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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1999-01-16, Collections de BAnQ.

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ùmmM B ' - m, m fl -•¦ *QNMa Association de la presse francophone P P L E M EN ï NATIONAL JANVIER 19 9 9 LL"l/i f y ’¦ ;£ - M- VOTRE ACCES À L'EMPLOI l\i()R\ fl Ml TOURISME ET RESTAURATION ( O M Ml R( I II \DMI\ISIR \ 1 ION SANTE ET SERVICES COMMUNAUTAIRES ENVIRONNEMENT ET TECHNOLOGIE 1 800 590-LACS www.grandslacs.on.ca Toronto • Welland • Windsor 3 e ESCALE ! ÉDITION Association de la presse francophone" 267, rue Dalhousie Ottawa (Ontario) KIN7H3 Téléphone : (613) 241-1017 Télécopieur : (613) 241-6193 Site Web: www.apf.ca Courriel : apf.opscom@sympaUco.ca 'est bien la dernière année où l’on peut encore se permettre d’imaginer de quoi aura l’air l’an 2000.lin matière d'éducation, il ne suffit plus de se demander combien coûtera un diplôme canadien, il faut plutôt chercher à savoir quelle sera sa véritable valeur sur un marché rendu tout aussi international qu'incontournable.Dans les collèges et dans les universités, les cours se suivent mais ne se ressemblent pas ! Cette troisième édition annuelle de l'APF sur l'éducation postsecondaire révèle à plus d’un demi-million de lecteurs, d’un océan à l'autre, de nouvelles et étonnantes perspectives francophones.Guy-Marc Dumais ÉDUCATION PDSTSECONDAIRE : PERSPECTIVES FRANCOPHONES Le Volume 3 est tiré a 235 000 exemplaires et diffusé entre le 11 et le 18 janvier I1)1)1) par l’entremise de ces publications : DIRECTION GENERALE Guy-Marc Dumais RÉDACTEUR EN CHEF Yves Lusignan ÉQUIPE DE RÉDACTION Annie liourret, linguiste Pierre Couture Miryame El Yantani Sandra Gagnon Denis Guérin RÉVISION Jacques Côté ILLUSTRATIONS Jacques Laplantc PRODUCTION GROUPE RG DESIGN Gérald Lavlolette René Mercier COMPTABILITÉ Manon St-Denis-Brunet PUBLICITÉ OPSCOM Nicole !.Lavoie, directrice Nathalie Portclance Téléphone : (613) 241-5700 Télécopieur: (613) 241-6313 Vmmà\apfopsoom@sympatico.ca Le Gabdeui (Stephenville) Terre-Neuve le Coutrier de la N.-É.(Yarmouth) Nouvelle-Écosse la Voix acadienne (Summerside) ile-du-Prince-Édouatd l'Aviioe (Campbellton) Nouveau-Brunswick Le Madavvaska (Edmundslon) Nouveau-Brunswick le Moniteur acadien (Shédiac) Nouveau-Brunswick L'Acadie nouvelle (Caraquel) Nouveau-Brunswick Vent d'Est (Bathurst) Nouveau-Brunswick Le Devoir (Montréal) Québec Le Droit {Ottawa) Ontario L'Express {Orléans) Ontario Le Reflet (Embrun) Ontario Agricom {[latence Creek) Ontario Le Carillon (Hawkesbury) Ontario Vision (Rockland) Ontario le Journal de Cornwall (Cornwall) Ontario Le Goût devine (Penetanguishene) Ontario Le Métropolitain (Toronto) Ontaiio Le Rempart (Windsor) Ontaiio Le Voyageur (Sudbury) Ontaiio Tribune (Sturgeon Falls) Ontario O-Couranl (New Liskeard) Ontario Les Nouvelles (limmins) Ontario l’Hoiiroe (Kapuskasing) Ontario le Nord (Hears!) Ontario La Libellé (Saint-Boniface) Manitoba L'Eau vite (Regina) Saskatchewan Le Chinook (Calgary) Alberta Le Fiance (Edmonton) Alberta L'Express du Pacilique (Vancouver) Colombie-Britannique l'Aurore boréale (Whitehorse) Yukon L'Aquilon (Yellowknife) Territoires du Nord-Ouest SI LAVIE D'UN «ÉLOF» VOUS INTÉRESSE.LE DÉBARQUEMENT DE KINGSTON UN COLLEGE MAI AIME SI LES CONDITIONS DE TR PETIT POISSONOEVIENDRAGRAND NE DISCIPLINE, UNE EIERIÉ .ET QUE CA SAUTE! «J’AURAISVOULÜ ETREUNARTISTE.» DILEMME CORNÉLIEN 30 ANS AU SERVICE DES PALAIS GOURMANDS I PARI GAGNANT i ÊTES-VOUS UN JOURNALISTE SPIRITUEL?7/P LE FRANÇAIS À LA BONNE ÉCOLE Les textes publiés dans ce supplément national reflètent l’opinion des auteurs et ne correspondent pas nécessairement aux opinions de l’éditeur et des annonceurs.Éducation Iuistsecondaire : ficrspcctiies francophones (Volume 3) est produit par l’Association de la presse francophone (APF), en collaboration avec j’agence de représentation média OPSCOM.v o t >-5s Il H E ft QP MESSAGE le Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francopnonie 1999 sera l’année de la jeunesse en Francophonie ! La Francophonie est, en effet, une grande famille dims laquelle la jeunesse incarne tout naturellement l’avenir.C’est pourquoi les 52 chefs d’État et de gouvernement ayant le français en partage ont décidé de consacrer leur VU!1’ Sommet à la jeunesse.Ce Sommet se déroulera, en septembre prochain, à Moncton, au Nouveau-Brunswick.Ce sera l’occasion pour les jeunes francophones venus de tous les pays de faire entendre leur voix, leurs 'aspirations, leurs projets ! Le Sommet de Moncton doit marquer un nouvel élan.Il doit être le coup d’envoi d’un partenariat toujours plus étroit entre la jeunesse et les Instances de la Francophonie.Car on ne pourra construire la Francophonie du troisième millénaire sans la participation active et effective des nouvelles générations.D’abord parce que c’est, sans doute, chez les jeunes que se manifeste avec le plus de spontanéité, d’optimisme et de détermination, ce projet cher à notre Communauté d’un espace francophone placé sous le signe de la liberté, de la solidarité et de la paix.Et que la Francophonie a grand besoin de cette fougue pour entrer dans le nouveau siècle.Mais nous devons aussi, dès aujourd’hui, donner les moyens à la jeunesse, de prendre en charge la planète de demain.C’est dans le présent que se construit l’avenir, un avenir maîtrisé, un avenir volontariste qui sache prendre le meilleur de la mondialisation.Il est clair que tout cela ne sera possible sans une jeunesse formée aux réalités et aux exigences du monde moderne.Cela passe, bien sûr, par l’éducation de base, mais cela passe surtout par l’éducation postsecondaire.L’Université, l’enseignement supérieur et la formation professionnelle et technique ont, en effet, un rôle essentiel à jouer dans l’accompagnement et la réalisation du projet francophone.Ce projet est ambitieux : relancer la coopération économique multilatérale, conduire une diplomatie originale au service de la paix, promouvoir la démocratie et l’État de droit.Je n’oublie pas, bien sûr, notre spécificité, qui est la défense de la langue française.Et ce dernier objectif transcende, dans le contexte actuel de globalisation, les frontières de l’espace francophone puisqu’il travers la défense de la langue française, c’est le principe même du droit à la diversité culturelle et linguistique que nous défendons.Dans tous ces combats, la Francophonie peut et doit s'appuyer sur les forces vives de la jeunesse.Je vous donne donc rendez-vous à Moncton les 3,4 et 5 septembre 1999 ! V'vc b s Boutros-Ghali OPSC0M 30 hebdos francophones d'un océan à l'autre 1 800 2677266 267, rue Dalhousie Ottawa (Ontario) K1N7E3 Téléphone : (613) 241-5700 Télécopieur ; (613) 241-6313 ¦ M ' ¦ ' *•., rÆ3, HBPæ y&m m., vI5fe MHHBHWW SI LA VIE D'UN «ELGF» VOUS INTERESSE.Sous un soleil de plomb, droits comme des pylônes qui ont traversé toutes les tempêtes, les 186 finissants de la promotion 1998 du Collège militaire royal du Canada suent à grosses gouttes dans leur uniforme écarlate qui rappelle l’Empire britannique.Tout autour du terrain de parade situé à quelques jets de pierres du lac Ontario, parents et amis mitraillent avec leur appareil photo les grands moments de la remise des brevets d’officier.Il doit bien y avoir quelques milliers de personnes dans les estrades.On dirait que le Tout-Kingston est au rendez-vous.Le ministre de la Défense nationale, Art Eggleton, et le Chef d’état-major de la Défense, le général Maurice Baril, sont aux premières loges.La cérémonie, bilingue, est réglée au quart de tour sur fond de musique et de tradition militaires.À commencer par la très formelle parade des couleurs du collège, qui vise à permettre à tous «de voir leur drapeau qui symbolise fierté, honneur et dévouement au souverain du pays».Tout est mis en oeuvre pour que les diplômés se rappellent longtemps cette journée : défilé, remise des 17 prix et Ils se rappellent cette journée du mois d'aofit où, vertes recrues, ils ont franchi ensemble pour la première fois, en sens inverse, cette fameuse porte symbolique.Là, ils ont appris que ces lieux étaient vénérés et sacrés, que tous étaient tenus de faire le salut militaire en récompenses et présentation des brevets d'officier.Connaissez-vous un seul autre endroit au Canada où des finissants universitaires ont droit à trois salves de canon et d’armes à feu pour saluer leur départ ?Deux heures et demie plus tard, la promotion 1998 quitte pour la dernière fois le terrain de parade au pas cadencé en direction de l’Arche, symbole marquant la fin de leurs études au CMR.Pour ajouter à la solennité de l’événement, les élèves-officiers sur parade, les «élofs» dans le langage militaire, leur font une haie d’honneur tout le long de l’allée menant à ce monument érigé en 1923 en mémoire des diplômés du collège morts au champ d’honneur en Afrique, en Inde et lors de la Première Guerre mondiale.Plus ils se rapprochent de l’Arche, plus les souvenirs se bousculent et remontent à la surface.Collège des Grands Lacs ™ Toronto, Welland, Windsor 1 -800-Ü90-LACS www.grandslacs.on.ca passant devant le monument et que pas un seul, élève ou officier, n'avait le droit de circuler sous l’Arche, sauf lors des parades.Leur revient aussi en mémoire le poème gravé au fronton, qu’ils ont dû apprendre par coeur : «Blow out your bugles over the rich ilead there's none of these so lonely anil poor of old hut dying has made us rarer gift than gold.» Traduction libre : «Sonnez vos clairons au nom des valeureux qui ont sacrifié leur vie, nul n'est plus solitaire et privé de sa jeunesse qu’eux, mais en mourant ils nous ont fait un don plus précieux que l’or.» Ils se souviennent de cette fameuse course à obstacles, clou de l’entraînement de six semaines des recrues, qui a pour seul but de développer l'esprit d’équipe.En pataugeant dans la boue, ils ont appris qu’il n’y avait pas de place pour l'individualisme dims l’armée, qu’on ne peut vaincre seul.Un pour tous et tous pour un ! Ils se rappellent aussi le jour où ils ont eu le goût de tout abandonner, les nombreuses tâches à accomplir, les réveils à 6 h 30, les parades, le difficile apprentissage d'une autre langue.Combien de fois leur a-t-on dit qu’il fallait apprendre à obéir, avant de pouvoir commander ?Ils se rappellent avoir serré les dents lors des exercices physiques, en se demandant pourquoi diable ils avalent choisi l'armée plutôt que la vie des civils.Ils se rappellent surtout avoir rêvé du jour où ils franchiraient à nouveau l'Arche, lançant eux aussi en l’air, comme le veut la tradition, leur curieux petit chapeau rond accroché sous le menton et qui se porte sur le côté de la tête, le «pillbox», la boîte à pilules, sous les acclamations de la foule.Ici, une mère pleure comme une madone en serrant son fils dans ses bras.Là, un père bombe le torse de fierté.Il a franchi la porte, il est un homme maintenant.Accolades, félicitations, «high five», chaleureuses poignées de main, soupirs de soulagement, hochements de tête : oui, c’est bien fini maintenant.AINSI SOIT-IL.«Le séjour au CMR n’est pas une sinécure et c’est voulu ainsi.Ces années ont été dures, éprouvantes.C'est également voulu ainsi», leur a dit le général Baril, qui assistait à la première cérémonie de remise des brevets d’officiers depuis sa nomination à la tête des Forces canadiennes le 17 septembre 1997.Mais tout ça, c’est du passé.Ils étaient élofs il y a quelques minutes à peine.Ils sont maintenant sous-lieutenants et ont droit au salut militaire.Ne reste plus que le bal des finissants en soirée et la fête sera complète.Us peuvent maintenant lâcher leur fou.Le temps est aux réjouissances.La veille, à l'aréna du collège transformée en sauna tant la chaleur était grande, ils sont allés chercher leur diplôme universitaire, toujours en tenue écarlate.Agenouillés, comme à l’église, devant la Trinité formée du ministre de la Défense, du commandant et du chancelier du collège, on leur a passé autour des épaules le chaperon, cette bande d'étoffe dont la couleur correspond à leur programme d’études.Au-dessus de leurs têtes, surplombant l’assistance, trônait une immense photo de la reine d’Angleterre.(lodSave The Queen.Situé sur la pointe Frederick, une petite péninsule à l’est de Kingston, le Collège militaire royal forme des officiers depuis 1876.Ce n’est qu'au milieu des années 1970 qu’il a commencé à offrir des cours et des programmes en anglais et en français.En 1980, le CMR devenait un collège mixte en accueillant pour la première fois des élèves-officiers masculins et féminins.Lors des fermetures du Collège militaire royal de Saint-Jean et du Royal Roads Military College de la Colombie-Britannique en 1995, le collège de Kingston est devenu le seul collège militaire au Canada.Depuis 1995, quelque 900 élèves-officiers, 650 anglophones et 250 francophones, font partie du corps étudiant.L'objectif du collège est de maintenir un ratio élèves-officiers de 70 anglophones pour 30 francophones.Inutile de dire que les élofs travaillent fort avant d’obtenir leur diplôme.Non seulement doivent-ils réussir leurs études universitaires, mais ils doivent obligatoirement réussir leur formation militaire, passer au travers de nombreux tests d’aptitude physique et être bilingues selon les normes de la Commission de la fonction publique fédérale.C’est ce qu’on appelle les quatre piliers.Échouez à l’une de ces quatre exigences et vous pouvez dire adieu à votre diplôme et à votre brevet d'officier, à moins de réussir aux examens de reprise ou de reprendre votre année, à vos frais ! Lors de la remise des brevets le 16 mai dernier, 20 élèves-officiers ont d’ailleurs regardé passer la parade parce qu’ils avaient échoué au test linguistique.La plupart étaient des anglophones.Explication : en situation de combat, ce ne sont pas les soldats qui doivent comprendre la langue de l'officier qui commande, mais bien l’officier qui doit se faire comprendre dans la langue de ses hommes.Venez explorer notre site http://rccfc.ca Réseau Cégeps et des Collèges Francophones du Canada JUSTEMENT.LA LANGUE L’annonce en 1994 de la fermeture du Collège militaire royal de Saint-Jean avait provoqué une levée de boucliers au Québec.À l’époque, plusieurs s’interrogeaient sur la possibilité réelle de faire toutes ses études en français au collège de Kingston.Autant le dire : il y a des professeurs francophones qui enseignent à Kingston depuis des années et qui n’ont pas apprécié, mais alors pas du tout ! Hugues Bonin du département de chimie et de génie chimique est du nombre.Depuis 1976, dit-il en regardant son interlocuteur droit dans les yeux, le programme de génie est entièrement bilingue, contrairement à celui de l'Université d’Ottawa, qui se dit pourtant un établissement d’enseignement bilingue.Vérification faite, seuls le génie logiciel et l'informatique sont offerts en anglais et en français à l’Université d’Ottawa, de la première à la quatrième année.Pour tous les autres programmes de génie, dont le génie chimique, le génie mécanique et le génie civil, il est encore impossible de suivre tous ses cours en langue française, sauf en première année.même pus s'acclimater à l’anglophone Kingston, comment va-t-on se débrouiller une fois en Bosnie ou en Afrique ?Les élèves-officiers francophones sont d’ailleurs capables de tirer leur épingle du jeu au chapitre de l’excellence.C’est un étudiant de Juliette qui a reçu le prix d'excellence du ministère de la Défense nationale lors de la dernière remise des brevets d'officier.Et c’est à un autre Québécois, un petit gars de Trois-Rivières-Ouest cette fois, qu’on a décerné, après un scrutin secret auprès de tous les élofs, le prix de l'élève le plus méritant du point de vue moral, intellectuel et physique.Même si Kingston n’est pas particulièrement reconnu comme un bastion de la francophonie, les étudiants québécois à cpii nous avons posé la question ne semblaient pas trop s’en faire avec la question linguistique.Après tout, nous ont-ils dit comme s'ils avaient appris leur leçon, si on ne peut SCIENCES HUMAINES www.uqam.ca des services d'encadrement personnalisés des résidences et un centre sportif neufs UQAM L'avenir est ici Un campus et des équipements ultramodernes v Etudier A L'UQAM Votre chance d'étudier au cœur du Quartier latin de la plus grande ville francophone d'Amérique dans des domaines d'avenir SCIENCES ENVIRONNEMENT GESTION INFORMATIQUE MULTIMÉDIA ARTS MODE TOURISME LE DÉBARQUEMENT DE KINGSTON Il était à Saint-Jean lorsque le ministre de la Défense nationale a annoncé la fermeture du collège.C’était le 22 février 1994 et il s’en rappelle comme si c'était hier.Un choc.«Je ne m’y attendais pas.» Étudiant en génie mécanique, il devait de toute façon terminer ses études à Kingston, comme tous les ingénieurs militaires.Mais pas tout de suite.Pas après son année préparatoire.Pas avant sa troisième année universitaire.La question linguistique ne l'effrayait pas.Il avait déjà décidé de suivre ses cours en anglais, ("est plutôt au niveau culturel qu’il avait des craintes.«Pour un francophone de Trois-Rivières-Ouest.l'aspect culturel de la ville de Kingston faisait peur.» Les choses se sont passées beaucoup mieux que ce qu’il avait anticipé.Il a même eu la surprise d’être servi en français dans certains hars et restaurants de la ville.Le sous-lieutenant Jean-Marc Laflcur est intarissable lorsque vient le temps de raconter ses souvenirs.«Kingston est ouvert à la francophonie, comme Trois-Rivières peut être ouvert aux anglophones», dit-il.Autrement dit : il faut savoir être discret.Chose certaine, il ne faut pas faire comme ces élofs du Lac Saint-Jean qui, raconte un Laflcur hilare, se promenaient avec un drapeau du Québec en plein centre-ville de Kingston ! Le débarquement des étudiants de Saint-Jean à Kingston la loyaliste n’a pas été sans créer des tensions entre anglophones et francophones, admet Lafleur.La tradition militaire de Saint-Jean se heurtait à celle de Kingston : «Je ne dirais pas que c'était la guerre, mais.» Le port de l 'uniforme, par exemple.A Saint-Jean, la boucle de la ceinture se portait au milieu du pantalon de l'uniforme, comme pour un pantalon de ville.A Kingston, la tradition voulait que la boucle se porte à gauche, à la hauteur de la poche du pantalon.Enfantin, mais combien révélateur : l'esprit de Saint-Jean n’allait pas mourir avec la fermeture du collège.Il y a donc eu beaucoup de grincements de dents à Kingston, mais les choses se sont tassées depuis, dit Lafleur.Il confirme que le collège de Kingston a fait «des progrès phénoménaux» au cours des dernières années en matière linguistique.A son arrivée, dit-il, le collège n'était bilingue que sur papier.C’est la deuxième année universitaire qui est la plus difficile à passer, selon Lafleur : «C’est à ce moment-là que les blondes se tannent.» Un jour, il a obtenu la fabuleuse note de 9 pour cent à un examen portant sur.les ondes et les vibrations : «J’écoutais pas.» On imagine qu’il avait la tête ailleurs : «Il n’y a personne qui s'en tire sans problème, sauf ceux qui ne s’impliquent pas.» Et comme il avait choisi de s’engager h fond et de vivre son expérience jusqu’au bout, il dit avoir vécu toute la gamme des émotions : «Cela a été magique d'un bout à l'autre.» U y a quand même eu des moments difficiles : «Mon camp des recrues, c’était l’enfer !» À l’époque, le camp durait deux mois en Colombie-Britannique, en montagne, et quatre semaines à Saint-Jean : «Je m’ennuyais de ma mère !» Il avait seize ans.Les punitions pour un tout et un rien étaient monnaie courante : «Des pompes, on en a fait énormément.» Mais pourquoi l'armée ?«Je me suis souvent posé la question.» Il a trouvé la réponse : «Je me suis fait avoir par la publicité», admet-il pour justifier sa décision.Faible excuse.En fait, il reconnaît (pie l’armée lui proposait un défi qui était dans ses cordes : aller au bout de soi, en faire toujours plus, exercer un leadership : «J'avais le profil caractéristique d'un élève-officier.» Et les filles du collège ?il a entendu parler «d’une couple d’histoires de harcèlement», de commentaires désobligeants : «C’est encore un monde de gars.Un monde traditionnel.» C'est qu'elles ne sont pas nombreuses au collège de Kingston.Elles ont donc l’embarras du choix lorsque vient le temps de se trouver un ami de coeur : «La pire réputation qu’une fille peut avoir, c’est d’être facile.» C’est le genre de réputation qu’un élof jaloux fera courir dans le milieu.«Il n’y a pas beaucoup de filles et il n'y a VRAIMENT pas beaucoup de belles filles», nous disait d'ailleurs sur un ton péremptoire un jeune élof boutonneux qui assistait à la cérémonie de la remise des brevets d’officier.Un amoureux éconduit ?Et le passage sous l’Arche ?«C’est comme la lumière au bout du tunnel, dit-il.La fin ultime de l’expérience du collège militaire, c’est là.» Surtout les 300 derniers mètres.La haie d’honneur, la musique, les parents au bout du chemin.Lorsqu’il a vu l'adjudant-chef, «quelqu'un qui représente tout ce que les Forces ont de bon», le saluer pour la première fois, il a été ému.Le lendemain, en remettant son uniforme, son épée, son chapeau et la clé de sa chambre, il a réalisé que tout était terminé.Puis à la gare de Kingston, de retour à la maison, il a pleuré pendant cinq minutes en serrant dans ses bras son meilleur copain.Pendant une semaine, il a ri et pleuré les cinq années les plus intenses de sa vie.Jean-Marc Lafleur, matricule 21106, a reçu le prix commémoratif Victor van (1er Smissen-Ridout décerné à l’élève-officier le plus méritant du point de vue moral, intellectuel et physique.Plus extraordinaire encore, le prix lui a été décerné à la suite d’un scrutin secret auprès des élèves-officiers, anglophones et francophones.Saint-Jean 1 Kingston O CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÈRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR I.es candidats diplômes du secondaire 5 doivent compléter une année préparatoire à Saint-Jean-sur-Richelieu offerte dans le cadre^ du programme.Prenez les commandes de votre vie.I.e Collège militaire nival du Canada offre des programmes d’études dans les Arts.Sciences et (ienie.en français ou en anglais.\vitre formation universitaire est i Iftuièremeiil suliventionnee et en plus vous receve/ un s; FORCES COLLEGE MILITAIRE ROYAL 1)1 CANADA CANADIENNES Canada Defense National nationale Defenco Appelez-nous au 1 800 856-8488.www.nidn.ca p J^Ê 1 f êêèÆ — s ^ HjjHKy» Jm 9 1 UN COLLEGE MAL AIME dflfm'nrrfTfc Hollywood nous a habitués à ccs scènes mettant en vedette un haut gradé de l'armée américaine livrant un important message aux élèves-officiers de l’académie militaire île West Point.Vous ne verrez rien de tel au Canada, ou si peu, pour la simple raison que les Forces armées canadiennes ont, dans l’ensemble, une piètre opinion du Collège militaire royal de Kingston (CMR).«La Marine admet franchement qu'elle a fini par ignorer le Collège ces s dernières années et qu’elle n'a p;ts tenté d'y envoyer ses meilleurs éléments.Dans le cas de l'armée et de la force aérienne, la situation est à peine meilleure.Il n'y a vraiment pas de communications apparentes ou soutenues entre les FC (Forces canadiennes) et le Collège», nous apprend un rapport du Groupe d'étude du Conseil des gouverneurs du Collège militaire royal du Canada, qui porte sur l’examen du programme de premier cycle du CMR.Le Groupe d’étude a analysé ce qu’il est convenu d’appeler «les quatre piliers» du Collège : la formation pédagogique, le bilinguisme, l'entraînement militaire et l’éducation physique.Selon ce rapport, qui a été rendu public le 23 octobre par le ministre de la Défense, Art Eggleton, la plus grande faiblesse du CMR réside, croyez-le ou non, dans la formation militaire des élèves-officiers, qui est considérée comme un véritable échec ! «La volonté actuelle de remettre l'accent sur le "M" au CMR traduit l'échec de l’institution et des FC relativement à la création d’un milieu dans lequel des élèves-officiers vivent et respirent chaque jour l'etltos (le sens d'appartenance) militaire canadien souhaité.» Bref, c’est un peu comme si on affirmait que l'enseignement de la théologie était la grande faiblesse de l'Université St-Paul d'Ottawa ! Ou que l’École nationale de théâtre avait du mal à former de bons comédiens.Le rapport fait état d’un «réel mécontentement» en ce qui concerne la formation militaire, tant de la part des élèves-officiers que des commandants et de l'état-major qui emploient les diplômés.Il y a un tel cloisonnement entre le pédagogique et le militaire, que certains enseignants du Collège traitent même le pilier militaire actuel «avec mépris et ne le considèrent que comme une intrusion inévitable, quoique indésirable, dans un milieu scolaire par ailleurs excellent».Les diplômés sont d’ailleurs «très conscients» de leur formation universitaire, mais ils sont «ambivalents en ce qui concerne leur statut professionnel et leur engagement».«Il ne devrait y avoir aucun doute que la faiblesse du pilier militaire est le grand facteur de démotivation des officiers ayant par ailleurs un excellent potentiel sur le campus aujourd’hui», lit-on encore dans ce rapport.Pas surprenant que bon nombre d'officiers supérieurs, de commandants opérationnels et de membres du corps professoral se disent incapables de reconnaître facilement un diplômé du CMR d'un autre officier issu d'une autre voie, «à quelque point que ce soit de la carrière du diplômé».«Les Forces canadiennes ne semblent pas considérer le CMR comme leur université militaire.Il est absolument essentiel que les Forces voient le Collège comme tut instrument de toute première importance en vue d'atteindre l'excellence.Elles devraient collaborer plus étroitement à la réalisation de sa mission et le Collège devrait devenir, pour elles, un objet de fierté.» Les diplômés du CMR constituent présentement 25 pour cent des officiers qui se joignent aux Forces.Selon les auteurs du rapport, cette proportion devrait être de 35 à 40 pour cent.Cela, pense-t-on, permettrait de créer des liens plus serrés avec les Forces canadiennes.On suggère d'ailleurs de faire passer de 900 à 1 4 30 le nombre d'élèves-officiers d'ici à l'an 2003, de façon à augmenter le nombre de diplômés à 540 par année.Le rapport est élogieux à l’endroit de la formation universitaire qui est dispensée au Collège : «Le pilier académique est le plus solide des quatre piliers.» Toutefois, le personnel enseignant a présentement le moral dans les talons.Non seulement les enseignants sont inquiets face à l’avenir du Collège, mais encore faut-il savoir que la rémunération et les avantages sociaux sont en deçà des normes nationales.Conséquence : il existe un réel danger que les meilleurs enseignants quittent pour des deux plus favorables.On qualifie enfin de «convenable» le programme d'éducation physique et on salue «l'effort considérable» que le Collège a déployé pour créer un milieu bilingue.Le rapport a été très bien accueilli par le ministre de la Défense.Les dirigeants du ministère et les Forces canadiennes ont d’ailleurs annoncé qu’ils donneront suite aux recommandations.Elèves-officiers, garde-à-vous.! i 3908 SI LI DE TRAVAIL.| orsqu’on demande aux clofs ) les raisons qui les incitent à L choisir le Collège militaire plutôt qu'une université plus traditionnelle, les réponses sont invariablement les mêmes : l’argent, bien sûr, mais aussi le goût de l’aventure, le défi et le style de vie.lai ces temps de compressions budgétaires et de hausse constante des droits de scolarité, l'assurance d’obtenir un diplôme universitaire dans sa langue maternelle en arts, en sciences ou en génie sans débourser un cent de sa poche sauf pour la nourriture et le logement, avec en prime un salaire mensuel de 956 $ ( 11 472 $) dès la première année, est pour plusieurs un puissant incitatif, qui vaut bien les cinq années de service obligatoire qu'il faut donner en retour aux Forces armées canadiennes.Les droits île scolarité, le coût des uniformes, des livres et des instruments, ainsi que les autres frais essentiels sont en effet assumés par le ministère de la Défense nationale.Les soins médicaux et dentaires sont gratuits pendant toute la durée des études.L’élof a même droit à vingt journées de congé payé ! Dès qu’il met les pieds au Collège, l’élève-officier contribue aussi à son régime de pension et à une assurance-invalidité.Tout cela lui laisse dans les poches entre 100 $ et 200 $ par semaine pour ses dépenses personnelles.Lorsqu'il reçoit son brevet d'officier qui fait de lui un sous-lieutenant, le salaire passe automatiquement à environ 20 000 $.S’il choisit de demeurer au sein des Forces après cinq ans de service, il aura le droit de prendre sa pension au hout de 20 ans.Autrement dit : l’élève-officier âgé de 17 ans qui a débuté ses études à Kingston en septembre 1098 aura le droit de toucher une pleine pension en 2018.à l’âge de 37 ans ! Une pension qui tourne autour de 30 000 $ ou moins, calculée en fonction du salaire des cinq dernières années.Il sera bien libre ensuite d'offrir ses services au secteur privé, ou de démarrer sa propre entreprise.Même si l’argument financier est attrayant pour certains, il est loin de plaire aux membres du Groupe d'étude du Conseil des Gouverneurs du CMR, qui s’est penché sur l’examen du Programme de premier cycle.Après une analyse critique du processus de recrutement des élèves, le rapport recommande d'attirer un plus grand nombre de candidats «de haute qualité», parmi les plus prometteurs.«Le thème de tout recrutement pour le CMR devrait être «inscrivez-vous ici si vous désirez faire une carrière de vrai chef» plutôt que la gratuité scolaire.» UNIVERSITE LAVAL STIMULE LES NEURONES Étudier à c'est se Je désire obtenir plus de renseignements sur les études en PASSE PAR Kl Nom : Prénom : Adresse : Code postal : Province ou pays : Téléphone: (418) 656-2764 1-800-561-0478 Télécopieur : (418) 656-5216 Bureau d'information et de promotion Université Laval Cité universitaire (Québec) Canada G1K 7P4 VOLUME QUEL ESI VOIRE FLOS BEAU SOUVENIR D'ÉTUDIANT UNIVERSITAIRE ?Mauril Bélanger, secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien «Un de mes beaux souvenirs de l’Université d’Ottawa, c’est le soir où un de mes professeurs de littérature anglaise, poésie canadienne, Seymour Mayne, a fait venir pendant une soirée Gilles Vigneault.«On était une douzaine.On a eu l’honneur pendant deux heures, moi j’étais en extase, de voir Gilles Vignault qui nous lisait et nous chantait sa poésie.Ça mon vieux, c’est un souvenir mémorable.On était juste un petit groupe et pendant deux heures, on l’a eu à nous, on l’a écouté, on a jasé.Ça c’était une des belles soirées de mon séjour à l’université.» CANADA Comme tous les étudiants, j’ai dû faire face à de nombreux défis au cours de ma carrière académique.Personnellement, le moment le plus marquant fut sans doute lorsque, après avoir été forcé d’arrêter mes études pendant un an à cause d’une maladie, je me suis retrouvé dans la même classe que mon frère cadet.C’est alors que j’ai commencé à renoncer à tout effort académique.Au début de l’année, Michel se classait bon premier et moi second.Quelques mois plus tard, je glissais en cinquième place tandis que mon frère demeurait premier.Vers la fin de l’année, il était toujours au sommet et moi, je poursuivais ma descente.En dépit de ces difficultés, je souhaitais devenir architecte.Mon père, lui, rêvait du jour où l’un de ses enfants exercerait la profession de politicien.Il m’a donc convaincu de poursuivre des études en droit, et d’y travailler sérieusement.Ce n’est que plus tard que j’ai compris à quel point j’avais été chanceux de pouvoir compter sur l’appui de mes parents.À mes yeux, j’ai maintenant le devoir de veiller à ce que tous les jeunes du Canada puissent profiter de l’appui dont ils ont besoin dans le cadre de leurs études.C’est pourquoi je suis fier des mesures (pie notre gouvernement a adoptées afin d’élargir constamment l’accès à l’éducation.Pour favoriser l’accès aux études postsecondaires, nous continuons de réduire le fardeau financier des étudiants.Pour appuyer les efforts des étudiants dans leur poursuite de l’excellence, nous avons mis sur pied un régime de bourses s'adressant à des milliers de jeunes chaque année.Et pour que leurs efforts ne soient pas vains, nous travaillons sans relâche afin de créer un climat favorable à la création d’emplois rémunérateurs, stables et prometteurs pour nos jeunes diplômés.Le Canada bénéficie d'une population exceptionnellement douée.Ensemble, nous pourrons faire en sorte que le prochain millénaire soit celui de la jeunesse canadienne à l’échelle planétaire.OTTAWA 1999 kik&if Ufil&g Le campus principal, d Sudbwy.¦ TIMMINS (705)267-5850 SUDBURY (705) 560-6673 KAPUSKASING NEW LISKEARD STURGEON FALLS (705) 337-6673 (705) 647-4421 (705) 753-5420 HEARST (705)362-6673 ELLIOT LAKE (705) 848-6673 L’orientation^™)real » dans plus de 65 programmes postsecondaires Le français et l’anglais.des atouts incomparables • Des installations et de l’équipement ultra-modernes La formation appuyée par les technologies de pointe umames % Technologies et Métiers iences du milieu Sciences, de Ij mm sp-" - i.- • V .' mmm0m WM 52e Congrès de l'ACELF L'éducation de langue française dans une perspective de mondialisation 5 au 7 août 1999, Hôtel Citadel Ottawa Ottawa, Ontario PEUT POISSON Piirn Couture e métier de pêcheur n’est pits né de la dernière pluie.Si la façon de faire demeure la même depuis des lunes, les diverses techniques, elles, n’ont pas cessé d’évoluer au fil des ans.A l’École des pêches du Nouveau-Brunswick, située à Caraquet dans la péninsule acadienne, le métier est pris au sérieux.La seule école de pêche francophone au pays opère avec un budget annuel de 1,5 million S.On y offre une formation professionnelle aux pêcheurs, capitaines, mécaniciens, travailleurs d’usine de transformation et aquiculteurs.Rien n’est laissé au hasard puisque les cours sont dispensés par d’anciens pêcheurs bien au fait de la réalité.L’an dernier, plus de 2 600 élèves à temps partiel et complet ont fréquenté les salles de classe.Les élèves sont jeunes et veulent parfaire leur connaissance du milieu maritime.Des cours de navigation, de mécanique marine, d’engins de pêche, de simulation, de survie, de mesures d’urgence et d’aquaculture (huîtres, moules, truites et saumons) figurent au menu de l’établissement.Reste que le nombre d’inscriptions a connu une légère diminution en 1997-1998.La direction relie le phénomène à une baisse du nombre de participants au programme gouvernemental Mesures spéciales pour soutien ilu rerenu (MSSR) et à de nouveaux critères en vigueur dans le domaine de la formation.«Maintenant, les élèves doivent payer pour suivre des cours chez nous.Cette situation n’existait pas auparavant.C’est donc un changement majeur qui a eu une influence directe sur le taux de fréquentation», souligne le directeur, flédard Albert, dans son rapport annuel.Lors de sa fondation, en 1959, l’établissement d’enseignement devait gérer la croissance de l’industrie des pêches.«La demande était très forte dans la région», rappelle le directeur adjoint, Joseph triolet.«De nouvelles techniques de pêche apparaissaient sur le marché.Le poisson mourait de vieillesse.Il fallait faire quelque chose.Les pêcheurs avaient de gros filets, de gros bateaux, mais étaient incapables de capturer les poissons !» Au début des années 60, les pêcheurs ont donc beau jeu.À peu près n’importe (pii peut s’improviser capitaine de bateau.Aucun permis, aucune forma- / tion, aucune compétence ne sont exigés : le métier en prend pour son rhume.Mais aujourd’hui, les temps ont bien changé.Les exigences demandées par Transports Canada sont plus sévères.Par exemple, le cours certifié de capitaine de bateau est maintenant obligatoire pour tous ceux qui détiennent un permis permettant de pêcher 85 tonnes de poisson ou moins.Les propriétaires de bateaux n’engagent plus n’importe qui, ils exigent des employés formés.TRAVAILLEURS D'USINE Les travailleurs d’usine de transformation ont accès à des cours de formation portant sur le contrôle de la qualité.Tout récemment, les nouvelles exigences du marché de la transformation ont poussé les Américains à adopter un nouveau contrôle de la qualité des produits marins.Les exportateurs néo-brunswickois ont rapidement saisi le message.Ils ont été invités à retourner sur les bancs d’école et à refaire leurs devoirs.L’an dernier, l’École a remis plus de 200 certificats à des dirigeants, gérants, superviseurs, contremaîtres et contrôleurs d’usine. Qui plus est, la direction de l'École caresse le projet d’aménager un atelier de formation pour les travailleurs d'usine.L'idée est d'offrir une formation à la fois théorique et pratique.Le coût de l'aménagement : 500 000 $.«C’est notre priorité no I.On veut la réaliser d'ici l'an 2000.La formation de ce genre est nécessaire pour maîtriser les nouvelles techniques et pour mieux comprendre les réalités socio-économiques de l'industrie des pêches», maintient Joseph Friolet.PARTENARIATS Depuis 1973, l'École des pêches a donné et coordonné des stages de formation et séminaires à des ressortissants en provenance d’une trentaine de pays.Son réseau de partenariats s’étend jusqu’en Europe, en Afrique et à Haïti.Au cours des deux dernières années, le programme Acadie-llaïti (partenariat avec l’Université de Moncton et la Fédération des caisses populaires acadiennes) a permis à l'École de transmettre son savoir-faire à des pêcheurs du nord et du nord-est d’Haïti.L'objectif fondamental de ce programme est la sécurité alimentaire.Le bilan de la mission, dit-on, est très positif.Les pêcheurs haïtiens capturent aujourd’hui entre six et huit fois plus de poisson sur une base quotidienne tout en pratiquant le respect de la pêche responsable et de la biomasse.GÉRER LE DÉCLIN L’industrie de la pêche au pays nage actuellement en eau trouble.La ressource disponible de nombreuses espèces ne cesse de diminuer.Avec le rachat de permis de pêche au poisson de fond annoncé en juin dernier, le ministre fédéral des Pêches et des Océans, David Anderson, entend diminuer le nombre de pêcheurs afin de neutraliser les baisses des stocks.Pour l'École des pêches, cette mesure représente un défi de taille, mais aussi une réalité quotidienne.Depuis 1994, elle offre un programme de pêche industrielle responsable.«Cette formation cherche à responsabiliser le secteur de la pêche industrielle pour assurer une viabilité à long terme de la ressource.En 1959, l’École est née pour gérer la croissance de l'industrie.Aujourd'hui, aussi drôle que cela puisse paraître, nous sommes appelés à bien gérer sa décroissance», conclut Joseph Friolet.1947-1997 ü w m hi ni.lilt Association canadienne d'éducation de langue française 268, rue Marie-de-l'lncarnation, Québec (Québec) G1N 3G4 Téléphone : (418) 681-4661 Télécopieur : (418) 681-3389 Courriel : congres@acelf.ca Site Internet : www.acelf.ca epuis les dernières années, le Commissaire aux langues officielles a appuyé énergiquement les parents francophones à travers le Canada afin d'assurer la pleine mise en œuvre de l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.Le Commissaire est intervenu auprès des ministres de l'Éducation de plusieurs provinces et dans diverses causes devant les tribunaux pour rendre les écoles françaises plus accessibles aux jeunes francophones et aider leurs parents à obtenir la pleine gestion de leur propre système scolaire.Aujourd'hui, toutes les provinces et tous les territoires du Canada possèdent des conseils scolaires et des écoles de langue française.Pour plus de renseignements, communiquez avec le Commissaire aux langues officielles.COMMISSARIAT _ AUX l-ANCULS $ OFFICIELLES OFFICE OF Ti ll-: 1 COMMISSIONER OF OFFICIAL LANGUAGES .,V.344, rue Slater.Ottawa.K1A 0T8, 1 -877*996-6368 Les affaires t'intéressent?Tu veux améliorer tes compétences bilingues?Tu as le goût de la découverte?( ; V> Le Northern Alberta Institute of Technology et sa School of Business, la plus importante dans l'Ouest canadien, offre depuis 1996 le seul programme bilingue de niveau collégial dans la région en ADMINISTRATION DES AFFAIRES.Un diplôme de chez nous te permettra d'acquérir: • une formation de pointe d'une durée de deux ans dans le domaine des affaires, avec option en Comptabilité.Finance, Management ou Marketing: • une formation bilingue avec l'accent sur les communications d'affaires dans les deux langues officielles du Canada; • des compétences avancées en micro-informatique d'affaires grâce à l'utilisation de l'ordinateur portable; • une expérience de travail concrète lors d’un stage payé d'un minimum de 12 semaines.Inscris-toi dès aujourd'hui pour élargir tes perspectives d'emploi.L'Alberta t'attend! TELE PHONE: (403) 471-7033 COURRIEL:nicolep@nait.ab.ca THE NORTHERN ALBERTA INSTITUTE OF TECHNOLOGY www.nait.ab.ca 11762 -106 Street, Edmonton, Alberta T5Û 2R1 1 I ¦* UNE DISCIPLINE, UNE FIERTE tfrrmnmr» Imaginez qu'en une fraction de seconde votre patron remarque que votre boutonnière est nud boutonnée, que votre pantalon est mal repassé, que votre écusson est placé du mauvais côté et que, pardessus tout, le talon de votre botte gauche n’est pas assez astiqué.Non, nous ne sommes pas à l'armée canadienne.Il s’agit plutôt de l'École de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à Regina, en Saskatchewan.La situation décrite ci-haut est légèrement exagérée, mais si la discipline ne vous fait pas peur et que vous avez envie de devenir un des agents de la paix les plus respectés au pays, l'École de la GRC est l’option qui s’offre à vous.Mais n'entre pas qui veut dans cette prestigieuse institution.D’abord, il faut passer une série d’examens pour évaluer vos connaissances générales en prenant en considération votre scolarité.Ensuite, il faut passer un test d’aptitudes physiques et un test de langue seconde.Il faut aussi passer l’examen médical et dentaire, sans compter l’entrevue.Et il faut subir une enquête sur ses antécédents.Tout ce processus prend un an et demi si votre candidature est retenue.Pour être admissible à l’École de la GRC, il faut en premier lieu être citoyen canadien, avoir au moins 19 ans, détenir un permis de conduire valide et avoir au minimum une douzième année ou une équivalence (il est important de mentionner que plus votre niveau de scolarité est élevé, plus vous obtenez de points à votre dossier).Il faut également posséder un certificat en dactylographie, un certificat de secourisme valide de l'Ambulance St-Jean et un certificat en réanimation cardiorespiratoire.Lorsque l'on est accepté à l’École de la GRC, il n'y a aucuns frais de formation.De plus, les cadets de la Gendarmerie sont assurés d’un emploi.Pendant six mois, ils subiront un entraînement très rigoureux, très difficile, mais combien passionnant.De la marche militaire, en passant par un cours de conduite version «aventurier», sans oublier le cours de maniement d’armes à feu, l'entraînement ., les cours d’autodéfense et les cours magistraux.Personne n’a le temps de s’ennuyer.«Pendant 27 semaines, les cadets doivent apprendre à travailler en équipe et surtout à s'autodiscipliner.University of Regina J?Institut de formation linguistique Regina, Saskatchewan, S4S 0A2 Centre d’excellence de l’apprentissage des langues Bac.en études franco-canadiennes Certificat en français langue seconde Cours intensifs de formation linguistique : français, anglais, espagnol, japonais et mandarin îéiéprione : 306 585 41 77 http : //www.urogina ca/ onginst/ télécopieur : 306 585 5183 crrad long nstçjVegna.ca Ici, on met le cadet en situation réelle», mentionne le sergent François Desfossés, ancien professeur de marche militaire, qui est maintenant aux relations publiques.La marche militaire est le cours qui se rapproche le plus de l’armée, alors que l’instructeur doit faire preuve d’une grande sévérité.«Lorsque j’étais instructeur, je devais jouer le rôle du gros méchant, ça faisait partie de mon boulot», souligne M.Desfossés.Mais ce ne sont pas tous les instructeurs qui font preuve d’intransigeance.On a aussi aménagé une salle d’audience où ont lieu des procès simulés.Les apprentis agents de la paix devront donc parfois jouer le rôle de criminels, question de voir l’envers de la médaille.Tous les cours se donnent en anglais, mais la majorité des instructeurs sont bilingues et, si le besoin se fait sentir, ils aident les francophones.Il est possible de recevoir une formation complète en français seulement si la classe compte un minimum de 24 cadets qui en font la demande.On compte de six à huit femmes dans chaque troupe de vingt-quatre cadets.On retrouve aussi de nombreux représentants des communautés ethniques au sein de la Gendarmerie.«Le Canada est un pays multiculturel et la GRC se doit de bien représenter le pays», dit le sergent Desfossés.Après ses six mois passés à l’École, le cadet est affecté à un détachement où il continuera sa formation pendant six autres mois sous supervision.Pour ceux enfin qui s’interrogent sur la différence entre le cours offert au collège et celui de la GRC pour devenir policier, François Desfossés répond : «Il y a d’abord et avant tout la fierté de faire partie d’une équipe aussi réputée.Ensuite, le cours est très technique, le cadet apprend tout ce qui lui sera nécessaire et utile pendant sa carrière au sein de la Gendarmerie royale.» À cause de sévères compressions budgétaires, la GRC a décidé l’automne dernier de suspendre la formation des cadeLs.Ceux qui suivent présentement une formation termineront leur entraînement.Par contre, personne ne sera admis à l’École jusqu’à ce que de nouvelles décisions soient prises au mois d’avril.C’est la première fois que l’École de la GRC doit recourir à une telle mesure.Selon le surintendant Gérard Doucet, toutes sortes d’hypothèses sont présentement examinées afin de remédier à la situation.«On doit étudier les possibilités qui s’offrent à l’École.On se penche sur l’idée de la privatisation ou du partenariat.Il n’y a rien de certain en ce moment.» Tout ce qui est confirmé, c’est que l’allocation aux cadets sera abolie.Jusque-là, les cadets pouvaient recevoir entre 67 $ et 87 $ aux deux semaines pour leurs dépenses personnelles.Le logement, la nourriture et les assurances continueront cependant d’être défrayés par la GRC.^214 ' v.'-i-V .a=Cj5yV 'Vt’.J'Ç*“*; y>r .ET DUE ÇASAUÏE ! Depuis 23 semaines, Marie-Josée Darveau (29 ans) dort dans un «pit» juste à côté d’une de ses coéquipières.Un «pit», c’est un cubicule, avec deux lits et deux armoires de rangement.Chaque matin, entre 6 11 et 7 h, la journée commence.Marie-Josée ne se contente pas de faire son lit, elle doit en plus le repasser, sans compter le balayage et l’époussetage.Du côté des hommes, c'est la même chose.Les cadets de la Gendarmerie royale du Canada y passent tous.«Ici, que vous soyez un homme ou une femme, il n’y a pas de différence.Tout le monde a droit au même sort.Non, il n’y a aucune différence», raconte Daktari Dara, un jeune homme de 24 ans.La règle est la même pour tous.Les cadets doivent tous subir les mêmes examens et les mêmes tests d’aptitudes physiques.Cela n’enlève pas à Marie-Josée sa fierté d’appartenir à cette équipe.«J’ai voulu intégrer la Gendarme- rie royale du Canada parce que j'ai toujours considéré que c'étaient les meilleurs et les plus respectables», dit-elle.C’est l’aventure qui attire Daktari Dara.«Voyager à travers le pays, c’est une option très attrayante, lin plus, je pourrais travailler dans divers secteurs comme les crimes économiques, la plongée sous-marine», mentionne-t-il.L’entraînement n'est pas de tout repos.Les cours techniques débutent à 8 h pour se terminer à 16 h .30, sans compter qu’il ne faut pas oublier de faire ses devoirs et garder la forme.Chaque cadet doit au moins courir 16 kilomètres par semaine, sans parler des autres formes d’entraînement physique.Les cadets doivent parfois faire du rattrapage lorsqu'ils ne sont pits certains d’être à la hauteur des exigences.«Mais le plus difficile, ici, c’est le stress.La crainte d'échouer.Après deux échecs le contrat est annulé.Il faut travailler très fort.Il n’y a pas de place pour le doute», poursuit-elle.L’École de la Gendarmerie royale du Canada, c'est du sérieux.Mais le choc n'a pas été trop grand pour Marie-Josée, puisque cette dernière a déjà fait partie des Forces armées canadiennes.Daktari Dara ne cache pas sa crainte des premiers jours : «J'avais entendu des histoires et je m’attendais à ce genre de discipline.Ht puis, ici, tu dois jouer le jeu.Les premiers jours, ils m'ont fait vraiment peur», indique l'homme en souriant.Le meilleur conseil qu’il puisse donner à celui qui voudrait entrer dans la GRC, c’est de commencer à s’entraîner tout de suite.«Il ne faut pas attendre d'y être, c’est beaucoup trop difficile au début», avoue-t-il.«U faut être discipliné et surtout vouloir former une équipe avec 24 personnes différentes qui ont chacune leurs bons côtés, leurs forces et leurs faiblesses», conclut Marie-Josée Darveau.Université de Montréal Le «Bac 120 » Nouveau programme de baccalauréat s'adressant aux étudiants hors-Québec Pour plus d'information : Bureau du recrutement Université de Montréal C.P.6205, succursale Centre-ville Montréal (Québec) H3C 3T5 ou http ://umontreal.ca Information désirée Nom : Prénom : Adresse : (ode postal : que : Les domaines d'études : ÀfP 99 'j EIRE UN ARTISTE 4iiiniin.il» à l’ÉNT.Notez bien : 52 sur 1 258.En moyenne donc, on n’accepte qu’une candidature sur vingt.Contrairement à la mentalité qui sévit dans nombre de collèges et d’universités, l’École nationale de théâtre ne fabrique donc pits des diplômés à la chaîne.Elle n'accueille au total que 150 élèves, francophones et anglophones.Fondée à Montréal en I960, l'ÉNT est une école privée sans but lucratif qui a pignon sur la rue Saint-Denis à Montréal, dims ce qui fut jadis une ancienne cour juvénile.On y enseigne, en anglais et en français, tous les métiers du théâtre : interprétation, écriture dramatique, scénographie et production.Depuis sa fondation, l’ÉNT a produit quelque I 200 diplômés francophones et anglophones.«C’est la seule école au monde qui est co-lingue», lance la directrice artistique et comédienne, Monique Mercure.Co-lingue ?Contrairement à ce cpii se passe dans une école bilingue, le personnel et les élèves, anglophones et francophones, «cohabitent» sous un même toit, se croisent, mais ont leur enseignement dans leur langue maternelle.«Ce n’est pas un enseignement bilingue.Le théâtre est difficilement bilingue, poursuit Monique Mercure.Du’ont en commun Benoît Brière, Roy Dupuis, Sylvie Drapeau, Serge Postigo, Marcel Leboeuf et Michel Côté ?Oui, ce sont des comédiens.Mais encore.Pour tout dire, ils sortent tous de l'École nationale de théâtre du Canada.Les élèves l'appellent «le cloître», ce qui en dit long sur l’état d'esprit îles étudiants qui travaillent douze heures par jour entre les quatre murs de la vénérable institution.«Tu te lèves le matin, tu rentres à 8 h 30.A 9 h, tu as un exercice de réchauffement.Tti ils une heure pour dîner, une demi-heure pour souper.1\t sors de là à 23 h, parfois à 2 h du matin», confirme Pascal Patenaude de Vars en Ontario, qui a terminé en mai dernier des études de quatre ans en interprétation : «Des amis, j’en ai perdus grandement de vue.Tu les vois l'été ou les quatre semaines que tu ils à Noël.» Il y a quelques années, les élèves en phase aiguë de création pouvaient même coucher à l'École.«Je travaillais jusqu’à 3 h ou 4 h du matin.Je prenais ma douche à l’École et je poursuivais le lendemain, raconte Glen Charles Landry, de Fredericton, qui a terminé ses études en scénographie l’an dernier.La première année, j’étais tout le temps ici, sept jours par semaine.J'ai fait des journées d’au moins la heures de travail.» En fait, explique Marc Prescott de Saint-Boniface, finissant de 1998 en écriture dramatique, l’étudiant fraîchement débarqué doit s'attendre à vivre une expérience qu'il n'oubliera pas de sitôt.«Attache ta tuque avec de la broche parce que tu vas travailler fort !», lance-t-il à l'intention de ceux et celles qui songent déjà à remplir une demande d’admission avant la date limite fixée au 15 février.Il n’y a pas de place pour les tricheurs et les demi-mesures : «Si tu ne travailles pits, les profs le savent, c’est automatique.» Le plus difficile n’est pas de sortir de l’ÉNT avec un certificat attestant hors de tout doute raisonnable que vous avez un certain talent, pour ne pas dire un talent artistique certain.Non.Le plus difficile, c’est d’y entrer ! UN SUR VINGT Car, n'entre pas qui veut au «cloître».Le seul critère de sélection est le talent.Bon an, mal an, l'École reçoit quelque 1 200 candidatures en provenance de partout au pays.L'an dernier, ils étaient 1 258 à tenter leur chance aux auditions et aux différents concours.De ce nombre, 52 nouveaux élèves ont fait leur entrée Etudiez en français à l’UQAH Entreprenez une formation de qualité en français dans la région de la Capitale nationale.Renseignez-vous dès maintenant sur nos programmes de certificat, baccalauréat et d'études de cycles supérieurs.Renseignements : (819) 773-1850 Site internet www.uqah.uquebec.ca ûlucmtre Le service d education et de formation des adultes en français en Colombie-Britannique 2412 rue Laurel, 6e etage Vancouver, C.-B V5Z 3T2 Tel: 604.708.5100 Téléc: 604.708.5124 Sans frais: 1.800.747.4825 http:Wwww.educacentre.com ^LERQBEU • Arts • Education • Administration • Sciences • milieu accueillant • approche personnalisée • haut taux de placement «Jniversité Sainte-Anne Pointe-de-l’ Église (Nouvelle-Écosse) BOW 1M0 Télécopieur: (902) 769-2930 1-888-3ÉTUDES Pour former des acteurs, des auteurs, je pense qu’il faut travailler dans une langue.» Cela dit, le «co-linguisme» n’est pas une position politique ou idéologique, précise le directeur général Simon Brault : «C’est un choix pratique.» Un choix qui permet une ouverture sur le monde : «L’École ne pouvait pas être dans une autre ville que Montréal, qui est vraiment une métropole où il y a les deux langues.» «Nous sommes le seul établissement qui enseigne le théâtre dans son ensemble, où toute la structure de l’École, du plus haut niveau jusqu’à la dernière personne qui y travaille, est dirigée vers l'unique objectif de former des artistes de théâtre.On n’est pas une partie d’une université ou une partie d'un conservatoire», mentionne Simon Brault.UNE SÉLECTION IMPITOYABLE Il n’est pas exagéré de dire que l’ÉNT est impitoyable lors de la sélection des nouveaux élèves : «On propose un niveau de formation assez élevé, qui demande une disponibilité réelle, totale des gens.Une volonté et une détermination à faire du théâtre, à avancer et à apprendre qui est exceptionnelle», résume Simon Brault.Tellement qu’on demande aux étudiants de ne pils occuper un emploi à temps partiel durant la période scolaire.«On cherche des gens qui sont bons sur le plan individuel, mais qui sont aussi capables de travailler les uns avec les autres.En fait, une classe Le Réseau d'enseignement francophone à distance du Canada Depuis 1988.Au coeur des réseaux du troisième millénaire Tel.: (514) 523-3143 rcfad@synipatico.ca http://\v\vvv.refad.ca c’est comme une petite compagnie de théâtre.Elle va vivre ensemble intensivement pendant trois ou quatre ans», poursuit M.Brault.Mais comment peut-on juger du talent de quelqu'un ?Monique Mercure parle «d’une espèce de lumière, de feu, de flamme» qu’on décèle dans les yeux des candidats en interprétation.«On peut se tromper», concède-t-elle, mais p;ts souvent.Attention : il ne faut pas jouer faux devant le comité de sélection.«Ça prend l'amour du théâtre pour entrer ici», résume Pascal Patenaude.«Si quelqu'un vient à l’École avec l’idée qu’il va jouer dans les téléromans, ça ne nous intéresse pas», renchérit M.Brault.«Ce qu’on propose c’est une vision artistique large, ouverte, éclatée.On ne propose pas une seule façon de former.» DES PHOTS DE PARTOUT Les professeurs proviennent du Canada, des États-Unis, d'Europe et d’Asie.On parle de 200 professeurs et conférenciers.pour 150 élèves ! Tous ces professeurs sont des contractuels.Leur métier n’est pus d’enseigner, mais de créer.Les étudiants côtoient les André Brassard, Hélène Loiselle, Guy Nadon, Alice Ronfard, Jean-Pierre Ronfard, René-Daniel Dubois, tous des monuments dans leur domaine respectif.«On a la chance d’avoir des professeurs qui sont des praticiens, qui sont dans le milieu, qui pratiquent un métier et qui amènent à l'École quelque chose», souligne Monique Mercure.De gros noms qui impressionnent les jeunes étudiants, mais qui n’ont pas paralysé de peur Marc Prescott de Winnipeg : «Jean-Pierre Ronfard, je n’avais aucune idée de qui c’était.J’avais une grande part d’objectivité parce que, que veux-tu, je ne le connaissais pas ! André Brassard, je savais qu’il avait monté toutes les pièces de Tremblay.Mais il n’y avait pas toute cette aura, cette mystique.» Ce que retient Glen Landry de ses professeurs, c’est d’abord et avant tout leur grande simplicité : «Monique Mercure nous connaît tous par nos noms.On lui dit bonjour Monique.C’est quasiment notre tante qui est là.C'est bizarre, tout le star system est absent.C’est très familial.» Pour ce cpii est de la contribution de L’ÉNT au monde du théâtre francophone, Monique Mercure la qualifie de très importante : «S’il y a maintenant une dramaturgie québécoise, c’est un peu grâce à l'Ecole.» La création d’une section d’écriture dramatique au début des années 70 a permis à des auteurs, qui étaient peu joués, d’écrire des pièces pour les finissants de la section française.Michel Garneau, Jean-Claude Germain, Victor-Lévy Beaulieu sont parmi ceux qui en ont profité.Une nouvelle génération de metteurs en scène est aussi sortie de l’École : René Richard Cyr, Dominic Champagne.Yves Desgagné, Wajdi Mouawad. QUESTION D'ARGENT DILEMME COM Conseil des ministres de IT’ducalion (Canada) ETUDIANTES ET ÉTUDIANTS À LA RECHERCHE DE BOURSES.D'ÉCHANGES CULTURELS, DE VOYAGES ET DE TRAVAIL?INSCRIVEZ-VOUS AUX PROGRAMMES DE LANGUES OFFICIELLES PROGRAMME DE BOURSES POUR FRANCOPHONES HORS QUÉBEC Offre un cours de cinq semaines, au printemps ou en été, pour perfectionner le français langue première et pour approfondir la connaissance de la culture d'expression française.PROGRAMME DE BOURSES D'ETE DE LANGUES Offre un cours d'immersion de cinq semaines, au printemps ou en été, pour apprendre une langue seconde et approfondir la connaissance de la culture qu'elle reflète.Ces programmes sont destinés aux étudiantes et etudiants qui ont terminé la 11! année scolaire (Secondaire V au Québec) ou qui ont atteint le niveau postsecondaire au moment où le cours débutera.PROGRAMME DES MONITEURS DE LANGUES OFFICIELLES Offre la possibilité de travailler, à temps partiel ou à temps plein, en milieu scolaire et de faire découvrir sa langue et sa culture.Ce programme s'adresse aux étudiantes et étudiants du niveau postsecondaire.Les brochures et les formulaires de demande sont disponibles aux services d'orientation des écoles secondaires, aux services d'aide financière ou de recrutement des collèges et universités et sur le site Web du CMEC : http://www.cmec.ca/olp Date limite : le 15 février 1999 Le Conseil des ministres de l'Éducation (Canada) [CMEC] administre ces programmes de langues officielles, en collaboration avec les ministères de l'Éducation des provinces et territoires.Ils sont financés par le ministère du Patrimoine canadien.Le CMEC est un organisme intergouverne -mental constitué des ministres responsables de renseignement primaire-secondaire et de renseignement postsecondaire des provinces et des territoires.Par l'entremise du CMEC, les ministres échangent des renseignements et entreprennent des projets dans des domaines d'intérét mutuel.Porte-parole de l’éducation â l'étranger, le CMEC joue un rôle de leadership pour relever les défis en éducation.Patrimoine Canadian canadien Heritage Le gouvernement du Canada, par l’entremise du ministère du Patrimoine, est le principal bailleur de fonds de l’ÉNT.Mais toutes les provinces contribuent au financement de l’école, ce qui en soi est tissez exceptionnel.L’École reçoit aussi des dons, qui sont investis dans un programme de fonds de bourses, mis sur pied dans le but de venir en aide aux étudiants qui éprouvent des difficultés financières.«On passe beaucoup de temps à quêter pour essayer d’obtenir de l’argent des compagnies, des mécènes» dit Brault.À l’ÉNT, on refuse de perdre un seul jeune talent pour des raisons bassement financières.Malgré l’aide gouvernementale, les droits de scolarité sont quand même de 2 900 $ cette année, ce qui n’est pas rien.Simon Brault tient cependant à mettre les choses en perspective : «Une école comme celle-ci, si elle n’était pas soutenue par les pouvoirs publics, ça deviendrait immédiatement une école où ça coûterait 15 000 $ ou 20 000 $ pour entrer.On n’aurait que des enfants de riches.Ça deviendrait la chasse gardée d’une élite économique.» «On est extrêmement rentable sur le plan artistique et social.On peut regarder ce qui se passe au théâtre partout au Canada et voir la contribution directe, majeure, de l’École nationale de théâtre», ajoute le directeur général.Et que ressent-on lorsqu’on voit un de ses élèves percer dans le monde du théâtre ?«C’est la récompense», dit M.Brault.«On souhaite que chaque élève puisse un jour avoir son nom sur une marquise de théâtre, au générique d’un film ou dans un programme», conclut Monique Mercure, qui a déjà joué dans une pièce où tous les acteurs avaient d’abord fait leurs classes à l’École.Yves Lusignan ester à Montréal et parfaire sa formation tout en s’abreuvant à la source des nouvelles tendances, ou retourner dans sa province d’origine et partager son savoir et ses connaissances avec ses compatriotes ?Chaque année, les finissants francophones de l’École nationale de théâtre qui sont originaires de l’extérieur du Québec font face à un dilemme cornélien.«Je le sais très bien qu’ils ont besoin d’une certaine relève au Manitoba», admet Marc Prescott qui, visiblement mal à l’aise d’aborder ce sujet, parle d’une question «épineuse».Il ne serait pourtant pas le seul de sa province à choisir Montréal et le Québec.Parmi les cinq derniers I’ranco-Manitobains qui ont franchi la porte de l’École, aucun n’est retourné dans sa province natale exercer son métier.Pour tout dire, les jeunes finissants de l’ÉNT savent que les attentes sont parfois énormes dans leur province d’origine.Par exemple, on a bien fait sentir à Glen Charles Landry qu’il était à lui tout seul «LA relève» acadienne en scénographie.A chaque occasion, le Théâtre aire de l’Acadie (TPA), de Caraquet, lui demande s’il veut déménager dans la péninsule acadienne, il a aussi rencontré le poète, cinéaste, écrivain et grand-prêtre d’une Acadie tricotée serrée, Ilerménégilde Chiasson : «Sa première question a été de me demander si j’allais habiter à Moncton.» Le problème, c’est que Glen Charles Landry ignore si c’est une bonne idée de retourner au Nouveau-Brunswick, du moins pour le moment.Marc Prescott admet qu’il est déchiré entre Saint-Boniface et Montréal.Toutefois, dit-il, «comme écrivain, je n’ai pas besoin d’être à Saint-Boniface pour écrire des histoires, pour que mes pièces soient montées là-bas».Il parle de l’importance d’avoir un contact «avec différents publics» et du manque de formation des comédiens franco-manitobains, qui l’obligerait à s’occuper de tout, alors que sa formation à l’École nationale de théâtre est très spécialisée.«Si je retourne au Manitoba, il va falloir que je fasse de la mise en scène, il va falloir que j’enseigne, il va falloir que j’écrive.» Il craint que tout lui «tombe sur les épaules» alors qu’il n’est formé qu’en écriture dramatique.D’un autre côté, il se dit qu’il a tellement appris à l’ÉNT qu’il est temps pour lui de partager ses connaissances, il a aussi peur qu’on lui reproche un jour d’avoir fait comme Daniel Lavoie, c’est-à-dire partir pour ne plus revenir : «Je suis mieux de devenir une grande star.Ça pardonne.» Mais ce qui agace vraiment Marc Prescott, ce qui le met en rogne, ce qui lui donne envie de rester à Montréal et d’envoyer paître le Manitoba et ses jours de plaine c’est.le ministère de l’Éducation ! Pas seulement le ministère, mais aussi, et surtout, le Manitoba Theatre Center et le Manitoba Art Council qui, dénonce-t-il sur 97 tous les toits et sur tous les tons, sont deux organismes publics qui ont tendance à ne pas dépenser beaucoup d’argent pour aider les artistes francophones.«J’ai une dette assez considérable.Je pourrais très bien rouler avec une Honda Accord de l’année qui ne carbure qu’aux grandes pensées», ironise-t-il.Il a carrément l’impression que sa province l’a laissé tomber lorsqu’il avait besoin d'aide financière pour poursuivre ses études.«J’ai une très grande rancune.J’ai beaucoup d’amertume.J'ai trouvé ça aberrant et je suis indigné.» Ht paf ! «J'ai pus le goût de retourner au Manitoba, compte tenu de cela.S'ils m’avaient vraiment appuyé dans la démarche, j’aurais peut-être un petit peu plus l’envie d’y retourner.» Glen Charles Landry s’imagine aussi en train de faire de la formation s’il retourne en Acadie : < le théâtre qui se fait en Acadie date des années 70.Il n’y a pas eu d’évolution parce que ce sont les mêmes personnes qui font les mêmes choses depuis un certain nombre d'années.Même les professeurs qui enseignent à l'Université de Moncton sont là depuis vingt ans.Ce qu'on voit sur les planches, c'est ce qu’on voit depuis vingt ans.Ce sont toujours les deux mêmes scénographes.» D'un autre côté, il sait qu’il sera plus difficile de retourner en Acadie dans cinq ou six ans avec une expérience montréalaise dans ses valises, tout simplement parce qu'il risque alors d’être perçu comme un étranger, plutôt que comme «le petit gars» d'Acadie.Pascal Patenaude, de Vars en Ontario, qui a terminé l’an dernier ses études en interprétation, a déjà choisi de faire carrière à Montréal et à Ottawa : «L’École nationale de théâtre m’a donné le goût de m’affirmer en tant que Franco-Ontarien, de retourner à Ottawa et de promouvoir une culture», dit-il avec une certaine passion.Convaincu, il l’est, lui qui a donné des cours à tous les étés à des jeunes artistes en herbe de la région d’Embrun dans l'Est ontarien, dans l’espoir de leur transmettre sa passion.Yvan Castonguay de Sudbury, qui est en deuxième année en scénographie, dit qu'il n'a jamais senti une pression du milieu pour - * retourner à /JL I Sudbury a Perd* par le Nord! O A Université Laurentienne Laurentian University L'Université du Nord pour les francophones (705) 675-1151 • www.laurentian.ca la fin de ses études, il a juste reçu un message, probablement le même qui trotte dans la tête de tous les Marc Prescott, Glen Charles Landry et Pascal Patenaude de la francophonie canadienne qui mettront les pieds un jour à l’École nationale de théâtre : «N’oublie pas d’où tu a viens, n’oublie pas tes racines, n'oublie pas qui tu es.» kiencer liu/viainer Art dramatique Droit et justice Éducation Espagnol Études en éthique Folklore et ethnologie de l'Amérique française Français Géographie Histoire Italien Langues modernes Philosophie Psychologie Science économique Science politique Sciences religieuses Sociologie fciencer naturelle; Biochimie Biologie Chimie Mathématiques Neurosciences du comportement Physique Sciences libérales Profertionr Administration des sports Commerce et administration Éducation Sage-femme 5cience du langage Sciences de l’activité physique - éducation physique - promotion de la santé - leadership : activités physiques de plein air - kinésiologie Sciences infirmières Service social Proqramet de «artrire Développement humain Histoire Orthophonie Service social Sociologie » 0 l il u i 109012 /¦ Etudier , en .français dans' l'Ouest canadien 7 Bien sûr que OUI! Venez optimiser vos perspectives de carrières en vous inscrivant à un des programmes suivants: • Baccalauréat en administration des affaires (bilingue!) • Baccalauréat ès arts • Baccalauréat en éducation • Baccalauréat en éducation / ès sciences • Baccalauréat ès sciences • Diplôme de perfectionnement en éducation • Maîtrise en sciences de l'éducabon Plusieurs bourses disponibles! Renseignements' Faculté Saint-Jean 8406, rue Marie-Anne Gobouiy (91e rue) Edmonton, Alberta T6C4G9 1-800-537-2509 Courriel: fsj@gpusrv.uolberto.co www.fsj.uolberta.co FACULTE SAINT-JEAN University of Alberta 30 ANS AU SERVICE DES PAEAIS GOURMANDS «oimiubiuii> Christine Martel a la trempe d'une femme qui sait où elle va et ce qu'elle veut faire.Elle a accédé à la direction de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québec (1THQ) en 1997, après avoir oeuvré en éducation pendant de longues années.Elle a également été sous-ministre à la Science et à la Formation professionnelle, a dirigé l’École de mode du collège Lasalle ainsi que le Centre des textiles de Saint-Hyacinthe.«Que faire de mieux pour souligner les trente ans de l'Institut qu’une grande rencontre internationale où des spécialistes québécois et internationaux en gastronomie, en hôtellerie et en tourisme présenteront les défis cpti se posent à nous à l’aube du troisième millénaire ?» lance-t-elle, en souriant.«Nous avons aussi prévu de grandes retrouvailles avec les anciens de l'Institut qui se sont taillé une place de renom dans le monde.Nous ouvrirons pour l'occasion le Centre international de formation et de dégustation des vins, où les spécialistes pourront apprécier les connaissances des Québécois dans ce domaine.Un premier cours de base en sommellerie sera donné en janvier.Il sera suivi d'une formation de sommelier supérieur avec des stages en France et en Italie et pourra être complété par une attestation d'études collégiales permettant d'accéder au poste de maître d'hôtel dans un troisième temps», ajoute-t-elle.Fondée en 1968 par le gouvernement du Québec en collaboration avec l’industrie, l’ITIIQ est unique en son genre.C'est la seule école du Canada à offrir de la formation professionnelle hautement qualifiée au niveau secondaire, collégial et universitaire dans un même lieu.Parallèlement à l'Institut, qui offre-deux salles de restauration poulies palais gourmands, un hôtel expérimental de quarante-deux chambres est ouvert au grand public et permet aux étudiants de pratiquer tous les jours les services et la gestion en hôtellerie.En tout, I 200 étudiants par année passent par l'Institut, dont au moins une-centaine au niveau universitaire.La formation est gratuite et ils partent avec un diplôme de l’ITHQ, reconnu et apprécié sur le marché du travail.Il faut dire que la sélection d'entrée est sévère : une demande sur cinq seulement est acceptée et la formation, tant générale que professionnelle, reste exigeante.«Les prochains défis de l’Institut ne consistent pics à asseoir notre réputation nationale et internationale.Elle est déjà faite.Nous devons plutôt apprendre à nous diversifier, à être plus créatif en ces temps de restrictions budgétaires, à accroître nos protocoles d'entente avec les entreprises privées québécoises et les autres institutions étrangères», précise Mme Martel.Chose dite, chose faite.Récemment, les représentants du ministère de l’Éducation et de la Culture d’Espagne et l’ITHQ ont signé une entente de quatre ans pour améliorer la connaissance delà langue et de la culture espagnoles dans l’industrie du tourisme, de I hôtellerie et de la restauration, en mettant sur pied des stages d’intégration pour les étudiants.D’autres ententes ont été signées avec la France dans plusieurs régions (Auvergne, Côtes du Rhône, l’École de cuisine supérieure Ferrandi de Paris); l'Italie et la Belgique* se montrent également intéressées.Au Québec, le fonds de cave du nouveau Centre international de formation et de-dégustation des vins de l'Institut sera établi en collaboration avec-la Société des Alcools du Québec.Hydro-Québcc, pour sa part, a fortement contribué à la mise en place d'un centre multifonctionnel de recherche en alimentation à l'Institut, qui dispose d'une cuisine-expérimentale et d'une salle de-démonstration culinaire dotées d'équipements à la fine pointe delà technologie.Le Centre permettra entre autres de développer des approches culinaires novatrices avec des produits québécois peu connus ou sous-utilisés.L'avantage de l'ITHQ est de savoir toucher une clientèle diversifiée.Outre les cours de base en cuisine et en pâtisserie, il offre des cours spécialisés dans l'art de recevoir, avec ou sans délicieuses bouchées.Il propose aussi des programmes de recyclage et de perfectionnement pour les adultes et les jeunes décrocheurs, de la formation sur mesure dont celle du personnel des casinos et celle chez les Inuits et les Cris, des cours spécialisés en cuisine provençale, italienne, japonaise, etc.Le tout dans un environnement agréable et stimulant.«En acceptant de collaborer avec les experts de l’industrie, nous bénéficions de leurs découvertes et de-leurs recherches, mais ; nous leur offrons une splendide vitrine d'exposition ici et à l’étranger», conclut la directrice.Pour assurer la réussite de l’ITHQ, cette femme n'a pas froid aux yeux.Elle passe d’un projet à l’autre, en soulignant la grande importance du travail de formation en équipe, qu’il faut chercher à dynamiser encore plus.Plus de 250 employés permanents et occasionnels s’efforcent de maintenir le label de qualité qui fait la force et la renommée de l’ITIlQ.Ils encouragent, par exemple, leurs étudiants à participer à la coupe Gérard Delage, du nom d’un fondateur de l’Institut et grand maître de l’hôtellerie au Québec, 1V5 a 10 ans.10 ans à vous emmener en voyage sous le ciel d'Europe et d'Afrique, vers d'aulres accents et d'autres couleurs.10 ans à vous faire découvrir les visages des gens qui vivent de I autre cole de l'horizon 10 ans TV5 la tete dans les images qui propose, depuis 1995, un concours national pour les services dans la restauration.Elle vient s’ajouter au concours international de la coupe Jean Baptiste qui, en 1999, se tiendra à Montréal.Sans parler du .55’' mondial des métiers, sorte d’olympiades de la formation technique et professionnelle, qui se déroulera à Montréal du 11 au 14 novembre 1999.Autre événement qui permettra à l’ITHQ de rayonner sur la scène internationale.Une première au Canada depuis sa création en 1950 en Espagne.Mesdames, Messieurs, à vos fourneaux et que le meilleur gagne ! M 't t Æ */Mn £«s *«*!*?Jh /6"3 list (* * * "*i Depuis trois ans, la Stratégie emploi jeunesse du gouvernement fédéral a conduit à la relance des programmes Jeunesse Canada au travail (JCT), qui s'articulent notamment autour des volets : dans les deux langues officielles; dans les établissements voués au patrimoine; pour les Autochtones en milieu urbain; dans les parcs nationaux et les lieux historiques nationaux; sur la scène internationale; en sciences et technologie.1 800 935-5555 — www.pch.gc.ca .•y Stratégie f Yi emploi ' Kit __.Youth emploi ’ Kmploymcnt jeunesse Strategy Canada UN PARI GAGNANT cnnon» Il \ient de Saint-Camille-de-Lellis, dans la Beauce; elle, de Princeville, à une heure de Québec.Tous les deux, à vingt ans, ont choisi la France.Pas définitivement certes, mais de façon très réfléchie.«C’est très intéressant pour le C.V.Cela prouve (pie tu es débrouillard», explique Isabelle Carignan : «À la sortie de l’université, le taux de placement des étudiants ayant séjourné à l’étranger est de 20 pour cent supérieur à la normale», renchérit Steve Fortier.Depuis quatre mois, ces deux Québécois suivent les cours de littérature de l’Université Paris 3, l’une des branches de la prestigieuse Sorbonne.Pour autant, ils continuent d’être rattachés à leur université d’origine, McGill pour Isabelle, l’UQUAM pour Steve.Comme eux, quelques centaines d’étudiants sont passés cette année par l’OFQj pour continuer leur scolarité sur le sol français, ou y faire leurs stages en entreprise.Créé en 1968, l’Office franco-québécois pour la jeunesse est un organisme bigouvernemental favorisant les échanges dans les domaines de la recherche, de l’emploi et de la formation professionnelle.En 30 ans, 80 000 jeunes âgés de 18 à 35 ans ont voyagé grâce à lui.Ce succès n’étonne guère, vu les services rendus.Les étudiants désireux de s’expatrier obtiennent, pour une contribution de 350 $, un aller-retour «ouvert» Montréal-Paris (avec surplus de bagages payé), une nuit d’hôtel à l’arrivée, une visite guidée de la capitale française et, peut-être le plus important, des conseils pour faciliter l’obtention des permis de séjour et de travail.L’OFQJ travaille essentiellement avec les établissements signataires de l’entente CREPUQ (Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec).Un accord qui a pour principale conséquence l’équivalence des diplômes.«En poursuivant mes études en France, je sais que je ne perds jtas une année dans mon cursus», insiste Steve, qui a déterminé les cours qu’il allait suivre à la Sorbonne avec ses professeurs montréalais.«Je me suis même inscrit à un cours de littérature comparée France-Québec.J’ai bâte de savoir ce qu’est la littérature québécoise pour les Français, s’ils en sont restés à Maria Chapdelaine par exemple.» Mais l’équivalence des diplômes a son pendant : l’obligation pour les étudiants des deux pays de payer leurs droits de scolarité dans leur université d’origine.Et à ce jeu-là les étudiants français, qui payent à peine 250 S par an en moyenne, sont largement gagnants.«C’est dix fois moins cher que chez nous, remarque Isabelle.Au Québec, tout ce qu’on entend c’est : je n’irai pas à l’université.Moi, heureusement, j’ai droit aux prêts et bourses.Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde.» Et puis, il faut se loger.Là encore, les jeunes Français qui partent étudier au Québec sortent gagnants, tant le prix des loyers est élevé dans l’Hexagone.À Paris surtout, où il faut débourser 600 $ minimum par mois (sans les charges) pour avoir son (très petit) chez-soi.Voilà pourquoi, pour limiter les frais, Isabelle a choisi de prendre une chambre dans un foyer.Une centaine d’étudiants canadiens, dont deux tiers de Québécois, sont mm encore plus chanceux et vivent pour 250 $ environ à l’un des endroits les plus multiculturels de Paris : la Cité internationale universitaire.Plus de 5 000 jeunes de toutes nationalités y sont installés sur les 120 000 étudiants étrangers qu’accueille la France.Au total, aller étudier en France pour un étudiant canadien n'est pas une opération blanche, lin témoignent les 15 000 $ qu’il se doit de posséder, selon les services de l'immigration, au moment de son entrée sur le territoire français.Une somme qu'il aura bien du mal à ne pas dépenser entièrement en un an, malgré les multiples réductions dont bénéficient les étudiants dans les musées, théâtres, cinémas et transports en commun.Parce qu’ils ne restent en moyenne que deux à trois mois en France, les étudiants qui y effectuent leurs stages en entreprise n’ont pas tous ces soucis.C’est le cas des six élèves du collège Boréal de Sudbury qui viennent en janvier-février depuis cinq ans dans la région d’Annecy, au pied des Alpes.Un échange qui a d’abord surpris, de l'autre côté de l'Atlantique, tant les Français n’imaginent pas un seul instant que des francophones puissent vivre, au Canada, ailleurs qu’au Québec.Il faut dire que ce projet a une histoire.Il y a cinq mis en effet, des représentants franco-ontariens, inquiets d’une éventuelle souveraineté, avaient demandé à l'OFQJ de tisser des liens entre eux et la France avant qu’il ne soit trop tard.Conciliant, l’organisme québécois aurait alors accepté de jouer les entremetteurs, l’affaire parvenant même aux oreilles d’Édouard Balladur, le premier ministre français de l’époque, lors d’une visite officielle au Québec.«Et voilà comment le fameux problème qui taraude la vie politique canadienne depuis trente ans nous a permis d’initier ce programme», conclut Gilles Heidsieck, professeur au département des techniques de commercialisation à l'Institut universitaire de technologies d'Annecy.Ce n’est certes pas les étudiants français et franco-ontariens concernés qui s’en plaindront.Votre place dans le monde des affaires Grande école de renommée internationale, l’École des Hautes Études Commerciales vous propose un baccalauréat en administration des affaires de haut niveau et de nombreux extras • Virtuose : un programme avant-gardiste incluant l’usage intensif de l’ordinateur portatif.• Passeport pour le monde : un programme d’échanges permettant de faire une partie de ses études à l’étranger.• Une douzaine de concentrations : une vaste gamme de cours de spécialisation dans le domaine de la gestion.• Accent sur la communication d’affaires : maîtrise du français, cours de gestion en anglais et en espagnol.• Une vie étudiante dynamique : de nombreuses associations pour développer son esprit d'équipe, exercer son leadership et enrichir son curriculum vitae.• Un service de placement efficace : chaque année, le taux de placement des finissants du B.A.A.avoisine les 95 %.École des Hautes Études Commerciales 5000, chemin de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 2A7 Téléphone : (514) 340-6151 Télécopieur : (514) 340-5640 baa@hec.ca www.hec.ca c/>c > Z Z < h m 1)30 > C/) C H r- m> c (/> Z > < Z m T1 33-b études chrétiennes théologie communications sociales pastorale droit canonique sciences de la mission et du dialogue interreligieüx 223, rue Main Ottawa ON K1S 1C4 (613) 236-1393 téléc.: (613) 782-3005 info@ustpaul.ca www.ustpaul.ca ÊTES-VOUS UN JOURNALISTE ?S’il y a une chose qu'un patron de presse n’attend pas de ses journalistes, c’est bien qu’ils soient ouverts à l’aspect.spirituel de leur travail ! Pourtant, explique le directeur de l’Institut des communications sociales à l’Université St-Paul, Guy Marchessault, la population veut entendre parler de questions spirituelles et religieuses.Beaucoup plus qu’on l’imagine d’ailleurs.L’Université St-Paul à Ottawa offre justement deux certificats en communications sociales, dans lesquels on offre des cours sur les questions spirituelles ou religieuses.Mais attention ! L’université n’a ni l’ambition, ni la prétention de former des journalistes religieux.«On cherche à former des communicateurs.Il n’y a pas de façon de faire de la radio catholique ou de la télévision protestante.À ce niveau, nous sommes sur un pied d’égalité avec n’importe quelle autre université, et on se doit d’enseigner des choses qui sont • >•< pertinentes en termes de communication», explique M.Marchessault.On oublie parfois que l’actuel a vu le jour en 1969.Un programme fort couru, à l’époque.L’université se retrouve dès 1977 avec plus de 300 étudiants et 11 professeurs à temps complet sur les bras.Submergée, St-Paul transfère en 1978 son programme à l’Université d’Ottawa, ne conservant que deux certificats en communication axés sur l’humanisme et le spirituel.L’année suivante, il ne reste que deux ou trois étudiants ! «Quand on met de l’avant l’aspect religieux, il y a des gens qui ne sont pas intéressés, ils sont très intéressés à en entendre parler par la bande, mais ils ne sont pas intéressés par un cours de religion», constate M.Marchessault.N’empêche, une cinquantaine d’étudiants, dont la moitié à temps complet, étaient inscrits à l’un ou l’autre certificat en 1997.Cette année, les deux certificats s’ajustent à des objectifs précis, adaptés aux demandes actuelles.«Là on ne veut pas qu’il y ait de méprise.Nos cours sont vraiment des cours de communication», insiste M.Marchessault.Sauf que-si un étudiant veut aborder la question religieuse.St-Paul dispose de trois professeurs spécialisés qui peuvent traiter du sujet.I.T Diversité Saint-Paul est le seul établissement d’enseignement au Canada et en Amérique du Nord à proposer cette approche originale en communication.Il y a bien l’Université de Dayton aux Etats-Unis ipii offre un programme-semblable, mais seulement pendant deux semaines durant l’année scolaire.«On est tout seul à parler de religion et de médias à longueur d’année», dit M.Marchessault, Curieux tout de même, que ce programme unique existe d;ms un pays qui a largué depuis longtemps la pratique religieuse : «C’est vrai qu’on a fait ça avec la religion.On n’a pas nécessairement fait ça avec le spirituel», précise M.Marchessault.L’Université St-Paul offre, dans une égale proportion, des cours théoriques de type universitaire sur la pratique médiatique et des cours pratiques.Autre caractéristique du programme, et non la moindre : les groupes sont contingentés dans tous les cours pratiques : CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT, EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR ^ * armmmnr* «C'est très rare.Ça M'existe presque pas dans le milieu.Nous, on limite le nombre d’étudiants à 17.» I.e premier certificat en est un d'introduction culturelle et humaniste au monde des communications.I.e deuxième certificat permet à l’étudiant de choisir entre un profil en journalisme écrit et électronique ou un profil en créativité.Si tout va bien, on prévoit qu'une soixantaine d’étudiants seront inscrits au premier certificat et une cinquantaine au deuxième d’ici quelques années.La plupart des étudiants sont des jeunes.Mais il y aussi des adultes qui sont en changement de carrière, souvent des fonctionnaires et des professeurs.Parfois des journalistes viennent à St-Paul compléter leur formation et suivent des cours en éthique.D'autres étudiants sont issus du monde religieux.Il fut un temps, raconte Guy Marchessault qui a été longtemps journaliste avant de plonger en enseignement, où la presse québécoise et l’Église étaient comme chien et chat.«Les journalistes avaient une sorte de crainte, de dégoût, bref ils ne voulaient rien savoir de ça», se souvient-il.Il a connu plusieurs confrères qui n’arrivaient pas à convaincre le chef de pupitre de publier de l’information à saveur religieuse.Maintenant, dit-il, les questions religieuses sont traitées comme les autres par les journalistes régionaux.Il y a toutefois un endroit au Québec où, selon lui, persiste cette distance entre le spirituel et la presse : Montréal.«C’est toujours là que ça passe le moins bien.Il y a un décalage très important entre les régions et Montréal.» Le cardinal Jean-Claude Turcotte a la cote des médias, mais c’est à peu près tout.L’Université St-Paul organise justement les 30, .31 mai et 1" juin un premier symposium international bilingue qui traitera de la religion et des médias.Un champ de réflexion tout à fait nouveau au Canada : «Il n’y a même pas de livre sur le sujet !» rigole M.Marchessault.On attend entre 130 et 200 participants.Les patrons de presse seront-ils du nombre ?Technologie agricole Horticulture ornementale Techniques de diététique Agriculture et développement international Entretien de terrains de golf et d'espaces verts (613) 679-2218 31, rue St-Paul, C.R 580 Alfred (Ontario) Canada K0B 1A0 Collèqe d'Alfred UNIVERSITÉ ^QUELPH Jeux, musique, cinéma, et Internet.Une émission branchée sur la nouvelle culture Le samedi de 11 h à midi www.tva.ca » P l II U i Si POURQUOI AVEZ-VOUS VOULU ENTREPRENDRE DES ÉTUDES POSTSECONDAIRES?Michel Bastarache, juge à la Cour suprême du Canada «J’ai d'abord voulu faire des études parce que j’aimais l’université, son ambiance, la camaraderie, les activités culturelles et sportives.Sans trop savoir, à un jeune âge, quelle carrière poursuivre, je savais bien que je ne serais jamais satisfait de mon sort si je ne pouvais pas participer pleinement à la vie politique et sociale.«Je regardais autour de moi et constatais que les gens dont on Antonine Maillet, écrivaine «Je suis fille d’un instituteur et d'une institutrice.L’éducation a toujours été un thème très important dans ma famille.Mon père m’avait dit : ne cherche pas à être la plus grande femme du monde, mais il faut que tu sois la plus grande Antonine du monde.Cela voulait dire me perfectionner moi-même.«J’ai toujours voulu aller, je ne dirai pas jusqu'à la limite mais quand même, des possibilités que pouvait m’offrir mon environnement.Justement, l’environnement ne pouvait rien parlait étaient médecins, avocats, journalistes, architectes.J’admirais aussi certains professeurs; je rêvais de visiter l'Europe et l’Asie.La curiosité, le goût d'apprendre, l’idéalisme ont animé mon désir de poursuivre des études.J’ai d'abord envisagé une carrière d’enseignant.Puis, encouragé par mon père, qui voyait dans le droit la discipline la plus complète du domaine des sciences sociales, je m’y suis engagé.Tout de suite, je m'y suis senti à l’aise.Cette formation m’a ouvert de nom- nt’offrir du tout.Je vivais dans ces années 40 où il n’y avait pas de collège en Acadie pour les femmes, pas d'université pour les francophones; il n’y avait pas de maisons d’édition, il y avait très peu de librairies et de bibliothèques et je voulais devenir un écrivain.C’était impossible.«Comme la petite grenouille qui décide qu’elle va lutter dans son pot de lait, je me suis dit : j’arriverai.Je ne sais pas comment, mais quand on veut.J’avais déjà entendu quelque part que le monde pouvait se mettre à ressembler à nos rêves OUE RETENEZ-VOUS OE VOTRE PASSAGE À L'UNIVERSITÉ?î ’ V;ï Camille H.Thériault, premier ministre du Nouveau-Brunswick «Les années que j’ai passées à l’Université de Moncton ont contribué à me façonner tel que je suis aujourd’hui.En plus d’y recevoir une excellente instruction, j’ai appris énormément sur le monde qui nous entoure.J’y ai rencontré bon nombre de mes amis les plus proches et j’ai appris aussi à vivre avec des gens de cultures et de milieux différents.«C’est là également que j’ai pris conscience de la valeur et du pouvoir du travail d’équipe.J’ai compris que peu importe qui nous sommes dans la société, breuses avenues.J’en ai exploré plusieurs, sans l’avoir planifié d’ailleurs.«Aujourd’hui, j’ai le privilège de siéger à la Cour suprême du Canada, un poste dont je n’aurais même pas rêvé, jeune ou adulte.Mon porte-bonheur, ç’a été le goût intarissable d’apprendre et de m’engager.Pour moi, c’était l’exercice de la liberté extraordinaire qui nous est donnée au Canada.» si on rêvait suffisamment fort.Et je me suis mise à rêver de pouvoir continuer mes études.«C’est peut-être parce qu’il y avait tellement d’obstacles que j’ai voulu le faire à tout prix.Si cela avait été trop facile, peut-être que j’aurais moins lutté.Mais c’était pour moi une question de vie ou de mort.Si je ne continuais pas mes études en français, je risquais que l’Acadie ne continue pas à être française et donc c’est mon identité, mon appartenance, qui allait mourir avec moi.C’est pour ça que je l’ai fait.» nous jouons tous un rôle clé et notre contribution est essentielle.«Maintenant que je suis premier ministre du Nouveau-Brunswick, je considère que ces années-là ont influencé énormément ma façon de voir les choses et de travailler avec les autres aujourd’hui.» V I I I i I 1-800-363-UdeM (8336) www.umoncton.ca Nouveau-Brunswick, Canada r.- TT—n 7 ; Association de la presse francophone www.apf.ca ACELF www.acelf.ca Alberta Northern Institute of Technology www.nait.ab.ca Collège Boréal www.borealc.on.ca Collège d'Alfred www.alfredc.uoguelph.ca Collège des Grands l.acs www.grandslacs.on.ca Commissariat aux langues officielles www.ocol-clo.gc.ca Conseil des ministres de l'Éducation www.cmec.ca/olp/ École des Hautes Études Commerciales www.hec.ca Éducacentre www.educacentre.com Faculté Saint-Jean www.fsj.ualberta.ca FCFA du Canada www.fnmco.ca ht Cité collégiale www.lacitec.on.ca Ministère de la Défense nationale www.mdn.ca Ministère du Patrimoine canadien www.pch.gc.ca RCCFC www.rccfc.ca KÉFAD www.refad.ca Stratégie Emploi Jeunesse www.pch.gc.ca TfO www.tfo.org TVS www.tv5.org TVA www.tva.ca Université d’Ottawa www.uottawa.ca Université de Moncton www.umoncton.ca Université de Montréal www.umontreal.ca Université de Regina www.uregina.ca Université de Sherbrooke www.usherb.ca Université du Québec à Hull www.uqah.uquebec.ca Université du Québec à Montréal www.iHiam.ca Université Laurentiennc www.laurentian.ca Université Laval www.ulaval.ca Université Sainte-Anne www.ustanne-59.ustanne.ednet.ns.ca Université Saint-Paul www.ustpaul.ca Moi.un accent ?À l’UnivèMéiMoncton, on met un aC.C6.flt sur le Savoil ll • Des diplômeswconnus mondialeni’ént “i.' W • Des droits de scolarité abordables 2 810 $ (étudiant ou étudiante canadien) 4 810 S (étudiant ou étudiante non-canadien) • Une université à échelle humaine et entièrement de langue française Des programmes tout simplement fascinants Administration des affaires Finances Musique Administration publique Géographie Nutntion Anglais Génecwl Philosophie Art dramatique Geme électrique Physique Arts visuels Génie industriel Psychologie B A.multidisciplinaire Genie mécanique Science de l'activité physique Biochimie Gestion des operations Science et technologie Biologie et de la production des aliments (biotehnologie) Chimie Histoire Sciences forestières Comptabilité Information et communication Science infirmière Droit (common law) Informatique appliquée Science politique Économie Informatique de gestion Sociologie Education Loisir Technologie de l’industrie Études de l'environnement Management Technologies de l'information Études familiales Marketing Traduction Etudes françaises Mathématiques Travail social muNivbKhi i b unaccenü.DE MONCTON sur le Savoir Edmundston Moncton ShippJK
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