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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-02-04, Collections de BAnQ.

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V (1 L.X < N “ 2 2 T A X K S = I $ / T 0 II » X T » I $ 19 10 FOND E LE DEVOIR PERSPECTIVES La dure réalité du pouvoir Il était une fois un parti qui rêvait de refaire le monde scolaire.Sous sa bannière, les écoles seraient ouvertes à tous et non plus seulement aux amoureux du crucifix; elles seraient aussi plus modernes, se préoccupant davantage de violence et de pauvreté.Elles redonneraient au français ses lettres de noblesse.Ce parti, le Mouvement pour une école moderne et ouverte, le MEMO, a oublié sa raison d’être, pour l’instant du moins.Il se mord la queue, en proie à une vive querelle interne.Ceux qui suivent l’actualité scolaire ont assisté depuis quelques semaines à un spectacle désolant: le déchirement interne d’un parti, sept mois à peine après qu’il eut pris le pouvoir de la plus grosse commission scolaire de la province.En effet, après avoir délogé les catholiques conservateurs du Regroupement scolaire confessionnel (RSC), les 15 commissaires du MEMO n’ont rien trouvé de mieux à faire que de se chicaner entre eux.L’école ouverte, laïque et commune pour laquelle ils ont tant milité, sans compter leur temps, peut bien attendre.Depuis le retour des Fêtes, les commissaires de la Commission scolaire de Montréal ont été davantage occupés à se marcher sur les pieds qu'a enrayer la pauvreté et la violence à Montréal, comme ils l’avaient promis.Mais de quoi s’agit-il au juste?Cinq commissaires dissidents — sur quinze — piaffent d’impatience parce que les changements, disent-ils, ne se matérialisent pas assez vite.Ils voudraient que leur présidente, Dia-Pa it le des ne De Courcy, relance la bataille R î v î à re s avec 'es administrateurs scolaires anglophones sur le partage des im-?meubles.Ils voudraient arracher, tout de suite, des écoles et des millions à la communauté anglophone.Ils voudraient changer le monde demain matin.Mais avant tout, les cinq réclament la tète de Danielle Ripeau, la directrice de cabinet de Mme De Courcy, qui, disent-ils, est responsable du manque de transparence du nouveau régime.Diane De Courcy refuse qu’on lui impose ainsi des conditions préalables.Et elle a bien raison.Un tel jeu de marchandage peut mener loin.Ceci dit, si tant de commissaires ont été échaudés en si peu de temps, c’est qu’il y a des problèmes de fonctionnement.Les dissidents ont-ils passé trop de temps dans l'opposition?Sont-ils incapables de faire autre chose que dénoncer le manque de démocratie de ceux qui dirigent, même si ces dirigeants sont leurs propres frères et sieurs?Et les autres?Sont-ils grisés par le pouvoir qui leur a trop longtemps échappé?Une chose est certaine: le passage de l’opposition au pouvoir se fait râlement sans mal.Sur la scène municipale, l’exemple du RCM vient à l’esprit, surtout que le MEMO, comme le RCM, est un parti qui a des membres et qui prétend avoir une base populaire, contrairement au Regroupement scolaire confessionnel — ou au défunt Parti civique —, qui est un parti de candidats et d’élus.Mais le RCM, lorsqu’il avait pris le pouvoir, avait réussi à faire un bon bout de chemin avec Jean Doré avant que la pagaille n’éclate.Le MEMO, lui, s’entredéchire après une demi-année de pouvoir.C’est peu édifiant, surtout venant d’un parti qui a répété dix fois plutôt qu’une en campagne électorale qu’une véritable démocratie scolaire allait enfin pouvoir s’instaurer.Les difficultés de la Commission scolaire de Montréal ne se manifestent pas qu’à la commission même.Au Conseil scolaire, qui regroupe des représentants des cinq commissions scolaires de l'île, la CSDM est systématiquement en opposition avec les quatre autres administrations depuis le début de l'automne.La CSDM est convaincue qu’il faut réformer le Conseil scolaire et elle fonce tête baissée vers ses objectifs.Ses tactiques lui permettent de marquer des points à court terme, mais à plus ou moins long terme, ce climat de division retardera ou paralysera le fonctionnement de l’organisme régional.A la Commission scolaire de Montréal, les représentants des parents commencent à s’impatienter.Ils ne voient «rien de positif» dans la situation actuelle mais préfèrent attendre avant de réclamer la fin des chicanes ou, du moins, l’adoption de certaines propositions jugées importantes pour les «parents de la base».Et qui touchent, entre autres, les conseils d’établissement, la démarche à suivre lorsqu’un parent est en désaccord avec le prof de son enfant ou encore les services aux enfants qui ont des difficultés d’apprentissage.Les parents ont surtout la désagréable impression d’assister à un théâtre mettant en scène deux groupes soucieux de s’écraser l’un l'autre et ayant oublié, du moins pour l’instant, leur raison d’être.Les plus cyniques font remarquer que le monde scolaire fait son entrée dans le merveilleux monde de la politique.Les autres s'attristent de voir qu’encore une fois, de nobles idéaux sont relégués en arrière-scène, le temps d’une querelle qui laissera inévitablement des traces.Si le MEMO réussit à garder le pouvoir.Les dissidents ont-ils passé trop de temps dans l’opposition?-v -y M É T E 0 Montréal Ennuagement suivi de faible neige.Max: 3 Min: -5 Québec Faible neige.Max:() Min:-6 Détails, page B 4 I) E X "Ni r\j Annonces.A ‘1 Avis publics.B 4 Culture.B b Economie.B 2 Éditorial.A fi Horizons.B 1 Le monde.B 5 Ix's sports.B fi Montréal.A 3 Mots croisés .A4 Politique.A 5 Télévision.B 7 www.ledevoir.com M 0 N T 11 K A I., I.K .1 E U I) I I Y E V 11 I Y.Il I il il il HORIZONS La chronique de Jean Dion: L'affaire est ketchup, page B 1 LES ACTUALITÉS Les Townshippers s’en prennent à Alliance Québec, page A 2 s < c + CULTURE Astérix envahit tes salles de cinéma de France, page B 8 • Équité salariale Enquête Sondagem Québec rabroue la CEQ Le gouvernement offre 100 millions plutôt que 700 MARK) CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le dialogue de sourds se poursuit entre le gouvernement et ses employés.Après avoir suggéré une décentralisation des négociations du secteur public, fort mal accueillie mardi, Québec propose maintenant un règlement de 100 millions dans le dossier fort attendu de l’équité salariale chez les enseignants du préscolaire, du primaire et de la formation générale du secondaire.11 s’agit d’une somme sept fois moins importante que celle exigée par la CEQ (Centrale de l’enseignement du Québec) depuis le début de ces pourparlers, soit 700 millions.Le gouvernement pense qu’il s’agit d’un règlement fort «équitable» alors que le syndicat regroupant 80 000 enseignants le juge nettement «insatisfaisant».Le redressement salarial récurrent de 100 millions, suggéré hier par Québec, équivaut à une augmentation salariale de 2,8 %, soit un peu plus que le taux de 2,7 % généralement attribué dans les dossiers gouvernementaux de relativité salariale.Le gouvernement est prêt à placer les enseignants au même niveau que d’autres professionnels de la fonction publique (agents d’information, travailleurs sociaux, économistes) aux fins de redressement des salaires.«C’est une offre tout à fait équitable par rapport aux autres [employés] dans le secteur public, a expliqué le négociateur en chef du gouvernement, Maurice Charlebois.[.] Nous avantageons les groupes très majoritairement féminins.» La demande de la CEQ, 700 millions, s’avère «très très considérable» aux yeux du gouvernement.Ce montant signifierait un redressement salarial de 20 %, comparativement au taux de 2,8 % offert présentement.La réponse de la CEQ n’a d’ailleurs pas tardé hier.Ijh vice-présidente de la centrale, Monique Richard, prévoit déjà un «long et pénible voyage» avant d’en arriver à un semblant d’entente dans ce dossier épineux avec le gouvernement, un règlement qu’elle qualifie par ailleurs d’incontournable.«La proposition du gouvernement renie l’équité salariale, qui est un droit.[.] Reconnaissons le droit et gérons les conséquences», RENE MATHIEU LE DEVOIR Le négociateur en chef du gouvernement, Maurice Charlebois estime que l’offre faite à la CEQ est «tout à fait équitable par rapport aux autres [employés] dans le secteur public».Les représentants de la CEQ ne voient pas les choses du même œil.Rencontre des premiers ministres Québec se méfie des pièges L’attitude de Roy Romanow inquiète Joseph Facal MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC J est un premier ministre Bouchard surpris et prudent qui se présentera aujourd'hui à la rencontre des premiers ministres convoqués par leur homologue fédéral, Jean Chrétien, à Ottawa.Le Québec a opposé une fin de non-recevoir catégorique à un accord sur la santé la semaine dernière, mais se dit prêt à continuer les négociations sur l’union sociale.L’attitude du premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow, qui semble prêt à signer des accords à la pièce, inquiète toutefois le Québec.«La position de M.Romanow est curieuse, a déclaré hier le ministre québécois des Affaires intergouvemementales canadiennes, Joseph Facal.Un vétéran comme lui de ce genre de négociations devrait savoir qu’il n’est pas sage de dire à l’avance qu’on ne s’attend pas à obtenir plus que ce qui est déjà sur la table et à dire d'avance qu’on est à peu près prêt à signer n’importe quoi.» M.Romanow a indiqué sa préférence mardi pour des accords im-parfaits plutôt qu’une rupture des négociations.De son côté, M.Facal estime que le premier ministre de la Saskatchewan a peut-être eu droit à des informations privilégiées filtrant d’Ottawa.Mais, ainsi, il aurait passé outre ses responsabilités comme président de la conférence des premiers ministres provinciaux et n’exprimerait alors que des opinions personnelles, souligne-t-on à Québec.Le Québec se présente donc à la rencontre des premiers ministres aujourd'hui à Ottawa de bonne foi, soutient M.Facal.L’intérêt est d’y occuper une chaise pour y défendre, justement, les intérêts du Québec.MM.Bouchard et Chrétien se sont parlé à deux reprises hier pour parler de l’horaire d’aujourd’hui.M.Facal ajoute que le premier ministre Bouchard veut VOIR PAGE A 8: PIÈGES Joseph Facal Les Québécois respectent la vie privée des élus Plus de 90 % des répondants estiment qu’ils n’ont pas à être informés des aventures extraconjugales des politiciens PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Les Québécois résistent au jansénisme.Ils se soucient peu des écarts de conduite de leurs élus, estimant que la vie privée des personnalités politiques ne les regarde pas.Di très grande majorité des gens sont d’avis qu’il faut ,dissocier vie privée et vie publique.A leur avis, les activités extraconjugales d’un premier ministre, d’un ministre ou d’un président américain n'ont rien à avoir avec le droit du public à l’information.Un sondage réalisé par la maison Sondagem pour le compte du Devoir et de CKAC témoigne de la tolérance des Québécois à l’endroit des prouesses sexuelles de leurs élus.Réalisée entre le 22 et le 26 janvier auprès de 1032 personnes, cette enquête d’opinion publique réaffirme le droit des politiciens à mener une vie privée à l’abri des indiscrétions de la presse et du public: ¦ 91 % des Québécois croient que les électeurs ne peuvent revendiquer le droit d’être informés des «aventures extraconjugales» d’un ministre ou d’un premier ministre; seulement 8 % ne partagent pas cette opinion; ¦ 90 % ne voient pas très bien en quoi un leader politique ne serait plus apte à gérer les affaires publiques simplement parce qu’il s’est commis dans des relations extraconjugales; 8 % considèrent au contraire que le seul fait de se complaire dans des mœurs douteuses mène directement àj’inca-pacité de gérer les affaires de l’État; ¦ 85 % souscrivent à l’opinion selon laquelle un leader politique canadien, dont l’infidélité a été étalée sur la place publique, ne devrait pas être obligé de démissionner et pourrait continuer d’assumer ses fonctions; 12 % ne sont pas de cet avis; ¦ 48 % considèrent que ni les députés de la Chambre des communes ni les élus de l’Assemblée nationale n’ont à dévoiler publiquement leur orientation sexuelle; il y en a presque autant, 45 %, qui ne partagent pas cette opinion; ¦ 50 % estiment tout à fait normal que les électeurs s’attendent d’être informés que leur premier ministre ou l’un de ses ministres a développé une dépendance envers l’alcool; ils sont néanmoins presque aussi nombreux, 49 %, à rejeter cette façon de voir les choses; ¦ 52 % ne voient pas la nécessité que VOIR PAGE A 8: VIE PRIVÉE t i I Des réfrigérateurs non polluants ?Une étude confidentielle d’Hydro-Québec révèle qu’il serait possible de fabriquer des frigos sans CFC Le réfrigérateur est, après le système de chauffage, le deuxième appareil le plus énergivore de la maison.Et un des plus polluants, si on en possède un vieux, en raison de son contenu en chlorofluorocarbones (CFC), les agents destructeurs de la couche d'ozone, et leurs cousins, moins dommageables mais voués à une disparition prochaine, les HCFC.Les réticences des manufacturiers à révolutionner la fabrication de ces appareils énergivores et polluants n’auraient pas les fondements techniques qu'ils avancent pour se justifier.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Une étude confidentielle d’Hydro-Québec révèle qu’il serait possible — actuellement — de fabriquer des réfrigérateurs sécuritaires et non polluants à des fins domestiques en mettant totalement de côté les CFC destructeurs de la couche d'ozone et leurs cousins, les HCFC, au profit d'hv-drocarbures abondants et pas cher, comme le propane et l’isobutane.Cette étude, dont Le Devoir a obtenue copie d’une source proche de la direction de la société d’État, précise que le problème n'est plus d’ordre technique mais bien politique et économique: les autorités canadiennes et américaines ne veulent pas modifier les normes qui régissent l’industrie de la réfrigération domestique malgré la sécurité des nouvelles solutions déjà expérimentées avec succès ailleurs.Les fabricants des appareils nord-américains et leurs fournisseurs de HCFC poussent en effet pour conserver le plus longtemps possible les vieilles normes parce qu’elles empêchent l’arrivée ici des appareils européens de nouvelle génération et parce que les grands de l’industrie chimique veulent à tout prix se faire rembourser les centaines de millions investis dans la mise au point des HCFC.Ces molécules, qui ont remplacé les CFC bannis par le Protocole de Montréal afin de protéger la couche d’ozone, sont utilisées autant comme gaz caloripor-teur dans l’échangeur de chaleur des réfrigérateurs que comme agent gonflant des mousses qui leur servent d’isolant.Mais les HCFC sont en voie d’être bannis parce qu’ils sont eux aussi néfastes pour la couche d’ozone, quoique dans une moindre mesure, et qu’ils contribuent par ailleurs à l’effet de serre à l’origine VOIR PAGE A 8: RÉFRIGÉRATEURS 778313000672 I.E I) K V (I I 11 .I.E .1 E U 1) I I E É V 11 I E 11 I !» !) II A 2 LES ACTUALITES «Alliance Québec ne nous représente plus» Les Townshippers lancent un débat sur les subventions accordées par Patrimoine Canada M A U R 1 C 1 E Fin de la saga de la mégaporcherie de Grandes-Piles Génétique NPD a renoncé à ses projets LOUIS-GILLES FRANC Œ U H LE DEVOIR La saga des mégaporcheries de Grandes-Piles, en Mau-ricie, a connu son épilogue cette semaine alors que Gé-'.nétique NPD (Québec) s’entendait avec les six municipalités qui contestaient sa présence en renonçant définitivement à son projet.C’est par une entente hors cour que Génétique NPD a mis fin au débat juridique qui persistait du fait quelle en avait appelé d'une décision défavorable rendue le 4 juin dernier par le juge Yvan Godin, de la Cour supérieure.Le juge Godin avait donné raison à la municipalité de Grandes-Piles qui avait refusé le permis nécessaire à la construction des installations et amendé sa réglementation pour faire échec au projet des trois mégaporcheries sur son territoire, voisin de la rivière Saint-Maurice.SLx municipalités de la région, dont les trois plus impor-tantes, c’est-à-dire Trois-Rivières, Shawinigan et Cap-de-la-Madeleine, avaient contesté les certificats d’autorisation accordés par le ministère de l’Environnement à Génétique .NPI) parce qu'ils menaçaient notamment la qualité de leur approvisionnement en eau potable et la vocation récréo-touristique de la région.Une partie de la Mauricie bataille ferme depuis des décennies pour redonner vie au magnifique cours d’eau qu’est le Saint-Maurice, entrecoupé sur son parcours par plusieurs barrages hydroélectriques, pollué par les pa-petières et endommagé par la pratique traditionnelle de ,1a drave.Cependant, les papetières ont, depuis quelques années, réduit de façon draconienne leur pollution et mis fin à la drave tout en amorçant un nettoyage en profondeur de la rivière.L’arrivée des mégaporcheries devait d’autant plus exacerber les défenseurs du cours d’eau que la population .'s’apprêtait alors à toucher le bénéfice d’années d’efforts en sa faveur.Le projet de Génétique NPD, d’une valeur de près de six millions, réunissait un centre de recherche axé sur la ¦production d’une nouvelle race de porcs, dite génétiquement supérieure.Trois importantes porcheries devaient être consacrées à leur élevage à une échelle industrielle.Au début, la municipalité de Grandes-Piles appuyait le projet mais la pression des citoyens avait fini par faire lléchir •les élus.Dans l’entente de principe intervenue au début de la semaine, Génétique NPD se désiste de tous les certificats d’autorisation obtenus de l’Environnement, y compris une demande pendante de modification d'une ancienne autorisation.Par ailleurs, la société a renoncé à tous ses droits •acquis liés à l’émission de permis de toute sorte et ses bâtiments seront nantis d’une servitude y interdisant l’élevage d’animaux.Alliance Québec peut-elle demander, comme elle semble s’apprêter aie faire, que l'on augmente ses subventions?Surtout pas, dit le président de l’Association des Townshippers, qui vient d’amener le débat au bureau de la ministre responsable.Sa démarche ne fait toutefois pas l’unanimité par les groupes des défense des droits des anglophones.MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Association des Townshippers, un groupe de défense t des droits des anglophones qui s’est déjà dissocié d'Al-liance Québec, veut maintenant remettre en question les subventions qui lui sont accordées.L'Association des Townshippers, qui compte 6000 membres dans les Cantons-de-l'Est, a joint hier le bureau de Sheila Copps, ministre du Patrimoine canadien, pour solliciter une rencontre à ce sujet.«Les décisions qui doivent se prendre vaudront pour les quatre prochaines années, et je crains la direction que pourrait prendre Alliance Québec d'ici là, souligne Gary Richards, président des Townshippers.Nous voulons faire ressortir qu Alliance Québec ne nous représente pas.Et, à mon avis, elle est maintenant loin de représenter les anglophones du Québec.» Les Townshippers et Alliance Québec font partie des 15 groupes membres du Quebec Community Groups Network (QCGN) qui ont droit à des subventions accordées par le ministère du Patrimoine canadien dans le cadre du programme d’appui aux langues officielles.C’est le même programme qui, dans les provinces majoritairement anglophones, subventionne les organismes voués à la défense des droits des ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Acculée à une pénurie d’effectifs médicaux et à un manque flagrant d’équipements dans ses hôpitaux, la Régie régionale de la santé et des services sociaux de La-naudière presse la ministre de la Santé, Pauline Marois, d’accorder 20 millions de plus par année à la région de La-naudière d'ici le 1ermars prochain.Lors d’une séance spéciale, le conseil d'administration de la Régie de Lanaudière a voté à l’unanimité une résolution qui témoigne du ras-le-bol qui prévaut dans cette région.Dans ce coin de pays, où Québec dépense 94 $ de moins par habitant en services de santé qu’ailleurs au Québec, la Régie régionale demande au ministère de la Santé de s’engager à hausser progressivement le budget régional annuel des services de santé de 280 millions à 360 millions en 2003.francophones.L’entente qui déterminait la subvention annuelle |X)ur chacun de ces organismes, conclue il y a quatre ans, doit se terminer à la fin de mars prochain.Les positions extrémistes adoptées par William Johnson, élu président d’Alliance Québec au printemps dernier, inquiètent de plus en plus Gary Richards, président des Townshippers depuis 1997.«D’après les rumeurs qui me sont parvenues, Alliance Québec s apprêterait à demander que l'on double sa subvention, dit-il.Les budgets des Townshippers ont déjà été coupés et nous sommes craintifs pour l'avenir de nos associations.On ne s’oppose pas, bien sûr, à ce qu Alliance Québec reçoive une subvention, mais il ne faudrait pas que cela se fasse à nos dépens.Alliance Québec, qui compte 4(XX) membres, a reçu l’an dernier plus de 900 (XX) $ en subvention.Les Towndiippers ont reçu un peu moins de 160 000 $ alors que, souligne Gary Richards, la sul> vention était de 245 (XX) $ en 1990.«Us initiatives d’Alliance Québec, et les déclarations de son président, nuisent à tous les anglophones du Québec, dit Gary Richards, du moins à ceux qui, comme c’est le cas dans les Cantons-deTEst, se sont toujours efforcés de vivre en bons voisins avec les francophones.Mais maintenant, lorsque les médias nous contactent, c’est uniquement pour nous demander de réagir aux initiatives d Alliance Québec!» Depuis son arrivée à la tête d’Alliance Québec, William Johnson a entre autres organisé un boycottage confi e Eaton pour pousser l’entreprise à ajouter des affiches en anglais dans certains de ses magasins.Récemment, Alliance Québec a présenté devant la Cour supérieure du Québec une requête pour forcer le gouvernement québécois à agir en matière d’accès aux services de santé en anglais; le controversé juriste Guy Bertrand a été engagé pour piloter cette requête.«Est-ce une bonne idée d’agir ainsi alors qu’il y a une nouvelle ministre de la Santé, avec laquelle on n’a même pas encore discuté?, dit Gary Richards.C'est avec ce genre de choses que nous ne sommes pas d’accord.» Cet ajout de budget était en fait prévu dans le plan de consolidation des services que la Régie de la santé de Li-naudière doit soumettre avant la fin mars au ministère de la Santé.Or l’urgence de la situation, invoque la directrice générale de la Régie, Louise Massicotte, a poussé les administrateurs à devancer l’adoption de ce plan.«Il nous faut une réponse immédiate car les besoins sont urgents dans les hôpitaux.Or même cet ajout ne nous placerait pas dans une situation meilleure que les autres régions du Québec», fait-elle valoir.La Régie réclame en fait un budget récurrent de 5,5 millions et une somme forfaitaire de 2,8 millions pour combler des besoins urgents à l’hôpital de Le Gardeur et au Centre hospitalier régional de Lanaudière à Juliette (CHRDL).Dans ce seul hôpital, on aurait besoin de 2,7 millions pour acheter un appareil de résonance magnétique et de 500 000 $ par année pour couvrir ses frais annuels de fonctionnement.Au début du mois, les médecins avaient décrié la situa- Le président des Townshippers est toutefois le seul leader anglophone à se prononcer ainsi publiquement contre Alliance Québec.U‘s Townshippers sont d’ailleurs, parmi les groupes de pression anglophones, le seul organisme indépendant d’Alliance Québec.Les I ownshippers, qui s’étaient dissociés d’Alliance Québec il y a déjà quelques années, ont même cessé, l’an dernier, de déléguer des observateurs au congrès annuel, comme ils le faisaient jusque-là.D’autres organismes régionaux, tels Voice of English Quebec (régions de Québec et de Chaudière-Appalaches) et |e Committee for Anglophone Social Action (CASA en Gaspé-sie), conservent une affiliation à Alliance Québec.Dans d’autres régions (dont la vallée de la Châteauguay et la Mauricie), les anglophones sont représentés par des sections d’Alliance Québec.À la fin de la semaine dernière, des représentants des 15 organisations membres du QCGN se sont réunis
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