Le devoir, 7 janvier 1999, Cahier A
v o i .i x x x i x \ " (i i LE DEVOIR Jocelyn C o it I o n PERSPECTIVES Un épisode dramatique Pour lu première fois depuis 131 ans, le Sénat américain ouvre aujourd’hui un procès retentissant dont l’issue pourrait être la destitution du président Hill Clinton.Il s’agit là, sans conteste, de l’épisode le plus dramatique de ce psychodrame présidentiel qui agite l’Amérique et captive le monde.a mise en scènç se veut grandiose.On ne juge pas un chef d’Etat comme on juge un simple voleur.C’est dans la splendide salle du Sénat située dans le non moins majestueux Capitole que les 100 sénateurs — 45 démocrates et 55 républicains — recevront officiellement ce matin les chefs d’inculpation contre le président américain adoptés le 19 décembre par la Chambre des représentants, quelques heures avant l’ajournement des Fêtes.Bill Clinton est inculpé de patjure et d’obstruction du cours de la justice dans la désormais affaire Monica Ix-winsky.Selon les députés américains, par son comportement depuis un an, «William Jefferson Clinton a atteint à l’intégrité de sa charge, déshonoré la présidence, trahi la confiance dans son poste et a subverti l’état de droit et la justice [.]», lit-on dans la résolution adoptée par la Chambre.Apres avoir pris connaissance du dossier Clinton, les augustes sénateurs prêteront le serment qui va les transformer en juges du président.Alors s’ouvrira ce que plusieurs estiment déjà être le procès du siècle, qui sera télévisé.Il sera présidé par le juge en chef de la Cour suprême, William Rehnquist, un magistrat conservateur, discret et d’une intégrité universellement reconnue.Ironie de l'histoire, Rehnquist a publié il y a six ans un gros livre sur les procès en destitution survenus au siècle dernier contre un juge et le président Andrew Johnson.Selon ?Rehnquist, l’acquittement de ces deux personnages représenta une victoire pour l’ordre constitutionnel que représente la séparation des pouvoirs.S’il en avait été autrement, écrit-il dans cet ouvrage qui fait déjà l’objet d'une réédition, toute la vision des Pères fondateurs sur la nécessité de préserver une présidence forte et une justice indépendante aurait été sérieusement minée.Bien entendu, on ne sait pas ce que Rehnquist pense exactement des frasques sexuelles du président Clinton et de ses mensonges pour les couvrir.Ce que l'on peut toutefois tirer comme leçon des réflexions de cet austère magistrat, c’est que la destitution d’un président est un acte solennel qui ne devrait être fait que pour sanctionner les offenses les plus graves.Les sénateurs sont tiraillés entre deux options, qui sont autant de traquenards moraux et politiques.Ils sont nombreux au Sénat, comme dans l’opinion publique d’ailleurs, ceux qui estiment que le président s’est lamentablement comporté dans cette affaire.Ils pensent toutefois que la destitution est une peine trop grave au regard des actes commis et que cela risque de causer plus de tort que de bien à l’ensemble de la nation américaine.Ne voulant toutefois pas cautionner ^immoralité» du président, ils veulent quand même lui infliger un sévère châtiment.Les démocrates cherchent donc une solution qui verrait le Sénat adopter une motion de censure, éventuellement accompagnée d'une amende.Cela séduit certains républicains.Le chef de la majorité républicaine, Trent Lott, très conscient de l’immense popularité du président, propose la tenue d’une audience préliminaire suivie d'un vote rapide destiné à déterminer si les chefs d’inculpation retenus contre le président sont suffisamment graves pour entraîner une destitution au cas où le président serait reconnu coupable.Si les sénateurs répondaient par la négative, la voie serait ouverte pour l’adoption de la motion de censure.La proposition Lott a le mérite d’éviter un procès, mais surtout de permettre aux républicains de se remettre en selle pour les élections de l’automne 2000.L'autre option, celle du procès en bonne et due forme, reçoit l’appui d’un groupe important de sénateurs à la botte de la droite la plus conservatrice et la plus pieuse.II invoque la défense de la moralité et le respect du droit pour exiger le renvoi du chef de l’Etat.Ce groupe est minoritaire et, de toute évidence, n’a aucune chance de réunir les 67 voix nécessaires pour destituer le président.Mais son entêtement relève d’une vision à long terme.Un procès, pensent les ultras, ne pourrait qu’éclabousser davantage Bill Clinton et risquer même de détruire les chances du vice-président Al Gore de succéder à son patron.Pour eux, la morale est de leur côté et la stratégie du pire n’est pas nécessairement catastrophique sur le plan politique.Il reste quand même deux ans avant les élections, se disent-ils.Quelle que soit l’issue du procès, l’affaire Ixwinsky aura causé des torts irréparables aux institutions américaines, estime l'hebdomadaire britannique The Economist dans un éditorial publié cette semaine.«La présidence est une institution affaiblie et peu attrayante, la destitution est devenue un instrument purement partisan et des groupes marginaux au Congrès vont dorénavant sentir qu'ils ont le pouvoir de passer outre à la volonté du peuple», écrit le magazine, ajoutant que ce procès insensé aurait pu être évité si le président avait eu la dignité de démissionner l’été dernier.M E T E 0 Montréal Ensoleillé.Froid.Max:-10 Min:-12 Québec Faible neige cessant le matin.Max: -9 Min: -15 Détails, page H 4 Annonces.Avis publics.Culture.Économie.Editorial.Horizons.INDE X Le monde, 1rs sports .A4 .114 .118 .It 2 .A(i A 5 It (i Montréal.A 3 Mots croisés.It 4 Politique.A 4 It 1 Télévision.14 7 www.ledevoir.com M O X T 11 L a I.I !•: .1 K UDI 7 .1 A X V I K H 1 '•> '•> !» 8 ( e + HORIZONS La chronique de Jean Dion: El Nono, page B 1 ÉCONOMIE Hausses spec ta calai res sur les places boursières, page B 2 T A X K S = I $ T o l( o X T 0 1 $ LES ACTUALITÉS Les funérailles des victimes de l'avalanche ont eu lieu, page A 2 Le procès du siècle s’ouvre aujourd’hui Les républicains veulent faire témoigner Monica Lewinsky LAURIE KELLMAN ASSOCIATED PRESS Washington — À la veille du début du procès en destitution de Bill Clinton devant le Sénat américain, la majorité républicaine divisée s’efforçait hier de fixer avec les démocrates les modalités de la procédure, qui n’avait pa§ été utilisée depuis 130 ans.A la mi-journée, les élus du Congrès issus du scrutin de novembre ont entamé la 106 session parlementaire, prévue pour durer deux ans.\jà Chambre des représentants devra notamment désigner de nouveau les 13 représentants qui dirigeront, en tant que «managers», l’accusation au Sénat dans le procès Clinton, deux semaines après l’ouverture de la procédure par la Chambre le 19 décembre pour parjure et obstruction à la justice dans le cadre de l’affaire Lewinsky.Le chef des républicains au Sénat, Trent Lott, a de son côté poursuivi ses efforts au sein de son parti pour trouver un accord sur la longueur du procès.«Je n’ai pas de date magique à vous donner étant donné le nombre de variables qui entrent en jeu, a-t-il déclaré.Nous n 'aurons peut-être pas de réponse avant le début du procès.» Parallèlement, le chef des démocrates au Sénat, Torn Dashle, a déclaré hier matin, après s’être concerté avec ses pairs, qu’ils n’étaient «pas prêts à accepter la comparution de témoins», comme le souhaitent les procureurs de la Chambre.Les républicains de la Chambre des représentants veulent faire témoigner Monica Ixwinsky, la jeune femme à l’origine de l’affaire, et Vernon Jordan, proche conseiller de Bill Clinton, au procès du président devant le Sénat, VOIR PAGE A S: PROCÈS Lire autres informations, page A 4 •x' ¦ Un petit homme au talent immense ¦ , kw***K5 < .JACQUES NADEAU LE DEVOIR À chacun de ses passages au Festival international de jazz de Montréal, le pianiste Michel Petrucciani avait su éblouir le public.On le voit ci-dessus lors du concert qu’il présentit à Montréal le 5 août 1991.«C’est un monument qui s’écroule», a dit hier le violoniste français Didier Lockwood pour qui Petrucciani était «l’un des grands pianistes du siècle».LES ACTUALITÉS Ottawa veut modifier la politique d’immigration Ottawa a fait un pas de plus hier vers la réforme en profondeur de la Ix>i sur l'immigration de 1978.La loi promise pour la fin de 1998 devra attendre mais les grandes orientations dévoilées par la ministre Ixicienne Robillard laissent entrevoir un processus de reconnaissance du statut de réfugié moins long.Nos informations, page A 4 Équité salariale -^- Deux enseignantes portent plainte contre la CEQ «C’est un scénario discriminatoire» PAU LE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Deux enseignantes montréalaises ont porté plainte contre le projet d’équité salariale de la CEQ parce qu’à leur avis il est discriminatoire à l’endroit des enseignants les plus scolarisés.Francine Boulet, enseignante à l’école Sainte-Ixmise-de-Marilac, et Carole Tremblay, enseignante à l’école Sophie-Barat, s’appuient sur l'article 47.2 du Code du travail, qui interdit à toute association accréditée d’agir de manière discriminatoire à l’endroit des salariés compris dans une unité de négociation.Or, d'après les calculs des deux femmes, une enseignante ayant 19 ans de scolarité et 15 ans d’expérience subirait une perte annuelle de salaire de 943 $ et bien davantage à 20 ans de scolarité.Cette réduction découlerait de l’instauration d’une échelle unique.Les deux enseignantes ne sont pas les seules à relever l’incongruité d'un projet qui réduit l’importance de la scolarité, surtout dans le secteur de l’éducation.Avant les VOIR PAGE A 8: CEQ si» ' - Michel Petrucciani n’est plus Il avait les os fragiles comme du cristal.Il deviendra un virtuose du jazz célèbre dans le monde entier Michel Petrucciani est mort.Il était pia-nistede jazz.Héritier de Bill Evans pour le lyrisme et d’Oscar Peterson pour la virtuosité, Petrucciani n’aura laissé personne indifférent.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le 28 décembre dernier, le pianiste de jazz Michel Petrucciani avait fêté ses 36 ans.Enfin, fêter.On ne sait pas trop.Toujours est-il que, dans la nuit de mercredi, il a été foudroyé par une infection pulmonaire alors qu’il était à New York.Virtuose du piano, Petrucciani était considéré comme le principal acteur du renouveau du jazz dans sa version française.On disait qu’il y eut Django Reinhart d’abord, Stéphane Grappelli ensuite, Michel Petrucciani enfin.On disait cela parce qu'il fut l’un des rares, très rares musiciens originaires de la république, à avoir acquis une bonne réputation des deux côtés de l’Atlantique.Il fut en effet le seul musicien français à avoir enregistré au célèbre Village Vanguard avant d’être mis sous contrat par la toute aussi célèbre et historique étiquette Blue Note.Il était né le 28 décembre 1962 à Orange, grosse bourgade du sud de la France.Plus exactement, Orange est au cœur d’une région viticole reconnue pour son châteauneuf-du-pape.Dans cette ville, la famille Petrucciani tenait, et tient peut-être encore, un commerce d’instruments de musique.Atteint, dès sa naissance, d’une grave maladie osseuse, une ostéogenèse imparfaite qui rend les os aussi fragiles que du cristal et stoppe net le dé-veloppement physique, Michel Petrucciani s'était très tôt consacré à l’étude de la musique classique.En fait, il avait quatre ans lorsqu'il commença l’exploration des univers sonores conçus par, Bach, Chopin, Brahms, Debussy et autres.À cause de sa maladie, de cette maladie qui l’empêcha, comme il le confia lui-même, de «jouer au foot avec [ses] copains», il consacra tout le temps de sa prime jeunesse à l’apprentissage de la musique classique.A l’instar de Herbie Hancock, il était si doué en notes écrites par Mozart qu'il fut en mesure, dès l’âge de 11 ou 12 VOIR PAGE A 8: PETRUCCIANI Un rapport dévastateur pour Bourque Des hauts fonctionnaires dressent un diagnostic sévère de la gestion de la Ville KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Alors qu’il entreprend un deuxième mandat fort de sa victoire politique indéniable du 1" novembre, le maire Pierre Bourque voit sa gestion de l’institution remise en question de façon lapidaire par les hauts fonctionnaires de la Ville de Montréal.Dans un rapport daté de novembre présenté au maire et dont Le Devoir a obtenu copie, la direction générale de la Ville estime notamment que «la vision de la Ville est confuse et souvent dysfonctionnelle, la culture oiganisationnelle est archaïque et favorise la sectorialisation, la méfiance et la résistance» et que «les changements de structure au fil des années ont amplifié ces problèmes plutôt que de les solutionner».Ce diagnostic est le résultat d'une analyse menée au cours de l’automne dernier par le directeur général, VOIR PAGE A 8: BOURQUE 778313000672 I.!• I) K V II I R , L E .1 E UDI 7 .1 A i\ V 1ER I il il il A 2 S A C T U A LIT Ë S Après plusieurs jours de retard Les funérailles des victimes de l’avalanche ont eu lieu AGENCE FRANCE-PRESSE PRESSE CANADIENNE Les funérailles des neuf victimes, dont cinq enfants, de l’avalanche qui s’est produite vendredi dernier à Kangiqsualujjuaq, un village inuit situé à 1500 km au nord de Montréal, se sont déroulées hier en présence notamment du premier ministre canadien Jean Chrétien et de centaines de proches des victimes.La cérémonie, prévue initialement pour lundi, .avait dû être repoussée à plusieurs reprises par les autorités, le blizzard empêchant tout avion d’atterrir dans ce village de quelque 700 habitants, accessible l’hiver uniquement par les airs.M.Chrétien, parti mardi d’Ottawa pour assister le même jour à la cérémonie, avait dû passer la nuit à 150 km du but, dans la petite ville de Kuj-juaqq, de même que le vice-premier ministre québécois, Bernard Landry, et le chef de l’opposition libérale au Québec, Jean Charest.Arrivés hier matin sur place, les trois responsables politiques se sont rendus au centre de soins où les blessés avaient été transportés en motoneige ou sur des camions juste après l’accident.Comme dans les autres petites communautés du Grand-nord du Québec, aucun médecin ne se trouve en permanence sur place, et deux infirmiers ont été seuls pendant les premières 12 heures pour traiter les blessés et recevoir les morts.M.Chrétien a rendu hommage au courage des Inuit.Plusieurs centaines de personnes, selon les témoins sur place, ont assisté aux obsèques qui se sont déroulées avec beaucoup d’émotion dans un garage municipal, le seul bâtiment susceptible d’accueillir le public après la destruction du gymnase de l’école dans l'avalanche et l’interdiction d’accès à l’église anglicane, elle-même située dans une zone dangereuse.De nombreux Inuit de l’ensemble du Nunavik, le grand nord québécois, La polémique se poursuit sur les responsabilités administratives de la castastrophe étaient venus apporter leur soutien à la population de Kiui-giqsualujjuaq.La cérémonie religieuse, essentiellement en inuktikut, la langue des Inuit de la comqiunauté, a été ponctuée de lectures de la Bible.In reine Elizabeth, le chef de l’État eana-dien, avait envoyé un message de condoléances.Après la cérémonie, conformément à la tradition, les proches ont touché le corps des défunts, déposés dans des cercueils fabriqués au village, pour leur dire au revoir, selon ces témoins.Sept tombes seulement avaient été creusées au marteau-piqueur dans le sol gelé, une mère étant enterrée en même temps que ses deux enfants.Parmi les neuf victimes, il y a quatre fillettes âgées de deux à huit ans et un garçonnet de 18 mois.Par ailleurs, le ministère de l’Education n’avait pas en main le rapport des experts faisant état de risques d’avalanche à proximité de l’école de Kangiqsualujjuaq, a fait savoir hier le bureau du ministre François Legault.Dans un communiqué, le ministre Legault signale qu’en faisant ef- fectuer en 1995 une étude par les experts Jean-François Dubé et Bernard Hêtu, la commission scolaire Kativik «n'avait pas jugé bon d’en transmettre copie au ministère».M.Legault rappelle également qu’en vertu de la loi, la sécurité des immeubles scolaires et de leurs occupants relève de la responsabilité des commissions scolaires.M.D-gault entend rencontrer bientôt les dirigeants de cette commission scolaire afin de s’assurer que les cours reprennent le plus tôt possible dans cette petite municipalité.Du côté de la Commission scolaire Kativik, la porte-parole Debbie Astroff a expliqué que l’organisme n’avait aucun commentaire à formuler pour l’instant.Tous les détails seront connus lors de l’enquête publique qui a été annoncée au sujet de la tragédie, a-t-elle indiqué.«Nous ne voulons pas faire l’enquête à travers les médias d’information», a expliqué Mme Astroff.Dans le rapport d’enquête daté de juin 1995, les experts Dubé et Hêtu proposaient l’installation de clôtures à neige au sommet de la montagne située à proximité de l’école.Montfort reçoit 10 millions L’avenir de l’hôpital est désormais assuré Sourire en foin Ottawa (PC) — L’avenir de l’hôpital Montfort d’Ottawa comme institution reconnue semble maintenant assuré.Le gouvernement fédéral a annoncé hier qu’il y injectera 10 millions de dollars au cours des cinq prochaines années pour en faire un centre national de formation en santé en français.Le projet est piloté par l’Université d’Ottawa, qui en assurera la mise sur pied de concert avec sa faculté de médecine.L’argent provient du portefeuille du ministère du Patrimoine canadien.On entend former durant les cinq prochaines années 30 étudiants en médecine et 60 étudiants provenant d’autres secteurs de la santé.Pour l’hôpital Montfort, il s’agit de l’aboutissement d’un combat qui durait depuis 1997, moment où le gouvernement ontarien avait annoncé qu’il songeait à fermer l’établissement.Cette décision avait entraîné une mobilisation sans précédent de la communauté franco-ontarienne.Montfort est la seule institution hospitalière francophone en Ontario.De l’avis de la présidente du conseil d’administration de l’hôpital, Michelle de Courville Nicol, l’annonce d'hier représente le «début d’un virage qui fera de 1999 l’année où la communauté franco-ontarienne pourra enfin dire qu’elle a non seidement préservé une grande institution, mais que l'hôpital est ressorti d’une crise très grave plus fort et plus prometteur que jamais».Toutefois, la partie n’est pas encore entièrement jouée.La Commission de restructuration des soins de santé de l’Ontario, celle-là même qui avait d’abord préconisé la fermeture de l’hôpital, doit accepter ce virage vers la formation.La commission doit, d’ici le 25 janvier, se prononcer sur une proposition émanant de la communauté francophone d’Ottawa prévoyant que l’hôpital conserverait 160 lits et offrirait, outre la formation des étudiants, des services médicaux complets.Après être revenue sur sa décision de fermer l’hôpital, la commission avait suggéré l’année dernière d’y offrir une gamme de services limités, ce qui avait M dire à un administrateur de l’institution que Montfort deviendrait ainsi un gros CLSC.Parlant au nom du gouvernement fédéral, le député libéral d’Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger, a expliqué qu’il concevait mal que la commission puisr se refuser la proposition à la suite de l’annonce de l’injection de 10 millions dans l’établissement.Il a justifié l’intervention du fédéral dans le dossier en disant que le centre de formation permettra «d’élargir le bassin de médecins et de professionnels de la santé aptes à soigner dans leur langue maternelle plus d'un million de francophones vivant en situation minoritaire au pays».Le député estime qu’il s’agit d'un «pas décisif» pour assurer une meilleure accessibilité des soins de santé au Canada.Pour sa part, le recteur de l’Université d'Ottawa, Marcel Hamelin, a tenu à dire que le projet irait de l’avant peu importe l’avis final de la commission.«Mon interprétation de l’annonce d’aujourd’hui, c’est que nous avons maintenant un centre national de formation en santé en français et l’Université d’Ottawa va se mettre en marche», a-t-il souligné.Le centre pourrait être prêt, selon M.Hamelin, à recevoir ses premiers étudiants dès l’automne prochain.Ceux-ci seront recrutés dans les communautés francophones minoritaires du Canada.% rand concours de JOURNALISME LE DEVOIR 19 9 9 VOUS QUE LE JOURNALISME INTERESSE ET QUI ETES INSCRIT A TEMPS COMPLET DANS UN CÉGEP OU UN COLLEGE DU QUEBEC, VOILÀ UNE OCCASION D'AGIR.Pour saisir cette chance de mesurer vos aptitudes et - qui sait?- de faire vos débuts dans un grand journal, il s'agit de rédiger un article critique d'au moins 700 mots, sur une manifestation sociale ou culturelle d'ici: rassemblement populaire, événement sportif, film, livre, pièce de théâtre, ou autres.% A retenir: • Votre participation à ce concours peut s'insérer dans le cadre de vos cours.• La date limite des envois de textes au journal Le Devoir est le 19 mars 1999.• La remise des prix aura lieu en mai 1999.« A gagner: 1*' prix: Une bourse d'études de 2 000$ ainsi qu'un voyage et séiour de découverte conviviale de la France (condition d'admissibilité, avoir 1 8 ans et plus).2* prix: Une bourse d'études de 2 000$ 3‘ prix: Une bourse d'études de 1 000$ Des prix de participation, tels des logiciels et des abonnements au Devoir et à la revue Forces, seront aussi attribués par tirage.L\ rOXDATIOX Dr DEVOIR AQPF Votre professeur de français vous en dira davantage sur les modalités de participation.AtMHMtion i|ucbt«mc drt profrmurct ri profruturt tir fran^it 1-800-267-0947 CONSULAT GENERAL DE FRANCE A QUEBEC Société d'édition FORCES * m MICHAEL RAPPELER REUTERS UNE COURSE de traîneaux chargés du bon foin de la campagne bavaroise et tiré par un habitant du pays, voilà de quoi attirer beaucoup de monde à Gannisch Partenkirchen.1m course, qui a eu lieu hier dans cette bourgade de Bavière, se tient chaque année afin de rappeler aux plus jeunes comment il n’y a pas si longtemps encore on descendait bois et foin des montagnes aux vallées de ce IJinder allemand où l’on construit les rutilantes BMW.Un délégué du Vatican est accusé de harcèlement LE DEVOIR La nonciature apostolique, l’organisme chargé de représenter le Vatican au pays, est au centre d’une poursuite pour harcèlement intentée par une ancienne employée contre l’un des plus importants membres de la délégation, M*1 Vito Rallo.Ce dernier est le conseiller du nonce apostolique en poste au Canada, M1" Carlo Curis.Josephine Greco, 59 ans, ancienne attachée culturelle de la nonciature, accuse l’évêque de 45 ans de menaces de mort, d’abus et d’introduction par effraction à son domicile d’Ottawa.La dame, qui a été mise à la porte le 30 septembre dernier, allègue que les événements se sont déroulés entre juillet 1997 et mars 1998et quelle a déposé sa plainte à la police d’Ottawa-Carleton l’été dernier.Qualifiant Mme Greco «d’employée mécontente», les avocats de Mgr Rallo affirment que les accusations portées contre l’évêque ne sont pas fondées.Ils croient que la dame, qui tente actuellement d’obtenir devant les tribu- naux un nouveau visa diplomatique pour pouvoir rester au Canada, veut se servir de la cour criminelle pour influencer sa cause devant la cour civile.La cause sera entendue le 29 janvier à Ottawa.M“' Vito Rallo est toujours en poste à la nonciature en attendant la décision du Vatican de plaider ou non l’immunité diplomatique de son représentant.Par ailleurs, un nouveau nonce apostolique doit être nommé dans les prochaines semaines pour remplacer M" Carlo Curis, qui prend sa retraite.Tempête de neige Air Canada reconnaît avoir mal réagi ALLAN SWIFT PRESSE CANADIENNE Un déluge de critiques s’est abattu sur la société Air Canada pour la façon dont elle s’est — ou ne s’est pas — occupée de ses passagers au cours de la tempête qui a entraîné au début de la semaine la quasi-fermeture de l’aéroport Pearson à Toronto et perturbé les liaisons aériennes au pays.La situation était pratiquement retournée à la normale hier, mais des milliers de voyageurs avaient auparavant vécu des attentes allant jusqu’à trois jours, dans certains cas, pour des vols à direction ou en partance de Toronto.En plus de devoir supporter d’interminables heures d’attente, de nombreux passagers frustrés se sont plaints de n’avoir pas été tenus au courant de ce qui se passait.De tous les transporteurs, c’est surtout Air Canada, dont l’image publique avait déjà été malmenée en septembre par une grève de deux semaines, qui a écopé à la suite de la tempête, parce que c’est le principal transporteur à l'aéroport Pearson, le plus gros au pays.Lors d’une journée typique, Air Canada a entre 500 et 600 vols, dont 50 à 60 % passent par Toronto.Dimanche, seulement 20 avions d'Air Canada ont décollé ou atterri à Pearson, au lieu des 350 prévus.«Air Canada n’était pas à son meilleur», a déclaré hier Harry Gow, président canadien du groupe Transport 2000, qui milite pour le transport en commun.Professeur à l’Université d’Ottawa, M.Gow s’en est également pris aux politiques nationales qui favorisent le transport aérien.«Nous pourrions dire que le gouvernement canadien porte une partie du blâme pour avoir surdéveloppé ce mode de transport et sous-développé le transport de passagers par chemin de fer et autocar.Pearson reçoit une proportion élevée de passagers effectuant de courts trajets, qui, dans des pays civilisés, prendraient le train.» Le porte-parole d’Air Canada, John Hamilton, a reconnu: «Il y a certaines choses que nous n’avons pas faites particulièrement bien, et nous nous excusons pour la frustration que plusieurs de nos clients ont ressentie.Nous n’avons pas bien communiqué avec eux, a-t-il poursuivi.«Nous allons certainement en tirer les leçons; au cours des prochains jours, nous effectuerons une évaluation interne de toute la situation.» Les Lignes aériennes Canadien international soutiennent, pour leur part, avoir mieux réagi en annulant samedi les vols du lendemain et en appelant les passagers pour leur en faire part.Manifestation d’agents correctionnels Ottawa (PC) — Plus de 200 agents correctionnels ont crié haut et fort hier matin devant l’édifice de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), à Ottawa, leur mécontentement face à l’entente de principe intervenue entre leurs représentants syndicaux et le Conseil du trésor.Certains des manifestants, membres du Syndicat des employés du Solliciteur général affilié à l'Alliance, s’en sont même pris physiquement au président du syndicat, Daryl Bean, en lui donnant des coups dans les côtes et aux jambes lorsqu’il est entré dans l’édifice.Le président du syndicat qui représente 155 000 fonctionnaires fédéraux n’a pas été blessé mais les mesures de sécurité ont été renforcées autour de l’édifice el à l’intérieur où des policiers ont été dépêchés.Venus du Québec et de l’Ontario par autobus, les agents correctionnels qui travaillent dans les pénitenciers fédéraux (Cowansville, Kingston, D>-val.) dénoncent leur équipe de négociation qui a mal fait son travail, disent-ils, en concluant une entente de principe qu’ils n’approuvent pas.i I.K I) K V (MK.I.K .1 K I' I) I .1 A X V IKK I !» !l !» A 3 E S A C T l! A LIT E S ?Vers une première réforme en profondeur Ottawa veut assouplir l’immigration Lucienne Robillard laisse entrevoir un processus de reconnaissance du statut de réfugié moins long Le gouvernement fédéral a fait un pas de plus hier vers la première réforme en profondeur de la Loi sur l’immigration de 1978.La loi promise pour la fin de 1998 devra attendre mais les grandes orientations dévoilées par la ministre Lucienne Robillard laissent entrevoir un processus de reconnaissance du statut de réfugié moins long, une sélection des immigrants et une politique de réunification des familles modernisée et un resserrement des procédures de renvoi.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Demander l'asile au Canada prend des mois, sinon des années.Ottawa veut changer cet état de choses en accélérant le processus d’attribution du statut de réfugié et d’expulsion des indésirables, a annoncé hier la ministre fédérale de la Citoyenneté et de l'Immigration, Iucienne Robillard.Le gouvernement fédéral souhaite procéder à ses changements dans le cadre d’une révision de la Mi sur l'immigration, un projet qui a déjà donné lieu à plusieurs séries de consultations depuis trois ans et à un rapport exhaustif d’un groupe consultatif.La ministre av;iit promis un projet de loi pour la fin de 1998.Elle n’a dévoilé hier que les grandes orientations de la réforme que le gouvernement souhaite entreprendre.IjC projet de loi ne devrait voir le jour que dans plusieurs mois puisque Mme Robillard entend consulter ses homologues provinciaux et des groujies intéressés.Ces discussions devraient se terminer à la lin mars et le projet de loi, suivre quelques mois plus tard.Avant la fin de 1999, dit-elle espérer.Mme Robillard note que les participants aux consultations de l'hiver dernier ont demandé d’être associés à chaque étape du processus, ce à quoi elle consent en procédant par étapes.L’idée de pouvoir faire des observations sur les orientations proposées et sur la façon de les mettre en œuvre plaît d’ailleurs à M'' Hugues Langlais, président de l’Association québécoise des avocats en droit d’immigration.Dans le document d’orientation rendu public hier et intitulé De solides as- sises pour le XXI' siècle, la ministre prévoit, contrairement aux recommandations du groupe consultatif, maintenir la Commission de l’immigration et du statut de réfugié.«Je ne suis pas friande de changements de structures.Ce que disait surtout le rapport, c'est qu'il fallait améliorer l'efficacité de la commission», a-t-elle indiqué en entrevue.Ms réformes en matière de protection des réfugiés toucheraient surtout le processus de traitement des demandes faites au Canada et qui sont ensuite référées à la commission pour décision.Il y a actuellement 23 600 de ces demandeurs en attente de statut, dont 7000 depuis plus de 12 mois.Ces chiffres n’incluent pas les personnes qui en appellent d’une décision négative.Mme Robillard espère que la réforme permettra à la commission de ramener le délai de traitement d’une demande de 12 à 6 mois.Pour y parvenir, elle s’attaque aux différentes étapes du processus.D’abord, une personne ne |x>ur-rait plus, comme maintenant, formuler une demande en tout temps.Une requête devrait être déposée, à moins de circonstances exceptionnelles, dans les 30 jours suivant l’arrivée au pays.Une personne qui a essuyé un refus pourrait toujours refaire une demande après 90 jours mais n’aurait plus droit à une évaluation complète de son cas.On évaluerait seulement le risque que poserait ou non son renvoi dans son pays d’origine.Le contrôle des papiers d’identité demeure au cœur des préoccupations du gouvernement, tant pour freiner le «trafic d’êtres humains» que pour stopper les abus.On songe même à utiliser sur une base expérimentale un balayeur de documents pour déceler les faux papiers et ce, dès l'embarquement.ARCHIVES LE DEVOIR Lucienne Robillard Les personnes qui arriveraient sans papier ne seraient pas incarcérées puisque certaines peuvent avoir fui la persécution sans pouvoir se les procurer.IV contre, on permettrait la détention des voyageurs qui refuseraient de collaborer lorsque vient le temps d’établir leur identité.Recours d’appel La ministre souhaite aussi réduire les délais qui séparent une réponse négative de la commission et l’épuisement des recours d’appel et qui permettent à des gens de rester au pays pendant parfois des années.Pour ce faire, elle confierait à la commission trois décisions qui, actuellement, donnent lieu à trois étapes différentes.La commission évaluerait dès le départ non seulement la demande de statut de réfugié, mais aussi les risques d’un éventuel renvoi dans le pays d’origine et les raisons humanitaires associées à ce risque.Les changements envisagés en matière d’immigration, comme la sélection des immigrants basée sur leurs qualifications plutôt que sur leur profession, n’affectent pas le Québec autant ciue les autres provinces.Huit provinces ont conclu des ententes avec Ottawa dans ce domaine mais celle du Québec va nettement plus loin et lui permet d’établir ses propres critères de sélection des immigrants indépendants, d’affaires et investisseurs.Certaines mesures envisagées pour le reste du pays sont d’ailleurs déjà en vigueur au Québec, comme un examen plus poussé de l’origine des fonds de certains immigrants investisseurs.Le Québec sera toutefois touché par les dispositions visant à faciliter la réunification des familles.A cet égard, Mme Robillard fait preuve d’audace.Malgré l’opposition prévisible des réformistes et de certaines provinces, elle recommande qu’on accorde à un citoyen canadien le droit de parrainer un conjoint de fait ou de même sexe.Elle veut, par ailleurs, faire passer de 19 à 21 ans l’âge limite pour parrainer un enfant à charge et faciliter dans certaines circonstances, |xmr un conjoint et des enfants à charge, la présentation au pays d’une demande de résidence permanente.Conformément à un projet-pilote auquel le Québec participe, Ottawa voudrait faciliter l’admission de travailleurs temporaires hautement qualifiés et de leurs conjoints, question de tenir compte des nouvelles réalités du marché du travail et de l’économie.Côté sécurité, on parle de resserrer les contrôles d’identité, établir une liste plus précise de personnes non admissibles — on songe aux criminels de guerre et aux membres de gouvernements soumis à des sanctions internationales —, faciliter le renvoi des criminels et diminuer les recours de ceux qualifiés de dangereux.Site d’enfouissement La saga de Saint-Jean-de-Matha est terminée LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La saga judiciaire et politique qui se poursuit depuis plus d’une décennie à propos du site d’enfouissement de Saint-Jean-de-Matha tire à sa fin depuis que cette municipalité, grâce à une aide financière promise par Québec, a conclu une entente de principe avec le propriétaire, la société Bérou Construction, en vue de s’en porter acquéreur (tour le fermer définitivement.C’est ce que Le Devoir a appris de diverses sources mathaloises et qu’a confirmé hier Andrée Corriveau, l’attachée de presse du ministre des Finances du Québec, Bernard Landry.L’entente de principe tripartite, conclue avant les Fêtes, n’est pas complète et des éléments importants restent à négocier.Mais, selon des sources fiables, les grandes lignes du règlement ont été arrêtées, notamment le prix, qui a été fixé à 900 000 $.M municipalité investirait 4(H) (MK) $ pour mettre fin définitivement aux opérations du site et acquérir les actifs de Construction Bérou, qui comprennent, outre les cellules d’enfouissement déjà remplies, des bâtiments et des terrains de valeur.Un seul de ces terrains a été acquis par Bérou l’an dernier pour une somme supérieure à 400 000 $.Le gouvernement du Québec, de son côté, a pris l’engagement d’investir une somme d’environ 500 (KM) $ pour régler ce dossier dans lequel, même si on ne l’admet pas officiellement à Québec, une partie importante des problèmes coûteux imposés à la municipalité proviennent en partie du laxisme de certains fonctionnaires de l’Environnement depuis une quinzaine d’années.Pour n’en donner qu’un exemple, mentionnons que les inspecteurs du MEF ont contrôlé sans broncher pendant des années un site illégal car l’ancien propriétaire avait entrepris d’enfouir des déchets sur un lot non autorisé.C’est d’ailleurs pour mettre fin à cette situation que le MEF a ordonné au début de l’été le déplacement des déchets vers le site autorisé, ce qui a donné lieu à une nouvelle passe d’armes devant les tribunaux, à l’issue de laquelle le ministre Paul Bégin a été blâmé, l’automne dernier, d’avoir contourné la loi qu’il est chargé d’appliquer.L’attachée de presse du ministre Bernard Landry n’a pas été en mesure hier de préciser quelle forme prendrait l’assistance financière de Québec.Mais elle a confirmé d’une part l’importance de l’engagement financier, soit autour de 5(X) (XX) $, précisant que «M.iMndry avait décidé qu 'il fallait régler ce dossier» une fois pour toutes.M député local et ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Gilles Baril, a d’ailleurs fait visiter le secteur controversé au ministre Iiindry l’automne dernier, qui se serait montré pour le moins surpris de voir opérer un site d’enfouissement précisément à la porte du principal parc intermunicipal de Lanaudière et à proximité de cours d’eau importants, comme la rivière Assomption, qui coule quelques centaines de mètres plus bas.Parmi les problèmes qu’il reste à régler, on retrouve notamment la durée des engagements du promoteur Bérou relativement à la fiabilité des so- lutions retenues pour contrôler les écoulements.M conseil municipal de Saint-Jean-de-Matha doit être saisi la semaine prochaine du résultat des négociations des dernières semaines avec Bérou-Construction.Il sera invité à entériner le principe de l’acquisition du site en vue de sa fermeture définitive et d’une mise en valeur éventuelle des autres actifs de Bérou-Construction.Le site en question est situé juste à côté du parc intermunicipal, qui abrite trois des plus célèbres chutes de la région.Le site, une fois revégété, pourrait élargir la vocation récréo-tou-ristique du parc et donner lieu à diverses formes de mise en valeur.Il ne semble pas que la municipalité ait besoin de faire le moindre règlement d’emprunt pour financer l’acquisition du site, d’autant plus qu’une partie de ce qu’elle investirait serait récupéré par la vente ou la mise en valeur des actifs locaux de Bérou.Selon les renseignements obtenus, la municipalité serait en mesure d’administrer cet investissement grâce à son surplus.Saint-Jean-de-Matha espère par ailleurs se faire rembourser par le fonds d’aide juridique aux municipalités une partie des frais engagés dans sa dernière démarche juridique.Saint-Jean-de-Matha a voulu faire reconnaître la primauté de ses pouvoirs en matière de planification territoriale en tentant d’empêcher le ministère de l’Environnement et de la Faune de procéder au transfert des déchets enfouis illégalement sur un lot voisin en dépit des dispositions de son règlement de zonage, ntaires par le tribunal.E N H R E F Bourque, conseiller (Le Devoir) — Iœ maire Pierre Bourque vient d’être nommé conseiller en développement social et économique auprès du gouvernement de la province du Yunnan en Chine.M.Bourque y est actuellement en voyage officiel alors qu’il agit comme expert-conseil en horticulture pour la tenue des floralies devant se tenir au printemps dans la ville de Kunming.Le cabinet du maire a confirmé la nouvelle diffusée hier par 77te Gazette mais a été incapable de donner quelque détail que ce soit, ignorant tout de la teneur de cette nomination.Une conférence de presse se tiendra au retour du maire prévu dimanche.Bélanger, sentence (PC) — C’est le 28 janvier que Guy Bélanger, l’ex-député libéral de La-val-des-Rapides à l’Assemblée nationale, connaîtra sa sentence.M 18 décembre, il a été trouvé coupable d’avoir fraudé l’Assemblée nationale d’une somme de 66 000 $ entre 1990 et 1992.Il se serait fait payer cette somme d’argent en retour de services qui n’ont jamais été rendus.Lob Edition» GUÉRIN En uente dans toutes les librairies (514)842-3481 PowerPoint 97 WlndOWS 95/98/NT 72 pages -12.50 $ LA CHORALE DE L'ACCUEIL BONNEAU LES PLUS GRANDES CHANSONS Vous les avez aidés à rebâtir leur toit, aldez-les à reconstruire leur vie.En commandant dès à présent cet album reprenant toutes les plus belles chansons de la Chorale de l’accueil Bonneau.BON DE COMMANDE OUI, je désire commander ____________ exemplaire(s) du disque et/ou de la cassette de la Chorale de l’Accueil Bonneau, au prix exceptionnel de 16S (taxes incluses) pour le disque et 11$ (taxes incluses) pour la cassette.Nom et prénom_________________________________________-________________________________ Rue ______________________________ Appt_______Ville-—- Province-Code postal —- le désire recevoir mon/mes album(s) à mon domicile et accepte de régler les frais d’envoi.______Disque(s) X 16$ = -Cassette(s) X 11$ = + Frais de port = Montant total Frais de port 1 ex.: 1.95 $ 2 ex.: 2.55 $ 3 ex.: 2.55 $ 9 ex.: 2.55 F 5 ex.: 9.00 $ Veuille* libeller votre chèque ou mandat postal à l’ordre de Coppella Ollvi Musique et le poster à : COPPEIIA OlIVI MUSIQUE 4316, RUE SAINT-HUBERT MONTRÉAL QC Ha) aW; courriel • ollvlOproxyma.net Pour plus d’Bxemplairts.nous consulter.Toujours en examen JACQUES GRENIER 1.E DEVOIR LES 360 NOVA BUS, les fameux autobus à plancher surbaissés, s’apprêtaient hier à passer encore une troisième journée au garage, sous l'œil des mécaniciens de la STCUM.Ces derniers ont par contre bon espoir d'avoir trouvé la cause des problèmes de décélération dénoncés par les chauffeurs d'autobus.Il reste cependant à terminer les tests, à compiler les résultats et à confronter les expertises avant de remettre les engins dans les rues de la métropole.La STCUM avait hier encore confiance que les autobus allaient graduellement être remis en service avant la fin de la semaine.1m Société fera le point aujourd'hui.L’identité de l’amnésique est connue PRESSE CANADIENNE La police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a découvert hier l’identité de l’homme qui a été retrouvé complètement nu dans une rue de Montréal à la mi-octobre.Matthew Honeycutt, âgé de 29 ans, originaire du Tennessee, qui disait ne se souvenir de rien, devra répondre à plusieurs chefs d’accusation, dont ceux de méfait public, d’entrave au travail d’un policier et de vol de véhicule aux Etats-Unis.La police de la CUM a toutefois demandé à la Cour municipale qu’il soit soumis à un examen psychiatrique de 30 jours.Ses proches ont indiqué qu’il avait déjà été soigné pour schizophrénie.La police montréalaise a reçu plusieurs appels téléphoniques à la suite de la diffusion d’une émission à la télévision américaine relatant l’histoire de Honeycutt.Son frère et son ex-conjoint sont parmi les personnes qui l’ont identifié.Selon les policiers, Honeycutt a utilisé la carte d’assurance sociale de son frère Kevin pour obtenir un faux permis de conduire et acheter un véhicule au Tennessee, avec lequel il a réussi à traverser la frontière.Il a ensuite abandonné l’automobile au Canada.Lorsqu'il a été retrouvé par les policiers montréalais, nu, dans une rue de Montréal, il a dit ne se souvenir de rien, sauf du fait qu'il était gai.Il a séjourné durant un mois à l’Hôpital général de Montréal où des psychiatres et des psychologues n’ont pas réussi à solutionner l’énigme qu'il représentait.Des vérifications auprès des corps policiers provinciaux, fédéraux, de l’Interpol, des tests d'ADN et des empreintes w es et dentaires n’avaient donné aucun résultat.Matthew Honeycutt ne possédait pas d’antécédents judiciaires.Les urgentologues démissionnent à Saint-François-d’Assise LE DEVOIR Pas moins de huit urgentologues ont donné leur démission à l’hôpital Saint-François-d’Assise de Québec.Les changements entraînés par l'adhésion de cet hôpital au Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) et la surcharge de travail seraient à l’origine de ces départs.Selon le président de l’Association des médecins d’urgence du Québec (AMUQ), Alain Vadeboncœur, cette situation, qui se répète dans plusieurs autres régions du Québec, illustre le besoin pressant de trouver des solutions durables aux difficiles conditions de travail des urgentologues au Québec.an t La dernière née: la Tudor Chronograph Tiger Woods.Sculptée en acier inoxydable massif.Mouvement mécanique suisse.Plus un grand choix de cadrans.'• © C’est l’heure de vous distinguer.TUDOR ifouCewie Gàmbard Vente et service technique 6 3 O - A RUE C AT H C A RT MONTRÉAL, CENTRE VILLE tél: 8 6 6 - 3 8 7 6 UNE NOUVELLE CLASSI f UU I.K I) K Y 0 I H .I.K .1 K lï I) I •I A X V I !) il il A 4 K It Clinton soigne son image avant F ouverture de son procès Le président rappelle que son gouvernement «fonctionne» Les places seront rares «L’ère des déficits vertigineux est terminé» PHILIPPE I) EBEUSSCHER AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — A la veille de l’ouverture de son procès en destitution au Sénat, le président Bill Clinton a opposé hier l’attitude des républicains toujours divisés sur la procédure à suivre pour ce jugement historique à celle d’un gouvernement «qui fonctionne» en annonçant que l’excédent budgétaire pour l’année fiscale en cours atteindrait au moins 76 milliards de dollars.«L’ère des déficits vertigineux est terminée», a souligné le président en rappelant que le dernier exercice fiscal, clos le 30 septembre 1998, avait permis de dégager un excédent budgétaire de 70 milliards de dollars, premier solde positif depuis 1969.Pour la seconde année consécutive, le budget fédéral sera en excédent et «nous bouclerons ce siècle par un excédent budgétaire d'au moins 76 milliards de dollars, le plus important de l'histoire», a-t-il poursuivi.Auparavant, le vice-président Al Gore avait rappelé qu’en arrivant aux affaires six ans plus tôt, le gouvernement Clinton avait à gérer «un déficit de 290 milliards de dollars, le plus gros déficit de l'histoire des Etats-Unis».«Tout comme ces déficits explosifs étaient devenus dans les années 80 le symbole d’un gouvernement trahissant son peuple, ces excédents sont le symbole d’un gouvernement qui fonctionne [.] et qui honore les valeurs et les priorités du peuple américain», a affirmé pour sa part M.Clinton.Popularité toujours forte Le président, qui continue de bénéficier d’une très forte popularité malgré les menaces de destitution pesant contre lui, a souligné que l’élimimina-tion des déficits avait apporté des «bénéfices tangibles» en matière de relance de l’économie, d’emplois et de baisse des taux d’intéréts pour des millions d’Américains.Il s’est engagé à réserver l’essentiel des excédents au sauvetage du système fédéral des retraites, menacé de faillite d’ici vingt à trente ans par l’évolution démographique.Depuis le début de l’année, M.Clinton distille soigneusement des éléments populaires du programme législatif et budgétaire qu'il dévoilera en principe le 19 janvier, lors du discours traditionnel sur l’état de l’Union devant les deux chambres du Congrès réunies.Lundi, il avait annoncé un plan de six milliards de dollars sur cinq ans, sous forme de crédits d’impôts, pour les personnes fournissant des soins à domicile à leurs proches frappés de maladies de longue durée ou d’infirmités.Et mardi, il avait dévoilé un nouveau plan anti-drogue dans les prisons.L’hypothèse d’un procès de destitution s’étalant sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, ne semble pas conduire la Maison-Blanche à revoir ses plans pour le discours sur l’état de l’Union, au contraire.Il devrait permettre là encore d’opposer un président attaché à répondre aux priorités de la majorité des Américains aux républicains déterminés à le chasser du pouvoir.«Le président a toujours l’intention d’aller au Congrès le 19 janvier», a déclaré hier son porte-parole, Joe Lockhart.Il a affirmé que M.Clinton et ses avocats étaient «anxieux» de connaître enfin la procédure qui serait retenue pour le procès.«Le président est aussi anxieux de voir toute cette affaire résolue enfin de manière juste et rapide mais il n’a pas perdu de vue les responsabilités importantes qu’il a à exercerait quotidien», a-t-il ajouté.Washington (AFB) — Au siècle dernier, c’est le tout-Washing-ton qui se pressait dans les galeries du Sénat pour suivre le procès du président Andrew Johnson, le premier à faire face à une procédure de destitution.A partir d’aujourd’hui, pour le président Bill Clinton, les choses seront à la fois plus démocratiques, mais plus sévèrement contrôlées.L’avènement de la couverture télévisée du Sénat, depuis 1986, permettra cette fois à des millions d’Américains de suivre en direct le procès.Une seule chaîne, C-SPAN, contrôlée par le Congrès, est autorisée à retransmettre les débats, et les téléspectateurs verront rarement autre chose que des gros plans des seules personnes autorisées à prendre la parole.Pour le procès d’Andrew Johnson jlg Sg|g Jllll jf§|| LARRY DOWNING REUTERS Bill Clinton: pas de révisions de plans.Les scénarios possibles \\Tashington (AFP) — Le Sénat des États-Unis, dont les V V 100 membres (55 républicains, 45 démocrates) doivent décider si Bill Clinton doit être destitué ou pas, n’a pas encore annoncé les règles de procédure qu’il compte adopter pour juger de la destitution du président américain.Voici néanmoins les scénarios possibles pour ce procès qui s’annonce historique: ¦ Des débats suivis d’un vote-test: un projet bipartisan prévoit de débuter par quelques jours de débat au terme desquels les sénateurs voteraient pour décider si les faits reprochés au président Clinton correspondent aux «crimes et délits graves» visés par la Constitution.Un tel vote permettrait de constater si une majorité qualifiée des deux tiers requise (67 voix) pour destituer M.Clinton peut être réunie.Si elle ne peut pas l’être, la procédure prendrait alors fin ou déboucherait éventuellement sur le vote d’une résolution de condamnation morale du président.¦ Un procès bref: un procès de moins d’une semaine environ débuterait par les réquisitions des membres de la Chambre des représentants faisant office de procureurs.La Maison-Blanche disposerait d’une journée pour présenter la défense de M.Clinton.Les sénateurs poseraient des questions pendant une journée et, enfin, un vote sur la culpabilité du président aurait lieu.Une majorité qualifiée des deux tiers, soit 67 voix, est requise pour le destituer.En cas d’absence de majorité qualifiée, un vote immédiat aurait lieu sur une résolution de censure.¦ Un procès long: plusieurs républicains ultraconserva-teurs plaident pour un procès «total», incluant notamment des convocations de témoins, afin de garantir les droits de la défense.Le procès pourrait alors durer un mois, voire plusieurs, jusqu’à l’été prochain.Ce procès fleuve s’achèverait également par un vote sur la culpabilité du président et, le cas échéant, par un vote de censure.¦ Pas de procès du tout: les sénateurs démocrates lancent un appel en faveur d’un vote de «censure» du président.La résolution est adoptée et l’idée d’un procès est alors abandonnée.Les républicains, majoritaires au Sénat, ont rejeté cette possibilité, soulignant que la Constitution leur enjoignait d’examiner la question de la destitution.LES PETITES ANNONCES I *N »D » E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100» 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 • 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 17 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit ’AfttERKANl ¦ EXPRESS AUTOMOBILES ECES 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Dallaire, 1111 rue Laurier Ouest.Les funérailles auront lieu le jeudi 7 janvier à 14h à la Communauté Chrétienne St-Albert-Le Grand, 2715 Chemin Côte-Ste-Catherine, suivi de l'Inhumation au cimetière Notre-Dame des Neiges.Heure de visites: Mercredi de 16h à 20h et jeudi dès 12h.MAILHIOT, FERNAND 1916-1999 À Montréal le 4 janvier 1999 à l'âge de 82 ans nous a quitté en douceur M.Fernand Mailhiot, époux de feu Françoise Marier.Il laisse dans le deuil ses enfants: Gilles, Nicole, Murielle, Christiane, Gisèle, Élaine, Michèle et feu Michel.Il laisse aussi dans le deuil plusieurs petits-enfants, ses soeurs: Françoise et Gisèle, ainsi que ses frères: Gilles, feu Gérald et feu Claude.Les funérailles auront lieu le vendredi 8 janvier 1999 à 14h en l'église St-Lau-rent, 805, boul.Ste-Croix.La famille recevra les condoléances à compter de 13h en l'église du même endroit Direction des funérailles Centre Funéraire Côte des-Neiges, (514) 342 8000.Des dons à la Société canadienne du cancer seraient appréciés.'JPonntz.Non s nu von if Ch 6 que ta mo)-h£ du ch Hastings 1/ 200 rebelles tués ¦U «rsa tion avait été posée par ses adjoints comme préalable à toute négociation de p;iix.A Abidjan, le Programme alimentaire mondial de l’ONU a exprimé son inquiétude quant au ravitaillement de Freetown,où les stocks alimentaires sont très limités, et où 63 000 personnes dépendraient quotidienne- Tous unis contre Kabila, mais encore?.En République démocratique du Congo, la rébellion armée, déjà divisée, se voit maintenant accusée de massacres EMMANUEL GOUJON AGENCE FRANCE-PRESSE Kigali — Les nombreuses victoires militaires et le contrôle de plus d’un tiers du territoire de la République démocratique du Congo n’arrivent plus à cacher les dissensions au sein de la rébellion congolaise contre le président Laurent-Désiré Kabila.Le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), la branche politique de la rébellion mis en place sous les auspices du Rwanda et de l’Ouganda pour renverser Laurent-Désiré Kabila, n’a pas su dépasser en six mois ses anciens clivages iwlitiques.Coalition disparate, composé d’ex-mobutistes comme l’ancien premier ministre Lunda Bululu, d’anciens membres de l’AFDL (Alliance des forces démocratique de libération qui a porté M.Kabila au pouvoir) comme Bizima Karalia ou Moïse Nyarugabo, de démocrates historiques comme Arthur Zahidi Ngoma et d’intellectuels récemment entrés en politique tels Ernest Wamba dia Wamba ou Jacques Depelchin, le RCD se trouve affaibli par ce qui faisait sa force: la diversité de ses courants politiques.Bénéficiant d’un faible soutien populaire, la rébellion congolaise a de moins en moins de légitimité, si ce n’est celle des armes.Le RCD pâtit de plus de son image de «marionnette des Rwandais et des Ougandais», lar- gement médiatisée par Kinshasa.À son tour la rébellion a été accusée de massacres.500 civils, dont de nombreuses femmes et enfants, ont été tués par les rebelles congolais les 30 décembre et 1" janvier à Makobo-la, dans la province du Sud-Kivu (est de la RDC), a affirmé mardi l’agence des missionnaires Misna basée à Rome.Les auteurs du carnage sont les rebelles du RCD, selon Misna.Ils auraient été menés par un commandant d’origine rwandaise, connu à Uvira sous le surnom de «Shetani» (Satan).Des rumeurs persistantes font par ailleurs état de cas de corruption et de pillages au profit de certaines éminentes personnalités du RCD.Discussions Répondant à ces accusations, le président du RCD, Ernest Wamba dia Wamba, a affirmé que «des mesures ont été prises contre la corruption et les détournements de ressources au sein du mouvement, pratiques non généralisées».Un membre du RCD a expliqué que «les divisions au sein du mouvement sont doubles: la première est due aux volontés de certains de prendre des postes et de continuer le pillage du pays».«L'autre dissension touche au fond, il faut savoir si nous allons aux négociations [avec M.Kabila] ou pas.Il faut réunir autour d’une table l’opposition armée, l’opposition politique et le gouvernement pour négocier parce qu’une solution politique est indispensable», a-t-il ajouté.«Nous sommes tous unis contre Kabila et pour l’établissement de la démocratie en RDC», a affirmé mardi aux journalistes M.Wamba dia Wamba, après avoir rencontré les dirigeants rwandais à Kigali.«Il n’y a pas de divisions, il y a des discussions.Là où il y a des hommes et des intérêts, il y a toujours discussions, c’est normal», a déclaré de son côté à l’AFP Arthur Zahidi Ngoma, vice-président du RCD.Au cours de l’assemblée générale du RCD réunie depuis fin décembre à Goma (nord-Kivu), M.Ngoma s’est retrouvé en minorité en proposant d’élargir l’assemblée de 28 membres, à des personnalités de la zone sous contrôle de la rébellion.«Nous devons confirmer notre volonté d’apporter un vrai changement dans le pays, c’est à dire qu’une fois à Kinshasa nous apporterons non pas la dictature mais la démocratie.Nous ne pouvons pas promettre cela et refuser aujourd’hui l’ouverture de l’Assemblée», a ajouté Zahidi Ngoma.«L’assemblée générale se poursuivra jusqu’à l'implosion ou la consolidation du mouvement.Mais il y a le risque que notre projet de société échoue.Certains membres importants menacent même de quitter le mouvement», a souligné un dirigeant du RCD, qui a souhaité garder l’anonymat.Fiançailles princières Le fils cadet de la reine Elizabeth va convoler avec son amie, la «roturière» Sophie Rhys-Jones AGENCE FRANCE-PRESSE ondres — Ira reine Élizabeth, «ravie», a annoncé hier .—j le prochain mariage d’Edward, son plus jeune fils, et c e Sophie Rhys-Jones, avec le secret espoir que l'original ( e la famille se distinguera en échappant à la malédiction c u divorce qui a contribué à ternir le blason des Windsor.Edward, 34 mis, n’arrive qu’en septième position dans la ligne de succession au trône.Et le mariage avec la roturière qui partage sa vie depuis cinq mis, à la fin du printemps ou au plus tard à l’été, est censé rester une affaire familiale.Vraisemblablement en la chapelle du château de Windsor.Mais l’événement annoncé en milieu de matinée par le palais de Buckingham et accueilli par une avalanche de commentaires et de messages de félicitations, n'en constitue pas moins une excellente nouvelle pour la monarchie, embarquée dans une intense campagne de relations publiques après la mort de Diana et les divorces successifs de la princesse Anne, d’Andrew et de Charles.Ira personnalité de l’heureuse élue, très éloignée des deux autres brus qui s’étaient à tour de rôle brouillées avec la reine, cadre parfaitement avec l’image que tente de projeter Buckingham d'une famille royale moins compassée: plus proche du peuple, à défaut d’être totalement en phase avec le modernisme tous azimuts du «New Irabour» de Tony Blair.Avec son charme naturel et sa discrétion vantés par toutes les gazettes du royaume, cette fille de bonne famille âgée de 33 ans, professionnelle des relations publiques, a séduit la reine qui l’invite régulièrement en ses châteaux.Et la trouverait «charmante», croient savoir les chroniqueurs royaux.Fille d’un ancien vendeur de voitures reconverti dans la vente lucrative de pneus en Europe de l’Est, la jeune femme est à la fois skieuse et véliplanchiste, active dans diverses oeuvres caritatives dont une dirigée par le mari de la reine, et des soirées du Tout Londres.TOBY MELVILLE REUTERS Après trois divorces et un enterrement dans la famille royale, une promesse de mariage.EN BREF Trois plaintes déposées à Paris contre Fidel Castro Paris (AFP) — Trois plaintes, deux pour «crimes contre l’humanité», et une pour «trafic international de stupéfiants», visant le chef de l’État cubain, Fidel Castro, ont été déposées hier matin auprès de Injustice à Paris, a-t-on appris de source judiciaire.Ces trois plaintes avec constitutions de parties civiles, déposées par Me Serge Lewisch, aux noms de deux ressortissants cubains installés en France et d’un Français, devraient entraîner l’ouverture d’une information judiciaire à Paris.Les deux plaintes pour «crimes contre l’humanité» émanent d’un photographe français, Pierre Golendorf, et d’un peintre cubain, Irazaro Jordana, condamnés respectivement à des peines de prison par la justice cubaine, en 1971 et en 1982, dans le cadre selon eux, d’une campagne de répression contre les intellectuels, a-t-on précisé.Elles invoquent également les chefs de «pratique massive et systématique de la torture et d’actes inhumains, inspirés par des motifs politiques en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile».La troisième plainte, accusant Fidel Castro de «trafic international de stupéfiants, séquestration, tortures, assassinat et complicité» a été déposée au nom d’Ilea-na de la Guardia.Il s’agit de la fille du colonel Antonio de la Guardia, condamné à mort par un tribunal militaire, et fusillé à La Havane, le 13 juillet 1989, pour «actes hostiles contre un État étranger, trafic de drogues toxiques et abus de pouvoir dans l’exercice d'une charge», en même temps que le général Arnaldo Ochoa, ancien héros des corps expéditionnaires cubains en Éthiopie et en Angola.Episode marquant du régime castriste, le procès «Ochoa» s’est soldé par quatre condamnations à mort et dix peines de dix à trente ans de prison.L’ex-chef d’état-major veut remplacer Nétanyahou Tel Aviv (AFP) — L’ex-chef d’état-major Amnon Iipkin-Shahak a annoncé sa candidature hier aux élections au poste de premier ministre le 17 mai en Israël, en appelant les électeurs à se débarrasser du «dangereux» Benjamin Nétanyahou.«Nétanyahou est dangereux pour Israël.Nétanyahou doit partir», a affirmé M.Upkin-Shahak au cours d’une conférence de presse à Tel-Aviv, sa première depuis qu’il a quitté l'uniforme le mois dernier.«J’annonce ma candidature au poste de premier ministre d’Israël.Après avoir quitté l’uniforme, je me mobilise à nouveau comme citoyen pour défendre l’État d’Israël face aux menaces intérieures et extérieures», a-t-il dit.Ira populaire militaire, qui est novice en politique, veut se présenter à la tête d’un nouveau mouvement centriste qu'il entend créer pour mettre fin au traditionnel affrontement entre travaillistes et droite nationaliste.Il a promis une «révolution» pour sortir Israël de «l’état de guerre intérieure», ainsi que la poursuite des négociations de paix avec les voisins arabes.M.Iipkin-Shahak, 54 ans, a concentré ses attaques contre le premier ministre sortant, affirmant qu’en tant que chef d'état-major de janvier 1995 à juillet 1998, il avait freiné des «initiatives militaires» aventureuses de M.Nétanyahou.Mais il s’en est pris aussi à l’opposition travailliste, qui «n’a pas réussi à forger une réconciliation entre Israéliens».Amnon Shahak Lipkin- Turquie: nouvel échec dans la formation du gouvernement Ankara (AFP) — Les tentatives de former un nouveau gouvernement en Turquie ont une nouvelle fois échoué hier, le premier ministre désigné Yalim Erez ayant déclaré forfait, plus de quarante jours après la destitution de Me-sut Yilmaz pour «liens avec la mafia».Son abandon offre une nouvelle chance à Bulent Ecevit, chef du Parti de la gauche démocratique (DSP, gauche nationaliste), qui avait lui aussi tenté en vain de former un gouvernement le mois dernier, mais a reçu depuis le soutien surprise de Tansu Ciller, dirigeante du parti de la Juste voie (DYP, droite).Iras efforts de Yalim Erez ont donc été fortement compromis par Mme Ciller, qui a annoncé lundi un soutien tardif à un gouvernement dirigé par Bulent Ecevit, 73 ans.Tansu Ciller avait dans un premier temps rejeté sa proposition de former un gouvernement composé de son seul parti DSP, et il avait dû jeter l’éponge le 21 décembre. I.!¦: I) K V 0 I It .I !•: •! K I I) I 7 •! •' N V I K It | rr< xi-portés au Canada et en Australie (on u les Home Children) et.en très gram .» ., — près de 105 000 y sont passés — les autochtom u a ternats dits écoles résidentielles où beaucoup furem retimes de sévices honteux.Li sensibilisation à l'exploitâtion des jeunes i propre a notre époque, certes.Il y a 130 ans.le i> britannique Charles Dickens, presque a lui seul, mettre fin aux pires conditions qu’engendrait c.m talion en plaçant ces abus au centre de ses roman- rm : laires.Mais la mémoire est courte, l'imagination ünii; Ce qui est remarquable aujourd’hui, c'est le m presque universel dans nos sociétés occidental» lever le voile sur le passe et reconnaître les elle terme de ces abus commis il y a longtemps.; victimisation, encore à la mode?Ou une réévalua,, l’exercice du pouvoir?En 1997, la ministre fédérale de la Justice.Am, lan, a demande a la Commission du droit du Cana miner les vices contre les enfants places en etabL-et de faire rapport.Au printemps prochain, la Com .,-présentera un rapport final: récemment, elle a pi document de discussion pour susciter un débat put - or le sujet.«Aucun enfant ne décide de vivre en établissement• Commission, partant d’une prémisse évidente.< ¦ i.cs que soient les raisons du placement en établissement i ., / ' ne faut pas oublier que du point de vue de l’enfant, les « a sequences de ce placement sont presque toujours les men;,./; lui impose un changement important dans sa vie.lutétia, ment sans sa participation ou son consentement.• La Commission constate qu'un grand nombre de ces établissements »ont imposé à Ictus pensionnaires une m tie ou l'ensemble des conditions suivantes, à des degr.vers: l'isolement: la privation de pouvoir: l'humiliation mt l'avilissement.Chacun de ces facteurs a contribué a t'avons, r à la fois la perpétration des sévices et leur perpétuation ».L’un des éléments fascinants, dans cette description, a trait à la transformation des valeurs qui s'y trouvent, je me rappelle très bien l'époque où ces conditions — l'isolement, la privation de pouvoir et l'humiliation — mail at considérées comme sine qua non pour une éducation de qualité.Les grandes écoles privées au Canada anglais, tout comme les collèges classiques au Québec, s'inspirèrent, implicitement ou explicitement, de ce principe.Il y a cinq ans, James Fitzgerald, écrivain torontoi publié un livre intitulé Old hoys: jlte Powerful legacy of l fper Canada College — une collection de témoignages oraux d’anciens étudiants d'Upper Canada College, une des écoles privées d’importance historique.Ce que j'ai retenu du livre, surtout, c'est l’impression d'un long cri de rage et de douleur.(J’y étais étudiant et mon sentiment principal a l’endroit de cette école en était un de frustration et de colère devant la médiocrité de l'enseignement, maigre la réputation d’excellence qui lui était accolée.) Je n’étais donc pas plus étonné qu'il faut d'apprendre qu'il y a maintenant à Toronto un psychologue qui se spécialise dans le traitement des «survivants» des écoles privées.Mais tout cela est de la frime en comparaison de lassant collectif et individualisé qui a eu cours dans les internats pour enfants autochtones.Enlevés, transportes, isoles, humiliés, punis et souvent violés, ces enfants, qui n'avaient pas la permission de parler leur langue, furent déracinés comme peu d’autres.L’effet fut dévastateur — non seulement pour les individus, mais pour toutes les sociétés autochtones du Canada, qui ont subi ce déchirement.11 y a un an, en janvier 1998, la ministre des Affaires autochtones, Jane Stewart, a fait ce qu’on appelle une declaration de réconciliation: un peu moins que des excuses, mais c’est tout de même plus que ce que le gouvernement fédéral a jamais fait dans le passé pour reconnoitre le tort causé aux autochtones par les internats.Mais depuis, il y a une augmentation dramatique du nombre de poursuites civiles intentées par des autochtones.Selon 'Hic Calgary Herald, il y a des centaines d'autochtones d’Alberta et 1500 individus à travers le Canada qui poursuivent le gouvernement fédéral à cause des alle gation de mauvais traitements dans les internats.Ces écoles existaient dans toutes les provinces — sauf au Nouveau-Brunswick, à Terre-Neuve et a l’Ile-du-PriiK e-Edouard.Selon la Commission royale d’enquête sur les peuples autochtones, elles étaient créées «pour hier l'Indien dans l’enfant».La Commission du droit du Canada pose les jalons d'une politique nouvelle, d’une approche globale.«Elle veut encourager le développement d’une approche tint accorde des pouvoirs à ceux et celles qui en ont été privés, qui reconnaît la crédibilité de leurs voix, qui respecte la légitimiU de leurs besoins et qui cherche à leur permettre de se réinsérer dans les familles, les collectivités et les nations dont ils mt été séparés», dit le document de discussion.Sans l’avouer, c’est une proclamation radicale.On va voir si quelqu’un daigne l'écouter.gfrase r a globe and mail, eu Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction wlcdc-voir.com) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n'oubliez pas d'indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.i.K (J II 1 I* E I) I I) E Y O t R l.\ RÉDACTION loiirtuilislrs A l'infiirnintion générale et métropolitaine louis Lipierre (adjoint au directeur de l’information), Sylvain Blanchard.Ivan Chartier trie urbaim >, Yves d'Avigmu l .i ilnc, Kathleen I évrscnie (actualités politiques municipales), Caroline Montpctit.Isabelle l’are (sauté).Jean Bichette (justice).Serge Truffàut (questions urbaines ' ; ( Wile Tremblay [H, •mens) Mie' n.-1 >imi.i/et (rclrrtiun) lai Julie 1 remblay.M.n ie l l.nn.t • eut (eommh) Di dociimcntnlion’ Cilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Derome, Serge Uplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa) LA PUBLICITE CT LE MARKETING Martine Dubè (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint).Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine Coté, Marlene Cote.I-ouane I avoie i lirislinne I eu mil lactiues A Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Mit lieline Ruelland (publicitaires); Manon BlanchctteTurcotte, Geneviève I andry, Sylvie 1 nportc.Micheline 1 urgeon .Martine Berube (sicrètain ) l.\ l’KODI CI ION Jocelvn Arsenault (d/rcclt ur des approt isionni nu nts distnbut n ¦ : broducti in 1 Marie Prince Tmucon (responsable de lu production) Claudine Bedanl.Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Christian Goulet.Marie-Josée Hudon.Christian \ ien, Yanick Martel.Olivier Zuida.SERA K E A IA C LIEN TELE Johanne Brien (responsabh ).Hélène Ger-v.n Evelyne lalmnlé (responsabh d la promotion des abonnements).Monique t.’Heureux, lise Lichapcllc, Rachelle I-eclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), )etnmv-d'i\K Houde (secrétaire à la direction) ; Celine Furoy, Patrick Inkel (controleur), Ghislaine Diileur, Da-mull, \aniel (sccrétain administralivi '.Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross IA FONDATION PC DEVOIR Marcel Couture (président), Roger Boisvert (vice-president executif et directeur gt itérai) CLICHÉ RÉPÉTÉ A ECLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIME i.!•: i) I-: v din.i !•; .1 k r i> i 7 .1 .\ \ v 1 v.it 1 «1 • Devoir Inc.dont le siege social est situé au 2050, rue de Hleury.'r (Lige.Montréal.(Quebec), H3A 3M0.Il est imprimé par Imprimerie Quebeeor Lu «Ile 77 n.rue de Bourdeau, division «le Imprimeries Québécor Inc.012, rue Saiiit-Jacfpi» s Oue>t, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer *-t a diffuser les informations publiées dans l.c Devoir ls Devoir est distribué par Me aperies Dynamiques.division du (.roupe Québécor Inc.9(X), boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Lnvoi de publication Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec BOURQUE «Une organisation profondément sclérosée» SUITE DE LA PAGE 1 Gérard Divay, avec l’ensemble de l’équipe de direction de la Ville, sur la situation actuelle de l’organisation de l’administration montréalaise.«Le constat dégagé est sévère.Il révèle que l’organisation est profondément sclérosée sous l’angle de la gestion», peut-on lire dans le document de près de trente pages.Déjà il y a deux ans, le Vérificateur de la Ville avait indiqué dans son rapport annuel que «plusieurs règles comptables et de saine gestion sont transgressées» au sein du Service des finances.Ce constat avait provoqué une enquête du ministre des Affaires municipales, qui avait exigé par la suite un redressement.Une absence de planification stratégique Le rapport de la direction générale va beaucoup plus loin puisqu’il critique l’ensemble de l'administration municipale.On note l’absence de planification stratégique, la méconnaissance des clients, les relations de travail qui ne sont que conflictuelles, l’identification des employés à leur syndicat plutôt qu’a la Ville.«La mesure de performance n'est pas une préoccupation (.) nous refusons de nous comparer de peur du résultat, nous fuyons les indicateurs de crainte de devoir rendre des comptes, nous avons de la difficulté à travailler en équipe», indique-t-on dans le document.Rien ne fait toutefois état spécifiquement de la qualité de la fourniture des services à la population.Mais à la lumière de la lourdeur bureaucratique décrite, d’aucuns pourront se demander si les citoyens en ont pour leur argent.la question peut d’autant être soulevée qu’il est clairement indiqué dans le rapport que la situation financière est difficile et l’organisation «improductive et mal en point».La conseillère municipale de l’opposition Helen Fotopu-los voit dans ce document l’échec de l’administration Bourque.«C’est la confirmation de l’état lamentable dans lequel M.Bourque a placé Montréal.En quatre ans, il n 'a réussi qu'à exacerber davantage la situation à coup d’improvisation et de réformes introduites puis changées.C’est le bulletin de notes que M.Bourque aurait dû recevoir avant la tenue du scrutin», critique lyime Fotopulos, réélue en novembre sous la bannière d’Equipe Montréal.Pour cette dernière, la solution mise de l’avant n’est pas a la hauteur du problème soulevé «courageusement par les fonctionnaires».Dans la deuxième partie de ce document intitulé Four une administration plus proche des citoyens et plus performante, la direction générale soumet en effet aux élus du comité exécutif un projet de transformation de fond en comble de la machine administrative.Ainsi rouvre-t-on la porte à des projets de partenariat et de privatisation que Pierre Bourque avait enterrés en 1997 après avoir soulevé un tollé avec l’idée.«Il faut revoir nos façons de faire; questionner la pertinence de certaines activités; éliminer les opérations inutiles; augmenter la productivité de nos employés; modifier les encadrements pour les orienter sur les résultats», écrit-on.Le directeur général Divay recommande ainsi au comité exécutif de créer un comité d’orientation straté- gique qui supervisera la démarche de transformation.Au plus tard, le 30 septembre prochain, un plan d’action devra être adopté pour se mettre en place sur les trois prochaines années.Il est donc proposé de peser sur l’accélérateur dès janvier.la première étape devrait permettre notamment de réviser d’ici avril les activités de la municipalité (services à la population, de soutien et de gestion).De mai à septembre, il s’agira de déterminer les mesures à mettre en place ainsi que l’échéancier.Ce plan triennal se construira sur l’orientation politique déjà énoncée par M.Bourque, soit la décentralisation vers 17 quartiers.Ce comité stratégique sera présidé par le président du comité exécutif, Jean Fortier, bien que le grand responsable du projet de transformation demeure le maire.Il sera composé essentiellement d'élus de l’exécutif, du directeur général et du responsable du projet à être nommé.Parallèlement, un comité de transformation sera mis en place, formé de fonctionnaires soutenus par des experts externes.Ixi proposition suppose le versement d’une somme de quelque un million pour les honoraires professionnels.«Investir pour mieux économiser, c'est là une condition essentielle», peut-on lire.La réussite de cette entreprise dépend toutefois du désir véritable de l’équipe de Pierre Bourque de remettre la Ville sur ses rails.«Seule une volonté ferme, constamment affirmée et renouvelée et des décisions claires et courageuses pourront permettre de maintenir le cap, et cette responsabilité revient au premier chef aux élus», avertit la direction générale.PETRUCCIANI «Il est dans la lignée de Bill Evans, le pianiste des atmosphères nocturnes envoûtantes» SUITE DE LA PAGE I ans, de donner des concerts.Ixirsqu’il n’était pas en train d’étudier, Petrucciani faisait des démonstrations dans le magasin familial.Dans un entretien accordé au mensuel Jazz Magazine, il se rappela ceci: «Je travaillais dans le magasin, j’accordais les guitares et je faisais la démonstration des orgues, ceux qui avaient des languettes et une boite à rythmes.Quand des parents voulaient acheter un orgue à leur gosse, on me faisait descendre: "Tiens, Michel, tu fais une démonstration pour le mon-\ sieur?” Je jouais, le mec achetait, et revenait quinze jours après en disant: “L'orgue ne marche plus.Quand mon fils en joue, c’est pas comme le vôtre!” Sauf que moi, j’en faisais dix heures par jour.» Dans la famille, lout un chacun jouait d’un instrument.Son père de la guitare, un de ses frères jouait de la contrebasse.Les autres?On ne le sait pas.Chose certaine, alors qu’il était adolescent, Michel, le père et les freres se produisaient ici et là dans le Midi de la France.Et de quoi jouaient-ils?Du jazz, la passion du père que les fils partagèrent très tôt.Dans le cas de notre pianiste.Duke Ellington fut le premier héros, le premier modèle, le modèle qui compte.Une rencontre déterminante En 1977, alors qu’il avait à peine 15 ans, le batteur Kenny Clarke, reconnu pour avoir «inventé» les rythmes du bebop, le remarqua et l’engagea illico.Un j an plus tard, c’est au tour du trompettiste Clark Terry, la principale influence de Miles Davis, d’embaucher le temps de quelques concerts le pianiste.Sa réputation est alors en marche.Quelques mois après son tour de piste en compagnie de Terry, une rencontre singulière, ou plutôt une rencontre déterminante, déterminante pour le pianiste, a lieu dans le sud de la France.Chuck Israels, contrebassiste ayant fréquenté Bill Evans, l’IDOLE de Petrucciani, apprécie tellement le style à la fois lyrique et énergique de ce dernier qu’il décide lui aussi de faire appel à son jeu.Kenny Clarke, Clark Terry, Chuck Israels.II n’en fallait pas plus pour que Petrucciani soit invité dans un studio.Il y retrouve alors le batteur Aldo Romano, le tromboniste Mike Zwerin et son frère Louis, contrebassiste.Bon.Ils mettent sur bande près d'une heure de musique.Intitulé Plash, l’album qui sort fait mouche.C’était en 1980.Dans la foulée, Michel Petrucciani est en mesure de former un trio permanent en compagnie de Romano et du contrebassiste Jean-François Jenny-Clark.Il y a un mois à peine, Jenny-Clark, contrebassiste ayant accompagné tous les grands comme Dexter Gordon et Ben Webster ainsi que les modernes comme Omette Coleman et Archie Shepp, est mort des suites d’une longue maladie.Toujours est-il que la passion de Petrucciani pour, entre autres choses, l’œuvre de l’écrivain Henry Miller se traduit par ceci: il s’installe à Big Sur en Californie.11 y fait alors la connaissance du saxophoniste ténor Charles Lloyd.Ce dernier, après une longue, très longue mise entre parenthèses toute consacrée à l’étude comme à la pratique du bouddhisme, décide que son retour à la scène se fera avec Petrucciani.Et c’est alors, grâce aux enregistrements réalisés pour la fameuse étiquette ECM, que le nom de Petrucciani s’imprime définitivement sur le cours du jazz.Iœs tournées ne sont plus nationales mais mondiales.Les éloges ne sont plus franco-françaises mais toutes aussi mondiales.Il joue et enregistre avec Lee Konitz.Entre le saxe alto du dernier et le piano de notre homme.C’est Toot Sweet, un album, un duo, encore considéré par les critiques européens comme un des sommets du jazz des années 80.Avec le gratin du jazz Par la suite, sa réputation bien établie, Petrucciani joue avec ce qu’il est convenu d’appeler le gratin du jazz.C’est Joe Henderson un jour, Wayne Shorter le lendemain.C’est les meilleurs contrebassistes, c’est Gary Peacock, Buster Williams, Cecil McBee, Charlie Haden.C’est également les meilleurs batteurs, c’est Billy Hart, Roy Haynes, Billy Higgins, Jack Dejohnette.C’est aussi, voire surtout, ceux qui ont beaucoup joué avec Bill Evans.Avec les anciens compagnons du grand Bill, Michel Petrucciani a signé un des meilleurs albums en trio des années 80: Live At Vie Village Vanguard.Avant comme après cet album, le pianiste né à Orange s’est produit au Festival de Montréal.I* dernier mot?Il appartient au critique Philippe Beaudoin: «Il est, dans la lignée de Bill Evans, le pianiste des atmosphères nocturnes et envoûtantes.»
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