Le devoir, 30 janvier 1999, Cahier A
EN 1 9 1 0 ?F 0 N I) E Exigez votre Télé choix ! V o X < N " I -S MONTRÉAL.LES S A M E l> I 30 ET I) I M A N ( Il I! A N V I K It LES ARTS La chronique (l’Odile Tremblay: les médias déculottés, page B 12 LIVRES En attendant Paris, une rentrée littéraire imposante, page D 1 LES ARTS Que fa it-on à la Cité du multimédia?page B 1 MONTRÉAL Montréal accueille un important colloque d'historiens, page A 3 PERSPECTIVES Faut-il réduire les exigences ?Pauvre école secondaire! Tellement dévalorisée! Tellement dénigrée! Tellement abandonnée! À tort ou à raison, l’école secondaire est considérée comme une inhumaine boîte à cours, qui laisse les jeunes à eux-mêmes et encourage tous les vices.Pas étonnant que les esprits s’échauffent à sa seule mention en se demandant, encore et toujours, s’il faut niveler par le bas pour empêcher le décrochage ou plutôt redonner le goût d’apprendre.l’aule iles Hi vières A l’heure actuelle, il y a deux sortes de diplômes d’études secondaires (DES).Le premier conduit au cégep, le second est «terminal», pour ainsi dire, et n’exige de réussite ni en mathématiques ni en anglais langue seconde.Mais dans les faits, il n’existe pas deux mais des dizaines de DES, plus ou moins faibles, plus ou moins courus.Les écoles secondaires ont chacune leur réputation et, comme le soulignait cette semaine la présidente du Conseil supérieur de l’éducation, Céline St-Pierre, «ce qui fait bien, ces temps-ci, c’est de fréquenter l'école internationale».Du même souffle et sans sourciller, Céline St-Pierre, comme Pau-* * * line Marois avant elle, s'oppose à ce type d’écoles dites enrichies, qui permettent aux curieux, aux p’tits futés (ou aux riches, comme le résume un peu sommairement la CEQ) de s’offrir le grand service pendant que les autres se contentent d’un troquet médiocre.Cette résistance s’explique aisément: les écoles à vocation particulière — qui font l'objet d'un moratoire présentement — sont un pied de nez au système régulier.Elles montrent de quoi est capable un établissement qui nourrit le goût d’apprendre; elles deviennent les témoins gênants de l’échec de l’école secondaire actuelle.De quoi souffre donc cette école dite régulière?Les maux qui l’affectent sont multiples.Non seulement fait-elle fuir les «curieux-riclies», mais elle se montre incapable de séduire les autres, ceux qui abandonnent les études, souvent par manque de motivation bien davantage que par incapacité à apprendre.A peine 67 % des jeunes obtiennent leur diplôme.Une misère! Tout le débat actuel autour de la réforme des programmes a |X)iir but principal de hausser ce taux à 85 % d’ici l'an 2005.ü‘s chemins pour y arriver passent-ils par la ré-dyction des exigences?là est la question.Iœ ministère de l'Education refuse de se faire accuser de nivellement par le b;is.Il souhaite qu’aux exigences de réussite actuelles (soit la note de passage en français, en histoire et en physique) soient ajoutées des notes suff isantes en mathématiques, en anglais langue seconde et en sciences et technologie.Ces ajouts ont l’avantage non négligeable de concorder avec les nouvelles exigences d’accès au niveau collégial.Mais pour sa part, le CSE, un organisme-conseil, croit qu’il est mauvais de cibler les cours additionnels à réussir et estime qu’il faut au contraire multiplier les régimes d’options.Bref, toutes les excuses sont bonnes pour reporter une décision — celle de hausser les exigences?d’obtention du DES — devant laquelle les ministres de l’Education se défilent allègrement depuis dix ans.Qui veut courir le risque d’être responsable de 10 (XX) abandons de plus?la terreur du décrochage bloque bien des réformes.Le CSE, dans son avis récent, contourne lui aussi le problème en recommandant la multiplication des options.Tous les étudiants y trouveraient leur compte, dit-il, les plus lents comme les plus rapides.«Le diplôme d'études secondaires doit être un diplôme pour tons, à niveau de difficulté varié.Plus il y aura d'options et moins il y aura de filières qui étiquettent les jeunes», affirme Céline St-Pierre.Mais la Fédération des commissions scolaires met les penseurs en garde contre la tentation de l’horaire cafétéria.Avec la diversification à outrance, il n’y a plus moyen de suivre l’étudiant, encore moins d’évaluer son travail.Il faut à tout le moins, dit Berthier Dolbec, de la FCSQ, que cette diversification ne survienne pas avant le secondaire IV.La nécessité d'une solide formation de base commune pendant les trois premières années du secondaire fait à peu près l’unanimité.là où les chemins divergent, c'est sur la pertinence de décerner un certificat à la fin du secondaire III, comme le souhaite le CSE.Plusieurs craignent que le jeune se satisfasse de ce certificat et ne vise pas plus haut.Cette crainte a déjà fait reculer la Colombie-Britannique.Le CSE estime aussi que les différents enseignants de l’école, plutôt que de donner leurs cours et bonjour la visite, doivent trouver le temps de se parler de tel ou tel étudiant, de manière à savoir quels conseils prodiguer.Quitte à réaménager la tâche des enseignants, il faudra trouver plus de temps pour les échanges.Pour soigner la relation maître-élève.M É T É 0 Montréal Québec Ensoleillé.Ciel variable.Max:-8 Min:-17 Max:-13 Min: -23 Détails, page C 11 I N I) E X Annonces.C 10 Les Arts.B 1 Avis publics.C 9 Bourse.C 8 Livres.I) 1 U- monde.A 9 les sports.C 12 Montréal.A 3 Économie.C 1 Mots croisés C 11 Éditorial.A 10 Politique.A 7 www.ledevoir.com — • - ai s i ¦ a «MH; JACQUES NADEAU LE DEVOIR «NOUS SOMMES LES ROIS DU MONDE!», semblent crier les animateurs de la Fête des neiges, juchés sur la proue du Titanic de glace de Pile Sainte-Hélène.Le coup d’envoi à la 17’ Fête des neiges est donné aujourd’hui.Jusqu’au 14 février, les organisateurs prévoient la plus grande édition jamais vue.Outre la proue du Titanic, les visiteurs pourront profiter des patinoires, promenades en traîneaux à chiens ou en carriole, randonnées à raquettes, expositions et du clou de l’événement: le campement innu-montagnais.Dix familles autochtones ont érigé un campement sur une partie du site et présenteront aux visiteurs les techniques de tressage de babiche, de dessin et de préparation des peaux.Une Fête des neiges titanesque 15 millions pour les urgences Pauline Marois s'en remet aux méthodes de Jean Rochon MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La nouvelle ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, reprend là où a laissé son prédécesseur face à l’engorgement des salles d'urgences des hôpitaux.Comme Jean Rochon l’an dernier, Mme Marois injectera 15 millions dans le réseau de la santé en faisant transférer certaines clientèles vers des ressources alternatives.Cette solution à court terme au désengorgement se conjuguera également à une recherche de solutions à plus long terme avec la collaboration des médecins.Dans un premier temps, toutefois, Mme Marois veut que les Régies et le ministère travaillent avec les hôpitaux, là où il y a des problèmes plus importants, afin d’appliquer des mesures pour désengorger les urgences le plus rapidement possible.Un montant de 15 millions est avancé pour appliquer des solutions rapides.«Je demande formellement aux hôpitaux, autant aux gestionnaires qu’aux professionnels qui y œuvrent, d’en faire leur priorité pour les prochaines semaines.» Parmi les problèmes déjà déterminés, le ministère visera les clientèles des personnes âgées et des bénéficiaires VOIR PAGE A 12: URGENCES P O L I T I Q U E Un débat tué dans l’œuf au PQ \ A l’occasion du conseil national que le Parti québécois tient aujourd'hui à Québec, des militants souhaitaient reprendre le débat sur l’accession à l'indépendance, le référendum et sur la notion de conditions gagnantes.Mais les dirigeants du parti ont fait disparaître l'encombrante résolution.Lire le compte rendu de Pierre O'Neill, page A 7 L’avenir du rapport Poitras Sur les tablettes ?La saison mal aimée Comment les nouveaux arrivants apprivoisent l’hiver Des experts croient que le rapport ne demeurera pas lettre morte.D’autres sont moins optimistes.C’est quoi, l’hiver?C’est froid comme le congélateur, dit Ngoc Ba.Ce sont des «affaires blanches» qui tombent du ciel, ajoute Steven.C’est l’occasion de lancer des balles de neige, de glisser à toute allure, pour tous les nouveaux arrivants, petits fait partie intégrante de leur nouvelle vie.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Dans le bureau de la directrice de l'école primaire Simonne-Monet, à Côte-des-Neiges, il y a une grande table couverte de mitaines, de tuques, de foulards de toutes les couleurs.Les élèves auraient-ils la fâcheuse habitude de perdre leurs vêtements?Au contraire.Trop souvent, les élèves de ce quartier défavorisé et multiethnique de Montréal n’ont pas de quoi se couvrir adéquatement les mains et la tête.Mais en distribuant à ses ouailles de quoi se tenir au chaud de novembre à avril, la directrice Caroline Guay fait plus que se préoccuper de la santé de ses élèves.Elle veut leur faire aimer l'hiver.de skier et de raquetter sur la neige.Et et grands, l’épreuve de l’hiver québécois «C’est tellement important de faire aimer l’hiver aux enfants!» L’école des «Nations unies» — les élèves proviennent de 71 pays — accueille chaque année de nouvelles frimousses qui n’ont jamais vu un flocon de neige de leur vie, jamais eu les joues rouges et le bout du nez froid par des températures de -30 °C.Parce qu'il est trop facile de pester contre la saison froide, l’équipe de l’école Simonne-Monet s’applique à ce que l’hiver soit un événement.On parle de la neige dès le mois de septembre, on rêve des jours où on glissera sur les pentes du mont Royal, où on patinera sur la glace de l’école, où on lancera des balles de neige sur des cibles (parce que VOIR PAGE A 12: SAISON ¦ Vivre la nordicité: un supplément spécial/ page F 1 MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Les recommandations de la commission Poitras donneront-elles lieu à des applications concrètes ou finiront-elles, comme c’est trop souvent le cys, par demeurer lettre morte?«C’est un rapport qui ne peut pas être mis sur une tablette», dit le criminologue André Laurendeau, de l’Université de Montréal, qui s’est penché de longue date sur les questions de gestion et de formation à la police.«On a abordé les mêmes problèmes à plusieurs reprises au cours de 20 dernières années, lors de divers groupes de travail, mais on ne crevait pas l’abcès.Je dois d’ailleurs dire que j’étais d’abord sceptique face à la tenue d’une commission d’enquête, mais j’ai changé mon fusil d'épaule depuis.» La commission Poitras, chargée d’enquêter sur la Sûreté du Québec, a publié son rapport jeudi dernier, après plus de 16 mois d’enquête.L’enquête a été déclenchée après que l’on eut découvert que des policiers, chargé VOIR PAGE A 12: RAPPORT POITRAS ¦ Autres informations, page A 4 ¦ L'éditorial de Michel Venne: page A 10 ¦ Des extraits du rapport, page A 1 1 Attention, les Gaulois attaquent ! Astérix et Obélix contre César est le film le plus cher jamais tourné en français.La Gaule serait-elle tombée sur la tête?CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Chef-d’œuvre ou navet?On le saura mercredi alors que sortira simultanément dans 750 salles françaises le film Astérix et Obélix contre César, relatant les aventures des irréductibles Gaulois imaginés par Uderzo et Goscinny.Mais en attendant de juger sur pièce le film le plus cher jamais tourné en français, la France est en passe de ressembler à un immense village gaulois.Il y a bien sûr les milliers d’affiches dans les rues de Paris, la bande-annonce qui tourne jusqu’à plus soif dans les salles de cinéma et les innombrables couvertures de magazines (Paris-Match, VSD, etc.).Sans oublier le matraquage télévisuel: Les Enfants d’Astérix sur TF1, l’émission de Michel Drucker sur France 2 et les incontournables téléjournaux, à cheval entre l’information et la publicité.Pas un centimètre carré de l’Hexagone — de Lutèce à Massilia — qui ne soit gagné par cette frénésie médiatique.On ne compte plus les événements politiques soudainement apprêtés à la sauce gauloise.Que le candidat franco-allemand aux élections européennes Daniel Cohn-Bendit s’oppose au nucléaire, et voilà que le magazine L'Evénement titre aussitôt: «Iœs Mésaventures de Danix chez les Gaulois».La classe politique se prête elle aussi au jeu, signe qu’Astérix fait l’unanimité dans toutes les couches de la société.Il y a quelques semaines, l’Alliance (qui regroupe les principaux partis de droite) couvrait les murs d’un placard représentant les personnages de la bande dessinée se tapant joyeusement sur la tronche.«En avez-vous assez de la droite la plus come du monde?», disait le texte.Uderzo dut en appeler aux tribunaux pour faire respecter ses droits d’auteur et interdire l’affiche.Et le raz de marée ne fait que commencer.Dans les jours qui viennent, une série VOIR PAGE A 12: GAULOIS RÏÏÜTÏÏRS 7> SÈU Gérard Depardieu dans le rôle d’Obélix.778313000696 K I) H V (I I li .I.K S S A M K I) I A 0 K T l> I M A X (' Il K A I .1 A X V I K II I II II II M 0 N T R, E A i Début des travaux sur le pont Victoria LOUISE LEDUC LE DEVOIR A compter de lundi, les automobilistes qui empruntent le pont Victoria devront s’armer de patience ou utiliser les transports en commun.Jusqu’au 26 février, les travaux effectués sur ce pont du Canadien National entraîneront en effet la fermeture à la circulation de l’une des deux voies.Matin et soir, on ne pourra plus circuler que dans le sens de la circulation sur le pont Victoria.«Il nous faut changer deux travées, dont la travée centrale, et refaire tout le treillis métallique», d’expliquer Louise Filion, directrice des relations publiques au Canadien National.Ce n’est là que la première de trois périodes de circulation réduite sur le pont Victoria, d’ici la fin de l’année.Du Dinars au 7 mai, les deux voies du pont seront accessibles aux heures de pointe, mais l’une des deux sera fermée entre ces périodes.Du 10 mai au 19 novembre, comme ce sera le cas à compter de lundi, une seule voie sera carrossable.Le ministère des Transports prévoit bien que quantité d’automobilistes se précipiteront au cours des prochaines semaines vers les autres ponts qui relient la Rive-Sud à l’île de Montréal.Pour répondre à la demande, la Société des prints Champlain et Jacques-Cartier allongera donc la période d’ouverture de la troisième voie du pont Jacques-Cartier, et ce, jusqu’à ce que la circulation se soit résorbée.Comme le signale Daniel Filion, directeur territorial de l’est de la Montérégie chez Transport Québec, il vaudrait nettement mieux que les automobilistes optent pour le ¦transport en commun.Des 7500 véhicules qui franchissent le pont Victoria quotidiennement, «entre 3000 et 3500 en seront empêchés pendant les travaux».M.Filion rappelle qu’il se trouve, sur la rive sud de .Montréal, neuf stationnements incitatifs et un total de 3000 espaces de stationnement.Ces temps-ci, 1000 espaces seraient inutilisés, notamment à Brossard, à Saint-Hubert, à Boucherville et à Sainte-Julie, et les automobilistes peuvent y garer leur véhicule gratuitement.Pour faciliter l’accès au métro de Longueuil par autobus, Transport Québec a aussi mis en place des voies réservées sur le boulevard Taschereau à Brossard, sur Riverside à Saint-Lambert et sur Saint-Charles à Longueuil.Toutes ces précautions ne satisfont pas pour autant le maire de Brossard, Paul Leduc, qui estime que l’opération a été mal planifiée et que ses résidants en souffriront.Les travaux à venir sur le pont Victoria coûteront 38 millions, et la facture sera partagée entre Transports Canada et le Canadien National.EN BREF Inapte à subir un procès (PC) — Humberto Ortiz Echaiz, 42 ans, a été jugé hier matin inapte à subir son procès pour meurtre prémédité , en raison d’aliénation mentale.En juin dernier, Ortiz avait tué ses trois enfants après avoir appris que sa femme était atteinte d’un cancer incurable.Il a été confié à l’Institut Philippe-Pinel sans possibilité de libération.La mère, qui est décédée dans les jours qui ont suivi le drame, n’a ja-.mais su que ses enfants avaient été tués.Des conducteurs de motomarines à assagir Shérifs nautiques et limites de vitesse sont au programme de Vête prochain De la nomination de shérifs nautiques en réflexions sur la limite de vitesse à imposer sur les plans d’eau du Québec, une vaste offensive se prépare pour accroître la sécurité des plaisanciers.Parce que l’été reviendra, et les motomarines aussi.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Afin de calmer les ardeurs des conducteurs de motomarines, de simples citoyens seront appelés à devenir les yeux de la Gendarmerie royale du Canada et à s’incarner en «shérifs nautiques».«Il s’agit d'abord d'un projet de sensibilisation», a expliqué hier Guy L’Ecuyer, responsable de la réglementation et coordonnateur à la division nautique de la GRC.«L'Association canadienne sportive et récréative de motomarine [ACSRM] et les concessionnaires de motomarines vont nous référer des volontaires pédagogues.Du lot, nous choisirons des shérifs nautiques.» Ces shérifs nautiques, accrédités par l’ACRSM, seront appelés à naviguer et à faire de la prévention, mais aussi à informer la GRC de toute situation irrégulière.«Les informations transmises par les shérifs nous éviteront de patrouiller à l'aveuglette, pour nous rendre plutôt directement sur les lieux problématiques», poursuit le caporal L’Ecuyer, qui explique que l’expérience sera d’abord lancée dans la région de Montréal avant de s’étendre à toute la province si les résultats sont positifs.Il reviendra aux shérifs nautiques d’enseigner le fonctionnement de la motomarine aux néophytes, à commencer.par le freinage.«La motomarine fonctionne avec un moteur à jet.Il est difficile d'apprendre à freiner puisqu’il fauf, pour y parvenir, “donner du gaz” puis tourner.» A l’heure actuelle, la GRC donne surtout des avertissements, et très peu de contraventions.«Au Québec, aucune limite de vjtesse n’est imposée sur les plans d'eau, rappelle le caporal L’Ecuyer, et nous ne pouvons donc sévir que dans les cas d'embarcations non sécuritaires».Lors de consultations publiques tenues à l’initiative du ministère des Affaires municipales, la garde côtière canadienne a recommandé qu’on limite à 10 kilomètres la vitesse des embarcations dans les eaux situées à l’intérieur d’une ceinture de 30 mètres de la berge.«En Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta, c’est déjà la règle, pour assurer la sécurité des baigneurs, des plaisanciers et l’érosion des berges», de raconter André Bégin, surveillant Le Devoir prend la défense d’un journaliste russe Grigory Pasko fait face à la justice militaire après avoir critiqué le comportement environnemental de la marine CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le Devoir-a choisi d’appuyer l’organisme Reporters sans frontières dans la défense du journaliste russe Grigory Pasko.Le journaliste Pasko est présentement détenu et subit un procès devant le tribunal militaire de Vladivostok.Grigory Pasko est accusé d’avoir «recueilli des secrets d'Êtat dans le but de les transmettre à une organisation étrangère».Ses démêlés avec le gouvernement russe proviennent de l’époque où il était capitaine dans la flotte du Pacifique et correspondant militaire pour le quotidien de la marine Boevaya Vakhta.Naviguant à bord du pétrolier russe TNT 27, Pasko avait filmé des scènes de déversement de déchets en mer du Japon.Ces images ont été diffusées par la télévision japonaise NHK et ont suscité un vif débat au Japon.Ce reportage, portant le titre Extra-Dangerous Zone, a aussi été retransmis par une chaîne de télévision dans la région de Primorski Krai.Toujours selon Reporters sans frontières, le journaliste Pasko a également affirmé, dans une lettre rendue publique le 18 janvier, que la flotte du Pacifique, pour des raisons économiques, «immerge les munitions dans la mer du Japon» et «qu’il n’existe même pas de cartes exactes indi- quant les lieux d’immersion d’obus, de mines, d’ogives de torpilles».Le journaliste aurait également ajouté que «les militaires immergent des munitions sans même atteindre les grandes profondeurs nécessaires».Pasko aurait également écrit de nombreux articles traitant de problèmes écologiques impliquant la flotte du Pacifique.Selon RSF, il s’était particulièrement intéressé au quasi-abandon des sous-marins nucléaires de l’armée russe et l’implication des services de sécurité fédéraux (FSB) dans un trafic de déchets nucléaires.«Au moins trois articles sur le stockage illégal d’armements chimiques et la contamination radioactive provoquée par la marine, qui auraient dû être publiés dans les éditions de Boevaya Vakhta du 18 juin 1993, du 14 septembre 1994 et du 7 juillet 1996, ont été censurés», dit-elle.urigo De son côté, la FSB affirme que Pasko est accusé d’avoir livré la composition chimique du combustible utilisé pour les missiles, qu’il aurait abusé de son rang militaire et de sa carte de presse pour accéder aux zones militaires interdites.Or, selon l’un des avocats du journaliste, Karen Narcis-siane: «Les dix chefs d’accusation contre M.Pasko sont liés aux questions de sécurité écologique qu 'il a abordées dans ses tions à l’étranger.au bureau de la sécurité nautique au ministère fédéral des Pêches et des Océans.Pour obtenir des limites de vitesse sur leurs territoires, les municipalités doivent présenter leur demande au ministère des Affaires municipales, qui demandera ensuite l’approbation de la garde côtière canadienne.«A ma connaissance, nous recevons quelque 250 demandes de la sorte par année», précise M.Bégin.L’ennui, explique-t-il, c’est que deux municipalités voisines ne mettent pas en application les mêmes règlements.«Les discussions se poursuivent avec le ministère des Affaires municipales», dit M.Bégin.Le ministre des Pêches et des Océans, David Anderson, vient par ailleurs d’annoncer, le 18 janvier, des changements dans la réglementation qui relève de sa compétence Ainsi, à compter du 1" avril 1999, il faudra être âgé d’au moins 16 ans pour être autorisé à conduire une motomarine.Dès le 15 septembre 1999, les jeunes âgés de moins de 16 ans qui conduisent une embarcation à moteur â des fins récréatives devront porter sur eux une preuve de leur compétence comme conducteur.Cette prescription sera étendue à tous les conducteurs d’embarcations à moteur de moins de quatre mètres de longueur et aux conducteurs de motomarines, d’ici le 15 septembre 2002.articles du journal de la flotte, avec l'autorisation du commandement».RSF argue que «tout journaliste a le droit de chercher, de demander, de recevoir et de diffuser de l'information».«Par ailleurs, écrivent-ils, les informations détenues ou “révélées’’ par le journaliste ne semblent pas violer le “secret d’État", ayant déjà fait l'objet de publications dans la presse spécialisée».Selon l’organisme, Pasko a déjà purgé quinze mois de détention préventive, au cours desquels l’épouse de Grigory Pasko a été privée du droit de rendre visite à son mari.Grigory Pasko a 34 ans.Le 22 décembre dernier, ses défenseurs ont présenté sa candidature aux élections de la Douma locale de Vladivostok.«Ils espéraient ainsi attirer l’attention sur son affaire, écrit RSF.Le journaliste a rasKo g/g largement battu.» Le Devoir invite les lecteurs intéressés à signer une pétition d’appui à Grigory Pasko, sur le site Internet de Reporters sans frontières, au http://www.rsf.fr.Au cours de la dernière année, Ix> Devoir avait également parrainé le journaliste cubain Lorenzo Paez Nunez, qui a été libéré après avoir purgé une peine de 18 mois de prison, pour avoir illégalement diffusé des informa- Se mettre à l’abri est un réflexe tout à fait naturel.PROFITEZ D'UN T E R E T ' - Voilà pourquoi nous offrons des produits dont le capital est garanti à 100%.Mettez votre REER à l’abri des fluctuations du marché en investissant dans des produits sûrs.Placements Québec vous offre une gamme de produits 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tas toux qui scionl oUetls sut tas prochaines émissions ’l'indice XXM" ki une tnotque de totnmeice déposée de ta Bourse de Montréal qui octroie une hume de son emploi, mois qui no parraine ni n’avtise le présent produit ni ta présenta publicité en oucune manière lo Bourse île Monttêol se réserve le droit en tout temps de modifier son indite XXM', so conipositioii.so méthode de calcul ou son nombre do titres et de secteurs industriels lo Bourse de Monltéol n'est aucunement responsable dm llnctaotions de son indue mN PLACEMENTS QUÉBEC Noire intérêt à tous www.placementsqc.gouv.qc.ca Québec [.E I) E V OIK, I.K S S A M E I) I A O E T I) I M A X (' Il E A I J A X V 1ER I !» !» !» a ;s LE DEVOIR MONTREAL Moi.à ia St-Valentin, je chocolat Martine! www.chocolatmartine.com 800 experts se réunissent Questions d’historiens ,, Faudrait-il multiplier les histoires pour réussir à enseigner cette discipline hautement émotive?y i (.’émotion intense qui entoure l’enseignement de l’histoire est peut-être, bien plus que le manque de temps, l’obstacle principal à la transmission de connaissances et d’un sens de l’histoire.C’est ce que feront valoir plusieurs experts au cours d’une conférence pan-canadienne sur l’enseignement de l’histoire qui se tient ce weekend à Montréal.Certains suggéreront de multiplier les histoires, d’autres, des enseignants pour la plupart, réclameront un scénario Encore des stationnements?Polémique autour du projet du square Victoria Le projet de construction d’un stationnement souterrain au square Victoria a provoqué toute une polémique.On craint en effet que cet espace vert soit réduit à une peau de chagrin.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Important promoteur immobilier, le Groupe West-cliff entend construire un stationnement souterrain de 359 places sous le square Victoria.Il y a une quinzaine de jours, le comité exécutif de la Ville de Montréal a donné son aval au projet, qui a suscité, et suscite encore, de vives oppositions de la part du Conseil régional de l’environnement de Montréal et d’Hé-ritage Montréal.Avant de détailler les oppositions, précisons la toile de fond propre à ce dossier.En août dernier, Westcliff a fait l’acquisition d’une portion de la Place Bonaventure.Pour être exact, Westcliff est devenu associé de Henry Winterstern, un investisseur montréalais, et de Whitehall Street Fund, qui est une filiale de la banque d’affaires new-yorkaise Goldman Sachs.Fort de l’expertise acquise et développée à la faveur des dossiers Centre Rockland, Carrefour Angrignon et Carrefour du Nord, Westcliff entend bien évidemment fouetter quelque peu la vocation commerciale de la Place Bonaventure.Et ce, avec d’autant plus de vigueur que c’est Westcliff qui avait construit la Maison de l’OACI à quelques pas du square Victoria et qui entend bien être le constructeur d’un autre édifice pour combler les besoins de l’OACI.En droite ligne de la Place Bonaventure, on retrouve le Palais des congrès, qui sera agrandi moyennant des investissements de près de 200 millions de dollars.Ces deux immeubles, ces deux complexes, sont les frontières est et ouest de la Cité internationale.Au milieu, on retrouve donc le projet de stationnement sous le square Victoria.À moyen terme, Westcliff se promet de construire un édifice à bureaux lorsque les conditions du marché seront plus favorables qu’elles ne le sont actuellement.Toutes catégories confondues, le taux d’inoccupation des édifices du centre-ville montréalais avoisine les 17%.Présentement, le nombre de places de stationnement disponibles dans le quadrilatère Atwater, De Loriinier, Sherbrooke et Saint-Antoine atteint pratiquement les 100 000, qui se divisent ainsi: 37 800 places dans les stationnements extérieurs, 44 500 dans les stationnements souterrains et 16 700 sur les rues.Le taux d’occupation respectif à chaque catégorie est le suivant: 73 %, 64 % et 84 %.Toutes catégories confondues, le taux d’occupation des stationnements enclavés dans ce quadrilatère est de 71 %.S’appuyant, entre autres choses, sur ce taux, le Conseil régional de l’environnement de Montréal s’est vivement opposé à cette addition, qui aura par ailleurs comme effet, affirment ces porte-parole, de soustraire le nombre d’usagers du transport en commun.Bref, pour les représentants de cet organisme, le projet de Westcliff est un autre encouragement à utiliser l’automobile aux dépens évidemment du transport en commun.Dans un document consacré à ce dossier, Christian Huot et ses collègues du Conseil ont souligné: «La situation du transport à Montréal s'aggrave constamment.Chaque jour, 1,2 million de véhicules empruntent un des ponts de la ville.Cela représente une augmentation de 90 % depuis 20 ans, qui s'explique assez facilement.Depuis 1981, par exemple, le prix de l’essence en dollars constants a diminué de 36 %, soit à peu près l'équivalent de la hausse du prix du transport en commun.» Dans le cas qui nous concerne, «l’ajout d’espaces de stationnement non essentiels exercera une pression à la baisse sur les prix du stationnement à Montréal.Il nous apparaît donc essentiel que les prix du stationnement à Montréal demeurent à un niveau qui ne compromet pas davantage la viabilité du transport en commun».Professeur d’urbanisme à l’Université de Montréal et président d’Héritage Montréal, Gérard Beaudet a estimé que ce projet traduisait une «incohérence totale en matière de transport».Selon lui, personne, aux niveaux politiques et administratifs, «n’assume ses responsabilités pour tout ce qui a trait à l’arbitrage entre transport public et transport privé».Qui plus est, ce dossier symbolise encore une fois, a expliqué en substance M.Beaudet, une énorme contradiction.«Le stationnement du square Victoria est contraire aux grands énoncés publics en matière de transport public.Cela confirme que chaque politique d’intervention favorise l’automobile.» Si l’on en croit les prédictions de M.Beaudet, il faut s’attendre à ce que les espaces verts qui composent le square Victoria soient réduits à leur portion congrue.«On risque d’autant plus de transformer le square en un terre-plein que les ingénieurs de la Ville vont être enclins à réorganiser les voies, les rues des environs, pour accroître la fluidité dans ce secteur.» Au sein de la Ville, on voit le dossier différemment.Pour Guy Bazinet, commissaire industriel principal, responsable du centre-ville, il ne faut pas oublier qu’un programme dont l’objectif est la diminution de stationnements extérieurs, ce que les urbanistes appellent les «surfaces lépreuses», vient justement d’être élaboré.Actuellement, on compte 137 terrains vagues ou stationnements extérieurs dans le quadrilatère en question.Et alors?Pour stimuler la disparition progressive de ces surfaces lépreuses, la Ville s’est dite prête à accorder un congé fiscal de 30 mois pour tout projet commercial.En clair, tout promoteur qui fait l’acquisition d’un stationnement extérieur pour y construire un ou des commerces de détail bénéficiera d’une subvention équivalant au montant des taxes foncières sur une période de deux ans et demi.JACQUES NADEAU LE DEVOIR On accorde trop d’espace à l’automobile, disent les écologistes.L’ExpoNautique se tiendra à la Place Bonaventure historique canadien qui se tient.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Les hauts et les bas de l’enseignement de l’histoire seront décortiqués aujourd’hui et demain, alors que quelque 800 experts se réuniront, à l’initiative de l’Institut d’études canadiennes de McGill et plus précisément de Desmond Morton et Yvan Lamonde.Les débats permettront aux participants, fini viennent de l’ensemble du pays, de comparer leurs histoires et de voir de quelle manière ils peuvent non pas tant les mettre en commun — cette chimère n’est plus au programme depuis un bon moment — que de les rendre disponibles aux étudiants.«On pose la question comme s’il était question de temps disponible, dit le philosophe Charles Taylor, invité à la conférence, mais c’est plutôt émoti-vement que le problème se pose, de la manière dont on parle des Québécois, des Canadiens et des autochtones.Lorsqu’on enseigne cette histoire en mettant en relief des épopées, des héros, des bons et des mauvais, il y a une intolérable ambivalence qui se complexifie du fait qu’elle trouve son écho encore aujourd’hui», propose-t-il.L’historien Jacques Lacoursière, qui participera demain à un atelier sur les pièges ou bonheurs de la mise en commun des différentes histoires canadiennes, cherche lui aussi à «désamorcer l’agressivité entre les groupes».Avec le professeur Brian Young, de McGill, et l'historien Bernard Assiniwi, M.Lacoursière a entrepris une «histoire à trois colonnes».Les trois auteurs proposeraient leur interprétation d’une trentaine d’événements.M.Lacoursière a présidé il y a quelques années le groupe de travail chargé de revoir l'enseignement de LOUISE LEDUC LE DEVOIR Notre-Dame de Caris continue de propulser le parolier Luc Pla-mondon vers les plus hauts sommets.Voilà qu’il fait cette semaine la une de l'édition internationale de la revue française L’Express, avec une photo de lui pleine grandeur et un titre flatteur: «Le Québécois qui triomphe à Cans».Ijes Français, qui aiment bien se faire raconter encore et encore l’histoire de la petite Céline, cadette d’une famille de 14 enfants, ou de Dira Fabian, qui a mangé son Cheez Whiz avant de devenir célèbre, seront bien servis par cet article.Son auteur rappelle d'entrée de jeu que Luc Plamondon est «né sur les terres du Québec», le parolier lui-même évoquant plus loin en entrevue son père, qu'il décrit comme «un maquignon, un illettré».«J'ai grandi avec mon frère au fond des bois, dans une immense ferme, à deux kilomètres du premier village.Je n’ai connu le heurt de la grande cité qu a 19 ans.» l'histoire et qui doit servir d’ossature aux nouveaux programmes.Remis en 1996, son rapport a suscité de nombreuses réactions, notamment parce qu’il a refusé le terme «histoire nationale», trop chargé, trop ambivalent et trop restrictif à son avis.«Nous voulons une histoire du Québec insérée dans une histoire du Canada, dans laquelle on tienne compte de la majorité francophone mais aussi des Anglais, des autochtones et des autres ethnies dans la mesure où ils ont joué un rôle dans l’histoire du Québec», dit-il.Tout cela est bien beau, estime pour sa part Grégoire Goulet, de la Société des professeurs d’histoire du Québec.Mais pas tellement pratique pour l’enseignant qui se retrouve devant 25 paires de jeunes yeux! «Je crois à plusieurs histoires mais il faudra bien s'entendre sur un fil conducteur ou un canevas de base, une trame pancanadienne», dit-il en déplorant que l’histoire ne commence pas au même moment pour les francophones et les anglophones et que, pour ces derniers, le Régime français ne semble pas avoir existé.Les jeunes, ajoute M.Goulet, ont besoin de «quelque chose de précis».Mais il aime bien l’idée d’une histoire à trois colonnes qui pourrait développer le sens critique des étudiants.Le professeur se réjouit naturellement du fait que les jeunes devraient consacrer, avec les nouveaux programmes (en place en 2004), 100 heures de plus par semaine à l’histoire.Mais encore plus, il se réjouit de constater que l'idée d’une méthode d’enseignement qui traverserait les niveaux primaire et secondaire fait présentement son chemin.Car une certaine cohérence s’impose dans cet enseignement pour qu’il prenne tout son sens.Et contribue à développer le sens de l’identité et de sa place dans le vaste monde.Luc Plamondon parle encore de sa collaboration passée avec Diane Dufresne — ses bons jours, à tout le moins —, de Céline Dion pour laquelle il dit souhaiter écrire de nouveau et de ce que «signifie se sentir québécois, en 1999».La réponse du parolier à cette question?«Revendiquer; à défaut d’un pays, une histoire, une culture, une entité entre l’Europe et l'Amérique, entre le français et l’anglais.Une façon de s'exporter, aussi.Céline Dion réalise le rêve du grand public.Im troupe du 'lhêâtre du Soleil et Robert Lepage, metteur en scène de théâtre, rayonnent partout.Et moi.A nous quatre, nous drainons une quantité énorme d’artistes québécois.» la une de L'Express arrive un peu tard.Notre-Dame de Caris est en effet à l’affiche, demain, pour une dernière représentation au vaste Palais des congrès, qu’il occupe depuis quatre mois.la distribution, largement qué-bécoise, quitte ensuite la Ville lumière pour une tournée en Belgique, en Suisse et dans la province française.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Contre vents et marées, l’Expo-Nautique aura bel et bien lieu cette année, non plus au Stade olympique, mais à la Place Bonaventure.Le Salon national du grand air, lui, reste fidèle à la Régie des installations olympiques.L’ExpoNautique, prise deux, se tiendra finalement du 24 au 28 mars.«Crès de 90 % des embarcations que l’on aurait retrouvées au stade seront à la Clace Bonaventure», assure Claire Lucchesi, directrice générale de l’Association québécoise de l’industrie nautique (AQUIN) organisatrice Avis aux contribuables Taxes municipales Le Service des finances et du contrôle budgétaire a expédié récemment les comptes de taxes municipales de l'exercice 1999.Catégories de taxes • Taxes foncières • Taxes locatives (taxe d'affaires et taxe de l'eau et de services) et spéciales Dates limites d'exigibilité • 1er mars 1999 : le premier versement, ou le paiement total si le compte de taxes est inférieur à 300 $; • 1er juin 1999 : le second versement.Comptes payables à la plupart des caisses populaires ou des banques Il est recommandé de faire ces paiements à une caisse populaire ou à une banque, au plus tard aux dates limites d'exigibilité mentionnées précédemment.Si vous effectuez un paiement par l'entremise d'un guichet automatique, dans les jours qui précèdent l une de ces dates limites, vous devez, afin d'éviter des frais d'intérêt et de de l’ExpoNautique.Plutôt que de s’étendre sur les 270 000 pieds carrés disponibles au stade, l’ExpoNau-tique devra faire avec 238 000 pieds carrés.Pour l’industrie nautique, la tenue de cette exposition annuelle n’est pas qu’une mince affaire.Selon TAQUIN, 50 % des ventes annuelles y sont effectuées.«Cour ce qui est de l’événement de la semaine dernière (la déchirure du toit du stade], nos procureurs feront ce qui est nécessaire pour obtenir réparations et dédommagements», précise le président de TAQUIN, Jacques Daneault.De leur côté, les organisateurs du Salon national du grand air en sont ve- pénalité, prévoir un délai de deux jours (48 heures), excluant le samedi et le dimanche, avant que le paiement nous parvienne.Si vous utilisez la poste pour nous faire parvenir votre paiement, votre compte sera crédité le jour où votre chèque ou mandat encaissable sera reçu par la Ville de Montréal, peu importe la date à laquelle il a été mis à la poste.Changement d'adresse Veuillez nous aviser promptement de tout changement d'adresse relatif à l'ensemble de vos comptes de taxes.À cet effet, vous pouvez remplir le coupon Avis de changement de l'enveloppe-réponse jointe à votre compte de taxes et nous le retourner avec votre paiement.Rôles de perception Des renseignements sur les rôles de perception des taxes municipales de l'exercice financier 1999 peuvent être obtenus dans tous les bureaux Accès Montréal.Le Servico des finances et du contrôle budgétaire Le 30 janvier 1999 Accès Montréal première ligne (514) 872-2305 Du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 17 h, sans interruption.nus à une entente avec la RIO.Même dans l’éventualité d’un retard dans les travaux de réfection de la toile, le Salon national du grand air se tiendrait tout de même au stade du 17 au 21 mars, dans les grandes surfaces en dessous des gradins.Pallascio dénonce De Courcy PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Les commissaires du Regrou|)ement scolaire confessionnel de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) trouvent que les cinq commissaires dissidents du MEMO ont bien raison de dénoncer le manque de transparence de la présidente Diane De Courcy.«Il y a présentement une manière de fonctionner à la Commission qui est questionnable, pour ne pas dire aberrante», estime Michel Pallascio, qui dirige le parti d’opposition à la CSDM, formée de six des 21 commissaires.Au cours des deux dernières réunions publiques, les commissaires du RSC ont adopté le même comportement que les commissaires du MEMO qui s'opposent à leurs dix collègues, pour signifier, comme eux, qu’ils désapprouvent le style de gestion et le manque de transparence marquant, à leur avis, la présidence actuelle.Mme De Courcy dirige la CSDM depuis le 1" juillet dernier.Il y a quelques semaines, cinq commissaires (sur 15) rendaient public leur profond mécontentement relativement à la timidité de leurs dirigeants à enclencher des réformes mais aussi relativement à Ce qu'ils ont appelé «le huis clos du cinquième», pour indiquer que tout se décidait entre la jirésidente et sa directrice de cabineL Danielle Ripeau.Robert Cadotte, Marcellin Noël, Luc Gaudette, Colette Provost et Guy Vidal exigent la démission de Mme Ripeau comme condition de reprise des discussions, ce que Mme De Courcy qualifie d’inacceptable chantage.M.Pallascio, qui s’est fait accuser lùi-même à maintes reprises de manquer de transparence lorsqu’il était au pouvoir, se fait aujourd’hui l’accusateur.Il estime lui aussi que le pouvoir dévolu à Danielle Ripeau outrepasse les limites habituelles.Il mentionne par exemple que le comité de sélection qui a attribué le poste de responsable des communications à Camille Gagnon n’avait fait place à aucun commissaire, pas même à titre d’observateur, mais qu'en revanche Mme Ripeau y était Il mentionne aussi que, contrairement à la coutume, les dirigeants du MEMO (Mouvement pour une école moderne et ouverte) n’avaient initialement offert aucun siège à un commissaire de l’opposition sur l’important comité du transport.Il rappelle enfin que, le 13 janvier dénier, les commissaires de l’opposition n’ont reçu l'importante politique du transport qui devait être discutée qçte 30 minutes avant le début de la réunion publique.Normalement, les dossiers doivent parvenir aux commissaires une semaine avant la tenue de la réunion au cours de laquelle ils seront discutés.;; «Moi qui me faisais souvent accuser de manquer de transparence, je troupe qu’aujourd’hui ça dépasse les bornes.Elle travaille en catimini, même auprès de son propre groupe», dénonce Michel Pallascio, qui réclame «un redressement quelconque».sSîfe Renald LEGENDRE Dictionnaire actuel de l'éducation 2e édition un tranc succès international.jéPji \ f» Éditions GUÉRIN En vente dans mutes les tihrairies (514)842-3481 Plamondon, «fils de maquignon» Le parolier fait la une de L’Express, édition internationale Service des finances et du contrôle budgétaire Division des recettes - i I.K I) K V (t I U .I.K S S A M K I) I A 0 K T I) I M A X ( II K 3 I .1 A X V I K II I !» !» !» LE RAPPORT P OIT R A S Québec agira vite, promet Bouchard Les avocats des policiers suspendus exigent leur réintégration ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE NORMAN D ELIS L E PRESSE CANADIENNE Québec — Le gouvernement va agir rapidement pour effectuer la .réforme requise au niveau de la Sûreté du Québec, a indiqué le premier ministre Lucien Bouchard.«Les gens ne devraient pas s'inquiéter.Le gouvernement a mis en place .des moyens exceptionnels pour que la lumière soit faite.Il y aura des discussions mais le gouvernement va donc réagir de façon adéquate», a déclaré hier M.Bouchard à sa sortie d’une réunion de son groupe parlementaire.M.Bouchard a reconnu que la situation était «urgente».«Mais il faut néanmoins prendre le temps d'analyser la situation», a rappelé le premier ministre en notant que la commission Poitras avait pris du temps — en fait plus de deux ans — à faire son enquête et que son rapport couvrait plus de 1600 pages.«Ce rapport nécessite quelque analyse mais, au moment voulu, on annon-, cera les décisions qui seront prises», a dit M.Bouchard.Par ailleurs, M.Bouchard a rappelé , que le Québec trouvait essentiel d’obtenir le droit de retrait avec pleine compensation dans l’union sociale , proposée par les provinces au gouvernement fédéral.L’objectif défini lors de l’Accord de .Saskatoon, en août dernier, a été fixé • par l’ensemble des provinces et non “seulement par le Québec, a noté M., Bouchard.De plus, la requête d’un droit de re-, trait avec pleine compensation pour une province est une demande de .tous les premiers ministres du Qué-~ bec depuis 1960, a signalé le chef du .gouvernement.«Les provinces ont convenu de tra-va Hier dans le cadre de l’Accord de Saskatoon.On travaille dans le cadre de la ' inégociation sur l'union sociale et non j sur l'accord sur la santé que le fédéral a souhaité», a dit M.Bouchard.Le premier ministre québécois a si-gnalé que le travail s’effectuait a partir fles textes fournis par les provinces et “ non sur des textes fédéraux.Les trois officiers de la Sûreté du Québec à l’origine de la commission Poitras réclament une rencontre d’urgence avec le directeur général de la SQ, Florent Gagné, pour convenir des modalités de leur réintégration et des dédommagements à leur accorder pour les préjudices subis.M' Jean Keable et Michel Jolin, qui représentent les inspecteurs Louis Bou-dreault et Bernard Arsenault ainsi qu'Hilaire Isabelle, ont indiqué hier que, compte tenu que la commission Poitras leur a donné raison, il n’est pas question de reculer et de démissionner.«Que la SQ assume ses responsabilités», a lancé M' Keable.«Si le directeur général n 'est pas en mesure de prendre position à cette heure-ci, on estime qu’il devrait pouvoir le faire au début de la semaine prochaine», a renchéri M'Jolin.11 reste environ cinq ans de service à MM.Boudreault et Arsenault pour atteindre les 32 ans de service donnant droit à la retraite.Quand à M.Isabelle, il a démissionné de ses fonctions à la SQ pour devenir directeur du corps de police de Saint-Georges-de-Beauce.Les trois hommes ont été reconduits à la porte du quartier géné- ral de la SQ, en octobre 1996, à la demande du directeur Serge Barbeau, qui estimait qu’ils avaient manqué de loyauté à l’égard de la SQ.«Il faudrait qu’on ait une grande discussion avec le directeur général parce que, quand M.Isabelle a pris sa retraite, il a exercé un choix qu'il n'aurait pas exercé n 'eût été la situation qui prévalait à ce moment-là», a fait valoir Me Jolin.«MM.Boudreault et Arsenault Les groupes concernés approuvent.parfois avec circonspection MARIE-CLAUDE DU CAS LE DEVOIR Le directeur général de la Sûreté du Québec, Florent Ga- JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, commentant le dépôt du rapport Poitras sur la SQ, jeudi./ gné, a invité ses troupes, hier, à mettre un terme à la méfiance et à la suspicion qui ont déjà trop duré et a salué le travail gigantesque accompli par la commission Poitras.Dans un communiqué, le directeur Gagné demande à tous les membres de la SQ de «renoncer au langage de méfiance et de suspicion qui a marqué le débat, autant à l’externe qu'à l’interne, au cours des dernières années, et de s'engager résolument sur la voie du professionnalisme et des hautes exigences que commandent les valeurs démocratiques».La commission Poitras a rendu public hier son rapport sur la SQ, au terme d’une enquête qui a duré près d’un an et demi.Le rapport porte un jugement sévère sur la conduite des enquêtes et la culture qui prévaut à la SQ, et recommande plusieurs changements majeurs quant à sa structure.Tout en se disant «impressionné» du travail minutieux effectué par la commission, M.Gagné a cependant souligné que sa lecture du volumineux rapport (plus de 1700 pages) demeurait cependant «superficielle et incomplète».A première vue, le directeur considère que certaines recommandations sont lourdes de conséquences sur les plans organisationnel et financier et que d'autres nécessiteront des discussions avec les autorités gouvernementales avant de décider du sort à leur réserver.Pour la plupart des instances concernées, la majorité des représentants ont, de la même façon, manifesté un appui prudent, sous réserve d’étudier davantage le contenu du rapport.«On appuie la direction, dit Claude Fortin, porte-parole du Comité des relations professionnelles des officiers de la SQ, qui représente quelque 120 officiers appartenant aux grades supérieurs.On a déjà fait, au cours des Avec la Presse canadienne La petite histoire de la SQ TAPIS DECOR CLAUDE BOUCHARD -50 SOLDE INVENTAIRE TAPIS MUR À MUR Velouté, torsadé, berbère, sisal CARPETTES UNIES OU À MOTIFS Aztèque, oriental, moderne, sisal 100% lanoset, laine, pure soie 364S, bout.St-Joseph Est, Montréal (514) 729*0891 Unie Laurier Ouest, Outremont (514) 274-' De la police conçue par sir Robert Peel en passant par VEscouade anticommuniste et la Police des liqueurs JEAN CHARTIER LE DEVOIR Sous le Régime français, une force de police était formée à Québec en utilisant le modèle de la maréchaussée française et qui portait à la connaissance du prévôt tous les vols, assassinats, guet-apens, meurtres commis.Après 1763, la police relevait du gouverneur militaire, précise la commission Poitras dans l’historique au début de son rapport.La surveillance du territoire était confiée au grand voyer.Puis, les connétables et les constables provenaient de la garnison anglaise.De 1793 à 1831, on mit l’accent sur la nomination d’un grand nombre de juges de paix dans les districts judiciaires.Mais c’est la réforme de 1829 en Grande-Bretagne, par sir Robert Peel, le ministre de l'Intérieur, qui a suscité la création de deux corps de police, le London Metropolitan Police, des policiers en uniforme mais non armés, et la Royal Irish Constabulary Force pour contrer la résistance des populations locales.Sur ce modèle se constitue l’établissement d’un système de police dans la colonie, explique le rapport de la commission Poitras.Une police gouvernementale verra le jour en 1838 dans le Bas-Canada après l’insurrection populaire.Les auteurs de la commission Poitras écrivent: «Composé presque exclusivement d'anciens militaires britanniques et sous l'entière responsabilité du gouvernement, ce corps policier gouvernemental entraînera la disparition des polices municipales.» En 1867, il est statué que l’adminis- Complets italiens à partir de 395$ tration de la justice relève de la compétence de la province.Le premier ministre, Pierre-Joseph Olivier Chauveau, dépose, en 1869, le projet de loi intitulé Acte pour établir un système général de police en cette province.La Police provinciale de Québec voit le jour au 1er mai 1870, signale la commission.C’est l’ancêtre de la SQ.Au début, les activités des policiers se limitent à la surveillance du nouvel édifice du Parlement.On recourt également à des détectives privés, aux policiers de Québec et de Montréal.Au niveau fédéral, après la grève générale de 1919 à Winnipeg, il y a la fusion de la Dominion Police et de la North West Mounted Police, signale-t-on, dont Ottawa offre le service à l’ensemble des provinces.La Police à cheval du Nord-Ouest, créée par décret en 1873, et la Gendarmerie à cheval, nommée Royale en 1904 par Edouard VII, ont été fusionnées en 1920.Peu après, Louis-Alexandre Taschereau réagit en modifiant la législation et regroupe le Bureau des détectives provinciaux et la Police provinciale de Québec.La Loi modifiant la Ix>i de police et du bon ordre provoque, en 1932, une croissance considérable des effectifs.Avec l’accession au pouvoir de l’Union nationale, on adopte la D)i relative à la Sûreté provinciale au cours de 1938.Une école d’entraînement pour les policiers provinciaux est mise sur pied.Puis, la «Ix)i du cadenas», appelée originalement Loi protégeant la province contre la propagande communiste, est instaurée.Deux ans après, en 1940, il y aura dissolution de «l’escouade anticommuniste» et un rattachement de la Police des liqueurs au procureur général.La commission de 1944 Le 15 mars 1944, l’ancêtre de la commission Poitras voit le jour.En effet, le gouvernement libéral met sur pied une commission royale d’enquête présidée par le juge Cannon chargée de faire la lumière sur les activités de la Sûreté provinciale et de la Police des liqueurs dans le district de Montréal.Mais le rapport du juge Cannon est remis le 30 juin 1945 au gouvernement de l’Union nationale, qui a repris le pouvoir.De 1954 à 1959, l’effectif passe de 900 à 1200 membres.Un nouveau directeur, Josaphat Brunet, est recruté au sein de la Gendarmerie royale du Canada pour mettre en vigueur la loi adoptée en avril 1961.L’année suivante, le vert olive devient la couleur de la Sûreté provinciale de Québec.Un premier code de discipline est adopté en décembre 1966, après l’apparition du premier syndicat policier le 5 avril 1966.La commission écrit: «Son premier procureur sera Me Jacques Bellemare qui saura convaincre le gouvernement de M.d 0 I C 5 JUSQU'À i 0 I 0 5 NI Pour Elle 277, av.Laurier O.270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 60 % «0K0 DE RABAIS Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281-7999 5107, av.du Parc (.mule Laurier) 277-7558 MA/f,* C4/VadA PORTES OUVERTES Venez.Le 4 février 1999 de 15h à 20h SECONDAIRE ET COLLÉGIAL 4635, Chemin Queen Mary Montréal H3W 1W3 (514) 737-1177 Intern r i e d e f veulent la réintégration.Pour M.Isabelle, il faudra voir», a-t-il expliqué.Tous les trois veulent en outre une compensation financière pour les dommages et les préjudices subis.Les deux avocats reconnaissent que la réintégration des deux inspecteurs peut présenter des difficultés mais ils considèrent qu'il appartient au directeur général de prendre des mesures pour que cela soit possible.derniers mois et des dernières années, plusieurs initiatives qui vont dans le sens de leurs recommandations, et on conti- nuera de faire tous les efforts nécessaires pour faire avancer les choses.» Même le président de l’Association des policiers provinciaux du Québec (APPQ), Tony Cannavino, a déclaré aborder le contenu du rapport avec «beaucoup d'ouverture d'esprit» et s’est déclaré prêt à collaborer avec la direction pour examiner les changements qui s’imposent.L’APPQ, le syndicat qui compte 3750 membres, est pourtant prise à partie directement dans le rapport.On y signale, entre autres choses, que F APPQ a insisté d’abord sur le «droit au silence» de ses membres lorsqu’une enquête interne était en cours sur certains enquêteurs de la SQ.Le rapport Poitras recommande d’ailleurs expressément des modifications à la loi et au Code du travail, qui affecteraient directement le syndicat.«Il va falloir qu ’on analyse ça et qu’on voie sur quelle base ils ont fait ces recommandations, disait hier M.Cannavino.C’est un rapport volumineux, qui contient énormément de recommandations.» Quant à la direction de la SQ, elle indiquait hier dans son communiqué qu’elle entend participer activement au comité d’analyse qui a été mis sur pied par le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, et compte soumettre son programme de travail au ministre dans les prochaines semaines.Sans être plus spécifique, M.Gagné s’est engagé à implanter «tous les changements valables avec rigueur et circonspection».Après une lecture et une analyse actives du rapport, M.Gagné a l'intention de faire connaître plus amplement sa position.Daniel Johnson d’autoriser la syndicalisation des policiers provinciaux.» De 1968 à 1973, une nouvelle restructuration de la SQ survient selon trois niveaux hiérarchiques.On assiste à la régionalisation de la SQ, à l’émergence d’une police autochtone et d'une police des autoroutes.Le gouvernement adopte en avril 1987 le Règlement sur la déontologie et la discipline des membres de la SQ, en application de la Loi de police de 1968.En 1990, il y a l’entrée en vigueur de la Ix)i sur l’organisation policière et du Code de déontologie des policiers du Québec.Par suite de la réforme du délestage aux municipalités au début de la décennie, raconte le rapport de la commission, de 1994 à 1996, le nombre de policiers diminue de 4488 à 3859 policiers.Le rapport du juge Verdon fut déposé le 26 octobre 1994 après avoir enquêté sur le corps de police de Chambly.Me Gilbert remit le sien le 21 juillet 1995 à la suite de la mort du caporal Lemay pendant la crise d’Oka.Claude Corbo a remis un rapport en décembre 1996, A la recherche d’un système de déontologie policière, juste, efficient et frugal.Toutes les lois et codes sur la déontologie policière des 30 dernières années viennent d’être remis en cause par le rapport de la commission Poitras.UNaiMMP I, E I) K V 0 I It , I.K S S A M E I) I 3 0 K T I) I M A X C II K 3 I .1 A X V 1ER I il !» !» A .5 Tarifs de l’électricité Le décret de Québec suscite un tollé La facture des exportations d’électricité vient d’être refilée aux consommateurs, estiment plusieurs organismes Hydro-Québec devait remettre le 11 janvier à la Régie de l’énergie sa preuve dans la cause devant baliser l’examen de ses coûts de transports.Elle a demandé un report de cette échéance jusqu’au 29, soit hier.Mais voilà que le 27, mercredi, Québec tranche un des principaux enjeux de cette audience malgré les travaux en cours de la Régie.Les réactions fusaient hier de partout contre cette décision.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR M uébec vient de se donner lui-même une absolution gé-¦ nérale pour une partie de ses gaffes passées dans le dossier de l'énergie et, mieux, d’en refiler la facture intégrale aux consommateurs.» C’est en ces termes lapidaires qu’a réagi hier le porte-parole de l’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité du Québec (AQCIE), Luc Boulanger, pour commenter le décret adopté mercredi par Québec, qui impose à la Régie de l'énergie, en mandat sur cette ISABELLE PARÉ LE DEVOIR La première sortie de la nouvelle ministre de la Santé, Pauline Marois, a eu l’effet d’une bouffée d’oxygène dans les milieux de la santé, habitués à un ton un peu plus sec, de la part de son prédécesseur.A l’Association des hôpitaux de Montréal (AHQ), on s’est réjoui non seulement des 15 millions annoncés, mais aussi de la fermeté exprimée par Mme Marois de vouloir trouver des solutions à long terme à l’engorgement chronique des urgences.«Il s’agit pour nous d’une toute nouvelle approche où il y a une ouverture à travailler avec les gens plutôt qu’à chercher des coupables.C’est un signal que des choses vont changer dans le réseau», espère Marie-Claire Daigneault-Bourdeau, présidente de l’AHQ.Alors que les crises dans les urgences se multiplient à travers le Québec, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) se dit soulagée que la ministre Marois veuille s’attaquer aux problèmes d’effectifs médicaux en salle d’urgence par le truchement des négocia- question, une politique d’uniformité tarifaire et la facturation aux consommateurs de tous les actifs de transports construits ou autorisés jusqu’à présent, d’une valeur globale de 16 milliards.Contrairement aux industriels, le Regroupement des organismes environnementaux (ROE) se disait d’accord avec l’idée de maintenir l’uniformité des tarifs de transport d’électricité dans toutes les régions de la province.Mais, tout comme les industriels, il estimait que ce décret gouvernemental gonflerait artificiellement les tarifs de transport de l’électricité et réduirait tout aussi artificiellement les coûts de production d’Hydro-Québec en soustrayant du coût de l’électricité vendue aux Américains, notamment, les coûts de transports imputables aux exportations et en ne considérant pas comme des équipements et des coûts de production les grandes lignes à haute tension provenant de la baie James et de Churchill.Vendre à bas prix aux Américains Pour Luc Boulanger, en haussant artificiellement ses coûts de transports par la reconnaissance sans nuance de tous les actifs actuels d'Hydro dans ce domaine, Québec tente de consolider le monopole de la société d’Etat face aux producteurs américains.Et le gouvernement aide du même coup Hydro à justifier des ventes d’électricité à bas Les 15 millions annoncés par Marois tions en cours sur les conditions générales de travail avec les médecins.«Il faut arrêter de régler les problèmes à la pièce quand il y a des crises dans une région ou l’autre.U dossier des urgences ne se réglera pas non plus avec la seule amélioration des salaires.Il faut assainir le climat et investir pour embaucher du personnel infirmier.Sinon, les médecins ne voudront plus y travailler», insiste le Dr Renald Dutil, président de la FMOQ.Les médecins espèrent enfin que cette démonstration de bonne volonté mettra fin aux démissions en bloc sporadiques observées ces derniers mois au Québec.«Nous demandons aux médecins de faire confiance à la négociation, car les urgences sont un service essentiel», a martelé le P' Dutil.A la Régie régionale de la santé de Montréal, où l’on a déployé un plan d’action pour stabiliser les urgences il y a deux semaines, on se réjouit de ce coup de main additionnel et inespéré de 15 millions.Le montant que recevra la métropole ne sera pas déterminé avant la semaine prochaine.Chose certaine, une part des sommes servira d’incitatifs pour les hôpitaux achalandés qui parviennent à éviter les engorgements et l’autre sera destinée aux hôpitaux prix aux Américains.Mais, en réalité, dit-il, ce sont les Québécois qui vont payer pour ces exportations, notamment parce que de nombreux équipements de transports n’existent qu’à cette fin.Far exemple, après les grandes pannes de 1989, Hydro-Québec a construit au coût de 1,2 milliard des équipements de compensation en série pour protéger les Américains contre nos pannes.Hydro avait déjà dépensé plusieurs centaines de millions pour l’installation de convertisseurs et d’échangeurs d’énergie parce que notre réseau n’est pas synchronisé avec celui des Américains.Et Hydro a en plus construit la ligne Radisson-Nicolet-des Cantons à courant continu à de strictes fins d’exportations.Ce sont les consommateurs d’ici qui vont payer pour ces équipements, expliquait hier le président du Syndicat professionnel des scientifiques de l’IREQ, Jean-Marc Pelletier, qui voulait en faire la démonstration en audience publique.Pour Yves Michaud, du ROE, le décret de mercredi ampute de façon majeure le mandat de la Régie.Cette dernière pouvait, en vertu de la loi, ne facturer aux consommateurs que la «juste valeur» des équipements «prudemment acquis», ce qui impliquait que le coût des autres équipements pourrait être déduit des profits de l’actionnaire principal au lieu d’être facturé aux consommateurs.qui multiplient les problèmes de congestion.Toutefois, cette aide additionnelle pourrait échoir aux établissements qui interviennent avant ou après l’hôpital, soit les CLSC et les centres d’hébergement et de soins de longue durée pour personnes âgées.«Des actions sur mesure seront prises pour chaque hôpital, mais l'argent n’ira pas nécessairement à l’hôpital, mais dans les services complémentaires», affirme Louis Côté, porte-parole de la Régie.Ces mesures viennent s’ajouter à des sommes additionnelles de 700 000 $ allouées aux hôpitaux Maisonneuve-Rosemont et Sacré-Cœur par la Régie pour ouvrir 30 lits de plus destinés aux malades atteints de problèmes respiratoires chroniques.Hier, la situation demeurait difficile dans les urgences de la métropole alors que 32 patients sur civières étaient en attente à l’urgence depuis plus de 48 heures, dont 24 au seul Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM).L’engorgement le plus chronique sévit toujours au pavillon Notre-Dame du CHUM, avec 63 patients sur civière, et à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont, qui en a reçu 65 hier matin.Usage de la mari à des fins médicales Le Bloc mènera bataille aux côtés du Dr Thomas LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Le Bloc québécois est prêt à monter au front pour défendre les malades qui inhalent de la marijuana à des lins médicales.Une motion du Bloc à cet effet devrait être débattue en février, à la Chambre des communes.Le député bloquiste Bernard Bigras a rencontré la presse, hier à Montréal, aux côtés du Dr Réjean Thomas, un médecin spécialiste de la lutte contre le sida, et de Jean-Charles Parizeau, un citoyen de l’Outaouais atteint du sida, qui a été arrêté deux fois |x>ur possession de plants de marijuana.lx* I)' Réjean Thomas a f;iit valoir que l’inhalation de mari-juana |x-ut atténuer les nausées et rendre l’appétit à des personnes atteintes du sida, d’épilepsie, de sclérose en plaques ou qui suivent des traitements de chimiothérapie.«De plus en plus, les autorités médicales appuient» ce recours à la marijuana pour des fins médicales, a noté le 1)' Thomas, bien que certains éprouvent encore des réticences.De nombreuses études médicales existent pourtant concernant le faible degré d’accoutumance de la marijuana, comparativement à d’autres drogues, a-t-il relaté.Réjean Thomas Des drogues beaucoup plus puissantes comme la morphine sont pourtant déjà autorisées pour des fins médicales.Le D'Thomas souligne que l’agent actif de la marijuana, le THC, est présent dans un médicament appelé marinol, mais ne semble pas être aussi efficace que dans la marijuana inhalée.De plus, le marinol n’est disponible que sous forme de comprimés, ce qui entraîne des complications gastriques chez des malades qui doivent déjà absorber plusieurs autres comprimés.Le député Bigras a déposé à la Chambre des communes une motion demandant que l’usage de la marijuana soit légalisé à des fins médicales ou thérapeutiques.La motion doit être débattue en Chambre le 19 février mais auparavant, le 3 février, un sous-comité devra déterminer si la motion répond aux 11 critères pour pouvoir faire l’objet d’un vote de la p;u-t des députés fédéraux.Le député bloquiste aura l’appui de la députation du Bloc québécois et du NFI).Selon lui, des députés conservateurs, réformistes et libéraux seraient personnellement favorables à la cause.Présent à la conférence de presse, Jean-Charles Parizeau, atteint du sida et qui consomme de la marijuana sur recommandation de son médecin d’Ottawa, a raconté qu'il avait été arrêté deux fois jxnir possession de marijuana, par la GRC à Hull et par la police municipale d’Ottawa-Carleton.Si, à Hull, la GRC s’est comportée «en gentleman», selon ses dires, la police d’OttawaCarleton a agi autrement «Us sont venus perquisitionner à minuit.Ils nous ont fait sortir, moi, ma femme et mon enfant, avec les mains sur la tête, comme des vrais criminels.J’essayais de leur dire que je suis handicapé, mais ils ne voulaient rien savoir.Ils m'ont mis les menottes dans le dos et j’ai été attaché une demi-heure sur le bord du mur à genoux.Mon fils était à côté et il braillait; ma femme aussi.» Une bouffée d’oxygène pour les milieux de la santé C’est bien meilleur.encore plus tôt le matin ! Marc taurcndeau Revue De messe René Homier-Roy Asmsvo n jean Page Sports France Paradis Mere o yucs Désautels CmeuLATm Premier cafté.premiered nouvelleà.Dès 5/115, du lundi au vendredi, René Homier-Roy et don équipe dont led premierd à voud donner toute l'inlsormation pour bien commencer vod journéed.C’est bien meilleur le matin à la Première Chaîne de Radio-Canada, la radio de toud led plaidird! première chaîne Realisation Louise Carrière •j|{* Radio-Canada COURS DE CUISINE POUR TOUS PROCHAINES SESSIONS Techniques de base Les vendredis 5,12, 19 et 26 février à 13h ou 18h30 Les mercredis 10,17, 24 février et 3 mars à 13h ou 18h30 Les samedis 27 février, 6 et 13 mars de 9h à 13h Cuisine italienne Les mercredis 10, 17, 24 février et 3 mars à 13hou 18h30 Cuisine californienne Les vendredis 19 et 26 février à 13h ou 18h30 Cours offerts en matinée, en après-midi, en soirée et fin de semaine Horaires flexibles Appelez nous pour recevoir le programme de tous les cours offerts Cuisine au wok Les jeudis 25 février et 4 mars à 13h ou 18h30 Cuisine thaïlandaise Les mercredis 10 et 17 mars à 13h ou 18h30 360, rue du Champs-de-Mars, Montréal (Québec) H2Y 3Z3 Métro Champs-de-Mars • Stationnement public Académie Culinaire Tel.: (514) 393-8111 www.academieculinaire.com I K I) K V Ull!.I.K S S A M K I) I 3 (t K T D I M A X < Il K il I .1 A X V I K l( I II II II A 0 ?LE DEVOIR ?~ POLITIQUE Conseil national du PQ Mise au rancart d’une résolution encombrante Le plan de match de la direction du Parti québécois illustre la détermination du bunker de ne pas perdre le contrôle des instances À lu réunion du conseil national du Parti québécois, aujourd’hui à Québec, il sera essentiellement question de lu dute du prochain congrès plénier des membres, de l’opportunité de rédiger un projet de constitution du Québec, de lu nécessité de prolonger le moratoire sur les nouveaux sites d’exploitation commerciale de l’eau et de la carte d’identité de l’électeur.U* débat appréhendé sur les conditions gagnantes a été tué dans l’œuf.PIERRE O’NEILL LE DEVOIR \ A l’occasion du conseil national que le Parti québécois tient aujourd’hui à Québec, des militants souhaitaient reprendre le débat sur l’accession à l’indépendance, le référendum et la notion de conditions gagnantes.M;üs les dirigeants du parti ont fait disparaître l’encombrante résolution.[.'association péquiste de la circonscription de Blainville a respecté la procédure et fait parvenir sa résolution au secrétariat central du parti, 30 jours avant le conseil national, le texte est ainsi libellé: «Il est proposé que le conseil national réaffirme l’impérieuse nécessité de réaliser l'indépendance du Québec à l’intérieur des délais du mandat actuel.» Pourquoi alors celte résolution ne figure-t-elle pas dans le cahier que le secrétariat central a retourné aux circonscriptions en vue de ce conseil national?Elle avait pourtant été officiellement reconnue par le secrétariat central du parti, puisque cette résolution numéro 14 ligure dans un autre cahier, celui qui a servi aux délibérations à huis clos de la direction du parti et dont Is Devoir a obtenu copie.Que s’est-il donc passé?La réponse se trouve dans ce procès-verbal, ce plan de match dont U Devoir a obtenu copie.Tout à côté de la résolution de la circonscription de Blainville, l’on peut lire: «On tente de faire retirer cette proposition par le proposeur avant l’envoi aux membres du conseil national.» Interrogé par Is Devoir, le président de l’association de Blainville, Jacques Brunelle, a refusé de commenter le rôle de la direction du parti dans la mise au rancart de sa résolution.Mais si cette résolution avait été soumise à l’assemblée, elle aurait inévitablement entraîné un débat sur les conditions gagnantes, le préalable exigé par M.Bouchard pour la tenue d’un référendum.Quoi qu’il en soit, il est permis de croire que la tentative avortée des péquistes de Blainville témoigne d’un sentiment de méfiance relativement répandu au sein du parti.11 faut se rappeler que la courte victoire électorale avait inspiré au premier ministre des propos qui n’ont fait qu'entretenir l'ambiguïté sur ses véritables intentions.Au lendemain de l’élection, le 1" décembre, il a interprété les résultats comme la démonstration que les Québécois ne veulent pas de référendum.Une semaine plus tard, le 7 décembre, il déclarait: «Nous avons un mandat pour faire un référendum, c'est évident.» Chose certaine, le plan de match de la direction du parti pour ce conseil national illustre la détermination du bunker de ne pas perdre le contrôle des instances.Pour chacune des plus conséquentes résolutions acheminées par les militants, les dirigeants péquistes ont prévu une intervention qualifiée: ¦ «Faire battre» la résolution du comité national de l’environnement, qui préconise la formation d'un comité ad hoc pour la rédaction d’un projet de constitution du Québec.¦ «Faire battre» la résolution de la circonscription de Va-clion, qui propose de tenir le prochain congrès national dès l’automne 1999.¦ «Faire battre» la résolution de la circonscription de U>t-binière, qui propose de modifier la Loi électorale, pour faire en sorte que désormais les élections soient tenues le dimanche plutôt que le lundi.¦ «Demander le retrait ou faire battre» la résolution de la circonscription d’Argenteuil, qui demande au conseil national d’octroyer un budget pour remettre aux circonscriptions orphelines un nombre équivalent de drapeaux à celui que les députés reçoivent chaque année.¦ «Faire ajouter un membre du conseil exécutif national, faire amender pour adoption» la résolution du comité national des relations ethnoculturelles, qui préconise la forma- tion d'un comité de réflexion sur le forum national sur l’intégration et la souveraineté.¦ «laisser aller le débat sur le plancher», en ce qui regarde trois autres résolutions: celle des circonscriptions de Gatineau et de Notre-Dame-de-Grâces, en faveur de la carte d’électeur obligatoire; celle de la circonscription de Hull, en faveur de l’identification de l’électeur au moyen d’une carte avec photo comme le permis de conduire ou la carte d’assurance-santé; celle de la circonscription d’Argenteuil, qui propose de prolonger d’un an le moratoire sur les émissions de permis d’exploitation d’eau à des fins commerciales.¦ «O.K.pour adoption» de la résolution de la circonscription de Borduas, qui exprime le vœu que les noms de Pauline Julien et Gérald Godin soient donnés à deux pavillons de la Grande Bibliothèque de Montréal.Cette réunion du conseil national étant la première depuis l’élection du 30 novembre, les participants auront l'occasion de se vider le cœur, de s’interroger sur les ratés de la campagne électorale et sur les résultats décevants du scrutin.Conscients que cet examen risque de prendre l’allure d’un défoulement collectif, les dirigeants péquistes ont décrété le huis clos pour cette séance du matin.De nombreux militants sont d’avis que, pendant la campagne électorale, le premier ministre, les ministres et les autres ténors du parti se sont montrés trop complaisants à l’endroit de Mario Dumont.Ils sont même convaincus que la direction du parti souhaitait qu’il soit réélu député de Ri-vière-du-Loup.D’ailleurs, le président de l’association de celte circonscription, Jean Desjardins, a sollicité toute la journée d’hier l’appui des autres présidents d’associations.Il estime que l’ADQ et Mario Dumont devraient être considérés et traités comme des adversaires, au même titre que le FLQ et Jean Charest.A l’ouverture et à la clôture des assises, le premier ministre s’adressera aux quelques trois cents délégués, mettra en lumière la nécessité de maintenir une cohésion de tous les instants entre le gouvernement et le parti.Puis il répudiera les objecteurs de conscience, les tacticiens de la dissidence.Et il ralliera tous les sceptiques, en y allant d'une nouvelle profession de foi souverainiste.E N HR E F Dubé avec Dionne-Marsolais (Le Devoir) — L’ancien président du Comité national des jeunes du Parti québécois de 199(5 à 1998 et candidat [x> quiste à l’élection du 30 novembre dans Saint-François, Frédéric Dubé, se joindra au cabinet de la ministre du Revenu, Rita Dionne-Marsolais, le 8 février prochain.Avocat âgé de 27 ans, M.Dubé agira à titre de conseiller politique notamment dans les domaines d’évasion fiscale et de travail au noir.Ce diplômé de l’Université de Sherbrooke a également été membre de la Commission jeunesse du Parti libéral du Québec de 1989 à 1992.Il a ensuite milité dans le camp du NON lors du référendum de 1992 sur l’entente de Charlottetown.M.Dubé s’est ensuite joint au Parti québécois.Di ministre Dionne-Marsolais se dit «très contente» de cette embauche qui vient compléter son équipe.Bouchard appuie le retour de Parizeau (Le Devoir) — Le premier ministre Bouchard qualifie de «bonne nouvelle» le retour de Jacques Parizeau en politique active comme conseiller du Bloc québécois.«Tous les militants et les militantes du Parti québécois et du Bloc québécois, tous les souverainistes sont les bienvenus pour participer aux débats qui vont venir», a déclaré M.Bouchard à mi-chemin d’un caucus de l’aile parlementaire du PQ hier à Québec.Il a souligné les qualités de M.Parizeau quant aux thèses souverainistes en le qualifiant de «militant exceptionnel».Selon lui, il saura contribuer à la réflexion sur la mondialisation et la souveraineté des états.Le monde municipal réclame d’urgence un pacte fiscal Québec (PC) — Les municipalités exigent un nouveau pacte fiscal dans les plus brefs délais pour éviter d’autres compressions budgétaires, des diminutions de services et des augmentations inévitables de taxes pour bon nombre d’entre elles.Depuis un bon moment déjà, les dirigeants de l’Union des municipalités régionales de comté du Québec (UMRCQ) ne cessent de rappeler au gouvernement qu’il doit renoncer, pour l'an 2000, à une troisième ponction de 375 millions de dollars dans les budgets locaux avant même que ne débutent les négociations en vue d’un prochain pacte fiscal.«Avec ce qu’on a vécu au cours des dernières années dans nos négociations avec le gouvernement, il faut noter qua chaque fois le monde municipal s’est retrouvé défavorisé au niveau financier», a déclaré hier la présidente de l’UMRCQ, Jacinthe Simard.rtjCs Pierre S.Pettigrew Une étude écorche l’image sociale du Canada PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les parents canadiens soumis au stress de concilier travail et famille peuvent avoir de bonnes raisons d’envier leurs homologues de l’Europe de l’Ouest.lx's politiques de soutien à la famille en France, en Allemagne, en Norvège, en Suède et aux Pays-Bas sont beaucoup plus solides que celles du Canada, démontre une étude menée par le Canadian Policy Research Networks.Par exemple, les indemnités payées aux familles hollandaises comprennent 1(5 semaines de congé de maternité à plein salaire et une allocation familiale universelle qui couvre 33 % des dépenses pour élever un enfant La Suède accorde des places en garderie pour tous les enfants âgés de 18 mois à six ans ainsi que la garde avant et après l’école.Les parents d’enfants de moins de huit ans ont également droit à des heures de travail réduites.La Norvège, quant à elle, accorde un congé parental de 42 semaines, à plein salaire, ou 52 semaines de congé à 80 % du salaire.Le père a droit à quatre semaines de congé durant cette période.Selon la présidente du groupe de recherche, Judith Maxwell, l’étude a été entreprise pour susciter des discussions portant sur les politiques familiales au Canada en se servant de modèles autres que celui des États-Unis.«Nous avons tendance à nous servir des Ftats-Unis comme exemple pour presque tout.Or, leurs politiques sociales ne correspondent pas vraiment aux nôtres.Par exemple, peu de Canadiens auraient voulu du système de santé américain comme modèle», a-t-elle expliqué.«Ce que nous avons conclu [.] c’est que la plupart de ces pays utilisent un genre de coffre à outils pour soutenir les familles dans leur tâche stressante d'équilibrer vie familiale et travail.» L’auteure de l’étude, Kathy O’Hara, précise que les Canadiennes sont aussi susceptibles de travaillera l’extérieur que les femmes provenant des pays analysés.«l«es familles à double revenu sont maintenant la norme au Canada comme dans les pays que nous avons étudiés, mais elles doivent souvent tenter de jongler avec deux emplois à temps plein plutôt que d’un mélange de temps plein et de temps partiel», indique-t-elle.Mme O’Hara croit que les disputes polarisées incessantes sur ce que devrait être le rôle de l’État en matière de soutien de la famille ont mené à l’inertie politique au Canada.Les autres pays analysés ont aussi des opinions contradictoires, mais les résultats ont été différents, souligne-t-elle.Par ailleurs, l’étude démontre que le Canada a probable- ment vu plus de changements dans le rôle des femmes que tout autre pays européen.Mais pour la plupart — à l’exception du Québec —, les gouvernements canadiens ont laissé les familles à elles-mème pour tenter de s’adapter à ces changements.L’étude conclut que les gestes posés dans le domaine des congés maternels et parentaux ont été limités, que peu d’efforts ont été faits pour promouvoir et imposer de la flexibilité dans le milieu du travail, et qu’aucune direction claire n’a été prise en ce qui concerne la garde d’enfants.200 000 signatures (FC) — La Coalition sur l’assurance-emploi a recueilli jusqu’ici 200 000 signatures de Québécois qui dénoncent la façon dont le gouvernement fédéral veut utiliser le surplus de la caisse de l’assurance-emploi.La campagne de signatures de simili avis de réclamation d’assurance-em-! ploi avait été lancée au début de novembre, l’an dernier.* Ut pétition prenait la forme de cartes, ressemblant aux .véritables réclamations remplies par ies chômeurs qui I veulent toucher des prestations d’assurance-emploi.Les; questions portaient sur l’utilisation du surplus de la cais-?se de l’assurance-emploi et les diverses modifications qtfi ont été apportées au régime, le rendant moins généreux-et moins accessible.PORTES OUVERTES AUX HEC /3e Jimanche 31 j\ Je 11 J à 16 J anuier.Dans le cadre du Salon des études de l'Université de Montréal.l’École des Hautes Études Commerciales ouvre ses portes aux personnes intéressées par des études en gestion.Le baccalauréat ET SES EXTRAS Tout spécialement pour les collégiens : de I information sur le baccalauréat en administration des affaires (B.A.A.) et tous ses extras, notamment sur Virtuose, un programme avant-gardiste incluant I usage de I ordinateur portatif, et sur le programme d'échanges internationaux Passeport pour le monde.Les modules et les certificats EN GESTION Douze domaines de spécialisation pour le certificat et une vingtaine de modules permettant d acquérir rapidement des habiletés pratiques dans divers domaines de la gestion.AU PROGRAMME • Stands sur les programmes d’études et le Service de placement.• Visites guidées, incluant les salles de classe branchées en réseau et la nouvelle salle des marchés alimentée en données financières en temps réel, une salle de classe unique au Canada.• À 14 b : Conférence sur le programme d’échanges internationaux Passeport pour le monde.Amphithéâtre IBM Navette entre l’Éeole des HEC et le pavillon principal de T Université de Montréal.La réflexion d’un intellectuel engagé Pierre S.Pettigrew POUR UNE POLITIQUE DE LA CONFIANCE ESSAI POLITIQUE « C’est superbement écrit, fort bien appuyé sur ’érudition d’un politique qui lit “de un à deux livres par semaine”, beaucoup réfléchi.Sa vision du rôle des pouvoirs politiques face aux puissances économiques est celle d’un grand intellectuel.[.] Pierre Pettigrew nous offre là une réflexion intellectuelle d’une qualité rare, surtout chez un politicien en exercice.Lucien Bouchard devrait le lire pour s’en inspirer.Et Jean Chrétien pour comprendre.» MICHEL VASTEL, Le Droit « De bonnes soirées en perspective pour analyser la pensée politique d’un ministre en exercice.» PIERRE MAISONNEUVE Maisonneuve à l'écoute, RDI http://www.editionsboreal.qc.ca Boréal Qui m'aime me lise.272 PAGES • 24,95 $ (WfEfrü In îleLiu École des Hautes Études Commerciales 3000, chemin de la Côlc-Saintc-Cuthcrine, Montréal (514) 340-6000 www.hec.ca STAT I ON N KM KNT GRATUIT m Université de Montréal \ 8 L V.I) i: V 0 I It , I.K S S A M !•: I> I :> u !•: T I) I M A X ( II !•: I .1 A X V I K li I II II II Timor oriental Gusmao met en garde contre un retrait prématuré Jakarta — Le chef de la guérilla de Timor-Oriental Xanana Gusmao a mis en garde les autorités indonésiennes contre un retrait précipité, 48 heures après l'offre surprise d’indépendance formulée par Jakarta.Depuis la prison Cipinang de Djakarta, où il purge depuis 1992 une peine de 20 ans, il s’est félicité devant les journalistes de l’initiative des autorités indonésiennes.Il leur a toutefois demandé de désarmer les factions en lutte et de favoriser un cessez-le-feu avant de se retirer de la partie orientale de l’ile.Tout retrait précipité hypothéquerait son avenir, a-t-il estimé.Des affrontements sanglants touchent en effet chaque jour le territoire, contraignant des milliers de personnes à fuir leurs villages.Les divisions entre factions timoraises attisent les craintes d’un retour à la guerre civile si les autorités indonésiennes maintiennent leur proposi- Xanana Gusmao tion, formulée mercredi, d’envisager l’indépendance de l’ancienne colonie portugaise, envahie en 1975 et annexée l’année suivante, peut-être dès l’an prochain.Des discussions sur Timor-Oriental menées sous l’égide de l’ONU devaient être consacrées vendredi à établir un projet d’autonomie pour le territoire, ont déclaré les négociateurs.S’adressant aux journalistes, Nugroho Wisnumur-ti, directeur général des affaires politiques du ministère indonésien des Affaires étrangères, avait déclaré jeudi que l’indépendance du Timor-Oriental était seulement «une deuxième option», et un «scénario du pire».Pour Wisnumurti, il s’agit maintenant d’apporter des «précisions» après l’annonce surprise mercredi du gouvernement indonésien qui s’est dit prêt à accorder l'indépendance au Timor-Oriental.Agence France-Presse Trois questions Ramos Horta LE MONDE Prix Nobel de la paix 1996 et dirigeant de la résistance timoraise en exil, comment réagissez-vous à l’évocation, par le gouvernement indonésien, d’une possible indépendance de Timor-Oriental?Je suis ravi de cette prise de position de Jakarta.Mais, sur le terrain, à Timor-Oriental, la réalité montre que les comportements des Indonésiens n’ont pas changé, avec les violations codantes des droits de l’homme par les militaires et les groupes paramilitaires financés et entraînés par l'année.Les Timorais ont de quoi être inquiets.Pensez-vous que Djakarta soit prêt à organiser un référendum d’autodétermination?Je l’espère, mais j’en doute.Il est vrai que les Indonésiens sont conscients de l’ampleur de l’opposition à l'occupation de Timor-Oriental, sur le terrain et sur le plan international.La société indonésienne n’est plus, ni psychologiquement ni émotionnellement, préparée à soutenir la politique de son gouvernement à l’égard de Timor.Mais je me méfie des autorités de Jakarta.Pour nous donner confiance, il faut que les groupes armés à Timor-Oriental soient démobilisés et que l’Indonésie retire ses forces sur l’ensemble du territoire.Il faut que les prisonniers politiques soient libérés et que s’ébauche un processus démocratique, en coopération étroite avec les Nations unies, afin que le peuple timorais puisse décider de son avenir.Si les Indonésiens font de tels gestes, alors je leur ferai confiance.Certains évoquent déjà le risque d’une guerre civile intertimoraise après l’indépendance.Cela avait été le cas avant l’invasion indonésienne de 1975, à la suite du retrait du Portugal.Qu’en pensez-vous?Une guerre civile reste possible si l’Indonésie la finance.En ce qui concerne le Conseil de la résistance, nous nous voulons tolérants et prônons une politique de réconciliation nationale Nous proposons qu’un gouvernement de transition prenne en main les affaires du pays.Les Timorais qui ont collaboré avec l'Indonésie pourront participer à un tel gouvernement.vous abstenir v 4 ' — i» tM Y a Découvrez les avantages de résider dans le quartier du romantisme, le Vieux-Montréal.Pour tout connaître sur les projets résidentiels de qualité (pii y sont offerts, demandez un exemplaire gratuit de noue dépliant carte postale.(514) 872-2040 Vieux-Montréal Le vit tM.ceMt f-etXeLt LE DEVOIR LE MONDE Espoir d’un «Dayton» pour le Kosovo Tous invités à Rambouillet Un nouveau massacre vient porter ombrage à la diplomatie D’APRES AP, CP ET AEP Londres — La communauté internationale veut faire de Rambouillet le «Dayton» du Kosovo.Le Groupe du contact pour l’ex-Yougoslavie a adressé hier aux Serbes et aux séparatistes albanais une sommation à négocier, fixant un calendrier serré assorti d’une menace d’intervention militaire.Sur le terrain, un nouvel incident est venu souligner l’urgence et rappeler si besoin était le massacre de Racak, ces images d’horreur qui, il y a deux semaines, ont réveillé la détermination occidentale: au momept où les Six du Groupe de contact (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie et Russie) se retrouvaient à Londres, sur le terrain, 24 Albanais étaient tués lors d’un affrontement avec les forces serbes.Les parties ont désormais 21 jours au plus pour faire la paix.En vertu du plan d’action des Six, les discussions entre représentants de Belgrade et des Albanais du Kosovo, sous l’égide des chefs de la diplomatie française et bri-tannique, commenceront le (i février à Rambouillet, près de Paris, et devront s’achever sept jours plus tard.Un délai qui sera prolongé d’une semaine si les discussions avancent bien.L’objectif est simple: pour éviter une nouvelle tragédie humanitaire et la guerre totale qui risque de reprendre au printemps, il faut garantir à la province séparatiste une «autonomie substantielle» au sein de la Serbie, la communauté internationale excluant toute indépendance.L’heure ne semble donc plus aux tergiversations.Les «parrains» vont se rendre à Pristina et à Belgrade dans les prochains jours pour présenter ce plan, qui devait dès hier ou aujourd’hui se voir adjoindre une sévère mise en garde militaire venue de l’OTAN.«Nous avons été patients assez longtemps, c'est le moment d'avancer dans une nouvelle direction», a déclaré le secrétaire au Foreign Office, Robin Cook.La veille, Paris et Londres avaient affiché une fermeté conjointe, se disant prêts à envisager l’envoi de troupes terrestres pour «accompagner la mise en oeuvre d’un accord négocié».Ou, à défaut, à çonsidérer «toutes les options».Aux États-Unis, jusque-là plutôt réticents, le président Bill Clinton s’est dit prêt à soutenir cette stratégie «par la menace du recours à la force» et a réuni ses conseillers à la sécurité nationale.Dans le même temps, les Serbes doivent arrêter «toutes actions offensives et de répression» au Kosovo et permettre le retour des personnes déplacées.Beigne de doit aussi autoriser le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie à enquêter sur le massacre de Racak.Quant à l’UCK, l’Année de libération du Kosovo, elle partage avec les forces serbes la responsabilité de l’escalade de la violence, selon les Six.Les deux parties seront «tenues responsables si elles ne saisissent pas l’occasion qui leur est offerte» de mettre fin au conflit.Pour le reste, l’initiative politique reprend les grandes lignes du projet concocté depuis plusieurs mois par Christopher Hill, l’émissaire américain pour le Kosovo, laissant en suspens pendant trois ans la question de l’indépendance.Le Canada est prêt Le ministre canadien de la Défense, Art Eggleton, a affirmé hier que le Canada était prêt à déployer des soldats dans l’éventualité de frappes contre les forces yougoslaves au Kosovo, tout en soulignant que l’OTAN n’a pas encore fait de demande en ce sens.Dans l’attente de réponses officielles aux injonctions internationales, les premiers signaux sont peu encourageants: les Serbes refusent de s’asseoir à la même table que l’UCK tant quelle ne renonce pas à la violence et, hier, le bureau de Slobodan Milosevic a indirectement rejeté l’idée d’une conférence internationale, prônant au contraire des discussions directes, sur place, entre «les communautés nationales vivant au Kosovo» et sans mentionner la réunion % êd En route vers la morgue.du Groupe de contact.Les autorités de Belgrade ont rejeté «toutes les menaces militaires qui visent à l’emploi de la force dans le règlement des problèmes du Kosovo».Côté albanais, si le «président» du Kosovo, Ibrahim Rugov, se dit prêt à négocier et appelle toutes les factions séparatistes à se rallier à lui, l’UCK, elle, rejette depuis toujours l’idée d’une conférence qui parlerait d’autre chose que d’indépendance.Elle veut que les Serbes cessent d’abord la répression.Un minibus criblé de balles Pendant ce terpps, sur le terrain, c’est l’escalade.A Rogovo (70 kilomètres au sud-ouest de Pristina, non loin de la frontière albanaise) hier, plusieurs des 24 victimes albanaises portaient l’uniforme de l’UCK et des armes gisaient non loin des cadavres, des hommes pour la plupart, retrouvés dans un minibus criblé de balles.Les observateurs de la Mission de vérification (MVK) de l’OSCE, arrivés sur place quelques heures plus tard, se sont dits «choqués».YANNIS DEIIKAKIS REUTERS Au cours d’une conférence de presse, le chef de la KVM a déclaré: «La mort d’Albanais dans le village de Rogovo est condamnée parla Mission comme un autre coup porté à nos efforts pour parvenir à une solution pacifique ici, comme environnement nécessaire aux négociations politiques qui permettraient de parvenir à une solution durable au conflit».L’officier britannique a ajouté que les autorités yougoslaves avaient immédiatement accepté la création d’une commission d’enquête conjointe à laquelle participera l’équipe de médecins légistes finlandais de la KVM, ce dont il s’est félicité.D’autre part, sept Serbes ont été blessés, dont six grièvement, par une explosion survenue hier soir dans un café dans le centre de IVistina, chef-lieu du Kosovo, ont indiqué à l’AFP des policiers sur place.Une grenade de fabrication chinoise a été jetée peu avant 21h par une fenêtre latérale du café tenu par un Serbe et fréquenté uniquement par des Serbes, selon un des policiers, qui menaient une enquête.Un rapport de la police fédérale helvétique La Suisse lessive toujours beaucoup d’argent sale AGENCE FRANCE-PRESSE Berne — La Suisse n’usurpe pas sa réputation de lessiveuse de l’argent sale de tous les trafics et elle a laissé s’installer la prostitution et la drogue, selon un rapport publié hier à Berne par la police fédérale.Quatre-vingt dix sociétés ayant leur siège en Suisse sont soupçonnées d’actes criminels avec la seule mafia russe, indique ce rapport qui s’est penché sur les grandes affaires criminelles des dix dernières années.687 ressortissants suisses et étran- gers ayant des liens avec le crime organisé russe sont soupçonnés dans 153 affaires criminelles rapportées.36 affaires ont démarré ou transité — avant de toucher la Suisse —¦ dans 28 pays comme par exemple l’Italie, la Russie, les États-Unis, le Canada, la Colombie, le Mexique, la Croatie, le Brésil, le Liban, l’Albanie et la Turquie.Le crime organisé se sert de la Suisse pour effectuer des transactions à partir d’argent sale, selon la police, qui ne mentionne aucun montant.Si le crime ou délit est généralement commis à l’étranger, sa trace se boutique jusqu a Femme Homme retrouve en Suisse où sont reconvertis narcodollars et fausse monnaie: les cantons de Zurich, de Genève et du Tessin voisin de l’Italie, «points névralgiques de la place financière suisse», sont ainsi les plus souvent mentionnés dans le rapport Selon Anton Widmer, directeur de la police, la position centrale de la Suisse, sa stabilité politique et les prestations de sa place financière sont attrayantes.Les délits les plus fréquemment répertoriés sont le soutien ou la participation à une organisation criminelle, le blanchiment d’argent et l’escroquerie.La Suisse fait obligation depuis avril 1998 aux banques et autres institutions fiduciaires de signaler à la police tout doute sur l’origine d’argent.Et elle a récemment signé des accords de coopération avec la France et l’Italie et doit le faire avec l’Allemagne et l’Autriche.La fausse monnaie a également connu une progression au premier semestre 1998.Cela est notamment dû à une importante saisie de faux dinars du Bahreïn d’une valeur totale de quelque 540 millions de francs suisses (385 millions de dollars, 340 millions d’euros).Mais le rapport insiste aussi sur un autre marché lucratif, celui de la prostitution: «artistes de cabaret» venus en «séjour touristique» d’Amérique du Sud et d’Europe de l’Est, «masseuses Scandinaves» dont les adresses remplissent des pages de journaux, «la traite des femmes constitue une véritable branche économique», affirme le rapport.Ix pays découvre aussi ses pédophiles fortunés qui recrutent dans les pays en développement et sur Internet.Le nombre de jugements ixiur des actes sexuels avec des enfants est passé de 59 en 1992 à 272 en 1996.1180, rue Ste-Catherine Ouest • 878 Le sérieux et la bohème 1 0 è m e SAISON 1998-1999 HAYDN -MOZART - Trois symphonies de la maturité: no 43, 50 et 54 Concerto pour pianoforte no 9 en mi bémol majeur K.27I (soliste: Mireille Lagacé).Vendredi 5 février 1999, 2 Oh m Stationnement intérieur Centre Pierre-Péladeau Salle Pierre-Mercu re 300,boul.deMaisonneuveEst,Montréal B rue Sanguinet / 0 Berri-UQAM Billets.987-6919/Admission: 790-1245 Informez-vous maintenant de nos tarifs ABONNEMENT en téléphonant au (514) 272-7714 SU SOLDE D’HIVER Du 23 janvier au 13 février REMISES de20 % à 40 % sur tous les meubles LA GALERIE ART SELECT INC.100, avenue Laurier Ouest Montréal (Québec) H2T 2N7 TéL: (514) 273-7088 Fermé les dimanches et lundis CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFERENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR I.K I) E V (I I U .I.K S S A M E DI 3 ( K T D IM A X < Il K 3 I .1 A X V I E II I !» il il A !) .\l 0 N I) Le procès de Bill Clinton c o l o M B I E Ajournement d’une semaine La Maison-Blanche craint un «Monicashow» ASSOCIATED PRESS ET AFP Washington — Le Sénat à majorité républicaine a voté la suspension pour une semaine, jusqu’au 4 février, du procès en destitution de Bill Clinton.Pendant ce temps, les .managers» et les avocats de la Maison-Blanche enregistreront les dépositions des trois témoins, dont Monica Lewinsky.Dans une résolution adoptée par 54 voix contre 44 jeudi soir, les sénateurs ont établi un projet de calendrier pour la suite — et fin — du procès, envisageant un vote final sur les articles de destitution avant le 12 février à midi.Ixjs auditions des témoins commenceront lundi par la «star» Monica.Mardi et mercredi, ce sont Vernon Jordan, l’ami de Bill Clinton, puis Sidney Blu-menthal, conseiller de la Maison-Blanche, qui déposeront devant les procureurs républicains de la Chambre des représentants et les avocats de Bill Clinton, sous la présidence d'un sénateur de chaque camp.Au moins 18 heures avant chaque déposition, les «managers» (procureurs) devront fournir aux avocats de Bill Clinton la liste de toutes les preuves qui seront produites pendant les dépositions.Interrogatoires cadrés Ces dernières seront enregistrées en vidéo et des transcriptions en seront faites.Des enregistrements qui resteront confidentiels, à moins que le Sénat ne décide par un vote de les rendre publics.Iras interrogatoires seront très cadrés, limités aux sujets déjà inscrits dans les articles de destitution: les procureurs ne pourront par exemple pas élargir le débat à d’autres relations féminines supposées du pré- sident, en dehors de Mlle I rawinsky et de Paula Jones.Toute convocation d’autres témoins nécessiterait au préalable le feu vert des leaders démocrate et républicain du Sénat.Une fois ces questions réglées, le Sénat se prononcera, à partir de jeudi prochain, sur l’éventualité de faire comparaître un ou plusieurs témoins, en chair et en os — et en séance publique—, à la barre de la Chambre haute.En ce cas, les avocats de la présidence auraient 24 heures pour demander celle de témoins supplémentaires.A l'issue de tout éventuel témoignage additionnel, chaque partie aurait alors trois heures pour présenter ses arguments finaux.Ira parole sera en premier aux avocats de Bill Clinton.Ensuite, le Sénat devrait voter pour décider si ses délibérations sur le verdict se dérouleront à huis clos ou seront publiques.À l’issue des débats, le vote devra intervenir au plus tard le hier 12 février.Ixi Maison-Blanche a accentué hier ses critiques contre les républicains, les accusant d’avoir perdu tout sens d’équité dans le procès de destitution de Bill Clinton, craignant le spectacle d’une déposition publique de Monica Irawinsky au Sénat.«Nous sommes profondément préoccupés par cet apparent abandon des règles bipartisanes», a déclaré hier un membre de l’équipe présidentielle ayant requis l’anonymat.«Et nous sommes aussi inquiets de constater que le procès pourrait maintenant théoriquement traîner en longueur alors que le grand public en réclame clairement la fin», a-t-il ajouté.«C'est devenu un procès républicain», a [jour sa part affirmé le sénateur John Rockefeller en traduisant le sentiment de nombre de ses collègues.Fin de l’enquête sur la mort de Diana AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Les magistrats instructeurs ont achevé leurs investigations dans l’enquête sur l’accident mortel de la princesse Diana le 31 août 1997 à Paris, a-t-on appris hier auprès du parquet de Paris.Les juges d’instruction parisiens Hervé Stéphan et Marie-Christine Dévidai ont notifié cette décision aux avocats des neuf photographes et au motard de presse mis en examen pour «non-assistance à personnes en danger» et «blessures et homicides involontaires», ainsi qu’aux parties civiles.Le parquet de Paris a précisé dans un communiqué que cet avis a pour objet de notifier aux parties la fin de l’instruction.«Elles disposent alors d’un délai de vingt jours pour demander éventuellement aux magistrats instructeurs toutes investigations supplémentaires», ajoute le parquet.Elles peuvent aussi, dans le même délai, «saisir la chambre d'accusation de la Cour d'appel de Paris du rejet de leur demande, ou d'éventuelles nullités de procédure», est-il indiqué.Dans le cas contraire, le dossier sera communiqué au parquet de Paris qui disposera d’un délai de trois mois pour faire connaître ses réquisitions définitives sur la suite qu'il souhaite voir réserver à ce procédure, précise le communiqué.Quelles que soient les réquisitions (lu parquet, la décision finale de ren- voyer ou non les photographes en correctionnelle reviendra cependant aux seuls juges Hervé Stéphan et Marie-Christine Dévidai.Cela fait 17 mois que les juges, assistés des policiers de la brigade criminelle, de la gendarmerie et d’experts judiciaires tentent de préciser les causes exactes de la mort de la princesse Diana, de son ami Dodi Al-Fayed et de leur chauffeur Henri Paul, dans la nuit du 30 au 31 août 1997 à Paris.Leurs investigations ont révélé que la Mercedes de Diana, poursuivie par des photographes de presse, roulait à vive allure lorsqu’elle a fini sa course contre le 13' pillier du tunnel du Pont de l’Alma, et que son chauffeur se trouvait en état d’ébriété.Malgré de minutieuses recherches, l’enquête n’a pas permis de retrouver la Fiat Uno blanche qui semble avoir légèrement heurté la Mercedes juste avant l’accident Aucun élément n’est en revanche venu conforter l’hypothèse d’un complot, souvent évoqué par le père de Dodi, le milliardaire égyptien Mohamed Al-Eayed, propriétaire de l'hôtel Ritz, qui assurait la sécurité de la princesse.Quant à l’éventuelle mise en cause des photographes, elle reposera sur l’analyse juridique de leur comportement avant et juste après l’accident.Mais selon des sources judiciaires, il paraît acquis qu'au moins plusieurs d’entre eux bénéficieront de non-lieux."SOLEIL l>uSABLE I ' G O LU UN SÉJOUR AU MAROC VOUS INTÉRESSE ?fin de souligner son 10' anniversaire, le Regroupement des diplômés-es de l’UQAM vous a concocté un petit séjour au Maroc.Un forfait d’une semaine de golf et de tourisme à Marrakech, au célèbre PALMERAIE GOLF PALACE, comprenant : Avion + demi-pension + golf à volonté ou 3utres 3Ctivités + excursions, (repas inclus) + déplacements en autocar climatisé.Prix : Date : Conditions : ON DA Commandité par l'Office National des Aéroports (ONDA, Maroc) 1660 $ (valeur estimée de 4200 $) Du 30 mars au 6 avril 1999 • Un acompte de 300 $/personne est exigé au moment de l’inscription • Date limite de l’inscription : 15 février 1999 • Pour réserver votre place : par téléphone : (514) 987-3000, poste 3788 par télécopieur : (514) 524-5570 Cette offre s'adresse à tous les diplômés de l'UQAM, aux partenaires et aux amis du Regroupement des diplômés-es de l'UQAM.Regroupement | des diplômés-es de l’UQAM 10 ans Regroupement de TOUS les diplômés ë—-HL - La foule à l’assaut de la Croix-Rouge AGENCE FRANCE-PRESSE Armenia — Une foule de sinistrés du séisme s’est lancée hier matin, en brandissant des machettes, des bâtons et des cocktails molotov, à l’assaut du siège provisoire de la Croix-Rouge à Armenia, pour faire main basse sur «tout ce qui peut se manger».«On a faim», ont hurlé les attaquants au 5' jour du séisme qui a fait plus de 1500 morts et 250 000 sans-abri.«Y a plus rien ailleurs, mais ici y a», a crié à l’AFP un jeune assaillant.Les forces armées qui ont occupé depuis jeudi tout le centre de la ville |M)ur arrêter les [tillages et mises à sac de tous les commerces, n’ont pas pu contenir les assauts de la foule.Elles n’ont [tas tiré.Le siège de la Croix-Rouge n’étant pas un dépôt, les assaillants sont repartis les mains presque vides.Mais, dans divers autres quartiers d’Armenia, des scènes semblables se sont réjtétées, malgré la présence de la roupe.Mais sans grand succès la aussi, (out étant déjà vide.A Genève, un porte-parole de la Fédération internationale des sociétés de Croix-Rouge a estimé que la foule avait réagi par panique et désespoir.«La panique a pu aussi être renforcée par le déploiement de forces de l’ordre» qui a pu faire craindre une suspension clés secours, a ajouté le porte-parole Yves Bellego.L’ampleur des dégâts, le manque de nourriture et d’eau potable peuvent expliquer la réaction, a dit ce porte-parole HENRY ROMERO REU1 l-.R! Faim et désespoir à Armenia.de la fédération, qui regroupe les differentes sociétés nationales de Croix-Rouge.Les autorités colombiennes avaient mobilisé depuis la veille 2600 soldats et 700 policiers armés de fusils et de mitraillettes pour empêcher les mises à sac systématiques.«On ne peut pas tirer comme ça, sur des gens qui ont faim», a dit un soldat.Ira TV a montré des policiers, brandissant une matraque, «priant» les pilleurs de sortir d’un supermarché, même s’ils avaient un sac plastique sur l'épaule.«Comme dans le monde entier quand ça va mal», a tenu à préciser à l'AFP, un membre de la Croix-Rouge, les mises à sac sont «hélas chose courante».Mais, bien plus grave, ont aussi reconnu à l’AFP des équipes internationales de secours, des «bandes de jeunes délinquants désœuvrés» sont venus bien vite, d’autres grandes villes comme Cali ou Medellin.Presse indépendante Reporters sans frontières dénonce la répression à Cuba ASSOCIATED PRESS Paris — L’offensive visant la presse indépendante se poursuit à Cuba.Hier, Reporters sans frontières protestait contre l’arrestation de six journalistes indépendants depuis le 18 janvier et s’inquiétait pour la santé de l’un d’entre eux, en grève de la faim et de la soif depuis son arrestation.Depuis le 22 janvier, trois journalistes de l’UPECl (Union de periodis-tas y escritores cubanos indépendantes) ont été arrêtés: la directrice de l’agence, Maria de los Angeles Gonzalez, dont on ignore toujours oû elle est détenue, le photographe Santiago Martinez Trujillo et la journaliste Nancy Solongo.Le journaliste Angel Pablo Polanco, de l’agence CPI (Cooperativa de jx-iio-distas independientes) et Pedro Ar-guelles Moran, de l'agence Cuba Press, ont eux aussi été arrêtés.L’organisation de défense de la liberté de la presse s'inquiète pour Jesus Joel Diaz Hernandez.Ce journaliste de l’agence CAPI (Cooperativa avilena de periodistas independientes) a cessé de s’alimenter et de boire depuis son arrestation le 18 janvier, immédiatement suivie d'une condamnation à quatre ans de prison pour
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