Le devoir, 5 décembre 1998, Cahier B
LA NOUVELLE VERSION enfin à cRÉAiidN PE Pierre-Paul Savoie idr Jeff Hall ¦ avec Carole Courtois et Sari 1-2-345 et 8-9-10-1M2 décembre À 20II30 Monument-National ; r'\V ivH l ' J\ 1182, boul.St Laurent Billetterie 871-2224 |VLVj Réseau Admission :790-1245 ou 1-800-361-4595 L'une des plus extraordinaires performances de danse-théâtre québécoise » The Globe and Mail, Toronto Un superbe spectacle.de la dynamite émotionnelle » The Star Tribune, Minneapolis Une œuvre provocante, percutante, libérante » - Le Soleil, Québec 1 * •v$ps Admission géneut 23 $ Étudiants, Aînés.Groupes, Professionnels de la don» 20 $ rrCRIENMRCS A HONTRCAl CanadS www.mkrotec.net/ BERNARD L*GiK tmlimWK vu-*-.jvotniwM üiffuuwy mm >wFuffwoc,p/erïKia«sw ciicitiwot.ii; iau>‘uin?.ra'ux ismtvu mfiosiimji'i»* ->iw\iwx iff' SRC LE VIOLON ROUO Un film de François Girard VERSION ORIGINALE AVEC 80U8-TITRE8 ANGLAIS CINÉPLEX ODÉON CINÉPLEX ODEON FAUBOURG /k y L’Ensemble Nouvelle-France Québec à s'identifier», se souvient Louise Courville aujourd’hui.Commence alors pour elle une fouille en règle des monastères, des séminaires, des presbytères où elle déterre au fil des ans des trésors insoupçonnés.Trouver un artefact comme une poterie demeure relativement facile pour l’archéologue; retrouver les traces du passé musical s’avère une autre paire de manches, celle du musicologue qui traque les partitions égarées dans des fonds désordonnés.Il y a par exemple sur le disque Victoires et Réjouissances à Québec (1690-1758) un chant de victoire tout petit, d’à peine quelques couplets mais qui évoque avec humour l’échec du général anglais Phips devant Québec en 1690; Louise Courville l’a découvert dans un grenier du Séminaire de Québec, sous une pile de missels poussiéreux.Et encore, il n’y avait que les paroles sur le document.C’est en recoupant avec un vieil enregistrement sur cylindre de cire fait par le folkloriste Marius Barbeau dans la première moitié du siècle et sur lequel un vieillard des Escoumins chantonne l’air, appris de sa mère, que la mélodie a pu être reconstituée par Pierre Bouchard, directeur musical de l’Ensemble Nouvelle-France.Des trouvailles Ce «travail monacal» auquel se livrent Louise Courville et ses collaborateurs témoigne d’un passé musical riche que l’Ensemble Nouvelle-France s’est donné comme mission de faire revivre sur instruments d’époque.Les nombreux concerts y contribuent pour beaucoup, mais l’aboutissement logique de cette démarche unique reste encore le projet d’une Anthologie de la musique historique du Québec, qui en est déjà à un troisième disque avec Nativité en Nouvelle-France.Sont déjà parus L’Epoque de Julie Papineau (1795-1862) et Victoires et Réjouissances à Québec (1690-1758), qui font preuve d’une activité musicale remarquable en Nouvelle-France d’abord, au Bas-Canada ensuite.GAGNANT GRAND PRIX DU JURY - CANNES 1998 PRIX DU PUBLIC • FESTIVAL DES FILMS DU MONDE DE MONTRÉAL 1998 FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE TORONTO.DE VANCOUVER ET DE QUÉBEC 1998 CRAN'D PRIX HYDRO QUÉBEC • ROUYN XORAXDA LES CRITIQUES LUI DONNENT UNE NOTE PARFAITE ! Normand Provencher, LE SOLEIL, Denise Martel, I0URNAL DE QUÉBEC, Brendan Kelly, THE GAZETTE, Piotr Borowicc, HOUR « TOUTES LES ÉMOTIONS SE RETROUVENT DANS CE FILM ! JE N’ÉTAIS PAS CAPABLE DE RETENIR MES LARMES ! » Nathalie Pétrowski, CKAC « UNE FABLE HUMANISTE PARFAITEMENT BOULEVERSANTE.EXTRAORDINAIREMENT TOUCHANTE! IRRÉSISTIBLE.À VOIR! » Marc-André Lussier, LA PRESSE « AUSSI BOULEVERSANT QUE COMIQUE! » Francine Grimaldi, SAMEDI ET RIEN D'AUTRE Les musiques ainsi ressucitées possèdent bien sûr une valeur historique indéniable, mais aussi une valeur esthétique propre, affirme I nuise Courville.Mieux, laisse-t-elle entendre, certaines pièces sont de véritables bijoux.D’ailleurs, le prochain disque de 171 w-thologie, consacré à l’épopée mystique à travers les chants sacrés des religieuses d’ici, promet quelques surprises coïncidant avec le 400 anniversaire de Marie de l’Incarnation.«C'était une grande mystique, uneflyée qui sortait de l'ordinaire», annonce la directrice de l’ensemble avant de confier que Marie de l’Incarnation avait, comme plusieurs de ses consœurs de l’époque, une solide formation musicale que les Ursulines actuelles sont bien aises d’entendre revivre.Louise Courville a désormais ses entrées chez les Ursulines comme dans bien des communautés parce qu’elle redonne vie à leurs trésors ancestraux.Son plus grand obstacle demeure quelquefois l’ignorance, comme d;uis ce couvent de la région montréalaise où une bonne sœur s’était jadis appliquée à faire le ménage des vieilleries, jetant aveuglément de vieilles partitions jaunies.Heureusement, il arrive aussi qu’on l’appelle pour lui faire part de trouvailles particulières.Heureusement aussi, elle reçoit des appuis: le Musée de l’Amérique française, entre autres, chez qui l’Ensemble Nouvelle-France est en résidence depuis 1995.Mais plus que tout, Louise Courville se dit motivée par l’amour du travail et l’amour de ce pays où les explorateurs sont aussi organistes.«Ce qu’on cherche à faire avec l’ensemble, c’est de donner le goût de l’histoire d’une autre façon, d'une façon plus ludique», affirme-t-elle avec conviction.D’AMOUR ET D’OPERA à la chapelle du Musée de l’Amérique française, à Québec, samedi 5 décembre 1998 à 20h; NATIVITÉ EN NOUVELLE-FRANCE à l’église de la Visitation — Sault-aux-Récollets, à Montréal, dimanche 20 décembre 1998 à 15h.Société Pro Musica 50 SAISON BELLE (LA VITA É BELLA) LIN NOUVEAU FILM DE ROBERTO BENIGNI www alliance t.i iWwwlinuMa—wwy) çc A L’AFFICHE EN VERSION FRANÇAISE CINÉPLEX OOÉON QUARTIER LATIN ?©^ CINÉPLEX ODÉON DAUPHIN © CINÉPLEX ODÉON BROSSARD ?k.-r CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE ?G CINÉMA 0 GATINEAU ?* é> CINÉPLEX ODÉON UVtl ICarrtloir) ?s version originale avec sous-titres français version originale avec sous-titres anglais f CINÉPLEX ODÉON Lcompuxe iesjamk © CINÉPLEX ODÉON 1 CINÉPLEX ODÉON FAUBOURG ?©jJ CAVENDISH (Mail)»/ b.9 CINÉPLEX OOÉON POINTE-CLAIRE ?9 DÈS 1 1 VENDRE! )l II DECEMBRE CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) l MAISON DU CMÉMA 1 SHERBROOKE 1 (ULERIE8 8T HYACINTHE ST-HYACINTHE CINÉMA ST-EUSTACHE 9 é> càftnÉFOun du Mono *1 f fleur de ly» cinéma pine ST-JEROME J I TROIS-RIVIERES x Il STE-ADELE 7 décembre 1998, 20 h (nouvelle date) Salle Maisonneuve, Place des Arts MICHEL DALBERTO, PIANISTE Programme Carnaval de Vienne, up.26 cl Carnaval, up.9, de Schumann Quatre extraits de Images, livres I et II, de Debussy Qaspard de la Nuit, de Ravel Renseignements: Pro Musica (514) 845-0532 Billets : 25 $ (parterre); 20 $ (rangée C D E, corbeille) 10 $ (étudiants) Taxes incluses, redevance en sus.Dull.iMonIrP.il Consulat général de France CONSI IL DI SytfRTS r> Théâtre Maisonneuve Plaça (1er, Arts Réservations téléphoniques: Redevance de 1.25 S (t taxes) G G (514) 842-2112 Frais de service sur tout billet de plus de 10 S 1 877 HEMI-AIDE L'OSM Bmmi ne peut jouer sons vous.REMARQUABLE PARTITION EN CINQ TEMPS, - MARTIN BILODEU .Le Devoir • Lue Prrreaiill, La Presse «?LE MEILLEUR FILM JAMAIS TOURNÉ PAR UN QUÉBÉCOIS.OU UN CANADIEN!.-KF.CIS TKKMBI.tY, Le Soleil «?» •JOHN GRIFFIN.The Gazelle illLl' / - ERIC FOl'RUNTY, Voir mondlitel g M/i eu lieu de Amok) Antonin et amide _ anchorage de Pierre Bastien avec Stanley Péan Les productions jeux d enfants inc.V^r j J'IRAI AU PARADIS ÜP IA T O R pour gagner doubles.MARIUS ET jeannette; apres piaC6 du uiav,c au Cœur Ariane Ascaride Jean-Pierre Darroussin Christine Brüchcr Gérard Alcylan Alexandre Ogou Laürc Raonst Véronique Balmc Pierre Bandcrct Partrick Bonncl Djamal Bouananc Jacques Boudct Jacques Pieillcr CINEMA ST-LEONARD 9480 LACORDAIRE 324-9227 ( tUAIUI N < IN VITRINE DE LA VII) É O L’enfer du mal Rencontres internationales du documentaire Sur le pont d’Amsterdam TABLE (13) TOUR DE DERNIER ROXBURY IO) NUIT UNE QUOI JE SAIS MARIE UN NE (O) MAUVAIS ŒIL SOLDAT 11 31 ot LE r autres.rolAcho los lundis Gratuit s Pr.iirii eskiya le bandit Un film do Yavuz Turgul « Une oeuvre jouissive » Voir r La révélation de l'automne » La Presse Turquie, .V.O.turque '¦* s t français H.FILMS AMERIQUE 13 À L’AFFICHE! CINÉPLEX ODÉON COMPLfX£ DESJARDINS © tous los jours: 1:40 - 4:10 - 6:50 ¦ 9:20 Ben Daniels dans Passion in the Desert M.GREENWAY MARTIN II 11.0 I) E A U qu’essayer de lire entre ses ficelles.THE MASK 0F Z0RR0 THE NEG0CIAT0R ?1/2 De F.Gary Gray.Habilement inscrit dans le contexte américain d’aujourd’hui, où les héros prennent la justice en main, The Negociator raconte l’histoire d’un négociateur de la police qui, après s’être vu accuser à tort du meurtre de son partenaire qui avait découvert un complot de fraude au sein de l’organisation, prend en otage un supérieur et réclame un homologue réputé et impartial (Kevin Spa-cey).Film-prétexte à un face-à-face d'acteurs qui s’opposent par leurs registres et leur personnalité, 'The Negociator se distingue avant tout par sa rapidité et son efficacité.Y chercher les marques d’un auteur serait aussi vain ?1/2 Récit aux accents évangélistes sur l’émancipation spirituelle et l’affranchissement paternel de François (excellent Arnaud Giovaninet-ti, de En avoir ou pas), jeune homme de main d’une mafia de province dirigée par son père impérieux (Daniel Duval), ce premier film du Français Xavier Durringer révèle surtout l’admiration de celui-ci pour les entrelacs taranti-nesques et les figures scor-sesiennes.Passés l’hommage et la citation, les restes épars de J’irai au paradis car l’enfer est ici témoignent de la démarche d’un cinéaste confus et poseur, qui essaie de faire passer sa délinquance pour de l’art et sa confusion pour de la liberté.PASSION IN THE DESERT Librement adapté d’une nouvelle de Balzac, Passion in the Desert, de l’Anglaise Lavinia Currier (qui fait ses premières armes au cinéma), appartient à cette catégorie de films inclassables, dans lesquels dé file à l’arrière-plan une page très marquée de l’Histoire moderne, et à l’avant-plan un récit minimaliste qui s’en affranchit presque entièrement.Un officier de l’armée de Napoléon (Ben Daniels), qui avance dans le,Sahara pour conquérir l'Égypte, survit miraculeusement à l’assaut d’une armée de bédouins.Passé un premier épisode de détresse pendant lequel il partagera eau et montures avec un peintre français (Michel Piccoli), lui aussi rescapé des machettes ennemies, l'homme seul se perdra dans l’océan de dunes, il trouvera refuge dans une grotte, gîte jusque-là exclusif d’un léopard femelle qui se prend d’affection pour lui, sentiment que l’officier finira par partager.Face-à-face entre l’homme et la bête, avec la survie et l’instinct comme monnaie commune.Passion in the Desert est un fascinant jeu de miroirs, porté par une atmosphère trouble et un paysage isolé du temps où le chemin de l’évolution n’est marqué par aucune balise.Ainsi, dans ce désert blond et cette oasis où le héros et le léopard s’apprivoisent pour s’aimer d’étrange façon, la caméra sensuelle de Currier glisse, se faufile, puis se pose sur le visage animal d’un Ben Daniels au jeu physique et très extériorisé, ou se laisse interpeller par le regard troublant de la bête.Réalisée par Martin Campbell (Golden Eye), cette énième production mettant en vedette le célèbre héros masqué créé en 1919 est une grosse machine bruyante et remuante.Ironie du sort pour un film de cape et d’épée, ce sont les scènes de séduction, entre un Antonio Banderas croustillant et une poupée galloise maquillée fonçé (Catherine Zeta-Jones), qui fonctionnent le mieux dans toute cette bouillabaisse dis-neyenne.Le reste: les duels, les bons et les méchants, ne procure qu’un ennui poli.FEAR AND LOATHING IN LAS VEGAS Difficile de départager la folie qui revient à Terry Gilliam (The Fisher King), grand maître des odyssées baroques, et celle de Hunter S.Thompson, l’auteur du roman éponyme duquel le cinéaste s’est inspiré pour mettre en lumière ce foutoir extraordinairement maîtrisé, formellement et narrativement sans but, auquel sont greffés deux narcomanes, l’un journaliste (Johnny Depp), l’autre avocat (Benicio Del Toro), lâchés lousses à I.as Vegas le temps d’un trip qui s’éternisera.Prétexte à un déploiement de décors criards aux couleurs saturées et de costumes affreusement kitsch recréant sur le mode excessif les années psychédéliques, le film s’enlise dans son propre système répétitif de réflexions déformantes et complaisantes.J’IRAI AU PARADIS CAR L’ENFER EST ICI Les premières Rencontres internationales du documentaire, qui prennent fin demain soir à la Cinémathèque québécoise et au Cinéma ONF, proposent d’ici là quelques pièces de résistance.Certaines, parmi les plus étonnantes, proviennent de la compétition du Festival du film documentaire d’Amsterdam, qui se déroule simultanément aux Rencontres et avec lequel les organisateurs de la fête montréalaise ont dressé un premier pont.L’un des films présentés sous la bannière Sélection de la compétition du Festival international du documentaire d’Amsterdam s’intitule Divorce Iranian Style (demain, 19h, Cinémathèque).Produit pour le compte de la chaîne anglaise Channel Éour, ce long métrage de Kim Longinotto et Ziba Mir-Hosseini constitue une véritable radiographie de la vie conjugale iranienne, à la lumière des cas de divorce débattus devant le tribunal des droits de la famille de Téhéran, où les cinéastes ont été autorisées à poser leur caméra.Ça donne lieu à une suite de récits captivants sur l’ingérence de la Justice dans la vie privée, l’oppression des femmes derrière les portes closes et les humiliations que celles-ci font subir à leurs époux en clamant leur droit de divorcer.Les cinéastes présentent ici des hommes et des femmes prêts à tous les mensonges, à toutes les ruses, pour se conformer ou pour échapper aux lois régissant la famille, lois qui découlent de la doctrine islamique et qui, par conséquent, maintiennent hommes et femmes dos à dos, elles limitées dans leurs droits et réduites à la mendicité judiciaire, eux poussés à faire valoir des privilèges qui les emprisonnent.Ce documentaire fascinant prend position sans prendre parti, dessinant derrière la machine judiciaire le portrait d’un système de valeurs rarement éclairé de la sorte.Les cinéastes ont en effet bénéficié d’une liberté éditoriale et d’un accès au palais de justice qui semblera même suspect à tous les admirateurs de Mohsen Ma-khmalbaf (Un instant d’innocence, Le Silence), à qui les censeurs ont fait des histoires pour bien moins que ça.Une scène de Tableau avec chutes du réalisateur Claudio Pazienza Les cinéastes présentent ici des hommes et des femmes prêts à tous les mensonges Un film sur le Chiapas aux Rencontres internationales du documentaire Toujours dans le cadre de la Sélection de la compétition du Festival du film documentaire d’Amsterdam, les Rencontres présentent Peace by Piece (demain, 21h30, Cinémathèque), un étonnant document racontant la tournée en Israël de Nabil et Hi-sham, deux humoristes jordaniens très connus du monde arabe.La cinéaste Sharon Shamir les suit tout au long de leur chemin, parcouru à l’heure où Israël pleurait Itzak Rabin assassiné quelques jours plus tôt.L’impact de cet événement sur leur spectacle (Nabil et Hisham se sont fait une spécialité d’imiter Arafat et Rabin dialoguant), la controverse que suscite leurs satires mordantes dans une Israël divisée et endeuillée, l’op-probe que soulève chez les intellectuels de Jordanie cette tournée des leurs chez l’ennemi, la cinéaste Sharon Shamir a tout capté.Hélas, elle a aussi tout lâché pêle-mêle, sans replacer les événements dans le temps et l’espace.En résulte un documentaire d’une grande confusion, que rachètent les deux humoristes par la sympathie qu’ils suscitent.L'ancienne République démocratique allemande est reconnue pour le travail singulier de ses documenta-ristes, dont plusieurs travaillaient dans la durée.C’est le cas de Volker Koepp, représenté aux Rencontres avec Wittstock-Wittstock (ce soir, 21h, Cinémathèque), dont le tournage a duré 23 ans.De 1973 à 1996, Koepp a suivi le destin de trois ouvrières du textile, qui ont successivement vu les progrès technologiques réduire leur importance au seip de l’entreprise où elles travaillaient A l’effondrement du Mur, en 1989, le néo-libéralisme et la privatisation ont entraîné la mise à pied de chacune des 2700 femmes qui travaillaient à l’usine, les trois ouvrières qualifiées et expérimentées réduites au chômage, puis contraintes à prendre des emplois occasion- nels et mal payés.Un peu à la manière de Michael Apted dans sa série (28 Up, 35 Up, etc.), Koepp a questionné les trois principales ouvrières à chacune des six étapes du tournage (qui ont donné lieu à des films épisodiques, qui vont de Madchen in Wittstock en 1975 à N eu es in Wittstock en 1992), interrogeant leurs rêves, leurs ambitions: le cinéaste regarde les rides parchemi-ner leurs visages, les rêves s’évanouir et la morosité s’installer à mesure qu’elles voient leurs enfants, face à un avenir précaire, s’embarquer sur ce même train qui les a éjectés avant l’heure.Wittstock-Wittstock est un documentaire lent et contemplatif, aux images en noir et blanc parfois saturées, qui contrastent avec les paysages intérieurs extrêmement forts et poétiques des trois femmes, et qui pourtant s’harmonise subtilement avec la morosité économique de la ville de Wittstock, sorte de théâtre est-allemand désert qu’on croirait tout droit sorti d’une pièce de Brecht.En vrac, soulignons les projections des Dockers de Liverpool (demain, 15hl5, ONF), excellent film de Ken STAR Krmstar Distribution.I«es l'rodurlions dt*N Mlms do l’Autro ot £lê(1lm prêsontont «g»»» LA POSITION DE L’ESCARGOT \ li t or Unuu\ Mlrrlla ToiiimnnIhI I'mniair Montprtlt IHno Dnuranr llcnrl Channe Jtule-Antoine Jarila____ ^ l n nia dr Mlrhka Saiil 13 A L’AFFICHE CINÉPLEX ODÉON CENTRE-VILLE©^’ SAM.DIM.MAR.ET MER.: 2:00 - 4:15 - 7:10 - 9:40 VEN.LUN.ET JEU.: 7:10 - 9:40 CINÉMA libre présente DU MARDI 8 AU DIMANCHE13 DÉCEMBRE À 20h «Je Quitte Baïti, ui plus québécois ou haïtien qu'avant, nais avec la conviction d'être plus buuin.J'eu rapporte deB liages jumelles, l'envers et l'endroit d'une réalité paradoxale, l'humiliation d'un peuple et son refus de se laisser dérober de sa di-gnité.» „ ^ SoDjac- (HnwlRl www.clnemallbre.com/carnets «^3)n LJ QtfNcM SOURCE CINEMATHEQUE QUEBECOISE Loach sur le courage de quelque 500 ouvriers portuaires déterminés à récupérer leurs emplois après que l’entreprise qui les embauchait eut décrété le lock-out; sur un thème semblable et un traitement inverse, Alain Tanner dessine dans Les Hommes du port (demain, 17h, Cinémathèque) le portrait d’une coopérative de docker?qui fait la loi dans le port de Gênes.A voir également: Under New York (demain, 15hl5, ONF), produit du regard d’un cinéaste danois (Jacob Thuesen) sur la population du métro de la Grosse Pomme; aussi, 4 Little Girls (demain, 15h, Cinémathèque), dans lequel Spike Lee revient sur les circonstances entourant l’explosion d’une église Baptiste de Birmingham, où quatre fillettes ont trouvé la mort; enfin, If You Love this Planet (Aujourd’hui, 17h, Cinémathèque), réalisé en 1982 par la Canadienne Terry Nash (gagnante de l’Oscar du court métrage) à l’heure où la Guerre Froide était encore tiède, est un objet de propagande extrêmement efficace en faveur du désarmement.Toutes les écoles secondaires d’Amérique l’ont projeté à l’époque.Il serait amusant de savoir ce qu’il en reste aujourd'hui.Un film d’action qui mérite un ticket.de cinéma ! -Claude Deschènes, RADIO-CANADA LUC BESSON PRESENT! Sony Musique T F I PARISIEN - ANGRIGNON - VERSAILLES - CENTRE UVAL - F.P.8 GREENFIELD PARK - ST-EUSTACHE ST-HYACINTHE - ST-JÉRÔME - DRUMMONDVILLE- STE-ADÈLE - ST-BRUNO MONT-TREMBUNT- SOREL,TRACY - SHERBROOKE - GRANBY CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE Salle Fernand-Seguin 335.Boul.De Maisonneuve E.info (514) 842-9768 LE DEVOIR présentent LE LUNDI 21 DECEMBRE LE NOUVEAU FILM DE ROBERT GUÉDIGUIAN.un des 130 laissez-passer écoutez rémission "Petites Fugues de Julie» sur radio-classique les 7, 8 et 9 décembre à 8 h 30 et à 16 h 30.Remplissez ensuite le bon de participation paraissant dans I,K DEVOIR les 7, 8 et 9 décembre. I.K I) E V OIK.I.K S S A M E I) I E T l> I M A X (' Il E (I I) K (' E M li II E I II !l K v S Messiei lean’ De guenilles et de torchons Une exquise pirouette Mischa Barton interprétant Devon irréels où les pelouses s’alignent menaçantes et tondues avec une application maniaque, le monde artificiel, affolant de conventionnalisme se dessine d’entrée de jeu.C’est dans la banlieue sans âme de Camelot Gardens que vit la petite Devon (Mischa Barton).Dix ans, une maladie cardiaque, une révolte contre son milieu étouffant, ses parents tout en sourires hypocrites et ayant pour toute compagnie celle de Baba Yaga, la sorcière russe que son grand-père lui a appris à connaître et à aimer.Entre Devon et le vagabond jardinier Trent (Sam Rockwell), bête noire de tous, naîtra une amitié appelée à mal finir.Car il n’est pas dit que les bons bourgeois et les méchants voisins laisseront impunément les hors-castes fréquenter les petites princesses.Excellent scénario au demeurant que celui-ci, sans temps morts et avec des rebondissements, des in- ins le fdm Lawn Dogs trigues parallèles finement insérées sans explications excessives: la liaison de la mère avec un voisin, le drame du père de Trent, vétéran de guerre exploité par l’Etat.Des portes s’ouvrent, se referment pudiquement.Au delà de l’interprétation vraiment remarquable de la petite Mischa Barton, qui habite avec une jubilation croquante et craquante son personnage d’adorable rêveuse en révolte, et de celle non moins merveilleuse de Sam Rockwell au charme félin et sensible, c’est le traitement du film qui enchante.Les décors sont presque des personnages, à la frontière de la bande dessinée, excessifs, peuplés de symboles.L’effet de contraste entre le désert d’imagination qu’est Camelot Gardens et la roulotte déglinguée où vit Trent, que Devon associe au monde féerique de Baba Yoga, est toujours accentué visuellement par des dérives oniriques qui viennent marte- BIÎHAVIOK DISTRIBUTION 1er le désir d’évasion.Les envolées fantastiques, les jeux de lumière ca|> tés par cette caméra en délire répondent habilement aux scènes cruelles où le jeune Trent est harcelé, méprisé par les bien-pensants, voire assailli par des méchants jeunes hommes flanqués d’un chien féroce.Cette amitié entre deux personnes à qui la vie a laissé des cicatrices et qui se retrouvent dans un ailleurs insolite inventé par eux, sous l’œil d’une sorcière imaginaire qui les protège du mal, est un duo de charme et de fantaisie poignant.John Duigan sait doser le tragique et la comédie en une progression dramatique très forte qui fait basculer l’action dans l’horreur, jusqu’à ce qu’une pirouette finale nous ramène en plein conte, dans le merveilleux qui nimbe le film d’une aura magique et redonne tous ses droits à l’imagination, grande reine du bal de cet exquis Imwh Dogs.LAWN DOGS Réal.: John Duigan.Scénario: Naomi Wallace.Avec Mischa Barton, Sam Rockwell, Kathleen Quinlan, Christopher McDonald, Bruce McGill.Image: Elliot Davis.Au Cinéma du Parc.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Certains films sont de vrais coups de cœur.Ixiwn Dogs de John Duigan est de ceux-là, sorte de conte surréaliste, charmant et cruel.11 avait été présenté au FFM en 1997 et avait d’ailleurs valu à Sam Rockwell le prix d’interprétalion masculine.L’exposition sur la pelouse au Centre canadien d’architecture le projetait l’été dernier en complément de programme.Mais pourquoi faut-il parfois attendre tant de temps avant de voir sortir un bon film en salle?L’univers de la distribution est plein de mystères, voire d’absurdités.Enfin.le voilà! Son réalisateur, John Duigan, à qui on devait déjà Sirens et Flirting, a subi des influences multiples.Né en Amérique, il a passé la plus grande partie de sa vie en Australie et vit actuellement à Londres.Imwh Dogs est situé dans le Kentucky, mais tout l’imaginaire du cinéaste procède d’un monde un peu magique, éclaté, à la frontière du fantastique qui rappelle un peu celui de Tim Burton.Quel délice que ce Lawn Dogs, fable dénonçant l’intolérance, l’étroitesse d’esprit et célébrant la fantaisie et la différence avec un doigté sans faille.A travers une certaine distorsion de l’image, des décors presque Trey Parker wood, se voit happé par l’industrie du cinéma pornographique où, en sa qualité de maître du kung-fu, il incarnera le super-héros Orgazmo (son arme: un pistolet qui déjoue ses adversaires en leur faisant atteindre l’orgasme) dans une série qui connaîtra un grand succès.Lorsque le patron, de maille avec la mafia locale, se fera menaçant face à ses ouailles, Joe endossera à la ville son uniforme de héros, brandira son pistolet «orgazmique» (qui marche pour vrai) fabriqué par son partenaire (Dian Bachar) et nettoiera Hollywood de la racaille.Il n’y a pas sujet plus banalisé1 que le choc de la religion et du sexe.Or Trey Parker affiche ici l’air convaincu des pionniers et la satisfaction de l’adolescent qui croit son propos hautement subversif.Tout bien résumé, le scénario d'Orgazmo, sorte de croisement entre Batman et Boogie Nights, est un gruyère de la pire qualité, une enfilade ininterrompue de scènes bêtes et de blagues épaisses, qui se traduisent dans la salle par un désespoir sans fond.La facture du film aurait pu atteindre ce degré artisanal recherché, Parker eût-il manifesté une quelconque intention de nature artistique.Face à ce raboudinage de pellicule, dont les raccords corrects sont aussi rarissimes que les éclats d’intelligence, il reste bien ])eu de choses à dire, sinon peut-être que chaque torchon trouve sa guenille.Cela dit, je défie toutes les guenilles du monde de convoler avec ce torchon.ORGAZMO Ecrit et réalisé par Trey Parker.Avec Trey Parker, Dian Bachar, Robyn Lynne Raab.Image: Kenny Gioseffi.Montage: Trey Parker, Michael R.Miller.Etats-Unis, 1998,95 minutes.Les Américains font les plus mauvais insolents.C’est un fait connu, indéniable, quasiment un paradigme.Il y a dans leur morale unilatérale et bon enfant quelque chose de naïf, qui fait d’eux de piètres satiristes, mais aussi, de l’autre côté de la .barrière, qui forme un auditoire désarmé face à l’insulte et à l’humour qui décape.Cela dit, à la télévision, quelques séries d’animation, comme les Simpson et depths deux ans South Park, ont réussi à serrer la vis là où jbiites les figures humaines avaient échoué.'Prey Parker, un des créateurs-scripteurs ’ dé cette dernière émission — qui porte ‘ spr les aventures de quatre enfants qui décortiquent un à un tous les tabous ,du monde adulte —, fait le grand saut 'qii cinéma avec Orgazmo, un divertissement débile profond avec des personnages en chair et en os.Des personnages tellement minces, par ailleurs, qu’on s’ennuie ferme des étonnants petits bonshommes en papier-construction qui, paradoxalement, don-j nent toute son épaisseur à South Park.Déjà que l’idée ne paie pas de mine: Joe Young (Parker), un mormon envoyé en mission spirituelle à Holly- GQO e SEMAINE DE LA DRAMATURGIE lectures publiques / décembre 20h30 LOUISE de Marie-France Marsot mise en lecture Joël Richard avec Catherine Bégin, Luc Morissette et Annie Saint-Pierre 8 décembre 17h30 MOTEL PARADISE, BURLINGTON de Jérôme Labbé mise en lecture Hélène Ducharme avec Claude Gagnon, Richard Fréchette, Amélie Grenier et Yves Simard 20h30 CRIME CONTRE L'HUMANITÉ de Geneviève Billette mise en lecture Claude Poissant avec Patrice Coquereau, Normand D'Amour, Diane Lavallée, Julie Perreault, Sébastien Rajotte et Sylvain Scott 20h30 LA BOITE NOIRE D'ICARE D'Eric Anderson mise en lecture Martin Faucher avec Maxim Gaudette, Dominic LaVallée, Louis-David Morasse, Christiane Pasquier, Christiane Proulx, Martin Rouleau, Sophie Vajda, et le musicien Nicolas Letarte 10 décembre 17h30 LE GARÇON AUX SABOTS de Marie-Line Laplante (pièce pour jeunes) mise en lecture Denis Lavalou avec Michel Bérubé, Patrick Chouinard, Maxim Gaudette, Sylvain Massé, Marcel Pomerlo, Sébastien Ventura, et la musicienne Maryse Poulin 20h30 DÉVOILEMENT DEVANT NOTAIRE de Dominick Parenteau-Lebeuf mise en lecture Paule Baillargeon avec Marc Béland, Céline Bonnier, Céline Brassard et David Savard 17h30 LA PLAIE D'EGYPTE de Christian Rochon mise en lecture Richard Gagnon avec Monique Mercure 20h30 JACYNTHE, DE LAVAL de René Gingras mise en lecture Martin Faucher avec Annick Bergeron, Caroline Binet, Patrice Coquereau et Didier Lucien 22h30 ŒUVRE DE CHAIR / ABLUTIONS Reprise de la lecture de 14h Salle Jean-Claude Germain Samedi 12 décembre Mercredi 9 décembre 17h30 HOW'S YOUR SPINE, ROBERTA BONDAR?ou LA TRAGÉDIE DE L'APESANTEUR de Marthe Mercure mise en lecture Marthe Mercure avec Christian Bégin, Frédéric Boivin, Karine Lemieux, Danielle Lépine, Jean-Sébastien Poirier, Pascal Pouliot, Jenny-Anne Walker, et le compostteur Michel Drapeau Vendredi 11 décembre 14h ŒUVRE DE CHAIR/ ABLUTIONS TEXTES DE Yvan Bienvenue, Wajdi Mouawad, Jean-Pierre Ronfard, Martin Thibault et Larry Tremblay MONTAGE ET MISE EN LECTURE Marie Lalonde avec Diane Dubeau, Kathleen Fortin, Kathia Gagné, Valérie LeMaire, Marika Lhoumeau, Geneviève Martin, Claudine Paquette et Julie Rivard Salle Jean-Claude Germain 16h DECLOWNESTRATION de Francis Monty mise en lecture Francis Monty avec Anne-Marie Côté, Fanny Mallette, Cari Roy, Isabelle Roy, Annie Saint-Pierre et Dominic Thurber Laboratoire public à la salle Jean-Claude Germain 20h30 LA MOITIÉ DES TÉNÈBRES de Michel Marc Bouchard mise en lecture Michel Marc Bouchard avec Céline Bonnier, Simone Chartrand, Michel Dumont, David LaHaye, Roger Larue, Jacinthe Potvin et Marie Tifo DU 7 AU 12 DECEMBRE 1998 UNE PRODUCTION DU CENTRE DES AUTEURS DRAMATIQUES au Théâtre d'Aujourd'hui, 3JK)0 rue St-Denis.Entrée: 2 $ par lecture.RÉSERVATIONS: 282-3900 Haïti, le retour CARNETS D’UN BLACK EN AYITI Réalisation, image et scénario: Pierre Bastien.Narration: Stanley Péan.Musique: Louis Desparois.Québec, 1998,52 minutes.Salle Fernand-Séguin de la Cinémathèque québécoise, du 8 au 13 décembre à 20h, précédé des courts métrages Anchorage de Dominic Gagnon et Pauline Gagnon et Port-au-Prince, la Troisième Guerre mondiale a déjà eu lieu de Arnold Antonin.A N l)K K LAVOIE \ A l’image du Québec d’aujourd’hui, notre littérature s’enrichit de plus en plus de voix nouvelles venues d’ailleurs mais bien ancrées ici et qui n’hésitent pas à traiter autant du pays d’origine que de celui qu’ils ont adopté.Cette double appartenance ne se vit pas sans déchirements, comme le montrait le beau documentaire de Georges Dufaux, Voyage illusoire, où l’on suivait l’écrivaine Ying Chen, établie à Montréal depuis 1989 et revenant à Shanghaï pour y visiter famille source cinéma I.IIIRE Stanley Péan lors du tournage du film Carnets d'un Black en Ayiti * ^ \ Une création du Théâtre des Confettis présentée par la Maison Théâtre à 10 ans Un spectacle heureux pour dire le plaisir de vivre.Texte et mise en scène : Jean-Trédéric Messier Distribution : Marie-France Duquette et Pierre-François Lege Concepteurs : Marie-Claude Pelletier, Sonoyo Nishikawa et Jean-Frédéric Messier du 2 au 20 décembre 1998 Les samedis et dimanches à 1 5 h Billets en vente Jlk fb/flÛL J514, 288.7211 XJ^ I y —- ' ¦' 'Al C'.D.tsi V ndre 245, rue Ontario Est Métro Berri-UQAM 514 790-1245 Métro Sherbrooke 1 800 361-4595 t ALCAN ’ U DKVDII! Vous cherchez un cadeau original à offrir à un enfant que vous aimez ?Sortez des sentiers battus avec un certificat-cadeau de la Maison Théâtre.Le théâtre jeune public, tout un monde à découvrir Les certificats-cadeaux et la brochure de saison sont disponibles à la billeterie au 245, rue Ontario Est de midi à 17 h en semaine et de 10 b à 16 h la fin de semaine Téléphone : (514) 288-7211 et amis et se replonger dans ses souvenirs d’enfance.Le cinéaste Pierre Bastien (Fran-cœur: Fxit pour nomades, Un film de cinéastes) a entrepris la même démarche avec Stanley Péan, un auteur québécois d’origine haïtienne ayant grandi à Jonquière.Ce déracinement n’a certes pas empêché celui-ci de connaître les rudiments du créole, de s’intéresser au vaudou et d’évoquer Haïti dans son œuvre (Zombi Blues, Le Tumulte de mon sang) sans pour autant y être retourné depuis son départ alors qu’il n’était qu’un enfant.Bastien lui a donc proposé un retour aux sources, un voyage qui prend parfois l’allure d’un choc brutal devant une réalité impitoyable, sans compter que les Haïtiens considèrent Péan, comme tous ceux qui ont quitté l’île pour une raison ou pour une autre, comme un «traître», voire un Blanc!, plutôt que comme un enfant du pays.Carnets d’un Black en Ayiti laisse une grande place aux propos et au regard de l’écrivain sur ce monde pas si familier; son dépaysement et son désarroi semblent parfois le submerger totalement.Après deux courtes scènes à Montréal quelque peu plaquées pour justifier le voyage fie Péan (une amie le qualifie de «menteur» parce qu’il décrit dans son œuvre un pays qu’il ne connaît pas véritablement), le voilà à la recherche de la maison de son enfance, des membres de sa famille, se baladant entre Cap-Haïtien et Port-au-Prince, entre les marchés publics en décrépitude et les champs labourés par des travailleurs affamés et démunis.Les surprises et les embarras de l’écrivain devant ce pays désorganisé à souhait ûyues Oeuvres de Martin, Norman, Chailley, Langrée et Gevært «Quittez pasteurs» de Norman «Le Sommeil de l'Enfant Jésus» de Gevært etc.CHAPELLE DU SACRÉ-COEUR Le dimanche, 20 décembre 1998 à 15h Entrée: 10 $ (Enfants et étudiants - 5 $) Billets en vente au 424, rue St-Sulpice de 9h à 16h du lundi au vendredi TéL: (514) 842-2925 S-%1- www sç-conooaxxxn ATMA l'âme de la musique DES SOLISTES ACCLAMÉS.Catherine Perrin i 24 PRELUDES Bach-Chopin- Couperin-Gelfand- Ixsage.Catherine Perrin «Highly recommended.» THE GAZETTE AU)2 2172 «Époques et styles se mêlent ainsi harmonieusement à travers une même sonorité et une même sensibilité de musicienne.» LA PRESSE AU) 2 2154 MONTRÉAL -PARIS -CHICAGO Isabelle I.apierre saxophone André-Sébastien Savoie piano Gagnante du Tremplin international du Concours de musique du Canada 1997 «Elle s'y montre brillante technicienne et belle musicienne.» LA PRESSE BRAHMS Sonate no.3 Fantaisies opus 116 Stéphan Sylvestre piano Prix d'Europe 1995 AU) 2 2177
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