Le devoir, 21 décembre 1998, Cahier B
Culture Page H 8 Economie Page H 2 Planète Page B 4 Sports Page B 5 L’ENTREVUE I.K |) K V 0 I H .I.K I.I’ X l> I 2 1 I) É S (' E M B R E I il !» 8 Marcel Trudel L’historien de la Nouvelle-France Il s’apprête à publier son sixième volume sur ce volet de notre histoire Marcel Trudel a consacré sa vie au Régime français, mais il ne complétera pas son histoire en dix volumes, la plus complète à ce jour.Il lui reste trop de documents à scruter.À 81 ans, il est la référence incontournable.Il a consacré sa vie à l’examen des documents de la Nouvelle-France mais il doit sauter la période qui va de 1675 à 1760, la matière de quatre volumes.JEAN CHARTIER LE DEVOIR L| e nom de Marcel Trudel reste à part chez les historiens.Il faut lire sa description du vieux-Québec de 1663, rue par rue, maison par maison.Le temps lui fait défaut pour compléter son examen méticuleux de 235 ans d’histoire.Dans les années soixante, il avait publié une Introduction à la Nouvelle-France, qui reste le meilleur manuel, selon l’historien Robert Lahaise, de l’UQAM.Marcel Trudel raconte que l’éditeur Holt, Rine-I hart lui avait demandé un tex-te court.Il évoque le volume qu’il aurait aimé écrire, plus qu’un manuel.L’historien poursuit une course contre la montre.Il réalise l’index du sixième volume pour le printemps 1999.Il confie, n’arrivant pas à achever sa fresque:«J’ai cherché quelqu’un pour travailler sur l’histoire de la Nouvelle-France.On est trop peu nombreux pour une refonte systématique de notre histoire.» L’auteur a publié un cinquième volume de 900 pages sur YHistoire de la Nouvelle-France au printemps 1997, La Seigneurie de la Compagnie des Indes occidentales 1663-1674.Le dernier va traiter de 1759 à 1764 sous le titre Le Régime militaire et la disparition de la Nouvelle-France.Il va boucler la boucle: «J'ai commencé par le Régime anglais en 1945 avec trois volumes sur le régime militaire, la révolution américaine et le Canada.» Mais il n’avait considéré que le régime militaire de Trois-Rivières, puis il a scruté la position de l’Eglise.Cette fois, il va publier un texte sur les gouvernements militaires de Montréal, de Trois-Rivières et de Québec.Repartir à zéro Son parcours a commencé il y a 50 ans: «Je ne pouvais pas continuer le Régime anglais parce qu’on n’avait pas suffisamment i**t ‘ - JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le parcours de Marcel Trudel a commencé il y a 50 ans.étudié la Nouvelle-France.C’est comme ça que j'ai décidé de repartir à zéro.Mon premier volume commence en 1524 avec Ver-razano, au service de François I".Il y a une carte du frère de Verrazano, datée de 1525.Pour moi, c’est l’acte de naissance de la Nouvelle-France».Marcel Trudel a complété l’histoire des 150 années initiales.Il a fait appel à l’historien Jacques Mathieu de l’Université Laval pour lui envoyer un disciple qui assumerait sa succession.«Je ne l’ai pas trouvé», confie-t-il.Sa démarche, il la précise en ces termes: «Moi, je prends une période, je veux la vider, voir tous les documents.Mais ça épouvante les collaborateurs habituellement».Il confie: «Mathieu a dit qu’il a cherché.Mais je n’en ai plus eu de nouvelles.Vous savez, les jeunes n’ont pas le souci de vivre comme un ours pendant des années.Alors, ils font des recherches limitées.» Cet historien palpe les documents et les lit avec un œil nouveau.Il s’arrête à ce que les autres n’ont pas abordé, déboulonnant les héros.Autrement dit, il lit les documents rares de manière non convenue.Il a été jusqu’à corriger le recensement de 1666.«Guy Frégault et moi-même sommes des historiens qui travaillom individuellement», précise-t-il.Son corpus chez Fides, il l’a partagé avec Guy Frégault dans les années cinquante.«J’ai travaillé une fois avec un autre, Fernand Ouellette, mais ça n’a pas marché.Ouellette, ce que je lui reproche, c’est de faire l’histoire avec des idées préconçues.Il a une thèse au départ et prend les documents qui font son affaire.» Champlain, Maisonneuve Marcel Trudel a tout réexaminé sur Cartier, Champlain, Maisonneuve, Jean Talon.11 dit que Champlain répond aux questions de son temps.Au début, Champlain est à la solde de De Monts.Il distingue le cartographe du découvreur.«Avec Cartier, on est dans l’émerveillement de la Renaissance.On découvre le continent de mœurs différentes.C’est fantastique ce qu’il trouve, Cartier, il s’émerveille.Champlain, c’est un homme réaliste comme cartographe tandis que Cartier a des descriptions propres à la Renaissance.Il a mal vu certaines choses.Il parle d’un Indien avec une jambe.» Marcel Trudel reconnaît que Champlain est un homme d’un grand courage.«Il se rend au lac Champlain, puis en Hu-ronie.Il est blessé et revient en panier.Champlain passe l’hiver en Huronie.C'est un homme extraordinaire.Mais un aventurier bourgeois.Étienne Brûlé, c’est l’aventurier, comme Dollard.» il se distance également de Maisonneuve.Il lui reproche de ne pas s’être intégré au pays, de partir en 1665.«C’est un personnage curieux.Il a quitté Montréal, on pensait qu’il avait été rappelé.Il est resté gouverneur de Montréal jusqu’en 1664, mais il n’a pas pu s'adapter aux transformations du pays.» Il explique ainsi ce départ: «On veut remettre de l’ordre dans l’administration du pays.Jusqu’en 1663, Montréal avait été une section indépendante de l'administration.La Société Notre-Dame se défait et refile Pile aux Sulpiciens; il aurait dû s’adapter au pays.Maisonneuve n'acceptait pas de passer sous la coupe du gouverneur de Québec.Il a un conflit avec le gouverneur Mezy.Il aurait été plus grand s’il s'était adapté.» Jusque-là, l’île de Montréal constituait un fief indépendant de Québec.«Il faut que ce soit intégré dans la colonie du Saint-Laurent», tranche l’historien.Il parle des relations de Maisonneuve avec Marguerite Bourgeoys.«Elle a une sorte de drame d’amour avec Maisonneuve.On la montrait dans un costume de religieuse.C'est fata.Qu'elle ait eu une liaison avec Maisonneuve, cela est vraisemblable.C’était une fille célibataire.» Il reconsidère aussi l’intendant Talon.«Il est malade quand il arrive en 1665.Il veut rentrer dès 1667.Talon n’a pas vu les forts du Richelieu.Il n’a pas été en expédition militaire.On partait d’inexactitudes sur lui.Car on cautionne un homme malade.Comme les officiers militaires de l’époque, il se fait donner des subventions dej’État; il fabrique sa brasserie et la vend à l’État.» JACQUES GRENIER LE DEVOIR iàk fi Marcel Trudel palpe les documents et les lit avec un œil nouveau.Cependant, il défend Bigot «Il fait ce que tous les hauts fonctionnaires de l’époque faisaient.Il crée la rareté.Talon a fait la même chose.P interdit l’importation du vin et du fil pour son usine de chanvre.Bigot n’a pas fait que ça.Bien sûr, il a fait des choses très utiles pour le pays.Son administration est belle.» Pour lui, il y a de grands trous dans notre histoire.Il déplore que les documents d’archives sur la Nouvelle-France n’aient pas été publiés et qu’il manque des pans d’histoire de la Conquête à la Confédération.Ça le choque que «le rapport de l'Archiviste de la province de Québec» ait cessé de publier des documents.«Au contraire, il faut faire comprendre ce qu’il a.» Il parle de la correspondance de l’Archevêque à publier.En montrant les rapports du Conseil souverain, une publication de 1889 en cinq volumes, le journal de Montcalm et le journal de Lévis, édités à la même époque par l’abbé Casgrain, il parle du rêve de tout historien d’avoir les documents à portée de la main.«C’est tellement plus simple.Il faut pu- blier tous les documents.» Il dit la même chose des archives du Canada à Ottawa depuis 1870, très loin des yeux des historiens et des étudiants des universités à Montréal et à Québec.Il demande des inventaires des correspondances.«On n’a que la correspondance de Frontenac et du premier Vaudreuil, pas des autres gouverneurs.Ils sont tous importants.» Onze volumes ont été publiés durant le XIX1' siècle, Documentary History of New-York.«Tout est là.Les Américains de New York ont publié tous les documents jusqu’en 1830.» Une centaine de volumes restent à publier en documents de la Nouvelle-France.«Je regardais ça à l'université Harvard.C’est fantastique les documents anciens aux États-Unis.On a la correspondance et les journaux intimes de tous les personnages, Adams, Washington, Franklin.» Il garde des centaines de numéros de la Revue d’Histoire de l’Amérique française bien qu’il ait mis fin à son abonnement «Ils ne parlent plus de la Nouvelle-France.C’est traité de façon très pauvre parles historiens.» Marcel Trudel se distingue des chroniqueurs: «J’essaie de raconter les événements, ce qui fait Ihistoire, et dresser la synthèse des idées, l'évolution sociale, ce qui est plus difficile.Forcément, les interprétations diffèrent.Une fois les événemen ts fixés, ça ne bouge plus.» Il cite une étude récente sur Cadet «On en faisait une sorte de monstre qui a spéculé avec Bigot.Côté réétudie Cadet et en fait un brillant homme d’affaires.H corrige les accusations terribles contre lui.Cadet a fait en temps de guerre ce qu’on faisait à l’époque.On oublie trop souvent de replonger dans l'époque.» Selon lui, les historiens du passé se sont occupés «de faire de Ihistoire revendication».Il faut tout reprendre, «refaire Ihistoire de façon objective».Mais on n’en a pas fini avec les préliminaires: «H faut le grand ensemble, le grand cadre.On est débordé par la tâche.» Il parle du trop petit nombre d’historiens professionnels.Cartographe averti T e suis cartographe, j’ai une collection de ^ J cartes géographiques du XVIII' siècle», ditmistorien.Son Atlas de la Nouvelle-France, publié en 1968, reste la référence malgré les miracles récents de l’infographie.Comme ses autres livres, l’atlas reste introuvable mais les cartographes ne lui livrent pas une vraie concurrence.Une mise à jour pourrait être extraordinaire avec la qualité des couleurs et du dessin sur ordinateur depuis quelques années.D’ailleurs .chaque volume de Marcel Trudel contient des cartes et des tableaux.Le cartographe dit que Denis Vaugeois a manifesté son intérêt pour rééditer cet atlas.En 1948, il a publié une Collection de cartes anciennes et modernes pour servir à Ihistoire de l'Amérique et du Canada.Puis, il a poursuivi avec XÉvolution du domaine seigneurial de la Nouvelle-France 1623-1854, une série de 14 cartes.Et en 1961, il a publié une première version de son atlas.Mais rien de nouveau depuis 30 ans.Il dit du premier des historiens: «Fran- cois-Xavier Gameau, c’est un monument devant lequel on s'incline, mais on ne l’utilise pas.Il y a des interprétations nouvelles plus justes.C’est une œuvre étonnante pour l’époque.Vous savez, il n’y avait ni photocopies, ni microfilms, ni inventaires de documents.» Sur Benjamin Suite: «Il a introduit pour la première fois le peuple, les petites gens.On ne s’était intéressé qu’à la grande histoire avant ses huit volumes.» Sur les premiers vingtiémistes: «Je n'utilise jamais Lionel Groulx ni Robert Rumilly Ces œuvres portent la marque de leur époque.Certains ouvrages de Groulx sont valables, mais c'est un orateur.Quand on conversait avec Groulx, on avait l’impression d’écouter un orateur.Lhistoire n’est pas affaire d’éloquence.» Mais il tient en haute estime un travail étonnant: «Vous savez, la généalogie est très importante en histoire.Dans les Mémoires de la société de généalogie canadienne-fran-çaise, il y a des articles d’intérêt de certains di- recteurs.Mais c’est très inégal.» Il confie encore: «J’aime bien l’esprit de Jacques Mathieu, qui voit les choses avec un esprit neuf et qui le dit.Jacques Lacourcière, je l’aime bien.Il s’est intéressé à la vie quotidien- .ne dans Nos racines et le Boréal Express.C’était extraordinaire, Nos racines.Son Histoire générale est plusjaible.» L’homme aime le roman historique.Il a écrit un roman de jeunesse, Vezine, avec cet incipit: «La Batiscan dort sous le soleil de juin.» D juge «excellent» le Maisonneuve de Louis-Bernard Robitaille et apprécie le Julie Papineau de Micheline Lachance.«Dans le roman historique, on ouvre des fenêtres.Micheline Lachance tente de comprendre parles textes mais aussi par la sensibilité féminine.Il faut que l’historien soit sensible», affirme-t-iL Cela l’amène à dire un mot du Papineau de Fernand Ouellette, resté sous séquestre en raison de l’opposition maintenue par Anne Bourassa.11 a lu le manuscrit dans une vie antérieure et confie: «Je pense que Ouellette avait raison.» Le Réseau de l'information 24 heures sur 24 sur La vie m •••• B 2 E I) E V 0 I H , L E I.U N 1)1 2 1 DÉ (’ E M It It E I !» !» S LE DEVOIR ECONOMIE Cette semaine à la Bourse Semaine du 20 au 26 décembre 1998 Calendrier économique Canadien Statistique économique publiée Date Heure Commerce de détail - octobre 21 déc.8 h 30 Opérations internationales en valeurs mobilières - octobre 22 déc.8 h 30 Emploi, rémunération et heures de travail - octobre 23 déc.8 h 30 Produit intérieur brut - octobre 24 déc.8 h 30 Américain Statistique économique publiée Date Heure Réunion du FOMC Produit intérieur brut - 3' tnmestre (final) Commandes des biens durables - novembre Réclamations pour pertes d'emploi - semaine du 19 décembre Revenu personnel - novembre Dépenses personnelles de consommation - novembre 21 déc.22 déc.23 déc.23 déc.24 déc.24 déc.24 déc.14 h 00 14 h 15 8 h 30 8 h 30 8 h 30 8 h 30 8 h 30 Assemblées des actionnaires Société Date Heure Lieu Tvpe Au Québec : Aurtginor Inc.(Exploration) 23 déc.10 h 00 Vanier AG Ailleurs : Atlantic Coast Copper Corporation Limited 22 déc.10 h 30 Saint-John, NB S First Maritime Mining Corporation Limited 22 déc.12 h 00 Saint-John, NB S Kev Anacon Mines Limited 22 déc.15 h 00 Saint-John, NB S A : annuelle; E : extraordinaire; G ; générale; S i : spéciale Divisions d’actions, regroupements Compagnie Ratio Clôture des registres Augusta Technologies Ltd.deviendra 1 nouvelle pour 4 anc.assemblée le 21 déc.Danbel Industries Inc.BG Baron Group Inc.deviendra 1 nouvelle pour 5 anc.assemblée le 22 déc.Consolidated BG Baron Group Inc.Tvler Resources Inc.deviendra 1 nouvelle pour 3 anc.assemblée le 22 déc.Tyresta Resources Inc.International All-North Resources Ltd.et 1 nouvelle pour 14 anc.assemblée le 23 déc.Kaieteur Resources Corp.Golden Kootenay Resources Inc.et 1 nouvelle pour 10 anc.assemblée le 24 déc.GKK Resources Inc.Fusions et acquisitions Acquéreur Compagnie cible Offre (ou choix) Expiration 9068-9142 Québec Inc.(Vivendi S.A.) Groupe Sani-Mobile 1 ) 1,50 S par action ord.cat.A.de Sani-Mobile; 2) 1 action priv.cat.B de 9068-9142 Québec par action ord.cat.A de Sani-Mobile 21 déc.Atlantic Cost Copper Key Anacon Mines et First Maritime Mining et Northern Canada Mines et Hunter Brook Minerals 0,900 ou 0,165 ou 0,91 ou 0,85 action priv.spéciale rachetable de la nouvelle société, qui sera rachetée par nouvelle société à 10 S 21 déc.Sobeys Canada Inc.Cie de gestion Oshawa Limitée 36 S ou 2 actions ord.de Sobeys + 0,25 S par action cat.A sans droit de vote d’Oshawa 21 déc.Bonanza Acquisitions Inc.Reno Air Inc.7,75 S US par action ord.de Reno Air 22 déc.Canadian Abraxas Petroleums Ltd.New Cache Petroleums Ltd.6,50 S par action ord.de New Cache 22 déc.Founders Energy Opal Energy Inc.0,42 S et 0,44 action ord.de Founders par action ord.d’Opal 22 déc.IG Holdings Inc.Biopool Int.0,40 S US par action moins les distributions payées après 31 août 23 déc.Platinum Software Dataworks Corp.et Zoo Acquisition fusion sous Platinum, 0,794 action ord.de Platinum par action ord.de Dataworks assemblée 23 déc.Torstar Corp.Sun Media Corp.14,75 S + 0,25 action sans droit de vote cat.B de Torstar par action ord.de Sun Media 23 déc.Expiration de bons ou droits de souscription, SPEC et PEAC Compagnie Expiration Pour obtenir une action CME Telemetrix report bon sous, échéant 22 août 1998 reporté au 31 mars 99 Transglobe Energy Corp.21 déc.1 droit pour 4 actions ord.1 droit * 0,15 S pour 1 action ord.Triton Energy Limited 22 déc.0,072 droit pour 1 action ord.de Triton 1 droit + 70 S US pour 1 action priv.8 % convertible Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) Compagnie Modalités Expiration Banque Canadienne Impériale de Commerce Circle Energy Inc.Province de Nouvelle-Écosse Hammerson Canada Inc.Province de l’Ontario Gazoduc Trans Québec & Maritimes Inc.report du 22 déc.1998 au 22 déc.1999, billet de dépôt à taux croissant et échéance reportable bon sous, série B, 23 déc.1998 reporté au 23 avril 1999 report billet à taux croissant et échéance reportable 22 déc.1998 au 22 juin 1999 rembour.obligatoire à 1165,31 S par 1000 S de capital de débenture 10,25 %, 1" avril 2002 obligation d’épargne à intérêts annuels ou composés 1) croissants échéant 21 juin 2001, rembour.à 103,125 S ou 113,962 S de capital, 2003 à 102,375 S ou 102,375 S et 2004 à 102,625 S ou 105,704 2) variables échéant 21 juin 2001 à 102,50 S ou 110,598 S de capital, 2004 à 102, 50 ou 106, 34 S et 2005 à 102,50 S rembour.partiel à 100 % du capital, 13,2 % 23 déc.2004 report report report 21 déc.21 déc.23 déc.Plan de réinvestissement de dividendes ( DRIP ) Compagnie Clôture des registres Date de versement CPL Long Term Care REIT AGF Management Limited Royal Host REIT Banque Scotia (10,35 %, 19 juillet 2001) Canadien Pacifique Limitée BC Telecom (priv., série C, 4,75 S) BC Telecom (priv., séné G (1956), 4,75 S) BC Telecom (priv., série K, 5,15 S) Templeton Emerging Markets 21 décembre 31 décembre 22 décembre 5 janvier 22 décembre 31 décembre 23 décembre 19 janvier 24 décembre 28 janvier 24 décembre 15 janvier 24 décembre 15 janvier 24 décembre 15 janvier 24 décembre 5 février add.: additionnel anc.: anciennes cat.: catégone dét.: déterminer div.: dividende Abréviations : ord.: ordinaire pnv.: pnvilégiée rembour.remboursement sous.: souscnption sub.: subordonnées IR : « Instalment Receipt », reçu de versement P-U : « Partnership Unit » T-U : « Trust Unit», part de fiducie Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de toi.Toutefois, nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet.Tassé Tassé & Associés, Limitée Une étude sur l’alimentation Le consommateur ambivalent Le consommateur québécois pense davantage à sa santé, mais n’a pas le temps de s’occuper de ses achats alimentaires ; Programmes achat/vente des petits lots Compagnie Modalités Expiration Unicom Corp.ceux détenant moins de 100 actions ord.au 16 nov.peuvent vendre la totalité 21 déc.Hershey Foods Corp.ceux détenant moins de 100 actions ord.peuvent vendre la totalité à 52 S US l’action 23 déc.Dividendes supplémentaires ou extra Compagnie Modalités Versement Royce Micro-Cap Trust Inc.div.facultatif de 0,29 S US par ou en action ord.à ceux inscrits le 7 déc.23 déc.Royce Value Trust Inc.div.facultatif de 0,38 S US par ou en action ord.à ceux inscrits le 7 déc.23 déc.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Entre 1986 et 1996, le consommateur québécois a évolué dans ses choix alimentaires en cherchant d’une part à satisfaire ses attentes plus grandes en matière de santé et d’autre part à se nourrir rapidement afin de consacrer le plus de temps possible à ses activités professionnelles et sociales.Cela l’a conduit du reste à une attitude ambiguë qui est la sienne maintenant: comment vivre en bonne santé tout en se nourrissant de prêt-à-servir et autres mets qui font gagner du temps?Pauline Brassard, de la direction de l’analyse et de l’information économiques au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, en arrive à cette question pertinente au terme d’une analyse qu'elle a faite sur le consommateur à partir d’informations émanant de divers organismes, dont le Bureau de la statistique du Québec, le Conseil canadien de la distribution alimentaire, Statistique Canada et la Fondation canadienne de la recherche en diététique.Quant à la question posée, Mme Brassard, qui est économiste, ne s’étend pas longuement sur la réponse, se limitant à dire que, malgré lui, le consommateur tend à favoriser la facilité et la rapidité, ce qui ne traduit pas nécessairement ses intentions par rapport à un sain équilibre alimentaire.Elle constate tout de même avec la plupart des experts d’ici et d’ailleurs que la qualité des aliments va devenir un critère de plus en plus important dans l’esprit des consommateurs, tout comme l’inocuité des produits, la dimension culturelle ou ethnique et l’environnement.En fait, l’essentiel de ce travail porte sur la mise en parallèle de résultats d’enquêtes menées en 1986, en 1992 et en 1996 par Statistique Canada De cela se dégage un mouvement très net des consommateurs vers certains produits et leur éloignement d’autres denrées pour lesquelles ils marquaient une préférence antérieurement.Pour simplifier le tableau, Mme Brassard se limite à dresser une liste des dix vainqueurs quant à l’augmentation de la consommation et des dix perdants, c’est-à-dire les produits dont la consommation a le plus diminué en volume.Le brocoli est champion Le brocoli apparaît comme un champion, puisque sa consommation a augmenté de 150 % entre 1986 et 1996.Le consommateur québécois mange deux fois et demi plus de brocoli frais qu’il n’en mangeait une décennie plus tôt.Il a par ailleurs presque doublé sa consommation de pommes de terre congelées.Bien qu’il se soucie davantage de sa santé, il conserve tout de même un grand faible pour les petites gâteries puisqu’il a augmenté de 102 % sa consommation de friandises (réglisse, caramels anglais, sucettes glacées, etc.) Il achète par exemple deux fois plus de gomme à mâcher que dans les années 80.En revanche, la demande de jus d’orange non fait de concentré a fait un bond de 91 %, ce qui est peu en comparaison de l’eau embouteillée, en progression de 200 %.Les fromages de spécialité, ce qui exclut le cheddar, le fromage cottage fondu ou râpé, affichent une croissance de 71 %.Le volume de café instantané ou décaféiné vendu au Québec s’est accru de 62 %, celui des boissons gazeuses a monté de 55 %.Le riz et les céréales de table ont respectivement fait des bonds de 40 et 38 %.Il y a en outre de nouveaux produits qui sont apparus sur le marché et qui ont rapidement conquis les consommateurs.C’est le cas du yogourt congelé qui, entre 1992 et 1996, a connu une augmentation de consommation de 785 %.Des préparations alimentaires précuites, comme les croquettes de poulet ou de poisson, la pizza et les cjuiches ont enregistré une croissance de 440 % sur dix ans.À la lumière de ces statistiques, on comprend l’importance qu’attache désormais l'industrie agroalimentaire à l’innovation et à la mise en marché de produits dits de deuxième transformation.Cette niche de produits est celle qui offre la plus grande valeur ajoutée et en principe celle qui génère le plus de revenus et crée le plus d’emplois.Les viandes rouges écopent Par ailleurs, dans la liste des perdants, on retrouve au premier rang le lait entier de consommation avec 3,25 % de gras, dont la demande a régressé de 62 % au grand désespoir des producteurs de lait, qui ont eu à s’ajuster bon gré mal gré au nouveau goût des consommateurs.La coupe de cuisse de bœuf (ronde, surlonge, etc.) a régressé de 47 %, ce qui a été compensé par une demande accrue de volaille et de produits de boulangerie et | de céréales.Iœs raisins frais ont recu- ' 7 *- SK*.3 ' JACQUES GRENIER l.E DEVOIR La consommation de brocoli a augmenté de 150 % en dix ans alors que la demande de lait entier a fortement chuté.Les achats alimentaires du consommateur québécois Achats hebdomadaires Répartition par famille des achats en % 1986 1992 1996 1986 1992 1996 Aliments achetés au magasin Supermarchés 52,20 $ 61,20$ 65,06 $ 73,4 % 76,6 % 78,3 % Magasins alimentaires spécialisés 8,38$ 8,79$ 8,64$ 11,8% 11,0 % 10,4% Dépanneurs 4,58$ 3,28$ 2,60$ 6,4 % 4,1 % 3,1 % Autres magasins 4,73$ 5,65$ 6,13$ 6,7 % 7,1 % 7,4 % Lors de voyages de plus d’un jour 1,22 $ 0,94$ 0,71 $ 1,7 % 1,2 % 0,9 % Total - Achats au magasin 71,11 S 79,86 $ 83,14$ 74,9 % 70,9 % 72,5 % Aliments achetés au restaurant Déjeuners 1,51 $ 2,86$ 3,11 $ 6,3 % 8,7 % 9,9 % Dîners 8,02 $ 11,09 $ 10,62 $ 33,7 % 33,8 % 33,7 % Soupers 12,08$ 16,24$ 15,71 $ 50,8 % 49,5 % 49,8 % Aliments consommés entre les repas 2,18$ 2,61 $ 2,12$ 9,2 % 8,0 % 6,7 % Total - Achats au restaurant 23,79 $ 32,80 $ 31,56$ 25,1 % 29,1 % 27,5 % Total - Achats alimentaires 94,90 S 112,66 S 114,70$ 100,0% 100,0% 100,0% Source; Statistique Canada, Dépenses alimentaires des familles au Canada, 1986, 1992, 1996 MAPAQ, Direction de l’analyse et de l’information économiques lé de 34 %, la margarine de 30 % et le beurre de 19 %, ce qui tend peut-être à démontrer que tout ce grand débat sur la couleur de la margarine est devenu plus ou moins pertinent, mais la réponse finale à cet égard viendra bientôt d’un tribunal.Depuis 1986, la consommation de bacon au Québec a diminué de 24 %, celle du sucre, du yogourt et des œufs de 22 %.Cette décennie en somme a surtout été marquée par un certain déclin des viandes rouges.Celles-ci représentaient 22,8 % des achats alimentaires de la famille moyenne en 1986 et seulement 17,5 % en 1996.La crainte du cholestérol a sans doute été un facteur important dans cette évolution, mais il y a aussi d’autres explications, notamment la pratique de nouvelles coupes réduisant les pertes.Il y a évidemment la clientèle ethnique dont le régime alimentaire est plus diversifié.Un marché à l’image de la société Le profil socioéconomique du consommateur qui change a eu également une influence.La taille moyenne de la famille québécoise est passée de 2,61 personnes en 1986 à 2,47 en 1996.Le vieillissement de la population commence à se faire sentir dans le commerce de l’alimentation.L’âge moyen du consommateur atteint 36 ans.Il y a dix ans, la tranche de population de 45 ans et plus comptait pour 30 % de l’ensemble; elle représente maintenant près de 35 % de ia société québécoise.On constate que le taux de partici- pation des femmes au marché du travail continue d’augmenter, puisque 54 % des femmes de 25 ans et plus ont un emploi rémunéré en comparaison de 49 % en 1986.Comme les femmes sont encore largement responsables des achats d’épicerie, on comprend que la rapidité et la facilité de préparation soient devenues des critères dans l’achat des aliments.Le consommateur qui consacrait près de 17 % de son revenu à son alimentation en 1986 n’y affectait plus que 14 % en 1996.Les changements survenus dans la composition du panier d’épicerie, la concurrence de plus en plus vive avec l’arrivée des Club Price, Wal-Mart, etc., les gains de productivité enregistrés chez les transformateurs alimentaires peuvent expliquer cette baisse des dépenses alimentaires dans l’ensemble du budget familial.Statistique Canada a enfin cherché à établir où le consommateur va faire ses achats alimentaires.En grande partie, c’est-à-dire à plus de 78 %, il s’approvisionne dans les supermarchés et les établissements de grande surface; c’est 5 % de plus qu’en 1986.Il y a eu une légère baisse de 11,8 à 10,4 % dans les magasins spécialisés et la part des dépanneurs a régressé de 6,4 à 3,1 %.Il semble bien que les dépanneurs aient dû encaisser dans une large mesure le choc de la libéralisation des heures d’ouverture le dimanche et en soirée.Du reste, à voir les énormes files d'attente qui se forment aux caisses des supermarchés le samedi soir et le dimanche, on peut croire que le gouvernement sera invité à revoir cet article de la loi qui limite à quatre employés la présence en magasin après 17 heures le samedi et le dimanche.De plus en plus de gens prennent l’habitude d’aller faire leur marché à cette période de la semaine.L’alimentation dans les restaurants a fait une progression entre 1986 et 1996, en passant à une part de 25,1 % de tous les achats alimentaires en 1986, à 29,1 % en 1992 et à 27,5 % en 1996.A l’échelle canadienne, le consommateur québécois est celui qui dépense le plus au restaurant après celui de Colombie-Britannique.Au demeurant, le consommateur alimentaire québécois est distinct de son homologue canadien.Les données de 1996 montrent qu’il mange 2,31 fois plus de préparations à base de viande (cretons, pâtés) que le Canadien; il boit 1,89 fois plus d’eau embouteillée naturelle ou gazeuse, 1,67 fois plus de yogourt, 1,64 fois plus de coupes de longe de bœuf, 1,51 fois plus de concombres et 1,5 fois plus de tartes, gâteux et pâtisseries fraîches.En contrepartie, le Canadien consomme plus que le Québécois dans les produits suivants: 1,72 fois plus de collation à base de céréales (bâtonnets de fromage, croustilles de maïs, bretzels); 1,53 fois plus de produits laitiers non courants (tarti-nades à base de beurre, boissons au chocolat, fromage pour fondue); 1,41 fois plus de lait écrémé; 1,36 fois plus de lait à 1 %; 1,36 fois plus de coupe de cuisse de bœuf et 1,32 fois plus de bacon. K I) E V OIK.I.E I.I N 1)1 21 I) K < E M II II K I II II K E C 0 N 0 M IE André Caillé trace le bilan de la dernière année « Une année où j’ai eu peur » En décembre 1997, lorsque invité à résumer en une seule phrase le bilan de sa première année à la présidence d’Hydro-Québec, André Caillé n’avait pas hésité: «Sur le plan professionnel, je viens de connaître ma meilleure année.» Un an plus tard, et devant la même question, il fait une pause, affichant un regard fixe pendant quelques secondes.Après ce moment de silence qui lui a permis de revivre mentalement, un à un, ces 32 jours qu’auront requis la crise du verglas et ses conséquences, 1998 était devenue pour lui «une année remplie d’imprévus, une année où il fut difficile de trancher entre la sécurité de l'approvisionnement et le processus régulier d’évaluation environnementale.Une année, enfin, où j’ai eu peur».GÉRARD HÉ R II B É LE DEVOIR Le p.-d.g.de la société d’Etat retourne, dans sa tête, cette image d’un employé suspendu entre ciel et terre, se tenant d’une seule main, ! faisant son travail de l’autre, en équilibre précaire sur une mince surface recouverte de glace.Il se souvient aussi de ce jour d'inspection de l'infrastructure touchée.Il est passé en mo-toneige là où, deux heures plus tard, les fils se couchaient au sol, cédant sous le poids du verglas.«Dès les premiers jours de la tempête, on voyait déjà le danger pour nos employés.Mais une chance que ça se passe et que ça se vit jour par jour.» ; «Il ne faut pas penser que tout s'est arrêté après le 5 février», a-t-il enchaîné.Encore aujourd'hui, les employés de la société d’Etat sont à pied d’oeuvre afin de compléter les travaux de reconstruction et de renforcement.C’est toujours le sprint et tout sera complété à temps.André Caillé émet un profond soupir de satisfaction.«Nous avons réussi à faire tout cela!», lance-t-il sur un ton admiratif.Ce «tout cela», ce fut d’abord le rebranchement pour que tout le monde puisse obtenir le service à nouveau et le plus rapidement possible.«Il nous fallait ensuite nous préparer pour cet autre hiver.» L’alimentation du centre-ville de Montréal a été renforcée.«Au pire moment, le centre-ville de Montréal n’avait plus que 250 mégawatts.Il nous a même fallu fermer le centre-ville, ce qui nous a fait très mal.» Cet hiver, le centre-ville montréalais comptera sur 800 MW additionnels, pour un total de 1050 MW.«Nous avons apporté 400 MW à Hull et autant en Montérégie.Ces 400 MW représentent la moitié de la charge du poste de Saint-Césaire.Qu’est-ce que cela veut dire?Cela veut dire du monde à la maison, pas dans les centres d’hébergement», lance André Caillé, pour qui le verglas s’inscrit, désormais, par mi, les affaires courantes de la société d’Etat.En 1999, le renforcement du réseau impliquera le bouclage du poste de Laprairie.On parle de 2000 MW entre Des Cantons et Laprairie, qui pourront également servir à alimenter le centre-ville.«Nous serons diversifiés géographiquement.» Pour ses dénigreurs Son soupir de satisfaction, M.Caillé l’adresse également à ses dénigreurs.«En juillet, on se faisait crier des noms.Aujourd’hui, en décembre, nous sommes très “confortables".Nous attendons l’arrivée du prochain hiver en toute confiance.» 11 n’en démord pas: tous ces travaux n’auraient pu être exécutés aussi rapidement sans les décrets gouvernementaux.«Notre priorité a été la sécurité de l’approvisionnement.Cela devait se faire rapidement, ce qui n ’aurait pas été possible avec le formalisme des consultations auprès du BADE.Si on avait suivi ce formalisme, on aurait été en retard d’un an.Saint-Césaire-Hertel n’aurait été relié que dans un an.» André Caillé insiste: «On nous a accusé de vouloir nous dérober au processus de consultations.Or nous avons consulté comme jamais.Ce que les gens ne réalisent pas, c’est que nous n'avons pas été relevés d’aucune espèce d’engagement environnemental.Nous avons été relevés du processus d’audiences publiques, des audiences qui consommaient du temps.» Verglas, verglas et toujours verglas.1997 avait pourtant été l’année du virage commercial d’Hydro-Québec.La société d'État entrait par la grande porte dans le monde de la convergence en prenant une participation de 46,5 % dans Noverco, le holding qui abrite Gaz Métropolitain, et en devenant le principal actionnaire d’IPL, l’exploitant du plus long réseau de pipelines de pétiole brut et la plus grande entreprise de distribution de gaz naturel au Canada.1997 a également été J’année de l’expansion d’Hydro aux Etats-Unis, d’abord par l’obtention d’un permis de grossiste puis par la conclusion d’une entente avec Enron, lui permettant d’établir pn lien avec le marché de détail des Etats-Unis.1997 était, enfin, une année de retour à la prospérité et de reprise du versement du dividende à l’actionnaire, le gouvernement québécois.Une prospérité retrouvée, bien enchâssée dans un plan stratégique 1998-2002.Un an plus tard, cet enthousiasme a été remplacé par les mots «verglas», «reconstruction».loto-quêbec Tirage du 98-12-19 6 12 17 26 38 44 Numéro complémentaire: 14 GAGNANTS LOTS 6/6 2 2 500 000,00 $ 5/6+ 11 68 048,30 $ 5/6 508 1 178,80 S 4/6 20 175 56,90$ 3/6 347 972 10$ Ventes totales: 18 822 067 S Prochain gros lot (approx.): 2 000 000 S pnsnag- mmm GAGNANTS LOTS Tirage du 98-12-19 1 7 8 13 34 42 Numéro complémentaire: 26 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 2 23 1 524 25 497 1 000 000 $ 25 000 $ 500$ 50$ 5$ Ventes totales: 579 490 S VENDREDI Tirage du 98-12-18 NUMEROS 774705 74705 4705 705 05 5 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ EgStra UH SAMEDI Tirage du 98-12-19 NUMEROS 969049 69049 9049 049 49 9 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ 1 21.13 14 15 27 38 44 SUPER Tirage du 98-12-18 Numéro complémentaire: 18 GAGNANTS LOTS 7/7 0 4 000 000,00 $ 6/7+ 1 124 570,80$ 6/7 47 2 319,10$ 5/7 2 594 150,00$ 4/7 54 348 10$ 3/7+ 49 538 10$ 3/7 449 512 partie, gratuite Ventes totales: 6 667 902 $ Prochain gros lot (approx.): 5 500 000 S TVA, le réseau des tirages Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.¦ w N- jp'llüA wm i mm m \ on ne peut en dire autant de ses objectifs financiers, pour 1998 du moins.Déjà, il est reconnu que le bénéfice net de 925 millions ne sent pas atteint Verglas oblige, la barre a été abaissée à 810 millions.Mais là encore, le temps doux en ce début d'hiver force une nouvelle réévaluation à la baisse.«Nous serons dans le premier quartile des bénéfices des dix dernières années.» Cela amène Hydro-Québec entre 500 et 700 millions de bénéfice net.«On nous a accusé de vouloir nous jamais.» JACQUES GRENIER LE DEVOIR dérober au processus de consultations.Or nous avons consulté comme «Tout est devenu verglas, verglas, verglas.Il y avait risque de ce que j’appelle une dérive stratégique.Cette dérive était un piège dans lequel il était facile de tomber.Le verglas, avec ses 1,4 million de clients ou plus de 3,2 millions de Québécois touchés, était devenu une grosse entreprise qui aurait pu tout faire déraper.J’ai craint cela, à un certain moment.Mais cette dérive ne s'est pas produite.Nous sommes demeurés accrochés à notre plan stratégique.Malgré tout, la croissance est toujours demeurée à Tordre du jour», insiste André Caillé.Main-d’œuvre à stabiliser Cette croissance s’articule autour du développement du potentiel hydroélectrique restant, de la stabilisation de la main-d’œuvre chez Hydro-Québec et du développement de partenariats avec les communautés locales.Le développement du plein potentiel hydro-québécois, il y en aurait encore pour six ou sept milliards de dollars d’investissements.Et toujours ces trois paramètres: les projets doivent être rentables, être localement et socialement acceptables et s’inscrire en respect des normes environnementales.La stabilisation de la main-d’œuvre?«Malheureusement, notre réorganisation n’est pas terminée, ce que je ne peux que déplorer.On a un bon bout défait mais je ne peux pas dire que c'est fini.Je le déplore car tout cela crée de l’insécurité et mine la confiance.Une chose est sûre: les réorganisations successives chez Hydro, on en a assez.Il va donc falloir qu’on atterrisse, ce qui, je l’espère, sera fait cette année [en 1999).Mais la mécanique pour faire ces changements est lourde.C’est pourquoi je ne fixe pas publiquement d’échéancier, car cela fait deux fois que je me fais avoir avec des échéanciers», précise M.Caillé.En ce qui a trait au développement de partenariats avec les communau- tés locales, le p.-d.g.d’Hydro-Québec a fait ses classes.«J’ai multiplié les rencontres.J’ai voulu connaître nos futurs partenaires.En août, j’ai passé une journée par semaine à l’extérieur.Ça devrait d’ailleurs être cela, le job de président d'Hydro: passer une journée par semaine à l’extérieur, sur le terrain, auprès de ces communautés.Ces partenaires ont un sens des affaires.Ils ont un bon jugement.Ils sont intéressés à connaître nos intentions, nos projets», souligne André Caillé.Et face aux communautés autochtones, «j'avais bien des préjugés.J'ai eu l’occasion de m’en débarrasser».Il n’y a donc pas eu de dérive stratégique.Hydro n’a pas dévié de son plan de croissance, malgré le verglas.Mais Peut-être pas de dividendes Mais cela veut dire aussi que le versement du dividende à l’actionnaire, repris l'an dernier, pourrait être interrompu, ce qui aurait une incidence sur les flux financiers du gouvernement.Hydro avait versé, en 1997, 357 millions en dividendes, soit 45 % de son bénéfice net de 786 millions.Cette politique de versement, inscrite daps la loi constitutive de la société d’Etat, se déclenche lorsque l’entreprise dépasse un taux de capitalisation de 25 %.Et aucun dividende n’est versé s’il a pour effet de ramener Hydro sous cette barre des 25 %.«Il faudra attendre au 31 décembre, lorsque notre dette sera convertie en dollars canadiens, pour savoir si nous respectons ou non ce taux de 25 %.» Mais avec la dégringolade du dollar.Cette rentabilité moindre est tributaire du temps chaud que l’on connaît en ce début d’hiver et non à la faible hydraulicité.«Nous gérons les précipitations sur 24 mois.Nous gérons en fonction de 39 TWh pour les 12 prochains mois, et de 25 TWh pour les 12 mois suivants.Ce qui affecte le plus nos bénéfices, c’est essentiellement la température.Avec une température normale, nous aurions atteint notre cible de 810 millions», enchaîne M.Caillé.Une année difficile, donc, mais qui a permis à André Caillé d'apprécier pleinement les qualités de ses effectifs.«Ce sont des gens fiers, des pros.Je suis très reconnaissant envers ces gai?et ces filles.Du maudit bon monde!» À ceux qui seraient prêts à accorder foi à cette rumeur l’envoyant à la tête de Chrysler Canada, il répond: «Je reste ici.D’abord, je n'ai jamais été approché.Ensuite, je n’ai fait que deux ans à un contrat de cinq ans.Enfin, je travaille avec du monde à qui je voue beaucoup de respect.Et j’ai des partenaires de qualité qui s’en viennent.» CARRIERES ET PROFESSIONS' cl5affaires REIAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES j HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné *Table d'Or du Québec en 1998* et * America’s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitées à proximité.Tel.sans frais de Mtl: 450-227-1416 ou 450-229-2991.Fax: (450) 229-7573 MONTEREGIE SAINT-M ARC-SUR-LE-RICHELIEU HOTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons differents forfaits à vous proposer.(514) 856-7787 LAURENTIDES nz MANOIR SAINT-SAUVEUR SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS HÔTEL c> 5>alnt-oauveur Hôtel de villégiature «4 étoiles», situé au cœur du village de Saint-Sauveur.220 magnifiques chambres et 13 salons de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires: à partir de 60$/pers./nuit, occ.double, inch petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur, 2 pauses calé, équipement AV de base, frais de service.(450) 227-1811 (Mtl direct) 1-800-361-0505 Pour annoncer, contactez Jean de Billy au 985-3322 ou au 1-800-363-0305 L’ENCYCLOPÉDIE DE LA MUSIQUE AU CANADA est à la recherche de deux directeurs de publication pour des postes permanents (Montréal, Ottawa ou Toronto), à temps plein, commençant le 1er septembre 1999, afin de réaliser une nouvelle édition entièrement électronique de l’ouvrage (pour plus de renseignements, voir http://www.emc.ca/EdAdvertFr.html).Salaire compétitif à discuter.Compétences requises: bien connaître au moins un aspect majeur de la scène musicale canadienne; avoir la maîtrise du vocabulaire et un bon style littéraire dans l’une des deux langues officielles ainsi qu’une bonne connaissance de l’autre langue; posséder des qualités de chef et des aptitudes à communiquer; avoir la motivation nécessaire pour mener un projet pilote de grande envergure.Comité de recherche EMC, C.P.4194, Suce.E, Ottawa, K1S 5B2, ou Editor-Search@eme.ca.Nous ne communiquerons qu'avec les candidats retenus pour une interview.Merci de votre intérêt pour l’EMC.LA FONDATION DE LA MAISON P.E.BORDUAS est à la recherche d'un(e) candidat(e) pour le poste permanent de COORDONNATEUR(TRICE) GÉNÉRAL(E) Fonction: Sous l'autorité du conseil d'administration, le (la) coordonnateur(trice) général(e) est responsable de la planification et de l'organisation de toutes les activités, notamment en ce qui a trait au financement et à l'animation éducative, culturelle et touristique d’un lieu identitaire où la pensée retrouve son poids, où elle prend tout son sens et contribue à la cohésion sociale.Exigences: - Personne dynamique, polyvalente et disponible; - Aptitudes en communication et en relations publiques; - Gestionnaire faisant montre de qualités d'administrateur(trice) reconnues; - Habileté et efficacité dans les campagnes de financement et dans les projets d'autofinancement; - Formation universitaire en histoire de l'art, philosophie, administration ou l’équivalent; - Pouvoir travailler avec les intervenants des milieux de l’éducation, de la culture et du tourisme.Traitement: Selon les qualifications et l’expérience Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 8 janvier 1999 à l’adresse postale suivante: Fondation de la Maison P.É.B or du as à l'att de M.André Michel, Président, C.P.85 039 345, boul.Wilfrid-Laurier Mont Saint-Hilaire J3H 5W1 e r Publié le 9 janvier 1999 U Éducation Tombée publicitaire le mardi 22 décembre 1998 I.K I) E V 0 I II .I.E I.IJ N DI 2 1 I) K (' K M II It K I !l !l N B 4 —-?LE " PL0NETE Petits plats choisis (Cédérom) MICHEL BÉLA IR LE DEVOIR Les joyeux grelots du temps des Fêtes tintent déjà à nos oreilles depuis quelques semaines et, qu’on le veuille ou non, le moment est venu de choisir une fois pour toutes.Quel (s) cédérom (s) glisserez-vous sous le sapin?Voici quelques suggestions qui pourraient vous dépanner si votre choix n’est pas déjà fait.Entendons-nous d’abord sur quelques détails.Primo: à moins d’avis contraire, les ouvrages mentionnés sont des hybrides, c’est-à-dire qu’ils roulent aussi bien sur un ordinateur compatible PC que sur un Macintosh.Deuzio: on les trouve dans les magasins spécialisés habituels.Troizio: nos lecteurs branchés sur Internet peuvent consulter le site du Devoir (ledevoir.com) et se référer à nos archives s’ils veulent relire les recensions déjà publiées.Bon.Allons-y donc par catégories.Les enfants d’abord! ¦ Adibou-matemelle, version québécoise Un coffret de deux cédéroms débordant d’activités de toutes sortes qui recoupent ce que les quatre et cinq ans font déjà à la maternelle.Brillant.Environ 55 $.¦ Mia La séduisante aventure 3D d’une petite souris que l’on dirige soi-même à travers les pièges de la maison.Les cinq à neuf ans s’amuseront à traverser les quatre niveaux de difficulté.Environ 40 $.¦ Plumo au zoo et ABCirque Les trois à six ans trouveront ici toutes sortes de jeux et d’activités à la fois simples et intelligentes tournant autour de l’apprentissage des lettres, des chiffres et des couleurs.Environ 40 $.¦ Paix) Les tout-petits se régaleront en fouillant la maison de Pabo.Une série d’activités à la fois drôles et pleines de surprises.Dès quatre ans.Environ 60 $.¦ J’ai trouvé Une remarquable adaptation multimédia du populaire C’est moi l’espion.Avec plein de trucs en prime.Un peu cher, mais exceptionnel.Pour les 6 à 66 ans.Environ 60 $.¦ Adi, Français et Maths C’est plus sérieux: en devenant Adi, Adibou grandit, il arbore des oreilles qui feraient envie à Monsieur Spock et il propose une foule d’activités recoupant grosso modo le programme (4e, 5e et 6e année) de l’école québécoise.Fort intéressant.Environ 60$.¦ Maths avec les Méganautes Un parcours tout aussi ludique qu’éducatif pour les 9 à 13 ans.Brillamment conçu.Environ 40 $.¦ Le Voleur d’esprit Une passionnante aventure en territoire vaudou où l’on doit franchir une série d’étapes pour échapper au méchant baron Samedi.Les enfants adorent Environ 45 $.¦ Le Secret des couleurs Une mine de renseignements incroyable qui plonge autant dans l’histoire et l’économie que la physique.Remarquable mise en images.Dès 11 ans.Environ 55 $.Les grands enfants ensuite ¦ Riven La suite de Myst est encore plus réussie que le modèle.Graphisme à couper le souffle.Itinéraire basé sur l’intuition et l’observation.Le niveau de difficulté croit à mesure que l’on approche de la fin de cette fabuleuse aventure.Environ 60 $.¦ L’Inerte et le Vivant I et II Une remarquable production québécoise qui ouvre toute grande la porte des sciences aux curieux de tout âge.Environ 70 $ chacun.¦ Mauve Un ouvrage déroutant, sur et par des ados, qui sait exploiter de façon exceptionnelle les possibilités du multimédia.Malheureusement, c’est d’abord fait pour les «intervenants» et ça se vend 140 $.Triste.¦ Découvertes Il y a déjà un an que c’est sur le marché, mais c’est encore la plus merveilleuse des encyclopédies multimédia.Cinq disques.Environ 100 $.¦ Encyclopédie de l’inforoute Comment fonctionne l’Internet?Que viennent y faire les satellites, les micro-ondes ou la téléphonie?On trouvera réponse à tout cela et bien plus, ici.Environ 70 $.¦ Le Défi de l’univers La physique quantique est l’un des sujets les plus sérieux du monde, mais je trouve les quarks et les gluons absolument irrésistibles.Et surtout les vieux mononcles a cravate qui les décrivent.Pour les 19 a 79 ans.Environ 60 $.Au pays des morts vivants AIMÉ DALLAI RE Les amateurs de jeux d’aventures ont été plutôt mal servis cette année.Il semble que la plupart des concepteurs de jeux aient préféré concentrer leurs efforts sur des jeux de stratégie, d’action ou de simulation, évitant soigneusement d’investir dans des jeux d’aventures.Ce qui est un peu curieux si l’on considère que le plus grand succès de la période des Fêtes de l’an dernier a été Riven, un jeu d’aventures justement! C’est donc avec grande satisfaction que les amateurs du genre devraient accueillir Grim Fandango, un des nouveaux titres parus chez LucasArt.GRIM FANDANGO ?1/2 Production: LucasArts.Configuration minimum: Pentium 133,32 Mo, Windows 95.Prix: environ 60 $.Démo: www.lucasarts.com Grim Fandango est sans contredit le meilleur jeu d’aventures à nous parvenir depuis Blade Runner.Il est remarquable d’abord par son style graphique unique qui nous présente une intrigue digne d’un film noir dans un décor surréaliste mélangeant habilement le style art déco et l’art mexicain.En fait, si le cinéaste Luis Bunuel s’était lancé dans la conception de jeux informatiques, cela aurait pu donner quelque chose comme Grim Fandango.L’aventure se déroule dans un monde qui s’appelle le Pays des Morts, ni plus ni moins un purgatoire où transitent les âmes après la mort.Dans le jeu, vous tenez le rôle de Manny Calavera, un agent de voyages à l’emploi du Département de la Mort.Le boulot de Manny consiste à venir dans notre monde pour «faucher» les âmes dont la dernière heure est arrivée.Cependant, le travail de Manny ne s’arrête pas là.Une fois qu’il a ramené une âme au Pays des Morts, il tente de lui vendre le meilleur forfait de voyage possible pour l’envoyer vers le repos éternel.De ces ventes, Manny retire des commissions avec lesquelles il compte acheter son propre ciel.Cependant, Manny soupçonne de plus en plus qu’il y a quelque chose de pourri au Pays des Morts.Il se demande pourquoi les meilleures âmes, c’est-à-dire celles capables de se payer les forfaits de voyages les plus luxueux, ne lui sont jamais envoyées.Pourquoi Domino, un autre agent de voyages qui travaille avec lui, obtient-il toujours les meilleurs clients?C’est ce que vous découvrirez avec Manny.Vous aurez compris qu’avec de telles prémisses, Grim Fandango nous embarque dans une aventure assez peu banale.L’interface du jeu est relativement (Jew) simple mais, contrairement à la plupart des jeux d’aventures, il n’est pas nécessaire ici de déplacer la souris partout dans l’environnement pour découvrir des indices.Lorsque Manny, en se déplaçant, rencontre un élément stratégique, sa tête se tourne automatiquement pour en indiquer l’emplacement.En plus du travail graphique remarquable, il faut accorder de bons points au scénario et à la qualité des dialogues entre les personnages.Il paraît évident que ce jeu a été mené à maturité par des gens passionnés.Bref, Grim Fandango est la preuve que le jeu d’aventures est un genre beaucoup moins moribond qu’on pourrait le croire.COMBAT FLIGHT SIMULATOR - WWII EUROPE ?Production: Microsoft.Configuration minimum: Pentium 133,16 Mo, Windpws 95.Prbc.environs 70 $.Demo: www.microsoft.com La crédibilité de Microsoft en matière de simulateurs de vol n’a jamais été mise en cause.Au cours des ans, le Flight Simulator est demeuré une valeur sûre auprès des amateurs de haute voltige.Cette année, on a choisi de transposer le traditionnel Flight Simulator dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale.Microsoft Combat Flight Simulator (MCFS) propose huit modèles d’avions pas aussi sophistiqués que les avions modernes.Pour éliminer des ennemis, vous devrez plutôt faire preuve d’habileté aux commandes de votre appareil.Heureusement, un manuel détaillé et des missions d’entraînement sont à votre disposition pour vous aider à maîtriser les rudiments de vol.Combat Flight Simulator vous offre plusieurs possibilités de jeu.En plus des missions simples, on vous propose deux campagnes complètes inspirées de véritables missions accomplies durant la guerre.De plus, MCFS vous propose aussi un mode instanta- né qui vous place immédiatement en situation de combat.Finalement, un mode multijoueurs vous permet de vous mesurer à des adversaires sur Internet.Sans être le simulateur de vol militaire le plus sophistiqué qui soit, le Combat Flight Simulator demeure un excellent compromis qui devrait plaire tant aux novices qu’aux amateurs plus chevronnés de combats aériens.RIVERWORLD ?Production: Cryo Interactive.Configuration minimum: Pentium 133,32 Mo, Windows 95.Prix: environ 65 $.Après nous avoir donné Ubik il y a quelques mois, Cryo Interactive récidive avec Riverworld, un autre jeu basé ^ur un ouvrage de science-fiction.Ecrit par Philip José Farmer, Riverworld relate l’aventure de Sir Richard Burton, un explorateur anglais-du XIX1 siècle qui, après sa mort, s’éveille dans un monde construit entièrement sur les rives d’un long fleuve.Ce monde est habité par tous les individus qui ont peuplé l’humanité depuis l’Antiquité.Riverwold est un jeu de stratégie dans lequel vous devez conquérir les territoires qui bordent le fleuve afin de découvrir les créateurs de cet univers insolite.Pour y parvenir, vous devrez d’abord vous rallier les indigènes de ce nouveau monde.Comme dans tout jeu de stratégie, vous devrez ensuite amasser les ressources qui vous permettront de construire des logements et de fabriquer des armes.Et peu à peu, vous développerez de nouvelles technologies qui vous permettront de conquérir les autres territoires de Riverworld.Ce qui distingue Riverworld de la plupart des autres jeux de stratégie, c’est l’interface 3D qui vous place au cœur du territoire.Malgré la qualité graphique, l’interface n’est pas aussi pratique qu’on le voudrait.On ne peut, par exemple, créer des groupes d’unités pouvant être appelées simplement en tapant une touche.Ajoutez à cela que malgré l’immensité des territoires de Riverworld, il n’est pas possible de créer des points de repère.Ce qui rend la navigation entre les différents lieux souvent pénible.Bref, l’interface devient rapidement un sérieux irritant dans ce qui aurait pu être un très bon jeu de stratégie.adallaire@cossette.com A R T g T T E C H N O L O G I E (Tendances) Plein les oreilles ! Si on essayait de créer des œuvres utilisant le son, de quoi ça aurait l’air?Chez les Anglais Ailleurs, Anti-rom est un collectif; anglais creusant le rapport image-, son.On nous offre ici un site sobre dans son design et basé sur des animations audio-images.Ainsi, dans Antidote, on sent l’utilisation de la même, coquille de programmation, interprétée par diverses banques de données.Ça donne de petites pièces amusantes, mais éphémères.Par contre, le démo Joe donne envie de revenir faire un tour.Encore dans l’esprit cartoon, avec une seule boucle sonore, mais diablement prenante, un policier du futur nous parle.Puis, on se retrouve dans le métro avec quatre personnages et leur univers, à suivre.Audiorom est un autre collectif de création multimédia britannique.Depuis quelques années, ses membres, produisent dans le secteur des installations et cédéroms, questionnant la relation entre le son, l’image et le mouvement.A défaut de voir leur superbe cédérom, intitulé On peut Shift-Control, vous pouvez toujours consulter leur trouver des site.Il propose des inter- - faces sonores très origi- intertaces nales, utilisant la technolo- .___.gie Shockwave Director.graphiques Plus simples et légères QUj que les pièces sur disque, ** elles n’en sont pas moins deviennent intéressantes du point de vue conceptuel.Ces sys-de véritables tèmes sont moins linéaires que les exemples précé-jouets dents.Ici, le rapport image-son est poussé un cran sonores plus haut, et le terme «jouet sonore» prend un sens prometteur.Les interfaces graphiques deviennent des partitions musicales qui, selon vos actions, métamorphosent la composition graphique.La recomposition de l’image et du son par l’interaction du visiteur conjugue des compositions images-son souvent surprenantes d’intelligence et d’efficacité pour des œuvres Web.Le son est souvent le parent pauvre dans les productions multimédia même s’il jouit d’un avantage sur la vidéo à cause de la plus petite taille du fichier.C’est le temps d’en profiter, avant que la bande passante de l’utilisateur moyen soit un détail et qu’il n’y ait plus de tracas de taux de transfert.Ixs contraintes techniques sont souvent favorables, elles forcent les concepteurs Web à cibler leur intention, à ne [las s’éparpiller dans plusieurs sens.Si vous avez la patience et l’intérêt de consulter ces pages, voici une expérience intéressante, faussez toutes les pages ouvertes dans des fenêtres de navigateur différentes; vous pourrez alors faire votre propre interprétation de cette banque de sons grâce au phénomène de l’accumulation.Testez jusqu’à combien d’animations peuvent jouer en même temps avant que votre ordinateur ne réponde plus.des heures de plaisir en perspective! BORIS Fl ROUET Ce n’est un secret pour personne: le Web, ça se regarde, ça se voit et ça se lit.Mais ça se laisse écouter aussi, et bien des sites brillent par leur silence.Dans le domaine artistique au sens large, il est facile de trouver des extraits sonores du dernier groupe rock à la mode ou d’assister à des prestations en direct de DJ de musique techno.Mais si on essayait de créer des œuvres utilisant le son, de quoi ça aurait l’air?On n’est ni à la radio ni à la télévision, on est sur le Web en décembre 1998, avec toutes les contraintes techniques que cela impose.Et on peut trouver des interfaces graphiques qui deviennent des jouets sonores en cherchant à faire vivre une expérience au spectateur.Quatre sites ont retenu mon attention.Visitons d’abord Snarg.Après avoir pris le métro pendant une semaine, vous entrez dans un monde complètement hallucinant de formes musicales aux couleurs pastel un peu douteuses, mais enfin.C’est œuvre très personnelle, un peu dingue.Sous le thème de l’exploration aveugle, on erre dans une orgie de formes organiques et cellulaires.Sous des apparences incompréhensibles, on découvre vite un système composé d’une multitude de modules emboîtés.On croise des gens, on ne sait pas de qui il s’agit, mais peu importe; ce n’est pas de comprendre qui compte mais bien de ressentir des émotions dans l’expérience vécue.Bullseyeart est aussi un endroit étonnant et original utilisant la technologie Flash.Le site est composé de cinq pièces qualifiables de «cartoons-jouets» sonores.Deux pièces ont retenu mon attention.The Cave est une série de drôles de tableaux à l’esthétique un peu crue et aux couleurs vives.Habitée par des personnages étranges, la cave est composée de plusieurs trous de serrure ouvrant des portes sur des compositions surréalistes et absurdes.L’aspect sonore ici est très intrigant.Des formes se transforment en personnages nous lançant des invectives et des gémissements.L’utilisation du son donne une touche très personnelle à une technique de design répandue.L’autre, The Woodcuter, une sorte de work in progress en phase de développement, annonce de belles choses pour le Web en général.Ce type d’animation est une branche digitale viable du cartoon et du dessin animé.Car il s’agit de mise en scène.La mise en scène de l’histoire qu’on nous propose, mais aussi de l’interaction du spectateur, limitée à ce que l’auteur veut bien vous donner à voir et entendre.Le coin des signets Snarg: www.snarg.net Bullseyeart: www.bullseyeart.com Anti-rom:www.antirom.com Audiorom '.www.audiorom.com IraclorÇa total, net Monsieur le ministre.Lettre au nouveau ministre délégué à l’Autoroute de l’information et aux Services gouvernementaux.Bienvenue dans le cyberespace! (PtanetgWeb) ANDRÉ BÉLANGER Bienvenue dans le cyberespace, monsieur le ministre délégué! Peut-être l’ignorez-vous, mais votre nomination nous a tous un peu surpris, d’autant plus que nous n’avons guère eu la chance de vous côtoyer en ligne jusqu’à présent (incidemment, êtes-vous branché?).Soyez rassuré, votre nomination est plutôt bien accueillie dans le milieu, qui y voit l’amorce d’une étincelle de changement de style au gouvernement.Il n’y a jamais eu de porteur de ballon au sein du conseil des ministres en ce qui a trait aux inforoutes, ce qui nous a donné un gouvernement «franc-tireur» plus intéressé à annoncer des subventions qu’à déployer un projet de société mobilisateur et à nous préparer aux bouleversements provo- qués par la généralisation des inforoutes.L’ex-sous-ministre responsable du défunt Secrétariat de l’autoroute de l’information, Robert 'fhivierge — lui-même évincé en février dernier par votre prédécesseure Louise Beaudoin —, s’est même dit rassuré que vous ne soyez pas rattaché au ministère de la Culture et des Communications, mais au Conseil du trésor.Il a rappelé, dans les pages du cybermédia Multimédium, que cela vous donnera «beaucoup de poids, évidemment, car le Conseil du trésor a beaucoup de pouvoir sur l’ensemble des organismes publics.Et ce qui est important, dans ce dossier-là, c’est d’avoir les coudées franches par rapport aux autres ministères».Prendre le virage Car de l’influence, il vous en faudra! Vous devrez d’abord nous convaincre que le premier ministre Lucien Bouchard accorde à ce dossier l’importance qu’il mérite.Il pourrait d’ailleurs s'inspirer de l’exemple du premier ministre français Lionel Jospin, ciui assume le leadership dans ce dossier en France.Ixs Québécois ont encore peur de prendre le virage Internet et ils attendent impatiemment le jour où leur premier ministre leur dira: «J’ai confiance.» Vous devrez ensuite composer avec une inertie gouvernementale paralysante, qui a toujours su résister aux changements.Un seul exemple: la politique québécoise de l’autoroute de l’information précise que les différents ministères et organismes gouvernementaux devront harmoniser leurs réseaux informatiques à la norme TCP/IP, utilisée dans Internet et dans le monde entier.Qu’on en soit réduit à rappeler ce qui est une évidence aux gestionnaires informatiques du gouvernement nous donne une petite idée des résistances au changement de l’appareil gouvernemental.Evidemment, les enjeux auxquels vous devrez faire face sont loin d’être purement techniques, fai politique québécoise de cryptogra- phie et d’identification électronique, qui nous avait été promise pour la fin de l’année 1998, est cruciale pour l’avenir du commerce électronique au Québec puisqu’elle permettra aux internautes de s’échanger des messages et des documents en toute confidentialité, tout en étant assurés qu’ils font affaire avec la bonne personne.Le groupe de travail sur l’accès à large bande, qui devait rendre son rapport avant octobre 1998, a aussi pris du retard, tout comme la mise en place de la mesure prévoyant l’affectation d’une part des budgets publicitaires à du «placement média» dans des sites Internet québécois.J’ai un petit souhait à vous soumettre à cet égard, monsieur le ministre délégué: cessez donc de faire des études et passez rapidement à l’action.Soyez aussi assuré que nous ne manquerons pas de suivre de près l’évolution du projet-pilote régional visant à offrir une adresse électronique gratuite aux citoyens.Cette initiative prometteuse doit démarrer bientôt dans Hochelaga-Maisonneuve et à Baie-Comeau.Ah, j’oubliais: vous l’ignorez peut-être mais vous en avez de la chance de piloter ce dossier.L’autoroute de l’information est un dossier passionnant et surtout très utile pour faire mousser une carrière politique.Il vous donnera l’occasion, j’en suis sûr, de faire vos preuves et de vous démarquer du peloton des ministres.Chose certaine, il fera dq vous la coqueluche des médias.A quelques jours de Noël, j’ai un tout dernier souhait: c’est que le dossier des inforoutes progresse aussi rapidement, sinon plus, que votre carrière politique.Le coin des signets Multimédium: www.mmedium.com Politique québécoise de l’autoroute de l’information: http://www.mcc.gouv.qc.ca/comin-fo/autorout/politique/str_pol.html andreb@toile.qc.eu Vous en avez de la chance de piloter le dossier de l’inforoute.C’est un dossier passionnant et très utile pour faire mousser une carrière politique.A1C I.E I) E V OIK.I.E I.I X I) I 21 I) E < E M K II E I !» !) S b r> -?LE DEVOIR -' LES SPORTS Wotherspoon s’offre un balayage en or Les matchs nuis ne suffisent plus Le Canadien a besoin de victoires.et vite PRESSE CANADIENNE Séoul — Jeremy Wotherspoon de Red Deer, Alb., a effectué un balayage en or à l’anneau ovale de Chunchon, hier, quand il a enlevé les honneurs du 500 et du 1000 mètres à la'compétition de Séoul de la Coupe du monde de patinage de vitesse.Médaillé olympique de Nagano au 500 mètres, Wotherspoon a remporté toutes les épreuves individuelles auxquelles il a participé en fin de semaine, triomphant deux fois au 500 mètres et deux fois au 1000 mètres.En huit courses cette saison, il a récolté huit médailles, incluant cinq d’or.«Je savais que j’étais capable de connaître un début de saison comme celui-çi, a déclaré Wotherspoon./e suis seulement heureux d'avoir pu m’imposer.Cela va devenir de plus en plus dur.Il y a trop de botis patineurs.» Les patineurs canadiens ont remporté 10 médailles (cinq d'or, deux tl'argent et trois de bronze) durant le week-end.La championne olympique Catrio- ASSOCIATED PRESS ET PRESSE CANADIENNE Michael Von Gruenigen a remporté, hier, le slalom géant d’Al-ta Badia, devançant de 76 centièmes de seconde l’Italien Patrick Holzer pour offrir à l’équipe suisse masculine sa première victoire en Coupe du monde cette saison.Deuxième de la première manche, le skieur moustachu a maîtrisé le verglas de la piste de Gran Ri sa pour remporter la 15' victoire en Coupe du monde de sa carrière en un temps combiné de deux minutes et 41.01 secondes.Surprenant vainqueur de la première manche, Holzer a terminé deuxième, devant les Autrichiens Andreas Schifferer et Hermann Maier.Deux autres Autrichiens ont complété les 10 premières positions, alors que Rainer Salzgeber et Christian Mayer prennaient les cinquième et sixième places.Thomas Grandi de Banff, Alb., a na Le May Doan de Saskatoon a ajouté une médaille d’or au 500 mètres et une de bronze au 1000 mètres, hier, alors que Mike Ireland de Winnipeg a raflé l’argent au 500 mètres et que Jason Parker de Yorkton, Sas., a enlevé le bronze au 1000 mètres.Championnats canadiens Par ailleurs, à Sainte-Foy, Dominique Gravel, en enlevant la troisième place à l’épuisante épreuve du 10 000 mètres, hier, a conservé son deuxième rang au classement cumulatif des championnats canadiens de patinage de vitesse de longue piste, disputés à l’anneau de glace Gaétan Boucher.Intouchable tout au long du weekend, Kevin Marshall, de la Colombie-Britannique, a raflé les quatre médailles d’or à l’enjeu.11 a remporté toutes les courses de la compétition (500 mètres, 1500 mètres, 5000 mètres et 10 000 mètres).Ce qu’il y a de prometteur dans le cas de Gravel, c’est que l’athlète de St-Apollinaire en était à ses premières armes chez les seniors.été le meilleur Canadien avec une 23' position.Vincent Lavoie de Québec ne s’est pas qualifié pour la deuxième manche.Chez les dames, la Suissesse Karin Roten a remporté devant son public, hier, le slalom de Veysonnaz comptant pour la Coupe du monde féminine de ski alpin.En tête après la première manche, Roten a résisté à la pression afin de mettre un terme à la disette des skieuses suisses qui durait depuis deux ans.Elle a réalisé une brillante deuxième manche pour conclure en une minute 28.81 secondes.Roten a devancé l’Américaine Kristina Koznick et la Suédoise Anja Paer-son.Paerson domine néanmoins le classement du slalom après trois épreuves avec 184 points, devant l’Au-trichinne Sabine Egger (170 points) et la Suédoise Pernilla Wiberg (145).Seule Canadienne en lice dans cette épreuve, Allison Forsyth, de Nanaimo, C.-B., a pris la 19' position.FRANCOIS LEM EN l! PRESSE CANADIENNE Le Canadien a besoin de victoires.Avant qu’il ne soit trop tard.Le Tricolore n’a pas gagné à ses neuf derniers (0-5-4) matchs.Au mieux, il a fait match nul trois fois à ses quatre dernières rencontres.Dans les circonstances, ce n’est pas suffisant.«Il nous faut des victoires», a rappelé Turner Stevenson après qu’il eut marqué le but égalisateur contre les Devils du New Jersey.Mais pour l’emporter, le Canadien devra compter sur ses meilleurs éléments.Depuis un mois, les buts ne viennent pas, l’équipe ayant été limitée à deux buts et moins dans neuf de ses 12 derniers matchs.Les coupables ont été trouvés depuis longtemps.Alain Vigneault a même menacé d’apporter des changements si la situation n’est pas corrigée au retour des blessés.Saku Koivu, Martin Rucinsky, Shayne Corson et ASSOCIATED PRESS Les chances des Steelers de Pittsburgh de se qualifier pour les éliminatoires étaient déjà fort minces, mais il fallait au moins battre les Ben-gals de Cincinnati en chemin.Les Bengals, pourtant battus à leurs neuf derniers matchs, ont laissé filer une avance de 13 points, hier, mais ils ont finalement disposé des Steelers 25-24 à la suite d’une performance de 367 verges de gains aériens du quart Jeff Blake.Les Bengals (3-12) ont remporté deux de leurs trois victoires de la saison contre les Steelers (7-8), quadruples champions en titre de la section centrale de l’Association américaine, qui ratent le rendez-vous de fin de saison pour une première fois en six ans.Giants 28 Chiefs 7 Kent Graham a dirigé une passe de Vincent Damphousse devront absolument trouver le fond du filet en attendant le retour de Mark Recchi (malade) et Brian Savage (blessé).Le cas de Koivu est particulièrement inquiétant.I^e Finlandais a été limité à un seul but à ses neuf derniers matchs, un rendement qui ne justifie pas son salaire de plus de trois millions.«J’ai aimé la performance de Saku Koivu.Mais il devra finir le jeu.C’est la même chose pour Martin Rucinsky», a déploré Vigneault après le match.Rucinsky n’a aucun point à ses cinq derniers matchs et seulement trois passes à ses neuf derniers.C’est peu pour un joueur qui a conclu une entente de 7,1 millions pour trois ans.Le rendement de Corson est tout aussi préoccupant.Il a marqué un but et ajouté trois passes en neuf matchs.Et dire qu’il a représenté le Canada aux Jeux olympiques de Nagano! Damphousse, lui, a été limité à un but et une passe en six rencontres.Le touché et il a porté le ballon pour un autre majeur, hier, quand les Giants de New York ont poursuivi leur fin de saison divertissante avec un gain sans appel de 28-7 aux dépens des Chiefs de Kansas City.Percy Ellsworth a mené la défensive des Giants (7-8) en ramenant l’une de ses deux interceptions sur 43 verges pour un touché.New York a remporté un troisième match de suite depuis que Graham a remplacé Danny Kanell comme quart partant.Panthers 20 Rams 13 Une passe de touché de 68 verges de Steve Beuerlein à Luther Broughton a permis aux Panthers de la Caroline de l’emporter 20-13, hier, face aux Rams de St.Louis.Il s’agissait de la première remontée victorieuse des Panthers (3-12) au quatrième quart depuis 11 matchs cette saison.capitaine souffre toutefois de maux de dos qui enverraient d’autres joueurs à l’infirmerie.Le retour des blessés Selon les joueurs, la relance de l’équipe passe par le retour des blessés.Recchi et Savage, mais aussi Vladimir Malakhov et Scott Thornton.«Nous avons besoin de ces gars-là», a dit Stevenson après le match.«Nous avons besoin d'une formation complète, a renchéri Patrice Brise-bois.Ces joueurs-là pourraient faire utie différence.» «Nous formons un bon club, a soutenu Jeff Hackett.Nous serons encore meilleurs lorsque tous nos blessés seront de retour.Nous pourrons alors rouler sur tous les cylitulres.«Nous jouons bien depuis deux semaines malgré nos maigres résultats.Je suis convaincu que nous aurons une super équipe lorsque tout notre monde aura recouvré la santé.» C’est ce que nous verrons.Bears 24 Ravens 3 James Allen a récolté 163 verges au sol et les Bears de Chicago ont écrasé les Ravens de Baltimore 24-3, hier, mettant un terme à une série de six revers.Les Bears (4-11) ont mis le match hors de portée des Ravens (5-10) en prenant les devants 24-0 à la demie.Allen a ainsi amassé le plus grand nombre de verges dans un match depuis Walter Pay-ton (163 verges) face à Green Bay en 1977.Patriots 24 49‘n‘ 21 Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont Scott Zolak et sa touche magique et, étonnamment, une place en séries éliminatoires.Le botté de précision de 35 verges d’Adam Vinatieri avec trois secondes à disputer dans la rencontre, hier, a permis aux Patriots d’arracher une victoire de 24-21 aux 49"’ de San Francisco.HOCKEY LIGUE NATIONALE Vendredi Edmonton 4 Tampa Bay 1 Buffalo 4 Montréal 2 Ottawa 5 Caroline 1 Calgary 5 New Jersey 2 Dallas 3 Detroit 1 N.Y.Islanders 2 Anaheim 2 Samedi Philadelphie 3 Chicago 1 Boston 4 Detroit 1 Toronto 7 N.Y.Rangers 4 New Jersey 1 Montréal 1 Pittsburgh 3 Washington 0 Floride 3 Edmonton 1 Caroline 3 Buffalo 2 St.Louis 5 Los Angeles 2 Nashville 6 Vancouver 4 San José 2 Colorado 1 Hier Dallas 3 Ottawa 2 N.Y.Islanders 2 Phoenix 4 Tampa Bay à Philadelphie, 19h.Los Angeles à Chicago, 20h.Aujourd'hui Tampa Bay à Boston, 19h.Dallas à Montréal, 19h.Buffalo en Caroline, 19h.Pittsburgh à Toronto, 19h30.Colorado à Anaheim, 22h30.CONFÉRENCE DE L EST Section Nord-Est PJ G P N BP BC P Toronto 31 18 11 2 98 89 38 Buffalo 27 16 6 5 79 50 37 Boston 29 14 9 6 79 59 34 Ottawa 28 14 11 3 84 70 31 Montréal 31 8 17 6 68 90 22 Section Atlantique New Jersey 30 18 8 4 90 76 40 Philadelphie 30 14 9 7 84 68 35 Pittsburgh 28 13 8 7 82 73 33 N.Y.Rangers 31 11 13 7 84 86 29 N.Y.Islanders 31 12 18 1 77 89 25 Section Sud-Est Caroline 32 15 12 5 84 74 35 Floride 28 11 11 6 73 76 28 Washington 29 9 17 3 60 78 21 Tampa Bay 30 8 20 2 64 109 18 CONFÉRENCE DE L'OUEST Section Centrale Detroit 30 17 12 1 94 76 35 St.Louis 28 11 10 7 74 69 29 Nashville 30 11 16 3 70 93 25 Chicago 31 9 18 4 70 103 22 Section Nord-Ouest Edmonton 32 14 15 3 88 84 31 Colorado 30 13 14 3 71 76 29 Calgary 31 12 16 3 87 90 27 Vancouver 30 11 15 4 84 90 26 Section Pacifique Dallas 28 18 5 5 84 58 41 Phoenix 26 17 5 4 74 47 38 Anaheim 30 12 11 7 73 69 31 San José 30 8 15 7 62 71 23 Los Angeles 31 8 20 3 66 90 19 Les meneurs B A Pts Lindros, Phi 17 23 40 Kariya, Ana 14 26 40 Jagr, Pgh 10 28 38 LeClair, Phi 20 17 37 Fleury, Cal 17 18 35 Forsberg, Col 9 26 35 SKI ALPIN La Suisse domine Dans la NFL Pauvres Steelers ! Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES I >H *D « E -X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200*250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS CHALETS À LOUER FACE PARC LAFONTAINE.Vue splendide, 9e étage, 2 c.c., I.rénové, Stat.Int, terrasse, s./d'exercices, piscine 844-7133,528-1778 OCCASION UNIQUE! RUE ST-MATHIEU Bachelor dans imm.neuf, 1,100 p.c., 2 sJbains, 63.000S nég.(416)783-4109 APPARTEMENÎS40GEMENTSÀ LOUER A TOUS SECTEURS.MAISON DÉT.(3 ch); AUSSI, 31/2,4 1/2.Clairs, propres.Slat., Parc S services.Poss.semi-meublés.Imm.calme.Libre.336-1701.VERDUN, vue sur fleuve, haut duplex, 6 1/2, cuisine rénovée, 3 c.c.fermées, planchers bois tranc, boiseries chêne.725$ imm.769-4001.VIEUX-QUÉBEC - Place-de-la-Qare, Cachet exceptionnel, entièrement rénové, grand 3 1/2.Libre; 650$.(418)622-2129, michelb@ovpm.org HORS-FRONTIERES À LOUER "PARIS» Xle, très proche centre, 2 1/2, équipé, confortable, chaleureux.600$ semaine.Tél.; (450)974-9181, fax (450)974-2901.CHALETS À LOUER LANAUDIERE, magnifiques chalets.Toutes commodités, loyer.Pleine nature, bord de l'eau.Sem./salson.(450)835-5193.STE-AGATHE.Grands chalets.Idéal skieurs.200$/jr, 341-6194 VAL 0AVID - Studio tout équipé, loyer.Près sentiers ski de tond.Disp.Fêles.(819)322-1705.___________________ LOCAUX À LOUER ST-DENIS/JARRY - 720 pi.ca., à 2 pas du métro.Idéal pour protessionnel.383-1259.OEUVRES D'ART ACHETONS TABLEAUX ORIGINAUX de N.Hudon, M.-A.Fortin, A.Rousseau, Suzor-Coté, L.Ayotte et autres peintres renommés.(450)466-8920.LIVRES/DISQUES 111 A BEAU ET BON PRIX ACHAT LIVRES DOMICILE 274-4659 111 A BEAU PRIX.ACHAT LIVRES Mil et province.• (514)816-6159.MOBILIER DE BUREAU ETACC.LIQUIDATION ?de 300 bureaux, chaises, filières, neuls/usagés.685-405t.Les Aménagements F.B.Inc.GARDERIES GARDIEN(NE) LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 1 7H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit ESSerkanI ¦ EXERE SECTEUR VENTE Début : Exigences : Salaire : Durée : Janvier 1999 Dynamisme, aptitudes à la vente, disponibilité et bonne présentation De 7,50 $ à 10,00 $ / heure environ 3 semaines Pour information : Montréal : (514) 982-0180 Extérieur (sans frais) 1-800-265-0180 COURS MASSOTHÉRAPIE Rabais Campus Journaux et magazines Recherchons des personnes dynamiques pour animer nos kiosques de promotion de ventes d'abonnements du Devoir sur les campus étudiants des régions de : Montréal, Québec, Sherbrooke et Ottawa.GARDIENNE DEMANDÉE Cherchons gardienne pour prendre soin, à compter de janvier, d'un petit mousse de cinq mois les mardis, mercredis et jeudis de lûh è 18h.Travail au domicile des parents (Plateau Mont-Royal).Rétérences et expérience exigées.Salaire à discuter.Reçus demandés.526-7199 ou 985-3386 ATELIER D'ÉCRITURE, avec Sylvie Massicotte, auteure.Into: (514)522-1429 MASSOTHERAPIE EUROPÉEN, ORIENTAL, SAUNA Prix spéciaux pour certificats-cadeaux.Reçus.3 Cornwall.V.M.R 738-7917 PROFESSIONNEL • SUEDOIS.CALIFORNIEN ou SPORTIF.Reçus, cartes crédit acceptées Westmount (métro Atwater).935-5259 CARTOMANCIE, ASTROLOGIE SADOU, médium & clairvoyant africain.Satisfaction garantie, résultats rapides.342-3763.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.I.K DKYOII! ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.LE DEVOIR télémarketing temps partiel Le service de la promotion des abonnements do journal l e Devoir recherche des personnes dynamiques, professionnelles et responsables afin d’exécuter, de nos locaux, un travail de sollicitation téléphonique.?Sollicitation d'abonnements à partir de listes téléphoniques; / Suivi téléphonique auprès de la clientèle du loumal; Horaires de travail: Lundi au jeudi, 17 h 15 - 21 h 15 / Excellente connaissance du loumal Le Devoir; ?Aptitudes pour la vente; / Expérience pertinente en télémarketing ou domaines connexes; / Maîtrise de la langue française / Facilité d'expression, bonne diction.Rémunération: Salaire de base ?commissions Veuillez communiquer avec Sébastien St-Hilaire au 985-3471, ou faire parvenir votre c.v.avant le 5 janvier 99 à l'adresse suivante : Service des ressources humaines (TO 199) Le Devoir 2050, rue de Blcury, 9f étage Montréal (Québec) H3A 3M9 Télécopieur : (514) 985-5967 Noua trmruion* a I .iv.incf toutes les personnes qui soumeilronl leur candidature, seules les personnes retenues pour une entrevue recevront un accusé de réception DEMENAGEMENTS AUTOMOBILES ARTISAN - DÉMÉNAGEUR Courtois, ponctuel, attentionné VINCENT SCAUON, 946-9553 GILLES J0D0IN TRANSPORT INC Déménagements de tous genres.Spécialité: Appareils électriques.Assurance complète.253-4374.Télécopieur: 985-3340 ECES LOUISE FECTEAU Louise est décédée à Montréal, le dimanche 20 décembre 1998, à l'âge de 53 ans.Sa famille et ses amis: Hélène, Jean-Maurice, Lucie, Lou, Luce, Luc, Denise, Gilles, et ses deux amours: Léa et Pilou, malgré leur profonde tristesse, retiendront d’elle: sa très grande générosité, son hyper sensibilité, sa joie de vivre, sa “phénoménale» énergie, son souci des autres et son exigence face à la vie.Nous vous disons avec elle: «salud, amor y dinero».Nous recevrons ses amis le lundi 21 décembre, au salon Magnus Poirier, 6520 rue Saint-Denis, entre 19 et 22h.TOYOTA Tercel, 96, condition A-1, bleue (450)971-4616.MEMES PROBLEMES U SOLIDARITE // /TV* fjCj A (514) 257-8711 1-888-234-8533 www.devp.org fe DÊ/ELOPPEMENT WET MIX 4/rirr.Ses amis et collègues de travail ont la tristesse d’annoncer le décès de LOUISE FECTEAU Sur toutes les pages lues Sur toutes les pages blanches Pierre sans papier ou cendre J'écris ton nom Éluard MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Oiseau voisin de la cigogne.— Tiret.2- Partisan de l'égalité des droits.3- Inflammation de la rétine.— Un nombre.4- Krypton.— Action d'éclore.5- Qui dure un an.— Passe-partout.6- Enleva.— Bouchera avec du lut.7- Cuve à lessive.— Champêtre.8- À moi.— Monceau.— Pronom.9- Écorce.— Actinium.— Touffu.10- Chimie des dérivés du pétrole.11- Cours d'eau temporaire.— Médecin autrichien (1870-1937).12- Neuf.— Ouvrier chargé du montage des vêtements.VERTICALEMENT 1 - Danse.— Oui.— Cor du cerf.Plante d'origine américaine.— Ils.Harnachement.— Véhicule spatial.4- Habitant d'une île.— Chamois.5- Eau sale.— Drame.6- Commode — Radium.— Promontoire.7- île des mers tropicales.— Dans l'islam, envoyé de Dieu.8- Moult.— Base pyrimi-dique (Chim.).9- Ricané.— Apoplexie.— Homme.10- Répartir les cultures.— Oraliser.11- Chemin à suivre.12- Unité de masse linéique.— Du verbe falloir.— Métal précieux.Solution de samedi 2- 3- ' MAL loMNlO, _ -I e'nÜe 5 6 7 a 9 10 11 12 I I, E I) E VOIR, L E I.U N I) I 21 I) V.(’ E M B R E I !l !» H B (> -RELIGIONS* Bethléem toutes plaies ouvertes Je franchis en voiture les barrages qui séparent Jérusalem, ville occupée par Israël, de Bethléem, en Palestine, où résident environ 120 000 habitants.L’immense chantier de construction qui se découvre à nous a de quoi décourager les voyageurs en attente de la grotte merveilleuse de la Nativité.Difficile de trouver son chemin vers l’église qui abrite la fameuse grotte, les détours annoncés sont si incertains.Finalement dénichée presque d’instinct, la place principale entourée de boutiques est déserte et clôturée.On y construit un hôtel pour accueillir les touristes en l’an 2000 tandis que les petits marchands affamés attendent qu’on réaménage un meilleur accès à leurs commerces.Quelques Palestiniens basanés nous font mille politesses pour attirer notre attention.Voyez-vous, le drame, à Bethléem, c’est que les quelques touristes sont toujours de passage.On quitte la plantureuse et bariolée Jérusalem voisine, à dix kilomètres de lie pour faire une visite d’usage à Bethléem, sans que la petite ville en bénéficie sur le plan économique.Surtout en ce moment, alors que tout s’y trouve en friche! L’UNESCO considère la ville de Bethléem comme étant du plus haut in- térêt humanitaire et patrimonial.Selon le livre de la Genèse, Rachel, épouse de Jacob, y fut enterrée, et sa tombe est révérée par les juifs, les chrétiens et les musulmans.Elle s’y trouve en effet, entre deux rues achalandées.On m’a expliqué que c'est un lieu de haute tension entre Palestiniens et juifs orthodoxes.J’ai aperçu l’un d’eux, dévot, dans ses habits noirs, contrastant avec le tombeau aux couleurs pâles.Si on poursuit la petite histoire de Bethléem, rappelons qu’elle constitua une partie du royaume du roi David, 1000 ans avant l’ère chrétienne.Voilà pourquoi la tradition chrétienne voudrait que la naissance de Jésus y ait eu lieu, à cause du fait que Marie et Joseph appartenaient à la tribu de David: «Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s’appelle Bethléem — parce qu'il était de la maison et de la lignée de David — afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.» (Imc, 2).Hélène et son fils, l’empereur Constantin, convertis au christianisme, feront construire la première église sur l’endroit présumé de la naissance.Saint Jérôme, l’auteur de la célèbre version la-tine de la Bible, dite Vulgate, a résidé dans une grotte tout près, aujourd’hui vénérée, durant 35 ans.Il est mort à Bethléem vers l’an 420.Et de nombreux et augustes visiteurs sont venus s’y recueillir à travers l’histoire.Trois mille ans d’histoire On trouve sur les sites Web de l’IINESCO des explications de l’état étonnant des lieux, décrit plus haut.De fait, explique-t-on, le phénomène de détérioration qui afflige la petite ville n’a rien de nouveau.Il a commencé au début du siècle, alors que les riches familles habitant le centre-ville l’ont déserté pour construire des villas en périphérie.Ceci n’enlève rien de la richesse architecturale de la ville, qui a cependant besoin d’être «renipée».L’UNESCO promeut donc le projet Bethléem 2000, qui vise à restaurer le centre-ville et à développer des infrastructures pour accueillir convenablement les touristes.On veut de plus revaloriser les artisans palestiniens, bâtir un musée sur l'héritage culturel du christianisme et ériger une université du tourisme culturel ix>ur la paix.L’UNESCO mène présentement une campagne de mobilisation autour de yes projets et de certains autres.A un an et quelques semaines de l’échéance 2000, il me semble que les projets ne sont guère avancés.Mais on verra.Derrière le rideau des annonces officielles, il faut le dire, il y a les négociations cahoteuses vers la paix, quelques fusillades aux frontières, des manifs et d'autres incidents qui ne doivent guère hâter le processus de restauration de la ville.Dernièrement, des colons juifs se sont installés illégalement à mi-chemin entre Bethléem et Jérusalem: des rumeurs veulent qu'ils projettent de mieux faire compétition à Bethléem.Insistons cependant: les colons juifs, ultrareligieux, ne font pas unanimité en Israël, et surtout pas dans le monde pluraliste des juifs dispersés partout dans le monde.Et la grotte?, me direz-vous, exaspérés que je m’attarde dans de tels détours.Le 25 décembre s’en vient, et voilà quelle nous parle de tourisme et de projets de restauration de La ville! Eh bien, j’y viens.Voilà donc que nous débarquons de la voiture garée aux abords du chantier de construction, le pneu gauche arrière de la voiture à un pouce d’un beau trou dans le sol.Quatre ou cinq gentils Palestiniens nous aideront à sortir de là sans encombre, une fois la divine visite terminée.Nous entrons dans une église très humble et très vieille.Nous descendons vers la grotte, cachée derrière un autel et divers ornements.Tout au plus pouvons-nous glisser la main dans une ouverture au sol, encerclée de métal, pour toucher un morceau de la pierre vénérée.Un petit groupe de pèlerins profondément recueillis se trouve au fond de la petite salle, assis sur le sol pierreux.Un confrère participant au voyage, qui a fait la visite avant moi, me racontera plus tard: «Tu sais, j’ai été très déçu.Ça n’avait rien du caractère merveilleux que je prêtais à la nativité, à Noël et puis tout ça.» Nous y voilà.Le choc culturel.La religion populaire a le génie d’exprimer, d’illustrer et de -faire valser» la foi et l’espérance de tout un chacun.Nos crèches de Noël blotties sous l’arbre ont cette vertu de faire chanter le récit de la naissance de Jésus dans nos têtes.Dans nos sociétés prospères et opulentes, aux techniques sophistiquées, nous sommes à mille lieues du réel de Bethléem: l’humilité d’une condition, c’est ça; le dénuement quasi total, c’est ça.Il faisait froid, ça puait la pauvreté, il Lésait sombre.Il n’y avait pas de lumières de Noël, la poussière s’incrustait dans les replis des vêtements.On sentait une odeur de misère et de malheur.Mais pourtant, du dedans de cette béance a jailli une lumière discrète, du fond de la nuit humaine.Dans le collectif Faut-il attendre le Messie?, Robert David réfléchit sur le sens des textes messianiques de l’Ancien Testament (Médiaspaul, 1998).Comment comprendre la portée des promesses et des conceptions du Messie à une époque préscientifique, à trente mille années-lumière de la nôtre à tous les plans?David souligne que nous avons tendance à idéaliser l’expérience religieuse des générations passées.Certains textes de l’Ancien Testament semblent indiquer que la foi en Dieu pour les anciens était d'une splendide évidence.Moïse aurait parié directement à Dieu (Ex, 34), Abraham aurait eu un accès direct aux volontés divines à son endroit (Gn, 12,1-3).Les prophètes auraient rapporté mot pour mot des messages entendus avec la clarté d’un bulletin de nouvelles contemporain! Bien sûr, comme à tous les âges de l’histoire, des personnalités mystiques auront sans doute eu un senti plus aigu du divin.Et après?, me direz-vous, déconcertés.Eh bien, dans la poussière du chantier de construction de Bethléem, en retournant vers la voiture, je me redisais l’axe central du christianisme, selon lequel l’humanité serait devenue la condition de Dieu, l’humanité crue.Je me redisais que la promesse était au fond un pacte, un contrat autour d’un projet commun hautement problématique: paix, amour, pardon.Joyeux Noël à tous les humbles chercheurs d’une vérité qui agit.?Alors que Jésus inspire encore aujourd’hui mille biographies, je vous recommande pour cadeau à quelques proches intrigués p;u' les sources de la foi chrétienne, l’ouvrage Faut-il attendre le Messie?, Médiaspaul, 1998, sous la direction de Robert David; et aussi le collectif Sur les traces de Jésus - Parcours historique et biblique, (Médiaspaul, 1998).Solange Lefebvre ?Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té!.: 985-3344 Fax 985-3340 a Hydro .Québec APPELS D'OFFRES ET SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l’information sur les appels d'offres ouverts et le résultat d'ouverture des plis d'Hydro-Québec en visitant le site Internet de l'entreprise : www.hydroquabac.com/soumlssionnaz ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal at environs : (514) 840-4903 Extérieur : 1 800 324-1759 VÉVILLU NOTER QU’A CQMPTLR QE.JANVIER 1999\ L'INFORMATION SUR LES APPELS D'OFFRES OUVERTS NR SERADISEQMLE QI/£ SI/R L£ SUE INTERNET, Avis public Ville de Montréal Service du greffe Usage conditionnel Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le 13 janvier 1999 à 9h, sera saisi de demandes d'autorisation pour exercer un usage conditionnel, pour les propriétés situées aux endroits suivants, selon les dispositions du Règlement d'urbanisme (R.R.V.M., c.U-1): - 5000, avenue Decelles, au nord du chemin Côte-des Neiges : occupation à des fins de bureaux des locaux au rez-de-chaussée du bâtiment(S980383032) - 2280, avenue Madison : aménagement d'une unité de stationnement de largeur moindre dans la marge latérale du bâtiment.(S980762086) - 1620, avenue Seaforth, à l'ouest du chemin Côte-des-Neiges : occupation aux fins d'un bureau de soins de santé au 2' étage du bâtiment.(S981075011) Selon ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à ces demandes doit le faire par écrit au plus tard le 5 janvier 1999, a l'attention du greffier, Hôtel de ville, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R.113A, Montréal, H2Y 1C6.Montréal, le 21 décembre 1998 Le greffier, M* Léon Laberge Avis public Ville de Montréal Service du greffe Règlements Avis est donné que le conseil, à son assemblée du 17 décembre 1998, a adopté les règlements suivants: 98-235 Règlement sur les taxes, les compensations et le tarif de l'eau (exercice financier de 1999) 98-236 Règlement sur les crédits de taxe et les subventions aux artistes professionnels des arts visuels et des métiers d'art (exercice financier de 1999) 98-237 Règlement modifiant le Règlement concernant les taxes spéciales sur les commerces, occupations et activités (T-3) 98-238 Reglement sur les tarifs (exercice financier de 1999) 98-239 Règlement modifiant le Règlement sur les cabines téléphoniques extérieures et les postes de téléphone (C-1) 98-240 Reglement sur les taxes d'améliorations locales (exercice financier de 1999) 98-241 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Promenade Masson pour la période du 1" janvier au 31 décembre 1999 et imposant une cotisation 98-242 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Plaza Saint-Hubert pour la période du 1" janvier au 31 décembre 1999 et imposant une cotisation 98-243 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Promenade Fleury pour la période du 1" janvier au 31 décembre 1999 et imposant une cotisation 98-244 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Carrefour du Plateau-Mont-Royal pour la période du 1" janvier au 31 décembre 1999 et imposant une cotisation 98-245 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Place Sainte-Catherine pour la période du 1- janvier au 31 décembre 1999 et imposant une cotisation 98-246 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Plaza Monk pour la période du 1" janvier au 31 décembre 1999 et imposant une cotisation 98-247 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Promenade Ontario pour la période du 1- janvier au 31 décembre 1999 et imposant une cotisation 98-248 Règlement portant approbation du budget de fonctionnement de la SIDAC Société de développement du Quartier Latin pour la période du 1- janvier au 31 décembre 1999 et imposant une cotisation 98-249 Règlement modifiant le Règlement sur le traitement des membres du conseil (T-2) et établissant la rémunération des membres de la Commission sur la refonte de la Charte de la ville de Montréal Montréal, le 21 décembre1998 Le greffier, M* Léon Laberge gyp AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE (Article 102(4)) DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : ASSEMBLAGEDESYSTÈME DE BUREAU D ET D INC., société légalement constituée ayant son siège social et sa place d'affaires au 2970, rue Brabant-Marineau, Ville St-Laurent (QC) H4S 1K7 Débitrice AVIS est par les présentes donné qu'une requête en faillite a été déposée contre ASSEMBLAGE DE SYSTÈME DE BUREAU D ET D INC.et une Ordonnance de Séquestre a été rendue le 11 décembre 1998.La première assemblée des créanciers se tiendra le 5* jour de janvier 1999, à 10 h 00, au bureau du Séquestre Officiel, situé au 5, Place Ville-Marie, 8* étage, à Montréal, dans la province de Québec.Daté à Montréal, ce 21‘ jour de décembre 1998.DAVID AZOULAY ET ASSOCIÉS INC., Syndic 630, boj.René-Lévesque Ouest Bureau 2980 Montréal (Québec) H3B 1S6 Téléphone : (514) 398-0525 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL.COUR SUPERIEURE.NO.500-17-004186-980.CAISSE DESJARDINS LACHINE-SAINT-PIERRE -C.- 9026-0688 QUÉBEC INC: Le 05-01-99 à 10h00 heures au 960, 24e Avenue, Lachine seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de 9026-0688 QUÉBEC INC.saisis en cette cause, consistant en: Équipement de bureau assorti.CONDITION: ARGENT COMPTANT ou CHEQUE VISÉ.Richard Gagné HUISSIER DE JUSTICE.Richard Gagné.Huissiers de Justice, 5199, rue Sherbrooke Est, Bureau 2670, Montréal.Québec, H1T 3X1.Téléphone: (514) 256-3622 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District Montréal No.500-12-245000-983 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE GREFFIER ADJOINT NAHID SHAHZADEH AHMADI Partie demanderesse c.BEHZAD HESAMIAN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à BEHZAD HESAMIAN de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de BEHZAD HESAMIAN.Lieu: Montréal Date: 17 décembre 1998 RITACADIEUX GREFFIER ADJOINT AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie PLANI-VOX INC.ayant son siège social au 1696 boul.des Laurentides, Vimont, Laval, H7M 2P4, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 9ième jour de décembre 1998 Pierre Lépine.avocat Procureur de la compagnie ($1 Conseil scolaire de l’île de Montréal AVIS PUBLIC Avis est donné, en conformité avec les dispositions contenues aux articles 394, 415 et 430 de la Loi sur l’instruction publique (L.R.Q., c.1-13.3), à l'effet que le Conseil scolaire de Tile de Montréal a adopté, lors de sa séance d'ajournement du 17 décembre 1998, le règlement numéro 11 (1998)10 concernant le calendrier des séances du Conseil scolaire.Ce règlement entrera en vigueur à la date de publication du présent avis.Avis est également donné, en conformité avec les dispositions contenues aux articles 162, 415, 419 et 392 de la Loi sur l’instruction publique (L.R.Q.c.1-13.3), à l'effet que le Conseil scolaire de l'île de Montréal entend adopter, lors de sa séance ordinaire du 21 janvier 1999, le règlement numéro 40 (1998)5 concernant la mesure alimentaire en milieux défavorisés Toute personne désirant prendre connaissance de ce projet de règlement peut le faire en se présentant au secrétariat général du Conseil, sis au 500, boul.Crémazie est, à Montréal, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.Donné à Montréal, ce 21 décembre 1998.Le secrétaire général, Yves Carrières 7 Société québécoise d'assainissement des eaux Travaux dans la ville de Laval Comtés de Fabre et de Vimont Appel d’offres no : 0019-40-02-41-8C Conception, fourniture, livraison et installation d'un système de désinfection U-V et d'équipements connexes (instrumentation - contrôle - électricité) pour les stations d'épuration de Fabreville et Auteuil.DOCUMENTS DISPONIBLES : Par commande téléphonique uniquement, SQAE, Service gestion des contrats, Montréal - Tél.: (514) 873-7411.NOTE : Les bureaux de la SQAE seront fermés du 24 décembre 1998 au 4 janvier 1999 inclusivement.PRIX : 150,00 $ (taxes incluses) non remboursable, par chèque visé ou mandat payable à la SQAE.De plus, pour cet appel d'offres, les soumissionnaires devront prendre connaissance du “Cahier des clauses générales d'appel d'offres, Société québécoise d'assainissement des eaux", publié par Les Publications du Québec (édition 1989).Ce cahier fait partie intégrante du document d'appel d'offres.LIEUX DE CONSULTATION : Service de l'ingénierie de Ville de Laval, 3, Place Laval, bureau 300; Ass.de la construction de Montréal et de Québec; ACRGTQ; SQAE à Montréal et Québec.OUVERTURE DES SOUMISSIONS : Seules les soumissions identifiées clairement sur l'enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom du soumissionnaire, présentées sur les formules préparées à cet effet et remises sous pli cacheté au Greffier de Ville de Laval (M.Guy Collard) à 1, Place du Souvenir, casier postal 422, succursale Saint-Martin, Ville de Laval (Québec) H7V 3Z4, avant la llème heure, mardi le 26 janvier 1999, seront ouvertes à 12 h 00 (midi) en la salle du Conseil de l'Hôtel de ville.GARANTIE DE SOUMISSION : Cautionnement.(196 000,00 $) ou chèque visé ou autre.(98 000,00 $) N.B.-."autre" signifie autre garantie de soumission spécifiée au document d'appel d'offres.RENSEIGNEMENTS : M.Carol Lachance - Tél.: (514) 873-7411 ou (418) 643-2616.Seules sont admises à soumissionner les personnes, sociétés et compagnies, ayant une place d'affaires au Québec, en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, qui détiennent une licence appropriée en vertu de la Loi sur le bâtiment et qui ont obtenu le document d'appel d'offres directement de la Société québécoise d'assainissement des eaux.La Société ne s’engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.Marc Pinsonnault, LL.B., B.Sc.Vice-Président administration et secrétaire général 0-21-12-96 DEMANDE DE DISS0LUT0N (article 37, Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales) Prenez avis que la compagnie/corporation RENTEX MILLS INC./LES TISSUS RENTEZ INC.ayant son siège social au 8650, rue Delmeade, Mont-Royal (Québec) H4T 1L6 demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et à cet effet dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l’article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.ARNOLD DERSTENFELD 9065-6158 QUEBEC INC.AVIS est, par les présentes, donné que 9065-6158 Québec Inc., compagnie constituée en vertu de la partie 1A de la Loi sur les compagnies, ayant son siège social à 6840, rue Marquette, Montréal, province de Québec, demandera à l'Inspecteur général des Institutions financières la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 16 décembre 1998 Les procureurs de la compagnie DESJARDINS DUCHARME STEIN M0NAST Société en nom collectif MÊMES PROBLÈMES C353EO .LA SOLIDARITE (514) 257-8711 1-888-234-8533 www devp.org f DÉVELOPPEMENT ET MIX AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE POUR LA PÉRIODE DES FÊTES Le Devoir ne sera pas publié les 25 el 26 décembre 1998 ainsi que les 1er el 2 janvier 1999.Nos bureaux seront fermés les 25 et 28 décembre ainsi que lester et 4 janvier RÉSERVATIONS ET MATÉRIEL Publication des jeudis 24 déc.et 31 déc.98 : les mardis précédents à 14h Publication des lundis 28 déc.98 et 4 janv.99 : les mercredis précédents à 14h Publication des mardis 29 déc.98 et 5 janv.99 : les jeudis précédents à 10h Publication du mercredi 6 janv.99 : le jeudi 31 déc.98 à 16h Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi v-s_____% max *f min .g max -5 -15/~7 -8/-4 VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIOE VERGLAS Temperatures : MAX / MIN 19/-21 Goose Bay 9/-11 Blanc Sablon * * Kuujjuarapik 13/-20 17/-23 La Grande IV ** * * -3/-10 4/-3 îles do la Madeleine ** * * Chibougamau -8/-19 ** * * 8/-12 ^hicoutimi Québec a,'22vÆV -2A3 Vald'Or ** 1/-5 Trois-Rivières 1/-6 ¦ 3/-10 ^.Sherbrooke „ o « .Montréal **** Riviôre-du-Loup -2/-11 Coucher 16h15 Aujourd'hui Ce Soir Mercredi w ¦» T, > .-20/-11 Aujourd'hui Ce Soir Mercredi T.T1 T HH H- HH HH Météo-Conseil l+l Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source Y~ry\ L K I) K V Dili.I.K I.I’ X I) I 21 I) K (' K M K K K I !» !l 8 B 7 C U L T U R E ARTS VISUELS New York met en scène la peinture savante et sauvage de Jackson Pollock Cent vingt peintures et de nombreuses œuvres sur papier retracent au Musée d’art moderne, jusqu’au 2 février 1999, le parcours houleux du héros de l’art américain de l’après-guerre.C’est la première grande rétrospective du peintre depuis trente ans aux États-Unis.JACKSON POLLOCK - Museum of Modem Art, 11, West 53th Street, New York.Tél.: 00-1-212-708-94-00.Catalogue par Kirk Varnedoe et Pepe Karmel (35 dollars).Jusqu’au 2 février 1999.L’exposition sera présentée dans une version restreinte (80 œuvres) à laTate Gallery de Londres, du 11 mars au 6 juin 1999.GENEVIÈVE BREERETTE LE MONDE New York — Cela faisait trente ans que les Américains n’avaient pas proposé une grande exposition Pollock, trente ans au cours desquels ni l’image héroïque du peintre américain par excellence ni la place de sa peinture à l’origine du triomphe de l’école de New York n’ont souffert de l’abondante littérature qui a entouré l’homme et l’œuvre.C’est l’œuvre qui en a pris un coup, sous le poids d’analyses aussi enrichissantes qu’appauvrissantes.D’où le bien-fondé d’une vaste rétrospective permettant aux Américains de revisiter l’œuvre pour de bon, sans le partage qui en a été fait.Kirk Varnedoe, directeur du département des peintures et sculptures du Museum of Modem Art (MoMA) de New York, l’a orchestrée et a fait tout ce qu’il fallait pour cela.Cent vingt peintures et quelque quatre-vingts dessins ou gravures ont été rassemblés (en 1982, l’exposition du Centre Georges-Pompidou comptait une soixantaine de numéros; celle de Londres, au printemps prochain, en aura quatre-vingts).L’ensemble des «peintures coulées» des années 1947-1950, autour desquelles le mythe du Pollock fulgurant, improvisant, dansant autour de ses toiles au sol s’est construit et renforcé dans l’oubli de son passé, est admirable.Les plus grandes toiles, les plus sauvages comme les plus sophistiquées, les plus terre à terre comme les plus cosmiques de cette période curieusement dite «classique» sont là, présentes, envahissantes, et comme peintes de la veille.Mais, avant d’y arriver, le visiteur est invité à suivre, à travers sept salles, le parcours houleux du combattant Pollock depuis les années 30.Violence et angoisse Pollock, c’est d’abord beaucoup de violence et d’angoisse mêlées, et ça le restera, même lorsque l’artiste aura trouvé son modus videndi dans l’exercice physique de la peinture.Cette violence, cette angoisse traversent les premières peintures: un autoportrait goyesque, des paysages de tourmen-; te, des flamboiements nocturnes, des 1 visions traversées de lignes de force: restes de bannières, de croix, de lances inscrites dans l’épaisseur d’un champ de bataille embourbé, lourd de corps perdus dans les lambeaux de couleur.Le catalogue situe la plupart de ces tableaux entre 1934 et 1938, sans plus de précision.Les débuts de Pollock ont, décidément, été négligés.Pollock, l’enfant de Cody — le pays de Buffalo Bill —, qui a déjà pas mal bourlingué dans l’Ouest, beaucoup bu et inquiété toute sa famille, est à New York depuis 1930.Il y fréquente le cabinet d’un analyste jungien et l’Art’s Student League, bastion des artistes de gauche, où il suit les cours de Tho-mas Hart Benton, un jaeintre régiona-liste qui veut magnifier la scène américaine par un style digne de la Renais-sance et du maniérisme italiens.Une suite de dessins montre les travaux de l’élève: études d’anatomies musclées et de drapés, mais pris entre un foisonnement spontané de lignes et des formes solides, entre la tentation de laisser aller le trait et le besoin de le discipliner.D’autres études font naître d’un tissu fibreux des monstres aux traits exacerbés, à la façon des surréalistes.Ailleurs, des figures totémiques entourent un cheval qui tombe classiquement.Des feuilles sont couvertes de pictogrammes à l’encre noire qui tiennent de Picasso et de l’art des Inuits.Picasso — en particulier celui du Minotaure-, arts américano-indiens: les références pleuvent, amalgamées, toutes révélatrices d’une force créatrice qui se cherche en amont de l’histoire de l’art classique, dans la gestualité, entre l’informulé et la formulation symbolique d’une pensée des origines.Calligraphies Les peintures de la fin des années 30 et du début des ; innées 40 sont lourdes d’images mystérieuses, pleines de lunes, de masques, d’yeux, de figures monstrueuses lovées parmi les feux serpentins de quelque fête mexicaine, ou solidaires d’un corps de guerrier auquel elles tiennent lieu de bouclier ou de trii)es.Nœud d’angoisse démasqué, un tourbillon informe occupe la tête d’un homme nu planté comme un kou-ros.Un autre homme nu brandit un couteau: là, la violence expressive rejoint celle d’Orozco et de Siqueiros, les muralistes mexicains que Pollock connaissait bien.Vers 1943, les tableaux prennent de plus en plus tournure de rituels de passage dans le monde des morts et des esprits, des rêves et des forces de la nuit, en compagnie de la Femme-lune, de la Femme-louve et de figures totémiques mâles et femelles.Un chien veille au pied d’un lit-cercueil basculé de telle sorte qu’il fait figure de tableau dans le tableau, œuvre habitée de signes indéchiffrables.Pour le bonheur des critiques psy qui ont entrepris de déchiffrer la mythologie personnelle de l’artiste.Celui-ci tend de plus en plus à recouvrir ses images de calligraphies, comme pour les stigmatiser, et navigue toujours entre écriture spontanée, matière informelle et images mythiques, entre expression directe et culture de sa sauvagerie, entre petits gribouillis qui pourraient illustrer avec autant de justesse, sinon plus de profondeur, que Picasso ne l’a fait, Le Chef- d’œuvre inconnu de Balzac, et grandes constructions.Ainsi du Mural de 1943 pour l’appartement de Peggy Guggenheim, immense toile de près de deux mètres cinquante sur six, où les figures totémiques sont prises dans l’épaisseur voluptueuse des tracés.Pollock réussit, pour la première fois vraiment, la fusion des éléments jusque-là dissociés de sa peinture.Pour le bonheur de la critique formaliste qui pourra y reconnaître une étape décisive vers l’invention d’un nouvel espace pictural abstrait qui ne doit plus rien à l’Europe.Les diktats bien ou mal compris de Clement Greenberg pèsent encore lourd sur l’approche de l’œuvre de Pollock.Le critique a été le premier à porter l’artiste au pinacle, à voir en lui, dès 1945, le meilleur peintre américain de sa génération, et en 1949, «un des peintres majeurs de notre temps», puis le premier à le lâcher, au début des années 50, les nouvelles œuvres du peintre ne collant plus avec sa vision puritaine et transcendantale de l’art.Pollock commettait le sacrilège de faire remonter à la surface de ses peintures alors cantonnées au noir et au blanc les corps dont il nourrissait sa peinture au début des années 40.Pendant quatre ans, il les avait évacués ou noyés dans ses épais tapis de coulures et de taches.Errance gestuelle Après 1950, Greenberg ne connaîtra plus que le Pollock des années 47-50, celui des drippings annonçant la peinture du all over, des champs de couleurs sans hiérarchie, sans limites, sans profondeur.Beaucoup l’ont suivi, oubliant l’avant, oubliant l’après, pour ne plus mettre l’accent que sur les textures et la frontalité enveloppante des toiles, où l’œil ne parvient plus à se fixer.Oubliant aussi que Pollock, tout «expressionniste abstrait» qu’il ait pu être pendant quelque temps, ne s’est pas privé de réserver une place aux figures, ombres chinoises ou danseurs.L’exposition permet de s’en assurer, comme elle permet de reconnaître dans les immenses «peintures coulées» le fruit d’une discipline et d’une construction assez classique parfois pour faire penser à d’antiques scènes de bataille, en frise ou pas.Pollock improvisait, mais avec des acquis.Les leçons de Benton, des muralistes mexicains, du Picasso de Guernica, ses propres expériences au sein du Federal Art Project: le programme de commandes artistiques qui permettait aux SOURCE HACHETTE Jackson Pollock dans son atelier de New York.artistes américains de traverser la crise économique lui a appris à canaliser son errance gestuelle.Dans le feu de Faction, Pollock ne l’oubliera pas.D’ailleurs, il niait l’accident dans sa peinture.Mais il perdra le contrôle de sa voiture, et la vie; il avait quarante-quatre ans.Tracés 1912 — Naissance de Paul Jackson Pollock, au ranch Watkins à Cody, dans le Wyoming.11 est le cinquième et dernier fils d’un couple d’origine ir-lando-écossaise, qui déménage au gré des emplois cju père, «un travailleur de la terre».A dix ans, le jeune Pollock aura habité dans six villes différentes, en Arizona et en Californie.1927 — Durant l’été, Pollock travaille comme garde forestier sur la rive nord du Grand Canyon.La rentrée scolaire sera particulièrement difficile, et en mars 1928, il quitte le collège.1928 — A la Manual Arts School de Los Angeles, il fait la connaissance de Philip Guston avec qui il participe au Journal of Liberty.Sa critique de l’école provoque son renvoi.1930—Jackson accompagne à New York ses frères Charles et Frank, qui y sont étudiants, et s’inscrit à l’Art’s Student League, où il suit les cours de Benton, avec qui il lie de solides liens d’amitié.1935 — Pollock entre dans le circuit des muralistes qui travaillent au sein du Federal Arts Project.1939 — Le peintre découvre Guernica de Picasso, exposé à New York.1943 — Pollock commence à exposer à Art of this Century, la galerie de Peggy Guggenheim, qui lui commande une peinture murale pour l’entrée de son appartement.1945 — Pollock se marie avec le peintre Lee Krasner qu’il a rencontrée en 1941.Le couple s’installe dans une ferme à Long Island.1947 — Premières peintures au sol.1949 — Pollock signe un contrat avec la galeriste Betty Parson.Il y expose ses toiles récentes.Le magazine Life se demande si Polloçk est le plus grand peintre vivant des États-Unis.1951-1956 — Pollock déçoit ses défenseurs en réintroduisant des images mythiques dans sa peinture.Pour Clement Greenberg, «il a perdu son truc».La production se raréfie.Il a recommencé à boire.Sa relation avec Lee Krasner se défait.En août 1956, ivre au volant, il percute un arbre et meurt ainsi qu’une de ses deux passagères.Les Français boudent leur cinéma GÉRARD LEFORT LIB É RATIO N Sur l’échelle de Richter des catastrophes symboliques, l’automne 1998 du cinéma a tout l’air d’un tremblement de terre de grande magnitude.Les chiffres parlent et s’obstinent.La foule, cette grande boudeuse, déserte les films français.Mais ce qui est proprement nouveau, c’est que la faille du désamour public engloutit aussi bien les gros trucs que les jaetits machins.Au palmarès négatif de l’échec, on trouve aussi bien Mookie de Hervé Pa-lud, Alice et Martin de Téchiné, Us Kidnappeurs de Graham Guit, L'Ecole de la chair de Benoît Jacquot, Hasards ou coïncidences de Lelouçh, que Hats jeu de Karim Dridi ou A la place du cœur de Robert Guédiguian.C’est la loi de la casse: une 2CV vaut le même prix de ferraille qu’une Ferrari.Et certains professionnels du jugement dernier de brosser à la hâte la fresque d’une apocalypse nationale où les mauvais Français périraient en enfer, tandis que les bons Américains batifoleraient au paradis du succès.Comme tout jugement induit une condamnation, on retrouve sur le même banc des accusés aussi bien les producteurs, coupables de mauvaises dépenses, les cinéastes, invalidés dans leur capacité à raconter des histoires attrayantes, les distributeurs, et singulièrement les fameux mégaplexes, incompétents à bien montrer ce que le public pourrait voir, et enfin les acteurs, trop prompts à courir les televisions et les couvertures de magazine, disqualifiant ainsi le ciné-désir qu’on pourrait avoir à leur endroit.Ce qui exige pour le moins d’être nuancé.D’abord, dans le vaste regisü-e des circonstances atténuantes, il suffit d’ouvrir en grand les fenêtres du réalisme économique pour constater que le phénomène de décrue du cinéma français s’inscrit dans une tendance de baisse à très long terme, elle-même troublée par une hausse tout aussi tendancielle de la fréquentation.Ce qui fait, paradoxe cruel, que la part de marché des films français se réduit tandis que le nombre de ses spectateurs progresse.Toujours au rayon vérité des prix, il coûte toujours moins cher de perdre beaucoup d'argent avec des films riches que d’en perdre un peu avec des films pauvres.Le «pauvre» Lelouch se remettra sans doute de Hasards ou coïncidences.Il n’est iras certain hélas que Karim Dridi, Robert Guédiguian, voire Jacquot ou Téchiné, sortiront indemnes de leurs contre-performances.(.) Certes le succès de Im vie rêvée des anges, en septembre, est à mettre au crédit d'un cinéma au social gros comme ça, mais ce filon n’a plus profité, en décembre, à À la place du cœur ou à Victor.de Sandrine Veysset.Certes, les films d’auteur à la française façon Jacquot et Téchiné semblent aller à contre courant du succès, ce que dénie pourtant l’engouement pour À vendre de I,aetitia Masson ou, plus récemment, pour L'Ennui de Cédric Khan.Voilà la vérité, hors-la-loi comme toutes les bonnes vérités: plus personne n’y comprend rien (.).A LA TELEVISION x 16h30 17h00 17h30 18h00 18h30 19h00 19H30 20H00 20h30 21 h00 21h30 22H00 72h30 23H00 23H30 m 1CSÊD mcso ?DID SD CD CD OB SD (4g) ISS® KM) SD moos® ED (35) (49) RDI' TV5 D v : oûLcni (MX) Bêtes pas bêtes + / 0340 (16:55) Bugs Bunny (16:00) Cinéma/ TINTIN ET.(15:30) Les Simpson Le Journal FR2 Des Chiffres.Au-delà (16:00) Hawaï 5-0 Watatatow La Tête de l'emploi Fou à lier/ Joe Bocan, Peter MacLeod La Vie sauvage Le Monde secret du Père Noël Le Grand Journal Aujourd'hui Journal suisse Pyramide Allô docteur / Ménopause Combat.chefs Clip (12:00) Watt Ce soir Le TVA Charlie Brown Hardy Boys Euronews Voilà Paris Mr.Bean O Ce soir en couleur Tarzan Le Siècle de Rose Ouellette: la Poune Chasse aux trésors Les Ailes de la mode/ Marie Michèle Desrosiers Cinéma /ASTERIX LE GAULOIS (5) Dessins animés Pas de vacances pour les idoles Capital Actions La 50e Avenue Trésors/Les Bijoux de la reine Un enfant.Interfax Les Copines.Pop up Vidéo MusiMax Collection (13:30) 4 et demi.Beverly Hills, 90210 National Geographic Omertà - La Loi du silence / Dernière Salle d'urgence Le Téléjournal/Le Point Le TVA Arsène Lupin Hockey / Canadiens - Stars Le Monde ce soir Petit sapin va loin Journal FR2 La Vie à l'endroit/Les Châtelains des grands crus Les Pieds.Le Journal RDI Le Grand Journal Maisonneuve à l'écoute L'Hebdo Exploration: les colères du ciel Hors-série: science-fiction, le futur au présent I Trauma /Cleveland Platine Des Histoires de famille G.Nature Libre ce soir?Clip Les Nouvelles du sport Les FrancoFolies 98 Politique fédérale (23:28) / De bouche à oreille (23 34) TVA Sports/ Loteries (23:52) / Pub (23:58) Cinéma / RETOUR A HOWARDS END (3) avec Emma Thompson, Helena Bonham Carter (22:41) 110% Tel que vu à Tel qu la télé Le Canada au.ourd'hui Journal belge Biographies / Jack Lemmon Lignes de vies Beavis &.Méd.d'enquête La Courbe Mouvements classiques / A Tribute to Franz Lehar MusiMax Collection L'Ecran témoin Cinéma/COMMENTTUER.(4) Éros et Compagnie Interfax Pop up Vidéo Mouvements./ Franz Lehar (5Q Ned, Vagabond Histoires./Aventures à Camelot Au gré du vent ED Ace Ventura Agence Toutou Cléo et Chico Crypte Show Les Zinzins.Sacrés Dragons Mille Miettes Nanook Blake, Mortimer | Les Simpson Cléo et Chico Le Diable.Highlander Les Simpson Splat! (BoD Football (13:30) Tennis de table Mag.olymp.Sports 30 Mat J Omnium de quilles Boxe / Juan Carlos - Viloria Eric Lucas Sports 30 Mag Ouch!!! Qc motoneige @0 Road to Avonlea (16:00) Street Cents The Simpsons Newswatch Wayne Rostad's Christmas in the Valley Our Mutual Friend National / CBC News The National Update News Pulse /Sports Newsday mm SB Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Melrose Place Ally McBeal Celine Dion: These are Special Times CTV News Hollywood Sq.Seinfeld Pulse Access H.Raymond Suddenly.Conrad Bloom ffi Young.(16:00) Jerry Springer Global News First Nat.News Diresta E.T.Cosby Caroline.City Mad about You Two Guys.Fest.int.de la chanson de Granby PSI Factor m Noddy Arthur School Bus Nilus, Sandman Space / Pingu Vista Studio 2 Ruth Rendell / Simisola Century / Into the Unknown Studio 2 sgi Rosie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy NFL Football / Broncos - Dolphins News Montel.(16:00) Friends E.T.The Nanny |The Simpsons M‘A*S*H M*A*S*H Frasier CD (a| Rosie.(16 00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.Cosby King of Queens Everybody Loves Raymond Becker L.A.Doctors News Late Show (23:35) Oprah (16:00) News Real TV News CBS News Wheel of.Jeopardy CD (E) Hollywood Sq.Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.Suddenly Susan Caroline in the City Mad about you Will & Grace Dateline NBC The Tonight Show (23:35) ROSie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition ES (57) Wishbone Kratt's Creatures Bill Nye Newshour Nightly Bus.Free Delivery Christmas at St.Olaf | Jessye Norman - A Holiday Homecoming | Crown, Country Cinéma/THAT’S.(3) BBC News Nightly Bus.Newshour Stories of Christmas Love Yuletide Treasures Cincinnati Pops Holiday Special World News Charlie Rose (M® VideoF.(12:00) MuchMegaHits OnDemand Classic.Pop-up Video Spotlight RapCity VideoFlow | Madonna: The Girlie Show Live Down Under Pop-up Video Spotlight (S® Boxing / Stépha ne Ouellet - Dave ly Hilton (16:00) Off the Record Sportsdesk Hockey / Canadiens - Stars |WWF Raw is War •» m: Li- Sportsdesk C E SOIR Paul Cauchon PAS DE VACANCES POUR LES IDOLES Pour le temps des Fêtes, retour de cette émission quotidienne qui fait le tour des activités culturelles du jour.Catherine Vachon anime et on y verra de temps en temps Jean-René Dufort qui fera des reportages.TQS, I8li30 LA VIE À L’ENDROIT Juste pour nous faire rêver: sur le thème des grands crus une visite chez les Rothschild, qui ouvrent les portes de leur château, et une visite des vignobles dans la région de Bordeaux.TV5, 19U30 LES FRANCOFOLIES Toute la semaine TVA diffusera des extraits enregistrés cet été lors des Francofolies de Montréal.Gregory Charles présente.Qu commence ce soir avec France D’amour, Claude Nougaro, Francine Raymond, Les fabuleux élégants et autres.TVA, 22h30 L H 1) E V 0 I II , L E L U N I) I 2 1 I) É (' E M 15 It E I !MI 8 B 8 La bonne idée?Les certificats-cadeaux de la librairie Gallimard 3700 boul.St-Laurent.tél : 499-2012 -* LE DEVOIR ?- CULTURE Partagez l'univers et un rêveur.un double CD un fabliau musical, une suite symphonique, un concours, un site web.www.claude-leveilles.com DANSE Une infinie beauté en trompe-l’œil Cette 35e production de Casse-Noisette par les Grands Ballets Canadiens continue d’émerveiller toujours autant CASSE-NOISETTE Iœs Grands Ballets Canadiens Chorégraphie: Fernand Nault Musique: Tchaikovski.Décors: Peter Horne.Costumes: François Barbeau.Eclairages: Nicholas Cernovitch.Chef d’orchestre: Jacques Lacombe.Chef d’orchestre invité: David LaMarche.Salle Wilfrid-Laurier de la Place des Arts.Soirées les 17.18,19,22,23,26,28,29 décembre, à 19h30.Matinées les 19,20,23, 26,27,30 décembre, à 14h.GUY LAI N E MASSOUTRE Comment la 35r production de Casse-Noisette peut-elle encore nous envoûter par un si pur enchantement?Il faut le voir pour le croire et surtout le vivre, en même temps que les premières chutes de neige.Fernand Nault est un magicien irrésistible: qu’il lui soit rendu hommage, pour nous enchanter par la perfection d’un tel spectacle.La compagnie vient d’ailleurs de triompher lors de sa tournée américaine.Le temps et l’application extrême de son art lui ont donné les clés d’un coffre aux trésors: les merveilles de l’approfon- dissement et du polissage que vénéraient les Classiques.«Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage», disait Boileau, et la fluidité d’un ouvrage parfait se confond avec la sensation d’une harmonie définitive, entière, absolue.On se saurait trop insister sur les mérites de la répétition, qui gomme les imperfections comme les ratures inévitables du travail artisanal pour en polir la finition.Fernand Nault réussit en maître orfèvre à fondre toutes ces mains étrangères, qui signent la facture de l’ensemble, chacun dans sa spécialité.Eclatant, naturel et sans effort, tel apparaît le rêve qui se déroule, par un effet d’images emboîtées sans fin, les unes à l’intérieur des autres, comme des poupées russes.Mais à l’infiniment petit de l’objet central, voici que ces jeux de substitution ouvrent un rêve infiniment grand, l’imaginaire illimité du pays bleuté des neiges éternelles.La persévérance dans la refonte de ce magnifique ballet, inscrite si subtilement dans sa théâtralité, montre quel talent inépuisable le chorégraphe insuffle à son exigence.Toute la compagnie, dans un même élan, consacre son style et s’impose ce défi d’œuvrer sous sa gouverne à la quête inépuisable du Beau.En retour, il donne à chacun un rôle adapté à son talent.Le plus admirable, par delà sa réalisation, est sa foi vibrante: elle touche les sortilèges propres à l’enfance, au temps où la représentation du bonheur peuple les jeunes têtes d’êtres sublimes, de fées, de bonbons, de pantins et de poupées.Le trésor de Fernand Nault réside dans son cœur d’enfant.La théâtralité du conte est poussée à l’extrême, car tous les arts de la scène servent ici l’adoration des sens.La perfection du ballet classique, atteignant l’aisance d’une grâce sublime, n’a d’égale que la beauté de sa mise en scène, de ses décors, de ces innombrables costumes colorés et des jeux de lumière.Même la musique, si connue, laisse passer l’émotion de ses interprètes.Comment un tel labeur obstiné n’a-t-il rien desséché et permis d’arrondir les angles sans abîmer les reliefs ?C’est que les artistes, dont il faut louer ici la chimie organique toute neuve, ont livré une fantaisie, une somme de techniques physiques et une intensité toujours plus grandes.Même si les interprètes sont nombreux à se produire et à se relayer, pour l’harmonie de leur style et pour l’orchestration réussie des enfants en scène, que tous soient félicités.Ces prestations révèlent leur pleine mesure.Alexi Lapshin, nouvelle recrue prometteuse en provenance du Bolchoï, et Min Tang, avec ses équilibres parfaits, forment un couple absolument merveilleux et émouvant.Notre admiration à Nanci Crowley et à Olivier Wexcsteen, magnifique premier danseur.Geneviève Gué-rard est une soliste plus que délicieuse.Et que dire des talents facétieux de David Bushman, dans un style aux variations si habilement dosées dans la force des détails ?On devine même le plaisir sans affectation d’un Louis-Martin Charest à mettre sa force au service de Trépak Ivan, son personnage.L’orientale Lisa Davies affiche une grâce d’une délicatesse troublante, tandis que les souris et les brebis, les rennes et les anges, le roi du pays des bonbons et tant d’autres douces émanations de la nature soulèvent haut les cœurs.Dans ce Casse-Noisette des Grands Ballets Canadiens, la danse, trompe-l’œil de la puissante imagination des visions intérieures, est le fruit d’une saveur imprévue.Ce classique sécrète l’originalité des grands styles: sa vérité met à nu le ravissement qui incendie les plus purs rêves des enfants.CINÉMA Charmant divertissement tout en clins d’œil LAURIE SPARHAM Colin Firth et Judi Dench dans Shakespeare in Love, de John Madden.MUSIQUE CLASSIQUE Valses viennoises De l’acteur anglais Michael Redgrave (décédé en 1985) à qui l’on confia tant de rôles remarquables dans sa longue carrière — l’un de ses derniers fut dans The Go-Between, de Losey — je me suis souvenu ces jours-ci d’une production fort ancienne, Oh Rosalinda (Lowell, 1956) où il campait magnifiquement le comte Gabriel von Ei-senstein.Il s’agissait d’une adaptation de l’opéra de Johann Strauss Die Fledermaus (La Chauve-Souris) dont l’action se situe à Vienne.Le rôle de Rosalinde revenait à Ludmilla Tcherina que j’avais assimilée, à tort, à une cantatrice.mais les magnifiques airs gravés (en anglais, non en allemand) dans ma mémoire étaient en fait produits par la soprano Sari Barabas, ai-je su plus tard.Clément T r u del Le Devoir Illusion du théâtre chanté, amplifiée p;ir la magie du cinéma! C’est ce à quoi nous prépare l’opéra McGill qui, fin janvier, sous la direction de Timothy Vernon, donnera quatre représentations de Die Fledermaus dans une mise en scène de Hans Nieuwenhuis.On dit souvent que, pour cette œuvre de Strauss, le dilemme est de choisir soit de bons acteurs qui savent chanter, soit d’excellents solistes qui sachent se comporter en bêtes de scène — ce qui n’est pas évident.McGill avait déjà produit cette œuvre en 1986.On ne semble pas douter du succès à récolter avec une telle œuvre dont le scénario emprunte aux quiproquos nombreux occasionnés lors de la tenue d’un b;d masqué.chez un prince russe (Orlovsky).Les meilleurs candidats ont été sélectionnés dès septembre parmi les élèves du programme d’études d’opéra de la faculté de musique de McGill: deux tenors, Aaron Estes et Joseph Kaiser, tiendront alternativement le rôle d’Eisenstein qui doit, en principe, se préparer à purger une peine de prison tout en prenant part, déguisé, à ce b;d fort couru; et deux sopranos, Anne Rowe et Leslie Michaels, nous ressusciteront Rosalinde, femme du comte.L’attrait de cette œuvre populaire, mais exigeante pour les solistes, tient sans doute au fait qu’en plus de vanter le goût du champagne, elle ne cesse de nous entraîner dans des tourbillons de valse.viennoise.Les 27,28,29 et 30 janvier à la salle Pollack (398 45 47).La Chapelle Ils étaient quatre chanteurs occupés à enjoliver l’heure du retour au travail, un midi.Au centre d’un carrefour de boutiques, devant des passants presque indifférents, examinant bibis ou sous-vêtements de luxe.Mais l’enthousiasme du quatuor ne se démentait pas.Quatre membres de La Chapelle de Montréal, excellent groupe instrumental et musical dont le directeur artistique (fondateur) est Yannick Nézet-Séguin.Sur une crédence, quelques tracts de la saison à venir qui, pour l’essentiel, invite à explorer les traditions de pays reliés à la musique baroque et ancienne: Allemagne ancienne et moderne (29 janvier); Italie baroque et ses fastes (9 avril) et Vers le classicisme (28 mai) avec, entre autres, Mozart et Haydn.Trois concerts auxquels l’on peut s’abonner et dont les représentations ont lieu à la Basilique Marie-Rei-ne-du-Monde, angle René Lévesque et Mansfield (527-5019).La Chapelle offrira aussi de courts concerts qui suivront les cérémonies de la Semaine Sainte (entrée libre le 31 mars et les 1" et 2 avril, à 12h45): Les Ténèbres françaises, avec Couperin, Delalande et Charpentier.Place des Arts Les 35 ans de la Place des Arts ont été signalés de multiples manières, mais on notera que, fin de siècle oblige, on nous incite maintenant 24 heures sur 24 à accéder à la billetterie de ses cinq salles, par un simple clic sur www.pda.qc.ca Et tant qu’à faire ce détour branché, pourquoi ne pas se rafraîchir la mémoire sur l’historique de cet établissement culturel dont certains épisodes plus agités nous ont été servis à la télévision dans Les Enfants d’ailleurs?Ce site ouvre notamment l’horizon sur la Toile des arts et permet, pour quiconque le désire (Agend’Art personnel), de recevoir par courriel chaque mardi une liste d’activités culturelles taillée à la mesure du client Ah! l’interactif! Quelques activités ¦ Le groupe Athanor propose une soirée de rnusique d’inspiration celtique ce soir (20h) à l’atelier A l’Écart, de Lon-gueuil, avec Michel Bordeleau et Martine Chiasson.Info: (450) 651-1214.¦ L’organiste titulaire des orgues de l’église Saint-Jean Baptiste (angle Rachel et Drolet) Jacques Boucher propose un récital à 21hl5, jeudi.Entrée libre à ce concert organisé en collaboration avec la maison de la culture du Plateau Mont-Royal.Œuvres de Bach, Kneller, Dandrieu, Franck et Guilmant Suivra, à 22h, la messe de Noël au cours de laquelle on pourra entendre et entonner des airs traditionnels de Noël avec un quatuor vocal formé de la soprano Adrienne Savoie, de la mezzo Claire Malin, du ténor Jean-Pierre McDonald et du Joël Drapeau.¦ La Société de musique viennoise du Québec donne un souper-concert samedi (18h) au Chatel Viennois de Sainte-Agathe des Monts.Avec petit ensemble qui jouera des œuvres de Strauss, père et fils, de Schrammel, Fachbach et Lanner.Info: (450) 435 1611, ou (819) 32614 95.¦ Dimanche prochain, conte de Noël musical à la ferme du Cap Saint-Jacques (1 lh et 13h30), a Pierrefonds.Les Quatre Bougies du petit berger est conçu pour les jeunes de 4 à 6 ans.Avec une marionnettiste et Philippe Gélinas, musicien-conteur.Info (514) 421 45 71.Réservations obligatoires.¦ Philippe Entreront dirigera un concert du Nouvel An a la Place des Arts (1” janvier, 14h30) avec l’Orchestre Strauss de Montréal et la soprano viennoise Patricia Nessy.Participation de danseurs des Grands Ballets Canadiens.¦ On peut aussi retenir que dans les maisons de la culture de Montréal se déroulent divers concerts du temps des fêtes pour lesquels il faut se procurer des laissez-passer.On s’informe sur le site www.ville.montreal.qc.ca/serviceadture NDLR: La chronique Musique fait relâche et reviendra le lundi 11 janvier 1999.A bientôt et que les anges dans nos villes vous charment et vous procurent détente et enchantement Ne pensez surtout pas au cynique qui a déjà affirmé que la musique est le seul bruit pour lequel on soit appelé a payer pour l’entendre! SHAKESPEARE IN LOVE Réalisation: John Madden.Scénario: Marc Norman et Tom Sheppard.Avec Gwyneth Paltrow, Joseph Fiennes, Geoffrey Rush, Colin Firth, Ben Affleck, Judi Dench.Image: Julie Goldstein.Musique: Stephen Warbeck.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR On voit vraiment de bons films d’époque depuis quelque temps.Le genre a perdu sa rigidité, se décoince alors que la caméra devient de plus en plus souple et prend toutes sortes de libertés.On pense au magnifique Elizabeth de Shekhar Kapur, actuellement en salles, qui crépite, bouge et plonge littéralement au cœur de son sujet.John Madden est un habitué du genre, à qui on devait déjà le remarquable Mrs.Brown, évoquant un épisode intime de la vie de la reine Victoria.Il recule cette fois plus loin dans l’Angleterre élisabéthaine et le fait sur une pirouette à travers une comédie romantique qui refuse mordicus de se prendre au sérieux.Et pour cause: romançant l’histoire avec allégresse, le film imagine la genèse de la pièce de Shakespeare, Roméo et Juliette, en offrant au grand Will, alors jeune et ardent, une flamme, que dis-je?, une muse qui lui apportera passion et inspiration.Rien de très documenté dans toute cette romance.Par contre, les conditions précaires des théâtres et la tyrannie des puissants sont collées à l’époque qui renaît ici au milieu des sombres boiseries des intérieurs de l’époque et des fraises des costumes.Comédie romantique, donc, et bien faite, légère mais inspirée, avec une excellente distribution, sans avoir la force de Mrs.Brown, Shakespeare in Love s’avère sans doute un des divertissements les plus fins du temps des Fêtes.Madden est un perfectionniste, un cinéaste très exigeant, capable de jouer entre les eaux de la farce, de la romance et de la fresque historique en conservant une grâce, sans mettre trop de violons et de gags faciles.Le duo de charme Joseph Fiennes (qui incarne le jeune Shakespeare) et Gwyneth Paltrow (sa muse Viola), aux profils de jeunes premiers romantiques, dégage en prime une réjouissante énergie.Geoffrey Rush (l'inoubliable interprète de Shine) est de la partie dans le rôle du directeur de théâtre endetté jusqu’au cou et poursuivi par de redoutables créanciers qui lui feront même chauffer la plante des pieds pour le rappeler à ses devoirs.Sans oublier Judi THÉÂTRE DANSÉ Jean-Baptiste Lully: Ouverture et suite tirée de l’opéra Roland; Marin Marais: Suite tirée de l’opéra Alcione; Jacques-Christophe Naudot: Concerto pour flûte, cordes etcontinuo en mi mineur, op.XI n° 2; Jean-Philippe Rameau: Ouverture et suite tirée de l’opéra Dardanus.Ensemble Arion; flûte et direction: Barthold Kuijken.Salle Redpath, le 18 décembre 1998.Reprise les 19 et 20 décembre FRANÇOIS TOUSIGNANT Vingt heures, vendredi soir.Barthold Kuijken monte sur l’estrade.D’office, un bonheur d’être là, communicatif, s’installe dans la sérieuse salle Redpath.On comprend pourquoi les musiciens souriaient tant en se préparant au concert, qui s’accordant, qui se réchauffant simplement.Quand un grand ponte de la musique baroque rend visite, on va souvent au concert comme on va à l’école: un peu beaucoup pour apprendre quelles sont les nouvelles tendances dans l’interprétation.0 bonheur, ce préjugé est complètement battu en brèche par le dernier concert de l'année chez Arion.Dench en reine Élisabeth (clin d’œil du cinéaste qui la veut décidément souveraine, lui ayant fait camper la reine Victoria dans Mrs.Brown).On ne demande pas aux acteurs d’aller très loin et chacun a déjà fait mieux ailleurs, mais la compagnie s’amuse visiblement tout en nageant en des eaux de surface.C’est quand même Geoffrey Rush qui s’en tire le mieux à travers une désopilante composition de directeur de théâtre un peu clownesque qui rencontre tuile sur tuile et rebondit comme un chat.Entre un Shakespeare avec une inspiration en dents de Les trois suites tirées d’opéras français furent des petits bijoux d’esprit.Les commentateurs d’époque utilisent à profusion des mots compie goût, finesse, délicatesse, qualité, grâce et naturel.A entendre ce qu’on a entendu, on les comprend.L’expression «les plaisirs» prend tout son sens quand on écoute — et qu’on voit! — Barthold Kuijken diriger.Il ne bat presque jamais la mesure.Sa direction est une polyphonie en soi.D’un bras, il fait s’épanouir flûtes et violons dans une mélodie souple qui s’articule hors de toute contrainte métrique.Un poignet, ou encore une main, vient assurer les basses.Base de l’édifice de cette musique, cette ligne si importante ne s’écrase pas dans la rigueur bête du 1-2-3-4; non, elle respire, elle danse, dialogue avec l’ensemble.Si polyphonie peut paraître un mot curieux en ce contexte, Kuijken lui crée une nouvelle nécessité; chaque partie, malgré l’attraction harmonique et le carcan du rythme de danse, exprime sa propre individualité, parfois en imitations, parfois en complément, parfois en totale indépendance.Le résultat est une clarté presque sensuelle, sans les rigueurs académiques ou passionnément outrancières de certains exégètes de ce répertoire.scie, une jeune fille de bonne famille qui rêve de faire du théâtre dans une société où seuls les hommes ont le droit de monter sur les planches, une passion brûlante et un fiancé jaloux, le film multiplie les péripéties et les clins d’œil.Shakespeare tient davantage du jeune premier fringant que du poète porté par le souffle des muses intérieures, mais bon! Il n’y a rien de très sérieux dans cette affaire et à chaque fois qu’un drame possible se met en place, il se voit désamorcé par une pirouette.C’est un peu court parfois, mais charmant, rigolo.Rien pour se casser la tête et tout pour se délasser pas trop bête.La musique baroque devient tellement belle ainsi sentie qu’on croit la redécouvrir.On entend une vérité qui s’impose simplement d’elle-même, sans avoir à passer par une baguette qui veut nous l’assener autoritairement.Les œuvres à l’affiche ne sont cependant pas de la même qualité.Lully fait toujours un peu guindé et le concerto de Naudot est très faible (on y admire l’aisance et la facilité de Kuijken flûtiste, incomparables).Les extraits A’Alcione de Marin Marais sont d’une mouture autrement stimulante qui change agréablement de l'habituel menu de musique pour viole qu’on retient de lui.Exploration à poursuivre.La grande surprise du concert, presque un choc, fut la suite de Dardanus de Rameau.Dirigé par un chef ayant une telle sensibilité pour l’écriture, son sens, ainsi qu’à l’instrumentation, Rameau représente pour la période baroque ce que Wagner est au romantisme.Arion, qui décevait bien un peu auparavant en grande formation, sonne ici comme un magnifique instrument.À la fois puissant et souple, adroit dans le maniement des effets massifs comme dans l'expression des plus fines subtilités, mené avec une oreille imaginative et heureuse, le concert se termine donc dans la plus belle joie, celle de la musique reine et généreuse.CONCERTS CLASSIQUES Bonheurs baroques
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.