans l’option Y.Mais il y a mieux encore: chaque fois qu’on réfère à une séquence vidéo ou à une animation, il faut sortir le deuxième disque de sa pochette puis l’y remettre ensuite au retour dans le sujet principal.Ce qui est quand même un peu sciant quand on est en train de consulter la meilleure encyclopédie au monde.Bref, c'est un peu prétentieux.Assez mal foutu même, malgré le très haut niveau de précision des outils proposés.m bêlair(
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