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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-01-30, Collections de BAnQ.

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Historiquement, les Cantons-de-l'Est couvraient un territoire beaucoup plus vaste que l'actuelle Estrie.Sur le plan géographique, il importe donc de ne pas confondre l'ensemble des Cantons-de-l'Est et ce qu'il est convenu d'appeler la région admistrative 05, soit celle de l'Estrie, dont il est ici question.Cette dernière est aujourd'hui constituée de sept municipalités régionales de comté, réparties sur une superficie d'un peu plus de 10 000 kilomètres carrés.À l'ouest, l'Estrie est bordée par la Montérégie, au nord et à l'est, par les régions Mauricie-Bois-Francs et Chaudière-Appalaches.Au sud, en remontant déjà MRC de Memphrémagog jusqu'à celle du Granit, tout près de la Beauce, trois Etats américains, soit le Vermont, le New-Hampshire et le Maine, partagent successivement leurs frontières avec l'Estrie.Vers la fin du 1» siècle, au terme de la guerre de l'Indépendance américaine, la Couronne britannique légua à ses loyaux sujets demeurés fidèles à l'Angleterre des lopins de terre ou townships, situés au Canada.Ces loyalistes s'installèrent là ou prennent place les vastes Cantons-de-l'Est ou Eastern lownships, dont fait partie l'Estrie, de taille plus modeste.Au milieu du 19" siècle, à la faveur de la révolution industrielle et de l'amvée du chemin de fer, les Canadiens français prirent graduellement possession de ces terres.Si bien que plus de 88 % des 280 000 personnes qui peuplent la région sont maintenant francophones.Près de la moitié de cette population réside dans la municipalité régionale de comté de Sherbrooke, une entité essentiellement urbaine sur laquelle pèse le lourd fardeau d'un taux de chômage élevé et de poches de pauvreté.Néanmoins, l'Estrie industrielle et rurale produit, transforme et exporte à plein régime depuis la dernière récession des années 1990, tant et si bien que le taux de chômage ne dépasse guère les 5 % dans la majorité des MRC.Les circuits routiers et ferroviaires supportent les principales activités économiques.L'Estrie touristique et agroalimentaire dispense ses charmes et ses attraits au hasard de plusieurs des innombrables détours qui parsèment les routes de ses sept municipalités régionales de comté.Enrichis par l'omniprésent patrimoine légué par les Loyalistes, partageant leurs frontières avec trois Etats américains et logés à proximité de centres urbains tels Montréal et Québec, les gens de ces cantons répondent à l'appel des marchés étrangers.Ils affinent leurs modes de production à l'aide des technologies de pointe et traversent une période d'activités industrielles intenses dans le paisible climat d'une ru-ralité ambiante.En route pour l'Estrie En quittant Montréal, l'Estrie commence à la hauteur de Eastman, à quelque 80 kilomètres au-delà du pont Champlain.Un peu plus loin, à proximité de Magog et du mont Orford, la route se faufile résolument à travers les Appalaches qui occupent toute la région, tantôt avec une certaine majesté, souvent de façon plus simple.En quelques endroits, des monts de mille mètres d'altitude s'élèvent, pendant qu'ailleurs vallées et vallons élargissent les horizons et révèlent le décor naturel environnant.Les paysages sont dans l'ensemble dégagés et donnent l'occasion d'apprécier les attributs d'un monde essentiellement rural et d'un patrimoine original généralement bien conservé., , Bien que l'industrie manufacturière génère un chiffre d'affaires annuel de trois milliards de dollars et donne du travail à quelque 24 % de la main-d'œuvre, il est plutôt rare, malgré son ampleur, qu'elle vienne déparer les lieux et abîmer le décor.L'industrie agricole entraîne des retombées de 250 millions de dollars, suivie par le tourisme et les mines qui font entrer chacun 150 millions par an dans les coffres de la région.Le profil même de l'Estrie, de même que sa proximité avec les grands centres urbains, catalysent un fort mouvement de villégiature qui double parfois la densité des populations locales à certaines périodes de l'année.Cette migration provoque une augmentation sensible de la valeur foncière des municipalités affectées par ce phénomène, tout en créant des remous positifs dans le secteur économique tertiaire.Planification stratégique Au moment du lancement de la deuxième planification stratégique de la région, à la lin d'octobre dernier, le directeur général du Conseil régional de développement, Robert Dion, se réjouissait du climat de confiance qui a prévalu lors de l'élaboration de ce document d'orientation.Le plan s'appliquera aux sept principaux axes de développement socioéconomiques, de la région jusqu'en 2001.En cours de réalisation du premier schéma de développement, la démocratie régionale a fait son œuvre.«Pendant cette période, les gens ont appris à se connaître, à s'apprivoiser et à se parler, de telle sorte qu'il a été beaucoup plus facile d'en arriver à un consensus sur la compréhrension de la mission et la reconnaissance des acteurs», fait observer à ce propos M.Dion.Syndicaliste de carrière et président du CRD depuis neuf ans, Janvier Cliche identifie une constante qui favorise la mise en valeur de la région: la relative homogénéité territoriale de l'Estrie.Sherbrooke est incontestablement la ville centre, la métropole de la région.Aucune autre municipalité ne peut prétendre à ce titre et personne ne peut contester ce fait.Quant aux MRC, elles possèdent chacune finalement plus d'affinités que de différences profondes, regroupées qu'elles sont sur un territoire homogène peu étendu.,, Dans un contexte où les économies de marche sont bousculées, M.Cliche reconnaît la prérogative pour les régions de prendre en main leurs destinées, à condition que le développement serve au mieux-être du plus grand nombre de personnes possible.Voilà pourquoi, à la suite d'une sérieuse réflexion, le Conseil régional a ajouté à la liste de ses priorités celle du développement social.«Cette approche, qui s'applique à la grandeur du territoire, nous oblige à garder en tête le souci que le développement, qui sera réalisé dans l'un ou l'autre des axes, ait des retombées opportunes en matière sociale.U développement, ce n'est pas seulement économique, c'est aussi social», fait valoir Janvier Cliche., , .Telle est la nouvelle donne majeure contenue dans cette deuxieme planification stratégique, qui oblige à faire le lien entre les problématiques économique et sociale.[x.directeur général, Robert Dion, croit que le CRD est en train de s'humaniser davantage.Dorénavant, autant de femmes que d'hommes siégeront autour des tables des différentes commissions.Ix?Conseil doit aussi harmoniser ses rapports avec des partenaires nouveaux.En fait, l'action du CRD.à l'aube de la réalisation de sa deuxième planification stratégique, s'articule autour de trois pôles: humanisation, féminisation et harmonisation., Nous vous invitons dans ce cahier à parcourir les sept municipalités régionales de comté de l'Estrie afin de connaître leurs ressemblances et de goûter leurs particularités.Dans chacune d'elles, seront abordés des aspects qui façonnent la vie socioéconomique et modèlent le rayonnement culturel de l'Estrie.PHOTOMONTAGE: CHRISTIAN VIEN M: r*w- ,-r* wL** % , ¦ H* l* /*• P* > : I.E I) K V (I I It .I.K S S A M E I) I A 0 E T I) I M A X ( Il E A I I A X V I E I! I !l !l !» E S T II I E Industrie, villégiature et tourisme Une activité industrielle en pleine effervescence R É G I N A1.1) H A K V K Y COLLABORATION SPÉCIALE Il serait impensable de parler de la MRC de Memphré-magog sans mentionner d’entrée de jeu l’immense lac du même nom, qui s’étend sur plus de 30 kilomètres au Québec et s’étire sur une bonne dizaine d’autres chez nos voisins américains.En fait, ce cours d’eau prend une telle importance qu’il a servi de point de repère dans le découpage du territoire de la MRC dans les années 1980.Le lac, qui recèle présumément en ses eaux depuis deux siècles une créature fabuleuse nommée Memphré, baigne les abords des demeures secondaires ou principales de plusieurs célébrités.Des centaines d’autres personnes possèdent des propriétés convoitées autour de ses rives.Une fois l'an, des athlètes d’élite participent à la traversée du lac à la nage.Magog, ville centre de la MRC, située à 25 minutes à peine de Sherbrooke, abrite autour de 15 000 personnes et la population du secteur double minimalement en haute saison de tourisme et de villégiature.Cette municipalité, qui a conservé avec soin bon nombre de joyaux du patrimoine loyaliste et possède une structure d’accueil attrayante pour les visiteurs, est animée d’une vie culturelle intense tournant autour du célèbre «Vieux Clocher» de Magog.La ville est un pôle d’attraction naturel pour la clientèle du parc et de la station de ski du Mont-Orford, qui s’élève à quelques kilomètres de distance seulement.Malgré ces réalités, tourisme et plein air sont loin d’occuper tout l’espace économique dans cette MRC où se retrouvent vingt municipalités et quelque 40 000 habitants.L’industrie manufacturière génère en grande partie la prospérité, principalement autour des pôles urbains de Magog et Stanstead.De décembre 1996 au même mois de 1997, la région a connu une augmentation nette de 475 emplois manufacturiers, ceux-ci passant de 4762 à 5237, soit approximativement 37 % du nombre total des emplois de la MRC.Le tourisme fournit du travail à 2500 personnes.A elle seule, Magog procure 4000 emplois industriels et touristiques.Sur l'ensemble du reste du territoire à vocation fortement rurale, de nombreuses petites et moyennes entreprises sont parsemées ici et là.Le textile et le vêtement se classent au premier rang en termes d’emplois manufacturiers avec un pourcentage de 35,7 %, et sont suivis par le caoutchouc et les plastiques à 16,2 %.Ghyslain Goulet, directeur général du Centre local de développement de la MRC, explique que le secteur agricole a connu un net déclin au cours des quinze dernières années principalement en raison du phénomène de la villégiature.Dans les environs des lacs Massawipi et Mem-phrémagog, de même que dans le secteur du canton d’Or-ford, au moins la moitié de la population est saisonnière Magog est un pôle d’attraction naturel pour la clientèle du parc et de la station de ski du Mont-Orford ou de fin de semaine.Les gens de l’extérieur de la région sont devenus propriétaires de nombreuses fermettes en ces lieux.Certaines municipalités profitent des immobilisations consenties par ces gens, qui contribuent à mieux garnir leur assiette fiscale, mais l’agriculture en paye le prix.11 va de soi que ces villégiateurs apportent également de l’eau au moulin du secteur tertiaire.Sur le plan touristique, le directeur ne peut que déplorer la faillite d’un des principaux centres de ski de la région, celui du Mont-Orford, qui est survenue au début de 1998.Le CLD est préoccupé par ce dossier majeur et Ghyslain Goulet mentionnne que «dans ce cas, il ne s’agit pas d'une affaire qui peut se régler en un tour de main.Il est plus plausible d’envisager des solutions à plus long terme pour relancer ce complexe de plein air et il est plus vraisemblable de prévoir des changements significatijs au cours des prochains mois».La MRC est pourvue de deux autres centres de ski, qui attirent davantage la faveur des clientèles locales.Malgré ces récents déboires dans le domaine du ski, en raison de l’effervescence de l’industrie touristique en général, «la MRC est munie d'infrastructures exceptionnelles, compte tenu du volume de sa population», souligne en guise de conclusion le directeur général.REGINALD HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Sise en direction de la région Chau-dière-Appalaches et un peu en retrait du reste des autres pôles d’attraction de la région, Lac-Mégantic, ville centre de la MRC Le Granit, est séparée de Sherbrooke par quelque 150 kilomètres.Pour s’y rendre, il faut d'abord traverser la MRC du Haut-Saint-François.Ce court voyage donne le loisir d’admirer de beaux paysages agroforestiers, qui vont des pâturages aux plantations d’arbres de Noël, en passant par les champs de culture jusqu’aux pans de forêts plus ou moins exploitées.La ville de 6000 habitants prend place presque à la pointe du lac qui lui a donné son nom.Les frontières du Maine apparaissent à 30 kilomètres et la Beauce commence à 70 kilomètres de Lac-Mégantic.Au terme de la rue principale, en bifurquant à droite, la route reprend son chemin et longe le lac Mégantic autour duquel s'articule l’activité touristique de cette région reconnue pour la richesse de son milieu naturel.Cette MRC, composée de 20 municipalités et peuplée de 22 000 habitants, puise en majeure partie sa vigueur et sa prospérité économiques actuelles dans l’industrie manufacturière et dans la volonté farouche des gens du milieu de faire oublier un passé encore récent et plutôt difficile.Cette région a vécu il y a une quinzaine d'années une crise économique majeure provoquée par la fermeture d’un des principaux employeurs locaux, les Industries manufacturières Mégantic.Plus de 200 travailleurs participaient dans cette usine à la fabrication d'un produit connu partout au Québec, les épingles à linge en bois.Di compagnie a aujourd'hui re- "MA TOURISMR CANTONS-DIM.KST Magog, animée d’une vie culturelle intense, a conservé bon nombre de joyaux du patrimoine loyaliste w’jaV >>A, A t Kl_____à.ÏÏÏUsL mm pris ses activités et fabrique des panneaux de contreplaqué.A l’époque, à la suite de l’arrêt des opérations, la-population s’est retrouvée en état de choc.Nathalie Tubœuf, directrice générale du Centre local de développement de la MRC, raconte que ce traumatisme a finalement servi de coup de fouet, ce qui a provoqué une prise en main de la situation économique de la part des intervenants politiques de tous niveaux, des municipalités et dçs organismes de développement.A telle enseigne que le taux de chômage dans la MRC, qui dépassait les 15 % en 1986, est descendu à 4 % en mai dernier.Au chapitre de la vie économique, 128 entreprises du secteur manufacturier mènent le bal et emportent dans la danse des emplois 43 % de la population active, comparativement à une moyenne de 24 % au Québec-dans ce secteur.De ces emplois manufacturiers, 80 % sont concentrés dans l’industrie de la transformation du bois et celle du vêtement.Ix-s services accaparent le temps de 45 % de la population active.Ix- secteur agroforestier se taille une place respectable îles activités de la MRC et représente 12 % du nombre des emplois.A l’heure actuelle, fait observer la directrice, la région vit un boum économique impressionnant, particulièrement dans le secteur manufacturier où certaines entreprises traversent une phase d’expansion très importante.«Des projets sont connus publiquement, comme les travaux d’expansion de 120 et de 12 millions de dollars des usines Tafisa et Bestar, qui fabriquent respectivement des panneaux de méla-mine et des meubles.Ces projets sont en cours de réalisation et d’autres investissements devraient incessamment être consentis par d’autres joueurs économiques», prévoit-elle.D’après le CAMO (Comité d’adaptation de la main-d’œuvre) régional en voie de réalisation, les 18 compagnies manufacturières regroupées à l’intérieur de ce comité créeront mille emplois, dont 80 % dans la production, d’ici 2001.Ces entreprises emploient actuellement 50 % de la main-d'œuvre de ce secteur.Si les autres industriels suivent la même tendance et emboîtent le pas, plusieurs autres emplois pourraient s’y ajouter.JM Asbestos inc.La mine Jeffrey ÆËjm ' La mine Jeffrey à Asbestos a produit en continu depuis 1879 quelque 22 000 000 de tonnes de fibres d’amiante chrysotile.L’amiante chrysotile s’emploie avec l’eau et le ciment, les deux matières premières les plus utilisées au monde, pour produire un matériau de construction résistant et durable, salubre, écologique et environnemental, qui défie toutes concurrences prix/bénéfices.Les Amériques et l’Europe se sont abondamment servies de l’amiante-ciment pour construire leurs bâtiments industriels, agricoles, commerciaux et résidentiels entre 1930 et 1990.Depuis 1975, c’est au tour de l’immense Asie de se construire avec des matériaux naturels indigènes tels que l’eau, le ciment et un peu de fibres chrysotile.L’Asie n’a pas connu l’usage controversé du flocage des édifices à l’amiante friable.L’amiante chrysotile se retrouve naturellement partout sur la croûte terrestre.En moyenne, chaque être humain respire quelque 10 000 fibres d’amiante par jour.Le problème de maladie industrielle de l’amiante est une malédiction du lointain passé où l’hygiène industrielle n’était observée par personne, où les travailleurs étaient exposés à un empoussiérage de 100 à 200 fois plus élevé que dans le monde contemporain de l’industrie minière et manufacturière.Malgré cela, le plus grand détracteur de l’amiante, le Dr Selikoff, a dit «Mais pour ceux qui n’avaient pas fumé régulièrement, les mortalités même parmi les non fumeurs exposés à l’amiante, ce n’est pas un problème majeur» (ACPPA, 18 avril 1977, Mexico, page 54).Hélas, la fibre chrysotile, minéral industriel de haute performance, fait énormément l’envie des fabricants de fibres substituts dérivés du pétrole et du bois! % > GBC@INTERLINX.QC.CA I.K l> K V 0 I H .L K S S A M K I) I A (I E T I) I M A X ( Il K A I .1 A X V I E II I !l !l !l » > ») E S T RIE baissfeè»& «s» Une promenade dans les champs et les bois de Coaticook RÉGI N AU) HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE F) our rallier la municipalité régiona-! le de comté de Coaticook, en arrivant de Montréal par l’autoroute des Cantons-de-l’Kst, l’automobiliste emprunte la sortie conduisant sur l’autoroute transquébécoise.Il suffit alors de rouler quelques kilomètres sur ce bras routier avant de s’engager en direction de Ayer’s Cliff, ce petit village qui se fait tout beau, situé qu’il est à l'extrémité du lac Massawipi.Après avoir sinué le long du lac, le chemin accidenté traverse cette coquette municipalité d’où émane à chaque coup d’œil le charme patrimonial de l’Estrie.De vastes demeures, toutes en bois, érigées à l’époque des loyalistes, sont disposées au beau milieu d’une nature généreuse avec laquelle elles font corps.Quelque vingt kilomètres plus loin, au creux d’une vallée, se trouve Coaticook autour de laquelle se déploient les cantons de Harford et de Bar ns-ton, qui seront fusionnés sous peu à cette ville-centre de la MRC.Sa population passera alors de 6500 à environ 9000 personnes.Baldwin Mills est une toute petite municipalité qui fait partie du canton de Barnsford.En cet endroit, en face du lac Lyster, le mont Pinacle, une masse rocheuse abrupte qui fait la joie des mordus québécois de l’escalade, domine largement le paysage.Du sommet de cette montagne peu élevée mais très escarpée se laissent admirer les onduleuses montagnes du Vermont.Au-delà de Coaticook se niche un autre miniscule village, East Hereford, autour duquel poussent par milliers, dans les champs environnants, des arbres de Noël de toute taille qui seront vendus sur le marché américain.En Estrie, celte culture entraîne annuellement des retombées de 18 millions de dollars.Tout près du village, la scierie Lauzon, une des plus modernes de l’Estrie, opère une usine largement informatisée.En se promenant dans la forêt de cette région, dont les pistes cyclables sont plutôt des sentiers, il suffit de franchir un ruisseau ou de traverser une étroite rivière pour mettre les pieds au New Hampshire.TOURISME CANTONS-DK L’EST On trouve en Estrie près de 8000 fermes, le plus souvent laitières.Ci-dessus, une grange ronde du canton de Barnston.En fait, à peu près partout dans cette MRC, si l’on excepte la ville même de Coaticook, prédomine une ruralité dont les citoyens tirent beaucoup de fierté et dont ils préservent jalousement l’existence.Nous sommes ici dans le bassin laitier de l'Estrie, où vit une population de 16 500 habitants regroupés autour de 14 municipalités.Le directeur général du Centre local de développement, Pierre Arcand, reconnaît que la MRC, sur le plan économique, possède avant tout une vocation agricole.Ixjs emplois se répartissent dans une proportion à peu près égale entre l’agriculture et l’industrie, soit autour de 2000 ou 2500 pour chacune, mais la plupart des ré- sidants de la région œuvrent dans le domaine de la production agricole.La MRC a connu une augmentation de 800 emplois au cours des trois dernières années, un phénomène principalement attribuable à la croissance des entreprises existantes.Même si ces compagnies exercent leur compétence dans des secteurs considérés au-ù efois comme mous, tels le meuble, le textile, la confection, le caoutchouc et le plastique, il n’empêche qu’elles se sont développées rapidement et quelles ont contribué à faire fléchir le taux de chômage à environ 6 %.De telle sorte que Pierre Arcand est convaincu que la MRC puise son essor dans le dynamisme, la concerta- tion et la collaboration de tous les acteurs du milieu.Plusieurs projets innovateurs ont vu le jour dans Coaticook depuis 1990, au nombre desquels le centre d’initiative en agriculture et le fonds de création d’emplois.Par contre, la MRC éprouve un sérieux problème de pénurie de main-d’œuvre depuis un an.«Le danger, tient-il à préciser, pourrait pour cette raison porter sur la réticence des promoteurs à mettre de l’avant des projets là où ils pourraient rencontrer des difficultés à recruter du personnel de base.À ce sujet, dans le moment nos entrepreneurs sont inquiets parce qu'ils doivent recourir à une main-d'œuvre plus volatile issue de l’extérieur.» Le Haut-Saint-François REGINALD HARVEY C O 1.LABO K AT ION SP É C' 1A LE Venue d’aussi loin que Druin-mondville, la rivière Saint-Eran-çois, après avoir traversé deux autres MRC de la région et effectué un virage à 90 degrés à la hauteur de Len-noxville tout près de Sherbrooke, s’étire longuement jusqu’aux confins de la municipalité régionale de comté lx Haut-Saint-François, où elle finit pas se fondre au lac Louise une fois rendue dans les environs de Weedon.En fait, ce cours d’eau baigne les terres de trois des sept MRC de la région et donne son nom à deux autres.Mis à part East-Angus, légèrement plus populeuse et qui forme la ville centre, Le Haut-Saint-François se répartit en trois autres milieux urbains de taille plus modeste, qui sont Cookshire, La Patrie et Weedon.East-Angus abrite une usine de carton et une usine de pâtes, qui fournissent de l’emploi a environ trois cents personnes.Treize autres municipalités sont réparties sur le territoire de la MRC, qui compte 22 (XX) habitants.Ici connue ailleurs dans l’Es-trie, il est caractéristique de rencontrer plusieurs petits villages dispersés à proximité les uns des autres, qui forment des cantons.Ces ensembles prédisposent aux regroupements urbains.A l’est de la MRC, soit dans la partie la plus éloignée de Sherbrooke, de nombreuses petites entreprises sont régulièrement lancées.Dominic Provost, directeur général du CLI), parle d’une pépinière de PME, qui crée beaucoup plus de compagnies que la moyenne québécoise, et dont les travaux reposent sur l’utilisation du bois comme matière première.Il cite en exemple une usine de fabrication de guitares (Guilabec) de réputation internationale, qui poursuit ses opérations depuis des lunes à La Patrie.Il mentionne encore le sciage dans le bois franc et l’assemblage de clôtures en cèdre, des exemples qui illustrent aussi ce penchant industriel vers l’utilisation de matière ligneuse.Shermag, qui opère trois usines en Estrie, possède à Eaton son centre de recherche et de design de meubles.Dans la partie ouest de la MRC, qui est littéralement soudée à Sherbrooke, une industrie plus variée traite des matériaux comme U* caoutchouc, le plastique et les tissus.L’aéroport de Sherbrooke déroule ses pistes dans cette zone, sur les terres du Haut-Saint-François.I )ominic Provost croit que la MRC ne tire pas suffisamment profit de cette présence, et souligne que des projets sont élaborés pour combler cette lacune.Fait majeur à signaler selon lui, ce secteur ouest de la MRC connaît des fuites commerciales immenses au profit de la région de Sherbrooke.Une étude démontre qu’il est possible de chiffrer en millions de dollars ce transfert de capitaux.«Nos commerces dans la partie ouest ont peine à survivre à cette tendance, et les organismes de développement gèrent tant bien que mal le secteur tertiaire dans ce contexte.Four réaliser des profits, les commercants ne peuvent lutter contre la mode des grandes surfaces et sont obligés de se spécialiser dans le service à la clientèle et d'identifier les créneaux les plus rentables», précise M.Provost Dans le domaine de l’agriculture, le parc bioalimentaire de l’Estrie poursuit ses activités dans le Haut-Saint-François.Les chercheurs canalisent leurs énergies autour du centre de valorisation des viandes qui prend place dans ce parc qt lui confère son caractère propre.Eventuellement, le directeur du CLD espère que les travaux conduits dans cet ensemble ouvriront la porte à une trans-formation accrue des produits agricoles, notamment des viandes.Sur le plan touristique, la MRC invite à la découverte de deux réseaux, celui des auberges-gîtes gastronomiques et celui des églises non catholiques.Ces institutions religieuses sont inscrites dans le patrimoine de l’Estrie et, à lui seul, le Haut-Saint-François en compte une vingtaine.Dans la partie la plus éloignée de la MRC du Haut-Saint-François, de nombreuses petites entreprises sont régulièrement lancées CROIRE EN SES MOYENS ET PASSER i .À L’ACTION! Québec Les chiffres sont éloquents, les résultats étonnent.Après un début de décennie marqué au sceau de la réduction du nombre d’emplois, plus particulièrement dans les secteurs traditionnels de l’économie, la communauté d’affaires et les intervenants économiques de l’Estrie, de concert avec leurs partenaires du MIC, ont retroussé leurs manches, uni leurs efforts et rivalisé d’audace et d’imagination pour renverser la vapeur et amorcer résolument le virage de la nouvelle économie.Aujourd’hui, force est d’admettre que le défi a été relevé de belle façon.Sans renier les secteurs traditionnels — le bois et les textiles — qui constituent la trame économique estrienne, les entreprises se sont lancées dans un mouvement de diversification et de reconversion de la structure industrielle basé sur l’innovation, l’avant-garde technologique et l’exportation.A l’aube du troisième millénaire, cette région du Québec affiche une performance économique hors du commun.Un irrésistible souffle d’investissements — plus d’un milliard de dollars sur trois ans — balaie l'ensemble des sept MRC de ce vaste territoire, et les données sont très conservatrices.A cet égard, le dynamisme de la Société Innovatech du Sud du Québec constitue un catalyseur important.Ainsi, depuis la mise sur pied de cette structure, il y a environ trois ans, tout près de 20 millions S ont été engagés, des sommes qui ont généré des retombées totalisant près de 150 millions $ et qui ont entraîné la création de 546 emplois.Des projets mobilisateurs qui témoignent de l’importance de la mission de partenariat que s’est donnée la société et de la volonté de ceux qui l’animent d’intensifier leur action.Nous ne cessons de le répéter : l’exportation constitue la clef de voûte du développement économique.Les entrepreneurs de l’Estrie l’ont bien compris, puisqu’ils ont fait de leur région l’une des plus dynamiques du Québec à ce chapitre.A preuve, près du tiers des entreprises manufacturières de l’Estrie sont ouvertes sur les marchés extérieurs, et ce dans tous les secteurs d’activité.Qu’il suffise de mentionner la notoriété d’entreprises comme C.Mac, Shermag, Bestar, Wulftec, Niedner, Cabico, Groupe Attraction, Sherwood et bien d’autres.De fait, cette région est l’une des rares à afficher un volume d’entreprises exportatrices (6 %) qui excède sa représentativité au sein du total national québécois (5 %).Far ailleurs, l’Estrie arrive au troisième rang pour ce qui est du nombre d’employés affectés à la R&D, ce qui explique en partie ses succès à l’exportation, faisant contrepoids au fait que près des deux tiers de ses entreprises se retrouvent dans des secteurs de faible et moyenne intensité technologique.11 faut dire toutefois que la présence de grands donneurs d’ordre, tels que • Bombardier, WatervilleTG etThona, dans des secteurs à haut potentiel d’exportation, constitue un atout de premier plan.En effet, ces grandes entreprises génèrent non seulement de la sous-traitance, mais amènent les FME gravitant autour d’elles à répondre aux normes de classe mondiale.Les papetières Domtar, Kruger et Cascades ont aussi un fort effet d’entraînement sur la santé économique de la région.Mais c’est en matière d’innovation que les entreprises estriennes se démarquent vraiment.Selon une étude réalisée en juin dernier par le Groupe d’action pour l’avancement technologique de l’Estrie (GATE), et commanditée par le MIC, près de 90 % d’entre elles innovent, ce qui dépasse sensiblement la moyenne québécoise, qui se chiffre à 66 %.Four témoigner de toute cette vitalité innovatrice, notons la présence d’un Centre de développement des technologies de l'information (CDTI).à Sherbrooke, ainsi que l’existence d’un parc bio-médical unique au pays, qui offre des infrastructures majeures permettant des activités de recherche et de transfert dans le secteur de la santé, notamment en pharmacologie.L’Estrie entre également résolument dans l’économie du savoir.Déjà, la présence de chercheurs de classe mondiale au sein des deux universités a attiré et continue d’attirer de nouvelles entreprises dans les secteurs de la nouvelle économie.À titre de ministre responsable de cette extraordinaire région qu’est l’Estrie, je ne peux que me réjouir et dire toute ma fierté de constater que la communauté d’affaires, de concert avec tous les intervenants économiques ainsi qu’avec le support du MIC, soit parvenue à s’adapter aussi rapidement aux règles du jeu de la nouvelle économie, à faire preuve d’autant de dynamisme et d’innovation.Un exemple convaincant de tout le potentiel économique du Québec! Quant à nous, nous continuerons de jouer notre rôle de facilitateur en matière de développement économique, notamment avec notre stratégie Objectif Emploi.Ce que nous visons, c’est rien de moins que de faire de l’économie québécoise l’une des dix plus compétitives parmi celles des pays industrialisés.Il suffit de croire en ses moyens et de passer à l’action! Bernard Landry Vice-premier ministre, ministre d’Etat à l’Économie et aux Finances et ministre responsable de l’Estrie I.K I) V.V (III!.I.K S S A M K I) I 'A I» K T I) I M A N C II V.A I .1 A S V I K I! I !» !» !» E 4 ï S T R, IE 3 E B B B B B TOURISME CANTUNS-UE-LEM La municipalité de Sherbrooke, qui atteindra deux cents ans d’âge en 2002, a été érigée en harmonie avec son milieu.Sherbrooke, capitale régionale REGINALD HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Dans la MRC de Sherbrooke se concentre 47 % de la population de l’Estrie, soit 127 000 personnes.Cette municipalité régionale est la plus petite de la région après celle du Granit.En fait, parler de la MRC de Sherbrooke c’est parler de la ville elle-même et de ses environs, où sont concentrées 40 % des entreprises manufacturières de l’Estrie.Autour d’elles gravitent plus de 13 000 travailleurs.Sherbrooke, l’une des six villes-centres du Québec, est également le troisième plus important pôle technologique de la province.Sherbrooke figure parmi ces villes qui ont la chance, en plus d’être animées et agrémentées par la présence de cours d’eau, d’être construites sur des terres boisées et accidentées.Ces deux atouts naturels, qui n’arrivent pas de facto à conférer du charme à d’autres ensembles urbains, donnent du relief et forgent une personnalité à la capitale de l’Estrie.La municipalité, qui atteindra deux cents ans d'âge en 2002, a été érigée en harmonie avec son milieu et développée dans le respect de la nature environnante.Points d’eau, espaces verts et terrains boisés occupent amplement d’espace dans cette communauté de quelque 75 000 citoyens, qui arbore elle aussi aussi ses immanquables couleurs commerciales le long de quelque artères inévitables.Le maire de la ville, Jean Perreault — réélu avec une forte majorité le premier novembre dernier pour un deuxième mandat — nous fait faire le tour du propriétaire.«Sherbrooke, c'est la capitale régionale et quand la ville va bien, le reste de la région ne s’en porte que mieux.C’est la même chose pour les six villes centres du Québec.Quand les pôles économiques sont en bonne santé, ils tirent le reste», dé-clare-t-il d’emblée.Municipalité hautement institutionnelle, deux maisons d’enseignement supérieur y sont présentes, les universités de Sherbrooke et Bishop's.En dehors de Montréal, la région est la seule au Québec qui soit en mesure de dispenser l’enseignement dans les deux langues, de la pré-maternelle jusqu’à l’univer- Autour de près de 40 % des entreprises manufacturières de l’Estrie gravitent plus de 13 000 travailleurs, Sherbrooke étant le troisième pôle technologique de la province sité.C’est un avantage économique intéressant, fait valoir le maire.Citant à titre d’exemples l’Université de Sherbrooke et son maillage coopératif avec les entreprises, la faculté de médecine et son centre de recherche, les diverses compagnies reliées aux hautes technologies et le collège de la ville avec sa cohorte de 6000 étudiants, le maire parle là d’autant de ressources physiques et intellectuelles réunies dans le but de diversifier l’économie.«Sherbrooke a toujours été reconnue à cause du textile, du papier et de son industrie manufacturière en général.Il est temps de passer à autre chose et d’emprunter d’autres créneaux industriels, ce à quoi nous nous employons présentement.» A l’instar des autres grands centres urbains québécois, la ville doit faire face à des problèmes relatifs à un taux de chômage élevé et à des îlots de pauvreté émergeant dans certains quartiers.Les compressions dans le secteur public ont provoqué la saignée dans les emplois et ont fait mal.D’autre part, certaines entreprises ont centralisé leurs opérations dans les régions de Montréal et de Québec.A leur tour, ces départs ou ces rationalisation?ont provoqué la perte d’emplois.A ce sujet, le premier magistrat explique que le monde industriel se porte bien et contribue présentement à la réduction du chômage, mais que celui des services écorche l’économie locale.Jean Perrault présente une vision réaliste de sa ville.«Nous avons de vieux secteurs de la municipalité qui ont besoin d’aide.Des gares sont abandonnées et des sols sont contaminés à certains endroits.Nous avons deux rivières à traverser, huit ponts à gérer et une surface urbaine très accidentée difficile à entretenir.Nos responsabilités sociales et administratives sont énormes.» Le maire caresse actuellement le projet environnemental de faire de Sherbrooke la «Cité des rivières».Dans les deux axes de la ville, coulent les rivières Magog et Saint-François.Sur une période de quatre ans et grâce à des investissements de quatre millions de dollars, mille emplois non spécialisés pourraient être ainsi créés.Une main-d’œuvre non négligeable pourrait profiter de cette initiative qui servirait à alléger en partie le fardeau de la pauvreté urbaine.OWLS HEAP SKI • GOLF • TENNIS • MARINA le vrai centre familial avec le plus haut dénivelé des Cantons de l’Est Spéçial pour la «relâche» Du 7 au 12 mars 1999 5 journées de ski / 5 nuitées 5 déjeuners / 5 soupers 306,50 $ p.P.Occupation double à l'Auberge située au bas des pistes taxes incluses Venez découvrir OWL'S HEAD et passer la journée à skier et non à 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autres régions alimentent son bassin d’étudiants, tant et si bien que cette université se proclame la plus québécoise de toutes les universités québécoises.Telle était dès le départ la volonté de ses fondateurs.Innovatrice, l’Université de Sherbrooke a adopté une formule coopérative en vertu de laquelle les étudiants partagent leur temps entre des sessions de formation académique et des stages en milieu de travail.Reconnue par un récent sommet économique comme l’élément clé du développement de la région, l’institution entend jouer pleinement ce rôle grâce à son ouverture au monde et à son rayonnement international.Cette université attire des recrues qui originent souvent d’un milieu familial financièrement moins aisé.Le recteur, Pierre Reid, croit que les clientèles issues de cette classe moyenne bénéficient du fait que la moitié des étudiants vivent en régime coopératif.Après les deux ou trois première périodes de formation, il y a alternance entre stages de travail à plein salaire dans une entreprise et sessions d’études.Grâce à cette formule, les étudiants deviennent capables de s’insérer rapidement dans de?processus concrets.A l’heure actuelle, l’université dispose de 23 professionnels qui parcourent les routes du Québec à la recherche d’employeurs susceptibles de générer ces stages et d’assurer le roulement de cette méthode coopérative.L’institution dispense le savoir à peu près dans toutes les disciplines universitaires et forme des étudiants à tous les cycles.Selon le recteur, elle est particulièrement bien reconnue pour ses compétences dans les disciplines professionnelles telles le droit, la comptabilité, l’administration, la psychologie, la médecine et l’ingénierie.Quant à ses étudiants, ils possèdent la réputation de bien intégrer les aspects pratiques de la formation.Plusieurs programmes de troisième cycle sont venus s’ajouter au cours des dernières années, particulièrement dans des disciplines où ce niveau de formation n’existait pas, comme l’éducation et l’administration.«Les programmes qui ont été mis en place sont dotés d’un caractère original, car nous sommes conscients que nous ne pouvons pas attirer les gens avec les mêmes profils pédagogiques qu'ils pourraient trouver à Montréal ou ailleurs», ajoute le recteur.En fait, l’innovation est primordiale pour cette maison d’enseignement.Il y a quelques années, le milieu universitaire s’est posé la question suivante: «Quelles sont les caractéristiques à conserver, qui ont présidé à la définition de notre personnalité et de notre mission universitaire?» Le recteur Reid répond: «Quatre points ont été retenus.D’abord, l’université est centrée sur les étudiants.La pédagogie et l’étudiant, c’est fondamental.Cette préoccupation se traduit notamment au premier cycle par l’existence de groupes moins nombreux que dans d’autres institutions.Deuxièmement, l’université est un moteur d'innova- tion essentiel.En troisième lieu, elle incorpore dans sa formation les aspects pratiques.Finalement, elle fonctionne sur la base de multiples partenariats.» Ici comme ailleurs au Québec, l’université régionale revêt une importance capitale dans le développement socioéconomique du milieu en faveur duquel elle déploie son savoir et distribue son expertise.Directement ou indirectement, l’Université de Sherbrooke a déjà contribué à la création et au développemennt de plusieurs entreprises.Nonobstant cette constatation, Pierre Reid croit que l’ouverture sur le monde est maintenant essentielle pour tous.«Nos partenaires et la population comprennent de plus en plus que leur université est devenue une grosse PME qui, tant sur les plans de la connaissance que de la recherche, doit être présente à l’échelle planétaire si elle veut bien servir la région.» Pour l’heure, le recteur caresse l’espoir que le moins possible d’acquis aient été irrémédiablement démolis à la suite de la traversée du désert actuellement vécue par les ad-mistrateurs d’universités, üi direction entend maintenir le cap sur les quatre caractéristiques qui confèrent à l'institution sa personnalité.Il n’est pas question non plus de sabrer dans la formule coopérative, malgré les coûts élevés qu’elle entraîne.Une large autonomie sur le plan culturel REGINALD HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE En Estrie, la chose culturelle s’articule autour du Conseil régional de la culture qui célébrait l’an dernier ses vingt ans d’existence.Dans quelque domaine que ce soit, l’Estrie forme une mosaïque culturelle diversifiée où à peu près toutes les disciplines sont représentées.Cette région dispose d’une large autonomie sur le plan des arts et de leur expression.Il y a dans ces cantons non seulement des artistes professionnels et amateurs, mais aussi tout un réseau d’infrastructures dont ils peuvent disposer pour s’exprimer.Un rapide tour de l’horizon culturel estrien, en compagnie de la directrice générale et de la présidente du Conseil, Gertrude Savoie et Nicole Dorin, en démontre toute la richesse.En musique, 150 professionnels évoluent en Estrie et la formation académique dans cette discipline se donne du niveau primaire jusqu’à l’université.Depuis 1951 existe le camp musical d’Orford et, depuis 1962, celui d'Asbestos.En musique classique, les concerts symphoniques de Sherbrooke sont animés par trois composantes: l’Orchestre symphonique et l’Ensemble à vent de Sherbrooke, de même que l’Orchestre de chambre de l’Estrie.Sept organismes professionnels de création-production théâtre, dont les créneaux artistiques diffèrent, s’exécutent dans la région.De plus, quatre AUX PORTES DE L'AN 2000 SOLIDARITE EMPLOI JUSTICE SOCIALE EsBMM3MttnW HH IMOM CSNUaüMIüE ¦r.fi-fi TOURISME CANTO NS-DE-L’KST La musique est l’un des pôles importants d’attraction culturelle en Estrie.Ci-dessus, le Centre d’Art du Mont Orford.compagnies de danse se produisent sur les scènes locales.Pour la diffusion des spectacles, les activités tournent autour du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, du théâtre Centennial à Lennoxville, du Vieux Clocher de Magog et du Vieux Clocher de Sherbrooke.La région possède en outre six autres salles réparties dans diverses municipalités.Sur le plan des lettres, l’Estrie présente un Salon du livre autour duquel l’Association des auteurs des Cantons de l’Est gravite à cœur d’année.Les 11 bibliothèques publiques sont en mesure de desservir plus de 160 000 lecteurs.Dans le domaine de la muséologie et du patrimoine, la région se partage un réseau varié de musées, de centres d’exposition et d’interprétation.Il est bien connu que des témoignages et des vestiges du patrimoine parent de leur présence et de leurs charmes des centaines de coins et de lieux historiques de l’Estrie.En dépit de ce bilan somme toute intéressant, la présidente Nicole Dorin croit que le moment est venu de sensibiliser davantage les municipalités à la problématique culturelle.«Il va falloir que nos élus quittent leurs gros sabots et se mettent au parfum de la culture».Sur les quelque 1200 municipalités que compte le Québec, une infime minorité s’est dotée d’une politique culturelle jusqu’à maintenant.Selon Mme Dorin, il est inutile de se faire des illusions et force est de constater que la culture demeure à peu près absente du discours politique municipal, «sauf quand les élus veulent éviter de passer pour des dinosaures».Par contre, dit-elle, dans chacune des sept MRC de la région, existent des tables de concertation culturelle, une structure inusitée propre à l'Es-trie.«De plus en plus, la protection de notre riche patrimoine sera assurée par le biais de la sensibilisation à la culture, qui est véhiculée par ces tables de concertation.» AUBERGE HATLEY AUBERGE HATLEY, Relais & Châteaux Les plaisirs de l'hiver pour les gourmets-gourmands Au coeur des Cantons de l'Est, 60 Km de pistes de ski de randonnée et ski alpin à proximité.25 chambres, plusieurs avec foyer et/ou bain-tourbillon.Prestigieuse cave à vin, Gourmet Magazine «America's Top Tables Award 1998», 5 ?*** Hébergement Québec.Forfaits Incluant souper, petit-déjeuner et service.Profitez de nos forfaits Hors Saison dès maintenant.Réservations : 819-842-2451 I.K II K V II I It .L K S S A M K I) I :ï II K T I) I M A X (' Il K :1 I .1 A X V I K II I II !l !l E S T RIE HWJffe«2£$S| 'imri!*.**C*- wfr -i rmm ¦,£zmSl Les mines suscitent inquiétude et espoir Le dilemme de l’amiante REGINALD HARVEY COLLABORATION S P É CIA L E Pendant longtemps le secteur des mines s'est révélé une pièce majeure sur l’échiquier sœ cioéconomique de l’Estrie.Cette réalité tend a s’estomper, tellement demeure endémique la crise et inexorable le déclin, qui secouent sur plusieurs fronts à la fois ce produit devenu maudit qu’est l’amiante.Tous les espoirs ne sont pas perdus, mais la pente apparaît passablement abrupte à remonter pour relancer la seule industrie minière de la région.Le portrait des mines est simple à tracer.Il existe en Estrie des petites carrières, mais s’il est question d’une véritable exploitation minière, J.M.Asbestos figure comme la seule entreprise d'envergure dans la région.L’exploitation de la mine d'amiante chrysotile remonte à 1879 et, malgré tous les déboires subis, elle s’est poursuivie sans interruption depuis lore.Malgré le ralentissement des opérations, El-phège Bilodeau, directeur de la sécurité et porte-parole de J.M.Asbestos, considère que la présence de la mine demeure essentielle pour l’économie locale.Les pires secousses ont été ressenties, mais la vitalité du milieu continue de fluctuer au rythme des perspectives d’avenir ou des déboires de la compagnie.«Tous connaissent la problématique mondiale relativement à l’exclusion de l’amiante.Asbestos produit du chrysotile, une sous-famille de l’amian- te qui est le type de fibre la moins dangereuse pour la santé.Malgré cela, si l'Europe bannit complètement l'amiante de son territoire, cette décison aura-t-elle un effet boule de neige dans lé reste du monde?», s’interroge le directeur.Par ailleurs, il reste perplexe sur les volumes qui subsisteront sur le marché dans dix ans, quoiqu'il soit persuadé que l'usine maintiendra ses opérations d’ici là.J.M.Asbestos développe présentement une mine souterraine au coût de 120 millions de dollars.À l’heure actuelle, les travaux sont complétés à 40 % et la transition de la mine ouverte a la mine, sous terre devrait avoir lieu dans deux ans.À ce moment, les ressources de la mine de surface seront épuisées.Il s’agira de l’une des plus grosses mines souterraines au monde, avec une capacité de 20 (HX) tonnes par jour.De 300 à 400 travailleurs seront requis pour opérer cette exploitation dans des conditions optimales.La mine contient deux blocs de développement assez riches pour fournir du minerai pendant cinquante ans.Dans cette optique, Elphège Thibodeau est convaincu que les réserves d’amiante sont loin d’être épuisées.«Cependant, il y a beaucoup de jeux politiques autour de ce produit.Les Américains et les Européens veulent introduire leurs-substituts sur le marché et, à ce jeu-là, ce sont', souvent eux qui détiennent la plus grosse masse-pour attaquer et détruire notre marché d’amiante chrysotile.» RÉGI N ALI) HARVEY COLLABO RATION SP É CIA LE Voisine de la région des Bois-Francs, la municipalité régionale de comté d’As-bestos est la porte d’entrée naturelle de l’Es-trie pour les visiteurs en provenance de Québec.A partir de Sherbrooke, la ville d’Asbes-tos, capitale de l’amiante, est accessible en une heure, même si l'on prend le temps de flâner et d’admirer les paysages offerts en cours de route.Di courbe démographique de la MRC a dramatiquement décru au cours des quinze dernières années, en raison d’un mouvement d’exode vers les grands centres urbains et d’une vocation mono-industrielle minière.De 20 ()()() dans les années 1970, le nombre de citoyens est aujourd'hui passé autour de 15 000 seulement.A la belle époque, l’usine à ciel ouvert d'amiante de la ville-centre, Asbestos — qui compte environ 6000 habitants — employait jusqu’à 2600 personnes.Ce nombre a chuté à 1200 dans les années 1980, et il ne subsiste que 400 travailleurs en ce moment, en incluant le personnel cadre.La compagnie J.M.Asbestos entrevoit le licenciement de 40 à 50 autres travailleurs à la fin de décembre prochain.Pendant ce temps se poursuivent les travaux de construction d’une mine souterraine, au moment même où l’avenir du marché mondial de l’amiante baigne dans l’incertitude et suscite de grandes appréhensions.Heureusement, Magnola s’est amenée dans ce portrait plutôt sombre il y a quelques mois.Après bien des déboires sur le plan environnemental, l’entreprise a finalement été en mesure de lancer son projet de 750 millions de dollars et les travaux de construction de l'usine, actuellement en cours, devraient être terminés en septembre de l’an 2(H)0.A compter de cette date, Magnola utilisera comme matière première les résidus d’amiante de la mine d’Asbestos pour en extraire le magnésium, un minerai léger com- Magnola utilisera les résidus d’amiante de la mine d’Asbestos pour en extraire le magnésium TOURISME CANTONS-DK-L'EST Depuis vingt ans, la population a diminué du quart dans la MRC Asbestos, une région à vocation mono-industrielle minière.parable à l’aluminium, qui sert principalement dans différentes composantes reliées aux automobiles.Sans compter les retombées économiques majeures inhérentes à un chantier de cette envergure, qui s’échelonneront minimalement sur une période de deux ans, le projet créera 350 emplois directs au terme de sa réalisation.L’usine devrait atteindre 80 % de sa capacité de production en mars 2001.La directrice générale par intérim du Centre local de développement de la MRC, Sylvie Bellerose, ne cache pas que les bonnes années de l’amiante sont terminées pour la région.Elle soutient que les organismes de promotion industrielle devront relever U- défi monumental de mettre l’accent sur une utilisation rationnelle des sous-produits et sur la transformation sur place des matériaux.«Dorénavant, il faudra se méfier, car il ne suffit pas d’un seul pilier pour soutenir l’économie.Au moment où celui-ci s’écroule, ça fait mal à toute la région.» Outre les mines, les activités dans la MRC d’Asbestos sont essentiellement orientées sur le secteur manufacturier, sur l'agrofores- tier et sur un tourisme fondé sur les richesses naturelles environnantes.Voilà pou-quoi, indique la directrice, le CLD, inspiré par le mouvement Solidarité rurale dont le président provincial Jacques Proulx réside dans le petit village de Saint-Camille, a mis sur pied une structure qui le démarque par rapport aux autres MRC: le Comité de la ru-ralité.L’agent de développement de ce comité, une personne affectée à plein temps à ce dossier, incite les différents acteurs du milieu rural à prendre en charge les projets qui leur tiennent à cœur.Par exemple, les gens sont non seulement amenés à réfléchir sur l’avenir et la planification stratégique de leurs villages, mais ils participent concrètement à la définition de ce que celui-ci pourrait éventuellement devenir.L'agent prépare le forum auquel peuvent s’inscrire tous les petits organismes du village, il guide les gens dans le dépôt de leurs mémoires et les aide à rédiger ceux-ci de façon simple et structurée.Le Comité épaule les citoyens dans leurs démarches afin qu’ils valorisent eux-mêmes leur vécu communautaire.TOURISME CANTONS l)K I TM L’exploitation de la mine d’amiante chrysotile remonte à 1879, et malgré tous les déboires subis, elle s’est poursuivie sans interruption depuis lors.'•¦V ISH ¦ ¦ T», Æ rff4 ftjbttjLiL] rt77?t:*rn.$S Collège de Sherbrooke 475, rue du Parc Sherbrooke (Québec) J1H 5M7 http://www.collegesherbrooke.qc.ca CRD - Estrie Conseil régional de développement de l'Estrie n ÂU CPU DE Le CRD-Estrie assure la concertation des intervenants régionaux, avise le Gouvernement du Québec en matière de développement régional et définit la stratégie de développement de l'Estrie.230, rue King Ouest, bureau 300 Sherbrooke (Québec) J1H1P9 Téléphone: (819) 563-191 1 Télécopieur: (819)563-7800 Site internet: http://www.crd-estrie.qc.ca Courriel: crd05s'crd-eslrie.qc.ca k I.K I) K V (IM!.L E S S A M K I) I A tt K T I) I M A X (' Il K A I .1 A X V I E II I !» !» !» UNIVERSITE E SHERBROOKE Les plus belles années de ma vie î ?'ï?-'' ’V/ÿ; .• • - Reconnue pouf l'importance qu'elle accorde à la formation pratique et â l'innovation dans renseignement et la recherche, l'Université de Sherbrooke accueille plus de 20 000 étudiantes et étudiants dans un environnement de qualité exceptionnelle.UNIVHRSITF.DE SHERBROOKE 1-800-267-lMS www.usherb.ca Sur le plan touristique, l’Estrie est reconnue pour ses indéniables attraits.Tourisme des Cantons-de-l’Est dessert cependant un territoire élargi en comparaison avec l’Estrie administrative.D’une superficie de 13 000 kilomètres carrés, celui-ci s’étend de Granby-Sutton à Lambton-Lac-Mégan-tic, non loin de la Beauce, en passant par Sherbrooke et Magog.On parle ici du Sud du Québec et de la zone frontalière entre Montréal et Québec où les Etats de New York, du Vermont, du New Hampshire et du Maine bordent une partie des Cantons.Bien que cette superficie soit peuplée à 100 %, elle demeure boisée dans une proportion de 90 %.Il existe bien quelques zones vierges, comme les parcs Orford, Yamaska, Frontenac, mais, dans l’ensemble, des grappes de gens vivent un peu partout.Cette omniprésence humaine rend la région particulièrement différente et modèle le tourisme.Iœ directeur général de l’Association touristique, Alain Larouche, remonte dix ans derrière |xjur rappeler un principe de base contenu dans le plan de développement de l’époque: «Im première prémisse de ce plan stipulait qu'il ne fallait pas permettre que des promoteurs sans scrupules réalisent des projets monstrueux qui déstabiliseraient ou briseraient les tisus sociaux, économiques, culturels et historiques de la région».Dans cet énoncé, selon lui, il était clairement reconnu que la valeur intrinsèque du tourisme se situait au niveau de sa population elle-même et que le premier patrimoine du produit touristique résidait dans les traces laissées par, l’histoire au hasard des cantons.À l’époque de la confection du plan, les Cantons-de-l’Est pouvaient miser sur deux seules attractions touristiques, le zoo de Granby et le mont Bombardier: du sang jaune dans les veines REGINALD HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE La compagnie Bombardier, dont le chiffre d’affaires global atteint aujourd’hui neuf milliards de dollars par année au sein de cinq groupes d’activités, a pris naissance dans la région de Valcourt.Les «skidoos» de couleur jaune, qui allaient asseoir la réputation du fondateur J.Armand Bombardier à l’échelle internationale, transporter le savoir-faire de l’entreprise et assurer sa popularité sur les sentiers enneigés du monde entier, furent conçus et réalisés à Valcourt.Si le Groupe des produits récréatifs de Bombardier ne figure qu’à la hauteur de 1,6 milliard dans les revenus globaux de la firme, il n’en demeure pas moins que les travailleurs de Valcourt sont imprégnés de ce riche et aventureux passé, dont ils tirent une fierté particulière.Ici, du sang jaune coule dans les veines des gens de Bombardier.Outre les installations de Valcourt, qui sont de loin les plus imposantes, le Groupe récréatif poursuit son projet de voiture électrique de proximité à Sherbrooke.Il possède de plus une usine de bateaux en Illinois, un centre d’essai et de recherche ainsi qu’un point de vente en Floride.Il opère en outre un centre de distribution au Wisconsin.A Valcourt, les activités tournent principalement autour de trois usines à l’intérieur desquelles sont respectivement fabriqués trois produits distincts quoique possédant des affinités, soit les motoneiges, les motomarines et les véhicules tout terrain.Deux autres bâtiments abritent un centre de recherche et un vaste atelier de peinture.Présentement, 3200 travailleurs s’activent sur ce chantier en perpétuel mouvement.En termes de chiffre d’affaires, le complexe industriel de Valcourt brasse à lui seul 1,1 milliard de dollars par année.Quant à l’ensemble des activités du Groupe récréatif, qui s’étendent à d’autres pays, elles atteignent le 1,6 milliard de dollars annuellement.Pour les moto-neiges, 90 % du marché est divisé à peu près à pyrts égales entre le Canada et les Etats-Unis, alors qu’un autre 10 % appartient à l’international.Quant à la motomarine, le gros du marché relève des Etats-Unis, qui sont suivis de l’international et du Canada, qui figure comme une part minime du marché.Au sujet du recrutement du personnel et de la compétence de la main-d’œuvre, le vice-président des ressources humaines, Claude Beaudin, estime que «la qualité de vie offerte par le milieu, combinée au prestige de travailler pour une entreprise d’envergure internationale, éliminent les obstacles du relatif éloignement».Selon lui, au sujet de la formation sur mesure du personnel, qui revêt un caractère primordial pour Bombardier, la collaboration est très étroite avec le réseau de l’éducation de l’Estrie.En association avec la Maison régionale de l’industrie et d’autres intervenants du milieu, de nombreuses initiatives sont prises pour sensibiliser la main-d'œuvre de demain aux besoins futurs des employeurs.Bombardier recrute 60 % de ses travailleurs à Valcourt même et dans les environs immédiats.L’autre 40 % est puisé parmi un bassin de personnes qui habitent en périphérie, à tout au plus 30 minutes de leur lieu de travail.Pour Claude Beaudin, il ne fait aucun doute que la qualité de la main-d’œuvre représente le premier avantage dans la présence de la compagnie en région.Parce que Bombardier est un gros joueur à l’échelle régionale, dans un esprit de concertation propre à une petite région, il lui est également plus aisé de développer ici un esprit de collaboration avec ses fournisseurs, avec les établissements scolaires et avec les organismes politiques.Sur le plan des désavantages, il cite le transport quoique, dit-il, plusieurs compagnies de sous-traitance en transport routier ont pris racine à proximité des usines et compensent pour l’absence d’un port de mer et d’un aéroport.Programmes de baccalauréat Adaptation scolaire et sociale Administration des affaires" Biochimie Biologie" Chimie’ Droit Économique* Enseignement au préscolaire et au primaire Enseignement au secondaire Enseignement de l'anglais, langue seconde Enseignement de l'éducation physique et à la santé Enseignement professionnel Études anglaises* Études françaises* Génie chimique* Génie civil* Génie électrique* Génie informatique* Génie mécanique’ Géographie* Géographie physique* Histoire Information et orientation professionnelles* Informatique* Informatique de gestion* Kinésiologie* Mathématiques* Médecine (doctorat) Multidisciplinaire Musique Philosophie Physique* Psychoéducation Psychologie Sciences infirmières Service social Théologie * Programmes offerts selon le régime coopératif fondé sur l'alternance de sessions d’études et de stages rémunérés en entreprise Programmes à temps partiel offerts au Centre de Longueuil (450) 670-4090 REGINALD HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE La municipalité régionale de comté Le Val-Saint-François côtoie largement, sur l’un de ses flancs, la région qualifiée de «cœur du Québec», plus précisément une partie de la Montérégie et de Drummondville.Trois pôles urbains à peu près d’égale importance l’animent.Windsor est la ville-centre, mais Richmond et Valcourt rayonnent sur leur milieu avec une semblable influence.En raison surtout de la présence à Valcourt de la compagnie Bombardier — de loin le plus gros employeur de la région — Le Val-Saint-François, qui totalise 12 % de la population de l’Estrie, renferme 20 % de son industrie manufacturière.Des gens d’un peu partout aux alentours de la MRC viennent y travailler: la population de Valcourt se chiffre autour de 3500 habitants, soit à peu près le nombre de travailleurs de Bombardier ce qui est tout dire.À cette présence historique du géant de la motoneige, de la motomarine et du véhicule tout terrain s’ajoutent les installations de la papetière Domtar à Windsor et du fabricant de chaussures H.H.Brown à Richmond.Grâce à ces entreprises de forte taille, des centaines d’emplois viennent encore accroître le nombre de ceux que Bombardier procure déjà.Autour de cette grande industrie, gravite tout un réseau de petites et moyennes compagnies autonomes ou de sous-traitance qui contribuent à enrichir le bassin idustriel.Quelque 800 entreprises sont responsables de 8000 emplois directs et font preuve d’une rare diversité dans leurs activités.Dans cette MRC, phénomène plutôt rare, le secteur économique secondaire domine de façon non équivoque et regroupe 60 % de la main-d’œuvre avec quelque 5000 emplois.Le tertiaire se retrouve loin derrière, procurant 3200 emplois.Le directeur du Centre local de développement, Jocelyn Saint-Jean, parle d’un faible taux de chômage de 4 % à 6 %, grâce à cette fébrilité industrielle.«De façon moins spectaculaire que d’autres villes, il nous arrive tout de même de chercher des personnes pour combler des emplois.L'ajustement entre l’offre et la demande n'est pas toujours parfait.Même s’il ne s’agit pas d’une main-d'œuvre spécialisée, il se produit fréquemment que des entreprises soient incapables de trouver des ouvriers à certaines périodes de l’année.» En agroforestier, la production du lait et l’élevage des bovins retiennent l’attention dans un domaine qui s’inscrit en marge du portrait socioéconomique global.Seulement 2,4 % des emplois sont reliés aux productions agricoles, quoique certaines cultures ou élevages originaux confèrent un attrait particulier à l’activité bioalimentaire: petits fruits et autruches sont de ceux-là.Quant au tourisme, il commence à effectuer des percées dans une région qui n’est pas dotée d'élément naturels aussi spectaculaires que le mont Orford.Le musée de Bombardier à Valcourt et la Poudrière à Windsor représentent pour l’instant deux des valeurs sûres sur le plan touristique.Le musée J.A.Bombardier, à Valcourt, représente une valeur sûre sur le plan touristique.TOURISME CANTONS-DE-L’EST Les centres de ski de l’Estrie font le bonheur des visiteurs autant que de la population régionale.Nature et patrimoine culturel Orford.En dressant un inventaire des ressources environnementales, il est vite apparu que la région des Appa-laches dispose de panoramas ouverts rehaussés par des forêts de feuillus et arrosés par des lacs immenses au nombre desquels figurent en tête de liste le Memphrémagog, le Massawi-pi, le Frontenac et le Mégantic.Des montagnes allongées, de nombreuses vallées et de longues rivières agrémentent le paysage.En vertu de cette configuration naturelle et de la richesse du patrimoine, les éléments du plan touristique se sont mis en place, raconte le directeur.Autour des lacs et des montagnes, des projets de stations touristiques, calquées sur le modèle international mais de moindre envergure, ont été élaborés.Des pôles, où les divers attributs locaux étaient mis en valeur, ont vu le jour à différents endroits, de telle sorte que la région s’est enrichie d'au moins 25 produits touristiques.Il s’agit de petites attractions qui le plus souvent font référence à l’histoire de la communauté.Dans cet esprit Tourisme des Can-tons-de-l’Est se lance, au coût de deux millions et demi de dollars, dans l’exportation de ses acquis touristiques pour les trois prochaines années.«Sur le modèle des communautés vivantes et authentiques déjà existantes, autour de thématiques comme le terroir et l'agrotourisme, nous voulons retenir l’attention des vacanciers.Notre marché potentiel se trouve dans le nord-est du continent où sont regroupés une centaine de millions d’habitants, soit autour de Toronto, Montréal, New York, Boston et Washington.Ces gens-là sont à 90 % des urbains et, pendant leur période de vacances, ils partent à ta recherche de l’authenticité.» Reginald Harvey Le Val-Saint-François
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