Le devoir, 9 décembre 1998, Cahier A
V o i.I.X X X I X X " 2 8 (I 19 10 F 0 N I) E LE DEVOIR PERSPECTIVES BPC, suite et faim Le dernier baril du défunt entrepôt de BPC de Saint-Basile est parti hier, dix ans après le fameux incendie.Comment expliquer la ruée médiatique de 1988 vers la petite municipalité agricole de la rive sud et le peu de leçons environnementales que le Québec semble en avoir tiré?Une histoire sur la faim inassouvie des médias et de la population pour des symboles faciles.Quand on y regarde de près, on trouve aux BPC une propriété méconnue jusqu’ici: le danger de ces molécules croît, en réalité, avec leur exposition médiatique! Et l’effet semble amplifié par l’œil des caméras! Quelques mois après Saint-Basile, une dépêche apn prend aux médias qu’Hydro-Québec avait déversé à Shawinigan, dans le Saint-Maurice, l’équivalent d’un litre de BPC, mélangé à quelque milliers de litres d’eau.En moins de six heures, les trois lettres magiques avaient provoqué l’envoi d'équipes de toutes les télés de la métropole clans la petite baie de Shawinigan, au pied de la centrale hydroélectrique.Les caméramans s’arrachaient les cheveux: pas de fumée, pas d’évacuation.Rien qu’un décor idyllique d’eaux aux reflets cristallins sur fond de forêt verte.A cent mètres, juste derrière les caméras, s’écoulaient les eaux tantôt vertes, tantôt roses, tantôt magenta, d’une papetière dont les égouts crachaient sans traitement des dioxines et des furannes.Personne ne s’en est formalisé: on cherchait des BPC.Rien d’autre.Les BPC étaient devenus la cible environnementale et, pour plusieurs, le problème numéro un de l’environnement.Mais lorsque les experts ont décrété que les humains pouvaient toucher à la poignée de porte de leur maison et y retourner, ç’a été la fin de l’alerte.Même chose à Saint-Amable, quelques années plus tard.Personne ne s’est demandé pourquoi Québec n’avait lancé aucune étude pour savoir où étaient passés les dioxines et les furannes.Faut-il s’en faire pour les bibittes?Une fois la vague passée, plusieurs ont rangé en filière non seulement les BPC mais l’environnement.Pas assez de flammes avec l’effet de serre, pas de fumée noire dans les champs de maïs gorgés de pesticides et pas d’évacuation à chaque nouveau report de la politique de dépollution industrielle.Mais les vieux réflexes sont là: pour le dernier baril, il y a deux jours, les antennes satellites repoussent dans les champs de Saint-Basile.Elles n’étaient plus là, cependant, hier, à Saint-Hyacinthe, où 300 agriculteurs discutaient du bilan de la Yamaska et des moyens qu’ils pourraient mettre en branle pour réduire la charge polluante de cette rivière qui rejette au fleuve annuellement une pollution qui n’a rien à envier à celle de Saint-Basile.Ils avaient malheureusement oublié leurs cochons à la maison! Plusieurs pensent que les BPC ont finalement desservi la question environnementale en donnant l’impression à une partie importante du Québec qu’une fois cette affaire réglée, on pouvait passer à autre chose.Sinon, comment expliquer que les aspects les plus dramatiques du dossier des BPC n’arrivent pas à s’imposer dans le public?L’été dernier, par exemple, s’est tenue à Montréal une conférence internationale sur les polluants organiques persistants (POP), une famille où les BPC apparaissent en tête de liste, en vue de les bannir de la planète.La police n’a pas eu à forcer un chemin aux délégués à travers une forêt d’antennes satellites.On peut aussi se demander si les gestionnaires environnementaux ont retenu toutes les leçons de l’affaire des BPC.Même si Saint-Basile a coûté plus de 30 millions aux contribuables parce que certains n’avaient pas vu ou voulu voir les risques potentiels d’un entreposage non sécuritaire, la nouvelle réglementation sur les sols contaminés permet encore, comme ailleurs en Amérique, d’enfouir des sols contenant moins de 50 parties par million de BPC, soit le seuil à partir duquel on parlerait de véritables déchets dangereux.On a certes fait une exception pour les BPC parce qu’ils sont médiatisés, Saint-Basile oblige.Mais on laisse enfouir les autres sols contaminés qui dépassent, eux, le seuil des déchets dangereux sans se demander ce qu’il en coûtera à la prochaine génération lorsque les cellules maintenant étanches auront commencé à couler.Et on ne demande toujours pas, comme à l’époque de Marc Lévy, aux compagnies qui se débarrassent ainsi de leurs sois fortement contaminés de déposer en fidéi-commis, non pas une somme symbolique, mais le prix complet de l’éventuel traitement de ces déchets.On incite ainsi, comme à l’époque de Marc Lévy, à enfouir plutôt qu’à traiter, c’est-à-dire à faire régler le problème par son responsable.U‘s contribuables de demain devront ainsi, comme nous aujourd’hui, acquitter la facture de ceux qui se ferment les yeux.Que penser enfin de l’allégement réglementaire au profit des politiques environnementales d’autocontrôle?Et du régime minceur imposé aux services d’inspection?Marc Lévy, ancien responsable des BPC chez Environnement Canada, pratiquait allègrement l’autocontrôlé.Il suffit d’un seul cas de cette espèce pour créer un autre Saint-Basile.Avons-nous réglé le problème?M É T É 0 Montréal Québec Ensoleillé avec Ciel variable.PassaKt>s nuageux.Max:-3 Min:-10 Détails, pane A 4 Lou is-C i Iles Fr a ii c œ n r ?mn ¦ Annonces Avis publics.A I Culture.B 9 Economie.B 2 Editorial.A 8 Le monde.B 7 Les sports.B 6 Montréal.A3 Mots croisés .A4 Politique.A 6 Télévision.B 8 Horizons.B 1 www.lcdevoir.com INDEX B 6 M O N T It É A I.I.K M E It C It V.I) I 9 I) É C K M It It E I 9 9 8 MONTRÉAL 4,5 % des écoliers lavallois prennent du Ritalin, page A 3 HORIZONS La chronique de Josée Blanchette: Chère Joblo, page B 1 8 7 É (' E M II II E I !» » 8 PAYONS Ig TPS Jg TVQ T*Î7*rrr* Bain tapis Batteriesde cuisine Nos prix sont imbattables ! Couverts Lits en laiton et fer.et boutique pour bébé Articles maison Articles-cadeaux Comparez, vous serez convaincu ! Les plus bas prix garantis ! Literie Edredonsde duvet Paruresde fenêtres Matelas Table Porcelaine LE SUPERCENTRE PE LA MODE MAISON Centre Rockland 341-7810 LINEN CHEST Place Portobello Les Galeries les Promenades Brossard Laval de la Cathédrale 671-2202 681-9090 282-9525 N Sfes-cadeaux sont imbattables et imbattables sont nos prix Comparez vous sere convaincu Le plus grand choix de matelas Sealy et Simmons aux plus bas prix! Livraison • Installation " Essza Cadre de lit g TTTUTTn avec ens.de matelas Retrait t fffl du vieux matelas Û SIMMONS CANAOA INC.Le Charmeur Simple 99°° Double 1 49°° Grand 1 89°° Po.sturçpîdic Simple299°° Double 419°° Grand 489°° Très grandi 49°° Evasion Simple 1 89°° Double249°° Grand 2T9°° Bsautymt Simple399°° Double499°° Grand 569°° Très gtan:l69900 vW.I"°o .î- NOUS PAYONS LA TPS ET LA TVQ PAYEZ RIEN AVANT UN AN ! details en magasin! Nous vous accorderons une réduction de prix éauivalente a la TPS et la TVQ.Le plus grand choix d édredons de duvet et accessoires AUX PLUS BAS PRIX GARANTIS ! Edredons de duvet d'oie blanche Construction en cloisons 12 po Simple 79°8 Double 998B Grand 10988 Très grand 1498“ Jusqu'à 60 % de rabais sur le prix suggéré |S Service à domicile GRATUIT 331-5260 Levolor’ Holican HunterDouglas SILHOUETTE ETTl La plus grande selection aux plus bas prix garantis status lepine mouysu Nous avons un /j&J grand choix i de Beanie Babies Nappes 3M Scotchguard Choix de couleurs 52 po x 70 po et 60 po x 84 po Q95 Notre prix ^7 Napperons en tissu de 99e TEFAL @ LE CREUSET UtCOSTINAC Economisez 50 % sur les meilleures batteries de cuisine Demeyere et Lagostina.Ensemble 8 pièces Lagostina Classic Original avec garantie à vie.Acier inoxydable de toute première qualité.Prix sugg.400'-' Notre prix 1 9995 Oreiller de duvet blanc 4A95 Taies d'oreiller en super percale 200 fils au pouce carré Assortiment d'imprimés légères imperfections paire 295 Douillettes réversibles Simple, double, grand V Toutes grandeurs 0095 SAN I ANDREA d'Oneida CHAQUE JOUR/TOUTE L'ANNEE SI vous trouvez la même marchandise ailleurs à plus bas prix, nous respecterons non seulement ce prix mais nous vous accorderons un rabais additional de 10% Couvre-matelas 9 35 «Easyfit» Simple CANNON MARTEX MART EX Serviettes Excalibur Bain ©9B Essuie-mains 49S Débarbouillette 295 Descentes de bain 595 Débarbouillettes 99e Essuie-mains 195 Sièges rembourrés 9 Sorties de bain 39 os en ratine Rideaux de douche ___ en plastique variés 495 Choix de figurines uniques, gracieuses et délicates, offertes au plus bas prix.Royal Ooulton (Angleterre) • G.Armani (Italie) Dear (Italia) • Lladro (Espagne) Oreiller Û SIMMONS Bcaiityresf ^95 STEVENS jjna/jcrw*/ m @ Utwixiiit.Coutellerie de style européen à prix avantageux.6 modèles, ens.de 20 more.Prix sugg.250'° Notre prix 14995 Economisez jusqu a 50 % sur la porcelaine, la verrerie, la coutellerie, les batteries de cuisine et les articles-cadeaux! Royal Ooulton • Mikasa • Wedgwood • Villeroy S Boch Noritake • Orrefors • Oneida • J.G.Durand Kosta Boda • Lenox • Waterford • Demeyere Lagostina • Rosenthal • et beaucoup plus I Friteuse classique, format familiale.Cuve anti-adhésive, thermostat.Prix sugg.9000 CAL95 Notre prix Economisez plus de 50 % Ens.4 morceaux Prix sugg.210 55 Notre prix Roulette Firenze de Spal Ens.20 morceaux prix sugg.3 6600 Notre prix 209®“ En plus, recevez 4 bols à soupe GRATUITS I (valeur de 68”) Le plus grand choix de literie et accessoires AUX PLUS BAS PRIX GARANTIS ! \Zbmsuttn c CANNON .SHEFTEX M Ensemble de draps en percale Springmaid MARTEX Dan River kiuirence ls au pouce carré 18 Simple Double Grand Très grand 16 24 ‘ - i Ensemble de drags'' en super percale 200 fils au pouce carré Simple 24ob Double 3498 Grand 4488 Très grand 5998 3a 49 m s® ml Économisez JÉpjMrt Cristal Corba d'Italie.Erègaffci contemporaine du cristal gravé soufflé à la bouche.Plus de 60 modèles uniques.07195 A partir de E S J L U A C T U A I, IT li S • Bassin de la Yamaska Vers un plan agro-environnemental 250 agriculteurs réfléchissent sur les moyens ^ à explorer pour réduire la pollution de leur rivière Ce n’est pas banal de voir plus de 250 agriculteurs se pencher sur les meilleurs moyens de renverser la vapeur dans leur milieu en vue de réduire la pollution de leur rivière.Ça l’est encore moins quand un représentant du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation plaide pour une approche plus globale que celle institutionnalisée par les dernières normes environnementales! LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Il serait probablement plus efficace d’un point de vue environnemental — et plus avantageux pour les agriculteurs — de ne pas limiter le contrôle environnemental des activités agricoles aux seules méthodes d’épandage des fumiers et lisiers afin d’englober plutôt toutes les facettes de la production dans ce qui pourrait s’appeler un plan «agroenvironnemental», par opposition au «plan de fertilisation» prochainement imposé par les nouvelles normes.C’est ce qu’a déclaré hier Pierre Beaudet, un agronome du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPA), dont la conférence en forme de bilan des pratiques agricoles dans le bassin versant de la Yamaska inaugurait hier, à Saint-Hyacinthe, une réflexion d’une journée sur cette approche «agro-environnementale».Près de 300 producteurs s’étaient inscrits à ce colloque intitulé Agri-vision Montérégie pour réfléchir sur leurs pratiques.Le plus surprenant dans cette démarche, c’est que non seulement conférenciers et producteurs s’attaquaient collectivement aux problèmes suscités par les énormes surplus d’engrais chimiques ou d’origine animale, propres à la plupart des municipalités de cette région agricole, mais qu’ils cherchaient des solutions dans leurs propres méthodes de production.Selon Pierre Beaudet, on pourrait réduire «jusqu'à 50 %» les surplus d’azote et de phosphore qui affectent gravement la Yamaska si les agriculteurs adoptaient, par exemple, des modes d’alimentation plus adaptés aux besoins de leur cheptel.Les animaux d’élevage, porcs compris, ont des besoins alimentaires différents à différents moments de leur vie.Si les éleveurs dosaient les éléments problématiques de la diète de leurs animaux avec plus de précision pour qu’ils correspondent davantage à leur capacité d’assimilation, on obtiendrait beaucoup moins de fumiers concentrés en azote et en phosphore.C’est une importante voie d’avenir, ajoute Pierre Beaudet, sur laquelle se penchent de plus en plus les spécialistes mais qu’il reste à faire passer dans les pratiques.Mais ce n’est |)as la seule façon, dit-il, de faire progresser le dossier environnemental dans une logique (le strict rendement agricole.Il faudrait jiar exemple, ajoute-t-il, faire appel au génie génétique pour obtenir des animaux qui assimilent davantage leur nourriture.Tout comme il faudrait mieux doser les apports d’engrais aux besoins des plantes, quitte à utiliser là aussi les plantes les plus efficaces.L’agronome du MAPA estime tout aussi important d’améliorer «l'efficacité du sol» à tous les points de vue, que ce soit par le drainage ou par un meilleur contrôle de l’érosion, ce qui permettrait de garder dans les champs les engrais au lieu de devoir remplacer ceux qui filent aux cours d’eau.Il faudrait par ailleurs, dit-il, sur un «horizon réaliste» qu’il estime autour de dix tins, passer d’une norme bapée sur les rejets d’azote à une norme basée sur l'accumulation du phosphore car l’utilisation de la norme actuelle sur l’azote provoque des surplus de phosphore, problématiques à long terme autant pour les productions que pour l’environnement.L’utilisation d’une nouvelle norme sur le phosphore, dit-il, n’est pas aussi aisée qu’on le pense, d’où la nécessité d’adopter une approche réaliste dans ce domaine: elle influe, par exemple, sur les rotations de culture, ce que les producteurs ne peuvent modifier sans adopter un calendrier réparti sur plusieurs années.Une nouvelle approche qui engloberait autant le contrôle de l’érosion, l’alimentation, les épandages, les rotations et toutes les autres facettes qui influent sur la pollution diffuse d’origine agricole, conclut le jeune agronome, serait beaucoup plus efficace et probablement plus intéressante pour les agriculteurs en raison de sa souplesse que le seul contrôle des épandages de fertilisants naturels, imposé |)ar les normes actuelles.C’est ce qui l’amène à dire qu’il faudrait passer des «plans de fertilisation» à une approche plus globale comme celle d’un plan «agro-environnemental» pour chaque ferme.Écrasement d’avion près de Baie-Comeau Le corps de la copilote n’a pas été retrouvé ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Baie-Comeau — Le corps de la copilote Soledade Lauzon de l’appareil (l’Air Satellite qui s’est écrasé lundi près de Baie-Comeau demeure le seul parmi ceux des sept victimes à ne pas avoir été retrouvé.Entre-temps, la présidente de la compagnie Air Satellite, Edith Fournier, en larmes, a annoncé en fin d’après-midi la suspension jusqu’à nouvel ordre des activités du transporteur régional.Malgré le travail de plongeurs soutenus par des recherches menées à l’aide d’hélicoptères, en matinée hier, au moment où la marée était au plus bas, on n’a pu repérer le coips de Soledade Lauzon.La victime était âgée de 23 ans.Les six autres victimes retirées des eaux au tournant de la nuit de lundi à hier ont été identifiées par des proches sous l’œil attentif du coroner Arnaud Samson, qui semblait encore ébranlé plusieurs heures plus tard.Leurs corps devaient être transportés à Montréal pour une autopsie.En matinée hier, le capitaine René Marchand, de la Sûreté du Québec, a indiqué en conférence de presse qu'il interrompait les recherches des plongeurs.Des hélicoptères continueront de surveiller les lieux.Compte tenu des vêtements foncés que portait Soledade Lauzon et de son faible poids, les équipes de sauvetage n’entretiennent que très peu d’espoir de retrouver le corps de la victime.Ils ont ratissé large, sur une longueur de cinq kilomètres.Les hélicoptères ont fouillé attentivement une zone de huit kilomètres carrés.La visibilité était parfaite.Le Bureau de la sécurité des transports étudiait hier de quelle façon l’appareil serait ramené sur la rive.Il était question d’utiliser des ballons ou une grue.Quand la marée est basse, les hommes disposent de 90 minutes pour travailler.Selon les premières données recueillies par Marc Perrault, du Bureau de la sécurité des transports, de la neige tombait au moment du décollage de l’appareil.Durant la nuit précédente et tôt le matin, il y avait eu du verglas.L’appareil avait d’ailleurs été placé à l’abri et le vol retardé, a-t-il précisé.De leur côté, les deux préposés d’Héli-Manicouagan, le pilote Pierre Otis et son collègue Martin Barrette, ont raconté à la presse les circonstances entourant l’opération de sauvetage qu'ils ont effectuée par hélicoptère et qui a permis de sauver la vie de trois passagers.Habitués à intervenir pour des feux de forêt et des opérations d’évacuation médicale en région éloignée, les deux hommes n’ont pas eu souvent à mener de telles opérations au-dessus de l’eau.Maintenir l’appareil à ras de l’eau pendant que son coéquipier agrippait un premier survivant n’a pas été,une tâche aisée.Epuisé par ce premier effort, M.Barrette a demandé l’aide d’un pompier bénévole, Luc Duchesneau, qui se trouvait sur la rive avec d’autres secouristes.Solidement bâti, celui-ci est retourné avec eux pour agripper les deux autres rescapés qui se trouvaient sur la carlingue de l’appareil.MM.Barrette, Otis et Duchesiieau ont raconté comment peu de mots ont été échangés, les rescapés n’étant pas en état de le faire.«Ils ne bougeaient pas.Ils étaient comme des momies», a expliqué M.Barrette.Les survivants sont mal en point MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Les trois rescapés de l’avion qui s’est abîmé lundi dans les eaux glacées du fleuve Saint-Laurent au large de Baie-Comeau, sur la Côte-Nord, ont subi de graves fractures aux vertèbres dorsales et lombaires.Le choc de l’avion avec la surface de l’eau a été si grand que les trois hommes, des «costauds», ont aussi eu les chevilles et les talons brisés.Ils ont été transportés aux soins intensifs d'un hôpital de Québec, lundi soir, et les médecins ne craignent pas pour leur vie.Outre des fractures multiples, on les soigne aussi pour des blessures superficielles et des engelures, a expliqué le D' Pierre Lali-berté, directeur des services professionnels à l’hôpital Enfant-Jésus.Le pilote François Rock, 40 ans, apparemment le plus fp-avement blessé, a été opéré hier après-midi à la colonne vertébrale.Il a subi une fracture des vertèbres dorsales que les médecins ont jugé urgent de consolider.M.Rock a aussi été blessé aux chevilles.«L’objectif, c'est de consolider la colonne vertébrale pour éviter qu’il y ait des complications», a précisé le porte-parole de l’hôpital, hier.Steve Lemieux et Roger Bérubé, tous deux âgés de 38 ans, ont aussi subi des fractures à la colonne vertébrale.Les médecins ont de plus constaté des fractures au sternum, aux talons et au nez.«Il s'agit de trois patients en très bonne santé, et même costauds.On ne parle pas de paralysie pour le moment», a déclaré le Dr Laliberté.Leur état de santé sera réévalué d’ici 48 heures.On déterminera alors s’ils seront opérés ou pas.«Pour le patient [le pilote] qui doit être opéré de façon urgente, le pronostic est bon.Pour les deux autres, on ne sait pas encore s’il sera nécessaire de faire une opération chirurgicale.Mais on est loin de la catastrophe, on est loin d'avoir des expectatives de problèmes.Mais en médecine, on ne peut jurer de rien», a déclaré le D'Laliberté.Si les trois hommes s'en sont tirés, c’est beaucoup grâce à leur instinct de survie, à leur bonne condition physique et à leur ceinture de sécurité.Mais cela n’explique pas tout Selon le Dr Laliberté, leur position dans l'avion au moment de l'impact pourrait aussi exjfiiquer qu’ils aient pu en sortir vivants.«Ils ont été chanceux, tout simplement», a-t-il dit.Une chance que les sept autres personnes à bord n’ont pas eue.Ni les agents de la Sûreté du Québec ni ceux du Bureau fédéral de la sécurité des transports ne pourront interroger les blessés avant au moins trois jours.Les trois hommes sont sous analgésiques, se remettant tout juste du choc de l’accident.Selon Pierre Laliberté, ils souffrent non seulement de blessures graves mais aussi d’un traumatisme psychologique.«Ils sont conscients de la tragédie, de làccident.Ils sont blessés et ils souffrent.Ils ne sont donc pas en état de prendre le recul nécessaire pour accorder des entrevues à qui que ce soit, aux policiers compris», a-t-il expliqué.A la SQ, on respectera l'avis des médecins.«Notre première préoccupation, c’est la santé des blessés», a dit hier le porte-parole des policiers, Réal Ouellet.La liste des vicitmes Baie-Comeau (PC) — Voicijles noms des victimes de la tragédie aérienne survenue lundi dans la péninsule de Manicouagan.Quatre d'entre elles résidaient à Baie-Comeau.Il s’agit de Jean d'Arc Truchon, 53 ans, de Vital Gaudreault, 43 ans, de Thérèse Dubé, 44 ans, et de Marlène Girard, 37 ans.Julie Tremblay, 19 ans, de Sainte-Thérèse-de-Colombier, et Gilles Beaudoin, 46 ans, de Chute-aux-Outardes, ont également trouvé la mort dans cet écrasement.Une septième personne, Soledade Lauzon, 23 ans, de Pointe-Lebel, est toujours portée disparue.Trois autres occupants du Islander de la compagnie Air Satellite ont réussi à s'en sortir.Ces rescapés sont François Rock, 40 ans, Roger Bérubé, 38 ans, et Steve Lemieux, 38 ans, tous résidants de Baie-Comeau. I.K l> K \' 0 I It .I.K M K It < It K I) I !l I) É ( K M It I! K I il!l S MONTREAL Étude réalisée au primaire 4,5 % des écoliers de Laval prennent du Ritalin Aucune autre aide n’est offerte aux enfants hyperactifs ou peu attentifs Une étude lavalloise jette un éclairage inquiétant sur le nombre d’élèves du primaire auxquels on prescrit du Ritalin.À qui la faute?f i v 1 ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Une étude révèle que plus de 4,56 % des enfants des écoles primaires de I .aval se font prescrire du Ritalin, pour la plupart vers l’âge de huit ans.Une situation qui inquiète hautement médecins et pédagogues, notamment parce qu’aucune autre aide n’est offerte à ces enfants souffrant d’inattention et d’hyperactivité.Ces chiffres dévoilés hier sont en fait les premiers à mesurer le pourcentage d’enfants consommant du Ritalin dans une population générale au Québec.Non seulement l’usage de ce stimulant du système nerveux est-il répandu (12 % chez les enfants bénéficiaires de l’aide sociale) mais il est quatre fois plus fréquent chez les garçons que chez les filles, notent les chercheurs.Plus encore, dans les classes spécialisées, la part d’enfants gobant ces médicaments dépasse les 20 %.Enfin, on constate, sans toutefois savoir pourquoi, une proportion d’enfants soignés au Ritalin deux fois moins élevée dans la commission scolaire anglophone.«On ne peut dire s'il y en a trop ou pas assez [d’enfants qui prennent du Ritalin).C’est en fait un problème uniquement nord-américain, qui n’existe pas en Europe, lxi question est plutôt: quelles mesures devons-nous mettre en place avant d'aller vers la médication?», a soulevé hier David Cohen, l’un des auteurs de cette étude, chercheur à l’Ecole de service social de l’Université de Montréal.Mais le hic, concluent les professionnels de toutes les disciplines consultés par ces chercheurs, c’est qu’hormis le Ritalin, à peu près rien d’autre n’est offert aux enfants affectés par le trouble du déficit de l’attention ou par l’hyperactivité.Non seulement y a-t-il peu d’autres ressources pour aider ces élèves mais la médication sert souvent de prétexte pour leur limiter l’accès à ces ressources réduites.«On ne veut pas faire le procès du Ritalin, mais là où le bât blesse, c’est qu’une fois les médicaments prescrits et, que l’enfant est calme, il n’y a plus d'orthopédagogues et d'aide disponibles», déplore le I)r Pauline Gref, médecin à la clinique pédiatrique Val-des-Arbres de laval.«Dès qu'il y a une prescription, on court-circuite ces autres mesures.Si on avait d’autres solutions, la médication serait sûrement moins utilisée», renchérit David Cohen.Les solutions avancées par ces spécialistes de tout acabit sont pourtant simples.Il faudrait un suivi pédagogique (tuteur à l’école, aide aux devoirs), un soutien aux familles, des critères devaluation psychosociale et médicale plus rigoureux et une collaboration entre médecins, professeurs et orthopédagogues.«Nous sommes intimement convaincus que ça demande un engagement sérieux de tous les intervenants et que c'est un travail de longue baleine», affirme Irma Clapperton, médecin à la santé publique de la Régie régionale de la santé de Laval.Si le recours fréquent à la médication inquiète, c’est que les effets à long terme du Ritalin sont encore peu connus.À court terme, 15 % des enfants peuvent aussi souffrir de dépression ou de dysphorie.Pourquoi le Ritalin est-il ttlors si utilisé?«Un des problèmes de ces médicaments, c'est qu’ils marchent! Ils n’aident pas à améliorer les habiletés d’apprentissage mais ils calment les symptômes d'Iiyperadivité et d’inattention», soutient le D'Yves Tremblay, médecin à la clinique de développement de la petite enfance de la Cité de la santé de Laval.Certains spécialistes estiment que l’école a parfois la gâchette trop rapide quand il s’agit de conseiller aux parents d’obtenir une prescription de Ritalin.Mais d'autres ne jettent pas la pierre aux enseignants.«Les professeurs font avec ce qu'ils ont et ils n’ont rien», estime Christiane Sylvestre, psychopédagogue et mère de trois enfants souffrant de différentes formes du trouble de déficit de l’attention.«Je suis satisfaite des résultats de cette recherche qui dit ce qui n 'a jamais été dit: il manque de ressources!», dit-elle.Si le phénomène du Ritalin en milieu scolaire n’est pas nouveau, il a coqnu ces dernières années une vague sans précédent.Aux Etats-Unis, 200 000 élèves prenaient ce stimulant en 1975; ils sont plus de cinq millions aujourd’hui.Au Québec, on sait que le nombre de prescriptions de Ritalin est passé de 55 000 en 1990 à 179 000 en 1997.Pas moins de 12 % des enfants de familles prestataires de l’aide sociale consomment du Ritalin.«On constate que l’utilisation du Ritalin est la plus fréquente à huit ans, mais le problème est souvent dépisté plus tôt, vers la maternelle», juge M.Cohen.Reconnu depuis 1980 par la communauté médicale, le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) a encore des causes et des origines inconnues.Certains l’associent à un déséquilibre neurochimique de nature génétique, d’autres à une multitude de facteurs sociaux.D’ordinaire prescrit aux élèves de 6 à 12 ans pour toute la durée du cours primaire, le Ritalin est toutefois administré à des enfants de plus en plus jeunes.«Il n’y a pas de consensus universel sur les origines et les causes de ce problème, affirme le Dr Clapperton.Mais les symptômes peuvent parfois se maintenir et amener les enfants à avoir des pathologies plus inquiétantes comme l’alcoolisme et la toxicomanie.» * M • .x a i H ¦ v Casse-tête titanesque Mises en chantier LA CHARPENTE est montée, ne manque que l’emballage.Depuis hier, huit mordus de casse-têtes s'appliquent à assembler les 30 000 morceaux du Titanic géant de la Place Montréal Trust le plus rapidement possible.À 45 pieds de long, cinq de large et douze de haut, le bateau géant est 17 fois plus grand que la version en vente sur le marché, fabriqué par la compagnie québécoise Wrebbit.Autre progression en novembre SERGE TRUFEAUT LE DEVOIR \ A Montréal comme dans l’ensemble du Québec, le nombre de mises en chantier effectuées au cours du mois de novembre a progressé pour un quatrième mois consécutif, soit de 6 % au Québec et de 14 % dans la grande région de Montréal.Plus précisément, l’inventaire des mises en chantier résidentielles au Québec a frôlé les 20 (XX) unités en taux annuel désaisonnalisé au cours de la période observée.A Montréal, on a dénombré 868 mises en chantier contre 761 lors du mois correspondant l’an dernier.Le tableau cumulatif, soit de janvier à novembre, communiqué par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), indique que dans la région métropolitaine de Montréal, le nombre de mises en chantier a diminué de 4 % au cours des onze premiers mois de 1997.Cette baisse est attribuable aux reculs constatés dans les banlieues nord et sud de Montréal.En chiffres absolus, et pour toute la région montréalaise, il y a eu 9281 constructions jusqu’à présent contre 9659 lors des mois correspondants en 1997.Cela étant, du côté du marché du déjà existant, le nombre de transactions enregistrées dans le Grand Montréal laisse présager que 1998 sera l’année record de la décennie.Au cours du mois de novembre, 2473 unités résidentielles ont changé de main contre 2101 unités en novembre 1997, soit une hausse de 17 %.En termes financiers, ces ventes ont totalisé près de 280 millions de dollars, soit une augmentation de 18 % sur les 236 millions de novembre 1997.Signe très significatif de l’amélioration du marché de la revente, le nombre d’inscriptions est à la baisse.Au 30 novembre, on a dénombré 40 000 unités mises en marché contre plus de 44 000 l’an dernier.Bref, on est très proche du point d’équilibre entre vendeurs et acheteurs.La valeur moyenne des propriétés unifamiliales vendues dans toute la région montréalaise a été de 113 000 $ contre 111 000 $ en novembre 1997.Enfin, les statistiques fournies par la Chambre immobilière du Grand Montréal indiquent que sur le nombre total de propriétés vendues au cours du mois de novembre, 30,6 % se situaient entre 70 000 8 et 99 000 $, 31,4 % entre 100 000 $ et 149 (XX) $ et 14 % entre 150 000 $ et 249 000 $.Danyluk ne pleurera pas le ministère d’Etat à la métropole KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR f • Ly éventuelle élimination du ministère d'Etat à la métrojx> r le dans le nouveau cabinet du gouvernement de Lucien Bouchard ne sera pas une perte, estime la présidente de la Communauté urbaine de Montréal, Vera Danyluk.«Tout le monde a vu que, depuis la création du ministère de la Métropole, il n'y a pas beaucoup de choses concrètes ou tangibles qui ont été produites.C’est sûr que le ministre était dans une situation fragile et délicate puisqu'il n’avait que très peu de pouvoirs pour faire des choses pour la métropole.Ce ne serait donc pas vraiment une perte si le ministère était aboli», a affirmé hier au Devoir Mme Danyluk.Au cours de la récente campagne électorale, Lucien Bouchard, qui doit au cours des prochains jours nommer les membres de son conseil des ministres, a laissé planer un doute sur l’avenir du ministère.«Je ne peux pas m’engager de façon formelle à ce que le ministère soit reconstitué, perpétué ou aboli.Tout va dépendre des structures qu’on va se donner ensemble avec les partenaires», disait-il.Mais déjà, en décembre 1997, M.Bouchard constatait que ce ministère n’avait pas donné les fruits escomptés; il comptait même faire un sommet sur la métropole comme «opération de salut public pour Montréal», De fait, le ministère d’Etat à la métropole avait été créé en janvier 1996 lors de l’arrivée à la tête du gouvernement de Lucien Bouchard comme premier ministre désigné, dans l’objectif central de mettre en place un nouvel ordre métropolitain.La solution mise alors de lavant, la Commission de développement de la métropole, a exacerbé les tensions parmi les 107 municipalités concernées et aura été mise au rancart après avoir été constituée par une législation.Montréal constituera, dans un prochain mandat, une prio- rité pour le gouvernement, a répété Lucien Bouchard au cours des dernières semaines.«On ne peid plus accepter que Montréal disperse ses pouvoirs de décisions comme ça se passe présentement.Il faut qu’il y ait une bien meilleure cohésion entre les décideurs.C’est le développement économique de Montréal qui en dépend, son efficacité, sa place en Amérique du Nord», soutenait alors M.Bouchard.Vera Danyluk croit que le premier ministre Bouchard aura à démontrer dans les prochains mois ce qu’il dit être un dossier prioritaire alors qu’il promettait une «révolution» il y a deux ans.«Le gouvernement doit réagir rapidement pour au moins annoncer ses couleurs quant aux solutions qu’il envisage pour la Ville de Montréal, lile de Montréal et la région métropolitaine.Tout le monde s’y attend», a expliqué Mme Danyluk.Elle met toutefois en garde le gouvernement du Parti québécois contre la tentation d’imposer une nouvelle structure et ce, même si M.Bouchard, pour qui une adaptation des structures est incontournable, a indiqué qu’il entend procéder par une consultation préalable.«Le début de leur mandat va commencer très mal si on nous impose une solution», lance la présidente de la CUM.Robert Perreault, qui est titulaire du ministère de la Métropole, s’est déjà montré favorable à une solution qui pourrait passer par l’extension du territoire de juridiction de la CUM à laval et les municipalités de la Rive-Sud les plus près de 111e de Montréal.Son collègue des Affaires municipales, Rémy Trudel, a également prôné cette idée.En coulisses, il semble y avoir également différents scénarios de fusion de municipalités de lile de Montréal, fusion qui pourrait permettre à la fois un resserrement des structures et un partage du fardeau fiscal assumé par la ville centrale.Lucien Bouchard se montre toutefois réfractaire au concept «une île, une ville» promu par le maire Pierre Bourque depuis un an.1 1 -— E N B R E F Bactérie résistante: quatre nouveaux cas (Ijc Devoir) — Quatre nouveaux cas de colonisation à l’entérocoque résistant à la vancomycine ont été détectés parmi la vingtaine de patients isolés dans l’unité du 6 AB du campus Notre-Dame du Centre hospitalier de 11 Iniversité de Montréal (CHUM).Cette unité fait l’objet d’intenses mesures d’isolement depuis samedi dernier pour éviter la propagation de cette bactérie résistante aux antibiotiques.Ceci porte donc à dix le nombre connu de patients porteurs de ce germe au campus Notre-Dame.Un dixième patient est quant à lui isolé à l’unité des soins intensifs médicaux.Depuis hier, l’urgence du campus Notre-Dame a rouvert ses portes aux ambulances.Les nouveaux patients admis aux soins intensifs seront traités dans une unité séparée et par une équipe médicale différente.E N Sexologues et éducateurs (Le Devoir) — Outrés que l’Office des professions du Québec ne reconnaisse que les sexologues cliniciens et non les sexologues éducateurs, les étudiants en sexologie de l’UQAM ont manifesté, hier, devant les bureaux montréalais et québécois de l’OPQ.«On a obtenu une rencontre avec le conseil d'administration de l’OPQ, dit la présidente de l’Association étudiante modulaire des sexologues de l’UQAM, Geneviève Labelle.Mais on ne se fait pas d’illusions: ils ne changeront pas de point de vue.» Depuis une dizaine d’années, l’Association des sexologues du Québec (ASQ) demande la re- B R E F connaissance professionnelle de ses membres qui possèdent un baccalauréat ou une maîtrise.L’OPQ a alors proposé de former un nouvel ordre professionnel regroupant les conseillers en orientation, les psychoéducateurs et les sexologues.La majorité des sexologues de la province sont des éducateurs et seuls les détenteurs d’une maîtrise en profil clinique sont considérés comme sexologues cliniciens, soit 15 % des membres de l’ASQ.«L’OPQ doit protéger le public, dit Geneviève Labelle.Or il donne une information biaisée de ce que sont les sexologues.» Ceux qui ne seront pas incorporés vont perdre de la crédibilité aux yeux du public et vont devenir les «parents pauvres» de la profession, croit la présidente.mm* DU MONDE Annuaire économique et géopolitique mondial La Découverte/Boréal 5 L’État du monde est arrivé ! hltp://www.editionsboreal.qc.ca 650 pages • 27,95 $ L'ETAT DD MONDE Le &eul annuaire économique et géopolitique mondial L'État du monde 1999 e&t arrivé.avec une nouvelle maquette, une nouvelle cartographie et de la couleur.en plus du bilan de l’année de& 225 pay& du monde et d’une chronologie générale.L’État du monde 1999 ; toujoun la meilleure iource d'information pour comprendre le monde d’aujourd’hui.-n / 1 Boreal “Ecoutez les clochettes •- Du temps des fête ff En contribuant généreusement au Fond de Noël de Jeunesse au Soleil, le temps des fêtes pourra vraiment être un peu plus "JOYEUX" pour des milliers de montréalais et leur enfants.Jeunesse au Soleil - une lueur d'espoir Campagne de Noël de Jeunesse au Soleil veuillez émettre votre chèque ou mandat a Jeunesse au Soleil, 4251 rue Saint-Urbain.Montreal.QC H2W 1V6.Tél.: (514) 842-6822 NOM ADDRESSE i NOM DE LA COMPAGNIE Ci-joint la somme de VILLE CODE POSTAL $ | | Chèque Mandat MasterCard [ j Visa Nom du titulaire ?DDD Numéro de carie ?Dale d'expiration (m/a) OO j\ Il I ft*se au « Signature_______________________________________________________________________________ Merci de votre appui.Formulaire disponible cher Pharmapnx.Cette annonce est une gracieuseté d'un ami.Vos dons sont déductibles du revenu aux lins de l'impôts: vous recevrez un accusé de réception.You'-'' I.K I) V.V Oil!.L E M K IS (' It E I) I !) I) K C K M H IS E I !l !) 8 A I ACTUALITES ?L’endettement étudiant est devenu un sérieux problème social Les étudiants n’ont jamais été aussi endettés et ont de plus en plus de difficulté à rembourser leur dette, montre une étude de Statistique Canada Union sociale Solidarité Santé craint une entente à rabais LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE La coalition Solidarité Santé, qui regroupe les centrales sydicales et des groupes sociaux, craint de voir le premier ministre Lucien Bouchard négocier à rabais une entente fédérale-provinciale sur l’union sociale, trop pressé qu’il serait de régler ce dossier.Estimant que les Québécois n’ont pas suffisamment de garanties face au maintien de tous leurs services de santé, pour l’avenir, la coalition invite M.Bouchard à enchâsser dans la I joi québécoise de la santé les grands principes de la Loi canadienne de la santé.Ces cinq principes sont une gestion publique du système, l’universalité des soins, l’intégralité, l’accessibilité et la transférabilité (d’une province à l’autre).«La population a toutes les raisons de s'inquiéter des retombées concrètes de la négociation sur l’union sociale», affirmait en conférence de presse Mme Marie Pelchat, porttqxirole de la coalition.La coalition craint que le premier ministre Bouchard se presse de régler le dossier de l’union sociale avant la fin janvier, afin d’éviter, dans le prochain budget fédéral, l’annonce de programmes fédéraux en santé qui viendraient empiéter sur ce champ de compétence provincial.Québec craindrait une sorte de «bourses du millénaire en sauté», résumait Mme Pelchat, de façon imagée.Solidarité Santé est d’avis, par exemple, que les soins à domicile et l’accès aux médicaments devraient faire partie de la couverture de base du système de santé québécois.La coalition est cependant d’accord avec M.Bouchard pour dénoncer «toute nouvelle intrusion du gouvernement fédéral dans le champ de la santé».Comme M.Bouchard, Solidarité Santé critique le gouvernement fédéral pour ses compressions répétées en santé et lui demande de rétablir la totalité des transferts fédéraux, c’est-à-dire deux milliards de dollars par an de plus pour le Québec.Une étude toute chaude de Statistique Canada vient sonner l’alarme sur un problème de société qui prend de l’ampleur, soit l’endettement étudiant.Lt dette étudiante ne cesse de croître et les étudiants ont de la difficulté à payer leurs dettes.Le Québec, qui a son propre système d’aide aux étudiants, s’en tire mieux.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Ly endettement étudiant n’est pas un mythe.Les étu-1 diants n’ont jamais été aussi endettés et prennent de plus en plus de temps à rembourser leurs prêts.Quelque 40 % des diplômés de 1995 ne savaient pas, deux ans plus tard, quand leurs prêts seraient remboursés.Par ailleurs, au Canada, les étudiants québécois sont ceux qui éprouvent le moins de difficulté à rembourser leurs prêts étudiants.Et cette situation n’est pas sans lien avec le fait que le Québec affiche les frais de scolarité les plus bas du pays.Alors que 14 % des étudiants québécois disent éprouver de la difficulté à rembourser leur prêt, ce pourcentage grimpe à 23 % — près d’un étudiant sur quatre — à Terre-Neuve et au Nouveau-Brunswick.L’étudiant québécois, qui bénéficie d’un système distinct d’aide financière, est aussi parmi les moins endettés au pays, avec une dette moyenne de 11 600 $; l’étudiant de la Saskatchewan est celui qui affiche l’endettement le plus élevé, à 16 200 $ en moyenne.Ces données et explications sont contenues dans une analyse de Statistique Canada, rendue publique hier.Elle confirme que pour l’ensemble du Canada, y compris pour le Québec, les étudiants de niveau collégial et universitaire empruntent davantage que par le passé et prennent plus de temps à rembourser leurs dettes.L’étude de Statistique Canada, qui s’appuie sur les diplômés de 1995, conclut que 46 % des diplômés du collégial et 50 % des bacheliers ont emprunté de l’argent à leur gouvernement pour leurs études.Au moment de l’obtention du diplôme, la dette moyenne pour l’enseignement collégial était de 9600 $ et celle pour le bachelier universitaire de 13 000 $.Ces sommes représentent — en tenant compte de l’inflation — des hausses respectives de 130 et 140 % par rapport aux diplômés de 1982.«Le niveau d’endettement des étudiants inquiète de plus en plus, et on se demande si la dépendance croissante des jeunes envers les prêts ne crée pas de graves problèmes , à la fois pour les emprunteurs et pour la société», écrit Statistique Canada dans un article qui paraîtra sous peu dans la publication fédérale Tendances sociales canadiennes.Les étudiants remboursent leurs prêts plus lentement.Alors qu’en 1982, 27 % avaient remboursé leur dette deux ans après la fin de leurs études, seulement 17 % en avaient fait autant au sein des diplômés de 1995.En fait, Statistique Canada voit là une véritable tendance en signalant que la cohorte de 1995 mettra plus de temps à liquider ses dettes que celles de 1986 ou de 1990.Cette situation découle évidemment du fait que les jeunes ne réussissent pas toujours à trouver rapidement un emploi bien rémunéré.Il se peut aussi, note l’oiganisme fédéral, que certains étudiants aient décidé de poursuivre leurs études après l’obtention d’un premier diplôme.En fait, le montant du prêt et le revenu après l’obtention du diplôme sont les deux facteurs les plus importants dans le remboursement de la dette.Ainsi, les bacheliers dont le salaire était inférieur à 30 (XX) $ ont été trois fois plus nombreux que ceux dont le revenu était supérieur à 50 (XX) $ à avoir de la difficulté à rembourser leur dette.U stabilité de l’emploi est également un précieux atout.Statistique Canada se demande par ailleurs dans quelle mesure la perspective d'un lourd endettement modifie les projets des jeunes en les tenant éloignés des universités mais aussi en retardant la décision d’acheter une maison.Par ailleurs, il n’est pas sans intérêt de rappeler, comme le fait Statistique Canada, que les étudiants dont le père h un faible niveau de scolarité ont été plus nombreux à recourir aux prêts gouvernementaux.Ceux dont les parents sont plus scolarisés — et sans doute plus riches — ont pu contracter des prêts auprès de membres de la famille.! Enfin, comme l’ont souligné d’autres enquêtes récentes, plus les étudiants sont vieux, plus ils doivent emprunter, parce qu’ils ne dépendent plus de leurs parents.Les étudiants dont l’âge varie entre 25 et 29 ans sont les moins bien placés, car les plus de 30 ans ont souvent pu travailler avant de retourner aux études.Les femmes sont plus nombreuses à avoir de la difficulté à rembourser leurs prêts, soit 20 % des femmes contre 15 % des hommes.Il faut dire que les femmes ont emprunté en moyenne l(XX) $ de plus que les hommes.Il faut dire surtout que leur revenu en 1996 était d’environ 3700 $ inférieur à celui des hommes.Cette différence dans les difficultés de remboursement n’existe qu’au niveau universitaire, pas au collégial.Le Nouveau-Brunswick augmente ses dépenses en santé et en éducation Fredericton (PC) — Soucieux de présenter l’image d’un gouvernement à visage plus humain, les libéraux du Nouveau-Brunswick ont déposé hier un budget préélectoral comportant des réductions d’impôts pour les contribuables et une hausse des dépenses pour la santé et l’éducation.Le ministre des Finances, Edmond Blanchard, a présenté le budget de 4,3 milliards de dollars comme un heureux compromis «entre les besoins sociaux et la prudence fiscale».«Avec le budget d'aujourd’hui, nous donnons la priorité aux personnes, nous prenons soin des jeunes et des plus âgés, a déclaré M.Blanchard à l’Assemblée législative.Nous investissons dans la santé, l’éducation, la création d’emplois et les autoroutes, mais nous vivons toujours selon nos moyens.» Dims ce cinquième budget équilibré consécutif, le Nouveau-Brunswick majore les dépenses de santé de 74 millions, portant ce poste budgétaire à 1,4 milliard, ou 29,9 pour cent des dépenses totales.L’augmentation servira principalement à financer les services hospitaliers, l’assu-rance-santé, les programmes sociaux et l’aide aux enfants.Le secteur de l’éducation voit son financement accru de 40 millions pour atteindre 821 millions, ou 17,7 % des dé penses totales.Cette augmentation permettra de réduire la taille des classes de première, deuxième et troisième années, et d’embaucher du personnel de soutien supplémen- taire pour aider les enseignants avec leurs élèves souffrant de problèmes de comportement.L»s taux d’impôt sur le revenu des particuliers sont abaissés pour la troisième année d’affilée, pour les ramener à 60 % de l’impôt fédéral.Initialement, on s’attendait à une baisse à 57,5 % du taux fédéral, mais le ministre Blanchard a indiqué que l’écart permettra à la province d’injecter 34 millions supplémentaires dans la santé.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE POUR LA PÉRIODE DES FÊTES Le Devoir ne sera pas publié les 25 et 26 décembre 1998 ainsi que les 1er et 2 janvier 1999.Nos bureaux seront fermés les 25 et 28 décembre ainsi que les 1er et 4 janvier RÉSERVATIONS ET MATÉRIEL Publication des jeudis 24 déc.et 31 déc.98 : les mardis précédents à 14h Publication des lundis 28 déc.98 et 4 janv.99 : les mercredis précédents à 14h Publication des mardis 29 déc.98 et 5 janv.99 : les jeudis précédents à 10h Publication du mercredi 6 janv.99 : le jeudi 31 déc.98 à 16h Tel.: 985-3344 Fax: 985-3340 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL.COUR DU QUEBEC.DIVISION DES PETITES CREANCES, NO 500-32-034013-989 Le greffier pour et au nom de JOE ODMAN, Partie demanderesse -vs-MIRIAM A VERMES.Partie défenderesse.Le 21 ième jour de décembre 1998 a lOhOO, au 4424, King Edward, Montréal.Oc , district de Montréal, seront vendus par autonté de Justice les biens et effets de.MIRIAM A.VERMES, saisis en cette cause consistant en: 1 véhicule automobile de marque Subaru 2.5 RS Impreza AWD/2 portes sport, coul rouge/roues avec mags coul.or, 1 téléviseur de marque Zenith System 3 avec télécommande coul.gris S acc., t système de son Aiwa, comprenant haut parleurs, tape cassette, cd radio, digital audio system NX-AV900 Karaoke coul.gris et acc.et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL LANDRY huissier du district de Montréal, Albertson S Associés, HUISSIERS - 514-278-2414 -Fax.278-9667, 7012.bout.St-Laurent.suite 205.Montréal, PQ.H2S 3E2 r«ManA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE L0NGUEUIL 7 8 9 10 11 12 1 1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 ¦ r j ¦ » u H ¦ ¦ mÈm y ¦ ¦ n y ¦ y _ u u ¦ ¦ L ¦ ?HORIZONTALEMENT 2- 1- Homme fort.— Section de canal entre deux écluses.2- Relatif à la rotation latérale des yeux.— Brome.3- Groupe de trois notes (Mus.).— Station.4- Planète.— Race de poule.5- Maladie.— Cru.6- Six.— Travail.7- Prélever l'écorce d’une orange.— Moine.8- Deux.— Contraire de refermer.9- Roche micacée.— Lui.— À demi.10- Interjection de dépit — Cachait.11- Aluminium.— Insecte.12- Filin qui sert à soutenir une poulie (Mar.).— Respiration difficile.VERTICALEMENT 1- Morceau de terre.— Évolution sinueuse.3- 4- 6- 7- 8- 9- 10-11- 12- Piquant au goût.— Petite veine.Brillerais.— Sert a lier.En ce temps-là.— Choix.— Carte.Champignon.—• Matière colorante.Vieux.— Dieu solaire égyptien.— Tantale.Cadence.—Tombé, Ustensile de cuisine.Contraire de "grignard".— Percer.Raffoler.— Recueil.Élargir une fenêtre.— Substance sucrée.Arbre.— Loi.Solution d’hier g i ns ençmépeç! ¦ é VÉ c(l7 AAN/ F K 17 I U N N EBP / E D • mmsm “eÉRB/nlùJË > I 4 3 « 7 f « No: 505-43-000559-987 COUR DU QUÉBEC Chambre de la Jeunesse ORDONNANCE DE SIGNIFICATION PAR AVIS PUBLIC, Arts.138, 139 et 813 C.p.c.A: Sylvia GRISÉ, adresse inconnue Considérant la demande formulée par requête en date du 18 novembre 1998, la Cour ordonne à la défenderesse Sylvia GRISE de comparaître au greffe de l’Adoption, Cour du Québec, Chambre de la Jeunesse, Palais de Justice de Longueuil, 1111 Jacques-Cartier est, Longueuil, Chambre R.C.24-A, dans un délai de trente (30) jours à compter de la publication de la présente ordonnance afin de prendre possession d'une copie d'une Déclaration en admissibilité d’adoption, concernant l'enfant Cédrick Joseph Raymond Patrick GRISE-TREMBLAY, né le 16 novembre 1987 à Montréal, Québec.Canada, copie de ladite déclaration en admissibilité d'adoption a été laissée au Greffe à son Intention.A défaut pa la défenderesse de ce faire, la Cour pourra procéder dans l'instance sans autre avis.Hélène Desjarlais Greffier-adjoint GANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL Numéro 500-04-016913-981 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER-ADJOINT GINAANGIBEAU Partie demanderesse •c.- SYLVAIN BOUCHARD Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SYLVAIN BOUCHARD de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est St-Antoine, Montréal salle 2.17, le 20 janvier 1999, suite à la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la Requête Pour Garde a été remise au greffe à l'intention de SYLVAIN BOUCHARD Lieu: Montréal Date: 3 décembre 1998 RITACADIEUX CLOTURE D’INVENTAIRE AVIS à tous les intéressés, que l'inventaire des actifs et passifs de la succession de Monsieur Stanley Ward, né le 10 octobre 1943.de son vivant, domicilié au 21, rue Lafayette, St-Luc (Québec), J2W 1S8, et décédé le 12 juin 1998.peut être consulté a l’adresse suivante: Me Serge ADAM, notaire 102, rue Laval BROMPTONVILLE (Québec) JOB 1 HO Serge Adam, notaire GANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL Numéro 500-12-244715-987 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER-ADJOINT MADAME MARIA ESTHER JUAREZ RUIZ Partie demanderesse •c.- MONSIEUR JOSE ALEXANDER ZELAYA ZAVALA AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h OO le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té!.: 985-3344 Fax.¦ 985-3340 Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à José Alexander Zelaya Zavala de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, rue Notre-Dame à Montréal, salle 1 100, dans les trente (30) jour de la date de la publication du présent avis dans un journal français, à savoir: Le Devoir.Une copie de la demande en divorce a été remise au greffe à l’intention de José Alexander Zelaya Zavala.Lieu: Montréal Date: 1er décembre 1998 RITACADIEUX CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE SAINT-FRANÇOIS NO: 450-02-005556-983 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT FRANCINE GERMAIN GREFFIERE-ADJOINTE NOHINDERA SINGH KANWAL ET AJMER KAUR Parties requérantes -c.- BOUTIQUE SONI Partie intimée -et- LÉ BUREAU DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIERE DE SHERBROOKE Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à Boutique Soni de comparaître au greffe de cette cour situé au 375 rue King ouest, Sherbrooke (Oc), salle 1.00 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR de Montréal Une copie de la requête en radiation d inscription d'une hypothèque immobilière avec affidavit et avis de présentation pour le 12 janvier 1999 à la salle 07 au palais de justice de Sherbrooke, a été remis au greffe à l'intention de BOUTIQUE SONI, partie intimée.Lieu: Sherbrooke Date: 4 décembre 1998 FRANCINE GERMAIN GREFFIERE-ADJOINTE AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de LES RESTAURANTS BELGEBUTH INC., société légalement constituée ayant sa principale place d’affaires dans la ville de St-Sauveur, Province et district du Québec au 16, rue de la Gare.Avis est, par la présente, donné que LES RESTAURANTS BELGEBUTH INC., a déposé une cession le 3(7 jour de novembre 1998 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 16 décembre 1998 à 10 h 30.au bu-reaudu syndic, 1255rue University, bureau 1608, Montréal, Québec DONNÉ à Montréal, ce 9 décembre 1998 de Biuy-Trembiav 4 ASSOCIÉS INC.1255.rue University, bureau 1608 Montréal (Québec) H3B 2X3 Tél (514)875-1363 Téléc.: (514) 875-1336 FIBRES VENTEK LTÉE/VENTEK FIBRES LTD, Avis est, par les présentes, donné que la Compagnie Fibres Ventek Ltée/Ventek Fibres Ltd.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 27 septembre 1998 Procureurs de la compagnie POULIOT MERCURE, S.E.N.C.2b HENRY SZTERN & ASSOCIÉS INC.Mandataire et syndic de faillite AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné qu'une Ordonnance de Séquestre a été accordé le 18 novembre, 1998, contre 2959-4322 QUÉBEC INC., opérant sous la raison sociale de : CHAMPLAIN SPECIALTY, ayant sa principale place d'affaires au 550, rue Wright, St-Laurenl (Québec), rendant par le fait même, la compagnie en état de faillite, rétroactive à celui du 5 novembre 1998 La première assemblée des créanciers sera tenue le 16 décembre 1998, à 10 h 30, au bureau du Séquestre Officiel, 5, Place Ville-Marie, 8* étage.Montréal, Québec.Henry Sztern, c.a.Syndic-Administrateur 50.Place Crémàzie Ouest, bureau 210 Montréal (Québec) H2P 2R4 Tél.: (514) 382-0007 • Téléc.: (514) 382-9526 COMMISSION SCOLAIRE AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est parla présente donné, en conformité avec les dispositions de l'article 394 de la Loi sur l'instruction publique (L.R.Q., ch.I-13.3), à l'effet que le Conseil des commissaires de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, lorsde laséance ordinaire tenue le 7 décembre 1998, a adopté le réglement CC-28-1998 concernant le code d'éthique et de déontologie des commissaires de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys.Ce nouveau règlement est sanctionné par la résolution #CC98/99-12-219, et entrera en vigueur à compter du jour de la publication du présent avis.Alain Gauthier, secrétaire général 1100, boulevard Côte Vertu Saint-Laurent (Québec ) H4L 4V1 Donné à Saint-Laurent, ce 9 décembre 1998.AV IS aux CRÉANCIERS Dans l'affaire de la faillite de : 2440-0467 QUÉBEC INC., Avis est par les présentes donné que la faillite de 2440-0467 QUÉBEC INC., personne morale ayant son siège social au 4141 rue Sherbrooke Ouest, Suite 300, à Montréal, dans la Province de Québec, H3Z 1B8 est survenue le 16 novembre 1998, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 16'*™ jour de décembre 1998, à 15h00, au bureau du Séquestre Officiel, situé au 5 Place Ville-Marie, 8e étage, Montréal.Québec.FRIEDMAN & FRIEDMAN INC.8000, bout Décatie, bureau 500 Montréal (Québec) H4P ZS4 Téi.1514)731-3191 Téléc 15141731-0250 iîüS® INTERNATIONAL AVIS AUX CREANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de : ENTREPRENEURS EN CONFECTION NIJO INC., personne morale, ayant son siège social et sa place d'affaires au 17 699 Arthur Hooper, Montréal (Qc) H9J 3R3.AVIS est par les présentes donné que la faillite de ENTREPRENEURS EN CONFECTION NIJO INC.est survenue le 30" jour du mois de novembre 1998 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 18 décembre 1998 à lOhOO au bureau du syndic, 723 rue Labelle, en la cité de Saint-Jérôme, dans la Province de Québec.Daté de Saint-Jérôme, ce 4° jour de décembre 1998.MICHEL VERDIER ET ASSOCIÉS INC., Syndic MICHEL VERDIER,c.i.p.responsable de l’actif michel verdier& a ssociés syndic de faillite et gestionnaire 723, rue Labelle Saint-Jérôme (Québec) J7Z 5M2 Tél.: (450) 438-3551 - (450) 438-2026 Téléc.: (450) 436-5683 LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Vendredi Samedi j m ^ max 1 max 2 "! f AvrHS^ORAGE *** T T NEIGE VERGLJ£ VENTEUX BROUILLARD PLUIE mpe ratures Sablon * * Kuujjuarapik -5/-11 •8/-16 La Grande IV -1/-4 îles de la Madeleine * Chibougamau 8/-13 Riviôro-du-Loup -4/-9 4/-10 Chicoutimi Québec W K¦ -*3/-10 Val d'Or * 0/-7 .Trois-Rivières 1/-7 ¦ , 0/-5 «S'** ^.Sherbrooke : —- W Lever 7h22 Coucher 16h12 Aujourd'hui Ce Soir Jeudi Vendredi Samedi max .3 min-10 55 mai -3 Aujourd'hui Ce Soir Jeudi -11/-5 SS-11/-2 Vendredi Samedi mnx 2 hh mln -4 SS max 2 Météo-Conseil l+l Environnement Canndn 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source TT7^ I.K I) K V 0 I H .I.K M K li ( li K I) I !) I) K ( K M 1$ H K I !) !l X ?LE DEVOIR ^ POLITIQUE Dîner libéral à Vancouver Chrétien était attendu de pied ferme 1 Des manifestants ont rappelé au premier ministre qu'ils n'ont pas digéré les événements des derniers mois entourant le sommet de l'APEC • PRESSE CANADIENNE I Vancouver — Un an s’est écoulé depuis le désormais célèbre sommet de l’APEC de Vancouver mais la colère suscitée par la répression policière d’alors anime toujours les manifestants qui attendaient hier de pied ferme le premier ministre Jean Chrétien.i Le premier ministre a participé hier à Vancouver à un dîner-bénéfice du Parti libéral à 400 $ le couvert, tenu dans un grand hôtel étroitement surveillé par la police.Selon les manifestants, le bureau de Jean Chrétien aurait exigé l’arrêt temporaire de l’enquête publique sur l’intervention de la GRC lors du sommet de l’APEC, l’an dernier.Les policiers avaient alors copieusement aspergé de poivre de Cayenne des opposants à la venue du dictateur indonésien Suharto.i En se rassemblant à nouveau hier devant l’hôtel où avait lieu le dîner-bénéfice du PLC, les manifestants tenaient à rappeler au premier ministre qu'ils n’orit pas encore digéré les événements des derniers mois.Mais Jean Chrétien, qui prétend être toujours favorable à la poursuite de l’enquête, a dit ne pas se préoccuper outre mesure des manifestants qui l’attendaient devant l’hôtel.«Ça ne m’inquiète pas, a-t-il dit.Je suis habitué.En fait, j’ai organisé des manifestations quand j'était étudiant [.].J’en ai mené de pas mal bonnes contre Duplessis quand j’étais jeune.» Bien que les activistes s’étaient engagés à manifester paisiblement, certains d’entre eux ont invité la foule à prendre l’hôtel d’assaut.Ix‘s mesures de sécurité semblaient avoir été resserrées hier autour du premier ministre.Des agents ont examiné minutieusement les accréditations de presse avant la tenue d’une conférence de presse conjointe de Jean Chrétien et du premier ministre de Colombie-Britannique, Glen Clark.Peu avant l’arrivée de M.Chrétien, ils ont vidé la salle et fait appel à un chien pisteur pour la fouiller de fond en comble.Les controverses se sont multipliées depuis le début des travaux de la Commission des plaintes du public contre la GRC.Les manifestants du sommet de l’APEC soutiennent que le premier ministre a tout fait pour les empêcher d’entacher la visite de ses homologues asiatiques et, incapables d’assumer seuls leurs frais d’avocats, se sont fait maintes fois refuser le soutien financier fédéral.L’ex-Solliciteur général Andy Scott a été forcé de démissionner après avoir laissé entendre qu'il avait déjà désigné des coupables au sein des effectifs de la GRC chargés de la répression des manifestants anti-Suharto.Le président du comité responsable de l’enquête, Gérald Morin, a démissionné la semaine dernière après avoir accusé la présidente de la Commission des plaintes du public contre la GRC, Shirley Heafeÿ, d’avoir tout fait pour empêcher les manifestants d’avoir droit à une aide juridique.Le premier ministre Chrétien a dit qu’il n’entendait pas congédier Mme Heafey.«Elle fait son travail.Je n’ai pas à intervenir, a-t-il soutenu.Elle mène ses activités indépendamment du gouvernement, conformément à la loi.» Par ailleurs, au cours de la conférence de presse qu’il a tenue en compagnie du premier ministre Chrétien, Glen Clark a soutenu l’approche fédérale en ce qui a trait aux responsabilités en matière de programmes sociaux.A l’instar d’Ottawa, M.Clark a affirmé que l’union sociale doit garantir des normes nationales, même si des provinces se retirent des programmes fédéraux tout en empochant leur part des sommes allouées.M.Clark a aussi pressé le gouvernement fédéral de se montrer plus généreux maintenant qu’il jouit d’un surplus budgétaire.Jean Chrétien Bouchard ne savait pas qu’il ferait campagne sur l’union sociale Radio-Canada dévoile les coulisses de la campagne électorale M I C HE L VENN E DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Ly union sociale est devenue le thè-' me dominant de la dernière portion de la campagne électorale du Parti québécois, le mois dernier.Même qu’aujourd’hui, c’est un des sujets politiques les plus chauds au pays.Pourtant, le PQ n’avait aucunement prévu, avant le déclenchement des élections, de s’appuyer sur ce thème pour récolter le vote des électeurs.Dans un reportage d’une durée d’une heure présenté ce soir à la télévision de Radio-Canada, les journalistes Patrice Roy et Michel Cormier montrent, à l’aide d’entrevues réalisées dans les coulisses de la campagne, que cette offensive sur l’union sociale a été entièrement improvisée.«J'en ris encore, dit l’un ,ides conseillers de M.Bou-jjehard, Jean-Roch Boivin.Ça S’appelle enlever le tapis de .jioKS les pieds de l’autre.Mais on n’a pas '«été assez brillants pour le préparer d’avance.» En fait, la négociation de l’union sociale a été abordée par M.Bouchard après que les journalistes qui suivaient sa campagne lui eurent adressé des questions à ce sujet à l’occasion ¦jd’un point de presse.Iœs organisa-;| leurs péquistes se sont rendu compte :jque la façon dont M.Bouchard présentait l’affaire plaisait aux électeurs.Le thème est devenu dominant.Ce reportage est très riche en information, surtout pour les citoyens non initiés aux arcanes de la politique.11 montre comment se conslt uit, jour après jour, souvent avant l’aube, sous la lumière blafarde des néons, par des spécialistes de la communication politique au teint pâle et aux yeux cernés, le discours que prononcera le chef et les consignes qui seront transmises aux militants.Du côté libéral, le document nous fait voir de quelle manière, malgré les Lucien Bouchard mises en garde du sondeur principal du parti, Grégoire Gollin, de la firme Créatec, les organisateurs entourant M.Charest préfèrent s’en tenir au plan de campagne initial.C’est ce qui explique, par exemple, le retard des libéraux à dévoiler le coût de leurs engagements.On voit à l’écran M.Gollin dire aux conseillers de M.Charest que les électeurs consultés dans des groupes témoins veulent que le PLQ dévoile le coût de ses promesses car ils se demandent: «Est-ce que Charest va nous réendetter?» Cette interrogation «est un frein à voter libéral», dit-il.Plus tard, le maître sondeur du PLQ explique, lors d’une réunion dans le war room libéral, que le public «ne connaît pas Jean Charest et se demande: peut-on le croire?».Il reproche aux publicitaires de présenter le leader libéral dans un environnement trop encadré, dans des «clips à l’américaine».M.Gollin, toujours, leur fait savoir que pour les électeurs québécois, «les références identitaires de M.Charest ne sont pas claires».Bref, dans le doute en ce qui a trait à la capacité du nouveau chef libéral à défendre leurs intérêts devant le reste du Canada, ils hésitent à se débarrasser du gouvernement du Parti québécois.Une campagne a ses côtés moins formels.Sauf avec Lucien Bouchard, paraît-il.Jean-Roch Boivin s’en plaint à la blague: «C’est fatigant de travailler avec lui.C'est pas drôle.“Prends pas de vin, pas de bière, fume pas le cigare, fume pas la cigarette.” Il travaille tout le temps ou bien il lit.J’ai hâte d'en sortir.» M.Bouchard était conscient de prendre un risque en évoquant la mémoire de M.Bourassa, surtout auprès des militants souverainistes.Mais il croit avoir passé le test avec succès lorsque, citant la fameuse phrase prononcée par M.Bourassa, au soir de l’échec de l’accord du Lac Meech, sur le Québec comme société distincte capable d’assumer son destin, les militants réunis devant lui dans une salle l’ont applaudi à tout rompre.«Ça veut dire que le parti rentre là-dedans aussi», dit M.Bouchard devant une caméra indiscrète, ce jour-là.Les journalistes ont eu accès aux coulisses de la campagne sous la promesse de ne rien diffuser avant le jour du scrutin.Ils ont eu droit à trois entrevues de 40 minutes avec M.Bouchard, dans son autocar de campagne, entre deux activités, et quatre avec M.Charest.Ils ont eu accès aux conseillers.Ils ont tourné 30 heures de matériel.Une semaine avant le vote, l’organisateur en chef de la campagne, Bob Dufour, vise 47 ou 48 % du vote en se disant que si c’est le cas, les fédéraux vont «penser que c’est sérieux pour le référendum».Il prédit au delà de 80 sièges au PQ.Y aura-t-il un référendum durant le prochain mandat?Trois versions, de trois conseillers de M.Bouchard.«Pas mal sûr», selon Jean-François Usée, qui préférerait aller écrire des romans s’il avait la certitude qu’il n'y aurait pas de référendum.«Impossible de prévoir», dit Hubert Thibault, le prudent chef de cabinet.Quant au vieux loup qui conseillait déjà René Lévesque à l’époque, Jean-Roch Boivin, il pense que l’affaire est plus compliquée, pas aussi simple que «oui ou non, un référendum», et que le parti devra songer à une démarche pîus fine.Division de gériatrie La Division de gériatrie de l'Université McGill désire remercier les sociétés suivantes pour leur généreuse contribution à titre éducatif aux Conférences gériatriques de l'Université McGill, 1998-1999: Bayer Inc.Hoechst Marion Roussel Janssen-Ortho Inc.Novartis Inc.Pfizer Canada Nous remercions également: SmithKline Beecham Pharma Proctor & Gamble Eli Lilly Canada Hoffmann La Roche Ltée.Merck Frosst Canada Dupont Pharma Inc.Organon Canada Inc.Nestlé Nutrition Clinique Grâce à cette contribution, tous les participants aux Conférences gériatriques bénéficieront une fois de plus des connaissances développées par d'éminents professeurs des universités canadiennes et américaines sur les questions-clés touchant les soins médicaux aux personnes âgées et la recherche sur le vieillissement.La Cour suprême se penche sur les droits du fœtus PRESSE CANADIENNE Ottawa — Di Cour suprême devra déterminer si un enfant peut intenter des poursuites contre sa propre mère, afin d’obtenir réparation pour des blessures subies au cours d’un accident survenu alors qu’il était dans son ventre.Un foetus dont la mère a été victime d’un accident durant sa grossesse peut-il, des années plus tard, poursuivre celle qui lui a donné la vie parce qu’il a subi des dommages durant cet accident?C’est à cette question délicate et controversée que les juges de la Cour suprême du Canada tentent de répondre depuis hier.La cause a été amenée devant le tribunal par le père de cette femme, Cynthia Dobson, disant estimer que sa fille devrait être tenue responsable des blessures causées à l’enfant.Il soutient que, vu son état, elle était tenue de conduire sa voiture avec prudence et que sa négligence a été la cause des blessures subies par le petit Ryan.Il n’y a pas de précédent en ce domaine et on s’attend à ce que les juges de la Cour suprême se penchent durant des mois sur cette cause.Sur la question plus large de savoir si oui ou non le fœtus a des droits, le plus haut tribunal du pays a déjà dit dans le passé qu’il revenait aux parlementaires et non aux juges de faire les lois.L’an dernier, la Cour suprême devait décider si une femme toxicomane, qui inhalait des vapeurs de colle malgré le fait qu’elle était enceinte, devait être maintenue en détention en vue de protéger la vie et la santé de son fœtus.Et les juges ont répondu par la négative.Les avocats des membres de groupes religieux engagés dans la cause Dobson demandent en fait au tribunal de donner une plus large por- tée à un jugement précédent qui permettait à un fœtus, une fois né, de poursuivre une tierce p;irtie pour des blessures subies.Ils voudraient que la notion de tierce partie inclue désormais la mère.Mais l’avocat de Mme Dobson, Me Robert Barnes, soutient qu’il serait discriminatoire de tenir les femmes enceintes responsables de blessures subies par leur fœtus lors d’un accident parce qu’elles sont en contact continuel avec ce dernier, contrairement à toute autre personne qui pourrait figurer dans la catégorie «tierce partie».Me Barnes est en fait l’avocat qui représente la compagnie d’assurances de Mme Dobson, qui assure une couverture-responsabilité pour des dommages subis par un tiers jusqu’à concurrence de un million de dollars.Le fils de Mme Dobson, Ryan, aura bientôt six ans et il souffre de séquelles physiques et mentales permanentes.L’enfant vit avec sa mère.Selon une représentante de la Ligue canadienne du droit à l’avortement, Beth Symes, si jamais la cour permet à l’enfant de poursuivre sa mère, cela signifiera qu’on se rapproche d’un système où les lois permettront de scruter à la loupe tous les aspects de la vie d’une femme enceinte.En 1993, la voiture de Cynthia Dobson était entrée en collision avec un autre véhicule.Son fils était né quelques heures plus tard.Au Nouveau-Brunswick, en janvier 1997, un juge en est venu à la conclusion que le petit Ryan avait la capacité juridique d’intenter des poursuites pour négligence ayant causé des blessures.Quatre mois plus tard, Mme Dobson était déboutée en Cour d’appel, qui a jugé qu’elle avait la responsabilité de conduire prudemment Si vous voulez remonter votre montre, tournez simplement la page.'iZe rotor Perpetual à l’intérieur d’une Rolex Oyster transforme le plus petit mouvement de votre poignet en une réserv e d’énergie.Cela permet non seulement à votre Rolex de se remonter automatiquement, mais également de maintenir une tension optimale dans le ressort-moteur, assurant une précision de fonctionnement constante.w ROLEX Nous sommes fiers d’etre votre bijoutier agréé Rolex.foifciuterie Gàmbard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 Encore en train de courir après le cadeau idéal ?Voici les 10 raisons principales qui font du téléphone SCP Clearnet le cadeau que tout le monde veut.1 C’est le téléphone SCP bimode le plus vendu au pays.2 Seul Clearnet offre un forfait de temps d’antenne illimité la fin de semaine.Cela représente plus de 11 000 minutes à partir de seulement 30$ par mois (on pourra vous dire merci mille fois!) 3 Seul Clearnet offre la messagerie vocale, l’afficheur et Iappel en attente sans supplément.4 Seul Clearnet facture à la seconde pour tout type a’appel.5 Pas de frais d’itinérance au Canada.6 Pas de frais de mise en service ni de micropuce à acheter.7 Aucun contrat à signer.8 Une garantie de satisfaction de 30 jours sur votre appareil Sony.9 Appels locaux gratuits le jour de votre fête^ 10 Et si vous achetez un SCP Clearnet dès maintenant, vous obtiendrez gratuitement, au choix, un Walkman" Sports de Sony, un radio-réveil Dream f -Machine" de Sony ou quatre billets de cinéma Cinéplex.le futur est simple" • www.clearnet.com • 1 888 CLEARNET” Olleit chez les marchands participants.Vi: Marques de commerce utilisées avec l'autonsation de Clearnet Communications Inc.____ V ô h- UJ i, c5 o 0 sep 1 L K I) K V 0 I It .I.K M K It (' It K I) I !l |) V.( [) \\ |! |[ K | K A (i JS ACTUALITÉS Un comité formé par un poète veut que Duvalier soit jugé pour ses crimes contre l’humanité Le sort de Vex-dictateur d’Haïti, dont on sait peu de son refuge, laisse indifférentes les autorités françaises E N / Eboulements: l’UQCN en appel (Le Devoir) — L’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) a décidé d’en appeler d’une récente décision de la Cour supérieure qui rejetait sa requête en vue de forcer le ministère des Transports à soumettre le projet cje rénovation de la Grande-Côte des Eboulements au processus d’évaluation public des impacts environnementaux.Dans son jugement, allègue l’UQCN, le juge reconnaissait quVw allongeant son projet pour y inclure l'élargissement et l’asphaltage de la rue F.-A.-Savard, le ministre des Transports a réussi à éluder l’obligation de respecter les exigences des articles 31,1 et suivants relatifs à l’évaluation et l'examen des impacts de son projet sur l’environnement».Pour ]es groupes en cause, cette cause type doit être menée à terme en raison de l’obligation juridique faite aux promoteurs de respecter les droits de la population à participer au processus devaluation publique des projets qui la touchent.La criminalité chute au Canada (PC) — Ira tendance à la baisse du nombre de crimes commis au Canada s’est maintenue l’an dernier, alors que le taux de criminalité chutait de 5 % en 1997.11 s’agit de la sixième B K E F baisse annuelle d’affilée, indique Statistique Canada.Mais ce taux demeure encore élevé, étant plus du double de ce qu’il était il y a une trentaine d’années.Le nombre de crimes violents a chuté de 1,1 %, toujours en 1997, tandis que le taux d’homicides chutait de 9 %, atteignant son plus faible pourcentage depuis 1969.Par contre, dans les Prairies, les crimes violents sont en hausse de 15 %.Mais la plupart des provinces, sauf l’Alberta et la Saskatchewan, affichent des taux de criminalité à la baisse.Le nombre d’agressions sexuelles a quant à lui chuté de 0,9 % l’an dernier à travers le pays.On a compté au total 193 homicides, l’an dernier, commis à l’aide d’une arme à feu, soit 19 de moins qu’en 1996.Ira nombre de crimes commis par des adolescents âgés entre 12 et 17 ans a diminué de 7 %.Baisse de l’emploi dans le secteur public (PC) — Le secteur public a employé en moyenne un peu moins de 2,7 millions de personnes au Canada, au cours du troisième trimestre de 1998, ce qui représente une baisse de 0,5 % (ou 14 650 emplois) par rapport au trimestre correspondant de 1997, selon les plus récentes données colligées par Statistique Canada.CHRISTIAN C II R T E N E L L E REUTERS Paris — Jean-Claude Duvalier, dit Bébé Doc, a appris hier «avec beaucoup d'humour» qu’un comité formé par un poète haïtien voulait le voir jugé pour «crimes contre l'humanité», a annoncé l’avocat parisien de l’ex-président à vie.«Je l’ai eu il y a cinq minutes au téléphone.Il a appris cette information avec beaucoup d’humour, et il a trouvé cela assez drôle.Il ne comprend surtout pas pourquoi on veut lui faire endosser les responsabilités de son père», a déclaré à Reuters M1' Sauveur Vaisse.Le 28 novembre dernier, lors d’une soirée organisée à Paris par deux associations haïtiennes, le poète Gérald Bloncourt avait lancé un appel pour que se constitue un «comité pour le jugement» de Jean-Claude Duvalier, qui a trouvé asile en France en février 1986.Depuis, cet artiste de 72 ans, réfugié en France dès 1946, a constitué ce comité avec deux historiens et un chercheur au CNRS.Gérald Bloncourt, dont la démarche survient à l’occasion du 50' anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme et en pleine affaire Pinochet, explique qu’il serait «juste» que Bébé Doc, «dictateur pendant 15 ans» soit «enfin jugé».«Entre la présidence de son père, François, et la sienne, il y a eu 60 000 morts en Haïti et un million et demi de personnes ont dû s'exiler», dit le poète, qui soutient qu’à la veille de la fuite, Jean-Claude Duvalier avait encore fait «massacrer et torturer des gens dans les sous-sols du palais présidentiel».C’est la première fois que Jean-Claude Duvalier — qui ne fait l’objet d’aucune procédure — est ainsi menacé d’éventuelles poursuites.Le sort de l’ex-maire d’Haïti, que ses propres successeurs à la tète du pays n’ont pas poursuivi, semble laisser indifférentes les autorités françaises, qui ne peuvent dire aujourd’hui ofi il se trouve.«Très franchement, on est incapable de confirmer ou d'infirmer s’il se trouve toujours sur le territoire français», dit-on au ministère de l’Intérieur.La dernière trace de Duvalier serait une note d’hôtel impayée à Mougins, près de Grasse, dans les Alpes-Maritimes, en novembre 1995.L’ex-dictateur était arrivé en France le 7 février 1986.Ira premier ministre Lionel Jospin a récemment rappelé à un journal allemand les conditions de cet accueil, nécessaire à la mise en place d’un processus démocratique dans cette île des Caraïbes.«C’était pour aider dans une situation de crise, de drame, voire de guerre civile, expliquait-il.On nous a dit: il faut qu 'il parte pour débloquer la situation.Cela ne nous a pas fait plaisir.» Duvalier, alors accompagné de sa femme dont il divorcera plus tard, loge d’abord dans un hôtel de Haute-Savoie, avant de s’installer à Grasse puis à Mougins.En 1990, il emménage à la villa Milika, à Vallauris, sur les hauteurs de Cannes, où il mène visiblement grand train.Parallèlement, il engage une demande d’octroi du statut de réfugié politique, qui lui est refusé en appel en juillet 1986, décision confirmée par la cour de cassation en 1992.Depuis, Duvalier, qui a un temps été assigné à résidence, bénéficie d’un asile «régalien» de f;üt, selon son avocat — dans une «sorte de zone de non-droit», selon une source policière.Entre-temps, la fortune personnelle de Bébé Doc semble avoir fondu el plusieurs sources françaises s’accordent à dire qu’il était plus ou moins en voie de «clochardisation», logeant dans «un cabanon au fond de la villa de Vallauris».Une version que ne confirme pas Sauveur Vaisse.«La vie en France, sans rien faire, lui a sans doute coûté très cher.Mais la dernière fois que je l'ai vu, il y a dix jours, il n'avait pas l’apparence d’un clochard», a dit l’avocat, qui n’a toutefois pas voulu préciser, par exemple, si son client réglait encore ses honoraires.Sauveur Vaisse a aussi refusé de dire où se trouvait Jean-Claude Duvalier.«Il m’a appelé d’un portable, je ne sais pas d’où.Je dois le voir prochainement», a-t-il simplement dit.Gérald Bloncourt dit disposer de trois témoignages faisant état de la présence de Bébé Doc à Paris; la dernière fois, il aurait été vu, accompagné de gardes du corps, sur les Champs-Elysées.« JE M'APPELLE PATRICK LEGAULT ET JE SUIS CLIENT A LA BANQUE DE MONTRÉAL.Pour moi, "avoir du service" signifie que je peux parler avec des gens, pas avec des machines.Que se passera-t-il après la fusion ?» I.K I) K V OIK, I.K M K K C K K I) I !) I) K (' K M B I! K I !) !) 8 A C11! A LIT E S A 7 Santé Canada autorise un premier vaccin contre la varicelle LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Un premier vaccin contre la varicelle vient d’être autorisé par Santé Canada et est maintenant disponible au pays.Ce vaccin est homologué aux Etats-Unis depuis 1995, ainsi qu’aux Philippines, en Malaysia, à Hong-Kong, au Brésil et à Taiwan.Quelque dix millions de doses ont déjà été administrées dans le monde, c’est-à-dire entre cinq et dix millions de personnes, indiquait hier en conférence de presse à Montréal le Dr Jacques Courville, vice-président à la recherche médicale chez Merck Frosst Canada.Santé Canada vient tout juste d’ho-mologuer ce vaccin, appelé Varivax, il est déjà disponible au coût de (51,32 $.Cependant, il ne fait pas encore partie des campagnes de vaccination courantes.U* vaccin combiné habituel immunise contre la rubéole, les oreillons et la rougeole.L* nouveau Varivax pourrait éventuellement être administré en même temps que le vaccin combiné usuel, mais il nécessiterait une seconde injection.La varicelle est l’une des dernières maladies infectieuses infantiles contre lesquelles aucun vaccin n’était disponible au Canada, indiquait pour sa part le Dr Marc Lebel, pédiatre infectiologue et chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Sainte-Justine, à Montréal.Chaque année, au Canada, 350 000 personnes sont atteintes de la varicelle.La plupart des cas se manifestent entre un an et quinze ans, mais il arrive que des adultes en soient atteints.Très contagieuse, la varicelle en soi n’est pas une maladie dangereuse.Ses complications peuvent cependant le devenir.Ces complications vont de la pneumonie à des cicatrices en passant par une encéphalite, une ataxie, un syndrome de Reye ou parfois même le décès.En 1998, l’hôpital Sainte-Justine a enregistré plus de 150 cas de complications de la varicelle, indiquait le Dr Lebel.la varicelle est causée par un virus appelé zona-varicelle, de la famille de l’herpès.Au Québec, on l’appelle souvent la «picotte volante».La personne atteinte est contagieuse une ou deux journées avant la première éruption.Apparaissent ensuite les petits boutons rouges sur le visage, le cuir chevelu, le torse.Iœs cloques causent des démangeaisons et se remplissent ensuite de liquide.Le processus de guérison dure 20 jours.Le vaccin est administré à raison d’une seule dose pour les enfants de un à douze ans et de deux doses, prises à un intervalle de quatre à huit semaines, chez les personnes de treize ans et plus.Le fabricant du vaccin affirme que les seules réactions indésirables chez les personnes vaccinées ont été une douleur ou une rougeur au point d’injection ainsi que des démangeaisons.«Il se pourrait bien que d’ici quelques années, la varicelle soit comme la variole, c’est-à-dire une maladie disparue», déclarait, optimiste, le Dr Courville.Les satellites sont menacés par les ceintures de Van Allen JOSEPH V E R R E N GIA ASSOCIATED PRESS San Francisco — Les ceintures de Van Allen, ces enveloppes de radiations découvertes en 1958 autour de la Terre, sont beaucoup plus dangereuses pour les satellites et les astronautes qui sortent dans l’espace que les astrophysiciens ne le pensaient jusque-là.Ces champs énergétiques sont sujets à de soudaines variations et peuvent devenir extrêmement puissants en quelques secondes, a souligné cette semaine la conférence de l’Union américaine de géophysique réunie à San Francisco.Détectées il y a 40 ans par le premier satellite américain, Explorer 1, les ceintures de Van Allen s’étendent sur 32 000 kilomètres autour de la Terre, sur le plan de l’équateur magnétique.11 s’agit en fait de deux boucles, une intérieure, composée pour l’essentiel de protons et située à 3500 kilomètres de la Terre, et une extérieure chargée d’électrons, à 20 000 kilomètres.Les scientifiques ont longtemps pensé que le phénomène était stable et n’enregistrait des variations notables que sur une période de plusieurs mois.Mais cette théorie n’a pas résisté à l’épreuve de récentes observations satellites.Celles-ci ont révélé que des variations dans le champ magnétique de la Terre peuvent accélérer le mouvement des électrons présents dans les ceintures presque jusqu’à la vitesse de la lumière.Les électrons ainsi modifiés sont capables de transpercer une paroi d’aluminium de 1,25 centimètre d’épaisseur et de provoquer une accumulation de particules dans les circuits des satellites en orbite.«Beaucoup des satellites actuellement en orbite et les futurs engins, comme la station spatiale internationale, risquent d'être gravement endommagés», souligne l’astrophysicien américain David Baker.Le phénomène aurait déjà frappé.Le 19 mai, le satellite de télécommunications américain Galaxy 4 est tombé en panne alors qu’était enregistré un sommet d’activité dans les ceintures.Les 45 millions d’abonnés au service de messagerie électronique qui en dépendaient en ont été pour leurs frais.Les scientifiques ont attribué la défaillance à des électrons «accélérés» de Van Allen, également soupçonnés d’etre à l’origine de la panne d’un satellite de télécommunications canadien, Anik El, en 1996.Au cœur des champs énergétiques Les satellites, généralement placés en orbite à 35 000 kilomètres d’altitude, se trouvent au cœur des champs énergétiques émis par les ceintures et sont donc en première ligne.Le risque est moins évident pour les vols habités, comme la navette spatiale, qui évolue a «seulement» 400 kilomètres de la Terre.Mais il est non moins réel, les radiations pouvant facilement atteindre l’atmosphère.Les chercheurs conseillent donc à la NASA de reporter les sorties dans l’espace lorsque les conditions dans les ceintures se modifient.Toutefois, ils ne sont pas encore en mesure de prévoir le moment exact de la formation des bouffées d’électrons accélérés.Alors que les astronautes américains vont multiplier les sorties dans l’espace dans les années à venir pour l’assemblage de la station internationale, la menace devrait s’accentuer.Un sommet d’activité dans les ceintures de Van Allen, coïncidant avec celui du Soleil, est en effet attendu à la fin 2000. A 8 I, K |) K V U I It , I.K M K I! ( It K I) I !» I) E ( K M It It E I !l II S EDITORIAL Syndrome paroissial Il est de bon ton de critiquer le Mouvement des caisses populaires Desjardins, cette institution milliardaire née dans un sous-sol d’église, là où certains auraient tant aimé qu’elles y restent.Critiquons un bon coup, ensuite nous pourrons nous demander ce que nous attendons des caisses.uand on parle d’elles, c’est en général pour leur reprocher quelque chose.Il suffira parfois d’une décision malheureuse prise par le conseil des administrateurs bénévoles d’une des caisses pour que les 1274 autres caisses se retrouvent au banc des accusés.Ainsi, on se rappellera cette histoire de frais de trois dollars imposés par quelques caisses à leurs clients ayant moins de 100 $ dans leur compte.Une affaire qui a fait bondir les groupes de défense des démunis pour se retrouver ______________en manchette du Téléjournal.L’autonomie des caisses, pn l’apprécie quand elle fait notre affaire, mais chaque fois qu’un problème se pose, on est rapide à exiger l’intervention d’en haut.Malgré ce type d’incidents isolés, admettons que les caisses sont de join les institutions financières les plus ouvertes aux petits épargnants Jjpnt bon nombre n’utilisent leurs services qu’à la seule lin de changer tm chèque.Qu’à cela ne tienne, on ne rate pas une occasion d’accuser fes héritiers de Desjardins d’exploiter le pauvre monde.; On dit aussi des caisses quelles ont vendu leur âme pour devenir rentables.Ainsi, elles auraient cessé de prêter aux gens qui en avaient «vraiment besoin», comme si Desjardins avait déjà joué un tel rôle de soutien des plus démunis.Rappelons-nous une autre remarque faite aux caisses pendant longtemps et qui voulait quelles gèrent l’argent des membres de façon trop conservatrice, voire puritaine, limitant d’autant le risque mais aussi le rendement pour les membres.Faudrait savoir: les caisses ont-elles pour mandat d’aider les gens ou de leur vendre des services financiers?Cette question nous conduit à une troisième critique souvent formulée: celle qui veut que les caisses n'offrent pas une gamme de produits aussi bien ficelée que les banques.Nous voilà au cœur du dilemme auquel sont aujourd’hui confrontés les milliers de bénévoles qui dirigent les caisses: que répondre à ceux qui soutiennent que les caisses sont devenues des banques et qui, du même souffle, leur reprochent de ne pas offrir des rendements aussi alléchants que les banques ou les fonds de placement spécialisés.Si les caisses sont devenues au fil des ans aussi indispensables grâce à leur omniprésence sur le territoire, cette caractéristique ne suffit plus pour retenir les membres et leurs épargnes.Les gens se moquent de plus en plus de l’emplacement géographique et de l’appartenance de l’institution avec laquelle ils font affaire.Ainsi en est-il des fonds d’investissement, secteur dans lequel Desjardins a mis trop de temps à s’impliquer, ce qui a permis à la concurrence de s’accaparer la presque totalité du marché.Beaucoup plus que les services d’une caissière, ce sont ceux de conseillers bien formés qui font toujours défaut dans les caisses, malgré les efforts récents pour corriger la situation.Dans le même sens, ce sont de moins en moins les particularismes régionaux qui doivent servir à déterminer les priorités des caisses, mais les exigences des membres qui demandent qu’on les mette en contact constant avec l'ensemble du réseau des commerces, des succursales et des services spécialisés.Là encore, il n’y a que les nostalgiques de la ligue du vieux poêle pour s’émouvoir de ce qu’une caisse de village perde son gérant pour devenir la succursale d'une caisse plus grande située dans le village voisin.Qu’on cesse de s’émouvoir d’un projet de restructuration dont on connait les grandes lignes depuis presque deux ans et qui propose de réduire le nombre de conseils d’administration de caisses locales (et non le nombre de points de services).Et tant mieux si on en profite au passage pour sabrer dans les structures régionales intermédiaires, surtout si cela a pour résultat l’uniformisation des taux d’intérêt, des frais de services et des produits financiers offerts d’une caisse et d’une région à l’autre du Québec.En fait, le seul problème, mais il est digne d’attention, c’est celui de l’emploi.Chez Desjardins, on parle depuis 1997 de diminuer de 5000 le nombre de postes au cours des prochaines années, surtout par attrition.Ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle, même si avec sa quarantaine de milliers d’employés, le Mouvement restera le plus important employeur privé du Québec.Compte tenu de l’importance des caisses dans la vie des régions, les dirigeants élus de l'organisation doivent faire preuve de la plus grande prudence tout au long du processus de transformation à la fois inévitable et nécessaire.Avec des recettes de 5,4 milliards et des «profits» de 381 millions l’an denier, Desjardins doit offrir à ses employés les programmes nécessaires à la mise à jour de leurs connaissances, de sorte que la transition se fasse dans un climat de confiance et qu’il s’ensuive une nouvelle phase de croissance susceptible de générer plus d’emplois que ceux qui disparaîtront.Desjardins n’a pas pour mandat premier de créer des emplois, mais elle a la responsabilité de tout mettre en œuvre pour générer un mieux-être pour ses membres et pour ses employés.Jeun-Robert Sansfaçon ?O «• LE DEVOIE FONDÉ l’AR HENRI BOURASSA I.K 10 JANVIKR 1910 FAIS CF QUE DOIS Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE CAYOUE I I E.PIERRE BEAULIEU, NORMAND THERIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBE "1 si£r ^0 L> ti t*./A\À^'vfeiL M JA^Thr L E T T R E S La dette et les générations Parlant contre «lesgauchistes qui pestent contre l’idée d’un déficit zéro», François Privé nous demande pour la forme {Le Devoir, 29 novembre 1998) si «un déficit qu’on refuse d’éliminer et de rembourser, [ce qui) est de l’argent qu’on prend aux générations futures sans leur demander leur avis, [n] ’est pas (.) une sorte de vol».Si vol il est, ce n’est pas un vol intergénérationnel.Le professeur a perdu de vue un fait indéniable.Si les débiteurs de la dette passent d’une génération à l’autre, leurs créditeurs y passent simultanément.Au moment où mes fils et mes petits-fils acquittent la dette, ce sont leurs contemporains qui reçoivent des versements.La dette et ses bénéficiaires demeurent toujours dans une seule génération, même si elle n’est pas la génération d’origine.Richard Rothschild Rigaud, 30 novembre 1993 La démocratie à l’heure des démagogues Juste avant «la grande soirée», Radio-Canada nous informait que des délégations d’autres pays venaient régulièrement étudier notre merveilleuse organisation des élections.A part peut-être une logistique mécanique bien huilée, l’impression des bulletins de vote ou la compilation informatique des résultats, comment pouvons-nous croire que nous puissions inspirer quelques leçons de démocratie à d’autres pays?On peut rire de la naïveté de ce reportage, s’inquiéter d’une grave incompétence journalistique à la télévision d’Etat, ou encore se demander si on ne nous prend pas sciemment pour des imbéciles.En fait, il faut savoir que nous sommes la risée de la plupart des pays européens.Les Européens ne peuvent s’empêcher de rire lorsqu’ils apprennent que notre système est basé uniquement sur la bonne foi des citoyens.A l’heure où les enjeux sont si importants, à l’heure où l’on voit que des candidats sont élus par des marges aussi faibles, on ne peut se fier qu’à la bonne foi.On se doit d’exiger encore plus de rigueur dans l’organisation des élections.La présentation d’une carte d’identité par le citoyen devrait être le premier geste minimum pour diminuer la fraude.Les propos de nos aspirants premiers ministres font davantage rire.Comment peut-on, en démocratie, exiger des «moratoires» sur la tenue de référendums ou comment peut-on affirmer qu’après deux consultations, c’en est assez de l'incertitude référendaire.Après Dumont, Chrétien, Dion et Charest, le déluge?La Suisse votait justement le dimanche 29 novembre sur différents sujets.Faudrait-il rappeler à nos politiciens que la Suisse est une confédération démocratique (certes avec une Constitution différente de la nôtre) qui n’a aucune gêne à consulter autant de fois que nécessaire la population sur des sujets qui la concernent.Mais il est vrai que le Canada est certifié par LONIJ comme «le plus meilleur pays du monde», il n’est donc pas nécessaire de demander à la population son opinion.Denis Isabelle Verdun, décembre 1998 Le droit à la mort Stéphane Baillargeon soulève dans Le Devoir des 28-29 novembre dernier un problème d’éthique de la plus haute importance, en référence avec «la mort en face».On fait état de la condamnation avec «clauses atténuantes» de Latimer pour avoir tué «par compassion» sa fille qu’il aimait.On soulève en même temps le cas de Jack Kervorkian, plus couramment concerné dans des cas d’euthanasie désirée par les patients.Je crois que ces cas, avant d’être pris en main par la justice prisonnière de sa lourde cuirasse, devraient être reconsidérés dans un sens éthique fondé sur les droits de la personne: le droit à une vie décente, désirée, sans torture, non imposée.On peut constater la lourdeur de la cuirasse lorsqu’on considère au même moment le problème des Hell’s Angels, où la notion de «preuve» donne tant d’importance aux droits de la personne.Dans le cas de vie insupportable, le «droit de la personne à la mort» doit être reconnu, présumant que tous les moyens ont été pris sans succès possible, pour permettre une vie qui ne soit pas la perpétuation de la douleur, de la misère, jusqu’à ce que mort s’en suive.Ce qui pose nécessairement les examens et les observations qui conviennent.Toute autre solution, même sous considération légale, ne peut être que du sadisme, et, comme telle, une attitude aussi criminelle et condamnable.On peut craindre ici une forme d’approbation du suicide, lequel serait condamnable si, en principe, tous les moyens n’ont lias été déployés pour résoudre le problème, la souffrance morale étant aussi lourde à porter que la souffrance physique.Latimer a pleinement souffert avant de se résigner à son geste, et bien plus que l’ajout qu’implique sa condamnation.L’atténuation dans un titre de «meurtre par compassion» serait une forme d’irrespect de la dignité de la personne.la vie est autre chose qu’une prison.Jean Ouellet Outremont, 28 novembre 1998 l I R R E 0 IM N I 0 N -?- Où se cache l’économie sociale ?Le 9e rendez-vous Dii " ouble abomination.A l’inhumanité de la peine capitale se surajoute le travail bâclé des instances judiciaires et politiques américaines: preuves manipulées, procureurs élus pressés de trouver un coupable, avocats sans compétence spéciale, exclusion des jurés opposés a la peine de mort, se- - cret des travaux des Commissions des pardons et des libé- .rations conditionnelles, diminution progressive des recours en grâce.Avec le résultat que les Etats-Unis exécuteront ces jours prochains 'leur 500 condamné à mort depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976.Avec un peu de chance, peut-être aura-t-il au moins bénéficié d’un procès équitable.Ça ne saurait être le cas de l’Albertain Joseph Stanley Faultier, convié demain soir a 18h, dans la prison de Huntsville au Texas, à son neuvième rendez-vous avec la mort depuis sa condamnation il y a 21 ans pour un meurtre commis en 1975.Son cas, comme celui de Karla Fay Tucker, exécutée en février dernier, est venu mettre en exergue la barbarie ,du système.S’appuyant sur le fait reconnu qu’il n’avait pas été informé de son droit de contacter le consulat canadien pour obtenir de l’aide, 'Ottawa tente désespérément d’obtenir la commutation de sa sentence de mort en emprisonnement à vie.Trente-six des cinquante Etats américains pratiquent l’exécution.Ix Texas est son foyer principal.Ils tuent sur la base de sondages qui donnent 75 % des Américains favorables à la peine capitale.D’instinct.En , 22 ans, 75 Américains ont été condamnés, puis, de justesse, innocentés.Combien d’erreurs n’ont pas été corrigées?Ixs probabilités condamnent M.Foulder.Ix gouverneur de l’Etat, George Bush Jr., candidat républicain attendu aux présidentielles de l’an 2000, n’a jamais accordé un seul pardon.Avec un peu de chance, il ne sera pas élu président.Guy Taille fer JACQUES FOURNIER Employé dans un CLSC Vendredi prochain se tiendra a la salle Marie-Gérin-Lajoie de l’UQAM une journée complète d’échanges, appelée «Le rendez-vous de l’économie sociale et solidaire».Au programme: une trentaine de présentations (514-987-3000, poste 4721).L’événement est organisé par les mêmes personnes et les mêmes groupes qui ont lancé un «Aj)-pel pour une économie sociale et solidaire» au printemps dernier (/x Devoir, 20-21 avril 1998).Dans ce contexte, on peut se poser la question suivante, sur le ton de l’humour: où l’économie sociale se dissimule-t-elle?Comme Charlie dans le dessin, en cherchant bien, on finit toujours par la trouver! D’abord, elle se cache sous huit pseudonymes au moins: économie sociale, solidaire, communautaire, alternative, d’utilité collective, d’utilité publique, autre économie et économie de proximité.Souvent, on la définit en l’opposant aux autres types d’économie.Yves Vaillancourt, professeur en travail social a l’UQAM, la situe dans un ensemble de quatre composantes du système: le public, le privé, l’économie sociale et les ressources non rémunérées (bénévolat, entraide familiale, etc.).Certains, peut-être légèrement confus, croient que l’économie sociale est une composante du mouvement néolibéral de privatisation.Or c’est un peu le contraire: l’économie sociale vise à empêcher les progrès de la privatisation qui déferle partout dans le monde.Contrairement à l’entreprise privée, l’économie sociale fonctionne selon un processus collectif.L’économie sociale regroupe autant les organismes sans but lucratif (OSBL) que les coopératives.C’est ainsi qu’on peut dire que le Mouvement Desjardins fait partie de l’«ancienne» économie sociale, par opposition a la «nouvelle» economic sociale rpii pétille dans la foulée du Sommet sur l’économie et l’emploi de l’automne 1996 et du Chantier de l’économie sociale.De fait, le Mouvement Desjardins se comporte parfois un peu trop comme 1’entreprise privée, ce qui gêne ses autres partenaires de l’économie sociale.Heureusement, Desjardins sait parfois se reprendre: récemment, les caisses populaires de la Rive-Sud de Montréal ont éliminé les frais de 3 $ qu’elles facturaient aux détenteurs de comptes dont le solde mensuel était de moins de 1(H) $.C’est une belle victoire pour l’ACEF Rive-Sud et les autres groupes communautaires qui l’ont appuyée dans cette bataille contre le géant Desjardins.Bref, le Mouvement Desjardins a besoin d’être constamment surveillé pour continuer a mériter son label d’économie sociale.L’économie sociale a aussi ses détracteurs.C’est de bonne guerre.Vous pouvez lire à ce sujet L’économie sociale: l'avenir d’une illusion, publié chez Fides sous la direction de Ixuise Boivin et Mark Fortier.Vous connaîtrez ainsi tous les écueils qui menacent l’esquif de l’économie sociale.C’est le mouvement des femmes qui a relancé, au Québec, l’économie sociale.La Marche des femmes mettait de l’avant un projet d’infrastructures sociales, puissamment créateur d’emplois décents.Même si le mouvement des femmes ne se retrouve pas toujours dans la façon dont le gouvernement a transformé le projet de la Marche des femmes, plusieurs leaders du mouvement des femmes continuent à «brasser la cage» dans le sens d’une économie sociale où les femmes seront gagnantes.Saluons ici les Françoise David de la Fédération des femmes du Québec, Josée Belleau de l’R des centres de femmes, Lorraine Guay du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale, et d’autres beaux modèles de femmes qui savent passer à l’action tout en restant critiques.Car il y a d’importantes améliorations à apporter au modèle d’économie sociale tel que défini par le gouvernement québécois.Ix gouvernement devrait élargir sa définition de l’économie sociale, re- venir à la demande initiale des groupes de femmes et ne pas exiger que les usagères des groupes versent toujours une contribution financière directe.Ixs heures de bénévolat pourraient être prises en compte en lieu et place.On améliorerait ainsi l’accessibilité des services aux plus démunies, ce qui constitue un enjeu incontournable.De plus, ce faisant, on augmenterait le nombre de groupes communautaires qui pourraient s’identifier de façon positive au mouvement de l’économie sociale.L’économie sociale doit offrir des services accessibles, sinon ce n’est tout simplement pas de la vraie économie sociale.Plus précisément, c’est la crédibilité même de l’économie sociale qui passe par l’accessibilité de ses services.L’économie sociale doit verser des salaires décents (j)lus de 8,30 $ de l’heure), sinon ce n’est pas de l’économie sociale.Si cela a pour effet de substituer des emplois du secteur public, ce n’est pas de l’économie sociale.L’économie sociale est une appellation contrôlée qui n’est pas méritée par n’importe quel projet mal réfléchi, mal ficelé et mal enraciné.En se plaçant sur le terrain, à ras de sol, pour moi, l’économie sociale, c’est Coop-Aide Rive-Sud, une petite coopérative de solidarité en aide domestique sur la Rive-Sud de Montréal, qui a ouvert ses portes en mai dernier et dont j’ai la chance d’être membre du conseil d’administration.Coop-Aide Rive-Sud, ce sont 18 emplois chèrement gagnés.Nous aimerions mieux avoir créé HXX) emplois mais il faut bien commencer quelque part.Ixs membres du conseil, les travailleuses et les clients de Coop-Aide sont bien fiers de leur petite entreprise, des emplois qu’elle crée et des services quelle rend.Ce qui ne nous empêche pas de penser qu’à 4,80 $ de l’heure pour les personnes âgées démunies, nos services ne sont (ras vraiment accessibles, malgré l’apport financier du Programme d’exonération.Allons, monsieur le ministre, encore un effort pour améliorer ce programme! MMB— I.K I) K V 0 I 11 .I.K M E H ( H K: I) I !» I) Ê (' K NI 15 R E I !» !) 8 A 9 D E E Chronique d’une exécution annoncée Les renseignements qu’Amnesty International a colligés laissent l’impression que la participation de Stanley Faulder au crime reproché est minimale Alphonse Piché JACQUES GAGNÉ Professeur de droit à la retraite et membre d’Amnistie Internationale, section canadienne francophone, Groupe Québec-Métro Etat du Texas se prépare incessamment à appliquer la peine de mort contre Stanley Faulder, un citoyen canadien qui s’expatria il y a plusieurs années aux Etats-Unis.On se rappellera qp’il s’agit du même Etat qui procéda, l'an dernier, à la mise à mort de Karla Tucker malgré une concertation préalable mondiale en vue de l’obtention de sa grâce.Les personnes sensibles au respect des droits de l’homme et les abolitionnistes sont donc justifiés d’éprouver des sentiments d’inquiétude relativement au destin réservé à ce condamné à mort.En effet, cette éventualité s’avère doublement inhumaine pour les raisons suivantes.Les autorités texanes, par inconscience ou dérision, ont fixé la date d’exécution de Faulder au 10 décembre 1998, laquelle correspond au 50' anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, événement susceptible d’être pacifiquement célébré dans la plupart des pays du monde libre.IJà confrontation imminente de Faulder avec le châtiment suprême ne peut être soulignée sans se remémorer les multiples violations qu’il a subies à l’égard des articles 3, 7,10 et 11 de ladite Déclaration universelle, soit le droit à la vie, à une égale protection de la loi, le droit à un procès impartial devant un tribunal indépendant, à la présomption d’innocence et à une défense pleine et entière.Les informations qu’Amnistie Internationale a réussi à colliger sur les deux procès subis par Faulder, corroborées par des émissions de télévision très documentées, soit Zone libre pour Radio-Canada et The Fifth Estate pour CBS, nous ont laissé l’impression que la participation de Faulder au crime reproché, soit d’avoir assassiné au Texas, en 1995, une riche héritière dénommée Inès Philipps, est minimale sinon absente.Il est permis d’avancer que Faulder est probablement innocent de ce meurtre pour lequel il risque d’être exécuté.Ix-s intimes qui ont parlé en sa faveur ont souligné son caractère paisible, généreux, étranger à toute violence, ne possédant aucune des caractéristiques criminogènes qu’on retrouve habituellement chez les meurtriers.Sur le plan strictement juridique, aucune preuve ne relie l’accusé au meurtre en question.Les empreintes digitales du condamné n’ont pas été retracées sur les REUTERS C’est sur un engin de mort semblable à celui-ci que le Canadien Stanley Faulder terminera sa vie, si la clémence ne lui est pas accordée.lieux de l’assassinat.Ut seule preuve retenue contre Faulder, laquelle ne possède aucune valeur probante et jugée postérieurement illégale par une cour d’appel du Texas, résidait dans une confession involontaire de Faulder, obtenue après un interrogatoire oppressif prolongé durant quatre jours et conduit en l’absence de son avocat.C’est uniquement sur la foi de cette déclaration extrajudiciaire extorquée qu’il a été trouvé coupable à son premier procès.La légalité des poursuites privées au Texas a permis au fils de la victime, Jack Philipps, de faire condamner injustement une seconde fois Stanley Faulder.Ces poursuites sont également prévues dans le droit criminel canadien, mais dès qu’elles ont dépassé la phase de l’enquête préliminaire, elles retombent entre les mains de la Couronne.Elles ont principalement pour objet des crimes économiques comme la fraude et ne couvrent pas des infractions aussi graves que le meurtre.Le fils de la victime a profité de cette procédure pour engager deux avocats de pratique privée qui ont utilisé tous les moyens à leur disposition pour obtenir une nouvelle condamnation à mort contre le détenu.L’enquête aurait révélé que Jack Philipps, animé d’un esprit de vengeance, avait en- gagé des montants substantiels pour obtenir contre F'aulder cette sentence de mort, allant jusqu’à soudoyer des témoins qui auraient incriminé l’accusé à ce deuxième procès, pour se disculper eux-mêmes de l’accusation, faisant ainsi de Fauldçr un bouc émissaire.Un procureur de l’Etat a fait acte de présence à l’instruction pour donner une impression fictive que le ministère de la Justice s’intéressait au procès.Stanley Faulder est un pensionnaire du couloir de la mort depuis 21 ans.Le Conseil privé en Angleterre, dans l’arrêt Pratt contre Morgan, a fixé à cinq ans le seuil névralgique où le fait de languir en prison, dans l’attente d’une exécution, devient intolérable et assimilable à une torture de nature psychologique.Plusieurs condamnés sont incapables de supporter, au delà de cette période, ces expectatives cruelles: certains réussissent à se suicider, d’autres sombrent dans la folie ou demandent que leur mise à mort soit avancée.Les autorités pénitentiaires de Huntsville avaient demandé à Faulder d’agir comme aumônier auprès des copensionnaires du couloir de la mort.Cette affectation lui a permis de jouer un rôle humanitaire et décisif dans les instants cruciaux de leur existence carcérale, prouvant tout à la fois l’estime que Faulder jouissait dans l’institution et qu’il était réhabilité aux yeux de l’administration.Cette chronique serait incomplète sans mentionner les interventions diplomatiques opportunes de notre ministre aux Affaires extérieures, Lloyd Axworthy, de la commissaire du Canada ^ux Nations unies auprès du secrétaire d’Etat Madeleine Albright et du gouverneur Bush dans le but de ré,clamer la clémence pour le condamné.À moins d’une décision imprévue des tribunaux, la vie de Stanley Faulder sera, à brève échéance, entre les mains du gouverneur Georges W.Bush, seul habilité à lui accorder la grâce ultime.Un examen objectif du dossier du condamné permettrait au gouverneur de constater le doute réel existant sur la culpabilité de Faulder, justifiant ainsi l’octroi de son pardon ou un sursis d’exécution selon l’avis préalable de la commission judiciaire.Au contraire, une attitude passive du gouverneur, entraînant la mécanique inexorable de la peine de mort, serait très mal perçue le jour de la commémoration de la Déclaration universelle des droits de l’homme,, confirmant la mauvaise réputation des Etats-Unis dans la gestion de son approche humanitaire.Débat sur la rédaction de la prochaine question référendaire Sur le mode défensif de la survivance Les Québécois ne sont ni les damnés de la Terre ni les nègres blancs d’Amérique M.GEORGES TREMBLAY Montréal le professeur Robert Dole, je voudrais répondre à votre exposé paru dans les colonnes du journal Le Devoir le 2 décembre 1998.Vous y écrivez que la victoire du PQ aux élections générales ouvre la voie à un troisième référendum, dont vous formulez la question en ces termes: «Voulez-vous que le Québec se dote du statut de province française autonome du Canada?» Vous auriez pu, pour vous conformer aux injonctions de la Cour suprême, formuler cette interrogation d’une manière plus claire pour l’ensemble de nos concitoyens, et écrire ceci: «Voulez-vous que le Québec évolue dans le cadre d'un fédéralisme canadien réaménagé?» En effet, ce que vous proposez n’est rien d’autre qu’une décentralisation encore plus poussée des pouvoirs du gouvernement fédéral (les 22 domaines préconisés par le rapport Allaire) au bénéfice de la province de Québec qui, ainsi, demeurerait toujours au sein de la fédération canadienne.Une telle hypothèse pourrait être satisfaisante si la revendication nationale québécoise se faisait encore sur le mode défensif de la survivance, tel que ce fut le cas pendant plus de 120 ans, depuis la répression de la Rébellion de Patriotes jusqu’à la Révolution tranquille, et si les Qué- bécois, nourris d’un complexe obsi-dional à l’endroit de la marée anglophone qui les englobe dangereusement, se repliaient sur la préservation de leur langue et de leur culture particulière qui se situe au fondement de leur identité.Or ce n’est plus vraiment le cas.Depuis près de quarante ans, c’est un nationalisme offensif qui s’exprime au Québec; il ne s’agit plus pour les Québécois de défendre quotidiennement une identité repliée sur son passé, mais plutôt de s’affirmer comme une nation souveraine prête à relever les défis à venir en revendiquant la place qui lui revient de droit sur la scène internationale, au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.En effet, l’aspiration identitaire des Québécois ne sera pleinement satisfaite que lorsque la nation québécoise sera reconnue dans le monde entier, lorsqu’elle disposera d’un siège à l’ONU et ainsi pourra légitimement,s’exprimer d’égal à égal avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France ou même la Jamaïque! Qui peut nier qu’à la suite du rayonnement du soleil des indépendances au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’accession à l’agora mondiale qu’est l’ONU a consacré la fierté retrouvée de peuples jusque-là assujettis à la domination de puissances étrangères?Qui peut nier que cela a contribué au dépassement du complexe du colonisé que dénonçait justement Frantz Fanon?Les Québécois ne sont ni les dam- nés de la Terre ni les nègres blancs d’Amérique, et ils ont le droit, en tant que nation, de faire retentir leur voix aux plus hautes tribunes des instances internationales.Ainsi, cette volonté d’affirmation de soi en tant que collectivité historique particulière, pour qu’elle se réalise dans son entièreté, passe par une reconnaissance qui ne peut se cantonner au simple cadre canadien.Cette reconnaissance doit se manifester au niveau mondial.C’est en ce sens que le terme de souveraineté doit être entendu, et non dans celui de pouvoirs gouvernementaux accrus dans le cadre d’une fédération.Or c’est cette quête identitaire des Québécois en tant que peuple souverain que le Canada se borne à ne pas vouloir reconnaître.What does Quebec want?Ce n’est pas simplement de pouvoir continuer à s'exprimer en français sur un continent anglophone.Ce n’est pas non plus la guerre civile, et les rapprochements hasardeux en ce domaine sont bien dangereux.Le Canada n’est ni le Pakistan, ni le Moyen-Orient (il est d'ailleurs intéressant de noter, pour ces cas évoqués par le professeur Dôle, que c’est la puissance coloniale britannique qui se trouve à l’origine des problèmes territoriaux rencontrés puisque c’est elle qui a tracé les cartes!), et encore moins la Yougoslavie.Appartiennent à la nation québécoise tous ceux qui se trouvent sur le territoire du Québec, sans distinction de langue, d’origine, de religion ou de conviction poli- tique.Il ne s’agit pas de créer, et je me risque à écrire une absurdité, une nation ethniquement pure, et je ne crois pas que ni M.Bouchard ni M.Parizeau ne soient des Milosevic en puissance! Il s'agit de construire un pays où chacun serait convié.Ce pays chanté par Vigneault s'identifiera aux valeurs de la majorité qui le constitue, certes, mais il demeurera un pays ouvert.Qu’est-ce qui, dans cette perspective, peut susciter autant de craintes et d’hystérie collective comme nous avons pu les percevoir durant la campagne électorale, très récemment, lors de l’offensive des membres d’Al-liance Québec contre les grands magasins, ou encore sous la plume de M.Dôle qui fantasme sur un Québec souverain qui se transformerait en Irlande du Nord ou encore en Vietnam?Je souhaite en tout cas que ce ne soient pas de simples égoïsmes mercantiles et que les intérêts particuliers de quelques-uns n'entraveront pas la marche du peuple québécois vers son accomplissement.Car c’est bien de cela qu’il est question.Un peuple qui se prend en main, qui se constitue en une nation inclusive qui n'est rien d’autre qu'une communauté politique, et qui se dote d’un appareil étatique souverain exerçant son pouvoir légitime à l'intérieur de ses frontières territoriales en vue de la réalisation du bien commun.Certes, il ne faut pas se leurrer sur la potentialité du plus ou moins de bien-être que cette nouvelle situation politique engendrera.Il faudrait être bien naïf pour continuer à croire qu’à l’ère de l’économie mondialisée où trône un capital migrant tout-puissant, la régulation étatique soit encore en mesure de régir unp économie et un marché national.L’Etat voit ses compétences réduites à la gestion des crises sociales (chômage, pauvreté) induites par les flottements des flux d’investissements transnationaux.Ce qui laisse peiplexe en ce qui a trait à l’argument libéral martelé tout au long de la campagne de l’incertitude politique qui, si elle était levée (par un appui massif à M.Cha-rest!), ferait apparaître comme par enchantement des milliards de dollars et des milliers d’emplois.Ce n'est donc pas en termes de plus ou moins de bien-être ou d’élévation miraculeuse du niveau de vie qu’il faut comprendre la souveraineté.Celle-ci n’est ni un Eldorado, ni un imminent désastre d'ailleurs.La souveraineté ne changera que très peu de chose à la situation économique du Québec, inséré qu'il est dans les réseaux de l’économie-monde.Ce n’est donc pas du côté de l’intérêt matériel individuel qu’il faut envisager la chose, mais bien plus du point de vue du devenir collectif.Ce que la souveraineté permettra au Québec, ce sera l'affirmation d’un «nous» collectif sur les deux bords du fleuve, ce sera la consécration, par le moyen d’une reconnaissance internationale, de notre existence en tant que nation.La souveraineté pour, enfin, exister.Les poètes meurent aussi, hélas! JEAN-GUY PILON Poète 1 méritait de vivre quelques centaines d’années, car il aimait intensément la vie et savait la célébrer dans ses poèmes, ses paroles et tous _____ses gestes.Il était homme de multiples époques, mais également du temps présent.Il aurait eu 82 ans le 14 février prochain.Depuis son premier livre, Ballades de la petite extrace (1946), ce poète aura toujours été fascinant, par ses thèmes et son aisance dans et avec la poésie qu’il plaçait au-dessus de tout, dans sa vie et ses amours.Alphonse Piché: sa force discrète que je retrouvais au détour Alphonse Piché des saisons ou 1 des années, immuable et rieuse, inchangée et indiscutable; ferme et enracinée son amitié.Nous nous sommes connus et reconnus il y a plus de 40 ans.«Nous en avons vu passer des poèmes sous les ponts.», me disait-il parfois.Il y a deux mois, ce fut notre dernière rencontre, au festival de la poésie de Trois-Rivières où il avait lu ce poème intitulé Ténèbres qu’il m'avait alors donné, comme un dernier présent.Nous le savions.Il y avait là, aussi, à ce moment-là, Vénus Khoury-Ghata qu'Alphonse Piché avait nommée: «bel archange».Poésie, tendresse, amitié.Les poètes meurent aussi, hélas! Comme tous les êtres.Ténèbres Aux anciennes eaux de l'amour J’ai demandé quelque fraîcheur Dans la brûlure de la fin Aux champs de l’amitié J'ai demandé quelque espace Où poser mon âme écorchée À l'été vivace des gestes de ma mère Irradiés de son cœur, son cœur penché Sur ce nouveau berceau qu'est le lieu De la vieillesse Tout près et si loin ce passé Dans la rouille des gréements divins Affalés dans les coursives Alphonse Piché Poète silencieux, poète inconnu GABRIELLE GOURDEAU Québec apprends avec tristesse la mort du poète Alphonse Piché.C’est avec encore plus de tristesse, mais non surprise, que je constate la minceur de l’entrefilet que Le Devoir accorde à cette nouvelle.Vingt petites lignes, pas de photo, et puis plus rien.Je vois souvent des «nouâmes», dans la rubrique nécrologique du Devoir, qui ont droit à d’élégants encarts et à des éloges post-mortem à n’en plus finir.Nous n’avions peut-être pas les moyens de payer ça à Alphonse?Alphonse Piché est l’auteur d’un œuvre riche, varié et continu.Il a écrit jusqu’à son trépas.Il a remporté, entre autres prix littéraires, le prix de la Province de Québec et celui du Gouverneur général.Plusieurs de ses poèmes ont été traduits ou mis en musique et un prix de la poésie, décerné chaque année au festival international de la poésie de Trois-Rivières, sa ville natale, porte son nom.Piché a écrit au moins une douzaine de recueils de poésie, tous différents, tous de valeur.On ne parle pas ici d’un œuvre rapaillé éternellement régurgité.Alphonse Piché était un poète discret, effacé dans le «milieu».Même s’il n’a pas déplacé d’air à travers la francophonie mondiale pour «peddler» la poésie québécoise, il méritait, sinon des funérailles nationales, du moins plus qu’un mince entrefilet dans le journal.On dira, après ça, que nous n'avons pas le mythe aléatoire.Alphonse aura-t-il droit à un petit coin de kiosque au Salon de Paris, à un petit colloque ici et là?J’ose quand même l’espérer.En attendant, je suis certaine que, de son «néant fraternel», il pardonne la mémoire écourti-chée du milieu littéraire québécois moderne, toujours aussi colonisé, et qui carbure au vedettariat.L ’ É Q U I I) U DEVOIR IA uénAtTIDN InnrnilUtps A l'information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vie urbaine), Yves d'Avignon (pupitreur): Paule des Rivières (éducation).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Judith Lachapelle, Louise Leduc" Kathleen L-vesqûe (actualités politiques municipales), Caroline Montpetit, Isabelle Paré (santé), Jean Pichette (justice).Serge Truffaut (questions urbaines) ; Michel Carneau (caricaturiste) \ Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques)-, Martin Duclos et Chrtsüne Duniazet (relecteurs), l-etluc, Kathleen Levesque a p /.i .>.II.!A ?.M9 1! est imprime par Imprimerie Québécor 1-aSalb .7.L I.rue de Bourdeau, division tie Imprimerie- Québécor Int .*>12, rue Saint Ja
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.