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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-01-11, Collections de BAnQ.

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-?F 0 N I) É E N 19 1 0 Vot.,\ < X " (U MO NT Illi Al, , 1.K 1.1' N 1) 1 II .l.\ X V 1 L II 1 !l 9 9 8 7 c + 1 A \ i:s\ 1 $ / T »> U o X T o 1 $ PERSPECTIVES Du neuf avec du vieux Les disques de l’année?Pour la majorité des critiques de ce bas monde, les meilleurs disques de l’année sont un coffret de Bruce Springsteen et un album de Bob Dylan.Dans un cas comme dans l’autre, les disques de l’année 1998 sont faits de morceaux enregistrés il y a bien des années de cela.Et alors?Le malaise de l’industrie se confirme.L’ENTREVUE Josette Ferai: rapproche les deux solitudes théâtrales, page B 1 CULTURE "S * ^ LES SPORTS ir mJje?T Les Boys ont talonné Jets et Falcons en 1^^-' W( * les méga-productions ^ finale de conférence, américaines, page B 8 T page B 5 Pour une réforme majeure de la SQ Me Jacques Bellemare préconise la création d’un FBI québécois complètement indépendant de la gendarmerie Se rge Truffant e coffret de quatre compacts mis en marché juste avant Noël, celui de Springsteen, rassemble des pièces enregistrées entre la première moitié des années 70 et le début de la présente décennie.Le coffret en question s’intitule Tracks.Le disque de Bob Dylan est en fait le nettoyage d’un enregistrement pirate réalisé en 1966 lors d’un spectacle du grand Bob à Manchester.Ces deux artistes sont liés à Columbia, donc à Sony.C’est à noter, ces deux chanteurs font partie d’une catégorie pour ainsi dire hors catégories.Avec les Rolling Stones, ils sont membres, ainsi que l’ont constaté les analystes et investisseurs de Wall Street, d’un club très sélect.D’un club que l’on qualifie ainsi parce qu’il rassemble des musiciens qui, lorsqu’ils sortent un nouvel album, favorisent également l’achat d’une production plus ancienne.On achète le nouveau et un ancien.À la faveur d’études signées par certaines grandes firmes de courtage de Wall Street, les bonzes de l’industrie ont appris que leur intérêt et celui des actionnaires consistaient à gonfler et à maintenir l’achalandage.Autrement dit, lorsqu’un de ces artistes ne prévoit pas sortir un album dans l’année, on puise, ainsi qu’on vient de le faire, dans un catalogue qui s’étend parfois sur plus de trente fins.On rassemble un certain nombre de pièces.On les met en marché.Et.Et on canalise les énergies sur la mise en marché avec d’autant plus d’ardeur qu’on met le paquet, de dol-?* lars s’entend, sur tout ce qui a trait au marketing.En fait, on profite du déplacement budgétaire qu’une telle démarche implique.Publier aujourd'hui des pièces enregistrées il y a des lunes, c’est tout bénéfice îxnir les directions de ces compagnies.C’est ainsi parce qu’il y a longtemps que les ingénieurs, musiciens et autres ont été payés.Autrement dit, publier aujourd’hui des morceaux imprimés sur ruban il y a longtemps de cela, c’est faire l’économie des coûts inhérents à la production, qui atteignent des millions et des millions de dollars.Toujours est-il que le succès rencontré jusqu’à présent par ces deux publications rappelle ou révèle, souligne ou confirme que les choix arrêtés par les directions des conglomérats sont faits en fonction d’une génération et une seule, soit, on le devine, les 35 ans et plus.Il est assez fascinant de constater que les patrons des Columbia, WEA PolyGram et autres, conjuguent la culture de leur entreprise avec la prudence quasi absolue.Celle, en tout cas, que dicta, il y a quatre ou cinq ans de cela, la firme de courtage en valeurs mobilières Goldman, Sachs.En deux mots, l’étude confectionnée par cette firme indiquait que les 35 ans et plus étaient davantage enclins à acheter les productions d’artistes qu’ils connaissaient depuis longtemps plutôt que les nouveautés.Le hic comme le problème, c'est qu’en maintenant, voire en renforçant une stratégie qui consiste littéralement à faire dq neuf avec du vieux, ces compagnies se retrouvent selon certains analystes dans un cul-de-sac qui risque fort de bénéficier à long terme aux petites compagnies.Avant tout, il faut souligner que depuis l’acquisition de PolyGram et la fusion de celle-ci avec MCA, la part de marché de Seagram dans l’industrie de la musique est de 40 %.Ajoutons les 30 % de Sony-Columbia, et on observe que ces deux compagnies ont la mainmise sur 70 % de l’industrie mondiale.Et alors?La taille respective de Seagram et de Sony oblige ces dernières à privilégier l’économique sur le culturel.Lorsqu’on a atteint la masse critique d’un Seagram ou d’un Sony, on a une forte inclination pour ceci: on coupe les prix.Dans un premier temps, c’est tout bénéfice pour le consommateur.Mais.Il y a trois ou quatre ans de cela, Deutsche Grammo-phon, aujourd’hui propriété de Seagram, avait mis tous les disques de son catalogue à des prix comme on dit imbattables.En conséquence, «ils ont casse toute autre possibilité de production.Depuis, la part du classique dans le marché du disque est tombée de 15 à 7%», a souligné il y a quelques semaines de cela Patrick Zelnick, ex-mejnbre de la direction de Virgin.A quelques dollars près, le monde du rock-pop-varié-tés vit à peu près ce que le monde du classique vit.En multipliant les rééditions, en misant davantage sur le vieux, on casse, pour reprendre les mots de Zelnick, toute autre possibilité de production.Certains artistes ne s’y sont pas trompés.Après Todd Rungren, The Band et quelques autres, voilà que le groupe Public Enemy vient de causer tout un émoi.Comment cela?Cette formation très populaire auprès des jeunes a décidé récemment de télécharger certains titres inédits pour le bénéfice d'internautes.Cela, évidemment, a provoqué la fureur de leur compagnie.Mais cela annonce peut-être bien ce que l'un des bonzes de la pop britannique a prédit.Selon Alan McGee, producteur notamment du groupe Oasis, Internet et le conservatisme des grandes étiquettes vont provoquer la mort de ces dernières d’ici cinq à dix ans.M É T É 0 Montréal Québec Faible neige le tua- Ciel variable, tin.Dégagement Max:-10 Min:-19 en après-midi.Max: -10 Min: -10 Détails, page B 6 I) K X Annonces .B (i Le monde .Ali Avis publics.A 6 Les sports .B 5 Culture .B 8 Mots croisés.B fi Economie .B 2 Planète .B 4 Editorial .A 8 Religions .B 6 Entrevue .B 1 Télévision .B 7 www.lodevoir.com JEAN CHARTIER LE DEVOIR Mr Jacques Bellemare, qui a participé à de nombreuses enquêtes sur la police, se demande si le moment n’est pas venu de procéder à une réforme majeure de la Sûreté du Québec et de créer un FBI québécois, chargé des enquêtes criminelles, complètement distinct de la gendarmerie.L’ex-président du Groupe de travail chargé d’examiner les pratiques en matière d’enquêtes criminelles au sein des corps de police du Québec (du 15 septembre 1995 au 26 novembre 1996) refuse de parler de la commission Poi-tras, mais il continue de réfléchir à la question de la police depuis la remise de son rapport et confie qu’il irait plus loin aujourd’hui qu’en novembre 1996.«La problématique n’est plus tout à fait la même, a-t-il déclaré au Devoir lors d’une entrevue exclusive.D’ici un an les principaux patrons des enquêtes criminelles ne seront plus là.» Aussi, le moment paraît idéal pour un changement en profondeur au lieu d’une simple mutation de personnel.L’avocat criminaliste précise que les commissaires et Enfants sur la ligne de tir Dans la rue Alors que des milliers de manifestants réclamaient samedi la libération des prisonniers de l’ETA, les nationalistes basques se prennent à rêver d’un pays membre de VUnion européenne CHRISTIAN RIOIIX ENVOYÉ DU DEVOIR À BILBAO Deuxième d’une série de quatre articles Bilbao — Plusieurs dizaines de milliers de Basques ont manifesté samedi sous la pluie battante dans les rues de Bilbao pour réclamer l’amnistie en faveur des 500 prisonniers de l’ETA qui croupissent dans les prisons espagnoles.Les manifestants exigeaient notamment le retour au pays des prisonniers éparpillés aux quatre coins de l’Espagne et aux îles Canaries.Symbole de l’unité retrouvée du mouvement nationaliste basque, la manifestation unitaire regroupant les syndicats basques était dirigée par les principaux leaders des partis nationalistes, en particulier Arnal-do Otegi, chef du bras politique de l’ETA (Herri Batasuna), et Xabier Arzalluz, leader du Parti nationaliste basque (PNV).Inimaginable il y a quelques mois à peine, la réunion de cet exterroriste et de cet ancien jésuite symbolise le renouveau du nationalisme basque depuis que l’ETA a décrété, le 12 septembre dernier, une trêve qui semble devoir durer.Celle-ci a eu pour résultat immédiat la constitution le mois dernier d’un gouvernement composé uniquement de partis nationalistes et soutenu par Herri Batasuna.En même temps que les terroristes déposaient les «Le Pays basque est aujourd'hui en première vitesse [.] et sera en mesure de poser sa candidature à l'Union européenne vers 2003 ou 2004», dit Joseba Egibar armes, la principale force nationaliste du pays, le PNV traditionnellement modéré, changeait de discours.«Le Pays basque est aujourd’hui en première vitesse [.] et sera en mesure de poser sa candidature à l'Union européenne vers 2003 ou 2004», déclarait Joseba Egibar, un porte-parole du parti qui saluait l’arrivée de la monnaie unique européenne.Le Pays basque est déjà membre de l’Union, répliquait aussitôt le Parti socialiste espagnol (PSOE).puis-qu'aux dernières nouvelles il faisait encore partie de l’Espagne! Escalade verbale ou symptôme d’une véritable radicalisation?«Avec la trêve de l’ETA, explique Xabier Arzalluz, nous sommes entrés dans un nouvel épisode de notre histoire politique.» Cet homme pragmatique qui parle aussi bien le français, l’anglais, l’allemand, l’espagnol que le basque est un peu le Lucien Bouchard du pays.Pour lui, pas de «conditions gagnantes» ni de référendum en vue.Ce qui n’empêche pas l’ancien jésuite, devenu avec les années le leader naturel du mouvement national basque, de savoir prêcher le chaud et le froid.«Notre premier problème, c’est d'obtenir la paix, dit-il.Un compromis est possible.L'ETA et le président Aznar ont le même problème.L’organisation terroriste doit modérer ses militants les VOIR PAGE A 10: BASQUES REUTERS UNE JEUNE ECOLIERE britannique, faux pistolet en main, observe une minute de silence à la mémoire des centaines de milliers d’enfants morts au combat dans divers pays d’Afrique, d’Asie et d'Amérique latine.La cérémonie, organisée par Amnistie internationale devant le monument aux morts de Ixmdres, vient souligner la publication d'un rapport intitulé Les Enfants sur la ligne de tir.Nos informations en page A 7.Les Basques face à la paix leurs avocats ont été très discrets durant la période des audiences mais que les choses ont changé depuis deux ans: «Us recommandations de la commission Poitras risquent de décapiter le bureau des enquêtes criminelles de la Sûreté du Québec.Si vous y ajoutez les départs d’officiers par les retraites ou autrement, vous n’aurez plus que des soldats, sans chefs.» Dans ces conditions, le problème du recrutement d’officiers va se poser.«Il faut faire revivre un Bureau des enquêtes criminelles le plus rapidement possible.Ou on laisse VOIR PAGE A 10: SQ LES ACTUALITÉS La STCUM rappelle ses 360 Novabus À lire, page A 3 Jean McEwen (1923-1999) Partir comblé i «C’est un géant de la peinture qui décède», dit Molinari Les bons moments ont tous une fin.Le peintre Jean McEwen, à qui l’on venait tout juste de remettre le très mérité prix Paul-Emile Borduas pour une carrière artistique bien remplie, nous a quittés subitement samedi, en soirée, à la suite d’un arrêt cardiaque.Déjà en 1993, son cœur lui jouait de cruels tours.Né en 1923 à Montréal, il a mené sa carrière en peinture avec rigueur, pendant plus de cinquante années.BERNARD LAMARCHE Ralenti ces dernières années par un malaise cardiaque qui l’avait forcé à prendre sa retraite de l’enseignement, il présentait encore récemment des toiles d’une belle vigueur, ses Poèmes barbares comme il se plaisait à les nommer, à la galerie Simon Blais.En fin de parcours, il désespérait de remporter le prestigieux prix Borduas: «Je commençais à être jaloux, disait-il avec humour.Je me sens maintenant réhabilité, peut-être.J’aurais vécu sans cela, mais cela me fait plaisir, puisque Borduas a été un initiateur en peinture.D’avoir le prix maintenant, je trouve que cela VOIR PAGE A 10: MCEWEN L’Irak fait monter la tension Bagdad entend rejeter les résolutions «iniques» de l’ONU AGENCE FRANCE-PRESSE Bagdad — Le parlement irakien a élargi hier au Conseil de sécurité le champ de la bataille avec Washington et Londres, en appelant le président Saddam Hussein à rejeter les résolutions «iniques» de l’ONU.L'appel de l’Assemblée nationale au chef de l’État est intervenu alors que les responsables irakiens remettent en question depuis quelques jours une résolution de l’ONU qui fixe la frontière entre l'Irak et le Koweït.Dans la nuit, le Koweït a réuni son conseil supérieur de la défense et décidé de mettre certaines de ses unités militaires en état d’alerte, pour faire face aux menaces irakiennes, a annoncé l’agence officielle KUNA.Le conseil, qui s'est réuni sous la présidence du ministre de la Défense, cheikh Salam Sabah al-Salam al-Sabah a passé en renie, selon KUNA «la situation militaire intérieure en raison des dernières menaces du régime irakien contre le Koweït».Le Conseil a décidé de mettre «certaines unités militaires en état d’alerte et de rappeler certaines catégories de réservistes», a indiqué l’agence.La déclaration du parlepient marque une nouvelle étape dans l’escalade avec les États-Unis et la Grande-Bretagne depuis les frappes qu’ils ont menées en décembre contre l'Irak.Durant les frappes, l’Irak avait annoncé son refus d’autoriser les exjjerts en désarmement des Nations unies VOIR PAGE A 10: IRAK Lire aussi en page A 8 ¦ L’éditorial de Jocelyn Coulon LES ACT U ALITÉS Rupture des négociations entre la Ville et ses pompiers B À lire, page A 2 5330119972 &Vc I.K I) K V 0 I lî .I.E I.U N DI II .IA N V I V.II I !) Il II A 2 LESA C T U A LIT É S Les négociations avec les pompiers sont rompues Les négociations sont rompues depuis samedi entre la ville de Montréal et le syndicat des pompiers.C’est le dernier rebondissement dans un conflit qui a été marqué, depuis la mi-décembre, par un durcissement des positions, des actes de vandalisme, et le peu de succès des quelques tentatives de rapprochement.MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Les négociations sont rompues depuis samedi entre l’Association des pompiers de Montréal et le Service de prévention des incendies de Montréal (SPIM).Le conciliateur Fernand Matteau a ajourné la conciliation après une séance qui avait lieu samedi après-midi.Dans un communiqué diffusé samedi en fin de journée, les représentants de la Ville de Montréal se sont déclarés d’accord avec l’ajournement; ils se sont aussi dits «très déçus» dé la tournure des événements, et déplorent que l'Association ait toujours maintenu «une position rigide qui ne pouvait déboucher sur un rapprochement pour mettre fin au conflit».«Tout est ajourné sine die, confirmait hier Alain Laforce, porte-parole au SPIM.Le négociateur a mis fin lui-même à la conciliation, devant l'impossibilité de rapprocher les parties.» Par ailleurs, lors de l'intervention des pompiers, samedi soir, à un incendie rue Jean-Talon qui a fait un mort, le système de radiocommunication aurait été utilisé par des pompiers pour proférer des injures et des menaces .«L'incident, qui nous a été rapporté par le Centre de communication, aurait duré entre une minute et une minute et demie, dit Alain Laforce.Mais, d’après ce que l’on sait, cela n'a en rien affecté l'efficacité de l’intervention.» Le conflit entre le syndicat des pompiers et la Ville a été marqué, depuis le 12 décembre dernier, par divers actes de vandalisme de la part des pompiers, allant des graffitis sur les murs des casernes et sur les camions jusqu’aux tuyaux perforés, en passant par le sabotage de matériel informatique.Le conflit porte sur l’application de certaines dispositions mentionnées dans la dernière convention collective, adoptée en avril dernier.Ces dispositions concernent notamment le nombre minimum de pompiers Ce «plancher d’emploi») embauchés et de véhicules qui doivent être en fonction, de même que la caisse de retraite.Selon l’entente d’avril dernier, le SPIM est tenu de garder en poste 1557 pompiers.Actuellement 30 postes sont vacants, et l’Association des pompiers ne s’estime pas satisfaite du rythme des embauches qui visent à les combler.L’association exige maintenant le paiement rétroactif des salaires pour ceux qui seront embauchés pour combler ces postes.L’entente prévoit aussi que 91 camions soient dis|x>-nibles en permanence, mais la Ville plaide que, en raison de bris mécaniques qui surviennent parfois, cette mesure l’obligerait à payer inutilement des pompiers alors qu’elle ne dispose pas de l’équipement nécessaire.«Ce sont encore les deux points sur lesquels les négociations achoppent principalement: le plancher d’emploi et le nombre de véhicules en fonctionnement», disait hier Alain Laforce.La direction du SPIM doit faire un rapport sur la situation au comité exécutif dans les prochains jours.Le conflit, depuis le début, a été marqué par le durcissement des positions, l’escalade dans les moyens de pression et le peu de succès des quelques tentatives de rapprochement Après avoir obtenu, vers la mi-décembre, une injonction sommant les pompiers de mettre fin au vandalisme, la Ville avait envoyé, le 24 décembre dernier, une mise en de-meure au président de leur syndicat.Fernand Matteau, chef médiateur au ministère du Travail, a été nommé conciliateur à la fin décembre, pour tenter de rapprocher les deux parties.Plusieurs rencontres av;üent eu lieu depuis, d’abord entre Noël et le jour de l’an, puis la semaine dernière, en présence de Michel Gohier, chef négociateur de la Ville de Montréal, René Chalifoux, directeur des ressources humaines du SPIM, et Gaston Gauvel, président de l’Assooip-tion des pompiers de Montréal.Gaston Gauvel, président de l’Association, qui s’est montré avare de commentaires depuis le début du conflit, n’a pas pu être joint hier.Depuis le début du conflit, 43 pompiers avaient été suspendus par la Ville pour avoir refusé de nettoyer les camions souillés de graffitis.Au début de la semaine dernière, ils avaient toutefois fini par obtempérer.«Depuis quelques jours, les choses avaient plutôt tendance à rentrer dans l'ordre sur le terrain, dit Alain Laforce.Us enquêtes sont en cours quant aux actes de vandalisme qui ont eu lieu par le passé.» Selon lui, aucune enquête n’est cependant prévue en ce qui concerne l’incident de samedi soir.«L'efficacité des secours n’a aucunement été affectée», dit-il.À tous nos La semaine dernière, Dame Nature a complètement mis sens dessus dessous le réseau aérien en Amérique du Nord.Et comme elle ne peut présenter ses excuses, nous le faisons.Chez Air Canada, nous sommes profondément désolés que vous ayez subi des annulations, des retards et d'interminables attentes dans les aéroports.Que s'est-il passé?Nous savons gérer les tempêtes de neige mais, cette fois-ci, certains facteurs hors de notre contrôle jouaient contre nous : • Les opérations de déglaçage des avions à Toronto n'arrivaient pas à combattre la violence de la tempête.Ainsi, des milliers de passagers furent renvoyés au terminal après des heures d'infructueuses tentatives de décollage.• Au même moment, cette forte tempête paralysait entièrement le réseau aérien de Saint Louis à Montréal.• De nombreux clients et employés ont dû lutter contre la tempête pour atteindre l'aéroport à Toronto.Ceux qui ont réussi à atteindre leur lieu de travail ont dû relever un autre énorme défi : nous vivions une situation difficile et comme nous l'avions prévu, le dimanche 3 janvier (jour de la tempête) a été la journée la plus achalandée en 61 ans d'histoire.Nous ne nous sommes pas ressaisis assez rapidement.Nous tenons donc à vous remercier pour la grande patience dont vous avez fait preuve alors que nous remettions notre réseau sur pied.Nous profitons également de cette occasion pour dire un gros merci à ces employés qui se sont largement dépassés partout dans le monde.À tous ceux et celles qui n'ont pas compté leurs heures, qui n'ont dormi que quelques heures dans leur bureau ou à l'aéroport avant de se remettre à la tâche ou qui ont fait un travail qui normalement n'est pas le leur.Nous aimerions citer en exemple quelques personnes.Nous remercions les deux agentes de bord de Toronto qui ont acheté des couches pour plusieurs bébés qu'elles ont aperçus à l'aéroport.Le mécanicien de Calgary qui a acheté et distribué du café et des beignes aux passagers.Le bagagiste de Winnipeg qui, tellement occupé, en a oublié de téléphoner à la maison et dont la femme a envoyé la police à sa recherche, douze heures plus tard.L'agente à l'enregistrement des passagers, en vacances à Montréal, qui a relevé ses manches pour enregistrer des passagers.Et, ce commandant qui après une journée complète de travail, déplaça des passagers en fauteuil roulant plusieurs heures d'affilée.Air Canada a une solide expertise dans la gestion des opérations hivernales.Notre réputation en la matière est reconnue partout dans le monde.Les Canadiens et les Canadiennes exigent beaucoup de nous.Nous savons qu'en ces circonstances, souvent hors de notre contrôle, nous en avons déçu plusieurs d'entre vous.Veuillez nous excuser.AIR CANADA A WW, Bain russe VLADIMIR SUVOROV RKUTKRS QUELQUES MOSCOVITES n ayant pas froid aux yeux ont pris part, samedi, à un concours de natation dans un des parcs de la ville.La compétition du parc Lyublino est une façon, pour les amateurs de baignade hivernale, de fêter le Noël orthodoxe russe.Incendie mortel (PC) — Une femme de 99 ans, grièvement blessée samedi soir dans l’incendie d’une résidence pour personnes âgées de Montréal, a succombé hier à ses brûlures.La nonagénaire avait été brûlée au troisième degré sur 30 % de son corps.On croit que la victime se serait endormie avec une cigarette à la main.De Trois-Rivières à Nancy Nancy, France (AP) — Une jeune habitante de Nancy, en France, a demandé l’aide de la jxilice, des associations caritatives et du quotidien régional L'Est Républicain pour retrouver David, un sans-abri de 19 ans originaire de Trois-Rivières, dont elle a pu contacter la mère qui le recherchait depuis deux ans.Selon L'Est Républicain, qui rapportait hier cette histoire, Yami, une Nan-céenne d’une vingtaine d’années, a fait connaissance avec David près de la gare de la ville.L* jeu ne homme, avec qui elle avait partagé son sandwich, lui a raconté comment il avait quitté sa famille sans prévenir il y a deux ans pour aller rejoindre sa petite amie en Angleterre, et comment, après une série de mésaventures, il avait fini par errer avec son chien dans les rues de Nancy.Le jeune Québécois lui ayant confié qu’il souhaitait revoir sa mère, Yami a décidé de l’aider et a réussi à joindre sa famille, qui désespérait de le retrouver.I il meilleure amie de la mère du jeune homme devait prendre l’avion aujourd’hui de Montréal pour rejoindre la lorraine.Seulement, dans l’intervalle, le jeune David a disparu.La jeune fille a donc lancé un appel ixtur le retrouver.Fossiles découverts Addis Abeba (AP) — Des fossiles qui pourraient être ceux d’un ancêtre de l’homme et seraient vieux de cinq millions d’années ont été découverts en Ethiopie, selon le quotidien en langue anglaise Ethiopian Herald.Une équipe de chercheurs représentant 13 pays a découvert les fossiles dans la vallée d’Awash, où des ossements — datant de 3,2 millions d’années — de l’hominidé I .ucy, connu scientifiquement sous le nom d’Aus-tralopilhecus afarensis, avaient été trouvés en 1974, a rapporté hier le journal.L’un des chercheurs, le professeur Tim White de l’université de Californie à Berkeley, a qualifié Ruée sur les vins Uns MARTIN C.CHAMBKRLAND STARR GRAY effectuait ses emplettes à la «S.A.Q.Sélection» de l’avenue Président-Kennedy, hier à Montréal, avant l’augmentation des tarifs.Dès aujourd’hui, le prix de plusieurs vins et alcools augmente, dans certains cas jusqu'à 20 %.Les hausses sont ducs à la révision des taux de change et à l'augmentation des prix de gros par les fournisseurs.notamment les producteurs de champagne, qui prévoient une hausse de la demande à l’approche de l’an 2000.Les succursales de la Société des alcools ont été prises d'assaut ce week-end et, à bien des endroits, les consommateurs ont pratiquement vidé les rayons de vins fins.A la succursale de l’avenue Président-Kennedy, on était presque à cours de champagne, hier en fin de journée.Chrétien a l’âge de la retraite PRESSE CANADIENNE Ottawa — Soufflant aujourd’hui ses 65 bougies, le premier ministre Jean Chrétien est maintenant citoyen de l’àge d’or.L’opposition à la Chambre des communes a beau marteler que M.Chrétien est l’homme du passé, celui-ci glisse vers ses 65 ans en faisant peu de bruit.Une porte-parole du bureau du premier ministre a même affirmé que la journée d’aujourd’hui serait «une journée de travail normale, comme n'importe quelle autre», bien qu’une fête puisse avoir lieu à la résidence du 24 Sussex, à Ottawa, au cours de la semaine.Quant à savoir si M.Chrétien serait prêt à se retirer de ses fonctions, il avait lui-même démenti ces rumeurs de démission, lors d’un congrès du parti tenu en mars 1998, en indiquant que la majorité recueillie aux élections de 1997 était la plus importante jamais obtenue par un premier ministre libéral.Ix plus vieux premier ministre de l’histoire a également été le premier, John A.MacDonald ayant tenu les rênes du gouvernement jusqu’à l’âge de 76 ans, en 1891.M.Chrétien a passé la journée d’hier à Morin Heights, dans les Laurentides, avec sa famille, où il a pour la première fois tâté du surf des neiges.IVlicHel PLAISENT Les sceptiques se moquent des sombres prédictions de l’an 2000 Toronto (PC) —- Des avions qui tombent du ciel, des pannes d’électricité à grande échelle, des réseaux informatiques hors service, une pénurie d’eau et de nourriture: tels sont les scénarios du 1er janvier de l’an 2000 qui en inquiètent plus d’un.Mais ce ne sont rien de plus que des superstitions farfelues, affirment certains sceptiques.Ce fut le cas au Moyen Âge et c’est le cas aujourd’hui, 1000 ans plus tard.«Nous sommes aussi crédules et superstitieux que toujours», croit Mark Kingwell, professeur associé en philosophie à l’Université de Toronto.Son homologue Bob Martin, de l’Université Dalhousie, à Halifax, affirme que le sentiment de panique qui envahit plusieurs personnes n’est rien de bien nouveau.Des documents historiques montrent que les gens étaient terrifiés dans les derniers jours de 999, la population européenne s’inquiétant alors de l’arrivée d’un antéchrist ou de la fin du monde.La terminologie était alors religieuse.Ixs sombres prédictions ont souvent été associées à la «magie des chiffres», dit M.Martin.Ce phénomène s’applique encore aujourd’hui.«Au-delà du bogue informatique, il y a une peur bleue de la magie des chiffres, comme si cela avait quelque effet que ce soit sur la vie.» D avance que les gens s’accrochent au bogue pour justifier cette peur du mystique.Pour sa part, M.Kingwell croit que la population est si dépendante de la technologie informatique que l’éventualité d’un problème généralisé est très troublante.Paul Hoffert, directeur du Centre de recherche Cultech à l’Université York, est d'avis que la question du millénaire a été largement surexploitée.Exception faite des bogues d’ordinateur, prévoir un problème à l'aide de la teclr nologie informatique est simple.Ce dernier ne serait d’ailleurs pas surpris si l’an 2000 engendrait moins de problèmes que la crise du verglas de janvier 1998.Un pacifiste canadien en cour en Israël Hébron (AP-PC) — Un pacifiste canadien, Pierre Shantz, doit comparaître en cour en Israël, aujourd’hui, pour y être accusé de s’être interposé face à des militaires israéliens aux prises avec des manifestants palestiniens à Hébron, en Cisjordanie.M.Shantz, 24 ans, d’Elmira, en Ontario, et plusieurs autres membres des Christian Peacemaker Teams, dont le siège est situé à Chicago, ont été déplacés de force par la police israélienne après qu’ils eurent pris position face aux troupes israéliennes chargées de surveiller quelque 200 protestataires palestiniens tentant de se rendre jusqu’à une mosquée, en dépit d’un couvre-feu imposé par Israël à Hébron.«Nous pensions que nous devions aller au-devant pour dire ata soldats de ne pas tirer parce qu'il s’agissait d’une manifestation pacifiste», a déclaré Sara Reschly, 26 ans, de l’Iowa, arrêtée en compagnie de Shantz, mais relâchée hier soir.«Les soldats se sont mis à prendre la rue d’assaut, leursfitsils pointés [en direction des manifestants], a-t-elle ajouté.Nous avons crié: «Ne tirez pas».» Linda Menuhin, porte-parole de la police israélienne, a indiqué que les deux pacifistes avaient été arrêtés pour s’être interposés face aux policiers et pour avoir agressé l’un d’eux.Reschly a nié ces accusations.Un autre membre des Christian Peacemaker Teams sur place lors de la manifestation.Mark Frey, a dit avoir vu un soldat gifler Shantz à deux reprises, fl a ajouté que le pacifiste ontarien, qui demeurait hier soir en détention, n’avait pas répliqué.Selon un porte-parole de la section ontarienne des Christian Peacemaker Teams, Doug Pritchard, Shantz pourrait voir sa détention prolongée ou encore il pourrait être dé|x>rté ou tout simplement libéré, lors de sa comparution d’aujourd’hui.Excel 97 pour Windows 95/98/nt 106 pages-15.50$ loto-québec Tirage du 99-01-09 1 3 18 23 24 35 Numéro complémentaire: 29 GAGNANTS LOTS 6/6 1 10 000 000,00$ 5/6+ 11 96 775,00 $ 5/6 430 1 980,50 $ 4/6 27 543 59,20 $ 3/6 508 726 10$ Ventes totales: 27 075 760 $ Prochain gros lot (approx.): 2 000 000 $ GAGNANTS LOTS Tirage du 99-01-09 4 9 14 17 24 45 Numéro complémentaire: 25 1 000 000 s 50 000 $ 500$ 50$ 5$ Ventes totales: 652 257 $ NUMEROS 231733 31733 1733 733 33 3 Tirage du 99-01-08 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ lira NUMEROS 391609 91609 1609 609 09 9 Tirage du 99-01-09 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 99-01-08 fflSZJ.4 7 14 18 33 35 39 17 Numéro complémentaire: GAGNANTS LOTS 7/7 0 4 000 000,00 $ 6/7+ 0 113 545,50$ 6/7 40 2 483,80 $ 5/7 2 465 143,90$ 4/7 51 784 10$ 3/7+ 48 304 10$ 3/7 431 904 partie, gratuite Ventes totales: 6 242 028 S Prochain gros lot (approx.): 5 500 000 $ TVA.le réseau des tirages Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. A 4 I.K I) K V () I II I.K I.lî \ DI II ,1 A N V I K H I !» D II JS ACTUALITES COLLOQUES & CONFERENCES RENCONTRE LITTERAIRE AVEC MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Exotica Outremont 12 janvier Stéphane Stapinsky: 279-2846 Marie-Andrée Lamontagne est l’auteu-re du roman Vert, publié chez Leméac, et de l’anthologie Biaise Pascal, mystique, édité chez Fides.Elle livrera au cercle «Le lin mot de l’histoire» et à tous les amateurs intéressés sa conception de l’écriture, de ses influences, et autres secrets d’écriture.LA GESTION DE LA SANTÉ ET DE LA SÉCURITÉ DU TRAVAIL DANS LES PME: PREMIERS CONSTATS QUÉBÉCOIS HEC 22 janvier Renseignements: 3486193 La santé et la sécurité du travail dans les PME est une préoccupation grandissante.U appert que l’on connaît mal la dynamique de la Commission de la santé et de la sécurité dp travail dans ce type d’établissement.A partir de cas des secteurs de la fabrication de produits en métal et de l’habillement, il sera question de représentation de la CSST, des modes de gestion de prévention, etc.Danièle Chain poux et Pierre Brun expliquent.L’ÉRABLE PIQUÉ: PERSPECTIVES DE RECHERCHE Centre de foresterie des Laurentides 4 février Suzanne Doré: (418) 648-3927 ou http://wwmcfl.jbrestryca/6.htïn • r L’érable piqué est un bois fort recherché par l’industrie du déroulage et du placage.Ce bois est constitué de mouchetures qui, lorsque correctement distribuées sur des billes de dimension et de qualité adéquates, augmentent la valeur du bois de façon significative.Isabelle Quentin: iquentinfà sim.qc.ca Les discussions sur l’union sociale commencent à Halifax Halifax (PC) — Les ministres des provinces responsables de l'union sociale se réunissent aujourd'hui à Halifax pour discuter stratégie et passer en revue leurs positions sur 1 encadrement du pouvoir de dépenser en matière de programmes sociaux au pays, avant de reprendre les négociations avec Ottawa.La ministre fédérale de la Justice, Anne McLellan, se joindra à eux pour la journée de demain.Au cours du week-end, le ministre québécois des Affaires intergouvemementales, Joseph Facal, disait souhaiter un déblocage.«Nous espérons à Halifax trouver en face de nous un interlocuteur qui fera preuve de souplesse et non de rigidité.Nous y allons donc comme nous y allons depuis le début: avec un esprit d'ouverture et de bonne foi», affirmait-il vendredi.Mais les Canadiens seraient en droit de se demander si ces pourparlers ont une utilité pratique, ou s’ils ne sont rien d’autre qu’une lutte de pouvoir politique.«Certains ont exprimé l'opinion qu’Ot-tawa veut tout le pouvoir; d'autres estiment que les provinces veulent tout le pouvoir», a déclaré le premier ministre ontarien, Mike Harris.«Lorsqu'il est question de santé, la question n’est pas le pouvoir c’est de savoir comment nous pouvons travailler en coopération pour fournir [aux Canadiens] un système de soins de santé de la plus grande qualité possible.» Le premier ministre Jean Chrétien a accepté il y a un an l’ouverture de pourparlers sur l’union sociale.Les discussions ont pris une tournure plus animée quand le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, en a fait un enjeu de sa récente campagne électorale.Au coeur de ces négociations: qui a le droit de percevoir des impôts, le pouvoir de dépenser de l'argent, de fixer les règles et de profiter de la visibilité politique que confèrent les programmes sociaux?Ixs provinces veulent qu’Ottawa obtienne leur accord avant d’implanter de nouveaux programmes ou de modi- fier les programmes existants, même si le fédéral en finance la totalité.Elles réclament aussi le droit de retrait de programmes à frais partagés avec pleine compensation financière.«Les priorités des budgets en santé peuvent différer d’une province à l’autre», explique un fonctionnaire qui préfère ne pas être nommé.A son avis, il serait très difficile pour Ottawa de prendre un élément du système de santé et d’affirmer qu’il s’agit d'une priorité nationale uniforme dans toutes les provinces, et que tous les fonds fédéraux doivent être alloués à cela par-toul Ce serait plus facile, poursuit-il, si Ottawa parlait en termes de normes nationales plutôt que de priorités.Tout ce qu'il faut pour en venir à une entente, estime le fonctionnaire, ce sont, de la part des provinces, des engagements clairs en matière de dépenses, et de la part du fédéral, la promesse qu’Ottawa «ne va pas compliquer ceci en imposant les mêmes priorités» à tous.Selon une étude menée en France Les soins médicaux provoquent toujours des accidents graves Washington (AFP) — Les soins médicaux provoquent le même pourcentage d’hospitalisations en unités de soins intensifs qu'il y 25 ans, malgré les progrès de la médecine, indique une étude réalisée en France dans un établissement de Compiègne.Cette enquête, parue aujourd’hui dans la revue Archives of Internal Medicine, indique qu’en 1994,10,9 % des malades reçus dans l’unité de soins intensifs, soit 68 sur 623 avaient un traumatisme dû à un traitement.Une étude réalisée il y a 25 ans avait donné un résultat similaire.Le principal auteur de l’article, le Dr Bruno Darchy, du centre hospitalier de Compiègne, précise que les causes de ces traumatismes étaient l’absorption de médicaments (41 cas), des actes médicaux (12) et des actes chirurgicaux (15).Selon lui, 51 % de ces cas auraient pu être évités.Les 68 malades ont été hospitalisés pour un total de 472 jours, 13 % d’entre eux sont morts et le coût de leurs soins s’est monté à 688 470 dollars, note encore le Dr Darchy.La stabilité de ces taux d’hospitalisation des suites de soins médicaux sur une période de 25 ans est «une surprise», soulignent les auteurs de l’étude.En effet, selon eux, «auraient pu être enregistrées soit une baisse du fait de meilleurs diagnostic, traitements et prophylaxie pour ce type d’affections, soit une hausse due aux traitements plus puissants et plus traumatisants dispensés à des malades plus gravement atteints et plus âgés qu’autrefois».«Les deux tendances, déclarent-ils, pourraient s’être annulées» pour aboutir à cette étonnante stabilité.CARRIERES ET PROFESSIONS Professeur-e-s régulier-ère-s Département d'arts plastiques (2 postes) A - Pratique artistique : la photographie B - Pratique artistique : la sculpture SOMMAIRE DES FONCTIONS • Enseignement et encadrement aux trois cycles d’études universitaires en arts visuels dans le domaine de la création en photographie (poste A) ou en sculpture (poste B) • Recherche et création artistique • Services à la collectivité EXIGENCES • Maîtrise en arts ou dans un domaine connexe, ou l’équivalent • Production artistique soutenue et diffusion dans des réseaux reconnus dans le milieu artistique • Poste A : connaissance pratique de la photographie (argentique, non argen-tique et numérique) et réflexion théorique critique sur la photographie et son inclusion dans le processus de création • Poste B : connaissance pratique et réflexion théorique critique sur la sculpture et sur son insertion dans différents contextes • Expérience de quatre années en enseignement au niveau universitaire ou collégial ou expérience pertinente équivalente • Maîtrise du français parlé et écrit DATE D'ENTRÉE EN FONCTION : 1“ juin 1999 TRAITEMENT : Selon la convention collective UQAM-SPUQ L'Université a adopté un programme d'accès à l'égalité en emploi pour les professeures et un programme d'équité en emploi pour les femmes, les membres des minorités visibles, les autochtones et les personnes handicapées.Le choix de la personne et l’engagement devront se faire dans le respect des lois en matière d'immigration.L'UQAM, par sa « Politique institutionnelle de recrutement de nouvelles ressources professorales », recherche les ressources humaines les plus qualifiées afin de s’assurer un développement de qualité dans tous les domaines d'activité, tout en assurant le renouvellement et le rajeunissement de son corps professoral.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir un curriculum vitæ en français, daté et signé, accompagné de documentation visuelle, dossier de presse, etc., et incluant trois lettres de recommandation, avant le 12 février 1999,17 h, à : M.Claude Mongrain, directeur Département d'arts plastiques Université du Québec à Montréal C.P.8888, succursale Centre-Ville Montréal (Québec) H3C3P8 Téléphone : (514) 987-3000, noste 6775# Télécopieur : (514) 987-4047 Courriel : dep.arts_plastiques@uqam.ca Internet : httpy/www.er.uqam.ca//nobel/deparp/ ou http://www.rhu.uqam.ca Il est fortement conseillé aux personnes intéressées de se procurer la description détaillée des postes en visitant les sites Internet mentionnés ci-dessus ou en communiquant avec le 987-3000, poste 6775#.UQAM L'avenir est ici KMMi La Division Scolaire D’Agassiz #13 cherche ù combler ce poste temporaire à temps-plein École Beausejour Elementary School, Beausejour, Manitoba - double voie M-4 Enseignant(e) de 1*" année immersion française; arts plastiques 2'/3' et Grade 4 Art, I février 1999 au 30 juin 1999.Pour plus de renseignement contacte: Patricia Thibault, Téléphone 1-204-268-2664.Veuille: adresser votre demande et soumettre votre curriculum vitae complet en y indiquant les noms de trois personnes pour fin de références d'ici le 13 janvier 1999 à: M.W.Klassen Directeur général Division Scolaire D'Agassi: No.13 C.P.1206, Beausejour, MB ROE 0C0 Télécopieur - 1-204-268-4149 THEATRE.DENISE-PELLETIER Le Théâtre Denise-Pelletier est à la recherche d’une personne pouvant assumer, dès le mois de février, les responsabilités et les fonctions de la Direction des communications Sous l’autorité des directions générale et artistique, cette personne devra: - déterminer les grands axes de communications de la compagnie auprès du public scolaire et du grand public: - concevoir les campagnes promotionnelles de la saison et des spectacles: - superviser le contenu rédactionnel du programme des spectacles et en assurer la coordination; - organiser les activités de sensibilisation à l’intention du milieu scolaire; - planifier et négocier les échanges de services en publicité.Cette personne devra obligatoirement avoir une connaissance du milieu théâtral et de l’éducation, posséder une excellente maîtrise du français parlé et écrit, être apte à travailler en équipe et dans des délais extrêmement serrés.De plus, la connaissance des logiciels Word, Excel et Access est un atout.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 15 janvier 1999 par la poste uniquement à l’adresse suivante: Théâtre Denise-Pelletier Poste de direction des communications 4353, rue Ste-Catherine Est Montréal (Québec) H1V1Y2 CO N C : Fi PT-ACTION Concept-Action Multimédia spécialisée dans la conception DE TITRES A HAUT CONTENU SCIENTIFIQUES ET CULTURELLES recherche: Une Assistante - Coordonnateur,trice EN PRODUCTION Excellente connaissance de Word, File Maker, MS Projet, Internet.Familier des environnements informatique PC et Mac.Très bonne rédaction française et anglais opérationnel.Organisé(e), bonne adaptation, communicateur, trice aimant le travail en équipe.Exigences BAC en Administration avec une spécialisation multimédia serait un atout ou une expérience professionnelle équivalent.Une Adjointe de direction - Secrétaire _I Perspectives ?économiques CL.Publié le samedi 23 janvier I 999 O’) Tombée publicitaire le lundi 18 janvier 1999 Profil : BAC en administration ou HEC Très organisé(e), parfaitement bilingue, connaissances financières (budgétisation) très bon contact téléphonique.Excellent français, logiciels : MS Projet, File Maker, courrier électronique, excel, Microsoft Office Concept-Action a conçu le double-cédérom « L'ENCYCLOPÉDIE DE INFOROUTE ».Veuillez-nous faire parvenir votre curriculum vitæ au (514) 866-1153 ou par la poste au: Concept-Action inc.• 1396, rue Ste-Catherine Ouest • Bureau 318 • Montréal (Québec) • H 3 G 1P9 Des planètes en orbite autour de deux étoiles PAUL RECER ASSOCIATED PRESS Austin (Texas) —Tout indique, selon de nouveaux indices relevés par le télescope spatial Hubble, que des planètes existent en dehors de notre système solaire, en orbite autour d’étoiles relativement proches.Des images prises par Hubble montrent en effet des «anneaux de poussière» autour de deux étoiles, anneaux qui auraient été sculptés par des planètes non détectables avec les moyens actuels.Cette découverte a été annoncée la semaine dernière à la réunion annuelle de la Société astronomique américaine qui s’est tenue à Austin au Texas.Les étoiles concernées (HR-4796A et HD-141569), situées à environ 300 années-lumière de la Terre, sont deux fois plus grosses que notre Soleil mais beaucoup plus brillantes et beaucoup plus jeunes car elles n’auraient que dix millions d’années (contre quatre milliards d’années pour notre système solaire).Autour de ces deux étoiles, Hubble a vu d’immenses disques de poussière qui auraient été formés par des planètes de la même manière que les lunes de la planète Saturne ont généré ses anneaux.L’existence de tels anneaux avait été suggérée par d’autres études mais les images de Hubble sont les pre- Des images prises par Hubble montrent des «anneaux de poussière» inières qui en apportent la preuve, explique Bradford Smith de l’université d’Hawaï, l’un des membres de l’équipe d’astronomes qui les a analysées.La formation de tels anneaux s’inscrit dans un processus permettant de bâtir une structure comme celle de notre système solaire.Le processus débute lorsque poussières et gaz se combinent pour former une étoile et des planètes.Lorsque l’étoile atteint une masse suffisante, démarre la réaction en chaîne permettant la mise à feu nucléaire.Le rayonnement et la chaleur balayent alors la poussière et le gaz résiduels, laissant les jeunes planètes et quantité de gros rocs en orbite.Dans ce chaos en voie d’organisation, ces astéroïdes se percutent et créent la fameuse poussière.Sous l’influence de la force gravitationnelle, celle-ci forme un disque immense.D’ailleurs dans notre système solaire, il existe toujours un tel anneau de poussière mais il est très résiduel en raison de son âge.Les images de Hubble ont été prises par un appareil spécial qui permet de photographier les alentours d’une étoile en bloquant la lumière aveuglante du centre.Le professeur Smith a souligné que les deux anneaux détectés étaient extrêmement diaphanes: les détecter reviendrait à tenter de voir une petite pièce de monnaie située à six kilomètres de distance.Le Dr Kiriko sur le Net Suicide par Internet; faut-il accuser la Toile, ou la société?JOJI SAKURAI ASSOCIATED PRESS Tokyo — Il se faisait appeler Docteur Kiriko, par allusion au médecin spécialisé dans l’euthanasie héros d’une bande dessinée populaire japonaise, et il promettait aux internautes perturbés un soulagement rapide.et définitif, grâce à des pilules de cyanure de potassium.Cette affaire a montré qu’il existait de nombreux sites d’encouragement au suicide sur le réseau informatique mondial, fournissant de nouvelles armes à ses détracteurs, qui réclament son placement sous étroite surveillance.Certains experts estiment que c’est surtout révélateur d’un malaise général de la société nipponne.Selon la police, le professeur de sciences Nawaki Hashimoto, 27 ans, enseignant à Sapporo dans le nord du Japon, avait utilisé sa position pour se procurer 500 g de cyanure de potassium: de quoi tuer 3000 personnes.Il s’est lui-même suicidé le 15 décembre.Son site a été rapidement fermé, mais plusieurs «sites-miroirs» (identiques) sont apparus dans les jours suivants.Une femme au chômage de Tokyo, qui s'était procuré du cyanure sur le site du «Dr Kiriko» par l’intermédiaire d’une connaissance rencontrée lors d’un séjour hospitalier, est morte également le 15 décembre.Son amie a manqué son suicide et a été hospitalisée.Une autre femme a mis fin à ses jours après avoir reçu du cyanure du «Dr Kiriko», mais le lien entre ces deux événements n’est pas clairement établi.Sur huit personnes qui avaient commandé du cyanure sur le site, six ont été livrées par la poste.Elles ont payé un total de 2600 dollars pour ces pilules qui avaient coûté environ 25 dollars.Cette affaire a déclenché un débat sur les informations diffusées sur la Toile.«On ne doit pas oublier que le danger d’un «piège de la mort» rôde dans l’âge de l’information», dramati-.sait vendredi le journal populaire; Mainichi.Le Yomiuri, premier par sà‘ diffusion, en appelait à un renforce-; ment de la surveillance des informel tions circulant sur Internet.L’affaire Kiriko vient alimenter lèé! inquiétudes du gouvernement japtf-î nais qui s’interroge sur le contrôlé* des données diffusées sur le réseau.; Aucune stratégie n’a pour le moment; émergé des discussions, qui n’êûî sont qu’à un stade préliminaire.HJ En lui fournissant le mot «suidÊ* de», un moteur de recherches japb»; nais a trouvé plus de 20 000 réfgj rences sur le Net.La plupart de$i sites tentent d’empêcher le passage à: l’acte, mais un certain nombre expll-j quent comment en finir sans faillir.> * Pourtant, de nombreux expert?; estiment que la critique est injuste: «Les mêmes délits pourraient être', commis par téléphone et on ne pensé-, rait pas à imposer une surveillance ; plus stricte sur ce réseau», déclare /\tf, sushi Aiba, professeur de sociologie à l’université de Shizuoka.Pour le professeur de sociologie! Hiroyoshi Ishikawa, de l’université; de Seijo, l’affaire révèle un mal-être: général.«Les jeunes Japonais ont de plus en plus de mal à communiquer, alors ils trouvent du réconfort sur Internet.Le problème est amplifié lors-qu'ils sont suicidaires.» Contre les fusions des chaînes d’épicerie «Ces compagnies ont décidé d’abolir la concurrence alors que ça devenait intéressant» PRESSE CANADIENNE Toronto — Convaincu que les récentes prises de contrôle par les chaînes d’épicerie Loblaw et Sobeys nuisent à l’industrie canadienne de l’alimentation, un responsable de (Association des consommateurs du Canada (ACC) recommandera cette semaine que celle-ci s’oppose aux fusions annoncées.Le président du comité d’étude du commerce à l’ACC, Robert Kerton, s’inquiète de l’érosion de la concurrence au Québec et en Ontario.«Ces compagnies ont décidé d’abolir la concurrence alors que ça devenait intéressant», disait-il la semaine dernière.M.Kerton s’indigne surtout du fait que Provigo ait mis un frein à sa pénétration du marché ontarien — avec les bannières Maxi et Loeb — et qu’il surgisse soudainement une trêve au Québec au moment même où Loblaw se faisait de plus en plus combatif dans les plates-bandes de Provigo.Le Bureau fédéral de la concurrence se penche actuellement sur l’impact qu’entraînerait une décision permettant à Loblaw d’acquérir Provigo, pour 1,7 milliard, et à Sobeys Canada de garder le contrôle du Groupe Oshawa, ac- I quis pour 1,5 milliard.C’est que ces quatre chaînes comptent ixrur près de la moitié des ventes annuelles des supermarchés au Canada, évaluées à 54 milliards.Le chiffre d’affaires du géant Loblaw-Provigo serait donc de 17 milliards, tandis que celui de Sobeys-Oshawa grimperait à quelque 11 milliards.Si Ixrblaw domine surtout en Ontario et dans les Maritimes, Provigo a pour sa part fait du Québec son territoire de prédilection.Au pays, croit Me Michael Kelen, un avocat pour l’ACC, n’importe quelle combinaison de quatre principales chaînes d’épicerie constitue toujours entre 70 et 85 % du marché.Le Bureau fédéral de la concurrence a déclaré que Loblaw et Sobeys avaient accepté de ne pas fusionner leurs actifs tant et aussi longtemps qu'il n’aura pas avalisé ces unions.Selon M.Kerton, le rôle du Bureau consiste à entretenir un climat de saine concurrence, de sorte que des nouveaux joueurs puissent eux aussi tenter jeur chance sur le marché.Également économiste à l’Université de Waterloo, M.Kerton est d’avis que la concentration des supermarchés et des grossistes était élevée avant même les récentes prises de contrôle.CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ / 1.E l> E V U I It .I.K I.I X I) I II .1 A X V I E It I U I) !» CARRIERES ET PROFESSIONS A 5; I CLSC SAINT-MICHEL CHEF DE SERVICE À LA DIRECTION DES SERVICES GÉNÉRAUX D’ACCUEIL, DE SANTÉ ET SOCIAUX ET DES SERVICES AUX ADULTES Mandat : Sous l'autorité du supérieur immédiat, vous dispensez, avec votre équipe, les services et programmes préventifs et curatifs sous votre juridiction (accueil, archives, prélèvements, services sociaux et de santé avec et sans rendez-vous, soins post-hospitaliers en CLSC et Info-santé).Vous assurez l'encadrement administratif et clinique du personnel de ces programes.Vous privilégiez une philosophie d’intervention axée sur la responsabilisation des personnes, le respect et l’autonomie des individus, le maintien en milieu de vie naturel et l’approche communautaire.Vous assumez la gestion des ressources humaines, matérielles, financières et informationnelles sous voire responsabilité.Exigences : Vous faites preuve de leadership, savez mobiliser le personnel et suscitez leur participation active au processus de résolution de problèmes.Vous avez une grande tolérance au stress.Vous avez développé une capacité à gérer les aspects professionnels et cliniques du travail, ainsi qu'au travail en équipe.¦ Diplôme de 1* cycle en sciences de la santé ¦ Expérience de trois à cinq ans à titre de gestionnaire ¦ Expérience d'intervention clinique de quelques années de préférence en santé mentale, et expérience d'intervention en situation de crise et d'urgence ¦ Membre de l'Ordre professionnel des infirmières et infirmiers du Québec I Connaissance de l'anglais I Expérience en CLSC, un atout.Classe salariale : La rémunération et les avantages sociaux sont conformes aux politiques applicables aux cadres du secteur de la santé et de services sociaux, soit la classe 13 ( maximum 57 971$) Durée de l'affichage : jusqu'au 22 janvier 1999 Veuillez faire parvenir votre curriculum vitæ au CLSC SAINT-MICHEL, Concours « Chef de service (service d'accueil) », 7950, boul.Saint-Michel, Montréal (Québec) H1Z 3E1.Télécopieur : (514) 374-9180.Seules les personnes retenues seront contactées.Avec vous.ou besoin Orthophoniste bilingüe Poste à pourvoir immédiatement (Contrat jusqu'au 31 mars 2000) L’Alliance orthophonique de Thames Valley a été créée récemment pour superviser l'amélioration des services communautaires d'orthophonie à l'intention des enfants d’âge préscolaire dans la région de Thames Valley.L'Alliance négocie des contrats avec les organismes locaux pour la prestation des services.Les personnes qualifiées sont invitées à présenter leur candidature à ce poste à pourvoir immédiatement Afin d’aider l’Alliance à répondre aux objectifs de cette nouvelle initiative dans la ville de London (Ontario), la personne choisie veillera au dépistage, à l’évaluation, à la prise en charge et au traitement des enfants d’âge préscolaire ayant divers troubles de la parole et du langage, à l'éducation des parents et des soignants ainsi qu’aux relations publiques et à la diffusion de renseignements auprès des communautés francophones et anglophones.La personne choisie travaillera pour un fournisseur de services désigné par l'Alliance, en étroite collaboration avec le responsable du système auprès de l'Alliance.Les personnes intéressées par ce poste devront posséder les qualités suivantes: maîtrise en orthophonie, admissibilité à l’OAOO et certificat de l'ACOA.De plus, elles auront, de préférence, acquis récemment de l’expérience pertinente auprès des enfants d'âge préscolaire.Elles devront posséder des compétences reconnues dans la prestation de services d'évaluation et de traitement, en français et en anglais.La valeur de ce contrat se chiffre à 60 000 S par année (avantages sociaux non compris).Les personnes qualifiées doivent présenter leur curriculum vitæ au plus tard le 31 janvier 1999 à: Manuella Giuliano a/s du Conseil régional de santé de Thames Valley Édifice Mogenson 100, cercle Collip, bureau 105 UWO Research Park London (Ontario) N6G 4X8 Tél.: (519) 858-5015 Téléc.: (519) 858-5016 Courrier électronique: mgiuliano@tvdhc.on.ca Le Collège universitaire de Saint-Boniface (CUSB) recherche des professeurs de carrière et des praticiens pour B l'offre de son nouveau programme de bactalauri.it eu B administration des affaires.L'implantation de ce programme .e fera de façon graduelle sur une période de trois ans.B Afin d'assurer le succès de ce programme, le CUSB est à la B recherche de candidates et de candidats dynamiques et innovateurs prêts à jouer un rôle clé dans l’essor du nouveau B programme d'études.i|juUne préférence sera accordée aux candidates et aux candidats qui peuvent enseigner dans plusieurs domaines, faire preuve d’excellence dans les domaines de l'enseignement et de la jjgjgjb./ recherche, assumer différentes tâches administratives et participer à des activités de rayonnement dans le milieu des |BB affaires et dans les relations internationales.¦ Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur , jB demande accompagnée d’un curriculum vitae, d'une B description de leur domaine de compétence ainsi que le nom, m l'adresse et le numéro de téléphone de deux personnes » pouvant fournir des références, avant le 15 février 1999 à g Madame Raymonde Gagné, directrice des nouveaux ' programmes.¦ I» * « Ces postes sont disponibles sous réserve d'approbation budgétaire.Le CUSB souscrit au principe de l’équité en madère d'emploi.Conformément aux exigences prescrites en matière d’immigration au Canada, cette annonce s’adresse aux citoyennes et aux citoyens canadiens et aux résidantes et résidants permanents du Canada.\ \ Collège universitaire de Saint-Boniface 200, avenue de la Cathédrale Saint-Boniface (Manitoba) R2H 0H7 ., .Téléphone: (204) 233-0210 Télécopieur: (204) 235-4489 rgagne@ustboniface.mb.ca www.ustboniface.mba.ca 120604 115 , Soyez aux aguets.\ .Acompter du 30 janvier, les carrières et professions seront publiées les samedis et les mercredis dans Le Devoir.Renseignements : Christiane Legault, (514) 985-3316 LE DEVOIR INSTITUT DE RECHERCHE EN POLITIQUES PUBLIQUES Présidence Situé à Montréal (Québec), l'Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) est un organisme national et indépendant, à but non lucratif, qui existe depuis 1972.Il a pour mission de favoriser le développement de la pensée politique au Canada, par son appui et son apport à un processus élargi, plus éclairé et plus efficace d'élaboration et d'expression des politiques publiques.L'IRPP a pour mandat d'entreprendre des recherches sur les enjeux politiques auxquels le Canada sera confronté à moyen terme.L'Institut favorise une large diffusion des principaux résultats de ses recherches et encourage une approche non-partisane dans la discussion et l'évaluation des différentes options politiques.De tous les instituts de recherche canadiens, l'IRPP est un des seuls à s'appuyer sur un fonds de dotation important et permanent, qui finance une bonne partie de ses activités et assure son indépendance.La personne qui occupe la présidence coordonne les activités de recherche portant sur un large éventail de sujets reliés à la gestion de l'État, aux politiques sociales et aux politiques économiques.Elle participe à la conception des programmes de l'Institut, à leur mise en oeuvre et leur administration; elle dirige un personnel d'une quinzaine d'employés; et elle administre un budget annuel qui se situe actuellement à quelque trois millions de dollars.Elle doit rendre compte de ses réalisations aux membres du conseil d'administration.La personne qui sera choisie aura déjà exercé des fonctions ou des activités reliées aux politiques publiques, à la gestion de l'État ou à l'administration publique.Une expérience acquise dans les milieux gouvernementaux et les milieux universitaires serait un précieux atout.Une solide connaissance du français et de l'anglais, tant parlé qu'écrit, est exigée.Le poste exige une aptitude certaine à l'organisation et à la gestion; des qualités de chef de file et une expérience avérée dans le développement organisationnel; une bonne connaissance de l'actualité socio-politique; la capacité d'interpréter les résultats de la recherche à l'intention des décideurs politiques et de traiter avec les médias; une bonne expérience de la sollicitation de fonds; des habiletés pour l'analyse, la recherche et la rédaction.L'IRPP offre un cadre de travail dynamique, au coeur de Montréal, ainsi qu’un salaire et des avantages sociaux concurrentiels.Le mandat initial sera de cinq ans, avec possibilité de renouvellement.D'autres renseignements sur l'IRPP sont disponibles par le biais de notre site internet: www.irpp.org Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitæ, avec une lettre de présentation et les coordonnées de trois références au Comité pour la recherche d'un président a/s Institut de recherche en politiques publiques, 1470, rue Peel, bureau 200, Montréal, Québec H3A 1T1 ou par courriel à irpp@irpp.org.Les dossiers de candidature doivent nous parvenir avant le 22 janvier 1999, Le Conseil régional de développement des Laurentides nous a confié le mandat de recruter un fty Directeur général Conseil régional de développement des Laurentides .I ! ; lit i *ri * • n Directeur général pour ses bureaux situés à St-Jérôme.Cet organisme de concertation, en étroite collaboration avec les divers intervenants du milieu gouvernemental québécois, joue un rôle capital en matière de-développement régional pour les Laurentides.Vos compétences seront requises pour promouvoir la mission et les buts de l’organisme au sein de votre environnement.En conformité avec les orientations et les décisions du conseil d'administration, et selon les besoins et attentes de vos partenaires régionaux, vous déterminerez les objectifs annuels et les stratégies pertinentes, dirigerez leur mise en place et contrôlerez l'atteinte des résultats, tout en vous assurant de I utilisation optimale de vos ressources humaines, financières et matérielles De plus, vous saurez développer et maintenir des relations professionnelles productives avec les dirigeants régionaux des ministères fédéraux et provinciaux, des organismes et des institutions économiques et sociales de la région.Vous informerez régulièrement les membres du comité exécutif et du conseil d’administration sur le déroulement et les résultats des programmes, des plans d'actions et des activités.Vous êtes titulaire d’un diplôme universitaire de premier cycle, spécialisé en administration ou en sciences sociales.Une formation de deuxième cycle pourrait représenter un atout.Vous possédez au moins six ans d expérience pertinente dans des environnements où le travail d’équipe et la synergie sont privilégiés.Une bonne connaissance des dynamiques et des enjeux régionaux est essentielle.Habile communicateur et négociateur, vous avez les talents d’un leader et d'un rassembleur, en plus d’être doté d’un jugement sûr.Vous avez développé un sens aigu de l’analyse et de la synthèse, êtes reconnu comme étant un facilitateur axé vers la recherche de solutions pratiques Le Conseil régional de développement des Laurentides offre des conditions salariales ainsi qu’une gamme d avantages sociaux des plus compétitifs.Si ce défi vous intéresse, veuillez faire parvenir votre curnculum vitæ.au plus tard le 20 janvier, à l’attention de Marcel Ménard.Responsable du dossier.Groupe RH Plus inc.Cabinet de gestion de ressources humaines et développement organisationnel.Télécopieur : (450) 433-3182.Courriel : malex@total.net Notre client pratique l'équité en matière d emploi.Le GROUPE UNIVERSITÉ YORK, COLLÈGE UNIVERSITAIRE GLENDON : DÉPARTEMENT DE SCIENCE ÉCONOMIQUE Le Département de science économique du Collège universitaire Glendon de l'Université York sollicite des candidatures pour un'1 poste menant à la permanence, au rang de professeur(e) adjoint(e).Entrée en fonction le 1er juillet 1999.La création de ce poste est liée à l'autorisation budgétaire de l'Université.Les candidats et candidates doivent détenir un doctorat en science économique ou en commerce (ou prévoir de le soutenir en 1999), et avoir une solide formation dans les domaines de l’organisation industrielle, des finances et des affaires internationales.Ils doivent parler couramment français et anglais et pouvoir enseigner et faire des recherches dans les deux langues.Ils doivent disposer des compétences nécessaires pour effectuer de la recherche et enseigner à un très haut niveau.Les fonctions comprennent l’enseignement au niveau du 1er cycle dans la nouvelle option économie et commerce offerte par le Département de science économique, et éventuellement au niveau des 2e et 3e cycles, ainsi que la recherche et les tâches administratives.Le salaire offert sera fixé en fonction de la convention collective.Prière de faire parvenir une lettre de candidature, un curriculum vitae et le nom de trois personnes en référence à James Savary,, directeur, Département de science économique, Collège universitaire Glendon, Université York, 2275 Bayview Avenue,; Toronto (Ontario) M4N 3M6.Date limite de candidature : le 31 janvier 1999.L'Université York souscrit au principe d’équité en matière d’emploi, et notamment aux mesures d’action positive envers les femmes.Conformément aux exigences d’immigration Canada, cette annonce s’adresse aux citoyens canadiens et résidents permanents.ÉCOLE DES ÉTUDES DES FEMMES L’École des études des femmes de l'Université York, au Collège universitaire Glendon, lance un appel de candidatures concernant un poste au niveau de professeur(e) adjoint(e).Menant à la permanence, ce poste entrera en vigueur le 1er juillet 1999.On a créé récemment l'École des études des femmes de l'Université York pour réunir en une seule structure administrative toutes les ressources des études des femmes de l’Université York.L’École est un centre d'études multidisciplinaires et bilingues destiné aux étudiants des 1er, 2e, et 3e cycles, ainsi qu'aux membres du corps enseignant engagés dans la recherche féministe.Le candidat ou la candidate qui sera retenu(e) doit avoir à cœur la recherche et l’enseignement multidisciplinaires, être titulaire d’un doctorat, avoir déjà publié des travaux et avoir des projets de recherche en cours sur des questions des femmes contemporaines, portant de préférence sur les femmes francophones.Il ou elle doit pouvoir enseigner en français et en anglais, tant au 1 er qu'aux 2e et 3e cycles, et pouvoir traiter de questions théoriques et appliquées du domaine des études des femmes.Nous recherchons particulièrement une personne dont les points forts en matière d’enseignement et de recherche résident dans les questions liées aux femmes, au militantisme et au changement social, ou encore aux divers aspects du féminisme et aux différences liées au sexe dans le monde.Les personnes intéressées par le poste doivent faire parvenir d'ici au 28 février 1999 une lettre de candidature ainsi qu’un curriculum vitae à Susan Ehrlich, directrice, École des études des femmes, Université York, 4700 Keele Street, Toronto (Ontario) M3J1P3.Elles doivent aussi lui faire envoyer trois lettres de référence.L Université York souscrit au principe d'équité en matière d'emploi, et notamment aux mesures d’action positive envers les femmes.Conformément aux exigences d'immigration Canada, cette annonce s’adresse aux citoyens canadiens et résidents permanents.ÉCOLE DE TRADUCTION L’École de traduction sollicite des candidatures pour un poste pouvant conduire à la permanence, au rang de professeur(e) adjoint(e).La création de ce poste est liée à l'autorisation budgétaire de l'Université.Les candidats doivent avoir un doctorat en traduction ou dans une discipline apparentée ainsi que des publications dans le domaine de la traduction.Il sera tenu le plus grand compte de la pratique professionnelle et de l’expérience dans l’enseignement de la traduction.Spécialisations souhaitées : traductologie, stylistique différentielle.Fonctions principales : enseignement dans le programme de B.A.(traduction vers le français), enseignement dans le programme de M.A., recherche et responsabilités administratives.Entrée en fonction : 1er juillet 1999.Le salaire offert est lié aux dispositions de la convention collective en vigueur.Les candidats sont priés de soumettre une lettre de candidature, leur curriculum vitae et le nom de trois répondants à Christine Klein-Lataud, directrice de l’École de traduction, Collège universitaire Glendon, Université York, 2275 Bayview Avenue, Toronto (Ontario) M4N 3M6.L’ensemble des documents doit être reçu avant le 31 janvier 1999.L’Université York souscrit au principe d'équité en matière d’emploi, et notamment aux mesures d’action positive envers les femmes.Conformément aux exigences d'immigration Canada, cette annonce s’adresse aux citoyens canadiens et résidents permanents.ÉTUDES INTERNATIONALES Le Département d'études pluridisciplinaires et le Programme d’études internationales du Collège universitaire Glendon sollicitent des candidatures pour un poste contractuel d’une durée de deux ans * soit 1er juillet 1999 au 30 juin 2001 - au rang de professeur^) adjoint(e).La création de ce poste est liée à l’autorisation budgétaire de l’Université.Les candidates et candidats doivent avoir à coeur la recherche et l’enseignement multidisciplinaires dans un contexte bilingue et multiculturel, être titulaires d’un doctorat en études internationales, avoir des publications et des projets de recherche en cours sur des questions internationales.Ils doivent pouvoir enseigner en français et en anglais.La personne sélectionnée aura de l’expérience dans l’enseignement des théories des relations internationales et du développement, des organisations internationales et du régionalisme comparé, et la capacité de diriger notre Programme d'études internationales.Les personnes intéressées par le poste doivent faire parvenir, d’ici au 28 février 1999, une lettre de candidature ainsi qu’un curriculum vitae à Jean-Claude Jaubert, directeur, Département d'études pluridisciplinaires, Collège universitaire Glendon, Université York, 2275 Bayview Avenue, Toronto (Ontario) M4N 3M6.Elles doivent aussi lui faire envoyer trois lettres de recommandation.L’Université York souscrit au principe d’équité en matière d’emploi, et notamment aux mesures d’action positive envers les femmes.Conformément aux exigences d'immigration Canada, cette annonce s’adresse aux citoyens canadiens et résidents permanents.DÉPARTEMENT D’INFORMATIQUE Le Département d’informatique du Collège universitaire Glendon de l’Université York sollicite des candidatures pour un poste menant à la permanence, au rang de professeur(e) adjoint (e), professeur(e) agrégé(e) ou professeur(e) titulaire.La création de ce poste est liée à l’autorisation budgétaire de l’Université.Les candidates et candidats doivent détenir un doctorat en informatique, ou l’équivalent, avec spécialisation dans un des domaines suivants : systèmes de matériel et de logiciels (réseaux, architecture, ingénierie du logiciel, bases de données) et informatique linguistique.On encourage cependant toute candidature de haut niveau dans un autre domaine.La personne sélectionnée devra enseigner principalement en français, et éventuellement en anglais, et effectuer ses travaux de recherche aussi bien en français qu’en anglais.Les fonctions comprennent l’enseignement au niveau du 1er cycle, et éventuellement des 2e et 3e cycles, la recherche et les tâches administratives.On accordera la préférence aux personnes disposant d’une bonne expérience de l’enseignement, d’un solide programme de recherche et des compétences nécessaires pour contribuer activement au programme d’études supérieures en informatique de l’Université York.Le salaire sera fixé en fonction de la convention collective et de l’expérience acquise.Les candidates et candidats sont priés de faire parvenir une lettre de candidature, leur curriculum vitæ et le nom de trois personnes en référence à Eugène Roventa, Directeur du département d’informatique, Collège universitaire Glendon, Université York, 2275 Avenue Bayview, Toronto (Ontario) M4N 3M6.Date d'entrée en fonction: le 1er juillet 1999.Date limite de candidature : le 15 février 1999.L’Université York souscrit au principe d’équité en matière d’emploi, et notamment aux mesures d'action positive envers les femmes.Conformément aux exigences d'immigration Canada, cette annonce s’adresse aux citoyens canadiens et résidents permanents.1 A t I.V.I) H V H I It .I.K I.I' X II I II .IA X V I K It I II II H LE DEVOIR LE MONDE Les soldats nigérians tentent de reconquérir Freetown Un journaliste est tué MICHELE LE RI DON AGENCE FRANCE-PRESSE Freetown — La force ouest-africaine ECOCOMOG a renforcé ses effectifs hier pour tenter de reprendre le terrain perdu à la rébellion depuis cinq jours à Freetown, où un journalistes étranger a été tué et un autre griève-.•tpent blessé.Sur le plan diplomatique, plusieurs initiatives ouest-afri-cpines étaient en cours hier pour trouver une issue politique au conflit.L'ECOMOG serait en train de reprendre «depuis samedi le terrain perdu à la rébellion depuis mercredi, selon des rumeurs difficiles à confirmer.Dans la nuit de samedi à hier, les journalistes présents à l’aéroport international de la capitale sierra-léonaise ont pu constater l’arrivée de centaines de militaires venus renforcer l’ECOMOG, qui compte actuellement quelque 15 000 hommes en Sierra Leone, dont une majorité de Nigérians.Alors que les belligérants avaient semblé marquer une pause hier matin, un caméraman de télévision américain de l’agence Associated Press, Myles Tierney, 34 ans, a été tué par balles hier en début d’après-midi à Freetown, ont rapporté les journalistes qui l’accompagnaient.Un autre journaliste, Ian Stewart, 32 ans, Canadien et directeur du bureau régional d’AP à Abidjan, a été grièvement blessé lors de la même fusillade, dans le centre de Freetown.Selon les témoins, les journalistes étaient en compagnie de Julius Spencer, le ministre sierra-léonais de l’Information, escorté par plusieurs véhicules de l’ECOMOG, la force ouest-africaine, lorsqu’ils ont essuyé les coups de feu d’un groupe rebelle, à un carrefour où ils s’étaient arrêtés, non loin du stade Siaka Stevens au centre de la capitale.Les forces de l’ECOMOG ont immédiatement riposté, tuant trois rebelles.Selon de bonnes sources, l’incident se serait déroulé aux environs du quartier de Brookfields (centre-sud), àpre-ment disputé par les rebelles et les soldats de l’ECOMOG depuis que les combattants du Front révolutionnaire uni (RUF, en armes depuis mars 1991 contre le pouvoir central) ont envahi Freetown aux premières heures mercredi.Aucun bilan n’a encore été diffusé pour le nombre de victimes de l’invasion de la capitale par les rebelles, mais une soixantaine de militaires blessés de l’ECOMOG auraient été enregistrés pour la seule journée de samedi.Selon plusieurs témoignages, il y aurait de nombreux morts dans le quartier de Congo Town, dans le centre de la capitale.Les rebelles du Front révolutionnaire uni ne tiennent pas réellement de positions, mais procèdent par harcèlement et accrochages rapides.Pour tenter de mettre un terme au combats, les ministres des Affaires étrangères de Côte d’ivoire et du Togo ont quitté Abidjan en fin de matinée dimanche pour entamer une mission de médiation en Sierre Leone, a-t-on appris dimanche de source diplomatique ouest-africaine.M.Amara Essy et M.Joseph Koffigoh devraient rencontrer le président Ahmad Tejan Kabbah, puis Foday Sankoh, chef historique du RUF (en armes contre le pouvoir central depuis mars 1991) condamné à mort en octobre dernier et détenu au secret depuis.IRAN La crise autour des services secrets divise la classe politique 1 kl il» i, w\ KAMI SIGHET REUTERS De jeunes Kosovars d’origine albanaise ont quitté hier leur village près de Podujevo à la suite de combats entre rebelles et soldats de l’armée yougoslave.L’OSCE négocie la libération de soldats yougoslaves AGENCE FRANCE-PRESSE Pristina — L’OSCE continuait hier soir de négocier en vue de la libération de huit soldats yougoslaves capturés au Kosovo par des rebelles albanais de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), qui ont exigé la conclusion d’un accord préalable.Les soldats «seront libérés lors-qu’aura été conclu un accord avec des médiateurs américains et européens sur l’échange de prisonniers de guerre conformément aux conventions internationales», déclare l’UCK dans un communiqué diffusé hier soir.«Les représentants de l’OSCE ont demandé la libération sa>is condition des soldats serbes alors que les représentants politiques de l'UCK ont dit oui à la libération mais de tous les prisonniers, car les soldats et les civils albanais ont eux aussi le droit universel humain à la vie», indique le communiqué.he médiateur américain Christopher Hill a séjourné hier à Pristina, chef-lieu du Kosovo, pour s’informer de la situation et aider à la recherche d'un règlement politique.Il s’est en- tretenu successivement avec des observateurs diplomatiques américains, le vice-premier ministre yougoslave Nikola Sainovic et Gabriel Keller, le chef adjoint de la Mission de vérification (KVM) de l’OSCE au Kosovo.Le secrétaire général de l’OTAN Javier Solana a demandé «la libération immédiate des soldats serbes pris en otages» et appelé les deux parties à engager «un processus politique» pour résoudre la crise dans la province.M.Solana a demandé aussi au président yougoslave Slobodan Milosevic de retirer ses troupes du nord du Kosov» et que ces dernières «arrêtent les actions militaires contre des cibles civiles», selon son entourage.L’armée yougoslave, qui avait annoncé samedi une opération pour la libération des huit otages, s’est abstenue d’intervenir contre les ravisseurs et ne leur a posé aucun ultimatum.Hier après-midi, elle a retiré les troupes déployées la veille autour de Stari Trg (nord) où ont été capturés les huit soldats, a indiqué la KVM.Les unités de l’armée «n ’ont pas disparu mais elles se sont repliées», a indi- qué Heinz Nitsch, porte-parole de la KVM à Kosovska Mitrovica (nord).A Moscou, le chef de la diplomatie russe Igor Ivanov a exigé la libération «immédiate et inconditionnelle» des militaires yougoslaves détenus.Il a dénoncé cet «acte de terrorisme» et ce «défi à la communauté internationale» de la part de l’UCK.Les inquiétudes que suscite la dégradation de la situation au Kosovo devaient dominer les entretiens à Belgrade de M.Vollebaek, ministre norvégien des Affaires étrangères et nouveau président en exercice de l’OSCE, qui sera reçu lundi par M.Milosevic, a-t-on appris dans son entourage.Samedi à Tirana, M.Vollebaek avait demandé au gouvernement albanais (l’user de son influence auprès de l’UCK pour obtenir la libération des soldats yougoslaves.Le communiqué de l’UCK précise que des membres de la KVM ont rendu visite samedi et dimanche aux soldats détenus et indique que ceux-ci se portaient bien.Les vérificateurs ont pu prendre des photos des prisonniers et ceux-ci ont «écrit des lettres à leurs familles», ajoute le communiqué.ME II KD Al) BALALI A G E N C E FRANCE-PRESS E Téhéran — L’aveu de la participation de membrês dés puissants services secrets iraniens a une vague ae meurtres politiques divise la classe politique il anienne, qui s’oppose sur la réponse a apporter à cette crise._ Près d’une semaine après l’annonce de 1 arrestation de membres du ministère des Renseignements, les artisans du jxé-sident réformateur Khatami réclament une réforme de cette institution et insistent sur les responsabilités a 1 intérieur du système, largement contrôlé j iar les conservateurs.Di pression monte également chaque jour, dans la presse comme dans les milieux réformateurs, pour obtenir la divulgation des noms des personnes arrêtées et leui jugement public., Le quotidien Tehran Times d’hier affirmait qu un officiel de haut rang — un directeur général — du ministère des Renseignements était impliqué, laissant entendre que l’affaire dépassait les simples échelons subalternes.«Les autorités doivent immédiatement identifier les coupables et les punir pour leurs actes odieux», soulignait pour sa part hier le Front pour la participation de l’Iran islamique (FPI1), un mouvement composé de personnalités proches du président Khatami.Le ministère des Renseignements a reconnu mardi sôir que certains de ses membres avaient participé à la fin de l’année dernière aux assassinats d’un opposant nationaliste, Daryoush Foruhar, et son épouse, puis à une série de meurtres d’intellectuels libéraux.L’Association des religieux combattants (ARC), qui regroupe le clergé classé à gauche et proche de M.Khatami, a elle aussi demandé au président de «choisir avec soin les responsables de ce ministère et de garder cette administration sous surveillance constante».«Nous ne devons pas nous limiter à de simples arrestations mais trouver les racines du problème au sein du régime, pas seulement au ministère des Renseignements», assurait hier l’ARC dans une déclaration à la presse.L’association a élargi l’affaire à la vague de violence extrémiste qui frappe les partisans de M.Khatami depuis son élection en mai 1997.«L’incendie de librairies, les agressions contre des rassem-blementspolitiques ou religieux, de même que l’attaque armée contre un autocar de touristes étrangers renforcent la conviction que les coupables se trouvent à l'intérieur du système et sont soutenus par certains centres de pouvoir», affirme l'ARC.I,es conservateurs en revanche s’attachaient à donner de l’écho aux propos tenus vendredi par le guide de la république, l’ayatollah Ali Khamenei, affirmant que l’enquête n’était pas close.Le premier personnage du régime a insisté sur le fait que ces assassinats, même si des Iraniens sont impliqués, trouvaient leur origine dans un «scénario venant de l’étranger».«1m propagande et les lâches attaques lancées par les média étrangers et certaines personnes naïves au sein du régime contre le ministère font partie du scénario séditieux de l'étranger», affirmait le journal conservateur Qods (Jerusalem).‘ ' -W- Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com > ;l) •) i > AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tel.: 985-3344 Fax: 985-3340 /"N Hydro VoV Que Québec APPELS D'OFFRES ET SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l’information sur les appels d’offres ouverts et le résultat d’ouverture des plis d’Hydro-Québec en visitant le site Internet de l’entreprise : www.hydroquebec.com/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs : (514) 745-5720 Extérieur : 1 800 363-0910 Ville de Pointe-Claire Service des finances Division des approvisionnements 451, boulevard Saint-Jean Pointe-Claire (Québec) H9R 3J3 APPEL D’OFFRES La Ville de Pointe-Claire demande des soumissions pour : LE PROJET : PT9901 Fourniture et livraison de pierre nette et de poussière de pierre pour 1999 Informations : Division des approvisionnements, 514-630-1204 Les documents de soumission peuvent être obtenus au coût de 25 $ (T.P.S.: 122285620RT et T.V.Q : 1006125456TQ0004 incluses), payable en argent comptant ou par chèque visé mm remboursable au nom de la Ville de Pointe-Claire, à compter du lundi 11 janvier 1999 au comptoir du service des finances de l’hôtel de ville, au rez-de-chaussée, aux heures d'ouverture des bureaux, soit : du lundi au vendredi inclusivement, de 8 h 30 à 16 h 30 La Ville de Pointe-Claire ne s'engage à accepter ni ta plus basse ni aucune des soumissions reçues, ni à encourir aucuns frais d’aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Les soumissions, dans les enveloppes scellées fournies par la Ville de Pointe-Claire, seront reçues au comptoir du service des finances de l'hôtel de ville jusqu'au mardi 19 janvier, 11 h, et seront ouvertes publiquement le même jour, à 11 h 05, à la salle du conseil de l'hôtel de ville de Pointe-Claire (2* étage).AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS DANS L AFFAIRE DE U FAILLITE DE: ABILAB INC.société par actions légalement constituée en vertu de la Loi sur les compagnies du Québec et ayant son siege social au 1905.3e Avenue.Val d'Or (Québec) Avis vous est par la présente donné que la débitrice susmentionnée a depose une cession de ses biens auprès du syndic le 22ième jour de décembre 1998 et que la premiere assemblée des créanciers sera tenue Le 20 janvier 1999 A I3h30 de l'apres-midi Au 450.3e Avenue Val d Or (Québec) Responsable du dossier: Marc Châtillon Pour avoir le droit de voter, les créanciers doivent déposer entre nos mains, avant rassemblée, les preuves de réclamation et au besoin, les procurations.Daté de Rouyn-Noranda.ce 4ieme jour de janvier 1999 mm KPMG inc.Gestionnaires, séquestres & Syndics Marc Châtrllon, Adm A , CIP, Syndic Pierre Laçasse, Adm A CMC, CIP.Syndic tel.: (819) 762-KPMG CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, Chambre civile, No 500-02-068164-982, DOMAINE LAURENTIEN INC., Partie demanderesse -vs- LES ENTREPRISES ALIMENTAIRES ALNA INC., Partie délenderesse.Le 21idme jour de janvier 1999 a 10hOO.au 11950.Lachapelle, Montréal, Oc, district de Montréal, seront vendus par autonté de justice les biens et effets de: 1 mélangeur Hobart modèle M802, * série 11-341-260/volts 200 & acc.1 réfrigérateur à 10 séparateurs coul.gris en stainless.2 caisses enregistreuses de marque Omron RS 25 8 acc , et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL LANDRY huissier du district de Montréal.Albertson 8 Associés, HUISSIERS • 514-278-2414 -Fax.278-9667.7012, boul.St-Laurent, Suite 205, Montréal, PO H2S 3E2 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL.COUR MUNICIPALE DE DOLLARD-DESORMEAUX, NO.3526369Q97.NANCY CLERMONT/ES QUALITE DE PERC POUR 8 AU NOM DE LA VILLE DE D D O.Partie demanderesse -vs-152297 CANADA LTD., Partie délenderesse.Le 21ième jour de janvier 1999 à 12h00.au 4827.boul.Samson, Laval, Oc.district de Laval, seront vendus par autorité de justice les biens eleffelsde 152297 CANADA LTD., saisis en cetle cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Acura Integra.2 portes, coul.rouge, # série JH4DC444955804509, kilométrage 95,905 sans dommage apparent, immatriculé au Québec.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISE.Information: MICHEL LANDRY huissier du district de Montréal, Albertson 8 Associés, HUISSIERS -514-278-2414 • Fax.278-9667, 7012, boul.St-Laurenl, Suite 205.Montréal, PO, H2S 3E2 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICt DE MONTREAL, Cour du Québec, Chambre civile, No.500-02-068483-986, LES GESTIONS LE NAVARIN, Partie demanderesse -vs-FAROOQ SHAMS, Partie défenderesse.Le 21 ième jour de janvier 1999 à 13h00.au 1995, Patricia, St-Laurent, Qc, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de: FAROOQ SHAMS, saisis en cette cause, consistant en: 1 téléviseur écran géant de marque Sony avec télécommande, coul.noire 8 acc., 1 vidéo cassette de marque Panasonic Hi/Fi stéréo Recorder, coul.grise 8 acc., 1 système de son de marque Panasonic CD Stéréo/SA-CH32/Radio AM/FM cassette, Equalizer coul.noire 8 acc.et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL LANDRY huissier du district de Montréal.Albertson 8 Associés, HUISSIERS - 514-270-2414 ¦ Fax.278-9667, 7012, boul.St-Laurent, Suite 205, Montréal, PC.H2S 3E2 Avis public Ville de Longueuil APPEL D’OFFRES La ville de Longueuil requiert des soumissions pour la fourniture des biens et services suivants : Fourniture d'orthophotos numériques pour sept (7) municipalités 99-200 Les soumissions (dépôt 100 $ non remboursable) seront reçues jusqu'au lundi 1" lévrier à 11 h 1999 au 300, rue St-Charles Ouest, Longueuil (Québec) et seront ouvertes immédiatement après l’heure limite.La ville mentionnée ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions.Pour toute information concernant cet appel d'offre, incluant documents et conditions de soumission, appelez tans Irais du lundi au vendredi, de 9 h à 21 h, en spécifiant le numéro de dossier.1-800-256-7774 Union des munfdpaT.tet du Québec (514) 257-8711 1-088-234-8533 www davp org UHF SOLUTION (ÉPtLOPPEAIENr r MIX Avis public Ville de Montréal Ville de Montréal Service du greffe Usage conditionnel Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le 27 janvier 1999 à 9h, sera saisi de demandes d’autorisation pour exercer un usage conditionnel, pour les propriétés situées aux endroits suivants, selon les dispositions du Règlement d’urbanisme (R.R.V.M., c.U-1): - 258, rue Roy Est: agrandissement du restaurant existant au 254-56, rue Roy Est, (S980888010) - 1700, rue Grend Trunk: occupation par une entreprise de fabrication artisanale et de distribution de galettes d’avoine, d’un local qui a été conçu et utilisée à des fins commerciales «d’épicerie (pâtisserie)» au rez-de-chaussée du bâtiment.(S980888018) - 4487, rue De La Roche: occupation à des fins de vente, de location et de réparation «d'accessoires et d’appareils électroniques et informatiques» au rez-de-chaussée du bâtiment.(S980888021) - 5000, rue d'Iberville: occupation des locaux numérotés 151 et 159 à des fins «de véhicules automobiles (réparation et entretien)» au rez-de-chaussée du bâtiment.(S9801075014) Selon ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à ces demandes doit le faire par écrit ou plus tord le 21 janvier 1999, à l’attention du greffier, hôtel de ville, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R.113A, Montréal, H2Y 1C6.Montréal, le 11 janvier 1999 Le greffier, M* Léon Laberge Service du greffe Étude d’un programme de développement côté nord de la rue Ontario entre l'avenue Desjardins et l’avenue de La Salle des fins de centre de services de santé et de services sociaux et par certains espaces commerciaux locatifs au rez-de-chaussée; Le C.L.S.C./Hochelaga-Maisonneuve sollicite l'autorisation de la Ville de Montréal pour un projet de construction et d'occupation d'un bâtiment à des fins de centre de services de santé et de services sociaux.L'emplacement est situé au nord de la rue Ontario, entre l'avenue Desjardins et l'avenue de La Salle, tel qu'illustré sur le croquis ci-dessous.Vùd ttrrin A CH isar a = RUE ONTARIO E.Les principales caractéristiques du projet sont: • la démolition du bâtiment situé aux 4201 et 4211, rue Ontario Est; • la construction d'un bâtiment d’une superficie de 5800 m’répartie sur 3 étages et d’une hauteur de 12 mètres maximum; • l’occupation principale du bâtiment à • l'aménagement de deux aires de stationnement accessibles par l’avenue Desjardins: la première située à l'arrière du bâtiment et réservée pour des courtes périodes de temps; la deuxième, située sur un terrain distinct au nord du bâtiment portant le numéro 2061, avenue Desjardins, d'une capacité de quarante-deux places.Ce projet déroge à la réglementation municipale quant aux usages autorisés, à l'alignement de construction, ainsi qu'â la localisation d’une des deux aires de stationnement.Conformément au Règlement sur la procédure d’approbation de projets de construction, de modification ou d’occupation et sur la Commission Jacques-Viger, touto personne intéresséo peut transmettre par écrit ses commentaires sur le projet, en mentionnant le numéro de référence S980489042, au plus tard le 25 février 1999, à l'attention du greffier, bureau R-113A, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal, H2Y 1C6.Pour obtenir la documentation, veuillez communiquer avec le Service de l’urbanisme au 872-59B5.Montréal, le 11 janvier 1999 Le greffier, M* Léon Laberge AVIS DE CLOTURE D’INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu’à la suite du décès de Çaurelte CARON, en son vivant rentièfe.domiciliée au 351 Des PlmbiHjs, Chertsey, province de Québec,,jpK 3K0, survenu le 17 novembre 1998.un inventaire des biens de la défunte a été fait par les liquidateurs successoraux, Yvon eti'CIqUpte CABANA, le 7 janvier 199^ devant Me Lise Dagenais, notaire, 10’122, Boulevard Saint-Laurent, suite 261, Montréal, H3L 2N7, conlormémarl à la loi.i, Cal inventaire peut êlre consulté' bar les intéressés, à l’élude dé Me Use Dagenais, notaire, sise aô 10 122 Boulevard Saint-Laurent, suite 201.Montréal, H3L2N7.Donné ce 7 janvier 1999.YVON CABANA, liquidateur CLAUDE CABANA, liquidateur Changement de nom d’une personne majeure.Prenez avis que MARY MAUREEN KATHLEEN CLARKE domiciliée à 103, de Champagne à St-Lamfpçrt.Québec.J4S 1E5 présentera au Directeur de l’état civil une demande pour changer son nom eh celûi'de LANNAH CLARKE.n St-Laurent.le ter décembre 1998.MARY MAUREEN KATHLEEN 'CLARKE AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION CORPORATION DE PRODUCTlÔN DE COMÉDIE MUSICALE LES PETITS ANGES DU QUÉBEC Prenez avis que la cQtppajnie CORPORATION DE PRODUCTION DE COMÉDIE MUSICALE LES PETITS ANGES DU QUÉBEC, demandera à l'Inspecteur général des institutions linancières la permission de se dissoudre.Montréal, le 7 janvier 1999.BÉLANGER SAUVÉ, s.e.n.c.Procureurs de la compagnie Offre (remploi Travailleurs bénévoles recherchés pour combler des postes dans plusieurs champs d'activité (ex.: éducation, évértèments spéciaux, sollicitation, travail de bureau, etc.).Responsabilités, exigences et horaire dé travail conformes à vos talents et vot/e disponibilité.Vous êtes intéressée) à vous engager dans la lutte contre la première cause de décès au Québec ?Appelez nous.(514)871-1551 ou 1 800 567-8563 L 9 fonoatioA MIMAI AÜtlS » I fi I.K l> K V 0 I II , I.K I.I’ N I) I II JA N V I K l( I II II !l A 7 M 0 N I) ?Kinshasa envisage un dialogue avec la rébellion MICHEL CA K 10 II A G E N C E F R A N C E - P R E S S E Kinshasa — I.e régime du président Laurent-Désiré Kabila pourrait envisager d’entamer un dialogue avec la rébellion pour la première fois depuis le début des combats le 2 août, selorj la télévision officielle de République démocratique du Congo.Dans un commentaire diffusé vendredi soir, la télévision a évoqué la possibilité d’une forme de «dialogue intérieur» a\ r la rébellion, pour «permettre de jauger sa liberté réelle de mouvement» face à ses alliés rwandais,ougandais et burundais.Cgtte apparente ouverture intervient à quelques jours de la tenue d’un nouveau sommet sur la guerre en R0C, du 12 au 15 janvier à Lusaka: repqfjtée à trois reprises, cette réunion doit tenter de définir les modalités d’un cessez-le-feu, à l’initiative du président zambien Frederik Chiluba qui a annoncé jeudi avoir «invité» la rébellion.Lé gouvernement de Kinshasa s’est dit «disposé» à participer aux travaux dans la capitale zambienne, malgré l'invitation faite aux rebelles et bien que le président Kabila ait réitéré daps le courant de la semaine qu’il n’était «pas question de rencontrer les rebelles où que ce soit».Upe source proche de la présidence congolaise a en outre indiqué qu’il n’est pas,exclu que des proches du chef (le l’État s’entretiennent avec des émissaires de la rébellion en Zambie.«Le souci du gouvernement est d’accélérer la fin de la guerre», a assuré pourra part la télévision congolaise, mettant en avant «le sens du pardon» de M, Kabila qui «n'a pas éliminé» les opposants, après son accession au ixmvoir et le renversement du maréchal Mobutu, en mai 1997.Jusqu’à présent, le régime de Kinshasa avait toujours refusé tout contact avec la rébellion, qualifiée de «marionnette des agresseurs» rwandais et ougandais.Selon le commentateur de la télévision officielle, l’ouverture d’un dialogue serait cependant conditionnelle: «tout doit commencer par la restauration de la paix et la libération des territoires occupés» par la rébellion dans l’est, a-t-il insisté.Pour les observateurs, Kinshasa chercherait p;u- ses propos conciliants à accentuer les dissensions apparues récemment au grand jour au sein de la direction de la rébellion.Ses attaques se sont ainsi concentrées sur certains de ses dirigeants, tel l’ancien chef de la diplomatie de RI)C Bizima Karaha, aujourd’hui considéré par Kinshasa comme «l’homme des Rwandais» au sein de la direction rebelle.Son successeur, l’actuel ministre des Affaires étrangères Jean-Charles ükoto Lolakombe, a officiellement accusé M.Karaha d’avoir personnellement dirigé le massacre de 500 civils fin décembre dans le village de Mako-bola, dans le sud-Kivu.Selon des sources proches du pouvoir, le gouvernement considère que la rébellion est affaiblie sur la scène internationale par les dernières accusations de massacres qui la visent et juge donc le moment propice à une apparente ouverture.Enfin, au plan militaire, les autorités congolaises, appuyées par leurs alliés zimbabwéens, angolais, nami-biens et tchadiens, assurent marquer depuis une dizaine de jours des points dans leur reconquête des territoires de l’Est.Cette semaine, le président Kabila a évoqué, sans aucune autre précision, une opération en cours «d’encerclement et d’anéantissement de l’ennemi» sur une partie du front, dont le succès placerait son régime en position de force à d’éventuelles négociations.ssa- 1 - ¦¦ 1 ¦ ¦ ¦ ¦ 1 1 ¦ Amnesty lance une campagne en faveur des enfants victimes | î de la guerre z' KEVIN MCELDERRY AGE N C E F RANCE-PRESSE -¦V C , T ondres — Les enfants sont (levels/ nus des cibles délibérées dans la guerre, avec des centaines de milliers d’entre eux impliqués activement dans les combats et des millions d’autres brutalisés et chassés de chez eux, selon Amnesty International.Inorganisation de défense des droits de l’homme présente un rapporteur les pires cas quelle a recen-, ses, à l’occasion du lancement aujourd’hui d’une campagne pour sortir les ’• enfatlts des zones de combats.,, ’.1$ rapport, «Les enfants sur la ligne de tir», relève des cas d’enfants forcés ¦ de s’entretuer, souvent sous l’emprise de là drogue ou de l’alcool.Des mil-Her^d’enfants sont massacrés, mutilés,-violés ou réduits en esclavage, quand ils ne sont pas obligés d’assis-, ter àû meurtre de leurs parents.Quant aux enfants qui réussissent à fuir les zones de guerre, ils sont souvent confrontés à la faim et à de terrjbles conditions de vie en tant que réfugiés, souligne Amnesty.Ill publication du rapport coïncide avec3 la réunion aujourd’hui à Genève d'un, groupe de travail des Nations unies, chargé de discuter de la possibilité de repousser l’âge minimum de recditement dans les forces armées de 15 à 18 ans.«Même un chef militaire devrait pouvoir être persuadé de reconnaître les droits des enfants», a estimé Maggie Black, l’un des experts présents à la conférence de presse de lancement de kpeampagne à Londres.Le rapport expose notamment le cas d'une adolescente ougandaise de 15 ans, forcée de ^enrôler dans les rangs des rebellas de l’Armée de résistance du seigneur (LRA).La jeune fille s’est vue intimer l’ordre de tuer un autre enfàlft qui avait tenté de fuir et d’assis- ter au meurtre d'un enfant à coups de hache.Une étude au Rwanda a conclu que 16 % des enfants avaient dû se cacher sous des corps sans vie pour survivre aux massacres.Selon Amnesty, les enfants risquent plus particulièrement d’être tués en Algérie, Colombie, en Sierra Leone, dans la République démocratique du Congo, au Sri Lanka, au Rwanda, dans le sud du Soudan, au Kosovo et en Afghanistan.«Des millions d'enfants ont vu ce qu’aucun être humain ne devrait jamais avoir à voir», a souligné Rob Beasley, coordinateur de la campagne.Selon Amnesty, 300 000 enfants sont des combattants actifs, 14 millions sont des réfugiés et au total, les enfants représentent plus d’un tiers de pertes de guerre.Dans les 10 dernières années, deux millions d’enfants ont été tués dans des conflits armés, et au moins 10 millions ont été les témoins d’atrocités.Alors qu’au début du siècle, fit) % des pertes pendant les guerres étaient militaires, elles sont aujourd’hui à 90 % civiles, avec une vaste majorité de femmes et d’enfants, selon le rapport.la campagne d’Amnesty a deux objectifs.D’une paî t, relever l’âge minimum de recrutement dans l’armée à 18 ans.La Grande-Bretagne recrute par exemple à partir de 16 ans.Mais, même si le groupe de travail à Genève parvenait à un accord, il ne pourrait proposer qu’un protocole optionnel à ajouter à la convention des Nations unies sur les droits de l’enfant de 1989.L’autre objectif est d’amener la Grande-Bretagne à cesser ses exportations d’armes légères vers les pays où les enfants ont de grands risques d’être impliqués dans les conflits.A savoir les deux-tiers des pays africains et asiatiques à qui la Grande-Bretagne vend des armes.m N I Ci E R I A i Obasanjo gagne Lagos — Le Parti démocratique du peuple (PDP, centre-gauche) de l’anjpen chef d’Etat nigérian Oluse-gun, Obasanjo est en passe de remporter, selon des résultats partiels, les élections régionales au Nigeria qui constituaient une étape supplémentaire vers la lin du régime militaire.Le PDP a confirmé sa place de parti principal au Nigeria, remportant les gouvernorats dans 18 Etats sur les 33 qan»lesquels les résultats avaient été aiiiilicés et confortant les ambitions présidentielles du général Obasanjo.' Le parti radical Alliance pour la dé-mociatie (AD) a de son côté rempor- té les gouvernorats dans six États, situés dans son fief Yoruba traditionnel du sud-ouest du pays tandis que le Parti de tous les peuples (APP, centre-droite) a été victorieux dans neuf, selon des membres de la Commission électorale nationale indépendante (INEC).Des millions de Nigérians s’étaient rendus samedi aux urnes pour élire les gouverneurs et les assemblées de 35 des 36 Etats nigérians, le second scrutin prévu dans le cadre de la transition vers le retour à un régime civil, prévu le 29 mai prochain.Agence France-Presse KHAN C E L’opposition de droite en crise Une candidate de droite élue grâce à la gauche en Rhône-Alpes HERVÉ ROUACH AGEN C E FRANCE-PRESSE Paris — L’opposition de droite en France est de nouveau en crise, à quelques mois des élections européennes, après l’accession très controversée d’une candidate de centre-droit, appuyée par la gauche, à la présidence de la région Rhône Alpes (centre-est), la deuxième de France.Cette élection à la présidence d’une assemblée régionale a révélé de profondes divergences d’analyse entre les trois grandes formations de la droite: les gaullistes du RPR et les libéraux de Démocratie libérale (DL) d’un côté, les centristes de l’UDF de l’autre.«Cela va être une grave crise» au sein de l’Alliance, le rassemblement de ces trois formations, a estimé Claude Goasguen, le porte-parole des libéraux, dont le chef est l’ancien ministre des finances Alain Madelin.«Im question se pose: est-ce que les centristes veulent faire encore partie de L'Alliance?», s’est-il interrogé.Moins de deux ans après sa défaite des législatives de mai 1997, ces nouvelles turbulences ne vont guère faciliter les efforts de reconstruction de la droite, que doit symboliser la présentation d’une liste unique aux européennes du 13 juin.Un projet sur lequel gaullistes et centristes peinent déjà à s’entendre.Ixirs de l’élection à la présidence de l’assemblée de Rhône-Alpes, sailli di matin, les centristes avaient accepté que leur candidate, Anne-Marie Comparini, soit élue grâce aux voix de la gauche, c’est à dire des socialistes, des communistes et des écologistes.Les centristes estiment que l’autre candidat de droite, le libéral Pierre Gascon, pouvait être suspect de sympathie vis-à-vis du Front national, le parti d’extrême-droite, et devait donc être écarté.Pierre Gascon a pourtant été soutenu par les deux autres partis de l’alliance, le RPR et DL, qui refusent la stratégie d’un «front républicain» entre la droite et la gauche face à l’ex-trême-droite ou à ceux tentés de faire alliance avec elle.Pierre Gascon était aussi le candidat de Charles Millon, ancien ministre de la défense qui, en mars 1998, avait fait scandale en acceptant les voix du Front national pour conquérir la présidence de Rhône-Alpes.Son élection avait par la suite été annulée, à cause d'irrégularités, ce qui explique la tenue d’un nouveau scrutin.Le numéro deux du RPR Nicolas Sarkozy a indiqué que son parti avait l’intention de réunir rapidement les responsables de l'Alliance, et de lancer un «appel au calme, à la mesure à la sérénité».S’il s’agit d'un épisode purement régional, propre à Rhône-Alpes, «il n 'y a pas lieu d’en faire un drame», a-t-il déclaré.Mais si les centristes disaient «que c’est une nouvelle stratégie à proposer à ses députés d'être élus par les voix de gauche plutôt que par les voix de la droite, les choses ne pourraient pas continuer», a dit M.Sarkozy.Le RPR, et son chef Philippe Séguin, se retrouvent dans une ]x>sition délicate.M.Séguin est accusé par beaucoup d’observateurs d’avoir géré maladroitement l’élection dans la région Rhône-Alpes.H* RPR a d’abord soutenu la centriste Anne-Marie Comparini, avant d’appeler au dernier tour de scrutin à voter pour M.Gascon, donnant une impression d’hésitations et de tergiversations.De plus, M.Séguin ambitionne de prendre la tête de la liste de l’union de l’opposition aux élections européennes.Mais cette candidature suscite les plus grandes réserves chez les centristes.L’UDF, qui place la construction européenne au centre de sa pensée politique, rechigne à s’aligner derrière M.Séguin qui, en 1992, avait été le porte-drapeau des opposants au traité de Maastricht.Même si aujourd’hui, il ne remet plus en cause les principales dispositions de ce traité, ratifié par un référendum.K # iff; ¦ .;.*V ‘X Dü DÉCOLLAGE À L’ATTERRISSAGE, NAV CANADA.LA SÉCURITÉ AÉRIENNE À SON MEILLEUR.11 y a deux ans, NAV CANADA prenait les commandes du service de navigation aérienne, jusque-là entre les mains du ministère des Transports.Société privée à but non lucratif, elle consacre ses revenus au fonctionnement et à l'amélioration du service.NAV CANADA fournit des services de contrôle aérien, d'information de vol, de renseignements météorologiques, d'aide d'urgence et autres aux aéronefs qui empruntent l'espace aérien du Canada.Avec sa technologie, l’expérience et les compétences de ses gens, elle figure parmi les meilleurs dans le monde de la navigation aérienne.NAV CANADA ayant fixé la barre très haute en matière de sécurité, voler sous son aile est l’une des choses les plus sécuritaires que vous puissiez faire.Plus de cinq millions de vols transitent chaque année dans l’espace aérien qu’elle contrôle, l’un des plus vastes au monde puisqu’il couvre près de cinq millions de milles carrés en territoire canadien et au-dessus des trois océans environnants.NAV CANADA a investi plus de 300 millions de dollars pour moderniser ses installations.Outre celle de Toronto, de nouvelles tours de contrôle ont été érigées à Vancouver, Québec et Halifax afin d’absorber la croissance actuelle du transport aérien, et le centre de contrôle régional de Montréal a été considérablement agrandi.Afin d’offrir un service fiable, ponctuel et de haute précision, NAV CANADA exploite un imposant arsenal d’aides à la navigation, d’installations radar, de stations météo et d’établissements de contrôle aérien, plus d’un millier en tout.Bref, NAV CANADA travaille résolument à devenir le service de navigation aérienne le plus respecté au monde. I.K I) K V OIK.I.K I.I' X DI II ,| A \ V I K 11 I !) !) !) A 8 EDITORIAL L’avenir de l’UNSCOM La Commission spéciale sur le désarmement de l’Irak (UNSCOM) est attaquée de toutes parts.Les bombardements américano-britan niques sur l’Irak ont rendu son travail impossible et son existence est maintenant remise en cause.Les accusations d’espionnage portées contre elle par la presse américaine en font un objet de dérision.L’UNSCOM est morte.Il faut trouver un autre instrument pour surveiller Saddam Hussein.e hasard fait bien les choses.Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies s’apprête à discuter du régime d'inspection imposé à l’Irak en avril 1991 au sortir de la guerre du Golfe, la presse américaine publie chaque jour depuis une semaine des «révélations» sur les activités d’espionnage auxquelles se sont livrés certains membres de l’UNSCOM au profit des États-Unis.On voudrait encore plus discréditer le travail des inspecteurs qu’on ne s’y prendrait pas autrement.Mais cette affaire d’espionnage, aussi dommageable soit-elle pour la crédibilité de l’ONU, ne peut qu’indigner les naïfs.En effet, l’ON U n’est pas un État.Ses employés, permanents comme occasion nels, ne risquent pas l’amende ou même la prison, si ce n’est le peloton d’exécution, s’ils trahissent la grande organisation internationale.L’ONU doit compter sur la générosité de ses membres.Dans le cas des inspecteurs de l’UNSCOM, ils proviennent de 40 pays disposant de ressources propres à identifier et à analyser ce que la commission recherche en Irak: des armes nucléaires, chimiques et bactériologiques ainsi que des missiles balistiques.Ces inspecteurs ne travaillent pas pour la Croix-Rouge ou pour l’aide à la petite enfance.Ils travaillent déjà pour des programmes d’armements ou des laboratoires militaires, ce qui en font des agents de leur État Personne ne peut empêcher ces inspecteurs — plus de 1000 ont visité l’Irak depuis 1991 — de partager avec leur gouvernement les informations qu’ils recueillent sur place.Si le scandale de l’espionnage éclate dans la presse américaine, c’est qu’il n’a pas encore éclaté dans la presse française et ne peut éclater dans la presse russe ou chinoise.Cette histoire d’espionnage est une diversion qui ne doit pas nous faire oublier que le Conseil de sécurité cherche depuis quinze jours un moyen de rétablir le régime d’inspection destiné à éviter le réarmement de l’Irak.L’UNSCOM, sous la direction du Suédois Rolf Ekeus puis de l’Australien Richard Butler, a fait de l’excellent travail jusqu’aux bombardements américano-britanniques de la mi-décembre.Les inspecteurs ont été plus efficaces en huit ans de travail que toutes les bombes lancées par la coalition américano-onusienne en janvier-février 1991.Ils ont détruit 48 missiles Scud.40 000 obus chimiques, 700 tonnes d’agents chimiques, 3000 tonnes de produits précurseurs et tout le complexe d’armes biologiques d’Al-Ha-kam.Le programme nucléaire a été neutralisé.Ce n’est pas rien.Mais, des armes, principalement chimiques et biologiques, il en reste encore.De plus, le régime irakien a mis au point un ingénieux système de camouflage qui rend le travail des inspecteurs de plus en plus difficile, d’où les manières, parfois brutales, mais très compréhensibles de M.Butler.Mais, visiblement, l’UNSCOM ne fait plus l’affaire de personne, ou presque.L’Irak l'interdit de séjour.Il exige la levée immédiate de l’embargo.Les États-Unis souhaitent son maintien et n’ont donc pas intérêt à voir l’UNSCOM certifier que l’Irak a désarmé, condition essentielle à sa levée.La Chine et la Russie demandent le départ de M.Butler qu’elles tiennent pour responsable du déclenchement des dernières frappes aériennes et son remplacement par un diplomate plus malléable.La France estime qu’il faut un autre instrument de contrôle du désarmement.Que faire?D’abord, il n’est évidemment pas question de céder un instant aux exigences irakiennes.M.Butler doit partir, c’est évident Non parce que Bagdad l’exige mais parce qu’il a perdu la confiance d’au moins deux des cinq membres permanents du Conseil de sécurité.Puis, il faut refaire l’unité du Conseil de sécurité.Là, le Canada, qui vient tout juste d’obtenir un siège de non permanent peut jouer un rôle.Il a appuyé les frappes américano-britanniques, mais, contrairement aux Américains, il souhaite le retour des inspecteurs et le rétablissement de la primauté du Conseil de sécurité dans les relations avec l’Irak.Il est disposé à étudier toutes les propositions de règlement de cette crise en autant quelles rassemblent le Conseil de sécurité autour de l’objectif qui ne divise personne: le désarmement de l’Irak.In France fait actuellement circuler un plan en ce sens, qui reste vague, mais que le Conseil doit étudier et bonifier.Il s’agit essentiellement de remplacer le régime actuel des inspections de l’UNSCOM par un contrôle à long terme, qui reposerait sur la surveillance des installations suspectes irakiennes et sur la poursuite des inspections.L’embargo serait levé mais les recettes financières seraient étroitement contrôlées.L’Irak, qui vient à nouveau de faire monter la tension en remettant en cause la frontière avec le Koweït, acceptera-t-il cette nouvelle tutelle?Les États-Unis, enfermés dans une logique guerrière, se laisseront-ils convaincre de desserrer l’étau tout en restant vigilant?J oc e ly n C o u I o H ?O ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI HOU PASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE CAYOUETTE PIERRE BEAULIEU.NORMAND THÉRIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBE \ \L «' * -7 ' il ¦ •i Les droits des concitoyens de Pierre Bourque Le 10 décembre dernier, j'ai assisté à l’excellent spectacle Droits Devants, un concert visant à célébrer le 50 anniversaire de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l'Homme par l’Assemblée générale des Nations unies.Dans le programme remis à l’entrée du Spectrum, on retrouvait un court texte signé par Pierre Bourque dans lequel le maire parlait entre autres des «10 années de travail de la Ville de Montréal à promouvoir l'accessibilité des services, les relations interculturelles et la participation à la vie économique, culturelle et sociale des Montréalais de toutes origines.».C’est bien beau tout ça.J’aimerais cependant rappeler à Pierre Bourque l’article 21 de la Déclaration qui se lit comme suit: «Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l'intermédiaire de représentants librement choisis.» En tant qu’électrice, j’ai donc été profondément outrée, peu de temps après sa réélection, par son désir de réduire la durée des interventions des citoyens de 60 à 30 minutes et des simples conseillers de 20 à 10 minutes lors des assemblées municipales.En voulant modifier ainsi la période de questions, M.Bourque a manqué de respect envers les Vlontréalais.Ce n’est rien de moins qu’une atteinte à leur «liberté d'expression», soit un autre droit prévu dans la Déclaration.Martine Ixicroix Montréal, 12 décembre 1998 Critique sur le phénomène Dion Une lettre de Diane Beaudry, publiée dans Le Devoir du 19 décembre dernier, critiquait sévèrement la sévère critique de Sylvain Cormier au sujet d’un spectacle de Céline Dion au Centre Molson.LETTRES -?- Pourquoi taxer de «provincialisme douillet et snobinard» le simple fait de se montrer critique à l’endroit d’une chanteuse-interprète qui vient du Québec?Bien sûr, Céline Dion est gentille et sympathique, c'est vrai.Mais est-ce que sa gentillesse doit nous interdire toute réserve sur son œuvre musicale et sur cette puissante machine à produire des succès fabriqués de toutes pièces?Le Devoir constitue une tribune où les journalistes, éditorialistes et critiques jouissent de la liberté d'exprimer ce qu’ils pensent et ressentent réellement, sans aucune contrainte commerciale ou politique.Cela est sain et c’est pourquoi j’aime ce journal.Benoît Trudel Saint-Laurent, 19 décembre 1998 Pourquoi les humanistes meurent-ils au Québec?J’ai appris avec beaucoup de peine la mort tragique de Maurice Champagne, en plus de celle de la grande Pauline, de Yves, de Pierre, de Fernand, Gérald, Madeleine, Jean-Claude, Gaston, Félix, René.et puis, la veille de Noël, celle d’un homme de cœur, Pierre Vallières.Et ainsi vont tous ceux et celles que je ne nomme pas et qui continuent d’essaimer notre grande famille québécoise.Des frères et sœurs d’autres cultures arrivent depuis quelques années avec leur dynamisme, leur jeunesse, leur espoir.D’autres nous ferment leur porte, inquiets peut-être de nos peurs, de notre apathie, de notre défaitisme.Avons-nous une âme tragique?Sommes-nous entraînés vers une disparition inévitable en tant que seule grande communauté francophone d’Amérique?Ces petites flammes qui brillent et éclairent notre voie sont-elles en train de s’éteindre une à une?Y a-t-il quelqu’un pour prendre la relève de cet héritage généreux?Denise Éva Ouellette, Longueuil, 23 décembre 1998 Les députés restent Iœs premiers ministres passent et les députés restent.C’est la seule note d’encouragement pour un jour avoir un ministère.La formation d’un cabinet n’est ]ias la tâche la plus difficile des premiers ministres.C’est la tâche la plus difficile pour les députés d’accepter d’être ou ne pas être respectés pour leurs capacités: car un cabinet est formé d’après l’image que le gouvernement veut se donner plutôt que sur la capacité ou la performance d’un député.On a beau dire que les salaires et le minimum de 80 heures par semaine n’attirent plus autant les, gens d’affaires, les diplômés ou les gens d'expérierv, ce au gouvernement.Mais laissez-moi vous.dire qu’il y a des gens avec des doctorats et des formations extraordinaires qui sont assis près des portes battantes au ParlemenL , ; Pourquoi?Parce que les premiers ministres veu-lent sauver leur peau d’abord car ils ne cherchent, pas la qualité ni à rendre justice à l’évolution d’un, député qui le mérite.Non! L’image d’abord, même s’il faut faire mal aux autres.Mais l’image est un gros nuage de fumée qui protège les premiers ministres (centralisateurs) qui craignent les députés, capables de changer quelque chose et qui ne sont pas desyes persons.Les premiers ministres ont peur, du pouvoir des vrais députés et c’est pour ça que les premiers ministres passent et les députés restent.Richard Tremblay „ Boucherville, 21 décembre 1998 Le courrier des lecteurs Nous publions dans cette section de la page éditoriale une sélection de lettres des lecteurs.Teâ lettres sont envoyées à l’adresse suivante: Courrier des lecteurs, Iœ Devoir, 2050, rue de Bleury, 91' étage, Montréal H3A 3M9, ou encore, si par courriel, à: !ettres@ledevoir.ca.1 outes les lettres doivent être signées et comporter l’adresse et le numéro de téléphone où le signa-tiüre peut être joint.Elles doivent éviter les attaques personnelles.Nous retenons en priorité les lettres courtes et dactylographiées.R E V U E I) E P R, ESSE Langues, constitution et terrorisme Malgré (et même nonobstant) les deux premiers termes du titre, il ne sera question ni de la loi 101 ni des prochaines passes d’armes entre Stéphane Dion et le successeur de Jacques Brassard.Évidemment, puisque la perspective de cette chronique, comme l’indique son surtitre, est modestement planétaire.CLAUDE LÉVESQUE Le Devoir Mondialisation rime souvent avec anglicisation, mais l’avenir ne sera peut-être pas aussi anglais que certains l’espèrent ou le craignent Bien sûr, la langue de Shakespeare est utilisée (au moins à l’occasion) par 1,6 milliard de personnes à travers le monde, bien qu’elle ne soit la langue maternelle que de 380 millions d’entre elles.Par comparaison, le mandarin est la langue maternelle de 900 millions de personnes, l’espagnol d’un peu moins de 300 millions, l’arabe, le bengali et l’hindi d’environ 200 millions chacun.Comme le mandarin ne jouit pas d’une presence ou d’une diffusion internationale comparable à l’anglais, ce dernier est donc l’outil linguistique le plus largement — quoique pas le plus souvent — utilisé sur la planète.Son rôle domi-La presse nant dans le commerce international, la diplomatie, les ,-.p - sciences et la technologie, de même que l’extraordinaire /JÊr JB, diffusion des films, des chansons et des modes de vie amé-ricains donnent parfois l’impression que bientôt, tout le m j monde parlera anglais et rien d’autre.T * Oh yeah?Tout ce qui précède ne doit pas faire oublier que d’autres forces sont à l’œuvre.(D’ailleurs, elles sont souvent activées, elles aussi, par la mondialisation elle-même.) Dans Foreign Policy, Joshua Irishman, professeur a l’université Yeshiva et professeur invité à celles de New York et de Stanford, présente des arguments intéressants pour contredire cette inéluctabilité.On a beau dire qu’on s’exprime en anglais à 80 % sur Internet ou que les étudiants qui s’exilent pour étudier fréquentent essentiel- I FOREIGN POLICY lement les institutions des pays anglo-saxons, cela ne représente au fond que la mondialisation vécue par une toute petite élite.«L’importance des langues régionales devrait augmenter dans un avenir rapproché.Ix>s auteurs populaires, les marchands ambulants et ceux qui exploitent des étals dans les bazars, les apôtres de l'alphabétisation, le personnel de l’aide humanitaire, les cinéastes et les missionnaires ont tous tendance à miser sur les linguae francae régionales dès que cela leur permet de rejoindre plus de monde, même si ce monde n’est pas aussi riche», souligne Irishman.La mondialisation du commerce favorise donc l’expansion non seulement de langues comme le mandarin, l’espagnol, l’hindi et l’arabe, mais aussi d’autres langues plus carrément régionales comme le swahili, le hau- sa et le wolof en Afrique, sans compter des centaines de variétés de pidgin — un anglais utilitaire qui a peu à voir avec celui parlé à Hollywood ou à Oxford — à travers le monde.Irishman fait aussi remarquer que ie français et l’arabe progressent—assez modestement dans le cas du français — sous l’effet de politiques gouvernementales.D’autre part, l’uniformisation amenée par la mondialisation suscite un mouvement de réaction en vertu duquel les individus recherchent des points d’ancra-gepour leur identité propre et les trouvent dans la langue historique du lieu qu’ils habitent.«Résultat: on compte aujourd’hui plus de langues standardisées qu'à n'importe quelle autre période de l’histoire, soit environ 1200.Plusieurs langues plus petites [sic], même celles parlées par moins d’un million de locuteurs, ont bénéficié de mouvements de préservation appuyés par l’État ou par des organisations non gouvernementales.» C’est notamment le cas du basque, du catalan et de certaines langues amérindiennes.Quel avenir pour l’anglais?Irishman estime qu’il court le risque d’une impopularité proportionnelle à son influence et au fait qu’il intéresse surtout les classes favorisées des différentes sociétés.Il va plus loin, affirmant que la croissance de ses rivaux régionaux pourrait le menacer dans les sphères même où il s’avère actuellement indispensable.«.* * Après la catastrophe de la Seconde Guerre mondiale, le mot d’ordnp ei Europe a été: démocratie et unité.Pour le mettre en œuvre, on a procédi par étapes, en commençant par une intégration économique très graduelle Les politiciens britanniques ont et FINANCIAL TIMES tort de dire que cette tactique étai une fin en soi, opine Martin Wolf „.chroniqueur au quotidien Financia I imes.«Avec le lancement de l euro, le continent doit de nouveau se poser le.questions laissées en plan au début du processus, il y a un demi-siècle.Il existi deux arguments pertinents pour avancer que les questions politiques et cqnsti tutionnelles constituent le défi interne fondamental de l'Union européenne' pre mièrement, l’intégration politique est le corollaire naturel de l’union monétai re, deuxièmement, la structure politique de 11il: est intolérable pour quiconqui croit en la démocratie» U1 puissance accrue du nouveau bloc monétaire rend nécessaires des poli tiques claires tandis que trop de pouvoir se trouve actuellement concentré entn les mains de bureaucrates, ecrit-il en substance.L’auteur note cependant;qu’i sera difficile de transformer une union de pays souverains aussi divers en uni démocratie fédérale.?l In journaliste collaboiant notamment pour ABC et Time a réalisé pour It compte de ce dernier magazine une interview avec Osama Ben I .arien à sa base située dans le désert de l’Afghanistan.Ben Laden y admet implicitement être l’au teui intellectuel de récents attentats contre les Etats-Unis (notamment cqptre r-,im , ssa( .américaines en Afrique) dans la mesure où son organisation (le Front international islamique pour la djihad contre les Etats-Unis et Israël) e lance une fatwah (decret religieux) confie la présence de ces deux pays au Moyen-Orient.L’ennemi numéro un des Etats-Unis affirme cependant que les deux personnes arrêtées par les Américains en rapport avec les attentats de Dai es Salaam et Nairobi sont innocents des crimes qu’on leur reproche.Son organisation essaie-t-elle d’acquérir des armes chimiques ou nucléaires?«L’acquisition d armes pour la défense des musulmans est un devoir religieux», répond-il.« I.K I) K V 0 I l< I.I.I I X I) I II .1 A X V I K II I !) !l II A 9 IDEES Les conditions gagnantes Les choix d’une société Il faut espérer que la confiance des Québécois en eux-mêmes devienne telle que le gouvernement se sentira appuyé quand il enclenchera le processus référendaire LOUIS O’NEILL Professeur à l'Université laval et ancien ministre du gouvernement de René Lévesque ~ ne loi de l’histoire, écrit Pierre Vade- Uboncœur, veut que les victoires ou défaites non seulement se poursuivent, mais s’étendent et s’augmentent (L’Action nationale, septembre 1998).Dans l'histoire du Québec, les années 17(10, 1837, 1980, 1982, 1995 marquent des défaites dont les effets se prolongent, tandis que l’on peut parler de 1791,197(1,1992,1994 et 1998 comme des années de victoires aux effets positifs.Pas de gros =====1 gains, mais de quoi éviter le pire.Certains moments historiques font l’objet d’appréciations contradictoires.Que dire par exemple de 18(17?Lionel Groulx y voyait une duperie, d’autres un compromis inévitable ou un moindre mal.Des évéques invoquèrent la volonté de Dieu et le devoir d’obéissance.Des analystes y ont vu une avancée de l’histoire, d’autres un recul pour la société québécoise.Des souverainistes considèrent la victoire électorale de 1998 comme une défaite déguisée, puisque cette victoire fut moins grande qu’on l’espérait.Mais il y a lieu, tout compte fait, de parler d’une victoire bien réelle et importante.Car elle a permis de contrer une offensive grave et sournoise, orchestrée par les forces fédéralistes.Il ne fait nul doute que Jean Charest était et demeure l’homme de confiance du Canada anglais.On lui a confié la mission de mettre au pas le peuple québécois, comme jadis Trudeau en avait reçu le mandat.C’est l'avenir même de ce peuple qu’on voulait hypothéquer en lui enlevant le droit de parole référendaire et en le forçant à se résigner au statut d’une province parmi d’autres.Auteur d’un rapport visant à diluer l’entente déjà diluée du lac Meech, Jean Charest prône l’enseignement de l’anglais dès la première année et a souhaité, au lendemain de l’élection, qu’on arbore le drapeau du Canada à l’Assemblée nationale du Québec.C’est tout dire! Heureusement, beaucoup de Québécois ont pressenti le danger.C’est pourquoi ils ont décidé majoritairement d’oublier pour un temps certains désaccords avec la gestion gouvernementale et de s’occuper du plus urgent.Plus de 65 % des électeurs francophones ont eu le bon réflexe.L’instinct de survie et de résistance l’a emporté.Ils ont refusé de se perdre dans les détails et de confondre une fause nationale avec des intérêts sectoriels.Dfene victoire on doit chercher à prolonger les effets, voiré les augmenter.Les conditions gagnantes p ou fun référendum n'existent pas encore?On lefc fera surgir.Un travail qui concerne tout le monde et pas seulement les décideurs politiques.De ceux-ci on attend néanmoins certaines choses, au-delà d’un zèle déjà bien connu pour le-tràvail d’intendance.Que par exemple ils n’oublient pas la raison d’être première d’un gouvernement du Parti québécois: la souverai-neftê'du Québec.Une souveraineté qui n’est pas simplement la prime accordée à la bonne gestion, mais un objectif valable en soi en tant que moteur essentiel de développement et une maniéré de garantir une gestion encore meilleure, pfuinefficace.Un objectif hautement souhaitable auquel aspire un peuple normal qui veut viVrèdans la normalité, posséder son propre espacé de liberté, de responsabilité et de créativité: l')n idéal que ne peut réaliser seul le gouvernement ac-tu'elrmais que celui-ci a le devoir de promouvoir; le devoir ailsTi d’en souligner et d'en expliquer la légitimité et la no-bfeg&e.Retarder la tenue d’un référendum ne peut donc voülbir dire qu’on retourne à l’esprit provincialiste ou qu’on recommence l’aventure du «beau risque».Une condition gagnante: le développement du sentiment identitaire.Si les Québécois se perçoivent comme de vagues Américains amateurs, aussi bien tout laisser Déplorerait-on autant de suicides dans les écoles si on proposait aux jeunes un projet collectif emballant?ARCHIVES LE DEVOIR Le premier ministre Lucien Bouchard pendant la campagne électorale tomber.On ne peut faire un choix en toute clarté si on est soi-même confus au sujet de sa propre identité.Tout comme il est difficile de percevoir le sens de sa propre histoire si on n’a de celle-ci qu’une connaissance confuse et fragmentaire.Au nombre des conditions gagnantes s’inscrit donc la prise de conscience d’un héritage historique et du projet qui en découle naturellement: édifier un pays souverain, français, capable d’intégrer harmonieusement les apports culturels et sociaux des groupes minoritaires et des nouveaux immigrants.Cette capacité est une condition de survie et de croissance.Or elle est incompatible avec la subordination à un fédéralisme assimilateur que Vadeboncœur va jusqu’à qualifier de génocidaire.Il faut choisir.L’indépendance devient une urgence à partir du moment où l’on découvre que la tutelle séculaire véhicule une stratégie assimilatrice qui isole le Québec français en attendant de l’avaler.La confiance en soi est certes une condition gagnante.Une meilleure connaissance de l’histoire peut aider à la renforcer.11 est porteur d’un message, ce long cheminement d'un peuple conquis, pauvre, résistant et décidé à survivre; un peuple asservi et exploité et qui, à force de ténacité, de courage et d’intelligence, en arrive à se hausser à un niveau de développement qui le situe à l’égal des pays avancés.Un passé où l’on décèle de nombreux indices d’un destin particulier.En connaissant mieux ce passé, on prend conscience de l'originalité et de la richesse de l’héritage.On réalise qu’on peut puiser dans celui-ci l’inspiration et les matériaux nécessaires Des souverainistes considèrent la victoire électorale de 1998 comme une défaite déguisée, mais il y a tout lieu de parler d’une victoire bien réelle et importante pour entreprendre un grand projet qui incarne la continuité historique: édifier une nation libre, dynamique et créatrice, appelée à participer à la vie internationale dans une pleine égalité avec les autres nations souveraines.Condition gagnante: fournir aux jeunes l’occasion de comprendre ce passé et de se mieux comprendre eux-mêmes.Au fait, dans les établissements scolaires, de quoi parle-t-on quand on aborde l’histoire?Déplorerait-on autant de suicides dans les écoles si on proposait aux jeunes un projet collectif emballant?Construire avec d’autres un pays à son image a de quoi donner le goût de vivre.Un grand projet national est plus motivant et est plus apte à donner le goût de vivre que la négation de sa propre identité et le régionalisme folklorique.Autre condition gagnante: il faut se parler, multiplier les échanges, les débats, les confrontations.Tout projet de transformation sociale et politique commande un investissement intellectuel, de la réflexion, des discussions.Fournir à tous aussi l’occasion de s’informer.Dans un foyer pour personnes âgées, on tolère que le candidat à l’élection parle dix minutes face à un auditoire plus ou moins attentif.Pas plus de dix minutes, car il ne faut pas retarder le bingo.On traite les dossiers politiques dans des ambiances de bazar.Rien pour faire avancer la réflexion.La pensée et la réflexion IJd pensée précède la décision et l’action.Il faut lui trouver une place.Les choix politiques exigent l’exercice de l’intelligence pratique.Qui dit intelligence dit information, réflexion, discussion.L’intelligence et la réflexion font partie des conditions gagnantes.Pour beaucoup de Québécois, le choix de la souveraineté a été l’aboutissement d’un long cheminement.Fédéralistes parfois très convaincus, ils ont lu, discuté, réévalué leur option coutumière et, en fin de compte, opté pour ce qui leur est apparu comme une conclusion logique.Personne n'est obligé de devenir souverainiste.Mais tous ont le devoir de réfléchir.Ce qu’il faut espérer, c’est que la confiance des Québécois en eux-mêmes devienne telle que le gouvernement en place se sentira pleinement rassuré et appuyé quand il enclenchera le processus référendaire.Bref, qu’il puisse avoir perçu une évolution tangible de la conscience collective qui lui indiquera que le moment opportun est arrivé.Il a le devoir de bien discerner l’apparition de conditions gagnantes.Mais il n’a pas à lui Seul la responsabilité de les faire émerger.On objectera: mais l’économie dans tout ca?Les performances économiques sont importantes, mais elles dépendent beaucoup de facteurs psychologiques ou culturels.La confiance croissante des Québécois en eux-mêmes engendre déjà des effets économiques positifs, tout comme le fait de pouvoir travailler en français, dans un contexte favorable à la créativité.L’histoire montre l’impact de la culture et de valeurs morales sur la vie économique.Le moment opportun, il faut souhaiter qu’il advienne le plus tôt possible.Car les délais sont coûteux.On a parlé du coût de l’incertitude politique.C’est peut-être fondé.La bonne façon d’y mettre fin est de réaliser la souveraineté le plus tôt possible au moyen d’un référendum gagnant.Une fois atteinte la normalité politique, l’incertitude s’estompera.Il y a aussi un coût résultant de l’accaparement des énergies.Parce qu’on tarde à régler la question constitutionnelle, on lui consacre des énergies et du temps qu’on pourrait vouer à solutionner plus efficacement d'autres problèmes, tels que l’élimination de la pauvreté, la réduction des inégalités, l’écologie sociale, le développement intégral et solidaire, la solidarité avec les peuples opprimés, etc.Dès que possible les conditions gagnantes, vite une décision collective et qu’on s’applique ensuite, une fois devenus maîtres chez nous, à regrouper nos énergies pour bâtir, dans un contexte plus favorable, une société moderne, plus juste et plus fraternelle.i 11 Pourtant, le XXL siècle ainsi que le troisième millénaire ne débuteront que le 1er janvier de l’an 2001 L’autre bogue de l’an 2000 Reviendrons-nous tous cent ans en arrière?CHARLES K.DUFRESNE Montréal "“l oilà des années que les revues spécialisées Ven parlent.Les gouvernements ont pris le relais et s’en préoccupent depuis deux ans.Votre compagnie d’assurances vous rappelle qu’elle ne saurait être tenue responsable des - r,i conséquences sur vos équipements informatiques.Qui n’a pas entendu parler du bogue de l’an 2001», cette imprévoyance des programmes informatiques des années 60 et 70 qui se contentaient d’identifier 'l’année par ses deux derniers chiffres seulement?En Pan 2000, reviendrons-nous vraiment tous cent ans en ifrrière?Les spécialistes (ceux qui ne sont pas occu-pés*â faire de la consultation dans le domaine auprès des'entreprises) nous assurent que non.'Iout au plus suggèrent-ils aux cardiaques et aux superstitieux de ne pas^k’envoler pour l’Europe le 31 décembre 1999 au soin'Mais là encore, votre transporteur aérien demeure votre meilleure référence.Des hôtels prestigieux vous invitent plutôt à passer celle dtiit du 31 décembre 1999 chez eux.Galas, suites somptueuses, fêtes éblouissantes, rien n’est épargné pour célébrer cette nuit qui marquera le début des années 2000.Vous aurez encore une année entière pour vous préparer au début du prochain siècle et du prochain millénaire qui, eux, ne verront le jour que le l"janvier 2001.On s’y perdrait à moins! Un collège annonce «la dernière promotion du siècle» en parlant de celle de l’année 1998-99.Une grande école qualifie son cocktail du 14 janvier 1999 comme la «dernière rencontre du millénaire».Une prestigieuse publication consacrée à la musique nous situe, dans une offre d’emploi sur son site Web, «au seuil de ce deuxième millénaire»! Qui sait?Certains couples planifient peut-être pour mars 1999 la conception d’un enfant, croyant que leur rejeton, en naissant aux premières heures du 1" janvier 2000, pourra prétendre au litre de premier bébé du millénaire?Pourtant, le XXI siècle ainsi que le troisième millénaire ne débuteront que le 1" janvier de l’an 2001.Pourquoi cela?Un peu pour la même raison que lorsque vous fêtez votre 34' anniversaire, vous terminez votre 34' année sur Terre, et le lendemain, vous commencez votre 35' année de vie extra-utérine.Dans les deux cas, il n’y a lias d’année zéro.La chronologie en histoire passe de l’an 1 avant Jésus-Christ (l'an « moins un» ) à l’an 1 après Jésus-Christ.Le premier siècle, qui doit nécessairement compter cent ans, commence donc le 1" janvier de l’an 1 pour se terminer le 31 décembre de l’an 100.Et de siècle en siècle, on en arrive au XX', qui a commencé le 1" janvier 1901 ef se terminera le 31 décembre 2(X)().11 en est de même des millénaires, le troisième commençant en ce même 1" janvier 2001.11 vous reste donc une année de plus à attendre Ce petit calcul nous permet aussi de régler la bête noire de certains étudiants en première année d’études universitaires en histoire: pourquoi toutes les années du XVII' siècle commencent-elles par le chiffre 16 (comme dans 1608, la fondation de Québec)?Et tant qu’à faire, pourquoi sommes-nous au XX' siècle tandis que les années commencent par la 19e centaine (ces deux chiffres imprudemment oubliés par nos informaticiens d’il y a une génération)?Ici encore, l’analogie avec nos anniversaires de naissance demeure valable:) tout comme le jour de votre 34'' anniversaire termine votre 34' année, l’an 2000 couronnera le XX' siècle (et justifiera son nom) et le deuxième millénaire.Vous pourrez vous consoler de cette situation en vous disant que les historiens s’entendent pour situer la naissance du Christ entre 6 et 4 avant Jésus-Christ; ils se fient ainsi à l’évangile de Matthieu.Si on devait se fier à l’évangile de Luc, il faudrait faire naître Jésus en 6 après Jésus-Christ, ce qui pose problème: Hérode étant déjà mort déliais dix ans, il devient difficile d’expliquer le massacre des Saints Innocents.Il vous reste donc une année de plus à attendre d'ici le prochain siècle.Et contrairement aux trois dernières années séculaires fies années 17(X), 18(X) et 19(X)), l’an 2000 sera une année bissextile: ça ne fera que 24 heures de plus à attendre.Gilles A rch a in b a n 11 Elles valent mille mots N ous a-t-on assez ré|)été qu'une image vaut mifl$ -mots?J’y pense chaque fois qu'à la télévision t on nous entraîne sur les lieux d’un sinistre.• 3 J’ai beau privilégier l’imaginaire, je ne détes- -te pas la réalité.Et puis, on a tous ce côté voyeur qui s’accommode d’un goût pour les.«petits faits vrais» si chers à Stendhal.On est tranquillement chez soi, une tasse de café à la * main, et on voit une maison brûler, des murs s’effondrer, des gens à demi nus par un froid de vingt sous zéro.La compassion, certes, on la ressent.On verse un pleur ému, on prend une gorgée de café (il est encore trop chaud!).C’est déjà la troisième reprise d’un message publicitaire vantant les mérites d’un remède contre les ()e-tites et grandes douleurs de l’arthrite.Un médicament qui, assure-t-on, agit là où ça fait mal.Le messager a cet air d’autorité propre à vous convaincre.I\iis, on passe à une quelconque revue de presse dans laquelle il sera question comme il se doit de journaux dits nationaux, c’est-à-dire torontois.À moins que ce ne soit l’heure de la chronique sportive au cours de laquelle on s’émouvra de l’énormité d’un salaire versé à un manieur de bâton.Une émotion qui va de l'étonnement à la réprobation en passant tout de même par un |X'u d’émeu veillement.Comme si parler de millions vous rendait, plus important -' Elles sont relayées à l’oubli, les scènes de désolation.La vie suit son cours, la télévision doit impérativement passer à autre chose.Autre chose, c’est-à-dire le divertissement, le vaste marché aux puces, la célébration des grands de ce monde.' .Il y a belle lurette qu’on n’attend plus rien d’elle, la ma: < chine à images.Elle a toujours sa place, qui est immense,, elle a des comportements de douairière, elle ne se d,e-, mande même plus si elle est utile.Elle l’est Ayant jeté l’éponge, je n’en suis pas moins téléspectateur d’occasion.Comme si j’espérais un renouveau que rien ne laisse présager.Il arrive, je dois l’avouer, que je ' sois récompensé.Le hasard du zapping me fait tomber sur une émission dont aucun chroniqueur ne m’avait si- • gnalé l’existence.Mais j’en ai aujourd’hui contre le vérisme que se sent obligé de pratiquer la télévision dès qu’il y a une incendie, un tremblement de terre, une explosion ou quelque autre catastrophe.On me répondra que le droit à l’information justifie cette intrusion dans la vie intime de la cité.Il faut que l’on sache, que l’on soit au courant.Sinon, ce serait la dictature, le silence imposé en haut lieu à la façon des pays totalitaires.Bien d’accord s’il s'agit d’apprendre qu’un incendie vient de dévaster un complexe immobilier ou un magasin à grande surface.Mais ai-je besoin qu’on en parle pendant près de trois minutes?Une image, si l’on y tient, mais pourquoi appuyer?Il y a de par le monde des nouvelles de plus grande importance.Pourquoi se servir de la télévision comme un magnat de la presse populaire se sert de ses canards pour propager l’ignorance?Avez-vous remarqué au reste à quel point en pareilles circonstances on résiste rarement au désir de faire du sensationnalisme?La scène de l’incendie toujours.De pauvres gens ont tout perdu.Ils habitaient des châteaux de cartes, vivaient d’expédients, étaient inscrits à l’assistance sociale.Pas question pour eux d’assurances, de quelque protection.Pourquoi faut-il qu’en plus un reporter leur braque un micro sous le nez?Je sais bien que le zigue fait son travail et qu’à défaut de se plier à ces règles du journalisme à sensation, il devrait rendre sa démission.Mais pourquoi justement doit-il le faire?Il est possible — tout est possible — que la dame à la dentition inquiétante qui dans un sanglot avoue quelle n’a plus rien ail trouvé dans son apparition a la télévision un peu de réconfort.Mais qui peut en témoigner?Notre «droit à l'information» avait-il besoin de cette indiscrétion-là?Tant qu'à y être, n’aurait-on pas pu lui demander le montant de son compte en banque, l’âge de son exconjoint et si elle estime que les pompiers sont des gens sympathiques?Ce qui me surprend toujours et me scandalise tout à la fois, c’est le sans-gène qui teinte ce genre de reportages dès qu’on a affaire à ce qu’il est encore convenu d’appeler les «petites gens».Avec ces malchanceux de la vie, on n’hésite pas.Droit au but.On sait qu’ils collaboreront, ces pauvres diables.Même dans la pire des débines, la télévision les imprés-sionne.* >" Ils diront sans détours, sans phrases, leur détressé,-leur désarroi.À coup sûr, de la vraie télévision, de la télévision en direct.Vous devriez voir ce qui se passe de ce point de vue aux Etats-Unis, etc.Imaginez pourtant un embrasement de même type sévissant dans un quartier plus cossu.Vous verrez-qu’on s’adressera plutôt à un concierge pour l'obligatoire entrevue.La vie privée du diamantaire ou du chevalier d’industrie sera sauve.On ne songera pas à la violer.Bizarre, bizarre! Comme si l’argent vous assurait la dis-.crétion à tout jamais.La discrétion, le respect et tout ce.qui va avec.Il y a des moments où une image vaut plus de mille ; mots.Et la décence, rien du tout.É E V O I R IA REDACTION Journalistes A l’information générale et métropolitaine leclilB.Kathleen Lévesque (actualitéspolitiques municipales), Caroline ' ne I iqmazet (relecteurs): Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) politnine : Louis Lapierre (,adjoint au directeur île l'information).Sylvain Blanchard.Jean Clmrüer (vie urbaine).Yves d’Avignon (pupitreur); Paule des Rivières (éducation), Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement).Judith Lachapelle.Omise ne Montpetit, Isabelle Paré (santé), Jean Pichcttc (justice), Serge Truffaut (questions urbaines): Odile Tremblay (Horizons) : Michel Carneau (carieaturiste) ; Diane IVécourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques) : Martin Duclos et Chrîsti-implies) : A l’information culturelle ; Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon (theatre, danse).PaulCauchon (médias), Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles).Brian Myles (cinéma), Jean-Pierre Legault, Clément Trudel ;^Ai^;^;«ti;m'é—ique Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Robert Outrisac.Benoit Monger.Francois Normand, Claude Turcotte ; A l’information internat ion politiàue Pierre O'Neill.Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Gilles l.esagc (correspondants parlementaires à Québec).Michel Venue (correspondant commis) la documentation'- Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Derome.Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITE ET LE MARKETING Martine Uvdiè Christiane Lcgault.Jacques A.Nadeau.Claire Paquet, Chantal Rainville.Micheline Ruelland (publicitaires): Manon Blanchette-'" 'v !i" ’ ’ '.production).Marie-France Turgcon (responsable de la production).Claudine Bédartl.Philippe Borne, Johanne Brunet.Danielle Cantars VUS Evelyne Lnbonté (responsable à la promotion des abonnements).Monique l.'lleureux.lise lachapclle.Kaehelle leclcrc-Venue.L'A nielle Nantel (secrétaire administrative).Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.LA FONDATION Dll DEVOIR Marcel Co A l'information internationale : Jocelyn Coition (adjoint au directeur île l’information), Guy Taillefer (éditorialiste).Claude Lévesque : t) l'informa-(icorrespondant parlementaire et éditorialiste à Québec) : Marie-Hélène Alarie (secrétaire ri la rédaction) ; Julie Tremblay.Marie-Claude Petit Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint).Jacqueline Avril, Jean de Billy.Gyslaine Côté.Marlène Côté, Louage., A Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville.Micheline Ruelland (publicitaires): Manon Blanchette-Turcotte, Geneviève Landry, Sylvie Laporte, Micheline Turgcon ; Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution (i .Cantara, Richard Des Cormiers, Christian Goulet.Marie-Josée Hudon, Christian Vieil, Yanick Martel.Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTELE Johanne Brien (responsable).Hélène (jer ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire ri la direction) : Céline Furov.Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine Lafleur, DK-mture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). A 10 I, K I) K V OIK.I.V.I.V X DI II .IA X V I K II I il II !l ?LE' ACTUALITÉS SQ «Ça ne peut pas rester comme ça» SUITE DE LA PAGE 1 les enfants grandir dans le statu quo, ou on recrute à l’extérieur en s’inspirant des exemples du FBI aux États-Unis et de la police judiciaire en France.» Le criminaliste affirme que, normalement, il n’est pas enclin à favoriser les changements de structure.Mais dans la situation actuelle, un vaste recrutement pose problème.11 se demande donc si le moment n’est pas venu de créer un Bureau des enquêtes criminelles en recrutant à l’extérieur.Le recrutement de la police judiciaire M' Bellemare signale qu’au FBI les enquêteurs sont des bacheliers en droit, en commerce ou en sociologie.Ils ont tous des diplômes universitaires.Et le FBI a de très gros laboratoires scientifiques.En France, la police judiciaire a un recrutement autonome de celui de la gendarmerie.Seulement 10 % des effectifs de la police judiciaire sont pris chez les patrouilleurs, «les meilleurs des meilleurs».Et le commissaire divisionnaire a «un doctorat en quelque chose».M" Bellemare a participé comme avocat à la fondation de l’Association des policiers provinciaux du Québec, l’APPQ, à la reconnaissance syndicale de celui-ci et à la signature de son premier contrat de travail.Pourtant, il se demande si le moment n’est pas venu de fractionner la Sûreté du Québec en deux ou trois groupes: «La gendarmerie, avec ses patrouilleurs et ses enquêteurs de premier niveau; un Bureau des enquêtes cri- minelles distinct; et peut-être un service autonome de renseignements de sécurité.» En parlant de la problématique et de l’éventail des solutions à considérer, Me Bellemare dit: «Je ne veux rien dire sur l'affaire Poitras mais je peux parler des deux mandats qui nous ont été confiés respectivement; mon cheminement, ce n’est pas dans mon rapport; j’ai entendu une partie de la preuve à la commission Poitras et j’ai beaucoup réfléchi.U ministre peut diviser les missions de la police.H a tous les pouvoirs pour le faire.» L’ex-doyen de la faculté de droit de l'Université de Montréal va jusqu’à se demander, à la suite de ce qui est arrivé aux policiers Isabelle et Arsenault, si le moment n’est pas venu de créer une police des polices indépendante de la SQ et qui relèverait directement du ministre de la Sécurité publique.Son groupe de travail, composé, outre lui-même, de six policiers et de six civils, a reçu un mandat plus large que la commission Poitras, mais pas sur les enquêtes internes.«Il y a beaucoup de choses qui ont été mises en vigueur par Guy Coulombe», le nouveau directeur de la SQ à l’époque, explique M‘ Bellemare.Il pense à la sélection et à la formation des enquêteurs, au rehaussement des niveaux d’instruction et aux interrogatoires sur vidéo des suspects.«Beaucoup de choses se sont améliorées.Mais la commission Poitras touche à l’encadrement.» Le rapport Bellemare déposé en novembre 1996 établissait à 4000 le nombre de policiers de la SQ, dont 1350 patrouilleurs et enquêteurs de premier ni- veau, 280 enquêteurs affectés au crime organisé et 350 aux escouades spécialisées, par exemple aux crimes économiques.On dénombrait 65 policiers aux renseignements de sécurité.Les Renseignements généraux M* Bellemare pense que les Renseignements généraux pourraient relever d’un troisième service plutôt que du Bureau des enquêtes criminelles.«Ce sont les services de renseignement qui permettent de combattre des tentatives terroristes, qui s’occupent de la protection des députés, du gouvernement, et qui luttent contre les sectes.» En France, il y a les Renseignements généraux et, au Canada, on a mis sur pied le Service des renseignements de sécurité, le SCRS.«J'en arrive à souhaiter que la gendarmerie soit autonome, confie Me Bellemare, que le Bureau des enquêtes spéciales soit autonome et que les Renseignements généraux soient contrôlés.» Le criminaliste, qui a œuvré devant toutes les juridictions |)énales et criminelles, tant pour la poursuite que pour la défense, fait remarquer qu’il y a autant de policiers sur l’île de Montréal qu'à la SQ.On compte 4000 policiers au SPCUM, 4000 dans les divers corps de police du Québec et 4000 à la SQ, pour un total de 12 000 policiers.En d’autres termes, la question de la gendarmerie et de la protection civile se pose sur tout le territoire du Québec.Me Bellemare prend note que le verglas a introduit une nouvelle problématique et que la com- mission Nicolet va d;uis le sens d’une régionalisation de la protection civile.«Le verglas, c'est une question de gendarmerie et de patrouilleurs de premier niveau.» Cela l'amène à dire qu’aux Etats-Unis, les gardes territoriaux forment la base de la sécurité civile.«Le FBI chapeaute l'affaire aux États-Unis.Mais le State Police comprend les patrouilleurs et les enquêteurs de premier niveau.Et il y aies polices municipales, comme dans la ville de New York.» Le vieux sage, qui s’interroge depuis 40 ans sur la police, mentionne que la réforme à venir dépend d’une volonté politique: «Ça ne peut pas rester comme ça», laisse-t-il échapper.Puis, il se laisse aller à dire: «S’il faut changer les structures, changeons-les; habituellement, ce n'est pas la solution, mais est-ce qu’on n'en est pas rendus là?Je ne suis pas en faveur de ces changements de façon générale mais, à un moment donné, ça suffit.» Questionné plus avant à ce sujet, il ajoute: «L’État du Québec a tous les pouvoirs de changer la police.On a nos compétences; on est responsables de la sécurité publique sur notre territoire; on exerce notre compétence.» L’avocat a représenté deux substituts du procureur général ayant obtenu le statut de participant à la commission Poitras, ce qui lui a permis de bien saisir le ton du débat, le climat et l'attitude des participants.«Du temps du rapport Saulnier, ajoute-t-il, voilà vingt ans, la GRC comptait 1200 agents au Québec.» Normalement, sur le territoire du Québec, la police fédérale s’occupe des douanes.Pour la stabilisation des finances scolaires BRIAN MYLES LE DEVOIR Ly Association des commissions scolaires de la région f Laval-Laurentides-Ianaudière, a exigé hier du gouvernement provincial une série de mesures afin de stabiliser les finances des commissions scolaires.Agissant seule, sans consultation préalable avec ses homologues de la région métropolitaine ou avec la Fédération des commissions scolaires du Québec, l’Association des commissions scolaires de la région Laval-Laurentides-Lanaudière a indiqué que ces mesures pourraient accroître de 50 millions de dollars annuellement les revenus des commissions scolaires.Michel Vallières, le président de l’Association regroupant six commissions scolaires (172 000 élèves) a suggéré que le gouvernement du Québec paie 100 % de ses taxes scolaires et délaisse le système de paiements compensatoires mais partiels actuellement en vigueur.Les municipalités de la région métropolitaine demandent depuis belle lurette à Québec de payer ses taxes municipales au complet plutôt que de verser des en-lieu-de-taxes.Selon M.Val-hères, cette première mesure permettrait aux gouvernements scolaires et municipaux de toucher 60 millions de dollars de plus année après année.M.Vallières a également demandé un amendement «urgent» au Code civil du Québec afin d’éviter aux commissions scolaires les pertes de revenus dues aux faillites de propriétaires fonciers, d’entreprises et de promoteurs immobiliers.Ces faillites privent les commissions scolaires d’importants revenus et il devient pratiquement impossible de les récupérer avec Jes lois et règlements en vigueur.M.Vallières a enfin demandé au gouvernement de permettre aux commissions scolaires de se dégager de l'obligation d’attribuer les contrats de construction d’immeubles aux plus bas soumissionnaires conformes.Cette pratique engendre «des augmentations substantielles» des coûts une fois la construction terminée, a-t-il dit LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, T étage, Montréal (Québec), H3A3M9 53 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par lr Devoir Inc.dont le siè#e social est situé au 20f»0.rue de Bleury, f éta^e, Montréal.(Québec), HUA 3M9.II est imprimé par Imprimerie Québécor I-aSalle, 7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées flans it Devoir !s Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 9, boulevard Saint-Martin Ouest, J.aval.Envoi de publication — Enregistrement rr 0858.DépOt légal: Bibliothèque nationale du Québec.REUTERS Une Iraquienne vient chercher les médicaments que lui remet le responsable d’une pharmacie publique.Les sanctions économiques à l’égard de l’Irak, imposées depuis 1991 par les Nations unies, ont entraîné, entre autres, des pénuries de médicaments.IRAK SUITE DE LA PAGE 1 à revenir travailler, et proclamé par la suite son refus de respecter les zones d’exclusion imposées par les avions américains et britanniques dans le nord et le sud de l’espace aérien irakien.Les 250 membres du parlement ont «recommandé» à Saddam Hussein, au Conseil de commandement de la révolution (CCR, plus haute instance) et au gouvernement «de ne pas reconnoitre les résolutions iniques contre l’Irak».Cette recommandation figure dans un texte intitulé résolution de l’Assemblée nationale, adopté à l’unanimité apres un vote a main levée, au terme d’une session extraordinaire de deux jours à Bagdad.Le texte a appelé également les instances dirigeantes à agir «en concertation avec les gouvernements arabes» en vue de «lever l’embargo imposé sans base légale internationale» à l'Irak depuis plus de huit ans.Le parlement ne précise pas quelles sont les résolutions de l’ONU qui sont visées, a part celle qui concerne la mise en place de l’embargo, régi notamment par la résolution 687 du Conseil de sécurité (1991).Mais de nombreux députés ont appelé au cours de la session à revenir sur la résolution 833, qui fixe la frontière maritime et terrestre ira-ko-koweitienne et qui a été acceptée par l’Irak en 1994.De nombreux députés ont également appelé à ne plus SUITE DE LA PAGE 1 plus extrémistes.Le Parti Populaire [au pouvoir à Madrid] doit contenir ses militants qui refusent toute négociation et rêvent d’une Espagne forte et unie.Il y a des gens à Madrid qui ne veulent pas la paix.Car, si l'ETA disparait, la majorité au parlement basque sera constituée des partis nationalistes.Nous devions auparavant nous allier avec les socialistes, il était impossible de s’entendre avec des terroristes.[.] En recherchant la paix, nous mettons donc en cause l’unité de l’Espagne puisqu’elle rend possible l'unité des nationalistes.C’est pourquoi, chaque jour à la radio et à la télévision de Madrid, on nous identifie à des racistes.Dans cette négociation, l'ETA doit gagner quelque chose.Mais je suis convaincu qu’Aznar aussi a besoin d'une solution au Pays basque.» Pour la première fois, les partis nationalistes voient la possibilité d’attirer les électeurs qui votaient pour les par-tis espagnols fie PS et le PP) afin d’en finir avec la violence.L’unité actuelle est néanmoins le résultat d’un long processus au terme duquel, on trouve la Déclaration de I Jzar-ra signée par 23 organisations comprenant tous les partis nationalistes et les principaux syndicats.Pour Andoni Kaiero Uria, sociologue à l’université Deusto de Bilbao, Lizarra représente un compromis historique: «l’ETA s’y engage à abandonner les armes en échange d’une radicalisation des partis nationalistes».U: PNV réclame depuis l’intégration de la Navarre, une province historiquement liée au Pays basque).Vieille revendication nationaliste, cette possibilité est évoquée à l’article 4 de la constitution espagnole.Le gouvernement élu en novembre a Vitoria a de plus exigé que Madrid s’engage à reconnaître la résolution 715 du Conseil de sécurité, qui place le potentiel militaire et industriel de l’Irak sous surveillance permanente de l'.ONU, dans le but d’empêcher Bagdad de se doter d’armes de destruction massive.«L’Assemblée nationale a décidé de poursuivre les discussions et l'examen des résolutions et des décision iniques qui contreviennent à la loi internationale et à la Charte des Nations unies», a indiqué le texte.Les parlementaires irakiens ont en outre fait assumer «aux régimes koweïtien et saoudien la responsabilité de l’agression américano-britannique», dans une allusion à l’opération «Renard du désert».Hier, le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz a laissé entendre que Bagdad ne reconnaissait pas l’indépendance du Koweit, «entité créée par la Grande-Bretagne».«Us dirigeants du Koweit ont été mis en place par la Grande-Bretagne, et maintenus par les États-Unis, pour assiéger l’Irak et l’affaiblir», a-t-il écrit, dans un article publié par le quotidien al-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir en Irak.M.Aziz a tenu ces propos en dépit d’un avertissement adressé samedi depuis Koweit par le premier ministre britannique Tony Blair, mettant Saddam Hussein en garde contre «toute menace envers ses voisins».Bagdad a par îtilleurs réitéré hier son rejet de la Commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement irakien (UNSCOM).BASQUES respecter tout compromis auquel parviendraient les Basques entre eux pour rétablir la paix.Au-delà de leurs divergences, les partis nationalistes s’entendent pour exiger le rapatriement d’une trentaine de compétences garanties au parlement basque dans la constitution mais qui sont toujours exercées par Madrid.Parmi elles-ci, les affaires sociales et la santé.Le gouvernement basque veut de plus un représentant à l’Union européenne et assumer les relations internationales dans les domaines de sa compétence.«Us nationalistes rêvent d'une nation qui n'existe pas et qui n’a jamais existé, s’exclame Eduardo Uriarte.Les Basques n’ont jamais eu autant de pouvoir qu’aujourd’hui au sein de l'Espagne.» Membre de l’ETA condamné deux fois à la peine de mort lors du célèbre procès de Burgos (1970), puis amnistié en 1977, Uriarte est aujourd’hui responsable des finances à la mairie de Bilbao.Demeuré marxiste, il ne fait pas dans la dentelle: «U nationalisme basque est en passe de ressembler au nationalisme totalitaire de Franco.Nous ne pourrons jamais construire une.nation contre les Espagnols et contre les Français.» Selon lui, «la transition démocratique espagnole a été un processus exemplaire», même si le Pays basque fut l'une des rares régions à enregistrer une majorité d’abstentions au référendum sur la constitution de 1978.«U nationalisme est le pire ennemi de la culture basque.» Les responsables du PNV ne cessent pourtant de répéter que même les plus nationalistes d’entre eux ne se définissent plus sur des bases ethniques.«Il y a de tout chez les nationalistes basques, explique Barbara Loyer.Il y a encore de vieux militants du PNV qui refusent que leur fille épouse I 1 MCEWEN SUITE DE LA PAGE 1 fait une liaison heureuse.» Le |>eintre nous dis;lit récemment vouloir profiter pleinement des retombées de cet honneur: «Dois-je dire que l’argent qui s’en mêle va être le bienvenu, parce que je n 'ai pas fait une année brillante en peinture», disait-il, colorant de son rire incessant ces dires optimistes.«Et à la maison, ils trouvent que je suis de bien belle humeur.» Pourtant, l’année n’avait pas été de tout repos pour le peintre qui fêtait ses 75 ans.Outre l’exposition chez Simon Blais qui avait retenu l’attention, McEwen avait fait une apparition remarquable l’été dernier lors de l’événement Peinture peinture, exclusivement réservé à la |)einture abstraite.Car c’est bien ce qu’il faisait, de la peinture abstraite.Aux dires de Simon Blais, son galeriste et ami, un des plus fervents défenseurs de son art, l’année que McEwen vient de terminer a été fantastique: «Il est parti après une production fabuleuse, radieuse, d’une liberté et dime maturité remarquables.Après l’apothéose du prix Borduas, il ne pouvait espérer partir plus comblé.Ce fut sa plus belle année depuis longtemps.Chaque année il attendait avec impatience l'annonce des nominations des prix du Québec.Il a accompli ce qu 'il avait à faire.Il s’était même remis à peindre dès le lendemain du jour de l’an et, déjà, il parvenait à se renouveler.» Pendant des années, rue Saint-Paul, McEwen a partagé un atelier avec l’artiste Charles Gagnon: «Il n ’avait pas de grandes ambitions.C'était un type très tranquille, qui ne se plaignait jamais de quoi que ce soit.Il se rendait ponctuellement tous les matins à l’atelier.C'est malheureux, mais typique de sa vie, il part alors que tout explose pour lui, comme un feu d’artifice.Quand je suis revenu à Montréal après cinq ans d'absence, j’ai vu un tableau magnifique à la galerie Denise Delrue, rue Crescent, pas grand, orange.J’ai demandé ce que c'était.On m'a répondu: c’est d’un peintre de Montréal, Jean McEwen.J'étais bouleversé.Je l’ai rencontré, et nous sommes restés amis.Im dernière fois que je lui ai parlé, c’était de son exposition, toujours en cours, que j’ai trouvée spectaculaire.Il était très ému.Je sais qu’il a reçu le commentaire de Pierre Théberge, de se faire dire qu’il était un jeune peintre, comme le plus beau cadeau.Il est parti en fusée, c'est digne de son comportement.» À l’âge de 23 ans, c’est la projection du film 'Die Moon and Sixpence sur la vie de Gauguin qui l'amène à considérer la peinture comme moyen d’expression.De 1949 à 1951, il rend visite à Borduas, dans sa résidence de Saint-Hilaire, pour recevoir de lui quelques conseils.McEwen avait une formation de pharmacien.En 1951, il délaisse momentanément ce travail pour se rendre à Paris afin de se frotter à la peinture européenne.Paris allait lui révéler sa nature de peintre, et rendre sa peinture plus personnelle.Une fois revenu de Paris après un séjour d’une année et demie, il prenait distance avec la [>einture de Borduas, et n’allait cesser d’explorer cette structure verticale que l’on associe désormais à sa signature.En 1963, deux de ses tableaux entrent au Museum of Modem Art de New York, après une première exposition personnelle chez Martha Jackson.Résolument abstrait, McEwen a travaillé avec le blanc, puis avec des empâtements de vernis, a tâté une peinture hard-edge délaissée aussitôt II nous disait encore récemment aimer s’exprimer: «Je ne veux pas faire des tableaux à partir de maquettes.Je veux sentir la toile».Il a exploré aussi la couleur, toujours pour exprimer, de manière «assez lyrique», parce qu’il ne «pourrait pas faire des tableaux parfaitement peints», la Profondeur de la couleur (du nom de la rétrospective du Musée des beaux-arts de Montréal de 1988).Cette approche de la peinture s’accorde avec cet énoncé, prononcé par McEwen en 1987: «Je ne peins jamais que le même tableau.» Faut-il rappeler que, autodidacte, McEwen n’avait jamais reçu de formation picturale académique.Sa peinture était «influencée» — le terme s’applique mal à sa production tant elle s’est détachée des œuvres qu’il a pu côtoyer — par sa rencontre avec Sam Francis, par l’œuvre de Barnett Newman, jxir Jackson Pollock et plus prés de nous, par Jean-Paul Riopelle.Pour le peintre Guido Molinari, «McEwen était un des plus authentiques peintres qu’on ait eus au Québec, par sa façon de rester fidèle à sa peinture et à son exploration très spécifique de la couleur à l’intérieur d’une structure essentiellement personnelle.Il entre dans le monde de nos grands peintres avec Borduas et Ozias Ijeduc.Depuis quarante ans que je le connais, il a toujours été indéfectible dans son amour de la peinture et de la poésie.Je me réjouis surtout qu’il ait été reconnu pour ce qu’il était, par le prix Borduas.Plusieurs, dont je suis, déploraient que d’autres, plus jeunes, soient passés devant lui.Au tout début des années 50, il est un de ceux qui ont pris la relève de l’automatisme et du vide créé par le départ des grands peintres comme Riopelle et Borduas.C’est un géant de la peinture qui décède.Le Canada n’a pas produit beaucoup d’artistes de cette dimension.» Dès 1980, McEwen a enseigné la peinture et la couleur comme chargé de cours à l’Université du Québec à Trois-Rivières, un poste qu’il quittera en 1985, puis à l'Université Concordia de 1983 à en 1994.Les rétrospectives des grandes institutions ont marqué sa carrière: d’abord le Musée d’art contemporain en 1973, puis la Art Gallery of Ontario en 1984, avant le MBAM.Son exposition à la galerie Simon Blais se poursuit, comme prévu, jusqu’au 30 janvier.Il laisse dans le deuil son épouse, Indra Kagis, ;iinsi que leurs trois enfants, Jean-Sabin, Marieanne et Jérémy, et se deux fillés issues d'un premier mariage, Dominique et Isabelle.Jean McEwen un Gallicien.» Selon l’auteure de Géopolitique du Pays basque (L’Harmattan, 1997), la souveraineté reste «une question de choix politique et non pas de droits bafoués.Ici, on n’est pas en Serbie».les nationalistes, dit-elle, vont miser de plus en plus sur la croissance économique (le Pays basque est la région la plus riche d’Espagne) pour construire une communauté nationale et représenter une solution crédible.«Ce sont des gens efficaces qui savent travailler et gouverner.Ils ont le grand avantage, sur les politiciens de Madrid, de savoir où ils vont et d’avoir un objectif à long terme.» «Fini les castagnettes, il faut se mettre au boulot», déclarait récemment Xabier Arzalluz (les castagnettes sont comme par hasard d’origine andalousel).«Il faudra dorénavant apprendre à nous séduire, confirme José Maria Mu-noa, responsable des relations extérieures du gouvernement basque.Si Madrid faisait le pari de relations ouvertes en respectant nos droits historiques et en reconnaissant notre droit à l’autodétermination, je suis convaincu que les Basques resteraient en Espagne.» Et la souveraineté dans tout cela?«L’indépendance basque ne représentera qu’une étoile de plus sur le drapeau européen, dit Xabier Arzalluz.Rien de terrible.Comme si am Etats-Unis, la Californie décidait de se diviser en deux.Mais c’est un objectif à long terme.C’est beaucoup plus compliqué qu’au Canada.Ici, il n’y a pas un Québec avec une langue unifiée.Il y a des Basques éparpillés un peu partout, Aujourd'hui les enfants des immigrants andalous venus dans • les années 60 se sentent de plus en plus basques.Ils appren- \ tient notre langue.Tout cela prendra du temps.L’indépeft : dance est un objectif pour dans 15 ou 20 ans.Nous ne', sommes pas pressés.» I D1C
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