Le devoir, 12 décembre 1998, Cahier B
L K I) K V (Mit.I.K S S A M K I) I 12 K T I) I M A X (' li K I A I) K C K M H It K I I) 0 8 ?LE DEVOIR ?'•fîï* mà m JBW .I 'JR mm jm T?X v k>0>l * S>N N> 1* >; V^, ?< * M 3» > XAv sx ¦> F"'' r Üp —«STOBÏ ï • tj, * ?/û-*- ¦> , C ' TTT5U C\ ’•;v » DOSSIER : L’ARCHIVAGE ET LES GB PAGE B 3 THEATRE: LA TECHNOLOGIE DU PAUVRE PAGE B 6 LES BOYS ET LES ANTI-BOYS PAGE B 15 Cinéma page B 4 ARTS VISUELS page B 9 DISQUES page B 12 Pentafolio Multimédia, une PETITE BOÎTE DE COMMUNICATION de l’Ontario francophone, S’EST LANCÉE DANS LE MULTIMÉDIA IL Y A ENVIRON TROIS ANS DANS UN ULTIME SOUBRESAUT.RÉSULTAT: l’étonnant Mauve, un cédérom TENDRE ET TORDU, NÉ D’UN PARCOURS d’échecs et d’espoirs.Un ouvrage DRU QUI TRAITE DES ADOS ÉCORCHÉS ET DES AITRES.SANS CONCESSION.SOURCE IMAGE TIRÉE DU CÉDÉROM BRIAN MYLES LE DEVOIR Jean-Emmanuel Allard est un adolescent dans la mi-quarantaine.Il a gardé de ce passage entre l’enfance et l’âge adulte la faculté de s’émerveiller, de tout remettre en question et de contester.Le père spirituel de Mauve, dont il est le réalisateur, c’est lui.Mais Mauve ne lui appartient pas.Le cédérom commence par un avertissement.«Mauve, c'est notre cédérom, c’est à nous, les jeunes d’ici et maintenant.C’est ce qu’on a à se dire — sans correction, pour mieux se comprendre.C’est pas fait pour les enfants, ni pour les adultes.Entrez à vos propres risques.» Plus qu’un avertissement, il s’agit d’une vérité.Le contenu de Mauve, arrivé sur le marché à la fin septembre, a été entièrement dicté par et pour des adolescents de la région d’Ottawa-Hull, âgés pour la plupart entre 14 et 18 ans.Au total, 4000 extraits de témoignages ont été enregistrés sur bande audio ou vidéo pour un total de 80 heures de matière brute.Des adolescents ont même prêté leurs journaux intimes, faisant part de leurs joies et douleurs les plus secrètes.C’est en feuilletant ces manuscrits que le titre de Mauve s’est imposé dans l’esprit de Jean-Emmanuel Allard.«Au moment de l’état de crise, il y avait une fascination pour la couleur mauve.Mauve revenait là, à plusieurs reprises.» Pentafolio, qui s’est associé en cours de route avec Médiaspaul, poursuivait un but: réaliser un document auquel les jeunes pour- raient s'identifier et dans lequel ils pourraient se retrouver.«On a réintégré notre propre adolescence, on est devenus pas mal délinquants, rigole Jean-Emmanuel Allard.Mais de toute façon, on se sentait un peu dans ce mode-là vu que tout le monde était contre le projet, à part quelques aides.» Passent dans Mauve toutes les angoisses, les inquiétudes, les petites douleurs et les plaies vives des adolescents, ces créatures hybrides aux corps trop grands pour être considérés comme des enfants et aux cœurs trop chamboulés pour être traités en adultes.L'école, la famille, le travail, l’amour, la sexualité et des tas d’autres sujets servent de prétextes à des commentaires intimistes, livrés en texte, en audio ou en vidéo, c’est selon.Adolescence perpétuelle Anouk Livoie-Orliek est l’une des adolescentes ayant collaboré à Mauve, disponible en anglais ou en français.Elle a réalisé une série d’entrevues dans la rue, à l’école ou à la maison alors qu’elle était âgée de 16 ans.Mais l’adolescente est depuis devenue adulte.Anouk Lavoie-Orlick a 19 ans, elle étudie les communications et l’espagnol à l’Université d’Ottawa.Elle se reconnaît encore dans Mauve, se rappelle de l’adolescence comme une période où la vie se vit VOIR PAGE B 2: MAUVE + Mardi 1 5 déreivibre 1998 H Le Nouvel briseivible Moderue H PRÉSENTE ZÀ Le coNcert des solistes du NbM HoMiviaqe à Elliott Carter: 90 aNS Église Notre-Dame du Très Saint-Sacrement, 20h30 500, Mont-Royal Est (métro Mont-Royal) 20$ RÉGULIER • 12$ ÉTUDIANT ET AÎNÉ •' 5$ CARTE ARTISTE Réservations: 519-393-5962 B 2 I.E I) E V 0 I 11 , I.E S S A M E DI I 2 E T I) I M A N (' Il E I 4 I) E ( E M I! Il E I ü !» N MTS Mauve ad lib Le cédérom Mauve a été conçu entièrement à partir de témoignages d’adolescents.En voici quelques extraits, les plus pertinents ou les plus savoureux.Sur la sexualité «Le sexe, il y a beaucoup de pression, et c'est de plus en plus jeune que ça commence.» Un gars: «Je pense que j’aime mieux la masturbation.» Une fille: «J’ai été déçue, la première fois, point de vue orgasme.» Sur l’amour «Mais qu’est-ce que je fous là?Je ne sers à personne.Je voudrais aimer mais personne ne m'aime.Autant crever tout de suite, ce serait plus facile.» Un gars: «]’comprends pas pourquoi les gais sont pas romantiques, s’tie.» Une fille: «Ma fête est dans six jours.Quinze ans déjà.Ça méfait peur de vieillir.J'voudrais juste encore être jeune.Toute innocente.J’suis pas habituée à ça, moi, les grands sentiments d'amour.Ça fait trop mal pour la petite fille que j’étais.J’ai pas voulu avoir ça.J'ai rien fait.» Un gars: «Estie que ça fait mal d’aimer.Savais-tu que j'ai déjà pensé tuer toute la terre pour qu'enfin tu m’appartiennes?fdeviens fou, sacrament.Je bois de plus en plus.J'ai mal de toi, t’es comme pognée en dessous de ma peau.» Gars cherche fille: «Doit être jolie, intelligente, cool, sexy, intéressante, propre, fidèle et indépendante.Doit avoir un emploi, ne pas courir après mon argent, ne pas être jalouse ni féministe, ni effrontée, ni chialeuse.Doit aimer bien s'habiller, se raser les jambes et les dessous de bras.» Sur la famille et les parents Un gars: «C’est rendu ben plate, les familles comme moi.C’est des familles re- constituées, pitcliées de tous les bords.» Une fille: «Moi, j’ai pas grand-chose comme famille.[.] Mes parents, eux autres, ont gelé leurs sentiments, alors ils m’ont jamais donné qu’est-ce que je voulais.» Un gars: «J'aime considérer mes parents comme des amis.Je leur parle comment c’est à l’école.Ils ne comprennent souvent pas ça, comment c'est de nos jours.C'est de l’algèbre pour eux autres.» Un gars: «Dans le fond, j’ai une bonne relation avec mes parents.C'est juste que je trouve qu’eux-mêmes sont étranges.C'est du monde qui sont bizarres.» Sur l’identité et les bobos dans la tête «Ouin, tsé.Je veux dire, me semble en tout cas, bin je sais pas, me semble, je suis sûr que.comme, mais en tout cas, je sais pas trop comment je pourrais dire ça, tsé.» Une fille: «Je ne comprends plus rien.Je suis frustrée parce que je ne me comprends pas.Flus j’en sais, plus je suis confuse et moins j’en sais.» «En dedans de moi, j’ai toujours été seule.Même si j'ai beaucoup d’amis, même s'il y a beaucoup de gens qui m'aiment.Je suis toute seule avec ce mal-là.» «On dirait que t’as le goût de vivre des sensations fortes aussi.Quand t’es triste, t’as plaisir à être super down pis de le vivre intensément.» Sur l’éducation «Aujourd'hui, tu te lèves pis tu vas à l’école parce que plus tard y faut que t’aies une bonne job.Tu passes ta vie à bâtir un avenir qu'on dirait que tu rejoins jamais.Faut tout l’temps que tu continues parce que ça s'attrape jamais.» «Ils nous disent pas ce qu ’il faut faire.pour être riches en dedans.» Brian Myles T Livre /lionet itt Mouti > | 04‘ .\ .**£ Calendrier /lionet TASCHEN fe,u.Vaoe arec fleur, de voie Monet Forfaits Un cadeau original et deux billets à compter de Ofl95$ Bouteille de vin rouge ou blanc —cuvée Monet- seulement SSr ¦•'fr-.VrTV*» N achetez pas de cadeaux, offrez des chefs-d’œuvre.La Boutique du Musée des beaux-arts de Montréal vous propose en exclusivité les forfaits Monet.Ils comprennent deux billets pour l’exposition Monet à Giverny et, au choix, un calendrier, une bouteille de vin (rouge ou blanc), un vase avec fleurs de soie ou un livre, tous inspirés des œuvres de Monet.Réservez vos places pour l’exposition Monet à Giverny : chefo-à’œuvre du MiméeMannottan, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal, du 28 janvier au 9 mai 1999.Billets offerts en pré-vente à la Billetterie du Musée, au réseau Admission, (514) 790-1245 ou 1 877 55MONET ou par Voyages American Express, ajViericani 1 888 414-8747.œs rabais habituellement accordés par le Musée ne peuvent être appliqués à l'achat de forfaits Monet.Boutique du Musée, 1590, rue Sherbrooke Ouest I loraire des lûtes Lundi au vendredi, de 1 1 h à 21 h Excepté le jeudi 24 décembre, de I 1 h h 17 h Samedi et dimanche, de I I h à 18 h Information: 285-1600, poste 544 MUS H H DLS BLAUX-ARTS l)b MONTHLAL ( MAUVE: Un outil d'intervention auprès des jeunes en détresse SUITE DE LA PAGE H 1 «à une intensité incroyable».«Chaque moment nous affecte», avoue-t-elle.La jeune femme a vécu avec Mauve une expérience inoubliable.Elle navigue régulièrement sur le cédérom, tombe sur des jeunes qu’elle a interviewés.Certains ados ne lui ont parlé qu’une seule fois, et ils sont sortis du cadre de la caméra et de sa vie à tout jamais.«Mais quand je les entends parler sur le cédérom et que je les vois, on dirait que je les connais.» «L’adolescence, c’est une période tellement unique dans notre vie et ça ne revient plus, poursuit-elle.C'est mal compris des adultes.Ils ont été eux aussi des adolescents, mais aussitôt qu 'ils sortent de l’adolescence, on dirait qu’ils oublient.» ' Jean-Emmanuel Allard n’a pas oublié l’insoutenable gravité de l’adolescence.«Manu», comme le surnomme Anouk Lavoie-Orlick, «c’est le perpétuel adolescent».Lui et ses deux associés de Pentafolio, Jean-Pierre Bé-land et Stéphanie Pelo, en ont arraché pour créer Mauve.«Au moment de la récession, on a à peu près tout perdu.On a dû travailler trois ans bénévolement pour renflouer la compagnie, explique M.Manu.Après trois ans de travail bénévole, on s’est dit: “Qu’est-ce qu'on fait?On ferme les portes ou on fonce?" On s’est dit: “On prend une dernière chance, on va dans le multimédia."» Mauve allait devenir la première incursion de Pentafolio dans le domaine du multimédia, un art que les trois associés ont appris sur le tas, soit Jean-Emmanuel Allard, d’Ayl-mer, et le couple Béland-Pelç, de Clarence Creek en Ontario.«A aucun moment on n ’a eu assez d’argent pour planifier quelque chose», se rappelle Jean-Emmanuel Allard.C’est grâce au dévouement des jeunes, au bénévolat, à la participation de Mé- diaspaul et à l’intervention d’une chercheure et experte-conseil.de Santé Canada que Mauvp a vu le jour.Cette employée de l’Etat, c’est Natacha Joubert.«Elle y a cru», la/i-ce M.Allard, qui explique que l’engagement moral de Mme Joubert a permis à Pentafolio d’obtenir un jkHi d’argent de Santé Canada pour réaliser la recherche de base.«Si n’avait pas été de Natacha Joubert, qui a persuadé d'autres intervenants de la pertinence du projet, on ne l'aurait pas fait», affirme le réalisateur de Mauve.Le cédérom risque cependant de ne pas faire ses frais, comme c’est souvent le cas dans le domajne émergent du multimédia.Il faudrait vendre 10 000 copies du cédérom à 140 $ pièce pour que le navire soit à (lot, estime Jean-Emmanuel Allard.A l’heure actuelle, une centaine d’exemplaires de Mauve ont troqyé preneurs au Québec.«Iws ventes sont très très lentes, avoue M.Allard.C’êst trop nouveau.» Mauve coûte 140 $, un prix plutôt dissuasif pour un adolescent.Maille produit rejoint sa clientèle par la bande.Les acheteurs sont essentiellement des commissions scolaires, des écoles secondaires et des centres communautaires.Mauve sert d'outil complémentaire pour l’intervention auprès des jeunes en détresse.Vivre l’adolescence, dans les années 90, «on dirait que ça devient plus agressant, estime Anouk Lavoie-Or-lick.Il y a tellement de psychologie qui s'applique aux adolescents.On essaie trop de décortiquer les ados.On dirait qu 'on met tellement l’accent sur les problèmes potentiels de l’adolescence qu'on oublie que c’est un passage naturel dans la vie»., Mauve est en quelque sorte conçu comme un exutoire pour les jeunes, un des rares espaces leur étant complètement dédiés.Les Artistes à l'école Inscription pour l'année scolaire 1999-2000 Les artistes qui désirent offrir des ateliers dans les écoles au cours de l'année scolaire 1999-2000 ont jusqu'au 22 janvier 1999 pour soumettre un projet.Le programme Les Artistes à l'école permet à des milliers d'élèves de participer à des ateliers spécialement conçus pour eux par des artistes.Les ateliers choisis seront inscrits dans un répertoire qui sera distribué dans toutes les écoles primaires et secondaires du Québec.Pour présenter un projet, les artistes professionnels doivent être actifs dans l'une ou l'autre des disciplines suivantes : théâtre, musique, danse, chanson, arts visuels', nouveaux médias, bande dessinée, métiers d'art, cinéma, vidéo, arts du cirque, architecture, architecture du paysage, design, pratiques multidisciplinaires et arts traditionnels.Les candidats doivent mettre en relief les objectifs artistiques et éducatifs de l'atelier proposé.On peut obtenir des renseignements supplémentaires sur les modalités du programme et le contenu du dossier de candidature auprès des directions régionales du ministère de la Culture et des Communications et dans le site du Ministère à http://www.mcc.gouv.qc.ca.Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications Québec u a a n t £ I.K I) K V OIK, I, E S S A M EDI 12 E T I) I M A X < Il E I K I) K s6cist www mi/.iwi ?r»ï>::* wsw, m.~.w.v.xm m-MBWiMKlMi K” ¦ •- Mfwcôïîa - ¦ » HW SL • rju.i'OW/.\j :¦< mro ¥.«m Bwe ttt WEJ» uj #«05 Ramict ci lt4iHi«nut VLE PmJuon» I viurtiK hn-tmc Gulin I SI (Ol’RoDU IION l!N111 Ms \l MNWKPF HI DIMSPWMHX.'TTON ILMUMNDE if TAM .UlIfNWIlMS W.n UOMIDM ( cfilmioc »«iuntiparil RIMV.I.s jua bpaitki| CINÉPLEX ODÊON LASALLE (Place)?é.CINÉPLEX ODÉON LAVAL (Carrefour) ?a st-eustacheV x b CINÉPLEX ODÊON BROSSARD ?a.ar CINÉPLEX ODÊON BOUCHERVILLE ?& CINÉMA 9 GATINEAU ?x b MAISON OU CINÉMA GALERIES STHYACINTHE CARREFpUFLPU NORO SHERBROOKE ST HYACINTHE ST-JEROME ?G FLEUR DÇ LYS TROIS-RIVIERES & CINÉMA PINE STE-ADELE I !•: I) K V IM I! .I.K S S A M V.I) I 12 K T I) I M A N (' Il E I 3 I) E C E M li Il E I !> II 8 B 6 -A.Eïï » ms a.¦—— w gaëfi ¦ ?THÉÂTRE Avoir des antennes ou pas Johanne Madore et Pierre Roman Przysiezniak sortent leur Antennaë • -«a Messiei earf Hervé Guay, Le Devoir .Raymond Bernatchez.La Presse «En définitive, je n'ai pas pu applaudir après tellement j etais emu, sous très fort.» Michel Vais, Midi-Culture/SRC «Une oeuvre-choc, poignante et âpre, qui atteint tepublic en' Ptonwur.hnnlpverse dans le rôle de cette femme brisee par les guerres fratncraes.i avechbeaucoup de justesse sa psy verbomotnce e.pleine de bonne voie «e.le choc.C'est un texte que j’ai vues Montréal ExpressJSRC du 2 au 20 décembre 1998 Les samedis et dimanches à 1 5 h Billets en vente {ofajL (514)288-7211 \y- " 245.rue Ontario Est Métro Berri-UQAM Métro Sherbrooke A ' ai r* 5I4 790 1245 800 361 4595 Li: dkvoih Les certificats-cadeaux et let brochure de saison sont disponibles h la billeterie au 245, rue Ontario Est de midi à !7 h en semaine et de 10 h à 16 h la fin de semaine Téléphone : (514) 288-7211 Concepteurs : Marie-Claude Pelletier, Sonoyo Nishikawa et Jean-Frédéric Messier Le théâtre jeune public, tout un monde à découvrir ! Antennaë, c’est «le voyage poétique de deux personnages en constante métamorphose à travers le temps et l’espace» ERIC FERLAND Johanne Madore et Pierre Roman Przysiezniak dans une scène A'Antennaë.présente en quelque sorte l’élément sacré, une espèce de jardin sacré, un élément mémoriel et essentiel, poursuit la metteuse en scène Johanne Madore.Im ville représente le côté plus profane de la vie.» Des tableaux plus ou moins «surréels» s’enchaînent entre ces deux pôles.Les techniques de jeux et de scènes s’enchevêtrent.La mise en scène utilise des masques, des ombres chinoises, des personnages rétro-éclairés, des chorégraphies et de l’improvisation, de la musique live, des textes enregistrés, et puis les sons produits au contact des panneaux de «la boîte», évidemment.Le descriptif d'Antennaë parle encore d’une volonté de synthèse entre de la performance brute, la Ge-samtkunstwerk, une œuvre d’art totale, rêvée autrefois par les artisans de la scène allemands, et puis le théâtre du pauvre.«On a beaucoup travaillé, beaucoup cherché, mais finalement, on a réalisé le spectacle avec très peu de moyens, précise la metteuse en scè- Vous cherchez un cadeau original à offrir à un enfant que vous aimez ?Sortez des sentiers battus avec un certificat-cadeau de la Maison Théâtre.Maison de la culture Frontenac Appel de dossiers - Arts visuels La maison de la culture Frontenac prépare une exposition collective intitulée OBJETS PERDUS.L'exposition, présentée au mois d'avril 1999, regroupera les oeuvres de ieunes artistes MONTRÉALAIS QUI INTERROGENT DANS LEUR PRATIQUE LES DIVERS SIGNES CULTURELS, L'IDENTITÉ CULTURELLE ET ACCORDENT UNE IMPORTANCE PARTICULIÈRE AUX OBIETS DONT LES CONSONANCES RAPPELLENT LES NOTIONS: • D'EMPREINTE / TRACE • D'ACCUMULATION / FABRICATION • d’emprunt /détournement • DE DÉCONTEXTUALISATION / recontextualisation • DE COLLECTION / FOUILLE • DE CONFRONTATION / COHABITATION DES SICNES Nous SOMMES A LA RECHERCHE DE DOSSIERS S'INSCRIVANT DANS LA THÉMATIQUE DE CETTE EXPOSITION.Sont invités à soumettre un proiet, les ieunes artistes en art actuel : • EN DÉBUT DE CARRIÈRE (N'AYANT PAS PLUS DE 1 O ANS DE PRATIQUE) • RÉSIDANT ET TRAVAILLANT À MONTRÉAL Sont admissibles : • LES PROJETS EN COURS OU LES OEUVRES RÉCENTES • LES ŒUVRES BIDIMENSIONNELLES ET TRIDIMENSIONNELLES, LES INSTALLATIONS ET LES TECHNIQUES MIXTES NE DÉPASSANT PAS 8' DE LONCUEUR X 8' DE LARGEUR ET X 8' DE HAUTEUR.Si VOTRE DÉMARCHE ARTISTIQUE S'INSCRIT DANS CE PRO|ET, VEUILLEZ NOUS SOUMETTRE UNE OU DES OEUVRES (MAXIMUM DE 3 OEUVRES) nous Faire parvenir un petit dossier comprenant : • 2 À 3 diapositives ou photographies de l'œuvre ou des oeuvres soumises • UN BREF CURRICULUM VITAE • UN COURT TEXTE SUR VOTRE DÉMARCHE • UNE ENVELOPPE DE RETOUR PRÉ-ADRESSÉE ET PRÉ-AFFRANCHIE À l'adresse suivante : Renseignements : 872-7882 OBJET PERDUS DATE LIMITE : Le 12 ianvier 1999 A/S : Caroline Cardin Les artistes recevront une réponse Maison de la culture Frontenac gW au mois de février 1999.2550, rue Ontario Est Montréal, (Québec), H2K 1W7 Ville de Montréal Une création du Théâtre des Confettis présentée par la Maison Théâtre à 10 ans « De l’esthétique de bande dessinée à la poésie (rimée !) des textes, tout contribue à faire d’Un éléphant dans le cœur une belle réussite d’une grande originalité.» Rémy Charest, Le Devoir Texte et mise en scène : Jean-Frédéric Messier Distribution : Marie-France Duquette et Pierre-François Legendre ,^mrecx I f ne.La scénographie nous a coûté quoi, mille piastres?» Son compliije confirme la petitesse des moyens en rigolant un bon coup avant d’encha-ner sur un certain charme paradoxil de la création dans ces conditions.«Nous avons compensé \e manque d’argent par llp créativité», dit-il fièrement, avant que Madone reprenne le fil de soh commentaire.«Quand je travaillais pour Carbone 14, souvent, on ne voyait la pièce prendre forme que la veille de la première.Cette fois, au contraire, on a tenté d’écrire le théâtre visuel, le théâtre du corps.Les différents éléments de la production on évolué de concert, en même temps, en se répondant même.» : On ne peut évidemment pas s’empêcher d’établir des parallèles avec certaines productions de Carbone 14, particulièrement les dernières, comme L'Hiver.Johanne Madore, qui a jiassé de longues et belles années au sein de la troupe de Gilles Maheu ne renie absolument jias ses origines.Elle faisait partie de la tournée des Ames mortes.Elle a quitté la troupe lentement, par retrait progressif, au bout d’un iirocessus qui a duré deux ans.«Pendant ce temps-là, j’ài commencé des laboratoires, justement pour retrouver un ton personnel.C'est aussi pour ça que j’ai voulu travailler avec d’autres artistes, venus d’autres disciplines, pour me ressourcer.J'espèfi avoir trouvé et m'être retrouvé avec Antennaë.» Pierre Roman Przysiezniak, concepteur visuel et scénariste.Leur Antennaë, présenté comme un «conte multidisciplinaire», ne sera à l’affiche que trois soirs: jeudi, vendredi et samedi prochains, à 2()h, à Montréal, au Tliéâtre La Chapelle.Et c’est quoi?D’abord et avant tout le fruit d’une longue et lente exploration.Ixi bande des Rugissants, qui a exploré toutes sortes d’avenues, rugit en tous sens, de tous côtés, depuis jilus d’un an, pour accoucher de cette production à cheval sur le théâtre, la danse et les arts visuels multimédias.Un temps, les comédiens-danseurs ont même porté sur eux un lourd équipement technique.«J’avais l’air d’un joueur de hockey», dit Johanne Madore.Les encombrantes prothèses ont donc été abandonnées.I\iis Pierre Przysiezniak a commencé â écrire un scénario autour de l’idée d’un personnage évoluant entre deux parois.«On a poussé à partir de là, dit-il, avec une méthode de travail qui nous permettait des allers-retours entre les improvisations et l’écriture, jusqu'à composer des tableaux, progressivement organisés.» Finalement le scénographe Przysiezniak a accouché d’un gros bloc multimédia, un caisson en matériaux opaques ou transparents, bourré de micros, avec une corniche, des corbeaux.«C’est l'élément formel, dit le concepteur.L’essentiel demeure ce que l’on dit avec cette boîte, la narration, notre histoire.» Périple poétique Alors, justement, What's in this name?Que diffuse cet Antennaë?Essentiellement le voyage poétique de deux personnages, joués et dansés par Madore et Pierre-André Côté, un ex-danseur de la compagnie O Vertigo «U voyage poétique de deux personnages en constante métamorphose à travers le temps et l’espace», dit le résumé de la pièce.En entrevue, il est question de la montagne, du mont Royal, depuis toujours jusqu’à maintenant.«J’ai même fait de la recherche pour essayer de retrouver des contes amérindiens où il serait question de la montagne, dit le scénariste Przysiezniak.Les associations culturelles amérindiennes que j’ai consultées m'ont renvoyé au récit de voyage de Jacques Cartier.» Il est aussi question de la ville.«La montagne re- Un nouveau collectif baptisé Les Rugissants crée «un conte multidisciplinaire», baptisé Antennaë, au Théâtre üi Chapelle, à Montréal.Encore du multimédia?Oui, mais avec si peu de moyens qu’on doit parler d’un théâtre technologique du pauvre.STEPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Inutile de chercher Antennaë dans le Petit Robert 1, ni dans le 2 d’ailleurs.Ix* mot nouveau a été forgé à partir d’antenne et d’Athènes, avec une petite fioriture finale, vaguement amérindienne, pour baptiser le premier spectacle des Rugissants, un collectif formé pour l’occasion.La troupe a été rassemblée par Johanne Madore, un ex-membre de Carbone 14, et FRIC FERLAND Johanne Madore dans Antennaë, mot nouveau forgé à partir d’antenne et d’Athènes, avec une petite fioriture finale, vaguement amérindienne.la lemme comme charnu de bataille de matéï visniec du 17 novembre au 13 décembre 1998 Supplémentaires du 15 au 20 décembre! THEATRE ESPACE LA VEILLÉE BANQUE LAURENTIE.NNE partenaire majeur une production le groupe de la veillée, présentée dans le théâtre intime, mise en scène Claude lemieux.avec tania kontoyanni et cary lawrence.scénographie et éclairages Claude goyette.bande sonore et images Philippe laliberté.1371, rue Ontario est.réservations S26-6S82, réseau admission 790-1248 Publicité Sauvace t-Gcba oÇÇqz La pLanète 4V suco Envoyez vos dons : 3680, rue Jeanne-Mance Bureau 410 Montréal (Québec) H2X 2K5 (514)982-6622 1-800-471-SUCO www.suco.org I.K I» !•: V 0 I R;.I.K S S A M K I) I 12 K T l> I M A N ( Il K I II I) K < K M H H E I !l il K Les iconoclastes (TAntitube persistent et signent Des mordus du cinéma résistent encore et toujours aux assauts répétés d’Hollywood ü 1 s’- Tarole cm üwîtGUAY O j^écUa yjffez La planète O suco Envoyez vos dons : 3680, rue Jeanne-Mance Bureau 410 Montréal (Québec) H2X 2K5 (514) 982-6622 1-800-471-SUCO www.suco.org n ?ftufer cCe fecutet truuAtUCCeuM et truwcUiteuMû de- vHOHtnéal ittc.Le Foyer de jeunes travailleurs, partenaire de l'entreprise privée Omni VINCENT DESAUTELS CORRESPONDANT DU DEVOIR A QUEBEC Leur bureau est situé clans un vieil immeuble de la rue Saint-Joseph donnant sur le Mail Saint-Roch.Trois étages à grimper par un étroit escalier de bois ou par un ascenseur aussi vétuste qu'exigu mènent à quelques portes disséminées dans un long corridor.Sur chacune d’elles, une vitre en verre dépoli reflète tristement la lumière des néons.Un vrai décor de Private Eye, digne des meilleurs romans de Chandler ou de Hammett.Seule différence: aux abords du bureau d’An-titube, des affiches de couleurs claironnent les diverses soirées de projection qu’organise ce regroupement dédié à la diffusion d’art cinématographique et vidéographique.C’est un peu le lot des organismes culturels que d’investir le centre-ville, de profiter de ses loyers modiques tout en lui insufflant une vitalité qui finit par être contagieuse.Question de commodité, mais aussi question de conviction: Antitube, comme bien d’autres, croit au centre-ville et espère s’y établir un jour de façon définitive, lorsque les instances politiques pousseront leur appui moral jusqu’à un appui financier substantiel.En attendant, Fabrice Montai change périodiquement de statut au sein de l’organisme, de programmateur — lorsque les finances lui permettent un salaire — à président — quand les vivres sont coupées.Antitube est encore jeune pour un organisme de son calibre et les trois dernières années lui ont servi de banc d’essai pour établir sa crédibilité auprès du milieu culturel.Au départ, les plans étaient tout autres: Antitube, né dans l’esprit de quelques cinéphiles, proposait carrément d’installer l’équivalent d’une cinémathèque à Québec: un lieu subventionné consacré à la diffusion d’un cinéma différent.Un espace de mémoire pour les images en mouvement, qui aurait offert une solution de rechange au monolithisme du cinéma commercial.A l’heure où certains voient Québec comme une ville de cinéma parce que plus d’une quarantaine de salles présentent toutes le même produit, à l’heure où l’un de ses cinémas de banlieue fracasse des records d’assistance pour Titanic, il demeure impératif que Québec, qui se targue d’être une capitale, dispose d’un accès établi à autre chose que la logique industrielle hollywoodienne.Les images animées, qu’elles soient cinématographiques ou vidéo, restent après tout la forme d’art par excellence de ce siècle qui s’achève; encore faut-il être en mesure d’en prendre connaissance dans toute sa diversité.«Bibitte» politique L’idée était bonne, l’idée demeure.Il n’y a que cette solution d’une salle permanente pour empêcher que sombrent dans l’oubli les patrimoines cinématographiques tant québécois que mondial.«Il y a un intérêt pour qu'une telle salle existe.Mais il reste qu’une salle, c’est avant tout une bibitte politique, considère Fabrice Montai.Pourtant, un développement culturel comme celui qu’avance Antitube me semble fondamental.On s'interroge beaucoup sur les volontés politiques.Ce qu'on propose, c’est plus important qu’un festival de cinéma, c’est un travail au quotidien.» Les premières démarches du regroupement étaient mal tombées, en plein moratoire sur les équipements culturels.Les cinéphiles déterminés, qui croyaient que leur idée de salle allait de soi, ont dû retourner à leurs devis et faire leurs devoirs.«Entre-temps, nous avons appris nos métiers de programmateurs; ces dernières années ont constitué un bon exercice de diffusion.Nous sommes Les images animées restent la forme d’art par excellence de ce siècle qui s’achève aujourd’hui considérés comme un groupe notoire dans le domaine», explique Fabrice Montai.Lui et son équipe ont trouvé des salles, préparé des projections, monté des programmes et gagné ainsi une expertise enviable qui les mènera bientôt jusqu’au Printemps du Québec à Paris, en tant que consultants en programmation.Iœ Musée de la civilisation, d’autre part, a développé avec eux une collaboration fertile: Antitube agit comme programmateur prioritaire du musée, en matière de vidéo et de cinéma.La plupart des soirées de projection d’Antitube s’y déroulent régulièrement depuis deux ans.Initiatives pertinentes «Nous avons doublé notre temps d’écran», annonce d’ailleurs fièrement Fabrice Montai.Antitube fait effectivement sentir sa présence à Québec; ses programmations augmentent en nombre et ne perdent rien en pertinence.Cet automne, l’organisme s’est attelé à une vaste rétrospective consacrée à Robert Morin.L’événement s’est achevé par une rencontre entre le vidéaste et le public dans une salle bondée où les échanges ont dépassé les délais prévus.«Je ne suis pas un fou de ce genre d'échanges, raconte Fabrice Montai, mais quand je vois ça, quand ça lève à ce point, je suis content de voir l’impact qu'on peut obtenir.» Antitube y est aussi allé d’une rétrospective Jutra, d’un programme de films sur le cirque commandé par le Musée de la civilisation, de soirées thématiques sur Pile aux Coudres, qui mettaient en rapport les œuvres de Pierre Perrault avec celles de cinéastes plus jeunes.Et combien d’autres encore, qui totalisent plus d’une centaine de soirées de projection sur deux ans.A travers ces programmes se glisse toujours le souci d’aller plus loin que les films présentés en explorant une œuvre à fond pour mieux cerner un cinéaste ou en confrontant différents univers pour mieux aborder un thème précis.«Nos programmations vont dans des sens divers, estime Montai, mais on s'est donné un SOURCE ANTITUBE Antitube fait sentir sa présence à Québec; ses programmations augmentent en nombre et ne perdent rien en pertinence.D’ici peu, on pourra voir par exemple les films de Francisco Ruiz, d’Aleksandr Socurov et de Lydie Jean-dit-Pannel.mandat à la fois éducatif, mémoriel et de découverte, pour témoigner aussi de l’art vivant.» Les projections à venir le montrent bien: sera présenté cette semaine un document du vidéaste espagnol Francisco Ruiz de Infante, puis Mère et fils, le long métrage du cinéaste russe Aleksandr Sokurov.En janvier suivra Cet homme dit Delon, un programme sur l’acteur français Alain Delon, ainsi qu'une rétrospective des «blitz» de l’ONF, ces tournages majeurs qui mobilisaient tout le personnel de l'Office pour de grands événements.«On veut dépoussiérer l'itnage des documentaires de l’ONF et la vision historique qu'on a du cinéma au Québec.» Qui pourrait contester la démarche?Peut-être un jour prochain Antitube aura-t-il un lieu bien à lui pour y donner suite.En attendant, c’est dans un décor de polar de série B que s’élaborent les initiatives les plus pertinentes en matière de cinéma à Québec.Service de garderie le samedi et le dimanche en matinée sur réservation seulement '93 Metro Laurier www.rideauvert.qc.ca etei zaA unt unrumet Du 23 novembre au 19 décembre 1998, le Nouveau Théâtre Expérimental envahit Espace Libre et le transforme en temple des mots avec UNE ÉTUDE THÉÂTRALE DE Jean-Pierre Ronfard et Sylvie Daigle AVEC Martin Dion Emmanuelle Jimenez Pascale Montpetit Marie-Josée Picard Marcel Pomerlo Jean-Pierre Ronfard DIRECTION TECHNIQUE Pierre Charbel Massoud Du mardi au samedi à 20H30 Entrée: 15$ et aussi Les soirees romanesques Tous les lundis à 20H30 Alexandrine Agostini lit à Suzanne Jacob - en 4 épisodes successifs -le roman de Suzanne Jacob, L'Obéissance.Entrée: 5$ Forfait 4 soirées: 15$ Contes "Ste table Tous les jeudis à 22H30 Patrick Peuvion raconte Les histoires de la rue de Lorimier de Gaétan Lavoie Tous les vendredis à 22H30 André Lemelin raconte Contes inventés de l'Abitibi d'André Lemelin Tous les samedis à 22H30 Anne Dandurand raconte Contes à fleur de peau d'Anne Dandurand Entrée: 10$ poète 1 fait du chapeau Tous les vendredis et samedis à 17h30 Christian Vézina dit des poèmes tirés au sort par le public.Entrée: 10$ Le temple des mots DU 23 NOVEMBRE AU 19 DÉCEMBRE 1998 RÉSERVATIONS: 521-4191 UNE PRODUCTION DU Nouveau Théâtre Expérimental espace libre 1945 Fullum métro Frontenac LE DEVOIR vÇ- REPRISE EXCEPTIONNELLE du 10 au 19 décembre 1998 et du 5 au 10 janvier 1999 théâtre du rideau vert présente en collaboration avec L ~ GRACE bt GLORIA « Toute la beauté de la vie ! » Tom Ziegler Traduction : Michel Tremblay Mise en scène : Denise Filiatrault Linda Sorgini et Viola Léger 6902 JAMB STEWART KIM NOVAK wjWREOHIKHianCS MASTERPIECE VEPTIBO iinisiivc iitiins KINGDOM u anc iâ mm mwrn/m'>' 1 < r SlftciN it» Twe rai»* § ili ii «dh» Ce Noël, échan ez des histoires! HARHISOK f-GRE; - ai-icï nu ri rien A HVMn • ¦ .l'A- • *ï' nooeamw-s CABARET i«»w c«*t«5ir >uni cr«c*âtw NEIGES •* r*î» ¦* *«m< »•>»• mollit s ROCKET X La collection MEMOIRE y mnm PUülîE IWRUG DEREFI %a\J MAURICE RICHARD âr ?trâfl ccirnttt VXiViiOI' teffiStii,' ,:iyâJÉS* Planet c the Apes (coffret v i Inx ou vf) 49 cm t \.I: .1:.i__!.• i (Jette exposition est organisée en collabora avec le Musée cantonal des Beaux-Arts de I .a usa une.Elle bénéficie du soutien de PRO HELVETIA lotulation suisse pour la culture / Arts Council of Switzerland.PR# ! Il .L VI I IA • Parc des Cbamps-dc-Bataille Québec GIR 5.H3 (41 H) 643-2150 http://www.nidq.org I lettres d’ouverture: Du mardi au dimanche de II b à 17 li 45 : le mercredi jusqu'à 20 b 45; fermé le lundi.l e Musée du Québec est subventionné par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.Droits d’entrée (taxes incluses): Adultes: S,75 S Aînés (65 ans et plus) : 4,75 $ Etudiants: 2,75 S Moins de 16 ans: gratuit.Du 8 octobre 1^8 au 5 janvier lyyy Voyez les plus beaux paysages de Rome, Naples, Sicile et Malte tels qu’ils ont été représentés par un.virtuose de l’aquarelle, l’artiste suisse Abraham-Louis-Rodolphe Oucros (1748-1810).Catalogue tic l’exposition en vente à la Librairie-boutique ilu Musée.MUSÉE DU QUÉBEC SS Centre Canadien d’Architecture 1920, rue Baile, Montréal Le CCA remercie la Fondation de la famille J.W.McConnell de son appui généreux aux programmes publics.Le CCA bénéficie du soutien du ministère du Patrimoine canadien, du ministère de la Culture et des Communications du Québec, du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal.Banque de Montreal BANQUE ROYALE LIBERTÉ Embarquement pour Katsura : Irene F.Whittome au CCA Avec les yeux on peut voir le katsura, maison ne peut avec les mains le toucher.du 9 décembre 1998 au 28 mars 1999 En complément de l’exposition : visites commentées, ateliers de création pour la famille et programme scolaire; catalogue en vente à la Librairie du CCA.Renseignements : 514 939.7026 ou www.cca.qc.ca CCA ?POEMES BARBARES -[PEINTURES ET AQUARELLES 1997-1998 Jean McEwen Galerie Simon Blais 4521, rue Clark Jusqu’au 30 janvier BERNARD LAMARCHE I Les apparitions du peintre Jean McEweji, lauréat cette année du [prix Paul-Emile Borduas, se sont faites plus épisodiques ces derrières années.La dernière exposition d’importance du peintre re-jmonte à 1995, alors que la galerie 1 Simon Blais, où sont de nouveau ac-Icrochées ses œuvres aujourd’hui, E' résentait une série d’aquarelles.es apparitions de McEwen ont été ¦ moins fréquentes, mais n’empêche ! qu’elles ont été marquantes à plus ; d’un égard.On se souvient de ce ta-;bleau dérangeant placé sur les ci-jmaises de Peinture peinture l’été (dernier.Ses verts, badigeonnés sur ‘les violets, reprenaient la partition [verticale qu’on reconnaît au peintre ! depuis des années, mais semblaient [actualiser cette peinture préoccupée depuis toujours de champs colorés.Non pas que le feuilleté des [couleurs superposées délaissait la jplanéité trouble des précédentes [textures colorées, mais les teintes •employées, plus criardes, moins' | usitées, jouant d’effets presque repoussants, annonçaient peut-être un virage.: Cette impression d’alors, il est Poème barbare 11° 13, que jamais l’expression libre par la couleur, ce retour (sans doute accidentel) à des structures qui font moins strictement écho à la forme tabulaire aligne ces toiles sur des propos davantage naturalistes, que des toiles précédentes ne reniaient pas nécessairement non plus.Pour ce qui est des aquarelles aussi présentes dans l’exposition chez Simon Blais, on excusera un manque de sensibilité à pouvoir ap- , de Jean McEwen précier la transposition des schèmes colorés à ce mode d’expression qui, à notre avis, se prête mal aux formes de McEwen.Comme si les réserves de blanc dans les aquarelles diluaient l’intensité des effets en même temps que les couleurs.Alors, cette phrase de Matisse ne serait peut-être pas aussi appropriée qu’elle semblait l’être.Pour présenter ses meilleurs atours, la peinture de McEwen pas- SOURCE LES -(OU COUPS se par une saturation de la surface.Ensuite, la surface est prise en charge par les textures appuyées par la gestuelle.Pour sa part, le Poème barbare n° 13 constitue un fait d’arme accompli.Ne serait-ce que pour ce tableau très réussi, et pour d’autres beaux moments de peinture que réserve cette nouvelle production de ce peintre aguerri, l’exposition vaut le détour.& m.afl «T Boutique DU MUSÉE Plus de 3 000 autres objets tout aussi distinctifs et originaux.Entrée libre à la boutique par la rue Saint-Paul.Ouvert de 11 à 18 h.Fermé le lundi.La Boutique Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 150, rue Saint-Paul Ouest Vieux-Montréal (Québec) Téléphone : (514) 872-9150 Le règne de la couleur possible de la mesurer devant les toiles que la galerie Simon Blais présente aujourd’hui, publication à l’appui.Ces Poèmes barbares — «Un mot qu’une dame a utilisé en face de mes tableaux, un qualificatif merveilleux que j'ai gardé.Barbare, ça veut dire inconnu», nous disait le peintre en entrevue — poursuivent une démarche sans doute plus radicale dans la réunion des couleurs sur une même toile.Dans ces toiles récentes de McEwen, la syntaxe des formes demeure stable — la toile verticale est encore scindée en deux zones symétriquement disposées en fonction d’un centre qui tient lieu d’une cassure et d’une ouverture dans les profondeurs de la couleur.Les couleurs, peut-être moins terreuses que ce qu’elles ont été dans des séries précédentes, n’ont peut-être jamais été, sauf exception, aussi lumineuses que pour cette nouvelle série.Ainsi, on retrouve dans ces toiles un peu de cette phrase écrite autrefois par Matisse: «La couleur n’est jamais une question de quantité mais de choix.» Cette phrase parle notamment de la syntaxe des couleurs réunies sur la toile, et des formes et des effets quelles induisent.Et la peinture de McEwen, bien quelle investisse depuis des années les mêmes structures, n’a jamais été à court d’effets.Sur plus de 50 années de production, c’est un fait non négligeable.L’inconnu Dans ces toiles récentes, la cou- leur joue un rôle plus actif, explosif.De petites zones de couleurs ponctuelles viennent rythmer et bousculer les plages de couleur étendue.Plus vives, les couleurs tournent au jaune soufre, aux oranges et aux rouges, pour revenir à l’occasion dans des tonalités plus sombres, des bourgognes et des gris.Toutes ces couleurs sont organisées de manière à former, à même les structures verticales de la peinture, des entrelacs, qui révèlent les couches inférieures de pigment.C’est ce qui a depuis longtemps fait l’intérêt de cette peinture, de donner lieu à des dialogues entre les couches inférieures et supérieures de couleur.Ce qui ne revient pas à dire que cette peinture est totalement inédite.Même que cette peinture pourrait être lue comme si quelques accents venaient la marquer d’une libre figuration perçant de nouveau (McEwen a débuté comme peintre figuratif).En fait, cette figuration, plus suggérée qu’autrement, se retrouve dans les structures des toiles.Une ligne d’horizon revient, absente des toiles où le champ coloré est plus unifié.Des plans semblent se succéder dans une sorte de perspective, plutôt que d’être superposés.Les références au paysage n’avaient plus cours dans la production de McEwen et reviennent paradoxalement alors que le peintre nous dit qu’il a terminé cette série «en réaction» à certains tableaux qu’il a vus lors de Peinture peinture, qui pour lui manquaient de vie.Au moment où le peintre prône plus Jeu de tictacto créé en exclusivité pour Pointe-à-Callière.Pointe-à-Callière -,v\- Fz&e&t ‘ *hién I'AUDEMIl ? ets exposition jusqu’au 10 janvier 1999 entrée libre Maison de la culture Marie-Uguay 6052, boulevard Monk métro : Monk, autobus 36 Est Renseignements : 872-204-1 http://www.ville.montreal.qc.ca/maisons Ville de Montréal 1.K 1) !•: V O 1 It .1.E S S A M K I) 1 1 2 E T l> 1 M A X < Il E 1 3 11 K C E M K It E 1 !) !) 8 B 1 \t, : r MM 5ÏÎ ÎTtl i D i H * Borduas photographe U o p-1 w h-1 -pez (dont le yéyé hilarant du Temps des guitares), ce qui n’est pas souvent une heureuse chose.Et pour le temps des Fêtes, le disque de Rossi le Corse permet de rester dans le bon esprit, puisque c’est par ses bons soins que fut popularisée la chanson Petit Papa Noël.Ho ho ho tchi-tchi?R.C.Concours de musique électroacoustique de Bourges : L'ESPACE DU SON vous propose d'écouter quelques œuvres lauréates.Une émission de Mario Gauthier Ce soir à 22 h 45 FIMAV 1998 : Découvrez Queen Mab avec Lori Freedman et Marilyn Lerner.Une émission d'Hélène Prévost Dimanche à 21 h 30 Les Radio-concerts de la Chaîne culturelle vous proposent de magnifiques rendez-vous en soirée : L'ensemble Les Idées heureuses, dirigé par Geneviève Soly, avec Suzie LeBlanc, soprano, Daniel Taylor, alto, Markus Brutscher, ténor, et Normand Richard, baryton basse, interprètent des œuvres de J.S.Bach.Anim.Françoise Davoine Réal.Christiane LeBlanc Lundi à 20 h Et la soprano Karina Gauvin et le pianiste Michael McMahon vous offrent un concert de Noël.Anim.Michel Keable Réal.Richard Lavallée et Kelly Rice Mardi à 20 h De quoi demain sera-t-il fait?À découvrir dans Les Inventeurs du futur, une série de six émissions produites en collaboration avec la Communauté des Radios publiques de langue française à SANS FRONTIÈRES.Cette semaine : Le futur des climats de la planète, une production de Radio France.Réal.Anne Dubois Lundi à 22 h La sélection de RAYON MUSIQUE des meilleurs disques compacts classiques à offrir en cadeau à Noël en direct de la librairie Champigny, rue Saint-Denis à Montréal.Courez la chance de gagner un coffret de 30 disques compacts d'Harmonia Mundi.Anim.Johanne Laurendeau Réal.Michèle Vaudry Samedi 19 décembre à 10 h 101,9 ALLARDVILLE • 100,9 CHICOUTIMI • 95,3 LAMÈQUE • 98,3 MONCTON • 100,7 MONTRÉAL • 102,5 0TTAWA-HULL • 95,3 QUÉBEC • 101,5 RIM0USKI • 90,7 SHERBROOKE • 90,3 TORONTO • 104,3 TROIS-RIVIÈRES VITRINE I) U DIS Q U E 1) E N O të I.NOËL À L’HARMONICA Pierre Parent Disques Star (Sélect) Ly harmonica chromatique est I’m-’ trument mélodique ultime.C’est dans ce merveilleux machin-là, rappelez-vous, que soufflait et aspirait le grand Toots Thielemans dans le fameux thème de Midnight Cowboy.Bien joué, il s’en dégage les sons les plus doux que je connaisse.Et Pierre Parent joue magnifiquement, s’élevant au-dessus de l’ambiance un peu trop «easy-listening» des arrangements, produisant des notes franchement magiques.Quelques judicieux choix de chansons, notamment la touchante Marie-Noël de Robert Cliarle-bois et Claude Gauthier, ajoutent au plaisir d’écoute, déjà grand.Cette saison, vous ne trouverez pas plus idoine complément aux réunions de famillq et d’amis.Sylvain Cormier ¦ HAVE YOURSELF A MERRY LITTLE CHRISTMAS / Diana Krall GRP (Universal) Ah là là, ces ratoureux de publicistes, à quoi ne penseront-ils donc pas ensuite?Visez-moi un peu le concept: un disque compact de trois chansons festives par Diana Krall et son trio jazz, assorti d’un calendrier 1999 illustré de photos de la plus sensuelle jazzwoman depuis Peggy Lee.C’est tout pensé: on retourne le boîtier de plastique et hop, on obtient un présentoir pour les pages volantes du calendrier.Beau coup de marketing ou pure arnaque?Opinons pour la pub bien faite.C’est quand même plus honorable que le Playmate Calendar, et puis la dame exsude un cool imparable, qu’elle pose, chante ou joue du piano.Sa version de Jingle Bells ferait fondre n’importe quelle cloche.S.C.,1 MARIÉ NOËL NOËL BLANC :i.i ENFANT AU TAMBOUR FIC.I ET PLUSIEURS AUTRE: NOËL A L’HARMONICA Puny Pari ni • LULLABIES ’i «H1 \ HOLIDAY SONGS ) ANU SHAWN COLVIN HOLIDAY SONGS AND LULLABIES Shawn Colvin Columbia (Sony) Ne cherchez pas là-dessus lù quatre mille huit cent trente-troisièmb version de Winter Wonderland.Shawn Colvin connaît trop son répertoire folk pour ne pas ressortir de derrière les fagots un loi d’airs traditionnels de qualité supérieure.De fait, il se dégage de ce fin florilège de berceuses (Seal Lullaby, Close Your Eyes) et de ritournelles ancestrales Un Thé Bleak Mid-Winter, le joli canon Urne' Came Down At Christmas) des parfums victoriens fort délicats, qui embaumeront les foyers des gens de bon goût.Tiens, il faudrait faire entendre Colvin chantant Silent Night à Céline Dion, pour lui donner une idée de ce qu’est la sensibilité et le tact.Ce disque, vous le ressortirez chaque année, comme une précieuse couronne ancienne.S.C.VOIR PAGE II 13: VITRINE Am Sm « i\t THESE ARE SPECIAL TIMES Céline Dion Columbia (Sony) Rendant que le père Noël sa tournée de cheminées et de cuits électriques (il faut bien par quelque part), que se passe-t-il pôle Nord?II y a Céline Dion qui ne froid aux pingouins tellement chante sans chaleur les Ave Brahms' Lullaby, Happy Xmas (War Over), Feliz Navidad et autres I !•: I) E V DIR, I.E S S A M E I) I 12 E I' I) I M A X < Il E I 3 D E C E M B R E 1 !) !) 8 B 13 VITRINE SUITE DE LA PAGE B 12 Christmas, se contentant de survoler de sa voix acrobatique les mélodies, sans jamais pénétrer dans le cœur vivant des mots et des notes.Cela se veut angélique, avec des tas de cordes et de claviers pour imiter les nuages, mais c’est tout bêtement vide.Le duo avec le ténor à la mode Andrea Bocelli offre là-dessus le plus frappant des contrastes, véritable coup de chaud-froid que je ne conseille à personne, sous peine de choper un rhume carabiné.S.C.NOËL DANS LA RUE II Artistes divers Kafka/MPV (Musicor) Faites le coup à vos parents: proposez ce disque d’authentiques airs du temps des Fêtes en toile de fond au repas traditionnel, et voyez les faciès se distorsionner, les canne-berges virer en gibelote, la dinde se mettre à courir, et papy tomber raide mort en entendant les garnements de BARF (la pudique abréviation de Blasting All Rotten Fuckers) entonner Sainte Nuit avec les amplis crin-qués à vingt-deux et l’air chanté à l’unisson par U>uis Langelier, un té-por d’opéra, et Marc Vaillancourt, l’habituel vociférateur du groupe.Ainsi les bandes de Kermess, Redco-re, Guérilla, TSPC, Raid, Guano, Men O’Steel et Monsieur Toad s’en prennent-elles joyeusement, mais sans ménagement, aux innocentes rengaines de saison, hurlant les refrains à en péter les vitraux de l’église (y compris La Charlotte prie Notre-Dame, méconnaissable).Belle façon de garder vos ados à la maison après l’ouverture des cadeaux.En plus, comme pour le premier volume, les profits vont aux jeunes en dif-ticullé.Ces gens-là ne sont pas généreux qu’en décibels.S.C.A COUNTRY SUPERSTAR CHRISTMAS II Artistes divers Hip-0 (Universal) On aura beau tenter d’y croire, un père Noël en bottes de cow-boy avec un Stetson sur le caillou au lieu de la tuque, c’est contre nature.Une crèche au bas d’un cactus?Même malaise.N’empêche qu’à Nashville, à San Antonio comme à Albuquerque, le 25 décembre tombe le même jour que chez nous.L’intention comptant tout de même pour quelque chose, il faut admirer l’aplomb d’un George Strait, fier chanteur country au profil taillé dans les pubs de Malboro, lorsqu’il entonne l’immortel hymne When It’s Christmas Time In Texas.Pareillement, on salue bien bas la capacité d’adaptation d’une Suzy Bog-guss, qui transforme un two-steps typiquement sudiste en Two Steppin' Around The Christmas Tree.Ne riez pas.C’est l’un des plus agréables disques de la saison.Ces gens-là, voyez-vous, ont la foi.S.C.BREATH OF HEAVEN Vince Gill MCA (Universal) En voilà un pour qui les classiques de Noël semblent avoir été écrits.Vince Gill, tout chanteur country soit-il, est doté d’une voix d’ange.Un timbre miraculeusement doux, qui se love idéalement aux hymnes saisonniers, surtout les religieux: 0 Holy Night, O Little Town Of Bethlehem, 0 Come All You Faithful.Et contrairement à notre Céline et ses cordes vocales élastiques, le gaillard n’avilie pas le Blue Christmas d’Elvis, mais l’affine: Qui plus est, le gaillard est excellent guitariste, ce qui ne gâche rien.Recommandable.S.C.OLIVER JONES Just In Time Étiquette Justin Time Après des albums à quatre, parfois à cinq, après bien des albums en studio, voila que le pianiste Oliver Jones revient, à bien des égards, aux origines.Ses origines.C’est-à-dire?lx‘ jazz en club et en trio.Il y a moins d’un an de cela, ce des- Cendant direct de Oscar Peterson qu’est Oliver Jones fut l’invité du Montréal Bistro de Toronto.Soit dit en passant, ce club s’est taillé une belle réputation en présentant les meilleurs pianistes de jazz qui soient.Ainsi donc, Jone§ est au piano du Bistro en question.A ses côtés, il y a le contrebassiste Dave Young, un gentleman jusqu’aux bouts des doigts, et le batteur Norman Villeneuve, installé dans la ville dite reine depuis des lunes.Bon.Pendant plusieurs soirs, ces trois artistes vont jouer les plus grands standards du jazz.Soit du Monk, du Rodgers et 1 fart, du Peterson, quelques autres et beaucoup de Gershwin.Ces morceaux qui sont autant des pièces d’anthologie, Jones et ses amis les ont joué, les ont coulé dans la joie.C’est bête à dire, mais cet album est plein de bonheur.Sergo Truffaut B.GUY & J.WELLS .Last Time Around Étiquette Silvertone Le guitariste Buddy Guy et l’har-moniciste Junior Wells furent pendant des années et des années à la tête d’un des meilleurs groupes de blues de Chicago.Dans les années 70, ils se produisaient souvent au défunt Soleil Levant de la rue Sainte-Catherine.Au cours des années 80, ces deux bluesmen se séparèrent.Chacun suivit la route que l’on sait.Puis, en 1993, ils se retrouvèrent au Club Legends de Chicago dont Buddy Guy est propriétaire.Ils se produisirent alors en duo.Au programme, des classiques du blues écrits par Willie Dixon, Jimmy Reed, Big Bill Bronzy et d’autres.Puis?Tous ces blues coulés dans les vertus de l’acoustique.ça se boit comme du petit lait! S.T.12 SONGS OF CHRISTMAS Etta James Private Music (BMG) Les enfants, c’est l’heure, allez vous coucher.La mère Noël s’en vient me sussurer une douzaine de rengaines saisonnières dans le creux de l’oreiller.euh.de l’oreille.Dans le rôle de la mère Noël, nous avons ici Etta James, blues marna de son état, laquelle ne chante évidemment pas la Nativité comme les p’tits chanteurs du Mont-Royal.Disons que l’entendre ronronner Merry Christmas Baby, Santa Claus Is Coming To Town, voire le trop pur White Chistmas, cela vous ramone la cheminée à temps pour le passage de la hotte.Et encore, elle n’y met pas toute la gomme blues, serinant presque délicatement ses mélodies sur fond jazzy cocktail lounge.Mais il y a des intonations qui ne mentent pas; l’Etta de Noël est réservé aux adultes consentants.Sylvain Cormier RAY ANDERSON , Funkorific Etiquette Enja Il y a maintenant plus d’un an et demi, le tromboniste Ray Anderson avait présenté lors de la série qui lui avait été allouée une formation de blues.Avec ceux alors présents sur scène, il vient d’enregistrer un nouvel album.Faut préciser que ce n’est pas exactement la même formation.En tout cas, Amina Claudine Myers est à l’orgue et au piano, Jerome Harris à la guitare, Lonnie Plaxico à la basse et Tommy Campbell à la batterie.Au programme, des blues pour la plupart écrits par Anderson.Puis?Parfois, ça décoiffe.Parfois, ça tombe.Bref, c’est comme ci, comme ça.Serge Truffant », x ¦% Les meilleurs disques compacts classiques à offrir en cadeau a Noël La sélection de RAYON MUSIQUE Samedi prochain, en direct de la RadioBoutique de la librairie Champigny, 4380 rue St-Denis à Montréal, Johanne Laurendeau et ses invités : Alain Bénard, critique musical ; François Filiatrault, spécialiste de musique ancienne et Pierre Lapalme, historien et mélomane dévoileront leur sélection des meilleurs disques compacts classiques à offrir en cadeau à Noël.Courez la chance de gagner l'Édition du 40e anniversaire d'Harmonia Mundi, un coffret de 30 disques compacts.Un rendez-vous à ne pas manquer : RAYON MUSIQUE le samedi 19 décembre de 10 h à 12 h Réalisation : Michèle Vaudry chaîne culturelle BÉLA BARTOK '‘UNCv BUUMTSI ItsilV-M *K< HfMKA IVAN I ISCHI R PHILIPS BARTOK - FISCHER Béla Bartok: Trois Scènes villageoises, pour chœur de femmes et orchestre de chambre, Sz 79; Concerto pour orchestre, Sz 116; Kossuth, poème symphonique pour grand orchestre, Sz2l.SLUK (Chœur de l’ensemble folklorique slovaque): Budapest Festival Orchestra, dir.: Istvân Fischer.Durée: 67 minutes 04.Philips 456 575-2 Vous connaissez l’expression qui veut souvent que les compositeurs aient en général trois «phases» dans leur évolution créatrice?Ce nouvel enregistrement d’Istvân Fischer lui redonne une valable réalité.11 s’agit en fait du troisième volet d’une intégrale en cours de tout l’œuvre pour orchestre de Béla Bartok.Pour ce faire, ce «jeune» chef hongrois a fondé, à son retour en Hongrie, un orchestre, le Budapest Festival Orchestra (BFO), à l’image de la formation qu’il jugeait idéale: un ensemble de musiciens et d’artistes fanatiques qui jouent par passion, et avec passion.Les résultats ne se sont pas fait longtemps attendre: le BFO s’est rapidement imposé, par l’entremise des radios européennes qui produisent et diffusent énormément de concerts, et les disques.Ceux-ci ont presque tous mérité les éloges de la critique, au point où l’on attend toujours une nouvelle parution avec impatience.La parution de ce nouveau volet de l’intégrale Bartok ne laisse donc pas de marbre.Premièrement parce qu'on y entend la même extrêmement fabuleuse qualité technique de production, üi prise de son est d’une transparence étonnante, de perspective très large et ouverte, avec une profondeur et une subtilité qui vont plaire à bien des audiophiles, autant quelles séduiront les amoureux de beau son orchestral.Vient ensuite la haute tenue, technique elle aussi, de tous les membres de l’orchestre; en section, irréprochables, en solo, impeccables.Le bonus vient de cette passion dont je parlais plus haut, inspirée par la musique et stimulée par l’ardeur et le plus que très grand talent d’Istvân Fischer.Vous imaginez bien que, si on y additionne le préjugé que les Hongrois doivent savoir comme nul autre faire leur propre musique nationale, les résultats sont électriques.Trois œuvres au programme ici.D’abord, le poème symphonique Kossuth, composé pour le millénaire de l'État de Hongrie en 1896.La fièvre nationaliste est à son comble, le jeune Bartok n’y échappe pas.Tout comme il succombe aux charmes nouveaux et prometteurs d’avenir des poèmes symphoniques de Richard Strauss dont il vient d’entendre Ainsi parlait Zarathoustra.Le résultat est une immense fresque lyrique et dramatique, aux accents folkloriques et idiomatiques magyars et slaves, soulignant la rébellion, la défaite du nationaliste I-ajos Kossuth (en 1848) contre l’autorité habsbourgeoise.La fresque est le fruit du travail d’un compositeur encore passionné de romantisme tardif dans son langage et séduit encore.Le point fort de l’interprétation de ce disque est que ce qui ailleurs peut paraître longueur est gommé par la fougue et la sonorité de la musique.Pour mieux apprécier ce poème, on attendait une telle version.Bartok s’est rapidement tourné vers l’inspiration folklorique pour «ra-dicaliser» et personnaliser son langage.Issues d’un cycle de cinq pièces pour chœur de femmes et piano offert VOIR PAGE H 14: CLASSIQUES SOURCE PHILIPS Ivan Fischer harmonia mundi Facettes hongroises sans saucisson Radio-Canada Société Pro Musica 50e SAISON '$'Ærex un /wllei de néoMtit/ (avec 10 % de rabais à l’achat) MARC-ANDRÉ HAMELIN, PIANISTE Mardi, 12 janvier 1999, 20 h Salle Maisonneuve, Place des Arts Sonate en mi mineur, no 27, op.00 Je Beethoven Variations et Fugue sur un thème de Bach, op.81, de Reger Fantaisie en ut mineur, op.17, de Schumann Hâtez'vous, cette offre prend fin le 23 décembre 1998 Prix régulier : 25 $, 20 $, taxes incluses, redevance en sus.Renseignements PRO MUSICA 8 4 5 - l “7 3 2 Noël Baroque 1 0i è m e SAISON 1998-1999' JENKINS, LAWES, PURCELL, HANDEL, MANFREDINI et CORELLI Les plus belles pages instrumentales du baroque anglais et italien CHRISTMAS CAROLS des 16e, I 7e et 18e siècles avec la soprano Leïla Chalfoun SAMEDI 19 DÉCEMBRE - 20h Prix du billet: 21,50$, aînés/1 7,25$, étudiants/14,00$ Centre Pierre-Péladeau Salle Pierre-Mercure Stationnement 300,boul.deMalsonneuveEst,Montréal | f\|~pL RIE U R Orne Sanguinet / ES Bar ri-UQAM ORCHESTRE Théâtre Maisonneuve Pl.-u o il partiennent à cette esthétique plus austère dans l’harmonie, mais combien plus originale dans le rythme.Cette version pour orchestre de chambre, tout aussi somptueuse, fait aussi entendre un «délicieux» contraste avec les voix d’un ensemble folklorique.Pas de technique vocale savante pour ces mélodies simples: Fischer joue le jeu de la pureté au sens artistique du mot.Des idées à donner pour de petits ensembles vocaux en mal de répertoire élargi, une belle et agréable découverte.Le gâteau, c’est le toujours si populaire Concerto pour orchestre, fruit de la période américaine, alors que Bartôk tente une synthèse et qu’on j’accuse, malade et sur ses vieux jours, de vouloir s’attirer les faveurs du public.C’est ce que les musicologues appellent sa troisième période, période sur laquelle on disserte beaucoup au point de vue esthétique.Fischer et ses troupes vont vous faire oublier ces gloses.Que de belle musique font-ils avec cette partition brillante et séduisante.L’éclat de l’orchestration n’a rien de factice ou de frivole ainsi mis en place.La prise de son fait même pâlir bien des versions précédentes, y compris celle de l’OSM.L'aspect concertant fouette les sangs du BFO, qui nous mène sûrement dans ce cheminement qui va du noir à l’éclatement positif.Si plusieurs tombent souvent dans le pompier en donnant ce Concerto, Fischer évite les pièges de la facilité: en bon magyar.Bartok était un noble.En artiste, c’était un aristocrate.Entendue ainsi, vous aller reprendre goût à une œuvre dont vous croyiez peut-être avoir fait le tour.HAYDN - QUATUORS À CORDES Joseph Haydn: Quatuors à cordes op.76 [précédemment op.75: n° 1, Hob III75 (sol Majeur), n° 2, Hob III.76 (ré mineur «Des Quintes»), n° 3, Hob III77 (do majeur «l’Empereur»), n° 4, Hob III78 (si bémol majeur «Lever du soleil»), n° 5, Hob III 79 (ré majeur), et n° 6, Hob III80 (mi bémol majeur)]; Quatuor à cordes op.77 [n° 1, Hob III81 (sol majeur), n° 2, Hob III82 (fa majeur), Hob III83 (ré majeur, précédemment op.103)].Quatuor Festetics (Istvân Kertész et Erika Petôfi, violon; Péter Ligeti, alto: Rezsô Pertorini, violoncelle).Coffret de trois disques, durée totale: 209 minutes 20.Arcana A 919 Le quatuor hongrois Festetics poursuit son intégrale des quatuors à cordes de Haydn sur instrument d’époque, à la plus grande satisfaction des amateurs.Iœs neuf derniers quatuors du compositeur, dont l’inachevé op.103, parmi les plus populaires et les plus entendus, sont ici proposés.Le regard classique de ce quatuor est d’une élégance et d’une intelligence qui mêlent le plaisir de l’analyse à celui du rythme de la musique.La sonorité des instruments d’époque est loin d’etre celle, blanche, trop souvent utilisée en musique baroque.On y ajoute ce grain de sel de vibrato qui apporte ce qu’il faut de lumière au son pour que le sourire du maître d'Esthéraza, comme sa profondeur, dégage le léger brouillard qui assombrit nos cœurs.Une très belle version, plus humaine sur le plan acoustique que certains produits des grosses ligues qui doivent faire plus porter le son en plus grande salle.L’esthétique «de chambre» apporte un plaisir sensible et raffiné.Alors, on embarque dans ce voyage sans réticence, uniquement par intérêt.Un investissement plus que rentable avec le Festetics.LISZT - DANTE-SYMPHONIE Franz Liszt: Eine Symphonie zu Dantes Divina Commœdia (Une symphonie sur la Divine Comédie de Dante), pour orchestre et chœur de femmes.Ferrucio Busoni: Deux études pour l’opéra Doktor Faust Sa-rabande, Cortège.Orchestre de la Staatskapelle de Dresde; membres du Chœur de l’Opéra de Dresde, dir.: Giuseppe Sinopoli.Durée: 71 minutes 26.DGG 457 614-2 Liszt aimait à considérer ses poèmes symphoniques comme les prolégomènes de ses deux imposantes symphonies.La Faust-Symphonie (dédiée à Berlioz) commence à faire son chemin.Celle consacrée à la Divine Comédie de Dante Alighieri passe par un chemin plus tordu.Comme bien de la musique de Liszt pour orchestre, cela tient parfois à la célébrité de son dédicataire, Richard Wagner, qui ne s’est pas gêné pour y piocher toutes sortes d'idées harmoniques et d’orchestration.Sinopoli en propose une vision tout en extrêmes.Cela commence dans l'horreur de l’enfen Lasciate ogni speranza, voi qu’intrate, qu’on traduit librement par «Abandonne tout espoir, toi qui franchis ces portes».Vous aimez r ci I ''/iHirnt/u p/n n LISZT: DAME- IE -«UIOM: HlMMim i, (011(11- | 3 HddtskdpeMe Dresden TAMAS DINER Les membres du Quatuor Festetics avoir peur?Vous ne pourrez que constater à quel point la Staatskapelle de Dresde est effrayante sous cette férule.Après, cela se gâte et s’amollit.Les mémoires douces du temps jadis s’alanguissent un peu trop, tout comme les plaintes désolées du purgatoire qui suit.Sinopoli met vraiment trop de bruine laiteuse ici, comme dans tous les moments où les tempos sont plus lents.Tout s’étire et il manque la direction qu'un Kurt Ma-sur, par exemple, avec l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, a su imprégner à ces sentiments désolants.Pour le finale, intelligemment, Sinopoli retient la version originale, finissant dans la douce béatitude des Hosannah et Alléluia du Magnificat, des gammes par tons et des accords parfaits majeurs.Comme il est servi par une brillante prise de son, que l’orchestre est à la hauteur de sa réputation et que d’autres bonnes versions de la symphonie sont difficiles à trouver, on peut donc la recommander.Avec une réserve dont il faut vous avertir: il s’agit d’un enregistrement sur le vif, et le rhume était très contagieux dans la salle du Semperoper ce soir-là.Dommage.Istvân Kertész Péter Ligeti • ! COLLECTION COMPLETTEDES QUATUOR ŒUVRES 12, 13 & 14 [ÀrtariuJ connus comme opus 76, 77 & 103 jjUffe, sur instruments d epoque QUATUOR FESTETICS Istvân Kertész Péter Ligeti • ! Erika Petôfi Rezsô Pertorini MIC Ilia BERNSTEIN EDITEUR P"Vjlr plus taxes ttum*61*** Inl H H1 .B .rrxi+c- tte année, Félix donne en cadeau La Fondation du DEVOIR Félix Leclerc La Fondation du Devoir vous invite à vous procurer, à prix d’ami, l’œuvre littéraire de Félix Leclerc.sPêcial Pour lc 170$ psdes%c taxes Une partie du produit de la vente de ce coffret de luxe ira à la Fondation du Devoir et servira à la création de bourses d’études à l’intention des étudiants de l’ordre collégial du Québec qui participeront au Grand Concours annuel de journalisme Le Devoir.On peut se procurer ce coffret de luxe de quatre tomes, non disponible en librairie.en communiquant à l’adresse et au numéro de téléphone suivants : La Fondation du Devoir 2050, rue de Bleury, 9' étage Montréal (Québec) H3A 3M9 Téléphone : (514) 985-3431 Télécopieur : (514) 985-3310 2000 pages réparties en quatre tomes HF.NRI RIVARD Prix régulier : 27 Quelques mois avant son décès, Félix Leclerc avait revu et corrigé lui-même son œuvre littéraire dans le but de la regrouper à sa façon et de la faire publier de manière exceptionnelle, il nous a malheureusement quittés avant d'avoir pu nous offrir personnellement ce beau cadeau.L'éditeur québécois Henri Rivard a exaucé le voeu de Félix en regroupant, dans les quatre plus beaux livres d'art jamais publiés ensemble au Québec, ce que notre grand poète voulait que l'on retienne de ses écrits qui ont marqué et séduit plus d'une génération.Une édition unique qui fera désormais partie du patrimoine familial pour ceux qui la posséderont.Hommages illustrés par des reproductions pleines couleurs de tableaux de 51 peintres québécois renommés : de Dumas à lacurto, en passant par Cosgrove et Ladouceur, etc.Témoignages d'amour écrits par 60 personnalités québécoises cl françaises : Aznavour, Devos, Plamondon, Maurice Richard, Vigneault, etc.Impression sur papier québécois haut de gamme, écologique ci sans acide Reliure superbe, pleine toile moirée signet, dorure, incrustations et médaillons colle Présentation spectaculaire sous coffret-fenêtre de 17 po X 22 po 1-877-584-2609 , diteO 'èr>«*'ees e0 d ., J présentent DIRECTION: PIERRE ANTHIAN Centre Pierre-Péladeau LE DIMANCHE 20 DÉCEMBRE À 16 H Billets : 10 $ et 5 $ - 987-6919 Une initiative du Centre Pierre-Péladeau au profit de l'Accueil Bonneau et la Guignolée Pierre-Péladeau Pierre-Péladeau Salle P i e r r e - M e r c u r e 300, de Maisonneuve Est \ 2 spectacles au choix pour^O $ (VALEUR DE 40$) J spectacles pour 45 $ (VALEUR DE 60 S) Pour Noël offrez un certificat-cadeau plein de surprises! Les Mains d’Edwige au moment de la naissance de Wajdi Mouawad mise en scene de André Brassard The Dragonfly of Chicoutimi texte et mise en scene de Larry Tremblay Les Mains bleues de Larry Tremblay mise en scène de Martin Faucher 166ôtm d aujourtThul I théâtre d'aujourd’hui 4 //n’à/w r/
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