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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-11-13, Collections de BAnQ.

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F 0 N I) K I !) I 0 LE DEVOIR V o i.I.X X X I X X " 2 (S M o N T I! K A I.I.K V K X I) li K I) I I X O V K M U U K I il !) S T A X K S = I $ / T il H H X T (I I $ PERSPECTIVES Le cellulaire, agent du chaos Us conduisent de plus en plus souvent en parlant dans leur cellulaire, qu’on appelle aussi portable.Ils ont donc une main sur le volant, l’autre à hauteur d’oreille.Comme la ligne droite toujours droite rien que droite n’existe pas, tôt ou tard ces conducteurs, qui bavardent, transigent et accessoirement contredisent, sont appelés, c’est le cas de le dire, à tourner comme à prendre un virage.Mettent-ils leur clignotant?Nenni! Serge T r h f f a ii I Prenons la rue Sherbrooke ou le boulevard de Maisonneuve.L’une comme l’autre feront l’affaire, car l'une comme l’autre sont le théâtre quotidien des queues de poisson que s’autorisent ces automobilistes qui ne boivent pas, ne fument pas, ne draguent pas, mais causent toujours comme causent toujours les lapins.C’est-à-dire?Avec abondance et sans aucun souci pour la civilité élémentaire.Prenons la rue Sherbrooke et admettons, qu’il est entre 5 et 6h ou, si on préfère, entre 17 et 18h.A hauteur de McGill College.Cette rue est bordée de hauts édifices occupés par des bureaux qui sont souvent des bureaux principaux.C’est là que siègent ou plutôt travaillent les matières grises de L’Industrielle-Alliance, de la Banque Nationale de Paris, de la Banque Iaurentien-ne, de la Banque du Canada, d’Ivaco, d'un important courtier en valeurs mobilières et tout aussi important courtier en assurances générales qui inclus donc l'assurance-auto.Toutes les personnes qui œuvrent au sein de ces compagnies et de celles qu’on n’a pas nommées oeuvrent au sein d’entreprises versées dans les services.Et alors?La grande majorité de ces personnes sont des acteurs de ce qu’on nomme la nouvelle économie.De-que-cé?La nouvelle ?* ?économie a ceci de singulier, voire d’astucieux, que son actif prend, comme on dit de plus en plus fréquemment, l’ascenseur.Autrement dit, l’actif qui prend l’ascenseur, c’est une personne qui, une fois qu’elle a quitté le bureau, va continuer à travailler.Dans l’ascenseur, elle desserre la cravate et songe quelque peu au travail qui va se poursuivre parce que le temps mécanique n’existe plus.Il n’y a plus de 9 à 5.Il n'y a que du temps à consommer, à utiliser de manière à ne plus être captif, par exemple, du décalage.horaire! On s’explique.Mettons qu'une de ces personnes soit gestionnaire d’un fonds d’actions américaines.Si ici les marchés ferment à 16h30, heure locale, là-bas, sur la côte Ouest, il est encore 13h30.Bonté divine que c’est mélangeant tout ça! Toujours est-il qu'en actif consciencieux, notre gestionnaire va avoir comme cjui dirait l’envie, probablement furieuse, l’envie de suivre l’évolution de l’action du nou-veau-truc-machin-chose à la fois convivial et virtuel parce que le duo convivial-virtuel est devenu économiquement très porteur.Bref, tout se résume à effectuer l’interface, comme on dit désormais, entre le convivial-virtuel et le rendement de celui-ci.On se comprend?Non! Changeons interface par synergie.C’est du pareil au même.Nous en sommes là: notre gestionnaire est dans son auto.Mettons qu'il prend la rue Sherbrooke vers l’ouest.Il compose un numéro.Il fait allô! allô! Il pose des questions chiffrées.Ii, il est rendu à la hauteur de Peel.Surtout, surtout, il est au début de son conciliabule de négociant.Iii on s’arrête.On s’arrête pour s’appuyer sur les conclusions d’une recherche et non d’une enquête que le docteur Ronald A.Redelmeier de l’université de Toronto a effectuée sur le sujet.Cette recherche a fait couler beaucoup d’encre dans les différents quotidiens du monde.Mieux, elle a été publiée dans 77te New England Journal of Medicine.Puis?Après analyse de 27 (XX) communications par téléphone cellulaire pendant quatorze mois, le docteur Redelmeier a constaté que le risque de collision est six fois plus élevé dans les cinq premières minutes de la communication.Et d’une.Et de deux, ce type de communication «réduit d'une demi-seconde ou plus les réactions et les réflexes du conducteur».Qui plus est, «si la distraction induite parle téléphone est du même ordre que celle de la recherche des stations de radio dans l'habitacle, elle se traduit spécifiquement par une conduite nettement plus imprécise, notamment chez les utilisateurs d'appareils tenus à la main».Et de trois, contrairement à ce que l’on pourrait croire, les modèles qui ne nécessitent pas l’usage de la main ne sont pas plus sécuritaires que ceux qu’on colle à l’oreille.Autre chose, l'étude du docteur Redelmeier estime que désormais entre 6 et 12 % des accidents de la circulation sont attribuables à l’usage du cellulaire.Profçsseur " ' gie de Rochester dans l’Etat de .iti a constaté que «les appels téléphoniques concernant des affaires importantes ont plus de chances de détourner l'attention des conducteurs que des conversations personnelles.» Imaginez notre gestionnaire: «Allô Tokyo! Allô le Nikkei! Le yen se casse la gueule.» Que le yen se casse la margou-lette et ça fait badaboum-boum sur la margoulette du piéton ou du cycliste ou de l’autre automobiliste.Bon.Le pire, c’est que, selon le Bureau d'assurance du Canada (BAC) comme de la SPCUM, on ne |X‘ut pratiquement rien faire.D’après Martin Lasalle du BAC, il en est ainsi parce qu’on n’arrive pas à établir le lien de cause à effet.Ix’ cellulaire comme agent du chaos! Fallait y penser.M K T E 0 Montréal Ciel variable.Max: 4 Min:-2 Québec Ciel variable.Max: 2 Min: -4 Détails, page A 8 I N 1) E X Annonces.A (i Avis publies.A H Culture.il 11 Économie Éditorial., l e monde Plaisirs.I) 1 D-s sports.B 10 Montréal.A 5 Mots croisés.A 8 Politique.A 3 Télévision.B 12 .A 9 A 12 ,.B 9 www.ledevoir.com MONTRÉAL Jean Fortier présidera le comité exécutif de Montréal, page A 5 PLAISIRS Une visite au Musée de la poupée, page B 1 ?ÉCONOMIE Quatre nouvelles entreprises dans ta Cité du multimédia, page A 9 Sondage Angus Reid-Le Devoir-Radio-Canada Péquistes et libéraux sont nez à nez 71 % des Québécois croient que Bouchard ne devrait pas tenir de référendum P I E R R K O ’ N E 11.L LE DEVOIR Apres avoir subi de vigoureuses fluctuations, l’opinion publique québécoise fait du sur-place à mi-chemin de l’élection du 30 novembre.Libéraux et péquistes sont à égalité.Un sondage effectué par la maison Angus Reid pour Radio-Canada et Le Devoir, entre le 4 et le 9 novembre, accorde 44 % des intentions de vote au Parti québécois, 43 % au Parti libéral et 5 % à l’Action démocratique.Cela avant répar- tition des 6 % d’indécis.Réalisée auprès de 1001 répondants, cette enquête d’opinion publique nous apprend par ailleurs que 23 % des Québécois «ne sont pas très certains ou pas certains du tout» du choix qu’ils vont faire le jour du scrutin.Pour l’instant, le PQ conserve 18 points de pourcentage d’avance chez les francophones.Pourquoi l’intention de vote ne bouge-t-elle plus?De l’avis du directeur de la recherche chez Angus Reid, Christian Bourque, c’est la polarisation du débat politico-constitutionnel qui en est la principale cause.11 y a deux blocs solides constitués de 40 % de fédéralistes qui ne voteront jamais pour le PQ et de 40 % de souverainistes qui ne voteront jamais pour le PLQ.Entre les deux, un bloc mou de 20 % d’électeurs se déplacera éventuellement dans un sens ou l’autre, mais Christian Bourque croit que ça se produira seulement après le débat des chefs.Dans un deuxième temps, les sondeurs ont suggéré une dizaine d’enjeux de cette campagne électorale, invitant les VOIR PAGE A 14: SONDAGE PQ.44 % PLQ.43 % ADQ.5 % Autres partis 2 % Indécis.6 % Prêts pour une deuxième guerre du Golfe JIM HOLLANDER REUTERS Sm-.wSBsSGSï* , $ JIM HOLLANDER REUTERS a®,.% y K&sSs UN SOLDAT israélien aide Yosif Colla, 85 ans, à enfiler son masque à gaz.Tout comme en 1990, lors ce qu’il conviendra sous peu d’appeler la «première guerre du Golfe».Israël a distribué hier des masques à sa population en prévision d’une éventuelle attaque irakienne.À Washington, l’administration américaine a rejeté toute négociation avec le régime de Saddam Hussein qui a réclamé l'intervention du secrétaire général de l'ONU dans le différend qui l’oppose aux inspecteurs en désarmement.Voir nos informations, page B9.Assurance-médicaments Bouchard envisage la gratuité pour certaines clientèles KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Mont-Joli — Coincé dans une deuxième tourmente en moins d’une semaine sur son bilan en santé, Lucien Bouchard a reconnu hier que le régime d’assurance-médicaments a entraîné une baisse de consommation de médicaments ayant vraisemblablement des effets pervers.Du coup, le chef du Parti québécois se montre prêt à rebrousser chemin et à rétablir la gratuité pour certaines clientèles.M.Bouchard a ainsi tenté de contrôler le dérapage de sa campagne électorale prise d’assaut par le coulage hier d’une étude relative aux impacts de l’implantation graduelle depuis 1996 du régime universel d’assurance-médicaments.Iœs résultats de cette étude préliminaire, commandée par le ministre de la Santé et des Services sociaux, jean Rochon, et qui lui a été transmise au début du mois d’août dernier, démontrent un lien statistique entre la diminution de la consommation de médicaments chez les personnes âgées et les prestataires de l’aide sociale et des «événements indésirables», tel l’hospitalisation et même la VOIR PAGE A 14.BOUCHARD ËI, E C TI 0 N S QUE B li ( ¦ Ryan invite Charest à rajuster le tir, page A 2 ¦ Charest évite de parler de Chrétien, page A 2 ¦ Éducation: les engagements du PQ, page A 3 ¦ Des réactions mitigées au plan péquiste, page A 3 I Débat: Dumont parlera le premier, page A 3 Assurance-médicaments Les auteurs de l’étude réfutent les conclusions dramatiques Rien ne permet d'affirmer qu'il y a eu 120 morts ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les auteurs de l’étude sur l’impact du régime d’assurance-médicaments sur les personnes âgées et assistées sociales se sont inscrits en faux hier contre les conclusions dramatiques tirées de leurs résultats par plusieurs quotidiens.Si on ne peut attribuer avec certitude des décès au nouveau régime, les impacts négatifs en sont toutefois suffisants pour justifier des ajustements, disent-ils.Six des auteurs de cette étude, dont des bribes ont été dévoilées par les quotidiens Im Presse et 77te Gazette hier, ont tenu hier à mettre en perspective les chiffres tirés de leurs recherches.En dépit de la baisse de consommation de médicaments observée, le IV Robert Perreault, de la direction de la santé publique de Montréal, a nié qu’il soit possible de tracer un lien de cause à effet entre des décès et l’entrée en vigueur du régime d’assurance-médicaments en janvier 1996.qui a aboli la gratuité pour les personnes âgées et les prestataires de l’aide sociale.«Ce qui est paru dans les journaux comme résultat, c’est une sorte de drôle de pointe d'iceberg.On fait allusion à 120 décès.Nos résultats ne permettent VOIR PAGE A 14: AUTEURS JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le D' Robyn Tamblyn et le Dr Robert Perreault, auteurs de l’étude controversée.-H- 778313000689 ^ Assurance-médicaments Claude Ryan critique la campagne du PLQ Il invite Charest à «redresser le tir» PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR L* ex-chef du PLQ et ex-ministre libéral Claude Ryan ’ presse le Parti libéral de rajuster son tir.Il suggère à son chef, Jean Charest, de prendre le temps d’attaquer le bilan du gouvernement sortant, très faible sur plusieurs points à son avis.11 suggère en outre au nouveau chef d’expliciter davantage le programme de son parti, qui contient plusieurs réponses, notamment sur le plan constitutionnel.«M.Bouchard répète que le PLQ n’a pas de programme constitutionnel.C'est à lui [à M.Charest) de le présenter.Il reste deux semaines et demie», souligne M.Ryan.Ce dernier rappelle par exemple que c'est au PLQ que le gouvernement du PQ doit le rapatriement de la formation de la main-d’œuvre, parce que ce point était inscrit dans le programme du Parti libéral, ce qui a donné une unanimité aux revendications, et, partant, une force nécessaire.Sur l’union sociale, M.Ryan rappelle que l’inclusion de cette union dans la Constitution fait partie du programme du PLQ, encore une fois.Pourtant, déplore-t-il, c’est le PQ qui fait du millage avec cette question.M.Ryan élaborait ainsi, au cours d’un entretien téléphonique, les propos qu’ils avait tenus en matinée sur les ondes de CKAC, avec l’animateur Paul Arcand.Toutes les semaines ce dernier reçoit MM.Jacques Parizeau et Claude Ryan qui, habituellement, défendent leur parti.Hier, pour la première fois, M.Ryan a critiqué assez sévèrement la campagne libérale.Manifestement, l’ex-membre du gouvernement de Robert Bourassa n’apprécie pas que le PQ semble clouer le bec au PLQ sur la question constitutionnelle.M.Charest n’est peut-être pas en osmose avec son parti et le programme libéral?«C'est sa première campagne ici et il [M.Charest] est obligé de tâter le terrain.Im connaissance des dossiers du Québec ne s’acquiert pas en deux, trois semaines, ni en trois mois.» Ceci dit, Claude Ryan estime qu '«une élection n’est jamais perdue tant qu’on n’est pas rendu à la fin.Il faut redresser le tir», croit-il, en soulignant que «M.Charest est un homme qui apprend vite et qui est souple».Quant au bilan du gouvernement, M.Ryan croit qu’il aurait été opportun de s’y attaquer, et que cela «reste à faire».Des exemples?«U gouvernement se vante d'avoir un meilleur équilibre des finances publiques.Mais cet équilibre fut réalisé en augmentant les charges des familles de la classe moyenne», dit M.Ryan.Il poursuit: «Quand on parle du déficit zéro, il faut rappeler que les universités ont un déficit accumulé de 300 millions et les hôpitaux, de 500 millions; alors parler d’équilibre budgétaire m’apparait comme un immense abus de langue.» M.Ryan n’ignore pas que le parti au pouvoir part habituellement en campagne électorale avec une longueur d’avance et il se rappelle à cet égard la campagne de 1989, qui fut «une excursion de plaisir».Mais les choses auraient pu se dérouler autrement du côté du PLQ, croit-il.Plus d’attaques sur le gouvernement et moins de promesses en début de campagne auraient contribue à placer le PLQ en meilleure position, estime M.Ryan.Ce dernier s’appuie sur le programme constamment.Il rappelle par exemple que les libéraux, à la suite du rapport sur la pauvreté, dont il est l’auteur, ont promis de réduire la contribution financière exigée des personnes pauvres pour l’assurance-médicament.«Peut-être le PLQ aurait-il dû en parler», dit M.Ryan, qui avait visité l’Accueil Bonneau et la Old Brewery Mission, dans le cadre de son travail sur la pauvreté, et avait vite compris que les personnes pauvres, notamment celles qui avaient dû quitter le milieu ht ,.,'alier, ne pouvaient acheter de médicaments.«Nous nous sommes rendu compte que ces personnes se faisaient prescrire des médicaments qu ’elles n ’étaient pas capables d'acheter.Alors, elles ne prennent que la moitié de la dose.» ARCHIVES LE DEVOIR Claude Ryan E N BREF Les physiothérapeutes s’inquiètent (PC) — la présidente de l’Ordre professionnel des physiothérapeutes du Québec, Mariette Ianhtier, s’inquiète de l’accessibilité de la population à des services de physiothérapie complets.Elle a adressé hier une lettre aux chefs des trois partis politiques, leur demandant de se prononcer sur cette question.«L’inquiétude est grandissante quant à la capacité de l’Etat de maintenir l’accessibilité à des services de physiothérapie complets dont la population a grandement besoin», a affirmé Mme Ianthier.En effet l’Ordre constate que l’existence de certains services de physiothérapie dispensés dans les établissements publics est présentement remise en question.Parizeau mise sur les étudiants Sherbrooke (PC) — Avec un potentiel de 4000 électeurs, le campus de l’Université de Sherbrooke pourrait bien constituer la clef de voûte dont a besoin Marie Malavoy pour battre Jean Charest au scrutin du 30 novembre.C’est du moins ce que croient non seulement la principale intéressée, mais aussi l’ancien premier ministre Jacques Parizeau qui s’est adressé hier midi à quelque 400 étudiants venus l’entendre dans le foyer de la salle Maurice-O’Bready.L’ex-chef du Parti québécois, qui décrit son rôle dans l'actuelle campagne comme celui d’un «bon soldat», a été accueilli chaleureusement par les étudiants.Rappelant le cas de Robert Bourassa, battu en 1976 par le poète Gérald Godin, et ensuite en 1985 et 1986, avant de trouver refuge dans un comté sûr, M.Parizeau a prédit que le soir du 30 novembre, tous les yeux du Québec seront tournés vers Sherbrooke.Et selon lui, dans la mesure où les étudiants sont au rendez-vous, tout devient possible.4 Les organismes réclament des correctifs La Coalition sur l’assurance-médicaments est satisfaite I de constater qu’elle avait eu raison de faire des mises en garde J U 1)1 TH LACHAPELLE LE DEVOIR De tous bords tous côtés, les organismes se sont indignés des résultats de l’étude sur l’assurance-médica-ments, comme cela a été rapporté dans les quotidiens La Presse et 77/e Gazette hier.Les explications des chercheurs et celles du ministre de la Santé, Jean Rochon — qui ont nuancé les données publiées sur le nombre de décès et d’hospitalisations liés à l’arrivée de l'assurance-médica-ments —, ont à peine calmé leur colère.«Pour nous, l'important n’est pas de savoir si le chiffre de 120 décès est rigoureusement exact ou pas, dit Denise Lacel-le, de la Coalition sur l’assurance-médicaments.Ce qui est important, c'est le résultat de l'étude comme tel, qui dit que, oui, il y a des conséquences négatives sérieuses.» La Coalition est plus que satisfaite de constater qu’elle ne s’était pas trompée lors du dépôt du projet de loi.-À ce moment-là, on a dit: “Faites attention! Ça va avoir des conséquences sérieuses pour les personnes à faibles revenus!" Et depuis la mise en vigueur, on voit quotidiennement des gens qui n’arrivent pas à payer les médicaments dont ils ont besoin.On n ’est donc pas surpris des résultats, on revendique depuis le début de revenir aux médicaments gratuits pour les per- sonnes à faibles revenus», a déclaré Mme Dice lie, ajoutant que la Coalition trouvait important que l’étude soit rendue publique parce que les données étaient plus exhaustives que leurs observations dans le quartier Côte-des-Neiges à Montréal.A la Fédération de l’âge d’or du Québec, le président François Legault est intrigué par la réaction du gouvernement.«Il n’y a pas de fumée sans feu, croit-il.Si ç'a été sorti de cette façon-là, c’est qu ’il y a quand même de la vérité là-dedans.» Ce dernier n’a pas été particulièrement ému des explications du ministre Jean Rochon «Ce qui est drôle, c’est que, quand un rapport sort, quel que soit son sujet, lorsqu'il est positif, il est accepté d’emblée, lorsqu'il est négatif, il est questionné.» «Ce rapport-là a été fait en bonne connaissance de cause par des gens compétents.À ce moment-là, il y a sûrement un bon brin de vérité là-dedans», dit François Legault, qui ajoute qu'il a été surpris des conclusions de l’étude.«Je savais qu ’il y avait des failles dans le virage ambulatoire, je ne pensais pas qu'il y aurait des répercussions d’une telle ampleur.C’est malheureux quand même qu’un système qui devrait normalement très bien fonctionner ait des failles semblables.» La Coalition sur l’assuranee-médicaments demande maintenant aux deux partis qu’ils s’engagent à réviser le régime d’assurance-médicaments de façon «à assurer la gratuité des médicaments pour les personnes vivant sous les seuils de faible revenu définis par Statistique Canada», puis, à long terme, à «développer un régime d’assurancè-médicaments public et universel» et une «politique globale surfis médicaments, incluant des politiques ciblant.la pratique médicale de même que 1e rôle joué par fis grandes compagnies pharmaceutiques dans la détermination du coût des médicaments».La Centrale de l’éducation du Québec (CEQ) — qui représente notamment quelque 7000 employés du secteur de la santé — a également réclamé, par voie de communiqué, une politique du médicament.Selon le vice-président de la CEQ, Marc-André Gagnon, «il est urgent que fi gouvernement du Québec qui sera élu 1e 30 novembre se mette à la tâche et lance la consultation sur une politique nationale du médicament.Il y aurait lieu aussi de convoquer une commission parlementaire élargie pour faire fi bilan public de l’application du régime d’assurance-médicaments et lui apporter les ajustements nécessaires.» Du côté de l’Ordre des pharmaciens, les dirigeants ont réservé leurs commentaires pour aujourd’hui, le temps de bien étudier les données de la fameuse étude.JACQUES (/RENIER LE DEVOIR m mmm w I '¦ii\ •• ‘7 ./ .- SM .fit rm Équipe Canada pour l’unité a présenté à Montréal hier les résolutions d’amitié adoptées par 500 municipalités du reste du Canada.Nouvel élan de fraternité du ROC LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE En pleine campagne électorale, le groupe Equipe Canada pour l’unité est venu dire aux Québécois que les Canadiens des autres provinces leur tendent la main et qu’un autre référendum «sèmerait inutilement la discorde».La déclaration «d'amitié et de respect» n’est pas sans rappeler le Rassemblement de l’amour lors du référendum de 1995, qui avait suscité la controverse parce que les dépenses n’avaient pas été préalablement autorisées par lé camp du NON au Québec et qu’elles provenaient des autres provinces.Le groupe Equipe Canada pour l'unité a demandé à • 1200 municipalités du Canada d’adopter, en conseil municipal, une «résolution populaire pour un Canada uni».De ce nombre, 500 ont retourné cette résolution, adoptée par le conseil municipal (avec, parfois, une opposition de certains conseillers municipaux).Comme 11 millions de,citoyens habitent dans ces 500 municipalités, le groupe Équipe Canada pour l’unité s’est permis d’affirmer que «Il millions de Canadiens [hors Québec] se sont alliés pour envoyer un message de respect et de fraternité, à la province du Québec».Depuis, Equipe Canada pour l’unité s’affaire à adresser des lettres au premier ministre Lucien Bouchard pour lui communiquer cette amitié.Hier, en conférence de presse à Montréal, l’un des coprésidents du groupe, Aaron Makovka, accusait M.Bouchard d’avoir «caché» aux Québécois ce message d’amitié, affirmant qu’il avait «fi devoir» de leur dire à quel point ils soijt ainsi aimés et reconnus.A leurs yeux, ces résolutions constituent la preuve qu’il existe «dans fi reste du Canada une volonté de reconnaître fi rôle fondamental du Québec au sein de la confédération canadienne et de débuter un processus de réconciliation basé sur fi respect mutuel».M.Makovka assure que sa déclaration d'amitié envers les Québécois n’a aucun lien avec la présente campagne électorale, même si elle vise à les convaincre de ne pas tenir un autre référendum.Son groupe avait lancé cette initiative il y a un an et ce n’est qu’une «coïncidence que ça soit en campagne électorale» aujourd'hui, assure-t-il encore.Il souhaite cependant que «cela ait un effet» sur les Québécois.Il admet que cette campagne a coûté «plusieurs dizaines de milliers de dollars», probablement autour de 25 000 $.Il dit n’avoir reçu aucune subvention, ni d’un gouvernement ni d’un organisme.D‘ camp de M.Charest n’a pas non plus été informé, af-firme-il.Parmi les villes signataires, on en retrouve d’importantes comme Toronto, Vancouver, ( )ttawa, Edmonton, mais aussi des peu connues comme Scugog, Euphrasia, Wakaw, Jaffray Melick, Leading Tickles et West Garafraxa.Réaction du DGE Au bureau du Directeur général des élections, on a précisé que les dépenses faites par Equipe Canada pour l'unité avant que la campagne électorale ne débute ne pouvaient être comptabilisées comme dépenses électorales.Quant aux dépenses faites pour la tenue d’une conférence de presse, celles-ci ne seraient pas considérées.Si d’autres types de dépenses étaient engagés par le groupe dans le cadre de la campagne, cela pourrait être autrement, indiquait-on au bureau du Directeur général des élections.Li loi électorale a été amendée, juste avant le déclenchement du scrutin, justement pour encadrer ces dépenses de tiers.Elle limite à 300 $ les dépenses de publicité engagées par des groupes ou des électeurs, pour toute la durée de la période électorale.Ceux-ci doivent obtenir au préalable une autorisation du directeur du scrutin.Renouvellement du fédéralisme Charest évite de parler de Chrétien MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Trois-Rivières — Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, ne se prononcera pas sur le leadership de Jean Chrétien et le fait qu’il soit un obstacle au renouvellement du fédéralisme canadien, comme le concluaient les répondants au sondage Angus Reid-Radio-Canada-Ae Devoir d’hier.«Notre mandat, c’est de travailler avec ces gens-là», a déclaré M.Charest, prenant soin de ne pas prononcer le nom du premier ministre du Canada quand il répond à des questions sur ses relations avec son ancien adversaire à Ottawa.Ix> chef libéral refuse de dire s’il aimerait mieux faire affaire avec Jean Chrétien ou avec Paul Martin s’il était élu premier ministre du Québec.Il s’attend en retour à ce que les élus libéraux au gouvernement fédéral s’abstiennent de prendre position dans la présente campagne électorale.«C’est notre choix à nous; ils feront leur choix à eux.» Il ajoute toutefois qu’il a l’intention de s’opposer à quiconque défend des positions incompatibles avec les inté- rêts du Québec.Ces intérêts comprennent, rappelle-t-il, un leadership au sein de l’union sociale canadienne, mais excluent tout amendement constitutionnel.Sur l’invitation lancée par le premier ministre Lucien Bouchard aux électeurs fédéralistes québécois qui souhaitent de vrais changements à la fédération, le chef libéral a été évasif."Au Québec dont il parle, c'est le Québec de la croissance pauvreté, qui est figé, qui est en marge de l'économie nord-américaine.» Selon lui, M.Bouchard «bifurque» toujours vers les mêmes sujets quand il fait face à certaines questions.Marois dit non à Garon PRESSE CANADIENNE Mont-Joli (PC) — Il n’est pas question d’étendre le réseau de l’Université du Québec à Lévis, comme l’exige le nouveau maire de Ijévis et ex-député péquiste Jean Garon.Li ministre de l’Education Pauline Marois a jeté une douche d’eau froide sur ce projet hier, lors de son passage dans la région de Rimouski.«Ijcs constituantes actuelles de l'Université du Québec ont réussi de façon remarquable à rehausser fi niveau de diploma lion des jeunes du Québec.Il me semble que ce réseau est capable d’assumer cette formation autant à Rimouski qu’à Uvis», a dit Mme Marois, hier devant la presse.La ministre a de plus rappelé qu’il y également une «université d'expérience de l’autre côté du fleuve» à quelques kilomètres en face de I-évis, soit l’Université Laval.Cette dernière «a quelques longueurs d’avance en tenues d’histôj-re», a-t-elle fait valoir.Du temps qu’il était ministre de l’Education, de 1994 à 1996, M.Jean Garon avait moussé le désir d’établir une université à Lévis, un projet qui faisait grincer des dents les dirigeants de l’Université du Québec a Rimouski.Ces derniers craignaient en effet que la création d'une telle université à Iévis finisse par compromettre le rôle et le mandat de leur propre constituante. I.!•: I) K V (( I K .I.!•: v K \ l> l( !¦: I) i I X II V K M li II K I il il 8 4- li |, E C TI 0 N S I) 1; (19 8 4- A 3 La fin des compressions en éducation Marois promet d’injecter 150 millions par an Le tiers de cette somme ira à l’enseignement primaire et secondaire N O K MAN DELIS LE PRESSE CANADIENNE Matane — Mettre fin aux coupes budgétaires dans l’éducation et y injecter annuellement 150 millions d’argent neuf constituent les deux principaux engagements pris hier par le Parti québécois pour le secteur de l’éducation.^ En conférence de presse en compagnie du premier ministre Lucien Bouchard, la ministre de l’Education Pauline Marois a indiqué que le tiers du nouvel argent que le gouvernement entend réinjecter, soit 50 millions par année, servira au niveau primaire et secondaire.On compte investir cette somme dans la formation du personnel enseignant, ajouter des sommes pour le per- sonnel qui œuvre auprès des enfants en difficulté et mettre plus de fonds dans l’achat de livres et de manuels scolaires.Une autre tranche de 40 millions ira pour hausser graduellement le financement des universités, notamment aux fins d’embaucher de nouveaux professeurs et de soutenir la recherche.C’est toutefois une somme modeste pour des universités qui ont récemment accumulé des dettes conjointes de 500 millions à cause des compressions budgétaires et de problèmes chroniques de sous-financement.Ix* recteur de l’Université Laval, François Tavenas, mentionnait récemment que son établissement «comme toutes les universités québécoises, vit à crédit», tandis que le recteur de l’Université du Québec, Pierre Lucier, parlait d’une si- tuation financière «alarmante et catastrophique».Mme Marois a aussi promis de geler les frais de scolarité pour les quatre prochaines années et de diminuer la contribution requise des parents dans le calcul de l’aide financière aux étudiants.La valeur de cet engagement est de 37 millions.Le Parti québécois compte sur cet engagement du gel des frais de scolarité [x>ur attirer l’appui électoral des étudiants, compte tenu que le Parti libéral parle plutôt d’une hausse annuelle des frais de scolarité ajustée au niveau de l’inflation.Au niveau collégial, un éventuel gouvernement péquiste consacrera 10 millions additionnels pour l’encadrement et l’aide pédagogique aux étudiants.La ministre Marois juge trop élevé le taux de décrochage au collégial, un taux qui atteint 50 % dans le secteur technique.Bouchard: des montants raisonnables Pour sa part, le premier ministre Bouchard a expliqué que «tant que le gouvernement ne contrôlait pas ses dépenses, il devenait impossible de réinvestir dans l'éducation».Mais maintenant que l’objectif du déficit zéro sera atteint, il sera aussi plus facile d’allouer des sommes additionnelles dans l’éducation.Ce ne sera pas «le pactole» et les montants nouveaux ont été calculés en fonction de ce qu’on [X'ut «raisonnablement» faire, a expliqué le chef du gouvernement.Enfin, des montants sont prévus pour faire face aux négociations sur l’équité salariale et sur d’éventuelles hausses salariales pour les enseignants.Les cégeps accordent un «zéro pointé» au PQ Des millions accueillis avec soulagement mais jugés insuffisants É R I C I) E S R O S I E R S LE DEVOIR La promesse du Parti québécois de mettre fin aux compressions budgétaires dans le domaine de l’éducation a été accueillie par un grand soupir de soulagement des institutions, syndicats et étudiants concernés.La modicité des budgets supplémentaires annoncés a toutefois laissé sur sa faim un monde qui estime avoir déjà trop attendu la fin du temps des vaches maigres.La présidente de la CEQ, Lorraine Pagé, avouait hier avoir été tentée de s’exclamer: «enfin!», avant de voir les «miettes» que réservait le PQ à un réseau dévasté.«C'est nettement insuffisant, a-t-elle estimé, pour permettre à la réforme de l'éducation de prendre, son envol.Si l’on ne prend pas garde, on va commettre les mêmes erreurs avec la réforme de l’éducation qu'avec la réforme de la santé.» Après 15 ans de compressions budgétaire, dont 1,5 milliard en trois ans, les 150 millions annoncés hier ne suffiront en fait même pas, selon elle, à combler les besoins les plus criants.Les 50 millions pour quatre ans promis aux écoles primaires et secondaires correspondent à une dizaine de dollars par élève, a calculé le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec.«Disons que ça ne fait pas des enfants forts, s’exclame-t-il.Le PQ dit que ce montant devrait servir à assurer le perfectionnement des membres des directions et des enseignants, l'aide aux élèves en difficulté, l’aide au devoir, l'acliat des nouveaux manuels scolaires.Ce n'est pas sérieux!» Se réjouissant quand même de la promesse de mettre fin aux compressions, il constate que la mesure permettrait tout au mieux d’éviter que ne s’aggrave durant les quatre prochaines la situation «très très difficile des commissions scolaires.» De son côté, la Fédération des cégeps s’est réjouie de l’engagement du PQ de mettre un terme aux compressions dans un réseau déjà durement touché par les «coupures».Elle a cependant précisé que le degré de détérioration du réseau commandait désormais que l’on y réinvestisse bien plus que les dix ou vingt millions annoncés.Aussi en a-t-elle profité pour inviter «les partis politiques à prendre leurs responsabilités face à l'enseignement supérieure.» Les représentants des professeurs de collège et d’université ont aussi jugé les engagements du Parti québécois nettement insuffisants.Le président de la Fédération autonome du collégial (FAC), Richard Landry, a déclaré que les montants promis apparaissaient bien dérisoires par rapport aux 230 millions de compressions budgétaires récurrentes imposées dçpuis les quatre dernières années.A la Fédération nationale des enseignants et des enseignantes du Québec (FNEEQ), on précise que les montants annoncés ne permettront pas, quoi qu’en dise la ministre Marois, d'atteindre l’objectif de porter à 60 % le taux d’obtention du diplôme d’études collégiales, et à 30 % celui de l’obtention du bac universitaire.Elle en conclut, dans un communiqué, que «les véritables solutions aux problèmes que vit le réseau collégial passeront par la négociation de leurs conditions de travail qui apparaissent désormais de plus en plus comme la dernière digue» qui puisse sauvegarder le réseau des cégeps.Patrick Robert, porte-parole de Robert Lacroix, recteur de l’Université de Montréal, a déclaré pour sa part que les 40 millions par an promis aux universités ne correspondront qu’à 8 % des compressions qui y ont été effectuées.«On tie peut parler d’une reprise d’un financement à la hauteur de ce que nous voulons faire avec les universités», a constaté Patrick Robert.Faisant remarquer que le PQ n’avait promis d’injecter 40 millions par an qu’au terme des quatre prochaines années, ce qui laisse la possibilité d’un financement moindre d’ici là, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) a toutefois déclaré que «le match nul auquel on assistait jusqu’ici entre l’équipe péquiste et l’équipe libérale prend une tournure avantageuse pour le parti de Lucien Bouchard et Pauline Marois.» ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La Fédération autonome du collégial (FAC), qui représente les syndicats d’enseignants de 17 cégeps, a attribué un «zéro pointé» au gouvernement sortant pour sa gestion des quatre dernières années du réseau collégial.Le président de l’organisme, Richard Landry, a dénoncé en conférence de presse hier «la dégradation de la qualité et de la quantité des services» dans les cégeps et sommé le gouvernement péquiste de déposer ses offres salariales sans délai, de façon à permettre aux électeurs de mesurer le degré de sincérité de ses déclarations en faveur d’une revitalisation du système d’éducation québécois.«La campagne électorale est le moment idéal, a-t-il déclaré, pour forcer les partis à se commettre sur ce genre d’enjeux; les médecin de Jonquière l’ont bien compris.» Selon la FAC, les compressions récurrentes de 233 millions imposées aux cégeps depuis quatre ans doivent être abolies de toute urgen- ce, ne serait-ce que pour leur permettre de fonctionner.Déjà, 25 établissements ont dû adopter des budgets déficitaires, souligne son président.Le recours croissant à des chargés de cours, pour des raisons d’économie, a pour effet de réduire l’encadrement offert aux étudiants, compromettant fatalement le «virage du succès» entrepris par le ministère de l’Éducation.Quant à la taxe à l’échec, poursuit Richard Landry, elle ne fait qu’imposer des contraintes supplémentaires à ceux qui auraient justement besoin d’être aidés, plutôt.«La poursuite du déficit zéro a servi de prétexte pour tout liquider», clame-t-il La FAC reconnaît nourrir peu d’espoir dans l’alternance politique.«On parle de trois partis au Québec, s’est désolé M.l^mdry, mais on ne voit vraiment qu’une seule politique proposée.» Elle promet toutefois de faire encore entendre sa voix durant la campagne, notamment en interpellant les candidats partout où cela s’y prêtera pour les obliger à se compromettre en faveur du réseau des collèges.^ X i .X C mm» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lucien Bouchard, Jean Charest et Mario Dumont se mesureront lors du débat télévisé qui aura lieu mardi prochain à 19h.Il sera diffusé par Radio-Canada, TVA et Télé-Québec.Charest réduit l’importance du débat télévisé MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Trois-Rivières — Quelques jours avant le débat télévisé, le chef libéral Jean Charest affirme que ce genre de duel oral n'influence pas les résultats d’une campagne électorale.Il estime qu’il faut être prudent dans l’interprétation des conséquences d’un débat télévisé.«On a tendance à y accorder trop d’importance.Tout est écrit, les règles sont rigides.C'est une bonne occasion pour les gens de voir les chefs et d’entendre ce qu’ils ont à dire et à proposer.» M.Charest dit avoir hâte de croiser le fer avec le premier ministre Lucien Bouchard et le chef de l’Action démocratique, Mario Dumont.Il s’attend à ce que ce débat, qui aura lieu le mardi 17 novembre, ressemble aux autres débats auxquels il a participé dans le passé.Ils n’ont pratiquement rien changé au cours de la campagne, conclut-il.FONDATION DES MALADIES DU COEUR Merci.Notre nouvelle collection Automne-Hiver est arrivée! $lulo 402-hommc* À votre service depuis 20 ans Les règles du débat sont fixées LIA LEVESQUE PRESSE CANADIENNE Après des heures de discussions, les partis politiques ont finalement procédé aux 10 tirages au sort |xmr dé-terminer l’ordre de prise de parole, lors du débat des chefs, mardi prochain.Le tirage au sort devait avoir lieu à lOh, mais il n’a finalement eu lieu que vers 13h, parce qu’une certaine insatisfaction concernant l’emplacement des tables et du décor persistait.Quand le problème a finalement été résolu, les représentants des trois chefs, Mario Dumont, Jean Charest et Lucien Bouchard, ont pu procéduraux tirages.D’abord, chaque réseau qui diffusera le débat, soit Télé-Québec, Radio-Canada et TVA, procédera à sa propre ouverture, avec sa propre identification, en trois minutes.Après l’ouverture, l’animateur du débat, Jacques Moisan, expliquera les règles en 1 minute 45 secondes.Suivra ensuite une déclaration préliminaire de trois minutes avec, en premier, Lucien Bouchard, suivi de Jean Charest puis de Mgrio I )umont Quatre thèmes seront ensuite abordés, soit «économie et emploi»; «santé, éducation et mission sociale»; «finances publiques et fiscalité»; «statut ixilitique du Québec».Vingt minutes sont consacrées à chaque bloc.Pour chaque bloc fine question ou un énoncé est d’abord formulé et chaque candidat y répond.Ensuite, Jacques Moisan lance un débat sur ce thème précis et, deux par deux, les chefs s’affrontent sur ce tins me.Ainsi, pour le thème «économie et emploi», M.Dumont prendra la parole en premier, suivi de Lucien Bouchard et de Jean Charest.Pour le débat sur ce thème, on verra d’abord M.Bouchard face à M.Dumont, puis M.Dumont face à M.CharesL puis M.Charest face à M.Bouchard.Pour le deuxième bloc, «santé, éducation et mission sociale», M.Dumont, puis M.Bouchard, puis M.Charest répondront à la question ou à l’énoncé.Ensuite, le débat aura cours entre M.Chart's! face à M.Dumont, M.Dumont face à M.Bouchard, puis M.Bouchard face à M.Charest.Pour le troisième bloc «finances publiques et fiscalité», M.Charest répondra d’abord à la question ou à l’énoncé, suivi de M.Bouchard et de M.Dumont Lors du débat sur ce thème, M.Bouchard affrontera M.Charest, puis M.Charest M.Dumont et M.Dumont M.Bouchard.Sur le quatrième thème, «statut |X)li-tique du Québec», M.Charest, M.Dumont et M.Bouchard répondront à la question ou à l’énoncé.Ix> débat mettra ensuite en cause M.Bouchard face à M.Dumont, M.Dumont face à M.Charest, puis M.Charest face à M.Bouchard.Pour la conclusion, on écoutera finalement les arguments de M.Bouchard.puis de M.Charest et de M.Dumont, chacun ayant trois minutes.ES EDITIONS K PENSEE me TOUT NOUVEAU Indicatif présent - Fascicule 1 COLLECTION ÉTHIQUE Enseignement moral 5e année du secondaire Cahier-manuel 56 pages, 4,50 $ Auteurs Jean-Marie Debonne Christian Paulhus Philippe Michaud Ce titre est à prendre avec un grain de sel.Il n'y a pas de grammaire à l'horizon, mais bien de la morale ou plus exactement, de l'enseignement moral.Ce que l'enseignement moral indique, ce sont des points de repère, des façons de faire, des exemples éprouvés pour que nous puissions, selon les mots d'un vieux sage, «vivre à propos» (Montaigne), non pas comme hier, mais aujourd'hui.Ces deux derniers mots justifient l'épithète présent, et la photo intersidérale de la couverture du cahier-manuel l'illustre aussi très bien.4243, rue Beaubien Est, bureau 1, Montréal (Québec) HIT 1S5 Téléphone : (514) 593-1144 Sans frais : 1 800 667-5442 Télécopieur : (514) 593-6380 Adresse Internet: http://wvAV.lidec.qc.ca COSTUMES importés d'Italie au prix de gros 100% laine Coupe exclusive De 299 $ à 499 $ le costume Du 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L E DES RIVIÈRES LE DEVOIR Incapable de s’entendre avec la FTQ et la CEQ sur l’équité salariale, la CSN a décidé de faire cavalier seul dans ce dossier.«Rien à faire.Après maintes tentatives, la mésentente persiste avec la CEQ et la FTQ quant à nos visions de l'équité salariale», a déclaré hier Claudette Carbonneau, vice-présidente de la CSN.Le désaccord dont il est ici question ne porte pas à proprement parler sur le dossier des enseignants, encore que la CSN est là aussi totalement indignée de voir que la CEQ réclame une banalisation du critère de la scolarisation.La CSN s’en prend ici au fait que la CEQ accepte les outils d’évaluation des emplois devant mener au redres- sement des salaires tels que définis par le gouvernement.La CSN, de son côté, n’a jamais accepté la démarche d'évaluation du gouvernement.Ce différend remonte à 1989, bien avant l’adoption de la Loi sur l’équité salariale donc, lorsque le gouvernement a entrepris de relever certains salaires, dans une démarche de relativité salariale.Cette démarche ne vise pas spécifiquement l’élimination des biais sexistes mais plutôt à corriger la valeur de certains emplois, après les avoir comparés à d’autres d’égale valeur.Même si la CSN n'a jamais accepté la méthode choisie par le gouvernement pour évaluer les corps d’emploi, des dizaines de milliers de syndiqués de la CSN n’en ont pas moins eu des hausses salariales à la suite de cet exercice, bien minimes et bien insuffisantes, a prévenu Mme Carbonneau hier en conférence de presse.Par exemple, le salaire des secrétaires a été redressé de 3,8 %, celui des secrétaires médicales de 1,4 %, celui des préposées aux services de garde de 1,5 %, celui des techniciennes en assistance sociale de 0,9 %.En tout, quelque 100 000 syndiqués se sont partagé 198 millions de dollars.Dans quelques jours, la CSN rencontrera des hauts fonctionnaires du gouvernement pour les exhorter à accepter de reprendre l’examen des corps d’emploi, dans un exercice conjoint avec la CSN, plutôt que de faire valoir devant la Commission sur l’équité que les ajustements apportés au chapitre de la relativité salariale satisfont aux exigences de la Loi sur l’équité, adoptée l’an dernier.1-es employeurs, privés et publics, ont jusqu’au 21 novembre pour soumettre leur position devant la Commission sur l’équité.S'ils se (lisent satisfaits, les syndiqués répliqueront dans les trois mois qui suivent.S’enclenchera alors un processus judiciaire assez long que la CSN veut éviter à tout prix.Avant le 21 novembre, il y aura le 18 novembre, date à laquelle les 70 000 enseignants de la CEQ doivent débrayer pour défendre leurs revendications en matière d’équité, qui représentent 700 millions de dolalrs.4xi CEQ occupe beaucoup d’espace, a concédé hier la vice-présidente de la CSN, et c’est un peu désolant et un peu réducteur de ramener le dossier de l'équité dans le secteur public à une seule catégorie, les enseignants.» üi vice-présidente de la CSN conclut que la CEQ est trop pressée pour prendre le temps de remettre en question des outils devaluation du gouvernement, que même la Commission des droits de la personne et de la jeunesse a remis en question.Fusions bancaires Trois députés libéraux refusent de signer le rapport Comme dans le film GORD MCINTOSH PRESSE CANADIENNE Ottawa—Invités à signer le rapport du groupe de travail sur les fusions bancaires, trois députés libéraux ontariens ont décliné l'offre parce qu’ils n’avaient pas participé aux travaux.Deux députés torontois, Derek Lee et Joe Volpe, de même que Walt üis-tewka, de St.Catharines, ont déclaré que le président du comité, Tony Ian-no, leur avait demandé de mettre leur griffe au bas du rapport.Approuvé par 50 députés et quatre sénateurs, ce rapport conclut que les banques Royale et de Montréal, d'une part, la CIBC et la Toronto Dominion, d’autre part, n’ont pas réussi à démontrer les avantages de leur fusion respective pour les consommateurs.Après avoir tout examiné, du piètre service au manque de représentation des clients, le groupe de travail s’est aussi opposé à ce que les succursales bancaires vendent de l'assurance ou louent des voitures.Tony lanno et le président du caucus libéral, Joe Fontana, ont déclaré que seuls les députés et les sénateurs membres du groupe de travail avaient été invités à signer le rapport.Joe Vol[X‘ a dit ne pas avoir participé aux travaux.• I I :t X I) V K M It It K I !l !l 8 A cS , E S .1 C T 11 A LI T I! S Conférence de Buenos Aires sur les changements climatiques Les Américains ont signé le protocole de Kyoto Premier pays pollueur du monde, les États-Unis se sont engagés à réduire leurs émissions de C02 de 7 % en 2008-2012 AGENCE FRANCE-PRESSE Nt;w York, Nations unies — Les Etats-Unis, premier «pollueur mondial», ont signé hier le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.Le gouvernement américain «réaffirme son engagement à œuvrer avec tous les pays pour relever le défi du réchauffement du climat», a déclaré le chargé d’affaires américain Peter Burleigh à des journalistes après avoir signé le traité.Le responsable américain a reconnu qu'un «travail supplémentaire devait être accompli, qui comprend la participation d'importants pays développés».Cette signature est intervenue à la veille de la fin de la conférence sur les changements climatiques de Buenos Aires, qui réunit 160 pays depuis le 2 novembre.Premier «pollueur mondial», les Etats-Unis émettaient 5,324 milliards de tonnes de CO., en 1996, soit près du quart des émissions mondiales.Alors que leurs émissions de CO_, ont augmenté de 9,5 % de 1990 à 1996, les Etats-Unis se sont engagés à les réduire de 7 % en 2008-2012.Les ONG écologistes ont bien accueilli la décision américaine mais demandent aux Etats-Unis d’aller plus loin.«Il faut maintenant se mettre au travail et l'exécuter», a estimé Greenpeace.Le protocole de Kyoto de la Convention sur les changements climatiques de l’ONU, adopté le 12 décembre 1997 par 159 pays, est le pre- mier traité jamais signé pour tenter d’infléchir l’influence de l’homme sur le climat.L’ensemble des pays de la Terre s’étaient mis d’accord pour faire face à une menace de réchauffement climatique qui se précise mais dont les effets les plus graves ne sont pas attendus avant une ou deux générations.Le protocole de Kyoto impose aux pays industrialisés de réduire en moyenne de 5,2 % leurs émissions de gaz carbonique (dioxyde de carbone, CO ) et de cinq autres gaz à effet de serre entre 2008 et 2012 sur la base du niveau de leurs émissions en 1990.Aux États-Unis, deux sénateurs américains ont critiqué la signature du protocole.Pour Richard Lugar, sénateur de l’Indiana, «le président [Bill Clinton] risque de se créer des problèmes avec le Congrès en signant le traité tel qu’il est actuellement».Les voix «ne sont pas là», au Sénat, pour la ratification du traité, a ajouté M.Lugar, un membre de la commission sénatoriale des Relations étrangères.Chuck Hagel, un autre sénateur républicain à la commission, a rappelé que le Sénat avait adopté en juillet 1997 une résolution appelant le président à refuser de signer le traité tant qu’il accordera des exceptions à de nombreux pays en voie de développement ou si son application risque de causer du tort à l’économie américaine.REUTEKS Le sous-secrétaire d’État américain Stuart Eizenstat a annoncé hier que son gouvernement avait accepté de signer le protocole de Kyoto.L’Afrique tente de faire entendre sa voix Continent qui pollue le moins, il sera pourtant en première ligne des changements climatiques YVES LEERS AGENCE FRANCE-PRESSE Buenos Aires — L'Afrique, qui ne représentera pas grand-chose dans le futur marché mondial du carbone, tentait hier à Buenos Aires de sortir de son isolement et de faire entendre sa voix aux négociations sur les changements climatiques de Buenos Aires.Lors de la précédente conférence à Kyoto en 1997, la cinquantaine de pays africains avait été totalement marginalisée et leurs délégués n’avaient été approchés que lorsque leurs vont s’avéraient nécessaires.Or l’Afrique a un intérêt tout particulier à suivre de près l'évolution des changements climatiques: continent qui pollue le moins, il sera en première ligne du réchauffement climatique annoncé par les experts scientifiques de la convention mondiale sur le climat.L’Afrique tout entière «produit» moins de 700 millions de tonnes de CO„ soit moins que l’Inde (800) et à peine plus que la Grande-Bretagne (600).Et encore, 460 de ces 7(X) millions de tonnes sont émises par trois pays africains seule ment: l'Afrique du Sud (300), l’Égypte (1(X)) et l’Algérie (60).L’Afrique sera le continent le plus touché par le réchauffement, devant l’Asie.Mais surtout, ses moyens de préparer des stratégies d’adaptation sont extrêmement réduits.Même un réchauffement limité risque d’avoir des effets très graves.Encore moins d’eau signifie des sécheresses accrues, aggravées par le comportement de l’homme.Continent déjà le plus atteint par la désertification, l’Afrique est aussi la région du monde qui souffre du plus grand déficit en eau.Une grave sécheresse est déjà pronostiquée en Afrique australe entre 2025 et 2050, selon une étude américaine.Un rapport du WWF de 1997 insiste sur «les risques de va- riations imprévisibles du régime des pluies avec des conséquences importantes pour l’agriculture et la vie animale» en Afrique australe.Mieux organisés qu’à Kyoto, même s’ils restent encore discrets, les Africains tentent donc à Buenos Aires d’expliquer pourquoi il est important que le Nord prenne des mesures efficaces de limitation du C02 et que des programmes d’assistance technologique soient mis en place pour aider les plus visés à s’adapter et à produire une énergie «propre».C’est tout le débat sur ce «mécanisme de développement propre» (CDM) dont le bon fonctionnement est jugé prioritaire par les pays en développement Selon un délégué camerounais, Roger Tonleu, «l'important est de mettre en place une aide efficace».«Il ne sert à rien de nous imposer des contraintes sur les émissions que nous ne pourrons assumer», explique-t-il.Selon lui, les intérêts des pays du groupe G77/Chine à Buenos Aires sont trop divergents pour que ceux des pays africains les plus pauvres soient pris en compte.Secrétaire exécutif de l’ENDA (Environnement et développement du Tiers-Monde, Dakar), le Sénégalais Youba Sokona insiste aussi sur le côté disparate du G77, qui regroupe des pays aussi différents que la Chine, 1 Arabie Saoudite, le Bangladesh et les pays africains.M.Sokona pense que le CDM est «une possibilité pour les plus pauvres de sortir de l’emprise de la Banque mondiale» et d’orienter les pays africains sur des grands projets énergétiques.10 % du potentiel hydroélectrique est exploité en Afrique, selon lui.«Il y a de gros besoins énergétiques en Afrique pour des projets industriels et une aide dans ce domaine pourrait être un des rôles du CDM», conclut Youba Sokona, r que «l'État de New York consomme autant d'électricité que toute l'Afrique subsaharienne».Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 A V18 PU B LIC 8 Sur Internet: www.offres.ledevoir.com Raymond Chabot inc.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : TIEN HOANG NGUYEN, couturier, demeurant au 6142, De Jumonville.ville de Montréal, province de Québec, HIM 3S8.Avis est par la présente donné que Tien Hoang Nguyen a déposé une cession de ses biens entre les mains de RAYMOND.CHABOT INC le 4 novembre 1998 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 26 novembre 1998, à 10 h 00.au bureau du syndic au 1200, St-Martin Ouest, bureau 200, Laval (Québec) LAVAL, ce 13e jour de novembre 1998.RAYMOND, CHABOT INC.Es qualités de syndic de Tactif de Tien Hoang Nguyen JEAN GAGNON, CA, CIP Responsable de l'actif 1200, boul.Saint-Martin Ouest Bureau 200 Uval (Québec) H7S 2E4 Téléphone: (514) 382-9234 Télécopieur : (450) 663-9850 LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) OANS L’AFFAIRE DE LA FAILLITE : LES ALIMENTS SANTO BARBACCIA LTÉE Personne morale légalement constituée ayant ses siège sociale' principale place d'affaires au 8785.Rosario Bayeur, en les villes et district de Montréal (Québec) H1E5B7.Avis est par les présentes donné qu'une cession de biens a été déposée par le débiteur précité le 9* jour de novembre 1998 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 30'jour de novembre 1998à10h00su bureau du syndic à I adresse indiquée ci-dessous.GROUPE PIGEON & ASSOCIÉS SYNDIC INC.France Pigeon, c.g.a., CIP 6455.RUE JEAN-TALON EST BUREAU 900 MONTRÉAL.P.Q.H1S3E8 TÉL.: (514) 899-7733 TÉLÉC.: (514)899-7727 MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- 2- 3- 4- 5- 6- 7- 9- 10- 11- 12- Sottise.— À lui.Fermer.— Courage.Imitation.— Californium.— Né après un de ses frères.Coûteuse.— Gris.Quatrième partie du jour.— Champêtres.Doctrine artistique.Celtium.— Argent.— Reçu.— Rubidium.Piece servant de verrou.— Bradype.— Arbre.Hermétisme.Éminence.— Dévêtu.— Athée.Fixera une fracture.Galerie couverte d'un gymnase (Antiq.gr.).— Bague.6- 10- 11- 12- — Sert à lier.Aspire.— Qui se rapporte à la mer Égée.Ville d'Allemagne.— Astuce.Rhénium.— Dépôt de fumée.— Lanthane.Conviction.Bouclier.— Américium.— Se dit de l'organisme immunisé.Polir une meule neuve.— Rapière.Pus.— Bismuth.— Se rendra.Femelle de l'âne.— Calamité.VERTICALEMENT 1- Insecte des mares.— Préfixe signifiant (hors).2- Dans les églises, cloison couverte d'icônes.3- Signe sur une voyelle.— Ville de l’Iran.4- Lui.— Retouche sur une peinture (Bx-A.).Solution d’hier t J I 4 S 6 7 • » G 11 PHrÇÛMYCETEl j O / E08 UMEXACT ¦ iULNAIREMTOAE -, b A u l uTêM issu -.0 1 S £ A uben r E A • , I T AL I AK LS E ¦ A EBd A S I DEMA I ¦¦ bMf.i ¦ P ^zAP^U L L E CANADA.PROVINCE DE QUEBEC, COUR FÉDÉRALE DU CANADA.NO.GST-3001-97.REVENU CANADA DOUANE 4 ACCISE POUR MINISTERE DU REVENU DU QUÉBEC, Partie demanderesse -vs- LA VOLIERE DU MONT-TREMBLANT INC.Partie défenderesse.PRENEZ AVIS que le 26/11/98 a 15:00 au: 2138.Chemin Principal, Mont-Tremblant, district de Terrebonne seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de LA VOLIERE DU MONT-TREMBLANT INC., saisis en celte cause, soit: Ordinateurs 4 acc., photocopieurs, fax, radio, bureaux filières, etc.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISÉ.St-Eustache, ce 11 novembre 1998.MARIO DION, huissier de Justice.PHILIPPE.TREMBLAY.DION 4 ASS.HUISSIERS, 165 Rue Du Moulin, St-Eustache, Québec J7R 2P5, (514) 491-7575 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE TERREBONNE.COUR SUPÉRIEURE, No.700-05-006558-989, SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC.Partie demanderesse -vs- LA VOLIERE DU MONT-TREMBLANT INC .Partie défenderesse.PRENEZ AVIS que le 26/11/98 à 15:00 au: 2138.Chemin Principal, Mont-Tremblant, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de LA VOLIERE DU MONT-TREMBLANT INC., saisis en cette cause, soit: Ordinateurs 4 acc., photocopieurs, fax, radio, bureaux, filières, etc.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISÉ St-Eustache, ce 11 novembre 1998 MARIO DION, huissier de Justice PHILIPPE, TREMBLAY.DION 4 ASS.HUISSIERS, 165 Rue Du Moulin, St-Eustache, Québec J7R 2P5, (514) 491-7575 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC COUR FÉDÉRALE DU CANADA.NO.GST-3801 -97.REVENU CANADA DOUANE 4 ACCISE POUR MINISTERE DU REVENU DU QUÉBEC.Partie demanderesse -vs- LA VOLIERE DU MONT-TREMBLANT INC.Partie détenderesse.PRENEZ AVIS que le 26/11/98 à 14:00 au: 2140, Chemin Principal Mont-Tremblant, district de Terrebonne seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de LA VOLIERE DU MONT-TREMBLANT INC .saisis en cette cause, soit: Électroménagers, sets de cuisine, sets de chambre, etc.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISE St-Eustache, ce 11 novembre 1998, MARIO DION, huissier de Justice.PHILIPPE, TREMBLAY DION 4 ASS.HUISSIERS.165 Rue Du Moulin, St-Eustache.Québec J7R 2P5, (514) 491-7575 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE TERREBONNE.COUR SUPÉRIEURE, NO.700-05-006558-989, SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUEBEC, Partie demanderesse -vs- LA VOLIERE DU MONT-TREMBLANT INC.Partie détenderesse.PRENEZ AVIS que le 26/11/98 è 14:00 au: 240.Chemin Principal, Mont-Tremblant, district de Terrebonne, seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de LA VOLIERE DU MONT-TREMBLANT INC., saisis en cette cause, soit: Électroménagers, sets de cuisine, sets de chambre, etc.CONDITIONS: ARGENT OU CHEQUE VISÉ.St-Eustache, ce 11 novembre 1998.MARIO DION, huissier de Justice.PHILIPPE, TREMBLAY DION 4 ASS.HUISSIERS.165 Rue Du Moulin.St-Eustache, Québec J7R 2P5, (514) 491-7575 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT: LONGUEUIL, COUR DU QUÉBEC, NO.505-02-011086-984.Commission Scolaire des Patriotes, Partie demanderesse -vs- Daniel Radulescu, Partie détenderesse.Le 26ième jour de novembre 1998 à 10h00, au 285, Mtée Pré-Vert, St-Hilaire, Oc, district de St-Hyacrnthe seront vendus par autorité de justice les biens et effets de: Daniel Radulescu, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule Porsche blanche 1982, 8 cylindres.* série NY 4911 el acc., 1 véhicule Mercedes, 4 portes, blanche, modèle 190D-22, # plaque 294 DAJ et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISE.Information: Maurice Gaucher huissier du district de Longueil.GAUCHER HUISSIERS.558.Notre-Dame.bureau 102, Saint-Lambert.Québec.J4P 2K7.Tél.: (514) 465-4650 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, NO.500-22-021564-987 -VENTE DE BIENS DE LA PARTIE DÉFENDERESSE.INTER GLOBE GRAPHIQUE INC.Demanderesse -vs-SYLVAIN BISSON el 9041-4277 QUÉBEC INC., Défenderesse.Le 25ième jour de novembre 1998 à 10:00 a.m.au 8080, Jarry est, Anjou, District de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de SYLVAIN BISSON ET 9041-4277 QUÉBEC INC., saisis en celte cause, consistant en: 1 Plieuse BAUM 714 EST «897J141 (Équipement d'imprimerie).Conditions: argent comptant et/ou chèque visé.Information: Maurice Simard, huissier du district de Montréal, Tel.(514) 286-9328 ou (514) 338-8045, 291.de la Montagne, suite 300 Montréal, PQ CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, NO.500-22-021528-982 • VENTE DE BIENS DE LA PARTIE DÉFENDERESSE.GARAGE BOB LÉVESQUE.Demanderesse -vs- 9057-1316 QUÉBEC INC.Détenderesse.Le 25ième jour de novembre 1998 à 11:30 a.m au 8430 rue Champ d'Eau.St-Léonard, District de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de 9057-1316 QUÉBEC INC.saisis en cette cause, consistant en: 1 camion Hino 1993 Modèle FB Diesel, Série #JHBFB1530P1S10705.avec boite plaque Québec # L144972.Conditions: argent comptant et/ou chèque visé.Information: Maurice Simard, huissier du district de Montréal.Tél.: (514) 286-9328 ou (514) 338-8045, 291, de la Montagne, suite 300, Montréal, P.Q.PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-240664-981 Avis public Ville de Montréal Service du greffe Étude d'un programme de développement Terrain vacant sur la rue Saint-Antoine (entre l'OACI et le Square Victoria) CANAPEN (Carré Victoria Inc.) et 158517 CANADA INC.sollicite l'approbation de la Ville de Montréal pour la modification du règlement 94-036 relativement à la seconde phase du projet de complexe immobilier de la Place de la Cité Internationale.L'emplacement est situé sur la rue Saint-Antoine, tel qu'illustré sur le croquis ci-dessous.ST-ANTOINE Les principales caractéristiques de ce projet sont les suivantes: - la construction d’un stationnement partiellement souterrain de 359 places; - la construction d’un atrium abritant un passage piétonnier et reliant le bâti ment de l’OACI au square Victoria; la construction d'un débarcadère per manent pour l'OACI.Ce projet déroge aux dispositions du Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U-1) quant à: la hauteur minimum de construction qui est de 5,5 m au lieu de 32 m (6 étages); l’usage relativement à l'exploitation d'un stationnement commercial.Conformément au Règlement sur la procédure d’approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P-7), tout intéressé qui désire formuler des commentaires relativement à ce programme doit le faire par écrit, au plus tard le 5 janvier 1999, en mentionnant le numéro de référence S980545076, à l'attention du greffier, bureau R.113A, Hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Pour plus d'information, veuillez communiquer avec le Service de l'urbanisme au 872-5985.Montréal, le 13 novembre 1998 Le greffier, M" Léon Laberge COUR SUPERIEURE (DIVISION FAMILLE) PRÉSENT VIVIANE PAUL, Demanderesse -VS- RICHARD AUGUSTE Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à M.RICHARD AUGUSTE de comparaître au Greffe de cette Cour situé au 10 est, rue Saint-Antoine, à Montréal, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la Déclaration en divorce, l'affidavit de la demanderesse, la déclaratoin amendée de l'avocate, l'avis relatif à la contestation et le certificat du greffier a été remise au Greffe à l’intention de M.RICHARD AUGUSTE.Montréal, le 11 novembre 1998 RITA CADIEUX CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL No: 500-12-244241-984 COUR SUPÉRIEURE CHAMBRE DE LA FAMILLE (Divorces) Ml KYUNG GANG Requérante c.JAMES HOI-TUNG LEE Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à JAMES HOI-TUNG LEE, de comparaitre au greffe de cette Cour située au: 1 est Notre-Dame.Montréal, Québec, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la DÉCLARATION a été remise au greffe à l’intention de JAMES HOI-TUNG LEE.Lieu: Montréal Date: Le 29 octobre 1998 RITA CADIEUX GREFFIER AVIS DE CLOTURE DE COMPTE DE LIQUIDATEUR Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Cléophée DUFOUR, de son vivant domiciliée au 2700, Chemin Oka, Deux-Montagnes, province de Québec, et survenu le 11 novembre 1997, le liquidateur désigné à la succession, M.Roger Giocondi, a présenté sa reddition de compte aux héritiers, le 11 novembre 1998, par acte reçu devant Me Daniel Théorêt, notaire, conformément à la loi.Ce compte peut être consulté par les intéressés, à l’étude de Me Daniel Théorèt, notaire, au 3095, Boul.Dagenais Ouest, Laval.Oc, H7P 1T8.Donné à Laval, ce 11 novembre 1998 Roger GIOCONDI, liquidateur PRENEZ AVIS que Patrick BOUCHARD, domicilié au 6530, 25e Avenue, Montréal (Québec), HIT 3L7, présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer de nom en celui de Patrick GAGNON.Montréal, le 10 novembre 1998 Patnck BOUCHARD AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie CREMERIE TOO-SCOOPS INC.demandera à l'inspedeur général des institutions financières la permission de se dissoudre.A Montréal, le 11 novembre 1998 NinoIzzi IZZI DI IORIO CANNING, s,e.n.c.700, boul.Crémazie ouest Bureau: 307 Montréal (Québec) H3N 1 AI AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 MÊMES PROBLÈMES EUSSES! U SOLIDARITE (514) 257-8711 1-888-234-8533 www devp.org I DÊt'ELOPPEAIEflr ET MIX m Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi /'/7V * 4 mm min -"| _ max 7 VENTEUX HHOUILLARD PLUIE AVERSE NEIGE VERGLA Températures : MAX / MIN 0/-6 ?/ ?Goose Day Blanc Sablon -* Kuujjuarapik ***** 3/-8 La Grando IV ¦ 21-2 Iles do la Madeleine * Chibougamau -5/-8 Riviere-du-Loup 1/-3 -1/-7 Chicoutimi Québec W 21-5 * •3M Val d'Or Lever 6h51 Coucher !6h27 2/-4 Trois-Rivières 4/ Monte ''il Sherbrooke ¦* Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi x K- « min .5 gm max 2 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi /'// HH HH HH H H HPr /'/'*.Météo-Conseil l+l Environnoment Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source 3859 L K I) E V (MK.L E V E X I) K EDI I ¦’> X 0 \' E M K K K I !» !» S A i) LE DEVOIR ECONOMIE N B R Ii F Orléans acquiert Autocar Dupont Québec (PC) — Le Groupe Orléans Express vient de conclure une entente pour se porter acquéreur de l’entreprise Autocar Dupont, une entreprise établie dans la ville de Québec et spécialisée dans le transport touristique et le transport nolisé de passagers.Autocar Duixmt, qui génère des revenus an-nuels de l’ordre de 2,5 millions, demeurera une entité distincte du Groupe Orléans Express et ses services continueront d’être exploités sous la bannière «Autocar Dupont».Tous les employés continueront de travailler ]x>ur Autocar Dupont et leurs conditions de travail seront entièrement respectées.Environ 35 emplois permanents et saisonniers seront ainsi maintenus.L^e Groupe Orléans Express génère des revenus de l’ordre de 33 millions annuellement et st* classe deuxième au Canada à ce chapitre, apres Greyhound du Canada.Autocars Orléans Express transporte au-delà d’un million de passagers interurbains annuellement au Québec en plus d’être très actif dans le trans-port nolisé de groupes et celui des messageries.Le Groupe Orléans Express est actif dans l’exploitation et la gestion de terminus d’autocars dans les villes de Québec, Sainte-Foy, Trois-Rivières et Rimouski de même que dans l’exploitation de centres d’entretien pour autocars dans les villes de Montréal, Québec et Rimouski.Bénéfice de 106 millions pour la Sun Life (Le Devoir) — La Sun Life du Canada, compagnie d’assurance-vie, a réalisé un bénéfice net de 106 millions pour le trimestre terminé le 30 septembre 1998, ce qui représente une baisse de 24 % comparativement au bénéfice de 139 millions dégagé pour la période correspondante de 1997.Cette diminution s’explique principalement par le recul des marchés boursiers.L’actif total géré par la Compagnie a augmenté de 18 % au cours des neuf premiers mois de 4998 pour s’établir à 220 milliards, ce qui représenté une augmentation de 27 % par rapport au chiffre enregistré à la fin de la période correspondante de 1997.«Au 30septembre 1998, la compagnie affichait un volume d'excédents imposant, ceux-ci s'élevant à 5,8 milliards, soit près de 6 % de plus qu ’à la fin de la période correspondante de 1997», a ajouté l’institution.Pour les neuf premiers mois la Sun Life a inscrit une perte de 132 millions par rapport à un bénéfice net de 454 millions.«Cette perte est attribuable aux dotations aux provisions effectuées un peu plus tôt au cours de l’exercice en ¦ prévision des règlements reliés aux rentes, de l’augmentation des provisions mathématiques nécessitée par les taux de rente minimums s’appliquant à certains contrats et de la radiation de l’écart d’acquisition.Abstraction faite de ces dotations aux provisions et d’autres éléments inhabituels, le bénéfice réalisé se serait élevé à 533 millions, comparativement à 513 millions», a ajouté la Sun life.Un concepteur français de jeux vidéo est du nombre Quatre nouvelles entreprises s’installeront à la Cité du multimédia 342 emplois seront créés en trois ans ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR La Cité du multimédia dans le Vieux-Montréal accueillera quatre entreprises de plus, dont un concepteur français de jeux vidéo, pour la création de 342 nouveaux emplois en trois ans.Le vice-premier ministre et ministre d’Etat de l’Economie et des finances, Bernard Landry, en compagnie du ministre d’Etat de la métropole, Robert Perreault, en a fait l’annonce, hier, dans un immeuble de la rue Queen en cours de rénovation, la phase 1 de la Cité du multimédia.Cela porte à 20 le nombre d’entreprises qui comptent s’établir dans le Faubourg des Récollets dans les immeubles de la Société de développement de Montréal, une société paramunicipale qui détient 85 % du parc immobilier situé dans le quadrilatère de la Cité du multimédia.Ces entreprises en multimédia et en technologies de l’information prévoient créer 3992 emplois d’ici cinq ans.Pour ce faire, elles bénéficient d’une aide de Québec pouvant atteindre 60 % des salaires versés, jusqu’à un maximum de 25 000 $ par emploi, d’ici le 15 juin 1999, et de 40 % des salaires versés, pour un maximum de 15 000 $, les années subséquentes.Vision Globale, une société spécialisée dans la postproduction de films et de vidéos, prévoit embaucher 122 personnes, Ergosoft, une firme informatique, 50 personnes, et Kaotik, un concepteur d’intranets et d'extranets, 20.Enfin, l’éditeur parisien de jeux Microïds vient établir un studio de création à Montréal, où il entend créer 150 emplois d’ici 18 mois.Pour la firme française, il s’agit d’un investissement quinquennal de 30 millions dont le quart provient des sub-ventions gouvernementales, a précisé son président Elliot Grassiano.«C’est notre premier studio en dehors de Caris», a-t-il indiqué.Avec un chiffre d’affaires annuel de 12 millions, Microïds compte 50 employés a Paris et cinq employés dans un bureau de vente à San Francisco.Rythme rapide Le développement immobilier dans le Faubourg des Récollets se poursuit à un rythme rapide.«Le rythme de création d’emplois dépasse notre capacité de construire», a toutefois signalé, hier, un représentant de la Cité du multimédia.En tout, 60 millions de projets immobiliers sont annoncés sur les propriétés de la SDM.L’Agence du Faubourg des Récollets, une société sans but lucratif qui représente propriétaires et résidants du quartier, a réclamé, hier, du ministre Landry qu’il étende aux propriétaires privés les avantages qui sont consentis aux seuls immeubles détenus par la SDM.M.Landry a répété, hier, que les propriétaires privés bénéficieront à terme du développement immobilier du quartier en vertu du principe des «externalités».Baisse de 46 % Les profits des entreprises canadiennes dégringolent PRESSE CANADIENNE Toronto — Ire moitié des profits des entreprises canadiennes se sont évaporés au troisième trimestre, alors que l’économie asiatique continuait à se détériorer et que le secteur financier, jadis invincible, essuyait des pertes.Et s’il faut en croire certains analystes, le pire reste encore à venir.«Rien ne laisse présager un revirement de la situation», soutient Martin Roberge, stratège chez Lévesque, Beaubien, Geoffrion, de Montréal.Un rapport du quotidien torontois 77le Globe and Mail sur la performance de 163 grandes entreprises indique que leurs profits ont atteint 3,9 milliards au cours du trimestre se terminant le 30 septembre, ce qui en fait le pire troisième trimestre depuis 1995.Les profits ont dégringolé de 46 % par rapport à la même période l’an dernier.Selon Jonathan Cunningham, directeur de la recherche chez Nesbitt Burns, l’érosion de la croissance des profits n’est plus seulement le fait des matières premières: elle s'étend maintenant à des industries qui semblaient peu touchées par la crise asiatique.La croissance économique américaine est encore vigoureuse, mais les industries sont aux prises avec une accumulation d’inventaires invendus, signale l’économiste Patricia Mohr, de la Banque Scotia.Les commandes sont au ralenti, ce qui rend la situation difficile pour les Canadiens qui exportent un grand nombre de produits aux États-Unis, ajoute-t-elle.Le pire trimestre À la Bourse de Toronto, l’indice TSE 300 a subi une diminution de 23,8 % en juillet, août et septembre, son pire trimestre jamais enregistré.Le marché a repris environ 12 % depuis le 30 septembre, mais l’important ratio cours-bénéfice — le prix que sont prêts à verser les investisseurs pour chaque dollar réalisé par les entreprises — a baissé à 25-1 alors qu’il était de 30-1 et plus il y a quelques mois.Même si cela semble peu, cela peut affecter le cours des actions.Si le ratio devait baisser à 20-1, par exemple, et si les profits des entreprises restaient inchangés, le prix des actions baisserait encore de 20 %.Les pires résultats du troisième tri- mestre ont été encore une fois ceux du secteur des ressources naturelles, dont les bénéfices ont dégringolé de 73 %, comparativement au troisième trimestre de 1997, pour atteindre 248,5 millions.Les entreprises du secteur de l’énergie ont perdu au total 194,2 millions, après avoir dû consentir des réductions en raison de la baisse du prix du pétrole.Les bénéfices de l'industrie manufacturière se sont pour ainsi dire évaporés, enregistrant une perte de 89 % pour atteindre 195 millions.Ire baisse des profits a également été ressentie dans les secteurs traditionnels de l’industrie tels que l’acier et les produits chimiques.Ix*s grèves chez General Motors et une augmentation des importations d’acier asiatique ont réduit les profits de Stelco de 42 %, à 22 millions.«Les pays dont les marchés d’exportations sont en péril déversent le trop-plein de leur production au Canada», déplore l’entreprise.Les banques, dont les bénéfices avaient augmenté de 18 % au deuxième trimestre, ont enregistré une baisse, et leurs profits ont perdu 7 % pour atteindre 1,9 milliard.Clearnet subit de lourdes pertes au 3e trimestre PRESSE CANADIENNE f f "'oronto — Clearnet Communica-X tions, l’une des quatre compagnies canadiennes de téléphonie sans fil, continue de subir de lourdes pertes malgré une augmentation de ses revenus.L’entreprise torontoise a rapporté hier une perte de 138 millions — ou 2,55 $ l’action — au troisième trimestre se terminant le 30 septembre, soit plus du double de la perte subie au cours de la même période l’an dernier.Au cours des neuf premiers mois de 1998, Clearnet a perdu 395,5 millions, comparative- ment à des pertes de 142,4 millions l’an dernier.Même si les nouvelles compagnies de téléphonie cellulaire, comme Clearnet et Microcell, continuent à étendre leurs marchés contre des concurrents plus importants tels que Rogers Can-tel et Bell Mobilité, les coûts d’infrastructure exigés pour établir leurs réseaux entraînent de lourdes pertes.avis de demandes relatives à un permis ou à une licence PETRO CANADA AVIS DE DIVIDENDE DE PETRO-CANADA À sa réunion du 29 octobre 1998, le Conseil d’administration de Petro-Canada a déclaré un dividende trimestriel de huit cents (8 12.rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval.Knvoi de publication — Enregistrement ii* 0858.Dépôt légal; Bibliothèque nationale du Québec.Jean-Marc Léger honoré JACQUES GRENIER LF.I1EVOIR PLUS de deux cents personnes ont rendu hommage à Jean-Marc Léger, hier à Montréal, pour souligner ses cinquante ans de carrière consacrés à la défense et à la promotion de la langue française, à titre de journaliste au Devoir, puis comme diplomate au service du Québec et de la francophonie internationale et, plus récemment, comme directeur de la Fondation Lionel-Grotilx.La cérémonie était présidée par le vice-premier ministre du Québec, Bernard Landry.AUTEURS «Il y a des choses à améliorer», admet Rochon SUITE I)E LA PAGE 1 pas de conclure une telle chose qui est une forme de projection statistique», a-t-il dit hier.Les renseignements qui ont fait l’objet d’une fuite dans deux quotidiens faisaient état de plus de 4000 hospitalisations et admissions en centres d’hébergement, dont 120 décès, liés à l’entrée en vigueur du régime.Or, les chercheurs font plutôt état d’une possibilité de 1946 cas confondus de décès, d’hospitalisations et d’admissions.Il s’agit d’une extrapolation réalisée pour l’ensemble de la population âgée et assistée sociale au Québec, établie à partir des observations faites auprès d’un échantillon de 230 (XX) personnes en cours de l’étude.Cette mise au point faite, le Dr Perreault n’en a pas moins conclu que cette étude démontre l’existence, pour ces deux groupes de population, d’un risque réel associé à la baisse de consommation observée.Chez les prestataires d’aide sociale, on note une baisse de 13,6 % de la consommation en août 1996, de 16,8 % en janvier 1997 et de 14 % après juillet 1997.Chez les personnes âgées, la baisse fut plutôt de 4,6 %, de 8,9 % et de 9,2% durant ces trois périodes.«Il y a des événements négatif suffisamment importants pour qu'on s'y intéresse et qu’on intègre cela dans les ajustements qui sont nécessaires pour l’avenir du programme d'as-surance-mêdicaments», estime-t-il.Selon Réjean Laprise, coordonnateur du groupe de recherche du Québec sur l’utilisation des médicaments chez les personnes âgées, le principal impact observé est l’abandon des médicaments les plus chers chez les gros consommateurs.«Malheureusement, les gens ont fait un choix en fonction du coût du médicament, sans consulter leur médecin», dit-il.Hier, le ministre de la Santé, Jean Rochon, a affirmé qu’il ne fallait pas jeter le bébé avec l’eau du bain en tirant des conclusions hâtives de ces résultats.«S’il y a des choses à améliorer, il ne faut pas perdre les aspects positifs du programme par ailleurs.C’est un programme qui, avec les ajustements apportés, a beaucoup d'effets positifs sur 1,4 million de personnes qui n'avaient aucune couverture», a affirmé le ministre.Somme toute, le ministre Rochon estime que les ajustements a apporter devront être ciblés pour viser les populations les plus vulnérables.Ix ministre s’est d’ailleurs dit inquiet que les fuites survenues dans les journaux puissent pousser certaines personnes à remettre en question la glo- balité du régime.Selon Mireille Filion, sous-ministre adjointe au ministère de la Santé, les chercheurs n’ont pas parlé d'un nombre précis de décès.«Le chiffre de 130 décès n ’a jamais été porté à notre connaissance.Il n’a jamais été mentionné par les chercheurs.Nous sommes devant des notions épidémiologiques de risques», a-t-elle affirmé.Dans leur rapport, les chercheurs affirment que la diminution marquée de consommation s’est accompagnée cl'une hausse du nombre de visites médicales et de personnes admises à l’hôpital ou en centre d’hébergement.A partir de l’échantillon étudié, on projette que 466 effets négatifs seraient survenus chez les personnes âgées et 1480 chez les prestataires.Ce sont d’abord les personnes souffrant de cinq maladies chroniques, l’asthme, le diabète, les maladies cardiaques, le diabète et les troubles coronariens, et de graves maladies mentales (jusqu’à 30 %) qui auraient le plus rogné sur leurs médicaments.Par ailleurs, un sondage réalisé auprès de médecins et de pharmaciens par ce même groupe d'étude rapporte que 75 % d’entre eux estiment que le régime a eu des impacts négatifs sur ces clientèles vulnérables.Selon Dolorès Savary, chef du département de pharmacie au CHUQ, qui participe a l’élaboration de stratégies pour contrer ces effets, les solutions, dont une baisse limitée de la contribution, doivent faire partie d’une stratégie globale puisque des facteurs autres que financiers (âge, perte d’autonomie, isolement) expliquent la non-observance des ordonnances.Mme Savary rappelle que certaines clientèles, dont celles atteintes de maladies mentales, sont passées d’une prise en charge totale â une situation où ils sont entièrement laissés à eux-mêmes.Selon les chercheurs, un rapport final de cette étude doit être déposé au bureau du ministre en décembre.Une autre étude, portant sur l’impact économique du régime sur le système de santé, doit aussi être remise au ministre Rochon au début de 1999.En août 1996, le gouvernement introduisait un régime de co-assurance de 25 %, avec des contributions maximales allant de 83 $ à 312 $ selon les revenus de l’assuré.En janvier 1997, Québec ajoutait une franchise de 25 $ et introduisait des plafonds de 50 $, de 125 $ et de 187,50 $, calculés sur une base trimestrielle.En juillet 1997, la franchise était ramenée à 8,33 8 par niois et les plafonds réduits â 16,67 8, 41,66 8 et 62,50 8 sur une base mensuelle.Grève des chargés de cours à Sherbrooke PRESSE CANADIENNE Sherbrooke — Près de 200 chargés de cours de l’Université de Sherbrooke ont manifesté hier matin devant l’institution pour marquer le déclenchement de leur grève générale.Les activités universitaires se sont poursuivies comme à l’habitude, les chargés de cours ayant décidé de ne pas pénaliser les autres corps d’emploi, a souligné le président du Syndicat des chargés de cours de l’Université de Sherbrooke (SCCUS), Michel Grisé.Par contre, tous les étudiants qui ont des chargés de cours comme professeurs étaient touchés et le président de la fédération étudiante, M.Youri Chassin, qui a fait de tour des facultés en avant-midi, témoignait que la situation variait selon les facultés.«Datis certaines, a-t-il expliqué, les étudiants sont moins touchés, mais dans les facultés où les chargés de cours sont plus nombreux, comme celle des lettres et sciences humaines, il y avait de la grogne.» Michel Grisé se dit prêt à rencontrer la partie patronale dès que l’université sera prête à mettre des offres raisonnables sur la table.Chaque chargé de cours semble avoir ses griefs et ses craintes et les histoires varient énormément de l’un à l’autre.Mme Diane Boucher, chargée de cours depuis 1981 ans, déclare: «Depuis 15 am, on recule.Je sim toujours dépendante.J'ai de l’ancienneté, mais des professeurs peuvent suivre mes cours, qui ne sont d’ailleurs pas affichés et qu’on peut donner à d’autres, en-dessous de la table.» Assurance-médicaments Charest crie au camouflage MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Trois-Rivières — Un peu plus bas, toujours plus bas.Telle est la trajectoire du Parti québécois pour ce qui est de sa gestion du réseau de la santé, selon Jean C barest.Le chef libéral a trouvé une nouvelle source d’indignation hier dans le coulage d’«un rapport secret que le gouvernement du Parti québécois a choisi de cacher, de ne pas rendre public», sur l’impact de sa politique sur Fassurance-médica-ments et qui induit ainsi «délibérément les gens en erreur».«Permettez-moi de dire et d’exprimer l’indignation de ceux qui ont été obligés de vivre avec ses politiques et de dire à quel point ce gouvernement continue à se creuser un gros trou politiquement sur le plan de la crédibilité.» Défendant ceux et celles qui sont «obligés de choisir entre se nourrir et acheter des médicaments», M.Charest accuse ni plus ni moins le gouvernement de camouflage puisque cette étude devait normalement rester confidentielle.Pourtant, l’entente de confidentialité n’est pas nouvelle.Elle est entrée en vigueur entre le ministère de la Santé et des Services sociaux et les chercheurs de McGill lorsque le contrat de recherche a été conclu, soit le 17 mars 1997.Cette entente avait cours jusqu’au 31 janvier 1999.«Il [M.Bouchard) savait, son ministre de la Santé savait.Pourquoi a-t-il gardé l’étude secrète?(.) Quand on va lui demander aujourd'hui à quel moment il a pris connaissance de ce rapport (.) préparez-vous, sa réponse va être: la Constitution.» Il s’agit, selon lui, d’une autre preuve de l’utilisation que fait le gouvernement Bouchard du réseau de la siuité à des fins électoralistes.L’étude de l’université McGill est, aux dires de M.Charest, «une mauvaise nouvelle qu'on savait, au Parti libéral du Québec, être la réalité».Pour remédier aux lacunes du régime, le PLQ ne souhaite pas le retirer puisque «certains éléments sont valables».Mais les libéraux veulent lui apporter des ajustements, dont les coûts s’élèveraient à 80 millions, en élevant les seuils de revenus afin de mieux convenir aux besoins des personnes âgées qui reçoivent le supplément de revenu garanti et les bénéficiaires de l’aide sociale.Jean Charest ajoute que son parti, plutôt que de la «cacher», rendrait publique l’étude sur l’assurance-médicaments en tenant un débat ouvert sur l’ensemble du dossier.Il affirme que le PIT) n’a pas parlé aux chercheurs de McGill avant hier et évite, comme le font les chercheurs, de lier le régime d'assurance-médicaments à des décès qui auraient pu survenir en raison de l’implantation de cette réforme.BOUCHARD SUITE DE LA PAGE 1 mort.«À la lumière de ce qu’on sait déjà, il y aura des mesures à apporter pour rehausser le niveau de consommation dam les cas où ce sera requis», a affirmé en fin d’après-midi M.Bouchard en conférence de presse.Dès l'année dernière, les pharmaciens lançaient pourtant un avertissement au gouvernement Bouchard quant aux possibles répercussions chez les personnes âgées et assistées sociales.Ces deux groups doivent payer depuis deux ans une franchise.M.Bouchard a de plus assuré qu’un comité d’experts est déjà au travail et que des améliorations pourraient rapidement être apportées, soit en janvier prochain.Il semble toutefois écarter que des changements au régime puissent être discutés par les élus de l’Assemblée nationale.«On est très conscients qu 'il y a une question de santé publique là.Qu 'est-ce qu’une commission parlementaire ferait là-dedans?C'est de la rhétorique politique.C’est de l’enflure verbale.Nous, on travaille avec des experts», a tranché Lucien Bouchard.Puis M.Bouchard a amorcé une volte-face en ouvrant la porte au rétablissement de la gratuité.«Im consommation, lorsqu'elle a diminué, dam certains cas, a peut-être créé des problèmes et c’est là-dessus qu'on travaille présentement.Et dam cette mesure, le gouvernement, comme il a voulu le faire dès le départ, c'est-à-dire s'informer de ce qu’il fallait faire le cas échéant, va poser les gestes pour améliorer un régime qui dam l’ensemble fonctionne très bien.(.) Est-ce que ce sera la gratuité pour certaines clientèles?Est
de

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