Le devoir, 21 décembre 1998, Cahier A
LE DEVOIR V o L.L X X XIX N " 2 !» I» PERSPECTIVES Méphisto et les ultras Les frasques sexuelles de Bill Clinton ont été pain bénit pour la droite religieuse américaine qui a depuis longtemps infiltré le Grand Old Party, le Parti républicain.Tout au long de l’affaire Lewinsky elle a su se faire du capital religieux en pourfendant non seulement le mari infidèle de Hillary mais tous les «empereurs» vivant à Washington, la «Sodome-sur-Potomac».M () X T H É A I.L K I.lï N DI 2 1 I) K (' K M 11 11 K I !» !» .S LES ACTUALITÉS Lionel Jospin a vite appris à patiner, page A 2 L’ENTREVUE Marcel Tntdel, l’historien de la Nouvelle-France, page B 1 8 7c + T A X K S = 1 $ / T O R O N TO I $ LES ACTUALITÉS Les pompiers passibles d’outrage au tribunal, page A 3 Retour à la case diplomatique M Les frappes n’ont pas ébranlé Hussein politiquement P Le Pentagone promet de recommencer «si nécessaire» Auto i n e C h a r a Christian Coalition est en deuil.Pierre angulaire de la droite religieuse américaine, elle invoquait tous les saints du paradis pour que l’enfer du Monicagate dans lequel était plongé Bill Clinton le chasse de la Maison-Blanche, avant Noël.La Coalition chrétienne, qui a un œil rivé sur l’élection présidentielle de l’an 2000, ne baisse pas pour autant les bras contre celui qui «défend sans vergogne les droits des homosexuels, des avorteurs, des féministes».Sur son site Internet (http://www.cc.org/), l’organisation demande à ses deux millions de membres de signer la pétition suiv;mte: — «Attendu que William Jefferson Clinton a menti sous serment, menti au peuple américain, s'est parjuré et a eu à plusieurs reprises une conduite sexuelle impropre à la Maison-Blanche jetant ainsi la disgrâce sur la Présidence et le Président, — Attendu que le Président ne songe pas à démission- ner, le Congrès a une obligation morale et constitutionnelle d’agir rapidement et de le forcer à le faire, — Attendu que les Chrétiens, et tous les Américains de toutes confessions, réclament que soit mis fin au déclin moral et culturel de la nation, — Il est demandé aux signataires d'appuyer la Coalition chrétienne dans ses actions visant à forcer le Président à démissionner.» Dans un même élan, l’organisation fondée en 1989 par le révérend Pat Robertson presse le Congrès de légiférer contre l’avortement, pour le rétablissement de la prière dans les écoles, et pour permettre notamment aux institutions publiques d’observer les congés religieux.Animateur-vedette à Family Channel, Robertson crie dans toutes les églises et sur tous les écrans cathodiques qu’avec Clinton, la présidence a été «débauchée, avilie et diffamée».Même son de cloche de la part du sénateur républicain John Ascroft, 55 ans, qui vient de se lancer dans la course présidentielle de l’an 2000: «Il est temps que nous disions [.] Motisieurle président, vous vous êtes discrédité, vous avez discrédité votre fonction, vous avez discrédité votre famille et vous avez discrédité ce pays et il est temps maintenant que vous partiez» Voilà où on en est après une année de scandale: le Parti républicain, fermement soutenu par une droite religieuse, réclame à cor et à cri la destitution de Clinton quitte à défaire la volonté du peuple, massivement derrière son président.Tant pis si l’opinion publique se refuse à embarquer dans le train de la destitution, il faut lui montrer la voie à suivre pour le bien de la nation.La Coalition chrétienne ne veut surtout pas rire des malheurs de Bill Clinton.Elle invite plutôt ses ouailles à la prière, en appelant à la ‘justice de Dieu».Fanatiques, les sympathisants «hyperclean» de cette organisation?Bien sûr que non, répètent-ils en chœur «Nous sommes des traditionalistes inquiets de l'érosion des valeurs morales.» Dans un pays où ces «valeurs morales» sont montées en épingle dans la vie politique, la Coalition chrétienne est portée au pinacle par les républicains — et les démocrates conservateurs — qui cherchent à se faire du capital politique en ixirlant de familles plus fortes et de rues plus sûres.Voici donc venu le temps des nostalgiques des valeurs des pères fondateurs.Le déclin spirituel est aujourd’hui un enjeu plus important que les problèmes économiques dans une société en «putréfaction».L’accentuation droitière de la pensée puritaine a commencé au début des années quatre-vingt avec Jerry Fal-well, créateur de la Majorité morale.Avec les présidences Reagan et Bush, la sainte alliance entre républicains conservateurs et fondamentalistes protestants s’accentua.L’arrivée de Bill Clinton fit tout basculer.Jamais en ce siècle agonisant, un président ne fut si voué aux gémonies.Ce n’est pas |xmr rien que Hillary Rodham Clinton a vu dans l’affaire Lewinsky un vaste «complot de l'extrême droite».Pourtant pour assurer sa réélection il y a deux ans, Clinton s’était rallié aux idées de la droite républicaine en répétant que l’ère de l’Etat interventionniste était révolue.On le voit, dans l’actuel paysage politique de ce pays qui devait être une «nouvelle Jérusalem» pour ses premiers colons, ce ne sont plus les sujets économiques qui divisent républicains et démocrates.L’actuel locataire de la Maison-Blanche est d’ailleurs, faut-il le rappeler, le plus conservateur des présidents démocrates de ce siècle après Grover Cleveland.Mais cela ne suffit pas.Comment alors s’étonner de la réaction de la droite religieuse dans la saga Clinton-Lewinsky?Pour les croisés de Dieu, en recommandant samedi la destitution du 42'' président américain, les membres de la Chambre des représentants, à majorité républicaine, ont montré qu’ils avaient l’étoffe de héros.Ils voient même en Henry Hyde, le président de la Commission judiciaire (il a déjà trompé son épouse), l’ange exterminateur qui fera sortir Méphisto à genoux de la Maison-Blanche.M É T É 0 Montréal Neige mêlée de pluie verglaçante.Max: 1 Min:-10 Québec Neige, pluie et verglas Max: 0 Min:-15 Détails, page B 6 1 N D E X Annonces .B 5 Le monde .A 5 Avis publics.n « Les sports .B 5 Culture .B 8 Mots croisés.B 5 Économie .B 2 Planète .B 4 Éditorial .A 6 Religions .B 6 Entrevue .B 1 Télévision .B 7 wtvw.ledevoir.com TAÏEB M A HJ O U B AGENCE FRANCE-PRESSE Bagdad — L’Irak est sorti de quatre jours de frappes dévastatrices en se proclamant «victorieux» de sa confrontation avec Washington et Londres, tandis que, les appels à une solution diplomatique se multipliant, le monde arabe ne cachait pas sa colère.Aussi, les Etats-Unis se sont engagés à consulter dès aujourd’hui les autres membres du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment la France et le Russie, pour chercher comment traiter désormais le problème irakien.«La pro- chaine phase est essentiellement diplomatique», a reconnu le sous-secrétaire d’Etat pour le Proche-Orient, Martin In-dyk, sur la chaîne de télévision CNN.«Nous prendrons l'initiative au Conseil et en consultation avec les autres membres du Conseil, dès lundi [aujourd’hui].» La France et la Russie, a-t-il noté, «veulent que l’Irak respecte ses obligation [de désarmement) et sont impatients de voir le Conseil se remettre au travail», a-t-il noté, ajoutant: «Nous y somqies prêts.» Pour les Etats-Unis, a-t-il expliqué, «l’UNSCOM est le mécanisme par lequel l’Irak peut être désarmé [.] et s’il n 'est pas désarmé, les sanctions ne peuvent pas être levées».X Y .«SUBI REUTERS Une Irakienne vivant maintenant en Allemagne a manifesté hier à Strasbourg son indignation en compagnie de quelques centaines de Français musulmans en qualifiant le président américain de meurtrier.Plusieurs manifestations semblables ont eu lieu un peu partout dans le monde.Le président américain Bill Clinton et le premier ministre britannique Tony Blair ont annoncé, dans la nuit de samedi à dimanche, la fin de l’opération «Renard du désert», estimant que ses objectifs avaient été atteints.Mais Londres et Washington ont maintenu leurs troupes en état d’alerte, alors que la France exposait ses idées pour une sortie de la crise avec l’Irak et que le président russe Boris Eltsine tempêtait contre ces trappes «illégales et insensées».Le président irakien Saddam Hussein a rendu hommage à la résistance des Irakiens et Radio-Bagdad a diffusé VOIR PAGE A 8: BAGDAD LES ACTUALITÉS Hausse salariale de 10% chez Pratt & Whitney ¦ À lire, page A 2 Washington encore sous le choc L’Amérique, incrédule, tentait hier de digérer le week-end le plus invraisemblable de son histoire, pendant que Bill Clinton s’efforçait de donner à sa présidence des airs de business as usual.Une pluie de sondages indiquaient d’ailleurs hier que le président, même mis en accusation, avait toujours l’appui de l’opinion publique.Le magazine Time a de son côté fait de Bill Clinton et et du procureur Ken Starr ses «hommes de l’année».(Lire autres informations, page A 5.) PATRICK SABATIER LIBÉRATION TT7"ashington s’est réveillée hier encore sous le choc VV d’une nouvelle journée historique, frénétique et dramatique.Samedi, William Jefferson Clinton, 42' président des Etats-Unis, a été mis en accusation par la Chambre des représentants, devenant le deuxième chef d’Etat de l’histoire américaine (après Andrew Johnson en 1868) soumis à un procès en destitution.Il a réagi en jurant, depuis la pelouse de la Maison-Blanche, où il est apparu peu après le vote entouré de son épouse Hillary, du vice-président Gore et de nombreux représentants démocrates, de se battre «jusqu’à la dernière heure du dernier jour» de son mandat.Puis en annonçant la cessation des bombardements sur l'Irak après avoir déclaré avoir atteint ses objectifs.Mais les appels à sa démission ont été exacerbés par le harakiri politique qu’avait commis dans l’hémicycle le matin même le chef de la majorité parlementaire républicaine, Robert Livingston, qui avait démissionné après avoir été contraint d’avouer des infidélités conjugales.Tout au long de la journée de samedi, les Américains, partagés entre incrédulité et résignation, ont suivi en direct à la télévision une cascade d’événements sans précédent depuis les journées d’août 1974 qui avaient vu le président Nixon démissionner à la veille de sa mise en accusation à la suite du scandale du Watergate.Dès 7h 30 du matin la file d’attente était déjà longue devant les portes des tribunes du public de la Chambre.«C’est un moment VOIR PAGE A 8: WASHINGTON Lire aussi en page A 5 ¦ L’opinion publique reste fidèle à Clinton Prisons pour femmes 80% des détenues pourraient purger une peine communautaire Les femmes ne sont pas des criminelles typiques.Dans le monde occidental, elles ne représentent que 4 % de la population carcérale.Minoritaires, elles n’ont pas droit, en prison, à un traitement comparable à celui accordé aux hommes.Une équipe de Montréal a étudié les conditions qu’on leur réserve dans les établissements carcéraux de huit pays d’Europe et d’Amérique.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Les prisonnières, désavantagées en nombre, ne jouissent pas des mêmes avantages que les hommes en prison.La taille des enceintes qui les isolent du monde est souvent disproportionnée par rapport à la gravité des crimes qu’elles ont commis.Incarcérées dans des prisons à sécurité moyenne ou maximale, elles n'ont pas accès à des programmes de travail et de formation aussi variés.Les contacts et les visites prolongées de leurs conjoints et des enfants leur sont souvent accordés de façon arbitraire.De l’avis même des directeurs de prison interrogés par les chercheuses, «seulement 10 % des femmes incarcérées constituent un réel danger pour la vie d’autrui et l’ordre social».C’est ce que montre l’enquête menée par la criminologue Marie-Andrée Bertrand, de l’Université de Montréal, et plusieurs collaboraùices.L’équipe, qui se définit comme féministe, s’est rendue, outre au Canada et aux Etats-Unis, en Finlande, en Norvège, au Danemark, en Allemagne, en Angleterre et en Ecosse.VOIR PAGE A 8: PRISONS .v-së ARCHIVES LE DEVOIR i 778313000641 Les neuf vies d’Edward Brouillet Les neuf vies d’Edward 24,95$ Denoël Edward est un chat.Avant de quitter sa neuvième et dernière vie, il décide de trouver un mari à sa maîtresse.Sensuel! A 2 L E I) E V 0 I H .I.E I.Il K I) I I) E < E M B It E !l !» 8 LES ACTUALITES La visite officielle du premier ministre français Jospin a appris à patiner Prenant ses distances du «multiculturalisme» canadien, il estime que les anglophones devraient se mettre au français Le premier ministre français Lionel Jospin a terminé sa première visite officielle chez nous samedi sur une entourloupette digne des meilleurs patineurs artistiques canado-québécois.Prenant ses distances du «multiculturalisme» canadien qu’il avait pourtant vanté jeudi, M.Jospin a rendu hommage à René Lévesque vendredi avant de suggérer aux anglophones québécois, samedi en conférence de presse, d’apprendre le français.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Cf est une bonne raison d'apprendre le français, le fait qu'ils ne le comprennent pas.[.] C’est un manque de culture, surtout ici.» Le premier ministre de la République française exprimait cette idée dans la foulée d’une question d’un journaliste anglophone à qui il expliquait que sa réponse précédente, en français, résumait bien comment il voyait la notion de multiculturalisme.Après avoir utilisé cette expression à Ottawa jeudi, M.Jospin s’en est expliqué au premier ministre Bouchard et à la nouvelle ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, à la satisfaction des Québécois.«Pour moi, cette expression est synonyme de diversité et de pluralisme culturels.Elle n’est en rien connotée par un débat qui a lieu ici», de souligner M.Jospin.Rien à voir donc avec le principe mis sur pied par les libéraux de Pierre Trudeau dans les années GOTO pour mettre la culture québécoise sur un pied d’égalité avec celles existant au sein des autres provinces de la fédération canadienne.Clairement, M.Jospin a voulu prendre ses distances du débat constitutionnel canado-québécois en déclarant samedi que «ce n'est pas mon problème».Vendredi soir, après avoir été décoré de l’Ordre national du Québec par le premier ministre Bouchard, M.Jospin a repris à son compte la politique de non-ingérence et de non-indifférence que défendent les leaders français depuis une bonne vingtaine d’années à l’égard du Québec.Après avoir souhaité une longue vie à l’amitié qui lie la France au Canada à Ottawa, il a poussé un «vive le Québec» dans la vieille capitale vendredi soir tout en mentionnant que la France demeurait «disponible pour vous accompagner sur votre chemin».«Comment pourrions-nous rester indifférents au sort de la plus impor- tante communauté francophone hors d’Europe?Mais comment pourrions-nous prétendre nous ingérer, alors que vous réclamez précisément le droit de définir votre avenir sans intervention extérieure?» Le premier ministre Jospin a soufflé le chaud et le froid durant tout son périple au Canada et au Québec.11 a tenu à souligner devant le premier ministre Chrétien la «convergence des vues qui existent entre le Canada et la Erance» en parlant de l’amitié qui lie les deux pays.Au Québec, il a parlé cependant de partenariat et de relation «sans équivalents», concluant même «qu’il n'y a qu'avec le Québec que nous travaillons ainsi».«Partenariat stratégique» Le Québec et la France ont d’ailleurs convenu au cours des derniers jours d’un «partenariat stratégique» impliquant une recrudescence des échanges commerciaux basés notamment sur l’innovation technologique.Les accords commerciaux signés lors de cette visite devraient déboucher sur des investissements de 180 millions, créant ainsi 600 emplois.Une bourse de 100 000 $ sera de plus décernée à des projets conjoints franco-québécois favorisant l’innovation technologique.Il y aura davantage de missions de haut niveau impliquant le Québec et la France, a annoncé le premier ministre Bouchard ce qui signifie des échanges accrus entre ministres et hauts fonctionnaires.Les premiers ministres français et québécois s’entendent également sur la place à ac- I corder aux jeunes et à l’économie so- | ciale dans leurs préoccupations, ainsi g qu’à l’économie du savoir.Il s’agit, g comme par hasard, des thèmes de prédilection du nouveau Conseil des ministres nommé par M.Bouchard mardi dernier.Lors de la conférence de presse-bilan de sa visite officielle, M.Jospin s’est empressé, à son tour au micro, de vanter les qualités de son homologue québécois.Il l’a décrit comme un homme politique moderne, «pragmatique, mais en rien passif», un homme de conviction, de passion et de raison.La prochaine rencontre entre les deux premiers ministres aura lieu I en mars 1999 à Paris lors de la te- I nue du Printemps du Québec en sol français sous le thème Le Feu sous la glace.Pour le commissaire général québécois de cet événement culturel d’envergure, Robert Lepage, la thématique choisie évoque «la créativité, l’américanité, la nordicité, la vigueur et la diversité de notre création et de notre production».Ensuite, le Québec commencera à organiser à son tour des Saisons dont la première sera consacrée à la France.Cette idée du premier ministre Bouchard a recueilli l’accord de principe de son homologue français samedi avant qu’il ne s’envole pour Paris.La presse française «découvre» le Canada K: Jean-Christophe Rufin y,f ¦: r J run - ( Itrixlit/tlic ! {afin L’Abyssin 590 pages 29,95$ Gallimard Les folles équipées de Jean-Baptiste Poncet, herboriste et guérisseur, inspirées à la fois d’Alexandre Dumas et d’Indiana Jones.Palpitant! .Ii'im - ( 'liri.iliqilir Hiijin npi .t*i T * I L(.ulliuiiil'< Sauver Ispahan 514 pages 29,95$ Gallimard GALLIMARD MICHEL DOLBEC PRESSE CANADIENNE Paris — Dans les médias français, la volonté de Paris de renforcer ses relations avec le Canada a fait passer au second plan le volet québécois du séjour du premier ministre français Lionel Jospin.Ottawa et Toronto ont en somme battu Montréal et Québec.Le quotidien économique La Tribune, séduit par «sa poigne de fer et ses yeux de velours», est même allé jusqu’à publier un long portrait de Sheila Copps, la «ministre qui ouvre sa gueule» face à l’impérialisme culturel américain.Lucien Bouchard, dans le même temps, était rebaptisé Pierre et Jacques par le site Web du premier ministre français et le Figaro économique.En fait, comme l’a signalé dès le départ Libération, Lionel Jospin était «en visite bilingue» au Canada.«Le séjour aurait pu être périlleux si le Parti québécois avait remporté une grande victoire aux élections du 30 novembre, a signalé le quotidien.Mais il n’en a rien été, ce qui a effacé la perspective d’un nouveau référendum sur l'indépendance de la province.» L’affaire étant entendue, et le premier ministre Jospin venant au Canada pour «parler business» (Le Parisien), les médias se sont tournés vers le Canada, «premier de classe du G7».Cela a donné une nouvelle occasion à la presse économique de vanter le «modèle canadien».La Tribune a même estimé que le «libéralisme social canadien» pourrait être une «source de réflexion pour les leaders socialistes européens» en quête d’une troisième voie.Officiellement, la règle de la «non-ingérence, non-indifférence» continue de guider l’action française au Canada.Mais dans l’immédiat, elle est transcendée par le «réalisme» prôné par Uonel Jospin, qui pense que «le Canada, en tant qu’espace économique, forme un tout».A Matignon, un proche du premier ministre admet: «Ce qui nous importe d’abord, c’est la défense de nos intérêts.» Certains médias ont noté que Paris ne voulait plus se laisser «entraîner» par les indépendantistes dans les disputes canado-québécoises.Les souverainistes, a souligné Libération en citant un diplomate français, ne peuvent donc plus espérer «prendre en otage Paris dans leur querelle avec Ottawa» et se résignent «peu à peu au nouveau réalisme français».Le quotidien estime pour le reste que Lionel Jospin, contraint de faire du slalom malgré l’absence de neige, a réussi «presque un sans-faute»: faire l’éloge de la fédération canadienne et lancer à Toronto «un Vive le Canada!» sans s’attirer «les remarques chagrines de souverainistes».Les travailleurs de Pratt & Whitney font des gains substantiels MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Les travailleurs de la section 510 de l’usine Pratt & Whitney ont réussi à obtenir d’intéressants gains à glisser dans le bas de Noël au terme des négociations avec la partie patronale.Parmi ceux-ci, hausse salariale, majoration du fonds de pension et reconnaissance des conjoints de même sexe pour accès à l’assurance, une première dans l’industrie canadienne de l’aéronautique.Réunis en assemblée générale hier matin, quelque 1700 des 2800 travailleurs membres du Syndicat des Elle vous indique que la fin de semaine est terminée en 26 langues différentes.UNO r7\ vous avez choisi le modèle Day-Date, le plus prestigieux de la collection Oyster, n’oubliez pas de choisir la langue dans laquelle vous aimeriez lire les jours de la semaine.Vous pouvez choisir parmi 26 langues, toutes disponibles.w ROLEX OYSTER PI RIM U AL DAY DAI I TT7 Nous sommes fiers d'être votre bijoutier agréé Rolex.)iiouVerui Gambard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) ont en effet ratifié l’entente de principe survenue entre leurs représentants et la direction de l’usine d’aérospatiale vendredi soir.89 % des travailleurs présents lors de l’assemblée ont accepté les nouvelles clauses d’une convention collective valide pour les trois prochaines années.Pour clôturer de façon «heureuse» les négociations visant à renouveler la convention collective pour une nouvelle période de trois ans, les travailleurs repartent donc avec la promesse d’une augmentation salariale de l’ordre de 6 % plus indexation au coût de la vie pour les trois ans de l’entente.Cela pourrait porter la hausse à près de 10 %, juge Luc Desnoyers, directeur québécois des TCA «C’est un dénouement rapide mais surtout très heureux, a commenté hier Lie Desnoyers à la clôture de l’assemblée, visiblement ravi de la tournure des événements.Nous avons obtenu des gains majeurs.» L's négociations auront duré trois semaines sans que ne soit brandi de mandat de grève et deux mois avant l’échéance de la présente convention.Le syndicat estime avoir obtenu d’im-portanLs gains dans le domaine des pensions où la rente de base sera augmentée de 7 $ d’ici à la fin de l’entente.L’admissibilité à la pré-retraite est désonnais fixée à 58 ans.L’usine effectue de même une percée dans le secteur des assurances, reconnaissant pour une assurance santé et collective, et au même titre que mari et femme, les conjoints de même sexe.«Le secteur de l'aérospatiale est reconnu pour un très grand conservatisme dans ce domaine, et ce gain constitue donc me première pour une usine en Amérique du Nord», explique M.Desnoyers.En plus d’une convention rutilante, les 2800 travailleurs repartent avec 1000 $ en poche, un «bonus» tombant à point consenti par la partie patronale pour souligner la fin de la négociation, explique M.Desnoyers.«Avec cet accord, nous démontrons qu’il n'est pas nécessaire d’avoir des contrats à long terme [ce que la direction avait suggéré au syndicat lors de la dernière négociation] ou des clauses «orphelin» pour obtenir la signature d'une convention collective satisfaisante pour les travailleurs québécois.» I D’autres avancées ont été consenties notamment au chapitre des vacances, des congés personnels, de décès ou de maternité, des heures supplémentaires et de la possibilité d’obtenir un congé sabbatique.Un programme d’aide alcoolisme et toxicomanie a également été promis pour épauler les travailleurs qui en auraient besoin.Les fraudes d’assurances coûtent 1,3 milliard Toronto (PC) — Bon an mal an, les fraudeurs arrivent à soutirer 1,3 milliard à leur assureur, bien que certains usent de stratagèmes pour le moins grossiers.Que dire en effet de cet homme dont la maison avait complètement flambé, mais qui avait précieusement entreposé des objets personnels dans un entrepôt avant l’incendie?Un autre client est allé jusqu’à acquitter un droit de douane sur une chaîne stéréo inexistante puis, le reçu fédéral en main, a réclamé à son assureur le prix de l’appareil soi-disant volé.Non seulement a-t-il échoué, mais le ministère du Revenu a même refusé de lui rembourser la taxe qu’il avait payée.Il ne s’agit que de deux exemples tirés du palmarès des fausses réclamations d’assurances de 1998 établi par la Coalition canadienne contre la fraude à l’assurance.«Im fraude à l'assurance m'étonnera toujours, commente Ann Walker, porte-parole de l’organisme.Tout ce que les gens peuvent faire et jusqu'où ils sont prêts à aller.» L’industrie de l’assurance estime que 15 % des réclamations sont non fondées, ce qui équivaut à un montant global de 1,3 milliard par année, ajoute Mme Walker.Or, lorsqu'on les a examinées plus attentivement, on s’est rendu compte que 15 % d’entre elles étaient douteuses.La fraude à l’assurance est le deuxième crime le plus payant en Amérique du Nord, tout juste précédée du trafic de stupéfiants, indique Ann Walker.1 I.K I) E V 0 I II , I, !•: I.li X I) | 2 1 D Ê C K M B B K I !) !) 8 A A S A C T U A LI T E S tmm 1ÉÉP '//hM wm ,Mmi MARTIN C.CHAMBERLAND LE DEVOIR Gérald Larose, en conférence de presse hier: «Notre angle d’attaque.» Dernier volet de la réforme du système de santé Larose veut réaffirmer la mission des CLSC J KAN DION LE DEVOIR Alors que s’amorce le dernier volet de la réforme du système québécois de soins de santé avec une nouvelle ministre, Pauline Marois, à la barre, la CSN souhaite que soit rehaussé le rôle joué p;u' les Centres locaux de services communautaires (CLSC).Faisant l'analyse que «quatre années de compressions budgétaires ont mis à tuai de façon très sérieuse le réseau des CISC, et mettent en péril la mission même qui est la leur depuis ’ 25 ans», le président de la CSN, Gérald Larose, a exigé hier que les CLSC «soient remis au centre des services de première ligne».Bref, qu’on mette fin à leurs fusions et que Québec injecte de l’argent neuf dans leur fonctionnement.La CSN, qui compte 142 syndicats et 7000 membres présents dans les CLSC, tiendra début janvier un forum sur l’avenir de ces institutions, puis rencontrera Mme Marois.Et «ça va être notre angle d'attaque de faire en ' 'sorte de redresser le bateau dans le sec-1 teur de la santé en constituant une pre-imière ligne par les CISC qui soit une ligne accessible, complète et intégrée, qui porte à la fois sur le volet médical, ' ‘social et communautaire.On pense ()u'il n’y a pas d’avenir pour notre système public sans ce redressement-là», a déclaré M.Larose.En substance, la CSN veut voir réaffirmée la mission des CLSC sur quatre plans.D’abord, que soit protégée leur aj> proche intégrée: médicale, sociale, communautaire, préventive et curative.«Les compressions budgétaires ont fait en sorte que les ressources des ‘ CISC ont été mobilisées pour assumer 1 ¦ les conséquences du virage ambulatoire au détriment de la prévention, du Social et du communautaire», a expliqué M.Larose, soulignant qu’en santé publique, les effectifs ont chuté de 1,6 % «alors que la pauvreté a généré davantage de problèmes sociaux, de détresse psychologique et d’exclusion qui sollicitent les services d’une manière particulière».On espère donc qu’à la faveur de la mise en place prochaine des Départements régionaux de médecine générale, le rôle des CLSC sera «clarifié» et leur place «la plus grande possible, parce que ça demeure le dispositif public le plus accessible à l'ensemble de la population».Deuxièmement, la CSN note qu’au cours des quatre dernières années, presque la moitié des CLSC (72 sur 146) ont disparu, fusionnés avec des centres d’accueil ou de soins de longue durée ou des hôpitaux.«Il faut que ça arrête.Il faut suspendre ces fusions», selon M.Larose.Ensuite, la centrale syndicale veut que le budget des services de maintien à domicile passe de 3(X) à 6(X) millions de dollars.«Il faut au bas mot et très rapidement doubler la mise, a dit Gérald Lirose.Us CLSC qui ont voulu assumer leurs responsabilités à ce niveau y ont grugé l’ensemble de leur marge de manœuvre.» Ailleurs, «massivement, ce service a été «dompé» dans la cour des organismes communautaires, des organismes actifs en économie sociale ou carrément des familles, des femmes plus particulièrement.» Enfin, la CSN tient à l’affirmation du caractère public du système de santé, menacé selon elle par un repli des CLSC.«L’insuffisance des ressources est par définition une mine d’or pour le secteur privé», a fait valoir M.Larose.11 a par ailleurs convenu que les citoyens n’avaient peut-être pas suffisamment recours aux services des CLSC, qui desservent inégalement les différentes régions et n’ont iras toujours des heures d’ouverture attrayantes (lundi au vendredi, de 9 à 17 h, dans bien des cas).A cet égard, il a indiqué qu’«o« a de l’éducation populaire à faire».«C'est sûr que les gens ont l’impression qu’en arrivant dans la salle d’entente de l'urgence [d’un hôpital], ils ont là tous les soins pour répondre à tous leurs besoins.Ce n 'est pas vrai.Une urgence, ce n ’est pas une salle de consultation.On estime que les CLSC peuvent être la véritable première ligne, pour les diagnostics et aussi pour les premiers soins.» Quant aux fonds si difficiles à trouver, la CSN indique que le «réinvestissement» sera l’un des éléments importants au programme des prochaines négociations dans le secteur public, qui auront lieu au printemps.Les dossiers salarial et de la sécurité d’emploi seront également au cœur des discussions, que la centrale prévoit «lourdes et longues».«Baby Doc» est heureux Paris (AFP) —Jean-Claude Duvalier, l’ancien dictateur haïtien, vit toujours en exil en France, où il affirme bénéficier d’un «droit d’asile exceptionnel», mais, craignant pour sa vie, il se cache et se montre discret sur ses moyens d’existence.«Je bénéficie d'un droit d’asile exceptionnel implicitement confirmé par les tribunaux français», a-t-il déclaré hier sur la chaîne d’information française LCI.Une décision du tribpnal de Grenoble en 1987 a débouté l’Etat français qui voulait l’expulser, a-t-il précisé.Ce statut particulier lui permet de résider depuis treize ans sur le territoire français et de ne pas avoir de documents d’identité, a-t-il ajouté.Li France lui a en revanche refusé l'asile politique, a-t-il reconnu, mais une demande de «droit de résidence» est «en coûts» d’examen.Président à vie chassé de son pays en 1986, Jean-Claude Duvalier, 47 ans, surnommé «Baby Doc», refuse la comparaison avec l’ancien dictateur chilien Auguste Pinochet «Je n’ai pas de sang sur les mains et j'ai la conscience tranquille.On ne peut comparer le général Pinochet avec les Duvalier», a-t-il déclaré.Jean-Claude Duvalier a succédé en 1971 à son père François, surnommé «Papa Doc», au pouvoir depuis 1957 avec le soutien d’une milice armée extrêmement violente, les «tontons macoutes».«Honnêtement, je pense qu’on devrait le juger [le général Pinochet] et tous ceux qui ont soutenu son régime, qui ont été d’une certaine manière impliqués dans le coup d'Etat de 1973», a-t-il ajouté, refusant d’être plus explicite.Sa situation est totalement différente, affirme-t-il.«Je ne fais l'objet d'aucune poursuite en Haïti et, à ma connaissance, il n'y a aucun dépôt de plainte en France pour l'instant», explique-t-il.Le différend entre les pompiers et le Service de prévention des incendies Le système informatique du SPIM victime de sabotage «On ne peut pas dire que ça nuit au travail des pompiers» Après plus d’une semaine de tentatives infructueuses pour parvenir à une entente, les pompiers de Montréal et leur employeur en sont toujours au conflit.Après les graffiti, les injures et les tuyaux perforés, c’était samedi au tour du système informatique d’être la cible de sabotage, un méfait qui pourrait entraîner une accusation i -A «Cesser immédiatement tout acte de vandalisme.» d’outrage au tribunal.MARIE-ANDRÉE C H O U I N A RI) LE DEVOIR Dimanche tranquille dans le conflit opposant les pompiers de Montréal à leur direction, alors que la journée d’hier aura surtout servi à éteindre les feux, c’est-à-dire tenter de remettre en ordre le système informatique de répartition des appels mystérieusement déréglé samedi matin.I^assé, le Service des incendie envisage un nouveau recours juridique.Le différend qui oppose désormais depuis plus d’une semaine l’Association des pompiers de Montréal au Service de prévention des incendies de Montréal (SPIM) s’est transporté ce week-end de la rue au bureau: après avoir colmaté la cinquantaine de tuyaux d’incendies perforés vendredi à la caserne 29, le SPIM tentait désespérément hier après-midi encore de remettre en état de fonctionner son réseau informatique de répartition des appels, mis hors service en début de matinée samedi.«Ce nouveau bris n’est pas le fruit du hasard, il s'agissait vraiment de méfaits causés par une intervention humaine», a expliqué hier Alain Liforce, chargé de communication aux affaires publiques du service.Ce système permet notamment l’envoi automatique d’informations es- sentielles du centre de contrôle en direction des véhicules et des casernes.Sans lui et en cas d’alerte, les pompiers sont privés de certaines données jugées capitales, telles que l’emplacement des bornes d’incendie, le nombre de personnes handicapées sur les lieux du sinistre, la présence ou non de matières dangereuses, explique M.Iaforce.«En l’absence du système informatique, tout se fait au téléphone, manuellement.On ne peut pas dire à proprement parler que ça nuit au travail des pompiers, mais il est certain que ça peut retarder et influencer l’intervention qu’ils doivent faire.» Une équipe de techniciens s’affairait hier encore à reconfigurer le système informatique.Le SPIM envisage la possibilité de recours juridiques contre l’Association des pompiers de Montréal (APM), sommée tard vendredi soir par voie d'injonction provisoire d’urgence de «cesser immédiatement tout acte de vandalisme et de sabotage de l'équipement de combat contre les incendies».Cette requête en Cour supérieure faisait suite à l’épisode des tuyaux perforés.L'injonction exige notamment de l’APM qu’elle cesse de détériorer les unités, les outils, l'équipement, de même que tout matériel servant au combat des incendies; elle doit de même cesser l’utilisation des ondes radio pour la transmission de messages d’insultes; et se doit de permettre l’accès aux casernes des représentants du SPIM.Au cours de la journée de samedi et plus tard durant la nuit, la direction du service affirme avoir été la cible d’injures et de menaces proférées par voie de télécopieur ou de téléphone.Hier cependant, rien de tel ne s’est produit.Les avocats du SPIM envisagent donc divers recours juridiques pour faire cesser l’intimidation et le vandalisme, qui ont donné le ton à ce conflit en cours depuis plus d’une semaine.L’APM pourrait ainsi être accusée d’outrage au tribunal, et les pompiers reconnus coupables passibles d’amendes ou de peines d’emprisonnement.L'ensemble des pompiers étaient au travail hier dans les 36 casernes de la ville et on ne rapjxirtait aucun incident ayant entravé leur travail et mis en péril la sécurité de la population.Aucune nouvelle séance de conciliation est prévue au cours des prochaines heures, la dernière de celles-ci ayant eu lieu mercredi dernier en présence d’un arbitre.Rappelons que les deux parties tentent de s’entendre autour notamment de la caisse de retraite et d’un nombre minimal de pompier et de camions requis.11 a été impossible de joindre hier les représentants de l’Association des pompiers de Montréal.Depuis le début de l’escarmouche, son président, Gaston Fauvel, a d'ailleurs été très peu loquace auprès des médias.Offre de compensation Les victimes de Thépatite C sont divisées PRESSE CANADIENNE Ottawa — Jeremy Beaty, le président de la Société canadienne de l’hépatite C, est partagé à l’égard de la récente offre fédérale-provinciale de compensation aux victimes du sang contaminé.C’est que les victimes qu’il s’efforce de représenter au mieux de leurs intérêts sont divisées.Certaines sont heureuses de l’offre, d’autres sont furieuses.L’incertitude de M.Beaty sur la meilleure façon de réagir à cette offre se trouve exacerbée à cause de la façon dont elle a été divulguée — par des fuites auprès d'individus sélectionnés en fin de journée, un vendredi, en l’absence de tout communiqué ou de toute conférence de presse.L’offre semble tenir compte du caractère imprévisible d’un virus qui tue parfois sauvagement les personnes atteintes, tout en en laissant d’autres vivre une vie presque normale.Les porteurs du virus de la maladie manifestant peu de symptômes recevront un paiement unique de 10 000 $.Ceux qui souffrent de graves symptômes ou ont besoin d’une transplantation de foie pourraient toucher jusqu’à 120 000 $, plus un revenu de substitution pouvant atteindre 52 000 $ par an.«Certainement, les personnes atteintes de l’hépatite C qui sont malades seront très satisfaites de cette offre», a commenté M.Beaty.Elle comporte non seulement de l’argent, mais aussi des dispositions pour pertes de revenus.«Les personnes qui ne sont pas tellement souffrantes, et qui ne touchent que 10 000 $, vont considérer cela dans le contexte de l’annonce récente du versement de 240 000 $ aux personnes infectées par le VIH de manière secondaire», c’est-à-dire par un proche.La semaine dernière, le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, avait annoncé que les gens ayant contracté le virus du sida par l’intermédiaire d’un conjoint ou d’un parent contaminé par le système canadien du sang recevraient 240 000 $.Cette annonce en avait incité plusieurs à croire que les personnes ayant contracté l’hépatite C auraient droit à un traitement similaire, et à faire des comparaisons, une fois connue l’offre aux victimes de l'hépatite C.Cette offre stipule que les victimes de l’hépatite C infectées entre 1986 et 1990 renonceront à leur droit de poursuivre la Croix-Rouge, afin que les fonds de l’organisme — environ 50 à 70 millions — puissent être mis à la disposition des personnes infectées avant 1986 ou après 1990.L’Ontario, qui participe à l’offre fédérale, n’est pas satisfaite.Un porte-parole de la ministre de la Santé de l’Ontario, Elizabeth Witmer, a fail savoir que le gouvernement fédéral aurait dû offrir de l’argent à toutes les victimes, et non seulement à celles ayant été infectées entre 1986 et 1990.Les provinces qui ont décidé d’aider les victimes non couvertes par le programme de compensation — le Québec et l’Ontario — devraient pouvoir avoir accès aux fonds de la Croix-Rouge, a dit le porte-parole Jeremy Adams.La controverse autour des personnes auxquelles devrait être destinée l’offre pourrait expliquer pourquoi les politiciens, qui exploitent habituellement au maximum toute annonce de dépense, ont laissé «couler» cette nouvelle d’une manière quasi furtive.M.Beaty se dit d’accord avec une échelle de compensation ajustée selon que la personne est malade ou pas.Mais il souhaiterait avoir plus d’informations sur l’offre avant de se prononcer.Sièges pour enfants dangereux Washington (AP) — Une agence fédérale américaine mène actuellement une enquête sur les dangers que posent près de 900 000 sièges à double usage pour enfants.Il s’agit de sièges pouvant servir soit de porte-bébé, soit de siège d’automobile.Des parents ont fait savoir que la poignée du siège peut s'ouvrir subitement, projetant les bébés au sol.Les produits visés par l’enquête sont les sièges Arriva et Turn-About, produits par la compagnie Cosco entre 1995 et 1998, et Infant Rider, de Kolcraft Enterprises fabriqués entre 1996 et 1998.Environ 460 000 des sièges Cosco et 415 000 des sièges Kolcraft ont été manufacturés au cours des années faisant l’objet de l’enquête.TAPIS DECOR ¦T I VOUS MÉRITEZ UN! 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