Le devoir, 30 décembre 1998, Cahier A
V o i.I X X X I X X " 2 !) (i ?(S i ays — la Sun Life du Canada, la Financière Manuvie el Canada Vie, toutes de Toronto, sont aussi sur le point de se démutualiser.b-ur but esl d’avoir accès a des capitaux iirojires afin de pouvoir financer leur développement et leurs acquisitions, sur un marché où les regroupements sont de plus en plus frequents.Au moment de leur transformation, les quatre compagnies jirévoient distribuer 10 milliards de dollars en actions et en espèces à deux millions de Canadiens détenteurs d’une police, et des milliards à des clients à l’étranger.«Notre plus grand défi sera de chercher continuellement à améliorer la croissance de notre entreprise et de nous intéresser uniquement aux activités susceptibles d'augmenter la valeur des actions de nos actionnaires», dit M.Astley.D’antres estiment que le plus difficile sera de donner satisfaction aux actionnaires, qui risquent d’être jilus exigeants que les détenteurs de police, généralement assez dociles. I.K I) K V 0 I H I.K M K R < H K I) I :t 0 I) r: C K M B It K I !l !) 8 Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,2752 Allemagne (mark) 0,9278 Arabie Saoudite (riyal) 0,4291 Australie (dollar) 0.9834 Autriche (schilling) 0,1352 Bahamas (dollar) 1,5672 Barbade (dollar) 0,8176 Belgique (franc) 0,04596 Bermudes (dollar) 1,5672 Brésil (real) 1,3204 Caraïbes (dollar) 0,6012 Chili (peso) 0,00337 Chine (renminbi) 0,1937 Égypte (livre) 0,4691 Espagne (peseta) 0,01128 États-Unis (dollar) 1,5518 Europe (écu) 1,8696 France (franc) 0,2766 Grèce (drachme) 0,005814 Hong-Kong (dollar) 0,2062 Inde (roupie) 0,0384 Indonésie (rupiah) 0.000212 Italie (lire) 0,000967 Jamaïque (dollar) 0,0458 Japon (yen) 0,01344 Mexique (peso) 0,1682 Pays-Bas (florin) 0,8463 Philippines (peso) 0,0409 Pologne (zloty) 0,4565 Portugal (escudo) 0,009398 Rép.dominicaine (peso) 0,1008 Rép.tchèque (couronne) 0,0534 .Royaume-Uni (livre) 2,6112 Russie (rouble) 0,0756 ^Singapour (dollar) 0,9588 'Slovaquie (couronne) 0,0435 Slovénie (tolar) 0,009907 'Suisse (franc) 1,1659 Taïwan (dollar) 0,0495 Ukraine (hryvna) 0,4090 Venezuela (bolivar) 0,00283 L’euro donnera plus de poids et de puissance à l’Europe Bruxelles (AFP) — L’euro, la monnaie unique européenne, donnera plus de poids et de puissance à,l’Europe et lui permettra de parler d’égal à égal avec les États-Unis et le Japon, les deux autres grandes puissances économiques et financières mondiales.La zone euro rassemblera 290 millions de personnes dans onze pays européens, dont l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne.Elle représentera 19,4 % de la production mondiale — un tout petit peu moins que la part des Etats-Unis — et 18,6 % du commerce mondial global.Vieux rêve des pères de l’Europe, l’Union économique et monétaire verra finalement le jour le 1er janvier 1999, plus de quarante ans après la création du marché commun européen et huit ans après la décision historique prise par le sommet européen de Maastricht sous l’impulsion des dirigeants français et allemand François Mitterrand et Helmut Kohl.Les atouts d’une monnaie unique européenne sont évidents: l’euro traitera d’égal à égal avec le dollar et le yen sur la scène financière et monétaire mondiale, le dynamisme et la compétitivité des entreprises européennes en sortiront renforcées.Le marché unique européen, pierre angulaire du système, sera consolidé et plus transparent.Ix-s crises monétaires à répétition seront évitées à l’avenir.La convergence des économies européennes sera renforcée et tous les pays de la zone euro seront obligatoirement dans un même cycle économique, ce qui doit leur garantir des taux d’intérêt bas et des déficits publics réduits.«L’euro doit être stable.Le salarié, le retraité et la ménagère doivent avoir la certitude que leur pouvoir d'achat sera garanti», explique Yves Thibault de Silguy, le monsieur euro de la Commission européenne.«Il faut que le billet euro soit pour les Européens ce que le billet vert a été pour les Américains.» Pour le consommateur, qui devra abandonner définitivement son deutsche mark, son franc français, sa lire italienne ou sa peseta, les avantages vaudront essentiellement pour les voyageurs qui se déplacent de plus en plus dans une Europe sans frontières.Pas d’urgence pour les consommateurs Dans un premier temps, le citoyen ordinaire ne s’apercevra pas de l’existence de l’euro puisque jusqu’en 2002, il continuera à payer ses achats dans sa monnaie nationale.Jusqu’à présent, les banques ont bien annoncé quelles supprimaient les frais de change à l’intérieur de la zone euro.m;iis en précisant quelles allaient maintenir des frais de manipulation pour des transferts bancaires de pays a pays.En définitive, la grande question est de savoir si l’euro va s’imposer rapidement sur la scène internationale.1rs obstacles sont de taille car derrière le front uni de l’euro subsiste une Union européenne de quinze membres, dont le budget annuel ne dépasse pas 100 milliards de dollars et dont l’intégration |X)litique, diplomatique reste à faire alors que l’Europe de la défense n’a pas dépassé le stade des intentions.Car les Européens, unis sur l’euro, ne le sont toujours pas sur la destinée de l’Europe: le choix à faire dans la prochaine décennie se situe entre une zone de plus en plus intégrée sur les plans économique, commercial, politique et social ou un vaste marché unique européen, s’étendant progressivement de l'Atlantique à l’Oural mais sans la notion d’Europe-puissance chère à certains.Pour les optimistes, l’euro est un puissant facteur d’intégration qui va entraîner tout le reste et même convaincre les Européens les plus réticents comme la Grande-Bretagne, le Danemttrk et la Suède.Pour les autres, tout reste encore à faire, malgré la monnaie unique.Un ajustement par rapport à l’indice des prix Les prestations et les cotisations au RRQ augmenteront le 1er janvier La Régie versera des rentes et des prestations à près de 1,2 million de personnes LE DEVOIR Les prestations du Régime des rentes du Québec augmenteront de 0,9 % le 1 janvier 1999.Cette augmentation représente la hausse de l’indice des prix à la consommation au Canada.Ainsi, le bénéficiaire âgé de 65 ans recevra en 1999 une rente de retraite maximale de 751.67 $ par mois.Quant au bénéficiaire d’une rente d’invalidité, il pourra recevoir jusqu’à 903,52 $ par mois en 1999.L’indexation des rentes de retraite, d’invalidité, de celles pour le conjoint survivant, pour orphelin et enfant de personne invalide représente une injection additionnelle de 50 millions de dollars dans l’économie québécoise.Au cours de la prochaine année, la Régie versera des rentes et des prestations à près de 1,2 million de personnes, pour un total de 5,8 milliards de dollars.La réserve du Régime des rentes, qui est gérée par la Caisse de dépôt et placement du Québec, est actuellement de 15,3 milliards de dollars.Afin de soutenir cette réserve, le taux de cotisation au RRQ passera à 7 % le 1" janvier prochain, soit une augmentation de 0,6 point de pourcentage par rapport au taux de 6,4 % en vigueur en 1998.«Rappelons que la réforme du Régime des rentes prévoit que le taux de cotisation s'établira sur une base constante à 9,9 % à compter de 2003, ce qui permettra d’assurer le financement du Régime», a souligné la Régie, dans son communiqué.Le taux de 7 % s'applique sur la partie du salaire comprise entre 3500 $ (l’exemption générale) et 37 400 $ fie maximum des gains admissibles en 1999), pour tous les travailleurs de 18 ans et plus.La cotisation est répartie en parts égales entre l’employeur et le salarié, soit un maximum de 1186,50 $ chacun.Pour les travailleurs autonomes, la cotisation maximale s’établira à 2373 Sen 1999.I, li M A R C II E B » Il R SIEII Coup d’œil Volume Ferme Var.Var.> (000) (S) (%) La Bourse de Montréal 1 XXMJndice du marché 12227 3356.98 +14.69 0.4 - XCB:Bancaire 3207 6142.27 +73.33 1.2 XCO:Hydrocarbures 2529 1952.45 -15.85 -0.8 XCM:Mines et métaux 3049 1807.03 +21.55 1.2 XCF:Produits forestiers 4929 2055.85 +17.11 0.8 XCkBien d'Équipement 2686 3457.99 -32.88 -0.9 XCU:Services publics 2537 4305.02 +24.85 0.6 La Bourse de Toronto TSE 35 14655 353.56 +1.15 0.3 TSE 100 19466 397.77 +1.41 0.4 TSE 200 13357 368.30 +2.02 0.6 TSE 300 32824 6472.16 +24.97 0.4 Institutions financières 3528 8454.60 +71.92 0.9 Mines et métaux 1581 3082.39 +36.20 1.2 Pétrolières 5219 4487.17 -42.02 -0.9 Industrielles 5755 4842.73 -28.07 -0.6 Aurifères 3454 5922.98 +104.35 1.8 Pâtes et papiers 5346 3526.26 +40.03 1.1 Consommation 1498 12153.72 +200.15 1.7 Immobilières 242 2397.78 +18.37 0.8 Transport 1357 6073.06 -50.23 -0.8 • Pipelines 612 6336.38 -12.18 -0.2 Services publics 1947 7393.42 +66,12 0.9 Communications 485 15260.13 +78.50 0.5 Ventes au détail 957 5650.44 +41.35 0.7 Sociétés de gestion 836 8297.61 -107.82 -1.3 La Bourse de Vancouver Indice général 18545 379.78 +1.14 0.3 Le Marché Américain 30 Industrielles 51150 9320.98 +94.23 1.0 20 Transports 7192 3066.39 +25.56 0.8 15 Services publics 12589 312.57 +0.30 0.1 65 Dow Jones Composé 70932 2882.25 +23.40 0.8 Composite NYSE * 597.05 +8.04 1.4 Indice AMEX * 670.75 +5.17 0.8 S&P 500 # 1241.81 +16.32 1.3 NASDAQ * 2181.77 + 1.47 0.1 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Fcrm.Var.Var.Compagnies (000) ($) (S) ($) ($) (%) ¦TSE 35 INDEX 8140 35.50 35.00 35.40 -0.15 -0.4 DOMTAR INC 3080 860 8.40 840 •0.05 -0.6 BID.COM INTL INC 2630 4.25 390 4.10 +0.35 9.3 BCE INC 1130 58.30 56.70 58.10 +0.10 0.2 PLACER DOME INC 885 17.80 17.15 17.65 +0.05 0.3 NORANDA FOREST 795 6.10 6 00 6.05 +0.05 0.8 BOMBARDIER INC B 772 22.00 21.60 22.00 +0.05 0.2 TOR BK 753 54.15 53.00 53.65 + 1.40 2.7 CDN PACIFIC LTD 745 29.20 28.70 28.95 -0.70 -2.4 CDN IMPERIAL BK 721 37.85 37.05 37.70 -0.05 -0.1 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Fcrm.Var.Var.Compagnies (OOO) ($) ($) ($) ($) (%) STRATEGIC EXPLO 1607 0.05 0.00 0.00 -0 08 -100.0 DENISON MINES LTD 1051 0.09 0.09 0.09 -0.01 -10.0 REPAP ENTR INC 542 0.09 008 0.09 TECK CP B 237 10.85 10.70 10.80 +0.05 0.5 i TRANSCDA 222 22.70 22.50 22.55 -0.20 -0.9 AIR CANADA A 210 5.20 5.10 5.10 -0.10 -1.9 BOMBARDIER INC B 166 22.05 21 60 22.00 +0.10 0.5 .’ ARMISTICE RES LTD 158 0.08 0.07 0.07 SODISCO-HOWDEN 137 0.19 0.18 0.19 +0.01 5.6 AIR CANADA 123 6.25 6.10 6.10 -0.10 -1.6 DECISION-PLUS Logiciel d'analyse boursière Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement a la Bourse.740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 (514)392-1366 http://www.decisionplus.com dwflé?torv U_____: :—;j.i^.Suivez leur remontée tous les samedis dans LE DEVOIR j « Montréal XXM 3356,98 Toronto TSE 300 6472,16 New York Dow Jones 9320,98 Dollar 1S canadien 64,440 us IiRi Or à New York 286,10 $ us La Bourse de Montréal Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b diftérencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.j= compagnie junior à la Bourse de Montréal; f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne: p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n'a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.52 dern.lem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clftt.Var.A B ABL Can, 2.050 0500 4325 17 0.660 0.600 0.660 ?0.050 ADS 8500 2000 450 69 2,760 2.760 2.760 •0.050 lAFCAN 0.320 0.100 2500 0,120 0.120 0,120 ?0,020 jARCA 0,300 0.080 10302 0,150 0.090 0.150 jAbcourt 0.340 0.100 6320 0,120 0120 0.120 Abitibi-C 23.700 12,000 28408 32 13,650 13 450 13.600 •0,150 fAeterna 8.000 3.850 10370 6,050 5.900 6.000 ?0,150 Agmco E 11,600 4 350 10000 6,250 6,100 6.150 •0,100 lAgritek 1.450 0.430 1000 0500 0500 0.500 •0,020 Air Canda 15.000 5.150 123742 10 6.250 6.100 6.100 •0.100 fAirCan.A 13,700 4.550 210300 8 5,200 5.100 5100 •0,100 Aita energ 39.000 25.800 1150 33.250 32.750 32.850 -0.550 Alcan Alu 48,400 28 850 15417 15 42.000 41.500 41.900 ?0450 fiAigene 1350 0,180 7500 0 340 0.320 0.340 ?0,020 AlgoA 0,730 0300 5000 5 0.400 0380 0.380 •0.030 (AliCT.b 21,750 12.500 725 18.950 18,800 18.800 •0.550 jAUtcan 0.610 0,080 5200 0.380 0.370 0.380 ?0.030 jAltavista 0.600 0.100 3100 0.200 0.165 0.200 Amisco 7.100 3.400 200 11 7.100 7,100 7.100 (Angl.Swts 0,500 0.180 3010 0.230 0.230 0.230 •0,040 jAntoro 0,220 0.025 56000 0,120 0.095 0.120 ?0.030 jArmistc 0280 0.060 158500 0,080 0,070 0,070 fAstral.B 24 500 17000 200 27 24,500 24,500 24 500 ?7,500 lAtapa 0.750 0.200 3000 0,400 0,350 0.400 -0.100 fAtco 1 38.500 30.000 3333 13 38,250 38,000 38.000 Atco II 38,000 30,000 100 13 38.000 38.000 38.000 Athabasca voir plus bas lAuriginor 0.250 0.035 8000 0,055 0.050 0,050 (Aurrzon 0.900 0,400 9600 14 0,740 0.700 0.700 -0.020 Avcorp 4.500 2650 1500 17 3.350 3.350 3,350 •0.150 Axcan 15.000 6.500 4292 101 10.400 10.000 10,100 ?0 500 BCGAS 34.000 25.500 3012 20 30 900 30 750 30.800 ?0.250 BC Telec 61.000 35.000 5810 41.600 41.500 41.600 BCE Inc 68 000 39.800 40350 25 58,200 56.750 58.050 ?0,050 BCE Mbl 43.950 31.850 967 275 41,200 40.000 41,200 ?1.200 Bgr.pm.A 13,500 7.550 300 9.400 9,050 9,400 ?0,500 IBMTC.a 26.850 16.000 1800 11 22000 22.000 22000 -0,050 BPI II.U voir plus bas Bq.Laur 38.450 22,500 3000 10 29.100 28.750 29.000 ?0,250 Bque Nat 31,850 19.050 24105 15 25.000 24 700 24900 ?0.100 Bq.na.sr10 29,450 26800 550 28.550 28.550 28.550 ?0.150 BquNat.no 16,250 11.650 20350 14.100 13,950 14.100 ?0.100 Bqnat.nik 10.250 10.000 400 10.250 10.250 10250 ?0,250 BquNat.nk 8.950 8.450 5475 8 950 8.900 8.950 ?0.050 BquNat.nt 17.300 13.050 2210 16.650 16.600 16,650 ?0.050 Bq Royale 92,000 57,500 28787 14 76.800 76.050 76,600 •0 300 Bq.Ry.srN 26.500 23.750 800 26,100 26.000 26,000 -0.350 Bq.Ry.srK voir plus bas Bq.Ry.srF 28,000 25.500 1107 26.500 26.350 26,500 ?0,200 Bq.Ry.srl voir plus bas B.TD.SrG voir plus bas Bq.T-D 74,550 37.500 12570 15 53,750 53.000 53.550 ?1,550 Bq,C,lmp 59,500 24,450 48209 17 37.850 37.100 37.700 •0100 Bque Mil 86.950 51.800 17377 13 62.400 62 200 62,200 •0.050 BM0 Sr4 28 250 25.500 300 26,000 26.000 26000 ?0.250 BMO sr2 voir plus bas Bq.NEcos 44,600 22.850 47395 13 34 000 33.600 34.000 ?0.250 B NE Sr9 29,650 26,250 500 29.300 29.300 29.300 •0,050 Barnck 35.900 20.400 18492 27 30,200 29.250 30,000 ?0,250 Beau Can 2.950 1.450 4507 11 1750 1.710 1.710 ?0.010 IBehavr B 1.850 0450 33750 0.700 0.650 0.700 ?0.060 Beli.lntl 38.750 9.600 19915 17.500 17.250 17.300 •0.350 (Bennett 6.100 2,500 37300 5.900 4.800 5.900 ?0.900 Bentall 23,250 12.600 600 18 16,500 16.400 16.500 ?0.500 Benvest 3.050 2.000 2000 3 2.400 2.400 2.400 Bestar 8.350 2,250 3000 12 5.250 5.150 5.150 •0.100 Biochem 43.850 23,400 56631 45 43.300 42,600 43.100 •0,150 Biomira 10.150 1,850 7085 4.750 4,610 4650 •0.150 iBiomche 0.960 0.320 42500 0.350 0,320 0.350 ?0,020 Bocenor 2.100 1.000 2000 13 1.550 1.500 1.550 Boliden 12.350 3.500 22500 3.900 3,700 3,700 •0.150 Bomb A 22,400 13.350 3745 31 22.250 22.000 22.150 ?0150 tBomb B 22.500 13.250 166954 31 22.050 21.600 22,000 ?0.100 Bomb.Sr2 26.500 24.000 200 25.950 25,950 25.950 •0.050 Boralx A 5.400 2.600 6000 4.100 4.100 4100 iBoreale 0380 0.150 58000 0.200 0,170 0200 iBiei 0.190 0.025 30300 0100 0.095 0,095 Bruncor 32.500 16,500 1250 22.550 22,350 22,550 ?0.200 1 C D C-MAC 32.000 14.750 3217 28 25.400 25,250 25.400 ?0.150 CAE Inc.13.650 7,950 6757 11 8.400 8.300 8,350 tCGI Gr.A 34,850 11.520 74252 95 28,450 28,000 28,450 ?0,350 Corn Dev 31,500 4.500 14910 8.150 7.300 7,950 ?1.050 CT Fin.68.000 47.450 200 23 56.000 56,000 56.000 ?0.500 Cabano 4,250 1.150 6400 19 3.100 2.950 3.100 ?0.050 iCaldera 0.410 0.050 11000 0.070 0.070 0.070 ?0010 ICalIN.B 28.500 9,450 634 13.150 12.500 13.150 •0,100 jCambiex 0.300 0,090 17000 0.240 0,230 0.240 ?0,050 Cambtor 11.750 6.500 5550 29 7.400 7.200 7 400 ?0.200 Cambridg 16,450 8.350 1400 93 13.000 13.000 13.000 ?0,500 Cameco 48.600 24.050 5433 21 27.000 26.750 27,000 Camp Res 0.820 0.330 800 0.330 0,330 0330 -0.005 Cdn.Nat 95.950 63.650 600 89 79.250 79.050 79.250 -0,550 Cdn Oxy 32,500 15,150 7184 16,200 15.650 15.750 •0.200 CP Ltd 45,850 27.050 38103 19 29 000 28.750 28.750 •1.050 Cdn Tire 57 000 30.000 100 24 49000 49.000 49.000 •1000 tC Tire A 45,000 29.000 11599 21 41.750 ‘40,800 41.750 ?0.500 tCmnac.A 5.150 3,650 5401 8 5.050 5,000 5.000 •0.050 iCancor 0,550 0.250 1000 34 0.400 0.335 0.335 ?0.035 iCanspr.A 0.340 0.100 ;200 0.165 0.165 0.165 ICaraOp.A 7.750 4,500 1000 22 5,300 5.300 5.300 Cascades 11.350 6 600 4150 6 7.750 7,600 7.600 ?0100 Celestica 42.150 16.400 1875 39,150 38.500 39000 •1.000 iCenosis 1,250 0,750 14700 0,900 0830 0.830 ?0.030 iCAsia 0,200 0.030 16900 0060 0.050 0.060 ?0.020 iChesbar 1.650 0,310 15700 0.400 0.345 0.400 ?0.060 jCimatec 0,300 0,130 20000 0.240 0,240 0,240 ?0.020 ICinar Lv 37,000 22.700 200 61 35.200 35.200 35.200 ?0.450 Cinar Mv 46,000 24,000 200 61 35.000 35.000 35,000 ?2.000 Cmram 26,850 14.250 1111 27 18,000 17.900 17.950 -0.150 ICIearnt.a 22.300 9.550 500 12.450 12.450 12 450 -0.050 52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clfit.Var.Clmic.A 12.500 6.100 z19 7.400 7.400 7,400 C.Monaco 14,250 3.300 200 21 7.200 7.200 7,200 ?0.350 Co-Steel 25.000 12.400 2100 26 12.750 12.700 12.700 •0 300 fCog.Cabl 23,350 12200 7415 19 23.300 22.600 22.700 •0600 tCogeco 19.500 10700 3452 15 19.500 19.450 19.500 iColerame 0.220 0 060 20000 0*070 0,070 0070 jCancom 18,600 9 000 400 16 11,500 11.500 11500 -0.500 |Con Abit.0,350 0.070 2537 0.170 0.120 0.170 ?0.070 jCon Oas 0.100 0.020 10000 0.025 0 025 0.025 ?0.005 fConsoltex 5.750 2,750 1000 20 4,100 3.760 4 100 ?0.100 Corby A 82.050 61.000 200 21 82.050 82 050 82050 ?5.550 fCorby B 77.000 55.000 710000 Coreco 12.000 3400 500 15 6.000 6000 6.000 ?0350 Coscien.a 7.000 3,300 10901 5.700 5.550 5.550 -0.150 Cott 13.700 4.750 30700 5.500 5.150 5,200 -0,450 iCovitec 1.250 0.500 5500 0,710 0.710 0.710 ?0,010 lCristobal 0.290 0,050 710800 0.080 0.080 0.080 DTM Into 8.500 1.500 23800 6 1,750 1,600 1.750 ?0,250 Datalex 4.250 1.500 17500 2.050 1750 2,000 •0.100 Datamark 4.950 1.800 1000 7 3.050 3.050 3.050 Denison 0380 0,085 1051437 0.095 0.090 0 090 -0.010 tDesjar.A 25.800 13,500 2800 10 17,500 17.500 17500 •0.050 fDevtek 8,200 3 200 500 15 5.050 5.050 5.050 ?0.100 iDiabex 0.160 0010 8000 0.030 0.030 0,030 iDiadm 1,000 0.120 32545 0,250 0215 0.250 ?0.010 iDiagnCur 3.150 0,580 9000 0.860 0850 0850 ?0.080 jDianor 0.550 0,120 32000 0.200 0.180 0.200 ?0.015 iDitem 5,500 0.520 10000 87 0.550 0.520 0.520 •0.120 Dofasco 26,650 15,300 3650 9 19.450 19.250 19.450 ?0.200 Domco 19500 8.750 1040 12 10600 10.600 10600 Domtar 12.700 6.900 33480 14 8.600 8.350 8350 -0.050 Domt.SrB 22,000 18.000 400 18.600 18600 18.600 tDonohu.a 36.700 23,150 4312 13 29950 29.750 29.950 ?0.450 Don-'hue.b 36.450 24.600 100 13 30.200 30.200 30,200 ?0.200 Dorel.A 25,630 16 300 6400 29 25,000 24.750 24.950 •0,050 tDorel.B 25,800 16.000 5301 29 25.200 24 850 24.850 ?0.150 Dytex 6,600 4,000 1026 12 4.500 4 500 4.500 •0.100 iDynacor 0.420 0,220 49700 0290 0.250 0.250 -0.040 E F Eaton 16,100 4,550 600 5,150 5.150 5,150 ?0.150 fEdpbra.A 30.000 18.550 50052 5 21650 21.650 21.650 ?0.100 Eicon 5.950 2.600 8650 24 4,000 3.800 4.000 ?0.150 Emco Ltd 17.750 6.800 500 15 10.500 10.500 10,500 ?0.150 Enbridge 71.250 58000 1115 21 70.350 70.000 70.350 •0.400 EnerMark voir plus bas EnpFnd.G voir plus bas lExplogas 0.070 0.015 5000 0.025 0.025 0,025 Extndi.mv 20.000 8.200 500 10 9.300 9.000 9.300 •0.300 fExtndi.sv 20.000 7 550 3000 9 8,850 8600 8.800 ?0.050 FPI Ltd 7 700 4 400 1130 10 5,100 5.000 5.100 ?0.250 jFairstar 0.550 0100 2000 0.120 0.120 0.120 •0.020 Fi.Desj.sl 19.900 17.500 1900 19.500 19.500 19500 Finning 18.600 10.250 1600 20 10850 10.550 10.850 ?0450 (Fst.Mr.A 25.250 16.750 450 6 18.750 18,500 18.500 -0.500 FirstPrem voir plus bas FirstPr us voir plus bas Flet.Can.a 24.100 14.750 1000 6 16.650 16.650 16,650 ?0.150 jForex.a 7.750 4.000 1200 25 7.350 7.000 7.350 ?0.350 IForex.b 7.750 3.850 500 7,000 7.000 7.000 ?0,050 Fortis Inc 48.250 35,000 4754 20 37.200 36.750 37,200 ?0,200 Forzam 4.200 2.550 1400 9 3.400 3.300 3.400 ?0100 IFourSeas 53.250 23.000 800 24 44.450 44.350 44 400 ?0050 Fracmast 24.500 2,670 4500 4.050 3.600 4 050 ?0900 Frhold.UN voir plus bas jFreewcan 0.500 0.210 47300 0,300 0.280 0.300 ?0.030 < +.T H fGtc.tra.A 17.350 10.500 100 14 14.750 14,750 14,750 •0.250 Gaz Metro von plus bas tGentra 5.350 1800 16612 7 2.600 2.540 2,570 •0.040 iGeoNova 0.290 0.070 121000 0.100 0.095 0095 ?0.005 jGldHawk 0,530 0.085 4000 0.165 0.165 0.165 G Knight 3.600 0,400 2000 0.420 0420 0.420 •0050 Gwo.sr.1 27.000 24.850 2000 25.800 25800 25,800 •0.200 G.W.lifeco 27.100 17.500 200 32 26 000 26.000 26.000 iGreenhop 0.350 0150 600 0.200 0,200 0.200 -0020 iGreensh 0.210 0.030 z300 0.070 0.070 0,070 Grilli A 0450 0.100 z200 1 0150 0.150 0.150 Grilli B 0.390 0.140 500 0.190 0,190 0190 ?0.020 Intrmsion 15.700 8.050 2300 30 9.050 9 000 9.050 •0.050 Gulf Res 10.000 3.340 34294 3 640 3.450 3.640 ?0,010 lHaemacr 8,000 2.350 8210 4.850 4,750 4,750 •0,050 Hartco 17,750 10.250 500 13 12.550 12.550 12.550 •0.200 Hawker 5,400 2.150 2200 3 000 3000 3.000 lHebron 0.430 0.140 37000 0.230 0,200 0.225 ?0 005 lHelix Hr 2.000 1.050 2000 1,800 1,750 1,750 -0.040 Heroux 6,750 3.500 1275 18 4000 4 000 4000 Hubbard 2.350 1.060 300 5 1.300 1.300 1,300 •0,050 H Bay Co 35.000 17.900 23123 18 18.450 18.100 18.250 -0.150 Husky 14.100 11.600 1191 350 14,100 14.000 14.000 I J IBEX 3.500 0.550 14466 0.590 0580 0,590 ?0.030 IPL Inc.A 16,000 10.000 2000 13 12.300 11.800 11,800 •0.700 |ITI Educ 10.700 5.000 21051 26 6.900 6.750 6.800 ?0.050 Imasco.ltd 33.100 22.000 20285 21 33.050 32.600 32,650 •0,300 flmpr.Qbr 34,000 21.750 19875 18 33.300 33,000 33.250 •0.300 Imutec 1.500 0.290 9200 0.350 0,350 0.350 •0.010 Inco Ltd 29,250 12.500 11952 16.100 15,800 16.100 ?0.100 In met 6,150 2,520 3000 2.750 2,750 2.750 •0.050 ilnt.Data 0.400 0,200 z300 0.250 0.250 0.250 |IUSI 3.750 3.000 700 3.700 3.700 3.700 ?0200 Inv Grp 28.170 17,500 1200 31 26000 25.900 26,000 ?1.000 Irwin Toy 5.450 2,610 700 2.860 2 850 2.850 •0.240 Island Tel 30.400 18,630 830 16 21.250 21.100 21.100 •0400 tlvaco A 6200 2.750 900 2.900 2.750 2.900 lvaco,sr4 30.000 21200 400 23.750 23.750 23.750 ?0,750 jJAGMm 0,640 0.080 3500 0.100 0.100 0.100 ?0.020 fJean.Ct A 33.400 15.250 16400 27 33 400 33.150 33,400 ?0,200 iJiibey 0.250 0.065 40500 0070 0.065 0.065 •0 005 K L Kimpex 0.130 0020 Z15000 iKnowHse 1.750 0.500 25050 160 1.750 1550 1.600 ?0050 LG Tech 6.000 1,100 7400 3.000 2.300 3 000 ?0 850 ILGS Inc.20400 7.250 13339 20 11.550 10.150 11550 ?1400 iLabphrm 5 400 1 100 6600 3.400 3 300 3.400 ?0.050 ILaidlaw 23.400 13.500 84790 to 15 200 15,000 15.150 •0.300 ILapVerA 6.400 3,350 1400 12 3800 3 700 3800 ?0.050 Lap.Ver.B 6.500 3.500 600 7 3.900 3.700 3.900 ?0,200 Leader 1 4 950 1710 2500 18 2.800 2800 2.800 •0.100 52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clfit.Var.Legacy.un voir plus bas (Leroux B 7.500 4 650 2200 5 5.500 5150 5,500 ?0,250 iLexam 2.050 0100 23200 0255 0.230 0.230 •0.030 lüthos 0680 0230 17781 0340 0,320 0320 Loblaw 37950 21.400 2241 38 37.200 36 850 37.200 ?0200 Loewen 41450 10.800 2700 22 13.000 12 500 12 500 •0 750 iLog.G tnt 0,950 0250 2000 10 0500 0.500 0500 ?0250 fLogis.Cib 38500 30.000 1080 11 37 000 37 000 37 000 iLoubei 0150 0 045 10000 0.070 0070 0.070 ?0010 iLyonLake 0430 0.150 12500 1 0210 0.210 0,210 M N IMPACT 15 850 3,000 44296 126 13.850 13.400 13.850 ?0,350 MSV ¦ 0.400 0 080 19000 0.140 0.120 0.140 ?0.020 Maax 20 500 11.500 24010 21 16850 16.600 16 800 McM Bldl 21.550 11.750 9000 15.450 15 450 15 450 ?0350 Mackenzie 23.750 12.750 41440 25 21,200 21000 21.200 ?0.100 Macyro 0.560 0.260 2500 4 0,450 0.350 0.450 ?0.100 tMagna A 112,000 82.500 3840 13 96000 95.100 95 750 ?0,100 Mani Tel 23.850 15 800 1328 22 20000 20000 20,000 ?0.050 Mple.Leat 23000 10800 2000 14 950 14 700 14 700 -0.100 fMant Tel 42500 29000 800 35400 35 250 35.250 •0,250 Mazarm 1110 0.200 2300 0.290 0.290 0.290 •0,010 iMcWatter 2300 0.700 40077 0.750 0720 0.740 ?0.010 |Melkior 1000 0.125 20000 0160 0.160 0,160 ?0.010 Memotec 1.500 0.380 17525 0.460 0.410 0.460 ?0040 Merrill 122 600 58.500 d400 19 109.600 106000 106,000 •2.000 Methane» 13150 7.650 9800 7950 7800 7,950 ?0.150 (MetroR.A 22.100 14.800 3770 15 19.400 19.000 19.000 •0.400 Met B 52.000 22.400 11781 45 500 43.000 45000 ?2.500 iMetwerks 14.200 3.250 4400 5.800 5.500 5800 ?0.100 M.Tempus 0.690 0160 56000 0180 0160 0.160 •0.005 Microcell 14,200 7.050 7319 9.200 9100 9.150 •0.050 fMicrotec 5,100 2.300 500 3500 3.400 3,400 •0.100 Mikes 2 750 1.550 200 2,100 2.100 2.100 ?0,050 jM.DuNd 1.330 0.480 24000 0780 0,720 0,780 ?0,060 iMirandor 0.500 0.110 42000 0225 0.210 0,210 iMispec 0.470 0.045 5500 0.080 0.080 0,080 •0.020 Mitel.Corp 24.000 9950 25288 17 12.050 11.750 11.750 •0,150 IMolson A 28.000 19.800 100520 5 21.500 21,300 21.500 ?0,250 Molson B 28.000 20.100 5005 5 21700 21.700 21.700 •0.550 Montrusco 32 000 12.000 2500 14 14250 14 000 14000 ?0,750 Moore 25.300 14,600 6420 16.550 16.300 16.550 •0.150 MtReai 3.350 2.200 13200 2 800 2700 2 800 Multfd un 17.200 11.050 2400 12100 12.000 12.100 •0400 |NAR Res 5.650 0,200 46400 0.550 0.490 0.550 ?0,060 Nce Div.U voir plus bas Nce Pet.u voir plus bas iNamex 1900 0030 6428 6 0.140 0,120 0,120 Nation,sea 11.000 7.500 1000 9 10.500 10500 10,500 ?0,250 New.Aita voir plus bas Newcastle voir plus bas Newcourt 79000 29.500 1850 57 55.000 54,050 55,000 ?0.400 Nextorw 6100 5.750 s800 6.100 6,100 6,100 ?0,350 iNmcan 0.900 0.250 2000 0.470 0,470 0.470 ?0.070 iNora exp 1.170 0310 3000 0310 0.310 0,310 •0.010 Nor.Forst 10.150 5 900 500 28 6100 6.100 6,100 ?0.050 Noranda 30.000 14.950 44960 5 15.850 15.600 15650 ?0.200 Normandy 17.250 9.750 500 14.250 14.250 14.250 •0.750 Nor Tel 100 000 42000 14423 78.250 77.300 77.450 •1.650 N Tel Sr5 25.900 24 250 200 25.400 25.400 25.400 •0,050 Northgate 1090 0.600 z33 11 0.650 0.650 0650 NovaCorp 31.850 17.300 8990 47 20.100 20.000 20.000 ?0,050 N S.Power 20.100 14,800 2000 18 18400 18.300 18400 iNoveder 0.860 0.160 1500 0.180 0.180 0.180 ?0,010 jNovic 5300 2.150 1300 23 2.350 2.300 2.300 Numac 6.000 3050 500 3.200 3.200 3.200 •0 300 iNymox 19.000 4.050 1600 8.200 7.900 8.200 ?0.550 O P |0 Donnell 11950 2 750 1200 3450 3.350 3.450 ?0.150 tOcel En b 7.200 2110 3000 4 2.150 2.110 2.110 •0.190 lOrezone 0750 0,200 8000 0.350 0.320 0350 ?0.035 lOnent 0.100 0,025 22179 0.025 0.025 0025 •0.005 fOsha A 36.000 23000 300 21 36000 36000 36.000 ?0.250 |Pac,Tiger 0,850 0050 35000 0.120 0.120 0.120 jPan Amr 0.200 0,030 5000 0.045 0,045 0.045 •0,005 Paprboard 5.800 1,800 1100 6 2000 2,000 2000 ?0.050 iPebercan 2.500 0.210 2000 1.600 1.600 1.600 Pengr.Enr voir plus bas Perkins.P 7.700 5.000 1800 10 6.750 6.600 6.600 -0.150 Petro Can 26850 14.750 15025 28 16 250 16050 16.150 •0.150 Philip 20000 0300 2850 0.510 0.480 0.460 •0.030 PhoemxLS 17.000 8.100 89310 55 17000 16 500 17.000 *0.200 Pia.Dome 27 200 12.550 16350 17.800 17.300 17 450 Poco Petr 16.900 10650 300 31 11.900 11.900 11.900 •0,100 PCS Inc.137.900 75.000 16686 13 100000 97.550 97,550 ?2.850 fPowr Cr 37.500 21.750 5308 16 33 850 33000 33.300 ?0.050 Power.Fm 37.500 22130 2710 15 33.750 32.000 33,500 ?0.200 Premdor 16,700 9650 200 39 15.000 15.000 15,000 -0.600 tPremi.pr 16.000 14.400 200 15.550 15.550 15.550 •0.150 fjProMtic 2 020 1.100 5250 1.850 1.790 1.850 ?0.080 Promatek 2.800 1,500 200 9 2.750 2.750 2.750 ?0.110 Provigo 17.750 8050 767 21 16,250 16.250 16.250 •0 750 Q R QuebecTei 20880 14000 1966 18 17.500 17.200 17.250 •0.150 QuebecoA 33.000 23.600 3250 13 32,800 32.650 32 650 •0,350 tQuebecoB 33 250 23.500 13953 13 32.850 32.550 32850 ?0.050 iRadtsson 0.500 0.075 8275 0 085 0.085 0.085 ?0.010 RangerOil 11.000 6.250 7746 6.350 6.250 6.300 -0.200 iRaudin 0.240 0,045 20000 0.050 0 045 0050 ?0,005 tReitmn A 23000 15.000 5000 10 19250 19 250 19.250 Renaisnce 31.700 15.750 9825 55 16 950 16.600 16.600 -0.350 tRepap 0395 0.080 542300 4 0090 0.080 0.085 iCanacRs 0750 0200 15000 0250 0.250 0,250 ?0.010 Richelieu 19 000 12.000 800 12 14 950 14.950 14.950 ?0.200 Richmont 4.700 2.700 1775 12 3.750 3.600 3.750 ?0.200 Rto.Algom 29300 16.150 500 29 17.150 17150 17.150 ?0.450 iRobex 0.600 0130 10000 0150 0130 0.130 -0.020 fRCantei b 20500 9.300 1700 20.000 18,750 19.500 ?1250 Royal, Avi 6950 2.050 6200 2.150 2.110 2.150 •0.030 (Royal G 48000 23.850 800 24 34 000 33 800 34 000 •1050 Royal Lpg 9900 3000 1810 6 3.550 3.450 3550 ?0050 iRoyalStd 0.830 0.050 z280 0.090 0.090 0.090 S T iSAMSys 1,150 0250 500 0.530 0.530 0530 ?0,030 SNC Lav 14.950 8.500 8595 12 11.650 11.300 11.650 ?0.350 SR.telcom 7,850 2.270 9580 22 3.000 2.900 2,900 ?0.050 fSan.Fr.B 12.400 5 500 2600 6250 6.200 6.200 •0,300 Saputo 43.750 23.750 7133 36 43.500 43.300 43.400 52 dern.sem.Titre Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clfit.Var.iSaturn.S 6.350 2.820 15030 11 6350 6,200 6.250 ?0,200 Seagram 67.600 38.950 58500 7 58 500 57.000 58.500 ?1,400 Sears Can 29.000 15600 590 13 16,750 16,750 16.750 -0,250 iSharpe 2000 0.400 Z100 0,470 0,470 0.470 Shermag 18400 10,850 4130 17 13.750 13,400 13,550 ?0,300 Sherntl 6.500 2.750 500 2 2.990 2.990 2.990 ?0.190 Sico 19.000 10.500 6500 19 17,750 17.300 17,750 jSirios 0.400 0.060 2000 0140 0.140 0.140 ?0,020 Sobeys 18.050 16.000 500 16800 16.800 16,800 •0.850 Sodisco 0,285 0.080 137400 19 0185 0.180 0.185 ?0,010 Southam 30.750 22.550 4060 6 23200 23000 23,000 Spar Aer 10.850 7,250 300 9.200 9,200 9,200 ?0,150 ISpec.prm 22,200 10,100 875 34 19.000 18.500 19,000 ?0,250 StLaurent 19,750 8,650 5375 11,050 10,750 10 750 ?0.250 Stelco A 14.400 6.900 26335 8 8.050 7,850 8 000 ?0,100 iStrat Val.3.500 0,750 62150 5 1,150 1,000.1,100 ?0.110 jStrex 0.260 0.005 1607143 0,055 0,005 0.005 •0.075 jSulhden 3 000 0,310 1700 5 0,360 0,360 0,360 •0.040 SunMedia 21,750 8,500 10200 22 20,950 20,900 20.900 Suncor 55.300 42.650 2476 22 44 050 43 750 43.850 -0,400 iTSITelsy 4.250 0.410 14205 2,100 2,000 2,000 (TVA.b 15.000 10.330 800 16 14,900 14.500 14.500 •0,350 TVXGold 6,400 1.750 23710 2,740 2.700 2,700 •0.040 Talisman 45.500 23.000 10842 26,150 25,650 25,650 -0.400 iTandem 0,970 0,100 13800 0.130 0.130 0,130 Techmire 1,500 0.850 500 5 1,350 1.350 1,350 Techmlab 10,850 7,500 1500 24 8,200 8,200 8.200 •0.100 Teck A 22.500 9,500 750 11,000 10,500 11.000 (Teck B 22,700 8.850 237506 10.850 10,700 10,800 ?0,050 Teklogix 17,200 2.500 1000 17,200 17,200 17,200 ?0,050 Telco,Cap 29.500 13.000 1100 20,250 20.200 20,200 •0.100 TeleClone 28.650 18,550 2100 22.350 22100 22.350 Teieglobe 54.500 20,300 8008 38 54,500 52,950 54,350 ?0.850 Telescene 24,000 11.500 3000 34 16 000 15.500 16,000 ?1.400 (Telmobile 35.500 12.750 9989 19.250 19,000 19,250 -0.150 Telus 45.450 28,750 34617 32,250 31.800 32,000 ?0.100 Tembec.A 10.450 6.250 17250 10 8.350 8.300 8,300 •0.050 Templ.em voir plus bas Theratech 5.850 2.100 9000 3,000 2.900 3,000 •0.050 35Spttcap 17,100 9,550 400 11,500 11.500 11,500 •0.050 35Split.pr 24,650 20.550 300 22,150 22.000 22.150 ?0,150 ThomCor 45800 29,600 2852 9 37.100 36.600 36.850 ?0,100 jTiomm 1400 0,160 26500 0.300 0.250 0,290 ?0,055 jTom 0.400 0.040 1000 0.100 0,100 0.100 iïorstr B 27,000 14,000 1338 7 18.200 18.000 18200 ?0,050 TrAlta.Co.25.400 18.500 12509 20 22.950 22.800 22.800 T Ca G U 27 200 24.500 500 46 26,200 26,200 26.200 -0.300 TrCan PI 34.550 20.950 222942 17 22,700 22.500 22.550 •0,200 T.Can.P.U voir plus bas Transat 13 600 4.250 23718 9 5.950 5,850 5,950 •0,050 Trimark 33.250 15.000 940 22 20,850 20200 20.800 ?0,700 ffrizHahn 35900 25.300 437 10 31.450 31.400 31,400 •0,100 TnHa.wtA 7.500 1.800 667 4.350 4 350 4,350 •0050 jTroymin 1,070 0.250 7000 0.310 0,300 0.310 U Z Um-Selct 32.500 21.250 2300 16 29000 29000 29.000 ?0.500 (Umbroue 6.000 4 000 zlOOO (Untcan.B 36850 26.500 1215 29 36.100 35.800 35.800 •1,050 fUniforet 4 550 1450 3250 2.390 2,300 2.390 •0,010 Un.Domin voir plus bas (V.Houtte 34.250 23 000 47518 39 29.250 28.750 29,250 ?0.050 iVasogen 2.250 0.810 31086 1.420 1160 1,350 |Vauq.A 0,550 0,150 1000 0200 0.200 0,200 ?0,020 (Videotron 23.250 12,200 5494 22950 22,750 22.950 jVior 0,210 0,055 47901 0.070 0 065 0.070 •0005 (Virginia 1,840 0.560 39323 0.670 0.620 0 660 ?0,060 Wajax 22.000 7,750 1095 6 8.000 7.800 7.800 •0,100 Westaim 11.100 4.950 907 7.300 7300 7,300 •0,050 Westbume 19.700 12.050 2350 11 14 450 14.450 14.450 Westcoast 36.250 27.400 9041 18 30,350 30.200 30.300 West5,50% 26000 23,100 100 25.750 25.750 25.750 •0.250 iWstrnPac 0.640 0.040 18950 0.055 0.055 0.055 •0,005 WestStar 32,000 15.500 102 19,750 19.750 19.750 ?0.250 Westr 1U voir plus bas iXemac 0.380 0.060 6000 0.090 0,090 0.090 ?0.010 Yield,Un voir plus bas total des ventes 8426 136 FONDS AMÉRICAINS BqRysrK 27400 25.600 1050 27.250 27.100 27,250 •0.100 Bq.Ry.srl 28.500 26.100 200 28.350 28.350 28.350 •0,150 B.TD.SrG 27.000 25.000 500 26.500 26 500 26.500 BMO sr2 27.350 25.300 100 26850 26.850 26,850 -0,250 total des ventes 1850 OBLIGATIONS .en rr ers.cLeroux 8% 115.000 100.350 d1 101.200 101.200 101.200 •2.950 cScoBooms 107,250 98.000 dIO 104.000 104,000 104 000 •1.600 cTD hybrid 105.000 98.000 d6 103.000 103,000 103.000 total des ventes 17100 UNITÉS EN FIDUCIE Athabasca 24 750 14.000 7600 18 17,000 17000 17.000 ?0.400 BPI ll.U 8200 3900 400 6.150 6,150 6,150 ?0,100 EnerMark 6,550 2.680 32450 56 2.860 2,700 2,820 ?0,100 EnpFnd.G 4.250 2.000 38100 7 2.130 2.050 2.130 ?0,120 FirstPrem 30.200 23,700 200 6 27.450 27,450 27,450 •0.850 FirstPr us 26500 20,650 3200 25.550 25,000 25,500 •1.000 Frhold.UN 9850 4160 1000 4 440 4.430 4.440 ?0.090 Legacy.un 9.800 5.000 3400 6.500 6.250 6,500 ?0,300 Nce Div.U 4,750 2.750 2000 3.050 3.050 3,050 ?0,050 Nce Pet.u 4,200 1,550 21405 7 1.950 1.600 1,940 ?0,190 New.Aita 12.650 7,650 1083 8.650 8.600 8.600 -0.150 Newcastle 19.350 9,300 300 12.250 12.250 12,250 ?0.150 Pengr.Enr 18.400 10.000 1650 12 10550 10.350 10,350 •0,200 Templ.em 12,500 5.600 1890 16 8,300 8.100 8,100 •0,100 Westr 1U 9.450 4.350 1000 13 4.900 4.900 4,900 ?0,100 Yield,Un 16100 14.500 500 11 15,350 15.350 15,350 ?0,100 total des ventes 116178 UNITÉS PARTAGÉES Gaz.Metro 19.500 14,250 1150 14 18.350 18.350 18.350 •0.150 T.Can.P.U 30.100 23.800 1770 37 29,400 29,000 29,050 •v'ïjO total des ventes 2 920 OIVISIONINERNATIONALE (en dollars canadiens) Un.Oomin 49,800 25 000 882 10 31,350 31.350 31.350 -0.150 V L La mémoire cambodgienne Comme en écho à Augusto Pinochet, les deux chefs khmers rouges qui viennent de déposer les armes demandent aux Cambodgiens d’«oublier le passé».Le premier ministre Hun Sen, qui gouverne en dictateur, a dit juger nécessaire cet effacement au nom de la notion à la fois fondamentale et nébuleuse de «réconciliation nationale».Sans justice, c’est pourtant impossible.L e premier, Khieu Samphan, fut le chef d’Etat officiel du Kampuchéa démocratique et le lieutenant le plus loyal de Pol Pot, décédé en avril dernier.Il fut le visage affable et raisonnable d'un régime délirant de violence qui fit plus d’un million de morts et de disparus.Dans les minées cinquante, il avait soutenu en France une thèse de doctorat dont se servirait plus tard la dictature dans la mise en œuvre de ses politiques d’évacuation des villes, de déconstruction de la culture et de l’éducation.Le second, Nuon Chea, le secret «frère n° 2», idéologue de la société agrarienne, est considéré comme le responsable des purges qui ont donné lieu au massacre des élites du pays et à la prolifération des «champs de la mort».L’un et l’autre, bourreaux qui espèrent aujourd’hui que leur vieillesse leur sera une garantie d’immunité, sont rentrés hier à Phnom Penh avec la bénédiction du premier ministre Hun Sen, souhaitant pouvoir dorénavant vivre en «citoyens ordinaires», à l’abri d’accusations de génocide et de crimes contre l’humanité.Peut-être le pourront-ils: de nombreux Cambodgiens, épuisés par trente ans de violence, ne demandent apparemment pas mieux que d’«enterrer le passé», comme le suggérait hier Hun Sen, s’il faut même pour cela que leur amnésie soit feinte.La réalité, c’est pourtant que cette dissimulation ne pourrait pas éternellement tenir, ainsi qu’en fait foi la fascinante affaire Pinochet, ni ne parviendrait à cimenter une réelle réconciliation au sein de la société cambodgienne.Les Cambodgiens pourront G u y refouler, mais ils n’arriveront pas à oublier si une T a illefer forme de procès n’est pas faite aux Khmers rouges ?pour l’une des boucheries les plus sordides commises depuis la Deuxième Guerre mondiale et l’adoption, dont on a fait grand cas cet automne, de la Déclaration universelle des droits de la personne.Aussi, alors que le mouvement khmer rouge semble vivre ses derniers instants, le Cambodge s’engage-t-il, qu’il le veuille ou non, dans la recherche d’un équilibre où la part d’oubli sera fonction du souci de justice.C’est une recherche, tristement, dont les dés semblent cependant pipés, le Cambodge étant miné depuis des décennies par une culture d’impunité qui attise la criminalité et le désordre social; qui permet encore et toujours aux élites corrompues de s’engraisser aux dépens d’une majorité de Cambodgiens vivant dans la pauvreté, dans la spoliation de leurs droits juridiques et politiques, sans accès adéquat aux écoles et aux hôpitaux.«L'incompétence et la vénalité de la majeure partie de la classe politique cambodgienne sont une regrettable constante [de l’histoire du pays]», écrit le journaliste à la retraite du New York Times, Henry Kamm, dans un livre paru l’été dernier, Cambodia: Report From a Stricken Land.Difficile d’entendre Hun Sen, qui fut lui-même Khmer rouge dans les années 70 avant de faire défection à la faveur des Vietnamiens, se faire l’apôtre de la «réconciliation nationale», considérant le fait qu’il a pris le pouvoir par la force en 1997 et l’a repris en juillet dernier à l’issue d’élections «pluralistes» que son Parti du peuple cambodgien aurait largement manipulées; considérant aussi le fait que, depuis ce scrutin, 200 militants de l’opposition de l’ancien ministre des Finances Sam Rainsy ont été assassinés ou sont disparus.Hun Sen cultive en homme fort une approche autoritaire de la réconciliation.Lui qui en 1997 avait accepté que l’ONU l’aide à créer un tribunal pour juger les Khmers rouges pour crimes contre l’humanité voulait hier à Phnom Penh que Khieu Samphan et Nuon Chea soient accueillis «avec un bouquet de fleurs, pas avec des prisons et des menottes».On peut, à la limite, admettre que le premier ministre repousse ponctuellement l’idée d’un procès, par souci de stabilité politique.Dans ces conditions, il faudra que la communauté internationale, qui fut un peu vite à juger propres les élections de juillet dernier, continue d’exiger la tenue d’un procès, que ce soit devant un tribunal de juridiction locale ou devant une instance internationale semblable aux tribunaux mis sur pied pour juger les crimes de guerre commis au Rwanda et dans l’ex-Yougoslavie.Le danger, c’est que la volonté de l’Occident à voir jugés les Khmers rouges s’estompe, en proportions égales à celle de Hun Sen.Qu’est-ce qu’un procès révélerait en effet du comportement de l’Amérique de l’«hu-maniste» Jimmy Carter?Il n’avait rien fait pour faire cesser le bain de sang, il avait ensuite soutenu la résistance polpotiste après l’invasion vietnamienne.Aussi, l’ONU a un rôle important à jouer dans cette affaire.Il serait impensable qu’elle laisse Hun Sen noyer le poisson.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE CAYO U KITE, PIERRE BEAULIEU, NORMAND THÉRIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ autre grand moment de iw8 mes ~ ~ BAT MS CHEFS Wôè ï C£nT1U » fàivoTtf REPRISE Trop cher pour rien J ai récemment pris connaissance de la promesse de prolonger le métro à laval en souterrain au coût de 179 millions de dollars.J'ai étudié moi-même la question il y a quelques années.Fn résumé, il ressort qu'il est relativement facile de réaliser un métro de surface à laval qui utilise les emprises ferroviaires et le matériel roulant existant (celui du train Deux-Montagnes et les voitures «GO»).Rappelons que la principale différence entre un train de banlieue et un métro de surface est la fréquence du service, c’est-à-dire bien peu de choses.Cette solution présente l’avantage d’une desserte plus rapide vers le centre-ville, des économies d'exploitation pour la ligne 2 surchargée et des possibilités d’expansion bien meilleures (intégration au train de banlieue Blainville, celui de Mascouche, prolongation vers la rive sud, etc.).Son coût avec trois stations à Laval est de 95 millions de dollars, ce qui nous laisse 84 millons de dollars pour faire autre chose.Nous croyons que le métro souterrain à Laval n’est pas la meilleure utilisation possible des fonds publics.Thierry Dansereau, Economiste Montréal, 30 novembre 1998 Espoirs déçus D’énormes espoirs suscités par la chute de Mobutu ont été ternis par l’incapacité du gouvernement Kabila à développer un consensus national autour des politiques cohérentes.En effet, le nouveau régime n’a pas réussi à consolider son pouvoir, à relancer l'activité économique, à revitaliser les structures administratives, ou à se doter d'une bonne base populaire.Cette situation a débouché sur le ralentissement de l’assistance internationale et des investissements directs.De plus, l’espoir de tout changement a été anéanti par l’émergence des conflits armés avec nos voisins ougandais et rwandais, jadis alliés à Ka- L E T T H.E S -?- bila.Il est à souligner également que les anciens Mobutistes ne sont pas à l’écart, car ils appuient financièrement la rébellion.Ces conflits sont également consécutifs à l’altitude du président autoproclamé Kabila, qui a l’air de reprendre fidèlement le flambeau de son prédécesseur, soit l’ancien dictateur Mobutu.D>s droits de l’homme sont sans cesse violés au Zaïre; comme du temps de Mobutu, Kabila utilise des méthodes militaro-autoritaires dans la gestion de l’État, les opposants n’ont pas le droit de parole et à ce jour au Congo, plusieurs journalistes ont été appréhendés, intimidés et censurés par le pouvoir public, qui est pourtant censé protéger la liberté d’expression.Mbaya Ngang Mbendji Montréal, 10 décembre 1998 Tortures langagières Je viens de terminer la lecture du dernier essai de Georges Dor sur le langage parlé des Québécois.Un seul mot me vient à l’esprit: pitoyable, non pour qualifier l’essai mais le parler.Vite, un vigoureux coup de barre! Notre langue est un bien trop précieux pour être défigurée de la sorte.Elle est vraiment menacée, non du dehors mais du dedans.La langue reflète ce que nous sommes.Elle constitue un élément important de notre identité, elle devrait être source de fierté.Et pour cela, elle doit être belle.Non seulement traduit-elle notre pensée mais elle la forge, elle l’insère dans un écrin telle une pierre précieuse.Nous devrions inculquer à tous le souci de l’excellence car, en avilissant notre langue, c’est nous que nous avilissons.Si on pouvait faire découvrir à chacun le plaisir éprouvé à maîtriser ce merveilleux instrument qu’est notre langue, comme ce serait merveilleux! Nos médias ont une lourde responsabilité à ce sujet.Nos postes de radio et de télévision devraient être plus exigeants dans le choix des candidats qui postulent un emploi de journaliste ou d’animateur.Et à ceux qui sont déjà dans la boîte, on devrait imposer des cours de français.On pourrait commencer par leur faire écouter les enregistrements de leurs propos pour, ensuite, leur apprendre les règles élémentaires de la grammaire et de la syntaxe.A quoi servirait la souveraineté si nous perdions notre âme?Donald Smith Québec, 10 décembre 1998 Lettre ouverte à Lucien Bouchard Le lancement de votre campagne électorale s’est effectué à l’Université de Montréal où vous avez fait souffler un vent d’espoir pour des étudiants à bout de souffle.Le désir de mettre l’accent sur l’éducation durant votre campagne a fait plaisir à cette foule en délire.Puis, ce thème fut rapidement relégué au dernier plan pour laisser place à la santé et à la question nationale.Dirs de cette conférence, vous avez pris plusieurs engagements électoraux dont le gel des frais de scolarité et le maintien de Pauline Marois au ministère de l’Éducation.En apprenant la nouvelle composition de votre cabinet, je fus profondément déçu.Non seulement vous avez menti à la population universitaire, mais vous nous avez enlevé une ministre dont nous étions fiers.Ije respect de vos engagements électoraux ne semblent pas être votre priorité.D’ailleurs, l’année dernière, lors d’une manifestation à Montréal, vous avez [iris l’engagement d’effectuer un référendum sur la souveraineté lors de votre prochain mandat.Durant la dernière campagne électorale, nous avons constaté que vous aviez changé votre fusil d’épaule en tentant de manipuler l’électorat avec des termes aussi vides de sens que la société distincte ou unique.Reste à savoir si vous allez respecter au moins un engagement, c’est-à-dire maintenir le gel des frais de scolarité.Sébastien Béland Montréal, 16 décembre 1998 L I B \i E 0 P I N I 0 N -?- Cap sur la liberté «académique» SIMONE LANDRY Présidente du Comité de la liberté académique et de l’autonomie universitaire de la FQPPU et professeure à l’UQAM Il y a maintenant plus de cinq ans, peut-être même dix, que couve le débat sur la place des chargés de cours dans l’université québécoise.Les années récentes ont cependant vu les syndicats de chargés de cours, principalement regroupés au sein de la FNEEQ (CSN), se donner des cibles précises d’action, visant une intégration toujours plus grande à la vie universitaire des membres de ce corps enseignant précaire, l’ultime objectif étant la création d’une nouvelle catégorie d’enseignants, jouissant de contrats ses-sionnels ou annuels, dont l’appellation varie selon les universités où sont tentées, à la table de négociation, des avancées en ce sens.L’on parlera donc d’un statut de chargé d’enseignement ou de professeur-enseignant (par opposition au professeur-chercheur), et plus récemment de «stabilisation» de l’emploi des chargés de cours.Le diagnostic qui sous-tend cette revendication a trait, d’une part, a l'importance numérique des chargés de cours dans l’enseignement universitaire et à leur rôle dans la formation des étudiants et, d’autre part, à leur statut précaire qui en fait le cheap labour du système universitaire.Ce diagnostic premier n’est pas sans fondement II mériterait toutefois d’être validé par une solide analyse de la situation réelle des chargés de cours dans le système universitaire québécois, où toutes les nuances relatives aux différentes catégories de chargés de cours seraient prises en compte, comme le réclame la FQPPU dans son document d’octobre intitulé Le Phénomène de la précarité et la question des chargés de cours à l’Université.La solution préconisée est-elle la bonne?Nous affirmons que non.C’est sur la définition même de la mission de l'université que nous appuyons cette affirmation.Lors de son congrès de 1995, la FQPPU adoptait une déclaration de principes qui débute ainsi: «L'Université a pour mission fondamentale, au sein de chacune des sociétés où elle est implantée, de développer le corps des connaissances humaines, d’assurer la diffusion et la transmission du savoir, de même que la formation des membres de cette société.Ixi fonction critique de l’Université s'inscrit au cœur même de cette mission, laquelle ne peut se réaliser qu 'à deux conditions.Im première, c’est que les éta- blissements universitaires doivent jouir d’une véritable autonomie face aux gouvernements et aux différents corps constitués qui composent la société.Im seconde est celle de la liberté académique des pro-fesseures et professeurs, dont le rôle essentiel est de construire, diffuser et transmettre le savoir\.\.» IJn lien indissociable Tout en disant reconnaître le caractère indissociable de la recherche et de l’enseignement au niveau universitaire, les chargés de cours affirment qu'il n’est pas nécessaire de faire de la recherche pour enseigner au premier cycle, la seule mise à jour des connaissances étant ici requise.Nous affirmons le contraire.Car l’enseignement universitaire n’est pas qu’affaire de transmission de connaissances: pour qu’il y ait formation universitaire, il faut une base solide et soutenue de travail de recherche, par lequel chaque professeur est en mesure d’analyser, d’évaluer, de critiquer les corpus théoriques ou empiriques qui fondent son enseignement et ses recherches.L’activité de recherche ne se traduit pas dans l’enseignement par la seule transmission d’une méthodologie ou de résultats produits par le chercheur lui-même.C’est à travers cette activité, en interaction constante avec l’activité d'enseignement, que se développent les attitudes fondamentales qui président a la construction du savoir, au questionnement soutenu face à l’ensemble des connaissances qui sont en constante évolution.Comme le dit si bien Conrad Russell: «L’enseignement ne peut être de qualité universitaire que s'il est donné par ceux qui font également de la recherche.Pour la plupart d'entre nous, l'autodiscipline qu’exige la rigueur universitaire ne s’acquiert pas facilement et ne peut être maintenue que par un entraînement constant.Im plupart d’entre nous ne sommes pas à l’abri des préjugés, et c’est au moyen de la seule activité de recherche que nous sommes contraints de soumettre ces préjugés à l'exigeante discipline de la preuve.Ceux qui ne font pas de recherche donnent rapidement libre cours à leurs préjugés dans le cadre de leur enseignement.» Cette rigueur intellectuelle qu’exigent l’enseignement et la recherche universitaire ne |X‘Ut s’exprimer que si elle s’exerce dans la plus complète liberté académique.Ceux et celles qui assurent la formation universitaire doivent pourvoir remettre en cause les idées reçues, contester les opinions exprimées tant à l’intérieur des universi- tés que sur la place publique, sans craindre les représailles.Si la liberté académique a pris naissance dans les universités allemandes du XIX' siècle, elle est vite apparue, aux États-Unis, comme une condition essentielle de l'exercice de la fonction professorale.En même temps, la permanence de l’emploi s’est imposée comme le moyen le plus important permettant aux professeurs d’assumer sans restriction cette liberté.C’est au nom de ces deux principes, celui du lien nécessaire entre enseignement et recherche et celui du caractère essentiel de la liberté académique pour assurer la réalisation de la mission universitaire et en particulier de la fonction critique de l’université, que nous ne |xiu-vons souscrire aux revendications des porte-parole des chargés de cours.La mission universitaire ne peut se réaliser si elle repose sur un corps enseignant qui ne fait pas de recherche et qui, faute d’avoir un statut permanent, ne peut jouir d’une véritable liberté académique.Di perte de mille postes de professeur clans l’enseignement universitaire québécois constitue donc une véritable catastrophe pour l’université, le non-remplacement des professeurs disparus ferme la porte à ceux qui, parmi les chargés de cours, ont le profil requis pour devenir des professeurs.Il ouvre du même coup la porte à leur déqualifi-cation, puisque leur statut, leur rémunération et leurs trop nombreuses prestations d’enseignement les tiennent à l’écart de l’activité de recherche.Ne pouvant entrer dans la carrière professorale, le long et difficile processus par lequel on devient professeur ne leur est pas accessible.Une partie de la solution aux difficultés très réelles que vivent les chargés de cours — et l’université québécoise dans son ensemble — réside donc dans l’ouverture de nouveaux postes de professeur et l’aménagement de passerelles efficaces pour ceux qui ont les qualifications requises.l’ourles autres, dont un très grand nombre ne souhaite pas accéder à la carrière professorale, la solution ne peut résider dans la création d’un nouveau statut d’enseignant de seconde catégorie si nous voulons garder à l’ensemble des universités québécoises leur qualité universitaire.Nous devrons poursuivre le débat afin de trouver des solutions équitables à un problème d’abord créé par le sous-financement des universités, puis exacerbé par les compressions budgétaires draconiennes qui continuent de miner la qualité de la formation universitaire au Québec. 1 I.K I) K V OIK, I.K M K K (' K K I) I K O I) K C K M 15 I! K I !) !) S A î) IDEES Chiapas Des profs haussent le ton Les calendriers privilégiés du gouvernement mexicain Pour une équité salariale sans exclusion Une déclaration de dissidence contre la proposition de la CEQ ARCHIVES l.E DEVOIR Décembre 1994: des rebelles zapatistes attendent le prochain assaut.Pour Javier Vargas, la paix au Chiapas a été rompue bien avant ces événements.pas ressemble à une assiette vide, à une cuisine vide où l’on n’entend personne.Un vide de paix, une absence de terre et une absence d’espérance.C’est dans une paix violente de ceux qui se savent exploités même avant leur naissance que vinrent les premiers balbutiements, les échos, les soupirs contre la résignation.C’est dans cette violence cachée que parvinrent les plus forts parmi les plus forts à recueillir les bribes de conversation ici et là, les premières syllabes pour former les premières prises de position.Dans cette violence secrète sous l’auspice du gouvernement prits-ta, ces braves se sont réfugiés dans les confins d’un certain jugement, assemblant peu à peu les phrases qui exprimaient la douleur de se faire exploiter trois fois par jour de sa vie (voire de sa mort).C’est dans ce silence que naissait le premier grondement de la révolte.Ces gens-là, évidemment, n’ont jamais appris à mesurer les coups reçus de façon à pouvoir les inscrire sur un beau petit calendrier.C’est ainsi qu’en 1994, on peut dire que l’on a assisté à la fin de la mort, la fin du grand silence devant la violence du gouvernement même.Depuis, on assiste à une prise de conscience chez les Indiens du Chiapas.Ces derniers étaient assujettis à la violence du gouvernement depuis les tout débuts.Tout se faisait par la violence et, sans elle, rien ne se faisait.Ce qui se passe depuis 1994 découle directement de cette violence.Pour les Indiens du Chiapas, cette nouvelle voie constitue une lueur d’espoir, la lueur qui saura illuminer les ténèbres de la violence secrète du gouvernement mexicain.Donc, maintenant, retournons aux principes.Peut-on négocier avec les agents gouvernementaux de la violence secrète?Retournons au début.Peut-on croire en un système gouvernemental qui massacre des hommes, des femmes et des enfants à Acteal ou à Aguas Blancas, ou qui a déjà annihilé d’autres groupes armés comme celui de Lucio Cabanas à Guerrero, à la fin des années 60, début des années 70?Retournons donc au début et demandons une meilleure explication afin de comprendre la disparition et l’assassinat de plus de 300 opposants au PRI pendant le mandat de Salinas; pour eux, la volonté du régime politique mexicain ne fut pas et ne sera jamais suffisante.Le problème est complexe, qui en doute?Mais mettons les choses au clair: le zapatisme au Chiapas est la conséquence la plus logique d’un régime dont la plus grande vertu aujourd’hui est celle d’adapter son discours à une réalité qui échappe à son contrôle et à sa volonté depuis il y a de cela déjà quatre ans.La langue du pouvoir a ses privilèges: changer le passé et inventer de nouveaux calendriers, c’est ce qu’il y a de plus connu de tous ceux-ci.JAVIER VARGAS Mexicain et immigrant de carrière Il ne faut pas confondre la vérité, qui est permanente, avec la réalité, qui est transitoire.lorsque Gramsci prononça qu’il n'était coupable du fait que la réalité de son époque fusse révolutionnaire, il prononça une grande vérité.Im culpabilité, effectivement, n’était pas la sienne, elle était celle de Mussolini.- Aquilino Duque, poète espagnol (El suicidio de la modernidad, Madrid, 1984) 1 fallait tout I d’abord acheter le journal.Non, je me trompe.11 fallait connaître le français pour être en mesure de lire ce journal.Je me trompe encore.11 a fallu avoir étudié la langue de Mo-ière et être né au Mexique pour bien ire ce journal.Désolé, je me trompe une fois de plus.Il fallait être Mexicain, connaître le français, devenir immigrant et lire le journal pour mieux comprendre les mensonges d’un régime qui parle la langue du pouvoir sans jamais se remettre en cause: qu’a-t-il fallu pour en arriver à dire, comme l’a fait un consul de carrière mexicain à Montréal, qu’un groupe armé (les zapatistes) a fait détoner une guerre unilatérale contre le gouvernement mexicain au Chiapas?Dirsque l’on parle du processus de pacification, il faut se souvenir qu’au Chiapas, la paix avait été rompue bien avant 1994.Le Chiapas connaissait déjà dans les années 80 des périodes de violence, on y craignait les em-ployés armés du régime paternaliste du gouverneur priista (i.e.du PRI) qui désirait mettre la main sur plus de terres pour le compte de ses amis.Le Chiapas était un peu comme une cuisine désertée et vide jusqu’au milieu du XX' siècle.Du Chiapas, on connaît dans le fond des siècles d’estomacs vides, des siècles oii les gens n’ont pu apprendre à vivre dans la pauvreté la plus abjecte malgré la force de l’habitude.Depuis toujours, dirait-on, ou du moins depuis si longtemps, le Chia- 1.1 N 1)A DENIS J E A N-PI E R R E DIANE CAROLE TREMBLAY Enseignants à l'École Sophie-Harat et responsables du dossier de l’équité salariale L a Loi sur l’équité salariale, en vigueur depuis le 21 novembre 1997, «oblige tout employeur à corriger les écarts salariaux dus à la discrimination systémique fondée sur le sexe pour les personnes qui occupent un emploi à prédominance féminine» (tiré du Bis du 15 mai 1998).A partir de là, l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal et la CEQ interprètent que notre structure de rémunération, basée sur l'expérience et la scolarité, n’est pas équitable.El notre syndicat invoque principalement la Charte des droits de la personne pour justifier que l’échelle basée sur la scolarité entraîne l'iniquité systémique (Bis du 2 avril 1998).Nous voulons un redressement salarial pour tous mais nous ne serons pas les boucs émissaires du réglement pressenti sur l’équité salariale.Nous tenons à faire savoir à la CEQ, à l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal ainsi qu’à la collectivité québécoise que nous revendiquons une équité salariale sans exclusion.En effet, les propositions de nos dirigeants syndicaux nous paraissent injustes, partiales et fort discutables dans leurs principes et leurs applications.Advenant l’acceptation éventuelle d’une échelle salariale unique, au bas mot le tiers des enseignants du Québec (quelque 20 000 syndiqués) seront automatiquement pénalisés.Même si le scénario utopiste de nos syndicats se réalisait, l’ajustement salarial serait soit infime, soit carrément inexistant.Tout le dossier de l’équité mené par le syndicat nous paraît absurde.L’esprit de la Loi sur l’équité salariale y est détourné au profit d’un égalitarisme étriqué.Ce scénario est discriminatoire! Ces enseignants, les plus instruits de la profession, sont présentement situés dans les échelles salariales „ s’étalant de 18 à 20 ans de scolarité.!* Cette scolarité acquise après de nom- i breuses années d’études ardues méri- ’ te un meilleur sort.Elle se trouve être la garante d’une ’ qualité de l’éducation qu’une société en évolution ne doit même iras discuter.N’est-ce iras le philosophe Emmanuel Kant qui proposait en ces termes l’édification d’un type idéal de l’homme dans la perspective de la société future: «L'organisation de l’enseignement devrait être confiée aux hommes et aux femmes les plus instruits.Toute culture prend sa source chez l’individu et s'étend à partir de là.Ce n 'est que grâce aux efforts de ces hommes et ces femmes [.] que l'évolution progressive de la nature humaine vers sa destination devient possible.» Tout le dossier de l'équité mené par le syndicat nous paraît absurde.L'esprit de la Loi sur l’équité salariale y est détourné au profit d’un égalitarisme étriqué.Ce faisant, le syndicat sacrifie une bonne partie de ses membres, sème la division dans ses rangs et, pire encore, dévalorise l’éducation et décourage la poursuite d’études supérieures dans la plus haute institution du savoir: l'université.En conséquence, tout en reconnaissant aux enseignants en général un droit fondamental à l’équité salariale, nous exigeons de la CEQ et de l'Alliance de réviser leur position dans ce dossier et de considérer les intérêts de tous leurs membres.Nous envisageons dans le cas contraire des recours collectifs et le regroupement en une organisation dissidente capable de défendre ses intérêts et ses droits.Ont également signé cette déclaration vingt-sept autres enseignants et enseignantes de l’école Sophie-Barat et de Sophie-Barat, Annexe de Montréal.BONNIE CA M PB E L L Professeur au département de science politique de l’Université du Québec à Montréal Dernier d’une série de deux textes Ce texte a été publié en octobre dans le Courrier de l’UNESCO.i- ans la mesure où la pau- Dvreté et les dysfonctionnements dont souffre la planète ont pour origine un mode de régulation social u==J et politique sélectif et inéquitable, la revendication de nouveaux droits recouvre en fait un problème de lutte pour la redistribution du pouvoir, donc une question éminemment politique.En présentant les réformes économiques et maintenant institutionnelles sous un angle technique, les institutions multilatérales et nationales évitent que soit posée la question cruciale du contrôle sur le processus de développement: qui le contrôle?En fonction de quelles finalités?En faveur de quels intérêts?Il semble donc illusoire de vouloir redéfinir des mesures pour promouvoir les droits sociaux et économiques, y compris l’aspiration à leur élargissement, avant que le contenu et la finalité du projet de croissance préconisé par ces institutions soient clarifiés.Ce qui émerge avec les interventions de plus en plus poussées et multiformes des institutions d’aide multilatérales et bilatérales dans le domaine social et politique, c’est donc une tentative de réduire les processus politiques à des processus de gestion technique.Selon ces institutions et Les enjeux de la mondialisation La lutte pour les nouveaux droits et la redistribution du pouvoir leurs experts, il y aurait des normes «indiscutables» dictées par la seule théorie économique.Il en résulte une tentative de dépolitisation qui nie la légitimité des objectifs politiques.C’est dans ce contexte qu’il faut replacer la question des droits humains et qu’on peut, entre autres, comprendre la place grandissante des compagnies multinationales, leur liberté d’action, leur influence sur la formulation des politiques publiques, et donc leur pouvoir.Mais l’impact social, politique ou économique des acteurs externes varie en fonction d’une série de facteurs, dont les contextes politiques internes.Ces derniers varient eux-mêmes à l’infini, depuis l’État de droit — où il existe des arènes dans lesquelles la remise en cause des règles sociales concernant les normes fondamentales de travail, la santé ou l’environnement, peut-être débattue publiquement par des organismes ayant un statut reconnu — jusqu’à des situations de délégitimisation et de fragilisation des structures étatiques, où de telles arènes sont faibles ou même inexistantes.Des codes de conduite rarement efficaces Dans ces conditions, les grandes entreprises transnationales, surtout celles qui vendent des biens de consommation dans les pays riches, se sont préoccupées de voir mis en place des codes de conduite ou d’éthique, afin d’éviter des campagnes de boycottage comme il s’en est produit en Europe et en Amérique.Mais ces codes, quand ils existent, souffrent pour la plupart de plusieurs lacunes majeures dont l’absence de dispositifs pour les faire respec- ter ou l’absence de surveillance efficace et de sanctions en cas de violation.De ce fait, l’adoption de codes de conduite ou d’éthique risque de cautionner les abus de droits des grandes entreprises sans qu’il y ait réellement possibilité de regard ou de contrôle sur leurs activités.Dans le même temps, on l’a vu, le processus de mondialisation et de re-mjse en cause du rôle redistributif de l'État et son retrait de nombreux domaines politiques et sociaux a fait émerger de nouveaux acteurs — jusqu'à présent peu ou pas reconnus — qui se mobilisent ou se structurent pour revendiquer, sous de nouvelles formes, des droits — droits des sans-abri, des jeunes, des personnes âgées, des personnes handicapées, droit de respirer un air sain, de boire de l’eau propre, de ne pas être asphyxié par les émanations de carbone ou empoisonné aux pesticides, etc.Dans certaines villes nord-américaines, les laveurs de pare-brise se regroupent pour faire valoir lepr droit à gagner un peu d’argent.A bien des égards, ces revendications s’apparentent à une actualisation, dans le contexte de la mondialisation, de plusieurs articles de la déclaration de 1948.Certaines revendications, comme celles réclamant un droit de regard sur les renseignements personnels, un droit à une vie saine qui pourrait être mise en danger par les manipulations génétiques, le droit à l’environnement, reflètent les avancées dans les domaines technologiques et scientifiques.Mais ici encore, on peut poser la question: qui contrôle les fruits de ces recherches?Qui décide de l’utilisation de leurs résultats?Dans quel but et en fonction de quels intérêts?C’est dans ce sens que l'on l’assiste peut-être moins à l’émergence d’une nouvelle génération de droits qu’à la reconnaissance du fait que, dans le contexte de la mondialisation, la défense des droits doit tenir compte d'une multiplication de lieux et d’enjeux dans l’espace et dans le temps.En d’autres termes, les enjeux et les revendications prennent des formes spécifiques en .fonction des lieux et des moments.A chaque moment, dans la complexification des rapports en cours, survient la possibilité que soient mis en ayant des codes ou des règlements qui, au nom des droits humains, chercheront plutôt à légitimer des intérêts particuliers, de procédures ou des stratégies qui, dans les faits, risquent de donner lieu à des abus de droits ou à cautionner de nouveaux rapports de force inéquitables.Ainsi, dans le contexte d’une politisation accrue des enjeux, les possibilités d’une récupération et d'une instrumentalisation des droits semblent, elles aussi, accrues.En définitive, l’impact sur les droits du processus actuel de mondialisation est avant tout une question politique qui implique la construction de rapports de pouvoir à différents niveaux, par des acteurs identifiables qui en portent la responsabilité.Cette mise en exergue des acteurs et des responsabilités montre non seulement que le développement et la défense des droits sont des domaines intimement liés, mais aussi que la défense des droits nouveaux et anciens — qui sont indissociablement liés — passe par une réappropriation des stratégies de développement et du pouvoir nécessaire à leur défense.ARCHIVES LE DEVOIR Dans certaines villes nord-américaines, les laveurs de pare-brise se regroupent pour faire valoir leur droit à gagner un peu d’argent.À bien des égards, ces revendications s’apparentent à une actualisation, dans le contexte de la mondialisation, de plusieurs articles de la déclaration de 1948, croit Bonnie Campbell.L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journaliste» A l’informnllon générale el métropolitaine : Iziuis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard.Jean Chartier (vie urbaine), Yves d'Avignon (pupitreur); Paule des Rivières (éducation).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (envimnnementK Judith Lachapelle.Diuisc Leduc, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales).Caroline Montpetit, Isabelle Paré (santé), Jea ne Duniazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; A I information culturelle .üorunilitiùuè qîerre^'N™ MwûnuJornelHcHroiw|to»^^'pflrtew«fair« à Ottawa), Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venue (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec)'.Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) [ Julie I remblay, ManeClaude Petit i f ill,.rt^T-,- oy/rcrfr»r) Brigitte Arsenault, Manon Dcronte, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ KT LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslame Côté, Marlene Côté Louane I avoir ciiristhne L-muli hennés A.Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruelland (publicitaires); Manon Blanchette-Turcotte, Geneviève Landry, Sylvie Laporte, Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétaire) LA PRODl CTION Jocelvn Arsenault Mirectriir des approvisionnements, distribution et j .k' .î .Claudine Bédard Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Can tara, Richard Des Cormiers, Christian Goulet, Marie-Josée Hudon, Christian Vlen, Yanick Martel, Olivier Zuida.SERVICE A LA CLIENTÈLE Johanne Bnen (responsable), Hélène Ger- R-helle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Nicole Carme, (responsable des services comptables).Jeanne-d'Arc Monde (secretaire à la direction) ; Céline Furoy.Patrick Inke, (contrôleur, Ghislaine Ulleur, Da-nielle Nanleî (secrétaire administrative) Nathalie Perrier.I lanielle Ponton.1 lanielle Ross.IA FONDATION IHI DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). A 10 i.K H !•: v oik.i.k m r.K c ii !•: p i 1 0 l> K C K M II II K I !» !» 8 ACTUALITES POMPIERS SUITE DE LA PAGE 1 Au terme de ces quelques heures de va-et-vient, le mot d’ordre se conjuguait donc avec absence de commentaires, d’un côté et de l’autre de la barrière.«À la demande répétée du conciliateur; les parties ont convenu de ne pas faire de déclarations sur les discussions qui se sont faites, a expliqué le président de l’APM, Gaston Fauvel.Sauf que nouswons aussi convenu de revenir et de [nous] remettre à la charge et à la table de discussions dès 9h30demain matin [aujourd’hui].» Même son de cloche de la part de la partie adverse, où le représentant de la p;irtie patronale, Michel Goyer, a expliqué que des «pistes» avaient été «envisagées et examinées» par les parties.«Ce n 'est pas une mer à boire, ce qu on a [réalisé aujourd'hui], c’est un premier tracé, un premier chemin, avec différentes avenues ou différentes solutions qui ont été examinées.» Interrogé sur la durée possible de ces discussions, le président du syndicat des pompiers a bifurqué du côté de la danse sociale: «Ça prend toujours deux personnes pour danser le tango, nous sommes toujours prêts à danser le tango, a affirmé M.Fauvel.Nous sommes toujours prêts non [pas] à négocier ce qui a été entendu avec les parties mais à trouver un aménagement pour permettre une facilité d'application.» Même s’il a été impossible de connaître hier la teneur exacte des discussions, on sait que la direction et ses employés ne s’entendent pas sur quelques-uns des points de la toute dernière convention collective, signée en bonne et due forme en avril dernier.L’application du plancher d’emploi semble être au cœur du litige, le syndicat souhaitant i’embauche de pompiers additionnels.Egalement au centre des discussions, la caisse de retraite, de même que le nombre de véhicules en service.Le conciliateur Fernand Matteau affirmait hier être en présence des deux parties pour «essayer de les amener à régler non pas la convention collective, parce qu’elle est déjà signée, mais des façons de l’appliquer».Nouvelle injonction Parallèlement à ces tentatives de rapprochement, le Service de prévention des incendies de Montréal a obtenu hier de la Cour supérieure qu’elle prolonge jusqu'au 20 janvier prochain l’injonction visant à neutraliser l’action des pompiers.«Le retour à la normale et l’accalmie se poursuivent», notait à ce sujet hier Michel Goyer.«À ce que je sache, et depuis quelques jours déjà, l’injonction est respectée intégralement et elle va continuer à l’être», a affirmé Gaston Fauvel.L'injonction, telle que celle obtenue le 18 décembre dernier, interdit aux pompiers de pratiquer des actes de vandalisme contre l’équipement de iutte contre les incendies.La Cour supérieure a en effet accordé hier au SPIM une prolongation de l'injonction jusqu’au 20 janvier prochain.Notons que depuis quelques jours, et en comparaison avec des semaines précédentes relativement agitées, la situation est désormais plutôt calme, le SPIM n’ayant noté aucun nouvel incident.Lundi, les pompiers avaient reçu l’ordre de la direction de procéder au nettoyage des fenêtres des casernes, barbouillées de gouache, ce qui a été fait.Depuis le début des conflits, le 12 décembre, le SPIM a été victimes d'actions vandales, dirigées contre les boyaux d’arrosage, le service informatique et téléphonique, les fenêtres des casernes et les véhicules.La direction a également fait l’objet de menaces téléphoniques et télécopiées.En raison de tout cela, et parce que l'injonction provisoire d’urgence les enjoignait au calme — non respecté —, le SPIM a mis l’APM en demeure la semaine dernière, la tenant responsable des dommages subis par son matériel.Jusqu’à maintenant, on évalue à quelque 300 000 $ les coûts occasionnés a la Ville en raison des moyens de pression des pompiers.Pendant ce temps, le maire de Montréal, Pierre Bourque, suit le processus de conciliation à très grande distance puisqu’il est actuellement en Chine où il participe à une mission économique en compagnie de fonctionnaires et de gens d'affaires montréalais.M.Bourque doit également rencontrer les organisateurs de l’Exposition d'horticulture de Kunming.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts fis sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 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glace, au cours des âges, a emprisonné des millions de minuscules bulles d’air qui conservent la trace des climats.Depuis fin novembre, après la longue nuit de l’hiver, Concordia revit.Venus de la base italienne de Terra Nova Bay, une vingtaine de glaciologues, chimistes, physiciens, foreurs et techniciens ont débarqué de petits avions, les Twin Otter.Puis, le 3 décembre, un raid est arrivé de la base française Dumont-d’Urville, en terre Adélie.Neuf tracteurs, tirant des remorques, dirigés par autant d'hommes, sous la houlette de Patrice Godon, de l’IFRTR ont apporté combustible, machines, nourriture et charpente métallique pour la base permanente.Partis le 20 novembre du cap Prud'homme, ils ont parcouru plus de 1100 kilomètres.D’abord, il leur a fallu monter sur le glacier.De zéro degré au niveau de la mer, la température a chuté à -25 °C vers 2000 mètres, et en dessous des -30 °C à 3000 mètres.Puis, ils ont lentement progressé à travers le désert blanc.Les bons jours, d’une centaine de kilomètres.Parfois bien moins.Témoin, ce sec télex du 22 novembre: «Début des opérations, 8h.Température -27 °C.Vent et blizzard.Tentative de départ 8h45.Arrêt lOh.Visibilité inférieure à 10 m.Stand by jusqu'à 16h.Départ 16h, arrêt 20h30.36 km parcourus, terrain déformé, sastrugis [des «vagues» de neige durcie, sculptées par le vent].Toujours très dur.» L’épreuve est pourtant indispensable, seuls ces raids — fierté de l’IFRTP — peuvent acheminer le lourd fret vers Concordia.L’équipe est à pied d’œuvre.En trois huit pour les foreurs.Et douze heures par jour pour ceux qui découpent les carottes de glace.Mesurent leurs paramétres physiques et chimiques.Préparent les échantillons pour les laboratoires européens.Et stockent la moitié des carottes dans de grandes cavernes de glace, une réserve stratégique.«L’an dernier, nous sommes parvenus à moins 365 mètres.Nous avons jusqu'à la fin janvier pour forer jusqu ’à 1300 mètres.Si tout marche, nous touchons le roc dans deux ans», résume Jean Jouzel.Ce spécialiste des paléoclimats, qui préside le comité scientifique d’Epica — projet européen pour le forage du glacier en Antarctique —, entend étudier ici «les bascules, parfois rapides, d’un climat à un autre».Notamment, en comparant «les glaces du Sud à celles du Groenland afin de mieux saisir les relations entre les deux hémisphères».Vaste programme.Ses auteurs espèrent le réussir au prix de deux forages.Le premier, à Concordia, est en cours.Le second débutera, vers 2003, dans la terre de la Reine-Maud, face à l’océan Atlantique.Jean Jouzel souligne les qualités de Concordia: au sommet du dôme, les particules de glace «s’enfoncent verticalement».L’empilement des couches devrait donc être fidèle à la chronologie.Et puis, là-bas, «il neige deux fois plus qu'à Vostok», la base où les Russes ont déjà foré pour 400 (XX) ans de climat.Ce qui permettra de discerner les changements climatiques tous les mille ans et non tous les trois mille ans, la précision de Vostok.Ce qui est «décisif quand on veut savoir où est la cause et l’effet, par exemple déterminer si les températures globales varient après ou avant les teneurs en gaz à effet de serre».KHMERS SUITE DE LA PAGE 1 de un million de Cambodgiens, peut-être deux, torturés, exécutés, affamés ou maltraités entre 1975 et 1979.Interrogé sur d’éventuelles poursuites judiciaires pour crimes contre l’humanité devant un tribunal international ou cambodgien, Khieu Samphan a répondu: «C est à la nation et au peuple cambodgiens de se prononcer.» Ralliés au gouvernement depuis Noël, Khieu Samphan et Nuon Chea ont été reçus par le premier ministre Hun Sen dans sa résidence privée de Iakniau.Ils avaient été amenés par hélicoptère depuis l'ancien fief rebelle de Pai-lin (nord-ouest du Cambodge).Leur ralliement a confirmé la décomposition complète du mouvement khmer rouge, anéanti militairement depuis des mois par l’armée de Hun Sen — du moins tel qu’on l'a connu jusqu’à présent.C’est la première fois depuis des années que les deux théoriciens communistes de la terreur khmère rouge retournaient dans la capitale.Khieu Samphan, 67 ans, qui fut chef d’Etat du Kampu-chéa démocratique puis dirigeant politique de la guérilla, n’y avait pas remis les pieds depuis novembre 1991.Chargé alors de participer aux réunions du Conseil national suprême (CNS) dans le cadre des accords de paix de Paris, il n’était resté que quelques heures, chassé par une foule qui voulait le lyncher.Quant à l’énigmatique Nuon Chea, 71 ans, de son vrai nom Long Bunruot, on ne l’avait pas vu à Phnom Penh depuis 1979, lorsque l’armée vietnamienne avait chassé les Khmers rouges du pouvoir.Les deux vieillards, qui aspirent à redevenir des «citoyens ordinaires», sont apparus de santé fragile — Nuon Chea s’appuie sur une canne — mais souriants.Khieu Samphan a fait teindre en noir jais ses cheveux blancs.Ils étaient accompagnés par Pex-bras droit et beau-frère de Pol Pot, Ieng Sary, installé à Pailin depuis son ralliement au gouvernement royal en juillet 1996.Après leur défection, il ne reste plus dans le maquis que l’insaisissable Ta Mok, dernier chef de guerre, surnommé «Le Boucher» en raison de sa cruauté, accompagné d’une poignée de fidèles.Affidés de Pol Pot, Khieu Samphan et Nuon Chea ont été — comme Ieng Sary — des membres éminents de l’Angkar, emanation suprême du PC cambodgien qui a dirigé dans l'ombre le Cambodge pendant près de quatre ans.Ils ont imposé un règne de terreur, légitimé par les diktats d’une utopie agrarienne délirante, d’inspiration maoïste, et d’un modèle radical d’expérimentation sociale.À ce titre, ils sont passibles de la justice.Toutefois, Hun Sen, officier khmer rouge jusqu’en 1977, a jugé préférable de les laisser en liberté, sans un procès à ses yeux «inutile».«Ceux qui, un jour, ont mené la guerre sont sur le point de réintégrer la société, c’est pour cela que nous devons les accueillir non pas avec des armes, des balles, des prisons ou des menottes, mais avec un bouquet de fleurs dans l’esprit de la réconciliation nationale», a-t-il expliqué lundi.«Aoks devons creuser un trou pour y enterrer le passé et regarder le XXL siècle en repartant de zéro», a argué Hun Sen.il a cependant ajouté qu'il ne pouvait leur garantir l’immunité en cas de mandat d’arrêt international: «Faire ou non un procès est au delà de nos prérogatives gouvernementales.» Une association occidentale de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch, a réclamé que Khieu Samphan et Nuon Chea soient arrêtés et châtiés.Une équipe de l’ONU a enquêté au Cambodge le mois dernier sur les crimes des Khmers rouges en vue de l’établissement d’un tribunal international susceptible de juger les chefs polpotistes encore en vie.Mais la création d’une telle instance pourrait prendre des années.Pol Pot, lui, a échappé à la justice: il est mort en avril à l’âge de 73 ans, apparemment d’une crise cardiaque, dans la jungle cambodgienne.Pendant ce temps, le groupe de défense des droits de l’homme Amnistie internationale a critiqué hier l’accueil réservé par les autorités cambodgiennes à Khieu Sampan et Nuon Chea, deux des chefs historiques khmers rouges.Dans un communiqué, Amnistie internationale constate «qu’au moment où la communauté internationale décide finalement de s'attaquer sérieusement au problème des violations flagrantes des droits de l’homme, le gouvernement du Cambodge cherche à cacher le passé.C’est une tragédie pour le peuple cambodgien».Hun Sen, lui-même officier khmer rouge jusqu’en 1977, a jugé préférable de laisser les deux ralliés en liberté, un procès étant selon lui «inutile».«Ceux qui, un jour, ont mené la guerre sont sur le point de réintégrer la société, c’est pour cela que nous devons les accueillir non pas avec des armes, des balles, des prisons ou des menottes, mais avec un bouquet de fleurs dans l’esprit de la réconciliation nationale», avait-il expliqué lundi.Gare à la morsure •L’ENGOUEMENT que provoque chez certains la période des Fêtes ne semblait pas avoir rejoint IxidyAnt-je, cette imposante femelle morse, alors qu'un gardien du zoo privé d’Hagenbeck à Hambourg y allait de la corvée matinale du mesurage de ses dents.REUTERS EURO La nouvelle unité européenne vaudra aux alentours de 6,6 francs français SUITE DE LA PAGE 1 monnaies respectives face à l’écu (un panier comprenant les monnaies de l’euro en plus de la livre sterling, la drachme grecque et la couronne danoise), Ils transmettront les chiffres à la Commission européenne qui fixera les taux irrévocables.À 12h30, ceux-ci seront rendus publics et communiqués au Conseil des ministres des Finances et à la Banque centrale européenne.A 15h, les ministres réunis en session publique adopteront officiellement les parités, faisant ainsi le geste politique ultime qui mettra fin à l’indépendance des monnaies nationales.Après publication au Journal officiel des communautés européennes, les taux entreront en vigueur à minuit le 1" janvier: l’euro sera né.En réalité, le suspense n’est pas aussi intense qu’on le dit.Les parités entre les 11 monnaies sont connues depuis que les pays membres du club ont décidé de retenir leur cour pivot au sein du système monétaire européen, le 2 mai dernier.On sait par exemple qu'un mark vaudra 3,35386 francs et que l’euro vaudra aux alentours de 6,6 francs.Cela n’empêchera pas la fin de semaine d’être longue pour les banquiers.Ceux-ci auront 48 heures pour convertir toutes leurs opérations (Bourse, dette, etc.).Une opération informatique que l’on compare à la lutte contre le célébré bogue de l’an 2(XX).L’une des grandes banques françaises, la Banque nationale de Paris, a mobilisé pour l’occasion 500 informaticiens, sans compter 150 experts financiers qui leur prêteront main-forte.Le travail est rigoureusement planifié d’heure en heure afin de convertir les 36 (XX) ordinateurs de la banque.Chez les courtiers et dans les Bourses, des milliers I d’employés seront sur les dents afin que tout soit prêt pour lundi matin.A Londres (principal marché financier | européen), une portion du métro et la station Bank, au ; cœur de la City, seront exceptionnellement ouvertes.Les grandes maisons de courtage ont réservé des chambres d’hôtel et installé des lits de camp pour parer à tout imprévu.Exceptionnellement, les parcmètres seront gratuits.L’euro n’élimine pas les frontières Le grand problème pour fêter l’euro, c'est que le 31 décembre, «tout le monde aura autre chose en tête», a déclaré Yves Thibault de Silguy, commissaire à la monnaie unique.Les fêtards du Nouvel An auront mieux à faire que de spéculer sur le cours des monnaies.A Bruxelles, on a réduit les célébrations au minimum.Sous les pressions de la France, la commission européenne s’est tout de même résolue à organiser un cocktail et à téléviser la session du Conseil des ministres des Finances.Les pays où l’euro est peu populaire (comme l’Allemagne) en feront évidemment moins que les autres.La banque française Paribas, spécialisée dans les échanges internationaux, organise quant a elle -lœs 24 heures de l'euro», une sorte de colloque financier réalisé sur les principales places financières du monde au fur et à mesure de l’ouverture des marchés.Il est presque impossible de tenir le même discours dans chacun des pays.Une allocution sur le transfert des souverainetés nationales serait probablement applaudie des Catalans et des Irlandais mais huée en Bavière.Pendant que les Français s’inquiètent du chômage, les Allemands craignent pour la stabilité monétaire, dont le mark a toujours été le champion.Le niveau d’information varie aussi énormément d’un pays à l’autre: en octobre, seul un Irlandais sur deux connaissait le nom de la nouvelle monnaie.En France — où les plus âgés calculent encore en anciens francs —, les maisons d’édition ont découvert un filon.Pas moins d’une trentaine de livres ont été publiés sur le sujet.Di plupart s’adressent à l’entreprise, certains sont destinés aux enfants, d’autres comportent une calculette, histoire de faciliter les conversions.et d’augmenter le chiffre d’affaires.Pas surprenant que l’Union européenne ail choisi de décentraliser sa campagne de communication et de s’en remettre aux autorités compétentes dans chaque pays.Mais l’euro est déjà une réalité pour la plupart des Européens.Dans les grandes surfaces et les principales chaînes, les prix sont déjà affichés en euros à côté de la devise locale.C’est en Finlande que les entreprises sont les mieux préparées: 34 % seront prêtes dès 1999, contre 28 % au Luxembourg, 24 % en France et 11 % en Allemagne.En France, la campagne télévisée est déjà commencée et une brochure officielle sera diffusée à 33 millions d’exemplaires (pour 60 millions de Français!).Mais l’arrivée de l’euro ne fait pas pour autant disparaître les barrières nationales.La publicité ne souffle pas un mot des frais qui seront exigés pour chaque chèque libellé en euros.Les mêmes exactement que ceux qui sont aujourd’hui imposés lorsqu'un Italien paie en lires à Paris.La commission imposée par les institutions françaises peut s’élever jusqu’à 20 $! Même chose pour les paiements par carte de crédit, majorés de 1 ou 2 % lorsqu’ils sont effectués dans un autre pays.Sauf que la commission ne pourra plus être dissimulée sous un taux de change peu avantageux.La façon dont les prix devront être arrondis ouvre aussi la porte à de nombreux débats.Un produit vendu 299 francs vaudra dorénavant 45,30 euros.Il serait surprenant que les commerçants ne succombent pas à la tentation de le vendre 39,99 euros.ou 49,99.Ce qu’on gagnera d’un côté, on le perdra probablement de l’autre.Même si l’euro introduira plus de transparence dans les échanges européens, il ne fera pas automatiquement disparaître les disparités de prix.On estime que le prix des médicaments varie aujourd’hui de 400 % d’un pays européen à l’autre.Celui des disques compacts ne change que de 25 %.Certes, les consommateurs pourront comparer les prix plus facilement, mais les conditions particulières à chaque pays — comme les goûts des clients, l'organisation de la distribution, les réglementations nationales — continueront t prévaloir.Les ordinateurs devraient donc continuer à être moins chers en Espagne et le rôti de veau toujours plus cher dans la région parisienne.Après tout, ce n’est pas parce que le dollar canadien existe que le sirop d’érable se vend le même prix à Joliette qu’à Vancouver._/.y
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