Le devoir, 11 février 1999, Cahier A
LE DEVOIR PERSPECTIVES La volonté de punir M O N T II É A L .L K .1 K l I) I II ¥ É V II I HORIZONS La chronique de Jean Dion: L’hiver de la vie, page B 1 ?K I! I 0 !) !) POLITIQUE Stéphane Dion baisse le ton, page A 5 H 7 0 + T A \ K S = I $ T II II U X T 0 I $ POLITIQUE Fuites: Comeau entend faire toute la lumière, page A 5 Pour la première fois sous la V‘ République, des ministres français devront répondre de leurs actes devant la justice.Faute d’avoir agi avec diligence dans le dossier du sang contaminé, les trois personnalités politiques convoquées à un procès d’exception sont accusées d’homicides involontaires.Rien de moins.Au moment des faits qui leur sont reprochés, soit, notamment, d’avoir différé jusqu’en juillet 1985 l’imposition du test de dépistage du VIH auprès des donneurs de sang, Laurent Fabius était premier ministre, Georgina Dufoix était ministre des Affairçs sociales alors qu’Edmond Hervé était secrétaire d’Etat à la Santé.Sur la base des sept plaintes portées par des hémophiles contaminés ou par leurs proches, la Cour de justice de la République devra déterminer si ces trois personnalités politiques peuvent être déclarées coupables d’homicides involontaires ainsi que d’atteintes involontaires à l’intégrité physique des 4400 transfusés et hémophiles concernés.On sait aujourd’hui que près de la moitié de ces personnes sont décédées.Depuis hier, donc, ce procès se poursuit.Un procès particulier, un procès singulier qui révèle, comme si cela était encore nécessaire, une culture bien française de la politique: la volonté de punir à condition qu’on s’arrange pour que le puni ne soit pas.l’Etat ou la République.Si la voie de la réparation des victimes avait été choisie, comme il est de coutume dans les pays anglo-saxons, alors c’est l’État qui aurait été rnontré du doigt.C’est l’État qui aurait, dans tops les sens dq terme, payé.C’est l’É-Sergc tat, tout l’État, qui aurait dû faire Truffaut un acte de contrition.La France étant la patrie de la raison d’Etat, * * * la voie de la réparation y est en pratique impossible.Toujours est-il que pour entendre ces trois ministres, une cour de justice, un nouveau palier de justice, a été créée de toutes pièces.Il s’agit de la Cour de justice de la République (CJR), née en 1993.Elle se compose de juges sortis du sérail et de.six députés et six sénateurs.Trois juges flanqués de douze élus.Depuis sa création, et selon le libellé afférent, «les membres du gouvernement sont pénalement responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions et qualifiés de crimes ou délits au moment où ils ont été commis».Auparavant, il existait la Haute Cour.Mais comme cette dernière n’entendait que les causes de trahison, on a donc mis sur pied cette CJR.Auteur d’un livre intitulé Le Sang contaminé - Essai critique sur la criminalisation de la responsabilité des gouvernants et juriste de métier, Olivier Beaud est un opposant à cette nouvelle instance judiciaire.Pourquoi?«Pour ma part, a souligné ce dernier dans une entrevue accordée à un hebdomadaire français, j'ai toujours considéré qu'il s'agit d’une régression.D'abord parce qu’en criminalisant à outrance la politique, on demande à la justice de se substituer à la société civile pour régler ses problèmes.» Qui plus est, «en acceptant d’inclure les délits involontaires, dans le cas présen t les fautes d’imprudence et de négligence, dans la liste des incriminations ministérielles possibles, la commission d’instruction a ouvert la boite de Pandore.Bientôt, on pourra, par exemple, poursuivre le ministre des Transports pour s’être abstenu d'imposer les sacs gonflables sur les voitures.[.] La responsabilité pénale requiert une faute personnelle et la preuve de cette faute.C’est sur ces bases que Ton est jugé devant les assises ou devant un tribunal correctionnel.Or comment peut-on prétendre, dans cette affaire, démontrer la responsabilité purement individuelle des ministres?» Maintenant, que reproche-t-on aux ministres?De ne pas avoir pris les mesures adéquates pour identifier les donneurs de sang à risque; d’avoir retardé la mise en place du système de dépistage systématique; d’avoir retardé l’inactivation du virus du sida par le chauffage des produits antihémophiliques.Bref, d’avoir sciemment différé un protocole de mesures.Dans cette histoire, celle qqi a trait au temps, il faut tout d’abord préciser que les États-Unis ont été le premier pays à imposer, en mars 1985, les tests de dépistage.Ont suivi les Pays-Bas et la Norvège en mai, l’Autriche, l’Italie et la France en juillet, la Belgique et le Luxembourg en août, la Grande-Bretagne et l’Allemagne en octobre, le Canada en novembre, le Danemark et la Finlande en janvier 1986, la Suisse en mai 1986 et enfin l'Espagne en mai 1987.Pour en revenir à la France et à ce qu’on appelle la «sinistre exception», le dossier des ministres affiche une faiblesse, c’est le moins que l’on puisse dire, en matière d’identification des groupes à risque.Il se trouve en effet qu’on n’a pas cessé pendant des années de faire des collectes dans les prisons alors qu’on savait dès le 20 juin 1983 que la population de celles-ci était justement à risque.Par contre, à cet égard, le secrétaire d’État à la Santé a rappelé qu’une circulaire par lui signée au cours de l’année 1983, circulaire identifiant les groupes à risque, avait été envoyée aux personnes concernées.Mais bon.la conclusion de ce psychodrame politique est prévue dans trois semaines.M É T É 0 Montréal Québec Nuageux.Verglas Pluie verglaçante en soirée.en fin de soirée.Max: 0 Min: -8 Max: -5 Min: -14 Détails, page B 4 INDEX Annonces .B 4 Le monde .B 5 Avis publics.B 6 Les sports .B 6 Culture .B 8 Montréal .A3 Economie .B 2 Mots croisés.B 4 Éditorial .A(i Politique .A5 Horizons .B 1 Télévision .B 7 www.ledevoir.com Les urgences en crise Marois injecte 20 millions Québec récompensera les hôpitaux les plus efficaces MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Ce n’est pas 15 mais finalement près de 20 millions qui serviront à résorber la crise dans les urgences des hôpitaux québécois au cours des prochaines semaines.En plus des 16 millions — sept millions à Montréal — réservés aux mesures actives de désengorgement, Québec versera 3,2 millions aux hôpitaux dont les urgences s’avèrent les plus efficaces.La ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, a dévoilé hier un plan d’action qui comprend l’ouverture de 830 lits et l’ajout de 900 employés sur une base d’un mois.Énviron la moitié des 20 millions (9,6) servira à ouvrir 450 lits dans des centres de courte durée et 380 autres dans des centres de longue durée.Le quart des sommes allouées (3,7 millions) permettra l’embauche de personnel temporaire (infirmières, infirmières auxiliaires, préposés aux bénéficiaires et inhalothérapeutes) dans les urgences.Fait nouveau, environ le quart des fonds débloqués par le gouvernement servira donc à offrir une «reconnaissance pour les résultats obtenus» à 13 hôpitaux ayant accueilli plus de 10 000 patients où les séjours à l’urgence sont les plus courts.Ainsi, les Centres hospitaliers universitaires de Québec et de l’Estrie recevront chacun 400 000 $, l’Hôpital général juif et le Centre hospitalier affilié universitaire de Québec, 300 000 $ et neuf autres établissements — dont Pierre-Boucher, Sainte-Justine et St.Mary’s, 200 000 $.Selon la ministre Marois, ces sommes, non récurrentes pour l’instant, serviront à maintenir ou à améliorer la qualité des services.Elle refuse de dire que ces établissements ont les meilleures salles d’urgence au Québec, préférant plutôt supposer que leur administration possède les «meilleures recettes», recettes qu’elle tentera d’ailleurs de faire partager par les autres centres hospitaliers.Le plan d’urgence à court terme du gouvernement comprend également un montant de 2,6 millions destiné à des services de radiologie et de laboratoire en plus de mesures particulières.L’ensemble des sommes réservées aux mesures actives de désengorgement, 16 millions, sera principalement réparti ainsi: 43 % à Montréal, 13 % en Montéré-gie, 10 % à Québec et 6 % en Mauricie-Centre du Québec.En plus de ces mesures à court terme, la ministre Marois a réitéré son intention de régler le problème des urgences une fois pour toutes en adoptant diverses mesures VOIR PAGE A 8: MAROIS Les omnipraticiens veulent l’abolition des plafonds salariaux ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Au moment où Québec souhaite ficeler rapidement avec les médecins un accord sur la question des urgences, les omnipraticiens réclament l’abolition des plafonds salariaux et une augmentation des forfaits versés à ceqx qui travaillent à l’urgence.À l’heure oii la ministre de la Santé, Pauline Marois, rendait public hier son plan d’action sur les urgences, la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) dévoilait ses cartes à la table des négociations, où s’entament les discussions sur le renouvellement de leur entente collective avec le gouvernement.Pour pouvoir recruter plus de médecins dans les urgences, la fédération réclame ni plus ni moins la levée des plafonds salariaux semestriels imposés aux omnipraticiens.VOIR PAGE A 8: OMNIPRATICIENS ¦-Æf RENE MATHIEU LE DEVOIR La ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, a dévoijé hier les détails d’un plan de 20 millions pour redresser la situation dans les urgences.Les professionnels de la santé ont poussé un premier soupir de soulagement depuis le début de la crise.ÏÏHWriditli'Jtil:.LES URGENCES A EVITER MONTRÉAL Maisonneuve-Rosemont: capacité: 34 patients sur civière: 76 depuis plus de 48 h: 13 Notre-Dame: capacité: 28 patients sur civière: 60 depuis plus de 48 h: 6 HOtel-Dieu: capacité: 18 patients sur civière: 44 depuis plus de 48 h: 1 Royal Victoria: capacité: 13 patients sur civière: 31 depuis plus de 48 h: 2 Sacré-Cœur capacité: 35 patients sur civière: 48 depuis plus de 48 h: 0 Saint-Luc capacité: 23 patients sur civière: 46 depuis'plus de 48 h: 1 Lakeshore capacité: 28 patients sur civière: 47 depuis plus de 48 h: 4 Lachine capacité: 6 patients sur civière: 19 depuis plus de 48 h: 0 LAVAL Cité oe la Santé: capacité: 35 patients sur civière: 62 depuis plus de 48 h: 13 ¦ Sept millions pour régler la crise à Montréal, page A 2 ¦ Hôpitaux, médecins et infirmières sont satisfaits, page A 2 ¦ Les centres de réadaptation sont aussi débordés, page A 3 Le Printemps du Québec suscite la colère des artistes CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS Au moment où la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, s’apprête à annoncer la programmation du Printemps du Québec — la saison culturelle québécoise qui se déroulera en France de mars à juin —, l’insatisfaction gronde parmi les artistes.Retards, annulations, contrats non signés, cachets à déterminer, dates de tournées toujours pas fixées: à un mois de l’inauguration de la plus grande manifestation culturelle québécoise jamais tenue à l’étranger, les récriminations sont nombreuses chez ceux qui seront les principaux artisans de l’événement.L’annulation récente d’une des manifestations phares de la saison, le spectacle multimédia que devait diriger Michel Lemieux sur le parvis de la bibliothèque François-Mitterrand, a été accueillie comme une bombe dans le milieu.Un spectacle comme celui-là aurait exigé près d’un an de préparation, dit Michel Lemieux.«On s'est retrouvés dans une situation difficile, coincés.Tant qu'à faire, faute de temps, quelque chose qui n ’aurait pas été à la hauteur, mieux valait annuler.» À quelques semaines de la gigantesque installation que doit réaliser l’architecte Pierre Thibault dans le j;ir-din des Tuileries, celui-ci n’a toujours pas signé son contrat.Les autorisations ne sont venues qu’en décembre.La création exige de creuser une tranchée d’un demi-kilomètre dans l’allée centrale du joyau des parcs parisiens afin de recréer une tranche du paysage québécois.«On a voulu faire beaucoup avec peu dans des délais très courts.Ça entraine les désagréments qu’on connaît», dit l’architecte.La plupart des artistes impliqués dans la programmation refusent de s'exprimer publiquement.Mais en privé, certains ne décolèrent pas.«On nous dit que tout va se mettre en place.Mais plus le temps passe, plus ça devient inquiétant.Ixs artistes ne se sentent pas en sécurité», dit le responsable administratif d’une compagnie.«Je sais depuis un an que j'y vais.Mais je ne sais toujours pas combien je serai payé et à quelles dates précises je jouerai», dit un artiste.Les négociations avec les responsables, qui gèrent un budget de huit millions de dollars, n'ont pas toujours été faciles.Le Printemps a proposé des «prix québécois» (à la baisse) a des compagnies habituées de jouer en France.«Une représentation dans une salle parisienne, ce n’est pas le même prix ni les mêmes frais qu’une soirée à la Maison de la culture Frontenac», dit une responsable de tournée.Les compagnies qui travaillent peu hors Québec ont accepté ces tarifs pour avoir la chance de jouer à l'étranger.11 en va autrement pour ceux qui ont l'habitude des tournées VOIR PAGE A 8: PRINTEMPS Sous-marins, poules et frigidaires Les dessous du trafic de drogue en prison Le rapport publié il y a deux semaines par le Protecteur du citoyen, sur la situation à la prison de Bordeaux, puis la récente émeute après une livraison de drogue manquée ont soulevé certaines questions liées à la vie en prison.Le Devoir publie aujourd’hui et demain, dans sa page Idées, la synthèse de témoignages recueillis par des étudiants à l’École de criminologie de l’Université de Montréal, qui jette un nouvel éclairage sur certains aspects de la vie «en dedans».MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Le «colis» qui a fait l’objet, le week-end dernier, d’une émeute à la prison de Bordeaux aurait contenu des drogues douces (marijuana, haschisch) et aurait représenté une livraison plus importante qu’à l'habitude.«Reste à savoir pourquoi la livraison a été ratée, et surtout pourquoi cela a provoqué une émeute, dit Pierre Tremblay, professeur de criminologie à l’Université de Montréal, qui tient l’information de ses étudiants.D'habitude, il y a émeute quand les détenus ont une raison d’être révoltés contre les autorités.Peut-être que le gardien qui aurait normalement dû fermer les yeux ne Ta pas fait, ou qu’un autre gardien s’est retrouvé en poste ce jour-là.Le fait de ne pas recevoir une livraison attendue peut aussi être un élément qui s’est ajouté à d’autres frustrations.» Dans le cadre du cours que donne Pierre Tremblay, certains étudiants ont recueilli des témoignages auprès de gardiens et de détenus à propos de la vie à la prison de Bordeaux (provinciale) et au pénitencier Leclerc (fédéral).La synthèse qu’a faite Pierre Tremblay de ces témoignages ouvre des fenêtres sur certains détails de la vie quotidienne, en particulier sur l'organisation du trafic de la drogue et sur la façon dont le pouvoir s’exerce à l’intérieur des prisons.Ceux qui connaissent le milieu carcéral le savent déjà: il existe une catégorie de détenus qui ont plus de pouvoirs que les gardiens eux-mêmes.«1m strate intermédiaire des gardiens [a des] pouvoirs limités et, pour ainsi dire, “pêri-métriques”», écrit ainsi Pierre Tremblay dans le texte «De l’utilité des sous-marins» (voir en page A 7).le personnel des comités de détenus a préséance sur eux, comme en fait foi le témoignage de gardiens.«On est davantage là comme observateurs que comme gardiens de la paix, dit l’un VOIR PAGE A 8: PRISON I* O L I T I Q U E Vers une guerre de l’eau ?\ A un mois des audiences du BAPK sur une éventuelle politique québécoise de l'eau, Ottawa passe à l’action en annonçant une loi lui permettant d’interdire les prélèvements massifs d’eau de surface ou souterraines à des fins d’exportation, y compris à des fins humanitaires, ainsi que les dérivations de cours d’eau ou les excès d’utilisation d'eaux souterraines en bordure des frontières.U3 gouvernement fédéral a en effet dévoilé hier sa «strate gie» en vue d’empêcher que les eaux canadiennes puissent éventuellement être prélevées et exportées massivement en vertu des dispositions de l’AITNA En annonçant qu’il allait modifier la Loi du Traité des eaux limitrophes internationales, Ottawa enjoignait aux provinces de suspendre par moratoire toutes leurs règles relatives à l'émission des permis de façon à ce qu’aucune d’entre elles n’aille poser un précédent fâcheux.Nos informations, page A 4 778313000672 0 N \\ Plan d’urgence Le milieu de la santé applaudit Marois Il est toutefois malheureux que les CLSC aient été ignorés, souligne-t-on ISABELLE PARÉ LE DEVOIR EN BREF Pas de dédommagement (Le Devoir) — Ne s’estimant nullement responsable du retrait de ses 3(50 autobus à plancher bas, au début janvier, et des services réduits qui s’ensuivirent, la STCUM n’offrira aucun dédommagement à ses usagers.La STCUM avait été appelée à étudier cette possibilité à la suite d’une demande de Michel Bédard, candidat à la mairie de Montréal sous la bannière du Parti Montréal 2000 lors des récentes élections municipales.L’affaire se retrouve cependant devant les tribunaux, François Dumoulin, étudiant à l’Université de Montréal et lui aussi ex-candidat du Parti Montréal 2000, ayant déposé un recours collectif au début février dans l’espoir d’obtenir un dédommagement de 66 $ de la STCUM.Une petite mine d’or pour les avocats, ces autobus à plancher bas: la STCUM continue de son côté à évaluer la pertinence de recours en justice contre Nova-Bus, l’usine de Saint-Eustache qui fabrique les véhicules.Patiente, la Ville.(Le Devoir) — La Ville de Montréal se montre patiente envers le YMCA.En approuvant une subvention de 5,7 millions en novembre pour la reconstruction du YMCA au centre-ville, Montréal avilit exigé en retour le paiement de ses quelque 700 000 $ de taxes dues, et ce, au plus tard le 1er février.Guy Bazinet, conseiller principal au Service de développement économique de la Ville de Montréal, explique cette tolérance par les sommes que devrait bientôt recevoir le YMCA de la vente de l’ancien immeuble résidentiel Drummond Court, dont il est propriétaire.Cette vente, imminente, permettrait au YMCA de payer ses taxes, dont quelques-unes remontent à aussi loin que 1995, et d’aller de l’avant avec son projet de reconstruction.«Et de toute manière, la subvention ne sera versée que lorsque le nouvel immeuble du YMCA sera complété», a ajouté M.Bazinet.Une question demeure cependant: à quoi bon, alors, avoir exigé le paiement des taxes au 1" février?Une toute petite grève (Le Devoir) — Les cols bleus de Mont-Royal sont convenus de reprendre leurs activités normales dès aujourd’hui et de mettre lin à leur courte grève, commencée le 3 février.Les cols bleus ont convenu de reprendre les activités normales aujourd'hui.Les négociations entamées depuis plusieurs mois vont se poursuivre en présence du conciliateur.Enquête sur la mort d’un suspect (Le Devoir) — La Sûreté du Québec et le Bureau du coroner enquêteront sur la mort d’un suspect dans sa cellule d’un poste de police de Laval.Victor Portela, 27 ans, avait été arrêté mardi à la suite de la découverte des corps sans vie de ses parents, Angel Portela et Carmen Rivas, dans Ipur résidence.Lejeune homme, dont les proches ont souligné la schizophrénie, est décédé vers 3h mercredi matin.Il devait comparaître hier au palais de justice pour lp meurtre de ses parents.Les enquêteurs devront évaluer les conditions de détention du suspect et déterminer si les policiers de garde auraient pu lui venir en aide.Dans une rare unanimité, tant les hôpitaux et les médecins que les infirmières ont levé leur chapeau, hier, aux mesures annoncées dans le plan Marois sur les urgences, même si tous conviennent que des solutions à long terme font toujours cruellement défaut.Les hôpitaux, qui recevront la part du lion des 20 millions annoncés hier par Pauline Marois, se sont réjouis hier de la volonté et du degré de «compréhension» démontré par la ministre dims la gestion de cette crise.«Elle a fait preuve d’une volonté et d’une écoute rarement vues.Elle avait son plan d’action qu'elle a changé et bonifié après nous avoir rencontrés.Elle a très bien saisi le besoin de réinvestissements qui se fait sentir dans le réseau», a souligné hier la présidente de l'Association des hôpitaux du Québec (AHQ), Marie-Claire Daigneault-Bourdeau.Cela dit, la porte-parole des hôpitaux pense que la performance des autres établissements du réseau de la santé doit être évaluée, au même titre que celle des urgences des hôpitaux.Dans le plan ministériel, cette performance a été prise en compte pour déterminer les sommes que recevront les hôpitaux.Sur le terrain, certains médecins qui travaillent dans les urgences voient dans cet ajout budgétaire une bouée de Malgré les sept millions qui atterriront d’ici 60 jours dans la métropole pour colmater les problèmes des urgences, rien ne sera réglé dans l’avenir à moins d’investissements majeurs de la part du Québec dans les soins à domicile et les centres ambulatoires à Montréal.Même si les mesures annoncées hier dans le cadre du plan Marois apportent un soulagement à la région de Montréal, la présidente de la Régie régionale de la santé et des services sociaux s'est montrée très claire hier sur la façon de résoudre le problème de l’engorgement chronique des salles d’urgence à long terme.«L’amélioration des urgences va au delà de budgets ponctuels.Nous sommes convaincus que les solutions durables sont en amont et en aval du passage des patients à l’urgence», a défendu hier Kathleen Weil.Le directeur général de la Régie, Marcel Villeneuve, croit quant lui aussi que Québec doit dès maintenant donner le feu vert à des investissements, notamment pour les cinq centres de soins ambulatoires prévus depuis 1995 dans la foulée de la fermeture de sept hôpitaux, pour éviter de nouvelles crises dans l’avenir.secours tout à fait bienvenue.«C’est mieux que ce à quoi on s'attendait.Je suis content de voir que des lits [pour malades] aigus seront ouverts parce que plusieurs de nos patients sont très malades et on ne peut pas les déplacer n 'importe où.Le fait que des postes soient créés va aussi permettre d’arrêter de surtaxer notre personnel», a commenté hier le D'Bernard Mathieu, chef de l’urgence à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.Mais pour régler les éternels débordements de l’urgence, il faudra bien plus, pense-t-il, La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMQQ) salue quant à elle cet effort circonstanciel mais rappelle que la santé ne reviendra dans les urgences que le jour où des ressources additionnelles seront créées dans l’organisation générale des soins médicaux.«C’est une approche qui nous plait de la part de Mme Marois.Mais le ministère devra mettre beaucoup plus d'argent s’il souhaite des effets à long terme», a commenté le Dr Re-nald Outil, président de la FMOQ.Les médecins s’impatientent de voir créer les départements régionaux de médecine générale, qui permettront de mieux répartir des effectifs médicaux et d’harmoniser les soins de première ligne sur chaque territoire.Or la FMOQ attend l’implantation de ces nouvelles structures depuis juin 1998.Sans cela, affirme le D" Dutil, «les mesures appliquées dans les urgences ne donneront jamais les effets escomptés.On ne peut régler les problèmes à la pièce».En attendant, ce sont sept millions que recevra le réseau de la santé montréalais au cours des deux ou trois prochains mois, dont 4,8 millions pour ajouter 132 lits de courte durée et 156 lits de longue durée dans les centres d’hébergement.Ces lits ne seront pas forcément ouverts dans les hôpitaux.Certains le seront dans des centres de réadaptation et des centres de soins de longue durée, ce qui permettra de déplacer les patients requérant des soins prolongés et de libérer des lits d’hôpitaux pour la clientèle des urgences.Pas moins de 450 postes temporaires seront créés dans les hôpitaux de même que dans les CLSC pour mieux dispenser des soins à domicile la fin de semaine.Quelque 22 postes d’infirmières seront créés pour établir des liens entre les hôpitaux, les CLSC et les centres d’hébergement, et y référer au besoin la clientèle.Par ailleurs, au moins 3,2 millions en primes seront versés à six hôpitaux pour souligner leur bonne performance.Les gagnants à cette nouvelle loterie seront l’Hôpital général juif (300 000 $ en prime plus 562 000 $ en personnel et en lits), l’hôpital Saint Mary’s (200 000 $ plus 476 000 $), l’hôpital Sainte-Justine (400 000 $ au total) et l’Hôpital de Montréal pour enfants (400 000 $ au total).Ixjs hôpitaux La FMOQ, qui négocie avec Québec pour renouveler l’entente salariale des 75(H) omnipraticiens québécois, souhaite voir s’améliorer les conditions de pratique des médecins dans les urgences mais aussi dans d’autres services hospitaliers (voir autre texte, page A 1 ).Satisfaite des ajouts de personnel et de l’ouverture de lits de soins de longue durée tel qu’annoncé, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) se désole toutefois de voir le train de mesures de la ministre Marois passer les CLSC sous silence.«Les CLSC n'ont jamais eu l’argent requis et cela vient amplifier le problème vécu dans les urgences.Nous sommes aussi déçus de voir que rien n’est prévu pour former de nouvelles infirmières, alors que cela est même prévu dans notre contrat de travail», affirme Jennie Skene, présidente de la RK).Une préoccupation qui trouve des échos à l’Association des CLSC et des centres de soins de longue durée (CHSLD), qui croit aussi que l’insuffisance des ressources allouées aux services à domicile et aux services médicaux en CLSC est à l’origine de la crise qui secoue les urgences.«Que ce soit pour maintenir les personnes âgées à domicile ou pour accélérer leur retour à la maison, les services à domicile doivent être intensifiés et mieux adaptés aux besoins de cette tranche de la population», affirme la présidente de cette association, Andrée Gendron.Jean-Talon et Lachine hériteront de 1(H) (HH) $ chacun.«Récompenser la performance, c’est un système qui est appliqué un peu partout dans le monde.Ça ne nous empêche pas de reconnoitre les problèmes des autres hôpitaux.Mais c’est bien que les établissements qui ont fait des efforts ne se découragent pas de voir que les investissements vont toujours ailleurs», a soutenu Mme Weil.Les autres hôpitaux de la métropole recevront quant à eux des sommes variant entre 1,3 million (CHUM) et 50 (HH) $ (Institut de cardiologie) pour les aider à surmonter l’achalandage exceptionnel auquel ils font face depuis le début du mois de février.La Régie régionale a d’ailleurs insisté hier sur le caractère unique de la pointe ressentie dans les urgences depuis le début du mois de février.Au cours des sept derniers jours, 3500 transports par ambulance ont été réalisés, comparativement à 2500 en 1998 pour la même période.«On a été surpris.C’est une situation que l’on n'avait pas vue et qui a été compliquée du fait que les urgences débordaient ailleurs en région.Quant on regarde les chiffres, ça donne 1000 patients de plus par semaine», a insisté Marcel Villeneuve.Selon la Régie, ces mesures, qui seront appliquées dès demain, permettront de revenir à une situation plus tolérable d’ici environ sept jours.Sept millions pour les urgences d’ici 60 jours À long terme, ce sera insuffisant, dit la Régie ISABELLE PARÉ LE DEVOIR f Se mettre à l’abri est un réflexe tout à fait naturel.PROFITEZ D'UN mi! 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I) I II K E V It I K It I it !» !» LE DEVOIR MONTREAL Le mont Royal, site protégé ?Un projet immobilier dans un ancien immeuble des Sulpiciens fait son chemin à la Ville Stade olympique Le mont Royal est-il vraiment un site protégé?Les groupes de défense du patrimoine montréalais se le demandent plus que jamais, au moment où un promoteur immobilier s’apprête à s’y attaquer avec un projet d’une trentaine de millions.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Malgré le tollé, le dossier de la conversion en unités familiales haut de gamme de l’ancien édifice des Sulpiciens, datant du XVIII'1 siècle et sis au 3530 de la rue Atwater, poursuit son chemin à la Ville de Montréal.Comme l’a expliqué Saulie Zajdel, responsable des dossiers de développement économique à la Ville de Montréal, le comité exécutif vient de confier le dossier à la Commission de développement urbain (CDU), qui l’étudiera le 23 février.«Il s’agit d'un projet de 75 unités familiales, d’envi- ron 35 à 40 millions de dollars, qu’effectuera le Groupe IJpine, auquel on doit notamment les bâtiments du Sanctuaire», a-t-il expliqué.Reconnaissant que le projet avait soulevé l’ire de plusieurs opposants, Saulie Zajdel a fait valoir que le sort de l’immeuble de pierre de trois étages et de son prestigieux site a en fait été scellé par le gouvernement fédéral.L’édifice des Sulpiciens, qui se trouve dans la courbe entre les rues Sherbrooke et Docteur-Penfield, a pendant un certain temps été occupé par le Quartier général des Forces armées.La Société immobilière du Canada vient tout juste de vendre l’édifice au Groupe Lépine.D’ores et déjà, la Ville de Montréal promet que le bâtiment de ferme, au cœur du site, sera préservé.Cette garantie ne satisfait aucunement Sylvie Guilbault, coordonnatrice du groupe Les Amis de la Montagne.«La Ville donnera un permis de construction au premier promoteur venu, sans même se soucier que le site se trouve sur l’aire protégée du mont Royal.Im valeur de l’endroit ne vient pas seulement à ses murs mais à ses magnifiques jardins, de cette immense coulée verte au cœur de Montréal.» Si le gouvernement fédéral a erré, il n’en demeure pas moins qu’il est du ressort de Montréal de protéger ce site, selon Mme Guilbault.«La Commission de développement urbain ne suffit pas.lœs dossiers y passent à toute vapeur, en une soirée, et les décisions s'y prennent sur-le-champ.Il nous faut une audience publique.Montréal a le pouvoir et le devoir de veiller à ce que le projet ne porte pas atteinte au mont Royal.» C’est aussi ce que laisse entendre Dinu Bumbaru, responsable des programmes à Héritage Montréal.«Oui, le gouvernement fédéral a vendu cela comme on vendrait de vieilles bagnoles rotiillées, se plaint-il.Mais le comité consultatif de Montréal sur la protection des biens culturels doit pouvoir formuler un jugement éclairé, et ce, après de nécessaires audiences publiques.» Parmi les autres projets immobiliers caressés par Montréal et annoncés hier, notons la construction de 212 unités de logement, sur la rue Faillon, près du parc Jarry.La CDU devra aussi étudier, le 23 février, le projet de construction d’une succursale de Bureau en gros, au coin de la rue Jean-Talon.«Ce seront là des dossiers plus faciles, sans enjeux patrimoniaux», a conclu Saulie Zajdel.Les centres de réadaptation et de convalescence sont eux aussi débordés L’Ordre des ingénieurs attaque la RIO et la CSST JACQUES NADEAU LE DEVOIR Cette patiente a été admise au centre de réadaptation et de convalescence Villa Medica.Comme les urgences des hôpitaux de soins de courte durée, ces centres d’hébergement de la région de Montréal sont débordés.CAROLINE M O N T P ET IT LE DEVOIR Comme les urgences des hôpitaux, les centres d’hébergement de Montréal qui accueillent les malades en convalescence et en réadaptation sont surchargés.Cet engorgement s’ajoute au casse-tête déjà lourd des hôpitaux bondés.C’est ce dont témoignait hier Michel Duchesne, directeur général du centre Villa Medica.Malgré l’ajout de 30 lits, le 4 janvier dernier, pour faire face aux nombreux cas provenant de l’hôpital Sacré-Cœur et de l’hôpital Maisonneuve, cet institut de la rue Sherbrooke est débordé.Les centres d’hébergement ont pour mission de recueillir les patients qui sortent des hôpitaux et qui ne peuvent pas rentrer chez eux sur-le-champ.Ces services sont d’autant plus en demande, dit M.Duchesne, que les CLSC ne fournissent pas toujours le service de soins à domicile prévu lors de l’instauration du virage ambulatoire.Par ailleurs, ces centres (au nombre de six dans la région de Montréal) ont eux aussi subi le couperet du ministère de la Santé.200 lits, principalement destinés à la transition entre l’hôpital et la maison, ont été retranchés du réseau depuis 1995.Des 900 lits qu’on retrouvait alors dans les centres avant cette date, on n’ep trouve plus que 700.A Villa Medica, la liste d’attente est présentement de 35 noms, qui seront remplacés par 35 autres dès qu’ils auront été traités.Et ce, malgré les lits supplémentaires qui demeureront en place jusqu’au 31 mars.«Présentement, on n’a pas de répit», dit M.Duchesne.S’il y a régulièrement des patients en attente pour entrer à Villa Medica, la longueur de ces listes est actuellement un peu anormale.Cette attente peut avoir un effet sur l’engorgement enregistré dans les hôpitaux de soins de courte durée.«On n’a peut-être pas assez investi dans les soins à domicile au niveau des CLSC avant de réduire les budgets», dit M.Duchesne.A Villa Medica, l’âge moyen de la clientèle est de 65 ans.Présentement, les besoins les plus criants se situent dans le secteur de la convalescence.En hiver, explique M.Duchesne, les gens sont plus sujets à l’emphysème, aux crises cardiaques et aux problèmes respiratoires.«Janvier, février et mars sont les pires mois», dit M.Duchesne.Tout au long de l’année, de nombreux patients ont également besoin de soins spécialisés, à la suite de fractures de la hanche.A Villa Medica, les séjours moyens sont de 26 jours.Ceux des patients en transition sont de 15 jours.Le centre reçoit également quelque 150 patients en clinique externe.L’hôpital Villa Medica est le plus gros des centres de réadaptation de Montréal.Les autres sont l’Institut de réadaptation de Montréal (104 lits), le centre Marie Clarac (144 lits), le centre Lindsay (135 lits), le centre Catherine Booth (84 lits) et le centre Julius Richardson (42 lits).JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Ly Ordre des ingénieurs ne peut ’ compléter son enquête sur la déchirure de la toile du Stade olympique parce que la Régie des installations olympiques (RIO) et la Commission de la santé et sécurité au travail (CSST) lui refusent l'accès à certains documents, a annoncé l'organisme hier.Faux, rétorque la RIO: la Régie est prête à fournir tous les documents, pour autant que l’ordre les lui demande et qu’elle les ait en sa possession.Di sortie de l’Ordre des ingénieurs — qui demande l’intervention immédiate du gouvernement pour que les organismes publics et parapublics concernés donnent volontairement accès aux documents requis par ses enquêteurs — a choqué la RIO.«On est très étonnés, on n’en revient pas», a lancé André Huberdeau, vice-président au développement et aux affaires à la RIO.Selon lui, les enquêteurs ont rencontré la RIO une fois, tout juste après la déchirure.«On était pris dans un imbroglio avec les assureurs et on leur a dit qu’on allait y penser.» Mais depuis ce temps, dit André Huberdeau, on n’a reçu aucune nouvelle des ingénieurs de l’ordre.Jusqu’à hier.«Nous voudrions avoir accès aux devis, aux contrats entre les différentes parties, aux plans d’ingénieurs.Tous les éléments qui sont pertinents pour notre enquête», explique Hubert Ste- phenne, secrétaire et directeur général de l’Ordre des ingénieurs.«On leur en a fait la demande et, à l’heure actuelle, nous n 'avons pas de réponse positive.Il y a deux semaines que nous avons entrepris l’enquête et nous jugeons qu'il n’y a pas de raison fondamentale pour qu’une enquête de cette nature soit retardée indéfiniment pour avoir des approbations des instances supérieures.» L’ordre veut vérifier s’il y a des «motifs de croire qu’il y a eu manquement en matière d'intégrité et de compétence professionnelle de la part des ingénieurs impliqués» et veut «s'assurer qu’il n'y a pas eu exercice illégal dans l'ingénierie des travaux par des personnes non-membres de l’ordre».La RIO se dit bien prête à fournir les devis et contrats, «surtout à l'Ordre des ingénieurs», affirme André Huberdeau.Pour ce qui est des plans du toit, il faudra attendre.Le contrat «clés en main» qui unit Bir-dair et la RIO stipule que les plans seront remis à la toute fin du projet.Quant aux demandes formulées à la CSST, on était dans l’impossibilité hier de révéler pourquoi l’ordre se serait vu refuser l’accès à certains documents.Par ailleurs, Birdair n’a toujours pas remis de rapports sur les causes de la déchirure à la RIO, qui s'impatiente.La toile extérieure a été rapiécée mardi, au grand soulagement d’André Huberdeau.«On en avait assez de chaufferies petits oiseaux.» MODE POUR HOMME EN SOLDE CHEZ MONTRÉAL 50% A 70 SUR TOUTE LA COLLECTION AUTOMNE/HIVER D0LCE&GABBANA VERSACE GIANFRANCO FERRE VERSUS MOSCHINO VERRI DONNA KARAN MUGLER AZZALI RUFF0 1455, rue Peel (coin de Maisonneuve) Tél.: (514) 282-0022 m D15.7A I.K I) H V 0 I li , I.K .1 K I’ I) I II F K V II I K II I il il il A 4 -* Le ?- POLITIQUE Manifestation réprimée à Ottawa PRESSE CANADIENNE Ottawa — Une manifestation de quelque 150 sans-abri et partisans de la gauche dénonçant les coûts de logement éievés a dégénéré hier matin sur la Colline parlementaire à Ottawa.Onze personnes ont été arrêtées.Une quarantaine de policiers anti-émeute de la GRC et au moins un chien policier avaient été appelés sur les lieux pour aider à maîtriser les manifestants, mais ils n’ont pas eu à intervenir.Deux rangées de policiers de la GRC et de la municipalité d’Ottawa-Carleton ont affronté les manifestants devant le bloc central du Parlement et les arrestations sont survenues presque immédiatement, lorsque certains d’entre eux ont tenté de franchir les clôtures.Les manifestants demandaient à rencontrer le premier ministre Jean Chrétien, mais seul le chef de l’opposition conservatrice, Joe Clark, a voulu leur adresser la parole à l’extérieur.Ce dernier en a d’ailleurs été pour ses frais.Les manifestants l’ont invectivé et bousculé en rappelait que les compressions avaient commencé sous le gouvernement Mulro-ney.L’un des manifestants arrêtés, Robert Briones, un Montréalais de 33 ans, a été accusé de bris de probation et d’agression sur un policier.La GRC a également déposé des accusations d’entrave au travail des policiers contre dix manifestants provenant de Toronto, Montréal et Ottawa.La CSDM est sous tutelle, croit Pallascio PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR La Commission scolaire de Montréal est en pratique sous tutelle, estime le commissaire de l’opposition Michel Pallascio.«La CSDM semble sous tutelle virtuelle.On comprend mal qu’un membre du gouvernement s’implique de façon aussi directe», a déclaré le chef du Regroupement scolaire confessionnel (RSC) en marge d’une réunion publique des commissaires montréalais, hier soir.M.Pallascio réagissait au fait que le ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration, Robert Perreault, était intervenu afin d'inviter les deux groupes dissidents du parti au pouvoir, le MEMO, à régler leur différend.Cela fait maintenant près d’un mois que la présidente du MEMO, Diane De Courcy, est accusée par cinq commissaires de son équipe de manquer de sens démocratique et de se trainer les pieds dans certains dossiers que les dissidents jugent prioritaires (notamment le partage des écoles entre francophones et anglophones).Manifestement, la paix n’est pas revenue au sein des commissaires du MEMO.Ainsi, hier soir, les commissaires ont voté une politique de transport d’écoliers proposée conjointement par les cinq commissaires dissidents du MEMO et les six commissaires du Regroupement scolaire confessionnel.En gros, cette proposition visait à ralentir le rythme des changements prévus dans le transport d’écoliers, entre autres pour les ex-écoles protestantes.Mme De Courcy et les neuf autres commissaires qui l’entourent ont inscrit leur abstention.«Il y avait là quelque chose d’incongru», a expliqué Mme De Courcy en faisant notamment référence au fait que la politique de transport survenait alors que les inscriptions pour l’an prochain étaient déjà terminées.Sur l’état de la dissidence au sein de son parti, la présidente de la CSDM a été peu loquace, et c'est peu dire.Elle a refusé de commenter l’intervention du ministre de l’Immigration et s’est contentée de dire ceci: «Les pourparlers se poursuivent et il y a des échanges.Le MEMO a beaucoup d’amis voulant contribuer à la résolution de ces problèmes.» Le président du Regroupement scolaire confessionnel, lui, ne se gênait pas hier pour dénoncer l’incapacité du MEMO «à gérer une commission scolaire sans avoir de l’aide extérieure».M.Pallascio trouve «aberrant de voir un membre du gouvernement s'impliquer de façon aussi directe».11 ne se laisse pas convaincre par le commentaire récent de M.Perreault, qui disait avoir tenté de rapprocher les parties en tant que militant du MEMO et non comme ministre.La directrice de cabinet de Mme De Courcy, Danielle Ripeau, trouve quant à elle que M.Pallascio fabule lorsqu’il parle de tutelle.Les responsables de la commission, assure-t-elle, poursuivent leur travail normalement.La proposition d'hier soir sur le transport d’écoliers n’a pas plu à tous les parents.Ceux des écoles Montrose et San Brandon, deux ex-écoles de la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal, perdent le transport pour leurs élèves de cinquième et sixième années.Mme De Courcy voit là «des exceptions difficilement acceptables».Exportations d’eau Ottawa annonce une loi pour protéger les eaux souterraines et de surface D’ici là, le fédéral enjoint aux provinces de suspendre par moratoire l’émission de permis de prélèvement d’eau à grande échelle À un mois des audiences du BAPE sur une éventuelle politique québécoise de l’eau, Ottawa passe à l’action en annonçant une loi lui permettant d’interdire les prélèvements massifs d’eau de surface ou souterraines à des fins d’exportation, y compris à des fins humanitaires, ainsi que les dérivations de cours d’eau ou les excès d’utilisation d’eaux souterraines en bordure des frontières.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le gouvernement fédéral a dévoilé hier sa «stratégie» en vue d’empêcher que les eaux canadiennes puissent éventuellement être prélevées et exportées massivement en vertu des dispositions de l’ALENÀ En annonçant qu’il allait modifier la Loi du Traité des eaux limitrophes internationales pour se donner le pouvoir réglementaire d’interdire les exportations massives ou les dérivations de cours d’eau vers les Etats-Unis, Ottawa enjoignait aux provinces de suspendre par moratoire législatif toutes leurs règles relatives à l’émission des permis de façon à ce qu’aucune d’entre elles n’aille poser un fâcheux précédent d’ici à ce que la loi fédérale annoncée entre en vigueur ainsi qu’un éventuel «accord pancanadien sur les prélèvements d’eau à grande échelle».Du même coup, Ottawa et Washington confiaient hier à la Commission mixte internationale (CMI) le mandat d’étudier «les effets de la consommation, du détournement et du prélèvement d’eau, y compris à des fins d’exportation, dans les eaux limitrophes.La CMI, précise la déclaration fédérale, fera par ailleurs des recommandations relatives à la gestion et à la protection des equx transfrontalières aux gouvernements du Canada et des Etats-Unis».Enfin, Ottawa annonce son intention de mettre en place un «accord pancanadien sur les prélèvements d’eau à grande échelle» qui devrait refléter «l’engagement de tous les paliers de compétence à intervenir par voie de législation, de réglementation ou de politique».Le gouvernement fédéral prend acte du fait que des provinces comme la Colombie-Britannique et l'Alberta ont déjà adopté des lois interdisant les exportations d’eau ainsi que la dérivation de leurs cours d’eau.Mais il «demande instamment ata provinces et aux territoires d'imposer un moratoire afin de prévenir les prélèvements d’eau à grande échelle dans des bassins hydrographiques, y compris à des fins d’exportation, jusqu ’à ce que l’accord entre en vigueur».Ottawa précise dans le communiqué émis hier par le ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, et la ministre fédérale de l'Environnement, Christine Stewart, que sa stratégie «confirme l’opposition de longue date du gouvernement concernant les prélèvements d’eau massifs».Le communiqué ministériel va jusqu'à dire explicitement que cette stratégie vise à empêcher les législatures et les gouvernements de tous les niveaux au pays de perdre compétence sur les eaux souterraines et de surface en vertu des dispositions de l’ALENA.M.Axworthy rappelle en effet que le traité tripartite stipule qu’«à moins d’être vendue dans le commerce et de devenir ainsi une marchandise ou un produit, l'eau sous toutes ses formes échappe entièrement aux dispositions de tout accord commercial, y compris 1'ALENA».La décision d’Ottawa de bouger aussi rapidement, quitte à se mettre en travers du chemin de provinces favorables aux exportations comme le Québec, où certains rêvent de pouvoir exporter de l’eau en vrac, tient au fait que des entreprises ont commencé à demander des permis d’exploitation des eaux publiques à des fins d’exportation.Il suffirait, d’un point de vue juridique, qu’un seul projet voie le jour et soit formellement autorisé pour que ces eaux deviennent un objet de commerce et que les gouvernements ne puissent plus entraver ce type d’activité.En bougeant rapidement et en annonçant ses couleurs au plan législatif, Ottawa tente donc de paralyser ce type d’activité avant qu’il ne se développe.Ottawa précise d’ailleurs que sa stratégie vise aussi à éviter à court terme la déviation des eaux des Grands Lacs vers les États américains du Sud, dont les nappes souterraines achèvent de se tarir pour cause de surexploitation.Cette politique, qui aidera à maintenir les niveaux actuels du Saint-Liurent, se justifie aussi, selon Ottawa, par la nécessité d’adopter une politique de prévention devant le phénomène de l’effet de serre, lequel devrait réduire sensiblement le débit des grands cours d’eau canadiens.Mais la stratégie fédérale risque de contrecarrer les projets des entrepreneurs québécois et des hauts fonctionnaires qui voulaient profiter de la consultation nationale du Bureau d’au-diences publiques sur l’environnement (BABE) pour ouvrir la voie aux exportations d’eau québécoise.Là-dessus, Ottawa annonce clairement ses couleurs.Ce n'est pas en leur envoyant des navires remplis d’eau brute qu’on va aider les pays en développement aux prises avec des pénuries, précise la déclaration fédérale, mais en les aidant à mieux exploiter, gérer et conserver leurs ressources actuelles afin de prévenir les excès.Non seulement les audiences québécoises, qui doivent démarrer en mars, portaient notamment sur plusieurs des aspects visés par la «stratégie» fédérale annoncée hier, y compris les exportations, Ottawa invite désormais les provinces à participer aux audiences de la CMI sur ces questions.Or les audiences de la CMI là-dessus vont justement débuter.en mars.A Québec, le ministre de l’Environnement, Paul Bégin, refusait hier de commenter cette nouvelle stratégie fédérale, lui qui a justement donné un nicuidat sur plusieurs de ces questions au BAPE.Il le fera probablement aujourd’hui, précisait son attachée de presse, Caroline Drouin.Quant au président de la commission du BAPE responsable de cette consultation, André Beauchamp, il refusait lui aussi de commenter les projets d'Ottawa, sauf jxtur dire que «cela allait probablement rendre plus complexe la gestion de l’audience».Le BAPE commencera à entendre ce soir à Montréal les personnes et les groupes qui veulent lui faire des suggestions sur la tenue des prochaines audiences.La stratégie fédérale risque de contrecarrer les projets de ceux qui, au Québec, veulent ouvrir la voie aux exportations d’eau Le Québec et l’entente sur l’union sociale Dion baisse le ton mais ne se dédit pas MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Décidé à expliquer aux Québécois les vertus de l’accord sur l’union sociale, le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, a baissé le ton, hier, et tenté de se montrer compréhensif.«On peut comprendre que le gouvernement du Québec juge insuffisants les progrès accomplis par l’entente.Mais on doit s’attendre à ce que le gouvernement du Québec accepte le progrès qui lui est offert, même s’ ge insuffisant», a-t-il déclaré aux Communes.M.Dion a laissé l’impression qu’il voulait corriger l’image belliqueuse laissée, depuis vendredi, par ses multiples interventions publiques.Pour la première fois depuis la signature de l’entente, il a abordé le dossier de l’union sociale sans égratigner au passage le premier ministre Lucien Bouchard.En fait, il n’a jamais mentionné son nom hier, même si son discours ne s’adressait qu’aux Québécois.À part une brève introduction en anglais, M.Dion s’en est tenu au français pour 'expliquer l’accord conclu la semaine dernière à Ottawa entre le fédéral et les provinces, sauf le Québec.«Il subsiste une inquiétude du fait que le premier ministre du Québec n’y a pas adhéré.On craint que les Québécois ne puissent jouir de ses bienfaits autant que les autres Canadiens.C’est là une inquiétude légitime», a-t-il convenu.Désireux de la dissiper, il a tenté de montrer comment le gouvernement fédéral tenterait, comme l’a promis le premier ministre Jean Chrétien, d’en faire bénéficier les Québécois «autant que faire se peut».Mais le ministre n’a pas éclairci les questions soulevées par son interprétation du cœur de l’entente, soit l’encadrement du pouvoir fédéral de dépenser.En vertu de l’accord, le fédéral devra consulter toutes les provinces et obtenir l’appui de la majorité d’entre elles avant de lancer, dans des domaines de compétence provinciale exclusive, de nouveaux transferts aux provinces ou de nouvelles initiatives cofinancées.Les provinces devront être associées à la définition des objectifs et du cadre d’imputabilité et demeurées responsables de l’élaboration des programmes appropriés.Une province qui aurait déjà un programme pourrait utiliser les fonds fédéraux dans un domaine connexe.Vendredi, M.Dion avait dit que le Québec devrait, pour avoir sa part des fonds fédéraux destinés à d’éventuels nouveaux programmes, adhérer aux objectifs et au cadre d’imputabilité convenus avec une majorité de provinces.Sa déclaration avait déclenché une guerre de mots avec Québec.Le ton du ministre était plus conciliant hier et il n'a pas répété son avertissement.Mais il ne s’est pas dédit non plus.D’ailleurs, son silence ne signifie pas que le fédéral abandonne cette position, précise-t-on à son bureau.Si on n’en a pas fait état hier, c’est qu’on préfère insister sur l’ensemble de l’accord.De toute façon, souligne-t-on, on procédera cas par cas et on espère que le Québec participera aux consultations.Si le gouvernement fédéral peut théoriquement assortir ses transferts de conditions, il ne |x?ut rien imposer d’autre au Québec.M.Dion a dû dire qu'Ottawa ne pouvait que souhaiter que le Québec participe aux négociations sur la mobilité des citoyens, se prévale du mécanisme de règlement des différends et s’associe à l’évaluation de l’entente lorsqu’elle viendra à échéance, dans trois ans.Ne pouvant forcer Québec à se plier au volet de l’entente exigeant plus de transparence des gouvernements, Ottawa doit se contenter de s’engager, lui-même, «à mieux rendre des comptes aux Québécois, comme aux autres Canadiens».Il promet aussi d’agir en partenariat avec toutes les provinces, y compris le Québec.La déclaration du ministre n’a rien révélé de neuf mais a forcé tous les partis à se prononcer sur l'entente.Aucun ne l’a entièrement endossée.La réformiste Val Meredith a déploré le fait que le fédéral n’ait rien cédé de son pouvoir de transférer unilatéralement des fonds aux individus et aux organisations, comme dans le cas des bourses du millénaire.Que six provinces représentant environ 15 % de la population puissent déterminer les objectifs auxquels devront se soumettre le reste du pays lui a aussi semblé inapproprié.Les néo-démocrates estiment que cet accord est un premier pas intéressant mais encore incomplet.Ils y voient, par ailleurs, une forme de fédéralisme asymétrique.Le NPI) pourrait le voir d’un bon œil mais aurait préféré que ce choix soit délibéré et non pas accidentel.Comme prévu, le Bloc a fait écho à la position du gouvernement du Québec alors que le conservateur André Bachand a largement repris celle de son ancien chef, le chef libéral Jean Charest.Gloria épargne Sylvie travaille A'M mpm» Gloria Trudeau est opérateur de treuil et encageur à la Mine Meston de Chibougamau.En épargnant avec Fondaction, il a droit à des déductions REER et obtient EN PLUS deux crédits d'impôt totalisant 30%.Fondaction requiert un déboursé net moins élevé qu'une épargne-retraite conventionnelle et permet de participer à des projets de maintien et de création d’emplois au Québec.Sylvie Mc Mullen travaille à l'usine de crevettes de Matane, une entreprise de l'Est du Québec dans laquelle Fondaction a investi en vue de garder quelque 200 emplois au Québec.A son tour, Sylvie épargne avec Fondaction dans le but d’aider à maintenir et à créer d’autres emplois.FONIMCT/OA/m Plus qu'un REER, un fonds de travailleurs 5M 525-5505 ou 1 800 253-6665 Ça se passe au Québec.Vous obtiendrez les informations pertinentes dans le prospectus de Fondaction, disponible a nos bureaux.D1C VV I.E I) E V OIK.I.E .1 E I’ III II T K V II IKK I !) Il !l A .1 p o M V ?Fuite de renseignements personnels Bourses du millénaire Comeau veut toujours faire toute la Le président de la CAI préfère avancer prudemment en évitant Les travaux de la Commission d’enquête sur la fuite de renseignements personnels au ministère du Revenu reprendront la semaine prochaine à Québec.Le président de la Commission d’accès à l’information, Paul-André Comeau, ne croit pas que le délai d’un an af- KKNÉ MATHIEU LE DEVOIR Le président de la Commission d’accès à l’information, Paul-André Comeau, affirme que les retards survenus dans l’enquête sur la fuite de renseignements personnels n’empêchera pas la CAI d’aller au fond des choses.fecte la crédibilité de l’enquête.MARIO CLOUTIER DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Interrompue il y a près d’un an, l’enquête de la Commission d’accès à l’information (CAI) sur une fuite de renseignements personnels au ministère du Revenu reprendra mardi avec une séance de travail publique.Ces travaux d’une journée ne serviront toutefois qu’à fixer le nouvel échéancier de l’enquête et la liste des témoins, tels que préparés par le procureur de la CAI, Marc Bergeron.Malgré de nombreux délais et des critiques formulées par M' Bergeron lui-même à ce sujet, le président de la CAI, Paul-André Comeau, souhaite toujours faire toute la lumière sur la fuite de renseignements personnels impliquant le cabinet du premier ministre Bouchard.«Quant à notre conviction et à notre volonté d’aller au fond des choses, elle sont aussi grandes et aussi fermes qu'elles l’étaient au début.» M.Comeau rappelle qu’il s’agit de la première enquête du genre au JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) soutient qu’il n’est pas temps de lâcher prise: le remboursement de la dette nationale doit constituer la priorité du prochain budget fédéral, qui sera déposé le 16 février.Le Canada reste encore beaucoup trop endetté par rapport aux autres pays industrialisés.De plus, le service de dette impose un fardeau trop lourd Québec, la deuxième seulement au Canada après celle tenue par le juge Krever, en Ontario, en 1979.«Toute décision que nous prenons, évidemment, risque de créer des précédents, va créer des précédents, et nous préférons être taxés de prudence que de nous mettre les pieds dans les plats», a déclaré hier le président de la CAI.Suspendue depuis le 17 mars 1998 au moment où devait venir témoigner le premier ministre Bouchard, l'enquête publique avait commencé deux semaines auparavant, après des travaux préliminaires ayant débuté en décembre 1997.La CAI avait entrepris cette enquête en raison de fuites de renseignements personnels émanant du ministère du Revenu sur le dossier fiscal du député bloquiste Ghislain Lebel.Des renseignements confidentiels auraient ainsi transité de Québec à Ottawa en passant par le cabinet du premier ministre Bouchard.Les témoins entendus jusqu’à maintenant comprennent plusieurs fonctionnaires et l’ancien ministre Roger Bertrand.Certains témoins pourraient être entendus de nouveau lors sur le budget de l’État: 50 % des dépenses de programme du gouvernement y sont consacrés, rappelle le CPQ.«Il faut continuer à couper la dette, c’est là la priorité», a souligné hier le président du CPQ, Gilles Taillon, par voie de communiqué.Il faudrait que le fédéral s’engage à injecter cette année quatre milliards de dollars dans le remboursement de la dette, ce qui le rapprocherait de l’objectif d’un ratio dette-produit intérieur brut de 60 %.Mais, avant tout, M.Taillon estime de la reprise de l’enquête si le procureur de la CAI le juge nécessaire.M.Comeau assume la responsabilité du retard dans les travaux depuis la mi-décembre pour des raisons personnelles.Il explique les autres retards notamment par la requête dépo- que le ministre des Finances, Paul Martin, doit adopter un plan stratégique de cinq ans afin d’exposer les objectifs en matière de réduction de dette et d’impôts.Deuxième priorité du CPQ, Ottawa doit viser, à long terme, à réduire les impôts canadiens au même niveau que ceux des Etats-Unis.Il devrait s’engager sur cette voie en baissant, cette année, les cotisations à l’assurance-em-ploi de 30 C et en abolissant les surtaxes de 3 et 5 % sur les revenus élevés.Finalement, le CPQ est d’accord sée par les députés libéraux l’an dernier pour se faire reconnaître comme participants aux travaux.Favorable au PLQ, la réponse de la Cour d’appel à cette demande du député Jacques Chagnon a nécessité six mois.Ijà CAI a ensuite allongé le délai de avec une hausse des transferts fédéraux destinés à financer la santé, mais estime qu’il devrait s’agir là des seules dépenses importantes du prochain budget.Ottawa pourra se remettre à dépenser une fois qu’il aura réussi à établir la parité fiscale avec les Etats-Unis, pas avant.Par ailleurs, l’Association canadienne des comptables agréés (CGA Canada) a également présenté hier ses suggestions en vue du prochain budget.Son approche emprunte d’autres voies que celles du CPQ.lumière les erreurs trois autres mois en raison du rôle normal des audiences.Diverses causes retardées par l’enquête sur le ministère du Revenu ont effectivement fait dire à des citoyens impliqués que «parce que ce sont les députés, parce que c’est M.Bouchard, nous autres, on passe après».Enfin, après la campagne électorale, le Procureur général du Québec a demandé un délai jusqu’au 15 décembre, le temps de nommer une nouvelle ministre de la Justice.Quant aux récentes déclarations du procureur de la CAI, Marc Bergeron, M.Comeau a promis de répondre aux craintes exprimées sur la crédibilité de l’enquête la semaine prochaine.U* président de la CAI compte également s’expliquer sur ses relations professionnelles avec M' Raymond Doray, l’avocat de l’ancien ministre Roger Bertrand, un spécialiste des questions de protection de la vie privée.M.Comeau aurait déclaré, dans le passé, qu’il ne siégeait jamais lors des causes où plaidait M' Doray.Un éventuel conflit d’intérêts pourrait conduire à une demande de récusation de l’enquête en cours.Le président Comeau a laissé entendre hier qu’il ferait tout son possible pour ne pas faire dérailler ce processus.«Nous voulons que l’enquête se poursuive le plus rapidement possible et s’achève dans les meilleurs délais possibles.» CGA Canada est d’avis que le fédéral doit faire porter ses efforts dans trois directions: la revitalisation des PME, la promotion de l’esprit d’entreprise chez les jeunes et l’exploitation des débouchés qu’offre le commerce électronique.«Certains secteurs alimenteront particulièrement le moteur économique, et il est essentiel que le gouvernement fédéral prenne les mesures qui leur permettront de continuer à le faire», a déclaré Don Goodison, président du comité de CGA Canada sur la politique fiscale.Des étudiants inquiets, un ministère peu rassurant LE DEVOIR La Fédération étudiante universitaire du Québec met le gouvernement québécois en garde contre la tentation de pénaliser les étudiants afin de marquer des points dans la querelle entourant la Fondation canadienne des bourses du millénaire.Réagissant à des rumeurs voulant que Québec soit prêt à modifier un règlement clé de son système d’aide fi: nancière pour nuire au gouvernement fédéral, la FEIJQ avertit le nouveau ministre de l’Éducation, François Legault, qu’un tel geste serait «inacceptable».À l’heure actuelle, et c’est tout récent, un étudiant peut recevoir jusqu’à 5000 $ en bourses sans que ce montant soit comptabilisé dans le calcul du prêt qu’il demandera.Or il se pourrait que Québec réduise ce montant de manière à ce que la bourse de 3000 $ qui proviendrait du fédéral soit considérée comme un revenu dans le calcul de l’aide financière.Au bureau du ministre de l’Éducation, on ne dément rien et on dit attendre la réunion que doit tenir le conseil d'administration de la Fondation des bourses, mercredi à Toronto.«Nous, on dit: si le fédéral verse 70 millions de dollars [la part revenant aux étudiants québécois] au Québec, alors les étudiants pourront avoir leurs bourses.Mais si le fédéral met en place un système parallèle, alors il faudra voir», a déclaré hier le porte-parole du ministre en s’interrogeant sur l’impact d’une telle pluie de millions sur le système québécois d’aide aux étudiants.Il note aussi que le système québécois serait aussi perturbé du fait que les fameuse?bourses fédérales — au montant de 3000 $ chacune— atterriraient en janvier, au beau milieu de l’annéç scolaire.Mais renseignements pris, il appert qu’actuellement, les étudiants québécois reçoivent leur?prêts en septembre et leurs bourses.en janvier.La réduction de la dette fédérale reste prioritaire, dit le CPQ Négociations du secteur public La CEQ se prépare en vue d’un conflit La centrale a enclenché le processus menant ultimement à la grève LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE La CEQ commencera à consulter ses membres au cours des prochaines semaines en vue d'obtenir un droit de grève légal pour la fin du printemps ou le début de l’automne.Toutefois, cela ne veut pas dire que les membres de la Centrale de l’enseignement du Québec exerceraient cet éventuel droit de grève dès lors, a prévenu hier en conférence de presse la présidente de la CEQ, lorraine Pagé.; La CEQ est si insatisfaite des offres patronales déposées aux tables de l’éducation et de la santé qu'elle ne voit pas d’autre voie à suivre.«Il faut dès à présent commencer à réfléchir aux gestes qu ’il faudra poser» pour faire avancer la négociation, a prévenu Mme Pagé.Le mot mobilisation est donc lancé, «y compris les étapes menant à l’acquisition et à l'exercice du droit dégrève légale».La consultation des instances et des membres débutera au cours des prochaines semaines.Le plan d’action de la centrale sera connu à la mi-mars.La grève n’est pas le seul moyen de pression envisagé.Les membres pourraient opter pour des manifestations, des tournées régionales, «des gestes qui seraient posés dans les établissements» ou «certains gestes plus visibles comme le port de macarons», a précisé Mme Pagé.De toute façon, pour respecter la loi 37 qui régit cette négociation, la CEQ doit suivre un certain proces- sus, dont un passage obligé par la médiation.Aussi, dans le secteur de la santé, les syndicats doivent s’entendre avec l’employeur sur la liste des services essentiels à maintenir, en cas de débrayage.La CEQ a des membres dans le secteur de la santé, mais beaucoup moins que la CSN ou la FIIQ.(Fédération des infirmières).Malgré sa grande déception face aux offres patronales, la CEQ demeurera aux tables de négociation pour le moment, «ne serait-ce que pour démolir ce qui nous a été présenté», a lancé la dirigeante syndicale.Après avoir plus longuement soupesé les offres patronales déposées la semaine dernière, la CEQ en vient à la conclusion qu’elles sont le fruit A’«un trip de gestionnaires soucieux de se donner une marge de manœuvre».La CEQ en a particulièrement contre la volonté de décentraliser des clauses touchant l’organisation du travail au palier local.Elle fait valoir que de tels arrangements locaux sont déjà possibles et que les directions d’école ne se prévalent pas de ces clauses, les jugeant trop lourdes.Elle estime d’ailleurs que les directions seraient accaparées par ces négociations locales, qui prendraient des mois et des mois.L’autre écueil majeur soulevé par la CEQ porte sur la «souplesse» demandée par les associations patronales.Selon Mme Pagé, cette soi-disant souplesse prendrait plutôt la forme de nouveaux emplois précaires, d’accroissement de la mobilité du personnel, etc., e Québec s’est déjà commis en faveur de la mobilité des personnes d’une province à l’autre, que ce soit sous un gouvernement libéral ou un gouvernement du Parti québécois.Le Québec est signataire de l’Accord sur le commerce intérieur, paraphé en juillet 1994.Cet accord contient un chapitre sur la mobilité de la main-d’œuvre par lequel les provinces, y compris le Québec, s’engagent à éliminer les entraves à la circulation des travailleurs fondées sur des critères de résidence et à reconnaître mutuellement les qualifications des travailleurs certifiés dans une autre province.En fait, le Québec est l’une des provinces les plus militantes en faveur du libre-échange interprovincial.A quelques occasions, il a même proposé aux autres d’en élargir la portée.Le Québec a également conclu, en décembre 1996 et en mars 1998, deux accords bilatéraux, l’un avec l’Ontario, l’autre avec Terre-Neuve, portant sur la mobilité de la main-d’œuvre et la reconnaissance mutuelle des qualifications professionnelles dans l’industrie de la construction.En somme, Québec est déjà lié à l’objectif que l’entente du 24 Sussex réitère tout en l’élargissant aux politiques sociales.Ce n’est donc pas l’objectif qui le rebute, ce sont les nouvelles exigences imposées jeudi dernier par Ottawa et les neuf autres premiers ministres.L’entente du 24 Sussex impose essentiellement deux nouvelles obligations.La première consiste à fixer une date limite (1" juillet 2001) pour l’application intégrale des dispositions sur la mobilité prévues à l’Accord sur le commerce intérieur.Québec n’aurait guère de mal à se conformer à cette exigence, sauf dans la construction.Mais l’entente du 24 Sussex est rigide et ne prévoit aucune exception.L’autre obligation vise l’élimination de toutes les politiques fondées sur des critères de résidence qui restreignent l’accès à l’éducation postsecondaire, aux services de santé, aux services sociaux et à l’aide sociale.L’exigence est ici très précise et elle ne comporte aucune possibilité réelle d’exception, à moins qu’une province fasse la preuve devant les grands prêtres du Conseil privé à Ottawa qu’une telle politique est «raisonnable».Mais qu’est-ce qu’une politique raisonnable?L'Accord de 1994 sur le commerce intérieur permet au moins à une province de maintenir des exigences en matière de résidence, si cette politique a pour but d’atteindre «un objectif légitime» comme la sécurité du public, la protection des consommateurs ou la promotion sociale des groupes défavorisés.Si l’entente du 24 Sussex avait comporté une telle clause de sauvegarde, le Québec n’aurait eu aucune raison de ne pas signer.Telle que formulée dans l’entente de jeudi dernier, l’obligation d’éliminer toutes les politiques fondées sur le critère de résidence aurait pour effet d’empêcher le Québec d’imposer des frais de scolarité différenciés aux étudiants provenant d’une autre province.On peut penser ce qu’on veut de cette politique, mais elle tient compte du fait que le Québec finance par les impôts payés par les Québécois les frais de scolarité les plus bas au Canada dans le but de favoriser l’accès des Québécois aux études supérieures, certes un objectif légitime.Les frais exigés des étudiants provenant d’une autre province ne sont jamais plus élevés que ceux qu’ils paieraient chez eux.A l’automne 1996, le Québec a reçu 11 268 étudiants d’autres provinces.Cette politique n’est donc pas un obstacle à la mobilité mais c’est une politique fondée sur le critère de résidence qu’Ottawa voudrait voir abolie.En public, le fédéral n’a soumis aucun autre exemple concret d’obstacle à la mobilité.Les accords administratifs entraînent des obligations précises et légales.Ce ne sont pas des catalogues de vœux pieux.En terminant, on ne peut s’empêcher de relever avec indignation le commentaire de l’ancien ministre libéral Claude Castonguay qui, dans un texte publié hier, se réjouit que l’accord du 24 Sussex «s’appliquera au Québec même sans sa signature».Quelle tristesse de voir un homme d’une telle qualité se résigner aujourd’hui, comme si c’était normal, à ce que Je reste du pays impose sa volonté au Québec.mvenne@qbc.clic.net L’ambassadeur Bourque e maire Pierre Bourque aime bien voyager.Après les grandes tournées internationales, voilà qu’il se fait plus modeste et se mue en ambassadeur de Montréal auprès des régions.Cette initiative, originale et inédite, en dit long sur Montréal et ses problèmes.La métropole n’est plus la ville modèle que les autres municipalités rêvaient d’imiter.Voici quelques années encore, c’est spontanément que l’on venait à elle alors qu’au-jourd’hui, il lui faut aller vers les autres pour solliciter un appui qui ne vient pas naturellement.Un peu humiliant comme démarche.De la modestie, M.Bourque en aura bien besoin au cours de cette tournée qui le conduira dans une dizaine de villes a travers le Québec d’ici le mois de mai.D’emblée, personne n’est disposé à lui faire de cadeau car, comme l’a rappelé cette semaine la présidente de l’Union des municipalités régionales de comté, Jacinthe B.Simard, il y a dans cette tournée bien plus qu’une simple opération de relations publiques.Derrière le concept de métropole forte que défend le maire se cache une question de gros sous.Montréal a besoin d’un soutien financier spécial qui, si on le lui donne a l’occasion du prochain pacte fiscal, réduira d’autant les sommes dont disposeront les autres municipalités.Les premières réactions que suscite cette tournée sont révélatrices de ce qu’on pense de la métropole dans les régions.Le discours est rude, parfois même juste.C’est non sans raison que Mme Simard souligne que la gestion financière de Montréal est défaillante.Elle comprend mal qu’une ville de cette taille n’arrive pas, année après année, à planifier correctement ses revenus et qu’il faille l’autoriser, chose sacrilège dans le monde municipal, à adopter un budget déficitaire.On voudrait que Montréal se prenne en main plutôt que de recourir à l’aide sociale du reste du Québec.On ne le dit pas, mais on n’en pense pas moins que le maire de Montréal n’est rien d’autre qu’un quêteux à cheval.Changer cette perception n’est pas une mince affaire, bille est ancrée profondément et pas que dans les régions.Dans bien des ministères, c’est celle qui prévaut.Et pour ces gens, il faut bien plus qu’un beau discours théorique sur le rôle moteur d’une métropole forte pour les convaincre que Montréal a besoin d’une attention spéciale.Il faut pouvoir les persuader que Montréal mérite un tel soutien, ce que le maire Bourque réussira peut-être une fois qu’il aura mis de l’ordre dans sa maison.bile sent eu ux 35®*» UÎÔRttMM TTTLSiT,!».tv.i «S?PRINTEMPS Où était l’urgence?, demandent plusieurs artistes SUITE DE LA PAGE I internationales.«À chaque fois, on nous dit qu’il faut se serrer les coudes entre Québécois pour que l'événement soit un succès.» Les compagnies n’ont pas non plus aimé se faire imposer de voyager sur Air Canada, un commanditaire officiel, a des tarifs parfois supérieurs a ce qu’ils avaient réservé.Pierre Thibault dit qu’il ne fera probablement pas un sou avec son installation aux Tuileries.Il s’était entendu sur un montant global.Puis, il a appris qu’il fallait faire ignifuger chaque pièce et obtenir d’innombrables autorisations: de la mairie de Paris jusqu’aux pompiers.Aujourd’hui, il essaie de ne pas perdre d’argent.La précipitation n’a pas non plus aidé le milieu du spectacle français à s’impliquer.Les grandes institutions (opéra, musées nationaux, grands théâtres, etc.) ont été écartées d’entrée de jeu.Leur programmation est fixée deux ou trois ans d’avance.Même de petites salles de province qui auraient souhaité investir dans la venue d’artistes québécois ont été sollicitées trop tard pour inscrire les spectacles à leur programmation régulière.C’est le cas du Maillon, à Strasbourg, qui ne mettra pas un sou dans l’événement.Plusieurs théâtres se contenteront ainsi de louer leur salle pour la Caravane du Québec, une caravane artistique qui circulera entre Lille, Lyon, Bordeaux et Strasbourg.Certaines de ces manifestations se dérouleront en mai, à la fin de la saison régulière, alors qu’une partie de la France est déjà en vacances.«Je me demande s'il y aura du monde dans les salles», dit un haut responsable du milieu théâtral.«Ç'aurait été le moment de relancer la présence québécoise en France.J'ai peur que ça n 'ait pas un impact important», dit Gabriel Lemelin, responsable des relations publiques de Carrousel, une troupe de théâtre pour enfants qui donne cette année 85 représentations en France et en Suisse.la directrice générale, Odette Iravoie, ajoute: «Tous ces problèmes montrent une méconnaissance du marché français et des délais qu’implique ce genre de tournée.» Il faut dire qu’une bonne partie des spectacles que la ministre Ixjuise Beaudoin s’apprête à annoncer en grande pompe aujourd’hui au Cirque d’hiver de Paris était déjà programmée.On s’est contenté de les estampiller au nom du Printemps du Québec.Des spectacles déjà annoncés les représentations que donnera par exemple la compagnie de danse de Paul-André Fortier à Bordeaux en juin font partie de la programmation du Printemps.Sauf que l’administrateur, Gilles Savary, négocie avec Bordeaux des puis près de quatre ans.«Le Printemps du Québec est une décision politique prise il y a un peu plus d’un an, dit-il.Mais des engagements en Europe, ça se travaille au moins 18 mois d’avance.Il faut parfois des années.Les fonctionnaires ont “labellisé" — comme ils disent dans leur jargon — des spectacles déjà prévus.» Certains responsables de compagnies parlent, eux, de «récupération».Plusieurs manifestations n’auraient évidemment pas lieu sans le budget de huit millions de dollars consacré au Printemps.C’est le cas de la participation massive d’auteurs québécois au Salon du livre de Paris et de la tournée de lectures que feront de jeunes auteurs soutenus par le Centre des auteurs dramatiques et l’Office franco-québécois pour la jeunesse.Sans le Printemps, il ne serait pas non plus question d’un grand spectacle franco-québécois à lit Villette, à l’occasion de la Fête de la musique, sous la direction de Inc Plamondon.Les organisateurs jugent que le regroupement de ces manifestations, inédites ou pas, sous une même étiquette créera une dynamique qui aura un impact décisif sur le public et attirera l’attention sur la création québécoise contemporaine.Mais pour la plupart des artistes auxquels nous avons parlé, il aurait été plus simple de retarder l’événement d’un an.«Où était l’urgence?», demandent-ils.
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