Le devoir, 11 janvier 1999, Page(s) complémentaire(s)
?F 0 N I) É EN 19 10 4- LE DEVOIR V o I.X (' N "01 ?M 0 N T II K A I.I.K I.IJ N I) I II -I A N V I K II il il Serge T ru f fa ut PERSPECTIVES Du neuf avec du vieux Les disques de l’année?Pour la majorité des critiques de ce bas monde, les meilleurs disques de l’année sont un coffret de Bruce Springsteen et un album de Bob Dylan.Dans un cas comme dans l’autre, les disques de l’année 1998 sont faits de morceaux enregistrés il y a bien des années de cela.Et alors?Le malaise de l’industrie se confirme.Le coffret de quatre compacts mis en marché juste avant Noël, celui de Springsteen, rassemble des pièces enregistrées entre la première moitié des années 70 et le début de la présente décennie.Le coffret en question s’intitule Tracks.Le disque de Bob Dylan est en fait le nettoyage d’un enregistrement pirate réalisé en 19(50 lors d’un spectacle du grand Bob à Manchester.Ces deux artistes sont liés à Columbia, donc à Sony.C’est à noter, ces deux chanteurs font partie d’une catégorie pour ainsi dire hors catégories.Avec les Rolling Stones, ils sont membres, ainsi que l’ont constaté les analystes et investisseurs de Wall Street, d’un club très sélect.D’un club que l’on qualifie ainsi parce qu’il rassemble des musiciens qui, lorsqu’ils sortent un nouvel album, favorisent également l’achat d’une production plu,s ancienne.On achète le nouveau et un ancien.A la faveur d’études signées par certaines grandes firmes de courtage de Wall Street, les bonzes de l’industrie ont appris que leur intérêt et celui des actionnaires consistaient à gonfler et à maintenir l’achalandage.Autrement dit, lorsqu’un de ces artistes ne prévoit pas sortir un album dans l’année, on puise, ainsi qu’on vient de le faire, dans un catalogue qui s’étend parfois sur plus de trente ans.On rassemble un certain nombre de pièces.On les met en marché.Et.Et on canalise les énergies sur la mise en marché avec d’autant plus d’ardeur qu’on met le paquet, de dol-?lars s’entend, sur tout ce qui a trait au marketing.En fait, on profite du déplacement budgétaire qu’une telle démarche implique.Publier aujourd’hui des pièces enregistrées il y a des lunes, c’est tout bénéfice pour les directions de ces compagnies.C’est ainsi parce qu'il y a longtemps que les ingénieurs, musiciens et autres ont été payés.Autrement dit, publier aujourd’hui des morceaux imprimés sur ruban il y a longtemps de cela, c’est faire l'économie des coûts inhérents à la production, qui atteignent des millions et des millions de dollars.Toujours est-il que le succès rencontré jusqu'à présent par ces deux publications rappelle ou révèle, souligne ou confirme que les choix arrêtés par les directions des conglomérats sont faits en fonction d’une génération et une seule, soit, on le devine, les 35 ans et plus.11 est assez fascinant de constater que les patrons des Columbia, WEA PolyGram et autres, conjuguent la culture de leur entreprise avec la prudence quasi absolue.Celle, en tout cas, que dicta, il y a quatre ou cinq ans de cela, la firme de courtage en valeurs mobilières Goldman, Sachs.En deux mots, l’étude confectionnée par cette firme indiquait que les 35 ans et plus étaient davantage enclins à acheter les productions d’artistes qu’ils connaissaient depuis longtemps plutôt que les nouveautés.Le hic comme le problème, c’est qu’en maintenant, voire en renforçant une stratégie qui consiste littéralement à faire du neuf avec du vieux, ces compagnies se retrouvent selon certains analystes dans un cul-de-sac qui risque fort de bénéficier à long terme aux petites compagnies.Avant tout, il faut souligner que depuis l’acquisition de PolyGram et la fusion de celle-ci avec MCA, la part de marché de Seagram dans l’industrie de la musique est de 40 %.Ajoutons les 30 % de Sony-Columbia, et on observe que ces deux compagnies ont la mainmise sur 70 % de l’industrie mondiale.Et alors?La taille respective de Seagram et de Sony oblige ces dernières à privilégier l’économique sur le culturel.Lorsqu’on a atteint la masse critique d’un Seagram ou d’un Sony, on a une forte inclination pour ceci: on coupe les prix.Dans un premier temps, c’est tout bénéfice pour le consommateur.Mais.Il y a trois ou quatre ans de cela, Deutsche Grammo-plion, aujourd’hui propriété de Seagram, avait mis tous les disques de son catalogue à des prix comme on dit imbattables.En conséquence, «ils ont cassé toute autre possibilité de production.Depuis, la part du classique dans le marché du disque est tombée de 15 à 7%», a souligné il y a quelques semaines de cela Patrick Zelnick, ex-mejnbre de la direction de Virgin.A quelques dollars près, le monde du rock-pop-varié-tés vit à peu près ce que le monde du classique vit.En multipliant les rééditions, en misant davantage sur le vieux, on casse, pour reprendre les mots de Zelnick, toute autre possibilité de production.Certains artistes ne s’y sont pas trompés.Après Todd Rungren, The Band et quelques autres, voilà que le groupe Public Enemy vient de causer tout un émoi.Comment cela?Cette formation très populaire auprès des jeunes a décidé récemment de télécharger certains titres inédits pour le bénéfice d’internautes.Cela, évidemment, a provoqué la fureur de leur compagnie.Mais cela annonce peut-être bien ce que l’un des bonzes de la pop britannique a prédit.Selon Alan McGee, producteur notamment du groupe Oasis, Internet et le conservatisme des grandes étiquettes vont provoquer la mort de ces dernières d’ici cinq à dix ans.M K T K 0 Montréal Faible neige le matin.Dégagement en après-midi.Max: -10 Min: -16 Québec Ciel variable.Max:-10 Min:-19 Détails, page B 6 1 N D E X Annonces.B 6 U* monde .A 6 Avis publics.A 6 les sports .B 5 Culture .B 8 Mots croisés.B 6 Economie.B 2 Planète .B 4 Éditorial .A 8 Religions .116 Entrevue .111 Télévision .117 L’ENTREVUE Josette Ferai: rapprocher les deux solitudes théâtrales, page B 1 CULTURE Les Boys ont talonné les méga-productions américaines, page B 8 8 7 e + T A X K s -V-'- = I $ / T » Il » X T O I $ LES SPORTS Jets et Falcons en finales de conférences, page B 5 Pour une réforme majeure de la SQ Me Jacques Bellemare préconise la création d’un FBI québécois complètement indépendant de la gendarmerie JEAN CHARTIER LE DEVOIR M" Jacques Bellemare, qui a participé à de nombreuses enquêtes sur la police, se demande si le moment n’est pas venu de procéder à une réforme majeure de la Sûreté du Québec et de créer un FBI québécois, chargé des enquêtes criminelles, complètement distinct de la gendarmerie.L’ex-président du Groupe de travail chargé d’examiner les pratiques en matière d’enquêtes criminelles au sein des corps de police du Québec (du 15 septembre 1995 au 26 novembre 1996) refuse de parler de la commission Poi-tras, mais il continue de réfléchir à la question de la police depuis la remise de son rapport et confie qu'il irait plus loin aujourd’hui qu’en novembre 1996.«Im problématique n’est plus tout à fait la même, a-t-il déclaré au Devoir lors d’une entrevue exclusive.D'ici un an les principaux patrons des enquêtes criminelles ne seront plus là.» Aussi, le moment paraît idéal pour un changement en profondeur au lieu d’une simple mutation de personnel.L’avocat criminaliste précise que les commissaires et leurs avocats ont été très discrets durant la période des audiences mais que les choses ont changé depuis deux ans: «Les recommandations de la commission Poitras risquent de décapiter le bureau des enquêtes criminelles de la Sûreté du Québec.Si vous y ajoutez les départs d’officiers parles retraites ou autrement, vous n’aurez plus que des soldats, sa)is chefs." Dans ces conditions, le problème du recrutement d'officiers va se poser.«Il faut faire revivre un Bureau des enquêtes criminelles le plus rapidement possible.Ou on laisse VOIR PAGE A 10: SQ Enfants sur la ligne de tir 72g REUTERS UNE JEUNE ECOLIERE britannique, faux pistolet en main, observe une minute de silence à la mémoire des centaines de milliers d’enfants morts au combat dans divers pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.Im cérémonie, organisée par Amnistie internationale devant le monument aux morts de Londres, vient souligner la publication d'un rapport intitulé Les Enfants sur la ligne de tir.Nos informations en page A 7.Les Basques face à la paix Dans la rue Alors que des milliers de manifestants réclamaient samedi la libération des prisonniers de PETA, les nationalistes basques se prennent à rêver d’un pays membre de l’Union européenne CHRISTIAN RIOUX ENVOYÉ DU DEVOIR À BILBAO Deuxième d’une série de quatre articles Bilbao — Plusieurs dizaines de milliers de Basques ont manifesté samedi sous la pluie battante dans les rues de Bilbao pour réclamer l’amnistie en faveur des 500 prisonniers de l’ETA qui croupissent dans les prisons espagnoles.Les manifestants exigeaient notamment le retour au pays des prisonniers éparpillés aux quatre coins de l’Espagne et aux îles Canaries.Symbole de l’unité retrouvée du mouvement nationaliste basque, la manifestation unitaire regroupant les syndicats basques était dirigée par les principaux leaders des partis nationalistes, en particulier Arnal-do Otegi, chef du bras politique de l’ETA (Herri Batasuna), et Xabier Arzalluz, leader du Parti nationaliste basque (PNV).Inimaginable il y a quelques mois à peine, la réunion de cet exterroriste et de cet ancien jésuite symbolise le renouveau du nationalisme basque depuis que l’ETA a décrété, le 12 septembre dernier, une trêve qui semble devoir durer.Celle-ci a eu pour résultat immédiat la constitution le mois dernier d'un gouvernement composé uniquement de partis nationalistes et soutenu par Herri Batasuna.En même temps que les terroristes déposaient les «Le Pays basque est aujourd'hui en première vitesse [.] et sera en mesure de poser sa candidature à l'Union européenne vers 2003 ou 2004», dit Joseba Egibar armes, la principale force nationaliste du pays, le PNV traditionnellement modéré, changeait de discours.«Le Pays basque est aujourd’hui en première vitesse [.] et sera en mesure de poser sa candidature à l’Union européenne vers 2003 ou 2004», déclarait Joseba Egibar, un porte-parole du parti qui saluait l'arrivée de la monnaie unique européenne.Le Pays basque est déjà membre de l’Union, répliquait aussitôt le Parti socialiste espagnol (PSOE).puis-qu’aux dernières nouvelles il faisait encore partie de l’Espagne! Escalade verbale ou symptôme d’une véritable radicalisation?«Avec la trêve de PETA, explique Xabier Arzalluz, nous sommes entrés dans un nouvel épisode de notre histoire politique.» Cet homme pragmatique qui parle aussi bien le français, l’anglais, l'allemand, l’espagnol que le basque est un peu le Lucien Bouchard du pays.Pour lui.pas de «conditions gagnantes» ni de référendum en vue.Ce qui n’empêche pas l'ancien jésuite, devenu avec les années le leader naturel du mouvement national basque, de savoir prêcher le chaud et le froid.«Notre premier problème, c'est d'obtenir la paix, dit-il.Un compromis est possible.L’ETA et le président Aznar ont le même problème.L’organisation terroriste doit modérer scs militants les LES ACTUALITÉS “16- La STCUM rappelle ses 360 Novabus À lire, page A 3 Jean McEwen (1923-1999) Partir comblé «C’est un géant de la peinture qui décède», dit Guido Molinari Les bons moments ont tous une fin.Le peintre Jean McEwen, à qui l’on venait tout juste de remettre le très mérité prix Paul-Émile Borduas pour une carrière artistique bien remplie, nous a quittés subitement samedi, en soirée, à la suite d’un arrêt cardiaque.Déjà en 1993, son cœur lui jouait de cruels tours.Né en 1923 à Montréal, il a mené sa carrière en peinture avec rigueur, pendant plus de cinquante années.BERNARD LAMARCHE Ralenti ces dernières années par un malaise cardiaque qui l’avait forcé à prendre sa retraite de l’enseignement, il présentait encore récemment des toiles d’une belle vigueur, ses Poèmes barbares comme il se plaisait à les nommer, à la galerie Simon Blais.En fin de parcours, il désespérait de remporter le prestigieux prix Borduas: «Je commençais à être jaloux, disait-il avec humour.Je me sens maintenant réhabilité, peut-être.J’aurais vécu sans cela, mais cela me fait plaisir, puisque Borduas a été un initiateur en peinture.D'avoir le prix maintenant, je trouve que cela VOIR PAGE A 10: McEWEN L’Irak fait monter la tension Bagdad entend rejeter les résolutions «iniques» de l’ONU AGENCE FRANCE-PRESSE Bagdad — Le parlement irakien a élargi hier au Conseil de sécurité le champ de la bataille avec Washington et Londres, en appelant le président Saddam Hussein à rejeter les résolutions «iniques» de l’ONU.L’appel de l’Assemblée nationale au chef de l'État est intervenu alors que les responsables irakiens remettent en question depuis quelques jours une résolution de l'ONU qui fixe la frontière entre l’Irak et le Koweït Dans la nuit, le Koweït a réuni son conseil supérieur de la défense et décidé de mettre certaines de ses unités militaires en état d'alerte, pour faire face aux menaces irakiennes, a annoncé l’agence officielle KUNA Le conseil, qui s’est réuni sous la présidence du ministre de la Défense, cheikh Salam Sabah al-Salam al-Sabah a passé en revue, selon KUNA «la situation militaire intérieure en raison des dernières menaces du régime irakien contre le Ko-weit».Le Conseil a décidé de mettre «certaines unités militaires en état d'alerte et de rappeler certaines catégories de réservistes», a indiqué l’agence.Ixi déclaration du parlement marque une nouvelle étape dans l’escalade avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne depuis les frappes qu'ils ont menées en décembre contre l’Irak.Durant les frappes, l’Irak avait annoncé son refus d’autoriser les experts en désarmement des Nations unies VOIR PAGE A 10: IRAK Lire aussi en page A 8 L’éditorial de Jocelyn Coulon LES ACTUALITES www.ledevoir.com VOIR PAGE A 10: BASQUES Rupture des négociations entre la Ville et ses pompiers ¦ À lire, page A 2 I 778313000641 A 10 L K I) K V 0 I li .I.K I, l! N 1> I II J A X V I K It I !» !» !» -* LE ?-—- ACTUALITES SQ «Ça ne peut pas rester comme ça» SUITE DE LA PAGE 1 les enfants grandir dans le statu quo, ou on recrute à l'extérieur en s’inspirant des exemples du FBI aux États-Unis et de la police judiciaire en France.» Le criminaliste affirme que, normalement, il n’est pas enclin à favoriser les changements de structure.Mais dans la situation actuelle, un vaste recrutement pose problème.Il se demande donc si le moment n’est pas venu de créer un Bureau des enquêtes criminelles en recrutant à l’extérieur.Le recrutement de la police judiciaire Mr Bellemare signale qu’au FBI les enquêteurs sont des bacheliers en droit, en commerce ou en sociologie.Ils ont tous des diplômes universitaires.Et le FBI a de très gros laboratoires scientifiques.En France, la police judiciaire a un recrutement autonome de celui de la gendarmerie.Seulement 10 % des effectifs de la police judiciaire sont pris chez les patrouilleurs, «les meilleurs des meilleurs».Et le commissaire divisionnaire a «un doctorat en quelque chose».M'' Bellemare a participé comme avocat à la fondation de l’Association des policiers provinciaux du Québec, l’APPQ, à la reconnaissance syndicale de celui-ci et à la signature de son premier contrat de travail.Pourtant, il se demande si le moment n’est pas venu de fractionner la Sûreté du Québec en deux ou trois groupes: «La gendarmerie, avec ses patrouilleurs et ses enquêteurs de premier niveau; un Bureau des enquêtes cri- minelles distinct; et peut-être un service autonome de renseignements de sécurité.» En parlant de la problématique et de l’éventail des solutions à considérer, Me Bellemare dit: «Je ne veux rien dire sur l'affaire Poitras mais je peux parler des deux mandats qui nous ont été confiés respectivement; mon cheminement, ce n'est pas dans mon rapport; j'ai entendu une partie de la preuve à la commission Poitras et j’ai beaucoup réfléchi.U ministre peut diviser les missions de la police.Il a tous les pouvoirs pour le faire.» L’ex-doyen de la faculté de droit de l’Université de Montréal va jusqu’à se demander, à la suite de ce qui est arrivé aux policiers Isabelle et Arsenault, si le moment n’est pas venu de créer une police des polices indépendante de la SQ et qui relèverait directement du ministre de la Sécurité publique.Son groupe de travail, composé, outre lui-même, de six policiers et de six civils, a reçu un mandat plus large que la commission Poitras, mais pas sur les enquêtes internes.«Il y a beaucoup de choses qui ont été mises en vigueur par Guy Coulombe», le nouveau directeur de la SQ à l’époque, explique M1' Bellemare.Il pense à la sélection et à la formation des enquêteurs, au rehaussement des niveaux d’instruction et aux interrogatoires sur vidéo des suspects.«Beaucoup de choses se sont améliorées.Mais la commission Poitras touche à l'encadrement.» Le rapport Bellemare déposé en novembre 1996 établissait à 4000 le nombre de policiers de la SQ, dont 1350 patrouilleurs et enquêteurs de premier ni- veau, 280 enquêteurs affectés au crime organisé et 350 aux escouades spécialisées, par exemple aux crimes économiques.On dénombrait 65 policiers aux renseignements de sécurité.Les Renseignements généraux M' Bellemare pense que les Renseignements généraux pourraient relever d’un troisième service plutôt que du Bureau des enquêtes criminelles.«Ce sont les services de renseignement qui permettent de combattre des tentatives terroristes, qui s'occupent de la protection des députés, du gouvernement, et qui luttent contre les sectes.» En France, il y a les Renseignements généraux et, au Canada, on a mis sur pied le Service des renseignements de sécurité, le SCRS.«J’en arrive à souhaiter que la gendarmerie soit autonome, confie Me Bellemare, que le Bureau des enquêtes spéciales soit autonome et que les Renseignements généraux soient contrôlés.» Le criminaliste, qui a œuvré devant toutes les juridictions pénales et criminelles, tant pour la poursuite que pour la défense, fait remarquer qu’il y a autant de policiers sur Hie de Montréal qu’à la SQ.On compte 4(XX) policiers au SPCUM, 4000 dans les divers corps de police du Québec et 4000 à la SQ, pour un total de 12 000 policiers.En d’autres termes, la question de la gendarmerie et de la protection civile se pose sur tout le territoire du Québec.Me Bellemare prend note que le verglas a introduit une nouvelle problématique et que la com- mission Nicolet va dans le sens d’une régionalisation de la protection civile.«Le verglas, c’est une question de gendarmerie et de patrouilleurs de premier niveau.» Cela l’amène à dire qu’aux États-Unis, les gardes territoriaux forment la base de la sécuijté civile.«Le FBI chapeaute l'affaire aux États-Unis.Mais le State Police comprend les patrouilleurs et les enquêteurs de premier niveau.Et il y a les polices municipales, comme dans la ville de New York.» Le vieux sage, qui s’interroge depuis 40 ans sur la police, mentionne que la réforme à venir dépend d’une volonté politique: «Ça ne peut pas rester comme ça», laisse-t-il échapper.Puis, il se laisse aller à dire: «S’il faut changer les structures, changeons-les; habituellement, ce n’est pas la solution, mais est-ce qu’on n’en est pas rendus là?Je ne suis pas en faveur de ces changements de façon générale mais, à un moment donné, ça suffit.» Questionné plus avant à ce sujet, il ajoute: «L’État du Québec a tous les pouvoirs de changer la police.On a nos compétences; on est responsables de la sécurité publique sur notre territoire; on exerce notre compétence.» L’avocat a représenté deux substituts du procureur général ayant obtenu le statut de participant à la commission Poitras, ce qui lui a permis de bien saisir le ton du débat, le climat et l’attitude des participants.«Du temps du rapport Saulnier, ajoute-t-il, voilà vingt ans, la GRC comptait 1200 agents au Québec.» Normalement, sur le territoire du Québec, la police fédérale s’occupe des douanes.Pour la stabilisation des finances scolaires BRIAN MYLES LE DEVOIR Association des commissions scolaires de la région r Laval-Laurentides-Lanaudière, a exigé hier du gouvernement provincial une série de mesures afin de stabiliser les finances des commissions scolaires.Agissant seule, sans consultation préalable avec ses homologues de la région métropolitaine ou avec la Fédération des commissions scolaires du Québec, l’Association des commissions scolaires de la région Laval-Laurentides-Lanaudière a indiqué que ces mesures pourraient accroître de 50 millions de dollars annuellement les revenus des commissions scolaires.Michel Vallières, le président de l’Association regroupant six commissions scolaires (172 000 élèves) a suggéré que le gouvernement du Québec paie 100 % de ses taxes scolaires et délaisse le système de paiements compensatoires mais partiels actuellement en vigueur.Les municipalités de la région métropolitaine demandent depuis belle lurette à Québec de payer ses taxes municipales au complet plutôt que de verser des en-lieu-de-taxes.Selon M.Val-Hères, cette première mesure permettrait aux gouvernements scolaires et municipaux de toucher 60 millions de dollars de plus année après année.M.Vallières a également demandé un amendement «urgent» au Code civil du Québec afin d’éviter aux commissions scolaires les pertes de revenus dues aux faillites de propriétaires fonciers, d’entreprises et de promoteurs immobiliers.Ces faillites privent les commissions scolaires d’importants revenus et il devient pratiquement impossible de les récupérer avec jes lois et règlements en vigueur.M.Vallières a enfin demandé au gouvernement de permettre aux commissions scolaires de se dégager de l’obligation d’attribuer les contrats de construction d’immeubles aux plus bas soumissionnaires conformes.Cette pratique engendre «des augmentations substantielles» des coûts une fois la construction terminée, a-t-il dit.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514)985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié* du lundi au samedi par Ir Devoir Inc.dont le sie«e social est situé au 2050.rue de Bleury, 9r étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor taSalle.7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc , 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées flans Le Devoir Is Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Croupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.REUTERS Une Iraquienne vient chercher les médicaments que lui remet le responsable d’une pharmacie publique.Les sanctions économiques à l’égard de l’Irak, imposées depuis 1991 par les Nations unies, ont entraîné, entre autres, des pénuries de médicaments.IRAK SUITE DE LA PAGE 1 à revenir travailler, et proclamé par la suite son refus de respecter les zones d’exclusion imposées par les avions américains et britanniques dans le nord et le sud de l’espace aérien irakien.Les 250 membres du parlement ont «recommandé» à Saddam Hussein, au Conseil de commandement de la révolution (CCR plus haute instance) et au gouvernement «de ne pas reconnoitre les résolutions iniques contre l’Irak».Cette recommandation figure dans un texte intitulé résolution de l’Assemblée nationale, adopté à l’unanimité après un vote à main levée, au terme d’une session extraordinaire de deux jours à Bagdad.Iœ texte a appelé également les instances dirigeantes à agir «en concertation avec les gouvernements arabes» en vue de «lever l’embargo imposé sam base légale internationale» à l’Irak depuis plus de huit ans.Le parlement ne précise pas quelles sont les résolutions de l’ONU qui sont visées, à part celle qui concerne la mise en place de l’embargo, régi notamment par la résolution 687 du Conseil de sécurité (1991).Mais de nombreux députés ont appelé au cours de la session à revenir sur la résolution 833, qui fixe la frontière maritime et terrestre ira-ko-koweitienne et qui a été acceptée par l’Irak en 1994.I)e nombreux députés ont également appelé à ne plus reconnaître la résolution 715 du Conseil de sécurité, qui place le potentiel militaire et industriel de l’Irak sous surveillance permanente de l’ONU, dans le but d’empêcher Bagdad de se doter d’armes de destruction massive.«L’Assemblée nationale a décidé de poursuivre les discussions et l’examen des résolutions et des décisions iniques qui contreviennent à la loi internationale et à la Charte des Nations unies», a indiqué le texte.Les parlementaires irakiens ont en outre fait assumer «aux régimes koweitien et saoudien la responsabilité de l’agression américano-britannique», dans une allusion à l’opération «Renard du désert».Hier, le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz a laissé entendre que Bagdad ne reconnaissait pas l’indépendance du Koweït, «entité créée par la Grande-Bretagne».«Les dirigeants du Koweït ont été mis en place par la Grande-Bretagne, et maintenus par les États-Unis, pour assiéger l’Irak et l’affaiblir», a-t-il écrit, dans un article publié par le quotidien al-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir en Irak.M.Aziz a tenu ces propos en dépit d’un avertissement adressé samedi depuis Koweït par le premier ministre britannique Tony Blair, mettant Saddam Hussein en garde contre «toute menace envers ses voisins».Bagdad a par ailleurs réitéré hier son rejet de la Commission spéciale de l’ONU chargée du désarmement irakien (UNSCOM).BASQUES SUITE DE LA PAGE 1 plus extrémistes.U Parti Populaire [au pouvoir à Madrid) doit contenir ses militants qui refusent toute négociation et rêvent d'une Espagne forte et unie.Il y a des gens à Madrid qui ne veulent pas la paix.Car, si l’ETA disparaît, la majorité au parlement basque sera constituée des partis nationalistes.Nous devions auparavant nous allier avec les socialistes, il était impossible de s'entendre avec des terroristes.(.) En recherchant la paix, nous mettons donc en cause l’unité de l’Espagne puisqu’elle rend possible l’unité des nationalistes.C'est pourquoi, chaque jour à la radio et à la télévision de Madrid, on nous identifie à des racistes.Dans cette négociation, l’ETA doit gagner quelque chose.Mais je suis convaincu qu'Aznar aussi a besoin d’une solution au Pays basque.» Pour la première fois, les partis nationalistes voient la possibilité d’attirer les électeurs qui votaient pour les partis espagnols fie PS et le PP) afin d’en finir avec la violence.L’unité actuelle est néanmoins le résultat d’un long processus au terme duquel, on trouve la Déclaration de Lizar-ra signée par 23 organisations comprenant tous les partis nationalistes et les principaux syndicats.Pour Andoni Kaiero Uria, sociologue à l’université Deusto de Bilbao, Lizarra représente un compromis historique: «l’ETA s'y engage à abandonner les armes en échange d’une radicalisation des partis nationalistes».Ix* PNV réclame depuis l’intégration de la Navarre, une province historiquement liée au Pays basque).Vieille revendication nationaliste, cette possibilité est évoquée à l’article 4 de la constitution espagnole.Le gouvernement élu en novembre à Vitoria a de plus exigé que Madrid s’engage à i respecter tout compromis auquel parviendraient les Basques entre eux pour rétablir la paix.Au-delà de leurs divergences, les partis nationalistes s’entendent pour exiger le rapatriement d’une trentaine de compétences garanties au parlement basque dans la constitution mais qui sont toujours exercées par Madrid.Parmi elles-ci, les affaires sociales et la santé.Le gouvernement basque veut de plus un représentant à l’Union européenne et assumer les relations internationales dans les domaines de sa compétence.«Ijes nationalistes rêvent d’une nation qui n’existe pas et qui n’a jamais existé, s’exclame Eduardo Uriarte.Les Basques n’ont jamais eu autant de pouvoir qu'aujourd’hui au sein de l’Espagne.» Membre de l’ETA condamné deux fois à la peine de mort lors du célèbre procès de Burgos (1970), puis amnistié en 1977, Uriarte est aujourd’hui responsable des finances à la mairie de Bilbao.Demeuré marxiste, il ne fait pas dans la dentelle: «Le nationalisme basque est en passe de ressembler au nationalisme totalitaire de Franco.Nous ne pourrons jamais comtruire une nation contre les Espagnols et contre les Français.» Selon lui, «la transition démocratique espagnole a été un processus exemplaire», même si le Pays basque fut l’une des rares régions à enregistrer une majorité d’abstentions au référendum sur la constitution de 1978.«h; nationalisme est le pire ennemi de la culture basque.» Les responsables du PNV ne cessent pourtant de répéter que même les plus nationalistes d’entre eux ne se définissent plus sur des bases ethniques.«Il y a de tout chez les nationalistes basques, explique Barbara Loyer.Il y a encore de vieux militants du PNV qui refusent que leur fille épouse v McEWEN SUITE I)E LA PAGE 1 fait une liaison heureuse.» Le peintre nous disait récemment vouloir profiter pleinement des retombées de cet honneur «Dois-je dire que l’argent qui s’en mêle va être le bienvenu, parce que je n ’ai pas fait une année brillante en peinture», disait-il, colorant de son rire incessant ces dires optimistes.«Et à la maison, ils trouvent que je suis de bien belle humeur.» Pourtant, l’année n’avait pas été de tout repos pour le peintre qui fêtait ses 75 ans.Outre l’exposition chez Simon Blais qui avait retenu l’attention, McEwen avait fait une apparition remarquable l’été dernier lors de l’événement Peinture peinture, exclusivement réservé à la peinture abstraite.Car c’est bien ce qu’il faisait, de la peinture abstraite.Aux dires de Simon Blais, son galeriste et ami, un des plus fervents défenseurs de son art, l’année que McEwen vient de terminer a été fantastique: «Il est parti après une production fabuleuse, radieuse, d’une liberté et d’une maturité remarquables.Après l’apothéose du prix Borduas, il ne pouvait espérer partir plus comblé.Ce fut sa plus belle année depuis longtemps.Chaque année il attendait avec impatience l’annonce des nominations des prix du Québec.Il a accompli ce qu’il avait à faire.Il s'était même remis à peindre dès le lendemain du jour de l’an et, déjà, il parvenait à se renouveler » Pendant des années, rue Saint-Paul, McEwen a partagé un atelier avec l’artiste Charles Gagnon: «Il n’avait pas de grandes ambitions.C’était un type très tranquille, qui ne se plaignait jamais de quoi que ce soit.Il se rendait ponctuellement tous les matins à l’atelier.C’est malheureux, mais typique de sa vie, il part alors que tout explose pour lui, comme un feu d’artifice.Quand je suis revenu à Montréal après cinq ans d’absence, j’ai vu un tableau magnifique à la galerie Denise Delrue, rue Crescent, pas grand, orange.J’ai demandé ce que c’était.On m’a répondu: c'est d’un peintre de Montréal, Jean McEwen.J’étais bouleversé.Je l'ai rencontré, et nous sommes restés amis.La dernière fois que je lui ai parlé, c’était de son exposition, toujours en cours, que j’ai trouvée spectaculaire.Il était très ému.Je sais qu’il a reçu le commentaire de Pierre Théberge, de se faire dire qu’il était un jeune peintre, comme le plus beau cadeau.Il est parti en fusée, c'est digne de son, comportement.» A l’âge de 23 ans, c’est la projection du film The Moon and Sixpence sur la vie de Gauguin qui l’amène à considérer la peinture comme moyen d’expression.De 1949 à 1951, il rend visite à Borduas, dans sa résidence de Saint-Hilaire, pour recevoir de lui quelques conseils.McEwen avait une formation de pharmacien.En 1951, il délaisse momentanément ce travail pour se rendre à Paris afin de se frotter à la peinture européenne.Paris allait lui révéler sa nature de I)eintre, et rendre sa peinture plus personnelle.Une fois revenu de Paris après un séjour d’une année et demie, il prenait distance avec la peinture de Borduas, et n’allait cesser d’explorer cette structure verticale que l’on associe désormais à sa signature.En 1963, deux de ses tableaux entrent au Museum of Modem Art de New York, après une première exposition personnelle chez Martha Jackson.Résolument abstrait, McEwen a travaillé avec le blanc, puis avec des empâtements de vernis, a tâté une peinture hard-edge délaissée aussitôt II nous disait encore récemment aimer s’exprimer: «Je ne veux pas faire des tableaux à partir de maquettes.Je veux sentir la toile».Il a exploré aussi la couleur, toujours pour exprimer, de manière «assez lyrique», parce qu’il ne «pourrait pas faire des tableaux parfaitement peints», la Profondeur de la couleur (du notn de la rétrospective du Musée des beaux-arts de Montréal de 1988).Cette approche de la peinture s’accorde avec cet énoncé, prononcé par McEwen en 1987: «Je ne peins jamais que le même tableau.» Faut-il rappeler que, autodidacte, McEwen n’avait jamais reçu de formation picturale académique.Sa peinture était «influencée» — le terme s’applique mal à sa production tant elle s’est détachée des œuvres qu’il a pu côtoyer — par sa rencontre avec Sam Francis, par l’œuvre de Barnett Newman, par Jackson Pollock et plus près de nous, par Jean-Paul Riopelle.Pour le peintre Guido Molinari, «McEwen était un des plus authentiques peintres qu’on ait eus au Québec, par sa façon de rester fidèle à sa peinture et à son exploration très spécifique de la couleur à l’intérieur d’une structure essentiellement personnelle.Il entre dans le monde de nos grands peititres avec Borduas et Ozias ladite.Depuis quarante ans que je le connais, il a toujours été indéfectible dans son amour de la peinture et de la poésie.Je me réjouis surtout qu’il ait été reconnu pour ce qu’il était, par le prix Borduas.Plusieurs, dont je suis, déploraient que d'autres, plus jeunes, soient passés devant lui.Au tout début des années 50, il est un de ceux qui ont pris la relève de l’automatisme et du vide créé par le départ des grands peintres comme Riopelle et Borduas.C’est un géant de la peinture qui décède.Le Canada n'a pas produit beaucoup d'artistes de cette dimension.» Dès 1980, McEwen a enseigné la peinture et la couleur comme chargé de cours à l’Université du Québec à Trois-Rivières, un poste qu’il quittera en 1985, puis à l’Université Concordia de 1983 à en 1994.Les rétrospectives des grandes institutions ont marqué sa carrière: d’abord le Musée d’art contemporain en 1973, puis la Art Gallery of Ontario en 1984, avant le MBAM.Son exposition à la galerie Simon Blais se poursuit, comme prévu, jusqu’au 30 janvier.Il laisse dans le deuil son épouse, Indra Kagis, ainsi que leurs trois enfants, Jean-Sabin, Marieanne et Jérémy, et se deux filles issues d’un premier mariage, Dominique et Isabelle.Jean McEwen un Gallicien.» Selon l’auteure de Géopolitique du Pays basque (L’Harmattan, 1997), la souveraineté reste «une question de choix politique et non pas de droits bafoués.Ici, on n’est pas en Serbie».Les nationalistes, dit-elle, vont miser de plus en plus sur la croissance économique fie Pays basque est la région la plus riche d’Espagne) pour construire une communauté nationale et représenter une solution crédible.«Ce sont des gens efficaces qui savent travailler et gouverner.Ils ont le grand avantage, sur les politiciens de Madrid, de savoir où ils vont et d’avoir un objectif à long terme.» «Fini les castagnettes, il faut se mettre au boulot», déclarait récemment Xabier Arzalluz (les castagnettes sont comme par hasard d’origine andalouse!).«Il faudra dorénavant apprendre à nous séduire, confirme José Maria Mu-noa, responsable des relations extérieures du gouvernement basque.Si Madrid faisait le pari de relations ouvertes en respectant nos droits historiques et en reconnaissant notre droit à l’autodétermination, je suis convaincu que les Basques resteraient en Espagne.» Et la souveraineté dans tout cela?«L’indépendance basque ne représentera qu’une étoile de plus sur le drapeau européen, dit Xabier Arzalluz.Rien de terrible.Comme si aux Etats-Unis, la Californie décidait de se diviser en deux.Mais c’est un objectif à long tenue.C’est beaucoup plus compliqué qu’au Canada.Ici, il n'y a pas un Québec avec une langue unifiée.Il y a des Basques éparpillés un peu partout.Aujourd’hui les enfants des immigrants andalous venus dans les années 60 se sentent de plus en plus basques.Ils apprennent notre langue.Tout cela prendra du temps.L’indépendance est un objectif pour dans 15 ou 20 ans.Nous ne sommes pas pressés.» • T / -S REUTERS John Juskovic (64) des Jaguars est plaqué au sol par Curtis Martin des Jets lors du match remporté hier par New York 34-24 contre Jacksonville.Vaincu par les Broncos Miami souhaite faire mieux à l’étranger en 1999 ASSOCIATED PRESS Les Jets de New York — oui, les Jets — ne sont plus qu’à une victoire du Super Bowl.Menés par Keyshawn Johnson et Curtis Martin qui ont inscrit deux touchés chacun, les Jets ont vaincu les Jaguars de Jacksonville 34-24, hier, pour leur premier gain en séries depuis 12 ans.L’équipe qui avait donc une fiche de 1-15 il y a deux ans, en a maintenant une de 13-4 et elle se rendra à Denver, dimanche prochain, afin d’y affronter les Broncos, champions en titre du Super Bowl, dans la finale de l’Association américaine.«Il y a pas mal d’équipes qui ont plus de talent que nous, a déclaré le quart Vinny Testaverde.Mais c’est difficile de mesurer le cœur des gars et ceux-là en ont tout un.C’est de loin notre plus importante victoire, mais j’espère qu’il y en aura une encore plus importante la semaine prochaine.» Johnson a capté neuf passes pour 121 verges, a recouvré un échappé et il a même réussi une interception sur une passe désespérée des Jaguars en fin de match.Martin a porté le ballon 36 fois pour 124 verges et il a effectué six attrapés pour 58 verges.«De 1-15 à 13-4, vous ne voyez pas ça très souvent, a dit Johnson.Ils (la direction) ont embauché de bons entraîneurs et nous avons suivi leur plan.Et maintenant, nous sommes en finale d'association.» Johnson et Martin ont permis aux Jets de contrôler le ballon durant 39:16 minutes, tout comme Testaverde qui a été fort efficace avec 24 passes complétées en 36 tentatives pour 284 verges lors de cette septième victoire consécutive de New York.«Ils ont exercé un excellent contrôle du ballon, a déclaré le plaqueur Tony Boselli des Jaguars.Nous, on les regardait faire sur les lignes de côté.Tu ne peux expérer l’emporter dans ces conditions contre une telle équipe.» Mais ce qui semblait être une dé- route en devenir (les Jets menaient 17-0) est devenu un match sérieux au quatrième quart quand les Jaguars ont inscrit 10 points de suite pour porter la marque à 31-24 avec près de 10 minutes à jouer.Mais les Jaguars n’auront finalement pu compenser pour leurs erreurs: ballons échappés et mauvais choix de jeu.«Nous exécuter des jeux complètement imbéciles», a déclaré le quart Mark Brunell (12-en-31, 156 verges) qui a été intercepté trois fois.Brunell qui ne lance pas assez fort vers Keenan McCardell - complètement seul - sur un troisième essai et une verge à franchir, Damon Jones qui échappe un ballon facile loin dans la zone des Jets et, bien sûr, cette épouvantable passe de côté de Chris Hudson (que les Jets ont recouvré) qui venait de récupérer un ballon échappé de Curtis Martin.«Disons que c’était une très, très, très mauvaise décision de sa part», a noté l’entraîneur des Jaguars, Tom Coughlin.Vikings 41 Cardinals 21 Les Vikings du Minnesota ont encore prouvé qu’ils étaient imbattables dans leur dôme et devant leurs fans en délire.Robert Griffith a réussi deux interceptions en première demie et Leroy Hoard a établi un record d’équipe en éliminatoires avec trois touchés, hier, quand les Vikings ont battu les Cardinals de l’Arizona 41-21.I^es Vikings accueilleront les Falcons d’Atlanta, dimanche prochain, pour les besoins de la finale de l’Association nationale.Cet affrontement implique que pour la première fois de l’histoire de la NFL, une formation disputant ses matchs locaux dans un stade couvert participera au Super Bowl.La finale d’association de la semaine prochaine sera aussi disputée à l’intérieur pour la première fois de l’histoire.Il s’agira également d’une première finale à Minneapolis en 22 ans.sion de sa part», a noté l’entraîneur des Jaguars, Tom Coughlin.ASSOCIATED PRESS Denver — Jimmy Johnson avait raison la semaine dernière quand il disait que les Dolphins de Miami avaient peu de chances de remporter le Super Bowl.Il savait que le chemin pour le titre passait par les stades adverses ou les siens ont trébuché à répétition cette saison.Evidemment, les minces espoirs des Dolphins ont fondu comme neige au soleil avec la raclée de 38-3 servie, samedi, par les Broncos de Denver.Miami devra apprendre à gagner à l’extérieur.«Nous ne pouvson pas jouer tous nos matchs à domicile, a noté le secon- deur vedette Zach Thomas.Mais j'aimerais bien ça.» Les Dolphins ont présenté une fiche de 8-1 à domicile, mais seulement de 3-6 à l’étranger.Ils ont concédé seulement 11 points en moyenne à l’adversaire à Miami, mais 25 à l’extérieur.Lors de leurs deux dernières rencontres loin du stade Pro Player, Miami a été dominé 76-19 au chapitre des points.La dégelée face aux Broncos était la plus importante correction jamais encaissée de l’histoire de l’équipe en éliminatoires.Manque d’expérience?Les Dolphins venaient au deuxième rang comme plus jeune équipe.«La plupart des jeunes qui sont ici jouent sur une base régidière, a déclaré le demi de coin Terrell Buckley.On ne peut pas se servir de ça comme excuse.» Peu importe les raisons, les Dolphins vont devoir trouver des réponses en 1999.«Il va simplement falloir jouer à l’étranger comme nous le faisons à domicile, a dit Thomas.On peut battre n’importe qui chez nous.» Les Dolphins n’auront donc pas battu à l’étranger un seul club avec une fiche supérieure à .500.«Je pourrais écrire une liste complète de cadeaux de Noël qui contiendrait toutes nos excuses, a ironisé le secondes de Miami, Derrick Rodgers.Scandale des Jeux de Salt Lake City Des voix réclament la démission de Samaranch Les défenseurs contribuent à l’attaque Le Canadien a remporté six de ses sept derniers matchs AGENCE FRANCE PRESSE Salt Lake City — Devant l’ampleur prise par le scandale de corruption autour du choix de Salt Dike City comme siège des jeux d’hiver en 2002, ce sont les méthodes mêmes du Comité international olympique qui sont maintenant en question, alors que des voix s’élèvent déjà pour demander la démission de Juan Antonio Samaranch, président du CIO depuis 18 ans.«J’appelle la famille olympique a établir un calendrier de réforme et à le mener à bien avec détermination et rapidité», a déclaré le gouverneur de l’Utah, Mike Leavitt.«Cette affaire de corruption n’a pas commencé à Sait iMke City.Mais c’est là qu’elle doit se terminer».«Ce sont les principes mêmes de l'olympisme qui sont atteints.Et tant que le président Samaranch ne suivra pas l'exemple de M.Joklik (président du SLOC démissionnaire) le mouvement olympique ne pourra pas reprendre sa marche en avant», a lancé, pour sa part, Ken Bullock, directeur de la Ligue des villes et communes de l’Utah et membre du comité d’organisation des Jeux de Sait Dike City (SLOC).Commencé discrètement avec l’aveu il y a deux mois qu’une aide «¦humanitaire» sous forme de bourses d’études avait profité à des proches de membres du CIO, le scandale n’a depuis cessé de s’étendre, montrant que certains responsables de la candidature de Salt Lake City n’étaient pas du tout regardant sur les méthodes pour s’attirer un vote favorable du CIO en 1995.Rumeurs La liste n’a cessé de s’allonger: bourses d’études, soins médicaux gratuits, voyages et séjours payés, cadeaux petits et grands, potsde-vin en espèces, et même, selon les dernières rumeurs, fourniture aux visiteurs olympiques de l’âustère capitale des Mormons de do ciles compagnes d’une nuit.«Cela serait extrêmement décourageant, si c'était vrai», a reconnu M.Lea- vitt, dans une interview samedi soir à une chaîne locale de télévision.«J’ai entendu ces rumeurs et sais qu’elles font l'objet d’une enquête.Si quelque chose de crédible est trouvé, cela sera rendu public intégralement et rapidement».Alors que Salt Dike City s’interroge encore sur l’étendue des responsabilités, l’avocat canadien Dick Pound, vice-président du CIO chargé de l’enquête lancée par le Comité international olympique, a indiqué samedi qu’il demanderait l’exclusion des membres du CIO convaincus de corruption.«Nous avons établi la liste des membres du CIO sur lesquels pourrait peser un soupçon et allons les inviter à répondre à quelques questions», a-t-il déclaré dimanche au journal suisse Sonntags Zeitung.Jusqu’à présent le nom d’un seul membre du CIO, le Congolais Jean Claude Ganga, cité d’abord à propos d’une affaire immobilière qui lui aurait rapporté 60 000 $ entre 1995 et 1997 et pour avoir bénéficié d’un versement de 70 (XX) $ en espèces du comité de candidature de Salt Lake City, a pour l’instant été cité par la presse américaine.Mais au nom de M.Ganga, qui a nié toute corruption, a été rejoint dimanche celui du Chilien Sergio Santander, président du Comité olympique de son pays.Campagne victorieuse Dans la capitale de l’Utali, alors que quatre enquêtes simultanées ont été ouvertes, par le CIO, le Comité olympique américain (USOC), un comité d’éthique indépendant du SLOC et le FBI pour le compte de la justice américaine, les questions se multiplient sur l’étendue des reponsabilités.M.Frank Joklik, président du SIDC, un homme d’affaires en retraite de 70 ans, en démissionnant vendredi, a nié avoir été au courant de ces pratiques, dont la faute a été surtout rejetée sur deux hommes, David Johnson, 40 ans, qui a lui aussi dû abandonner ses fonctions de vice-président, etTom Welch, prédécesseur de Joklik à la présidence du SLOC, parti à la suite d’un scandale familial, mais qui était resté conseiller rétribué du comité d’organisation.FRANCOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Le Canadien a remporté six de ses sept derniera matchs.Durant cette série victorieuse, les défenseurs ont apporté leur contribution à l’attaque en inscrivant six des 21 buts de l’équipe.Ils ont également ajouté neuf passes.Vladimir Malakhov en a amassé cinq à lui seul.«Nos défenseurs ont pleine latitude pour se porter en attaque, a répété Alain Vigneault après le match de samedi contre les Islanders de New York.Ils ont le feu vert lorsque l'occasion se présente d’appuyer l'offensive.Récemment, les défenscuis ont obtenu plus de points», MARC DELBES PRESSE CANADIENNE Tremblant — Il y a six mois que Nicolas Fontaine rêvait d’une victoire à Tremblant Hier, il est passé du rêve à la réalité quand il a remporté l’épreuve des sauts du Mondial Ericsson de ski acrobatique dans la station des Hautes-Laurentides, au grand plaisir des quelque 5000 spectateurs qui l’ont bruyamment acclamé.«Il s'agit de l’épreuve de Coupe du monde la plus importante de la saison pour moi, a raconté Fontaine, exubérant.C’est un peu les Jeux olympiques pour nous, les membres de l'équipe canadienne.«Je vais revêtir le dossard jaune (qui a-t-il noté avec satisfaction.Samedi, Stéphane Quintal a enregistré ses deuxième et troisième buts de la saison.À son premier but, il a complété une belle passe de SergeJi Zhol-tok alors qu’il fonçait au filet.À son deuxième, il a joué de chance lorsque la rondelle, dirigée depuis la ligne bleue, a touché l’épaule de Marcel Cousineau avant de glisser lentement derrière la ligne rouge.«J’appuie davantage l’attaque depuis trois ou quatre semaines, a expliqué Quintal après le match.Je fonce quand j’en ai l’occasion.Je patine, je bouge les pieds.Alain (Vigneault) me dit toujours d’y aller quand j’en ai la chance.Avant, je cherchais surtout à désigne le leader de la Coupe du monde) et j’espère le garder toute la saison, comme je l'ai fait l’année dernière», a-t-il ajouté, lui qui vise cette saison à devenir le premier skieur acrobatique à être sacré champion de la Cou|X‘ du monde trois années de suite.Fontaine, deuxième seulement après son premier saut derrière l'Autrichien Christian Rijavec, a triomphé avec un total de 245,45 points, un score très élevé compte tenu qu’il s’agissait de la première compétition de la saison sur le circuit de la Coupe du monde.Il était accompagné sur le podium par son coéquipier Andy Capicik et l’Américain Britt Swartley.Les Canadiens ont donc entrepris la saison de Coupe du monde en fanfare.protéger Vlad (Vladimir Malakhov).» Jusqu’ici, les défenseurs ont marqué 18 buts à la mi-saison, un rendement qui se compare à celui de la dernière campagne.Les défenseurs avaient alors réussi 37 buts en 82 rencontres.La grande différence cette saison se retrouve chez les attaquants.Alain Vigneault l’a d’ailleurs relevé lors de son point de presse de samedi.«Nos défenseurs et notre quatrième trio contribuent à l’attaque.Nous allons gagner davantage lorsque les autres vont produire», a-t-il rappelé.Les autres, ce sont évidemment Mark Recchi, Vincent Damphousse, Brian .Savage, Martin Rucinsky, Saku Koivu et Shayne Corson.Samedi, Jean-Luc Brassard s’est imposé dans l’épreuve des bosses et Stéphane Rochon a raflé la médaille de bronze.Et hier, il s’en est fallu de peu pour qu’on ait droit à un triplé canadien puisque David Belhumeur, de Pierre-fonds, s’est classé quatrième.Une erreur à la réception de son deuxième saut lui a fait perdre de précieux points.Daniel Murphy de Dtval s’est classé neuvième.Dans la finale dames en saut, l’épreuve a couronné l’Australienne Jacqui Cooper, qui avait décroché la médaille d'argent l’an dernier.Cette fois, elle a pris une option sur la victoire dès son premier saut et elle a finalement terminé avec plus de neuf points d’avance sur l’Américaine Nikki Stone, deuxième.SKI ACROBATIQUE Nicolas Fontaine réalise son rêve Les Redskins vendus (AP) — Les Redskins de Washington et le Stade Jack Kent Cooke ont été vendus, hier, pour une somme de plus de 700 millions a appris Associated Press.La transaction devrait être confirmée aujourd’hui.Le prix déboursé surpasse largement les 530 millions versés pour les Browns de Cleveland.HOCKEY LIGUE NATIONALE Samedi Detroit 3 Colorado 2 Montreal 3 N.Y.Islanders 2 Toronto 6 Boston 3 Washington 3 New Jersey 2 Pittsburgh 2 St.Louis 1 Philadelphie 2 Caroline 0 Chicago 3 Nashville 3 Los Angeles 1 Edmonton 1 Buffalo 2 San José 2 Hier Tampa Bay 2 N.Y.Rangers 5 Detroit 1 Ottawa 4 Floride 2 Calgary 1 Colorado à Chicago Edmonton à Anaheim Dallas à Vancouver Aujourd'hui St.Louis à Montréal, 19h.N.Y Islanders à Washington, 19h.Ottawa au New Jersey, 19h30.Nashville à Philadelphie, 19h30.Buffalo à Phoenix, 21 h.Los Angeles à San José, 22h30.CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est PJ G P N BP BC P Buffalo 37 21 10 6 109 77 4Ç Toronto 40 23 15 2 129114 48 Ottawa 39 21 13 5 120 89 47 Boston 39 19 14 6 104 89 44 Montréal 40 14 19 7 92 107 35 Section Atlantique Philadelphie 39 20 9 10 112 82 50 New Jersey 38 22 11 5 114100 49 Pittsburgh 36 19 10 7 107 94 45 N.Y.Rangers 40 16 17 7 110111 39 N.Y Islanders 41 13 25 3 93 120 29 Section Sud-Est Caroline 41 18 16 7 106101 43 Floride 38 14 14 10 97 102 38 Washington 37 14 20 3 88 94 31 Tampa Bay 40 9 28 3 83 142 21 CONFÉRENCE DE L'OUEST Section Centrale Detroit 40 20 18 2 120110 42 St.Louis 37 15 13 9 102 93 39 Nashville 39 14 21 4 94 121 32 Chicago 40 11 23 6 87 129 28 Section Nord-Ouest Colorado 40 17 19 4 96 104 38 Edmonton 39 16 18 5 110103 37 Vancouver 40 13 22 5 104 123 31 Calgary 41 13 25 3 102 127 29, Section Pacifique »1 A .O Dallas 37 25 6 6 113 72 56 Phoenix 36 21 19 5 99 76 47 T Anaheim 39 15 16 8 94 89 38 San José 39 12 17 10 87 95 34 " Los Angeles 40 15 21 4 96 104 34 Les meneurs •S' Tt, B A Pts Kariya, Ana 16 35 51 Jagr, Pgh 14 35 49 Lindros, Pha 21 27 48 Yashin, Ott 16 31 47 LeClair, Pha 23 23 46 Forsberg, Col 11 34 45 Yzerman, Det 17 26 43 Demitra, StL 20 22 42 Selanne, Ana 19 23 42 Khristich, Bos 17 25 42 Sundin, Tor 13 29 42 Fleury, Cal 19 22 41 Straka, Pgh 19 22 41 Robitaille, LA 22 18 40 - Brind’Amour, Pha 16 24 40 j Roenick, Phx 15 24 39 ' Modano, Dal 13 26 39 Gretzky, NYR 6 32 38 Holik, NJ 18 19 37 Rucchin, Ana 13 24 37 Amonte, Chi 23 13 36 Naslund, Ver 21 15 36 Sakic, Col 14 23 36 Messier, Ver 12 24 36 FOOTBALL LIGUE NATIONALE (meilleurs deuxièmes) Samedi Buffalo 17 Miami 24 Arizona 20 Dallas 7 Dimanche N.-Angleterre 10 Jacksonville 25 Green Bay 27 San Francisco 30 Demi-finales de Conférences Le samedi 9 janvier Atlanta 20 San Francisco 18 Denver 38 Miami 3 Hier Jacksonville 24 Jets 34 Arizona 21 Minnesota 41 Finales de Conférences Le dimanche 17 janvier Super Bowl Le dimanche 31 janvier À Miami Champion de l’AFC c Champion de la NFC 18h18 (FOX) Pro Bowl Le dimanche 7 féveier À Honolulu AFC c NFC
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