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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1999-01-25, Collections de BAnQ.

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V I) i.X (' N - I :î LE DEVOIR PERSPECTIVES Très peu, très tard Les aristos patinent.Si le Comité international olympique a fait quelques gestes qui incitent à penser qu’il est sur la voie d’une réforme authentique et durable (ça, on verra), c’est qu’il n’avait pas le choix.Mais il en fait extraordinairement peu, et il le fait bien tard.On en croulerait de rire si déjà nous n’étions en train de vomir.Juan Antonio Samaranch, devenu pape du mouvement olympique après des années fastes dans le gouvernement du cau-dillo Franco — qui avait à peu près les mêmes préoccupations démocratiques que le CIO —, se présente au monde entier et affirme qu’il n’a rien à se reprocher, qu’un scandale qui chaque jour pue davantage n’était que l’affaire d’une poignée de têtes folles et surtout, on l’attendait celle-là, que «l'enquête se poursuit» et qu’en fait de ménage, vous n’en aurez jamais vu de pareil.«Il y avait beaucoup de rumeurs, mais jamais de faits.Dès que nous avons eu des faits, nous avons agi», s’est vanté le monsieur, hier.Pourtant, s’il avait voulu des faits, il n’avait qu’à lire les cinq ou six pavés publiés à ce jour sur la corruption olympique, il n’avait qu’à écouter ses collègues norvégiens qui l’avaient dûment informé des tentatives de corruption dont ils avaient été l’objet, il n’avait même qu’à consulter Richard Pound qui s’était lui-même vu offrir un million de beaux dollars.Mais non, il ne savait pas.Il ne savait rien.Ses amis cooptés qui astiquaient les villes candidates pour avoir des bourses d’études, des automobiles ou des femmes de petite vertu, il n’était pas au courant.Il était bien le seul.Au lieu de s’excuser ou d’être «profondément attrjsté», il devrait prendre sa retraite.A son âge, ce ne serait pas un péché.Mais non, il a des défis du troisième millénaire à relever ou quelque chose du genre.Cela dit, même si Samaranch avait démissionné, cela n’aurait pas réglé le fond du problème, celui-ci étant l’institution elle-même, son mode de fonctionnement et l’enthousiasme mondial en forme de putasserie qu’il suscite.Et à ça, hormis quelques réformettes pour donner le change — formidable, tout de même, que l’incarnation autoproclamée de la pureté et de la droiture se dote d’une «commission d’éthique indépendante» dont les membres seront choisis par qui, vous pensez?—, il ne semble pas question d’apporter des modifications.A preuve, Salt Lake City et Sydney sont maintenues.Peu chaut au CIO que la première soit à l’origine du plus vaste déversement public d’eaux usées de l’histoire sportive et que la seconde ne doive son statut de ville hôtesse qu’à l’achat de deux comités olympiques africains.Ce qui compte, c’est que «cela ne se reproduise plu?», a dit Samaranch.A preuve aussi, l’affirmation de Richard Pound selon lequel aucun acte illégal n’a été commis.Le pire, c’est qu’à moins qu’il y ait eu fraude fiscale ou autre malversation semblable, c’est vrai: les cadeaux sont autorisés, la vente de votes n’enfreint aucune loi, tout est permis.Samaranch lui-même est le premier à en bénéficier, même s’il dit que dans son cas ce n’est pas la même chose et qu’il ne faut pas offusquer les indigènes en refusant leurs offrandes.Le CIO est et reste un étrange organe transnational tombé du ciel, soumis à rien d’autre qu’à un devoir moral flou issu de la charte olympique, redevable devant personne d’autre que lui-même, au recrutement arbitraire, manipulant des milliards dont on ne voit jamais la trace, planqué en Suisse.Quand Samaranch martèle qu’il a été élu et réélu par les membres du CIO, qu’il a toute la confiance des membres du CIO — dont 81 %, il l’a ra|> pelé, ont été nommés sous sa direction —, peut-on dire que, comme légitimité en béton, il faudra repasser?Bref, l’écheveau à défaire est considérable, et ce n’est pas la mise à l’écart d’une dizaine d’individus corrompus qui réglera la question.On peut d’ailleurs douter sérieusement que, considérant l’ampleur des révélations qui nous tombent dessus chaque jour en provenance des quatre coins du monde, il n’y ait qu’une quinzaine de personnes impliquées.Comment croire que les villes candidates aient fait autant de salamalecs pour un nombre aussi réduit de votes?Des solutions?Pas facile d’imaginer que le CIO ne soit plus un repaire de princes, de comtes et de baron-nets locaux, fonctionnant en circuit fermé, sans planifier sa dissolution pure et simple, ou du moins la création d’une instance parallèle plus démocratique qui prendrait en charge une réunion sportive mondiale.Comme le suggérait un ancien ministre des Sports australien, on pourrait songer à la mise sur pied d’un organisme relevant de l’UNESCO, par exemple, dont les membres seraient désignés par les Nations unies et dont les finances seraient publiques.Mais si on préfère une véritable réforme du CIO, les villes qui se bousculent à la porte du saint des saints gagneraient à faire un petit examen de conscience.D’évidence, il n’y aurait pas de corrompus s’il n’y avait pas de corrupteurs.Et on arriverait à de grandes choses si tout le monde, comme le fera la Grande-Bretagne, décidait de boycotter le mouvement olympique jusqu’à ce qu’il montre vraiment patte blanche.Les Jeux olympiques sont ternis pour un bon bout de temps.le CIO doit en payer le prix.jdion@ledevoir.com Je a n D i o ii ?M É T É 0 Montréal Québec Ensoleillé.Ciel variable.Max:-7 Min:-10 Max:-8 Min:-12 Détails, page B 8 INDEX Annonces.B 5 Le monde .A 5 Avis publics.B 6 Les sports .B 5 Culture .B 8 Mots croisés.B 6 B 2 .B 4 Editorial .A 6 Religions .B 6 Entrevue .B 1 Télévision .B 7 www.ledevoir.com M 0 X T 11 K A I.I.E L II N I) 1 2 fi .1 A N V 1ER I H H !) LES SPORTS Victoire nord-américaine au match des étoiles, page B 5 L’ENTREVUE Elisabeth Carrier: * l’infirmière sans frontières, page B 1 S 7 T A X E S = I $ / T 0 I! LES ACTUALITÉS Les Canadair en France sont épinglés La Cour des comptes souligne les performances techniques «mitigées» des CL 415 et leurs coûts exorbitants CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS Le contrat des 12 avions citernes Canadair vendus par Bombardier à la France en 1991 a été épinglé cette semaine par la Cour des comptes, le Vérificateur général français.La Cour souligne non seulement les performances techniques «mitigées» des appareils, mais surtout les nombreux retards de livraison et les coûts exorbitants liés à la négociation de contrats jugés «inappropriés et coûteux».Les CL 415 ont été vendus à la France par le fabriquant québécois en remplacement des anciens CL 215 pour la somme de 1460 milliards de francs (plus de 300 millions de dollars).Selon la haute autorité française, les négociations auraient été menées à toute vitesse (en 14 jours) sans que la délégation française n’utilise les services d'un spécialiste du droit des contrats internationaux.Bombardier aurait ainsi conditionné le respect des dates de livraison des pre- miers appareils ci une conclusion rapide.Or, ces dates de livraison n’ont jamais été tenues.Façon polie de dire que les Français se sont fait «rouler» et ont fait les frais de la mise au point de l’appareil qui est une version améliorée du CL 215.La France a été le premier pays à acquérir ce nouveau modèle de bombardier d'eau.Or, le contrat aurait été rédigé comme s’il s’agissait d’un avion de série ayant fait ses preuves.Celui-ci prévoyait le versement de 90 % du prix de chaque appareil avant la date de livraison et des deux tiers du montant du marché avant la livraison du premier avion.A cause des délais de mise au point, la plupart ont été livrés avec un retard de deux à 38 mois.Lorsque la sécurité civile décida finalement de suspendre les paiements, 80 % du montant total avait déjà été payé.Au 31 décembre 1997, tous les appareils étaient payés alors qu’il en manquait toujours un.La Cour des comptes s'en prend aussi à Bombardier en ce qui concerne les anciens CL 215 que le constructeur s’était engagé à racheter.Les avions pourrissent toujours sur la base de Marignane, dans le sud de la France.Bombardier soutient que les appareils doivent lui être remis en état de vol alors qu’un accord intervenu en juin 1996 prévoyait qu’ils seraient repris tels quels compte tenu des délais écoulés depuis leur retrait du service.Selon la Cour, la remise en état «représenterait des coûts disproportionnés».C’est sans compter les déformations de la carlingue qui affectent les CL 415 lorsqu’ils écopent en rasant la surface de l’eau et pour lesquels il a fallu renforcer la totalité de la Hotte.Selon la Cour des comptes ces déformations de la coque seraient dues à «un phénomène vibratoire semblant provenir des hélices».Un appareil s’est de plus cassé en deux le 17 novembre 1997 en amerrissant avec les trappes d’eau ouvertes.Une enquête est en cours.Le contrat des Canadair était le premier négocié directement par la Sécurité civile française.11 fut aussi le dernier.La France confie dorénavant la négociation de ce type de contrats au ministère de la Défense.Il ne faut pas oublier Auschwitz, dit Chrétien Auschwitz, Pologne, (PC) — Le premier ministre Jean Chrétien a fait un plaidoyer en faveur de la tolérance linguistique, religieuse et raciale hier, à l’occasion de son passage en un lieu devenu l’un des pires exemples d’intolérance de l’histoire du monde.M.Chrétien visitait Auschwitz et Birkenau, en Pologne, les plus tristement célèbres des camps construits par les nazis, où ont péri six millions de Juifs.«J’ai consacré ma vie à cela, a dit M.Chrétien: construire des ponts.Assurer que nous nous comprenions.Que nous pouvons différer de langue, de religion, de couleur, et en même temps, vivre et prospérer ensemble.» «Ces choses, a-t-il déclaré, faisant allusion aux atrocités perpétrées à Auschwitz, ont commencé quelque part.Ce sont des préjugés.C’est cette idée d'exclusion qui émerge souvent des débats politiques.«Nos différences, quelles qu 'elles soient, ne sont pas importantes.Nous sommes tous des êtres humains et si nous nous laissons diviser par les préjugés et la haine, nous nous retrouvons dans cette situation, qui s’est produite une fois, et qui n’aurait jamais dû se produire.» M.Chrétien en était à la première journée de son voyage en Europe, qui le conduira de la Pologne à l’Alle-magne, l’Ukraine et la Suisse.Sa visite officielle en terre polonaise, la première d’un chef de gouvernement canadien, débute aujourd’hui.M.Chrétien a déposé une gerbe de fleurs devant un monument à la mémoire des quelque 1,5 million de personnes qui ont été gazées et incinérées à Auschwitz.Les victimes étaient principalement juives, mais des Polonais, des gitans et d’autres y ont également trouvé la mort.M.Chrétien et son épouse, Aline, ont ensuite écouté Mordechai Ro-nen, un homme d’affaires torontois à la retraite, survivant d’Auschwitz, réciter avec beaucoup d’émotion la prière juive pour les morts dans les ruines du camp.Plusieurs membres de la délégation canadienne ont pleuré en l’entendant.«Vous savez, on ne sait pas quoi dire, il n’y a rien qu’on puisse dire», a confié M.Chrétien.La taille du surplus fédéral demeure un mystère Les analystes prévoient quand même des dépenses PRESSE CANADIENNE Ottawa — À l’approche du budget fédéral, qui devrait encore cette année dégager un surplus budgétaire, les analystes s’entendent sur deux choses: le ministre des Finances, Paul Martin, devrait dépenser un certain montant en plus de réduire les impôts des contribuables à faibles et moyen revenu.Mais un mystère plane toujours: la taille réelle du surplus budgétaire.Des responsables au ministère des Finances ne cessent de banaliser l’importance du surplus, que plusieurs souhaitent voir grimper à 10 milliards à la lecture du budget, en février prochain.Les derniers chiffres officiels indiquent plutôt un surplus d’environ sept ou huit milliards.Certains analystes remettent en question la crédibilité des prévisions du ministère, surtout en regard des résultats de l’année dernière: alors que les économistes estimaient le surplus à neuf milliards, Ottawa l’avait arrêté à 3,5 milliards.«Quand [Paul Martin] dit qu’il n’y a pas d’argent, cela reflète le fait qu’il a toujours sous-estimé la santé des finances du gouvernement», croit M.Jim Paul Martin Stanford, économiste pour les Travailleurs canadiens de l’automobile, à Halifax.Depuis cinq ans, pense-t-il, M.Martin a sans cesse tenté de minimiser l’élan des finances publiques pour modérer les attentes de ceux qui souhaitent des réductions d’impôts et des nouvelles dépenses dans les programmes sociaux.Des fonctionnaires ont par ailleurs vaguement laissé entendre que le ministre des Finances avait l’intention de se servir d’une partie du surplus pour investir dans la santé et réduire les impôts des personnes à faible et moyen revenu.«Le fardeau de l'impôt est un point très important», affirme M.Garth Whyte, vice-président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.«M.Martin doit pouisuivre son travail sur le déficit et réduire la dette» avant de dé|x?nser quoi que ce soit à l’extérieur de la santé, ajoute-t-il.Mais le ministre des Finances jouit d’une marge de manœuvre lui permettant d’investir massivement dans les programmes sociaux, rétorque M.Stanford, qui fait partie d’une coalition de grouiies sociaux et syndicaux devant déposer un budget de rechange, mercredi prochain.en bref LA FECQ rencontre Legault (PC) — La Fédération étudiante collégiale du Québec qui rencontre aujourd’hui le ministre de l'Éducation François Legault entend obtenir un engagement de sa part en faveur d’un gel des droits de scolarité.La FECQ souhaite égale» ment que le Québec n’adhère jamais au programme fédéral des bourses du Millénaire et que le ministre Legault rejette le projet de décentralisation du réseau collégial.Iœ président de la FECQ, Philippe Leclerc, a rappelé hier que son organisation menace toujours de recourir aux moyens de pression dans les prochaines semaines si le ministère ne répond pas favorablement à ses demandes.A1 issue du Sommet étudiant de décembre dernier, les membres de la FECQ ont convenu de tenir des manifestations et même de bloquer des routes afin d’obtenir gain de cause.Neige fatale en Autriche Graz, Autriche (AP) — Dix-huit personnes ont été tuées et 32 blessées hier, dont 17 gravement, dans un accident de car rempli d’étudiants hongrois de retour d’une sortie de ski, dans le sud-ouest de l’Autriche, a annoncé la Croix-Rouge autrichienne.Le car a versé en fin d’après-midi dans le bas-côté de la route menant de Trahuetten à Deutschlandsberg, dans la région montagneuse proche de la frontière Slovène.Selon l’agence autrichienne de presse, la plupart des passagers étaient des adolescents d’un lycée agricole de Koszeg, en Hongrie.Ils étaient accompagnés d’une quinzaine d’adultes.Les adolescents venaient juste d’arriver en Autriche où ils devaient passer une semaine de vacances de sports d’hiver.Au moment de l’accident, ils revenaient des pistes pour se rendre à leur lieu de résidence, à I Jmberg.La cause de l’accident n’a pas été déterminée, a précisé la police.«Fait-il froid?» Ottawa (PC) — Ayant décidé vers la fin décembre d’annoncer le facteur éolien autrement, Environnement Canada a appris à ses dépens, lors de la récente vague de froid, qu’il ne faut pas bousculer les férus de météo.Habitués à un «facteur vent de - 23 °C», les Ontariens du sud de la province ont soudainement constaté, vers la mi-janvier, que cet indicateur prenait désormais la forme de quelque «1700 watts par mètre carré».C’est à la fin du mois de décembre qu’Environnement Canada s’est mis à transmettre, dims le sud de la province, le facteur éolien en watts par mètre carré.La température étant plutôt clémente, les réactions se sont faites peu nombreuses.Mais le 13 janvier a vu le mercure piquer du nez: personne ne comprenait le nouveau facteur vent de 2000, pas même les stations de radio.Les bureaux d’Environnement Canada ont donc repris l’ancienne formule pour décrire le facteur éolien.«Les réactions allaient de la consternation à l’amusement», a affirmé Jeff Coulson, d’Environnement Canada, qui avait passé un an à faire de la sensibilisation publique et médiatique de façon «intensive».Autrement dit, un facteur de 2000 watts par mètre carré représente la quantité d’énergie qui, à tout moment, s’échappe d’un mètre de peau exposée au vent hivernal.Ije message n’est peut-être pas passé.«Ya-t-il quelqu'un à Environnement Canada qui a perdu la tête?», a lancé Bill Carroll, directeur des nouvelles à la station de radio CFRB, à Toronto.« Il faut tenir un langage simple: fait-il froid?», a ajouté M.Carroll.!" “ VOITURE DE L’ANNÉE >» Marc Lachapelle /Affaires Plus X fie** ! ! « .•» ^***>-s- t Motor Trend MC vLf ¦x" & \Wi m (tV\ LES CONCESSIONNAIRES ATT// \//~>i lyjjV/ VOLKSWAGEN Jamais une voilure n'a été autant acclamée par la critique et par le public.Venez vite faire l'essai de la New Beetle chez votre concessionnaire.Les modèles 99 sont arrivés.Êtes-vous fait pour Volkswagen?' 1 888 ROULE VW www.vw.com *ct », - - .^Qy t’ .—«SB*- 0EL- dS iournalistes indépendant de i l ^cialisés Jury "m;oriaunéricfnlsp J 95,1 FM Estrie 88,1 FM Au moment où le gouvernement et les syndicats se préparent à une nouvelle séance de négociations Les jeunes monteront au front contre l’exclusion «Nous demandons simplement le respect» Les jeunes ont décidé de s’occuper de leurs affaires et de lutter contre l’exclusion dont ils se disent victimes sur le marché du travail dans le secteur public.Us jugent que le temps de faire sentir leur présence est arrivé, alors que le gouvernement et les forces syndicales se préparent à une nouvelle séance de négociations.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR \ A l’approche des négociations dans le secteur public, le nouveau front commun des jeunes, Force Jeunesse, demande au gouvernement de profiter de l’occasion pour éliminer une fois pour toutes les clauses d’exclusion.Cette coalition qui regroupe un large éventail de professions (médecins, cols bleus, agents de prison, enseignants, infirmières et fonctionnaires) annonce la formation d'un comité de surveillance et demande même que ses représentants puissent assister en tant qu’observateurs à ces négociations.«Nous demandons simplement le respect», déclarait hier en conférence de presse le président de Force Jeunesse, François Rebello, cet ex-président de la Fédération étudiante universitaire du Québec, qui est l’instigateur de ce regroupement.«Notre consensus chez les jeunes est très fort et ça aide beaucoup», assure-t-il, dans les secteurs public et privé.Il donne en exemple l’appui de la Jeune Chambre de commerce de Montréal.Toutefois, M.Rebello n’était entouré hier que de jeunes dont l’emploi est relié au secteur public.La démarche est éminemment stratégique et vise directement le gouvernement québécois, son premier ministre en tout premier lieu, qui selon Rebello doit s’éloigner des «tactiques déloyales» et faire preuve davantage de leadership.Bref, ajoute-t-il, «il faut que le gouvernement cesse d'acheter le vote des permanents», c’est-à-dire les employés permanents.Jusqu’à maintenant, les jeunes ont payé la plus grosse partie du déficit zéro.Force Jeunesse donne comme exemple le secteur de l’enseignement où le gouvernement s’est entendu avec la CFQ afin qu’une partie importante des 6 % de réduction de la masse salariale provienne d’un gel des échelons, avec le résultat que les enseignants de plus de 15 ans d’ancienneté donnent à peine 1 % de leurs salaires, alors que les plus jeunes éco- MARTIN C.CHAMBERLANI) LE DEVOIR François Rebello, président de Force Jeunesse: «üi crédibilité du gouvernement n’est pas meilleure que celle des syndicats.» pent d’une coupure de 4 % par année.Pour les plus jeunes, cela représente une perte de 15 000 $ sur 15 ans.«Im crédibilité du gouvernement n’est pas meilleure que celle des syndicats», affirme M.Rebello, mais pour l'heu- re l’attaque est surtout dirigée vers le gouvernement, parce qu’il a été élu par la population.En outre, Force Jeunesse appuie les jeunes du Parti québécois qui présenteront des propositions sur les clauses d’exclusion lors du conseil national du Pt) la semaine prochaine.«Les jeunes travailleurs et professionnels espèrent que les membres du PQ fixeront des balises claires pour que le gouvernement Bouchard élimine rapidement les clauses discriminatoires du secteur public et respecte ses engagements électoraux en adoptant une vrai loi anti-clauses avant juin 1999», déclare le président de ce front commun de jeunes.Régime de retraite Par ailleurs, M.Rebello s’inquiète des cinq milliards accumulés dans le Régime de retraite des employés du secteur public.Il craint que cet argent ne soit utilisé pour accorder des hausses de salaires aux permanents, d’où l’idée de mettre en place un comité de surveillance.11 s’en est pris particulièrement à la décision récente de Jacques Léonard, président du Conseil du trésor, concernant l’embauche de stagiaires à 23 000 $ par année au lieu de leur offrir un emploi permanent.Voici un échantillon des griefs exprimés hier: dans les prisons, les agents à temps partiel doivent être disponibles en permanence pour permettre aux employés permanents d’être en congé toutes les fins de semaine.A Laval les cols bleus occasionnels gagnent 20 % de moins que les permanents pour faire exactement le même travail.Trois jeunes infirmières sur cinq ont un statut de travailleur occasionnel.Les jeunes médecins ont eu une baisse de 15 à 30 % de leur salaire, selon les régions.Les jeunes peuvent compter dans leur campagne sur l’appui de certains aînés, dont Liliane Lecompte, qui pendant des années a œuvré au sein de la Fédération des affaires sociales de la CSN.Elle constate que les jeunes ont été oubliés dans les négociations antérieures.«Il faut accepter de nouveaux leaderships, ce n'est pas facile mais ça peut se faire dans le respect de tous un chacun», souligne Mme Lecompte, en notant au passage que Force Jeunesse présente ses demandes de façon très respectueuse.Cette militante d’expérience qui veut servir de pont entre les générations explique qu’on ne peut pas bâtir une excellence si l'on est toujours en mouvement et qu’il faut permettre aux jeunes de se retrouver dans des équipes de travail, sans quoi il n’y aura lias de sentiment d’appartenance ce qui aura des conséquences pour les jeunes aussi bien que pour le milieu lui-même.Parmi les gens plus âgés qui épaulent la cause des jeunes, on retrouve Jacques Grand Maison.Un moratoire est décrété Le fisc épargnera les acteurs étrangers Des ministres sur la banquise Il y a quarante ans était signé le Traité de VAntarctique PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les acteurs étrangers travaillant à des productions canadiennes n’auront pas à verser lires de 47 % de leur revenu brut au fisc canadien.Le ministre fédéral du Revenu, Herb Dhaliwal, vient de décréter un moratoire sur l’application de la loi à cet effet — à la grande satisfaction du secteur de la télévision et du cinéma canadiens.Depuis 1986, une loi prévoit que les acteurs étrangers venant travailler au Canada, y compris des acteurs canadiens non résidants, comme Michael J.Fox ou Donald Sutherland, doivent payer le plein taux d’imposition (47 %) sur leur revenu brut.Jusqu’à tout récemment, ces acteurs bénéficiaient cependant d'un taux réduit de 15 %, à titre d’incitation à venir travailler au Canada.Mais le 1er janvier dernier, le ministère du Revenu annonçait qu’il ferait désormais respecter la loi.Alarmées, des villes qui profitent des tournages des studios de Hollywood au Canada — les retom- bées se chiffrent dans les millions de dollars — ont affirmé que cela éloignerait des acteurs qui, dans bien des cas, payent déjà leur part d’impôt en Californie.Des équipes de production ont affirmé que des studios les avaient appelées pour leur faire part de leurs préoccupations à cet égard.Ainsi, plus de 80 % des films tournés à Vancouver sont étrangers — le plus souvent américains.L’industrie est aussi florissante à Montréal et Toronto.Les représentants de 29 organisations, comprenant tant des producteurs que des metteurs en scène, acteurs, machinistes et décorateurs se sont regroupés pour faire comprendre l’impact qu’aurait, à leur avis, cette modification sur l’industrie.A la suite d'une rencontre avec le ministre Dhaliwal, vendredi, les membres du groupe de travail se sont dits rassurés.En annonçant le moratoire sur l’application de la loi, le ministre Dhaliwal a aussi indiqué qu'il consulterait les représentants de l'industrie cinématographique et télévisuelle canadienne sur la question.M.Dhaliwal a indiqué qu’il aborderait le sujet des impôts avec ses homologues californiens, réticents à conclure un accord avec le Canada afin d’éviter la double imposition des acteurs.L’industrie canadienne du film et de la télévision estime que 30 000 Canadiens sont directement employés dans ce type de productions.Certains font valoir que sans l’injection de dollars américains, il n’existerait pas d’infrastructure capable de supporter une industrie canadienne du cinéma et de la télévision.«Les mesures envisagées par le ministre Dhaliwal nous permettent de croire que cette industrie continuera à prospérer et à croître au Canada et que plus de 30 000 emplois directs seront protégés au pays», a commenté un membre du groupe de travail.«Le cinéma vit de ses vedettes.Les acteurs étrangers sont souvent essentiels à la commercialisation du produit canadien», ajoutait-il.ASSOCIATED PRESS Christchurch, Nouvelle-Zélande — Certains gloussent, d’autres prennent des photos-souvenirs.On se croirait parmi des écoliers excités de partir en classe de neige, plutôt qu'au milieu de 42 responsables gouvernementaux des 26 pays membres du Traité de l’Antarctique sur le point de s’envoler pour le continent blanc.Il y a tout juste 40 ans était signé à Washington ce texte faisant de l’An- David Anderson tarctique une zone de paix consacrée à la recherche scientifique, protégée des convoitises territoriales des Etats et de toute exploitation commerciale.En 1999, pour la première fois, les politiques vont sur le terrain, à l’invitation de la Nouvelle-Zélande, pour mieux prendre conscience des réalités locales.Du coup, hier, ministres et délégués ont suivi un stage de formation avant le départ pour l’aventure: quatre jours dans la banlieue du pôle Sud.«Je suis surexcité», déclare David Anderson, ministre canadien de la Pèche et des Océans, en sous-vêtements, avant de faire connaissance avec les six épaisseurs de la «tenue antarctique», fournie aux participants.Les spécialistes leur ont expliqué les choses de la vie dans ce Grand Blanc hostile, où les températures, en cet été austral, atteignent les moins 20 degrés, ainsi que les consignes de protection de l'environnement: «Ne touchez pas les plantes sans autorisation, ne vous approchez pas des animaux à moins de 15 mètres, à moins bien sûr que ce ne soient eux qui s’approchent.» Avant de les rassurer: il n’y a pas d’ours polaire en Antarctique.Les ministres débordaient d’enthousiasme en essayant bottes fourrées, sous-vêtements isolants, caleçons longs, fourrures polaires, et autres vêtements pour les grands froids.Même si certains ne cachaient pas une légère angoisse.«Je viens d’un pays tropical.Je n’ai pas l’habitude de tout ça.Mais je pense que ça ira», déclarait le chef de la diplomatie péruvienne, Fernando de Trazegnies.Comme bon nombre de ses collègues, il a posé en tenue polaire aux côtés de «Pom Pom», accompagnateur déguisé en pingouin.Aujourd’hui, les délégués doivent s’envoler à destination de la base néo-zélandaise de Scott, sur les rives de la Mer de Ross.Demain et mercredi, ils visiteront les sites historiques de l’ère héroïque des explorateurs, les bases scientifiques de divers pays, et iront saluer l’équipe internationale de McMurdo Station, «métropole» de l’Antarctique, population estivale 1200 âmes.Mais ce sommet informel sera l’occasion de parler de l’avenir d’une terre fragile, de moins en moins isolée, à l’écosystème de plus en plus menacé.On parlera des dangers du tourisme, cette «dernière frontière» accueillant désormais 15 000 visiteurs par an, la plupart pour une escale en hélicoptère en point d’orgue d’une croisière au milieu des icebergs.L’année dernière, le moratoire sur l’exploitation minière et pétrolière en Antarctique est entré en vigueur.Mais le gros dossier qui inquiète aujourd’hui est celui du braconnage dims les eaux de l’Antarctique: là, dans un écosystème richissime, au moins 70 navires «pirates» mènent des campagnes de pêches illégales.Les marines fiançai se, australienne, britannique, néo-zélandaise, leur font la guerre.En vain: 110 000 tonnes de légine australe, ixiisson des grandes profondeurs surnommé «l’or blanc» sont pêchées par an, soit le double du volume autorisé.75 % de cette pèche part au Japon.Venez nous rejoindre au FM! >** •*> T Montréal 101,1 FM Maurice "% I premiere chaîne î> Radio-Canada I.K I) !•: V (I I li .I.K I.I X I) I .1 A X V I !•: I! I !l !l il A I L E S A C TI! A LIT E S Un professeur de lTJQAM boycotte la Commission d’accès à l’information LO 11 IS - G I L L E S F R A N C Œ U R LE DEVOIR Un professeur de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM, Daniel Clapin-Pépin, s’est récemment désisté d'une demande de révision d’une décision du ministère de l’Environnement parce que la commissaire de la Commission d’accès à l’information, qui devait entendre sa cause le 1" février, lui a fait perdre «tout espoir» d’obtenir une décision favorable.La commissaire ainsi boycottée par le requérant est M' Hélène Grenier, laquelle a récemment statué que les notes de frais des élus municipaux n’étaient pas publics, contrairement à plusieurs décisions anté- rieures qui allaient dans le sens contraire.Citant des articles de journaux sur ce jugement controversé, le professeur Clapin-Pépin a écrit à la commissaire Grenier le 6 janvier pour lui expliquer l’effet qu’avait produit sur lui sa décision dans l’affaire des notes de frais: «J'aurai perdu tout espoir d’obtenir justice en nia qualité de citoyen canadien ayant droit à un environnement sain ainsi qu'à la nécessaire transparence démocratique des décisions gouvernementales en cette matière d'intérêt public.» Le professeur des sciences de la gestion avait demandé au ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) les raisons qui avaient motivé le cabinet provincial à autoriser par décret le projet Magnola malgré les risques inhérents au processus de production proposé, qui émettra d’importantes concentrations d’or-gano-chlorés.D’après les réponses fournies a M.Clapin-Pépin, le ministre de l’Environnement et de la Faune, Paul Bégin, a écrit au cabinet une «note explicative» à propos de son projet de décret, lequel fut finalement autorisé.Devant le refus du ministère, qui a classé le document confidentiel pour 25 ans à titre de communication privilégiée entre membres de l’exécutif de la province, le professeur Clapin-Pépin voulait notamment faire valoir que la décision de soustraire ce qu’il qualif ie de «justification» du projet Magnola est d’au- tant plus contraire aux règles de la transparence qu’elle aurait été prise après qu’il eut réclamé le document en question.De son côté, le secrétaire du ministère de l’Environnement, Hervé Bolduc, a précisé hier que le ministre de l’Environnement n’avait transmis au cabinet que cette seule «note explicative», les mémoires, confidentiels ou publics, étant réservés plutôt aux projets de loi ou aux projets de règlement, a-t-il dit.Pour M.Bolduc, c’est la «nature» même du document, en l’occurrence une communication entre ministres, qui constitue la justification de son classement confidentiel et non pas le fait qu’on l’ait classé comme tel avant ou après la demande du requérant.s-ÿjy&ïf-t; Nouveau Pour diversifier votre porte feuille, Desjardins innove avec l'Epargne à terme Gestion active Desjardins, qui offre La sécurité Votre capital est garanti à 100% par la caisse.La diversification maximale Une combinaison de 27 titres répartis dans 12 pays.De plus, le placement n'est pas soumis à la limite de 20% de détention de contenu étranger dans le REER, Un potentiel de rendement supérieur vous un Composez La répartition des.actifs est réévalua chaque mois pour mieux en contrôler! le risque et profiter des occasions offertes par les marchés financiers, Montant minimum requis: 500$.Terme: 5 ans.Aucuns frais d'administration.'Calculé à partir de données mensuelles, observées entre le 1ur lui si sa voiture a dix ans, si son hypothèque n’est pas encore toute remboursée.Prenons le cas de ce retraité de soixante-cinq ans, une connaissance personnelle, dont la somme totale des pensions de toutes sources est de 28 000 $ annuellement En 1997, il a retiré de son REER la somme de 20 (XX) $.En im|)ôts, il a payé aux deux paliers de gouvernement la somme de 19 761 $.De plus, parce que les acomptes provisionnels n’avaient pas été faits selon de strictes exigences, le gouvernement provincial revient à la charge avec des intérêts de 19 % capitalisés quotidiennement sur les acomptes non payés.Plus élevé que les emprunts bancaires et les Unix de cartes de crédit! Faut le faire! Une pratique des plus usurières, qui semble passer tout à fait inaperçue.D’une part, force est de constater que la réserve destinée à adoucir les vieux jours des retraités s’en va directement aux gouvernements: retirer 20 (XX) $ et en retourner 19 761 $.décidément, on est bon donnant.Que le gouvernement ne veuille plus rien nous donner, on le comprend, d’ailleurs on ne lui en demandait pas tant.Mais qu’il veuille tout nous prendre, ça, c’est une autre paire de manches! Je le redis, ceci constitue la totalité des économies des petits épargnants.La réserve épuisée, il ne leur reste plus rien sur quoi compter! C’est ainsi que le gouvernement traite sa classe moyenne, ses contribuables les plus captifs.Comment pouvons-nous tolérer de tels abus de pouvoir de même qu’une gestion aussi irresponsable de la part de nos gouvernements?Ils se confondent et s’entrecoupent de ministères en ministères, aussi inefficaces les uns que les autres, mais qui commandent tous d’énormes budgets.Si l’on pelletait dans de gros camions tout l’argent qui entre dans les coffres de nos gouvernements tous les jours, l’embouteillage s’étirerait sans doute jusqu’en Chine.Si nous gérions nos affaires personnelles de la même façon que le gouvernement gère notre argent, nous serions dans la rue.A bien y penser, nous nous y retrouverons ]X“ut-être un jour, tout bonnement, à force de ne jamais rien dire.Je crois qu’il est vraiment temps que nous, de la majorité silencieuse, trouvions le moyen de nous impliquer.Je sais que nous sommes très occupés à tenter de joindre les deux bouts, à donner à César ce qui revient à César.Je souhaite également que nous commencions très tôt à éduquer nos enfants sur les questions de gestion monétaire.ARCHIVES LE DEVOIR Plusieurs personnes âgées considèrent leurs impôts trop élevés par rapport à leurs revenus.H6V8fH m 11}»xm \ SJ*-:; : Radio-Canada Il faut poursuivre les recherches P 1ER RE-PAUL PROULX Professeur titulaire au département des sciences économiques Université de Montréal.- enter de déterminer de façon satisfaisante si T nous avons profité des accords de libre-échange (ALE et ALENA) nécessite la mise au point d’une méthode complexe et la poursuite d’analyses sur nombre de sujets.Il faut, entre autres |L___! choses, tenir compte des objectifs poursuivis, des effets de nombreux changements qui se sont produits simultanément, dont la mise en place de l’Organisme mondial du commerce (OMC), des changements technologiques.On peut néanmoins remercier Radio-Canada d’avoir bien vulgarisé une partie des connaissances acquises sur certains volets de ce vaste sujet lors d’une émission récente largement publicisée, tout en déplorant l’absence de discussions sur d’autres sujets pertinents dont certains ont déjà fait l’objet de recherches.L’énumération qui suit rend évident le fait que des recherches supplémentaires sur certains sujets s’imposent.Les nommer et leur donner une certaine priorité dans les travaux de recherche à venir nous permettra de mieux comprendre le phénomène et ses effets.Certains éléments intéressants dans l’émission Souligner le virage Nord-Sud dans nos relations commerciales, présenter des données sur le dynamisme des exportations avant et après les accords, évoquer l’importance grandissante d augmentations dans la productivité, laquelle tarde à se manifester, signaler l’importance de libéraliser les échanges avec d’autres pays, signaler le fait que certaines provinces, comme l’Alberta, le Manitoba et le Québec, ont plus que d’autres profité de la libéralisation des échanges, voilà des propos bien choisis et intéressants pour amorcer la compréhension des gains et des pertes découlant de la libéralisation des échanges.Mais la compréhension plus poussée des effets du libre-échange nécessite l’analyse de nombreux autres thèmes.Les connaissances sur certains de ses sujets, quoique à parfaire et à mettre à jour, étaient disponibles lors de la préparation de l’émission de Radio-Canada.Les accords de libre-échange sont une des manifestations du processus d’intégration économique mondial qui affecte tous les volets de notre bien-être.Ne pas tenir compte des effets de l’intégration économique découlant du changement technologique, des stratégies des firmes multinationales, donne trop d’importance aux accords de libre-échange en tant que tels comme facteur déterminant.Savoir que le commerce intra-société en proportion du commerce total canado-américain est de 46 % des exportations et de 44 % des importations, que les flux d’investissements directs étrangers (IDE) découlant de leurs stratégies de redéploiement sont un des déterminants les plus significatifs du développement de la production, des emplois et des exportations chez nous, voilà qui suggère une analyse poussée de leurs stratégies et agissements ainsi qu’une discussion plus complète du rôle des PME en tant que fournisseurs spécialisés auprès des grandes entreprises.Un examen serré des flux d’IDE et des décisions de localisation des FMN est essentiel à une lecture des mutations très significatives qui accompagnent le virage Nord-Sud, dont: a) la formation de sous-régipns (dont certaines sont à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique ou entre les Etats-Unis et les provinces canadiennes); b) la croissance de flux de commerce entre les grandes villes de l’Amérique du Nord, manifestation d’un processus de métropolisation en cours sur le plan mondial sous l’effet de la mondialisation; c) la croissance importante du commerce intra-industrie (entre entreprises dont certaines ne sont pas des succursales; qui sont des PME, mais œuvrant dans la même industrie).Le rôle fondamental du changement technologique dans l’évolution des revenus, de l’emploi et de la productivité fut mentionné durant l’émission, notamment lorsqu’on a discuté de l’évolution de l’emploi dans l’industrie des vêtements, mais son importance pour expliquer les effets que certains attribueraient au libre-échange est plus significative qu’on l’a laissé entendre.Son rôle est fondamental dans la compréhension de divers sujets discutés, dont la création et la perte d’emplois et les écarts grandissants entre les hauts et les bas salaires; la tertiarisation de nos économies (sujet à peine touché dans l’émission); le développement des maquiladoras mexicaines, d’où problème de concurrence pour nombre d’entreprises québécoises sur le grand marché américain; la lenteur de la croissance de la productivité, l’histoire nous enseignant qu’un délai de quelques décennies s’écoule avant que ne se manifestent Les accords de libre-échange affectent tous les volets de notre bien-être.les effets positifs de changements de paradigme technologique; la lenteur dans la croissance des salaires réels, etc.L’entrevue avec le directeur du Parklands Institute a bien évoqué le rôle des télécommunications, mais c’est trop peu dans une émission du genre.Et pourquoi continuer de ne parler que de vêtements et de meubles en discutant du Québec, dont la production et les exportations intensives en techniques de pointe dépassent largement maintenant celles du reste du Canada?La préparation de l’émission ayant précédé le dépôt du projet de loi C55 sur la culture, on peut comprendre que la discussion sur ce sujet soit à parfaire.Prôner des politiques qui favorisent le développement d’un contenu national plutôt que la protection du marché nous semble une démarche à explorer.Convenons que d’autres travaux de recherche sont nécessaires pour départager les rôles des exportations et importations et du changement technologique dans l’explication de plusieurs de ces phénomènes.Nombre de travaux existants incitent cependant à plus de prudence dans l’évocation du rôle de la libéralisation des échanges comme facteur déterminant.Discuter des avantages et désavantages de divers régimes de taux de change (un régime s’inspirant du défunt serpent européen nous semble à examiner de près) est aussi un sujet à remettre sur la table dans tout examen du commerce canado-américain et de ses effets.Un bref rappel des objectifs poursuivis dans la négociation bilatérale avec les Etats-Unis aurait fait ressortir certains motifs qui ont incité le gouvernement canadien à solliciter et à poursuivre les négociations, dont la crainte du protectionnisme américain, le peu de résultat des initiatives visant l’Union européenne, etc.Le rôle donné à Brian Mulroney dans cette démarche s’en trouverait relativisé, d’autant plus que l’on sait que, traditionnellement, les conservateurs étaient contre le libre-échange continental et les libéraux, en faveur.Tenir compte des travaux en cours sur l’américanisation et la recherche d’un modèle plus approprié à notre culture québécoise (ex.: l’américanité) était indiqué et s'impose dans toute discussion des effets des accords de libre-échange.Concluons en remerciant Radio-Canada d’avoir examiné cette question et en émettant le vœu qu’elle traitera le sujet à nouveau sans trop tarder.GiI le s A rc ha ni b a u 11 Le bras canadien 0 n ne peut s’intéresser à tout.Je ne fais pas exception à la règle.Je me souviens pim exemple de l’émoi qu’a causé un peu partout dans le monde, dans les années 70, le voyage vers la Lune.J’étais alors à Paris, à une réunion de la Com-.munauté radiophonique des programmes de langue française.Tous les participants à la rencontre ne pariaient que de cela.Ils avaient l’impression que l’histoire venait de franchir une étape importante.Tout ne serait plus jamais pareil.J’écoutais, je ne comprenais pas.Je pensais bien plutôt à la panne d'électricité qui m’avait empêché de me raser ce niatin-là.11 me semblait que rien d’autre n’avait d’intérêt.A côté de ce malaise-là, les exploits du sieur Armstrong et des scientifiques qui l’avaient propulsé si loin dans l’espace ne pesaient pas lourd.Aussi dois-je avouer que les fréquentes allusions au Bras canadien, qui émaillent les commentaires des journalistes dès qu'il s'agit de discutailler sur une quelconque virée dans l’espace, me laisseraient complètement froid s’il n’y avait pas justement l’insistance que l’on met à souligner l’apport local.Je n’aime pas le chauvinisme.De quelque nature qu'il puisse être.Que ce bras soit la plus étonnante découverte en la matière, je n’en disconviens pas.Puisque, vous dis-je.je n’ai aucune curiosité pour ce monde auquel il participe.Bien prêt au reste à admettre qu’il est tout à fait possible que je passe à côté de phénomène capitaux.Rien à faire, je n'ai jamais aimé Jules Verne et La Guerre des étoiles III ou IV me ferait bâiller au bout de cinq minutes.Pas doué pour ce genre d'aventures.Mais pourquoi insister chaque fois sur le Bras «canadien»?Ça commence à bien faire, la propagande.Automatiquement en présence d'une telle démonstration d’autosatisfaction, je pense à la manifestation d’un esprit de clocher.A moins de considérer que l’épithète en question, le «canadien» soit en voie d’extinction (comme les baleines, la liberté de presse ou les films français dans les salles de cinéma du Québec), pourquoi s’appesantir de la sorte?On sait que le bras en question est «canadien»; on sait aussi que l’armée qui s’est portée à l’aide des citoyens de Toronto est «canadienne».Pourquoi le préciser?Peut-on s’imaginer un seul instant que les gentillets petits soldats qui ont joué aux déneigeurs aient pu venir des Etats-Unis ou d’Australie?Le bras est canadien, l'année est canadienne, la ]>etite astronaute qui fuira bientôt l’hiver l’est aussi.On ne rate aucune occasion de le mentionner.Que je te canadianise par-ci, que je te canadianise par-là.Comme si les Etats-Unis n’en avaient pas plein les bras (non canadiens) de l'affaire Clinton.Pourquoi songerait-on là-bas à s’emparer d'un pays si vaste et si compliqué?Il n’y a pas |)éril en la demeure.Ce n’est pas demain la veille qu’Ot-tawa sera assiégé, que sur le parlement canadien flottera le drapeau étoilé.Que l’on oublie au plus tôt le Bras «canadien».Qui sait, de toute manière, si dans deux ou trois ans on ne trouvera pas un bras plus puissant, plus précis.On l’aurait inventé au Japon ou à Boston.Le fameux bras qui aura tant porté l’orgueil d'un pays en deviendrait atrophié.Remisé au rancart dans quelque musée de la science, il ne serait plus qu’une relique.Mieux vaut prévenir.Réserver l’emploi du terme «canadien» aux situations indispensables.Imiter en quelque sorte les bons écrivains, qui n’utilisent un mot que lorsqu’il est indispensable.Dans l’état actuel des choses, on se livre à une surconsommation inquiétante.Là aussi la modération a meilleur goût.Que l’on songe au Stade olympique.Que ne nous disait-on pas vers 1974?Qu’il s’agissait presque de l’une des merveilles du monde.Retrouver les journaux d’alors, revoir certaines émissions de télévision, quel désenchantement n’éprouverions-nous pas?Pourtant, ce que j’ai pu aimer cette période.C’était celle de l’espoir.Le Parti québécois donnait des signes indubitables de vigueur.11 serait bientôt porté au pouvoir.Ce stade, déjà tenu pour trop coûteux, allait devenir d’un prix prohibitif.On insultait Roger Taillibert dans certains quartiers, on le tenait |xiur l’égal du Corbusier dans d’autres.On finissait par se dire que, pour une fois, on pouvait s’offrir le luxe d’une dépense extravagante.Et puis il y avait les fumeurs, à qui on ne faisait pas encore peur, et que l’on pouvait taxer sans vergogne.On se comportait alors comme des gagnants à la loterie.On voyait grand.Dans une ville pauvre, métropole d'un coin de terre qui l’est tout autant, on élevait une tour de Babel.Je n’en suis pas fier, allez, mais à l’époque, et pour deux ou trois ans, je me suis laissé emporter.J'aimais ce monstre de béton aux allures futuristes.Pour ne pas être un fervent des voyages intersidéraux, je n’en étais pas moins porté vers l’avenir.J’ai dû dire quelquefois devant des amis que ce temple avait de la gueule, qu’il pouvait contribuer à sortir Montréal de sa torpeur.Un soir de grande forme, j’ai même pu avancer que le Stade olympique marquait le point de jonction du génie français et du savoir-faire québécois.Heureusement, je n'insistais pas.Je ne mettais pas le mot «québécois» à toutes les sauces.Avec la toile qui n’arrête pas de béer, le béton qui cède à l’occasion, les poutres qui cèdent, j’aurais l’air de quoi?Ècrivez-nous Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les Commentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 8000 caractères (y compris les espaces), ou 1100 mots.Inutile de nous téléphoner pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenu, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous encourageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.com ) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d'indiquer vos coordonnées complètes, y compris votre numéro de téléphone.ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes A l’information générale et métropolitaine txniis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard.Jean Chartier (vie urbaine).Yves d'Avignon (pupitreur): Paule des Rivières (éducation).Jean Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement).Judith Lachapelle, Louise lit, Isabelle Paré (santé), Jean Pichette (justice), Serge Truffaut (questions urbaines);Odile Tremblay (Horizons)-.Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques)-, Martin Duclos et Christi-ne'Dunîaret'tré/prto/relQacaii^s Greitierét j7c(17es Nadeâli (photographes')"; A l'information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre, danse).Paul Cauchon (médias), Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles), Brian Myles (cinéma), Jean-Pierre Legault, Clément Trudel (mmiauT) A l'information économioue • Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information), Robert Dutrisac, Benoit Monger.François Normand, Claude Turcotte ; A l’information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information), Guy Taillefer (éditorialiste), Claude Lévesque ; A l'informa-' P- O'Neill Manon Cornellier (correspondante parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Gilles Lesage (correspondants parlementaires à Québec), Michel Venue (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec); Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) -, Julie Tremblay, MarieClaude Petit i ni u muiii, ivituiwu v, .r._ i .t.n.v t> .t.i m .t.i/io.\ i a ni mi u'm: ct i r ut iDinzi tion politique : [commis).Iji ch- r, , .»• •.• v -avoie.Christiane U’gault.Jacques A.Nadeau.Claire Paquet.Chantal Rainville.Micheline Ruelland {publicitaires)-, (ronnnM I „ ,lnr„mentntion Gilles P ire (directeur) ; 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Céline Furoy, Patrick Inkel (contrôleur).Ghislaine Lalleur, Da-Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).t I.K I) K V OIK.1.K I.1' X 1) I 2 .1 A X V I K 11 I !l !) !) A 8 ”-* LE ' ?— ACTUALITES CIO SUITE DE LA PAGE 1 l'unanimité de ses membres, est intervenue au terme d'une rencontre de deux jours au siège du mouvement olympique, au cours de laquelle le rapport de la commission d'enquête spéciale sur les incidents de Salt hike City, dirigée par le Montréalais Richard Pound, a été déposé.Pour M.Samaranch, qui a dit vouloir passer à son successeur «un CIO réformé avec le prestige qu'il mérite», «la décision, d'une portée sans précédent, est totalement justifiée, car les membres en question ont violé le serment olympique et trahi la confiance du CIO».Des six personnes dont l'expulsion devra être approuvée par les deux tiers des membres du CIO, quatre représentent des pays d'Afrique et deux d'Amérique latine.Il s'agit de Jean-Claude Ganga (Congo), l'homme fort du sport africain et instigateur absous du boycottage des Jeux de Montréal en 197(5, de Zein Abdin Gadir (Soudan), de Lamine Keïta (Mali), de Charles Mukora (Kenya), de Sergio Santander (Chili) et de Augustin Carlos Arroyo (Equateur).Ceux-ci, a résumé M.Samaranch, qui a nié avoir été au courant de quoi que ce soit avant les premières révélations au sujet de Salt Lake City, en décembre dernier, «ont fait un grand tort au mouvement olympique».Tous auraient reçu de l'argent, des cadeaux ou des services divers valant plusieurs miniers de dollars.Le Néerlandais .Anton Geesink a pour sa part reçu un blâme, tandis que le CIO a estimé que les dossiers de Kim Un-Yon (Corée du Sud), Vitaly Smirnov (Russie) et Louis Gui-randou (Côte d'ivoire) méritaient un examen plus poussé.Par ailleurs, peu avant l'annonce de M.Samaranch, David Si- bandze (Swaziland) avait annoncé sa démission, devenant le troisième membre du CIO en une semaine à quitter ses fonctions après la Finlandaise Pirjo Haggman et le Libyen Bashir Mohammed Attarabulsi.M.Pound a cependant tenu à souligner qu'aux yeux du CIO, aucun acte illégal n'avait été commis par quiconque.«Nous n'accusons aucun membre de corruption, ni ne dénonçons une attitude criminelle de leur part.Ces membres sont coupables d'avoir rompu leur serment et d'avoir mis à mal La réputation du CIO», a-t-il dit, préférant parier d'«er-a-urs de jugement qui ont équivalu à des abus de privilèges»-.Il a aussi mis l'accent sur le fait que les écarts de conduite ;ü-légués résultaient d'un «comportement individuel» et n'étaient en rien liés à la nationalité ou à la race.Ainsi que l'a déclaré M.Samaranch, le CIO ne ferme donc pas la porte à d'autres enquêtes portant sur des malversations alléguées lors de l'attribution des Jeux.Il y en aura «toutes les fois qu'il sera nécessaire si nous avons des preuves d'anomalies et si la conduite de nos membres nous paraît incompatible, avec l'éthique du mouvement olympique», a-t-il déclaré.A cet égard, le CIO fera parvenir aux villes candidates un questionnaire portant sur les tentatives de corruption dont elles ont pu être l'objet.Dans le cas de Nagano 1998, à propos de laquelle quantité de révélations ont été faites, le président du CIO a indiqué qu'il n'y avait pour l'heure que des «rumeurs» et qu'on agirait s'il y avait des «faits».Même chose pour Sydney, en Australie, où auront lieu les prochains Jeux, en 2000.Toutefois, a-t-il précisé, il est hors de question d'envisager que les Jeux de 2000 et 2002 déménagent.«Je veux être clair ils seront présentés à Sydney et à Salt Lake City.Il n'y aura pas de site de rechange.» Et il est également hors de question que M.Samaranch lui-même se démette.«Je n'ai jamais pensé à ça», a-t-il relaté, ajoutant qu'il se soumettrait quand même à un vote de confiance lors de la session extraordinaire du CIO.Quant à un possible «déballage» d'autres scandales auquel pourraient être tentés de se livrer ceux qui ont subi les foudres du CIO, le directeur général François Carrard a noté qu'un tel esprit revanchard n'apporterait rien à personne.«Nous allons de l'avant», a-t-il dit.Chez les suspendus, qui ont protesté de leur innocence, et autres proches du mouvement olympique, les réactions divergeaient, hier.Anton Geesink, champion olympique de judo en 1964 et l'un des athlètes les plus populaires aux Pays-Bas, s'est dit «indigné» par la décision du CIO de le blâmer.«Pendant les douze années durant lesquelles j’ai été actif en tant que membre du CIO, je n’ai jamais reçu un sou, et ceci devrait enfin être dit», a-t-il déclaré à la chaîne de télévision Netwerk.Selon la Fondation des amis d’Anton Geesink (SVAG), La mise en cause aurait pour origine un versement de 5000 dollars du comité organisateur de Salt Like City au profit d’une académie sportive dirigée par Geesink aux Pays-Bas.Augustin Arroyo, sous le coup d'une expulsion, a dit avoir «la conscience tranquille».«Je suis totalement innocent.Je ne me suis pas laissé corrompre par le comité de candidature des Jeux de Salt Dike City.» Il a reconnu avoir reçu «des cadeaux d’une valeur de 150,180, 200 dollars, mais je ne considère pas cela comme un délit».En France, le président du Comité national olympique, Henri Sérandour, a critiqué le geste du CIO: «J’ai un peu peur que ce soient les lampistes qui paient là-dedans, alors qu’il y a des gens qui ont sans doute autre chose à se repro- cher mais qui font sauter les Risibles et qui se protègent.» A Londres, le ministre des Sports du Royaume-Uni, Chris Smith, s'est dit d'avis que le CIO devra en faire davantage pour redorer le blason de l'olympisme.«Le CIO doit à présent nettoyer la procédure de candidature pour les Jeux à venir.C'est ce que le reste du monde attend», a-t-il déclaré.Par ailleurs, M.Samaranch a fait savoir qu'une nouvelle procédure de vote serait mise à l'essai en juin prochain, à Séoul, pour la désignation du site des Jeux d'hiver de 2006.Ce changement doit toutefois être d'abord approuvé (jar la session plénière du CIO.Six villes européennes sont en lice, soit Helsinki (Finlande), Klagenftirt (Autriche), PopradTatry (Slovaquie), Sion (Suisse), Turin (Italie) et Zakopane (Pologne).En vertu de la nouvelle procédure, ce ne serait plus l'assemblée plénière, mais un comité d'élection formé de 16 membres, qui choisirait la ville hôtesse.Ce comité serait formé de: huit membres du CIO élus par la session plénière et qui ne sont ni membres de la commission exécutive, ni de celle d’évaluation et qui n'ont aucun lien de nationalité avec les villes candidates: trois représentants des athlètes choisis par la commission des athlètes du CIO; un représentant des fédérations internationales d’un sport d’hiver; un représentant des comités nationaux olympiques; le doyen du CIO (actuellement le Brésilien Joao Havelange); le président de la commission d’évaluation (le Japonais Chiharu Igaya); et le président du CIO (M.Samaranch), lequel ne prendrait pas part au vote.Ix-s membres du comité de sélection n'auraient par ailleurs pas le droit de se rendre dans les villes candidates avant le vote.Avec AFP STADE SUITE DE LA PAGE 1 d’évacuation du matériel appartenant aux exposants du Salon de l’auto.Ce matériel est immobilisé dans le stade depuis que la toile s’est déchirée lundi dernier.En principe, les exposants pourraient prendre leur cliques et leurs claques dès aujourd’hui.Mais pour qu'ils puissent déménager leurs stands et leurs voitures qui sont attendus a d'autres salons de l’auto, en Outaouais notamment, il leur faudra attendre l’autorisation de la Régie des bâtiments et du Service des incendies de la Ville de Montréal, a signalé la porte-parole de la Régie des installations olympiques (RIO), Brigitte Tremblay.La RIO maintient toujours son objectif de rouvrir le stade le 15 février prochain.«Même si le déneigement prend plus de temps que prévu, nous nous étions donné une marge de manœuvre de sept ou huit jours.La date du 15 février est maintenue», a dit Mme Tremblay.Mais cet objectif est aléatoire dans la mesure où la RIO attend le rapport de Birdair sur les causes de la déchirure de la toile.Ce rapport, que Birdair ne peut rédiger avant de faire un examen approfondi du toit entièrement déneigé, devra donner de solides assurances sur la sécurité de l’ouvrage, à défaut de quoi tous les scénarios sont possibles, y compris l’obligation d’entreprendre des travaux d’envergure «^liés à la modification des devis et même le remplacement du toit de Birdair par un autre concept.Rappelons que la RIO avait choisi le toit de Birdair parce la firme d’ingénieurs américaine donnait l’assurance, notamment que ce toit n'avait jamais besoin d’être déneigé.C’était un net avantage par rapport à l’autre solution, le toit en kevlar de SNC-Lavalin qui devait être déneigé avec des petits véhicules adaptés.M.Tremblay a expliqué que seulement douze travailleurs ont été appelés à déneiger sur les 36 présents la semaine dernière parce qu’«o« n’a commencé à déblayer que certaines parties et on installe de nouveaux ancrages pour aller plus loin sur la toile».La neige se ramasse à la pelle et Mme Tremblay n’a pu préciser quand le déneigement serait achevé.Du côté des travailleurs, on s’est dit satisfait des assurances de la CSST.«Dans la mesure où on a les réponses sur la solidité de la structure et de la toile, il n’y a pas de problème et nous nous sommes présentés au travail», a dit Donald Fortin, de l’Association internationale des monteurs d’acier, un syndicat affilié au Conseil provincial de la construction.Les travailleurs avaient refusé, jeudi dernier, de remonter sur le toit du stade pour le déneiger parce qu’ils avaient constaté la présence d’inquiétantes fissures.Un des employés aurait malencontreusement enfoncé son pied dans une fissure, a-t-on rapporté.Dans sa décision de vendredi, la CSST avait indiqué que son inspecteur avait «constaté la présence sur la toile d’une fissure qui s'est agrandie d'un pied depuis la reprise des travaux, mercredi, et la présence de petites fissures».LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h a 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Is Devoir «• .1 publié du lundi au samedi par Le Devoir In< dont 1Je suis une mouette montre la part d’investissement du comédien dans un personnage», conclut Annick Bergeron qui compte elle-même utje vingtaine de grands rôles dans sa carrière (Electre, Juliette, I-ady Macbeth, et Galactia dans Im Tableau d'une exécution, récompensé d’un Masque de l’Académie).«1ms médias ont placé les metteurs en scène à l’avant-scène.Mais le théâtre demande toujours un travail collectif.Même si un tel ou une telle fait la une, en salle de répétition le soir de la première, c’est le travail en commun, autour d'une parole, qui fait la différence.» «On montre le travail de table auquel aucun spectateur ne peut jamais assister, et je peux jurer que tout ce qu’on joue a vraiment été dit» PARENTS SUITE DE LA PAGE 1 fants doit être déplacée, les parents craignent que la qualité du français ne périclite si l’école est constituée d’une majorité d’enfants dont la langue maternelle n’est pas le français.«On verrait graduellement un affaiblissement de la maîtrise de la langue française, tant à l’oral qu'à l’écrit», estime le comité de parents chargé d’analyser le projet.Soulignant que tout est question de nombre et se défendant de vouloir rester en vase clos, les parents de cette école soulignent tout de même «qu’il ne faudrait pas qu’un afflux massif d’enfants non francophones compromette leur chance de côtoyer un milieu vraiment francophone et mette aussi en péril la cadence de l’école».En fait, pour l’ensemble de l’Ouest de File, pas moins de 1800 enfants seraient déplacés si le plan de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys se concrétisait.Des 11 écoles primaires de cette partie de l’île, certaines perdraient plus de 80 % de leurs enfants.L’école Saint-Gérard, de Pierrefonds, ne garderait par exemple que 25 enfants puisque 92 % de sa clientèle actuelle serait replacée.«Sur papier, ils ont vidé les écoles et les ont remplies à nouveau.Mais ce n 'est pas acceptable.Les enfants ne sont pas des cornichons et les écoles ne sont pas des bocaux», souligne Carole Tétrault, parent de l’école Marguerite-Bourgeoys à Pointe-Claire.Le plan prévoit que des dizaines d’enfants de cette école fréquenteraient plutôt, l’an prochain, l’école primaire Pointe-Claire et qu'un grand nombre d’élèves de l’école Pointe-Claire seraient inscrits à l’école Marguerite-Bourgeoys.L’école Pointe-Claire, jusqu’à l’an dernier rattachée à la commission scolaire Lakeshore, est une école régionale plutôt que de quartier et elle accueille beaucoup d’enfants dont la langue maternelle est l’anglais.Di situation est la même à l’école primaire Beaconsfield, une autre école qui relevait de la commission scolaire Lakeshore et qui est constituée à 70 % d’enfants qui sont admissibles à l'école anglaise mais préfèrent étudier en français; environ 20 % ont une langue maternelle autre que le français ou l'anglais mais sont heureux d’être dans un environnement non dénué d’anglais.Environ 10 % des enfants sont des francophones.«Notre école a un projet particulier, même si nous suivons le régime pédagogique de l'école française.Les enfants ont un soutien accru, surtout dans les premières années, et la communication avec les parents est bilingue», explique le président du conseil d’établissement de l’école Beaconsfield, John Kelly.Ce dernier ajoute que non seulement les parents ne veulent pas changer d’école, mais qu’ils ne se sentent pas non plus particulièrement bienvenus dans d’autres école-; parce que leur langue maternelle n’est pas le français.A î’école Beaconsfield, la commission scolaire a l'intention de déplacer 80 % des enfants.Ça grogne.Di commission scolaire Marguerite-Bourgeoys est pour sa part peu bavarde, renvoyant les curieux et les anxieux à sa réunion du 1er février prochain.Le manque d’espace pour les enfants — toutes les écoles sont pleines à craquer — ajoute une dimension au casse-tête des autorités.Il y a bien sûr des écoles de langue anglaise à moitié vides dans cette partie de File mais les commissions scolaires anglophones y sont attachées et rien n’indique qu’elles seraient disposées à des pourparlers.A mots couverts, la commission scolaire laisse toutefois entendre que le plan ne sera pas adopté dans sa forme initiale.Ce plan, répètent les parents de l’Ouest de l’île, est tellement mal fait qu’un élève qui aurait présenté un tel travail n’aurait pas obtenu la note de passage.«Faire de l’argent» rapidement Calgary (PC) — Quand ils ont besoin d’argent, un nombre croissant de Canadiens, au lieu de se rendre au guichet automatique le plus près de chez eux, se servent d’ordinateurs personnels et de photocopieuses couleur (jour contrefaire de l’argenL Des policiers attribuent à un accès facile à des équi(jements de reproduction sophistiqués un bond marqué de la production de faux billets de banque.Di plupart de ces faux conlinuent d’être fabriqués par des faussaires professionnels, mais des Canadiens ordinaires peuvent maintenant se livrer à la contrefaçon.«C’est comme, une sorte de passe-temps», commente le caporal Michael Duncan, de la section des crimes technologiques de la Gendarmerie royale du Canada, a propos de ce nouveau type de contrefaçon.Dans un nombre grandissant de cas, en effet, les auteurs de la contrefaçon sont des personnes habituellement honnêtes, qui se rendent au bureau la fin de semaine et se servent de la photocopieuse de l’entreprise pour imprimer quelques centaines de dollars — de quoi passer la fin de semaine, affirme le policier.Des statistiques dévoilées par la GRC et la Banque du Canada révèlent que la valeur des billets contrefaits saisis a presque doublé l’an dernier, pour atteindre 5,1 millions — contre 2,7 millions en 1997.Toujours selon la police, les ordinateurs ont accru la qualité des faux billets, et des escrocs peuvent maintenant passer plus facilement de grosses coupures sans être pris.D1C
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