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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-02-08, Collections de BAnQ.

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v o i.\ < N " 2 r> PERSPECTIVES Tragicomédie des Masques Chaque gala a son prix.Celui du théâtre, diffusé hier à la radio et à la télé de la SRC, en direct du Monument-National, à Montréal, se monnaie à coup d’impardonnables oublis, de nominations détonantes et de lauréats finalement assez étonnants (voir l’autre texte, ci-contre).Mais l’objectif de «mise en marché» du «beau milieu» a peut-être été atteint.Tristes planches.Des prix de théâtre pour le milieu, décernés par le milieu, voilà en gros ce qu’on a pu voir, hier avec la cinquième Soirée des Masques.L’Académie québécoise du théâtre (AQT) a imposé ces gentillettes récompenses-maisons contre les prix remis pendant une dizaine d’années par les méchants trouble-fêtes de l’Association québécoise des critiques de théâtre.L’idée était d’organiser une petite Soirée.de famille et surtout de ne pas inviter les brebis galeuses.Je te tiens, tu me tiens par la barbichette (postiche).Cette consanguinité entraîne son lot de tares.A commencer par le fait qu’à chaque représentation, bon an mal an, les Masques cachent de très louches nominations, résultat d’un mécanisme de sélection qui égalise peut-être les chances de tous, mais n’en nie pas moins celles des meilleurs.«La liste des finalistes sidère d’ores et déjà nombre d’observateurs de la scène théâtrale», affirmaient deux membres de l’AQCT, dans Voir, cette semaine, en commentant le répertoire des nominés de la nouvelle Soirée.Ils jugeaient même que «la liste des oubliés est plus prestigieuse que celle des finalistes».Un exemple?Ni Rita Lafontaine, formidable dans Encore une fois, si vous le permettez, ni Viola Léger, encensée comme jamais pour son rôle dans Grace et Gloria, n’étaient en lice pour le Masque de l’interprétation féminine, finalement remis à Monique Miller, qui, au moins, le méritait amplement elle aussi.Ces deux spectacles oubliés ont été montés au Rideau Vert, et le «milieu» a donc en plus manqué une occasion de tirer, à la plus vieille institution théâtrale au pays, un petit coup de chapeau de plus, avec le prix Hommage remis hier à sa fondatrice, Mercedes Palomino.Il y a pourtant encore pire: une comédienne de substitution aurait été mise en nomination pour le Masque de l’interprétation féminine dans un rôle de soutien.Le jury de l’académie l’avait aperçue pendant qu’elle agissait comme doublure, pendant deux semaines, l’été dernier.Un autre cas douloureux?Ni Carole Fréchette (Les Quatre morts de Marie), ni Daniel Danis (Le Chant du Dire-Dire), n’ont atteint la liste des happy few pour le meilleur texte original, remis à Reynald Robinson pour La Salle des Loisirs.L’AQT a même poussé l’insulte jusqu’à laisser en coulisses Michel Tremblay (pour Encore une fois.) et Michel Marc Bouchard (pour Le Chemin des Passes Dangereuses), les deux plus grosses plumes des planches du Québec ayant encore proposé de nouveaux textes à la hauteur de leur immense réputation.On en rajoute?Ni Denis Marleau (Les Trois derniers jours de Fernando Pessoa), ni Dominic Champagne (Don Quichotte.mais aussi la Soirée d’hier: le monsieur n’est pas rancunier), ni même Serge Denoncourt (pour Ix Cid ou Décadence) ne compétitionnaient pour la récompense de la meilleure mise en scène.Par contre, Denis Bouchard, qui a dirigé une nouvelle production de l’imbuvable comédie musicale Grease, s’était faufilé dans la course à ce prix.Grease se battait aussi pour le Masque du public Loto-Québec, remis hier à une autre production «mineure», Le Diable à Quatre, du Théâtre Saint-Sauveur.«Voilà l’écueil», comme dirait l’autre.L’AQT ne sélectionne et ne récompense pas que les «surdoués» de la classe théâtrale, loin de là même.Elle préfère saupoudrer ses nominations et ses prix, pour faire plaisir à tous les théâtreux, ceux du privé, ceux de l’été, ceux des régions plus ou moins éloignées.Tout pour l’effort, trop peu pour la créativité.Tout de même, la logique se tient: on fait une belle fête de famille, quitte à oublier quelques membres, et on diffuse la photo le dimanche soir, sur les ondes nationales, pour montrer qu’on est tous unis, pour le meilleur et pour le pire.C’est du marketing pur jus, quoi, un beau gros coup de pub, tout en tape-à-l’œil, sans respect pour les hiérarchies naturelles et les qualités fondamentales.Surtout, c’est une logique de moins en moins originale.Un peu avant les Masques du «beau milieu» (comme le dit le trouble-fête Raymond Cloutier), le cinéma canadien a remis ses Juno, les humoristes québécois ont organisé leur premier gala du rire — patience, on les aura à la télé bientôt.—, les arts du spectacle de la région de Québec se sont autorécompensés et la musique classique a distribué ses Opus.Dans quelque temps, on lancera des Jutra.Encore plus tard, on redistribuera des Métrostars ou des Prix du Québec.Les galas se répandent comme la galle.Et de qui se moque-t-on, au moins avec le gala des Masques?Du public, bien sûr.Mais aussi du théâtre et de ses plus illustres représentants.SI éj> h a il e lia i lia rgeon ?M É T É 0 Montréal Québec Ensoleillé.Ensoleillé.Max:-4 Min:-12 Max:-6 Min:-18 Détails, page B 6 INDEX Annonces.A4 lx- inonde A 5 Avis publics.B 3 Les sports B 5 Culture .B 8 Mots croisés.A4 Économie.B 2 Planète B 4 Éditorial .A G Religions B 6 Entrevue .B 1 Télévision B 7 www.ledevoir.com T A X K S MO X I It i I.I X I) I I K V It I K I PLANETE La Toile et la vie privée: ça se cor$e, page B 4 L’ENTREVUE Fernand Nault: une vie en mouvement, page B 1 LE MONDE Serbes et Albanais entament des discussions, page A 5 Débordés, des hôpitaux lancent un S.O.S.aux cliniques privées ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les urgences de la région des Laurentides vivent depuis cette fin de semaine la crise plus aiguë de leur histoire.A tel point qu’hier après-midi, des infirmières de CLSC et des cliniques privées ont dû être appelées en renfort pour prêter main forte aux hôpitaux débordés.Hier après-midi, Michel Léger, directeur général de la Régie régionale des Laurentides, dont la région abrite les trois hôpitaux de Sainte-Agathe, Saint-Eustache et Saint-Jé- rôme, parlait de la pire crise vécue en 25 ans de carrière.«C’est la première fois qu’on voit une situation aussi aiguë.D’ordinaire, on a toujours la capacité d'aller chercher du personnel dans les listes de rappel, mais là, nos banques sont à sec.On a du monde qui travaille de façon indue et on ne peut leur en demander plus», a insisté M.Léger.Après une soirée cauchemardesque à l’Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, où 70 patients étaient entassés dans une urgence dont la capacité normale est de 18, la situation s’était un peu calmée hier avec une cinquantaine de malades en attente.Même portrait à Saint-Eustache, où une quinzaine de patients s'agglutinaient dans une urgence dont la capacité est de huit.A Saint-Agathe, l’urgence, équipée de 13 civières, s’attendait à atteindre une trentaine de patients en fin d’après-midi, après la fermeture des stations de ski.A la demande de la Régie des Laurentides, des cliniques privées de Saint-Jérôme, Sainte-Agathe et Sainte-Thérèse ont ouvert exceptionnellement leurs portes hier jusqu’à 22 heures pour recevoir les urgences mineures afin de don- VOIR PAGE A 8: S.O.S.La mort du petit roi RF.l'TEKS Des fidèles pleuraient, d’autres, la paume ouverte, récitaient des prières.D’autres encore essayaient de s’approcher du portique.La police les repoussait sans ménagement.Ils sont des milliers à camper, les pieds dans la boue, autour de l’hôpital où est mort le roi Hussein.Le théâtre privé met les Masques Encore une fois, d’étranges coups de théâtre STÉPHANE BAILLARGE O N LE DEVOIR CJ est une production privée, 15 Secondes, de François Archambault, présentée l’été dernier, qui a remporté le plus de prix, pendant la cinquième Soirée des Masques, organisée hier soir, au Monument-National, à Montréal.Le gala était radio et télédiffusé.La création des Films Rozon, mise en nomination dans sept catégories, a raflé trois Masques, celui de la production «Théâtre privé», celui de l’interprétation masculine (remis à Normand D’Amour) et le Masque de la Révélation.François Archambault a également remporté un prix pour la production «Régions» avec sa pièce Adieu, Beauté, présentée elle aussi l’été dernier, mais à Carleton.Le Masque du Public Loto-Québec, accordé à la suite d'un vote populaire, est revenu à la pièce Le Diable à quatre, de Michel Pertwee, une autre production privée, du Théâtre Saint-Sauveur cette fois.Toute une surprise, puisque de gros canons étaient en lice, dont Le Cid, de Corneille, monté par Serge Denoncourt, au TDP, et le Don Quichotte adaptée par Wajdi Mouawad, mis en scène par Dominic Champagne, au TNM.En fait, davantage qu’un grand gagnant, privé ou institutionnel, cette Soirée a surtout identifié deux grands perdants, ces metteurs en scène touche-à-,tout que sont Serge Denoncourt et Wajdi Mouawad.A eux deux, ils cumulaient pas moins de 17 nominations dans différentes catégories pour six des productions auxquelles ils avaient été mêlées d’une manière ou d’une autre, l’an dernier.Mouawad était même en compétition contre lui-même dans la catégorie convoitée de la meilleure mise en scène (pour Trainspotting et pour Œdipe roi).En bout de course, seul le Don Quichotte a obtenu une-récompense, celle de la Meilleure production «Montréal».Le prix de la mise en scène est finalement revenu à Alice Ronfard pour son travail sur Yvonne, princesse de Bourgogne, de Gombrowicz, monté au Trident.Elle a du même coup échappé à Denis Bouchard, pour son travail sur la comédie musicale Grease.VOIR PAGE A 8: MASQUES Abdallah ne revendique qu’un modèle: son père Le roi Hussein de Jordanie est mort hier d’un cancer.Son fils aîné Abdallah, âgé de 37 ans, a immédiatement prêté serment comme nouveau monarque hachémite.Il a appelé à l’unité nationale et promis la continuité.En début de soirée, il a désigne son demi-frère, Hamzeh, prince héritier, selon le vœu du roi Hussein.Celui-ci doit être enterre ce matin en presence de plusieurs dizaines de dirigeants étrangers.La ceremonie sera retransmise dans le monde entier.Iœ réseau RDI la diffusera ce matin à 9hl5.Autres informations en page A 5.CHRISTOPHE BOLTANSKI LIBÉRATION Amman — «Je suis le prolongement de la vision et des convictions de sa Majesté», déclarait Abdallah jeudi au quotidien arabcal-Hayat, alors qu'il assurait seulement la régence.Un engagement réitéré hier: •Nous maintiendrons son héritage», déclarait-il à peine intronisé.Quand ses professeurs de l’université de Georgetown l’iiiterrogeaient sur les plus grands hommes d’Etat de ce siècle, il répondait sans hésiter: «Mon roi».L’admirateur va se muer en imitateur.« Vis-à-vis du processus de paix ou de l'Irak, il n'y aura pas de changements notables.Abdallah va suivre la voie tracée par Hussein», prédit Fahed el-Fanek, un célèbre chroniqueur jordanien.Le père et le fils se ressemblent physiquement et plus encore de caractère.«Ils ont en commun le même charme, la même simplicité dans le contact», souligne une familière du Ba- lais.Formés l'un et l’autre à Sandhurst, l’académie militaire britannique, ils se sentent autant à l’aise parmi les soldats qu’à la cour.Abdallah fait preuve d’une franchise toute militaire.«Si vous lui êtes antipathique, il vous le fera comprendre sur-le-champ», confiait l'un de ses interlocuteurs lorsqu’il dirigeait les Forces spéciales, l’un des corps d’élite de l’armée.«Il aime faire la tournée des popotes et n ’oublie pas de saluer avec la même chaleur officiers supérieurs et simples sergents.» Depuis qu’il tient les rênes du pouvoir, Abdallah s’efforce de rassurer ses sujets.Le roi est mort, vive le roi! La continuité dynastique se double d’une continuité politique.11 prend soin de ne pas apparaître en public sans un prince à ses côtés.Après la guerre de succession qui s’est achevée par la disgrâce de son oncle Hassan, dauphin en titre pendant trente-quatre ans, il veut donner l’image d’une famille unie.«Les Hachcmitcs sont trop peu nombreux.Ils savent Le «Cimetière des éléphants», ou la police des polices JEAN CHARTIER LE DEVOIR Cf est la corruption qui a suscité une poussée des enquêtes internes depuis une vingtaine d’années au sein des polices, dit le professeur Patrick Knoll, de l’Université de Calgary, qui a considéré l’évolution de la police des polices dans le monde à la demande de la Commission Poitras.Des problèmes sont survenus en grand nombre dans les corps policiers au cours des années soixante et la plupart des services d'enquêtes internes ont vu le jour par la suite vers la fin des années soixante-dix.Néanmoins, il y a encore fort peu de publications en Amérique du Nord sur le service des Affaires internes de la police, la police des polices, signale le spécialiste.En France, on appelle cette police des polices le «Cimetière des éléphants», écrit-il dans son étude intitulée Regard sur les affaires intentes, Les perspectives internationales.On a qualifié ces inspecteurs de «traîtres», de«rats», de «tueurs à gage», de «Gestapo» et d’autres mots gentils.C’est avec la mise entre parenthèses des trois inspecteurs de la police des polices, Bernard Arsenault, Louis Boudreault et Hilaire Isabelle, que la Commission Poitras a été déclenchée, mais il apparaît dans tous les pays que la division des Affaires internes constitue une instance problématique.Rejoint à Calgary, Patrick Knoll dit que les pires cas de corruption qui ont suscité des bouleversements dans les Affaires internes sont survenus dans la police de la Nou- VOIR RAGE A 8: HUSSEIN VOI PAGE A 8: POLICE v 778313000641 L E 1) E V OIK.1.K I.I' X I) I 8 F E V H IKK I !) Il II A 2 •LES ACTUALITES- Avec bonhomie RENÉ MATHIEU LE DEVOIR y ':xtrz£>$.< > ¦ .*w jîJSp'**' J= as» NEUF EQUIPES se so h T lancées hier dans la course pour traverser coûte que coûte en canot et le plus rapidement possible le petit kilomètre glacé qui sépare Lévis de Québec.Il faisait beau mais un peu frisquet.Peu importe, toutes les activités qui ont lieu dans le cadre du Carnaval de Québec depuis une dizaine de jours se font avec bonhomie.EN BREF Maladie «des gros os» Pékin (Reuters) — Plusieurs millions de personnes en Asie, de la Corée-du-Nord à la Chine en passant par la Sibérie.souffrent d’une mystérieuse affection osseuse, dite «maladie de Kachi-ne-Beck», qui arrête le développement osseux des enfants avant de défigurer leurs membres.«Personne ne peut expliquer cette maladie», souligne Fran-goise Mathieu, qui coordonne un projet-pilote de l’ONG Médecins sans Frontières (MSF) pour lutter contre cette affection en Chine.La maladie de Kachine-Beck, surnommée «la maladie des gros os» au Tibet, où parfois 90 % des habitants des villages sont touchés, fait l’objet ce week-end d’un colloque scientifique et médical dans la capitale chinoise.La maladie, accompagnée de douleurs semblables à celles de l’arthrite des articulations, est aujourd’hui incurable.Elle concerne entre deux et trois millions de personnes au Chine, essentiellement au Tibet, tandis qu’aucune statistique fiable sur la question n’est disponible à ce jour pour la Corée-du-Nord et la Sibérie.«En Occident, presque personne n’a entendu parler de la maladie de Kachine-Beck», précise Mathieu.Mariage monstre Séoul, Corée-du-Sud (AP) — Quelque 12 000 couples se sont dits «oui» hier lors d’un mariage-monstre, organisé dans le stade olympique de Séoul par la secte Moon.Environ 30 000 autres couples ont également affronté le froid pour renouveler leurs vœux, lors d’une cérémonie de deux heures célébrée par le révérend Sun Myung Moon.Selon un porte-parole de la secte, c’était le plus grand mariage jamais organisé.«Mes parents se sont mariés de cette façon.Je suis très heureuse de partager ce bonheur avec tous ces gens», a déclaré Yuko Itou, une des heureuses mariées.Elle ne voyait rien d’éton-nant au fait d’épouser un homme qu’elle ne connaissait pas deux jours auparavant.loto-québec Tirage du 99-02-06 6 11 20 28 33 49 Numéro complémentaire: 47 Tirage du 99-02-06 3 18 25 26 27 31 Numéro complémentaire: 42 GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 8 5/6 317 4/6 16 120 3/6 290 222 LOTS 2 238 950,30 $ 83 960,60 $ 1 695,10$ 63,90 $ 10$ Ventes totales: 16 400 268 S Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 $ GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 0 5/6 32 4/6 1 431 3/6 24 476 LOTS 1 000 000 $ 50 000 $ 500$ 50$ 5$ Ventes totales: 533 107,50 S EStra (H VENDREDI NUMÉROS 630475 30475 0475 475 75 5 NUMÉROS 232411 32411 2411 411 11 1 ËSSLZJ.99MD2-05 7 11 12 17 39 41 44 Numéro complémentaire: 37 GAGNANTS 7/7 0 Tirage du 99-02-05 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 99-02-06 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ 6/7+ 5 6/7 162 5/7 10 187 4/7 216 553 3/7+ 200 049 3/7 1 801 695 LOTS 15 000 000,00$ 95 331,50$ 2 574,50 $ 146,20$ 10$ 10$ partie, gratuite Ventes totales: 26 101 700 S Prochain gros lot (approx.) 20 000 000 S TVA, le reseau des tirages La modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a prionté.Les régions avertissent Québec Le gouvernement doit cesser d’avoir peur de perdre des pouvoirs, déclare Jacques Proulx P I K R K K A P R I I.PRESSE CANADIENNE Québec — Il faudra bien que le gouvernement québécois cesse d’avoir peur de perdre des pouvoirs s’il veut réellement que les régions se prennent en main et participent directement à leur développement économique.C’est ce qu’a affirmé, dans une entrevue, le président de Solidarité rurale du Québec, Jacques Proulx, dans un avis qu’il a remis hier au ministre responsable des Régions, Jean-Pierre Jolivet, à l’occasion de la huitième conférence nationale de l’organisme, à Pointe-au-Pic.«Si le gouvernement est incapable d’évacuer cette peur, a expliqué M.Proulx à La Presse Canadienne, il risque de se lancer dans le développement d'un tas de programmes qui vont tous avoir un petit arrière-goût de déjà-vu et qui ne changeront absolument rien à la situation actuelle.» Le plus bel exemple, amplement décrit dans l’avis de Solidarité rurale, c’est celui de la région de la Gaspésie et des îles-de-la-Madeleine, qu’on a inondée depuis 35 ans de programmes sectoriels, de projets pilotes, de mesures et d’études de toutes sortes pour en arriver, encore aujourd’hui, à un taux de chômage désastreux de 25 %, le plus élevé au Québec.«Quand on se met à regarder tout ça, a précisé M.Proulx, on ne peut pas faire autrement que de paniquer en voyant combien il s'est dépensé d’argent pour des résultats aussi lamentables.» Tout ce que les gouvernements ont fait jusqu’ici, a précisé le président de Solidarité rurale, c’est d’««c-célérer la démobilisation et le défaitisme des populations des régions».«Ce qui m'a frappé dans ma tournée de consultation, a-t-il dit, c’est que les gens n'ont plus de sentiment d'appartenance devant le phénomène de concentration à outrance.» Dans son avis, Solidarité rurale est excessivement sévère envers tout ce que l’État a pensé à sa place.Il s’en prend aux régies régionales de la santé, aux centres hospitaliers de longue durée, aux CLSC, tous gérés par des conseils d’administration qui n’ont pas de compte à rendre.Il se demande si les Centres locaux de développement et d’emploi, les comités régionaux d’économie sociale, les conseils régionaux de la culture, les associations touristiques régionales et autres organisations de tout acabit ne consacrent pjts «la tendance centralisatrice de l’Etat» de la même façon que le gouvernement fédéral envers le Québec.Ce que les ruraux proposent dans ce document «aux quatre vérités», c’est une politique de développement globale, adaptée, solidaire et fondée sur un projet impliquant les acteurs locaux et animé par eux.«Il est maintenant impératif, expriment les auteurs, de passer d’une logique de guichets à une logique de projets globaux et intégrés.» Pourtant, dans le discours du ministre des Régions, Jean-Pierre Joli-vqt, on sent toujours la tendance de l’Etat «à vouloir simplifier, réduire, découper et agglomérer», à affirmer les besoins des régions.«Il faut faire des- cendre le pouvoir dans les communautés et elles seront beaucoup plus imputables», a confié M.Proulx.«Pour le moment, l’avis que je reçois du monde rural n ’est pas une fin en soi», a par ailleurs soutenu le ministre Jolivet.Il s'inscrit, cependant dans une graduelle prise en charge dans les régions en les aidant à se prendre en main.«Je voudrais bien être le chef d'orchestre de tout ça», a ensuite laissé tomber le ministre, annonçant dans ces propos l'intention du gouvernement de garder le contrôle.M.Jolivet voit surtout la nécessité «d’ajuster et d’intégrer les interventions pour permettre le développement», fa-ministre parle d’une espèce de «clause du monde rural» pour l'ensemble des ministères et organismes qui interviennent dans les régions.La véritable décentralisation recherchée par le monde rural, a précisé M.Jolivet, ne peut se réaliser sans de sérieuses négociations avec le gouvernement fédéral qui intervient, lui aussi, directement dans les régions.Mike Harris y songe Mettre au pas les enfants des baby-boomers Toronto (PC) — En 1995, les conservateurs ontariens avaient joué avec succès la carte des préjugés envers les pauvres, recueillant ainsi suffisamment d’appuis pour remporter leur première victoire électorale en une décennie.Maintenant que le premier ministre Mike Harris s’apprête à retourner devant l’électorat, des sources affirment que les conservateurs croient avoir mis le doigt sur un autre sujet aussi porteur d’émotions: que faire de la génération d’enfants supposément ingrats, gâtés et irresponsables élevés par les «baby-boomers».La semaine dernière, M.Harris a semblé avoir touché une corde sensible lorsqu’il a, dans un discours au ton nostalgique, affirmé que les enfants d’aujourd’hui devraient manifester plus de respect envers les autorités, se conformer à des normes explicites de comportement dans les écoles et être châtiés sévèrement s’ils enfreignent le règlement.Un code de conduite «Etes-vous choqué quand vous entendez des jeunes dire des grossièretés à leur chauffeur d’autobus, leur enseignant, ou leur mère?», a demandé M.Harris.C’est comme si la province tout entière s’était reconnue dans ces propos.Le jour suivant, le ministre de l’Éducation, Dave Johnson, allant dans le même sens, révélait que non seulement on était à peaufiner un code de conduite pour les étudiants, mais qu’on envisageait également un code vestimentaire, voire l’imposition d’un uniforme.Pour les analystes, c’est un enjeu électoral qui se dessine sous ce discours.Un politologue de l’Université de Toronto, qui se spécialise dans l’étude de la politique ontarienne, a déclaré qu'il comparerait cette question à celle de la sécurité et du maintien de l’ordre.Cela touche à certaines choses auxquelles la droite américaine est identifiée, affirme Nelson Wiseman.«Beaucoup de gens seraient très à l’aise avec des uniformes et une discipline accrue.De plus, c’est peu coûteux de faire campagne sur quelque chose comme cela, qui est plus symbolique que substantielle.» Des sources internes au parti affirment que l’idée est née de groupes témoins («focus groups») où des Ontariens ordinaires se lamentaient de la perte des «vieilles valeurs».Plusieurs se disaient troublés par les enfants indisciplinés, qui en savent plus long sur leurs droits que sur leurs responsabilités.Mais plusieurs écoles considèrent que la politique de discipline estudiantine du premier ministre Harris est déjà en vigueur, et que les enfants d’aujourd’hui ne sont pas plus turbulents que leurs parents.Pour M.Earl Manners, président de la Fédération des enseignants d’écoles secondaires de l’Ontario, la question de la violence scolaire a été réglée il y a quelques années, et ce plan ressemble plus à une combine préélectorale de la part du gouvernement.«Je pense que c'est plus un stratagème politique qu’toi réel problème», a-t-il déclaré.Mais que le problème soit réel ou perçu comme tel, ou que l’Ontario oblige ses élèves à porter l’uniforme importe peu, disent les experts.Les faits sont loin d’être aussi importants que les sentiments des gens.Un chauffeur de taxi de Toronto ayant cinq enfants d’âge scolaire, qui avait écouté M.Harris dire à la radio que le gouvernement en avait assez des adolescents trop belliqueux, a déclaré qu’il voterait pour lui pour cette raison.«Mes enfants ne m’écoutent pas, a-t-il dit.Peut-être qu’ils vont l’écouter.» Nouvelles Obligations d'épargne du Canada Placement sûr et garanti.En vente maintenant.| Émission 58 3,65% AN 1 Émission 7 4,25% 4,50% 5,00% AN 1 AN 2 AN 3 Taux d'intérêt annuel composé de 4,58 % pour les obligations «C» détenues pendant 3 ans.NOUVELLES OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU CANADA BATISSEZ SU R DU SOLIDE C-îillrlflîl Les émissions 58 et 7 sont en vente jusqu’au V" mars à votre établissement bancaire ou financier.Les sociétés de la Couronne disparaissent peu à peu Ottawa (PC) — Le gouvernement fédéral ayant décidé de se départir de la société minière Devco — autre fois la Corporation de développement Cape Breton —, plusieurs se demandent quelle sent la prochaine société de la Couronne à passer aux mains du secteur privé.«Les temps difficiles ont permis aux gouvernements de dire qu’ils ne peuvent plus se permettre de gérer des entreprises comme avant», croit Gene Swimmer, professeur de science politique à l’Université Carleton.«Certains diront que c’est une philosophie, mais ça tombe bien lorsque ce gouvernement croule sous les dettes.» fa' prochain budget fédéral, prévu pour le 16 février, aura beau produire un deuxième surplus consécutif, il reste que la dette atteint toujours environ 580 millions.Et vendre des sociétés de la Couronne ne constitue pas toujours la meilleure façon d’assainir les finances publiques, affirme le député réformiste John Williams.La vente du système fédéral de navigation aérienne a l’agence sans but lucratif Nav Canada, en 1996, avait semé la controverse, fa vérificateur général avait jugé que le prix de 1,5 milliard était nettement insuffisant, ajoutant qu'il s’agissait davantage d'une subvention à l'industrie aéronautique que d’une vente.Mais il vaut tout de même la peine de vendre ce qui ne rapporte plus, comme Devco, pense John Crispo, économiste spécialisé en (xtlitique à l'Université de Toronto, fa mois dernier, Ot- tawa a annoncé qu’elle fermerait l’une des mines de charbon de Devco d’ici un an tout en se départissant d’une autre.Bref, c’est la fin d’une époque, le gouvernement fédéral ayant engouffré dans la compagnie environ 1,6 milliard depuis 30 ans.Les sociétés concurrentielles, comme Air Canada, valent aussi la peine d’être cédées, poursuit M.Crispo.Il ajoute cependant que les services publics exerçant un monopole, par exemple Énergie atomique du Canada, devraient rester entre les mains de l’État.Certaines sociétés de la Couronne sont vendues lorsqu’elles cessent d’être aussi pertinentes qu’au moment de leur création, souligne M.Swimmer.Les chemins de fer sont un bon exemple: Ottawa avait vendu pour deux milliards d’actions |x>ur se dépar-tir de CN Rail, en 1995.fai Société canadienne des Postes serait la prochaine à subir le même sort, les compagnies de messagerie et les communications électroniques lui grugeant du terrain.Mais la population s'inquiète.Un sondage commandé par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a révélé, en novembre dernier, que 71 % des répondants craignaient que la qualité des services gouvernementaux privatisés ne pique du nez.«Avec la soif de profits des compagnies, a récemment dénoncé un rapport du SCFP, l’accès et la qualité sont les premières choses à souffrir du passage du secteur public au privé.» Hibernia déçoit La plateforme de forage rapporte moins que prévu à Terre-Neuve PRESSE CANADIENNE Sainl-Je;ui, T.-N.— fai plateforme de forage en haute mer Hibernia rapporte moins que prévu à Terre-Neuve, les redevances à la province s’étant avérées très modestes l’an dernier, a rapporté en fin de semaine le St.John’s Telegram.Des fonctionnaires du ministère fédéral des Finances ont déclaré au quotidien que Terre-Neuve n’avait empoché que 2,7 millions en redevances au cours des trois trimestres ayant pris fin le 31 décembre dernier, soit l’équivalent de 13,2 cents le baril de pétrole.fai province avait reçu son premier chèque de redevances en janvier 1998, Invoquant des raisons de confidentialité, le premier ministre terre-neuvien Brian Tobin n’avait pas dévoilé le montant, mais s’attendait à ce que le total pour l’année 1998 s’élève à quelque 10 millions.Mais le prix du baril est passé d’environ 21 $ US, fin 1997 à moins de 12 $ US un an plus tard, fa: total des re- devances pour l’année 1998 se situerait donc autour de 3,1 millions.Selon des responsables au ministère fédéral des Finances, l’entente de base prévoit qu’une compagnie de forage de pétrole verse 1 % du prix des premiers trois millions de barils vendus, après avoir soustrait les coûts de transport.Une fois ce seuil franchi, vers février 1998, il y avait une autre redevance de 1% pour les prochains 18 mois.La redevance augmente ensuite de un pour cent à chaque 18 mois, et ce jusqu’à ce qu’elle plafonne à 5 %.En guise- de comparaison, les opéra-tions de Terra Nova engendrent pour leur part des redevances ixnivant grim-per jusqu’à 10 %, tandis que celles des projets de forage à venir devraient se situer à 7,5 %.Les autorités terre-neu-viennes en matière de pétrole ont indiqué que la plateforme Hibernia avait produit 20,3 millions de barils de pétrole brut au cours des trois derniers trimestres de 1998.Brian Tobin s’attendait à ce que le total pour 1998 s’élève à près de 10 millions •».DubIié le samedi 27 février 1999 < U 'LU CL LD I « y 0804 I.K I) K V (t I I! , I.K I.I \ Il I S K K V li I K II I !> 9 !» A A C T U A L rn Promesse oubliée?Les travailleuses en garderie réclament à Québec une hausse salariale PRESSE CANADIENNE Les travailleurs en garderie affiliés à la CSN demandent une fois de plus au gouvernement québécois de tenir sa promesse d’instaurer une table centrale de négociation sur leurs conditions salariales.line Kelly, représentante du Conseil fédéral des garderies, précise que ces travailleurs veulent une hausse salariale qui reflète leur formation, en plus d’un programme d’équité salariale et un régime de retraite.Ix's travailleurs en garderie sont à 95 % des femmes et leur salaire moyen est de 11,41$ l’heure.Selon Mme Kelly, le gouvernement ne peut plus reculer devant sa responsabilité d’assumer financièrement les salaires des travailleuses, puisque, à cause de la très grande popularité du nouveau programme des places à 5 $, ni les garderies ni les parents n’ont les moyens de le faire.Dans un communiqué transmis hier, le Conseil fédéral des garderies a d’ailleurs rappelé les propos tenus par Lucien Bouchard au cours de la dernière campagne électorale.Ainsi, le 5 novembre, lors d’une visite d’une garderie à Saint-Rédempteur en banlieue de Québec, il avait déclaré en présence des ministres Pauline Marois et Nicole Léger qu’«îV y aura des redressements à opérer», à propos des salaires des travailleurs en garderies.«Ce sont des gens qui sont spécialisés et qui ont été formés pour ça, avait-il ajouté.Ils devront, au fil du temps, recevoir une rémunération à la hauteur de leurs responsabilités.» En conférence de presse, le 6 novembre, M.Bouchard avait même reconnu la nécessité de la mise en place d’une table centrale de négociation, rappelle le syndicat «On assistera probablement, dans ce domaine, à ce qu’on a vu dans le secteur de l’éducation et de la santé, où des organismes qui sont distincts du gouvernement, qui sont des employeurs et qui ont à traiter avec des personnels, ont finalement assisté à un regroupement de ces personnes-là, avait dit M.Bouchard.Le gouvernement est intervenu.On a dit: c’est nous qui négocions les salaires dans la santé et dans l'éducation même si ce n’est pas nous qui employons les salariés d’hôpitaux et les enseignants.Alors, on va probablement assister à un même phénomène, et nous sommes prêts, nous reconnaissons que ce serait légitime.» Si le gouvernement Bouchard ne met pas sur pied cette table de négocia-tion, la CSN envisage une série de moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève.Une journée nationale d’étude est d’ailleurs prévue pour les 2(500 travailleurs en garderie représentés par la CSN, le 6 mars, afin de décider des différents moyens de pression.EN BR E F La Fête des neiges bat des records (PC) — Le temps splendide et une édition spéciale de l’émission de télévision Im Fureur ont permis d’attirer (53 000 visiteurs, hier, à la Fête des neiges au Parc des îles à Montreal.La gens étaient si nombreux que l’accès à Pile Sainte-Hélène par le pont Jacques-Cartier a dû être fermé par les policiers de la Sûreté du Québec, en après-midi, parce que les espaces de stationnement étaient remplis à pleine capacité.En tout, près de 80 (XK) personnes ont visité le Par c des îles lois du deuxième week-end de l'événement.Ce regain de popularité survient après quatre jours de fermeture rendue nécessaire en raison du mauvais temps.la Fête des neiges se poursuit toute la semaine.Enquête sur un incendie (PC) — Une enquête sera instituée (jour déterminer l’origine d’un incendie suspect qui a détruit hier après-midi une usine du boulevard Saint-Michel, à Montréal-Nord.L’alerte a été donnée peu avant 12h30 et en milieu de journée, jusqu’à une soixantaine de pompiers ont été appelés à combattre l'incendie qui a détruit ces installations abritant notamment une manufacture de textile ainsi qu’un entrepôt Barricadé dans sa maison (PC) — Un homme de 48 ans s’est barricadé dans sa résidence de Lachi-ne, pendant plus de six heures dans la nuit de samedi à dimanche.L’individu, connu des policiers, était accompagné de son fils.On ignore le motif de son siège, qui a pris fin lorsque les policiers ont lancé des gaz lacrimogènes à l’intérieur du domicile.Les deux hommes sont sortis sans offrir de résistance.Une trentaine de personnes, des voisins, ont dû quitter leur résidence pendant toute la nuit, afin de permettre aux policiers d’ériger un périmètre de sécurité.Des tonnes de documents offerts à la BNQ La masse d’imprimés récoltés nécessitera plusieurs mois de travail avant qu’une classification exhaustive soit réalisée mise sur pied par la Bibliothèque natio-direction de cette institution.Des cen-donné des milliers et des milliers d’impri- Li collecte de documents nale du Québec a ravi la taines de personnes ont niés, disques, estampes et autres.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Les dirigeants de la Bibliothèque nationale du Québec (BNQ) se sont déclarés très satisfaits des résultats obtenus à la faveur de sa campagne de collecte de documents imprimés ou fabriqués au Québec.Au terme de cette opération, on estime que 1200 personnes ont fait don à la BNQ d’imprimés, de cartes postales, d’affiches, d’estampes, de disques et de logiciels.Autrement dit, des tonnes et des tonnes de documents ont été acheminés dans l’une des trois composantes de la BNQ, soit à la succursale de la rue Saint-Denis, soit à celle de l’ave-nue de l’Esplanade, soit à l’entrepôt et au siège social de la BNQ, situés rue Holt dans le quartier Rosemont.Selon Philippe Sau-vageau, président et directeur général de la BNQ, et Jean-Guy Théorêt, directeur général adjoint, la masse de documents récoltés nécessitera plusieurs mois de travail avant qu’une classification exhaustive soit réalisée.A cet effet, des étudiants en bibliothéconomie seront d’ailleurs engagés cet été.Participation de 270 municipalités Le mécanisme élaboré par l’administration de la BNQ, mécanisme qui consistait à inviter tous les donateurs potentiels du Québec à acheminer les documents dans les succursales de la SAQ, a fait que 270 municipalités ont été, pour ainsi dire, mises à contribution.Ce constat, soit des documents provenant de ces municipalités, a été une source de grande satisfaction pour la direction de la BNQ.D’autant que parmi les documents récoltés, il y avait un bon nombre de cartes postales et, dans unç moindre mesure, de disques.A ce propos, il faut préciser que le dépôt légal sur les affiches, les cartes postales, les estampes, les disques et les logiciels, n’existe ou n’a été imposé qu’en 1992.Par dépôt légal, on entend l’obligation faite à tout éditeur du Québec de fournir deux copies par document fabriqué.Le mandat premier ou essentiel de la BNQ consiste à rassembler tout ce qui a été publié au Québec et non pas tout ce qui rentre au pays.Cela étant, les autorités concernées sont impatientes de savoir combien d’affiches cette collecte aura permis de récolter.Ainsi que l’a précisé à cet égard Geneviève Dubuc, porte-parole de la BNQ, «on manque beaucoup d’affiches.» Bon an, mal an, il se fabrique 15 000 affiches au Québec.Parmi les bonnes surprises constatées, le PDG de la BNQ a noté le don de 50 numéros en excellent état du journal Le Monde Illustré.Ils datent de 1888 et ont une grande valeur, selon les mots de M.Sauvageau.Autre surprise évoquée, un traité consacré au siège de la ville de Québec.Un témoin de ce siège avait consigné jour après jour l’évolution comme les conséquences de celui-ci sur la population.Au terme de ce long et patient exercice, le documen! s’était retrouvé en Grande-Bretagne.Aujourd’hui, et grâce évidemment à un don, «nous disposons d’une copie en très bonne condition».Les patrons de la BNQ ont également manifesté leur satisfaction d’avoir obtenu des disques, des 78 tours, tous neufs.Ils étaient scellés.Cela étant, la BNQ a profité de cet exercice pour organiser des visites de ces succursales.Cette opération portes ouvertes a permis à des centaines de personnes de prendre connaissance des divers lieyx composant la BNQ.A la succursale de la BNQ, elles ont pu entendre des artistes réciter des poèmes quand ils ne chantaient pas des compositions de La Bolduc.On se rappellera que l’ensemble des collections conservées à la BNQ atteignent les 3,6 millions d’unités physiques, dont 14 000 livres rares et anciens et 72 incunables.1200 personnes ont fait don d’imprimés, de cartes postales, d’affiches, d’estampes, de disques et de logiciels •'v ; f: m Safer L.- v ^ ff~«r LE DEVOIR LE MOPE Les négociations de Rambouillet Serbes et Albanais entament des discussions Les médiateurs présentent le plan de paix La coalition allemande ébranlée Spectaculaire progression de la CDU aux élections régionales en Hesse AGENCE FRANCE-PRESSE Wiesbaden — L’opposition chrétienne-démocrate CDU était en passe d’infliger hier aux élections régionales en Hesse une cuisante défaite au Parti social-démocrate (SPD) du chancelier Gerhard Schroeder et surtout aux Verts, qui pourraient perdre la direction de ce riche land qu’ils dirigeaient ensemble depuis 1991.Cette défaite aurait une conséquence immédiate au niveau national, le gouvernement rouge-vert fédéral perdant ainsi sa majorité absolue au Bundesrat (chambre haute du parlement) qui représente les Laender (Etats régionaux), ce qui permettrait à l’opposition de contrecarrer nombre de projets de loi gouvernementaux.D’après les dernières estimations des télévisions publiques, la CDU obtiendrait entre 411,1 et 43,5 % des voix (39,2 % en 95,34,7 % aux législatives de septembre) et 50 ou 51 sièges (+5 ou +6) contre de 39,3 à 39,6 % au SPD (38 % en 1995,41,6 aux législatives) et 45 ou 46 sièges (+1 ou +2).Les Verts enregistreraient une forte baisse avec 7,1 % (11,2 % en 95, 8,2 aux législatives) et 8 sièges (-5).Quant au Parti libéral (FDP opposition), il verrait également une érosion de son influence à de 5,0 à 5,2 % (7,4 % en 95, 7,9 aux législatives) et 6 sièges (-2).La participation s’est élevée à environ 66 % (66,3 % en 95).Dans cette configuration, une coalition CDU-FDP pourrait avoir deux à quatre sièges de majorité, mais le résultat final était loin d’être acquis à 20 heures GMT.En tous cas, plus de quatre mois après le succès de M.Schroeder aux législatives du 27 septembre, qui a mis fin aux 16 années de pouvoir conservateur de l’ère Kohl, les environ 4,3 millions d’électeurs hessois ont ainsi donné un sévère avertissement à la coalition SPD/Verts et signifié la fin de «l’état de grâce» dont dispose traditionnellement tout nouveau chef de gouvernement.La porte-parole nationale des Verts, Gunda Roestel, a d’ailleurs reconnu l’échec des écologistes: «C'est une très amère défaite», a-t-elle déclaré.Dans un des Laender les plus riches du pays, avec notamment la locomotive que constitue Francfort, place financière internationale, les impairs gouvernementaux sur la sortie du nucléaire et la réforme fiscale paraissent avoir été sanctionnés.Mais, surtout, le dirigeant régional de la CDU, Roland Koch, 40 ans, pourtant un quasi-inconnu, semble avoir touché la fibre électorale hessoise en délaissant les thèmes régionaux pour mener exclusivement campagne, sur un registre très populiste, contre le projet du chancelier Schroeder d’accorder largement la double nationalité aux immigrés de la 2e et 3e génération.Le succès de cette campagne qui a reçu l’appui de l’ensemble des formations d’extrême droite et est dénoncée comme xénophobe tant par le gouvernement que par les Eglises, les syndicats, la presse ou les associations d’étrangers, va vraisemblablement renforcer l’aile conservatrice ) de la démocratie-chrétienne, notamment le dirigeant de sa branche bavaroise CSU, Edmund Stoiber.Face à cette polarisation sur un sujet ultra-sensible, le ' bilan économique pourtant flatteur du pâle ministre-prési-' dent social-démocrate sortant, Hans Eichel, 57 ans, est passé au second rang.Chez Les Verts, la perte de plus du tiers de leur électo-> rat, de surcroît dans leur fief historique de la Hesse et de Francfort, base électorale de Joschka Fischer, ministre des Affaires étrangères, va relancer le débat interne sur leurs rapports avec le SPD au sein du gouvernement fédé-¦ ral.Et beaucoup s’interrogeront sur le rôle de l’un de leurs principaux dirigeants, le ministre de l’Environnement | Juergen Trittin, déjà désavoué à deux reprises par M.Schroeder pour son cavalier-seul — et à marche forcée — dans l’abandon du nucléaire.Et, au SPD, qui ne manquera pas de souligner qu’il a, lui, gagné des voix, même s’il est en recul par rapport aux législatives, la tentation va être grande de mettre la pression sur le partenaire gouvernemental et de privilégier les .thèmes classiques de la social-démocratie: lutte contre le .chômage et politique sociale, au détriment de la sortie du 1 (nucléaire ou de réformes de société.s > E N B K E F Des relations avec Washington Téhéran (AFP) — L’ex-dauphin de l’imam Khomeiny, l’ayatollah Hossein-Ali Montazéri, estime que l’Iran devrait envisager de renouer avec les États-Unis si ses intérêts l’exigent.«Même si le gel de nos relations avec les Etats-Unis était un ordre divin, cet ordre était provisoire et non permanent, et il peut être modifié en fonction des conditions économiques et politiques», a déclaré l’ayatollah Montazéri, cité par le journal iranien pro-gouvernemental Khordad.Dauphin désigné de Khomeiny, M.Montazéri a été écarté de la succession peu avant le décès du fondateur de la République islamique, en juin 1989, au profit de l’actuel guide du régime, l’ayatollah Ali Khamenei.«Il faut examiner si ces relations sont ou non dans l'intérêt du pays, et pour cela faire étudier la question par des experts», a ajouté l’ayatollah Montazéri.M.Montazéri, devenu très critique à l’égard du régime, vit en résidence surveillée dans la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, mais garde une certaine audience parmi la gauche radicale et les modérés, qui soutiennent le président réformateur Mohammad Khatami.Nouvelles négociations sur le Timor oriental Nations unies (Reuters) — Sous les auspices des Nations unies, les ministres des Affaires étrangères d’Indonésie et du Portugal, Ali Alatas et Jaime Gama, ont entamé hier des discussions sur l’avenir du Timor oriental.Les deux hommes ont rencontré le secrétaire général de 1 ONU, Kofi Annan, à sa résidence new-yorkaise avant son départ pour Washington d’où il doit s’envoler vers Amman avec Bill Clinton pour les funérailles du roi Hussein.Cette entrevue était prévue aujourd’hui.Les deux ministres devaient à l’origine ne rencontrer dimanche que le représentant des Nations unies pour le Timor oriental, Jamsheed Marker, avec qui ils discuteront finalement.«La réunion n’avait pas pour but de parvenir à un accord final, nous sommes encore loin de cela», a déclaré Alatas a la presse.«Cette réunion a été organisée parce que le secrétaire général voulait entendre de ma voix la position de I Indonésie sur ; la seconde option», a-t-il ajouté, faisant référence a la récente offre d’indépendance formulée par Djakarta.Répondant : aux questions des journalistes, Kofi Annan a souligne que la consultation de la population timoraise était indispen-.• sable avant toute décision définitive.REUTERS Rambouillet — Les pourparlers de Rambouillet sur le Kosovo ont été mis hier sur les rails: les médiateurs internationaux ont présenté aux délégations serbe et kosovare le plan de paix du Groupe de contact, qui prévoit une autonomie substantielle pour la province séparatiste.Chacune de son côté, les délégations se sont attelées à l’examen de ce plan.Elles ont un instant mis de côté leurs divergences pour publier un communiqué commun — une première — dans lequel elles ont condamné l’attentat à la bombe qui a fait trois morts samedi à Pristina, la capitale du Kosovo.Selon le médiateur russe, Boris Maïorski, il faudra au moins une journée aux délégués serbes pour étudier le plan de paix.Phil Reeker, porte-parole de l’émissaire américain Christopher Hill, interrogé sur Révolution des discussions, a répondu: «Il n’y a pas vraiment grand chose à dire.Ils sont réunis, ils travaillent».«Les pourparlers continuent même ce soir», a-t-il ajouté en milieu de soirée.«L’atmosphère est constructive, courtoise et sérieuse, reflétant les questions sérieuses et difficiles auxquelles nous devons nous attaquer dans les semaines à venir», a-t-il dit.Reste que les deux délégations ne se rencontrent pas et que les émissaires internationaux — Christopher Hill, Boris Maïorski et l’Autrichien Wolfgang Pe-tritsch — devront faire la navette entre Serbes et Albanais de souche, confinés dans le château historique de Rambouillet, à une soixantaine de kilomètres de Paris, sur lequel une neige fine a commencé à tomber hier.Seule réaction à avoir filtré: un conseiller de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) a déclaré à Reuters que son mouvement refusait, comme le propose le plan, de remettre ses armes à l’OTAN et de voir ses combattants incorporés aux unités de police du Kosovo.Plusieurs responsables occidentaux ont souligné que ces pourparlers seraient très difficiles et très intenses.«Il n’y aura pas de loisirs.Personne ne jouera au volley-ball ou au ping-pong.Nous comptons bien les voir rester au château jusqu'à ce qu’ils parviennent à un accord», a dit Christopher Hill.Si aucun accord n’intervient, l’OTAN a menacé de AGENCE FRANCE-PRESSE Le Caire — Le monde entier a rendu hommage hier au roi Hussein, «l’homme de paix», décédé peu avant midi à Amman des suites d’un cancer, et espéré que son fils Abdallah suivrait les traces de son père.Le président américain Bill Clinton a affirmé qu’il fallait «un courage rare pour être un faiseur de paix, tirer les leçons du passé et imaginer un futur meilleur».«Lorsque la paix viendra enfin au Proche-Orient, son nom y sera inscrit, et ce jour-là, le roi Hussein une fois encore nous sourira», a-t-il ajoqté.A Moscou, le président russe Boris Eltsine a estimé que l’apport du souverain hachémite «à la formation d'une nouvelle image du Proche-Orient, hors des stéréotypes de confrontation et de haine, était inestimable».De son côté, le secrétaire-général de l’ONU, Kofi Annan, a salué «l'un des partenaires les plus précieux des Nations Unies pour la paix».«Il a lutté toute sa vie, a-t-il résumé, pour apporter la pari aux hommes et aux femmes, du Proche-Orient».Dans le monde arabe, les Émirats arabes unis ont annoncé un deuil de 40 jours.L’Égypte, la Syrie, la Libye, l’Autorité palestinienne, l’Algérie, le Yémen, Oman, Bahrein et la Ligue arabe seront en deuil trois jours et même le I\oweit a annoncé un deuil officiel de deux jours.A Damas, le référendum prévu aujourd’hui pour la ré- YANNIS BAH KAKIS REUTERS " «M Une famille de Kosovars a assisté hier aux funérailles d’un Fils tué à la fin janvier lors d’un affrontement avec l’armée serbe.mener des attaques aériennes contre la Serbie.Une grande partie de la population de la capitale yougoslave semble se faire à l’idée que le Kosovo, tôt ou tard, échappera au contrôle de Belgrade.A Pristina, les Ko- élection du président Hafez al-Assad a été reporté à mercredi et le gouvernement syrien a exprimé «sa profonde tristesse» pour la mort du roi.En revanche, l’agence d’information irakienne s’est bornée à annoncer sans commentaire hier la mort du roi Hussein.L’Irak dépêchera son vice-président, Taha Mohieddi-ne Maarouf, aux funérailles.Ia> président égyptien Hosni Moubarak a fait part de sa douleur et de sa «tristesse après la mort du roi Hussein II, un frère généreux et un ami cher, qui a lutté jusqu’à son dernier souffle pour assitrèr la stabilité de sa patrie».Le Yémen a qualifié le décès du roi A’«énorme perte pour la nation arabe et islamique et le monde entier».Pour le secrétaire général de la ligue arabe Esmat Abdel Meguid, il s’agit d’une «perte non seulement pour le peuple jordanien mais pour tout le peuple arabe».«Sa mort n’attra pas d’effet sur le traité de pari signé avec Israël (en 1994) et la Jordanie continuera sur la voie de la paix», a-t-il ajouté.La direction palestinienne p rendu hommage au roi Hussein, un «grand homme d’Etat et grand leader réputé pour sa sagesse et son courage à servir son peuple, sa nation et spécialement la cause du peuple palestinien pour laquelle il a consacré beaucoup de son temps et de son énergie».En Israël, le premier ministre Benjamin Nétanyahou a rendu un chaleureux hommage au roi Hussein, le qualifiant de «leader courageux».A’«ami loyal» d’Israël et de «fai- sovars de souche albanaise, qui représentent 90 % de la population de la province, voient apparemment l’autonomie proposée comme un premier pas vers l’indépendance.; En cas d’accord entre les belligérants, l’OTAN étudie l’envoi d’une force de maintien de la paix dans la région, qui pourrait compter entre 25 000 et 30 000 hommes, dont 5000 Français.L’Italie a annoncé hier qu’elle était prête à y participer, avec 2000 ou 2500 hommes.La Russie, toutefois, ne voit pas l’utilité de déployer une telle force, que refusent également les autorités de Belgrade.Hier soir, la secrétaire d’État a/néricaine, Madeleine Albright, a expliqué que les États-Unis n’enverraient de troupes au Kosovo que si les combats entre forces serbes et séparatistes albanais cessaient complètement.«Nous n’irons pas là-bas si les combats continuent, c’est tout à fait clair», a-t-elle déclaré sur ABC.Les autorités américaines avaient fait savoir jeudi qu’elles pourraient déployer jusqu’à 4000 hommes au Kosovio dans le cadre d’une force de paix internationale.Le plan de paix du Groupe de contact (États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne et Italie') prévoit un statut d’autonomie substantielle pour la province serbe, réduisant largement les prérogatives de Belgrade.Il définit précisément les pouvoirs dévolus a la population du Kosovo dans le cadre de cette autonç-mie.«Ils devraient avoir droit à un gouvernement autonome démocratique par le biais d'institutions législatives, exécutives, judiciaires et autres, établies aux termes de l'accord», stipule ce document confidentiel auquel Reuters a eu accès.Les Serbes resteraient responsables de l’intégrité du territoire, maintiendraient un marché commun et conserveraient le contrôle de la politique monétaire, des Affaires étrangères, des douanes, de la fiscalité fédérale et de la défense.Le rôle exact de Belgrade dans les moyens de défense du Kosovo reste cependant à déterminer.De même, le projet du Groupe de contact ne propose rien sur la suite à donner à la période probatoire de trois ans qui s’ouvrirait si un accord est signé.Les Albanais du Kosovo réclament la tenue d’un référendum d’autodétermination, ce que rejette catégoriquement Belgrade.seurdepari».En Éurope, tous les dirigeants ont fait l’éloge du défunt Le président français Jacques Chirac, attendu hier soir à Amman, a affirmé que son pays «ne cesserait de se mobiliser dans la région pour achever cette réconciliation que voulait tant Sa Majesté le Roi Hussein», et rendu hommage «à cette immense voix au service de la pari».Le premier ministre britannique Tony Blair s’est dit profondément attristé.«Il a été un homme remarquable, d’une rare vision, intègre et courageux», a souligné M.Blair, qui assistera lui aussi aux funérailles du souverain.«Par son intelligence, son discernement et son engagement infatigable, il n'a cessé de donner de nouvelles impulsions au processus de paix au Proche-Orient, ni d’agir pour un équilibre pacifique et juste», a pour sa part estimé le chancelier allemand Gerhard Schroeder.Même ton du président du Conseil italien Massimo D’Alema qui a rendu hommage à celui qu’il a qualifié de «grand protagoniste de la pari».Le président sud-africain Nelson Mandela a affirmé que «tous ceux qui aiment la pari pleureraient la mort du roi» Hussein.En Asie, le premier ministre japonais Keiso Obuchi a formulé l’espoir que la Jordanie poursuive «les efforts pour la pari dans le monde, notamment pour une pari durable au Proche-Orient».Ix Pakistan, la Malaisie et la Thaïlande ont exprimé leur tristesse.Quarante chefs d’État assisteront aux funérailles AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Quelque 40 chefs d’Etat et souverains du monde entier assisteront aujourd’hui aux funérailles du roi Hussein, témoignant par leur présence à Amman de l’émotion suscitée par le décès du monarque jordanien et du respect dont il bénéficiait au sein de la communauté internationale.IJier en début de soirée, plusieurs chefs d’État ou de gouvernement avaient confirmé leur présence: - le président américain Bill Clinton - le président français Jacques Chirac - le chancelier allemand Gerhard Schroeder - le président italien Oscar Luigi Scalfaro - le président autrichien Thomas Klestil - la présidente de la République d’Irlande Mary McAleese - le président tchèque Vaclav Havel - le président turc Suleyman Demirel - le vice-président suisse Adolf Ogi - le premier ministre danois Poul Nyrup Rasmussen et le prince consort Henrik, époux de la reine Margreüie - le roi Albert II de Belgique et la reine Paola - la reine Beatrix des Pays-Bas, accompagnée du premier ministre Wim Kok - le roi Juan Carlos et son épouse Sofia, accompagnés du prince héritier Felipe et des infantes Elena et Cristina - le prince Charles, représentant la famille royale britannique - le l oi Carl XVI Gustaf de Suède et la reine Silvia - le roi Harald de Norvège - le président égyptien Hosni Moubarak - le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat - le président algérien Liamine Zéroual - le président yéménite Ali Abdallah Saleh - le sultan Qabous d’Oman - l’émir de Bahrein, cheikh Issa ben Sal-mane al-Khalifa, et le premier ministre, cheikh Khalifa ben Salmane al-Khalifa - le prince héritier et premier ministre du Koweït, Saad Al-Abdallah Al-Sabah - le prince héritier, de Dubaï et ministre de la Défense des Émirats arabes unis, Mohammad Ben Rached al-Maktoum - le prince héritier d’Arabie Saoudite, Abdallah Ben Abdel Aziz - le prince héritier du Qatar, cheikh Jas- sem Ben Hamad al-Thani - le prince héritier du Maroc, Sidi Mohamed - le vice-président irakien Taha Mohied-dine Maarouf - le président israélien Ezer Weizman et le premier ministre Benjamin Nétanyahou - le président soudanais Omar al-Bechir - le premier ministre pakistanais Nawaz Sharif - le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan - le secrétaire général de la Ligue arabe, Esmat Abdel Meguid - le ministre candien des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy - les anciens présidents américains Jimmy Carter, Gérald Ford et Georges Bush.L’Éthiopie et FÉrythrée poursuivent leurs combats BERTRAND ROSENTHAL AGENCE FRANCE-PRESSE Addis-Abeba — Les combats se sont poursuivis hier pour le deuxième jour consécutif entre forces érythréennes et éthiopiennes, alors que certaines ambassades occidentales ont conseillé à leurs ressortissants de prendre des mesures de sécurité et envisagé une évacuation, notamment d’Érythrée.Asmara a accusé les troupes éthiopiennes d’avoir lancé hier une deuxième série d’attaques sur le front ouest, autour de Badmé.Selon un communiqué du ministère érythréen des Affaires étrangères reçu par l’AFP à Nairobi, Addis-Abeba a engagé quatre brigades (environ 8000 hommes), appuyées par des hélicoptères d’assaut, qui ont été mises hors de combat ou lourdement éprouvées.Addis-Abeba n’avait ni confirmé, ni démenti en fin d’après-midi hier.Selon des sources occidentales à Addis-Abeba, les combats se sont étendus et le premier ministre éthiopien Meles Zenawi s’est rendu en personne sur le front.Les combats avaient été engagés à l’aube samedi.Les deux parties qui avaient publié samedi soir des communiqués de victoire, s’accusent mutuellement d’être à l’origine de la reprise des hostilités.Addis-Abeba et Asmara sont en conflit armé depuis mai dernier.Les derniers incidents d’envergure remontent au mois de juin.Les forces érythréennes avaient pris le contrôle de Badme dès le début du conflit et cette ville est devenue pour Addis-Abeba le symbole de X«agression érythréenne».A la suite de cette escalade, plusieurs pays ont appelé leurs ressortissants à se préparer à évacuer les deux pays de la Corne de l’Afrique.Dans un message diffusé par le répondeur de l’aqibassade américaine à Addis-Abeba, les États-Unis encouragent leurs.ressortissants à quitter l’Éry-thrée et l’Éthiopie pendant que des vols commerciaux sont encore disponibles.De son côté, le Foreign Office a conseillé, dans un message diffusé sur les ondes de la BBC, aiqc ressortissants britanniques de quitter l’Érythrée pendant que des moyens de transports commerciaux fonctionnent encore.L’envoyé spécial des Nations unies pour l’Afrique Mohamed Sahnoun.a quitté hier Addis-Abeba pour Nairobi puis New York où il rendra compte au secrétaire général Kofi Annan de sa mission de médiation en Érythrée et en Éthiopie.Le conseil de sécurité doit se réunir le 11 février.Selon des sources diplomatiques, M.Sahnoun a «le sentiment» qu’Asmara peut encore accepter le plan de paix de l’OUA.Ce plan en onze points qui prévoit notamment le retrait des forces érythréennes sur leurs positions antérieures au 6 mai dernier, a été accepté par Addis-Abeba.L’Érÿ-thrée réserve encore sa réponse après avoir reçu des clarifications de l’ÔÜA quant à sa mise en application.La mort du roi Hussein de Jordanie Le monde rend hommage au défunt 1, !•: |) K V OIK, I.E I.U N 1) I K E E V K I E II I !l !l !» A () EDITORIAL A Jean-Robert Sansfaçon ?Enjeux: la souplesse et l’argent 1-e coup d’envoi des négociations entre l’État et ses 400 000 employés a été donné la semaine dernière avec le dépôt des demandes patronales faisant suite à celles des syndicats.Les patrons veulent plus de souplesse, les syndicats plus d’argent et de sécurité.Frustrantes comme à l’habitude, ces grandes manœuvres risquent fort d’aller s’échouer sur le mur des objectifs financiers du gouvernement.près des années difficiles, les employés du secteur public veulent un répit et un peu plus d’argent à ramener à la maison.Bon nombre ont été bousculés depuis le début de la décennie et certains, en santé notamment, ont dû faire face à des situations inimaginables il y a seulement quelques années: fermetures et fusions d’établissements, redéfinition de tâches, départs massifs pour la retraite.Malheureusement ceux et celles qui rêvent d’un retour au temps de la stabilité seront déçus.Les services rendus par les appareils d’Etat sont désormais soumis aux mêmes exigences d'efficacité et de pertinence que le reste de la société.En conséquence, il vaut mieux profiter du renouvellement des contrats de travail pour adapter les règles à la nouvelle donne que de tenter de perpétuer celles du passé.Sinon, ce ne sont pas seulement les employeurs qui éprouveront des difficultés à répondre aux besoins des citoyens, mais les employés eux-mêmes qui seront paralysés par la rigidité de leurs propres conventions collectives.Sait-on, par exemple, qu’aujourd’hui encore, malgré le départ de 30 000 personnes pour la retraite et l’embauche de milliers de nouveaux employés, il y a toujours 1000 personnes du secteur de la santé qui sont en «disponibilité» chez elles alors que tant de salariés se plaignent de surcharge de travail?Les représentants syndicaux expliquent que peu de ces «sécuritaires» répondent aux exigences des postes offerts, mais voilà bien pourquoi il faut revoir les règles du jeu! En échange de certains assouplissements, les directions d’établissement devraient, quant à elles, s’engager à réduire la précarité des emplois chaque fois que la chose est possible.Il est improductif et malsain de maintenir un aussi grand nombre d’employés sur appel dans les hôpitaux.Autre enjeu majeur de la présente ronde, les gestionnaires du réseau demandent la décentralisation des négociations sur une foule de thèmes.Pas question de négocier localement les salaires ou la sécurité d’emploi, mais pourquoi pas les dates de vacances, le perfectionnement ou l’organisation du travail, soutiennent-ils avec raison.Dans les écoles par exemple, serait-ce revenir à l’âge de «l’esclavage», pour reprendre un commentaire entendu la semaine dernière, que de laisser aux directions locales le soin de répartir les ressources allouées par Québec en fonction des tâches accomplies réellement par les enseignants?On comprend les dirigeants syndicaux de se méfier de telles demandes patronales qui brisent la tradition centralisatrice et son cortège de formules uniformes.Mais n’est-ce pas là manquer de confiance dans l’intelligence, le sens de l’organisation et le dynamisme des membres qui sont pourtant les mieux placés pour identifier les besoins et négocier avec l’employeur?Ce manque de souplesse est non seulement coûteux, mais il est aussi frustrant pour les salariés qui sont prêts à relever de nouveaux défis.Cela dit, par-delà les demandes exprimées par tous les gestionnaires des grands réseaux, le premier enjeu des présentes négociations est quand même celui.de la rémunération.11 est d’ores et déjà assuré que les employés de l’État profiteront de hausses de salaire qui se rapprocheront, globalement, de ce qui s’observe dans le secteur privé.Présentement, les deux groupes sont à égalité, on peut donc imaginer une croissance des coûts salariaux qui approche 2 % par année, sans compter les corrections pour l’équité qui pourraient faire grimper la mise de quelques centaines de millions par année.Il faut savoir choisir ses batailles, dit l’adage.Or, après des années de compressions budgétaires pénibles qui ont nui à l’image de son gouvernement, le premier ministre Lucien Bouchard pourrait juger moins important de répondre aux attentes des gestionnaires du réseau en quête de plus de souplesse qu’à celles du Conseil du Trésor qui appellent à la modération salariale.Il serait donc peu surprenant de voir le gouvernement abandonner une fois de plus ses partenaires gestionnaires du réseau en quête d’une plus grande souplesse si c’était là le prix à payer pour une entente salariale modérée avec les syndicats.Deux grandes inconnues influenceront le résultat de la présente ronde.D’abord, la capacité des employés de l’État à défendre leur point de vue et à le faire partager par les autres citoyens du Québec; ensuite, la détermination du gouvernement d’en arriver à un accord négocié.Une chose parait cependant certaine, c'est que les plus grands perdants seront ceux qui auront placé la barre le plus haut.Ce qui pourrait être le cas de la CEQ, par exemple, qui demande plus d’emplois, plus de sécurité et surtout beaucoup, beaucoup, beaucoup plus d’argent.jrsansfacon@ledevoir.ca LE FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef BERNARD DESCOTEAUX Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE CAYOUETIE PIERRE BEAULIEU, NORMAND THÉRIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBE it AAAiRC BouRauC TgovVl glioS APPuiS Région S.'A a tX y Un projet de constitution moderne À la suite de l’article intitulé «Moderniser le projet souverainiste» et publié dans Le Devoir du 15 janvier dernier, j’ai l’impression de relire, année après année, les mêmes phrases des députés du Bloc québécois et d’autres politiciens au Québec.Ils disent qu’ils doivent mettre à jour, contribuer de façon utile au processus de l’avenir politique du Québec, moderniser, promouvoir une véritable réflexion, voir à actualiser les énergies du projet du pays, et cætera.Il ne se passe pas une semaine sans qu’on puisse lire ces phrases vides! Qu’est-ce que ça prend, en toute honnêteté intellectuelle, notamment après la dernière élection, pour que nos politiciens souverainistes nous présentent un projet d’une constitution moderne et démocratique pour la nouvelle République du Québec?Une constitution que ne donne pas au premier ministre du Québec les mêmes pouvoirs dictatoriaux que possède le premier ministre du Canada.Il est temps, il s’agit d’une exigence minimum, de présenter à tous les hommes et à toutes les femmes, dans tous les milieux sociaux et culturels, un tableau gagnant, une constitution de la liberté, de la démocratie et de la solidarité.Johan Nachmanson Président du Parti québécois, Saint-Henri-Sainte-Anne Montréal, 16 janvier 1999 Le devoir de l’État en santé Priver quelqu’un de soins de santé par contraintes budgétaires, c’est littéralement le faire mourir prématurément.Peu importe ce que ça coûte, l’État a le devoir de s’assurer que chaque citoyen puisse avoir recours aux soins de santé que requiert son état.Cela n’empêche pas qu’il faille constamment cher- L E T T R.E S -?- cher à donner les meilleurs services médicaux au meilleur coût possible.En santé comme ailleurs, il s’est constitué au fil des ans une lourde bureaucratie qui coûte cher et qui n’apporte rien au malade.On a qu’à penser à tous ces organismes et structures qui se sont multipliés, donnant lieu à une structurite aiguë où il se dépense en superpositions, rivalités et chicanes beaucoup de temps et d’énergie sans que le principal intéressé, le malade, en bénéficie.Il serait intéressant de savoir si tout ce personnel non médical, qui gravite autour du personnel médical et d’entretien directement au chevet du malade, est vraiment requis pour accomplir ce qu’autrefois les communautés religieuses faisaient si bien et fort économiquement.Il suffirait peut-être de réduire le nombre de structures.Il s’ensuivrait une diminution équivalente d’un personnel cadre et administratif fort coûteux et pas absolument essentiel.Si cette mesure ne suffisait pas pour réduire l’énorme budget de 13 milliards dans la santé, une réforme majeure s’imposerait, basée sur une toute nouvelle approche qui pourrait se résumer ainsi: pour la santé, le gouvernement est notre police d’assurance et en paie la prime à partir de nos taxes et impôts qu’on lui verse.Qu’il détermine ce qu’il en coûte par citoyen québécois chaque année.S’il trouve la note trop élevée, au-dessus de ses moyens, c’est probablement pour la raison cides-sus mentionnée d’une part, et, d’autre part, s’il trouve qu’il en coûte encore trop cher, il faudra conclure que l’administration publique de la santé, comme dans la plupart des autres domaines étatiques, ne peut arriver avec le secteur privé.Devant ce constat, il ne resterait jilus qu’à privatiser la santé, mais pas complètement et n’importe comment.Notre proposition est fort simple.Le gouvernement permet la privatisation des services de santé, tels les hôpitaux, cliniques de médecins et d’infirmières, etc., tout en s’assurant que chacune des régions du Québec soit convenablement desservie sinon par le privé, du moins par le public.Ensuite, il pourrait amalgamer les soins dentaires et les médicaments à la médecine et obligerait tous les citoyens à détenir une assurance-maladie générale et globale dont il paie et négocie la prime auprès de compagnies d’assurances privées, tout en maintenant la Régie de l’assurance-maladie du Québec pour le temps de transition ou peut-être même pour toujours, afin de couvrir ce que le secteur jirivé ne voudrait pas et comme organisme témoin.Rodrigue Leblanc Joly, 17 janvier 1999 Non au virage à droite aux feux rouges Cyclistes et piétons de toute la province, unissez-vous! Au royaume de l’automobile, il fera moins bon de s’arrêter au coin d’une rue.Combien de fois mes réflexes m’ont sauvé la vie face à certains chauffards passifs ou agressifs.J’ai beau porter un kit de furotte (comme les Oraliens à la télé dans les années 70), rien a faire.je suis invisible au yeux de beaucoup de nos amis motorisés.Les automobilistes se demandent pourquoi certains cyclistes ou même certains piétons sont agressifs sur la route.Il en va de notre survie! Si vous ne l’êtes pas raisonnablement, vous risquez de vous faire surprendre et en général, c’est l’auto qui gagne! Four assurer sa sécurité, il ne faut pas se contenter de respecter le Code de la route, je l’ai appris durement l’été dernier.Par deux fois, j’ai eu des contacts intimes avec des pare-chocs nonchalants.Je suis d’avis que cette proposition du ministre Guy Chevrette de permettre le virage à droite aux feux rouges sera un irritant de plus entre les prolétaires et les bourgeois de la route.Vive la vélorution! Francis Davoine Centre de recherche - Hôpital ImvüI Sainte-Foy, 23 janvier 1999 REVUE DE P R ESSE Vingt ans après la prise du pouvoir en Iran par l’ayatollah Khomeini, la révolution islamique a bien changé.En France, une grande enquête sur l’éducation révèle un gâchis incroyable.JOCELYN COULON Le Devoir En février 1979, un puissant mouvement social et religieux renversait le shah Reza Palhavi, représentant d’une monarchie usée et corrompue.En quelques jours, l’Iran, ce bastion pro-américain, se transformait en plate-forme d’une révolution islamique anti-occidentale désireuse de disséminer son message à travers le monde musulman.Vingt ans plus tard, la révolution iranienne a bien fait quelques enfants au Liban, en Algérie, au Soudan, mais, sur place, elle s’est considérablement assagie.Les mollahs sont divisés.Une faction réformiste tenfe des réformes libérales et lance des œillades aux Etats-Unis, le Grand Satan d’hier.Dans sa dernière livraison, le trimestriel Géopolitique consacre un grand dossier de 15 articles et entrevues à l’Iran d’hier et d’aujourd’hui.Les auteurs dressent un bilan contrasté de la révolution de 1979 et présentent les forces qui façonnent déjà l’avenir du pays.Selon Paul Balta, «Khomeiny a prouvé qu’il avait une stratégie de prise de pouvoir» mais il a été incapable "de réaliser le grand projet de société moderne dans le cadre de l’islam qu’il avait pourtant promis».En vingt ans, l’économie s’est effondrée à cause de sa trop grande dépendance envers les exportations de pétrole et le chômage touche un adulte sur deux.Mais la société iranienne s’est transformée.«La population, qui était majoritairement rurale en 1978, est devenue citadine à 60 % en vingt ans et elle compte 65 % de moins de 24 ans», écrit-il.Le taux d’alphabétisation a fait un bond impressionnant et le nombre moyen d’enfants par femme est tombé de 7,2 à 3,6.Côté politique, les dirigeants ont troqué «la logique révolutionnaire» contre «la raison d’Etat».Côté religieux, les incantations doctrinales La presse Vfl du monde De l’Iran et de la France ont fait place à un vigoureux débat sur la nécessité «de conjuguer islam et modernité».Les effets de ces bouleversements se sont fait sentir en mai 1997, lorsque le réformiste Mohammad Khatami a été porté à la présidence par 70 % de l’électorat.Elu grâce aux votes des jeunes et des femmes, Khatami veut «faire sortir l’Iran de son isolement vis-à-vis du monde non-musulman», écrit Balta.Mais les conservateurs n’ont pas dit leur dernier mot.Farhad Khos-rokhavar estime que le nouveau président est piégé.Malgré sa grande popularité auprès de la population, __ jj „ # % «Khatami est réduit à l’impuissan- ce devant les vrais problèmes de société par le blocage des mécanismes institutionnels qui sont toujours aux mains des conservateurs et du Hezbollah», écrit-il.L’auteur estime que la guerre d’usure entre réformistes et conservateurs «risque de perdurer dans les mois à venir, à moins d’une tentative de coup d’Etat des opposants à Khatami ou de dérapages du côté des groupes d’opposition au Hezbollah.» Un des aspects les plus controversés de la politique de Khatami est son insistance à renouer avec les Etats-Unis.Pour ider le nouveau président, Robert H.Pelletreau, ancien sous-secrétaire d’Etat américain, conjure Washington de saisir la chance de cette ouverture et de cesser sa «politique d’enfermement et de pressions économiques» envers l’Iran.Selon Pelletreau, l’Iran «est une grande nation, trop importante stratégiquement pour être ignorée ou demeurer isolée».Une coopération avec l’Iran est injlipensable pour traiter efficacement «des problèmes cruciaux auxquels les Etats-Unis seront confrontés au XXI’ siècle — je citerai le terrorisme international, le trafic de drogue, la prolifération des armes de destruction massive parmi les plus urgents», écrit-il.Au jour le jour, les Iraniens apprennent à composer avec un régime en pleine transition.Selon l’hebdomadaire L’Express, malgré les désenchantements, «un acquis rallie tous les suffrages: la reconquête, de la souveraineté nationale».Pour le reste, «les verdicts oscillent entre le bleu céleste et le noir :iex d’encre», écrivent les envoyés spéciaux du magazine.Partout, la société iranienne offre des images contradictoires mais pleines d’enseignements.Le tombeau de Khomeini est toujours aussi fréquenté mais les Iraniens sont de plus en plus nombreux à faire la fête, à capter les chaînes de télévision étrangères, à lire une presse maintenant frondeuse et indépendante.Ce n’est pas sans risque.«Pour avoir assisté en compagnie de son chevalier servant à un dîner privé, sans alcool ni musique, une jeune secrétaire a été condamnée à la flagellation», rappelle L’Express.I>a semaine dernière, la justice iranienne a interdit la revue Adineh, un bi-mensuel littéraire et politique proche des milieux libéraux, pour des écrits portant «atteinte à la pudeur».?On ne cesse de se lamenter au Québec sur l’état de notre système éducatif.Nous ne sommes pas les seuls.Le quotidien Le Figaro publie depuis jeudi dernier une grande enquête sur l’éducation en France.Ce n’est pas beau, constate le journal.«La France consacre 620 milliards de francs par an à l’éducation.Le ministère de l’Education compte 1,3 million de fonctionnaires.Que fait-on avec tout cela?» Très peu.Sur les 726 000 jeunes qui sortent chaque année des collèges, des lycées et de l’enseignement supérieur, 439 000 «ont peu de chances de trouver un emploi.» Les 287 000 autres sortent de l’enseignement supérieur, ce qui va d’un brevet de technicien supérieur au brillant doctorat.«Mais la plupart ont été si mal orientés que les deux tiers ne seront jamais cadres, malgré le passage dans nos prestigieuses universités», écrit le quotidien conservateur.Pire encore.«La France compte aujourd’hui 40 % d’illettrés, c’est-à-dire [selon l'OCDE] de gens éprouvant des difficultés à lire et à comprendre un texte élémentaire de la vie quotidienne.» LE FIGARO 86 L E I) K V 0 I It , L K L I’ X I) 1 8 F K \' li I E H I !» !» !» A 7 IDEES 50 ans de fédéralisme allemand SERGE GOSSELIN Politologue et spécialiste des questions politiques de l’Allemagne L’année 1999 marque une série d’événements historiques en République fédérale d’Allemagne.Les journalistes ont d’ailleurs déjà commencé à inventorier les faits marquants de l’histoire récente de ce pays.Malgré leur bonne volonté, ces derniers omettent de rappeler que cette année marque aussi les noces d’argent de la forme d’É-tat, le fédéralisme.près avoir connu les égarements de l’Etat hitlérien pendant 12 années, soit de 1933 à 1945, les Allemands renouent avec leur passé et se dotent d’une structure fédérale originale à compter de 1949.Il faut donc rappeler quç le pays avait connu cette forme d’Etat sous le chancelier de fer, Otto von Bismarck (1871-1890), et sous la faible République de Weimar (1918-1933).Ces deux expériences inspirèrent les Pères de la (Constitution provisoire) au moment de décider de la nouvelle structure politique.Cette dernière ne devait pas ressembler exactement aux anciennes mais pouvait servir de base aux discussions.Les pourparlers furent parfois acrimonieux car les Alliés (France, Angleterre, Etats-Unis et Russip) n’étaient pas toujours, en accord, les uns préconisant l’État fédéral, les autres l’Etat unitaire.Il y a cependant un élément qui semble avoir été déterminant dans les débafs: trouver des mécanismes pour partager le pouvoir d’État.On se souviendra que dès 1934, Hitler supprimait les partis politiques (sauf le sien, le NSDAP), faisant des Lancier (Etats fédérés) de simples unités administratives dirigées par des gens en uniforme, et supprimait tous les liens fédéraux pouvant exister dans le pays.En l’espace de quelques années, l’État fédéral avait été remplacé par un État totalitaire.Les discussions intenses entourant la forme de l’État de la nouvelle République permirent donc d’arriver à un consensus: le fédéralisme serait le meilleur rempart pour éviter le retour en arrière et assurer l’avenir du pays.En 1949, la Loi .fondamentale précise que la nouvelle République est un État fédéral de droit démocratique.Mais sur, quel modèle repose ce nouveau fédéralisme?À certains égards, le fédéralisme allemand tire leçon des expériences passées.Par exemple, sous la République de Weimar, on avait pu observer la faiblesse de l’État fédéral en de nombreuses matières et le peu de crédibilité des chefs de gouvernement à établir des liens durables avec les Lander.En 1949, la Loi fondamentale renforce indirectement le rôle du gouvernement fédéral et fournit à ce dernier les outils nécessaires pour favoriser la libre circulation des biens, des services et dçs personnes sur l’ensemble de son territoire.Le Bund (État fédéral) se voit conférer des pouvoirs stratégiques d’intervention: affaires étrangères, défense, monnaie, statistique fédérale, banques, transport interprovincial, navigation, commerce international, etc.Le texte fondamental va plus loin et précise à l’article 30 que le droit fédéral brise le droit du Land.De cette manière, le fédéral possède toute la marge de manœuvre pour intervenir dans la politique intérieure du pays.Par ailleurs, le partage des pouvoirs est inscrit, notamment aux articles 70 à 74 de la Loi fondamentale.A la première lecture, les Lânder disposeraient de vastes pouvoirs, comme l’indiquent les 24 rubriques de l’article 74.Mais l’article 72 vient largemçnt diminuer la portée des Lânder au profit du Bund.Les États fédérés ont notamment com-liétence dans les affaires communales (locales), la culture, la police provinciale, l’enseignement primaire et secondaire, les garderies, etc.L’originalité du fédéralisme allemand ne tient pas au partage classique des compétences mais davantage à son fonctionnement.En effet, le modèle repose très nettement sur la centralisation politique à Bonn (au cours de l’année, à Berlin, dans le Reichstag rénové) et la décentralisation administrative dans les Lânder et les communes (municipalités).Les politiques stratégiques sont décidées dans la çapitale fédérale et l’application de celles-ci revient aux États fédérés.Ce modèle ne pose pas de problèmes majeurs puisque la société allemande est relativement homogène et que son territoire demeure exigu.Un tel modèle ne pourrait être viable au Canada à cause des grandes disparités et de l’autonomie plus grande des provinces dans leurs champs de compétence.A n’en pas douter, la fédération canadienne est nettement plus décentralisée que la fédération allemande.Depuis 1949, les Lânder ne remettent pas en cause fondamentalement le fonctionnement de l’État fédéral.Il assure même la continuité dans la stabilité.Le système bicaméral vient renforcer les liens fédéraux et les deux Chambres (Bundesrat et Bundestag) contribuent à la pérennité du modèle.Le Bundesrat permet en effet aux Lânder de faire valoir leurs intérêts dans la capitale fédérale par l’entremise des plénipotentiaires provinciaux.Les représentants des Lânder vont discuter des projets de loi et y apportent des modifications lorsqu’ils sentent que leurs intérêts sont menacés.Ils peuvent même faire échouer les projets à l’étude.Iœ Bundesrat dispose à cet effet d’un veto absolu.La pratique a montré qu’il utilise davantage cet instrument lorsque sa majorité politique ne coïncide pas avec celle du Bundestag.Ce fut notamment le cas de 1969 à 1982 et de 1994 à 1998.REUTERS y NMèLi 'li'm l’UMha-V''' naja— TV tifciftw -V STOJëM—S Figure du futur?Un nouveau dôme a été ajouté au parlement allemand, dont la construction sera complétée au printemps.Dans cette République, le jeu partisan vient renforcer également la cohésion du système fédéral puisque ce sont les mêmes familles politiques qui se retrouvent au niveau fédéral et dans les Lânder.1rs campagnes politiques dans les États fédérés sont toujours observées avec une grande attention par la classe politique fédérale.Il n’est pas rare de voir aussi les ministres et députés fédéraux faire campagne active dans les Lânder.Un changement de couleur politique dans les provinces amène un nouveau rapport de force au sein des institutions fédérales et donne un son de cloçhe à la coalition gouvernementale.A cause du mode de scrutin et des expériences passées, les gouvernements majoritaires sont l’exception et les gouvernements de coalition sont la règle depuis 1949.L’Alle-magne contemporaine a connu une seule fois un gouvernement majoritaire (1959-1957).Mais d’autre part, les coalitions sont assez stables.De 1949 à 1966, le pays est dirigé par la coalition CDU-CSU-FDP; de 1966 à 1969, une grande coalition est formée (CDU-CSU-SPD); de 1969 à 1982, la coalition SPD-FDP se maintient au pouvoir; de 1982 à 1998, le pays est dirigé par la CDU-CSU-FDP; et depuis 1988, une nouvelle coalition — la première au niveau fédéral — SPD-Verts domine l’assemblée populaire.Si le modèle classique du fédéralisme allemand continue de perdurer après 50 ans d’existence, c’est aussi principalement à cause de l’introduction à partir de 1969 d’une coopération institutionnalisée entre les ordres de gouvernement.Le fédéralisme coopératif a été introduit par les sociaux-démocrates (SPD) et met l’accent sur les conférences fé-dérales-provinciales, les réunions mixtes entre fonctionnaires fédéraux et provinciaux, un nouveau p;irtage fiscal et l’introduction d’impôts communautaires.Les bases de ce fédéralisme n’altèrent en rien le modèle classique mais on y ajoute la coopération comme moyen supplémentaire pour renforcer les liens fédéraux et le dialogue entre les partenaires de la fédération.Par cette nouvelle forme de coopération spontanée et institutionnalisée, on réussit grandement à désamorcer les conflits entre le Bund et les Binder et ainsi renforcer la cohésion du système fédéral.Comme il s’agit d’un fédéralisme technobureaucratique, les bureaucraties fédérales et celles dans les Lânder sont appelées à jouer un rôle de coordination important pour faciliter la présentation des projets et des règlements devant les politiciens.Depuis 1949, le fédéralisme allemand a fait ses preuves.Il a montré qu’il pouvait s’inspirer d’expériences riches tout en évitant les égarements des années 1933 à 1945.Bien que ce modèle ne soit pas transposable dans aucune autre fédération, il doit continuer d’inspirer la classe politique et les chercheurs qui œuvrent dans les États fédéraux modernes.En 1999, les Allemands peuvent se réjouir d’avoir adopté le fédéralisme.C’est sans doute la forme d’État la plus exigeante puisqu’elle est faite de poids et de contrepoids (checks and balances) mais, en même temps, les habitants d’une fédération peuvent profiter des différences des autres tout en pouvant compter sur l’apport du gouvernement fédéral dans la recherche de l’unité dans la diversité.Si Proudhon, au siècle dernier, annonçait que le XXe siècle serait le siècle des fédérations, il faudrait ajouter que le XXI1 siècle sera celui de l’élargissement des fédérations dans le monde, sans quoi l’humanité connaîtra un purgatoire de 2000 ans pour le paraphraser.La société allemande a connu des bouleversements majeurs depuis 1949.Mais une chose est demeurée intacte: le désir de demeurer une communauté plurielle dans un fédéralisme qui assure l’avenir des générations futures.'jo\ fondamentale L’examen ministériel de français au collégial Des résultats bidon?ANDRÉ PAINCHAUD Professeur de français au cégep de Saint-Jérôme D ll epuis janvier 1998, les élèves des cégeps sont soumis à une condition nouvelle pour obtenir leur diplôme, soit réussir un examen ministériel de français, appelé «épreuve uniforme de français».D’où vient l’idée d’un tel examen?En ¦ quoi consiste-t-il?Par qui est-il corrigé?Quels en sont les résultats?Répondre à ces questions, c’est lever un coin du voile qui cache le piètre état de l’enseignement du français au Québec.D’abord, un peu d’histoire.Au cours des années 80, les universités, constatant la très grande faiblesse des étudiants qui leur arrivaient des cégeps, décidèrent l’une après l’autre de leur imposer un test de français écrit.Ceux qui échouaient à ce test devaient suivre un cours de rattrapage donné par l’université.Le geste des universités mettait au grand jour les piètres résultats donnés par l’enseignement du français au Québec et le peu de foi que l’on pouvait accorder aux notes obtenues par les élèves au secondaire et au collégial (ce n’est d’ailleurs pas qu’en français que le niveau d’exigence était — et reste — trop faible).Plus de 40 % des candidats aux études universitaires échouaient aux tests des universités.Au début des années 90, le ministère réagit enfin et décida de mettre sur pied un test de sortie en français pour les élèves des cégeps qui se destinaient aux études universitaires.La première version de l’examen consista en une simple répétition de l’examen de français écrit de secondaire V, soit un texte d’opinion sur un sujet d’actualité.Les résultats des élèves restèrent sensiblement les mêmes que ceux des tests des universités et ne furent pas très différents de ceux que ces mêmes élèves avaient obtenus à la fin du secondaire.Puis vint la réforme Robillard, et l’on décida de faire du test de sortie un véritable examen de français de niveau collégial.Celui-ci aurait la forme d’une dissertation dont les sujets porteraient sur des textes littéraires.De plus, c’étaient tous les finissants des cégeps qui allaient désormais être soumis à cet examen (et non plus seulement ceux du préuniversitaire) et sa réussite devait, après une période d’expérimentation, devenir une condition d’obtention du diplôme.On vit alors, ô miracle!, le taux de réussite augmenter graduellement, pour atteindre 88 % en mai dernier.Mais les choses ne s’arrêtent pas là: il y a tout lieu de prévoir que ce pourcentage va encore augmenter.En effet, c’est en décembre que les meilleurs élèves subissent l’examen dans la plupart des cégeps, et au cégep de Saint-Jérôme, où, par exception, les meilleurs passent 1 examen en mai, le taux de réussite fut de 94 % en mai dernier.Le cégep de Saint-Jérôme étant d’habitude dans la moyenne, on peut prévoir que le taux de réussite provincial avoisinera les 94 % en décembre 1998 fies résultats sont normalement publiés en mars).L’examen actuel est plus exigeant que celui du début des années 90, les élèves sont en moyenne plus faibles (puisque ceux du secteur technique y sont aussi soumis), mais le taux d’échec sera passé de 40 % à 5 ou 6 % en quelques années.D’autfe part, voici un petit fait qui n’est pas sans faire réfléchir.A la veille de la publication des premiers résultats qui allaient compter pour l’obtention du diplôme, le ministre de l’Éducation en personne téléphona au responsable de l’examen pour s’enquérir des résultats.On prétendra, sans doute qu’il est norm:ü qu’un ministre de l’Éducation se soucie de la réussite des élèves, mais il est certain que le responsable de l’examen n’a pu faire autrement, pour sa part, que comprendre que l’on surveillait son travail de près en haut lieu.Ce geste était pour le moins maladroit, mais pourrait aussi être qualifié de pression indue.Une autre donnée mérite qu’on y porte attention: la grande majorité des échecs sont dus à une connaissance insuffisante de la langue, les deux autres grands critères de correction de l’examen (structure du texte et argumentation) n’entraînant qu’un très petit nombre d’échecs (2 % à Saint-Jérôme en mai dernier).Or n’importe quel professeur qui enseigne le cours servant à préparer les élèves à l’examen ministériel sait qu’il y a nettement plus de 2 % des élèves qui ont encore, à ce stade, de la difficulté à bien comprendre les textes et les sujets qu’on leur soumet et à élaborer une argumentation solide et cohérente pour appuyer leur position.Le faible taux d’échec aux critères autres que la langue indique donc qu’en définitive, cet examen ne mesure que la connaissance de la langue (s’il la mesure) et que les habiletés nécessaires pour rédiger une dissertation ne sont pas vraiment prises en compte.Quand on sait qui corrige cet examen, on comprend un peu mieux les résultats des élèves.En effet, les correcteurs de l’épreuve uniforme sont des étudiants de niveau universitaire plutôt que des professeurs d’expérience, comme ce devrait normalement être le cas — comme ce l’est, par exemple, en France pour les examens du baccalauréat.Les correcteurs reçoivent une formation de quelques semaines et leur travail est ensuite supervisé par des professeurs de cégep (ce sont surtout les copies méri- tant un échec qui sont revues).Ce n’est pas bien sérieux: corriger des dissertations ne s’apprend pas en aussi peu de temps; mais cela explique que l’on corrige surtout la langue et pas le contenu.Par ailleurs, ces correcteurs constituent une main-d’œuvre bon marché et docile, vu son inexpérience.Pour leur part, les responsables de l’épreuve fournissent essentiellement deux explications à l’amélioration constante des résultats: les élèves sont de mieux en mieux préparés à l’épreuve et, depuis que l’obtention du diplôme est liée à la réussite de l’examen, ils ont redoublé d’efforts.C’est un peu court comme explication.Pas un mot sur la longue série de modifications apportées aux critères de correction en cours de route.La vérité, c’est qu’on a assoupli les critères jusqu'à ce qu’on atteigne les résultats voulus.On peut «normaliser» des résultats en jouant avec la courbe des notes, comme cela s’est déjà fait au secondaire, mais on peut aussi le faire de façon moins voyante, en ajustant les critères aux résultats espérés.Par exemple, les élèves ont fait en moyenne plus de fautes en mai 1998 qu’en décembre 1997, mais les résultats de mai sont supérieurs à ceux de décembre.La vérité, c’est que les élèves qui entrent au cégep sont toujours aussi faibles et que les cégeps, de leur côté, n’ont pas réalisé de miracle.Il serait, paraît-il, socialement inacceptable que 40, 30, 20 ou même, probablement, seulement 10 96 des finissants des cégeps ne puissent obtenir leur diplôme à cause d'un examen de français.Mais est-il plus acceptable que des diplômes soient accordés à des élèves qui ne maîtrisent pas leur langue?Non seulement nous n'avons pas réellement progressé sur la voie d’une solution au problème de la maîtrise de la langue (on attend toujours l’entrée en vigueur d’une réforme au primaire et au secondaire, et celle du collégial est en train d'être édulcorée), nous ne reconnaissons même plus l’existence du problème: les résultats de l’examen ministériel laissent tout simplement entendre que celui-ci est maintenant réglé! Et il y a des professeurs qui commencent à dire: «Si c'est ce genre de résultats que le ministère attend de nous, nous allons nous y ajuster» Au lieu de fixer un standard raisonnable — ce que cet examen aurait dû faire — , on aura au contraire provoqué une baisse des exigences, donc une plus grande détérioration de la situation! Cet examen est important et il doit rester.Mais, pour le moment, il constitue non seulement une vaste opération de maquillage, c’est aussi du sabotage! Cet examen doit rester.Mais, pour le moment, il constitue non seulement une vaste opération de maquillage, c’est aussi du sabotage! Gilles Arch a ni b a ult Avons-nous une gueule d’atmosphère ?r*"™! e ne vous apprends pas que le cinéma est l’uriè J des grandes mythologies de ce temps.C’est pur lui que souvent nous avons vécu.Il nous a fait rêver, il a façonné une partie de notre sensibilité.Dans mon enfance, nous faisions une grande .= J consommation de films américains.A la salle paroissiale, le dimanche après-midi, on projetait des films en langue originale à des enfants qui, comme moi, baragouinaient à peine quelques mots d'anglais.Nous finissions par comprendre le fil de l’histoire.11 faut dire qu’elle n’était pas très subtile, l’intrigue.On s’expliquait à la force du poing.On était prompt à dégainer.Ce qui ne veut pas dire que le tir était juste, proportionné qu'il était au nombre de combattants que devait affronter le justicier.Le héros faisait-il face à une horde de bandits, ses coups portaient immédiatement.S’agissait-il d’un duel, il ratait la cible, histoire de faire durer le suspense.les Indiens (on ne dirait pas encore Amérindiens) étaient tous sots et cruels.A moins de pactiser avec l’homme blanc; Auquel cas, ils étaient généreux et néanmoins serviles.; On m’a tant gavé de ces longs métrages naguère que j(i n’arrive plus à trouver le moindre intérêt aux histoires de règlements de comptes, de fusillades, de vitrines fracassées par une voiture entrant en trombe.Bref, je ne supporte pas la vue d’un revolver et me mets à rire dès que je vois du sang couler au cinéma.En conséquence de quoi, je ne vais plus au cinéma américain.Il y a bien Woody Allen, me direz-vous.Je ne manque aucun de ses films, même les ratés.Il y a bien sûr des metteurs en scène de qualité qu’il serait injuste de mettre dans le même panier que les marchands de soupe hollywoodiens.Je concède tout cela.Mais je ne tolère plus l’omniprésence du cinéma américain sur nos écrans.Vous devrez faire avec cette situation, me répondrez-vous.Puisque les salles de Montréal et du Quebec sont monopolisées par des productions made in USA, Impossible d’y couper.On fait grand cas de l’ouverture prochaine de plusieurs mégacomplexes de cinéma à Montréal.On se débarrassera de salles devenues vétustes ou peu rentables.Mais on continuera de présenter des longs métrages américains en très grande majorité.En version originale ou en traduction française.Peut-être même va-t-on augmenter le pourcentage de films américains.C’est à prévoir.Ce n’est certes pas l’exemple du Quartier latin à Montréal qui nous indiquerait le contraire.Pour un film français ou québécois, combien de versions françaises?Tout se passe comme si nous étions devenus les habitants d’une ville nord-américaine comme les autres.Voir une mièvrerie de l’usine Disney en anglais ou en français, quelle différence au fond?Le message livré est le même: America, the beautiful.Comment peut-on lire à 95 % en français, ne feuilleter que des journaux rédigés dans cette langue, ne fréquenter à peu près exclusivement que des gens qui vivent en français et accepter une telle situation?Je ne le comprendrai jamais.Les films français nous arrivent au compte-gouttes.Et souvent avec des mois de retard.Un nombre imposant de longs métrages hexagonaux ne nous seront jamais montrés alors que les pires navets en provenance des Etats-Unis parcourent le circuit des salles du Québec.Pour qu’un film non américain se glisse dans ce réseau, il faut qu’il ait reçu l’accessit de ce que l'on nomme pompeusement la critique internationale.Entendez par là qu’il ait été agréé par la presse new-yorkaise.On est chauvin en diable dans la Grosse Pomme, mais un peu plus ouvert que dans le reste du pays de l’oncle Bill.«Atmosphère, atmosphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère?» demandait Arletty dans Hôtel du Nord.La nôtre, d’atmosphère, n’a rien de française.On nous prive d’une production cinématographique importante.Les raisons?Sûrement d’ordre commercial.Obéit-on dans ces milieux à d'autres règles?Un journaliste d’enquête pourrait se livrer à ce sujet à une prospection qui ne saurait manquer d’être éclairante.Pourquoi en sommes-nous rendus là?A-t-on favorisé certains joueurs?Les coûts de diffusion du cinéma français sont-ils devenus prohibitifs?La libre concurrence dans le domaine du cinéma n’est-elle pas une simple manifestation de soumission imbécile devant le pouvoir de l’argent?Moi qui ne suis pas journaliste, à peine chroniqueur, ne trouve pas normal d'être lésé de la sorte.Adepte du cinéma d’auteur, ayant une propension à voir en priorité les films français, je me sens à ce chapitre à Montréal comme un citoyen d’un bled éloigné.Je ne vais tout de même pas retourner voir Le Dîner de cons qui ne quitte toujours pas l’affiche pour satisfaire à demi le goût que j’ai d'un type de cinéma.Un art qui parlerait parfois à l’intelligence et au cœur et dont la force brutale ne serait pas le principal moteur.Que voulez-vous?Je suis trop âgé maintenant pour les séances de salle paroissiale.11 est vrai qu’elles se déroulent maintenant dans des immeubles où régnent le nickel, le pop com, les catastrophes et le culte de la virilité.1rs curés de mon enfance ont été remplacés par des businessmen qui fument sûrement des (mauvais) cigares.Vous parlez d’une atmosphère! \ Avoir en priorité les films français, je me sens à ce chapitre à Montréal comme un citoyen d’un bled éloigné Je ne supporte pas la vue d’un revolver et me mets à rire dès que je vois du sang couler au cinéma IA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine Leduc, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), Caroline Montpet ne Duniazct (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) .à ^ d cTwttOT^ J.Mtchei Vienne rt Alftewatete d Qwétec): Marie-Hélène Aiarte lÿgcrtftafw a to ttfttortfow) : JuBe Trembla>-.Marie-Claude Petit IrZ,L i u l,^mentation Gilles Paré (directeur) Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ HT LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeuradjoint).Jacqueline Avnl, Jean de Billy.Gyslatne Côté, Marlène (.oie.butane ¦ V k ri,rist T L- à l'tenues A Nadeau Claire Paquet Chantal Rainville.Micheline Ruelland (publicitaires); Manon Blanchette-Turcottc.Geneviève Landry.Sylvie Iaporie, Micheline Turgeon ; Martine Berubé (secrétaire).IA PRODUCTION Jocelvn Arsenault Uhrecteurdes approvisionnements, distribution et iXteïïTarie.F™c Tuwëon (ZoZbledTla à XX Claudine Bedard.Philippe Borne.Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Christian Goulet.Marie-Josée Hudon, Christian Vien.Yanick Martel.Olivier Zuida.SERVICE À IA CLIENTÈLE Johanne Brien (response Ici, Hélène U-r abonnements), Monique L’Heureux.Use lachapellc.Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables).Jeanned'Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy.Patnck Inkel (contrôleur), Ghislaine lafleur.Da-nielle Nanlcl (secrétaire administrative), Nathalie Perrier, Danielle Ponton.Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). L H I) K V OIK.I.K I.II N 1) I « F K V K I K I! I 0 !» !» A 8 ?LE" ACTlhUiTES MASQUES S.O.S.«Les mises à la retraite du gouvernement nous font très mal» SUITE DE LA PAGE 1 On l’a dit et répété au cours des derniers jours (voir l’analyse en Perspectives), la Soirée des Masques accumule d’étranges coups de théâtre depuis des années, avec des nominations loufoques, quelques oublis impardonnables et ses choix de lauréats parfois étonnants.La cinquième édition du gala n'aura donc pas fait exception.Par contre, le prix «Hommage», remis à Mme Mercedes Palomino, n'a pu susciter aucune critique.La récompense honorifique lui était accordée pour les 50 ans du Théâtre du Rideau Vert, qu’elle a fondé avec Yvette Brin-d’Amour.De même, le Masque de l'interprétation féminine donné à Monique Miller demeure on ne peut plus justifié, même s’il manquait des concurrentes de poids en nomination (Rita Lifontaine et Elise Guilbault notamment).Li Soirée des Masques est organisée par l’Académie québécoise du théâtre.L1 gala, qui aurait coûté un million $, était simultanément diffusé sur les ondes de la radio et de la télé de Radio-Canada (on ne peut cependant rien en dire, cet article ayant été rédigé à partir d’une liste de lauréats obtenue avant la tenue de la Soirée).Plus de 130 productions de la saison 1997-1998 ont été évaluées par une soixantaine de membres des collèges électoraux de l’AQT.Au total, l'Académie remettait 22 Masques, dont une douzaine â des individus, six à des productions et quatre dans des catégories spéciales, comme celles du public ou de la révélation.Voici la liste des autres lauréats: ¦ Production «Luigue anglaise»: Picasso at the Lapin Agile, de Steve Martin, Centaur.¦ Production «Québec»: Les Enrobantes, de Marie-Christine Lê-Huu, Théâtre Pupulus Mordicus.¦ Interprétation masculine dans un rôle de soutien: Frédéric Desager, Le Visiteur, d’Eric-Emmanuel Schmitt, Théâtre des Gens d’en bas (Le Bic).¦ Interprétation féminine dans un rôle de soutien: Maude Guérin, Le Libertin, d’Eric-Emmanuel Schmitt, Les Films Rozon (Montréal).¦ Traduction: Linda Gaboriau, The Orphan Muses de Michel Marc Bouchard, Centaur.¦ Costumes: Marie-Chantale Vaillancourt, Yvonne, princesse de Bourgogne, Trident.¦ Conception sonore: Maryse Poulin, S'Allumer contre le vent (poème sur pattes), Les Productions Nathalie Dero-me.¦ Conception des éclairages: Guy Simard, Quai Ouest, de Bernard-Marie Koltès, Espace Go.B Production étrangère: Péreira prétend, d’après Antonio Tabucchi, présenté par le Théâtre de la Commune (France), Carrefour international de Québec.Finalement, la création de la pièce Le Porteur, de Richard Lacroix, au Théâtre de l’Œil, mérite aussi trois récompenses, celles de la production «Jeune public», de la conception du décor (due à ce même Richard Lacroix) et de la «Contribution spéciale» accordée cette fois à Richard Morin, pour la conception des marionnettes.1,25 milliard de dollars en indemnités Zurich (Reuters) — Les grandes banques suisses ont accepté de verser au total 1,25 milliard de dollars en indemnités aux familles des victimes de l’Holocauste aux termes d’un accord de principe intervenu jeudi der-nier.«Nous sommes parvenus à une solution à New York hier soir», a déclaré vendredi à Reuters le porte-parole d’UBS, premier établissement bancaire de Suisse.La version définitive de l’accord doit être rédigée, signée et approuvée par un juge américain chargé de l’affaire.UBS et le Crédit Suisse avaient accepté en août dernier de verser des indemnités aux familles des personnes, juives pour la plupart, disparues pendant l’Holocauste après avoir déposé en Suisse leurs avoirs.Cet accord met un terme à trois ans de tractations souvent tendues entre les banques d’un côté, les familles et les organisations juives de l’autre.Certains Etats et villes américains avaient menacé de boycotter économiquement la Suisse si cette derniere n’acceptait pas le montant des indemni-tiés demandées.Le gouvernement helvétique et la banque centrale n’étaient toutefois pas parties prenantes dans les pourparlers.«Nous estimons que cet accord est éminemment équitable pour les deux parties et nous nous réjouissons que ces longues discussions aboutissent dans la dignité», a dit le porte-parole d'UBS.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) lj Utioir est publié du lundi au samedi par \r Devoir Inc dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury.9' étage.Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I-aSalle, 774'î, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans l.r Devoir U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc 900, boulevard Saint-Martin Ouest, l-aval.Envoi de publication — Enregistrement n 0858.DépAt légal: Bibliothèque nationale du Québec SUITE DE LA PAGE 1 ner un peu d’oxygène aux urgences des hôpitaux.Des infirmières de CLSC ont même été rappelées pour mettre l’épaule à la roue dans ces polycliniques.Cette mesure extraordinaire sera appliquée de façon temporaire.«Info-Santê/CLSC va informer les gens des cliniques ouvertes prêt de chez eux et dans les hôpitaux, après le triage, certains patients vont être transférés à des médecins de cliniques privées.C’est dans les situations de crise que les proximités se créent», a expliqué le directeur de la Régie.Selon ce dernier, c’est le battage médiatique entourant l’engorgement des urgences de la Cité de la Santé à Laval et dans la région métropolitaine, conjugué à la forte croissance démographique des Laurentides, ajouté à l’absence de personnel infirmier disponible dims cette région et à la présence massive d’amateurs de sports d’hiver, qui contribuent à créer cette situation explosive.Depuis janvier, la Régie de la Santé des Laurentides a dû autoriser l’ouverture d’une soixantaine de lits additionnels dans ces trois hôpitaux, histoire de répondre à cette demande exceptionnelle.Hier soir, à l’Hôtel-Dieu de Saint-Jérôme, on rapportait 17 blessures sérieuses reliées aux seuls accidents de planche à neige, huit fractures de la hanche et deux fraç-tures lombaires provoquées par des chutes sur la glace.A cela, venaient s’ajouter plusieurs patients aux prises avec des problèmes respiratoires, cardiaques et psychiatriques.«Ici, les mises à la retraite du gouvernement nous font très mal.Nous avons 30 lits fermés que nous ne pouvons ouvrir, faute d’infirmières disponibles.Ce n’est même pas une question de budget! Ij:s gens travaillent 16 heures par jour et commencent à être épuisés.On doit appeler les cliniques pour leur demander de prendre les patients qui ne sont pas sur une civière», se décourageait hier le Dr Jean Robert, directeur des services professionnels par intérim dans cet hôpital.Au cours de la fin de semaine, tout le personnel de l’Hô-tel-Dieu de Saint-Jérôme a été appelé à la rescousse, de même que des médecins supplémentaires.La situation n’était guère plus rose vers 16 heures à l’hôpital de Saint-Eustache, oû tout le personnel disponible, infirmières à la retraite et cadres mettaient la main à la pâte pour soigner 17 patients en attente à l’urgence, dont huit depuis plus de 48 heures, et 20 autres malades alités dans des «lits-tampons» aménagés un peu partout dans l’hôpital.«La situation est près d’être sous contrôle, mais on fait des efforts extraordinaires.Hier et aujourd'hui, 26 lits tampons de plus ont été ouverts dans des salons de l’hôpital, dans les salles de chirurgie d'un jour, etc.On soigne les patients d’abord, on réglera nos problèmes de budget ensuite», racontait hier Mario Larivière, directeur général de cet,établissement.À la demande de la Régie des Laurentides, le CLSC Jean-Olivier Chénier a d’ailleurs dû ouvrir ses portes entre 16 heures et 21 heures hier, pour laisser souffler un peu l’urgence de cet hôpital.Statu quo à Laval Difficile de dire avec certitude si les mésaventures des urgences de Laval et de Montréal ont un lien direct avec l’engorgement qui sévit dans les Laurentides.C hose certaine, affirme le directeur de la Régie, depuis la crise du verglas, qui a durement frappé les hôpitaux de la métropo-le, de plus en plus de résidents des Laurentides se tournent vers les hôpitaux de leur région pour recevoir des soins médicaux courants ou d’urgence.Hier, l’urgence de la Cité de la Santé de Laval, qui depuis vendredi demande â ses usagers de se tourner vers d’autres urgences, était toujours engorgée.On y comptait 69 patients â l’urgence, dont 15 depuis plus de 48 heures.«On ne peut pas dire que ça se règle.Nous accueillons toujours les ambulances, mais nous demandons aux gens de se présenter ailleurs jusqu'à demain soir [aujourd’hui]», a insisté Jean Garneau, porte-parole de la Cité de la Santé.Pour ajouter aux difficultés, deux médecins de cette urgence ont remis leur démission au cours du dernier mois.A court terme, la Régie de la Santé de Laval a annoncé qu’une quinzaine de lits seront libérés par le transfert de patients nécessitant des soins prolongés vers des centres d’hébergement lavallois.La Régie régionale de la Santé de Laval a aussi autorisé des budgets additionnels pour ouvrir jusqu’à 20 heures, d’ici quelques semaines, les services diagnostiques, tels la radiologie, l’endoscopie, la médecine nucléaire et l’électro-physiologie.On prévoit ainsi éviter des hospitalisations en traitant plus de patients en soirée.Chose certaine, les 15 millions promis par la ministre de la Santé, Pauline Marois, comme remède à la crise des urgences, sont plus que jamais attendus, partout au Québec.Au cours des prochains jours, les hôpitaux devraient savoir comment seront réparties ces sommes.POLICE SUITE DE LA PAGE 1 velle-Orléans, à Philadelphie et à New York ainsi qu’à New South Whales, en Australie.«C’est un long processus ces enquêtes.La police a carrément été accusée de méconduite et de corruption dans tous ces cas.» n ajoute que le dossier le plus chaud en ce moment lui paraît celui de la police d’Irlande du Nord, une police militaire.Les enquêtes internes viennent d’être retirées à cette police, indique-t-il.Serpico À New York, on a vu deux enquêtes majeures sur la corruption en 25 ans.La première, instituée en 1970, a fait l’objet d’un livre célèbre de P Maas, qui a suscité le tournage du film Serpico.Puis il y a eu une nouvelle enquête de 1994 avec le rapport de la Commission Mullon.Le professeur dit que la police de New York a réglé le problème en logeant les Enquêtes internes dans un édifice distinct de la police de New York, sur Police Plaza 1, ce qui assure la discrétion nécessaire aux enquêteurs.Ceux-ci ont la marge de manœuvre voulue pour enquêter sans être reconnus des autres policiers.11 se réfère pricipalement au rapport entre le nombre d’enquêteurs internes sur la police pour évaluer le sérieux de la police des polices.Ainsi, la police de New York comptait 36 000 agents en 1996, dont 616 affectés aux Enquêtes internes.Cela donne à ce service un rapport de un policier sur 63.A la Police provinciale de l’Ontario, sur 4800 policiers, il y avait 43 enquêteurs internes en 1997.Le rapport atteint un enquêteur pour 111 policiers.Par comparaison, le professeur dit qu’à la Sûreté du Québec, à sa connaissance, sur 4000 policiers, il n’y a pas plus de 10 policiers aux En- quêtes internes, ce qui donne un rapport très faible à la policy des polices.A la GRC, il fait état de 15 380 membres permanents et de 66 enquêteurs au service des Enquêtes internes.Le rapport touche un policier sur 233.Ce n’est pas une division très forte par rapport à la situation de New York.Le Canada n’est assurément pas un leader en ces matières.Le Guide des affaires internes Au crédit de la GRC, il dit que celle-ci a créé en 1994 un Guide des enquêtes internes.Il faut dire qu’à New York, la police a été sous haute surveillance après les enquêtes.L’auteur signale un indice de solution dans son rapport:«Si le service de police ne publie pas un rapport annuel contenant des renseignements détaillés sur les statistiques en matière de plaintes et de discipline, la division des affaires internes devrait, elle, être tenue de le faire».Mais la situation la plus pourrie en Amérique a été détectée au sud du Mississippi: «À New Orleans, le chef de police a carrément été reconnu coupable de corruption.Il avait même logé un contrat [A contract hit] contre une personne.Le FBI a dû envoyer une équipe d'enquêteurs», dit le spécialiste de Calgary.En fait, la situation varie d’une instance à l’autre: «Il y a différentes stratégies en place.Au sein du FBI, le Police Internai Affairs Department, une section interne, est distinct de l'espionnage.Quant à la CIA, je pourrais dire qu’elle a des standards professionnels d’investigation».Le spécialiste de Calgary dit qu’il a été recruté par le directeur de la recherche au sein de la Commission Poitras, François Handfield, un haut fonctionnaire en congé sans solde du ministère de la Justice à Ottawa, et qui a réintégré ce ministère après son incursion dans la police du Québec.APEC: un sommet qui coûte cher Vancouver (PC) — La protection des 18 dirigeants des pays de l’APEC lors du sommet tenu en novembre 1997 à Vancouver a coûté 6,7 millions en heures supplémentaires à la Gendarmerie royale du Canada.Selon des documents détaillés de la GRC obtenus par La Presse canadienne en vertu de la Loi d’accès à l’information, le sommet d’une semaine a coûté en tout 13,2 millions à la police fédérale.«Pendant le sommet comme tel, beaucoup de policiers ont été affectés et la plupart étaient alors en congé [.] ou avaient déjà accompli leur quart de travail», a indiqué le sergent David Fitzharris, qui a procédé à la vérification des heures supplémentaires versées.La GRC a déjà laissé entendre que 2500 de ses membres avaient été affectés à la sécurité du sommet.Certaines de ces informations pourraient être utiles à la commission des plaintes du public contre la GRC dans l’affaire du «peppergate», qui reprendra ses travaux avec un nouveau président en mars prochain.On peut notamment obtenir des indices sur la façon dont les manifestants interpellés ont été traités par les policiers.Selon le rapport des frais encourus par la GRC pendant le sommet, 448,15 $ ont par exemple été dépensés «pour les détenus».Le sergent Fitzharris explique qu’il s’agit probablement de nourriture, de fournitures diverses et du nettoyage à sec des couvertures remises à la quarantaine de manifestants arrêtés pendant le sommet.En plus des membres de la GRC, environ 500 policiers de Vancouver ont veillé à la sécurité des participants au sommet; on estime que 2000 gardiens de sécurité privés ont aussi été mis à contribution.À New York, on a vu deux enquêtes majeures sur la corruption en 25 ans HUSSEIN SUITE DE LA PAGE 1 que s’ils se déchiretit ils risquent de disparaître», explique un universitaire.Quand les chefs des tribus sont venus lui prêter allégeance, son cousin Ghazi s’occupait de la cérémonie.Son demi-frère Ali l’assistait lors de sa première rencontre avec la presse.Autant de signaux destinés à apaiser une population sous le choc.Toujours par souci de resr souder les liens familiaux, Abdallah devrait choisir comme successeur un autre demi-frère, Hamzeh, plutôt que son propre fils Hussein, âgé de quatre ans.C’était le souhait de son père qui dans une lettre, fin janvier, vantait le «dévouement, l'intégrité et l’esprit magnanime» de ce jeune homme de dix-huit ans issu de son mariage avec Noor.En devenant prince-héritier, Hamzeh éviterait à la quatrième et dernière épouse du roi défunt d’avoir à s’effacer devant la mère d’Abdallah, l’Anglaise Toni Gardiner.Cette dernière, rebaptisée Mona, n’a jamais eu que le titre de princesse du fait de ses origines étrangères.Personne ne s’attend à un renouvellement significatif du personnel dirigeant Au moins à moyen terme.La vieille garde qui entourait Hussein Ibn Talal devrait aider son fils à faire ses premiers pas en politique.Le président du sénat, Zeid Rifaï, le cousin du roi Hussein, Zeid ben Shaker, ou le président du parlement, Abdelhadi Majali, ne manqueront pas d’offrir leur service au nouveau souverain.«Ce ne sera pas une bonne chose, car un changement est nécessaire.Toutes ces personnalités sont trop étroitement associées à la corruption et au népotisme», commente un homme d’affaires.Abdallah peut compter sur l’appui de l’armée.Il y a encore deux semaines, il était en charge des «opérations spéciales», terme regroupant une partie de la garde royale et des commandos de type GIGN, les «forces spéciales».Il y a un an, il avait mené l’assaut contre des criminels barricadés dans une maison d’Amman.A côtés de ses fonctions de commandement, il participait aux entretiens avec l’administration américaine sur l’aide militaire à son pays.Il dit «Les Hachémites sont trop peu nombreux.Ils savent que s'ils se déchirent ils risquent de disparaître» avoir “des amis" dans de nombreuses qrmées du monde, notamment aux Etats-Unis, en Israël et dans le Golfe.Malgré sa carrière militaire, il n’est pas totalement étranger à la conduite du royaume.Il a assuré trois fois la régence pendant de courtes périodes.Un diplomate qu’il a reçu en tête à tête décrit «un homme déjà assis dans ses fonctions et qui possède des idées sur ce qu'il veut faire».Un journaliste rappelle qu’à son âge Hussein régnait depuis vingt ans.Son manque d’expérience pourrait même lui servir d’atout.«Il n’a pas été associé aux affaires.On ne peut donc pas lui reprocher l’attitude de son père pendant la guerre du Golfe.» Le Koweït qui n’avait pas pardonné à Hussein son refus en 1991 de rejoindre la coalition antiirakienne vient d’autoriser la réouverture d’une ambassade de Jordanie.L’Arabie Saoudite, qui a dépêché en une semaine trois princes à Amman, envisage de reprendre son aide économique.Dans son interview à al-Hayat, Abdallah soulignait ses liens étroits avec les princes qui s’apprêtent à prendre la relève dans les monarchies pétrolières.«Nous avons étudié dans les mêmes écoles, nous avons les mêmes goûts.» Il se déclare également «sur la même longueur d’onde» que les Etats-Unis à l’égard de l’Irak et dit souhaiter la chute de Saddam Hussein.Il devrait suivre la même politique de son père à l’égard du processus de paix.Ses sujets originaires de Cisjordanie fondent cependant de grands espoirs dans son épouse, Rania, une Palestinienne chassée du Koweït.Commentaire d’un chauffeur palestinien: «C'est Dieu jjâ qui les a réunis».Ix* roi Abdallah «Un peuple, pas deux.Cest renseignement de Hussein.» CHRISTOPHE BOLTANSKI LIBÉRATION Amman — Un adolescent surgit du brouillard, le visage déformé par le froid et les pleurs, un portrait du roi défunt tenu à bout de bras.Devant lui, des dizaines de silhouettes fantomatiques, emmenées par des drapeaux noirs, progressent lentement vers la cité médicale al-Hussein.La route, transformée en torrent, est fermée à la circulation.Une chappe cotonneuse et humide masque le bâtiment qui abrite la dépouille du monarque.Devant l’entrée, se tient une foule compacte.Ce sont des jeunes pour la plupart qui scandent d'un même souffle le nom d’Allah et celui de leur leader.«Il n'y a de Dieu que Dieu», «Oh! Hussein, avec notre sang et notre âme nous sommes prêts à nous saenfier pour toi.» «Il est mort mais la Jordanie va survivre», déclare Hisham, un étudiant en ingénierie qui se présente comme un «pur Jordanien».En ce jour de deuil, c’est l’union sacrée de toutes les composantes du royaume.Des jeunes gens d’origine palestinienne répètent: «Un peuple, pas deux.C'est l'enseignement de Hussein.» Des fidèles, la paume ouverte, récitent des prières.D’autres essayent de s’approcher du portique.La police les repousse sans ménagement.Ils sont des milliers à camper, les pieds dans la boue, autour de l’hôpital.De temps à autre, quelqu’un se trouve mal.Ses compagnons le transportent jusqu’à une ambulance qui le ramène valide quelques minutes plus tard.Lorsque la télévision nationale commence en fin de matinée à diffuser des versets du Coran, chacun comprend que l’agonie du roi âgé de 63 ans vient de prendre fin.Sur le petit écran, un imam évoque le jugement dernier et le paradis.Une heure plus tard, un présentateur annonce la disparition «du plus précieux, du plus grand des hommes, feu le doyen des descendants du prophète que Dieu a choisi de rappeler à lui».En état de mort clinique, inconscient depuis mercredi, Hussein Ibn Talal n’est plus.En raison d’une brutale aggravation de son cancer des glandes lymphatiques, son foi et son unique rein ne fonctionnaient plus.La famille aurait décidé de ne pas recourir à une dialyse afin de ne pas prolonger sa vie artificiellement.Dès le décès prononcé, le cabinet, conformément à la constitution, proclame Abdallah roi.Dans une allocution télévisée, le nouveau monarque, la tête coiffée du keffieh rouge et blanc, s’adresse pour la première fois à ses sujets sous le portrait de son père: «Je prie Dieu que l'âme du roi repose en paix [.] Je vous demande à tous de rester unis en toute loyauté comme une seule famille».Trois heures plus tard, il prête serment devant les deux chambres du parlement réunies en catastrophe.Au premier rang, silencieux et soumis, se tient son oncle, Hassan, écarté dix jours plus tôt du trône par un frère qui lui reprochait de l’avoir un peut trop vite enterré.La page de la succession est définitivement tournée.De fait, la relève a déjà eu lieu.Samedi, le cabinet avait reconnu Hussein incapable d’assurer ses prérogatives royales et avait nommé son fils aîné régent.Abdallah gouvernait, mais ne régnait pas encore.C’est chose faite.11 hérite d'un royaume de 4,3 millions d’âmes aux trois quart désertiques et coincé entre deux zones de conflit.A l’est, les raidp américains contre l’Irak se poursuivent.A l’ouest, le conflit entre Israéliens et Palestiniens peut reprendre à tout moment.Abdallah ne craint cependant paspour son trône.«Les propos alarmistes ne reposent sur aucune base.Hussein laisse des institutions étatiques solides et la population, dans sa très grande majorité, ne souhaite pas un changement de régime», estime Ricardo Bocco, directeur du Cermoc, un centre français de recherche sur le Moyen-Orient contemporain.Ixs funérailles auront lieu aujourd’hui afin de respecter le délai de 24 heures fixé par l'islam.Les principaux chefs d’Etat de la planète sont attendus, de Jacques Chirac, à Bill Clinton, en passant par Ezer Weizman et Ilosni Moubarak.La Jordanie entame un très long deuil.D* pays s'arrêtera quatre jours durant.Les drapeaux resteront en berne quarante jours.Quant à la famille royale, elle se recueillera pendant trois mois.A1C
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