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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-11-28, Collections de BAnQ.

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I I.I) i: \ (I I I! .I I S S \ XI I It I 2 S I I It I XI A X ( Il I 2 H X (t V I XI I! I! I I 2 il S ?LE DEVOIR ?F*-» » S! i ¦ ' B A I 1.1.A RG EON STEPHANE DEVOIR compagnies présentée Mm.:4 i Li* • © DANSE : LES ANCIENS ET LES MODERNES PAGE B 3 THÉÂTRE: LE RETOUR DE L’ENFANT PRODIGE PAGE B 7 PLUS ÇA CHANGE.PAGE B 8 Cinéma page B 5 DISQUES page B 8 In li maginons.Imaginons que la Place des Arts de Montréal donne un quart de million de dollars à une compagnie de danse japonaise ou allemande pour financer sa prochaine création.Imaginons que le chorégraphe et ses danseurs étrangers soient accueillis en résidence pendant deux mois, dans la grande salle Wilfrid-Pelletier.Imaginons en plus que la PdA achète à gros prix les représentations du spectacle et qu'au bout du compte elle ne réclame aucune part des profits (très hypothétiques.) générés par la tournée mondiale du spectacle.Du délire pur jus?Oui, bien sûr.Et pourtant, c’est exactement de cette généreuse façon que des pays traitent bien des compagnies de danse contemporaine de Montréal.En fait, la plupart des troupes en chaussons de la métropole ne réussiraient tout simplement pas à créer sans les importantes contributions des coproducteurs étrangers.Pour certains spectacles, plus des trois quarts des fonds proviennent directement d’Europe ou d’Asie.Danke Schôn l es cas concrets se bousculent, en ce moment même.Par exemple avec la nouvelle création d'O Vertigo, En dedans, présentée à compter de mardi, à l'Espace Go.Ce spectacle offre même l’exemple d’une production étrangère complète.Il s’agit plus précisément d’une commande passée a Ginette Laurin par le Département de la culture du land de Bavière.La maison de production allemande Joint Ventures, qui présente O Vertigo à Munich is des années, a délégué quatre danseurs auprès de la choré-à Montréal, pendant deux mois.Ut première d'En dedans a été au festival annuel Tanzwerkstatt Europa, en août 1997.Au total, les gentils Germains ont fourni au moins 100 000 $, en beaux gros marks, presque la totalité du coût de la production.Ils ont en plus autorisé 0 Vertigo à reprendre le travail avec d’autres danseurs, en tournée, a Ottawa en juin, à Toronto au milieu du mois et maintenant à Montréal.En plus, Walter Heun, directeur de Joint Ventures, sera a Montréal cette semaine.notamment pour développer un autre projet avec 0 Vertigo.Im production est une chose complexe et risquée, dit-il.de ses bureaux de Munich.// faut aussi être certain que l'artiste et le producteur se comprennent.On peut avoir beaucoup d'argent et être un très mauvais producteur.En même temps, ce n'est pas qu’une question d'argent.Moi, j'aime travailler avec des artistes qui peuvent apporter quelque chose de nouveau.On ne parle pas ici d'échanges de biens, mais de relations culturelles.» VOIR PAGE B 2: ETRANGERS Bon an mal an, les de danse contemporaine comme 0 Vertigo, La La La Human Steps et PPS Danse reçoivent des petites fortunes de coproducteurs étrangers de Munich, Tokyo, Paris ou Louvain.Les retombées concrètes et créatives de cette générosité sont bel et bien visibles sur les scènes, ces jours-ci, à Montréal.Mais il faudrait aussi penser à rendre la politesse de temps en temps.+ PPSDan* m collaboration avec lesAroduMaurier présente Carole Courtois a $arah Williams Pierre-Paul Me et Jeff Hall ONE «U DE 1-2-3-4 5 et 8-9-10-TI-12 décembre à 20 h 30 | IfjfjS Monument-National xv l 1 *JJ "82.bout St Laurent - Billetterie : 871-2224 L^r—E0N QUARTIER LATIN®rs Il LASALLE (Place) æ.UtVAt (Carrefour)?BROSSARD s r « UNE MISE EN SCÈNE SURVOLTÉE, BRUTALE, INTENSE ET RÉALISTE ! NORTON., ÉPOUSTOUFLANT, EXPLOSIF ! « Georges Privet, VOIR EDWARD EDWARD NORTON FURLONG :ration rTRÊME VerflonTrançalse de AMERICAN HISTORY X «s»?CINÉPLEX ODÉON CINEPLEX ODÉON QUARTIER lATÙtenwJI LASALLE (Place) 6.VERSION FRANÇAISE ' CINEPLEX ODEON LAVAL (Carrefour) 6.jf f ,d,‘ hSL ALUANCI Tfî.'ür VIVAFILM »A L'AFFICHE! CINÉPLEX OOÉON BOUCHERVILLE .s CINÉPLEX ODEON CINEPLEX ODÉON || CINÉMA GALERIES 5T-HYACINTHE ST-BRUNO ?jr è.BROSSARD i ^ ST-EUSTACHE ?^ 1.1 ST-HYACINTHE CINÉMA CAPITOL CINÉMA 9 II PLEUR DÉ LYS DRUMMONDVILLE ROCK FOREST ?.s TROIS-RI VIERES ?» CARREFOUR DU NOnC SUE ROME 16 LE CARREFOUR B JOLIETTE ?CAPITOL ST-JEAN & ?SON DIGITAL FAMOUS PLAYERS CENTRE EATON ?s VERSION ORIGINALE ANGLAISE CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) e.CINÉPLEX ODEON I COTE-DES-NEIGES a> r FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE*^.» CINÉPLEX ODÉON LAVAI (Galerlas) CINÉMA 9 GATINEAU ers CINÉMA PINE STE-APELE ?Antz avait pour atout le gag des voix de stars.Ici, tout repose sur l’histoire (faiblarde) et des héros clichés.Par ailleurs l’univers souterrain de la fourmilière est moins élaboré visuellement que dans Antz.S’il n’y avait pas eu ce précédent film sur les fourmis, A Bug's Life ravirait davantage, mais le public y va forcément de ses comparaisons.Comparaison aussi avec Toy Story, le fleuron de Pixar.Ui où celui-ci arrivait avec une idée originale: l’exploitation d’un mauvais sentiment que tous les enfants connaissent, la jalousie, A Bug’s Life joue dans les ornières explorées cent fois du bien triomphant du mal.Dans la colonie qui doit sacrifier chaque année une grande partie de ses provisions pour amadouer les méchantes sauterelles qui menacent de nuire, Flik, un rêveur gaffeur et inventif, fait par accident tomber à l’eau la part des sauterelles, si bien que les méchants don- nent aux fourmis un sursis: quelques mois pour recréer la montagne de nourriture, sinon gare! Exilé malgré l’affection qu’il porte à la belle princesse, Flik rencontrera des insectes de cirque, et grâce à leur amitié et à son ingéniosité, sauvera la colonie, comme on s’en doute.Pas très fort comme scénario.Il manque de gags vraiment porteurs.La fantaisie naît surtout des animaux de cirque, scarabées, coccinelles et compagnie qui font des numéros d’insectes canons et amusent avec leurs jongleries.Mais il manque de rebondissements imprévisibles et on sait d'avance ce qui va suivre.Bien sûr, le film s’adresse aux enfants qui y trouveront peut-être leur compte.Sauf qu’ils ont vu Antz eux aussi.L’effet de nouveauté manque à l’appel.Mais le grand drame de A Bug's Life est surtout de ne pas soutenir la comparaison avec le génial Toy Story dont on s’ennuie ferme dans cette affaire.¦REMARQUABLE PARTITION EN CINQ TEMPS.- 1 - MARTIN BILODEAU, h Devoir .UN TRAVAIL DE VRAI VIRTUOSE,.• Lui- l'cnraull, U l’rrisr «?LE MEILLEUR FILM JAMAIS TOURNÉ PAR UN QUÉBÉCOIS.,.OU UN CANADIEN!.- KÉCIS THKMBLAV.te Soleil «?» • JOHN CKIFFIN, Thr Gazrllr .UN FILM ÉTONNAMMENT RICHE.MAJESTUEUX ET ÉMOUVANT.• ÉRIC FOURUNTV, Voir GRETA SCACCHI SViVIA CHANG COU FEOREjfpUftt JACKSON ÊÊm s ¦ WÉB& j à LE VIOLON ROUGE Un film de François Girard fuiw ïOiîwsïc WLUiTVLM.^.aswcni'ew'uis tHuciso ntwtoiMiwEw nhio iiiraoiuoüîCi wfUKiimaiiMwtWMœw utKCwai jwuucbkau «nra» raw mtm ccumw wixiincra ^5-sb.-o>xi«Ü5KiSW£BC*W ::8riJ‘w.>cftiftC£Hiii muTANVRCMUN £twitWIÉJiau«:FW«liGlfW) •HiMFIWISW m-, K il wcwtt a NO lût ffllWIKM îflttSN! ü-.VNl IM FUR ItltfHN WML MMÜM «M fill FENCING FIN) r SON) OASÜl C.H€fa»>CK!CI6i»IB HWIUSflN* UB'USL TaîXnüîRII «on CM KJ,'U! IC IMJC-iNNKS EH1ËË7 iil* SRC A L’AFFICHE! VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES FRANÇAIS CINEMA IMPERIAL 13H30 - 16H00 - 18H45 - 21H15 i> CINÉPLEX ODÉON UVAL (Galeries) CINÉPLEX ODÉON BROSSARD r MAISON DU CINEMA SHERBROOKE I CINÉMA 9 GATINEAU .-ré.CINÉMAPINE STE-ADELE ?VERSION ORIGINALE AVEC SOUS-TITRES ANQLAIS CINEPLEX ODEON FAUBOURG e 9 s CINEPLEX ODEON CAVENDISH (Mail) ^.» CINÉPLEX ODEON POINTE-CLAIRE r .s B () I.E I) E V Oil!.1.E S S A M EDI 28 E T I) I M A X Ç II E 2 » X 0 V E M H K E I il II 8 Fidèle au modèle Autour d’une image du monde BABE: PIG IN THE CITY De George Miller.Avec Magda Szu-banski, James Cromwell, Mary Stein, Mickey Rooney.Scénario: George Miller, Judy Morris, Mark Iiimprell.Image: Andrew Lesnie.Montage: Jay Friedkin, Margaret SixeJ.Musique: Nigel Wesdake.États-Unis, 1998, 90 min.MARTIN BILODEAU Quel bonheur de voir la suite d’un film respecter jusque dans les moindres détails l’intelligence, l’esprit et la finesse du modèle! C’est le sentiment qu’on éprouve à la sortie de Babe: Pig in the City, pour lequel le réalisateur-scénariste-producteur George Miller (Mad Max, Lorenzo’s Oil) a à nouveau réuni l’équipe d’artisans qui ont fait le succès de Babe, ce délicieux conte qui, on s’en souvient, a récolté plusieurs nominations aux Oscars en 1995.Le film reprend exactement là où il nous avait laissés, c’est-à-dire au triomphe du petit cochon Babe au concours national de chiens bergers.Une victoire qui le conduira bientôt aux États-Unis, où la fermière madame Hoggett (Magda Szu-banski) tentera de lui faire remporter une compétition dont la bourse lui permettra de sauver sa ferme menacée de saisie par la banque.Un concours de circonstances amène le duo à séjourner dans un hôtel tenu par une femme étrange (Mary Stein), amoureuse des animaux, où Babe, après avoir connu certaines déconvenues avec un magicien médiocre (Mickey Rooney), ainsi qu’avec des chimpanzés, des chiens, des chats, et même le jars Ferdinand, qui a franchi l’océan pour le rejoindre, deviendra grâce à sa bravoure le roi des animaux.Les bavardages pleins d’esprit de toute cette ménagerie, de même que les chapitres annoncés par les petites souris (qui rappellent les chœurs grecs), constituent une source inépuisable de rires et de plaisirs, reléguant le dernier Docteur Dolittle et tous les Look Who's Talking au rang de divertissements puérils.Comme dans le premier film, la direction artistique réfère à l’imaginaire du conte.Des décors portuaires naïfs et la grande maison victorienne qui servent de théâtre aux aventures du petit cochon, jusqu’à la tapisserie urbaine, au loin, sur laquelle se profilent les principaux trésors des métropoles américaines (la Statue de la Liberté de New York, le Golden Gate de San Francisco, le Space Needle de Seattle et la Tour Sears de Chicago), tout conspire à nous égarer dans l’espace pour nous plonger dans un monde inventé.Le scénario comporte quelques ratés, notamment du côté des personnages humains, qui disparaissent puis réapparaissent sans raison, puis de la séquence victorieuse, qui théâtre d'aujourd'hui un chant d’amour et de mort (.) la pièce a des aspects fantastiques qu’appuie un lyrisme fortement teinté d’érotisme.» LE DEVOIR «Ça m’a énormément plu (.) je le recommande» Samedi et Rien d'autre, CBF «En les dirigeant aussi bien, R.R.Cyr a beaucoup fait pour nous faire apprécier ce drame sylvestre d’une violence rare par moments.» la presse «.En se rendant au Théâtre d’Aujourdhui, on découvre une langue et un regard troublants.» voir «Si vous aimez être confronté quand vous allez au théâtre, c’est pour vous.(.) Ça vaut vraiment la peine.» Salut Bonjour, TVA «.Une pièce coup-de-poing.» ClBL de MICHELINE PARENT mise en scène de RENÉ RICHARD CYR Avec Chantal Baril, Sylvie Drapeau, Robert Lalonde.julien Poulin, Guy Provost, Stéphane Simard et Jean Turcotte Scénographie Jean Bard Costumes Lyse Bédard Eclairages Michel Beaulieu Musique Michel Smith Assistance à la mise en scène et régie Suzanne Bouchard DU 6 NOVEMBRE AU 5 DÉCEMBRE 1998 The Dragonfly of Chicoutimi de LARRY TREMBLAY avec JEAN-LOUIS MILLETTE E2SX2E22Ï DU 2/ AU 3i janvier 1999 3900, rue Saint-Denis Billets i prix unique : 20$ ct> BnunrMtjnn Mi Diri'il ion: Ki'iié Hiiliaid ( > r.laïques Ve/ina RÉSERVATIONS [514] 282-3900 r% la iemme comme champ de bataille de matéï visniec du 17 novembre au 13 décembre 1998 voir .,0 nui nous confronte corps.une ^^"Teurs bien dirigés gui se Un texte de qualité et des itchez.La Presse choc.c'est idi-Culture/SPC - THÉÂTRE ESPACE LA VEILLÉE une production le groupe de la veillée, présentée dans le théâtre intime, mise en scène Claude lemieux.avec tania kontoyanni et cary lawrence.scénographie et éclairages Claude goyette.bande sonore et images Philippe laliberté.1371, rue Ontario eet, réservations 886-6882, réseau admission 790-1248 tu BANQUE „ .LAURENTIENNE Publicité Sauvaoe partenaire ma)eur ciOH6jïi 'jyAri # * BtBBmr K' CAROLYN JONES La «vedette» du film Babe s’éternise.Cela dit, l’activité à l’avant-plan, menée tambour battant par le cochon perdu dans ce monde hostile, suffit à colmater ces brèches et à formuler une réflexion intelligente, universelle et accessible à tous, qui porte principalement sur la hiérarchie sociale et l’intolérance raciale.En effet, George Miller nous entraîne dans un carnaval d’animaux, où les races se détestent poliment ou s’affrontent cruellement, résumant à quelques grands schémas le multiculturalisme urbain et les grands problèmes sociaux qui en découlent, dont la domination des uns et l’avilissement des autres.Le cochon au cœur d’or vaincra par sa bonté ce monde hostile qu’il transformera.Bien que Babe: Pig in the City réussisse dans ses grandes lignes à se distinguer de la morale standardisée qui fait loi à Hollywood, le scénario recule néanmoins devant certains tabous.Ainsi, par crainte de faire pleurer les enfants, tous les animaux, du plus gros chien jusqu’au plus inoffensif poisson rouge, seront réchappés de justesse d’.une mort qui leur tendait les bras.A force de tromper la mort, ne risque-t-on pas de tromper aussi les enfants?C’est là toutefois la plus grande faute de ce merveilleux divertissement pour tous, qui par ailleurs donne beaucoup aux adultes, choyés notamment par des dialogues dont l’essentiel échappera peut-être aux enfants sans atténuer leur plaisir.Tous ceux qui n’ont jamais vu un critique espérer un prochain épisode, veuillez s’il vous plaît noter la date d’aujourd’hui.Les premières Rencontres internationales du documentaire de Montréal, qui s’ouvrent cette semaine, se proposent de ramener la réflexion sur la place publique.MARTIN BILODEAU identité d'une nation fasse par ’ son regard sur le monde, pas par l'auto-célébration de soi», estime le cinéaste Jean-Daniel Lafond (Tropique Nord, Im Manière nègre), président et co-fondateur des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, qui démarrent mercredi prochain et roulent jusqu’au dimanche suiv;uit à la Cinémathèque québécoise et au Cinéma ONE Cette auto-célébration qu’il déplore est celle que proclame la ministre du Patrimoine Sheila Copps, dans sa |x>li-tique du Fonds canadien de la Télévision.Une politique que lui et d’autres cinéastes voient comme un piège: «C’est dangereux pour nous, en tant que démocratie, d’avoir un cinéma nombri-liste, fermé sur lui-même; la meilleure façon de comprendre ce qui se passe chez nous, c’est d’aller ailleurs».Aussi, ce nouveau festival montréalais se propose d’ouvrir une brèche pour nous offrir un ici et un ailleurs pluriels, une mosaïque éclatée de 46 films et vidéos en provenance de 17 pays.Quelques repères Et quel meilleur exemple d’ouverture au monde qu’Under New York, un moyen métrage produit par l’Office na-tional du film du Danemark ayant pour thème les squatters du métro de la Grosse Pomme et la police des transports locale qui les déloge quotidiennement.Le cinéaste Jacob Thuesen parvient ici à dépasser son projet formel excessivement agité, ainsi que l’aspect local du sujet, pour formuler une réflexion pertinente et universelle sur la solitude urbaine et la fragilité du tissu social.Des réalités diverses se croiseront aux Rencontres, ou se feront écho.C’est ce qui se produit avec Les Dockers de Liverpool, de Ken Loach, et Les Hommes du port, d’Alain Tanner, qui abordent sur un mode différent l’économie portuaire et ses acteurs que sont les dockers.Loach dessine le ix>r-trait des quelque 500 employés du port de Liverpool qui, après avoir vu leurs conditions de travail précarisées avec la privatisation survenue au faîte du régime Thatcher, ont été licenciés en bloc en 1995, avec la complicité du syndicat, pour avoir refusé de franchir un piquet de grève érigé par une poignée de confrères.Un film superbe, engagé, par un auteur qui, dans le do-cumentaire ou la fiction, brandit cœur et poing pour franchir les murs de notre indifférence.L’approche de Tanner se veut plus poétique: le cinéaste nous emmène dans le port de Gênes où les dockers, qui avaient marqué son imaginaire de jeune adulte, 40 ;uis plus tôt, ont depuis formé une coopérative qui les affranchit des assauts du libéralisme sauvage, Tanner montre la ville et le port dé-sormais séparés par une autoroute, ce qui l’amène à philosopher sur ce syni|> tome de la rupture entre la vie et l’économie, mais aussi entre ici et ailleurs, auquel le port sert de jxint.Une œuvre de lumière, filmée dans une ville blanche qui lutte contre la grisaille.La première édition des Rencontres étant marquée du sceau des droits humains, d;uis la foulée des célébrations entourant le 50 anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la majorité des films qui y sont présentés abordent ce thème.C’est le cas de 4 Little Girls, de Spike SOURCE RENCONTRES INTERNATIONALES I)U DOCUMENTAIRE Une scène de Rwanda-Burundi: Paroles contre l’oubli -Claude Deschênes.RADIO-CANADA LUC BESSON PRESENTE U FAX i Sony Musique T Fl ~FAMOU* RIAMRt-Il-FAMOUS RIAF(R(~ T |-FAMOUS RlA»(A*-1 r~FAMOUS AlAHAS r-FAMOUS RLA*CA1 -1 , An„ __ , PARISIEN i- ?! ANGRIGNON-.K VERSAILLES* .K CENTRE LAVAL V F P ! GMEfflElO PMI *.Vj ?SON DIGITAL I FAMOUS SLAT (RS.OMIMMul I-OROUFt MAI M(RS "* "1 |-U F* Al»-1 pCA AAI FOUR Ou RG R O “1 T CINEMA CAAITOI-Il- CIMl (NTR(RRIS(-1 rP:WE1i:ESî! 3 5 ST-EUSTACHE *¦/ A / plus de versions très correctes du Positively 4th Street de Dylan et de l’incontournable A Whiter Shade Of Pale de Procol Harum, contient néanmoins une totale réussite: l'exceptionnelle ballade Summer Rain, l’une de mes dix chansons préférées de tous les temps, définitive chronique de l’été de l’Expo.Sylvain Cormier SPYBOY Emmylou Harris Eminent/Stony Plain Emmylou Harris est l’Audrey Hepburn de la musique américaine enra-cinée, la grande dame du rock’n’folk’n’country.De ses débuts auprès du légendaire cowboy spatial Gram Parsons jusqu’à son admirable dernier album réalisé par le maître d’ambiance Daniel Lanois, qu’elle soit accompagnée par The Band comme dans la fameuse séquence Evangeline du film The iMst Waltz, ou par ses musiciens à elle, le Hot Band des années 70 (avec l'as guitariste James Burton) ou les Nash Ramblers des années 80, Emmylou demeure unique: une princesse en bottes de cow-girl.La retrouver ici, entourée en spectacle par un formidable trio de musiciens issu de la bande à Lanois, ne changera rien à l’essentiel: tout ce que chante Emmylou Harris est transfiguré de beauté vraie.Rock sudiste de Rodney Crowell (I Ain't Living Like This), clin d’œil tendre aux années Parsons (Wheels), ballades atmosphériques de Lanois (Where Will I Be, The Maker, Deeper Well), reprise des Everly Brothers (Love Hurts) ou revisite du répertoire traditionnel (Green Pastures), c’est toujours la même délicatesse, la même véracité dans chaque inflexion de cet angélique trémolo.A l’écoute, on comprend pourquoi ce spectacle a fait le bonheur du jeune public de la tournée Lilith Fair: c’est comme si Jewel avait la consistance de Willie Nel- ENSEMBLE VOCAL DE RENOMMEE INTERNATIONALE UN RETOUR TRÈS ATTENDU ! SCHOLARS PETER PHILLIPS, DIRE CT E U R A RT I ST I QU E CONCERT 25e ANNIVERSAIRE “Les entendre en concert est une des grandes expériences musicales de notre temps" The Boston Globe Mardi le 8 décembre à 20h - Église Saint-Jean-Baptiste mPRtsîHmmbi zzzïïzz mmm mm Le pianiste russe en récital à la Salle Pierre-Mercure du Médaille d’or et 1 Premier Prix de l.i (Compétition internationale de piano Van (Tiburn Centre Pierre-Péladeau POUR M SOIR SEULEMENT Troisième prix de la Marguerite lamj; Jacques Tliibaud International Competition Vlnrlini i r Vin rdo subjugue S par In transparence rie ses timbres, par la délicatesse et In fragilité de son toucher.1 Viardo reveals an ovérpoire ri n/J technique and pénétratiun interpretational insijfht.Billets : 30 $ - 18,50 $ étudiants INFORMATIONS F.N RUSSE/ INFORMATION IN RUSSIAN.(450)677-0251 Billetterie : 987-6919 Admission : 790 1245 liilp://\\u\V.kol,iii.tom ^ ( entre Pierre-Pel.ide.iu WHI, hou I..26 el Carnaval, up.9, de Schumann Quatre extruits de Images, livres I et II, de Debussy Qaspard de lu Nuit, de Ravel Renseignements: Pro Musica (514) 845-0532 Billets: 25 $ (parterre); 20 $ (rangéeC 1) E, corbeille) 10 $ (étudiants) Taxes incluses, redevance en sus.Della.MoiHrCal rxü.ilMr’trtœnirc» Oc»ar*laiur Consulat général de France CONSEIL Disarms f| Théâtre Maisonneuve Place des Arts Réservations téléphoniques: Redevance (le 1,255 (4 taxes, D G (514) 842-2112 frais de service sur tout billet de plus de 10 S \ fnVn\ fôYi nn.Théâtre Maisonneuve Place des Arts nhm MrlukUlctUMO de supplémentaires 2è SÉRIE 2e Stmt U et 12 DECEMBRE I- K I) K V OIK, I, K S S A M K 1)1 2 8 E T I) I M A X ( Il K 2 !» X 0 V E M K II E I il !» 8 B 9 DON HUNSTEIN Thelonius Monk Un coup d’œil à Thelonious SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le 17 février 1982, le saxophoniste Charlie Rouse, le pianiste Kenny Barron, le contrebassiste Buster Williams et le batteur Ben Riley astiquent ou accordent leurs instruments dans le studio que l’ingénieur du son Rudy Van Gelder possède sur la rive ouest de la rivière Hudson, juste en .i • (ace de Manhattan.Rouse et Riley se connaissent très I bien pour avoir cotoyé pendant une dizaine d’années Thelonious Sphere I Monk, l’alchimiste du jazz.Riley, Barron et Williams se connaissent passablement bien pour avoir partagé une des ambitions de Ron Carter, soit rassembler un violoncelle, une contrebasse, un piano et une batterie.Le double album — Piccolo Bass sur Milestone —, que ces quatre-là publièrent suscita un juste étonnement.Ils se retrouvent donc dans le studio de Van Gelder.Ils se sont baptisés Sphere pour manifester d’entrée leur ambition de poursuivre l’œuvre de Monk.Pour manifester également leur affection |x>ur la musique la plus caractérisée, la plus contrastée, la plus singulière des musiques que l’on range sous le chapeau du jazz qui, comme chacun sait, est une créolisation du verbe franco jaser.Jazz Me Blue.Et comment! .‘ I Une fois la mise en place inhérente à tout enregistrement achevée, les membres de la coopérative Sphere déclinent leurs méditations musicales toutes consacrées à six morceaux composés par Monk.Dans l’après-midi, Rouse et Barron, Riley et Williams ont terminé cet enregistrement ; Ils montent ensuite dans une voiture pour rejoindre New York.La radio est allumée.Ils entendent, ils apprennent alors que la vie de Thelonious Sphere Monk vient d’être mise définitivement entre parenthèses.Autrement dit qu’il vient de rejoindre le camp de ceux qui ont été condamnés à attendre que le désert des Tartares s’anime.C’est ça: Monk est mort une deuxième fois.y entendre du Monk.Et notamment les Green Chimneys.Bizarrement et tristement cet album fit en quelque sorte écho au Four In One réalisé en 1982.Avant que cet album fait de plusieurs clins d’œil à l’endroit de Monk ne paraisse, Rouse, Sihab et Davis furent déclarés.morts! Du coup, le monde — oui, oui, le monde —, perdait notamment l’un des saxophonistes les plus captivants.Bon.Le temps du deuil achevé, Kenny Barron décide de reformer Sphere.Gary Bartz, ex-employé de Miles Davis, McCoy Tyner, Herbie Hancock et quelques autres, hérite du siège occupé jusqu’alors par Rouse.La phalange rythmique reste la même: Ben Riley à la batterie, Buster Williams à la contrebasse.Le 4 octobre 1997, ils se retrouvent au studio de Verve à Brooklyn.En une journée, en cette journée, ils gravent sept morceaux.Deux d'entre eux portent la signature de Monk, soit We See et Homin’ In.Les autres?L’émouvant Isfahan de Billy Strayhorn, l’éminence grise de Duke Ellington, Oncle Bubba et Buck And Wing de Bartz, Twilight de Barron, et The Surrey With 'The Fringe On Top de Oscar Hammerstein et Richard Rogers.Simultanément à cela, les bonzes de la division jazz de Columbia qui, selon ce qu’indique le Dow Jones est une filiale de Sony, mettent la dernière main à l’édition des pièces enregistrées live en 1964 au It Club de Los Angeles.Jusqu’alors ces bandes n’avaient jamais été entendues.Puis?C’est incroyable à quel point la musique de Monk, le jeu de Monk, conserve sa part de mystère.L’album de Sphere sort.Il s’intitule We See.Littéralement, Nous voyons.Comme titre, c’est bien vu.Pourquoi donc?Parce que pendant plus de soixante minutes, on voit Monk jouer et dormir en même temps.On le voit attendre que le désert des Tartares s’anime.On voit beaucoup avant de réaliser que cet album paru sur Verve est un chef-d’œuvre.Tout simplement.L’espace et les sons FRANÇOIS TOUSIGNANT MISSA SALISBURGENSIS Bartholomâus Riedl: Ein langer und schonerAufzug; Pater Ignatius Au-gustiner: Ein schonerAufzug; Heiri-ch Ignaz Franz Biber: Missa Salis-burgensis, Motet «Plauditre Tympana», Messe et Motet en do majeur pour 53 voix; Sonata Sancti Polycar-pi; Sonatæ tam aris quant aulis ser-vientes nos V et XII.Musica Antiqua Kôln, dir.Reinhardt Goebel; Gabrieli Consort & Players, dir.Paul Mc-Creesh.Durée: 71 min.52.Archiv 457 611-2 Imaginons un splendide tableau.Nous sommes dans la ville du sel, Salzburg, une ville riche, puissante, géographiquement, stratégiquement sise.Une ville dominée par de très riches et puissants évêques dont l’influence n’a d’égale que l’orgueil.Mieux encore, nous ne sommes pas encore dans la capitale du tourisme mozartien avec ses Mozartkugeln et leur attirail de ronronneries clichés et facilement flatteuses.Non, nous sommes dans une ville fière et noble dont l’évêché fête, croyez-le ou non, ses 1100 ans d’existence dans un apparat et une munificence notoires.Nous voilà en 1682 et, pour bien faire sentir l’aristocrate potentat ecclésial, on célèbre en grandes pompes à l’église.Si le rituel de la messe se doit d’être imposant, son spectacle se doit de n’être rien moins que grandiose tout comme son accompagnement musical.Nous voici avertis, tel est, grosso modo, le programme de cet enregistrement richement présenté.On l’a réalisé dans la cathédrale Saint-Paul de Londres plutôt qu’en studio pour bien rendre les effets d’écho et de séparation spatiale des groupes.Dans les fanfares, celles d’ouverture par exemple, cela est redoutablement efficace.Pendant deux minutes trente secondes trompettes et timbales préparent à la monumentale arrivée du Kyrie — un effet à couper le souffle, littéralement: si vous avez commencé l’écoute à bon volume, vous allez plus que sursauter! On peut parler d’un disque réussi.Jamais Kyrie n’a si peu été en rapport avec le sens des mots.On n'implore pas de pitié ici, on s’autocongratule de son propre prestige en se réconfortant de sa force.L’art d’organiser un spectacle acoustique n’avait probablement pas kANTlOUAKÔtN fcOMHMO OO*Ml CONKMT » KAtm • fAU."'¦rmi Lieux inouïs de secret pour Biber, et les moyens mis à sa disposition pour impressionner les invités n’avaient sûrement guère de limite non plus.Torn Mc-Creesh et Reinhard Goebel n’y sont pas allés de main morte donc.Ce disque est d’abord et avant tout un «show» musical et acoustique, un feu d’artifice baroque pour l’oreille.Y alternent masses imposantes, monstrueusement éclatantes, et passages à effectifs réduits, fanfares brillantes et sinfonies pour cordes moins tonitruantes, poids choral et nudité soliste.En fait, on pourrait se lasser très vite de ce type de cérémonial ronflant s’il n’était pas soutenu par une belle, et parfois savamment écrite, musique, superbement réalisée.Pas une réserve sur l’interprétation aux tempos larges et ampoulés réclamés par l’acoustique des lieux qui rythme le pavoisement ostentatoire, non plus que sur la prise de son.Bien installé dans votre pièce d’écoute, en fermant les yeux, vous vous y croirez, sans trop d’effort d’imagination.Si cet art qui se fait reflet d’un étalage de pouvoir politique ne donne pas la foi, il fait néanmoins prendre goût de retourner à l’église pour se délecter de telles splendeurs.Cela vaut vraiment un blockbuster hollywoodien et supporte sans rougir la comparaison.NORMANDEAU -LIEUX INOUÏS Robert Normandeau: Jeu (1989); Mémoires vives (1989); Rumeurs (Place de Ransbeck) (1987); Matre-chka (1986); Le Cap de la tourmente (1985).Durée: 73 min.57.empreiontes DIGITalesIMED 9802 Reprenant en ses propres mots le «qui dit quoi à qui» du Groupe de Recherche musical (GRM), Robert Normandeau publie des œuvres de jeunesse, celles qu'il avoue juger toujours assez bonnes et représentatives de son travail pour continuer de vivre sur la place publique.Dans le monde de l’électroacoustique, trop souvent aveuglement tourné vers la nouveauté technologique, il est bon de se retrouver en face d'une musique qui, même si parfois datée techniquement, n’en garde pas moins une valeur intrinsèque importante: celle du désir — et du potentiel surtout — de communication.Les lieux dont il est question ici sont les lieux non explorés de l’oreille, ces endroits que l'imagination poétique de Normandeau suscite, tente de créer, levant un voile sur un univers de sens que le dialogue avec sa musique voudrait provoquer.La question de la perception réside alors plus dans «qu’est-ce que je , auditeur, veux prendre avec moi pour en faire quelque chose et partager cette découverte avec le compositeur qui m’en a ouvert le chemin?À quel carrefour nous rencontrerons-nous?».Cela semble ardu?Pas vraiment.On entend dire souvent de la musique «moderne» qu'on n’y comprend rien.À bien y penser, au fait, que comprend-on d’une symphonie de Haydn?En appliquant les mêmes stratégies perceptives aux deux répertoires, on obtient des réponses souvent identiques même si le plus nouvel objet paraît plus irréductible à l’analyse usuelle, ou que sa non-familiarité — donc sa non-conformité à un code culturel établi et accepté — nous le rend moins sympathique.C’est uniquement question de préjugé que la musique de Normandeau, après quinze minutes d’écoute attentive, va rapidement réduire en miettes.Cela ne veut pas dire qu'il faille tout aimer.La poésie séductrice de bien des trames sonores ici présentées va convaincre bien des récalcitrants tout en laissant bien des adeptes froids.C’est que Normandeau s’applique délicatement, tout au long des œuvres, à trouver la cohérence psychologique du tissu acousmatique, ne jouant jamais le jeu de l'agression per se, préférant aller plus loin dans les sombres ombres du sens en devenir.Mémoires vives en est le plus bel exemple à mon avis.Je n’ai qu’un seul regret: cette musique si vibrante en salle avec l’orchestre de haut-parleurs perd un peu de perspective, ainsi réduite aux deux canaux de notre limitative stéréophonie domestique.Je préfère ce regret au silence.DVORAK - HARNONCOURT Antonin Dvorak: Symphonie no 7 en ré mineur, op.70; La Colombe sauvage, op.110.Orchestre royal du Concertgebouw, dir.Nikolaus Harnoncourt.Durée: 58 min.46.Tcldec 3984-21278-2 Revoilà l’incontournable quêteur de renouveau dans un répertoire ou, encore une fois, on ne l’attendait pas.Harnoncourt dirige Dvorak.Incroyable! Il nous a surpris avec Beethoven, puis Brahms, puis Johann Strauss et Bruckner.Après avoir fait le tour —exhaustivement — du jardin baroque dans le giron de Bach, il se rattache à son expérience de jeunesse pour que sa maturité et son regard autre se portent sur les œuvres que, violoncelliste à l’orchestre philharmonique de Vienne, il aimait interpréter sous la baguette de chefs comme Herbert von Karajan, celui pour qui il avait auditonné pour obtenir ce poste et qui l’avait engagé.11 vous expliquera mieux que moi comment il arrive à ce répertoire dans la belle interview que contient le livret.Surtout, malgré ses airs bourrus, comment c’est un grand tendre qui larmoyait dans la fosse quand l'orchestre jouait cette musique.Le résultat musical est cependant ce qui importe.Pas fou Harnoncourt.La Septième de Dvorak est la moins jouée des grands du bâton tout en étant sa plus fascinante musicalement parlant.Il s’y trouve moult problèmes «intellectuels», du genre de ceux qu'Harnoncourt aime résoudre: poids (les trombones, authenticité du phrasé et respect des coups d’archets, articulation.la liste est longue et pour mieux tout résoudre il s’acoquine avec son orchestre favori, le Royal Concertgebouw d’Amsterdam.Son approche, sans cacher les angles de sa direction, décape Dvorak de la sensiblerie si routinière qui n’en fait qu’un compositeur sentimental et, dans le fond, assez banal.Les idées débordent, Harnoncourt les fait déborder; le jeu de masque des thèmes se fait dans une formidable clarté.L’imagination d’Harnoncourt, au service de celle de Dvorak, stimule l’audition.Jusque dans le rare poème symphonique La Colombe sauvage, on est saisi par la transparence de la texture et la narrativité — mot à la mode, mais pleinement justifié dans ce cas: comme Berlioz, Dvorak aimait que les auditeurs aient le «programme» en main pour mieux suivre la musique — presque naive du discours.Alors là on comprend: nous ne sommes pas loin de cette foi de Bach, savante, mais demandant toujours une certaine dose de naïveté pour que le symbolisme musical émeuve.Moi, j’ai marché.Faut-il vous recommander l’expérience?Sans hésitation.Synchronicité La première fois?En 1971.Fatigué d’entendre le mal que l’ont fait à la musique, fatigué d’être le témoin impuissant de la montée en puissance du racolage, plein d’amertume à l’égard de bien de ses contemporains parce que ces contemporains lui avaient tout piqué sans jamais reconnaître son génie, Monk décida de ne plus toucher à son piano.Il passera les onze dernières années de sa vie à écouter le ronronnement d’une douzaine de chats.Ainsi donc, par un téléscopage qui tient du fantastique, le premier album important consacré aux petits ouvrages pleins de sève et de rebondissements du capitaine Monk fut réalisé, accompli, achevé, le jour où ce dernier termina sa vie.Intitulé Four In One, l’album de Sphere, paru alors sur étiquette Elek-tra Musician, fit boum-badaboum non seulement auprès des amants de la Blue Note mais aussi auprès de la critique.Après le Modem Jazz Quartet, Sphere s’imposait d’entrée de note comme le symbole du jazz de chambre.Ce faisant, Rouse et ses complices, Riley et ses amis, donnent corps ou réalité au rêve de Monk.De-que-cé?«Dormir et jouer en même temps», confia Monk à un journaliste britannique.Dormir.jouer.Surtout jouer entre les notes.Après Four In One, c’est le merveilleux Flight Path.Puis un album fait .uniquement des ritournelles que Parker composa lorsqu’il fomenta, avec la complicité de Monk, cette révolution appelée bebop.Puis, il y eut d’autres albums et des tournées jusqu’à ce que les membres de la Sphere décidèrent de faire halte.C’était en 1988.Saxophoniste ténor plein de personnalité, Rouse profita de cette halte pour signer un des meilleurs albums des dix dernières années.Un album sous-estimé.Un album aussi riche qu’une charlotte aux poires.Enfin, aux poires.Aux poires, aux prunes et au Grand Marnier.C’est dit! Le titre de cet album?Soulmates.Il le fit, cet album, en compagnie de Sahib Sihab au saxophone baryton, Walter ; Davis Jr au piano et trois autres francs-tireurs.On pouvait, et on peut toujours, fee'll P «U.m 4p*jj I tnrlianl1 Prix Adultes ?$ Billots Boite vocale : ( 5 14 ) 483-6922 Roseau Admissioii : (G 14) 790-1245 Chœur St-Laurent Benjamin Britten Saint- Nicolas Chœur St-Laurent Ensemble Amati Chœur d’enfants de l’école F.A.C.E.Nils Brown, ténor Sally Dibblee, soprano Iwan Edwards, chef Dimanche 6 décembre1998,16h Église Saint-Jean-Baptiste 309 rue Rachel est, Montréal -m jr John Rutter • p Magnificat A Boy was Born, Op.3, Benjamin Britten • Gloria, John Rutter Avec les maîtrises de la Cathédrale Christ Church et de l’Église St.Matthias Samedi le 5 décembre, 1998,19h30 CBC'lfi1 rad\e$%6>cx Église Saint-Germain d’Outremont .» iTürm Côte Ste-Catherine et Vincent d'Indy • Métro Édouard-Montpetit Billets : Régulier : 18S (Pré-vente) / 20$ (À la porte) Âge d’or, étudiants et sans emploi : 10$ Renseignements : (514) 485-7147 Musique pour chœur, cuivres, orgue et percussions Françoise Lombard Michel Comeau Confidences c/c r ic/cc/cr/ Piano «Confidences» tisse sa toile dans les sentiments humains, rebondissant librement dans le temps qui s’étire de Schubert à aujourd'hui.Debussy, Prévert.Chopin, Leclerc.Gagnon, Gershwin et plusieurs autres seront aussi au rendez-vous.4 et 5 décembre à 20 h Prix des places : 20 $ Studio-théâtre du Maurier Ltée Place des Arts Hilt.-'-.ti Vt.nlt?.1 l.i IMA 1 1114?211?«4lU~.i-.iu Ailmivm.ii/t.14 790 1?4ü Hiih-v.iiM «•«•! II.N*, «le *j-ivh •• Cânheç en spectacle solo 14 • 15 avril 1999, 20h BILLETS EN VENTE DES MAINTENANT SPÉCTRUJïl Artiste invitee CÉLINE OELISLE 318.S1E-CATHERINE O.©PI.des Ads FOUKINIC impresarii (inf.861-5051) billots au Spectrum, chez Admission cl au 790-1245 C+frais) B 10 i.k i) !•: v o i ii .i !¦: s s ,\ ni k d i 2 s e t d i m a x c ii k 2 n \ 0 v e m it 11 1 1 !» n s — —HMH— Plus ça change.V Remontant les souvenirs musicaux de mon enfance, j’entends la voix de Monique Leyrac qui chantait des airs de l’Opéra de quat'sous, de Pauline qui faisait vibrer les textes de Vigneault et de Lé-veillée qui se foutait du monde entier quand Frédéric.Tout ce beau monde poussait la roue d'un Québec en mutation émergeant d’un long sommeil, La Belle au bois dormant ravie se découvrait soudain des fourmis dans les jambes.Aujourd’hui, trop réveillés à leur goût dans un conte moins féerique que prévu, que font les Québécois?Trompant sans vergogne Lynda Lemay et Céline Dion qui méritent bien une petite infidélité collective, ils carburent allègrement à la nostalgie, redécouvrent les ballades des chansonniers, mettent leurs pendules musicales à rewind.Les espoirs fous des chantres des années 60 et 70 tranchent sur un présent décidément morne et inquiétant.Qu’importe?L’an 2000, non merci.Bercez-nous des'illusions perdues.A défaut de courants nouveaux très porteurs, on puise au lyrisme du passé.Ça rassure, ça conjure.Iœ Québec des chansons a-t-il eu à offrir quelque chose de vraiment mieux dans l’intervalle?Il faut croire que non.Peut-être même qu’il s’était bêtement rendormi.Des relents du bon vieux temps saisissent les baby boomers à la gorge.Que revienne l’époque où ils étaient jeunes et fous, où les bougalous chantaient, où les troubadours célébraient les pianos mécaniques et les bouleaux de la rivière Mingan, où il restait un pays à nommer sans se badrer de cultiver des conditions gagnantes.Et des accords de guitare sèche avec ça, mes frères.Ça remet au parfum du vague à lame à l’heure où l’on réchauffe les mets culturels.La mort d’Yves Blais cette semaine venait rappeler aux nostalgiques les années folles et agitées de la boîte à O il il e Tram blay chansons U Patriote, qu’il avait fondée et dirigée, où les Vigneault, Charlebois, Ferland, Forestier s’éclataient en décibels exaltés, nouveaux prophètes d’un Québec sans Eglise.Ils ont eu du plomb dans l’aile, les bardes, entretemps.Qui voulait encore d’eux?Ni la radio, ni la télé, ni les salles de spectacle qui avaient troqué les filets de pèche des boîtes à chansons contre un décor post-apocalyptique.Voici qu’hier revient nous attirer dans son orbite.Plus ça change.Comment échapper à la vague de nostalgie cette année?Elle renverse tout sur son passage.Surtout dans la foulée du départ de Pauline Julien.Tout le monde a revu les photos, des extraits de spectacles du temps où la lionne interprète nous appelait aux barricades.On pellette les cendres du passé dans notre cour dégarnie pour lui redonner de l’engrais.Tout d’un coup que la ferveur se remettrait à pousser.Tout d’un coup que les fourmis redeviendraient des cigales.Tous sexagénaires unis, les Claude Gauthier, Pierre Lé-tourneau, Claude Léveillée ont recommencé à endisquer après la traversée du désert des années 80, tandis que Pierre Calvé retrouve la cote et entonne de plus belle Quand les bateaux s'en vont.Le public en redemande, moins intéressé aux chansons nouvelles qu’aux vieux classiques qui tirent des larmes.Et si vous n’en avez pas assez de carburer au «Je me souviens», rendez-vous mercredi prochain à l’Auberge Saint-Gabriel pour célébrer le quarantième anniversaire de la mythique Butte à Mathieu.Tout le monde sera là pour la valse des souvenirs, les survivants du moins, même le cinéaste André Melan-çon qui y donnait des spectacles de mime à l’époque.La fête est d’ailleurs l’occasion du lancement de trois disques, des spectacles de Félix, de Claude Gauthier, de Pauline enregistrés aux beaux jours de la Butte, transférés aujourd’hui en DC.Les morts ressuscitent, les vivants reprennent du service.«Ali que les temps s'abrègent», chantait Monique Leyrac sur des paroles de Léveillée.Pavant la voie royale du souvenir, les émissions du Canal D, La Mémoire des boites à chansons, avaient donné le «la» de même que l’émission radiophonique de Monique Giroux Les Refrains d’abord, rendez-vous incontournable de la chanson à texte.Dans le public, il y a ceux qui comme Verlaine se souviennent des jours anciens et qui pleurent, ceux aussi qui, vierges de ces souvenirs à vingt ans, découvrent un monde exotique et l’adoptent.Ce sont souvent les mêmes jeunots qui vont danser aux soirées C'est Extra du Musée Juste pour rire, entonnant par cœur les refrains de Dalida ou de Joe Dassin qui cassaient les oreilles de leurs parents.Ramenez-nous derrière, pitié! C’est toute la culture de la nostalgie — un phénomène universel au demeurant — qui frappe dans cette affaire, ce besoin de retrouver des racines quelque part quand tout craque autour, de se donner un ancrage.L’Angleterre ne se prépare-t-elle pas à fêter avec grand tralala le trentième anniversaire du disque blanc des Beatles?On ressentait le même malaise lors du nouveau Wood-stock célébrant en 1994 les 25 ans du célèbre rock festival.Personne n’avait trouvé mieux à faire un quart de siècle après la transe dans la boue que de recréer le pas- sé, clone d’une époque folle engloutie offerte en piste de danse à la génération du No Future.Et tous de chercher à retrouver une ferveur qu’ils n’avaient jamais connue, reproduisant les gestes du rite pour que renaisse le miracle.Mais le miracle pouvait-il vraiment se ranimer plus longtemps que quelques jours?Woodstock, c’était l’enfant-fleur des années d’abondance, poussée sur le terreau d’une génération qui croyait naïvement pouvoir changer le monde.Les gens quittaient un emploi pour en trouver un autre.Chacun contestait toutes volutes unies en cherchant à identifier sa voie personnelle parmi les voies multiples qui s’ouvraient.«Toutte était dans toutte».Mettons que le paysage philosophique n’est plus le même.Mettons que les grandes envolées collectives ont pris des rides.Mettons que ça paraît plus inquiétant de débarquer dans le monde aujourd’hui.Il y a quelque chose de pathétique et de touchant à se cramponner à des mots, des rythmes qui ne répondent plus aux réalités de notre époque, mais qui ont le mérite de dire quelque chose de beau, avec un certain enthousiasme d’ailleurs.Dans le champ de la chanson à texte, les phrases, les grands sentiments sont aussi une façon de se réconcilier avec la poésie de la langue que Desjardins avait remise au goût du jour.Monique Giroux, des Refrains d'abord, vous précisera qu’à son avis le retour des chansonniers correspond à un besoin, que les auditeurs en avaient marre d’entendre les mêmes rengaines sur les stations de radio, que les jeunes voulaient sortir du brassage de chaudières sans discours intelligibles, de la guimauve.Elle vous dira aussi que les Québécois sont en mal de références, que c’est en retrouvant leurs racines qu’ils pourront sans doute passer à autre chose.Peut-être s’agit-il vraiment d’une façon de mieux reculer avant de sauter.Mais sauter où?Allez savoir.MUSIQUE Et la musique classique sur Internet ?Le jazz et la musique populaire trônent sans conteste, mais la musique classique occupe aussi une place de choix Ce carnet d’un explorateur parti vérifier si le Web est aussi attrayant pour un mélomane que pour un bibliophile n’a pas la prétention de servir de guide de la musique sur Internet.Il faut plutôt y voir des indications, des embryons de sentiers dont certains peuvent se révéler moins riches que ne l’annoncent leurs promoteurs.CLÉMENT TRUDF.I.LE DEVOIR Tl est trop tôt pour brader nos _L bons lecteurs de CD.Le RealAudio sur Internet a des ratés par trop fréquents.Mon expérience fut navrante plus d’une fois.Perdre coup sur coup, un bon matin — par des hachures qui font penser aux bron-tosaures du temps du morse —, la voix de Leontyne Price (sur un site commercial annonçant l’aubaine du siècle pour un coffret de 11 CD; www.musicblvd.com dont les services seront bientôt accessibles en six langues) et les passages les plus envoûtants d’un concerto joué par David Oistrakh sur la Chaîne culturelle de la SRC, ça ne me réconcilie pas avec cet ajout à mon arsenal audio! Je me connais cependant; à retrouver par hasard les lettres d’appel WQXR (station du New York Times), cette «radio classique la plus écoutée aux États-Unis», la radio (96,3 FM) de mes nuits blanches d’étudiant, j’ai flanché un certain temps malgré les hésitations plus que virtuelles de ce damné RealAudio! Les experts du bogue de l’an 2000 auront-ils aussi une pensée pour les mélomanes marris?Ou devrais-je me munir d’un meilleur appareil?d’orchestres prestigieux, les festivals où je peux rarement m’inscrire.Une fois, je me suis retrouvé par exemple à Stresa, sur le lac Majeur, mais les têtes couronnées et les artistes (dont beaucoup sont mis en valeur sur le Net) l’avaient désertée quelques jours auparavant! Celui que Sibelius considérait comme le plus prometteur des jeunes compositeurs finlandais a maintenant près de 70 ans, mais je viens de découvrir Einojuhani Rau-tavaara, tenté que je fus de me procurer quelques «samples» (RealAudio) de sa production.Mon moteur de recherche m’a fourni 236 références sur ce compositeur qui fit une partie de ses études aux Etats-Unis, où est souvent jouée sa T Symphonie: Angel of Light.Dans la section Arts du Washington Post (www.Washington post.corn), il y a intérêt à lire un Tim Page exposant sans complaisance les scories d’un John Cage dont il ne déprécie pas pour autant la place qu’il occupa un certain temps dans l’univers musical américain.avant qu’on ne le prenne pour un penseur ou un oracle! Page a aussi d’intéressantes chroniques sur les modernistes, sur Elliot Carter — qui fera l’objet d’un hommage spécial à Montréal en décembre, le Nouvel Ensemble moderne ayant Nombreux sont les sites qui abordent l’univers musical de toutes les époques un projet de disque entièrement consacré à Carter —, sur Aaron Copland ainsi que sur Philip Glass, dont Page avait détesté intensément l’opéra Einstein on the Beach avant de devenir son ami, et sur Jeffrey Mumford.Les musicologues le savent, mais a-t-on suffisamment souligné l’influence qu’exerça Nadia Boulanger sur ses jeunes élèves américains à Paris dans les années vingt?Sur deux sites (www.classicalin-sites.com, qui peut tout autant vous permettre d’écouter WQXR que de vous documenter sur Serge Kousse-vitsky ou Leonard Bernstein, et www.metiers-du-classique.com), l’un provenant de New York et l’autre, qui aborde la question du mécénat, de Nantes, je retrouve des confidences intéressantes de David Harrington, fondateur du Kronos Quartet, quatuor à cordes américain pour lequel ont été écrites 300 œuvres environ depuis 25 ans.Or Harrington, après avoir habitué son public aux œuvres minimalistes, s’ouvre aux musiques africaines et à celles du Moyen Âge.Pourquoi notre époque ne profiterait-elle pas de ces mélanges, de ce côté cosmopolite?glisse Harrington qui ajoute: «La technique réalise l'utopie d’unifier le monde.Cela s’inscrit tout à fait dans notre démarche.» Le Kronos Quartet fut, dans sa première étape, l’équivalent de ce que des orchestres comme le Nouvel Ensemble moderne (NEM) représentent pour nous.D’un serveur à l’autre Sur le serveur Sympatico, par exemple, une recherche dans «Arts et culture» débouche sur onze sites fort inégaux; en plus de l’ADISQ, de Madonna, de Vanessa Paradis et d’un lien avec jazzfrance.com, on vous met en lien avec le Centre de musique canadienne (www.culture-net.ca/cmc) en omettant de mentionner le Conseil québécois de la musique (www.cqm.qc.ca).Les deux sont complémentaires.Le premier sert surtout à la promotion des compositeurs et de leurs œuvres en-disquées; le deuxième équivaut à une vitrine que se donnent diffuseurs, interprètes, lieux où se tiennent les festivals (Lanaudière, Or-ford, Victoriaville), etc.Il y en a tant d’autres, mais quant à obtenir un calendrier pancanadien de telles activités, retenons Scena Musicale (http:bluegiant.brenrose.com/~scena ) et les toiles de chacune des universités ayant une faculté de musique.Sympatico vous oriente aussi vers MetMusik, qui lui-même débouche sur 600 URL et plus de 200 partagiciels de musique, l’un conduisant à la revue Décibels (mais je n’ai pas poursuivi plus avant).Nombreux sont les sites, ailleurs, qui abordent l’univers musical de toutes les époques.Généralement, les suppléments culturels des médias présents sur le Web sont utiles (un journal de Buenos Aires peut mentionner l’OSM en route pour le nord-est du Brésil, etc.).On peut signaler que la BBC (www.bbc.co.uk), que je consultais à ce jour pour son service de nouvelles, offre des ramifications intéressantes qui mènent à six liens suggérés, dont l’un abrite 400 sites (The Classical Music Web).On y a accès par bbc.co.uk/orchestras/so ou en prolongeant cet indicatif: www.bbc.co.uk/orchestras/so/resour-ce.$html A vos signets, donc.Mais l’exploration ne devrait pas se ralentir, pour découvrir ou apprendre à mieux connaître les Bach, Bizet, COURRIEL C< tit (Qiç* )Q«r lutvnUm lMmyt 3.0 Ewpknr 3 0 Prix Opus 1997 1098 t* CdjütU W\r |3W1 3Z-L22W noui/eu-es ET /4CWITE5 ?RG^msme et services TOURisme- music/iL LES PRIH OPUS REPERTOIRE DES mEmBRES r le tofonncmtnl 0 muswvt m n w de k) muuçut dt cowtit La vitrine virtuullo du la musique (lu concur! au Québec Suivez nos scwites *1 découvrez tes orchestres, ensembles, Interprètes, compositeurs et autres mttxvenants qui créent chaque jour rtûtre paysage nrawfJ.Bionvenueetu mélo manu, aux prolMStonneb du milieu, à l'ensemble 4c La.communauté international*.aux curieux et dîneuses.Nous évoluons au rythme des saisons, mettre vite un signet • Québec Musical loin EiChJttvc • lIIJm pacfcane» Bttjwr! .; - - * ' H Touri am# Québec Leonard Chronicling The Kronoa On Intarvlcv With The Krono» Quartet’s David Bamjwltn Features Toe Story (^LASSrCAL INSÏTF.S Mendelssohn, Messiaen, Gôrecki, œuvres nous touchent, avec ou sans Mather, Barber et autres dont les RealAudio.Today on CI Music For Vio 1i ri & Piano by Charlts Camflltrl A lively forum for both novice* arid aficionado*.•Clwltal fill.» Nwl Ee.ngraüoa » P«intima SKBdüUYtta' A free email eervfce for tion: |http //vvrv c1as3tcalin3lt*s.oorn7 Select for site index IM WQXR 96.3 FM VVQXBJ Cla«tcol rodio onli ne ! Dernsteln’s official web 9t le » NEW!Sign up for My MusicDlvd.Le passé et le présent Ce qui est indubitable, c’est la richesse du corpus d’entrevues, de critiques, de dossiers qu’internet peut transmettre sur des interprètes passés et présents, sur des compositeurs prisés dans certains cercles mais rarement joués ici, de même que sur les tournées, les activités KARINA GAUVIN soprano /tu/n ' Air/i WW:?/, tS '&8 (514) 397-0068 .je n'exagère rien, le souffle des phrases de Karina Gauvin est sidérant d'effet, foudroyant de beauté comme j'en ai rarement entendu».Le Devoir ues Salle Redpath 29 novembre 15 h 25,60$ /18,69$ LÊOUIPE SPINELLI TEAM cbc^ radiera?Le Trio Lyra (harpe celtique, koto et shakuhachi) en concert à MÉMOIRES VIVES.Anim.Élizabeth Gagnon Réal.Lorraine Chalifoux Dimanche à 14 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE est consacrée aux 27 lauréats des Prix Opus.Anim.Colette Mersy Réal.Michèle Patry Lundi à 10 h 30 Pascal Languirand, pionnier de l'esthétique musicale associée au nouvel âge, nous offre Incanta à LÉ0NARD0, INGÉNIEUR ET MUSICIEN, en direct de la Caserne Dalhousie à Québec.Anim.Jacques Languirand Réal.Danielle Bilodeau Ce soir à 23 h Lancement du disque Les Vêpres de la Vierge, du compositeur québécois Gilles Tremblay, suivi d'un concert à 20 h de l'Ensemble de la SMCQ sous la direction de Walter Boudreau.Anim.Mario Paquet Réal.Laurent Major Mercredi à 19 h PAYSAGES LITTERAIRES propose une rencontre avec Laure Adler, biographe de Marguerite Duras.Une émission de Stéphane Lépine Dimanche à 16 h Le CLUB DE MINUIT propose Zodiaque.en jazz avec la pianiste Dinah Vero.Réal.Richard Lavallée Ce soir à minuit A LA CHAÎNE CULTURELLE DE RADIO-CANADA Radio-Canada.ca/infoculture 100,9 CHICOUTIMI • 95,3 LAMÈQUE • 98,3 MONCTON • 100,7 MONTREAL • 102,5 0TTAWA-HULL • 95,3 QUEBEC • 101,5 RIMOUSKI • 90,7 SHERBROOKE 90,3 TORONTO.101,9 ALLARDVILLE 104,3 TROIS-RIVIERES
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