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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-01-11, Collections de BAnQ.

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L’ENTREVUE Culture Page H 8 Economie Page B 2 Sports Page B 5 I.K I) E V (I I 11 , I, K I.I! X I) I II .IA N V I E II I !) Il !l Josette Féral Figure de style La théoricienne du théâtre, qui enseigne à l’UQAM, cherche à rapprocher les deux solitudes que sont la théorie et la pratique théâtrales Théoricienne du théâtre, professeure à l’UQAM, collaboratrice de longue date à la revue Jeu, auteure de plusieurs articles et ouvrages savants, dont une somme incontournable sur «l’économie politique du théâtre» et deux récents livres d’entretiens avec de grands metteurs en scène du monde entier, Josette Féral souhaite finalement une chose toute simple et éminemment nécessaire: rapprocher la théorie de la pratique théâtrale.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Josette Féral: «Ma position n’est pas toujours très confortable parce que la suspicion à l’égard de la théorie me semble endémique dans tout le milieu théâtral, américain ou européen.» STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR ar superstition, certains mots ne se prononcent pas dans un théâtre.On y préfère le mot de Cambronne au simple «bonne chance».On ne doit jamais non plus y mentionner le nom d’Hamlet.On a aussi l’impression que, le plus souvent, la théorie appartient aussi au tabou des planches — le mot comme la chose d’ailleurs.Les gens de théâtre, à commencer par les comédiens, premiers parmi les premiers de ce star-système, se méfient de la théorie théâtrale, des études de la théâtralité et d’autres belles choses du genre, comme des trous de mémoire, des extinctions de voix et des contrats d’info-pub.«Ma position n’est pas toujours très confortable parce que la suspicion à l’égard de la théorie me semble endémique dans tout le milieu théâtral, américain ou européen», résume la théoricienne du théâtre Josette Féral, qui a vraiment tout contre elle puisqu’elle enseigne la théorie au département de théâtre de l’UQAM, en plus d’avoir publié des dizaines d’articles savants et quelques gros bouquins théoriques, toujours sur ce même sujet.Dans son avant-dernier ouvrage, elle a d’ailleurs relié cette attitude méfiante à l’anti-intellectualis-me primaire encore tributaire d’une conception archaïque de la division entre le corps et l’esprit.Elle-même n’entretient pas le clivage.Depuis plus de deux décennies, Josette Féral cherche au contraire à rapprocher ces deux solitudes, la théorie et la pratique théâtrales, à devenir en quelque sorte la dramatis personœ, la double théorique des gens de théâtre réel.«Je suis arrivée au théâtre parce que les études littéraires me paraissaient arides, dit-elle.J'avais l'impression qu’on y fabriquait des systèmes en vase clos.J’avais besoin de concret.Avec les études théâtrales, j’ai découvert la possibilité de toucher des êtres et pas seulement du papier.» Josette Féral a été formée à la dure école formaliste des études littéraires françaises des années 60-70.Titulaire d’un doctorat dirigé par Julia Kristeva (voir l’autre texte), elle a d’abord été marquée par les dérives absconses, abstruses, souvent délirantes des théoriciens rattachés à la revue Tel Quel, fondée en 1960 par le romancier Philippe Sollers notamment, puis dirigée par cette même Kristeva.Mélangeant les perspectives freudienne, linguistique, structuraliste, marxiste et sémiologique dans un magma théorique souvent indigeste, la revue a formalisé une pensée considérant l’écriture comme le seul acte d’écrire.«Je n'adhérais pas totalement ata théories abstraites [de la revue], mais un petit peu quand même», dit l’ancienne étudiante, comme d’autres s’excusent maintenant d’avoir été «un peu» marxistes ou «un peu trop» freudiens.«C’était une période démagogique.Il fallait penser comme ça.Tout le monde tranchait radicalement.» Pour en sortir, Féral est passée des très abstraites études littéraires en France aux plus concrètes études théâtrales au Québec.Son travail théorique est devenu plus utile, non pas utilitaire, mais capable de s’inspirer de la pratique et même de l’inspirer.L’idée du pont virtuel et réel, quoi.«Je crois d'abord que le mot “théorie” est une erreur en théâtre.On devrait parler de réflexion, tout simplement.» Elle se rappelle avoir participé à un colloque organisé à Montréal par l’Institut international de théâtre, en 1985, sur le thème «Théorie et pratique: au delà des barrières».Ils étaient cinq, des deux côtés de la barrière.Trois rencontres étaient prévues.«Au troisième jour, on était à couteaux tirés.Si on avait pu s’entretuer, on l'aurait fait.» Mais cette histoire a eu du bon.«Je constatais pour la première fois — vous allez me dire que je n’étais pas précoce — que ce que je faisais, les praticiens s’en foutaient complètement.Je me suis alors demandé à qui je parlais, à qui je m'adressais.Aux 200 autres théoriciens du monde?Après ça, j’ai voulu continuer à mener une recherche très pointue tout en touchant la base, les praticiens et le public du théâtre aussi.» Cette démarche, à cheval sur la théorie et la pratique, a notamment conduit à la publication de nombreux entretiens avec des praticiens.Féral a d’abord fait paraître Dresser un monument à l’éphémère.Rencontres avec Ariane Mnouchkine (1995).Elle vient de tripler la mise avec deux nouveaux volumes d’entretiens intitulés Mise en scène et Jeu de l'acteur, une coédition de Jeu (du Québec) et de Lansman (de Belgique).Le premier tome porte sur «fespace du texte»; le second sur «le corps en scène».En dialoguant avec la théoricienne, André Brassard, Peter Sellars, Robert Wilson, Eugenio Barba et une trentaine d’autres grands directeurs de compagnies et metteurs en scène expliquent comment cerner le jeu, travailler un texte ou diriger un acteur.«La pratique est un flou organisé.Au fond, c'est cette imperfection du théâtre que j’aime bien, l’imperfection qui touche à la perfection, s'entend, celle qui laisse ébloui.Et ces moments de grâce sont rares, parce que le théâtre est un art très difficile, qui demande la conjonction d’une multitude d’efforts.» A ses yeux de spécialiste, c’est aussi de plus en plus un art du comédien.Josette Féral a d’ailleurs organisé un colloque sur le thème de la formation de facteur, à l’UQAM, l’automne dernier.«Le comédien est à nouveau au centre de ce monde.Pas comme Sarah Bernhardt.Un acteur plus créateur, capable d’assumer une force de proposition, comme me l’ont dit plusieurs metteurs en scène.» Son intérêt pour le théâtre a véritablement commencé à Paris, pendant son doctorat, avec la réflexion théorique.Elle a donc d’abord développé un intérêt pour la poésie du texte.Puis, avec le théâtre expérimental, elle a commencé à se passionner pour le corporel, le gestuel, le rapport de facteur à lui-même, pour le fait donc de voir un être humain créer une fiction, en direct, devant soi, bref, la fameuse question de la représentation, omniprésente dans les années 80.Finalement, elle a multiplié les points de vue sur cet art, joint à ses premières amours théoriques des intérêts pour les perspectives sociologiques, historiques et même politiques et économiques.Cette haute et large perspective a conduit à la publication de La Culture contre l’art.Essai d’économie politique du théâtre, au début de la décennie.Il s’agit en fait d’un des seuls ouvrages à avoir abordé de manière critique la question du financement des arts et de la culture au Québec sans adopter les points de vue néolibéraux (genre: il faut abolir l’Etat providence de la culture) ou néoconservateurs (genre: il faut cesser de subventionner les avant-gardes).Son objectif était simple: en distinguant les arts (à commencer par le théâtre) de la culture (les industries culturelles comme la télé), elle voulait montrer quelle part réelle des subventions allait à l’un et à l’autre.Au bout du compte, il est apparu que les créateurs ne recevaient que des «pinottes», environ 5 % de l’ensemble des fonds culturels et artistiques, l’équivalent de moins d’un dollar par artiste, par année.«Pour moi, il est évident que c’est un devoir d’Etat de soutenir la création artistique, dit Josette Féral de cet autre ouvrage théorique ayant servi, à sa manière, les praticiens.Sans cette parcelle d’humanité qui nous reste, on devient une association d'économistes.Les artistes eux-mêmes réclament constamment que l’on consacre 1 % du budget à la culture.Mais ici comme ailleurs, cette proportion est à peu près atteinte.Le drame, c’est que, de ce budget culturel, à peu près rien ne leur revient.Tout l’argent va aux bibliothèques, à la télé, aux musées, bref aux énormes institutions, mais pas aux artistes.Moi, j'ai distingué ces deux milieux.D’ailleurs, ce qui me semble encore le plus pertinent dans ce livre, c’est le portrait du circuit de l’argent dans le domaine.Rendu à un certain niveau, loin de la base des créateurs, près du sommet de l’appareil de subvention, on ne parle plus d’art, mais de culture, puis de loisir.» Il ne doit pas nécessairement en être ainsi.Quelques années après la publication de La Culture contre Part, Josette Féral a pu examiner la situation de «l’économie politique du théâtre» a Stuttgart, en Al- de nulle lemagne.La seule enveloppe réservée à cet art était plus importante que l’ensemble du budget du Conseil des arts du Canada.«Franchement, il y a des disproportions inacceptables», dit-elle.Pour la spécialiste de l’économie et de l'esthétique théâtrales, la pauvreté des moyens financiers finira par avoir des effets sur la qualité des productions théâtrales québécoises.«Quand on est petit, on pense petit.On ne peut même pas inviter de troupes étrangères ou de collaborateurs étrangers.Ixs échanges sont trop peu nombreux.Même avec la France», poursuit-elle en citant le cas du metteur en scène Denis Marleau, invité à ouvrir le Festival d’Avignon fan dernier.Marleau avait un budget d’un million pour son spectacle et il a été obligé de faire la manche ici même pour assumer la part de dépenses (20%) qui lui revenait Le manque de réciprocité est devenu proverbial.Les Québécois tirent une fierté provincialiste à voir leurs comédiens et leurs troupes triompher à l’étranger — et Ix Devoir, comme bien des médias, relaye le moindre succès outre-frontière —, mais le fait demeure: la politesse de l’accueil n’est que très rarement accordée ici même, en dehors des grands festivals.Cela dit la qualité du théâtre produit ici lui semble toujours remarquable.Elle aussi entonne la litanie des Marleau, Maheu et surtout Lepage, devenu une star mondiale des planches.Mais pour la professeure, la qualité exceptionnelle de cette génération de metteurs en scène est le résultat des années 70.L'époque de la création du Théâtre expérimental ou d’Omnibus aussi, cette époque où le gouvernement appuyait la création de jeunes et nouvelles compagnies audacieuses, qui ont ensuite profité jusqu’à occuper presque toute la place.Au contraire, les compagnies comme Pigeons International ou l'Opsis, formées quelques années à peine après la première vague, n’ont jamais eu de soutien comparable.«Les plus vieux occupent les places et ces plus vieux sont encore assez jeunes.On manque de moyens, de bourses et même de salles pour la relève», dit-elle tout en reconnaissant qu’on peut créer une très bonne pièce avec 8000 $ (comme fa réussi la compagnie de Wajdi Mouawad avec Littoral) ou faire patate avec 80 000 $ (on ne blessera personne).Le théâtre des années 70 était aussi en tension profitable avec la société et les idéologies.Le théâtre était féministe, marxiste ou nationaliste, toujours critique.Aujourd'hui, les plus jeunes n'innovent pas vraiment, pas souvent: ils prolongent les esthétiques des aînés, reviennent au répertoire, reviennent même à des techniques de jeu carrément traditionnelles.«Le théâtre est en crise financière, mais il n’est plus en crise esthétique.Il a tendance à ronronner.Mais l’esprit critique et politique a disparu.L’individualisme bouffe tout.Mais si le théâtre devient une forme artistique parmi d’autres, une sorte d'opéra, il me semble trahir sa vocation.» part De partout et Josette Féral est de partout, c’est-à-dire de nulle part.Un père J français, une mère du Moyen-Orient, une enfance passée en Ethiopie, dans lçs années 50 et 60, avec des «voyages épisodiques» en Europe, en Egypte, au Soudan.«J’ai vécu sous l’empereur et j'ai donc vu Hailé Sélassié avec ses petits chiens, c’était très intéressant, se rappelle Mme Féral avec une pointe d’ironie, quand on la force à faire quelques confidences sur ses origines.Lorsque l’empereur se promenait, les Éthiopiens se prosternaient devant lui et les Européens.On habitait devant l’église de l’empereur et là encore, les cérémonies coptes étaient très impressionnantes.En fait, tout était très théâtral.» Le lien avec Montréal passe aussi par le Négus, le Roi des rois, par l’Université Hqilé Sélassié en fait, dirigée à l’époque par des jésuites québécois.A l’été 1970, les parents de Josette Féral se sont laissés convaincre par ces messieurs en robes de visiter le Canada.La jeune femme de 19 ans étudiait alors à Paris et elle a décidé de venir rejoindre sa famille en vacances.Après quelques semaines de repos, l’Université d’Ottawa lui a offert d’enseigner le français Iiendant un an — un boulot à temps plein, à 19 ans, à l’université: c’était une autre époque, il y a, quoi, mille ans?Puis elle a prolongé le séjour une autre année, puis une autre.Jusqu’à aujourd’hui.«Je n’ai rien choisi: c'est le hasard qui détermine ma vie.» Avec tout de même quelques retours et détours.A Paris notamment, pour terminer un doctorat ès sciences des textes et documents, des cultural studies avant la lettre.Sa thèse sur «Ijc sujet expérimental au théâtre» a été dirigée par Julia Kristeva, une star des études postmodernes françaises.Un sujet «très kristé-vien», sur les formes avant-gardistes des années «pétées», le Living Theatre, le Théâtre-Laboratoire polonais de Jerzy Grotowsky, et puis l'héritage d’Antonin Arthaud, adulé par le groupe Tel Quel, de Kristeva, Sollers & Co.Josette Féral est aussi passée par les Etats-Unis, à l’Université d’Ànn Harbor (Michigan), où elle a suivi son mari, professeur de lettres.«Le statut de l'institution interdisait l’embauche de membres d'une même famille.Je faisais partie des professor’s wifes, un truc horrible.C'était la grande époque du militantisme féministe et j’écrivais des textes pour dénoncer de manière très violente ce genre de situation.» Le paradoxe a perduré trois ans, jusqu’à ce qu’elle soit engagée par l’Université de Toronto, puis par l’UQAM au début des années 80, pour enseigner le théâtre, une discipline multimillénaire qui commençait alors à s’organiser en département universitaire autonome, ici comme ailleurs dans le monde.«J’enseigne la théorie, qui s’apprend.Pour le reste, pour le jeu, ça ne s’apprend pas comme les mathématiques.En fait, le théâtre est une école de vie.Un comédien se forme au contact d’un mentor, comme le réclamait Montaigne: il ne vous apprend pas les choses, il vous apprend comment les trouver.Quand un étudiant manque une conférence et m’explique qu’il préférait faire ses devoirs, je lui explique qu’il s’est trompé.» S.B.À un certain niveau, loin de la base des créateurs, près du sommet de l’appareil de subvention, on ne parle plus d’art, mais de culture, puis de loisir.» Le Réseau de l'information 24 heures sur 24 sur La vie i 1 A1C ?LE" ECONOMIE Cette semaine à la Bourse Semaine du 10 au 16 janvier 1999 Calendrier économique Canadien Statistique économique publiée Date Heure Permis de bâtir - novembre 12janv.8 h 30 Mises en chantier - décembre 12janv.8 h 30 Assurance emploi - novembre 13 janv.8 h 30 Ventes de véhicules automobiles neufs - novembre 15janv.8 h 30 Américain Statistique économique publiée Date Heure Indice des prix à la production - décembre 13janv.8 h 30 Commerce de détail - décembre 14 janv.8 h 30 Indice des prix à la consommation - décembre 14 janv.8 h 30 Réclamations pour pertes d’emploi - semaine du 9 janvier 14janv.8 h 30 Revenus en termes réels - décembre 14janv.10 h 00 Inventaires des sociétés - novembre 15 janv.8 h 30 Production industrielle - décembre 15janv.9 h 15 Taux d’utilisation de la capacité industrielle - décembre 15 janv.9 h 15 Assemblées des actionnaires Société Date Heure Lieu Type Au Québec : AFCAN (Corporation minière) 12 janv.16 h 00 Montréal AS Hebron Fjord Inc.(Ressources) 12 janv.10 h 00 Montréal ASE Ailleurs : Armistice Liée (Ressources) 13 janv.16 h 30 Toronto AS Electrohome Broadcasting Inc.13 janv.10 h 00 Kitchener A Electrohome Limited 13 janv.10 h 30 Kitchener A Laidlaw Inc.13janv.11 h 00 Toronto AS Allelix Biopharmaceuticals Inc.14 janv.16 h 00 Toronto AG ATI Technologies Inc.14 janv.14 h 00 Toronto A CPL Long Term Care REIT 14 janv.10 h 00 Toronto S Crown Butte Resources Ltd.14janv.10 h 00 Toronto S Dexleigh Corporation 14 janv.9 h 30 Toronto AS KRG Management Inc.14janv.10 h 00 North York A Southam Inc.14 ianv.9 h 00 Toronto SE A : annuelle; E : extraordinaire; G : générale; S : spéciale Divisions d’actions, regroupements Compagnie Ratio Clôture des registres Shephard Insurance Group Limited deviendra Shephard Capital Corporation 1 nouvelle pour 5 anc.à venir Sterling Pacific Resources Ltd.deviendra Tres-Or Resources Ltd.1 nouvelle pour 5 anc.à venir Tribridge Entreprises Corp.deviendra Vision Gate Ventures Limited 1 nouvelle pour 2 anc.à venir Xechem International Incorporated 1 nouvelle pour 75 anc.à venir Trojan Ventures Inc.deviendra Alcanta International Education Ltd.1 nouvelle pour 5 anc.assemblée le 14 janv.Fusions et acquisitions Acquéreur Compagnie cible Offre (ou choix) Expiration Genuine Parts Acquisition Inc.UAP Inc.vente forcée, 28,50 $ par act.cat.A de UAP ou exiger le paiement de la juste valeur 11 janv.Mentor Graphics Corporation Quicktum Design Systems Inc.12,125 S par act.ord.de Quicktum 11 janv.Banff Brewery Corporation Bow Valley Brewing Company 0,828 act.ord.de Banff par act.ord.cat.A de Bow Valley 12 janv.Founders Energy Ltd.Opal Energy Inc.0,42 S et 0,44 act.ord.de Founders par act.ord.d’Opal 12janv.IG Holdings Inc.Aber Resources Ltd.2 S US moins les dist payées après le 30 sept.12 janv.IG Holdings Inc.Stratford American Corp.0,30 S US moins les dist.payées après le 30 sept, par act.ord.de Stratford 12 janv.IG Holdings Inc.Twinlab Corp.9,375 $ US par action ord.moins les dist.payées après le 30 sept.12 janv.IG Holdings Inc.U S.Office Products Co.4 S US par act.ord.moins les dist.payées après le 30 sept.12 janv.Primewest Energy Trust Orion Energy Trust 0,978 T-U de Primewest par T-U de Orion 12janv.Primewest Energy Trust Starcor Energy Royalty Fund 1,207 T-U de Primewest par T-U de Starcor 12janv.Summit Venture Partners Chile Fund Inc.7,75 S US par act.moins les dist.payées après le 30 sept, par act.ord.de Chile Fund 12janv.Summit Venture Partners Europe Fund Inc.16 S par act.moins les dist.payées après le 30 sept.12janv.Summit Venture Partners Korea Fund Inc.7,75 S par act.moins les dist.payées après le 30 sept.12 janv.Summit Venture Partners The First Philippine Fund Inc.4,375 S US par act.moins les dist.payées après le 30 sept.12 janv.Summit Venture Partners Trans World Airlines Inc.1,375 S US par bon sous, moins les dist.payées après le 30 sept.12janv.Hollinger Canadian Publishing Holdings Southam Inc.22 $ par act.ord.de Southam 13 janv.¦ Skyrise Investors II ' LLC Fresh Juice Co.Inc.1,20 S US par act.moins les dist.payées après le 14 déc.13 janv.IG Holdings EEX Corp.4 S par act.moins les dist.payées après le 30 sept.14 janv.• IG Holdings Inc.New Plan Excel Realty Trust Inc.19,125 S US par act.moins les dist.payées après le 30 sept.14 janv.” Asia Pacific Resources Ltd.Metro Resources Company Ltd.0,44 act.ord.d’Asia par act.ord.de Metro assemblée 15 janv.GT Acquisition Corporation Global Industries Technologies Inc.10,50 S US par act.ord.de Global 15 janv.Seven Peaks Mining Inc.Cornerstone Industrial Minerals 0,12 S par act.ord.de Cornerstone 15 janv.Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) Compagnie Modalités Expiration Province de la Nouvelle-Écosse billet à taux croissant et échéance reportable échéant le 15 janv.1999 reporté au 15 avril 1999 report Ironwood Petroleum Ltd vente forcée à Big Horn Resources Ltd.à 0,76 $ par act.ord.d'Ironwood 12janv.Province de Colombie-Britannique rembour obligatoire billet à moyen terme et taux variable série BCCMTN-68, 13 janv.2010 à 100 % du capital 13 janv.Westcoast Energy Ltd.rembour.partiel débenturc 10,60 % série 2006,25 janv.2006 à 100 % du capital 15 janv.Dividendes supplémentaires ou extra Compagnie Modalités Versement Dakota Mining Corp.non-paiement d’intérêts semestriels dus le 31 déc.non-paiement Loewcn Group Inc.omission du dividende trimestriel sur ses act.ord.à partir de janvier jusqu’à nouvel ordre omission Maximum Energy Trust omission de distribution mensuelle en janvier omission Sci Income Trust dist.régulière de 0,30 S et supplémentaire de 0,10 S par T-U 15 janv.Abréviations : act.: action add.: additionnel anc.: anciennes « cat.: catégorie * dist.: distribution div.: dividende ord.: ordinaire priv.: privilégiée rembour.: remboursement sous.: souscription IR : « Instalment Receipt », reçu de versement P-U : « Partnership Unit » T-U : « Trust Unit », part de fiducie Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de toi.Toutetois, nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet.Tassé Tassé & Associés, Limitée Chiffre d’affaires en croissance de 35 % Canac a misé avec succès sur le chemin de fer SOURCE CANAC Ce curieux appareil, baptisé P-811 et acquis au coût de huit millions, fait des merveilles sur une voie ferrée pour remplacer les traverses et les rails, sans vraiment interrompre le service sur une longue période.Il n’existe que deux appareils semblables en Amérique du Nord; l’autre est la propriété d’Amtrak, aux Etats-Unis.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Qui a dit que le chemin de fer n’a pas d’avenir en Amérique du Nord?Certainement pas les gens de Canac, une firme créée à Montréal en 1971, qui consacre désormais la plus grande partie de ses énergies à offrir ses services à l’industrie ferroviaire nord-américaine.Les résultats confirment la justesse de la stratégie.Son chiffre d’affaires, en croissance de 35 % cette année, dépassera les (56 millions.L’augmentation de ses revenus devrait être d’au moins 40 % en 1999.Pourtant, plusieurs ont l’impression que les compagnies de chemin de fer sont une espèce en voie de disparition.Il est vrai qu’à certains endroits on remplace les voies ferrées par des pistes cyclables, au grand désespoir de ceux qui pensent que le transport ferroviaire fait partie des solutions de l’avenir pour diverses raisons, dont celle de l’écologie.Un train d’un mille de longueur transporte la cargaison de 290 camions en causant très peu de pollution, souligne Guy Archambault, premier vice-président au marketing et aux ventes de Canac.Ayant d’abord fait carrière dans le monde du logiciel et de l’informatique, M.Archambault a d’abord hésité avant d’accepter l’offre de Canac en novembre 1997.Il pensait lui aussi que l'industrie ferroviaire n’était pas vraiment branchée sur l’ère moderne.On l’a convaincu du contraire.Il fait désormais partie de la nouvelle équipe de direction, laquelle est chargée d’appliquer une nouvelle stratégie pour la conquête d’un nouveau marché.Industrie de 40 milliards Les revenus des compagnies de chemin de fer nord-américaines (Canada, Etats-Unis, Mexique) se chiffraient à 39,6 milliards en 1996.Le transport des passagers a peut-être régressé, mais celui des marchandises s’est accru de 35 % depuis 20 ans, avec le résultat qu’il y a congestion sur les lignes et surtout dans les cours des triages.Comme l'ajout d'infrastructures représente un défi fort coûteux et complexe, on cherche donc à mieux gérer les installations présentes.En outre, depuis la déréglementation, il y a eu des changements ma- jeurs dans l’organisation des grands réseaux.La tendance à la rationalisation va se poursuivre.On verra donc encore des acquisitions, des fusions et des dessaisissements.Il y aura en conséquence une plus grande concentration dans le secteur des chemins de fer voué au transport des marchandises.Ceci étant dit, Canac n’est pas une compagnie de chemin de fer.Fondée en 1971 par le Canadien National et Air Canada, qui étaient alors deux sociétés de la Couronne, Canac avait alors pour mission de vendre la technologie canadienne dans le domaine du transport sur le marché international, beaucoup dans les pays en développement grâce à des programmes d’aide venant des pays riches.En 1976, Air Canada s’est désistée et le CN est devenu l’unique actionnaire de Canac, ce qui est encore le cas aujourd’hui.Canac est devenue en 27 ans une firme hautement spécialisée comme fournisseur de solutions ferroviaires.Elle a participé à quelque 600 projets dans 60 pays.De l’Amazonie jusqu’à la calotte polaire, ajoute M.Archambault.Toutefois, avec les déficits accumulés, les pays riches se sont faits moins généreux et Canac, pour des motifs de rentabilité, a dû chercher du travail ailleurs que dans le Tiers-Monde.Le virage nord-américain La déréglementation aux Etats-Unis devait ouvrir une nouvelle voie pour cette entreprise essentiellement montréalaise.Au fait, 350 de ses 500 employés œuvrent dans la région montréalaise, dont une centaine dans un important centre de recherche et développement à Saint-Laurent.Avec la déréglementation dans le chemin de fer comme dans l’aviation, on voit les grandes compagnies concentrer leurs activités sur leurs lignes principales les plus rentables.Elles abandonnent les petites lignes ou alors les vendent à des entrepreneurs locaux, qui les font fonctionner avec un minimum de moyens et de coûts.Il y a présentement une quarantaine de cespetites lignes au Canada et 440 aux Etats-Unis.Une fois la transition terminée, on comptera 700 petites lignes américaines et 100 au Canada.Ce sont toutes des clients jk»-tentiels pour Canac, puisque chacune d’elles n’a pas les moyens de maintenir en permanence une foule de services spécialisés et indispensables.Toutefois, le plus important créneau de développement pour Canac est celui du secteur industriel, dont la croissance prévue des commandes en 1999 est de 278 %.On pense ici à des compagnies manufacturières dans les produits chimiques, l’acier, les mines, les pâtes et papiers, etc., qui ont leur propre petite compagnie de chemin de fer sur leurs terrains.Canac a répertorié 2000 sites industriels de cette nature, des groupes par exemple comme Shell, Dupont et de nombreux autres.Bien sûr, Canac sait que ces entreprises préfèrent centrer leur attention sur leur compétence principale et laisser les activités périphériques à des spécialistes.Canac veut jouer ce rôle d’impartiteur pour un service tout à fait spécifique et momentané aussi bien que pour un projet clé en main pour une période de plusieurs années.Car Canac peut tout faire en matière de transport ferroviaire.Sa gamme d’une centaine de produits différents comprend l’exploitation et la planification ferroviaires, les services d’ingénierie, l’entretien mécanique, la logistique, le design d’une cour de triage, la modernisation des voies, la sécurité, la gestion de l’actif (y compris la vente ou la location de locomotives, wagons, rails, etc.), la technologie et la formation.Canac offre, entre autres choses, 7(X) cours différents un peu partout en Amérique du Nord.En fait, Canac assure qu’elle est la seule entreprise à offrir l’ensemble des services, bien qu’elle ait des concurrents dans des secteurs particuliers.Une acquisition stratégique 11 y a moins d’un mois, Canac annonçait l’acquisition de Corporate Strategies Inc (CSI), une société américaine spécialisée en services-conseils et en création de logiciels.Canac utilisait d’ailleurs certains de ses logiciels depuis plusieurs années pour la planification des opérations et de la capacité ferroviaire.CSI est établie à Washington depuis 1979 et ne compte que six employés.Son apport est néanmoins considéré comme très important pour l’avenir.Canac n’est toutefois pas en reste sur le plan de l’innovation technologique.Ses laboratoires ont mis au moins un appareil de télécommande, baptisé «Beltpack», qui permet de faire avancer une locomotive à la vitesse désirée dans une cour de triage, où il est parfois très difficile d'évaluer à distance le mouvement à faire.Avec un tel instrument, deux employés aux deux extrémités d’un train peuvent effectuer tous les raccordements vou- lus sans risque d’accidents.Le CN, qui possède 115 locomotives, a recours à cette technologie qui lui a permis de réduire les accidents de 39 % et d’économiser 20 millions par année en personnel et bris d’équipement.Pour l’instant, les syndicats américains s’opposent à l’utilisation de cet appareil sur leur territoire.Canac n’hésite pas davantage à faire l’acquisition d’appareils rares mais d’une utilité étonnante, comme cetfe machine à l’allure quasi préhistorique, mais néanmoins très moderne, qui peut changer des rails et des traverses à une vitesse incroyable, c’est-à-dire à un rythme d’un mille par jour.Et cela sans vraiment arrêter la circulation des trains sur la voie qui fait l’objet d’une restauration, comme la preuve en a été faite sur les lignes Metro-North et Long Island Railroad dans la région new-yorkaise.Plus près de nous, le ministère des Transports du Québec a eu recours aux services de Canac comme directeur du projet de 300 millions pour la modernisation de la ligne Montréal-Deux-Montagnes.11 s’agissait dans ce cas de déplacer et de construire douze gares et plates-formes, de refaire la structures des voies, de remplacer les traverses, les rails et le ballast, d’assurer la réfection des signaux et du système de communication et bien d’autres choses encore.Le CN, qui est la société mère de Canac, demeure également son principal client.Sur les 66 millions de revenus de 1998, 34 millions proviennent des contrats du CN en incluant la gestion de certains actifs.Quand le CN n’a lias besoin de locomotives, Canac se charge de les louer ou de les vendre.Il peut disposer également de tout autre matériel.Canac cherche cependant à diversifier sa clientèle.Son objectif est d’arriver en 2(X)2 avec une variété de clients suffisamment grande pour que son principal client ne contribue pas à plus de 20 % de son chiffre d'affaires.Il y a d’ores et déjà une évolution très significative.En 1997, les revenus de Canac se répartissaient ainsi: 77 % de clients canadiens, 7 % des Etats-Unis et 16 % de l’international, fin 1998, le partage était le suivant: 67 % du Canada, 33 % des Américains et 3 % du Mexique.On prévoit cette année une présence encore plus forte des clients américains avec un apport de 45 % aux revenus; la part du Canada sera de 54 % et celle du Mexique de 1 %.Canac s’apprête à ouvrir un bureau à Houston, au Texas, où les besoins sont considérables.In grande société ferroviaire Union Pacific a des projets de six milliards pour l’expansion de ses infrastructures.Cette société a déjà des bureaux dans plusieurs autres villes, dont Chicago, Dallas, Toronto, Winnipeg, Detroit, Edmonton et Mexico.Guy Archambault, premier vice-président au marketing et aux ventes de Canac ds'affaires REIAIS & CHATFAUX LA FtSE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES i HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné ‘Table d’Or du Québec en 1998* et ‘America's Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitées à proximité.Tél.sans frais de Mtl: 450-227-1416 ou 450-229-2991.Fax: (450) 229-7573 MONTÉRÉGIE SAINT-MARC-SUR-LE-RICHELIEU HOTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n'a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.(514) 856-7787 LAURENTIDES H Cl c Saint-Sauveur SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS MANOIR SAINT-SAUVEUR Hotel de villégiature >4 étoiles», situé au cœur du village de Saint-Sauveur.220 magnifiques chambres et 1.3 salons de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires; à partir de 60S/pers./nuit, occ.double, inet, petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur, 2 pauses café, équipement AV de base, frais de service.(450) 227-1811 (Mtl direct) 1-800-361-0505 QUEBEC UEBEC un-maw MANOIR VICTORIA Miiuoir Victoria Situé au coeur du Vieux-Québec, cet hôtel 4 étoiles au cachet européen unique a récemment été rénové et agrandi au coût de 12 millions S.145 chambres et suites - 7 salles de réunions et banquets -restaurant fine cuisine (20 % de rabais le soir) - resto-bistro Le Saint-James - piscine intérieure - club de santé - sauna - stationnement intérieur avec service de valet.Programme corporatif à partir de 85 S par nuit en occ.simple ou double.wwvr.manoir-vlctoria.com Renseignez-vous sur nos forfaits.1-800-463-6283 1 » i A1C L K I) H V 0 I H .I.K I.I' X I) I II .l.\ X V I K II I !l ü !l B B E C 0 N 0 M < ?MARCHÉ L’euro a démarré dans l’euphorie Mais il s’est replié face au dollar MARIE HOSPITAL AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — L’euro a démarré sa première semaine sur le marché des changes européen dans l’euphorie mais il s’est rapidement replié face à un dollar dopé par de bons chiffres économiques américains.La nouvelle devise européenne a fait une entrée en trombe lundi sur les marchés, s’appréciant dès les premiers échanges à près de 1,19 $, soit plus de 2 C au-dessus de son cours estimé la semaine précédente à l’annonce des taux irrévocables de conversion des monnaies européennes vers l’euro.Malgré quelques cafouillages du nouveau système Target de paiements transfrontaliers de gros montants en euros, le basculement vers la monnaie unique européenne s’est dans l’ensemble déroulé sans ennuis majeurs.Par ailleurs, comme prévu, la Banque centrale européenne a maintenu son principal taux directeur ci 3 % à l’issue de son premier conseil des gouverneurs après l’inauguration de l’euro.Mais petit à petit, «l’europhorie» s’est tassée et la toute jeune monnaie à’est progressivement repliée pour terminer la semaine au plus bas niveau de sa courte histoire sous l’effet de chiffres américains sur le chôma->fè bien meilleurs que prévu.Le§ dernières statistiques publiées aux Etats-Unis ont eu l’effet d’un coup de fouet sur le dollar hier.Le taux de chômage s’est établi à 4,3 % en décembre, au plus bas depuis mai 1998.Les analystes de Wall Street tablaient généralement sur un taux de chômage de 4,5%.Ces dernières données laissent envisager un assouplissement monétaire dans,la zone euro plus précoce qu’aux Etats-Unis, estiment les analystes.Dans cette perspective, l’euro fléchissait hier à 1,1547 $ contre 1,667 $ le jeudi précédent (cours estimé au lancement de l’euro).Le fond Mais si les dernières données américaines ont aidé le dollar face à l’euro, elles ne sont pas parvenues à le faire remonter face au yen.Le billet vert a touché le fond face à la monnaie japonaise ces derniers jours, tombant même sous les 110 ÿens à son plus bas niveau depuis septembre 1996.«Une plus grande stabilité des changes est une nécessité.L’arrivée de l’euro offre l’occasion d’une vraie concertation pour réduire les .i fluctuations entre le dollar, l’euro et le yen.» — Jacques Chirac La reprise des obligations japonaises, les mouvements de rapatriement de capitaux et les déclarations de plusieurs responsables nippons, affirmant que le niveau du yen correspondait à leurs attentes, ont contribué à soutenir la monnaie de la deuxième économie mondiale.Iæs appels du président français Jacques Chirac et du premier ministre japonais Keizo Obuchi à un système de stabilisation mondiale des changes ont en revanche laissé les marchés de marbre.«Une plus grande stabilité des changes est une nécessité.L'arrivée de l'euro offre l’occasion d’une vraie concertation pour réduire les fluctuations entre le dollar; l’euro et le yen», a affirmé jeudi M.Chirac en annonçant une initiative française au cours «des prochains mois».La plupart des économistes esti-,inent ces projets irréalistes et doutent qu’ils se concrétisent.lii livre sterling, pour sa part, s’est .légèrement repliée face à l’euro et au ¦dollar après la quatrième baisse ¦consécutive des taux d’intérêt par la i Banque d’Angleterre jeudi.Le taux de [prise en pension de la banque britannique a été réduit de 0,25 point à 6 %.! I^es analystes tablaient sur un statu ,,quo mais ils n’ont pas été très surpris ‘par l’initiative de la banque et prévoient même de nouveaux assouplissements dans les prochains mois, ce [qui explique l’impact limité de ce dernier relâchement monétaire sur la tjvre sterling.•** La livre finissait hier à 1,6394 $ •contre 1,6607 $ le jeudi précédent Bivartt le long week-end du Nouvel «Im livre sterling s’est raisonnable-ynent bien tenue», a relevé David Cole-*man, chef économiste à la Banque ca-¦ nadienne impériale de commerce (CIBC).Informatique Des documents d’accès facile Il existe plusieurs entreprises de numérisation de dossiers ANDRÉ SAIAVYN Les progrès accomplis au cours des dernières années dans le domaine de l’imagerie numérique se traduisent de nos jours par des gains très importants en matière de temps pour les institutions qui se branchent sur cette nouvelle technologie.Cette technologie consiste essentiellement à convertir tous les documents sur papier d’une entreprise ou d’une administration en données électroniques pouvant être conservées sur des disques optiques compacts qui, à leur tour, sont placés dans des «juke box» ou des serveurs de CD.Les documents qu’ils contiennent deviennent alors accessibles presque instantanément à tous ceux qui, au sein d’une entreprise ou d’un service, sont autorisés à le faire et peuvent au besoin être envoyés en quelques secondes par Internet pratiquement n’importe où dans le monde.11 existe plusieurs entreprises offrant cette technologie au Québec, mais une qui semble marquer le pas est Central Microsystèmes, de La-Salle, qui a acquis les droits d’adaptation et d’utilisation en langue française du logiciel Uiserfiche d’imagerie de documents conçu par Compu-ljnk Management Center, Inc., aux Etats-Unis.«Ce qui nous différencie des autres, explique Rafic Mehanna, directeur à la formation chez Central Miorosys-tèmes, c’est le fait que Laserfiche est capable d’offrir sur un disque optique compact non seulement une énorme quantité de documents convertis en données numériques mais aussi un logiciel de recherche qui, inclus sur le même disque, permet d’accéder rapidement au document que l’on recherche.» Cette possibilité de recherche rapide est particulièrement utile car elle permet à tout utilisateur d’apporter le disque avec lui et d’afficher en quelques secondes sur son écran d’ordinateur le document voulu sans avoir à «feuilleter» des pages et des pages de références pour le trouver.Sous diverses formes La numérisation des documents sur papier se fait sous formes diverses: si le document a été tapé à la machine, par exemple, Im-serfiche fait appel à un logiciel de reconnaissance optique des caractères, qui copie littéralement le texte original en format ASCII, reconnaissable sur toutes les plates-formes informatiques.Si les données sont saisies à la main, comme c’est souvent le cas d’un examen médical, Laserfiche photographie les notes écrites et les numérise en format TIFF Group IV ou JPEG, qui sont aussi des formats reconnaissables par pratiquement tous les systèmes informatiques.Ainsi, d’immenses quantités de documents sur papier peuvent en quelques jours, voire quelques semaines, être enregistrées et transférées sur des disques optiques compacts, et quand on parle d’immenses quantités, on parle de documents pouvant atteindre 32 000 pages chacun.Si on ajoute à cela le fait que le logiciel peut enregistrer jusqu’à six millions de documents et de dossiers, on peut facilement juger de la liberté d’action dont disposent les utilisateurs.Une fois que les documents ont été transférés sur disques optiques compacts, ces disques sont placés D’immenses quantités de documents sur papier peuvent en quelques jours, voire quelques semaines, soit dans un «juke-box», soit dans un serveur de CD automatique, et deviennent immédiatement accessibles à partir d’un clavier d’ordinateur.Autre avantage: l’utilisation de la logique floue pour la recherche, la localisation et l’affichage de documents spécifiques.Dans le cas d’une municipalité, par exemple, un employé cherchant à vérifier les dernières décisions prises par le conseil municipal au sujet d’une installation de pompage de l’eau n’a qu’a taper «pompage eau» pour se voir offrir la liste de tous les documents dans lesquels ces deux mots sont contenus.d’accéder aux informations dont il a besoin sans avoir à se rendre aux archives du journal.Et cela, sans parler du fait que les données numérisées reproduisent le document dans sa forme originale, donc n ’entraînent aucun dépaysement ni obligation d’adaptation chez les gens habitués à travailler dans certaines conditions.La seule différence, en fait, est qu’au lieu d'avoir le document sur leur bureau, le document se trouve sur leur écran.» etre enregistrées et transférées sur des disques optiques La GRC Le service antidrogue de la Gendarmerie royale du Canada a été un des premiers clients de Laserfiche en raison, justement, de la facilité d’accès aux fichiers offerte aux membres du service où qu’ils soient au Canada.«Cet accès aux documents à partir d’un simple ordinateur, même portatif, est d’une importance capitale», ajoute Rafic Mehana.«Imaginez l’avantage pour un médecin d'accéder au dossier de son client et de le mettre à jour sans avoir à attendre que le dossier lui parvienne des archives ou, pour un journaliste, Un autre avantage dont on parle moins, c’est l’économie d’espace L’économie d’espace Un autre avantage dont on parle beaucoup moins mais qui demeure quand même assez important est l’économie d’espace.«Nous avons maintenant plus d'un million et demi de pages dans notre système», révèle un entrepreneur du programme de construction de navires pour la Marine américaine.«Grâce à cela, nous avons entièrement vidé deux pièces de 30 pieds sur 20 chacune, pleines de classeurs.» Outre Laserfiche, Central Microsystèmes offre aux entreprises un autre logiciel appelé WebLink qui, en français, leur permet de numériser un document «à la volée» et de l’envoyer sur le Web.Bienvenue à i§>afvta C©r©üa GHÏ3D COROLLA par mois / location 48 mois’ 0$ COMPTANT TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS MENSUALITÉS COMPTANT1 209$ 1 700$ 229$ 850$ 249$ 0$ (39 Financement à l'achat jusqu'à OU mois • Radiocassette AM/FM • Essuie-glaces intermittents • Direction assistée • Coussins gonflables T /¦'DÉmx l Proqramme de location au détail de Toyota Canada Inc.sur approbation de crédit par crédit Toyota sur les modèles 1999.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Offre valable sur les modèles Corolla VE BR 12EM-M Tnvrrr* i neufs en inventaire, loués et livrés au plus tard le 31 janvier 1999.Premier versement de 286.41 S et dépôt de garantie de 300$ exigibles au moment de la livraison Franchise de 96 000 km trais de 7c/km excédentaire Offre de financement à l'achat de 4,8% valable sur tous les modèles Corolla 1999.Taxes en sus ou échange équivalent.Véhicule aux lins de présentation seulement.Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.Votre concessionnaire &) TOYOTA www.toyota.ca Le service de qualité U 1 Tnvnta ^ € as BOUCHERVILLE CHÂTEAUGUAY J0LIETTE LAVAL MONTRÉAL MONTRÉAL ST-HYACINTHE Toyota Duval ChSteauguay Toyota Joliette Toyota Vimont Lexus Toyota Chassé Toyota Toyota Pie IX Angers Toyota 655-2350 692-1200 759-3449 668-2710 527-3411 329-0909 774-9191 BROSSARD GATINEAU LACHINE L0NGUEUIL MONTRÉAL POINTE-CLAIRE ST-JEAN Brossard Toyota Toyota Gatineau Spine® Lexus Toyota Longueuil Toyota Houle Toyota Fairview Toyota Déry Toyota 445-0577 568-0066 634-7171 674-7474 351-5010 694-1510 359-9000 CANDIAC HULL LACHUTE MONT-LAURIER MONTRÉAL REPENTIGNY ST-JÉRÔME Candiac Toyota Villa Toyota Lachute Toyota Claude Auto Lexus Toyota Gabriel Repentigny Toyota Toyota St-Jérûme 659-6511 776-0077 562-6662 623-3511 748-7777 581-3540 438-1255 CHAMBLY {LE PERRÔT LAVAL MONTRÉAL MONTRÉAL ST-EUSTACHE ST-IÉ0NARD Chambly Toyota île Perrôl Toyota Chomedey Toyota Alix Toyota Toyota Centre-Ville Toyota St-Eustache St-Leonard Toyota 658-4334 453-2510 687-2634 376-9191 935-6354 473-1872 252-1373 STE-AGATHE Toyota À Ste-Agathe 326-1044 STE THÉRÈSE Blainville Toyota 435-3685 SHAWINIGAN Mauncie Toyota 539-8393 SOREL Automobile Pierre Lefebvre 742-4596 TERREBONNE Automobiles L G Léveillé 471-4117 THURSO Auger & Frères 985-2218 TROIS-RIVIÈRES Trots-Rivières Toyota 374-5323 VAUEYFIELD G Coutllard Automobiles 373-0850 VEROUN Woodland Toyota 761-3444 CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFERENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIME I.K I) V.V OIK.I.K I.r X ni II .IA N V IKK I il il » LE COMMUNICATIONS Ah, communiquer! ROBERT B ION 1)1 N (Tendances) Cy était un samedi soir, dans une campagne agréable, en toute conviviale compagnie.L’odeur du feu de branches cassées par le verglas de l’an dernier promettait un meilleur hiver.Nous étions au scotch, mon Laga-vulin préféré, quand j’ai demandé à Michel: - «Pis?As-tu reçu mou courrier électronique?- Tu m’as envoyé un courrier électronique?- Ça fait au moins trois jours! - Comment voulais-tu que je le sache?Tu ne m'as même pas appelé pour m'en avertir! - Coudonc, tu ne prends pas régulièrement tes messages avec ton nouvel Eudora?- Faut pas devenir esclave des maudits ordinateurs, quand même! - Et si je veux te téléphoner pour t'avertir que je t'envoie un courrier électronique, je suppose qu’il faudrait que je t’écrive une lettre pour te le faire savoir?» 'Heureusement, on a servi, à ce montent précis, une excellente entrée de filets de canard au vinaigre balsa-nüque garnis d'un confit d’oignons.Je versai le Brouilly.-’«De toute façon, l’Internet, c’est une bébelle à faire vendre des ordinateurs! -,-Un peu de pain?-jfout le monde le dit: très peu de contenu, et quand il y en a, c’est commercial et même pas fiable.- Qui ça, tout le monde?Parfaitement chambré, le Brouilly.-pi essayé une fois.Sans intérêt.-Tu cherchais quoi, cette fois là?- Des choses sur la psychologie animale.- Et tu as utilisé un mot clé?- Oui: “Animal” puis “France".Je suis tombé sur plein de sites superficiels, farfelus, inutiles.- C’est une mécanique informatisée.Rien que ça.Il faut continuer à penser Tq aurais pu chercher des mots comme ‘"éthologie” ou “comportement”.Réfléchir à passer par des universités, par certaines facultés, certains musées, de grandes bibliothèques.-Ben là.- Tu entres sur le site d'une faculté pertinente, tu trouves des noms de professeurs, tu leur laisses un message personnel indiquant le sens de ta recherche.Tu serais surpris de l'empressement de milliers d’universitaires à travers le monde.Jamais les savants ne se sont autant rapprochés du commun des mortels que par l’Internet! - Ils te répondent, te suggèrent des ouvrages, des thèses, des articles, des groupes de discussion, des confrères ou consœurs, des colloques.- Ouais.C'est pas évident.-Non.Penser non plus.» Heureusement, il fallait desservir.Et l’oie aux pruneaux nous a donné l’occasion de changer de sujet.En ouvrant le Pomerol sauvé du verglas de l’an dernier, nous en avons profité pour parler de fleurs séchées.- «C’est comme la crédibilité.Y a des journalistes qui le disent: les sources électroniques ne sont pas fiables, pas toujours vérifiées! - Pis?Ce qui est imprimé, c'est infaillible?Ce qui est diffusé, c'est la vérité absolue?Voyons donc! C’est une source.Voilà tout.Tu dois les vérifier comme toutes les autres! C'est tellement bon quand ça cuit longtemps, de l'oie.Et la sauce! Juste assez sucrée.- Moi, je me méfie beaucoup de ce gadget que constitue l'Internet.C'est plein de faussetés, de pornographie, de violence, d’inepties.Y a rien là.A mon avis, je vais te le dire et je ne suis pas le seul: ça ne durera pas.Il faudrait investir ailleurs, le boycotter.- Et le kiosque à revues?Le Swank et le Female Body Building qu’on y trouve t’empêchent-t-ils d’acheter ton Devoir?Et le télémarketing, les appels obscènes, les mauvaises nouvelles, la vulgarité au téléphone?On retourne aux signaux de fumée?Probablement pas, puisque la fumée peut faire tousser.Ouais, mais il en faut pour fumer l’oie.- Encore un peu de vin?- Ouais.Ça va m’aider à avaler.» Heureusement, il restait de l’oie pour se resservir.Et comme on ne parle pas la bouche pleine, je n’ai pas eu à parler du coureur de Marathon, qu’on a tué parce qu’il apportait de mauvaises nouvelles.Avec le fromage de chèvre plein d’esprit et une bouteille de Cahors étonnante, est arrivé l’argument selon lequel la relation avec la machine déshumanise.Les psys devront maintenant traiter la crampe du doigt causée par une phobie des souris.Et puis, cette manie de faire obéir au doigt et à l’œil n’a-t-elle pas quelque chose qui vient d’un autoritarisme dont il faudrait que l'humanité se départisse enfin?- «Et puis, la technologie et moi.» Suivit la dithyrambe habituelle sur la technologie rébarbative.Il tenait le discours en programmant son microondes.Et je voyais dans un coin l’emballage de son antenne satellite qu'il avait installée tout seul en l’orientant sur le bon satellite! Mais cliquer sur un hyperlien lui rendait l’Internet rébarbatif.Pauvre Ti-Pit.blondin@granby.net Tout ce qu’il ne faut pas faire.Finis les sites trop lourds et les typos «exotiques» (PtanèteWeb) ANDRE BELANGER Au risque de me faire traiter de quétaine, j’ai pris une résolution au jour de l’An: je ne commettrai pas les erreurs commises par les autres au moment de concevoir un prochain site Web.Cette résolution m’a été inspirée par les quelques aberrations observées au cours de mes navigations diurnes.et nocturnes.C’est le cas de l’un des pionniers au gouvernement du Québec, l’Office de la langue française.Le 26 octobre dernier, je me heurtais à une porte close: une page en construction! «Nous avons entrepris de tels travaux il y a quelques mois, et nous comptions vous en présenter les résultats vers la mi-septembre.Notre ambitieux projet n’est cependant pas tout à fait prêt, peut-on lire sur la page d’accueil.Us liens ne sont donc pas fonctionnels.Ils vous mèneront plutôt à la page d'accueil toujours active de notre site, à partir de laquelle vous pourrez poursuivre votre visite.» La belle affaire! Ce site, et son superbe dictionnaire de terminologie Internet, trône au sommet de mes signets.Qu’il soit sur fond bleu, mauve ou doré m’importe peu, en autant que l’information soit facilement et directement accessible.N’en pouvant plus, j’ai expédié de ce clic une lettre de bêtises au webmestre du site qui nt’a répondu poliment que l’OLF a fait l’erreur d’annoncer la sortie du site avant qu’il soit prêt.Trois mois plus tard, le site est encore en construction.Morale de cette histoire: faites le ménage du printemps en famille et ne l’annoncez pas avant de l’avoir terminé.Après tout, on n’a qu’une seule chance de faire bonne impression.Si je devais accorder un seul prix citron cette année, il irait probablement au site de l’OLE C'est ce genre d’erreurs que relève l’auteur de Killersites, David Siegel, l’un des gpurous de la conception de sites aux Etats-Unis.L’usage de couleurs criardes ou de motifs complexes en arrière-plan constitue aussi une des erreurs à éviter.Heureusement pour nous, pauvres internautes, les motifs fleuris inspirés de la cuisine de Môman se voient de moins en moins souvent sur les sites Web.Les erreurs graphiques les plus graves sont de moins en moins répandues La typo et l’architecture De fait, les erreurs graphiques les plus graves, comme les sites trop lourds qui prennent des heures à télécharger ou ceux dont les pages sont rendues illisibles par un choix douteux de caractères typographiques, sont de moins en moins répandues.En revanche, là oit il reste du chemin à faire, c’est à propos de tout ce qui touche la lisibilité des textes et la fluidité de la navigation.Rares sont les sites Web, par exemple, qui exploitent les retraits en début de paragraphe, les tableaux de couleurs différentes ou les exergues dans les textes longs.Or, constate M.Siegel, ces règles typographiques développées pour facilité la lecture des textes imprimés restent encore valables sur le Web.En ce qui a trait à navigation, M.Siegel aime à comparer le design d’un site Web à une œuvre architecturale.Pour se déplacer à leur aise dans un édifice, les êtres humains doivent pouvoir compter sur trois types de signalisation qui leur indiquent: 1- où ils se trouvent; 2- comment ils peuvent se rendre là où ils souhaitent aller: 3- qu’ils se dirigent dans la bonne direction.Rares sont les sites Web qui marient bien ces trois types de signalisation.Prenons le cas de la page d’accueil de Radio-Canada, qui pèche par excès métaphorique.La métaphore d’un écran de télévision, avec ses neufs petits carrés où défilent tous les sites contenus dans la chaîne Internet de Radio-Canada, est peut-être intéressante pour un infographiste mais incompréhensible pour l’internaute.Pire, elle noie la richesse du site puisqu’elle nous oblige à cliquer sur le bouton «Tous nos sites» pour accéder à la section qui nous intéresse.la Cinémathèque québécoise, pour sa part, a très bien réussi sa page d’accueil, construite autour de la métaphore d’une pellicule cinématographique.Par contre, pour la navigation, il faudra repasser.Ainsi, le terme «Entrée libre», qui permet de revenir à la page d’accueil, prête à confusion et enfreint la règle qui consiste à indiquer au visiteur oq on se trouve.Ensuite, la section «A ne pas manquer cette semaine» mène vers un texte sur l’hommage à Gilles Carie présentement à l’affiche.Pourtant, impossible d’accéder à l’horaire des projections à partir de ce texte.Il faut faire le détour par un moteur de recherche camouflé dans le menu «Projections».Accroc à la règle numéro 2 cette fois-ci.Quant à la troisième règle, inutile de l'aborder.Si vous voulez tout savoir sur les projections en cours à la Cinémathèque, repliez-vous sur le I.Kfl U«»| AU FAIT | A L'AFMCm | KN ARCHIVt S | ' Loc»Oon |Mtp 7/www c»nffn>th^o7qc c»/ ilfPJVL AU' pi an nti Nin CINEMATHEQUE QUEBECOISE IJ5.BOUE.OE MAISONNEUVE EST MONTREAL (QUEBEC) CAN A OA H1X IKI A N».TAS MANQUUI jrnrr umauu.Lk HtPLIlTOlIlt tu» PRODUCTIONS .imouni.ii.i'- o.niiirAim- BIENVENUE WELCOME BfENVENIDO LA MLDtAIMCQUt LES PROJECTIONS IILHS, ULl VISION.V t magazine en papier: il est mieux fait et plus pratique.Heureusement, quelques éditeurs accomplissent un travail remarquable.C’est le cas du site Service Vie du Canal Vie, dont la mise en pages est agréable, jolie (à mon goût du moins) et fichtrement efficace.On s’y retrouve facilement, l’information est bien disposée, les menus sont clairs et compréhensibles et la barre de navigation nous accompagne tout au long de notre périple.Le site se sert des trois types de signalisation à ses visiteurs.Qu’on se rassure par contre: il est toujours temps d’apprendre de ses erreurs, rappelle M.Siegel.«Un site Web est une aventure.C’est un peu comme une croisière au long cours.Vous vous donnez un but, vous commencez votre voyage et vous finissez ailleurs.Mais ce lieu s'avère plus intéressant que celui que vous envisagiez de visiter.» Donc, merci M.Siegel, vous me donnez l’occasion de nuancer légère- ment ma résolution du jour de l’An: je : ne commettrai pas les erreurs que j’ai déjà commises auparavant.Je ferai donc comme tout le monde: je vais apprendre de mes erreurs.Le coin des signets Cinémathèque québécoise: http://www.cinematheque.qc.ca/ Ki 11 e r s i te s : h ttp://ww w.l killersites.com/ Office de la langue française:, http://www.olf.gouv.qc.ca/ Radio-Canada: http://radio-cana-da.ca/ Service Vie: http://www.service-vie.corn/ The Web Developer’s Virtual Library: http://www.stars.com/Authoring/Design/ The Yale Web Style Guide: http://info.med.yale.edu/caim/ma- nual/ Zone Infographie: http://www.ore-noque.com/zone/ (indrebCqtoile, qc.ca LeMIM s’amarre (lei & là; MICHEL BELAI R LE DEVOIR Hervé Fischer, l’homme derrière le Marché international des inforoutes et du multimédia (MIM), la Fédération internationale des associations multimédia (FLAM), la Cité des ar.ts et des technologies et le Café éjectronique du Vieux-Montréal, Her-•„ vé Fischer, donc, a décidé de respirer par le nez.En devenant vice-président multimédia, science et technologie de Martin International, une firme spécialisée dans l’organisation de salons spécialisés comme le Salon Informatique/Affaires, Fischer s’allie à un professionnel du milieu auquel il apporte sa précieuse expertise.Et il laisse derrière lui une activité déjà considérable.Rejoint à son bureau, M.Fischer s’est empressé de préciser qu’il restera non seulementà la tête de la Cité des arts et des technologies et qu’il continuera à s’occuper du festival Expo-Science mais également qu’il poursuivra ses activités au sein de la FLAM dont il avait été l’un des principaux instigateurs.Bref Hervé Fischer semble avoir réussi à créer un clone de lui-même qui poursuivra son oeuvre alors qu'il se lance dans une nouvelle entreprise.La nouvelle aura des conséquences sur le prochain MIM qui se tiendra à l’automne, du 15 au 17 septembre, pKitôt qu’en mai comme à l’habitude.Le MIM 99, comme le soulignait le communiqué émis pour la circonstance, s’élargira aux nouvelles technologies numériques de l’image et du son.Il consacrera ses conférences aux solutions d’affaires multimédia, au commerce électronique et aux industries du divertissement.Le syndrome de l’aiguille dans la botte de foin.(Cédérom) MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR LE MAÎTRE DES ÉLÉMENTS ?1/2 Coproduction Gallimard, Avontour et IJSfontein.Collection Gallimard Jeunesse.Hybride PC (Windows 95), Mac et PowerMac, 16 Mo.Public visé: les 7 à 77 ans.Dans les magasins spécialisés et le réseau des librairies Gallimard.Prix: plus ou moins 80 $.Voila une bizarrerie particulièrement étrange.Résolument européen (Avontour est britannique, IJSfontein allemand et Gallimard bien français), cet ouvrage se présente comme un jeu d’aventures à multiples volets tellement complexe que je m’y promène depuis des semaines sans avoir enco- re réussi à élucider la moitié des énigmes.Certains sont peut-être plus doués que d’autres pour le coupage de cheveux en quatre.D'entrée de jeu, on pénètre dans un univers formé d’éléments premiers: la gravité, le temps, l’électricité, la chaleur, la lumière, la nuit et le hasard.Il faudra rapidement apprendre a s’y déplacer à l’aide d'un curseur-gant qui aidera l'utilisateur à bouger des objets, à brancher des circuits, à orienter des rayons de lumière en se servant de miroirs ou encore à passer d’un monde à l’autre.Chacun de ces mondes est régi par un maître.Dans chacun des six premiers mondes, il faudra accomplir des tâches, attraper des trèfles à quatre feuilles et trouver une page appartenant au Livre du hasard que l’on assemble soi-même à partir des feuilles trouvées un peu partout.A tout moment ou presque, on peut revenir à la lecture pour essayer de comprendre les indices révélés par le texte, indices qui s’accumulent durant tout le parcours jalonné de tableaux-textes sur chacun des maîtres des Eléments.Disons globalement que tout cela n’est pas toujours de l’évidence la plus limpide.l'acteur non négligeable, tout le jeu baigne dans une atmosphère de mystère qui fait un peu penser au monde de Lewis Carroll.Les illustrations en 3D sont fabuleuses, les textes délicieux (tout comme la voix qui les lit) et les environnements proposés fascinants.Mais si vous craignez d’avoir l’air trop souvent ridicule en essayant d’élucider tous ces mystères en compagnie des enfants, il n’y a qu’une solution: changez de jeu.LES ANIMAUX DE IA SAVANE ?Coproduction Montparnasse Multimédia, Lambda-Mary-Josée.Collection «Les Récrés d’Henri Dès».Exclusivement PC (Windows 3.1,95 et 98), 12 Mo.Dans les magasins spécialisés et le réseau Novalis.Prix: plus ou moins 30 $.Henri Dès est une sorte d’institution puisqu'une dizaine d’écoles portent déjà son nom à travers toute la francophonie.En plus d’avoir gravé une bonne vingtaine de disques pour les enfants de tous les âges, il s’est mis lui aussi aux «nouveaux supports» il y a quelques années: il com|> te déjà une demi-douzaine de cassettes vidéo en plus de séries télé réalisées, entre autres, avec l’éditeur Pomme d’Api.Voilà qu’il a maintenant une collection de trois cédéroms à offrir aux enfants: Ixs Animaux de la savane, Sorcières et fantômes et Autour du monde.Le premier d’entre eux vient d’arriver ici.Et c’est malheureusement un peu décevant.Pourtant, j’aime beaucoup Henri Dès.J’ai eu la chance de le voir en spectacle, de le rencontrer en entrevue et de voir le visage de mes enfants s’illuminer dès qu’ils entendent sa voix.Merci encore, Henri.Mais cet ouvrage aurait été génial s’il avait vu le jour il y a quelques années, disons il y a un an ou deux.Bien sûr, on retrouve ici le sceau de qualité d’Henri Dès à travers quelques chansons {Bizarre, bizarre, Les Oursons, les Requins, L’Ilippopotame, Cache-cache, Dessin fou, Le Crocodile), mais ce n’est pas vraiment suffisant pour faire lever tout le reste.C’esl que les exercices proposés sont un peu trop simples et ressemblent beaucoup à ceux qu’offre le moindre ouvrage ludo-éducatif pour les tout-petits que l’on peut trouver sur le marché.On entend la voix d’Henri au tout début mais il disparaît presque par la suite.Il y a bien six aires de jeux et deux ateliers de musique offerts aux enfants, oui.Et la navigation à travers tous les chapitres est tellement simple que Laurent (cinq ans) s’y esl mis tout seul.Mais ça ne suffit pas.Voilà ce qui arrive quand on fait ap-pel ans services de ce bon vieux ton-I ton Henri: on en veut toujours plu», on ne se contente pas de le voir jouer' un rôle accessoire.CYBER ET SES AMIS ?1/2 Production Lama Multimédia.Hybride PC (Windows 3.1, Windows 95 et 98, Windows NT, 8 Mo), Mac et PowerMac (16 Mo).Public visé: les 3 à 6 ans.Dans les magasins spécialisés.Prix: non disponible.Cyber est une sorte de gros oiseau un peu lourdaud qui guide les enfants à travers une dizaine d’activités.I-a bande animée propose des jeux et des exercices rassemblés dans des endroits différents — comme la chambre, l’école, la bibliothèque — représentés par des boutons au bas de l’écran, qui permettent de passer de l’un à l’autre quand on le souhaite.Il y a la des puzzles, des exercices de mémorisation, des labyrinthes, etc.; l’utilisateur devrait même réussir a trouver un album qu’il pourra garnir de photos prises dans chacun des lieux visités.C’est gentil.Les animations et les exercices sont un peu simplistes, mais les enfants de trois ans aimeront beaucoup.Quant aux plus vieux, ils en auront rapidement fait le tour.in belahialedevoir.com ¦ijç'j t\iY\ i I.K I) K V OIK.I.K I.I' N II I II JA K V I K II I II II II ?Une vingtaine de lauréats Les Prix d’excellence des arts et de la culture de Québec seront remis au Capitole » Pour la première fois, le public est convié à la fête VINCENT DESAUTELS CORRESPONDANT DU DEVOIR A QUEBEC Québec — C'est au Capitole de Québec que se déroulera le 1" février prochain la 12r édition des Prix d’excellence des arts et de la culture de Québec, sous le thème «Lumières sur la capitale», inspiré des fêtes de la Chandeleur.Nouveauté cette année: le public sera convié à la remise des prix, habituellement réservée à la communauté culturelle.En effet, le balcon du théâtre accueillera ceux qui désirent assister à ce qu’un homme d’affaire mis en nomination, peu familier avec cette activité de promotion culturelle régionale, appelait candidement «le gala de l’athlète, mais pour les arts».Evénement annuel qui vise à honorer artistes, travailleurs et organismes du domaine culturel et mécènes du milieu des affaires, les Prix d’excellence des arts et de la culture sont remis par neuf partenaires à une vingtaine de lauréats.Soirée de gala dédiée à la reconnaissance du travail des artistes et créateurs, la remise des prix n’en est pas moins devenue au fil des années une cérémonie souvent jugée fastidieuse.Le choix du Capitole, l’invitation faite au grand public ainsi qu’une affiche comprenant Mario Chenart, Jing Wang, le cirque EOS et le quatuor Cilles Bernard visent à dynamiser cette longue litanie de lauréats.Autre première cette année, la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) annonçait son intention d’ajouter un prix à ceux déjà offerts: le Prix SODEC de l’entreprise culturelle, qui veut souligner les efforts de développement d’une entreprise de la région œuvrant dans les secteurs d’intervention de la SODEC.Les candidats Iœs mises en nominations pour la plupart des prix ont été rendues publiques jeudi dernier.Le Prix Ville de Québec, décerné à un regroupement culturel, se joue entre la Compagnie Anonymus (musique ancienne), les Productions Les Gros Becs (théâtre jeune public) et VU, Centre de diffusion et de production de la photographie.Pour le Prix de l’Institut canadien, remis à une personnalité du monde artistique, Danielle April, artiste, Jacques Lacoursière, historien, et Gilles Pellerin, éditeur, sont en lice.Jacques Lacoursière est aussi en nomination pour le Prix des abonnés de la Bibliothèque de Québec avec Histoire populaire du Québec, tome 4; Esther Croft, avec Tu ne mourras pas, et Michel Lessard, avec L’Ile d’Orléans: aux sources du peuple québécois et de l'Amérique française, lui disputent ce prix.Le Conseil de la culture de la région de Québec remet un prix de développement culturel, pour lequel entrent en compétition Louise Allaire, des Productions Les Gros Becs, François Cinq-Mars, directeur du musée minéralogique et minier de Thedford Mines, et l’ancien directeur du centre VU, Gaëtan Gosselin: ainsi qu’un prix pour le rayonnement international qui reviendra à Claude Bernatchez, directeur artistique de l’ensemble Anonymus, à Chantal Gilbert, coutelière d’art, ou à Marcel Marois, artiste licier.Les Prix Videre des arts visuels couronnent d’une part la carrière d’un artiste et d’autre part, une production artistique de la programmation de l’année.Sont en nomination Paul Béliveau, Diane Landry et David Naylor pour le premier et Ivan Binet (Paysage sans fin, exposition de photos), Florent Cousineau (Déplacements obscurs et Le Dialogue des anges, installations) et Claudie Gagnon (Le Plein d’ordinaire, installation) pour le second.Les prix de théâtre, au nombre de six, se taillent la part belle de cette remise des prix.Lise Castonguay (Yvonne, Princesse de Bourgogne), Jean Guy (La Mort d’un commis voyageur) et Rychard Thériault (Im Demande d’emploi) se disputent le prix du meilleur premier rôle; Lorraine Côté (La Tempête), Marco Poulin (La Tempête également) et Rychard Thériault (Ecce Homo), celui du meilleur rôle de soutien.Le prix qui distingue un talent prometteur se joue entre Hugues Frenette (Les Guerriers), Pierre-François Legendre (Un éléphant dans le cœur) et LOUISK RILODKAl' Le groupe de musique ancienne Anonymus est en nomination pour le Prix Ville de Québec et son directeur, Claude Bernatchez (deuxième à gauche), pour le prix du rayonnement international.Nadine Meloche (Agnès de Dieu).Le prix de la mise en scène pourrait revenir à Gill Champagne (Us Peines), Lorraine Côté (La Demande d'emploi) ou Michel Nadeau (La Mort d'un commis voyageur) et celui de la scénographie, à Carl Pillion (décor de Im Mort d’un commis voyageur), Marie-Claude Pelletier (décor d'Un éléphant dans le cœur) ou Ma-rie-Chantale Vaillancourt (costumes d’Yvonne, princesse de Bourgogne).Un prix décerné par le public du Trident s’ajoute à cela.La Fondation de l’Orchestre symphonique de Québec remet également un prix pour l’apport au développement de la musique classique: Claude Létourneau, pédagogue, Chantal Masson-Bourque, chef de chœur, et Jean-Louis Rousseau, premier violon de l’OSQ, sont en nomination.Enfin, trois entreprises sont susceptibles de recevoir le prix de la Chambre de commerce et d’industrie du Québec métropolitain pour leur soutien à la culture: Assura-thèque Bernier, Garon, Leniay et as- sociés, Métro Gagnon et Radio-Canada.Complètent cette liste les deux prix de la Fondation de l’Opéra de Québec.NORMAND Hl.OUIN L’historien Jacques Lacoursière émÜI i L’équivalent des Félix en France Dion et Plamondon 3 sont en nomination f pour les Victoires PRESSE CANADIENNE ET ASSOCIATED PRESS Paris — Le tandem formé de Luc Plamondon et de Richard Coc-ciante, à l’origine de la comédie musicale Notre-Dame de Paris, a récolté trois nominations dans le cadre des Victoires de la musique (l’équivalent français des Félix), a annoncé hier le comité responsable de l’organisation de l’événement.Notre-Dame de Paris est finaliste dans la catégorie spectacle musical, tournée ou concert ainsi que dans la catégorie album de variété pop-rock.La pièce Belle, tirée de la comédie musicale, est en nomination pour le prix Victoire de la meilleure chanson.Céline Dion est pour sa part finaliste dans deux catégories de la XIV édition des Victoires qui seront remises en direct de l’Olympia le 20 février prochain: artiste interprète féminine et album de variété pop, rock.Deux autres Québécoises sont également en lice.Il s’agit de Lara Fabian, qui est elle aussi finaliste dans la catégorie artiste interprète féminine, et de Carmen Campagne, dont le disque Un bon chocolat chaud est en nomination dans la catégorie album chanson pour enfants.Par ailleurs, le jury a tenu à souli!-' • gner cette année le retour d’Alain Bay shung puisque le chanteur est en nomination dans quatre catégories: meilleur interprète (aux côtés de Manu ChâO,' Etienne Daho, Johnny Hallyday et Pas-' ¦ cal Obispo), meilleure chanson’ meilleur album et meilleur clip.A l’instar du tandem Luc Plamun-; don-Richard Cocciante, le groupe français Zebda est également troll-fois finaliste (groupe, album et concert).Axelle Red et Johnny llallvy day doivent pour leur part se contenter de deux nominations chacun.Deux nouveautés cette année: la création d’une catégorie rap-groove (après celle, l’année dernière, d’u(V trophée pour le meilleur album tech» no-dance) et un vote du public qui s’élargit.Cantonné l’année dernière’1# la Révélation de l’année, le public votera cette fois-ci aussi pour la meilleure chanson, toujours par téléphone.' ’ ! • D’autre part, l’association des Vlc’J ¦ toires a décidé d’exclure de la compétition les chansons, spectacles, àl» bums ou clips à vocation humanitaire (les concerts Sol en Si au Casino de Paris avaient remporté la Victoire du spectacle musical l’année dernière),." ; E N B K E F Un Oscar spécial décerné à Jewison (AFP) — Le metteur en scène et producteur d’origine canadienne Norman Jewison s’est vu décerner un Oscar spécial pour l’ensemble de son œuvre par l’Académie des Ails et des Sciences du Cinéma, a annoncé vendredi à Beverly Hills le président de l’Académie, Robert Rehme.Le Prix du Memorial Irving Thalberg sera remis à Norman Jewison lors de la 71' cérémonie des Oscars, le 21 mars prochain à Dis Angeles.Agé de 72 ans, Norman Jewison est le 31‘ lauréat du IVix Irving Thalberg qui a été établi en 1937 et qui rise à saluer «des producteurs créatifs dont les travaux réflètent constamment un niveau élevé de qualité dans la production cinématographique».Les films de Norman Jewison (Fiddler on The " Poof Moonstruck) ont remporté plus v‘ “ de dix Oscars, notamment celui du meilleur film pour Dans la chaleur de la nuit (In the Heat of the Night).Le Cirque du Soleil ;;; aux antipodes (PC) — À ses débuts dans l’hémisphè* -re sud, le spectacle Saltimbanco a été’ • * bien accueilli par le public en général et par l’agence Australian Associated Press en particulier.«U Cirque du Soiled est à la hauteur du bruit qui le précède, écrit la chroniqueuse Krystyna' '1 Rudzki.Si vous devez voir un spectacle1 ; cette année, assurez-vous que ce soit SaU timbanco.» La troupe du cirque montréalais se produit à Sydney.L'OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA PRESENTE UN FILM DE DIANE BEAUDRY amours EN PRIMEUR Entre le rêve et la réalité, l’amour en mutation Avec la participation d'Ariane Émond et de Louise Portai Chanson thème du film par Lhasa De Sela Ce soir I à 21 h à Radio-Canada oNFrm VISION A LA T E IÔ 2:4) ¦(6)7 0 ¦j 9 idQD ¦CB Bêtes pas bêtes + / 0340 (16:55) Watatatow La Tête de l'emploi Ce soir O Ce soir en couleur (18 30) CE ID Plein Emploi (18 30) Virginie Que reste-t-il de nos amours?HJ m SD CE Primeurs à Québec Nos amours Le Téléjournal/Le Point Les Nouvelles du sport De bouche à oreille (23:28) ¦O 5:6 looæ SKDŒDÉïS Claire Lamarche / Mieux vivre (16:00) Beverly Hills, 90210 Le TVA Piment fort/ Mario Jean, Peter MacLeod, François Léveillée Chasse aux trésors Tarzan Beverly Hills, 90210 Salle d'urgence Le TVA Le Sorcier TVA Sports / Loteries (23:52) / Pub (23:58) 1(H) OS (24) BdôHH) Robin et Stella Teletubbies Cornemuse Macaroni tout garni Improvissimo Les Choix de Sophie îles d'inspiration Cinéma / COCKTAIL MOLOTOV (4) avec Elise Caron, Philippe Lebas — Pignon sur rue Les Choix de Sophie Le Jeu du siècle Fais-en ton affaire! 1(2) (4) m BED (35) (49) Les Simpson Le Grand Jour nal La fin du monde est à 7 heures Flash / Louise Portai, Dany Gilmour Box Office/ Nick Nolte, Jon Voight Hercule Accès interdit Le Grand Journal La Fin du monde est à 7 heures 110% Aphrodisia Flash 1 RDI Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Remember Cuba: les années 50 Le Journal RDI Maisonneuve à l'écoute Le Canada auj ourd'hui |(TvD Le Jeu.Journal suisse Pyramide Voilà Paris La 50e Avenue Journal FR2 La Vie à l'endroit Les Pieds.Strip-tease Journal belge L’Écran témoin |0D Star Trek (16.00) Au-delà du réel Contact Animal Mystères des océans Carnets de vol / Hélicoptères | Biographies / Le Grand Ziegfeld L'Homme de Fer Cinéma/ POIL C IE CAROTTE (5) Mcd Allô docteur Combat.chefs Qui êtes-vous?Les Copines.Des histoires de famille Jeux de./Femmes en prison [.Nature [Victoire Lignes de vies Allô docteur Les Copines.E3(ME Clip (12:00) Watt Interfax Pop up Vidéo Platine Clip Korn: Family Values Beavis &.La Courbe Interfax Pop up Vidéo QîMX) MusiMax Collection (13:30) Mouvements classiques / Soloists of the Berliner MusiMax Collection Mouvements classiques ¦(CF) Schtroumpfs Batman .turbulence Chair de poule Wallace, Gromit r ItÏÏE) Ace Ventura Agence Toutou Cléo et Chico Crypte Show Les Zinzins.Sacrés Dragons Barbe-Rouge Nanook Blake.Mortimer | Les Simpson | Cléo et Chico Le Diable.South Park Les Simpson Splat! ¦«DS1 En toute liberté Boxe / Diego Corrales - Gary St-Clair Sports 30 Mag Hockey / Blues - Canadiens Sports 30 Mag Le Tourdumt onde à ski ¦o Road to Avonlea (16:00) Street Cents The Simpsons Newswatch Royal Canadian Air Farce Wingfield This Hour Has 22 Minutes SketchCom Life & Times National / CBC News The National Update News E9GD Newsday H® m Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Melrose Place The 26th Annual American Music Awards CTV News Sco Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access .Raymond Puise / Sports Igbl: Young.(1600) Jerry Springer Global News First Nat.News Eerie Indiana E.T.Cosby Caroline.City Mad about You Two Guys.The Outer Limits PSI Factor ¦eu Noddy Arthur School Bus Bill Nye.Space / Pingu Vista Studio 2 [Heat of the Sun Battlefield Series Studio 2 1 s :> ROSie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy The 26th Annual American Music Awards News Nightline (23:35) gpl Montel.(16:00) Friends E.T.¦(22) The Nanny The Simpsons |M‘A*S‘H M‘A'S*H Frasier News/Access H® Rosie.(16 00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.Cosby King of Queens Everybody Loves Raymond Becker L.A.Doctors News Late Show (23:35) Bats) Oprah (1600) News Real TV News CBS News Wheel of.Jeopardy H® Hollywood Sq.Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.Suddenly Susan Caroline in the City Mad About You Working Dateline NBC The Tonight Show (23:35) IjgrïQ) Rosie.(1600) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition Heb Wishbone Bill Nye World News Newshour Nightly Bus.Free Delivery Call the Governor The American Experience / Race for the Superbomb Call the Governor H57) Zoom Bill Nye BBC News Nightly Bus.Newshour Echoes from the Ancient Bibi's World | In Search of Palestine (21-55) World News Charlie Rose 1mm VideoF.(12:00) MuchMegaHits OnDemand Classic.Pop-up Video Spotlight RapCity VideoFlow 98 Reading Festival | MuchMegaHits Pop-up Video Spotlight |(TSNI Bowling (16:00) No Limits Am.Muscle Off the Record Sportsdesk Hockey / Blues - Canadiens [WWF Raw is War [Sportsdesk | Classification des filins: (!) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (S) Passable — (B) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX cl: soir Paul Caticlion QUE RESTE-T-IL DE NOS AMOURS En reprise, un portrait biographique de Claude Blanchard qui, avant de devenir le comédien à la forte présence que l’on connaît, avait fait les beaux jours du «canal 10».Radio-Canada, 19li30 ÎLES D’INSPIRATION Une série sur les îles qui ont inspiré’ les créateurs.Ce soir, ies îles du cinéaste Pierre Perrault.TQ, 191,30 ANNUAL AMERICAN MUSIC AWARDS C’est la 26' édition de ce gala qui n’a pas le prestige des Grammy mais qui permet quand même de prendre le pouls de la musique populaire américaine.ABC et CTV, 201, NOS AMOURS La cinéaste Diane Beaudry étudie les tourments de l’amour et des relations de couple, avec, entre autres, Ariane Emond.Radio-Canada, 211, BIOGRAPHIES Portrait de Ziegfeld, créateur de folles revues musicales aux Etats-Unis.Canal I).21 h f L K I) E V OIK, L K I.IT N I) I II ,1 A N V 1ER I !) !l !» B 8 : -?LE DEVOIR ?CULTURE MUSIQUE CLASSIQUE Les succès au box-office en 1998 Création d’une œuvre d’Andrew MacDonald Clément T r udel Le De vo ir Le hautboïste Lawrence Cher-ney et Le Quatuor à cordes Penderecki créeront jeudi prochain (20h) une œuvre d'Andrew P.MacDonald: Pythikos Nomos au cours d'un concert donné en l’église St.Philip de Montréal-Ouest.Au programme, des œuvres de Brian Cher-ney, frère du hautboïste invité (Epitaph, à la mémoire de ses parents), de Bartok, de Britten et de Chostakovit-ch.Le concert est enregistré par la CBC pour diffusion ultérieure (réalisateur, Kelly Rice).Le Quatuor Penderecki, du nom du compositeur polonais Krysztof Penderecki, se spécialise dans le répertoire contemporain.Cet ensemble a récemment enregistré avec le pianiste Lev Natochenny le Quintette pour piano de Brahms, celui-là même qu'Anton Kuerti donnait en récital récemment à Montréal avec le Quatuor Arthur-LeBlanc.Les membres actuels du quatuor Penderecki — les violonistes Piotr Buscek et Jerzy Kaplanek, le violoncelliste Paul Pulford et, au viola, Christine Vlajk — sont en résidence à l’université Wilfrid-Laurier (Waterloo, Ontario) où ils organisent chaque année un festival de quatuors à cordes.Andrew MacDonald a une œuvre abondante qui comprend un opéra créé en 1989, The Unbelievable Glory of Mr.Sharp, et une vingtaine d’autres pièces.MacDonald a poursuivi il y a quelques années des recherches sur «les stratégies permettant Tutilisation de différents langages modaux».Fondateur de l’ensemble Musica Nova et professeur à Bishop’s, il a de très rares occasions de se produire comme guitariste soliste.ARCHIVES LE DEVOIR «*• Le hautboïste Lawrence Cherney Mozart à Redpath McGill offre cette semaine à la salle Redpath deux concerts, un colloque et deux cours de maître; tous ces événements gravitent autour de Wolfgang Amadeus Mozart.Jeudi (20h), le violoniste Jean-François Rivest et le pianiste David Breitman interprètent quatre sonates de Mozart et, vendredi (20h), Martin Foster et Eugene Pla-wutsky joueront quatre autres sonates.Ces artistes (samedi, 14h30, entrée libre) discuteront de l’interprétation du répertoire classique sur instruments modernes.C’est a David Breitman, qui enseigne au College Oberlin (Ohio) que l’on a confié les cours de maître vendredi (14h30) et samedi (9h30).(514) 3988933.Activités ¦ Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts (20h ce soir): la musique a rendez-vous avec Shakespeare et Molière.L’Orchestre métropolitain et Joseph Rescigno interprètent la musique de William Walton pour les fdms Henry V et Falstaff (avec le comédien Harry Hill) tandis que Le Bourgeois gentilhomme, de Richard Strauss, sera dit (extraits) par les comédiens Yves Soutière, Marie-Lou Dion et André Montmorency.¦ Théâtre Maisonneuye (20h mardi): troisième concert Emeraude de Pro Musica.Récital du pianiste Marc-André Hamelin, enregistré par la SRC pour diffusion ultérieure.Au programme: Max Reger (Variations et fugue sur un thème de Bach), Beethoven (Sonate n° 27 en mi mineur) et Schumann (Fantaisie en ut mineur).M.Hamelin excelle à faire découvrir et aimer des auteurs contemporains.¦ Grand Théâtre de Québec (mardi, 20h): les pianistes duettistes Dominique Morel et Douglas Nemish et l’OSQ proposent un voyage en France et aux Etats-Unis (Gershwin, Poulenc, Saint-Saëns, Bernstein et plusieurs autres compositeurs).¦ Eglise Notre-Dame de la Constata (1700, Jean-Talon Est), vendredi 20h, hommage rendu au compositeur Massimo Rossi, professeur à la faculté de musique de l’UdeM, dont on entendra Quatre motets pour chœurs à 4 voix mixtes avec orgue et violoncelle et Concerto per Organo e Orchestra d’archi.Chœur ,de l’UdeM, Orchestre des sources.Eric Reinart à l’orgue.Entrée libre.¦ Les concerts Westmount se poursuivent samedi (20h) en l’église de l’Avent, près du collège Dawson, avec le quatuor à cordes Penderecki.Au programme: Mozart, Beethoven et Chostakovitch.¦ Pavillon des arts de Sainte-Adèle, samedi 20h, récital de la jeune pianiste Minna Re Shin.Œuvres de Beethoven, Chopin et Liszt.Mme Shin effectue présentement un doctorat en théorie de la musique à l’université McGill.Nouvelles d’ailleurs ¦ Le groupe Pro Musica de Calgary accueille ce soir, au théâtre universitaire, le réputé Kronos Quartet que dirige David Harrington.On y entendra notamment une œuvre écrite spécialement pour ce quatuor par Astor Piazzola.¦ Le poète est japonais: Matsuo Ba-sho.Le compositeur est québécois: Robert Lemay.Ce dernier vient de remporter à Buenos Aires le premier prix du quatrième concours El Ruisehor Grave pour sa musique inspirée de trois haïkus du poète japonais du XVIL siècle: Mitsu no Kisetsu (trois saisons) pour baryton et contrebasson.L’œuvre est chantée en japonais! ¦ En Slovénie, le Ritual Nova Ensemble vient d’enregistrer une œuvre de Boris Kovac (East Off Europe — closing the circle) tout juste sorti sur étiquette Disques Victo (de Victoriaville, C.P.460).La partie chantée est confiée à la soprano Jaroslava Benka Vlcek.¦ Première mondiale, à Nancy, le mois dernier, d’un opéra inspiré d’un livret de Julio Cortazar: Un tango pour monsieur Lautrec, dont la musique est de Jorge Zulueta.La Mireille de Lautrec serait de fait une «grande figure de la vie nocturne de Buenos Aires».¦ D’Espagne on apprend que la maison natale de Pablo (Pau) Casais vient d’être convertie en musée, à El Vendrell (Tarragona).Les 75 ans de Victoria de los Angeles ont été soulignés avec brio lors d’un gala que présidait, à Madrid, la pianiste Alicia de Larrocha.La maison EMI vient tout juste de lancer un album de quatre CD (Cantos de Espafia) qui regroupe des enregistrements que Victoria de los Angeles a réalisés entre 1950 et 1992.Le pianiste Manel Cabero et la fondation Joves Veus de la Lirica s’apprêtent à inaugurer jeudi à Barcelone un cycle de quatre récitals visant à illustrer la richesse du ied català.Le ténor Helios Pardell est le tout premier invité de la série.Les Boys ont talonné les méga-productions américaines BRIAN MYLES LE DEVOIR Titanic, Armageddon et Saving private Ryan, trois méga-productions américaines, sont les films ayant connu le plus de succès au box-office québécois en 1998 selon les données compilées par Alex Films.Titanic, qui a déjà fait couler suffisamment d’encre, a généré des recettes de 16,3 millions de dollars entre la mi-décembre 1997 et le 31 décembre 1998 dans les salles de la province.La production québécoise la plus regardée fut Les Boys (5,9 millions de dollars), suivie des Boys II, qui a réussi dans les deux dernières semaines de décembre seulement à amasser d’impressionnants trois millions de dollars.Le producteur du film, Richard Goudreau, avait rapidement annoncé qu’un troisième épisode des Boys serait réalisé pour Noël 1999 après que le n° 2 eut élit un malheur à son premier week-end en salle.En sixième position des longs métrages les plus courus au Québec, toutes provenances confondues, vient Deep Impact, un film catastrophe bon pour 2,7 millions.Good Will Hunting, mettant en vedette Matt Damon en génie délinquant et William Robins en thérapeute attentif arrive enfin en septième place avec des recettes de 2,6 millions.Avec 2,5 millions, The Truman show, de Peter Weir, devance Ct'à ton tour, Laura Cadieux par 200 000 $.Laura Cadieux constitue la première réalisation de Denise Filiatrault d’après une œuvre de Michel Tremblay qui tourne autour des amitiés nouées par quatre corpulentes femmes du Plateau, le personnage de Laura Cadieux étant interprété avec brio par Ginette Reno.C'est à La vie est belle, interprété et réalisé par l'Italien Roberto Benigni, que revient la meilleure performance pour un film étranger autre qu’américain, avec des recettes de 1,9 million.L’œuvre raconte comment un libraire s’y prend pour faire croire à son jeune fils que leur internement dans un camp de concentration allemand constitue une sorte de jeu.La vie est belle a remporté le Prix du jury au dernier Festival des films de Cannes.Le film français le plus populaire fut Le Dîner de cons, une comédie de Francis Veber qui franchi de justesse le cap du million de dollars, performance exceptionnelle qui ne s’était pas vue, pour un film français, depuis Indochine en 1991.Le Violon rouge, du Québécois François Girard, est considéré comme une production étrangère et a obtenu à ce titre 570 000 $ au box-office.Au Québec de manière plus spécifique, les cinéastes assimilés à la «relève» tels que Robert Lepage, Charles Binamé, Manon Briand et Denis Villeneuve ont tous réussi à franchir le cap des 150 000 $ en recettes, ce qui est fort honorable pour du cinéma d’auteur.Les chiffres indiquent que les cinéphiles québécois ont davantage privilégié en 1998 les productions américaines, et de loin.Mais les œuvres du terroir — Les Boys et Les Boys II et Laura Cadieux en tête — ont néanmoins été préférées aux films français.Hormis le succès du Dîner de cons, la France a fait piètre figure de ce côté de l’Atlantique.Voici enfin le palmarès des sept meilleurs films québécois au box-office en 1998 selon les données d’Alex Films.Le nom du réalisateur est indiqué entre parenthèses.¦ 1.Les Boys (Louis Saï'a) 5,9 millions 2.Les Boys II (Louis Saï'a) 3 millions 3.Laura Cadieux (Denise Filiatrault) 2,3 millions 4.2 secondes (Manon Briand) 262 000$ 5.Nô (Robert Lepage) 155 000$ 6.Le Cœur au poing (Charles Binamé) 154 000$ 7.Un 32 août sur terre (Denis Villeneuve) 153000$ JAN THUS Les Boys et Les Boys II auront ensemble rapporté 8,9 millions aux guichets en 1998.ME RIE W.WAI-LACE i a i # m i Titanic a remporté haut la main la palme du film ayant fait le plus grosses recettes en salle au Québec.Les maisons de disques dans la tourmente Le marché est devenu incertain, menacé par les pirates et Internet STÉPHANE DAVET ET VÉRONIQUE MORTAIGNE LE MONDE Bouclé en décembre 1998, le rachat de la compagnie PolyGram par le groupe canadien Seagram, propriétaire dTJniversal (disques, cinéma), pour un montant de 10,2 milliards de dollars va donner naissance en avril à une nouvelle compagnie, Universal Music Çroup (UMG), dirigée depuis les Etats-Unis par Doug Morris.En mariant les deux structures et en regroupant les dizaines d’étiquettes qui déclinent l’identité du groupe (du très classique Deutsche Grammophon à Motown), UMG espère réaliser une économie annuelle de 300 millions de dollars, en procédant à environ trois mille licenciements dans le monde.De son côté, le groupe britannique EMI cherche toujours à se vendre.Trop cher?C’est la thèse soutenue par The Times.Le quotidien britannique consacrait un éditorial récent aux tourments de cette major, en vente potentielle depuis quatre ans — des rumeurs insistantes avaient, un temps, fait penser à son rachat par Disney.Après l’échec des négociations avec Seagram début 1998, des contacts étroits ont été pris en cours d’année avec la multinationale allemande Bertelsmann Music Group (BMG), filiale discographique du géant de la communication Bertelsmann, mais aussi avec le groupe Murdoch.Dirigé par Sir Colin Southgate (également président de l’Opéra royal de Covent Garden, à Londres), EMI a notamment été fragilisé par ses mauvais résultats en Asie du Sud-Est, où sa filiale locale a beaucoup investi, ainsi qu’en témoignent les comptes annuels du groupe publiés à la fin de novembre 1998.Impact en Europe Ces bouleversements ne manquent pas d’affecter les activités des filiales française et européennes de ces majors, à commencer par celles de PolyGram et de son nouvel alter ego, Universal, dont la filiale française doit cesser ses activités le 1er février.Nommé, en décembre, PDG du groupe Poly-Gram-France, Pascal Nègre, jusqu’alors PDG de PolyGram Musique France, devra prendre la présidence de la nouvelle Universal Music France lors de sa création officielle, le 5 avril 1999.«Cela se traduit, dit Pascal Nègre, par une trentaine de licenciements chez Universal, et une quinzaine de départs à la retraite chez PolyGram.» Un chiffre auquel il convient d’ajouter quelques départs anticipés, comme celui d’Hervé Deffranoux, directeur général d’Island Remark, un label de PolyGram désormais fondu à Mercury.Universal Music France occupera toujours, selon Pascal Nègre, «environ 39 % du marché français, dont 60 % de local», maîtrisant ainsi la moitié de la production française.«Nous allons rééquilibrer le national — les catalogues Barclay, Mercury — et l'international — Island — au sein des labels, explique Pascal Nègre.Les artistes français d’Island (Matthieu Boggaerts, Dominique Dalcan), iront chez Mercury, le rap chez Barclay.Le catalogue Universal, essentiellement international, entre chez Polydor, avec le label A & M, fusionné avec Interscop et Geffen.Barclay récupère le label de rap Deffjam, MCA et Motown.» La cartographie des producteurs de disques est ainsi redessinée en fonction du marché à venir, un marché incertain, menacé par les copies pirates rendues possibles par les duplicateurs de CD, et par la nouvelle distribution de la musique sur Internet Le cas de Virgin Lancée en 1973 par Richard Bran-son, la maison de disques britannique Virgin créait à Paris en 1980 sa première filiale européenne.En 1992, Virgin était rachetée par le groupe Thorn-EMI.Son PDG, Patrick Zelnik, cédait alors les rênes de Virgin-Fran-ce à Emmanuel de Buretel.Ce dernier vient d’être nommé président de Virgin Continental Europe.Quand, traditionnellement, les sièges européens des multinationales du disque se trouvent à Londres, le président de Virgin-France coordonne dorénavant depuis Paris les actions de toutes les filières européennes de Virgin, hors la Grande-Bretagne.Cette nomination récompense sans doute les succès internationaux des artistes français de Virgin (Daft Punk, Air, Manu Chao), et aussi une strates gie: en créant des étiquettes/laboratoires autonomes — Delabel, Source, Labels, Hostile.—, Virgin a su pister les nouveaux courants musicaux comme le rap, le rock alternatif, la [x>p électronique ou la techno.Virgin-France a, d'autre part, parié sur la décentralisation des zones de production en signant en direct avec des artistes anglo- phones tels que Keziah Jones, J.J.Cale ou Chezere.Une étiquette berlinoise et une autre romaine devraient rapidement voir le jour.Si les Britanniques ne sont pas concernés par l’autorité du président de cette entité continentale, ils ne sont pas en paix pour autant.Au printemps, Virgin-France lancera à Londres une étiquette dirigée par Philippe Ascoli, actuel responsable de Source, étiquette d’Air.11 sera chargé de découvrir les nouveaux talents insulaires.Tandis que EMI France se prépare à l’arrivée, le 18 janvier, de son nouveau PDG, Marc Lumbroso (créateur de Remark), BMG France a changé le sien en septembre 1998.Transfuge de PolyGram, où il dirigeait Polydor depuis mars 1994, Bruno Gérantes est arrivé dans la maison pour lui redonner une identité perdue, «rapprocher sa position de celle de BMG dans le monde» (environ 15 % de parts de marché, 20 % en Espagne et en Allemagne, à peine 5 % en France).Mal identifiée, la «jeune major», créée il y a dix ans, a, selon le nouveau PDG, souffert en France d’un «brouillage d'image après un démarrage fulgurant», ne sachant pas construire son catalogue après les succès populaires des débuts (Patrick Bruel, Roch Voisine) et souffrant d’une structure bicéphale, divisée entre RCA et Ariola, auquel s’ajoute Vogue.Le premier acte politique du nouveau PDG a été de regrouper les deux étiquettes sous une seule, intitulée BMG France.Après un premier plan social touchant une vingtaine de collaborateurs, un deuxième, concernant une quinzaine de collaborateurs, est en cours.i Publié le samedi 23 janvier 1999 tS o> U :H! Tombée publicitaire le vendredi 15 janvier 1999
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