Le devoir, 14 novembre 1998, Cahier B
iÇSSE mm iMM Kb/pB ' ,•*•••¦ ImMMB; ;SBSÉl£i U mm ; ¦ w$mm ¦ « Æmi MM:m ïmS Ja :&giU, mm lumi: '¦'*• V WËm.¦¦ ¦ "•.ÜSQU '¦¦Vï l VIDO SS: RIERE, v y;;^1 lOL m % H ¦-:7i :$te 12 ,ir .»t r.Jrr, > et nous enoerro/is une carte à la mémoire de /être cher.Prépare7Tma^ '• des moments i.!•: i> !•; \ (i i it .i i: s s a m k hi i i k t d i m a x < n !•: i r> x u v i: m it it k i d ii s MÉDIAS Le délire de l’information spectacle Marc Labrècke prétend que l’information officielle tient aussi du spectacle La Fin (lu inonde est un «bulletin (le nouvelles underground», (lit-il, (Jn «néobulletin».Non, c’est d’abord «du divertissement».C’est «seulement de la télévision».Mariage hybride qui dérange, sorte d’objet inconnu qu’on ne sait plus où classer.Mais pourquoi vouloir absolument tout classer?Marc Labrèche qui, dans la même soirée, a successivement utilisé tous ces termes pour qualifier son émission, aime bien échapper aux cadres trop stricts et chercher là où on ne l’attendait pas.PAll L C'A U CH O N LE DEVOIR Le soir de notre rencontre, La fin du monde est à 7 heures se produisait devant un public, événement exceptionnel qui a duré toute la semaine, lorsque Marc Labrèche est arrivé derrière son petit bureau de présentateur de nouvelles quelques minutes avant la mise en ondes c’était presque le délire, ça applaudissait dans la salle, ça criait.Pendant les pauses publicitaires il s’est résigné pendant quelques secondes à faire son personnage de la grenouille Yolande parce que le public lui réclamait.Après l’émission, alors qu’il marchait dans la rue, une femme l’accostait pour lui dire à quel point il était plus beau dans la vraie vie, on lui faisait signer des autographes.Tout cela était un peu étourdissant, à l’image d’une émission qui monte sans cesse dans les cotes d’écoute et qui, en même temps, ne cesse de soulever des débats intenses sur l’information-spectacle et sur la confusion des genres.Des vagues.Pourtant Marc Labrèche soupire, doute.Il apprécie le contact avec le public mais il sait très bien que l’émission n’était pas la même cette semaine devant public.Ixs effets humoristiques ne passaient pas tout à fait tie la même façon.1 Et puis il angoisse un peu: il lui faut décider si Im Fin du monde aura une (troisième saison et il craint de se ré-ipéter.En même temps il connaît pour lune des rares fois de sa vie de saltim-Jbanque une certaine sécurité finan-jcière.Dilemme.! Et il est étonné de constater à quel (point La Fin du monde soulève des ¦vagues, particulièrement dans la procession journalistique.Certains sont farouchement contre, estimant que Im Fin du monde dénature le travail journalistique.D’autres fans sont farouchement pour, considérant que l’émission apporte un vent de fraîcheur dans un univers empesé.«Nous n 'avons jamais eu la prétention de faire du journalisme, explique le principal intéressé.Je ne vois pas où est la confusion.Nous n’avons jamais voulu menacer personne, nous serions bien prétentieux de vouloir menacer le Téléjournal.Nous sommes d'abord une émission de divertissement.Cela ne veut pas dire que le contenu est vide.» Mais c’est un bulletin de nouvelles ou non?«C’est un bulletin de nouvelles underground, une parodie, et en même temps ce sont de vraies nouvelles, ré-pond-il.Mais ça n’a pas le même poids qu on peut accorder à un réseau officiel ou à un journal qui présente les vraies nouvelles.Il me semble le public peut faire la différence.Il sait très bien que s’il veut être informé à fond il doit regarder une autre émission.» La Fin du monde n’est pas un concept de marketing calculé pour rejoindre un public précis.L’équipe s’est lancée dans le projet sans trop savoir où elle allait.«Ça a pris du temps pour que les gens comprennent ce que nous voulions faire et nous-mêmes avons essayé des choses pour définir le ton général, explique Labrèche.Quand tu mets une perruque et un costume et que tu interprètes un personnage c'est un code: tu as le droit de rire, tu sais que le comédien joue la comédie.Ce qui a déstabilisé au début c’est de me voir arriver comme je suis, sans déguisement, et que je tienne les propos que je tiens.» Bulletin de nouvelles style Hara-Kiri ou Canard enchaîné donc, ou pure émission de divertissement?Im Fin du monde joue sur tous les codes en même temps et si elle soulève autant de débats c’est probablement par- ce qu’elle met en présence deux univers qui étaient supposés être incompatible : une partie de l’équipe vient du monde du théâtre (comme Marc Labrèche) ou du show-bizz (comme Stéphane Laporte, concepteur général de l’émission), alors qu’une autre partie de l’équipe vient carrément du journalisme officiel.Par exemple le rédacteur en chef de La Fin du monde, Jacques Mathieu, est un journaliste d’expérience qui a longtemps été à CKAC, puis af-fectateur dans la salle des nouvelles de TQS, sans parler de son passage à la vice-présidence de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.Un signe de santé D’où les accusations de confusion des genres.«Mais l’information officielle c'est aussi du spectacle, et les politiciens sont en représentation!» s’exclame Marc Labrèche.Et le fait que le premier ministre du Québec ait donné sa première entrevue officielle de la campagne électorale à La Fin du monde?«Nixon était allé chez Johnny Carson bien avant nous, répond Marc Labrèche.Lucien Bouchard est aussi un individu qui a le droit de venir chez nous.Je ne suis pas journaliste, je ne prétends pas l’être, mais comme citoyen j’ai aussi le droit de demander à Lucien Bouchard ou à Jean Charest ce que je veux leur demander.FA je trouve que c’est sain, que c'est un signe de démocratie, que c’est un signe de santé que les gens puissent jouer avec leur image.» Puis, Marc Labrèche ajoute, sourire en coin, que, dans le fond, l’entrevue accordée par Lucien Bouchard à La Fin du monde «a eu comme effet de péter la ballonne de certains journalistes».Autrement dit: de remettre en question le monopole des commentateurs officiels et patentés sur le discours politique.Mais quand même, si La Fin du monde dépassait en cote d’écoute le Téléjournal (ce qui est sûrement à la veille d’arriver, lundi dernier, pour la première diffusion devant public, la seule édition de 18h de La Fin du monde aurait attiré 450 (KM) auditeurs selon la direction de TQS), faudrait-il s’inquiéter?«Ecoute, les canaux d'information sont multiples, nous sommes inondés d’information, à la radio, à la télévi- Marc Labrèche sion, sur Internet, répond-il.Si on dépasse le Téléjournal, ça ne veut rien dire, c’est juste de la télévision que nous faisons.Sincèrement, je ne vois pas en quoi nous serions une menace pour le travail journalistique sérieux.Quand les gens veulent compléter pour vrai, ils vont chercher ailleurs.» «Il est certain qu’en personnalisant les nou velles comme on le fait, en leur donnant un tel ton, on fait voir les choses autrement, poursuit-il.Nous présentons de vrais nouvelles mais traitées de façon complètement différente.Il y a un besoin pour ça.Peut-être que les gens sont blasés d’entendre les nouvelles toujours de la même façon.Mais je me répète, ça ne remplace pas le travail journalistique véritable.Il y a de la place pour tout le monde.» Dans le fond, Marc Labrèche plaide pour un espace de liberté qu’il n’est pas nécessaire de définir dans un cadre strict.Il aime bien jouer clans les «zones floues et grises», dit-il, il aime bien explorer la faille qui permet de se remettre en question.La Fin du monde joue sur plusieurs codes, celui du show-bizz, celui de la satire, celui de la provocation, celui du journalisme sérieux, fait cohabiter Lucien Bouchard et Normand I amour, dans une sorte d’exercice périlleux où l’on frôle souvent la catastrophe mais où on finit toujours par se relever.«Etre sur l’équilibre, sur la corde raide, c’est ça qui est trippant, c’est ça qui fait qu’on ne s’ennuie pas», avoue-t-il.Touche-à-tout Une déclaration qui correspond bien à ce touche-à-tout inclassable et original, à la fois acteur classique et expérimental, qui avait commencé sa carrière à 17 ans en jouant au Rideau-Vert le personnage désaxé de Harold dans Harold et Maude, et qui depuis 20 ans a fait des émissions pour enfants, du théâtre officiel, de l’improvisation, porte-parole de l’univers de Robert Lepage dans Les Aiguilles et l'Opium mais également représentant de l’univers de Claude Meunier dans La Petite vie, animateur à la radio commerciale, chroniqueur absurde et délirant au défunt Beau et chaud de Radio-Québec, et ainsi de suite.Alors pour lui existe-t-il des tabous à La Fin du monde?«Le tabou ce serait le pathétique, le freak show, explique-t-il.Plein de gens nous appellent pour faire la météo à l’émission, des fois ce sont vraiment des flyés, des gens malades, on ne peut pas aller là-dedans.» JACQUES GRENIER LE DEVOIR Et Normand I.amour?«Il nous a appelé, il a beaucoup insisté pour faire la météo, nous n'avons jamais ri de lui, il a eu sa tribune, il assumait ce qu’il faisait.Et au niveau humain je ne portais pas de jugement sur lui, il avait un côté fascinant, même si sa musique, ça n 'a pas de bon sens!» Marc Labrèche se montre plutôt stupéfait de constater ce qui est arrivé après, l’engouement pour le personnage et la polémique qui s’en suivit.«Vraiment, j’aurais pas pensé ça.Alors, dans le fond,«/e tabou se situe plutôt dans la tête du journaliste, à quel moment le journaliste dans l’émission est à l'aise ou non avec un sujet», dit-il.Marc Labrèche rêve même d’avoir des correspondants internationaux à Im Fin du monde (rêve fou puisqu’il sait bien que c’est financièrement impossible).«On pourrait aller couvrir ces temps-ci l’ouragan en Amérique latine.» Je m’étonne: c’est un événement très triste, non?«On est pas obligés défaire de l’humour tout le temps, répond-il.Et puis s’agirait de trouver l'angle, je suis certain qu'il y a des choses aussi absurdes qui peuvent être mises en lumière ou dénoncées.» Le plaisir croît René Richard Cyr accueille Yves P.Pelletier Pascale Montpetit son amie, et les invités que Yves a proposés: Guy a.Lepage.Pierre Flynn.Michel Faubert, Lili Fatale.Oestrus (Celine Bonnier.Jean-Frédéric Messier et Marc dessaules) CHRISTIANE RABY.MARJO ACCOMPAGNÉE PAR JEAN MlLLAIRE.SOPHIE ANCTIL Télé-Québec dimanche_de 20h00 à Télé-Québec n Société des alcools du Québec BLANQUETTE-CRÉMANT DE LIMOUX CUVÉE STLAURENT ARCHAMBAULT 0 finir Points- CONCEPTION ET DIRECTION ARTISTIQUE: rené Richard Cyr et Dominic Champagne DIRECTION MUSICALE: ALAIN LEBLANC ET CHARLES BARBEAU RÉALISATION: JEAN-JACQUES SHEITOYAN PRODUCTEURS: GUY LATRAVERSE ET BERNARD SPICKLER Sogastalt 7001 Si vous désirez assister à l’enregistrement de l’émission le plaisir croît avec l’usage téléphonez au (514) S26-7090 poste 564 I f -f A ^ ?.*e .?a.* t* i ARTS L'Orchestre symphonique de Montréal sous la direction de Charles Dutoit FRANÇOIS TOC S 10 N A NT Dans la Vienne de la gloire de Mozart qui va d’environ 1775 à 1790, pas une famille, noble ou roturière, pas un aristocrate qui ne veuille «posséder- son orchestre, qui ne s'acharne à payer des musiciens et organiser ce qui s’appelait alors des académies et qu’on appellera plus tard concert, lu mode passa: l’argent vint à manquer.Payer compositeurs, musiciens — et aussi collations pour les invites devenait trop cher.Le nombre de formations et la quantité de concerts chutent alors.Dramatiquement pour Mozart, qui trouvera un paradis temporaire a Prague.Reste alors la cour viennoise et son goût pour l'opéra: elle seule maintiendra un orchestre symphonique pour assurer les représentations.C'est d’ailleurs ce même orchestre qui joue encore dans la fosse de l’Opéra de Menue et qui se réunit ailleurs pour le seul plaisir du concert strictement symphonique, il s'appelle alors Philharmonie de Vienne.En Europe comme en Amérique, le XIX siècle voit l'explosion des formations orchestrales publiques.Le sort des associations européennes se verra lie aux princes puis aux largesses d'Etat.Puis la radio, ce nouveau médium, sera très rapidement promu au rang de producteur.Ainsi l’Orchestre national de France est-il en fait le premier des trois orchestres qu'entretient Radio-Krance pour maintenir sa production de concerts et d'émissions musicales en soirée.Le modèle a déjà existe ici.mais il a disparu depuis belle lurette.Seul survivant, l'Orchestre de chambre de la CBC a Vancouver, et encore, ce n’est pas un orchestre ••exclusif-.Le disque, nouveau médium, fera aussi sa part pour les orchestres.Le plus célèbre ensemble a été fondé par la Columbia, une société qui s'offrait un orchestre pour son usage exclusif.produisant des enregistrements de haute qualité sous la gouverne de grands chefs.Inflation budgétaire Pour les orchestres, les sources de financement, occasionnelles tant que les concerts le demeurent, deviennent multiples des lors que les saisons se font plus régulières.Partout, on compte d'abord sur la générosité de certains donateurs pour assurer le budget courant, de même que sur les revenus de billetterie.Il y a aussi, a ne pas négliger, la part des commandites.Dans un univers où les musiciens d’orchestre, si recherchés qu’ils soient, restent une sous-espèce artistique, va arriver un phénomène choc: la syndicalisation.Désormais, plus questions de sous-payer un membre d'orchestre.Les budgets vont se mettre a gonfler glorieusement, poussés aussi, sinon surtout, par la force du star-system que l'industrie discographique impose.Un petit ensemble comme l'Orchestre de chambre de Hull ne peut se permettre d'inviter (iill Shaham, pas plus que l'OSM ne peut se •payer- la présence de vedettes du podium comme Ab bad o ou (iiulini.Rappelons que, comme barème.Cecilia Bartoli demande 80 000 $ US par soiree! On a même dû se résoudre a ne pas inviter le grand Luciano Pavarotti a Hong-Kong lors des célébrations de la réunification.Le cachet de 900 000 $ US fut juge trop exorbitant.Les budgets des orchestres varient selon la richesse des villes.Boston: 18 millions; Chicago, plus de 24 millions.Publicité, marketing, service de presse, de liens avec les médias, salaires, cachets, locations de salle ou encore entretien des équipements, droits d'auteurs, cela amène d’énormes casse-têtes.Les Américains, futés économiquement.ont trouve, depuis belle lurette, une solution: les Fondations.A partir du siècle dernier, les mélomanes amassent des fonds dans des fondations, histoire d’assurer a l’orchestre de leur localité plus qui* des moyens de subsistance: ceux de la survie certaine, et ainsi de passer un peu égoïstement a l’histoire.A Chicago, par exemple, la fondation de l’orchestre dispose d’un capital avoisinant les 120 millions S US.Cela permet ce qui fait cruellement défaut aux orchestres canadiens: une marge de mameuvre en cas de déficit, de dépense imprévue, et permet surtout au directeur artis- tique en place de s'offrir de temps en temps un projet dont on sait que la rentabilité financière sera douteuse, mais l'artistique certaine.11 y a une certaine gloire à cela, sur laquelle toute une société mise gros.Le financement des orchestres, gros sous comme petits sous, divise une tarte en plusieurs parts.Toujours, les revenus de billeterie seront considérés comme primordiaux.C'est le premier symptôme du succès d'un orchestre.Le second, celui qui fait cruellement défaut à l'OSM en ce moment et qu’on tente de pallier par tous les moyens, avec presque l’énergie du désespoir, c’est ce capital qui assure des rentrées d’intérêts capables de répondre aux tourmentes monétaires.Di commandite, c'est beau, l'OSM en est la preuve avec ses concerts Air Canada, ou les programmes subventionnes par la Fondation J.A.de Sève.Mais au Canada, la part de l'Etal reste trop souveraine, donc aléatoire.Gestion à la petite semaine Plus de coupures et moins de moyens, signifient aussi des invités moins prestigieux, donc moins de billets vendus, des commanditaires plus difficiles a convaincre: le public aime les vedettes plus que les découvertes.1 Jn des problèmes du financement des orchestres semble s’avérer la gestion a la petite semaine.C'est ainsi que l’orchestre de l'Atlantique s'est vu démembre, que les saisons a l’Or- chestre du Centre national des Arts s’élriqucnt.que Toronto a vendu des casquettes.Les musiciens de l’OSM ont crié au secours.Derrière des portes bien closes, mais sous les yeux curieux de toute une communauté de musiciens d’orchestre, les négociations ont abouti au résultat que Ton sait.U- climat est a la renégociation en ce moment dans le monde des orchestres.San Francisco a réglé son problème Tan dernier.A Philadelphie, cela s'en vient.Plus près de nous, c’est a Ottawa et Vancouver que cela arrive.1 )e-nise Perrier du CNA l’admet: «ce qui se passe à Montréal risque d'avoir une grande influence ici».Quant a Vancouver, les musiciens demandent maintenant la même augmentation que celle consentie aux musiciens d’ici, a savoir 19 % en trois ans.Bien sûr, l’administration avoue ne pas avoir cet argent.Se tournera-t-elle vers les deniers publics?Et jusqu’où les politiciens voudront-ils su|>-porter les orchestres, et lesquels, pour empêcher que l’exode ne devienne irrémédiable?Les gouvernements du Québec et d'Ottawa semblent s'entendre pour verser trois millions a T( )SM.Cela ne tombera pas dans l'oreille de sourds: l'Orchestre du Centre national des arts (OCNA) est employé directement par la Chambre des communes et a déjà dû subir des coupures draconiennes.l 'Etat voudra-t-il ajouter là aussi son financement, et jusqu’où?Chose certaine, en plus de demander aux pouvoirs publics de pallier FORTIER DANSE-CREATION PRESENTE jeux de foUs Du 19 au 21 et du 26 au 28 novembre 1998 à 20 h « Pour une fois, un chorégraphe reconnu ose donner la chance à la relève.>• Le Devoir, août 98 Rencontre du jeudi avec Pau:-Andre Fortier le 19 novembre Chorégraphe Paul-André Fortier Interprètes : Emmanuel Jouthe Ève Lalonde Ivana Milicevic Collaborateurs Carmen Alie Ginelle Chagnon Denis Lavoie Gaétan Lebceuf Jean Philippe Trépanier I I I I I I I 11I11LL nrm mi mm L’AGORA DE LA DANSE Ji5!5^ 840, RUE CHERRIER MÉTRO SHERBROOKE ?LAUMJsniENNt Salle Wilfrid Pallatior Q\J Jïgettr ¦\Lofcudaq 3v\w Votre don f/nmemoriam} ( fuites-le entre dear (attements de cœur, (défît facile, lai a tant d'an coan Tél.: (514) 871-1551 ou 1 800 567-8563 et nous enoerrons me cartes à la mémoire de (être cher.FONDATION DES MALADIES DU COEUR DU QUÉBEC L’amateur de concert paie sa place et s'assoit sans se douter de toutes les manigances qui se passent derrière ce qu’il va entendre.Dans le monde de l’art, on oublie souvent le côté financier des choses.Un orchestre symphonique, c’est beaucoup de monde, souvent 40, même plus de 100 personnes.Comment fait-on pour payer tous ces musiciens à leur juste valeur?orchestre: svmiiiontoue: de: montré,m leurs difficultés immédiates, les administrations lancent un autre appel à l’aide.Qui aura le courage d’investir dans l’indépendance de nos 'orchestres, surtout les plus qualifiés?Quant on voit cependant la lentelir avec laquelle s’accroît le fonds de do talion de l’OSM, plus que très en retard dans ses objectifs et qui s’est ini lié dans le plus grand secret, on reste sceptique.Plus que le prestige et les return i bées économiques, il y va de toute l’activité culturelle suscitée par un pr | chestre, des cours que ses membres j offrent aux jeunes aux salaires qu’ils j dépensent dans leur milieu.Et surtout, ce qui ne se chiffre pas, jj des instants d'éternité généreuse- i ment offerts à travers le béton, les déficits, la grisaille du quotidien.Une nation doit être fiere de plus | que sa géographie.Et vouloir s’pn | donner les moyens, quels qu ils J soient.En fait, le maintient d’un orchestre — son financement donc — est finalement cela: un choix de société.En France, il y a vingt-cinq ans, on se de mandait: Les Français sont-ils mttsi ciens?On a investi massivement dqps ce secteur culturel.Résultat: le publie s'est accru ft la qualité des formations aussi.Ici, ce fut un peu Tinverse.OSM en tête, la qualité des formations a coiffe une sorte de désaffection du public et d’intérêt des gouvernements.La question du financement de nos or chestres revient peut-être donc a cela, les Québécois sont-ils musiciens?MARK MORRIS DANCE GROUP 26.27.28 novembre 1998 SALLE WILFRID- pelletierPLACE des arts (514) 842-2112 ADMISSION : 790-1245 INFO ARTS BELL : 790 AUTS GROUPES : 849-8681 ens LAWRENCE RHODES.DIRECTEUR ARTISTIQUE et *5*- BANQUE LAURENTIENNE présentent « (.) un des grands chorégraphes de notre époque.» - Mikhail Baryshnikov Qui veut d’un orchestre symphonique?Depuis deux siècles, l’orchestre a évolué considérablement, son financement aussi I.|.; I) K \ () | I! .I i: s S A M K I) I II I I I) I M A X ( Il K I A X (I V I M I! I! I! I !l II 8 1) () S S I E R S Que faire du multimédia dans les écoles ?Les ordinateurs sont là, mais quels logiciels utiliser et comment?L’atterrissage des ordinateurs dans les écoles du Québec est un franc succès.Ix>s appareils ont fusé d’un peu partout au cours des 12 derniers mois.Tellement que le ratio d'un «ordi» par dix élèves, qui devait être atteint dans deux ans, est déjà devenu réalité.Faut-il pour autant crier victoire?Oh, que non! Bien au contraire.11 y a problème.Car personne ne sait trop quoi faire de ces bidules.PAU LE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Inutile de dire que le vrai virage informatique, celui qui >'.> >ocjjk.i'.owfi awfiK wumxw» UAOOBf WAï*.N i craGtfftNHUGT C •o.xxlWtL Wtfil V*: • • ’ • Al -'Jr 'AMW WML! zurjwtm ¦¦¦.-nueywK, ¦ u: J M-nry •£« i.>l WKi >éftt W;üft 1 C -a:r,• \iîTjrrv v**ï:Jx.' AM CMC* C SlLlJ O iii src - Lue Perreault.La Presse «?/ UN QUÉBÉCOIS.!».- RKlilS TREMRLW Le Soleil •JIIIIMiRimV The toile «IM FILM ETONNAMMENT RICHE.MAJESTUEUX ET ÉMOUVANT.» •ERIC FUI Rüïïl.loir LE VIOLON ROUGE Un lilm de François Girard RGMHMH i i l l l l i I l l r - I LES CINÉMAS GUZZO TERREBONNE 8?a CINÉ ENTREPRISE ST-BASILE ?a CINEMA DE PARIS VALLEYFIELD ?I CINÉ-ENTREPRISE Plaia REPENTIGNY ?s ^JiussiJiJ^aHicho^en^versjon^orK^naloamjOiise^ DE L’ESCARGOT im lilm de iVIicIlkil Siliil çnj^r trimoine national, n’y survit iras.¦*Beaucoup de journalistes et d'historiens s'en sont pris à moi en me reprochant de jouer gratuitement avec un mythe.Si je l’avais montrée au lit avec un type sans plus, ça n 'aurait pas eu de sens.Mais justement, le passage le plus important du film, c'est sa déclaration de virginité.N'importe quelle autre femme aurait caché ça.Elle en fait un acte politique.Un peu comme Indira Gandhi et Margaret Thatcher qui niaient ostensiblement toute sexualité, toute féminité.Le contraire d'Elizabeth, c'est Diana, quelqu'un qui avait peur de vivre avec un masque.Ou plutôt, c'est l'Elizabetli du début.» A la sortie du film en Grande-Bre-tagne, les historiens ont fait la moue mais le public a suivi en masse.«En Orient, nous ne sommes pas si attachés à la vérité historique, c'est celle des émotions qui nous intéresse.Il y a une certaine négation de la logique, tout comme il y a un déni des émotions dans la culture occidentale.Cette année, 'Litanie a été le plus gros hit de l’année en Inde.C’est rare pour un film américain mais quand je l'ai vu, j'ai compris pourquoi: c’est un film indien.» CINEPLEX ODEON CENTRE-VILLE ®jr «UN SUSPENSE INTELLIGENT ET DÈS LE 20 NOVEMBRE! «SCl'lWKIO SENSIBLE LT 1*1,LIN l)L BLLLLS D ili MOI R.I Mi DISTKIIU TIO\ INTERNATIONALE l*\RI VITLMLM HARMONISEE.» Iliigiicllr KoImtjic.Ii\ PKLSSi; «MIREELA TOMVSSIM, I \L VRML RÉVÉLATION.» Oit.il il llmil.nl.CIMvl i:S I I\ U, unr al|itn lln.mrtrrr ilr Trlrlllm ( .in.til.i (irilil ur Hllun MlnMere i|e l.i ( ullure el de l.i ( xiiniiiuiili allun l( entre ii.illiin.il de l.i i lnentnliM(ru|iMe, Irani e) I anall'lu» Cate Blanchett discute avec le réalisateur du film Elizabeth, Shekhar Kapur.Apprentissages Orient-Occident, Bollywood-Holly-wood: Kapur navigue sans complexe entre les deux.Décontracté, comme lorsqu’il se pointe en chaussettes dans des sortes de birkenslock dans un palace parisien pour un entretien.Tout juste les amateurs de cinéma indien noteront-ils sa prédilection pour les voiles et tissus colorés, ou souriront aux scènes de danse plutôt inspirées des bords du Gange que de ceux de la Tamise.«Je ne crois pas avoir fait un film indien, j'ai juste apporté ma touche», estime Shekhar Kapur.Son apport est plus indirect, comme dans les scènes de persécution religieuse des protestants où il dit s’être inspiré des pogroms anti-musulmans qui ont ensanglanté l’Inde il y a seulement six ans.A Geffrey Rush, qui tient le rôle de Walsingham, l’homme de l’ombre veillant sur la reine, il explique par exemple qu’il joue Krishna.«C'est un homme qui ne connaît pas le doute.Il sait ce qu’il doit faire et tout ce qu’il fait, il le fait avec compassion, sans haine.Comme dans la mythologie indienne lorsque Aryan se met à douter sur le champ de batailles en se disant qti 'il ne peut pas tuer ses cousins, ses oncles, Krishna lui répond: “Tu ne les tues pas, tu es juste un instrument car ils doivent mourir.Tu peux les aimer".» Tout le casting d’ailleurs porte sa marque un peu loufoque avec Eric Cantona en ambassadeur de France ou Vincent Cassel en grande folle de duc d’Anjou.En prime, il s’est offert le secret plaisir de diriger sir Richard Attenborough, le réalisateur de Gandhi: juste revanche de l’ancien colonisé sur l’ancien colonisateur.Passer de Bombay, où les parrains de la mafia viennent récupérer pisto- let au poing l’argent qu’ils prêtent à taux prohibitifs aux producteurs, au luxe de Polygram (Quatre mariages et un enterrement, etc.) était, comme il dit avec amusement, «une expérience tout à fait nouvelle.En Inde, quand je tourne, je ne donne le script à personne parce que tout le monde n’en fait qu’à sa tête.Ici, tout est très planifié, précis.Je ne pouvais pas dire à un technicien “Si tu n’es pas d’accord, tu te casses”.Donc, j’ai dû parfois mentir, tricher ou demander une chose pour en obtenir un autre».Comme les héros de ses films, de Phoolan Devi à Elizabeth, il y a perdu un peu d’innocence.«Bien sûr, j'ai peur de me faire broyer par le système.Je me défends en me laissant aller.Mais ce qui arrive devait arriver.Je crois en mon destin, je suis joyeux.» Jusqu’à présent, il n’a pas à se plaindre.Père médecin, mère journaliste, il est un pur produit de la bourgeoisie indienne éduquée.«J’ai eu la chance de grandir dans une culture à la fois très indienne et très ouverte sur l’Occident.II n’y avait pas de frustration comme c’est le cas aujourd'hui pour la jeune génération.» Après le bac, il part étudier la comptablilité en Grande-Bretagne.«J’ai réalisé le rêve de la classe moyenne indienne: décrocher un diplôme anglais, trouver du travail là-bas, m'installer.» Il continue d’ailleurs à payer sa cotisation annuelle à l’Association royale des experts-comptables: «Ça peut toujours servir si un jour je me retrouve sur la paille».Il garde un bon souvenir des aimés 1970 à Londres mais sa vie à lui n’était pas folichonne.«A un moment, je n'ai plus pu supporter cette schizophrénie entre un travail sérieux et moi qui ne l'étais pas du tout.J'ai décidé de faire ce qui me plaisait et ça ne pouvait être que dans le spectacle.» ALEX BAILLY Un jour, il plaque tout et rentre sans prévenir à la maison annoncer sa décision de faire carrière dans le cinéma.«Bien entendu, ma famille était très choquée.» Elle attend en vain qu’il change d’avis.Cinq ans de galère avant son premier vrai rôle d’acteur n’y font rien: la famille, un brin gênée, le découvre à l’écran en loukoum gominé, chantant, bondissant, roulant des yeux de merlan frit.«Aujourd’hui, ils sont plutôt fiers.Mon seul regret, c’est que ma mère soit morte avant d’avoir vu autre chose que des comédies commerciales.» En ce moment, Shekhar Kapur prépare une nouvelle super-production internationale: une vie de Mandela.Après, il aimerait bien retourner «chez lui», à Bombay, pour y faire «une belle comédie musicale indienne».Pourquoi pas sur la famille royale britannique?Il éclate de rire: «Le scénario est pas mal mais surtout pas de pathos, du divertissement.» Shekhar Kapur en sept dates ¦ 1948: naissance à Lahore (Pakistan) ¦ 1970: part étudier à Londres ¦ 1978: quitte Londres et son métier de comptable pour Bombay et le cinéma ¦ 1985: Masoom (L’Innocent), premier film ¦ 1989: Mr.India, l’un des plus grands succès de l’histoire du cinéma indien.¦ 1994: La Reine des bandits, inspiré de la vie de Phoolan Devi, est encensé en Occident mais censuré en Inde ¦ 1998: Elizabeth REM STAR Kcmstar Oistiilmliim.Les l’rodui lions des Minis de I \ulrt cl I Ici il ni prcscnlcnl Victor Lanoux Mirella Toniasslnl Pascale Mont pet IL Dino i’avarone Henri Chassé Jmle-Antoine Jarda MÆVlUIJt] 32 /mfl (fj Jïrll MARSH 1 BhrtUirttr Crtteete FILMS FESTIVAL Dimanche le 15 nov.à 18 h UNE MINUTE DE SILENCE êRALUil DISPONIBLE AU MUSEE DES BEAUX ARTS, AUDITORIUM MAXWELL-CUMMINGS (1379, Sherbrooke Ouest) PRIX : Élud iants/Âge d'or 5 $ •*••> Admisson générale 7 $ ••••) Laissoz paj.ser (6 films) 25 5 "¦} Billels disponiblos à l'onfréo un fiIjm de Florent Emilio Siri FESTIVAL DE FILMS EN F SOUS-TITRES EN ANGLAIS Samedi le 14 nov.à 17 h DISPARUS novem un film de Gilles Bourdos Gilles Bourdos et Grégoire Colin seront présents INFO-FESTIVAL: 514 www.gonerahon.net/cinemama: ^^01+0+/+/D 87584^ wmammm I.K I) K V III l< .I.K S S A M K DI II K T I) I M A X < Il K I X II V K M H II K I IM) S produit par Denise Robert ALLIANCE VI VAU LM, MIRAMAX FILMS ,t MARIO H VinORIO CECCHI (iORUw MH.WIPOU ROHlKUU^ÉM0B^7?y\fl | BLNKiNI ¦BÜRÎumTMARIO COTONE .DA FERRI iiGIANLUIGI BRASCHI EN VEBWJJ; 0 vo VP7 / 0 0 ÉflIliiMA iMICMül I B fiflIlPT KCAl I miisv lihiiui.l'mdi .GAGNANT GRAND PRIX DU JURY - CANNES 1998 , PRIX DU PUBLIC - FESTIVAL DES FILMS DU MONDE DE MONTREAL I99B PRIX DU PUBLIC - FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE TORONTO |998 PRIX DU PUBLIC.SÉLECTION HUMOUR - FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE QUEBEC 199» PRIX DU PUBLIC - FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE VANCOUVER 199» GRAND PRIX HYDRO QUÉBEC - ROUYN NORANDA LES CRITIQUES LUI DONNENT UNE NOTE .?! Normand Provencher, LE SOLEIL.Denise Martel, JOURNAL DE QUÉBEC, Brendan Kelly.THE GAZETTE.Piotr Borowiec.HOUR « TOUTES LES ÉMOTIONS SE RETROUVENT DANS CE FILM ! JE N'ÉTAIS PAS CAPABLE DE RETENIR MES LARMES ! » Nathalie Pctrowskl, CKAC «?! ON A RAREMENT VU UN FILM OÙ LE RIRE, LE DRAME HUMAIN ET L’ESPOIR SONT AUSSI EFFICACEMENT LIÉS ! » Paul Ville neuve.IOURNAI Dr.MONTRÉAL « AUSSI BOULEVERSANT QUE COMIQUE ! » Francine Grimaldi SAMEDI ET RIEN D'AUTRE Une histoire inoubliable qui prouve que l'amour, la famille et l’imagination finissent toujours par triompher.W\£ ,ST BELLE SÉLECTION OFFICIELLE-CANNES 1998 EN COMPETITION UNE Fabienne Vonier présente Isabelle Huppert MÉÇOLE r .avec vmcemimmmz vimm lindon amr •PI 1RANCOIS IWilMi) DANIHI.Ii TjUHRGIJX BERNARD LE COQ JEAN-CLAUDE RICHARD itôfclL*.JAN-M1CHELL LAURENT JUMEAUCOURT PIERRE LAROCHE RICHARD SCHROEDER JONATHAN UBRimi: NlCC Les bêtes lumineuses CINÉPLEX ODÉOn" FAUBOURG qu’appuie un lyrisme fortement f teinté d'érotisme.» Le Devoir «Ça m'a énormément plu (.) je le recommande» CBF Radio-Canada de MICHELINE PARENT mise en scène de RENÉ RICHARD CYR Avec Chantal Baril, Sylvie Drapeau, Robert Lalonde, Julien Poulin.Guy Provost, Stéphane Simard et Jean Turcotte Scénographie Jean Bard Costumes Lyse Bédard §§§ üÿ : Éclairages Michel Beaulieu Musique Michel Smith Assistance à la mise en scène et régie Suzanne Bouchard DU 6 NOVEMBRE AU 5 DECEMBRE 1998 3900, rue Saint-Denis • Billets à prix unique : 20$ Claude Lemieux dirige une nouvelle pièce du Franco-Roumain Matéï Visniec où il est cette fois question de la boucherie des Balkans.En fait, de ses répercussions sur deux femmes: une Européenne, violée en Bosnie et une Américaine, marquée à jamais par la découverte de charniers.lx> temps des victimes, La mémoire qui éclate comme un obus.Et au bout de la tranchée?Malheureusement, aucune rédemption possible.Le titre est lout simplement magnifique: 1m Femme comme champ de bataille.Sur l’affiche du Théâtre Espace La Veillée, en dessous de cette aj)-pellation poétique, sur fond de terre granuleuse, le graphiste a placé un couteau, quelques balles de gros calibre, un paquet de cigarettes et un sous-vêtement féminin.Un slip de 1 femme déchiré et maculé de boue.L’indice est là.Ce litre annonce en fait un drame insoutenable.C’est du -corps de la femme comme champ de bataille qu’il est donc ici question.Du viol des femmes utilisé comme tactique militaire depuis des années dans le conflit en Bosnie.: Le dramaturge franco-roumain Matéï Visniec aborde donc ce sujet on ne peut plus d’actualité.Un rapport tout récent de Médecins sans frontières, publié le mois dernier dans /x?Monde, citait d’innombrables cas de torture, des yeux arrachés, des mains coupées, des enfants assassinés devant leur parents, et encore des femmes violées.L’ex-Yougoslavie n’est lias qu’une poudrière: c’esl une boucherie.L’histoire de la pièce origine de cet enfer, mais 11e s’y déroule pas.Visniec situe plutôt son action dans un centre 'de réfugiés, en Allemagne.C’est là ¦que se croisent Dorra, une femme des Balkans victime d’un viol qui l’a inise enceinte, et Kate, une psychologue américaine qui a passé des ¦mois à fouiller les charniers de Bosnie.Leur huis clos ne les sauvera lias de leur étouffant passé.On sera loin du tragicomique de La vie est belle ¦ dans la petite salle au sous-sol de üt d Veillée, à compter de mardi.Ii Matéï Visniec est né en Roumanie •ten 1956.Journaliste à Radio-France •International, il a commencé à écrire pour le théâtre en 1977 et est maintenant l’auteur le plus joué dans son ¦pays d’origine.La Femme comme ¦champ de bataille est son dernier texte.La pièce a été créée en Avignon en juillet 1997 et est déjà traduite en huit langues.La scène comme champ de bataille «Ce qui m'a immédiatement attire, ¦ c'est l’absence de pathos: dans cette piè-lice, tout est en finesse, tout est en délicatesse», dit le metteur en scène Claude Lemieux, qui a reçu le texte de l’auteur et n’a pas vu la production française.Lemieux a déjà monté le Théâtre décomposé, ou l'homme poubelle de Visniec, il y a deux ans.«En {;général son travail est plutôt absurde, K influencé par Ionesco si l’on veut.Mais t;/«, on se retrouve avec quelque chose de j complètement différent.Un théâtre en-l’gagé, éthique, mais qui en même temps ç dénonce la politique, les excès de la po-vlitique, les dérives de la recherche de la l différence à tout prix et le besoin pressant de trouver des façon de vivre en i commun, dans le respect des origines Y diverses.» La scène aussi est un champ de ba-J; taille.Cette fois, s’y affrontent l’Est et l’Ouest.l'Europe et l’Amérique, les i belles grandes théories sur le monde e et la cruelle réalité du bourbier.]¦ De Dorra, Visniec n’a même pas j; voulu préciser l’origine.Elle est «des : Balkans» et c’est tout.«L’auteur en ?parle presque comme d'un continent en j]soi, résume Lemieux.Son personnage ’e exprime sa colère contre les hommes, contre la guerre et contre le continent j[des Balkans, mais cite ne vent pas du j! tout embarquer dans la rencontre psy- chanalytique avec sou vis-à-vis.» Kale, par contre, esl moins secrète.Avant d’être transférée en Allemagne, l'Américaine soutenait psychologiquement les soldats chargés de fouiller les charniers bosniaques.Au bout de dix-sept fosses, elle a elle-même craqué.La confrontation avec la survivante va l'obliger a confronter à nouveau ses affreux souvenirs et même à fouiller son propre passé, ses origines irlandaises (une autre région d’Europe fratricide).«File est bouleversée à jamais, explique alors le metteur en scène.Mais la pièce met surtout en évidence l'incapacité que nous avons à comprendre l'immense douleur que vivent les survivants d'un conflit.La panoplie de beaux livres et de belles idées ne servent pas à grand-chose dans ce cas.» Kate sombre et se raccroche à ce qu'elle peut.Elle tente d’analyser les purges ethniques en termes psychanalytiques.Elle parle sans arrêt de la femme comme champ de bataille.Mais ce 11’est qu’une autre belle manière d’analyser, qui finalement, ne rime à rien."Ça peut même devenir navrant, enchaîne Lemieux.La seule chose qui rende service à l'autre, dans une situation semblable, c’est d'être vraie.Kate rejoint Dorra quand elle arrête de parler pour l’écouter.» Mais elle ne la sauve pas.Exit, donc, le thème de la rédemption, qui connaît un renouveau actuellement du côté culturel — Il faut sauver le soldat Ryan, ça vous dit quelque chose?«Il y a un instinct de survie en Dorra, probablement plus fort que sa haine, que sa colère, que sa douleur.Mais elle ne guérit pas.Ses plaies ne se referment pas.Même si au bout du compte elle va accepter de mettre au monde l’enfant qu’elle porte, probablement pour donner un peu de place, à travers elle, à l’espoir d'autre chose.» Claude Lemieux a confié ces deux rôle exigeants à Tania Kontoyanni (Dorra) et Cary Lawrence (Kate).La première est diplômée du Conservatoire.La seconde a été formée à l’Université Bishop et à Paris.Lui-même ne s’est pas trop posé de questions avant de plonger dans cette histoire de femmes violées, en corps et en esprit.«Je pense que ça m’a mis en contact avec une partie féminine en moi.C'est un travail enrichissant.En même temps, je ne crois pas que la question du sexe du met- teur en scène soit importante.Il est question de ce que des hommes ont fait à une femme, mais aussi de ce que des hommes font aux hommes.» Ce que la bête humaine fait à ses semblables pour rendre la vie plus insupportable que la mort.Ix> temps des victimes.La mémoire qui éclate comme un obus.Et au bout de la tranchée, une compassions certaine, mais aucune rédemption possible.La Veillée, passionnée par l’Europe de l'Est, nous propose habituellement une image plus reluisante, plus «grand’culturelle» de cette région.«Je n'ai pas abordé ce travail dans cette optique, conclut Claude Lemieux.Personnellement, je cherche des formes nouvelles, des discours nouveaux, un regard neuf sur le monde et le théâtre.Je crois que la remise en question constante est essentielle.Sinon, on s'enferme dans des certitudes dangereuses.Et c’est ce que j'aime à La Veillée: on cherche et on explore, on ose et on propose.» JACQUES GRENIER I.E DEVOIR Claude Ix-mieux: «Ce qui m'a immédiatement attiré, c'est l'absence de pathos: dans celte pièce, tout est en finesse, tout est en délicatesse.» c&OL ecU unt ¦anrvoLvct Du 23 novembre au 19 décembre 1998, le Nouveau Théâtre Expérimental envahit Espace Libre et le transforme en temple des mots avec UNE ÉTUDE THÉÂTRALE DE Jean-Pierre Ronfard ET Sylvie Daigle AVEC Martin Dion Emmanuelle Jimenez Pascale Montpetit Marie-Josée Picard Marcel Pomerlo Jean-Pierre Ronfard DIRECTION TECHNIQUE Pierre Charbel Massoud Du mardi au samedi à 20h30 Entrée: 15$ et aussi Les soirées romanesques Tous les lundis à 20H30 Alexandrine Agostini lit à Suzanne Jacob - en 4 épisodes successifs -le roman de Suzanne Jacob, L'Obéissance.Entrée: 5$ Forfait 4 soirées: 15$ Conte astable Tous les jeudis à 22H30 Patrick Peuvion raconte Les histoires de la rue de Lorimier de Gaétan Lavoie Tous les vendredis à 22h30 André Lemelin raconte Contes inventés de l'Abitibi d'André Lemelin Tous les samedis à 22h30 Anne Dandurand raconte Contes à fleur de peau d'Anne Dandurand Entrée: 10$ poète 1 fait du chapeau Tous les vendredis et samedis à 17h30 Christian Vézina dit des poèmes tirés au sort par le public.q q q Entrée: 10$ Le temple des mots DD 23 NOVEMBRE AU 19 DÉCEMBRE 1998 RÉSERVATIONS: 521-4191 UNE PRODUCTION DU Nouveau Théâtre Expérimental espace libre 1945 Fullum métro Frontenac LE DEVOIR ^ / uno production do lemleux pilon I c • l i V i 01» collaboration Ginette Prévost performance & Co-conception Rodrigue Proteau Julie Slater Peter James collaboration: Axôl Morgenthaler.Marie-Louise Nadeau.Gabriel Tsampalieros.Marc tfilodoau.François Bérubé.Patrice Moïse.Guy Hebert.Jimmy Lok&tos.Benoît Leyoïidre.François Pomminviile • V::T co-production: Théâtre français du Centré National des Âris.Ottawa.John F.Kennedy Centre.Washington D C el l'Usine C.fourré ’ fct» .Si EH3E3 fP performance virtuelle / virtual performance Michel Lemieux Victor Pilon B H) i.k i) e v 0 i U , i.r.s s a m !•: i) i ii i: t n i m a x < u v.i r> x il v n m u n !•: i !> !• 8 I» !î R F ORMAN C E Descente aux enfers Michel Lemieux et Victor Filon créent Orféo à l’Usine C Le vrai de vrai tandem de la performance virtuelle lance sa nouvelle création, cette semaine, à Montréal.Cette fois, Lemieux et Pilon proposent une adaptation quadridimentionnelle et multimédia du mythe plurimillénaire d’Orphée, qui va inutilement défier la mort par amour pour son Euridyce.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR C’est une belle et tragique histoire antique qui a imprégné toute une littérature sacrée, jusqu’aux origines du christianisme.On résume.Orphée perfectionne la lyre reçue d’Apollon et charme les hommes, les bêtes, les dieux et même les pierres avec son chant qui lui aide aussi à conquérir son épouse, la Dryade Eurydice.Un jour, la belle est poursuivie par Aristée et piquée par un serpent.Elle en meurt.Orphée descend alors au royaume d’Hadès où il charme Cerbère et les divinités infernales.Il obtient la permission de ramener son amour sur Terre, à condition de ne pas la regarder sur le chemin du retour.Malgré sa promesse, il se retourne.Euridyce disparait à jamais dans les ténèbres.Orphée reste ensuite seul et inconsolable, jusqu’à sa propre fin tragique.Ce mythe a donné naissance à une très riche littérature, de Virgile à Ovide, et à d’innombrables œuvres artistiques, dont les opéras de Monteverdi, Gluck, Haydn et Offenbach, le ballet de Stravinski, les tableaux de Bruegel, U* Tintoret, Rubens, Poussin et Delacroix, le film Orfeu Negro de Marcel Camus, et puis le film de Cocteau, évidemment, dans lequel triomphait le beau et noble Jean Marais, lui-même tout juste emporté de l’autre côté de ce monde.Maintenant, dès cette semaine, à l'Usine C, avec Orféo, c’est donc au tour du tandem de Michel Lemieux et Victor Poulin de s’avancer sur ce continent déjà exploré en tous sens.«On voulait bien plonger dans cette vieille histoire d'amour, mais à condition de l'actualiser», explique Michel Lemieux, performeur de la première heure, au début des années 80, associé à l’artiste visuel Victor Pilon depuis 1990.«On voulait raconter une histoire au public d'aujourd'hui, en utilisant l'archétype antique.C'est toujours à ça que servent les mythes, non?À parler de nous, maintenant.» Cette fois, Orféo (Rodrigue Pro-teau) est un Casque bleu et Euridyce (Julie Slater) travaille comme recher-chiste pour la radio.Elle meurt après avoir été heurtée par un «serpent mécanique» (une auto.).Orféo sombre théâtre du rideau vert Feydeau en coproduction .u ce le Théâtre fronçait du Mise en scène: Daniel Roussel Réservations: (514) 84/1-1793 www.rideauverl.qc.ca Service de garderie EE SAMEDI ET IE DIMANCHE EN MATINÉE, SUR RÉSERVATION SEULEMENT.Pierrette Robitaille François Papineau Sylvie Moreau Carl Béchard Normand Lévesque François Tassé Denis Roy Danièle Lorain Jean Asselin Vincent Giroux Denys Paris Viviane Pacal Christian Thomas Gina Couture Sasha Dominique Jean-Raymond Châles Omni V TVA r* la lemme comme champ de bataille de matéï visniec du 17 novembre au 13 décembre 1998 "‘"’'lion ABONNEMENTS Dans la série PASSAGE MOTEL NOVEMBRE 19 9 8 de GEORGE F.WALKER MARYSE WARDA PIERRE BERNARD Distribution MICHELINE BERNARD CÉLINE BONNIER STÉPHANE F.JACQUES JEAN-FRANÇOIS PICHETTE Assistance à U mise en scène «t régie ISABELLE BRODEUR Défor JEAN GARD Costumes MEREDITH CARON Eclairages MATTHIEU GOURD Environnement sonore LARSEN LUPIN É À t n QUAT’SOUS JOO, AVE DES PINS EHT MTL cow* / dis a*is» roes u n**s ou oUatc (514) 845-7277 RÉSEAU ADMISSION (514) 790-1245 / 1 (800) 361-4595 POUR RÉSERVATIONS FORFAIT MOTEL DE PASSAGE À l'achat d'un billet pour L'Enfant-Problème, obtenez jusqu'à 15% de rabais sur les billets de Pour Adultes seulement et Le Génie du crime dans l’alcool et son delirium tremens l’entraîne dans un long périple imaginaire.Il est alors aidé par 1 leurtebise (Peter James), un suicidé condamné à errer éternellement, qui va pour ainsi dire reprendre goût à la vie au contact des deux amants réunis dans le rêve.«Nous on s’est demandé si c’est encore possible de vivre le grand amour, alors que les couples se séparent après une petite chicane», commence Michel Lemieux."/’/// perdu des êtres diets, j'ai vécu des peines d'amour, je vis présentement une belle histoire d'amour», enchaîne Victor Pilon.«Ce spectacle me permet donc de puiser dans toutes sortes de souvenirs, parfois douloureux, parfois fabuleux.» Ce qui permet à Lemieux de reprendre, du tac au tac .«Moi, si je ne suis pas en amour, je suis en peine d'amour, c'est à peu près ça ma vie, dit-il.Alors oui, c’est un spectacle autobiographique.Je ne pourrais pas parler intimement de la guerre, parce que je n'ai jamais vécu ça.La seule guerre que je puisse transposer c'est ma petite guerre intérieure.Je peux faire un show sur l'amour, ça oui, sur la douleur d'aimer, ça oui, je l'ai déjà vécu.Et comme ça me touche, je peux étonner les spectateurs et les toucher à mon tour.» Les patenteux high-tech Il y a ce «quoi» et ce «pourquoi», mais il y a surtout le comment.Les deux directeurs artistiques — la compagnie Michel Lemieux Musique et Performance (1983) est devenue Michel Lemieux Victor Pilon Création Inc en 1996 — ont déjà créé ensemble Grand Hôtel des étrangers et t’ôtes.Des i.i-: IIKVOI au monde des enters d’Euridyce, à l’univers délirant d'Orféo.Les compères créateurs se lancent alors dans une défense et une illustration de leur art postmoderne à souhait, maintenant informatisé de part en part.«Un ordinateur, c'est un objet mort tant qu'il n’est pas animé par un être humain, commente Michel Irmicux.Moi, j'aime bien jouer avec ces nouvelles machines et il y a encore beaucoup du patenteux high-tech en moi, mais ce show a été fait avec un budget ridicule et des bouts de ficelle.Ear exemple, on n 'utilise aucun prototype et on détourne constamment l'usage des machines de série.En plus, l'essentiel, je le répète, c'est le lien créé entre le réel et le virtual et c'est pourquoi nous avons intégré les perform cuis au tout début du processus de création.» Victor Pilon en rajoute, pour bien faire sentir, une dernière fois, qu'Orféo participe d’une nouvelle forme de, spectacle.«Le texte tient en dix pages et a été ajouté à la toute fin, dit-il.C’est volontairement anecdotique.On ne fait pas du théâtre traditionnel.Notts sommes plutôt des créateurs d'images poétiques ou des perforateurs visuels.» i Orféo, une création de Michel Lemieux et Victor Pilon productions hybrides alliant le réel et le virtuel, jouant avec les techniques de pointe, intégrant aussi bien la danse, le théâtre que les arts visuels.Leur Orféo sera évidemment de cette eau multidisciplinaire.«Notre spectacle propose une expérience collective, comme le disait Cocteau du cinéma, poursuit D'mieux.On fait apparaître des petits bouts de réalités virtuelles à l’intérieur d’un tout bel et bien réel.Au fond, on travaille moins sur le virtuel que sur le choc entre le virtuel et le réel.Ixi présence du vivant, la présence réelle des êtres humains sur scène est une force encore irremplaçable.Même le cinéma ou la télé n’ont pas réussi à tuerie théâtre.Il serait étonnant que la réalité virtuelle y arrive.» Ce qui n’exclut pas un raffinement constant des techniques.A ses premières performances, pendant la préhistoire informatique, Michel D'mieux s’attachait une lampe de poches sur la tête et créait des ombres fascinantes autour de lui.Plus récemment, dans Grand Hôtel., l’effet était amplifié par des bandes visuelles et sonores, préen-regislrées.Cette fois, les deux mondes se côtoient en temps réels.«Comme on veut privilégier l’interaction dans Orféo, la grande majorité des projections virtuelles sont en direct, explique Pilon.On a un décor sur scène et juste à côté, un petit studio de tournage.Dès qu'un performeur quitte ta scène, il va en coulisses se faire filmer.Les moniteurs-témoins lui permettent d’interagir de façon beaucoup plus harmonieuse avec le performeur devant le public.Il peut ajuster ses gestes et ainsi transmettre chaque soir la même énergie, pour ainsi dire la même sueur.» Sans compter que cette technique semble, au moins théoriquement, tout à fait adaptée au sujet.Cette forme immatérielle pourrait très bien convenir montage et mise en scène Guy Beausoleil Bonne nuit M les vivants ! r les univers d'^gota Kristol Production autogène en codiiiusion avec 3700, nie St-Lominiqjie angle les Hns métro Sherbrooke du 4 au ,22, novembre 1998 Réservations: (514^ 843-7738 Le théâtre d’Agota Krlstof une première nord-américaine 1 V.V# %.théâtre' ESPACE LA VEILLÉE une production le groupe de la veillée, présentée dans le théâtre intime, mise en scène Claude lemieux.avec tania kontoyanni et cary lawrence.scénographie et éclairages ciaude goyette.bande sonore et images Philippe laliberté.1371.rue Ontario est, réservations 526-6582, réseau admission 790-1245 BANQUE LAURENTIENNE I* U B LICIT t SaL [CONtfitl msm de Louis-Dominique Lavigne Un spectacle ludique qui explore l’univers du mensonge à travers la commedia dell’arte et Robert Bellefeuille^ Une création du Théâtre de la Vieille 17 (Ottawa) et du Théâtre populaire d’Acadie (Caraquet) ( UNES ! J % ikt t Une création du Théâtre U BU en coproduction avec le Théâtre français du CNA et le Festival de théâtre des Amériques.assistance à la mise en scène Michèle Normandin ijécor Claude Goyette, costumes Lyse Bédard, éclairage Guy Simard musique originale Denis Gougeon, conseiller littéraire Stéphane Lépine du 11 novembre au 5 décembre vendredis à 20 h, samedis à 16 h * Billetterie ’ 514 253-8974 BILLETS 514 79D-124 1 800 361 LE DEVOIR E] Papineau ou Via __"—T H E A T R E—!___ BBOIXl DENISE-PELLETIER les samedis - 4353, rue Sainte-Catherine Est, Montréal- us 34 E3 Pie IX, autobus 139 com@denise-pelletier.qc.ca www.denise-pelletier.qc.ca JACQUES I.ESSARD Le piège qui s'efface, installation de matériaux naturels de Diane Robertson Mon Vieux Tu M'@s Jeté Si Une Nouvelle Cl@nète texte françoisarchambault@miseenscène jean-stéphaneroy@scénographie olivlffindreville lumière nicolasdescôteaux@son claudelemelin@avec: louisecardinal@joëlmelançon @julieménard@danielparent@dir.art.claudepoissant à montréal 2 soirs seulement@billet.11$ + de 50 rep.en tournée pour ados/ guerre mensonge pouvoir inspiration gloire amour en 1 heure mardi et mercredi /17 et 18 novembre / 20h00 4890.BOULEVARD SAINT- LAURENT SALLE MONTREAL, QUEBEC Qll THÉÂTRE RÉSERVATIONS: (514) 845 4890 nnwiei* ADMISSION : (514)' 790 1J45 THÉÂTRE P E Fl T ift E m H 12 I.!•: I) K V O I I! .I i; S S A M K DI II K T l> I M A \ ( Il K I \ 0 V !•: M I! I! !•: I !l !l s .*> V‘ii «1 màk i (iKI.NILK I I JÂC QUE ! " ¦ • ÆtiWÏ K: ktiM ÎÉSgS LES ESPACES DU SILENCE Eric Daudelin du 7 novembre au 5 décembre 1998 " 3*8kÎ6MK$ OIIIIVATOIRE4 » V.WtK« > 372, rue Sainte-Catherine Ouest, Espace 426 Montréal, Québec II3B IA2 (51 1) 866-5320 .« • 7 .•¦*»'*, (.» ; M\.* 1 » du* mercredi au samedi, de 1 lh30 à 17h30 E X P O S I T I O N A voir au Centre d’exposition de Baie-Saint-Paul DU 26 SEPTEMBRE 1998 AU 24 MARS 1999 ŒUVRES RECENTES SCULPTURES ET DESSINS JUSQU'AU 5 DÉCEMBRE SAXE •à;#.-X ()h Ïïlvoîli d’une exceptionnelle qualité.j ' (1er avait acquiescé; l’objet serait réalisé en or, mais il serait peint en noir 11 n’a pas obtenu le contrat.Man témoigne bien de l’ensemble des stabiles produits par l’arlisfe.Par ces sculptures monumentales^Il a réalisé un art public qui sied bieiji a l’esprit démocratique de notite siècle.Ses sculptures sont sans |>je-destal, au sens propre comme au.ti guré.On peut s’approcher, toucher et circuler a travers cette structure ouverte.De plus, la simple symljfc lique des trois cercles couronnanrta sculpture suffit à exprimer avec efficacité et poésie l’idée de l’homme.Aussi, il est intéressant de nolejr que, malgré le volume et la robustesse de l’objet, ce dernier n’a ricin perdu de la légèreté, du côté aériéfi, si caractéristique de l’œuvre de Colder.La délicatesse de l’emprise flti sol, les longues pattes, la minceur des plaques de métal et les ouvertures y concourent.Ix‘s rétrospectives sont de ces événements qui donnent aux musées toute leur pertinence.En effet, seules ces institutions ont vraiment 1)4s moyens de mettre en scène de lardes pans de l’histoire matérielle, de ras sembler en un seul lieu l’essentiel i MMÉM SPECIAL ORCHESTRE svMPi lONign DE MON TREAT ( MAKI i s I il inli «f r- rassqaa *'• Ts&'tÊ?• *'.4 • > TV •Vk* i?- .,Tv-V ._____________________________________________________.mmm .¦ - V" v 'iviüy, t - • -V.1 877 l'osm ^mamwm ne peut jouer sans vous.Il AOuVrl RfCOROmCS jp* Billets en vente à la PdA / 514 842 2112 _ ,, _ cfc Place des Art; et Réseau Admis; : 790 1245 1 Redevance et frais de service.Mots X V K M B II K I !» !» S B 17 SSSsSS B A ROQUE ORCHESTRE MONTREAL 8Tt 1T m r «(.) le disque de chansons le plus tripant de la saison.?» Laurent Saulnier, Voir «Maudit Bonheur révèle (.) un créateur au sommet de son art.» Aiain Brunei, La Presse «(.) son meilleur album solo à vie.» Sylvain Cormier, Le Devoir DÈS MERCREDI! 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