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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1998-12-03, Collections de BAnQ.

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F 0 N I) E 19 10 LE DEVOIR V (i L .L X X XIX N " 2 7 r> PERSPECTIVES L’emmerdeur On le surnomme «l’emmerdeur» et ça lui fait plaisir.Depuis 30 ans qu’il s’amuse à défier la droite et à irriter la gauche.Daniel Cohn-Bendit est l’enfant terrible de la politique européenne.Les plus vieux se souviennent de sa crinière rousse à l’époque où les étudiants avaient paralysé le pays par un beau mois de mai.La plupart des leaders de la révolte de 68 sont sagement rentrés chez eux après ces années folles.Ils sont devenus fonctionnaires ou entrepreneurs.Ils ont fondé des familles et goûté aux plaisirs d’une société qui avait somme toute quelques bons côtés.Un seul est resté sur le devant de la scène politique aussi bien française qu’allemande.Après huit ans à la mairie de Francfort et s’être fait élire député européen en Allemagne, Daniel Cohn-Bendit, 53 ans, est venu rebrasser la cage de la politique française.Il sera en tête de liste des Verts aux prochaines élections européennes.Belle revanche pour cet apatride expulsé par de Gaulle en 1968.Fidèle à lui-même, celui qu’on surnomme gentiment I)any a trouvé le moyen en quelques semaines d’indisposer aussi bien la gauche que la droite.Il a même semé la pagaille chez les écologistes, qui ont pour la première fois un chef qui pourrait les sortir de cette marginalité devenue leur mqrque de commerce.Effet temporaire?A six mois de l’élection, les sondages montrent que les Verts se hisseraient avec lui au premier rang de la gauche non socialiste.Le pari de Cohn-Bendit consiste à dépasser le Parti communiste et à remplacer une gauche orthodoxe qui ne l’a jamais porté dans son cœur.«Le gauchisme, remède à la maladie sénile du communisme», • avait-il écrit en 1968.En fait, Daniel Cohn-Bendit voudrait bien rééditer en France l’exploit des Verts allemands et devenir le principal interlocuteur de gauche de la social-démocratie.Comme son copain Joschka Fischer, devenu ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Gerhard Schroder, Cohn-Bendit veut faire passer les Verts à la vitesse supérieure pour qu’ils puissent un jour faire autre chose que de la figuration entre socialistes et communistes.Son parler vrai a déjà commencé à défriser quelques têtes.Imaginez la bouille du premier ministre, Lionel Jospin, et du secrétaire général des communistes, Robert Hue, lorsqu’il réclame la légalisation de la marijuana alors que la France est un des pays les plus répressifs d’Europe en ce domaine.Pire, Cohn-Bendit se dit plutôt libéral en matière économique.Il est partisan d’une déréglementation des conditions de travail afin de faciliter la création d'emplois.11 veut même privatiser le téléphone, les postes, les chemins de fer et l’électricité comme ont commencé à le faire les Allemands.Pourquoi pas un peu de choucroute dans le bœuf bourguignon?Cela n’empêche pas le trublion de favoriser la création d’un revenu minimum garanti qui remplacerait la passoire qu’est parfois le régime français de sécurité sociale.La gauche ne voit pas non plus d’un bon œil ses projets d’autonomie des établissements d’enseignement.Dans le mammouth scolaire, la suggestion de remettre aux écoles la responsabilité d’engager les professeurs est une hérésie.Friand de sujets délicats, Cohn-Bendit est aussi en faveur de l’euthanasie dûment réglementée.Mais là où l’agitateur a véritablement embarrassé le gouvernement de Lionel Jospin, c’est en réclamant sur tous les réseaux de télévision la régularisation immédiate de tous les immigrés illégaux qui en ont fait la demande.Il propose même de répéter l’opération tous les dix ans.Dans un pays où l’immigration n’est plus perçue comme une valeur positive, la proposition a eu l’effet d’une bombe.Selon Le Nouvel Observateur, 57 % des électeurs de gauche sont d'accord avec lui.De nombreux socialistes reconnaissent au moins à Cohn-Bendit le mérite de mettre le doigt sur les incohérences du gouvernement.Jospin refuse en effet de régulariser la moitié des illégaux actuellement sur le territoire sans pour autant se résoudre à les expulser.Ceux-ci iront donc grossir l’armée des travailleurs clandestins.Pas de doute, Cohn-Bendit aura plus d’adversaires à gauche qu’à droite, où il ne risque pas de redistribuer les cartes.Lionel Jospin l’a déjà traité à mots couverts à'«irresponsable» à propos des sans-papiers.Robert Hue l’a accusé de «bluffer» et de déclencher une «guerre fratricide» dans la gauche.Même Dominique Voynet, dirigeante des Verts et ministre de l’Environnement, lève les yeux au ciel lorsqu’il dit vouloir débattre avec Jean-Marie Le Pen.En faisant oublier le résultat des Verts (3 %) aux dernières élections européennes (1994), Cohn-Bendit s’imposerait comme le leader de cette nouvelle gauche.C’est «un virus sérieux dans le système informatique de gauche», a conclu le député d’opposition RPR, Patrick Devedjian.Effet médiatique ou pas, Cohn-Bendit vient jeter un pavé dans la mare de l’opposition traditionnelle droite-gauche qui fige la politique française depuis des années.Le seul problème, c’est qu’on l’enverra à Strasbourg, dans ce Parlement sans réels pouvoirs où il ne risque pas de déranger, lin petit joint avec ça?crioux@compuserve.corn Daniel Cohn-Bendit jette un pavé dans la mare de l’opposition Ch r is t ia n R ionx ?M K T K 0 Montréal Nuageux avec averses.Doux.Max: 9 Min: 2 Québec Ennuagement.Neige en soirée.Max: 2 Min: -5 Détails, page B 6 INDEX Annonces.B 4 Le monde.B 5 Avis publics.B 6 Les sports.B 7 Culture.B 8 Montréal.A 3 Économie.B 2 Mots croisés.B 6 Éditorial.A fi Politique.A 5 Horizons.B 1 Télévision.B 7 www.ledevoir.com M O N T II É A 1., 1.Y .1 K r 1) 1 3 1) Y l K M 11 II K 1 !) H N 8 7 c + T A .\ K S = 1 $ / '1' Il 1! O X T (1 1 $ CULTURE Radio-Canada a dominé la soirée électorale mais TQS a très bien fait, page B 8 K < E M li I! E I !> il 8 LE ACTUALITES Sapin roulant JACQUES NADEAU LE DEVOIR J LE PETIT Étienne n'a pas trop rechigné.Puisque le nouveau passager de la poussette est un élément quasi indispensable de la fête de Noël (pas de sapin, pas de cadeaux?), il pouvait bien lui laisser la place et se faire porter dans les bras de maman Céline tandis que papa Jacques pousserait le carosse.EN BREF Rénovation du Parlement: nouveau conseil consultatif Ottawa (PC) — Un jour après la remise d'un rapport dévastateur du Vérificateur général sur l’inflation des coûts de la rénovation des édifices du Parlement, un nouveau conseil consultatif vient d'être créé.11 aura pour tâche de superviser les opérations visant à refaire une beauté aux célèbres bâtiments.Le Vérificateur général, Denis Desautels, a déposé mardi un rapport révélant que le coût des imposantes réparations aux édifices historiques et à leurs infrastructures souterraines pourrait éventuellement atteindre 1,4 milliard en l'an 2013.C'est plus de trois fois plus que l’évaluation initiale faite en 1992, qui prévoyait des dépenses de 483 millions d’ici l’an 2003.M.Desautels recommande que le gouvernement fédéral tire au clair son plan de travail à long terme, et qu’il nomme un conseil non par-tisan pour superviser le projet et en arrêter les coûts et les délais.Ije ministre des Travaux publics, Alfonson Gaglia- no, a réagi hier en annonçant la création d’un organisme in-dépendant qui fournira des avis sur les rénovations.L'organisme inclura des représentants des secteurs privé et public, dont le Sénat et la Chambre des communes, de divers ministères et d’associations d’ingénieurs et d’architectes.\ A la défense des oiseaux (Ai3) — \jà Commission européenne a annoncé hier qu’el-le avait, engagé deux procédures contre la France devant la Cour européenne de justice pour non-respect de la directive sur la protection des oiseaux sauvages et pour une saison de chasse jugée trop longue.La loi française ne garantit pas une totale protection des espèces sauvages lors des périodes de migration ou de reproduction, a fait savoir l’exécutif européen en ajoutant que la France ne respectait pas non plus quatre espèces protégées, à savoir le goéland argenté, le goéland leucophée, la mouette rieuse et le grand cormoran.402 À votre service depuis 20 ans COSTUMES importés d’Italie au prix de gros 100% laine Coupe exclusive De 299 $ à 499 $ le costume Du lundi au vendredi De 9 h 30 à 18 h Samedi de 10 h a 16 h Tous les soirs après tH h sur rendez-vous seulement 1118, rue Ste-Catherine O Suite 200, Montréal (514) 861-3636 Jouissez du plaisir de la perfection.\ / .(' n I9l0, Roi ex a fabriqué une montre si petite quelle pouvait être portée au poignet.Portant une attention rigoureuse à chaque détail, Rolex a forgé une norme de qualité et d excellence.Aujourd hui, la précision détaillée de chaque montre Rolex continue d inspirer le plaisir de la perfection.mm >* _ ^ « W ROLEX ovs riK IM KIM 11 Al OAITJCSI Nous sommes fiers d’être votre bijoutier agréé Rolex.J/jifoufarée Gamba rd Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 Loi sur l’instruction publique La CEQ sonne l’alarme quant au rôle du privé à l’école Le conseil général prendra connaissance ce matin d’une recherche instructive Price-Costco produit du matériel pédagogique en vente chez Club Price, un promoteur immobilier construit une école publique qu’il loue à une commission scolaire, Xérox ou Desjardins vont donner des sessions d’économie ou d’entrepre-neuriat à des enfants du primaire.Et ça ne fait que commencer.P A l) L E DES RIVIÈRES LE DEVOIR La commandite privée et la publicité dans les écoles publiques connaissent un essor important et incontrôlé depuis l’arrivée, l'an dernier, de la nouvelle Loi sur l’instruction publique.C’est ce que remarque la Centrale de l’enseignement du Québec, qui remet ce matin à son conseil général une recherche fort bien faite sur 4e financement privé des services d’éducation et de santé».Les délégués demanderont vraisemblablement à la ministre de l’Éducation de resserrer sa loi.La nouvelle Loi sur l’instruction publique, adoptée l’an dernier, permet aux individus et organismes de soutenir des activités scolaires.11 ne faut pas, cependant, que les conditions rattachées aux dons soient incompatibles avec la mission de l’école.Ce qui laisse une grande marge de manœuvre.L’auteur de l’étude, Yves Lanctôt, souligne par exemple que l’entreprise qui fait un don à une école n'a pas le droit d’exiger de la publicité en retour.Mais qu’arrive-t-il si l’école décide d’elle-même de récompenser son donateur en mettant sa pub dans l’agenda des élèves?La CEQ n'est pas la seule à s’inquiéter.La Commission scolaire de Montréal reçoit régulièrement des appels de la part de directions d’école ou de responsables de conseil d’établissement se demandant ce qu’il convient de faire dans tel ou tel cas.«De plus en plus, dit Danielle Ripeau, chef de cabinet de la présidente Diane De Courcy, ce sont les entreprises qui sollicitent les écoles, dans le but de les aider et d'avoir une certaine visibilité en retour».Lt Commission scolaire de Montréal rendra public en janvier un projet de politique qui sera soumis à la discussion.Ce sera plus un guide qu’une politique puisque c’est aux écoles elles-mêmes que la nouvelle loi donne le pou- voir de dire oui ou non au financement privé d’activités publiques.Ce financement prend plusieurs visages.Certaines écoles ont des fondations qui sollicitent les fonds et organisent des campagnes de souscription.Ah! les bonnes vieilles tablettes de chocolat! La formule la plus répandue est sans doute celle en vertu de laquelle des restaurants ou commerces locaux versent un montant à l’école en échange d'une publicité dans l’agenda des élèves.Certaines entreprises, il faut le dieé, ne demandent rien.Ailleurs, les élèves organisent des spectacles, des loteries, des lave-autos, des soupers, des tournois, etc., dont les profits permettent d’organiser des activités, qui sont parfois commanditées.Comme on le voit, on est loin des bonnfes vieilles tablettes de chocolat, qui ont toujours la cote, mais auxquelles s’ajoutent désormais des crayons, des pains, des agrumes, des arachides, etc.Et que font les écoles avec les sommes amassées?Bien des choses.Des activités parascolaires mais aussi des activités éducatives.Et c’est là que se trouve un des nœuds de cette question.Si la vente de tablettes de chocolat afin d’organiser un voyage ne porte lias à conséquence, il en va autrement lorsqu’une banque met du matériel éducatif, de nature économique bien entendu, à la portée des élèves, ou lorsque Price-Costco crée du matériel éducatif pour aider parents et enfants à faire leurs devoirs.Une chose est claire, tout ne peut être mis dans le même panier.Yves Lanctôt, de la CEQ, fait une distinction entre les activités financées selon quelles sont ou non complémentaires à l’enspignement, c’est-à-dire aux responsabilités de l’Etat., : «Lorsque le financement privé remplace l'Etat en faisant pression sur les parents afin qti 'ils achètent tel type de produit, nous trouvons cela inacceptable», dit-il.Car ce sont les parents et les, enfants qui subissent la pression, plutôt que l’Etat.Que penser, par exemple, de Kellogg, qui promet un ordinateur aux écoles qui lui présentent un certain nombre de preuves d’achat de ses produits?L’auteur de la recherche fait également une distinction selon que la commandite vise des enfants de niveau primaire, secondaire, collégial ou universitaire.Et plus les enfants sont jeunes, plus les critères devraient être stricts, croit-il.«De plus en plus, ce sont les entreprises qui sollicitent les écoles, dans le but de les aider et d’avoir une certaine visibilité en retour», constate la CSDM Un camionneur est acquitté aux E.-U.avec l’aide des Métallos MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Un camionneur québécois condamné à une amende de 15 000 $ US pour avoir traversé un pont avec une charge trop lourde en Pennsylvanie a été acquitté mardi.Gaétan Jean, de Lévis, a affirmé qu’il ne se serait jamais tiré d’affaire sans l’aide des Métallos.Les Métallos (FI Q) ont donc organisé hier une conférence de presse pour exposer la victoire de M.Jean et pour faire mousser la campagne de syndicalisation qu’ils ont entreprise auprès des chauffeurs de camion indépendants au Québec.«Depuis un an, nous essayons de sensibiliser les chauffeurs de camion à l'idée de se regrouper, a déclaré le directeur québécois des Métallos, Arnold Dugas.Depuis une couple de mois, nous avons un local de 130 membres qui travaillent très fort pour essayer de faire un regroupement.» Il a ajouté que 27(X) personnes avaient demandé des renseignements.M.Jean a été arrêté le 16 juin dernier à Leetsdale, en Pennsylvanie, après avoir franchi un pont avec une charge trop lourde.Il a blâmé la signalisation, soutenant qu’il n’avait jamais vu le panneau indiquant la charge maximale.Il a cependant été condamné à une amende de 15 000 $ US lors d’un procès le 30 juin.«Je voyais ça en dollars canadiens, je me voyais miné», a déclaré M.Jean.Il avait demandé de l’aide au gouvernement fédéral, sans résultat.Il s’était également adressé au Ticket Defence Service, un organisme américain, mais cette assistance ne lui avait été d’aucun secours.Les Métallos sont entrés en scène lorsqu’ils ont pris connaissance des mésaventures de M.Jean dans les médias.«Quinze mille dollars américains, c’est l'équivalent d'une année de salaire pour un chauffeur de camion, a déclaré André Tremblay.Il n ’était pas coupable, la signalisation était inadéquate.» Les Métallos du Québec ont communiqué avec le bureau du syndicat à Pittsburgh pour voir ce qui pouvait se faire.Une avocate de ce bureau a finalement découvert qu’un camionneur américain, qui avait été arrêté en passant sur le même pont, deux semaines après M.Jean, avait été acquitté parce que la signalisation n’était pas adéquate.Li signalisation en question a d’ailleurs été modifiée peu de temps après ces deux incidents.les avocats du bureau de Pittsburgh ont pu obtenir un nouveau procès pour M.Jean et mardi le camionneur de Iévis a été acquitté.Les jeunes Montréalais célèbrent le 50e anniversaire de la DUDH Murales, souper de partage, prix littéraire, cinéma et concert œcuménique sont au programme CLÉMENT TRU DEL LE DEVOIR Depuis près d’un an, des jeunes de tous les quartiers de Montréal réfléchissent à la manière dont la société devra évoluer pour leur éviter l’exclusion sociale, pour conserver leur droit à la libre expression (que cultive jalousement l’équipe du Journal de la rue, par exemple) et pour que tous respectent l’égalité entre hommes et femmes.Certains d’entre eux ont participé à un concours de murales prenant pour thème la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH): Parle-moi des droits humains, le premier prix allant à l’œuvre de l’éco-quartier Jeanne-Mance.Cette murale primée se trouve rue Clark, angle Mont-Royal, le long du magasin L“ Chaînon, et plusieurs autres ont été signalées pour leur qualité par un jury de cinq membres.Il ne s’agissait pas pour nous de «dicter un contenu, mais bien de favoriser la réflexion et la formation de jeunes qui, dans l’ensemble, manifestent de l’enthousiasme quand on leur offre d'exercer leur créativité et d’embellir leur quartier», disait récemment la conseillère en relations interculturelles à la Ville de Montréal, Anna Maria Fiore.Cette dernière s’est largement inspirée dans la coordination de ces activités avec les 14 maisons de jeunes et d’autres noyaux de regroupement de jeunes des documents produits par la Ligue des droits et libertés et par la Commission des droits de la personne et de la jeunesse à l’occasion du 50’ anniversaire de l’adoption de la DUDH.Près de 2(X) de ces jeunes qui ont mûri les concepts de non-violence, de respect de l'autre, convergeront samedi au Centre sportif Côte-des-Neiges (4880, ave.Van I [orne) pour y participer à un souper de partage.On y dévoilera le nom du titulaire du prix de littérature-jeunesse Guy-La-fleur, du nom de celui qui, mort l'an dernier, fut longtemps le porte-parole de l’AQOCI (Association québécoise des organismes decoopération internationale).L’on procédera ensuite au dévoilement d'une murale collective sur les droits humains.Il y aura animation thématique visant à favoriser la solidarité entre les jeunes de toute la planète.Sur ce thème de réflexion et d'actions visant à mieux (aire passer dans les faits la DUDH, signalons qu’un film vient de sortir: Article 1, de Martin Duckworth et Glen Salzman.Ce film sera diffusé le dimanche 6 décembre (15h30) à Radio-Canada et le 11 décembre (20h) à RDI.La caméra a suivi durant trois semaines des militants des droits venus des cinq continents, qui participaient à une session de formation organisée par la Fondation canadienne des droits de la personne, ONG fondée par un groupe dont faisait partie, en 1967, l’un des rédacteurs de la DUDH, feu John Peter Humphrey.C’est aussi le 11 décembre, à l'oratoire Saint-Joseph, que se déroule une grande veillée de première œcuménique qu’organise l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture: Raymond I faveluy sera à l'orgue et l’on compte sur la participation de cinq chorales: Montreal Gospel Choir, Jeune Opéra du Québec, Chantres musiciens, Gfé-gory Charles et les petits chanteurs de Lival et la Chorale malgache.| D1C I.E l> E V OIK.I- E .1 E r I) I 3 I) K C !• M K K E I 9 !l 8 A 3 -?Le devoir ^- MONTREAL Affaire des vignettes illégales Le MAJ s’en mêle Le Commissaire à la déontologie policière a été saisi d’une plainte Les policiers impliqués dans la fameuse affaire des vignettes VIP ne s’en tireront pas si facilement, promet le Mouvement Action Justice (MAI).Pour éviter que l’évaluation de leur conduite ne se déroule que derrière les portes closes du SPCUM et que le corps policier laisse traîner l’affaire pour qu’elle tombe finalement dans l’oubli, le MAJ fait appel au Commissaire à la déontologie policière pour obtenir une plus grande transparence du SPCUM.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Craignant plus que tout que l’évaluation de la conduite des 117 policiers impliqués dans la désormais célèbre affaire des vignettes VIP tombe dans l’oubli, le Mouvement Action Justice (MAJ) a décidé de prendre les choses en main.Comme n’importe quel citoyen aurait pu le faire, le coordonnateur de l’organisme, Yves Manseau, a déposé une plainte au Commissaire à la déontologie policière dans le but de rendre l’opération plus rapide et transparente.«On connaît trop le milieu pour avoir confiance au processus disciplinaire», laisse simplement tomber Yves Manseau.«Ily a beaucoup d'indignation dans cette affaire, mais aussi beaucoup de ‘baissage" des bras face au pouvoir policier.» Pour le MAI.les délais avant que les sanctions soient distribuées aux policiers sont beaucoup trop longs.Vendredi dernier, le président de la Fraternité des policiers de la CUM, Alain Simoneau, a reconnu que certains griefs, considérés comme non prioritaires, pourraient ne pas être entendus avant septembre 2001.«Qui se souciera de l’affaire des vignettes VIP en septembre 2001?», demande le MAJ- La stratégie du SPCUM et de la Fraternité des policiers, clame l’organisme, vise à prendre le plus de temps possible pour «servir leur image» plutôt que de «servir la justice».La longueur du processus du SPCUM contraste en effet avec la célérité de la Ville de Montréal dans cette affaire.Dès septembre, la Ville a suspendu 74 préposés aux stationnements et congédié 10 cadres.Le SPCUM explique en partie son retard par le fait qu’il n’aurait été mis au courant qu’à la fin d’août, alors que la Ville menait son enquête depuis le mois de mai.Le SPCUM a identifié 117 policiers et doit préparer les dossiers d’accusation.Les auditions débuteront à la mi-mars et pourraient durer un an.ou plus.Ensuite, les sanctions tomberont.Elles pourraient aller de l’avertissement au congédiement.La plupart des policiers (111) seront seulement accusés de possession de la fameuse vignette, quatre d’en avoir distribué, un autre pour avoir donné un avertissement plutôt qu’une contravention à un détenteur de vignette et un seul pour avoir instauré le système.C’est en citant trois articles du Code de déontologie des policiers du Québec — les policiers doivent préserver la confiance et la considération que requiert leur fonction, ils doivent exercer celle-ci avec probité, désintéressement, impartialité et doivent éviter de se placer en situation de conflit d’intérêts (articles 5, 8 et 9) — que le MAJ a déposé sa plainte.L’organisme de surveillance civile des corps policiers devrait savoir d’ici 30 jours si sa plainte est acceptée et l’enquête du Commissaire devra être complétée en trois mois.Demi-victoire des médecins du CHUM ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les médecins du CHUM, qui espéraient 20 millions pour revamper les équipements médicaux et les soins d’ici la fin de l’année dans leur hôpital, accueillent comme une demi-victoire la décision de la Régie d’aller de l’avant avec un premier versement de 10 millions.Hier, le Dr Joanne Benoît, présidente du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) du CHUM, a livré ses premières réactions à la décision du conseil d’administration de la Régie régionale de la santé de Montréal.La semaine dernière, la Régie avait voté en faveur d’un coup d’envoi de l’ordre de 60,6 millions en investissements pour le CHUM, dont 10 millions destinés au remplacement d’équipements médicaux et informatiques.Le demande minimale des médecins était toutefois du double de ce montant «Ça m’apparaît comme une demi-victoire parce que les 10 millions versés le seront uniquement pour des équipements médicaux et pas pour de l'informatique.Mais il manque toujours 10 autres millions, demandés pour couvrir nos services nationaux, comme les transplantations et les soins aux grands brûlés», soutient la représentante des 900 médecins du CHUM.La position de la Régie sera toute- fois soumise officiellement à l’ensemble des médecins le 11 décembre prochain, dans le cadre d’une assemblée en bonne et due forme du CMDR «Bien des médecins ne sont pas encore au courant de cette décision.J’ignore quelle sera leur réaction», précise le Dr Benoît.En effet, les médecins avaient évalué au bas mot à 20 millions les sommes nécessaires, d’ici la fin de l’année financière, pour renouveler des équipements médicaux essentiels pour dispenser les soins.Le remplacement de cathéters et d’appareils pour les échographies et l’endoscopie est considéré comme urgent.Quant aux services supranationaux, leur développement est pour l’instant financé à même les budgets de plus en plus limités de l’hôpital.Or, au moment où la Régie donnait le feu vert à ces premiers investissements au CHUM, elle obligeait d’autre part le CHUM à rogner 24 millions dans ses dépenses au cours des prochaines années pour résorber son déficit d’ici 2003-2004.Malgré tout, les médecins n’entendent pas baisser les bras.«Pour l’instant, on demande 10 millions.Mais nos demandes ne s’arrêteront pas là, prévient le Dr Benoît On a besoin d’investir au moins 180 millions pour renouveler l'équipement médical d'ici cinq ans.On ne va pas se taire pour les cinq prochaines années.» Transport des étudiants pauvres La CSDM demande plus d’argent à Québec LE DEVOIR La Commission scolaire de Montréal (CSDM) veut donner plus d’argent aux étudiants de familles défavorisées qui utilisent le transport en commun.dans la mesure où Québec est prêt à verser une subvention additionnelle à cet effet «Le gouvernement subventionne le transport scolaire; nous ne voyons pas pourquoi il ne financerait pas le traits-port des étudiants [de 5e et 6e années et de niveau secondaire] qui utilisent le transport en commun», fait valoir Danielle Ri|)eau, chef de cabinet de la présidente de la CSDM, Diane De Courcy.Présentement, la commission scolaire verse 10 $ par mois aux étudiants de familles défavorisées qui utilisent le transport en commun.Mais elle voudrait hausser ce montant afin qu'il atteigne les deux tiers du coût de la carte de transport, qui est de 19 $ par mois.Les commissaires de la CSDM ont discuté de cette question hier soir, dans le cadre d’un débat plus large sur le transport scolaire, qui incluait aussi l’harmonisation des politiques des anciennes Commission des écoles catholiques de Montréal et Commission des écoles protestantes du Grand Montréal, qui forment aujourd’hui la nouvelle entité administrative.Cette année, chaque école conserve la politique de son ancienne commission scolaire.La politique que la nouvelle commission scolaire soumettra à la population propose des mesures transitoires, de manière à ce que la nouvelle politique unifiée de transport scolaire entre en vigueur dans trois ans.«Donnez ! Donnez !» ¦S”'-*" T» ¦ ¦ \ ' 7 , ' fetfîl i» \x fi P-JPd —- Il S t * s JACQUES NADEAU LE DEVOIR mÈmk bZlfctttn £JHtUs.t* »«» E Vur l’avenir.Il prétend que le vote adéquiste n’est iras un vote de protestation, mais représente surtout un appui a des idées défendues durant la campagne.1 Mario Dumont Jeux olympiques d’hiver Lallier devrait cesser de faire de la politique, dit Copps La ministre affirme que son cœur penchait du côté de Québec JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Si elle avait pu participer au vote, la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, aurait choisi, avec son «cœur», Québec pour représenter le Canada en vue du choix de la ville qui présentera les Jeux olympiques d’hiver en 2010.«Moi, si j’étais voleur, j’aurais voté avec mon cœur, et mon cœur est toujours avec le Québec», a-t-elle affirmé hier à sa sortie de la réunion hebdomadaire du caucus des députés libéraux.Cela dit, Mme Copps demande aux habitants de la ville de Québec de ne pas être amers à la suite de la décision de l’Association olympique canadienne (AOC) en faveur de Vancouver.«C’est malheureux, l’amertume, aussi bien de la part de tous les perdants.Je pense que Calgary se plaint [aussi] des circonstances.Mais, en tout cas, c'est une décision qui a été prise démocratiquement», a-t-elle dit.Elle avait également ce message à envoyer aux Québécois: «Allez-y encore.J’ai perdu et je recommence.» A son avis, le maire de Québec, Jean-Paul I^allier, devrait mettre le holà à ses protestations.«Je crois que le gagnant devrait être respecté, et M.Ixillier devrait arrêter de Sheila Copps conseil d’administration en disant que le Canada est un pays pourri qui ne fonctionne pas; M.Ixillier, lui, l’a fait.» Mme Copps ne regrette nullement d’être intervenue auprès de l’AOC pour retarder la divulgation du choix de la ville qui représentera le Canada.Elle estime que son geste n’avait rien de politique.Selon elle, le premier ministre Lucien Bouchard a fait de même pendant la campagne électorale en retardant la décision de la Caisse de dépôt et placement sur la vente de Provigo à Loblaw.«M.Bouchard, pendant les élections, a pris la décision de retarder une décision d’affaires pour ne pas mêler l’élection.Ça, c’est bon, c’est logique.Alors que, si c’est le fédéral qui fait ça, c’est encore une blessure pour le Québec.Ça devient assez ridi-culç à un moment donné», a-t-elle souligné.A l’origine, la décision devait être dévoilée le 21 novembre.Cependant, pour éviter d'ajouter une dimension politique en raison des élections québécoises, le comité olympique a décidé d’en retarder la divulgation au 1er décembre.Le débat s’est transporté à la Chambre des communes, oii il a donné lieu à des échanges musclés.Le Bloc québécois a accusé deux ministres fédéraux d’avoir travaillé activement à promouvoir la candidature de Vancouver.Il s’agit de David Anderson (Pèches et Océans) et de Herb faire de la politique.Je ne suis pas sortie d'une réunion d'un Dhaliwal (Revenu), qui représentent des circonscriptions de la région de Vancouver.Selon le Bloc, qui dit tenir cette information du maire Lallier, leurs noms apparaissaient dans la liste des participants à la délégation de Vancouver qui s’est rendue à Toronto.Toutefois, les deux ministres ont retiré leui; participation à la suite de l’intervention du secrétaire d’Etat fédéral Martin Cauchon, qui s’en était plaint au cabinet du premier ministre Jean Chrétien.Le Bloc estime que cette participation est impardonnable puisqu’elle liait l’ensemble du gouvernement Chrétien, peu importe le fait que les deux ministres n’aient pas fait partie de la délégation qui s’est rendue à Toronto.«Pourquoi deux ministres du gouvernement fédéral étaient nommément identifiés comme appuyant la candidature de Vancouver, alors qu’il n’y avait aucun ministre du fédéral provenant du Québec qui appuyait la candidature?», a demandé le leader parlementaire du parti, Michel Gauthier, à la ministre Copps.Celle-ci a répondu qu’il était faux de prétendre qu’Otta-wa soutenait une candidature plus qu’une autre.Elle a même demandé à M.Gauthier de remettre son siège en jeu sur cette affirmation.En retour, M.Gauthier a lui aussi demandé à Mme Copps de mettre son siège en jeu et de démissionner si elle n’arrivait pas à prouver qu'il avait tort.A la fin de la journée, ni un ni l’autre n’avait démissionné.Baisse des cotisations à l’assurance-emploi Le gouvernement Chrétien se montre intraitable JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Malgré toutes les critiques, le gouvernement Chrétien a défendu sa décision de réduire légèrement les cotisations d’assurance-emploi l'année prochaine alors que le régime enregistre des surplus importants depuis les dernières années.L'opposition aux Communes s’est liguée sans trop de succès hier pour tenter d’ébranler les libéraux à ce sujet.Ira premier ministre Jean Chrétien a soutenu que son gouvernement avait suivi la bonne voie jusqu’à maintenant en baissant graduellement les cotisations.«Quand nous avons été élus en 1993, les cotisations à l’assurance-emploi auraient dû atteindre 3,30 $ au 1er janvier 1994.Avec la plus récente décision, elles ont été réduites à 2,55 $.Donc nous réduisons les cotisations, contrairement à ce qui se passait dans les années précédentes [sous les conservateurs]», a-t-il déclaré à la Chambre des communes.Et s’il y a des surplus budgétaires, c’est parce que son gouvernement a très bien géré les finances de l’Etat, a-t-il ajouté.Ottawa a annoncé mardi que les cotisations des salariés passeraient de 2,70 $ par 1(X) $ de gains assurables a 2,55 $ le 1" janvier prochain.Il s’agit d’une baisse annuelle de 59 $ dans le cas des travailleurs qui gagnent 39 000 $ et plus.Cette mesure va priver les coffres de l’Etat de 1,1 milliard l’année prochaine.Toutefois, rappelons que le régime a dégagé jusqu’à maintenant des excédents de sept milliards.Pour illustrer ce qu’il considère comme une ponction injuste dans les poches des travailleurs, le député bloquiste Paul Crète a calculé qu’à compter de maintenant, jusqu'au 31 mars de l’année prochaine, chaque dollar qui sera versé,à l’assuran-ce-emploi ira directement dans les coffres de l’Etat.K mi- nistre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew, a rétorqué que la baisse annoncée mardi constituait une «excellente nouvelle» puisque Ottawa réduit ainsi les cotisations jxmr une cinquième année de suite.Quant au Parti réformiste, il a fait ses choux gras du rapixirt de l’actuaire en chef, Michel Bédard, rendu public mardi, qui indiquait que les cotisations auraient pu être ramenées l'année prochaine à 2 $ par 100 $ de gains assurables (une économie annuelle de 215 $ irai- salarié).En dépit de cette diminution marquée, le régime aurait eu des réserves suffisantes pour affronter les effets d’une récession, notait l’actuaire Bédard.En réponse à cela, le ministre des Finances, Paul Martin, a affirmé que la décision de réduire les cotisations de 2,70 $ à 2,55 $ n’émanait pas du gouvernement mais bien de la Commission de l’assurance-emploi, un organisme paritaire formé de représentants syndicaux et patronaux.Union sociale Romanow croit à une entente rapide avec Ottawa Une rencontre ministérielle doit avoir lieu ce mois-ci HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Ira premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow, a bon espoir que les provinces pourront conclure une entente sur l’union sociale avec le gouvernement fédéral d’ici trois mois.«Je pense que la négociation sera difficile, qu 'elle va exiger de la fiexibilité de la part de tout le monde et une volonté de compromis de la part de tout le monde», a déclaré M.Romanow hier à la Presse Canadienne.«Il ne faut pas fixer des délais artificiels parce que ces délais peuvent provoquer un échec, a-t-il poursuivi.Nous devons travailler rapidement.Mon espoir, c'est qu'en février ou au début de mars, quelque part dans cet horizon ou plus tôt si possible, les ministres vont soumettre un rapport au premier ministre Chrétien et à leurs premiers ministres.» Après un temps d’arrêt de six semaines pendant la campagne électorale québécoise, les ministres doivent se rencontrer prochainement pour relancer les pourparlers sur l’union sociale, qui achoppent sur trois points: le mécanisme de règlement des litiges, le droit de retrait des provinces avec pleine compensation financière, et l’encadrement du pouvoir de dépenser fédéral.Les dates avancées jusqu'ici sont le 10 ou le 16 décembre, a confirmé M.Romanow hier, à titre de président de la Conférence des premiers ministres.Avant d’en arriver à une rencontre fédérale-provinciale des premiers ministres, une troisième rencontre des ministres des Affaires intergouvemementales est prévue, probablement en janvier., , M.Romanow refuse de s’enfermer dans des «échéanciers artificiels».11 ne tient donc pas à une entente avant le dépôt du budget fédéral de février, comme l’exige le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard.Par contre, il a le gouvernement fédéral à l’œil.Ottawa devra donner le signal qu’il ne créera pas de nouveaux programmes susceptibles d’empiéter sur les champs de compétence provinciaux sans consulter d’abord les provinces, a soutenu M.Romanow.Selon lui, cela ne veut pas dire qu’il faudra mettre de nouveaux programmes fédéraux «en veilleuse s’il s'agit d'un bon programme national», a-t-il enchaîné, mais les provinces devront être consultées.M.Romanow est catégorique: si Ottawa a l’intention de refaire le coup du Programme des bourses du millénaire, les négociations seront vouées à l'échec.«Cela sera une très bonne indication de l’issue des négociations sur l'union sociale.Je ne m'attends pas à cela.Le premier ministre [Chrétien] a indiqué qu’il était de bonne foi.» En revanche, si le fédéral rétablit les transferts aux provinces en matière de santé dans le prochain budget, ce sera un signe encourageant.Sur les ondes de Newsworld, M.Romanow a ajouté que M.Chrétien avait montré de la souplesse en s’engageant à ne pas financer de nouveaux programmes à frais partagés dans des domaines de compétence provinciale exclusive «sans le consentement de la majorité des provinces».Ce même engagement tient pour les programmes sociaux existants ou «modifiés», a rappelé M.Romanow.Interprétant les résultats de l’élection québécoise comme un mandat pour un «bon gouvernement», M.Romanow estime que le terrain est plus fertile que jamais à un accord sur l’union sociale.Il s’est entretenu avec M.Bouchard au lendemain des élections.Et il convoque tous les premiers ministres à une conférence téléphonique mardi prochain.Dans un autre ordre d’idées, le ministre des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion a traité de «spéculation folle» la nouvelle voulant que le fédéral soit prêt à donner un droit de veto aux provinces en ce qui concerne la création de nouveaux programmes fédéraux.Prudent, il n’a pas voulu commenter cette nouvelle parue hier dans le quotidien The National Post.Sa collègue, la ministre de la Justice Anne McLellan, a nié être au courant de cette proposition.M.Romanow estime que le terrain est plus fertile que jamais à un accord sur l’union sociale Fuite de renseignements personnels Autre délai dans l’enquête de la CAI Jacques Chagnon et André Néron demandent que leurs frais soient payés par les fonds publics NORMAN DE LIS LE PRESSE CANADIENNE uébec — Le député libéral Jacques Chagnon et l’in-W tervenant André Néron veulent faire payer leurs frais judiciaires par les fonds publics lors de l’enquête de la Commission d’accès à l’information sur la fuite de rensei-: gnements personnels au ministère du Revenu.L’avocat du député Chagnon, M’ Pierre Bellavance, a déposé une requête en ce sens hier à la reprise des travaux de ia Commission, lesquels étaient suspendus depuis neuf fois.Quant à M.Néron, il a réclamé le droit de jouir des mêmes avantages que les autres intervenants devant la Commission, c’est-à-dire de faire assumer par les fonds publics ses frais d’hébergement, de déplacement et de repas, en plus de toucher des honoraires «équivalant à la moyenne des honoraires payés aux avocats et experts participants».M.Néron est le seul intervenant à ne pas être représenté par un avocat: il se représente lui-même.Une procureure qui défend le gouvernement, M' Madeleine Aubé, a réclamé le droit de pouvoir étudier ces deux requêtes pour plaider à leur sujet.Elle a donc demandé un report de l’audience.Ira président de la Commission, Paul-André Comeau, a acquiescé à sa demande et a remis au 15 décembre les plaidoyers des procureurs sur les deux requêtes.Le procureur de la Commission, M' Marc Bergeron, s’est pour sa part demandé si on était en train de «placer l’enquête sur une voie d'évitement» avec ces requêtes successives qui ont pour effet de retarder le processus.Comme si ce n’était pas assez, un autre avocat, M' Raymond Doray, a protesté parce que la demande d’André Néron n’était pas signée par un avocat mais par un notaire.Cela va à l’encontre de l’article 128 de la Loi du Barreau, qui stipule que seul un avocat peut faire des représentations devant un organisme judiciaire, a fait valoir M' Doray.M.Néron devra revenir le 15 décembre avec une requête dûment signée, cette fois, par un disciple de Thémis.Toutes ces procédures ont fait en sorte que les travaux de la Commission ont été remis au 15 décembre.Ils ne reprendront par la suite que le 12 janvier 1999.Iras travaux préliminaires de la Commission dans ce dossier ont été entrepris en décembre 1997.il y a plus d'un an.Tous les avocats au dossier — il y en a au moins 12 — continuent néanmoins de plaider leur hâte à ce que l’aftaire aboutisse et nient l'utilisation de tactiques dilatoires.Ira Commission enquête sur une présumée fuite de renseignements ix'rsonnels, qui aurait eu lieu au ministère québécois du Revenu.Les renseignements qui ont présumé-ment fui concernent la situation fiscale du député bloquiste de Chambly à la Chambre des communes, Ghislain Irabel.Il reste encore une demi-douzaine de témoins à entendre dans l'affaire, dont le premier ministre Lucien Bouchard.Ira date de comparution de ces témoins n’est pas encore fixée.1 877 SKKBI-AIDE OSED ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CUARl.ES DUTOIT L'OSM ne peut jouer sans vous. A (i i.e i) k v (i i ii .i e .1 !•: r i> i :i d ê c e m r r k i I » I) É (' E M II II E I ü !l « LE ALITES PAUVRETE SUITE DE LA PAGE I 1996, la hausse du nombre d'enfants vivant dans la pauvreté a été de 60 %.Même si nous savons désormais que nous n’éliminerons pas la pauvreté enfantine d’ici l’an 2000, les Canadiens veulent que leurs gouvernements présentent un plan sérieux, assorti d’objectifs et d’échéanciers réels permettant d’atteindre ce but, a déclaré hier la coordonnatrice nationale pour Campagne 2000, Laurel Rothman.«Notre travail partout au Canada nous permet de constater que les Canadiens veulent que les mesures s'enclenchent avec le budget fédéral de 1999», a ajouté Mme Rothman.L’organisme attribue la progression de la pauvreté à plusieurs facteurs, dont l’élargissement de l’écart entre les revenus, l’effet de la récession de 1991-1992 et la tendance aux emplois à contrat ou à temps partiel, moins rémunérateurs.Campagne 2000 évalue à 7,5 milliards de dollars la somme nécessaire pour sortir de la pauvreté chaque enfant pauvre au Canada.La situation s’est détériorée à ce point quelle a été soulevée le mois dernier lorsque le Canada s’est trouvé devant le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies, qui examine la performance du Canada dans la mise en œuvre d’une convention internationale visant à protéger ces droits.La chef néodémocrate, Alexa McDonough, a soulevé la question hier aux Communes.Elle a attribué aux compressions budgétaires du premier ministre Jean Chrétien la destruction du filet de sécurité sociale.M.Chrétien a réagi en lisant une liste d’initiatives gouvernementales destinées à améliorer le lot des enfants, y compris le régime national de prestations pour enfants, accessibles aux familles à revenus modestes dopt les parents travaillent.A l’extérieur des Communes, Mme McDonough a qualifié ces mesures de «symboliques».Pour leur part, les mini dstres du Développement des ressources humaines et des Finances, Pierre Pettigrew et Paul Martin, ont présenté le régime national de prestations pour enfants comme un élément majeur de la lutte contre la pauvreté enfantine.M.Pettigrew a soutenu que les statistiques de Campagne 2000 n’étaient pas précises, parce quelles ne tenaient pas compte de l’effet du régime de prestations pour enfants, entré en vigueur en juillet, sur le revenu.Mais Campagne 2000 soutient que ce régime n’est pas suffisant, parce qu'il n'aide en rien les enfants de familles vivant de l’aide sociale.BREF Incendie à PHôtel-Dieu de Roberval Roberval (PC) — Un incendie majeur s’est déclaré vers 17h45 hier à l’Hôtel-Dieu de Roberval, au Saguenay-Lac-^_Saint-Jean.L’incendie a d’abord nécessité l’évacuation de quatre étages de l’établissement dans la section où l’on trouve les lits pour les soins de longue durée, soit la plus vieille partie de l’immeuble.On a ensuite décidé d’évacuer complètement l’hôpital.Les patients sont présentement conduits dans les hôpitaux de la région, soit l’Hôtel-Dieu d’Alma et l’hôpital de Dolbeau.Il n’y aurait aucun blessé.On ne connaît pas la cause de l’incendie.Quelque 80 pompiers ont été appelés sur les lieux pour combattre les flammes.Brian Mulroney nommé président de Forbes Global L’ancien premier ministre canadien Brian Mulroney a été nommé président du magazine Forbes Global Business and Finance, l’édition internationale du magazine économique américain Forbes.Brian Mulroney prendra ses fonctions immédiatement, a indiqué Steve Forbes, pdg de Forbes Inc.dans un communiqué.«En tant que premier ministre canadien, M.Mulroney a toujours défendu le libéralisme économique.Contre toute attente, il a réussi à faire adopter l’accord historique sur la zone nord-américaine de libre-échange avec les Etats-Unis.Pendant cette période de turbulences économiques grandissantes, son expérience sera très précieuse», a souligné Steve Forbes cité dans un communiqué.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 91 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Us sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.'Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (514) 985-3340 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) y*;* r/(.RENE MATHIEU LE DEVOIR «Ce serait mentir que de dire que cela n’a pas eu d’impact», a dit hier le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, en brandissant la une du quotidien québécois Le Soleil.Le journal rapportait la semaine dernière que le Parti québécois avait une avance de dix points sur les libéraux.Le vote de lundi a fait mentir les sondeurs.Le PLQ a recueilli plus de votes que le PQ.CHAREST «Il faudra s'interroger sur la façon dont on traite les sondages» SUITE DE LA PAGE 1 Bouchard a reconnu que l’entente de Saskatoon était négociable.Rejoignant ainsi le discours de plusieurs premiers ministres hors Québec, M.Charest est tout de même prêt à admettre que la clause du droit de retrait des provinces de programmes fédéraux avec une pleine compensation financière ne laisse pas beaucoup de marge de manœuvre dans les discussions.«Là-dessus, il n’y a pas beaucoup de nuance, c’est-à-dire la grande nuance, c’est de dire: ce sera fait avec l’appui d'une majorité de provinces.» Mais, insiste-t-il, malgré le couloir étroit emprunté par les premiers ministres provinciaux dans ces discussions «importantes» pour l’avenir du pays, qui peuvent se conclure par des «changements substantiels dans la façon dont fonctionne le fédéralisme», il reste de la place pour la négociation.Et Lucien Bouchard doit en tenir compte et s’ajuster le cas échéant, pense le chef de l’opposition officielle.Comme le premier ministre, répète M.Charest, doit respecter la volonté populaire de ne pas faire face à un référendum sur la souveraineté en cours de mandat péquis-te.Il dit se méfier du chef du Parti québécois à ce sujet en raison du programme du PQ.«Ils n’ont pas abandonné l'idée de tenir un référendum», a-t-il simplement expliqué hier lors d’un point de presse à Québec.Quant au rapport Allaire que tente de ranimer le chef de l’ADQ, Mario Dumont, le chef libéral affirme qu’il fait partie du passé et n’est donc pas à l’ordre du jour.Le chef libéral ne veut rien entendre des plus récentes propositions de l’ADQ sur un nouveau rapport de force basé sur des consensus de l’Assemblée nationale.Dans son propre bilan de campagne, le chef libéral reconnaît les difficultés de sa formation politique auprès de l’électorat francophone.Il ne s’agit pas d’un nouveau phénomène, selon lui, et il faudra mieux articuler le message.Mais ce n’est pas nécessairement en lui donnant une couleur plus nationaliste que le PLQ y parviendra.En définitive, le chef libéral croit que les Québécois et les Canadiens partagent beaucoup de valeurs communes.Par exemple, il ne verrait pas d’un mauvais œil le retour du drapeau canadien à l’Assemblée nationale.Il ne s’attend pas à ce que le Parti québécois change d’avis à ce su- jet, mais il ne compte pas en faire un débat.«J’arrive au PLQ avec une bonne connaissance de ce qui se passe ailleurs au Canada.On peut peut-être mettre à contribution cette expérience pour nous aider à défendre des politiques qui font avancer les intérêts du Québec et qui nous permettent de mieux traduire les changements dont on est capables.» En clair, il veut faire participer la «communauté francophone» du Québec aux changements qui ont cours dans la fédération.Il ne pense pas s’aliéner le vote anglophone en s’efforçant de rallier plus de francophones au PLQ puisque, dit-il, il n’y a pas de contradictions entre les objectifs poursuivis.Au terme d’une journée de caucus avec les 125 candidats défaits et députés du Parti libéral, M.Charest s’en est pris encore une fois aux sondages qui ont prédit sa défaite par des marges trompeuses.Notamment, il croit que le député des îles-de-la-Madeleine, Georges Farrah, aurait été victime de résultats erronés des coups de sonde.«Il y a eu un impact sur le moral des troupes.Il faudra s’interroger sur la façon dont on traite les sondages.» Il croit que les médias doivent aussi revoir leur couverture de campagne en se demandant si les chefs doivent recevoir tout l’éclairage des réflecteurs.«Est-ce devenu le propre des campagnes modernes?», se demande-t-il.Plus tôt dans la journée, des libéraux avaient dressé leur propre bilan de campagne.Certains y avaient vu des problèmes de préparation et d’arrimage.D’autres, comme le député de Westmount-Saint-Louis, Jacques Chagnon, pense que le PLQ aurait dû ne pas centrer la campagne uniquement sur le chef et qu’il y avait un manque dans les communications.L‘ chef libéral n’est pas de cet avis toutefois.M.Charest affirme que le temps a manqué et que l’arrivée de candidats trop tard dans la campagne a nui à leurs chances d’être élus.Il n’en tient pas rigueur à son chasseur de têtes, Charles Sirois, et soutient plutôt qu’il est extrêmement difficile d’attirer des personnes en politique de nos jours, plus particulièrement des femmes.Quant à l’arrimage entre conservateurs et libéraux, il n’y a pas vu de conflits, mais un «passage obligatoire pour permettre à tout le monde de trouver sa place».Il s’agit d’un risque qu’on prend quand un parti décide d’apporter un changement au leadership, croit-il.TWh 120 -, Li £ PIRE SCÉNARIO D’HYDRO-QUÉBEC 88 TWh MODELE EXTREME 8T — RÉEL CONNU 8: ; IB) — MODELE EXTREME 91 60 \ \ / \ X / N \ / X / «T* \\ / » 40 ¦ V i / l \ / 1 35 TWh \ J \ : * 1 20 \ /.'/ 1 « 1 ' i X » x' S 3 8 g B e i I i i i i Le scénario «extrême» d'Hydro pour deux années consécutives de très faible hydraulicité ramènerait ses réserves A 11 TWh en mai 1999 et A» 10 TWh en mai 2000.Si on reporte le même scénario i\ ce qui serait le niveau actuel des réserves, soit 78 l\Vn en novembre dernier, on voit chuter «l’inventaire» énergétique global d’Hydro A 1 TWh en mai 2000 et à 0 TWh en mai 2001.«Ça se Hère» quand même, soutient Hydro.HYDRO SUITE DE LA PAGE 1 additionnelles comprennent l’utilisation de la centrale au ixS trole de Tracy sur des périodes de plus en plus longues, la conclusion d’ententes avec des fournisseurs américains pour des blocs de plus en plus importants d’énergie a des prix convenus, l’utilisation d’option d’achats sur les quanti- américains dans les barrages québécois et, en dernier lieu, une réduction des exportations chez nos voisins du Sud.Hydro-Québec a nié les informations publiées hier par Im Presse, qui prédisait des achats importants d’électricité aux États-Unis dès l’hiver prochain en compensation de la baisse de niveau des trois grands réservoirs nordiques, Manie, Li Grande et Churchill.«Il n’y aura pas un seul électron acheté ailleurs l’hiver pro-, chain, même en pointe», affirme M.Gourdeau, car les surplus actuels permettent toujours une situation d’autosuffisance.Si Hydro-Québec achète de l’électricité cet hiver, c’est uniquement, dit-il, pour faire de bonnes affaires en obtenant de l’électricité à bas prix pour la revendre à profit quelques jours ou quelques heures plus tard.Mais là où le vice-président d’Hydro-Québec devient plus nuancé, c’est quand on évoque les besoins en énprgie d’Hydro-Québec sur deux ou trois ans.La société d'Etat a d'ailleurs modélisé ce quelle appelle son «scénario extrême», qui la priverait, selon la norme de gestion actuelle, de 64 TWh sur deux années consécutives.Pour avoir une idée des ordres de grandeur en cause, rappelons que le Québec consomme annuellement 147 TWh, pour ses besoins et qu’il en écoule 23 TWh de plus aux États-Unis (11 'fWh dans le cadre de contrats à long terme et 12 TWh sur le marché «spot»).Quant aux réservoirs d’Hydro-Québec, leur capacité totale atteint 171 TWh.Jusqu’à présent, le plancher des réserves s’est situé historiquement entre 25 et 30 TWh.Selon le «scénario extrême» d’Hydro, élaboré à partir de l’état des réservoirs en novembre 1988, «l’inventaire» énergétique (réservoirs, centrale de Tracy, options d’achat et de stockage et réduction des exportations) ne serait plus que de 11 TWh au 1T mai 1999 et de 10 TWh à la même date en l’an 2000.Mais le scénario d’Hydro-Québec part de la dernière donnée disponible sur l’état des réserves hydrauliques, soit en novembre 1997.Or les réserves d’eau se situaient alors à 88 TWh.Si on applique le même scénario extrême au niveau connu des réserves d’Hydro-Québec au début de novembre 1998, soit 78 TWH, on s’aperçoit que «l’inventaire» énergétique hydro-québécois ne serait plus que d’un seul TWh en mai 2000 et qu’il serait à zéro l’année suivante.Hydro a refusé une fois de plus de confirmer l’état de ses réserves, que Le Devoir et Radio-Canada publient régulièrement depuis deux ans.Même dans ce scénario extrême, explique M.Gourdeau, les ingénieurs en production estiment pouvoir approvisionner sans problème le Québec en électricité.Hydro-Québec compte, soutient M.Gourdeau, sur des alliés commerciaux américains, qui pourraient lui fournir davantage d’électricité à un prix oscillant entre 3 et 3,5 C.Mais les porte-parole hydro-québécois n’ont pas voulu préciser l’effet d’achats supplémentaires sur les bénéfices de la société.Durant la campagne électorale, le premier ministre Lucien Bouchard et Hydro-Québec ont réitéré leur volonté de ne pas toucher aux tarifs, gelés par Québec d’ici 2002.On peut toutefois mesurer partiellement l’effet d’achats massifs à partir des conséquences qu’aurait, selon Hydro, la divulgation du niveau actuel de ses réservoirs sur ses achats d’énergie ou d’options à moyen terme.M.Gourdeau a en effet affirmé qu’une telle information pourrait faire augmenter de 20 à 25 % le prix de l’électricité achetée aux Etats-Unis.Sur des achats actuels de 200 à 300 millions, dit-il, l’impact financier atteindrait de 50 à 75 millions! M.Gourdeau a confirmé que cette révision n’a pas tenu compte de l’effet de serre croissant que tous les gouvernements tiennent désonnais comme un fait acquis au |x>int de mettre en place des ixilitiques |x>ur le combattre.En somme, la nouvelle norme se bast* sur une situation extrême d’une autre é|xx|ue que celle d’un effet de serre en voie d’intensification.Pour Hydro-Québec, le retour à un niveau de pluviosité «normal» est d’autant plus imminent que la période de faible hydraulicité en cours, qui dure déjà depuis 15 ans, devrait forcément s’achever.Les prévisions sur l’effet de serre d’Environnement Canada indiquent que le climat du sud de la province èa se réchauffer pendant que celui des régions nordiques va continuer de demeurer froid.Cette situation est associée à de faibles précipitations en régions nordiques, là où se situent les grandes réserves hydrauliques du Québec, soit les réservoirs La Grande, Manicouagan et Churchill.FUGITIF «Le temps joue en notre faveur», disent les policiers SUITE DE LA PAGE 1 Ia Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le sieg»* social est situé au 2050, rue de Bleury, O' étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I-aSalle, 7743, rue de Bourdeau, div.sion de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser Ie«j informations publiées dans Le Devoir Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Envoi de publication — Enregistrement n" 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec escaladé le mur de la prison et sauté dans la rue où deux complices l’attendaient au volant d’une voiture.Il avait f ini par être recapturé et avait été exécuté sur la chaise électrique.Martin Gu rule, lui, n’est pas armé.Il est peut-être blessé.Des traces de sang ont été retrouvées près de l’enceinte, Il a pu être touché quand les gardes ont déclenché la fusillade sur les fuyards, dont six se sont aussitôt rendus.Seul Gurule, plus rapide et en meilleure condition physique que les autres (il pratiquait l’haltérophilie en prison), avait tenté sa chance.«Il est clair que le système a failli», a reconnu, l’air sombre, le porte-parole de la prison, Larry Fitzgerald, s’empressant d’ajouter que rien n’indiquait que Gurule ait bénéficié de complicités sur place.Pourtant, le quotidien local Houston Chronicle révélait mardi que deux détenus de Ellis avaient déjà tenté une évasion d’après le même scénario il y a un an et demi.Gurule et ses six compagnons avaient été autorisés à se balader vendredi soir dans la cour d’exercices de la prison, sans être accompagnés de gardes.Au lieu de rentrer dans leur cellule au couvre-feu, ils s’étaient cachés sur le toit d’un bâtiment, profitant d’un épais brouillard cette nuit-là.Ils avaient confectionné des mannequins avec leur literie pour faire croire qu’ils étaient endormis dans leurs cellules.Peu après minuit, ils ont sauté dans la cour, non sans avoir noirci leurs uniformes blancs à l’aide de marqueurs noirs.Après avoir franchi l'enceinte, Gurule s’est évanoui dans la forêt marécageuse et touffue qui enserre la prison sur trois côtés.Sa piste a été suivie jusqu’à une route proche, puis a été perdue.«Le temps joue en notre faveur.Nous sommes patients», répètent depuis quatre jours les porte-parole officiels aux journalistes qui ont envahi Huntsville.I-a prison est entourée de marécages et de sous-bois où pullulent les serpents à sonnettes, les alligators et les moustiques, font-ils remarquer.L’évadé doit y affronter l’humidité, le froid assez vif, la faim et la fatigue, en même temps qu’il doit éviter les meutes de chiens de chasse, les hélicoptères munis de caméras infrarouges et les centaines de policiers qui ont bouclé la région, installant des barrages sur toutes les routes et fouillant les véhicules.Ils quadrillent la zone de plusieurs kilomètres carrés où, sont-ils convaincus, Gurule se terre en attendant que le dispositif soit levé.«À moins qu'il ne soit incapable de bouger, et que nous ne retrouvions qu’un cadavre», reconnaît Fitzgerald.Ou qu’il soit déjà loin.Gurule, ancien em- ployé d’un centre pour enfants handicapés, est décrit par ses gardes comme un «prisonnier modèle», un jeune homme intelligent, calme et poli, et même «plein de charme».Il était parvenu à se faire recruter comme homme à tout faire dans la prison, statut qui lui permettait de circuler librement dans la journée.Mais, rappellent les policiers à ceux qui sont déjà tentés de faire de lui un nouveau «fugitif» — un héros de série télé —, Martin Gurule est un tueur de sang-froid.Il avait été condamné à mort en octobre 1992 pour un double meurtre.Il avait abattu d’une balle dans la tête le propriétaire et un employé d’un restaurant de Corpus Christi (Texas), après les avoir forcés à ouvrir le coffre (où il avait pris 9009 $) puis à s’agenouiller devant lui.Il n’avait été retrouvé que parce qu’il avait monté le coup avec sa petite amie, une ancienne employée du restaurant qui s’était fait remarquer en dépensant soudain beaucoup d’argent le lendemain du crime.Le pistolet qui avait servi à tuer les deux hommes avait été retrouvé dans le vide-poches de la voiture de Gurule.«Ce type n’a rien à perdre, et il est déterminé, donc extrêmement dangereux», dit Larry Fitzgerald.Ses poursuivants ont reçu l’ordre de tirer à vue.D1C
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