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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-11-17, Collections de BAnQ.

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F 0 N I) E I !) I 0 LE DEVOIR V o I.I.X X X I X (i I MONTRÉAL, LK MARDI X () V !•! M B li K I D !> .S I \ X K S I $ T o it o x i o I $ PERSPECTIVES L’urgence verglacée Il est des urgences comme des branches.Certaines peuvent céder sous le poids des faits comme sous celui du verglas.C’est alors l’heure de revoir un dossier, ou pour un gouvernement de revoir un décret d’urgence, comme on retaille un arbre trop endommagé par le verglas.C’est de toute évidence l’obligation morale devant laquelle se retrouve maintenant le gouvernement Bouchard devant le report de la construction de la ligne Saint-Césaire-Des Cantons.Loii is-Gilies Fr a ne œu r ÆËk ussi cachottier que fin stratège, ce Steve Fla-Æjes nagan! A moins qu’il ne faille créditer le coup VL en plus haut lieu.La semaine dernière, Hydro-Québec adressait un communiqué aux seuls médias et,élus de la Montérégie et de l’Estrie, comme la société d’État le fait pour un incident très local, qui n’intéresse personne ailleurs dans la province.Il s’agissait donc, en principe, d’un événement au niveau du transformateur, qui a coulé dans un fossé à Saint-Glinglin ou d’un avis d’interruption du courant dans le rang cinq.A y regarder de près, toutefois, on en vient à croire que l’élection en cours a les mêmes effets sur les nouvelles d’importance nationale qu’un lavage à l'eau chaude sur un chandail de laine: ça rapetisse, ça ratatine, ça rétrécit beaucoup! Qu’annonçait Hydro-Québec en somme dans ce communiqué d’intérêt local! Rien de moins que l’impossibilité dans laquelle elle se retrouve de livrer pour cet hiver la fameuse ligne à 735 kV, qui devait relier le poste Saint-Césaire au poste Des Cantons, ce portail principal de nos exportations vers les États-Unis.La nouvelle était pourtant «hé-naurme» malgré son allure ratatinée à dessein: en effet, la mise en marche de cette 735 kV dès cet hiver, pour sécuriser autant la Montérégie que l’Estrie, constituait en janvier dernier «le» motif, selon Hydro-Québec et le gouvernement, pour autoriser par décret d’urgence les travaux de construction, sans passer par la procédure d’évaluation des impacts environnementaux prévus à la Loi de l’environnement.Quand on y regarde de près, grâce aux cartes expédiées aux seuls collègues en région, 55 % de la ligne, soit plus de la moitié, sera construite sur portique de bois.Une ligne temporaire, en somme, pas coûteuse du tout et apte à pallier à une urgence.le temps d’une audience publique! Et Hydro-Québec, qui brandissait en janvier dernier le risque d’une répétition dès l'hiver 1999 d’un verglas si exceptionnel qu’on le dit d’occurence «une fois en mille ans», ne croit plus désormais à son propre argument: elle annonce qu’elle n’installera les fds sur ses portiques de bois uniquement si c’est nécessaire.Une opération qui prendrait 15 jours! Le risque de laisser la Montérégie et l’Estrie dans le noir une autre quinzaine a donc chuté dans les derniers mois dans des proportions qui défient les lois de la statistique.Il est difficile d’imaginer que la société d’État ait fait une erreur de planification qui la contraint d’atteindre moins de la moitié de son objectif de construction sur 10 mois.Avec son expertise de niveau international, TransEnergie ne peut pas faire une erreur pareille sans provoquer une hécatombe au niveau de sa direction.Il est tout aussi difficile d’imaginer que les politiciens ait sciemment trympé le public en créant une fausse urgence pour «passer» à la population, sans débat public, l’autoroute de nos futures exportations.Si tel avait été le cas, le premier ministre aurait certainement exigé la tête du responsable d’une telle erreur.Quoiqu’il en soit, l’aveu dans les faits de l’impossible résultat modifie ce dossier en profondeur sur deux plans: juridique et politique.Deux magistrats ont refusé aux citoyens du Val Saint-François l’injonction réclamée pour annuler les décrets d’exception et pour déclencher l’audience publique prévue dans la loi.Sur la foi d’une preuve prima facie, les magistrats ont endossé la thèse de l’urgence.La nouvelle logique d’Hydro-Québec impose une révision de ces décisions dans la cause qui s’amorce sur le fond de la question.Si les portiques de bois sont assez solides pour passer l’hiver prochain et offrir une sécurité acceptable, ils peuvent aussi bien en passer deux pour permettre la tenue d’une audience publique.A moins qu’Hydro n’installe des poteaux qui s’autodétruisent après lecture des communiqués! Par ailleurs, le ministre de l’Environnement et de la Faune, Paul Bégin, a désormais une obligation, soit celle de ne pas contourner la loi dont il a la responsabilité et, partant, de faire annuler le décret d’urgence qu’il a parrainé devant le Conseil des ministres.Toute l’économie de sa loi exige une révision des décisions lorsque le ministre est confronté à des faits nouveaux, différents de la justification initiale d’un projet, qu’il s’agisse d’un certificat de conformité ou d’autorisation.Le premier ministre, Lucien Bouchard, a lui aussi une obligation morale en tant que chef du gouvernement qui a adopté ce décret d’exception sous prétexte d’une urgence qui n’existe plus, dans les faits et de l’aveu explicite du promoteur.Voilà un dossier qui pourrait donner lieu à une promesse claire à l’occasion du débat des chefs.Et ce ne serait pas la plus chère de l’élection.M É T É 0 Montréal Québec Dégagement Ciel variable, en matinée.Max: 0 Min: -6 Max: 2 Min: -5 Détails, page B 7 INDE X Annonces.A 6 Le monde.B 6 Avis publics.B 7 Les sports.B 8 Culture.B 10 Montréal.A 5 Économie.B 2 Mots croisés.B 7 Éditorial.A 8 Politique.A 2 Horizons.B 1 Télévision.B 9 www.ledevoir.com Sondage Sondagem — Le Devoir — CK AC Allez-vous regarder le débat des chefs?Autres: 7.7% À votre avis, qui sortira gagnant de ce débat?44,0 % 23,7 % 6,4 % Les trois: 3,6%; Aucun 8,4 %; Pas de réponse: 14.0% S’il est élu, Lucien Bouchard devait-il.Attendre les Oui Non Autres conditions gagnantes Faire immédiatement .68,8 22,5 8,7 un référendum .10,3 85,0 4,7 Ne pas faire de référendum Établir un moratoire .49,6 43,9 6,6 de dix ans sur tout référendum.47,7 43,2 9,0 pas de ^ réponse 9.6%.Aujourd’hui, voteriez-vous pour ou contre la souveraineté du Québec?Les Québécois ne croient pas au renouvellement du fédéralisme Bouchard est favori pour remporter le débat des chefs PIERRE O’NEILL LE DEVOIR La popularité du chef péquiste va de pair avec l’intensité du sentiment nationaliste.Alors que Lucien Bouchard est nettement favori pour remporter le débat des chefs, la réforme du fédéralisme apparaît impossible à la majorité des Québécois.Un relevé de l’opinion publique, réalisé par la firme Sondagem pour le compte de CKAC-Radiomédia et du Devoir, démontre que le débat télévisé de ce soir suscite un grand intérêt, considérant que 67 % des Québécois ont l’intention de le regarder.Effectué du 10 au 14 novembre auprès de 1040 personnes, ce sondage indique qu’une victoire de Jean Cha-rest à ce débat causerait une grande surprise.En fait, 44 % sont convaincus que Lucien Bouchard en sortira gagnant, 23,7 % font plutôt confiance à Jean Charest et 6,4 % misent sur la performance de Mario Dumont.Les électeurs dont l’intention de vote est définitive se- ront proportionnellement plus nombreux devant le petit écran que ceux qui se disent enclins à changer d’idée d’ici le 30 novembre.Le fait que ces indécis ne soient pas au rendez-vous réduit sensiblement l’effet que pourrait avoir le débat des chefs sur les téléspectateurs, selon le président de Sondagem.Jean Noiseux.Cette enquête d’opinion était principalement centrée sur l’avenir du fédéralisme canadien et le projet de référen- VOIR PAGE A 10: SONDAGE JACQUES NADEAU LE DEVOIR *» %* Inquiets, songeurs, déterminés?JEAN CHAREST et Drcien Bouchard préparent depuis hier leur stratégie en vue de la tenue du débat télévisé qui occupera l'antenne dès 19li ce soir à TVA, Radio-Canada et Télé-Québec.Le chef libéral mise sur le débat pour pouvoir parler directement aux Québécois; le chef du PQ pour consolider l’avance sur ses adversaire que lui prédisent les sondages; et le chef de l’Action démocratique, Mario Dumont, pour avoir plus de visibilité qu ’il n ’en a eu jusqu ’ici au cours de toute la campagne électorale.Le Canada est un pays «apathique et endormi», dit Soljénitsyne CHRISTIAN RIOUX ^¦RltT'ÇPOWDANT DU DEVOIR À PARIS Pour le grand écrivain et résistant russe Alexandre Soljénitsyne, le Canada est un pays «apathique et endormi» à l’image de l'entretien, qualifié d’insignifiant, qu’il eut en 1975 avec le premier ministre Pierre Elliott Trudeau.Cette semaine, le prix Nobel de littérature publiait à Paris le second tome de ses mémoires intitulé Le Grain tombé entre les meules (Fayard).Dans ces 500 pages disponibles uniquement en fiançais, il retrace ses premières années d’exil dç 1974 à 1978.Avant de se fixer aux États-Unis, Soljénitsyne avait d’abord songé à s’établir dans la région de Pembroke, en Ontario, après son expulsion d’URSS et avoir passé quelque temps en Suisse.L’écrivain déchu de sa nationalité changera vite d’idée.L’auteur de L’Archipel du goulag ne mâche pas ses mots.Pour Soljénitsyne, les villes canadiennes sont «envahies par la paresse intellectuelle» et peuplées de «hippies abrutis, costauds, gras à lard» (sic).Sur ce seul point, écrit-il «le Canada n’est pas à la remorque du monde civilisé».Montréal?«Impossible d’imaginer plus affreux» que cette ville qui aspire «à imiter les “mégalopoles” d Amérique, mais sans en être capable.» Le pont Jacques Cartier?Tout simplement «monstrueux»] Les campagnes ne valent guère mieux.Ce ne sont que des terres d’où l’on a «avec rapacité arraché chaque tronc VOIR PAGE A 10: SOLJÉNITSYNE «Impossible d'imaginer plus affreux que Montréal» «y-.•' >> «vÿSSL SUs w mm Uta::.Roch Carrier V Raoul Duguay Dans une entrevue à The Gazette, en 1988, Roch Carrier déclarait: «Je n’ai jamais écrit pour changer le monde.Le monde ne peut changer que par la politique.» Il y songe d’ailleurs depuis belle lurette, à la politique, mais dit qu’il Ils sont tous deux artistes et tentent tous deux une percée en politique active à peu près au même âge.Mais là s’arrête toute comparaison.Roch Carrier, 61 ans, est libéral et ardemment fédéraliste.Il a beaucoup écrit, été recteur du Collège militaire de Saint-Jean et directeur général du Conseil des arts du Canada.Il parle d’une voix calme.Il est candidat dans Crémazie, un comté du nord de Montréal ayant l’habitude de donner des résultats serrés et où il a été «parachuté».Raoul Duguay, 59 ans, est péquiste et ardemment souverainiste.11 a beaucoup écrit, beaucoup chanté, beaucoup ri et a mis un accent circonflexe sur le o de son prénom.11 est un véritable moulin à paroles, une «grande gueule» de son propre aveu.Il est candidat dans Brome-Missisquoi, le réputé château fort de Pierre Paradis situé aux contins de la Montérégie et des Cantons de l’Est, où il habite depuis 28 ans et a l’intention de finir ses jours.Une ressemblance?Peut-être.Non pas que les deux disent qu’ils veulent aller en politique pour «servir» ou «être près des gens», en particulier des jeunes: l’intention est après tout universelle.Mais Roch Carrier affirme que «là où j’ai le plus de satisfaction, c’est quand j'arrive à mettre des gens ensemble pour faire quelque chose; administrer, c’est le point de rencontre de la poésie et de la réalité».Et Raoul Duguay, qui est probablement le seul candidat à avoir mis un poème de son cru sur sa brochure électorale, dira qu’il veut «interconnecter toutes les forces créatrices, brancher les gens entre eux en ayant comme principe le respect, dépasser ses différences pour rencontrer ses ressemblances».Les chemins prônés, par contre, sont aux antipodes.VOIR PAGE A 10: ARTISTES PORTRAITS Deux artistes, deux pays ÉCONOMIE Le conseil de Provigo recommande d'accepter l'offre de Loblaw, page B 2 POLITIQUE Surplus budgétaires: Martin est à court d'arguments, page A 7 v.LES SPORTS Houle satisfait Thibault en l'échangeant à Chicago, page B 8 778313000658 A 2 I K I) K V 0 I II • 1 Nl •' U I) I 17 N ,, v |.; M |j i, |.; 4- E L E C T IONS QIIÈ li E (I 99 8 4’ Sollicitation pour le PLQ Un mystère autour de la lettre de la Banque TD Les intéressés se disent victimes d’un coup monté; au PQ, on s’indigne de telles allégations La controverse fait rage autour de la présumée utilisation, par des cadres de la Banque Toronto Dominion, du papier à en-tête de la banque afin de solliciter des dons pour le Parti libéral du Québec.Les intéressés de la Banque TD s’estiment victimes d’un coup monté.Au Parti québécois, on s’indigne de telles allégations, en accusant les banquiers de mentir.MARIE-CLAUDE DU CAS LE DEVOIR Michel Rivard, député sortant et candidat péquiste dans le comté de Limoilou, a dévoilé, hier en conférence de presse, ce qu’il a présenté comme l’original d’une lettre, portant l’en-tète de la Banque TD et les coordonnées du Centre bancaire commercial du Complexe Saint-Amable, à Québec.Le Devoir en avait fait état mercredi dernier, et le premier ministre Lu- cien Bouchard a dénoncé cette pratique.Dans un article du journal L’ Soleil publie samedi dernier.Michel Gauvin.directeur du Centre bancaire commercial du complexe Saint-Amable de la Banque 1D et cosignataire de la lettre, déclare cependant n’avoir jamais utilisé le papier de la banque a cette fin, et met au défi le premier ministre Lucien Bouchard de produire le document original.Contacté hier après la conférence de presse du député Rivard, Michel Gauvin a souligné une fois de plus que s’il avait bel et bien envoyé une telle lettre, mais à titre strictement personnel.«Je nui jamais utilisé le papier à en-tête de la Banque, a-t-il déclaré au Devoir.La première page de la lettre qui a été envoyée n'est pas celle qui a été reçue parle destinataire.» Pour M.Gauvin, la lettre produite hier ne peut être que le fruit d’une machination, par quelqu’un qui aurait reproduit le texte de la première page sur le papier à en-tête de la banque.«Ma signature apparaît sur la deuxième page seulement, et vous remarquerez d'ailleurs que mon titre n'est pas là, a-t-il souligné.La lettre que j’ai signée a été envoyée sur du papier blanc, à titre personnel.¦» La lettre de deux pages, datée du 28 août et adressée à Eugène Lachance, de Construction Injection E.D.M.de Lac Saint-Charles, sollicite un don pour le Parti libéral du Québec.Elle est cosigné par Martin Neault, directeur de comptes senior de la même succursale, mais, en effet, aucun titre n’y est mentionné.Elle a été déposée de façon anonyme, il y a une dizaine de jours, au bureau de Michel Rivard, qui en a transmis une copie à la permanence du PQ, à Montréal, en cachant le nom du destinataire.«On ne voulait pas associer, au départ, l’entreprise de M.Im-chance à tout cela, pour ne pas le mettre dans l’embarras, mais, maintenant qu’on nous accuse, et qu’on accuse le premier ministre de mentir, on n’a plus le choix, disait hier Michel Rivard.Lui-même a accepté que l’on dévoile son nom.Ce n’est pas lui qui nous l'a envoyée, mais on peut supposer que quelqu’un de son bureau, qui voulait que ça sorte, l’a prise et s’est assuré de nous la faire parvenir.» Joint hier, Eugène Lachance se souvient d’avoir reçu une telle lettre, mais ne peut pas donner plus de détails.«On reçoit énormément de demandes de toutes sortes, de tous les partis, y compris au municipal, dit Eugène üi-ehance.Je me souviens d'avoir reçu une lettre des gens de la Banque TD, elle portait peut-être l’en-tête de la banque, mais je n’en suis pas sûr.Quant à la façon dont la lettré est parvenue jusqu'aux gens du Parti québécois, il y a dé bonnes chances que ce soit après avoir été ramassée dans la boi(e à recyclage.» A la permanence du PQ, on a par ailleurs fait examinée de près la lettre ce week-end.«Quelqu'un qui travaille en informatique et en imprimerie, après avoir scruté de très près les caractères, nous a assuré que les deux pages de la lettre ne pouvaient que provenir de la même imprimante», dit André Bellerose, conseiller du premier ministre Bouchard.«M.Gauvin n’aurait qu’à admettre qu’il a fait uno erreur, et le dossier serait déjà clos, dit pour sa part Michel Rivard.D’autre part, à qui d'autre a-t-il envoyé cette fameuse lettre?D’autres destinataires pourraient-ils certifié qu'ils l'ont reçu sur du papier blanc?» Michel Gauvin, qui dit avoir envoyé la lettre «à quelques personnes,», n’estime pas nécessaire d’en dire plus pour l’instant.À la division du Québec de la Banque TD, on appuie Michel Gauvin.«C’est quelqu’un qui est depuis 35 ans avec la Banque, et qui a beaucoup de crédibilité, dit Serge Guay, porte-parole de la Banque TD pour le Québec.Il ne ferait pas de telles déclarations si ce n 'était pas vrai.» Mim ¦ "•* ' '."-V 0iÈ.' : - ssm ¦ .-•J - .vu 1 'J ' ; ' Mm LES OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU QUÉBEC Encaissables en tout temps, sans pénalité même durant les trois premiers mois.GARIVHTJSA 1007- LES OBLIGATIONS SÉCURI + DU QUÉBEC 5.00 % les 18 premiers mois Remboursables deux fois par année, tous les six mois.HÂTEZ-VOUS! LA VENTE PREND FIN LE MARDI T DECEMBRE 1998.Pour vous procurer nos obligations, appelez sans frais un de nos agents d’investissement dès aujourd’hui au 521-5229 pour la région de Québec ou au 1 800 463-5229, du lundi au vendredi, de 8 h à 20 h, et les samedis, de 9 h à 17 h.PLACEMENTS QUÉBEC Notre intérêt à tous www.placementsqc.gouv.qc.ca ’Taux fixé pour l'émission du 1" décembre 1998.Québec ; : ?< l K I) K V OIK.L K M AUDI 17 N O V K M li K E 1 9 !) 8 A 3 H rr (INS oil EH EC I!)!) 8 4- M i c H e l V e n ii e EN CAMPAGNE Dumont, valeur refuge Le parli de l’Action démocratique de Mario Dumont pourrait devenir, selon les sondages, une espèce de valeur refuge pour les électeurs déçus de Jean Charest lors du scrutin du 30 novembre.Pour un électeur, la manœuvre ne comporte guère de risques.Même ceux qui ne connaissent pas les détails du programme adéquiste savent que ce tiers parti ne peut prétendre ni au pouvoir ni à former l’opposition officielle.Par contre, en élisant quelques-uns de ses candidats, les électeurs permettraient la présence à l’Assemblée nationale de quelques empêcheurs de tourner en rond.Ce ne serait que sain pour la démocratie.Mais il serait téméraire de parier sur l’élection de plusieurs candidats adéquiste, encore plus d’évoquer, comme certains l’ont fait, un gouvernement minoritaire.Pour l'heure, les conditions ne ?sont jîas réunies.En 1970, le KJ, qui était alors un tiers parti naissant, avait fait élire sept députés mais il lui avait fallu réunir 23 % du vote.En 1973, le IX) n’avait gagné que six sièges avec pourtant 30 % des suffrages exprimés à la grandeur du Québec.C’est que dans notre système électoral, ce n’est pas le pourcentage de vote qui compte, c’est le nombre de sièges.Si l’ADQ fait 10 % mais que ses appuis sont disséminés aux quatre coins du Québec, il pourrait ne faire élire aucun nouveau député.En 1994, l’ADQ avait recueilli en tout 6,5 % du vote dans 80 comtés où il présentait des candidats.Seul M.Dumont a été élu dans Rivière-du-Loup.Dans 34 circonscriptions, il a obtenu plus de 10 % des suffrages, 18 % dans Argenteuil et 25 % dans Champlain.Sauf que depuis ce temps, le parti n’a pas développé son organisation locale.L’an dernier, à peine le tiers des revenus du parti provenaient de contributions d’électeurs, le reste provenant des subventions versées par l’Etat aux partis politiques.Des 34 candidats qui avaient fait plus de 10 % en 1994, seulement trois, dont M.Dumont, sont à nouveau sur les rangs (icette année.Si bien que, sauf dans quelques cas isolés où le parti envisage une lutte à trois, la présence de jl’ADQ risque surtout de faciliter l’élection de candidats péquistes.Donc, en votant ADQ, ceux qui ne veulent pas de référendum contribueraient vraisemblablement à la réélection du Parti québécois et à rendre plus probable la tenue d’une consultation populaire sur la souveraineté -d’ici cinq ans.?Par contre, ces électeurs peuvent aussi faire le calcul suivant.M.Bouchard a promis de ne tenir ce référendum que s’il réunit les conditions gagnantes.En 1995, l’une des conditions gagnantes était la formation d’une coalition arc-en-ciel, comprenant trois partis politiques, dont l’Action démocratique.En 1995, l’insistance de Mario Dumont pour qu’une proposition de partenariat soit incluse dans la question référendaire a été déterminante dans le virage négocié par M.Parizeau à la demande de M.Bouchard.En donnant à Mario Dumont et à son parti quelque chose comme 10 % des suffrages à la grandeur du Québec, les électeurs conféreraient à l’ADQ un rapport de force, un pouvoir de négociation avec le gouvernement sur les conditions de la tenue d’un autre référendum.En votant Dumont plutôt que Cha-resl, les électeurs qui ne souhaitent pas la souveraineté du Québec, du moins pas maintenant, enverraient aussi un message au reste du pays à savoir que si une réforme doit avoir lieu au Canada, elle doit permettre au Québec d'atteindre le plus haut niveau possible d’autonomie.Dumont a ressuscité dans son programme la revendication du rapport Allaire en faveur du transfert au Québec de la compétence exclusive daqs 22 domaines.Evidemment, il y a un risque.Rien n'oblige M.Bouchard à tenir compte de l’ADQ le moment venu surtout s’il est nanti d’une majorité plus claire à l’Assemblée nationale.D’ailleurs, les électeurs adéquistes sont encore indécis.60 % disent qu’ils pourraient changer d’avis d'ici au scrutin.La polarisation pourrait en inciter plusieurs à revenir dans le giron libéral.?Jean-Pierre Séguin nous écrit pour suggérer aux politiciens de se prononcer, d’ici au scrutin, sur la question oubliée de «la généralisation du télétravail au Québec».Grâce aux technologies de l'information, plusieurs travailleurs peuvent tirer profit du télétravail, mais en particulier les mères de famille et les personnes handicapées, plaide notre correspondant.Or le télétravail «se loge dans un vide juridique».M.Séguin suggère que le Québec s’inspire de la Belgique où, en 1996, une loi a été adoptée créant un cadre légal aux employés qui veulent travailler à distance, facilitant d’autant cette pratique qui peut en sus avoir des effets positifs en termes d’économie d’énergie et de protection de l’environnement.Le débat des chefs Les hommes tragiques L’action politique est inséparable de la parole plus que dans toute autre activité humaine MICHEL VEN NE DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC Ce soir, débat des chefs.En présence, trois hommes qui se confrontent dans une arène devant le peuple assis au salon.Même si la comparaison choque, qu’on le veuille ou non la politique, en période électorale, est un combat.Et ce combat se joue principalement entre des chefs qui, tels des héros tragiques, sont destinés à entrer en collision l’un avec l’autre et à se détruire.Un seul peut en sortir vainqueur.Et celui qui va gagner les élections n’a qu’une certitude, c’est celle de qu’il ne pourra pas réussir totalement ce qu’il voudrait entreprendre.La politique est un lieu où les échecs sont plus nombreux que les réussites.Sachant cela, que font alors ces hommes et ces femmes en politique?C’est ce mystère qu’un professeur de philosophie au cégep Ahuntsic à Montréal, Nicole Jetté-Soucy, cherche à élucider dans un essai, L'Homme tragique, paru récemment aux éditions Liber.Dans cet essai philosophique, l’au-teure accorde à l’initiative individuelle un poids primordial dans l’histoire de l’humanité.L’histoire s’est faite autour de grands hommes qui ont su mettre d’autres hommes en mouvement, comme de Gaulle, Churchill ou Hitler, comme Arafat et Rabin, comme George Bush et Saddam Hussein.Dans une société, tout mouvement collectif trouve son déclencheur dans l’appel de quelques personnes réelles.La politique reste fondamentalement une confrontation d’hommes et non d’appareils.C’est pourquoi Mme Jetté-Soucy trouve si important de réfléchir à la nature de l’action politique et aux motivations de ses acteurs.Elle estime que trop de gens aujourd’hui jugent inutile de s’intéresser aux acteurs politiques.Elle qui enseigne la philosophie à des collégiens depuis 26 ans observe avec inquiétude l’indifférence de ses étudiants à qui elle rappelle constamment que si tu ne t’occupes pas de la politique, c’est la politique qui va s’occuper de toi.Le rôle de l’individu, du chef, du héros, est primordial.Or ce héros reste , E N Bouchard se prépare (Le Devoir) — La caravane du Parti québécois n’a pas roulé hier, permettant à Lucien Bouchard de se préparer en vue du débat des chefs de ce soir.M.Bouchard n’a donc pas friit relâche, révisant ses dossiers avec ses conseillers et mettant à point sa stratégie.La préparation est autant physique que psychologique.D’une part, M.Bouchard a parcouru le Québec depuis deux semaines et demie, accumulant un certain déficit de sommeil.D’autre part, il doit faire le plein d’assurance — ce que les nombreux sondages des derniers jours lui permettent en partie de renforcer — pour faire face à son adversaire.Il en aura d’autant plus besoin, tout comme Jean Charest d’ailleurs, que la formule retenue pour le débat permettra une certaine confrontation.Pour la première fois au Québec, le débat des chefs se fera à trois.W / Am m rîîi*ÎT™ .ÆSÊmiSSàs^m JACQUES NADEAU LE DEVOIR Lucien Bouchard et Jean Charest (au côté de son épouse, Michèle Dionne) écriront une nouvelle page de la tragédie politique lors du débat de ce soir.Érosion vers le privé (Ira Devoir) — La Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (F1IQ) soutient que sous le régime du Parti Québécois, le mouvement vers la privatisation de soins de santé s’est accentué.«L’érosion vers le privé a continué de se faire.Elle n 'a pas été stoppée par un parti pseudo-social démocrate», a soutenu hier Mmç Jennie Skene, présidente de la EIIQ.A la mi-campagne, la fédération infirmière presse d’ailleurs chacun des deux partis de se pronon- un être fini, au sens de limité par une connaissance forcément imparfaite des choses.Son action est débordée par les événements.Un fossé se creuse fatalement entre l’intention de l’acteur politique et le résultat.Et c’est cet écart qui consacre le caractère fondamentalement tragique de l’action politique.Le politicien «ne réussit jamais complètement ce qu’il entreprend».C’est souvent parce qu’il s’attaque à des problèmes insolubles.L’action politique a ceci de tragique que son instigateur ne peut jamais prévoir toutes les conséquences de ses gestes mais qu’il est condamné à vivre avec elles.L’action politique est irrévocable et son auteur doit assumer même ce qu’il n’a pas voulu.L’action politique est comme une pierre jetée à l’eau qui produit des éclaboussures dans tous les sens.Ainsi, elle produit des effets imprévisibles.C’est comme ça que «tout en visant le mieux dans les circonstances données, l’homme politique ne pourra pas toujours éviter de produire le mal».L’action est tragique parce que «le mal parasite le bien».La campagne électorale en a fourni un exemple avec la divulgation de ce rapport qui montre que malgré ses effets béné- B R E F cer clairement contre la privatisation des soins.Selon Mme Skene, le glissement vers la privatisation est engagée puisque dans les cliniques privées et les centres d’hébergement pour personnes âgées, de plus en plus de petits services médicaux, tels les vaccins et les injections, doivent être payés par les patients.«Le PQ refuse d’en parler et laisse faire et le PLQ semble tendre vers cette solution.Les deux devront répondre de leurs intentions.» Candidat indécis (PC) — Le candidat du Parti québécois dans Viau, Aurèle Bourassa, a retiré sa candidature pour ensuite se réinscrire en vue de l’élection générale du 30 novembre.Ce curieux méli-mélo a été confirmé hier par la directrice du scrutin dans Viau Florence Guérard.M.Bourassa avait d’abord rempli les formalités de candidature dans le délai prescrit pour porter les couleurs du Parti québécois dans ce comté du nord-est de Montréal.Dimanche, il s’est désisté en bonne et due forme.Or, hier en fin d’après-midi, M.Bourassa est revenu une autre fois sur sa décision et a fait savoir à Mme Guérard qu’il tenait de nouveau à porter les couleurs du Parti québécois.Au bureau du DGE, on a confirmé la réception de la lettre de désistement puis celle de réinscription.Cela prendra peut-être un jour ou deux avant de statuer sur le cas, a indiqué Diane Bilodeau, du bureau du DGE.TOUT NOUVEAU L’OISEAU-LYRE Roman 176 pages, 17,50$ Jean Grignon Didacticien et récipiendaire à ce titre des Prix Abel-Gauthier (1988), Adrien Pouliot (1990) et Apaine d’or (1991).Jean Grignon a fait carrière dans la région de Montréal, lieu de sa naissance.Depuis quelques années, il goûte l'errance de la voie littéraire à Saint-Romuald-d'Etchemin.Il s’y promène d’abord en nouvelliste et en poète.Plusieurs de ses textes sont parus dans Les Saisons littéraires (Guérin), Ut revue de la nouvelle (XYZ), L'écrit primat (CEULa).Ut Uonante (UQAC).Lauréat au concours de la nouvelle XYZ (1998) pour Destination clandestine, Jean Grignon nous offre ici L’oiseau-lyre, un premier roman.Siège social : GUERIN, éditeur Itée, 4501, rue Drolet, Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone : (514) 842-3481 Télécopieur : (514) 842-4923 Adresse Internet : http://www.gucrin-editeur.qc.ca tiques, l’assurance-médicaments a probablement été la cause du décès de plusieurs personnes.«Au moment où il décide d'agir, l’homme politique ne sait pas s’il est en train de signer sa perte et celle de sa communauté.» L’action politique a aussi ceci de magique qu'elle naît de la rencontre entre deux ou plusieurs héros qui défendent chacun une valeur digne d’être poursuivie.Dans ces circonstances, même l’homme politique doté d’un bon discernement et d’une souplesse qui le rend capable de compromis doit durcir ses positions et, au nom d’une valeur qu’il défend et qui lui permettra de se démarquer de son adversaire, il est obligé d’en négliger une autre.L’action politique est nécessairement une confrontation «où chacun s’emploie à montrer à ses semblables ce qu 'il est seul capable de faire pour eux».C’est pourquoi l’action politique est inséparable de la parole plus que dans toute autre activité humaine.Dans l’action politique, le langage sert moins à communiquer quelque chose qu’à communiquer quelqu'un.Le héros tragique, écrit Aristote, doit être semblable à nous mais en plus grand et en plus beau.Autant, par sa grandeur, il donne au peuple le goût de changer le monde.Autant, il doit accepter de relativiser l’absolu de sa visée en le soumettant au réel.C’est ce qui distingue l’homme politique de l’idéaliste ou de l’utopiste.L’homme ixilitique recherche un résultat factuel.Ce qu'il veut doit non seulement être souhaitable mais réalisable.C’est ainsi qu’un acteur n’est pas politique s’il se borne à promettre le bonheur.L’homme politique doit plutôt «concevoir une série de buts ou d'objectifs réalisables, c’est-à-dire dont chacun permet de passer aux suivants et dont le dernier représente cet état du monde désiré».Ira politique, c’est l’étapisme.«Pour commander à la réalité, l’Iwmme politique doit d’abord lui obéir, s'appuyer sur elle pour la changer.» On ne doit pas se méprendre.Il est possible de faire de la politique sans être un homme ]x>litique au sens où l’entend la philosophe.C’est qu'aujourd’hui, la politique est travestie par l’économique, par la gestion, par quoi encore.L’auteure a cherché à cerner les qualités que doit avoir un véritable homme politique.Ira première qualité est la prudence, qualité imposée par les limites que lui impose son savoir approximatif des choses.Ainsi, l’acteur politique ne doit surtout pas être vu comme un guide, au sens religieux ou marxiste du terme, parce que personne ne connaît à coup sûr le chemin menant là où la collectivité veut aller.Le courage est l'une des principales vertus de l’homme politique avec son corollaire, la responsabilité.«La responsabilité politique est sans doute l'une des plus hautes car elle est un devoir qui n’est assorti d’aucun droit, si ce n 'est celui de commander.» L’homme politique doit avoir «la volonté d'intervenir personnellement dans l’histoire».Et il doit le faire avec «détachement», le détachement étant, aux yeux de l'auteur, l'une des principales exigences du métier.Mme Jetté-Soucy écrit même que l’homme politique «doit être prêt à mourir pour le bien commun».Philosophe, Mme Jetté-Soucy regarde la politique en cherchant à y découvrir ce qu’elle a de grand.A ceux qui regarderont le débat télévisé, ce soir, elle a deux conseils: méfiez-vous de celui qui cherchera à simplement vous plaire en multipliant les compromissions; portez attention à la qualité de l’argumentation des protagonistes, méfiez-vous des sophismes et demandez-vous si le politicien qui parle s’adresse à votre intelligence.MMiaiINliÉlttlHMHIÉttÉMMIttiHÉiaiÉMjiiÉHMÉttfttlMittilIlÉflllNHIttHlttlÉtfHlMHIttÉaÉMÉIHifltfMÉÉlÉMftÉHHIÉMflK L'accès à la justice.ça n'a pas de prix 11 t : i i i i l Appel aux partis politiques Mis en place en 1972, le régime québécois d'aide juridique assurait l'accès à la justice aux personnes à faible revenu.Il offrait à l'époque la plus grande accessibilité et la meilleure couverture au Canada.Depuis, l'indifférence des gouvernements successifs en ont restreint l'accès.Vers une justice ratatinée Les compressions budgétaires et les coupures de personnel, d'une part, la réforme votée en 1996, d'autre part, font en sorte que de moins en moins de gens ont accès à l'aide juridique.Par exemple: • le nombre de demandes acceptées a baissé du tiers; • le nombre de refus a doublé; • les personnes âgées recevant le supplément de revenu prévu au régime de pension du Canada sont exclues; o les personnes vivant seules travaillant au salaire minimum ne sont pas admissibles.Sauver le régime d'aide juridique Il s'agit d'un enjeu fondamental, quelle que soit notre allégeance politique.Il est donc urgent de: - mettre fin aux compressions budgétaires - assurer un financement adéquat de l'aide juridique Dans le cadre de la présente campagne électorale, nous demandons aux partis politiques de prendre des engagements clairs sur cette question.La coalition pour le maintien des services de l'aide juridique (Cette coalition regroupe 35 associations professionnelles, communautaires et syndicales) I.K I) K V 0 I R , I.K M A li I) I | N I) V E M li li E I !» !» H A I 4 EI.E C m 99 8 4 * *• Jacques nadkau le devoir % W02/) On sent le swing à MusiMax ! COSTUMES importés d'Italie au prix de gros Coupe exclusive De 299 $ à 499 $ le costume Du lundi au vendredi De 9 h 30 à 18 h Samedi de 10 h à 16 h Tous les soirs apres AS’ Il sur rendez-vous seulement 1118, rue Ste-Catherine O., Suite 200, Montréal (514) 861-3636 Le milieu scolaire réclame 300 $ de plus par élève V A moins de cela, la réforme serait compromise PAU LE DES RIVIÈRES LE DEVOIR La réforme en cours dans les écoles primaires et secondaires est compromise par le manque d’argent Tel est l’avertissement donné hier par André Caron, président de la Fédération des commissions scolaires et Gary Stronach, président de la Fédération des comités de parents du Québec.Dans cet esprit, M.Caron estime que les promesses des deux partis de mettre fin aux compressions sont nettement insuffisantes.La Fédération estime que ce sont 400 millions qu’il faut investir dès l’année prochaine dans le système, ce qui revient à 300 $ de plus par élève.Ce faisant, le gouvernement québécois ne ferait que replacer le Québec au niveau de la moyenne canadienne, qui est de 5700 $ par enfant.«C’est beau de dire qu'on met fin aux compressions et qu’on absorbe les coûts de système mais cela n’est pas suffisant.La réforme aura du plomb dans l'aile si rien n'est fait», rappelait M.Caron hier, à la veille du débat télévisé des chefs de parti.M.Caron était accompagné non seulement de M.Stronach mais des représentants des directeurs généraux, des cadres ainsi que des présidents des organismes scolaires anglophones.La Fédération des commissions scolaires ne voit pas de différence entre les promesses des deux principaux partis en matière d’éducation.Une fois retranchés les 100 millions promis par Jean Charest pour allonger la semaine de classe de 90 minutes, le PQ promet 60 millions et le PLQ 57 millions.Autant dire blanc bonnet et bonnet blanc.La situation dans les écoles primaires et secondaire n’est guère plus reluisante si on la regarde par la lorgnette du personnel: au cours des deux dernières années seulement, 700 professionnels ont dû quitter le réseau.«Prenons un jeune qui prend la décision d'aller voir un psychologue.Il prend un rendez-vous mais ne pourra voir personne avant trois ou quatre semaines.Si ça c'est pas une liste d'attente», de dire M.Caron.Le milieu scolaire est frustré depuis le début de la campagne parce que la santé occupe tout le champ.«Nous avons reçu beaucoup de promesses.Au lieu de cela, il serait mieux d'écouter les gens qui sont dans le système et qui savent où l'argent devrait être dépensé», a souligné Gary Stronach.D’ailleurs, les commissions scolaires savent avec précision ce qu’elles feraient avec les 300 $ de plus par enfant dont elles ont besoin: 40 $ iraient au secteur informatique, pour former des enseignants et entretenir le réseau (il y a présentement un technicien pour 400 appareils), 70 $ iraient à la réduction des coûts sans cesse croissants que les parents doivent débourser pour l’école publique, 50 $ iraient pour le soutien professionnel, 100 $ iraient à l’achat de manuels scolaires et 40 $ à l’amélioration des bibliothèques scolaires.Le plus gros montant irait pour l’achat de manuels scolaires.D’ailleurs, à l’heure actuelle, la nouvelle loi sur l’Instruction publique garantissant un manuel par matière par élève ne peut même pas être respectée.Et il est clair que les nouveaux programmes nécessiteront de nouveaux manuels scolaires.Un manuel coûte environ 50 $.Au sujet de la réforme, le président de la Fédération des commissions scolaires prévient que les difficultés seront considérables si le manque d’argent persiste.«Nous disons aux politiciens, si vous désirez vraiment que cette réforme, la plus importante des 30 dernières années, réussisse, recommencez à investir dans le service direct aux élèves, sinon on aura mobilisé tout un réseau pour rien et nous aurons une réforme de tablette», ont prévenu hier les responsables du système scolaire public.Un petit groupe de militants de Saint-Léonard a accueilli hier matin Jean Charest dans la circonscription de Vigor, représentée à I Assemblée nationale par le député libéral Cosmo Maccioccia.Le chef du PLQ s’est d’abord adressé en italien à cet auditoire majoritairement compose de femmes.Charest compte sur le débat pour parler directement aux Québécois |X)int de presse que cette remarque ne visait personne en particulier, pas M.Bouchard en tout cas.Il soutient avoir voulu exprimer des valeurs profondément québécoises en parlant ainsi.M.Charest demande à l’électorat quelques années pour «bâtir ensemble enfin».«Ce qu’il y a de différent chez nous, sur le plan des valeurs, ce sont des choses qui nous enrichissent, qui nous unissent, pas des choses qui nous divisent, pas les obsessions des uns aux dépens de tous les autres.Ce que les Québécois veulent enfin, c’est retrouver un petit peu de paix, un petit moment de paix.Est-ce que c'est trop demander au Parti québécois?» Quant aux résultats du dernier sondage Sondagem-Lc Devoir-CKAC, M.Charest les prend avec un grain de sel.Il refuse de commenter les résultats et s’en prend plutôt à la méthodologie.«On est rendu au point où les sondeurs doivent sonder les autres sondeurs au rythme où ça va.Il y a beaucoup de chemin à faire d'ici le 30 novembre.On est plus confiants que jamais sur le choix qu’on présente.» Ix* chef libéral a continué de faire passer son message de rassembleur, de celui qui construit, alors que le gouvernement Bouchard traîne au pied le boulet référendaire.Il parle plus que jamais d’inclusion pour se distinguer du message diviseur du PQ, d’un vrai plan pour leQuébàc face à «l'aveuglement de l'État qui, dans sa poursuite d'imposer un référendum à la population, est prêt à imposer les pires sacrifices, à mettre en péril notre système de santé, en sacrifiant l’avenir des jeunes en coupant dans l'éducation».Un gouvernement libéral y mettrait (in, rappelle-t-il.«On pourra enfin se reconnaître dans ce gouvernement qui est si important pour l’avenir du Québec, ce gouvernement qui doit être le gouvernement de tous les Québécois.» Cenbraide du Grand Montréal LE DON DE CHANGER LES CHOSES Merci aux amis de Ccntraide qui ont assumé les coûts de cette annonce.fH m Vf WW- ^ * En italien Lors de sa dernière apparition publique avant le débat télévisé, M.Charest a salué, en italien d’abord, un groupe de militants de la circonscription montréalaise de Viger hier matin.En terrain sûr à Saint-Léonard, le chef libéral a testé son message d’ouverture, de tolérance et de compassion.«Allons voir ceux qui sont intéressés à ce qu’on a à dire», a-t-il déclaré aux journalistes en parlant de la petite foule qui l’avait accueilli un peu plus tôt.Le chef libéral était accompagné de son épouse, Michèle Dionne, et a prononcé une courte allocution avant de se retirer avec son équipe pour préparer le face-à-face avec Lucien Bouchard et Mario Dumont.La campagne électorale reprendra son cours mercredi et les libéraux promettent déjà de mener un train d’enfer jusqu’au 30 novembre.M.Charest a donc repris hier un message qu’il estime avoir été mal perçu jusqu’à maintenant, à tous le moins par ses adversaires péquistes.Le gouvernement Bouchard, dit-il, est incapable de reconnaître que des gens souffrent.Four les élus du Parti québécois, un détracteur est un démagogue qui n’est pas un vrai Québécois, qui ne comprend et n’aime pas le Québec, ce qu’il n’est pas, a-t-il répété hier.Un gouvernement libéral inversera l’attitude méprisante du PQ au pouvoir.«Un vrai Québécois ne permet pas aux gens malades de souffrir dans la société.» Ije chef libéral a indiqué plus tard en 402 -HOMMt* À votre service depuis 20 ans • Lorsque vous donnez à Centraide, vous contribuez à bâtir un véritable réseau d'entraide.Vous appuyez 250 organismes communautaires de votre milieu et 40 000 bénévoles qui aident 500 000 personnes à se prendre en main.Tirant de l’arrière dans les sondages, le chef du PLQ compte beaucoup sur le débat télévisé de ce soir pour remonter la pente.Jean Charest croit pouvoir convaincre les Québécois de voter pour lui si, enfin, il peut leur parler directement et sans interférences.MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Jean Charest demande un «petit moment de paix».Le chef du Parti libéral du Québec fait cette demande au gouvernement Bouchard pour le bien de la population, mais, clairement aussi, pour lui-même, devant la rumeur persistante des sondages qui désavantagent sa formation politique et la poussée de tension entourant le débat télévisé de ce soir.Jean Charest mise sur ce face-à-face avec Lucien Bouchard et Mario Dumont pour parler «directement» aux Québécois.«Nous espérons que plusieurs milliers et millions de Québécois pourront juger du plan et de l’espoir que nous présentons pour l’avenir du Québec, qu’on aura l’occasion de le faire dans le respect des choix des uns et des autres, mais surtout avec beaucoup de clarté.» Il affirme que le débat doit se jouer, comme la campagne électorale, sur les idées proposées par les deux principaux camps.Cet échange musclé est important, selon lui, mais loin d’être déterminant «On doit pouvoir se parler franchement et dire aussi simplement que possible ce qu’on a l’intention de faire avec un mandat de gouvernement.Il n’y a pas de magie là-dedans, il n’y en a jamais dans les débats.» Mais M.Charest dit craindre un adversaire «rusé».Il laisse entendre que son message n’a pas été compris ou bien transmis et demande le temps de pouvoir le faire, ce soir, le plus directement possible.«Il faut essayer d’être aussi direct que possible.C’est ce que j’ai l’intention de faire.J’espère avoir l’occasion de dire ce que j’ai à dire, de ne pas être constamment interrompu.Ça fait quatre ans qu’on entend M.Bouchard à tous les jours.J’espère avoir l’occasion de dire ce que j’ai à dire.» m g tons J mai n-.forte WÊ m I 4)-.2 8 8 12 6 1 * r ¦¦ mu H max H un beat t'e/a-v les mardis Tendances Jazz à 19 h, au 32 ou 48 sur le câble Ce soir, Al Di Meola au Festival International de Jazz de Montréal 1998 I, !¦: I) !•: V 0 I K , I.E M AUDI 17 N 0 V K M B R E I !) !) 8 A 5 LE Devoir MONTREAL Les médecins exigent de la Régie régionale une revision urgente des budgets de 40 millions La colère monte au CHUM signal du départ est une fois (je plus reporté au CHUM.La çjolère monte chez les médecins qui envisageront des moyens de pression si la Régie régionale de lp Santé de Montréal ne révise pas à la hausse les budgets accordés pour démarrer le CHUM.y ::i a ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les médecins du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), insatisfaits des budgets de 40 millions — dont 10 millions pour l’équipement — alloués pour mettre le CHUM sur la rampe de lancement, presse la Régie régionale de la Santé de Montréal de revoir ces sommes à la hausse d’ici le 26 novembre.Réunis tout l’après-midi hier en «journée d’étude», quelque 150 méde- cins ont fait savoir leur colère face à ce que se propose d’entériner la Régie à titre de budget de départ pour le grand projet de développement du CHUM.Les médecins et le conseil d’administration du CHUM, qui avaient voté en faveur d’un budget minimal de 20 millions en équipement pour l’année courante, se désolent de voir la Régie couper la poire en deux.La semaine dernière, la Régie annonçait en effet qu’elle recommandera à son conseil d’administration d’approuver le 26 novembre prochain des investissements totaux de 60,58 millions pour le CHUM, dont une enveloppe de 10 millions destinées aux équipements médicaux et informatiques.Un montant nettement insuffisant, selon le D'Jean Léveillé, vice-président du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) du CHUM.«Il y avait beaucoup d'anxiété dans la salle parce que les médecins qui veulent le CHUM considéraient leur demande légitime.C'est ce qui était considéré minimal pour donner les soins à la population et qu’ils puissent remplir leur rôle», a-t-il dit, à la sortie de cette réunion spéciale.Si la Régie ne déroge pas de sa position, les médecins ont prévu de se réunir à nouveau après le 26 novembre pour se pencher sur d’éventuels moyens de pression.«Ces délais ne pourront se poursuivre indéfiniment.On va suivre la situation de près et on avisera des moyens à prendre», a ajouté le Dr Léveillé.La liste des équipements réclamés par les médecins comprend notamment le nécessaire pour réaliser des chirurgies par endoscopie et de nouveaux moniteurs cardiaques, autant de choses jugées essentielles pour donner les soins à la population.Selon le représentant des médecins, à court et à moyen terme, les impacts du manque d’équipement se feront sentir sur les listes d’attente et le volume des chirurgies effectuées au CHUM.Sur la première manche d’investis- sements de 60 millions autorisée par la Régie, 40 millions proviendraient de Québec, alors que 12 émaneraient de la fondation du CHUM et huit de projets autofinancés.Au total, les investissements requis par le plan du développement du CHUM s’élèvent à plus de 549 millions, dont 325 millions sont attendus de Québec.«Les gens sont fatigués d'avoir à se battre continuellement pour des choses évidentes.On ne demande rien de sophistiqué, seulement ce dont les gens ont besoin à tous les jours pour donner des soins», a souligné le Dr Normand Racine, chef du département de cardiologie au CHUM.En plus des 20 millions espérés pour l’équipement, les médecins du CHUM souhaitent aussi que la Régie finance certains services d’envergure provinciale, tels la transplantation d’organe, les soins aux grands brûlés, et les soins pour la fibrose kystique, pour lequel le CHUM ne reçoit toujours aucun budget.À la baisse, les taux! D’ici février; une baisse de trois quarts de point est anticipée SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Bonne nouvelle pour les consommateurs comme pour les acteurs e l’immobilier: d’ici le milieu du mois e février, les institutions financières vont probablement commander une baisse relativement marquée des taux hypothécaires.Selon les calculs et prévisions des économistes du Mouvement Desjardins, une diminution de 0,65 % effectuée en deux fois va ramener les taux à des niveaux historiquement bas.Ainsi l’hypothèque de cinq ans passerait de 7,15 % à 6,50 % alors que l’hypothèque d’un an s’établirait à 6 % contre 6,40 % actuellement.Dans son analyse de la situation, 'François Dupuis, économiste principal et stratège, explique le renforcement de la tendance baissière comme suit: «Bien que l’environnement sur la scène financière s’est stabilisé au cours des derniers jours, il ne faudrait pas perdre de vue que la situation demeure très fragile.Ixi présence de nombreux risques, tant du point de vue économique que financier nous amène à rester prudents.D’ailleurs, plusieurs grandes banques centrales des pays industrialisés sont conscientes de cela et continueront à abaisser leurs taux d’intérêt directeurs.Par conséquent, le taux préférentiel et les taux sur les hypothèques devraient diminuer, particulièrement dans les échéances de court terme, d’ici la fin de l’hiver».Tout naturellement, les reculs attendus sur le front hypothécaire vont doper le rythme des transactions immobilières au cours de la grosse saison que constituent les mois de février, mars, avril et mai.Vice-présidente de la Chambre immobilière du Grand Montréal, Danielle Grossenba-cher a souligné «le pronostic pour les prochains mois est excellent».«Im vive concurrence à laquelle se livrent présentement les institutions financières, a poursuivi Mme Grossen- bacher, assurent pour encore plusieurs mois des conditions favorables.Il faut s’attendre à ce que les consommateurs cherchent à tirer profit de la situation actuelle.Certains marchés de Montréal, je pense notamment au Plateau Mont-Royal, seront à l’avantage des vendeurs.» Après une année au cours de laquelle la stabilité des prix s’est confirmée, on s’attend désormais à ce que pratiquement tous les quartiers de Montréal enregistrent des hausses des valeurs.Vice-président et directeur régional, est du Canada, pour Royal Lepage, Georges E.Gaucher a indiqué qu’après l’augmentation des ventes de cette année, le prix moyen des habitations situées à Montréal a progressé de 3 %.Vu le contexte qui prévaut actuellement et vu le bon niveau de confiance des consommateurs, il faut s’attendre à ce que la valeur marchande continue de grimper quelque peu au cours des prochains mois.JACQUES GRENIER LE DEVOIR On s’attend à ce que tous les quartiers de Montréal enregistrent des hausses des valeurs.E N B R E F Prix Judith-Jasmin (Le Devoir) — Lucie Bergeron, tour à tour animatrice et journaliste à l’émission de télévision de Radio-Canada, Ixi Semaine verte, a remporté cette année le prix Judith-Jasmin, décerné par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) dans la catégorie Presse électronique.C’est son reportage Le porc en Iowa qui lui a valu cet honneur.Il y était notamment question des mégaporcheries qui remplacent de plus en, plus les fermes familiales dans cet État américain.Laval bouclera on budget (Le Devoir) — Laval bouclera son budget.C’est ce qu’a annoncé hier son maire, Gilles Vaillancourt, lors de la présentation du rapport sur la situation financière de la Ville devant le conseil municipal.Par l’entremise d’un communiqué, le maire Vaillancourt se targue d’avoir pu boucler son budget, en dépit des dépenses supplémentaires occasionnées par les lendemains difficiles du verglas.à la carte Hôtel Le Reine Elizabeth •R 3 GÛ novembre M.Serge Godin Président du conseil et chef de la direction Le Groupe CGI inc.to 3 S I £ (' % Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board ot Trade ot Metropolitan Montreal ¦ *vÜ «MH a vos Livrez passions ! Salon du livre de Montréal du 19 au 24 novembre 1998 Place Bonaventure Jeudi : Vendredi Samedi : 17 h à 22 h 9 h à 22 h 10 h à 22 h Dimanche : 10 h à 22 h Lundi : 9 h à 22 h Mardi : 9 h à 18 h Adultes : 6 $ Étudiants, aînés et membres de la FADOQ : 3 $ (taxes incluses) http://www.slm.qc.ca 'ALCAN ’ ¦ Patrimoine ¦ WU canaden Les Arts J2 du Maurier Québec n m SAO S RC '!§j' $ lolo-quéhec Besoins alimentaires dans les écoles Le Conseil scolaire bouge et réclame l’aide de Québec P A U I.E I) ES R I V I E R E S LE DEVOIR Ly accroissement du nombre r d’élèves ayant besoin d’une collation ou d’un repas a l’école est tel que le Conseil scolaire de l’île de Montréal a décidé de bouger: il réclame de Québec qu’il verse 1,6 million de plus pour les repas.Il est lui-même prêt à verser 532 (MX) $ de plus pour les collations.Le président du Conseil scolaire de l’île de Montréal, Jacques Mon-geau, en est arrivé à ces montants après avoir demandé à chacune des cinq commissions scolaires de l’île de tracer un portrait de sa situation.La situation est particulièrement difficile à la Commission scolaire de Montréal où le nombre d’enfants éligibles aux repas du midi ou petits déjeuners a augmenté de 22 % en une année seulement.Seuls les écoles situés dans des quartiers répondant à des critères socio-économiques bien identifiés ont droit a une aide.La semaine dernière, la CSDM débloquait elle-même des sommes de toute urgence, pour réduire à zéro, immédiatement, sa liste d'attente.Hier, le CSIM a évalué que 8100 élèves qui devraient recevoir des collations ne les recevaient pas et que 831 enfants étaient sur des listes, attendant de recevoir des petits déjeuners ou des repas chauds.Cette situation démontre clairement que les organismes communautaires ou entreprises qui aident les enfants, et qui ne reçoivent aucune subvention, ne suffisent pas à la tâche.Quelque 1152 élèves bénéficient actuellement de cette dernière aide.Enfin, quelque 35 400 enfants ne bénéficient d’une aide alimentaire que trois ou quatre jours par semaine.Cet aspect devait être discuté hier soir lors de la réunion du Conseil.«Il est clair, estime Jacques Mon-geau, qu’il y a de plus en plus d'enfants de milieux défavorisés.Cela me semble très évident».Le président du Conseil scolaire rappelle aussi que l’argent que le ministère de l’Education prévoit |>our les repas (depuis le passage, de Michel Pagé au ministère de l’Éducation) n’ont jamais été indexés.De sorte qu'aux 4,1 millions versés cette année, il manque 1,6 million, estime M.Mongeau.La Commission scolaire de Montréal a été très active au sein du Conseil scolaire, dans ce dossier, par la voix de la commissaire Afifa Maani-nou.Cette commission voudra s’assurer que le Conseil consent tout ce qu’il peut dans ce dossier.• UNE VIVE POLÉMIQUE • TQS « désinvite » Denise Bombardier.Louise Cousineau - La Presse • UN LIVRE DÉRANGEANT • Quel dommage que eette bonne femme soit si prétentieuse car elle sait dire les choses essentielles.Didier Fessou — Le Soleil • UN SUJET CONTROVERSÉ • La télé ne vit plus que pour la rentabilité (.) elle s'engouffre dans la facilité.Franco Nuovo - Journal de Montréal UNE REFLEXION DIRECTE ET FRANCHE Je ne provoque que des réactions d'adhésion ou de rejet total (.) mais j'assume ce que je suis.Denise Bombardier Une réflexion en profondeur sur la qualité de l'information à la télévision Des confidences inédites sur sa vie, ses paradoxes, ses amours.^bombardier DWI -rfrr froide CŒUR TENDRE Entrew' ^ PIERRE MAISONNEUVE NUMMJS NIOVALIS I.E I) K V Oil!.I.K M A I! I) I I 7 \ o K M H It E I II (I S L E S A C T U A LIT E S Pitié pour Faulder (AFP) — lx?Texas s’apprête à exécuter le 10 décembre un Canadien de 61 ans, Joseph Stanley Faulder, qui attend depuis 21 ans dans le couloir de la mort après avoir été condamné pour un meurtre commis en 1975.Son avocate Sandra Babcock, vient de déposer une demande de grâce auprès de la commission des pardons de l’Etat du Texas.Elle a également saisi la Cour suprême des Etats-Unis, faisant valoir que les droits de M.Faulder n’avaient pas été respectés au moment de son arrestation, celui-ci n’ayant pas été informé qu’il pouvait obtenir l’assistance du consulat canadien, un droit prévu par la Convention de Vienne, les autorités canadiennes n’ont de fait été prévenues de la situation de M.Faulder, né à Jasper (Alberta), que quinze tins après sa condamnation.Selon Mme Babcock, il existe en outre de «très sérieux doutes» sur la culpabilité de son client, aucune preuve physique ne le liant au meurtre d’Inez Philipps en 1975.Le ministre canadien des Affaires étrangères Lloyd Axworthy a écrit la semaine dernière au gouverneur du Texas et à la commission des pardons leur demandant de commuer la peine de M.Faulder, a indiqué Mme Babcock.Yvon Godin recueillera les doléances des chômeurs (PC) — Le député néo-démocrate du Nouveau-Brunswick Yvon Godin revient à la charge.Au cours d’une tournée nationale qui l'amènera d’un bout à l’autre du pays, il se promet de rencontrer des chômeurs qui ont été touchés par les changements au programme d'assurance-emploi et d’en faire rapport au ministre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew.«Pierre Pettigrew a dit en Chambre qu’il avait visité le Canada et qu'il n'y avait pas de problèmes, mais je pense qu'il n'a pas parlé aux bonnes personnes.Je veux faire une tournée au Canada pour visiter les personnes qui ont été affectées par l’assurance-chô-mage», a-t-il expliqué au cours d’un entretien téléphonique, la semaine dernière.Accueil froid pour le Festival du verglas La Chambre de commerce trouve le thème rébarbatif LO lit SE LEDUC LE DEVOIR Le Festival du verglas (bis) à Belœil se trouve sur un terrain glissant.Si le conseil municipal a accordé à l’unanimité une aide de 15 000 $ pour la mise sur pied d’une fête familiale sur le thème de la grosse misère glacée, la chambre de commerce locale, elle, risque de faire déraper le projet.«L’idée d'organiser un festival, telle une fête des neiges, est géniale, admet la présidente de la Chambre de commerce de Belœil, Jacqueline Gagnier.Un sondage-maison auprès de nos membres nous indique cependant qu ’une majorité d'entre eux est opposée à le baptiser “Festival du verglas", un terme trop chargé de connotation négative.» Le promoteur de l’événement, Claude Gauthier, ne l’entend pas ainsi.Pour lui, la tempête de pluie verglaçante, qui a plongé Belœil dans le noir pendant 22 jours en janvier, a surtout donné lieu à un superbe élan de solidarité.«Les Québécois de partout nous ont hébergés.Cette fois, ce serait à nous de les inviter», explique M.Gauthier.«Les entreprises ont perdu beaucoup d'argent l’an dernier.Ce serait une façon de les aider à augmenter leurs chiffres d’affaires cette année.» A quoi ressemblerait un festival du verglas?Les idées pleuvent dans la tête de M.Gauthier: course au flambeau, dîner aux chandelles, avec fondues et poêles à combustion lente, séances de glissades, tout ça, pendant neuf jours du 15 au 24 janvier.«Pour un gars de marketing comme moi, un festival du verglas était tout indiqué, continue M.Gauthier.J’ai embauché deux personnes qui font avancer le projet depuis un mois et demi.J’ai aussi dépensé beaucoup d'argent pour faire faire la maquette de notre mascotte.» Une mascotte?Quelle mascotte?On vous le donne en mille: un arbre! Outre la chambre de commerce, la Corporation de développement touristique de la vallée du Richelieu reçoit aussi un peu froidement l’idée.«Nous appuyons la Ville de Belœil dans l'organisation d’une fête d’hiver», soutient la directrice générale Danielle Chayer.Belœil manque d’activités pendant cette saison.Nous craignons par ailleurs que la mention du verglas ne suscite de l’aversion chez les gens.» Le conseiller municipal Roger Caston-guay regrette que le dossier piétine.«Belœil est une ville-dortoir de 20 000 personnes, à vingt minutes de Montréal et les citoyens se plaignent souvent qu’il ne s’y passe pas grand-chose.Un promoteur croit pouvoir attirer 20 000 à 25 000 visiteurs et injecter peut-être 300 000 $ dans l’économie locale, mais la Chambre de commerce et le journal local ne l’entendent pas ainsi.» ¦à ARCHIVES LE DEVOIR A-t-on vraiment envie de célébrer la crise du verglas ?Voilà une brûlante question à Belœil.Jusqu’ici, Claude Gauthier, qui dit avoir œuvré une quinzaine d’années dans l’organisation du Carnaval de Québec, a pu amasser 5000 $ en commandites.Son festival devrait, à son avis, pouvoir compter sur un budget d’environ 60 000 $.Sans l’appui (le la chambre de commerce locale, il est convaincu de ne pas pouvoir aller de l’avant.«Il ne sert à rien de faire un festival où ne seraient invités que les citoyens d'ici», raconte M.Gauthier.U nous faut une fête nationale, une fête capable d'attirer des gens de partout au Québec.» Ix?comité organisateur et les autorités de la ville de Belœil devraient se rencontrer aujourd’hui.Surprise! Entre autres démarches, Claude Gauthier soutient être allé frapper à la porte d’I lydro-Québec, dans l’espoir de recevoir des commandites.A entendre Steve Flanagan, le porte-parole d'Hydro-Québec, il n’est pas le seul à avoir agi de même.«Nous avons reçu beaucoup de demandes de ' commandites en ce sens.En juin, nous avons aussi eu beaucoup d'appels d'organisateurs de bals de finissants, qui réclamaient tous avoir une idée très originale.Il s'agissait en fait d’une variation sur un même thème: ils fermeraient les lumières et André Caillé (PI)G d’Hydro-Québec) ou moi-même serions ensuite apparus.» Peine perdue: André Caillé et Steve Flanagan ont préféré rester dans l’ombre.LES PETITES ANNONCES REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100» 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160» 199 Location ( 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange j 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H B 0 A 1 7 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit 4MMK HORS-FRONTIÈRES À LOUER BOIS DE FOYER PROPRIETES A VENDRE PROPRIETE de prestige au coeur de Laval avec 30,000 p.c.de terrain.865-2113, (450)662-0232.CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS FACE PARC LAFONTAINE.Vue splendide.12e étage, 2 c.c., 1.rénové.Stat.int., terrasse, sJd'exercices, piscine 844-7133.528-1778 LONGUEUIL, ESTUAIRE II, condo 2 ch., 1.135 pi.ca., terrasse privée, 650 pi.ca.relié passerelle métro.(450)651-4927 MONASTERE BON PASTEUR.Maison historique, centre-ville, 2 étages, 7 pièces, foyer, parc et stat.int.269,000$ 287-3559 OCCASION UNIQUE! 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ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.^*rnerc main-for, N»de prêter» w>.- * La journée de grève de la CEQ Les parents sont outrés P A II LE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Le jour où on me dit que la liberté d’expression des enseignants a préséance sur la journée de classe des enfants, je décroche.Il me semble qu’il y avait d'autres moyens de faire connaître ses demandes».C’est en ces termes clairs que le président de la Fédération des comités de jiarents de la province de Québec, Gary Stronach, a commenté la décision de la CEQ de faire la grève demain.Près d’un million d’enfants seront privés de chasse demain, à la suite de la décision de la Centrale de l’enseignement du Québec de défier le Conseil sur les services essentiels.Ce dernier peut imposer des amendes tout comme peut le faire la Fédération des commissions scolaires du Québec, qui jxmt imposer une amende de 100$ par professeur.Le président de la FCSQ, André Caron, a déclaré hier à ce sujet que «nous n’avons pas encore décidé si nous allons imposer des amendes».M.Caron n’en qualifie pas moins le geste des enseignants de «démesuré», pendant que M.Stronach se montre, quant à lui, franchement «scandalisé».Pour le moment, cependant, l’un et l’autre sont essentiellement préoccupés par la sécurité des élèves.Un cer- tain nombre de commissions scolaires, comme la Commission scolaire de Montréal, ont décrété que mercredi serait une journée pédagogique.Elle a aussi décidé que les centres d’éducation des adultes seraient ouverts.De son côté, l’Alliance des professeurs de Montréal n’a pas encore décidé si elle ferait du piquetage devant les établissements qui reçoivent des adultes, le soir.Une chose est certaine, le syndicat montréalais n’accepte pas que la grève soit transformée en journée pédagogique.«L'idée d’un tel geste, a précisé hier Denis Roy, vice-président de l’Association des directeurs généraux des commissions scolaires, n 'est pas de pénaliser les enseignants mais de voir à ce que les enfants ne perdent aucune journée de classe».Il n’y aura pas d’autobus scolaire mercredi et les services de garde seront réservés aux enfants qui y sont inscrits à d’autres moments de l’année.Ix's enseignants espèrent, par leur geste, convaincre le gouvernement de donner suite à leurs revendications en matière d’équité salariale.Ils réclament 7(X) millions sans parler du milliard nécessaire- pour satisfaire le volet rétroactif des demandes.IA CEQ est en discussion avec le gouvernement dans ce dossier mais estime que les choses ne bougent pas assez rapidement.Ajout de 10 millions à un programme de rénovation domiciliaire Des fleurs et son pot L’UMRCQ salue l’ajout de 10 millions dans un programme de rénovations mais continuer de lutter contre la note de 375 millions.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, fait doubler les subventions allouées à un programme de rénovation des maisons dans les municipalités de moins de 5000 habitants.De dix millions, le budget du programme est porté à vingt millions.Réno Village, un programme de la Société d’habitation du Québec mis sur pied en mai, aide financièrement les ménages à revenu faible ou modeste en milieu rural a effectuer des réparations essentielles à la maison ou au logement dont ils sont propriétaires.Les travaux, liés à la structure, à la charpente, à la plomberie, à l’électricité au chauffage ou à la sécurité-incendie doivent totaliser au moins 2000 .$ et l’aide accordée peut atteindre 90 % du coût des travaux.La présidente de l’Union des municipalités régionales de comté du Québec (UMRCQ), Jacinthe Simard, sa- lue l’initiative du ministre Trudel.«Il s’agit d’une excellente nouvelle, a-t-elle reconnu, et ce sera très bien vu des MPC.Les demandes de citoyens pour ce programme dépassaient toujours les sommes disponibles.» Ces dix millions supplémentaires ne font pas pour autant oublier à l’UMRCQ, pas plus qu’à la Conférence des maires de banlieue de Montréal (CMBM), leur principal cheval de bataille: la facture de 375 millions imposée aux municipalités par le gouvernement Bouchard.Vendredi et hier, les deux organismes ont recueilli quelque 8(X) signatures auprès de maires québécois dans un nouvel effort pour faire annuler la facture.L’UMRCQ et la CMBM espèrent que les chefs de parti aborderont la question lors du débat de ce soir.Ils contestent aussi les allégations de M.Bouchard qui affirmait, vendredi, qu’une facture de 375 millions ne ferait lias augmenter les taxes municipales.«En 1998, les taxes ont augmenté dans plusieurs municipalités, là où il n’y avait pas de marge de manœuvre parce que les municipalités géraient déjà de façon serrée.Ailleurs, des municipalités ont dû recourir à des surplus accumulés dont elles ne disposeront plus en 1999», ont affirmé Mme Simard et M.Bossé, le président de la CMBM.Soyez solidaires et généreux! Votre don se rendra aux populations sinistrées d AMÉRIQUE CENTRALE grâce à nous.CRIMINAL LÉGER et ses Oeuvres 130, av.de l’Épée Outremont H2V 3T2 514-495-2409 ou 1-87 PAUVRETÉ CECI 180, rue Ste-Catherine Est Montréal H2X1K9 514-875-9911 ou 1-888-655-0055 DÉVELOPPEMENT ET PRIX 5633, rue Sherbrooke Est Montréal Ht N 1 A3 514-257-871 1 ou 1 888-234-8533 0XFAM-QUÉBEC 2330, rue Notre-Dame Ouest Bureau 200, Montréal H3J 2Y2 514-937-1614 ou 1-888-693-2697 suco 3680, rue Jeanne-Mance Bureau 410, Montréal H2X 2K5 514-982-6622 ou 1-800-471-7826 I.E I) E V II I II .I- E M AR|)| I 7 X 0 V E M It It K I !) !) 8 A 7 L E S A C T I! A I, IT l S Surplus budgétaire d’Ottawa Aggravation de la pauvreté Martin est à court d’arguments Le Canada et le Québec devront s’expliquer à l’ONU MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, a de plus en plus de difficulté à trouver des arguments pouvant justifier son silence sur l’utilisation future de l’imposant j ' surplus budgétaire d’Ottawa.La publication des derniers résultats financiers du gouver-| 1 nement la semaine dernière a ravivé le débat aux Com-I, munes.Avec 10,4 milliards d’excédent en poche à la fin des ! six premiers mois de l’année financière 1998-99, Ottawa ne [ >eut plus, clamait l’opposition hier, fermer la porte à une réduction importante des cotisations à l’assurance-emploi et à une baisse d'impôt, ni refuser un réinvestissement rapide dans le système de santé.Un surplus de 10 milliards signifie autant de taxes prélevées en trop auprès des citoyens et des entreprises, a résumé le chef réformiste Preston Manning, Les bloquistes, leur chef Gilles Duceppe en tête, trouvent «immoral” qu’on envisage financer une réduction gé-, nérale des impôts à l’aide de la part du surplus généré par le programme d’assurance-emploi.On estime que cette portion du surplus atteindra 7 milliards à la fin de l’année, des économies entraînées par les restrictions au programme et des cotisations trop élevées des salariés et des employeurs.lx*s partis d’opposition estime qu’il serait plus équitable de retourner cette portion du surplus budgétaire à ceux qui l’ont payé plutôt que de s’en servir pour réduire les impôts de gens qui n’y ont pas contribué.Paul Martin, lui, résiste à cet appel en faveur d’une réduction marquée des cotisations et soupçonne ceux qui s’en prennent à son approche d’entretenir les pires desseins.11 a accusé les réformistes, hier, de vouloir réduire massivement les Uixes «sur le dos des gens à faible revenu [.], des familles pauvres avec enfants |.], du système de santé».11 a ensuite soutenu que les bloquistes n’offraient que «des déficits chroniques».Selon eux, ils veulent «un pays qui va oublier ses responsabilités envers ses propres citoyens».Ixi crédibilité du ministre a aussi été remise en question.M.Martin maintenait, il y a tout juste un mois, sy prévision d’un budget équilibré pour l’année en cours.A son avis, disait-il, le mieux qui pourrait arriver serait un surplus de 7 ou 8 milliards.«Si nous écoutions les appels en faveur d’une réduction de taxes de 9 ou 10 milliards de dollars, nous nous dirigerions vers un déficit substantiel», avait-il dit.Ces écarts de prévisions ne sont plus acceptables, répètent réformistes, bloquistes et conservateurs.Le ministre doit faire preuve de franchise et dire les choses comme elles sont car eux, disent-ils, ne croient plus à l’erreur.«C’est vrai que nous avons enregistré pour les six premiers mois de l’année un surplus de 10 milliards supérieur à ce que certaines personnes avaient prévu.Par contre, j’ai siégé dans cette Chambre lorsqu’un ministre des Finances conservateur s'est trompé et c’était dans l’autre sens.Si nous devons faire une erreur, je préfère la faire à notre façon», a répondu M.Martin.«Ce sont les contribuables qui paient pour ces erreurs: 10 milliards directement de leurs poches», a aussitôt rétorqué le réformiste Monte Solberg.Selon les partis d’opposition, le ministre Martin ne fait pas preuve uniquement de prudence.Selon eux, il cherche délibérément à taire ses chiffres pour éviter d’avoir à céder un pouce.M.Martin s’en défend.«Nous avons toujours dit que nos prévisions ne représentaient pas le mieux que nous pouvions faire mais le minimum.C’est une façon de faire qui a très bien fonctionné au cours des cinq dernières années», a-t-il dit aux journalistes.Il invoque aussi la nécessité de faire preuve de prudence face à une situation économique internationale toujours volatile.«Il est important de comprendre qu’il y a encore beaucoup d’incertitude à l’extérieur de nos frontières.Ce sont les résultats des six premiers mois et nous avons encore six autres mois à traverser», a-t-il ajouté.Le chef bloquiste Gilles Duceppe s’est moqué de cette idée.«En maintenant sa prédiction d’un déficit zéro, il prédit en somme que nous encaisserons un recul de 10,4 milliards au cours des six derniers mois de l’année financière.Il faudrait une récession», a-t-il dit.Il a noté que personne ne prévoyait ce scénario.Encore hier, la Banque du Canada parlait de croissance pour les prochains mois.Refuser de se commettre avant la fin de l’année financière signifierait que M.Martin préfère consacrer tous lep surplus au remboursement de la dette et à rien d’autre.A moins que le fédéral tente encore et malgré les remontrances répétées du vérificateur général d’imputer à l’année terminée des dépenses encore à faire.Ce ne serait pas une première comme en témoignent la Fondation des bourses du millénaire et celle de l’innovation.À la fin de novembre, à Genève, des représentants canadiens et provinciaux devront s’expliquer sur certaines politiques sociales devant un comité d’experts de l’Organisation des nations unies.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le Canada et le Québec répondront bientôt, devant un comité des Nations-Unis, de leur degré de respect des droits sociaux et économiques de leurs citoyens.Les deux gouvernements seront entre autres amenés à s’expliquer sur la réduction des transferts sociaux aux provinces, la réforme de la Sécurité du revenu et l’aggravation de la pauvreté.Activement impliqués dans l’exercice, les organismes non-gouvernementaux canadiens et québécois ont dénoncé devant le comité international d’experts, à l’ouverture de ses travaux hier à Genève, la violation par leurs gouvernements de leurs engagements internationaux en cette matière.Entré en vigueur en 197(5, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels reconnaît notamment: le droit au travail dans des conditions justes et favorables, le droit à la protection sociale et à un niveau de vie suffisant ainsi que le droit à des services de santé et à l’éducation.Ix Québec s’est engagé par décret dès 1976 à respecter le Pacte.Depuis 1985, les gouvernements signataires doivent se soumettre devant un comité d’experts à un examen périodique de leur degré d’atteinte et de leurs progrès réalisés en ce domaine.Ix*s organisation non-gouvernementales sont aussi invitées à présenter leur version des faits et à assister à la comparution des gouvernements qui se tiendra cette année les 26 et 27 novembre prochains.Lors de sa dernière comparution, en 1993, le Canada s’était vu entre autres reprocher de négliger les droits des pauvres et de ne pas avoir réussi à réduire la pauvreté au pays.Ces commentaires avaient été plutôt mal reçus par le gouvernement fédéral qui avait rétorqué que le comité avait confondu pauvreté et inégalité des revenus.Dans ses questions écrites aux gouvernements cette année, le comité de l’ONU a dit vouloir en savoir plus notamment sur l’impact des politiques limit les prestations d’aide sociale à l’obligation de travailler; sur les raisons [xnivant expliquer qu’un pays aussi riche compte tellement de pauvres; et sur les mesures prises par le Québec en faveur des familles monoparentales, des jeunes chômeurs et des sans-abri.Depuis quatre ans, l’Association américaine des juristes et la Ijgue des droits et libertés se sont préparées à la prochaine comparution du Canada et du Québec devant le comité composé de 18 experts siégeant à titre individuel et provenant des pays signataires du Pacte.Appuyée entre autres par la coalition Solidarité populaire Québec, la Fédération des femmes du Québec et le Front commun des per-sonnes assistées sociales, l'initiative vise, dit-on, à revitaliser au pays la lutte en faveur de la justice et de l’égalité sociale.«On fait appel aux instances internationales pour enrichir les espaces nationaux, a expliqué hier à la presse Me Lucie Lamarche, professeur au Département des sciences juridiques de l’UQAM et membre de la Ligue des droits et libertés.Le droit international n’est pas une fin en soi.Il faut le voir comme un moyen de se donner, ici, des référence pour enrichir la vision que l'on a des droits économiques et sociaux.C'est un outil de promotion de ces valeurs-là.» Toutefois, la fierté du premier ministre Jean Chrétien de voir le Canada occuper le premier rang de l’indice de développement humain de l’ONU montre bien, selon François Saillant du FRAPRU, la grande importance que les gouvernements accordent aussi à leur image internationale.Au ministère des Relations internationales, Christian Deslauriers confirme que le gouvernement du Québec prend l’exercice au sérieux.«Avec le développement des règles internationales, explique-t-il, il fait de plus en plus partie de notre quotidien de chercher comment faire pour que nos lois les respectent.Quant à nous, on pense que l’on respecte le Fade.On verra ce qu’en dira le comité.» Une première version du rapport du comité est attendu pour le 4 décembre prochain.Réfection aux Éboulements La Cour déboute PUQCN LO U IS - G I L LES FRANCOEUR LE DEVOIR La Cour supérieure a refusé hier l’injonction demandée par l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) afin de forcer l’évaluation environnementale en audiences publiques de la réfection de la Grande-Côte des Éboulements par le ministère québécois des Transports.Dans son verdict, le juge Gérald Boisvert, du district de Québec, confirme néanmoins que le ministre des Transports, Jacques Brassard, qui a aussi été ministre de l’Environnement et de la Faune, a gonflé artificiellement son projet pour réduire l’emprise moyenne du tracé retenu.En diminuant ainsi la largeur «moyenne» du projet par son prolongement dans le village situé en bas de la côte, grâce a une deuxième phase de travaux, les Transports évitent la norme du Règlement sur l’évaluation des impacts environnementaux et, par conséquent, une évaluation publique de ses séquelles biophysiques et sociales.Four le magistrat, le ministre des Transports, en tant que promoteur, est libre de définir son projet comme il le désire.Et comme les requérants n’ont pas démontré qu’il avait agi de mauvaise foi — leurs procureurs ayant même reconnu le contraire, écrit-il — il ne peut pas reprocher au ministre Brassard d’avoir gonflé son projet pour lui éviter la procédure publique d’évaluation environnementale.Si les Transports s’en étaient tenus au seul projet de la Grande Côte, le projet aurait été assujetti au processus d’audiences puisque son emprise moyenne aurait été de 42 mètres.En le prolongeant par le bas dans Saint-Joseph-de-la-Rive, jusqu’à la route du Quai, où les travaux se poursuivront sur une largeur sensiblement moindre, la moyenne de l’emprise chute à 32.51 mètres, soit en bas de la norme de 35 mètres du règlement.La Cour, précise le magistrat, ne peut intervenir par décision judiciaire que «si un ministre excède sa compétence, omet de l’exercer, rend une décision injuste ou discriminatoire ou fait preuve de mauvaise foi».Si le juge Boisvert conclut que le ministre des Transports n’a pas agi de mauvaise foi, il demeure toutefois muet sur la responsabilité du ministre de l’Environnement et de la Faune, Paul Bégin.Ce dernier a l’obligation d’exercer un contrôle sur les projets qu’on lui présente en tant qu’administrateur de la loi et, plus particulièrement, en tant que fiduciaire du droit des citoyens d’être entendus sur les projets susceptibles de faire l’objet d’une audience publique, une responsabilité qui n’incombe pas au titulaire des Transports.On a vu à de nombreuses reprises dans le passé le ministre de l’Environnement exercer sa compétence en contrôlant la nature des projets qui lui sont soumis, ce qui l’a parfois amené à refuser à des promoteurs privés ou publics, même de bonne foi, d’user d’artifices pour contourner leur obligation de justifier leur projet en audiences publiques.Pour une chanson Tercel CE plus 199 $ par mou/ location 48 mois1 0$ 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BC53LM-BA neufs en inventaire, TOYOTA lou^sau Plus tard le 30 novembre 1998.Premier versement de 228,90S et dépôt de garantie de 250$ exigibles au moment de la livraison.Franchise de 96 000km: trais de 7(/km excédentaire.1 Offre valable sur les modèles -1 Camry CE BG22KP-BA neufs en inventaire, loués au plus tard le 30 novembre 1998.Premier versement de 343,93S et dépôt de garantie de 350S exigibles au moment de la livraison Franchise de 96 000km : trais de 10c/km excédentaire.‘Offre de financement à l'achat de 4,8% valable sur tous les modèles Tercel 1999."Taxes en sus ou échange équivalent.Véhicules aux tins de présentation seulement.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.Votre concessionnaire port à l’Histoire?Benoît Cazabon Ottawa, octobre 1998 Jean Charest à l’hôpital Quelques jours avant le déclenchement des élections provinciales, Jean Charest se présentait dans un hôpital de Québec avec l’intention de faire le point sur le fait que notre système de santé est gravement malade.Rencontrant un patient au hasard — erreur d’organisation de sa part —, il se fait dire par ce dernier qu’il est très satisfait des soins reçus.Quelle surprise! Qui, il y a eu de grands changements dans le domaine de la santé depuis le déclenchement de la réforme par les libéraux.Oui, le fédéral a coupé des milliards dans les transferts de paiements aux provinces, ce qui n’a pas facilité la démarche.Oui, le personnel a du s’adapter à de nouvelles situations, ce qui représente inévitablement une source de tension et de stress.Oui, certaines personnes se sont présentées aux mauvaises portes, soit par manque d’information ou en poursuivant de vieilles habitudes.Oui, quelques personnes ont dû attendre pour recevoir un traitement quelconque.Acceptant toutes ces prémisses comme point de départ, mon expérience personnelle ne me permet cependant pas de conclure qu’il existe un climat catastrophique dans le système de santé au Québec, comme voudrait nous le faire croire M.Charest.Je suis un retraité de 59 ans.Dans mon entourage, je connais des gens avec des problèmes de cancer et de défaillances cardiaques.J’ai eu la chance de les visiter chez eux de même qu’à l’hôpital.J’ai pu constater que tous, sans exception, étaient très satisfaits des soins obtenus.Quant à moi, en faisant de la médecine préventive, j’ai dû passer des tests daps un hôpital de Sherbrooke.A mon avis, le service était plus rapide et efficace qu’il ne l’était il y a à peine deux ans de cela.Si votre expérience confirme la mienne, pourquoi ne pas la faire connaître aux gens de votre entourage et au député du coin?M.Charest, c’est quoi le problème?Yvon-M.Daigle Philosophe-Théologien Saint-Denis de Brompton, 30 octobre 1998 Le courrier des lecteurs Nous publions dans cette section de la page éditoriale une sélection de lettres des lecteurs.Les lettres sont envoyées à l’adresse suivante: Courrier des lecteurs, Le Devoir, 2050, rue de Bleury, 9’ étage, Montréal H3A 3M9, ou encore, si par courriel, à: lettres@ledevoir.ca.Toutes les lettres doivent être signées et comporter l’adresse et le numéro de téléphone où le signataire peut être joint.Elles doivent éviter les attaques personnelles.Nous retenons en priorité les lettres courtes et dactylographiées.I, I B R E OPINION -+- Une machine assimilatrice JEAN-PAUL PERREAU LT Président d'impératif français, un organisme de recherches et de communications pour la défense et la promotion de la langue française et des cultures d’expression française Cy est très discrètement, cette année, que le président du Conseil du Trésor a déposé en octobre dernier son Rapport annuel sur les langues officielles 1997-1998 au Parlement canadien.Œuvre de manipulation politicienne, ce rapport annuel cherche à dresser un tableau positif de la situation linguistique au Canada: dès le début de l’introduction, il vante les progrès du bilinguisme au Canada! Sauf qu’il ne dit pas que le nombre de Canadiens ne connaissant qu’une langue officielle, l’anglais, a augmenté de 1 027 490 entre 1991 et 1996, passant de 18 106 760 à 19 134 250; que 91 % des Canadiens anglais pratiquent toujours un unilinguisme sans regret alors que 41% des francophones sont bilingues; que l’importance relative des francophones au Canada a diminué de 18,9 % entre 1951 et 1996; que la proportion des francophones et des Québécois est tombée, en 1996, sous la barre psychologique des 25 %; que le taux d’assimilation des francophones est de 36,25 % au Canada hors Québec; que, de son côté, la langue anglaise fait des progrès au Québec grâce à l’assimilation des francophones et des allophones; que la langue officielle majoritaire enregistre au Canada des gains encore inégalés de 2 222 401, soit l’équivalent du tiers de toute la population francophone, à cause des transferts linguistiques, contre des pertes pour le français; que la langue anglaise est de plus en plus majoritaire; que la langue française est de plus en plus minoritaire.Bref, il passe sous silence que la langue officielle minoritaire, le français, recule au Canada! Toutefois, le rapport ne réussit pas à tout cacher.Certains tableaux laissent transpirer des vérités troublantes: le nombre total de postes dans la fonction publique canadienne exigeant la connaissance de la langue française est en chute libre; le nombre de titulaires satisfaisant aux exigences linguistiques des postes bilingues est en baisse; le nombre d’employés «exemptés» des exigences linguistiques des postes bilingues est à la hausse; la catégorie professionnelle où l’on retrouve proportionnellement plus de francophones demeure le «soutien administratif».Deux poids, deux mesures: en Ontario, sans la région de la capitale fédérale (RCF), 9 % des postes de la fonction publique canadienne exigent le bilinguisme pour une population de 500 (XK) Franco-Ontariens, alors qu’au Québec, sans la RCF, ce sont plus de 54 % des postes qui exigent la maîtrise de la langue anglaise pour à peine 600 (XK) Anglo-Québécois.Ix> Canada anglicise inexorablement! Un autre cas de discrimination du type deux poids, deux mesures: dans l’ensemble canadien, incluant le Québec, 11 803 postes de la fonction pu- blique canadienne sont désignés unilingues français pour 104 539 postes unilingues anglais.Un ratio de 1 à 9: 90 % des postes unilingues exigent la connaissance d’une seule langue, l’anglais, pour desservir une population canadienne à 59,84 % anglophone, alors que 10 % des postes unilingues sont désignés unilingues français pour une population pourtant à 23,53 % francophone.Faute de beaucoup mieux, le rapport du Conseil du Trésor présente comme grande réalisation la distribution de l’affiche «symbole» sur la disponibilité du service clans les deux langues officielles.Sans le savoir, le rapport utilise la bonne expression puisqu’il ne s’agit, après tout, que d’un symbole.A maintes reprises, les politiciens canadiens ont proclamé que le Canada a deux langues officielles jouissant d’une égalité de statut, de droits et de privilèges.Un constat émerge: la langue anglaise serait plus officielle et plus égale; elle aurait plus de statut, plus de droits et beaucoup plus de privilèges! Dans son message, le président du Conseil du Trésor écrit: «Je suis heureux de constater que nos institutions fédérales respectent plus et mieux que jamais les droits linguistiques de nos concitoyens.» Il voulait sûrement dire «de nos concitoyens.de langue anglaise».Et il ajoute: «Le respect des langues officielles du Canada constitue un élément fondamental de la cohésion et de l’unité de notre pays.» Pas étonnant, dès lors, que sur ces deux derniers points, la fédération se porte si mal.86 I.K i) K V (i I li .I.K M AUDI 17 \ u v |.; m g g i; | g o g A IDEES Le rôle de l’État et le secteur privé Faisons plus de place au partenariat public-privé en santé L’Etat et le secteur privé ont chacun leurs forces; il faut faire en sorte que les ressources de l’un et de l’autre forment une combinaison gagnante pour l’économie et pour les Québécois GILLES TAILLON Président du Conseil du Patronat du Québec Institut de recherche en politiques publiques publiait récemment une monographie traitant d’une réforme souhaitée des services de santé au pays sous la plume de Monique Jérûme-Forget et de Claude H.Forget1.Cette recherche est intéressante à plus d’un égard.Elle réitère un constat qui n’est pas nouveau, à savoir qu’en matière de santé, les chamailleries fédéra-lc-provinciales et les déclarations des gouvernements provinciaux, selon lesquelles on ne pe it pas déroger à un programme entièrement étatique, empêchent toute innovation dans un système qui est pourtant bien malade.Mais surtout, elle met l’accent sur la croyance bien enracinée voulant que toute forme de privatisation serait dommageable.On brandit le modèle américain comme un épouvantail, mais on ignore que dans des pays européens comme l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, l’Angleterre et la Suède, on a établi, depuis très longtemps, un système de santé public et privé qui permet plus de couverture médicale sans pour autant réduire l’accessibilité aux soins de santé, au contraire.Au Québec, encore récemment, le gouvernement réitérait sa profession de foi envers la supériorité d’un système public de santé, écartant du revers de la main toute forme de privatisation malgré des sondages qui démontrent que la population est ouverte à cette idée.Non pas qu’il faille considérer une privatisation tous azimuts, mais de là à écarter toute participation du secteur privé qui pourrait contribuer à améliorer l’accessibilité et la qualité des services, il y a un discours qui frise l’irrationnel et l’hypocrisie quand on sait que déjà 28 % de toutes les dépenses en santé au Canada sont effectuées par le secteur privé.Des pays comme la Grande-Bretagne, la Suède et la Nouvelle-Zélande ont réformé leur système de santé en exploitant l’efficacité du secteur privé, oii la motivation des professionnels de la santé n’est pas torpillée par des conventions collectives épaisses comme des encyclopédies Grolier, tout en maintenant un accès universel au système.La réforme proposée par les auteurs met le patient et le médecin au cœur de l’action et de la décision sans enlever la prérogative gouvernementale de fixer le niveau des dépenses et les auteurs ne proposent pas, non plus, de ticket modérateur sous une forme ou une autre.Ix changement fondamental proposé a trait aux nouveaux rôles et responsabilités des médecins et, surtout, au fait que le financement suit le patient dans le sens où les ressources dévolues pour les soins de chaque patient sont sous la responsabilité du médecin qui s’assure de l’efficacité des services dispensés.Evidemment, cette proposition s’attaque de front à la bureaucratie d'un système entièrement étatique et tente de réduire ou de contenir l’augmentation des coûts.Car la demande pour les soins de santé va augmenter avec le vieillissement de la population et avec l'apport des nouvelles technologies et des nouveaux médicaments, autant de facteurs qui contribueront à la hausse inévitable des coûts des services de santé.Pourquoi le gouvernement du Québec est-il tellement réfractaire à toute idée d’amélioration du système de santé en considérant la participation du secteur privé?Est-ce par pure idéologie?Par peur des syndicats?Un système à deux vitesses, un pour les riches, l’autre pour les moins nantis est inacceptable, dit-on.Fit nul ne le conteste.Mais avoir un bon système de santé arrive en tête des priorités des Québécois.C’est aussi l’un des domaines où l’on observe un fossé important entre leurs attentes et la situa- Gilles Taillon, président du Conseil du patronat du Québec lion actuelle.Même M.Claude Castonguay, qui a présidé à la mise en place du régime d’assurance-maladie au Québec, déclarait dans une série d'articles parus dans La Presse, en janvier et en avril dernier, que dans la santé, on était mûrs pour un partenariat entre le public et le privé.Il allait même plus loin et affirmait qu’un «apport du secteur privé paraît nécessaire, malheureusement, on continue d’entretenir au ministère de la Santé une attitude totalement négative à l’égard de tout ce qui est initiative privée».M.Castonguay précisait que «la porte doit être ouverte pour permettre au secteur privé d’investir dans le développement et le fonctionnement des nouvelles cliniques de soins ambulatoires et aussi de faciliter l’acquisition des équipements nouveaux toujours plus efficaces mais également toujours plus dispendieux [.].Toutes les voies possibles de partenariat avec le secteur privé doivent être analysées afin que les plus appropriées puissent éventuellement être retenues.» Cette porte à laquelle faisait allusjon M.Castonguay aurait plutôt tendance à se refermer.A ce titre, l’exemple des centres hospitaliers et les centres d’accueil privés conventionnés du Québec, qui existent depuis plus de 30 ans, est frappant.On compte 93 établissements de santé détenteurs de permis du ministère de la Santé et des Services sociaux qui sont la propriété de 66 entrepreneurs qui opèrent dans 12 régions différentes au Québec, qui emploient 7000 personnes qui jouissent des mêmes conventions collectives que le secteur public.Malgré le fait que le mode de gestion des établissements privés fasse économiser quelque 30 millions annuellement aux contribuables québécois et que les centres offrent des services prisés par la population, le ministère de la Santé et des Services sociaux met continuellement en péril leur viabilité financière en les menaçant de transférer la charge des immobilisations et des équipements au secteur public au lieu de les faire financer par les entrepreneurs privés.Comment se fait-il qu’on ne les utilise pas davantage?Où est le partenariat?Qu’est-il arrivé à la déclaration du premier ministre lors de son discours d’ouverture du Sommet sur l’économie et l’emploi, le 29 octobre 1996, qui disait: «L’État québécois se trouve en quelque sorte au carrefour de toutes ces adaptations.Et il doit faire, lui aussi, sa propre adaptation.Si on demande aux entreprises, aux travailleurs, aux jeunes et aux citoyens en général de devenir plus flexibles, plus autonomes, plus rigoureux et plus solidaires, il y a un lieu où l'on doit donner l’exemple: c’est notre institution commune, l’État.» Et on pourrait poursuivre les exemples avec la production de certains services par le secteur privé dont la demande ne s’est pas démen-source ci>Q tie depuis des décennies, que ce soit dans le domaine de l’enseignement privé ou des garderies privées, services justifiés sur le plan des principes pour la liberté de choix, et surtout sqr le plan des coûts.Il ne s’agit p^s de démanteler l’État pas plus que de l’engraisser.L’État et le secteur privé ont chacun leurs forces et il faut faire en sorte que les ressources de l’un et de l’autre forment une combinaison gagnante pour l’économie et pour les Québécois.Le partenariat avec le secteur privé suggère qu’il faut accepter l’État là où il est utile et le retirer là où il est de trop, l’alléger là où il est trop lourd, le casser là où il est trop puissant et, surtout, de le mettre systématiquement en concurrence.Parce que cette voie ne se satisfait pas du face-à-face antagoniste de deux pôles économiques qui devraient être complémentaires plutôt qu’exclusifs; elle favorise tout ce qui permet un véritable partenariat entre le public et le privé en encourageant le rééquilibre de l’État par la responsabilisation des instances gouvernementales au service et au bénéfice des citoyens.1 — Monique Jérôme-Forget et Claude E.Forget, Who is the master?A blueprint for Canadian health care reform, Montréal, Institut de recherche en politiques publiques, 1998.Le déserteur JEAN-LUC GOUIN iMC-Beauport Armes à feu et naïveté L’outil ne fait pas le psychopathe F ans Le Devoir du 31 octobre (page DA 7): constat d’un autre acte destructeur de culture et de nations commis directement depuis l’ombilic même, ou matrice, de la Fran-cité mondiale.Carton d’invitation: Claude Lorius, du CNRS, donne à Montréal ce lundi 2 novembre une conférence en anglais sur le.«Climatic Change >>.Ce fils de la patrie des Diderot et des Pasteur ne discourt pas en l’occasion, ce qui le cas échéant aurait été bien sûr aimable pour son auditoire, dans les cités de New York, Sydney, Vancouver ou Nottingham.Non point! Ce citoyen de l'Hexagone - à Montréal, métropole du seul État français d’Amérique, dans une université alirpentée par les deniers publics de ce même État - s’adresse aux Québécois dans l’idiome de Conrad Black et de I liane Francis.Et magnanime avec ça: le conférencier, est-il indiqué, ré|x>ndra en français aux questions posées dans «cette» langue.Fait anodin sinon normal, voire évident, entre mille autres semblables depuis quelques années - et au nombre desquels il faut compter les déclarations publiques récentes du premier ministre Jospin eu égard a la langue de Wellington ainsi,que celles, analogues, de son ministre de l'Education nationale Claude Allègre.Car, en effet, il ne s agit pas ici de monter le «cas» Lorius en épingle -homme sans doute estimable et que d’ailleurs je ne connais d’aucune façon.Bien au contraire! Il faut dire, redire et dénoncer combien une si aberrante situation est maintenant devenue monnaie courante.Voilà où en est désormais l’asservissement de la francité: des francophones qui optent pour l’englissement jusque dans leurs communications avec des homolingues français.Et ce jusqu'au cœur sans cœur de Paris, Bruxelles ou Genève.Et Mount Tréal.Je ne sais si la Francité peut encore rêver à un avenir.Je sais toutefois qu’il ne faut plus compter sur les descendants de Louis XIV et de Napoléon pour la ix'rpétuer et lui promettre fermement renaissance (on aurait envie d’ajouter.dans l’honneur et l’enthousiasme).Mais pour quelle France le De Gaulle du 18 juin s’esl-il levé?Pour quelle France les Jean Moulin ont-ils, dans l’atrocité, donné leur vit*?Pour quelle France les Saint-Exupéry et les Malraux se sont-il battus?Ix mot «dignité» a-t-il encore un sens chez les enfants de Jeanne la Pucelle?Il faut sans doute comprendre que ce n’est plus strictement en Amérique que le sort du français palpite entre les mains et dans la volonté des seuls Québécois et Québécoises.Largué par ses pères, à peine devenus aujourd’hui ses pairs, c’est l’avenir de la Francité tout entière qui s’inquiète dans l’âme du Québec.D’où par là même, et en conséquence, l’Humanité qui frayeurement désormais - de la rose à la sclérose - hésite devant l’alternative entre la beauté de la différence et l’asphyxie du laminage et de l’uniformisation.Entre la Vie et la reminéralisation du monde.Un Québec fort, français et indépendant, ce sera moins un plaisir onanismique local que surtout l’espoir oxygénant - pour tous les hommes et les peuples - de lendemains moins asservissants.CLAIRE JOLY Candiac • e suis très étonnée par la naïve- Jté du discours tenu au sujet du contrôle des armes à feu par deux étudiants en droit de l’Université de Montréal dans i‘_ v-Al l’édition du Devoir du 4 novembre dernier {Punir oq périr).Tout d’abord, on y lit qu’aux États-Unis «la simple possession des armes à feu incite visiblement les gens ou leurs enfants à les utiliser», en évoquant plus bas des tueries qui se sont produites dans des écoles secondaires américaines.Il est renversant d’entendre une affirmation aussi grotesque.Est-il encore nécessaire de rappeler que ce n’est pas la possession d’un marteau qui fait naître la passion du bricolage, de même que ce n’est pas le simple fait de posséder une arme qui incite au meurtre?L’outil ne fait pas le psychopathe.La très grande majorité des propriétaires d’armes à feu sont des gens honnêtes et responsables.Ce n’est pas en les désarmant que l’on trouvera une solution à la criminalité ou à la violence.Ixs psychopathes ou les délinquants, s’ils ne peuvent le faire légalement, se procureront des armes illégalement sans demander de permission à personne.Il faut à tout prix détruire ce préjugé qui veut que la libéralisation de la possession ou du port d’armes favoriserait nécessairement des phénomènes comme la criminalité ou les tueries sauvages.Je suggère aux deux auteurs de ce texte d’opinion d’aller se balader chez nos voisins du Vermont.J’ignore s’ils savent, qu’au Vermont, tout citoyen adulte qui n’a pas été reconnu coupable d’un crime a le droit de porter une arme dissimulée sans autorisation administrative.In plupart des Québécois l’ignorent, mais je crois que beaucoup d’entre eux auront déjà remarqué que les gens ne s’entre-tuent pas dans les rues de cet État qui m’apparaît plutôt paisible.Un jour, on entendra peut-être parler d’un Marc Lépine du Vermont, mais il ne sera pas né parce que les citoyens auront eu le droit de posséder ou de porter une arme.J’aimerais également souligner aux auteurs de Punir ou périr que la tuerie de Polytechnique n’appartient pas à une soi-disant «mémoire collective» que l’on peut invoquer pour justifier un discours au sujet du contrôle des armes à feu.Cet événement douloureux, mais aussi très complexe, appartient à la mémoire individuelle de ceux qui l’ont vécu, d’abord.Il reste qu’il vit différemment dans l’esprit de tous et chacun.Mon propre souvenir des événements m’amène à des conclusions bien différentes de celles exprimées d;uis ce texte d’opinion.Par ailleurs, je n’ai que faire des «mémoires collectives»-, elles ne servent souvent qu’à justifier des actes politiques dans des sociétés sclérosées qui affectionnent la pensée monolithique.D a u i e I /.a I o ii c h c Avez-vous un plan?ors des derniers jours de la campagne référendaire de 1980, le premier ministre René Lé-.vesque demanda à l’un des jeunes analystes et stratèges de son entourage — du genre de ceux qu’on trouve à l’université et qui ont toujours une théorie sur tout — de faire le point .n Que faire quand les choses vont mal, voilà la question qui hante tous les stratèges électoraux et dirigeants de campagne sur la campagne.Féru de sondages et de modèles mathématiques, ce dernier s’enfouit sous les chiffres et.fier de sa découverte, annonça avec satisfaction au premier ministre que les choses s’amélioraient puisque les appuis au camp du Oui ne s’effritaient plus qu’au rythme de 1,6 % par semaine contre 2,5 % les semaines précédentes.Devant l’air sceptique et dépité de René Lévesque, il s’empressa d ajouter que les pertes se concentraient maintenant dans le sous-groupe des jeunes femmes de 30 à 40 ans, vivant dans des villes de plus de 10 000 habitants.Ix commentaire du premier ministre fut laconique à souhait: «Avez-vous une idée sur ce que je pourrais faire pour redresser la situation?» Pendant que le jeune analyste réfléchissâlt, il s’empressa d’ajouter: «Et si possible avant le 20 tnai, M.Latouche».Évidemment si j’avais eu la réponse, je serais aujourd’hui riche, célèbre et très en demande.Quoi faire quand les choses vont mal, voilà la question qui hante tous les stratèges électoraux et dirigeants de campagne.Évidemment, il n’est pas question de se préparer à l’avance et de prévoir une stratégie de rechange si l’approche choisie se révèle la mauvaise.Se préparer à l’avance pour un échec éventuel serait se condamner à l’échec certain.Alors, il faut le faire dans le feu de l’action alors que chaque minute compte.Bien [jeu de partis politiques y arrivent, mais la chose n’est pas impossible.Il faut d’abord déterminer que les choses vont effectivement mal et que la stratégie adoptée en début de campagne est effectivement responsable de nos malheurs.S’entendre sur un tel constat n’est pas facile car il se peut très bien que la stratégie ne fonctionne pas mais que les choses soient loin d’être catastrophiques.Par exemple, il semble assez évident que la stratégie libérale de tout miser sur la santé et le référendum n’ait pas donné les résultats escomptés, mais les choses vont-elles si mal que cela pour l’équipe de M.Charest?Une fois qu’on a constaté qu’on a perdu des points depuis le début (Je la campagne, il faut tomber d’accord sur le diagnostic.Évidemment, la tentation est grande de blâmer la stratégie retenue.Elle constitue le coupable tout désigné et il se trouvera toujours quelques personnes dans l’entourage du chef pour rappeler qu’ils n’avaient pas été vraiment d’accord avec cette stratégie.Une foule de raisons peuvent expliquer pourquoi une campagne perd des plumes et cette baisse peut être temporaire.Malgré ce que les électeurs nous disent, nous savons que même en période politique intense, près du cinquième des électeurs est toujours en train de changer d’opinion (et cela sans compter les vrais indécis).L’opinion publique n’a rien de figée et, telle l’image sur nos écrans de télévision, c’est la rapidité avec laquelle elle change qui donne ainsi cette impression de fausse stabilité.Cinq fois sur dix, rendre sa stratégie initiale responsable de tous ses malheurs s’avère une erreur catastrophique de premier plan.On change alors d’approche et tout s’écroule à la vitesse grand V.Quatre fois sur dix, le diagnostic est exact, mais on se trompe alors sur ce qu’il faut faire.Dans bien des cas — probablement autour de trois fois sur dix —, il faudrait tout simplement ne rien faire et laisser l’adversaire continuer à répéter ses attaques en ne réalisant pas qu’il a déjà fait tout le kilométrage qu’il pouvait espérer avec de telles attaques.C’est l’erreur classique des partis politiques en avance.Quoi de plus tentant en effet que de continuer en fin de campagne avec les attaques qui ont si bien fonctionné au début?Les Républicains américains viennent de le découvrir, eux qui étaient en avance jusqu’en fin de campagne et qui se sont vu ravir la victoire par un Parti démocrate qui aura maintenu jusqu’à la fin sa propre stratégie initiale même s’il était clair au début d’octobre que cette stratégie n’avait rien de magique.Ce qui a sans doute aidé les démocrates, c’est qu'il n’y avait pas de stratégie de rechange.Il arrive aussi qu’un changement s’impose et il faut reconnaître que, si l’opération réussit, les résultats peuvent être foudroyants.Le cas le plus connu demeure le virage partenarial et l’arrivée de Iotcien Bouchard durant la campagne référendaire de 1995.Pourquoi un tel succès?Tout d’abord parce qu’elle était crédible et correspondait à une attente de la part de tous les acteurs politiques.Deuxièmement, parce qu’elle s’incarnait dans des actions concrètes et visibles (rendre publique la signature de l’accord entre les trois partis survenus plu§ tôt et la mise à l’écart de Jacques Parizeau).Simplement claironner que l’on change de plan de match sans donner des gages tangibles de ce changement est une pure perte de temps.L’électeur veut être certain que le chef de parti auquel il s’apprête à confier sa destinée politique est un chef véritable.Il veut le voir en action.Voyons donc maintenant ce que feront nos trois joueurs-à la suite du débat et aux sondages qui suivront.¦ *a i,rl Ecrivez-nous! U Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les çommentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (incluant les espaces), ou 11(H) mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi, si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Même si vous utilisez le courriel (redaction@lcdevoir.com) ou un autre support électronique, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes, incluant votre numéro de téléphone.i ______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________'.fil n ’ É (} u i P .E i) u i) E voir a4 IA REDACTION lournalistes A l'information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vie urbaine).Yves d’Avignon (pupitreur); Paule des Rivières (éducation).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Judith Lachapelle, Louise ’ ' Laine" Kathleen léveso lie (actualités politiques municipales).Caroline Montpetit, Isabelle Pare (santé), Jean Pichette (justice), Serge Truffaut (questions urbaines) ; Michel Carneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques)-.Martin Dudoset Christine Dumazet (irelecteurs); • !¦ I icônes (' renier el | u nues Nadeau (photographes) ; h l'information culturelle : Michel Bclair (responsable), Stéphane Baillargcon (théâtre, danse).Paul Cauchon (médias).Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles).Brian Myles (cinéma).Jean-Pierre Legault.Clément Trudel (musique) ; à l’information - éconoinioiic Gérard iéruhé (adjoint au directeur de l'information).Robert Dulrisac, Benoit Munger, François Normand.Claude Turcotte ; à l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information).Guy Taillefcr (éditorialiste).Claude Lévesque ; à l’information politique : Pierre O’Neill.Manon Corn lli 'r te irreshondante parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Gilles U-sage (correspondants parlementaires à Québec).Michel Venue (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec)-, Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Julie Tremblay.Marie-Claude Petit (commis), tri documentation : ¦ Gilles Paré (dire -leur) ¦ Uriiritte Arsenault Manon Derome.Serge 1 .aplanie (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBIJCITÉ KT LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint).Carole Dallaire (avis publics et appels d'offres), Jacqueline Avril, Jean de Billy.Gyslaine Cote.Marlène ; .('ôté Christiane l e r lilt lacunes A Nadeau Claire Paquet, Chantal Rainville.Micheline Ruelland, Alexandre Daine (publicitaires) ; Geneviève Landry.Sylvie Laporte, Micheline Turgeon ; Francine Ouellet (secrétaire).LA PRODl CTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production),.y, Marie-FranreTiiromin (rrshnnsablc de la production).Claudine Bédard, Philippe Borne.Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Christian Goulet, Marie-Josée Hudon, Christian Vieil.Olivier Zuida.SERVICE A IA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable).Evelyne Labonté (responsable à la promo- .' 'lion des abonnements) Manon Blanchctte-Turcolte, Monique L’Heureux.Use Lachapelle, Rochelle Leclerc-Venne.L'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne*!’Arc Houde (secrétaire à la direction) : Céline Furoy, Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine Lafleur, Danielle Nantel (sccré- " taire administrative) Nathalie Perrier Danielle Ponton.Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).1 S -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITÉS Les déclarations de Chrétien préoccupent Bombardier Kuala Lumpur (PC) — Le président et chef de l’exploitation de Bombardier international, Pierre Lortie, s’est inquiété, hier, de la sortie publique du premier ministre Jean Chrétien, au sommet de l’APEC, concernant les droits de la personne.M.I.ortie, qui figure parmi les plus puissants hommes d’affaires canadiens, a déclaré que ses contacts en Malaisie déplorent que M.Chrétien n’aie pas soulevé ses questions sur les droits de la personne en privé, plutôt qu’à la une des journaux.Le premier ministre australien, John Howard, a aussi exprimé des réserves sur la publicité donnée à cette question par M.Chrétien et d’autres leaders dans les heures qui précédaient le sommet de deux jours de l'organisation de Coopération économique Asie-Pacifique.Hier, le vice-président américain Al Gore a lui aussi critiqué le premier ministre de Malaisie, Mahathir Mohamad, dans un discours particulièrement cinglant qui exprimait un soutien aux revendications du mouvement pour la démocratie en Malaisie.L’arrestation de l’ex-vice-premier ministre de Malaisie, Anwar Ibrahim, a déclenché un tollé de protestations à travers le monde, et d’abord au Canada, «Il serait bon qui accueillait l’an dernier le sommet de l'APEC, où des étudiants qui iliaque les nifestaient ont été aspergés de poivre de Cayenne par des agents de la discussions grc.soient menées probablement davantage en privé qu’en première page des journaux» M.Chrétien, qui a eu des entretiens bilatéraux hier avec les leaders de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et des Philippines, a refusé d’accorder un entretien privé à M.Mahathir, en guise de protestation contre l'arrestation d’Anwar Ibrahim.Les Américains ont fait de même.M.Chrétien a accentué la pression au cours du week-end en dépêchant deux de ses ministres rencontrer l’épouse de l'ex-vice-premier ministre, en dépit des avertissements de la Malaisie qui y voit une ingérence dans ses affaires intérieures.M.Anwar nie les accusations qui pèsent contre lui et se dit victime d’un complot politique orchestré par M.Mahathir.M.Lortie, dont la compagnie est en train de mettre le point final a un projet de transport en commun de 1 milliard de dollars au cœur de cette ville congestionnée, a déclaré que Bombardier avait relayé les préoccupations des dirigeants malaisiens au Haut-commissariat canadien.Il ajoutait qu’«f/ serait bon que les discussions soient menées probablement davantage en privé qu’en première page des journaux».Plus tôt, le premier ministre Chrétien avait visité la principale station du métro de Kuala Lumpur.Il a souligné les emplois que ce projet avait permis de créer à Kingston, en Ontario, sous forme de construction de 70 wagons.M.Chrétien a par ailleurs affirmé que sa position à l’égard du traitement réservé à M.Anwar constituait «une question de principe».«Nous voulons nous assurer (qu’il) a droit à un procès équitable et que ses droits sont protégés.» Le premier ministre australien, qui s’est entretenu avec M.Mahathir hier, a déclaré qu’il avait souligné la nécessité d’un procès équitable et ouvert pour M.Anwar, et laissé entendre que le Canada et les Etats-Unis auraient dû adopter une approche similaire.Les leaders des pays membres de l’APEC se réunissent aujourd’hui en tant que groupe pour la première fois.M.Chrétien a indiqué qu’il profiterait du fait qu'il sera assis aux côtés de M.Mahathir pour aborder la situation de M.Anwar.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, if étage, Montréal (Québec).H3A3M9 U] Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h a 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) A* Devoir »*sl publié du lundi ;iu samedi par Le* Devoir Int .dont l«- singe social est situé au 2050, rue de Bleury, \ï étage.Montréal, (Québec), H3A .'l.M'i.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montreal.L’agence Presse Canadienne ••.st autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans l.r Devoir U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Croupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.laval.Envoi de publication Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 dum du Parti québécois: ¦ 56,4 % des Québécois se disent «tout à fait ou plutôt d'accord» avec l’énoncé selon lequel il est impossible de réformer le fédéralisme canadien de façon à satisfaire à la fois le Québec et le reste du Canada; ¦ 62,6 % estiment que le Québec a le droit de se séparer; ¦ 56,2 % sont d’avis que le Québec a les compétences techniques, les ressources naturelles et le capital financier pour devenir un pays souverain; ¦ 57,6 % croient que le projet de souveraineté mis de l’avant par le gouvernement du Québec est réalisable; 58 % souscrivent à l’affirmation de Jean Charest, selon qui Jean Chrétien devrait démissionner s’il persiste à s’opposer à tout changement constitutionnel; ¦ 57,1 % ne font pas confiance à Jean Charest pour obtenir des changements constitutionnels qui satisfassent le Québec.Les plus défaitistes, les plus convaincus que la réforme du fédéralisme est impossible, on les retrouve surtout SONDAGE chez les gens âgés de 35 à 54 ans et chez les plus scolarisés.Il n’est j)as étonnant que ce sentiment soit partagé surtout par les francophones, mais le pourcentage d’anglophones et d’allophones pessimistes n’est pas négligeable.Enfin, c’est un état d’esprit qui s’exprime avec plus de force chez les hommes que chez les femmes.Au cours de cette dernière semaine de campagne électorale, le chef du PLQ a quelque peu rectifié son tir et harcelé le premier ministre Bouchard sur ses intentions référendaires.Il tente ainsi de démontrer que la priorité du chef péquiste est de tenir un nouveau référendum sur la souveraineté, aussitôt reporté au pouvoir.A cet égard, les questions des sondeurs ont réussi à dégager les grandes tendances du sentiment populaire: ¦ 68,8 % ont exprimé l’avis que s’il était réélu, M.Bouchard devrait attendre d’avoir réuni les conditions gagnantes avant de tenir un nouveau référendum; ¦ 10,3 % approuvent l’idée de tenir un référendum immédiatement après avoir été réélu; 85 % s’y opposent; ¦ 49,6 % souhaitent que le chef du PQ s’engage à ne pas tenir de référendum, une suggestion que rejettent 43,9 %; ¦ 47,7 % endossent la proposition de l’adéquiste Mario Dumont, qui propose de décréter un moratoire de dix ans sur le projet de tenir un référendum sur la souveraineté.Que deux tiers des électeurs suggèrent au premier ministre d’attendre que les conditions gagnantes soient réunies, ne présume pas de leur adhésion à l’option souverainiste.Si un référendum sur l’avenir du Québec avait eu lieu entre le 10 et le 14 novembre, les fédéralistes l’auraient remporté par une bonne marge: 43,1 % aurait voté en faveur de la souveraineté, alors que 56,9 % auraient opté pour le statu quo.Ces données sur les intentions de vote référendaires ont été obtenues après répartition des 9,6 % d’indécis.Ce sondage a été réalisé sous la direction du professeur Guy Uichapelle de l’Université Concordia.Sondagem a tiré aléatoirement par ordinateur des listes de numéros de téléphone résidentiels du Québec par la méthode du hasard systématique.À partir de 1688 numéros de téléphone valides, 1040 entrevues ont été complétées, permettant d’obtenir un taux de réponse de 61,6 %.Pour un tel sondage, on estime la marge d’erreur statistique maximale à plus ou moins 3,1 %, 19 fois sur 20.Le Patriote de l'année ’WS6 Va , , JACQUES GRENIER LE DEVOIR LA SOCIETE Saint-Jean-Baptiste de Montréal a décerné hier le titre de «Patriote de l’année» à Fernand Daoust en guise de reconnaissance pour son engagement constant, tant à titre de grand syndicaliste, grand défenseur de la langue française et de la cause sou verainiste.On le voit ici en compagnie du président de la SSJBM, Guy Boutliillier.Tabac : Rock maintient ses distances Ottawa (PC) — Le ministre de la Santé, Allan Rock, gardait ses distances, hier, du projet de loi piloté par deux collègues libéraux, qui obligerait les compagnies de tabac à financer des campagnes anti-tabac auprès des jeunes Canadiens.Le gouvernement a déjà adopté «certaines des législations anti-tabac les plus dures du monde occidental», a affirmé le ministre en Chambre.Il ajoutait que le gouvernement compte dépenser 100 millions, en cinq ans, sur divers programmes destinés à combattre l’usage du tabac, y compris des mesures spécifiquement orientées vers les jeunes.Mais il a refusé, sous les questions de l’opposition, de se prononcer sur le projet de loi, parrainé par le sénateur libéral Colin Kenny et la députée Carolyn Bennett.Celui-ci imposerait un droit de 50 cents sur chaque cartouche de cigarettes vendue au pays.L’argent ainsi recueilli — environ 120 millions par an — servirait à créer une fondation antitabac pour la jeunesse qui élaborerait des campagnes d’éducation et de publicité pour convaincre les jeunes de s’abstenir de fumer.En juin, le ministre Rock s’était dit d’accord, «en principe», avec l’idée.Mais depuis, il s’est tenu coi, et le gouvernement libéral travaille en douce à faire échouer l’initiative.Le projet de loi, élaboré par le sénateur Kenny, a déjà été adopté au Sénat.Mais le leader libéral en Chambre, Don Boudria, a confirmé la semaine dernière qu'il s’y opposerait parce que le droit de 50 cents prévu par le projet de loi équivaut à une taxe.Traditionnellement, de tels projets de loi doivent être parrainés par un ministre plutôt que par un simple député, et doivent provenir de la Chambre des communes, plutôt que du Sénat.McKenna dit non à Manning H IJ GUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Ix‘ chef réformiste Preston Manning rêve en couleur s’il compte sur Frank McKenna pour redorer le blason des forces de la droite.C’est le message lancé hier par une porte-parole de l’ex-premier ministre McKenna, Ruth McCrae.«Frank McKenna est un libéral.Il n’est pas question qu'il participe à cette réunion», a-t-elle affirmé au cours d’un entretien téléphonique.Mme McCrae ne comprend pas d’où vient celte rumeur ni les objectifs de M.Manning.Pour elle, c'est de la foutaise.L’ex-premier ministre libéral du Nouveau-Brunswick n’est aucunement intéressé à diriger un mouvement des forces ch* la droite, a-t-elle soutenu.L'idée ne tient pas debout, selon elle.lorsqu’elle en a parlé à M.McKenna, qui a repris sa pratique privée d’avocat à Moncton, il a eu un haussement d’épaule, a-t-elle dit.Hier, M.Manning a confirmé qu’il avait approché M.McKenna pour l'inviter à une conférence en février à Ottawa.Cette conférence organisée par les réformistes a pour but de créer une grande coalition de la droite pour faire échec aux libéraux.Pour M.Manning, M.McKenna pourrait fort bien diriger les forces de la droite même s’il était chef libéral.«L’un des concepts qui doit être discuté, c’est le besoin d’un leadership régional fort.Nous voulons susciter un plus grand intérêt de la part du Canada atlantique.Le Canada atlantique a besoin d’une nouvelle approche au développement régional.Cela ne viendra pas des libéraux (d’Ottawa).Il est important que cela vienne des Canadiens de l'Atlantique.» M.Manning estime que les positions de M.McKenna vont dans le bon sens.SOLJÉNITSYNE SUITE DE LA PAGE 1 un tant soit peu épais» pour ne laisser «qu'une insignifiante et malsaine population d’arbustes aux troncs chétifs».Pas plus que la nature, le premier ministre d’alors, Pierre Elliott Trudeau, ne trouve grâce aux yeux de l’écrivain.«Quant à la conversation et aux sujets évoqués lors de notre rencontre, écrit Soljénitsyne, ils me donnèrent une impression d’insignifiance et on éprouvait un sentiment de dépit à voir ce pays si riche, si grand par son envergure, mais géant timide bousculé par les audacieux et les prompts.» Il faut dire que Soljénitsyne avait pensé visiter le pays incognito.Photographié à l’aéroport par un étudiant, il sera découvert par un journaliste ukrainien puis traqué par la presse autour de Montréal.Il pense alors s’établir en Alaska.Soljénitsyne décrit comme un cauchemar sa traversée du pays à bord du transcanadien.Il découvre un chemin de fer qui «se meurt», des «stations désertes» et un pays «oublieux de lui même».Seule la Colombie Britannique et les rocheuses valent quelques compliments.Toutes ces déconvenues l'amèneront à opter pour le Vermont et les Etats-Unis, un pays dont l’atmosphère comparée au Canada, écrit-il, «avait quelque chose de vivifiant».C’est par le Canada que Soljénitsyne découvrit le Nouveau Monde et eut son premier choc.«Commencer par poser des voies ferrées toujours plus loin pour s’en désintéresser ensuite, écrit-il, voilà bien la manière jeune, vorace, rapace du continent américain: happer le finit nouveau, mordre dedans, le jeter pour saisir le suivant.» Et l’écrivain de conclure: «Je n’étais pas destiné à vivre dans ce pays».SUITE DE LA PAGE 1 n’était pas prêt jusqu’à maintenant.Et s’il y va, c’est afin de pouvoir «faire quelque chose avec les mains, au sens métaphorique.Il y a un aspect physique dans l’écriture.Mais j’ai toujours senti que c'est facile d’écrire un livre, de faire une conférence, d’avoir une discussion, de présenter un rapport.\ Ixi vraie chose, c’est de réaliser.» Réaliser?Il assure n’avoir pas négocié, avant de faire le ! saut, un poste de ministre si le Parti libéral est porté au J pouvoir, être simplement «disponible, prêt à servir à j quelque niveau que ce soit».Par le passé, il s’est montré dur envers le Parti québé-j cois, qu’il accuse d’avoir créé des scissions au sein de la ! population.Il veut donc aussi contribuer à mettre fin aux discussions stériles qui entourent le projet souverainiste.«J’entends depuis mon adolescence les mêmes questions, les mêmes objections, les mêmes frustrations, les mêmes solutions, les mêmes discussions continuelles qui ont divisé les Québécois, le Québec et le reste du pays.Ft ce n’est pas très rentable pour nous.Ça faisait peut-être partie de notre évolution, mais on arrive au troisième millénaire, et ça va être le temps de la diversité, de la tolérance, des partenariats, de la compréhension et du respect», dit Roch Carrier en entrevue au Devoir.Et si le Canada, «vu de l'extérieur, est un paradis», il prévient de se méfier de l’autre éden, promis par les indépendantistes celui-là.«Le problème de fond qui divise la population, ce sont les inégalités sociales, la pauvreté.Im question référendaire, c'est superficiel, profondément.Iw vrai problème, c'est beaucoup plus que cette sorte d'aspiration idyllique à une sorte de paradis souverain.I/i vraie souveraineté, c'est quand tout le monde _ >ra du travail, c’est quand nos jeunes auront de l'espoir», déclare l’auteur de l/t Guerre, yes sir!.Roch Carrier sait qu’il est l’un des rares, dans la com- ARTISTES munauté artistique, à prendre résolument et publiquement position en faveur du fédéralisme canadien.Lui qui ne s’était pas prononcé lors du référendum de 1980 a déjà déploré la quasi unanimité des artistes dans le débat constitutionnel et leur «utilisation ostentatoire» par le gouvernement du Parti québécois.Aujourd’hui, il s’inquiète de l’absence de débat, au sens large, en dehors des vieilles rivalités, notamment chez les intellectuels.«Cette sorte d'unanimité |se traduit] par un certain silence.Il n’y a plus de débat sur rien.Prenez la thèse [qui a récemment fait l’objet d’une controverse à l’Université laval] qui soutenait que Hitler était un gentil guide et que l'Holocauste a été un joli pique-nique.Quelle a été la réaction des intellectuels devant ça?Un silence.Ft il y a beaucoup d’autres problèmes où c’est le cas.Il n’y a qu’un débat, souveraineté ou non, et il est très mince, les autres questions sont escamotées.» ?Beaucoup de gens ont accueilli la nouvelle de la candidature de Raoul Duguay avec un sourire en coin.Il en faut plus pour décontenancer celui qui pratique à ses heures la "rirothérapie» et qui, dit-il, fait partie du paysage politique du Québec depuis les années I960.Qui n’a pas peur d’en mettre, de citer Archimède qui voulait un point d’appui pour soulever le monde — «Quel est ce point d’appui dans Brome-Missisquoi?» —, de se faire le héraut de «/’imagination au pouvoir», d’affirmer que les réformes du PQ «vont dans le sens de l'évolution de l’espèce», de «penser globalement et agir localement» et d’éprouver «l’amour du pays, l'amour de la femme et l’amour de la vie».Je ne veux pas changer d'image.J’ai eu tellement de chapeaux Je les prends tous.Ft je fais ce que j’ai à faire», décla-re-t-il lors d'une entrevue à son quartier général de cam- pagne, à Cowansville.Faire ce qu’il a à faire, c’est d’abord travailler à faire du Québec un Etat souverain.«J’ai 59 ans.Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre, mais j’aimerais bien ça avoir un pays avant de sortir de cette planète.S’il n’y avait pas ça, penses-tu que ce serait motivant de s’en venir là et de se faire rentrer dedans sur tous les bords?C’est pour ça que je suis indélogeable, intuable et gagnant.Je suis gagnant parce que je me bats pour un principe, et jamais personne ne va me faire changer d'idée», affirme-t-il.C’est aussi «revenir à la définition même de la politique, le gouvernement des hommes par les hommes».Il est par moments bien sérieux, Raoul I )uguay, il parle de créer des emplois, mais il a un élément à cœur.«Je ne fais pas de la politique comme les autres, parce que je dis que le facteur humain vient en premier.Je postule que la culture prime et que l’économie suit.Mais dans la situation actuelle, tout est à l'envers.» D’où la nécessité d’«idées nouvelles», dont il reconnaîtrait certainement lui-même qu’elles sont un peu complexes pour être développées ici.C’est, plus prosaïquement, faire campagne sans tenir compte de Pierre Paradis — «On dit de lui que c’est un Goliath, je suis donc le David» — dans une circonscription qui compte 30 % d’anglophones.«Paradis, qu’il se débrouille.Je ne rêve pas en couleurs, je fais ce que j’ai à faire, répète-t-il.Je donne ce que j’ai a donner, et que sera sera» De toute manière, «aucune importance [que l’adversaire \soit petit, moyen, gros.Ça ne change absolument rien.J’ai autant de chances que Gérald Godin quand il a enlevé Mercier à Robert Bourassa en 1976.» In confiance tranquille.Pas de regrets?Peut-être un petit: on a oublié l’accent circonflexe sur les affiches électorales posées sur les poteaux du comté.«J’aime pas bien ça.C’est nom identité, c’est moi qui décide comment j’écris mon nom.J’ai droit à ça en tant que citoyen.« Et Raoul se met à rire.
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