Le devoir, 24 février 1999, Page(s) complémentaire(s)
19 10 F 0 N 1) E LE DEV0I1 V il L .,\ < N ¦ PERSPECTIVES Tordre la réalité Le restaurant McDonald’s du Plateau Mont-Royal ne sera pas syndiqué.Les contestations déposées par l’employeur ainsi que le roulement naturel et «encouragé» du personnel auront donc encore une fois permis au géant du hamburger d’empêcher la syndicalisation d’un franchisé.Mais avec la réforme du Code du travail qui s’amorce, ce genre de victoire pourrait devenir chose du passé.« A F ru ii ç o i s No r ni u ii d ujourd’hui, les véritables souhaits de mes employés ont été entendus et j'espère sincèrement que nous pourrons maintenant passer à autre chose.» C’est en ces termes que le propriétaire du célèbre McDonald’s de l’avenue du Mont-Royal, Laurent Vignola, a salué lundi le vote à l’issue duquel près de 90 % des 54 employés se sont prononcés contre l’implantation du syndicat des Teamsters (FTQ).Des promis où |)erce l’ironie.Car 15 mois plus tôt, «les véritables souhaits» des employés de lotirent Vignola étaient de se syndiquer.Le 28 novembre 1997, lors du dépôt de la requête en accréditation, 72 % des 54 employés avaient signé les cartes d’adhésion des Teamsters.Le vote de lundi traduit une tout autre réalité, les nouveaux employés ayant massivement rejeté toute idée de syndicalisation: sur les 54 salariés présentement à l’emploi du restaurant, seulement 12 étaient en poste en novembre 1997.Les délais attribuables aux nombreuses contestations déposées par l’employeur devant le Bureau du commissaire général du travail (BCGT), les pressions exercées sur les employés favorables au syndicat ainsi que le roulement naturel du personnel ont permis à l’employeur de renouveler presque entièrement son personnel en 15 mois, expliquant du coup le résultat de lundi.Ce qui ne va pas sans soulever moult questions, notamment en ce ?qui a trait au respect du droit d’association, garanti par l’article 3 du Code du travail du Québec.Car sans la pluie de contestations déposées par la partie patronale, les employés du restaurant du Plateau Mont-Royal seraient aujourd’hui syndiqués puisque 72 % d’entre eux le souhaitaient lors du dépôt de la requête en accréditation.Du reste, on peut faire valoir que l’employeur s’est tout simplement prévalu des recours juridiques que lui reconnaît le Code du travail.Certes, c’est une réponse intellectuellement acceptable.Mais lorsqu’on compare les lois québécoises du travail à celles de la Colombie-Britannique, force est de constater que la législation québécoise accuse un certain déficit démocratique en ce qui a trait au respect du droit d’association.Prenons l’exemple du seul restaurant McDonald's syndiqué en Amérique du Nord, celui de Squamish, une petite ville située à 45 kilomètres au nord de Vancouver.Il s’est écoulé moins d’un mois, l’été dernier, entre le dépôt et l’obtention de l’accréditation syndicale du British Columbia Labour Relations (BCLR).Il faut dire que les lois de la Colombie-Britannique en matière d’accréditation sont plus libérales qu’au Québec.Il n’y a pas d’obligation de tenir des audiences publiques après le dépôt d’une requête en accréditation.Des agents d’accréditation du BCLR évaluent plutôt si le processus de consultation s’est déroulé dans les règles de l’art et si une majorité d’employés ont bien signé les cartes d’adhésion.Si c’est le cas, le BCLR accorde l’accréditation en quelques semaines.Au Québec, selon les statistiques du BCGT, le délai moyen pour l’obtention d’une accréditation est de 122 jours ouvrables, si l’on tient compte des requêtes qui ne sont pas contestées par l’employeur.On parle d’un délai moyen d’un an lorsqu’il s’agit exclusivement de requêtes contestées.La FTQ et la CSN demanderont d’ailleurs à la nouvelle ministre du Travail, Diane Lemieux, de réformer le Code du travail en s’inspirant de la Colombie-Britannique, en accordant par exemple des pouvoirs expéditifs au Commissaire du travail.Précisément, la CSN milite en faveur de la création d'une Commission des relations de travail qui serait dotée de pouvoirs d’ordonnance rapide.Étant en processus de consultation auprès de ses membres, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) n’a pas encore, quant à lui, formulé une position officielle pour ce qui est d’une réforme du processus d’accréditation syndicale.Ce qui ne devrait pas tarder.De leur côté, les membres du Conseil consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCPM), un organisme formé de treize représentants du monde syndical, patronal et gouvernemental, ont abordé superficiellement ces questions depuis le début du mois de janvier.La ministre du Travail s’inspirera d’ailleurs de leurs conclusions pour réformer le Code du travail.Le résultat du vote au restaurant McDonald’s du Plateau Mont-Royal traduit une distorsion de la réalité.La réforme du Code du travail qui se met en branle devra en tenir compte.Le défi sera d’atteindre l’équilibre entre le droit de l’employeur de contester —- dans un délai raisonnable — le processus ayant mené au dépôt d’une requête en accréditation et celui des employés d’être représentés par un syndicat.Ce qui n’est pas toujours le cas à l’heure actuelle.M É T É 0 Montréal Québec Ensoleillé.Ciel variable.Max:-3 Min:-18 Max:-6 Min:-21 Détails, page H 8 I N I) K X Annonces.B 4 Avis publics.B 8 Culture.B 10 Économie.B 2 Éditorial.A 8 Idées.Le monde.B 7 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.B 1 Politique.A 6 Télévision.B 9 A 9 www.ledevoir.com M 0 X T li K A L .I.K M K 11 < I! K DI 2 1 ¥ E V 11 I E 11 I !) D !» S i e + T A X E S = POLITIQUE La campagne publicitaire %"'\>r québécoise pique Dion au vif, page A 6 ÉCONOMIE Démission-surprise de Matthew Barrett à la Banque de Montréal, page B 2 Ligne Hertel-Des Cantons $ / T o u o x T u I $ LE MONDE Serbes et Kosovars signent une moitié d'accord, page B 7 La cour déboute Hydro I La juge ordonne à la société d’Etat de cesser immédiatement ses travaux M «Un grand jour pour la démocratie», disent les citoyens du Val-Saint-François « JACQUES NADEAU LE DEVOIR «David a gagné contre Goliath!», ont joyeusement crié les citoyens du Val-Saint-François à la suite de leur victoire contre Hydro-Québec.La société d’Etat a maintenant 30 jours pour en appeler du jugement qui lui ordonne de cesser les travaux de la ligne Hertel-Des Cantons et l’oblige à se conformer aux lois.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Dans la petite salle communautaire du canton de Melbourne, les citoyens du Val-Saint-François ont célébré avec de grands cris et de petits soupirs la victoire qu’ils venaient de remporter contre Hydro-Québec et le gouvernement.Après un an de batailles perdues à coups de décrets gouvernementaux et de jugements qui les autorisaient, le Comité des citoyens du Val-Saint-François a remporté une grande, une très grande victoire: la Cour supérieure ordonne à Hydro-Québec de cesser immédiatement tous les travaux de construction de la ligne à 735 kV entre les postes Hertel et Des Cantons et l’oblige à se plier aux lois sur la protection du territoire et des activités agricoles, sur l’aménagement et l’urbanisme et sur la qualité de l’environnement.La décision de la juge Jeannine Rousseau a surpris et comblé le comité.«On se doutait qu’on gagnerait sur l’illégalité des décrets, a déclaré Jacques Laval hier après-midi.Mais on ne pensait pas à un jugement d’une telle force, et surtout avec une injonction au bout.» Hydro achevait tout juste le premier tronçon entre Saint-Césaire et Des Cantons, une partie de la ligne qui passe sur les terrains des citoyens du Val-Saint-François en Estrie.La société d’Etat a été contrainte d’arrêter tous les travaux sur le second tronçon entre les postes Saint-Césaire et Hertel, sur la rive sud montréalaise, et surtout la construction du poste montérégien.«Ce qu’il y a à regretter, c'est que cette cause-là ne soit pas passée avant.Si la cause avait été entendue en cour cet automne, la ligne Des Cantons-Saint-Césaire n'existerait pas.Nous nous insurgeons contre ça et nous allons maintenir notre combat.» Monique Fournier, également membre du comité, a tenu à rappeler le sort des propriétaires «qui ont osé défier la sacro-sainte Hydro-Québec et qui se sont fait rentrer dedans d’une façon éhontée».«[Les gens d’Hydro] vont devoir réparer les pots cassés parce que, pour ceux qui n ’auront pas de terre au printemps parce qu’elle sera dure comme du ci- VOIR PAGE A 10: HYDRO Lire aussi en page A 10 B « Le gouvernement doit agir en conformité avec les lois» L’Iran, le Nigeria, le Yémen et.les Etats-Unis Amnistie internationale lance une campagne accablante contre l’oncle Sam Fraude dans Anjou Un réseau de voteurs illégaux aurait favorisé Vélection du candidat libéral Lamoureux I.eur drapeau est de toutes les croisades.Pourtant, les Etats-Unis ne sont pas sans reproches.Pour la première fois dans l’histoire d’Amnistie internationale, l’organisme de défense des droits humains lançait hier une campagne contre la violation des droits humains aux États-Unis.De la peine de mort pour les crimes commis par des mineurs à la brutalité policière envers les minorités ethniques, en passant par l’incarcération des demandeurs du statut de réfugié, le dossier des Américains a de quoi faire frémir les plus fervents patriotes.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR i'OURCE AMNISTIE Le 4 février dernier, au pénitencier d’Oklahoma, un homme de 29 ans, Sean Sellers, a été mis à mort pour des meurtres commis alors qu'il avait 16 ans.Plus tôt, une cour d’appel avait pourtant reconnu qu’il était affligé de troubles mentaux.Cet, exemple, entre autres, démontre que dans 24 États américains, on peut exécuter des prisonniers pour des crimes commis alors qu’ils étaient mineurs.Dans le monde, seuls l’Iran, le Nigeria, le Pakistan, le Yémen et l’Arabie Saoudite suivent cet exemple.Loin d’être en régression, la pçine de mort est de plus en plus courante aux États-Unis, de même que le recours au système carcéral en général.«Dans un comté de Californie, explique Michel Frenette, directeur général de la section canadienne francophone d’Amnistie internationale, 30 % de la population travaille dans des établissements carcéraux.Et c'est une industrie qui se privatise de plus en plus.» Dans le cadre de sa campagne, lancée hier à Montréal, Amnistie internationale suggère aux quotidiens de publier un avis de décès à chaque fois qu’un prisonnier américain est exécuté, c’est-à-dire environ deux fois par semaine.Dans le petit livre intitulé Le Paradoxe américain, publié par Amnistie, les cas d’abus sont très nombreux.Citons celui de Johnny Gamma-ge, un homme d’affaires noir, mort asphyxié en 1995 alors que des policiers cherchaient à le maîtriser après l’avoir interpellé pour une infraction au code de la route.Ou, plus récemment encore, le 4 février dernier, dans le Bronx, celui d’Alimed Diallo, un jeune vendeur ambulant d’origine guinéenne, tué, alors qu’il rentrait chez lui, de 41 balles tirées par quatre policiers en civil appartenant à une unité d’élite de répression de la criminalité.Diallo était désarmé.«De plus en plus, les policiers se fondent sur la race d’un individu pour présumer du caractère suspect ou dangereux de son comportement», dit Michel Frenette.Pire encore.Selon M.Frenette, les États-Unis auraient nié le droit aux organismes de contrôle des Nations unies ou interamé- VOIR PAGE A 10: AMNISTIE Ses gardiens ont obligé une prisonnière américaine à garder ses menottes pendant son accouchement.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Un réseau d’embauche de voteurs illégaux a été mis en place lors de la dernière campagne électorale provinciale dans la circonscription d'Anjou, selon Radio-Canada.Le reportage diffusé hier fait la démonstration de certaines irrégularités qui auraient permis l'élection du libéral Jean-Sébastien Limoureux, fils du président du Parti libéral du Québec, Jacques Lamoureux.Trois personnes témoignent à visage couvert de leur participation à l’opération qui s’est déroulée au moment du vote par anticipation et le jour du scrutin du 30 novembre.Ainsi, un homme prénommé Tony affirmç avoir voté jusqu’à 24 fois pour M.Lamoureux.A chaque fois, Tony dit avoir empoché 10 $.VOIR PAGE A 10: ANJOU Québec s’entend avec les omnipraticiens Marois verse 17 millions de plus pour désengorger les urgences MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Poursuivant sa lutte pour le désengorgement des salles d’urgence, Québec espère inciter les médecins omnipraticiens à y travailler davantage en bonifiant, par exemple, leur rémunération horaire de 85 à 98 $ la nuit.Une entente de 17 millions conclue hier entre le gouvernement du Québec et la Fédération des omnipraticiens du Québec (FMOQ) prévoit également le déplafonnement des revenus des médecins, qui accepteront de travailler le soir, la nuit et la fin de semaine à l’urgence.Cet accord, qui «favorise les conditions de travail des médecins et l’accessibilité des services à la population», selon la ministre de la Santé, Pauline Marois, sera facultatif pour les établissements de santé souhaitant une bonification de la VOIR PAGE A 10: OMNIPRATICIENS 778313000665 F 0 N I) E 19 10 LE DEVOI1 v O i.x ( .x " 3 n ?PERSPECTIVES Tordre la réalité M I) N T H K A I, .I.K M K I! ( 11 K I) I 2 1 POLITIQUE La campagne publicitaire québécoise pique Dion au vif, page A 6 V K V H I K li I !> !» (S 7 c + T A \ K S = I $ / T O H O X T I $ ÉCONOMIE Démission-surprise de Matthew Barrett à la Banque de Montréal, page B 2 LE MONDE Serbes et Kosovars signent une moitié d’accord, page B 7 Le restaurant McDonald’s du Plateau Mont-Royal ne sera pas syndiqué.Les contestations déposées par l’employeur ainsi que le roulement naturel et «encouragé» du personnel auront donc encore une fois permis au géant du hamburger d’empêcher la syndicalisation d’un franchisé.Mais avec la réforme du Code du travail qui s’amorce, ce genre de victoire pourrait devenir chose du passé.« A l-'rançois No r ni a n d ujourd’hui, les véritables souhaits de wes employés ont été entendus et j'espère sincèrement que nous pourrons maintenant passer à autre chose.» C’est en ces termes que le propriétaire du célèbre McDonald’s de l'avenue du Mont-Royal, Laurent Vignola, a salué lundi le vote à l’issue duquel près de 90 % des 54 employés se sont prononcés contre l’implantation du syndicat des Teamsters (FTQ).Des propos où perce l’ironie.Car 15 mois plus tôt, «les véritables souhaits» des employés de Laurent Vignola étaient de se syndiquer.Le 28 novembre 1997, lors du dépôt de la requête en accréditation, 72 % des 54 employés avaient signé les cartes d’adhésion des Teamsters.Le vote de lundi traduit une tout autre réalité, les nouveaux employés ayant massivement rejeté toute idée de syndicalisation: sur les 54 salariés présentement à l'emploi du restaurant, seulement 12 étaient en poste en novembre 1997.Les délais attribuables aux nombreuses contestations déposées par l’employeur devant le Bureau du commissaire général du travail (BCGT), les pressions exercées sur les employés favorables au syndicat ainsi que le roulement naturel du personnel ont permis à l’employeur de renouveler presque entièrement son personnel en 15 mois, expliquant du coup le résultat de lundi.Ce qui ne va pas sans soulever moult questions, notamment en ce * * * qui a trait au respect du droit d’association, garanti par l’article 3 du Code du travail du Québec.Car sans la pluie de contestations déposées par la partie patronale, les employés du restaurant du Flateau Mont-Royal seraient aujourd’hui syndiqués puisque 72 % d’entre eux le souhaitaient lors du dépôt de la requête en accréditation.Du reste, on peut faire valoir que l’employeur s’est tout simplement prévalu des recours juridiques que lui reconnaît le Code du travail.Certes, c’est une réponse intellectuellement acceptable.Mais lorsqu’on compare les lois québécoises du travail à celles de la Colombie-Britannique, force est de constater que la législation québécoise accuse un certain déficit démocratique en ce qui a trait au respect du droit d’association.Prenons l’exemple du seul restaurant McDonald’s syndiqué en Amérique du Nord, celui de Squamish, une petite ville située à 45 kilomètres au nord de Vancouver.Il s’est écoulé moins d’un mois, l’été dernier, entre le dépôt et l’obtention de l'accréditation syndicale du British Columbia Labour Relations (BCLR).Il faut dire que les lois de la Colombie-Britannique en matière d’accréditation sont plus libérales qu’au Québec.Il n’y a pas d’obligation de tenir des audiences publiques après le dépôt d’une requête en accréditation.Des agents d'accréditation du BCLR évaluent plutôt si le processus de consultation s’est déroulé dans les règles de l’art et si une majorité d’employés ont bien signé les cartes d’adhésion.Si c’est le cas, le BCLR accorde l’accréditation en quelques semaines.Au Québec, selon les statistiques du BCGT, le délai moyen pour l’obtention d’une accréditation est de 122 jours ouvrables, si l’on tient compte des requêtes qui ne sont pas contestées par l’employeur.On parle d’un délai moyen d'un an lorsqu’il s’agit exclusivement de requêtes contestées.La FTQ et la CSN demanderont d’ailleurs à la nouvelle ministre du Travail, Diane Lemieux, de réformer le Code du travail en s’inspirant de la Colombie-Britannique, en accordant par exemple des pouvoirs expéditifs au Commissaire du travail.Précisément, la CSN milite en faveur de la création d’une Commission des relations de travail qui serait dotée de pouvoirs d’ordonnance rapide.Étant en processus de consultation auprès de ses membres, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) n’a pas encore, quant à lui, formulé une position officielle pour ce qui est d’une réforme du processus d’accréditation syndicale.Ce qui ne devrait pas tarder.De leur côté, les membres du Conseil consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM), un organisme formé de treize représentants du monde syndical, patronal et gouvernemental, ont abordé superficiellement ces questions depuis le début du mois de janvier.La ministre du Travail s’inspirera d’ailleurs de leurs conclusions pour réformer le Code du travail.Le résultat du vote au restaurant McDonald’s du Plateau Mont-Royal traduit une distorsion de la réalité.La réforme du Code du travail qui se met en branle devra en tenir compte.Iœ défi sera d’atteindre l’équilibre entre le droit de l’employeur de contester — dans un délai raisonnable — le processus ayant mené au dépôt d’une requête en accréditation et celui des employés d’être représentés par un syndicat.Ce qui n’est pas toujours le cas à l’heure actuelle.M É T É 0 Montréal Québec Ensoleillé.Ciel variable.Max: -3 Min:-18 Max:-fi Min:-21 Détails, page B 8 -si Annonces Avis publics.B 8 Culture.B 10 Économie.B 2 Le monde.B 7 Les sports.B ü Montréal.A 3 Mots croisés.B 1 Politique.A 6 Télévision.B 9 Éditorial.A 8 Idées.A 9 www.ledevoir.coin INDE X .B 4 Ligne Hertel-Des Cantons La cour déboute Hydro / ¦ La juge ordonne à la société d'Etat de cesser immédiatement ses travaux ¦ «Un grand jour pour la démocratie», disent les citoyens du Val-Saint-François JACQUES NADEAU LE DEVOIR JÊIKVMOPe G* ¦ - .sa «David a gagné contre Goliath!», ont joyeusement crié les citoyens du Val-Saint-François à.la suite de Jeur victoire contre Hydro-Québec.I.a société d’État a maintenant 30 jours pour en appeler du jugement qui lui ordonne de cesser les travaux de la ligne Hertel-Des Cantons et l’oblige à se conformer aux lois.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Dans la petite salle communautaire du canton de Melbourne, les citoyens du Val-Saint-François ont célébré avec de grands cris et de petits soupirs la victoire qu’ils venaient de remporter contre Hydro-Québec et le gouvernement.Après un an de batailles perdues à coups de décrets gouvernementaux et de jugements qui les autorisaient, le Comité des citoyens du Val-Saint-François a remporté une grande, une très grande victoire: la Cour supérieure ordonne à Hydro-Québec de cesser immédiatement tous les travaux de construction de la ligne à 735 kV entre les postes Hertel et Des Cantons et l'oblige à se plier aux lois sur la protection du territoire et des activités agricoles, sur l’aménagement et l’urbanisme et sur la qualité de l’environnement.La décision de la juge Jeannine Rousseau a surpris et comblé le comité.«On se doutait qu’on gagnerait sur l’illégalité des décrets, a déclaré Jacques Laval hier après-midi.Mais on ne pensait pas à un jugement d’une telle force, et surtout avec une injonction au bout.» Hydro achevait tout juste le premier tronçon entre Saint-Césaire et Des Cantons, une partie de la ligne qui passe sur les terrains des citoyens du Val-Saint-Fran-çois en Estrie.La société d'État a été contrainte d’arrêter tous les travaux sur le second tronçon entre les postes Saint-Césaire et Hertel, sur la rive sud montréalaise, et surtout la construction du poste montérégien.«Ce qu’il y a à regretter, c’est que cette cause-là ne soit pas passée avant.Si la cause avait été entendue en cour cet automne, la ligne Des Cantons-Saint-Césaire n’existerait pas.Nous nous insurgeons contre ça et nous allons maintenir notre combat.» Monique Fournier, également membre du comité, a tenu à rappeler le sort des propriétaires «qui ont osé défier la sacro-sainte Hydro-Québec et qui se sont fait rentrer dedans d’une façon éhontée».»[Les gens d’Hydro] vont devoir réparer les pots cassés parce que, pour ceux qui n’auront pas de terre au printemps parce qu’elle sera dure comme du ci- VOIR PAGE A 10: HYDRO Lire aussi en page A 10 B « Le gouvernement doit agir en conformité avec les lois» LTran, le Nigeria, le Yémen et.les Etats-Unis Amnistie internationale lance une campagne accablante contre l’oncle Sam Fraude dans Anjou Un réseau de voteurs illégaux aurait favorisé l’élection du candidat libéral Lamoureux Leur drapeau est de toutes les croisades.Pourtant, les États-Unis ne sont pas sans reproches.Pour la première fois dans l’histoire d’Amnistie internationale, l’organisme de défense des droits humains lançait hier une campagne contre la violation des droits humains aux États-Unis.De la peine de mort pour les crimes commis par des mineurs à la brutalité policière envers les minorités ethniques, en passant par l’incarcération des demandeurs du statut de réfugié, le dossier des Américains a de quoi faire frémir les plus fervents patriotes.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR SOURCE AMNISTIE Le 4 février dernier, au pénitencier d’Oklahoma, un homme de 29 ans, Sean Sellers, a été mis à mort pour des meurtres commis alors qu'il avait lti ans.Plus tôt, une cour d’appel avait pourtant reconnu qu’il était affligé de troubles mentaux.Cet, exemple, entre autres, démontre que dans 24 États américains, on peut exécuter des prisonniers pour des crimes commis alors qu’ils étaient mineurs.Dans le monde, seuls l’Iran, le Nigeria, le Pakistan, le Yémen et l'Arabie Saoudite suivent cet exemple.Loin d’être en régression, la peine de mort est de plus en plus courante aux Etats-Unis, de RNA même que le recours au système carcéral en général.«Dans un comté de Californie, explique Michel Frenette, directeur général de la section canadienne francophone d’Amnistie internationale, 30 % de la population travaille dans des établissements carcéraux.Et c'est une industrie qui se privatise de plus en plus.» Dans le cadre de sa campagne, lancée hier à Montréal, Amnistie internationale suggère aux quotidiens de publier un avis de décès à chaque fois qu’un prisonnier américain est exécuté, c’est-à-dire environ deux fois par semaine.Dans le petit livre intitulé Le Paradoxe américain, publié par Amnistie, les cas d’abus sont très nombreux.Citons celui de Johnny Gamma-ge, un homme d’affaires noir, mort asphyxié en 1995 alors que des policiers cherchaient à le maîtriser après l’avoir interpellé pour une infraction au code de la route.Ou, plus récemment encore, le 4 février dernier, dans le Bronx, ce-lui d’Ahmed Diallo, un jeune vendeur ambulant d’origine guinéenne, tué, alors qu’il rentrait chez lui, de 41 balles tirées par quatre policiers en civil appartenant à une unité d’élite de répression de la criminalité.Diallo était désarmé.«De plus en plus, les policiers se fondent sur la race d’un individu pour présumer du caractère suspect ou dangereux de son comportement», dit Michel Frenette.Pire encore.Selon M.Frenette, les États-Unis auraient nié le droit aux organismes de contrôle des Nations unies ou interamé- VOIR PAGE A 10: AMNISTIE j Ses gardiens ont obligé une ; prisonnière américaine à garder ses i menottes pendant son accouchement.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Un réseau d’embauche de voteurs illégaux a été mis en place lors de la dernière campagne électorale provinciale dans la circonscription d’Anjou, selon Radio-Canada.Le reportage diffusé hier fait la démonstration de certaines irrégularités qui auraient permis l’élection du libéral Jean-Sébastien Lunoureux, fils du président du Parti libéral du Québec, Jacques Lamoureux.Trois personnes témoignent à visage couvert de leur participation à l’opération qui s’est déroulée au moment du vote par anticipation et le jour du scrutin du 30 novembre.Ainsi, un homme prénommé Tony affirmç avoir voté jusqu'à 24 fois pour M.Lamoureux.A chaque fois, Tony dit avoir empoché 10 $.VOIR PAGE A 10: ANJOU Québec s’entend avec les omnipraticiens Marois verse 17 millions de plus pour désengorger les urgences MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Poursuivant sa lutte pour le désengorgement des salles d’urgence, Québec espère inciter les médecins omnipraticiens à y travailler davantage en bonifiant, par exemple, leur rémunération horaire de 85 à 98 $ la nuit.Une entente de 17 millions conclue hier entre le gouvernement du Québec et la Fédération des omnipraticiens du Québec (FMOQ) prévoit également le déplafonnement des revenus des médecins, qui accepteront de travailler le soir, la nuit et la fin de semaine à l’urgence.Cet accord, qui «favorise les conditions de travail des médecins et l’accessibilité des services à la population», selon la ministre de la Santé, Pauline Marois, sera facultatif pour les établissements de santé souhaitant une bonification de la VOIR PAGE A 10: OMNIPRATICIENS < 778313000665 ÉDITORIAL Progrès sur papier Serbes et Kosovars sont renvoyés dans leurs tranchées.Prochain rendez-vous le 15 mars.Accord de principe à Rambouillet?Tout juste.Un très petit pas vient d’être accompli.Des diachylons sur des fractures profondes.Rien n’est vraiment réglé.es pourparlers de Rambouillet viennent d’accoucher d’une souris, même si c’est une souris dont on ne peut nier qu’elle ait une certaine valeur.11 faut, en toute justice, mesurer l’accord intérimaire de Rambouillet à la difficulté du défi — un défi consistant à réconcilier un pays en déficit grave de démocratie, dans la Serbie de l’autoritaire Slobodan Milosevic comme dans le Kosovo de la mafieuse Armée de libération du Kosovo (UCK).Voici un accord très fragile et pour le moment très théorique qui est loin de faire la pane en ex-Yougoslavie.Peut-on de toute façon concevoir que la pane puisse s’y installer tant que le débat sera, d’un côté comme de l’autre, sous influence ultranationaliste?On aurait tort, dans ces conditions, de cracher sur les efforts de la communauté internationale, emmenée par la France et les États-Unis.D’abord parce que c’est un peu la quadrature du cercle qu’elle envisage en tentant de jeter des ponts entre, d’une part, la volonté impénitente de Belgrade de garder pour lui seul le Kosovo sans égard pour sa majorité albanaise et, d’autre part, le projet d’indépendance qui se manifeste parmi les Kosovars au mépris de l’importance historique que représente la petite province dans la conscience serbe.Ensuite parce que ces efforts, malgré le fait qu’ils soient infiniment tardifs, donnent à espérer que la société des nations se dote lentement d’une conscience sociale et politique et crée les moyens de la mettre en pratique à l’échelle internationale.Ce qui n’exclut pas que, sur le terrain, Rambouillet n’a pour le moment rien réglé du tout.Un «accord politique» sur «l’autonomie substantielle du Kosovo» a été arraché au gouvernement de M.Milosevic, qui n’a du reste jamais tenu ses engagements que s’il le jugeait utile à l’application de sa stratégie de «kurdis-tanisation» du problème kosovar.Comme si nier ses droits à un peuple et balayer ses institutions pouvaient durablement apaiser des différends.Aussi n’est-il pas pessimiste de penser que le président Milosevic n'a encore une fois cherché à Rambouillet qu’à gagner du temps.Et qu’il a réussi, en attendant que revienne le printemps pour réactiver sa répression militaire, tout en continuant de défier le cessez-le-feu qu’il s’était engagé à respecter l’automne dernier.C’est d’autant plus plausible que les parties ont quitté Rambouillet sans qu’un millimètre de progrès n’ait été accompli au sujet de cette force multinationale qui, sous le contrôle de l’OTAN, doit éventuellement veiller à l’application d’un accord de paix formel et dont M.Milosevic ne veut absolument pas entendre parler.Pour que Rambouillet soit crédible, il faudra donc que le 15 mars prochain des avancées concrètes soient réalisées.Est-ce possible?Si force d’interposition il y a, il faudra s’attendre à ce que Inoccupation» n’en finisse plus.Il n’est pas invraisemblable de penser que l’OTAN pourra y jouer un rôle d’apaisement et de démocratisation.Mais la Bosnie voisine, où la présence de l’OTAN est devenue essentielle à la cohésion des institutions bringuebalantes créées par les accords de Dayton, enseigne tout le contraire.Elle enseigne qu’à tenter de réconcilier de force les communautés, des institutions communes ont été créées qui, dans la réalité, ont creusé les partitions et les nationalismes.La Bosnie, devenue une espèce de semi-protectorat, est la preuve que sous les pansements internationaux, les fractures sociales et ethniques ne guérissent pas.À la base, l’action de la communauté internationale est handicapée par son refus catégorique d’envisager que l’indépendance pure et simple du Kosovo puisse constituer une solution, de crainte qu’elle déstabilise la région et qu’elle mette à mal son «œuvre» en Bosnie.Ce qui est paradoxal.Le modèle de compromis imposé à la Bosnie n’a pas donné de fruits, certains disent même que l’échec est consommé: alors, pourquoi s’obstiner à vouloir le protéger de l’influence kosovare?À ce conflit kosovar, il n’y a pas de panacée.Dans les circonstances, forcer Serbes et Kosovars à cohabiter — sur papier — paraît pourtant une «sortie de crise» promise au cul-de-sac.C’est à se demander si la communauté internationale ne serait pas mieux avisée de faire en sorte que les belligérants se quittent de la façon la plus pacifique possible.Guy Taillefer ?L Comment contrôler la SQ?a principale recommandation de la commission Poitras sur la Sûreté du Québec consiste en la création d’un conseil de contrôle permanent formé majoritairement de civils.Cette recommandation, que nous avons appuyée, soulève des réticences au sein même du corps policier.Le directeur général de la SQ, Florent Gagné, a expliqué dans une entrevue avec la Presse canadienne que l’objectif de forcer la SQ à rendre des comptes au public lui convient parfaitement.Mais les modalités proposées lui posent des problèmes sérieux.L’ouverture de la SQ à un contrôle civil plus étendu serait en quelque sorte notre garantie d’éviter de répéter des commissions d’enquête toutes les décennies.On a vu l’effet de la commission Poitras: son rapport n’était pas encore publié que des correctifs étaient apportés de l’intérieur.Une organisation qui se sait surveillée marche généralement plus droit Par contre, il se peut que les modalités proposées ne soient pas les meilleures.M.Gagné s’interroge entre autres sur l’étendue des pouvoirs conférés à un groupe restreint de personnes et sur le cumul de fonctions disparates, pouvant même être contradictoires.Si les critiques du chef de police méritent qu’on s’y attarde, la solution de rechange suggérée par M.Gagné est toutefois insuffisante.L’idée que la Sûreté du Québec rende des comptes simplement a une commission de l’Assemblée nationale ne changerait rien à la situation actuelle.Pour être efficace, l’instance de contrôle doit être dotée d’un personnel permanent et spécialisé, ce qui n’est pas le cas d’une commission parlementaire.Dans l’état actuel des choses, les risques sont élevés que l’idée maîtresse de la commission Poitras passe à la trappe ou soit édulcorée.Ce serait une occasion manquée.Il y a toutefois une façon de sauver cette recommandation.Le ministre de la Sécurité publique Serge Ménard peut proposer la convocation d’une commission parlementaire chargée de consulter le public afin que les suites à donner à cette recommandation ne soient pas décidées en vase clos au sein de comités obscurs.I^a Sûreté du Québec, les spécialistes et les groupes de citoyens pourraient exprimer leurs réticences, suggérer des modalités différentes.Les députés auraient l’occasion de débattre entre eux du rôle qui pourrait leur être réservé au sein ou en marge de ce conseil.L’exercice pourrait faire émerger un consensus autour d’un mécanisme permettant d’accroître le contrôle civil de la SQ tout en évitant les effets indésirables d’une structure inadaptée.mvennefàjq bc.clic.net Michel Venue ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur et rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE CAYOUETTE, PIERRE BEAULIEU, NORMAND THÉRIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ Couvfîf' F éTtiVoT'Ttf Les orphelins de Duplessis: le temps de la réconciliation et du pardon «En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l’avez fait.» (Mt.25,40) Le passage de l’Évangile selon Matthieu qui coiffe ce texte est sans appel.Il ne fait pas dans la nuance et ne tient pas compte des bonnes ou des mauvaises intentions.Il ne juge que les actions.Dans le dossier des orphelins de Duplessis, vous nous dites, M.le cardinal Jean-Claude Turcotte, que vous avez «de la misère à présenter des excuses quand l’Église a agi de bonne foi».Il ne s’agit pas ici de montrer du doigt un ou des coupables majs bien de reconnaitre que collectivement, comme Église, comme témoins du Ressuscité, nous avons commis des erreurs.Nous n’avons pas été à la hauteur du message que notre mission de baptisés nous invite à proclamer.L’évêque de Rome a, au cours des dernières années, demandé publiquement pardon pour les erreurs commises par l’Église pendant l’Inquisition ou à l’encontre des juifs tout au long de l'histoire.Pourquoi, M.Turcotte, cette difficulté de l’Église, qui est au Québec et dont vous êtes le pasteur le plus éminent, à reconnaitre ses erreurs et à demander pardon?Le dernier carême du millénaire pourrait être un moment propice pour ce faire.Pourquoi, à la suite d’une admission publique de nos erreurs, ne pas, le soir du Jeudi saint, laver les pieds des oqihelins de Dujiles-sis?En les accueillant dans cette église cathédrale et en y répétant l’humble geste de l’homme de Nazareth, nous pourrions ainsi mettre le pied sur la première marche qui mène à l’autel du pardon et de la réconciliation.Nous sommes appelés à être «la lumière du monde» (Mt.5,14).Plutôt que de cacher, d’habiller, d’éviter de parler de l’indicible de cette situation, osons faire la lumière et ainsi éclairer le chemin qui mènera ces «plus petits» vers la paix intérieure, seule véritable source du pardon.Pierre Richard Membre de l'Église du Christ Montréal, 19 février 1999 LETTRES -?- Rivière-des-Prairies, 13 ans plus tard Déjà, en 1986, la commission Shadley dénonçait la situation accablante de l’hôpital Rivière-des-Prairies.A l’époque, la ministre de la Santé et des Services sociaux n’avait pas cru nécessaire de mettre l’hôpital en tutelle.Elle avait plutôt décidé de nommer, en mai 1986, un ombudsman qui, malheureusement, démissionnait un an plus tard, ne voyant aucune volonté de changement de la part de la direction.En 1992, l’hôpital Rivière-des-Prairies faisait encore la une des journaux avec le viol de deux patientes qui s’ajoutait aux 25 plaintes pour agression sexuelle enregistrées au poste 55 de la police de la CUM.Encore une fois, pas de changement dans les pratiques de l'hôpital.Aujourd’hui, à la suite de la découverte, il y a quelques mois, d’une patiente enceinte, le Curateur rend public un rapport sur les pratiques douteuses qui ont cours à Rivière-des-Prairies.Mais où était donc le Curateur public pendant ces 13 années?Quels sont les critères du Conseil canadien d’agrément des établissements de santé et de services sociaux qui, lors d’une évaluation en mai dernier, a accordé une note excellente à l’hôpital Rivière-des-Prairies?Treize années pendant lesquelles 155 personnes ne souffrant d’aucune maladie psychiatrique ont été enfermées.Treize années où des personnes présentant une déficience intellectuelle auraient pu vivre normalement dans la communauté.A l’Association de Montréal pour la déficience intellectuelle, nous appuyons fortement la mise en tutelle de l’hôpital Rivière-des-Prairies.Il est plus que temps que les choses changent: la vie de personnes en dépend.La situation est urgente.Les personnes n’ayant pas de maladie psychiatrique doivent être référées ailleurs immédiatement.Hilde Besser Directrice général de l'Association de Montréal pour la déficience intellectuelle Montréal, 18 février 1999 50 ans à sommeiller.Le rapport accablant du Curateur public sur le traitement de ses protégés inaptes à l’hôpital Rivière-des-Prairies a été émis avec grand éclat.Ix‘ réveil de l’organisme public responsable de la protection des personnes vulnérables se fait attendre depuis longtemps.Après un sommeil de 50 ans, son nouvel intérêt aux soins de ses protégés sans défense est bien accueilli.Cependant, aussi révoltantes que soient les divulgations, ces problèmes ne sont pas nouveaux pour ceux qui s’intéressent au Curateur public.Il y a 13 ans, le rapport Shadley en avait alerté le public, mais le Curateur public n’avait pas réagi le moindrement.Les parents des protégés et les associations communautaires impliquées soulevaient régulièrement les mêmes déficiences de surdosage, de contraintes physiques et de contention injustifiée, mais le Curateur public ne les a jamais écoutés.Soudainement, le Curateur public essaie de prendre le crédit.Pourquoi à ce moment?Le rapport du Vérificateur général sur la progression du redressement des déficiences du Curateur public est attendu en mai et quelques actions positives s’imposent Mais comment est-ce que cette situation lamentable s’est-elle produite?Tout n’est pas la faute de l’hôpital Rivière-des-Prairies, comme on le laisse entendre.Les protégés se sont retrouvés dans ce dilemme parce qu’ils sont placés sous le Curateur public et, une fois prisonniers du Curateur public, ils ont été laissés pour compte dans les institutions sans surveillance et sans suivi.En plus de montrer du doigt les établissements de santé, le Curateur public doit se regarder dans le miroir.Tant qu’il s’isolera des familles et de la communauté et maintiendra son indépendance et la confidentialité de ses activités, ces scandales seront voués à se répéter.Et, tant qu’il n’acceptera pas sa part de la responsabilité, on n’arrivera jamais au bout de ces histoires sordides sans fin.Ura Greenbaum Directeur général de l’Association pour la défense des personnes et biens sous curatelle publique Montréal, 18 février 1999 LIBRE OPINION -?- La stratégie québécoise d’action un an plus tard BRIAN L.MISHARA Directeur du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l'euthanasie (CRISE) de l’Université du Québec à Montréal Lorsque Jean Rochon a annoncé la stratégie québécoise d’action face au suicide le 2 février 1998, j’étais bien heureux.Pas seulement parce qu’on avait finalement un gouvernement prêt à reconnaître que le suicide au Québec est un problème très grave, mais parce qu’il s'agissait d’une excellente stratégie.Dans mon rôle au conseil d’administration de l’Association internationale pour la prévention du suicide (affiliée a l’Organisation mondiale de la santé), j’ai eu a lire toutes les stratégies nationales de prévention du suicide à travers le monde, mais je n’ai jamais vu une ap-proche aussi complète et bien nuancée que la stratégie québécoise.Le suicide est un phénomène complexe et multi-déterminé et il n’existe pas de cure simple et miraculeuse.La stratégie québécoise reconnaît un ensemble d’actions complémentaires nécessaires pour prévenir le suicide.La gamme de services essentiels proposée avec protocoles d’entente entre les milieux psychiatrique, hospitalier et communautaire fait dire à mes collègues étrangers que le Québec est un pays exemplaire en services de santé et en services sociaux.Alors, que s’est-il effectivement passé depuis le lancement de la stratégie, il y a un an?La réponse dépend du point de vue de l’observateur.Dans certaines régions, la stratégie a suscité un investissement important de temps et d’énergie pour l’implanter.Cependant, d’autres régions ont refoulé la prévention du suicide à la fin d’une longue liste d’autres priorités et sont peu avancées dans l’implantation de la stratégie.Par exemple, la Régie régionale de la santé de Montréal n’a pas investi de nouvel argent spécifiquement dans ce dossier.A Montréal, une priorité régionale importante est accordée aux jeunes et aux femmes; or ce sont désormais les hommes d’âge mùr qui se suicident.Malgré le fait que la moitié des décès par suicide au Québec ont lieu dans la région du Montréal métropolitain, la Régie régionale de la santé de Montréal a décidé de ne pas investir dans la prévention du suicide.Récemment, mes collègues en France, en Belgique, en Suisse, en Australie et en Angleterre m'ont demandé de raconter le succès de la magnifique stratégie québécoise en prévention du suicide.J’ai répondu que cela prend plus qu’un bon dessin architectural pour construire une maison, même si le matériel pour la construction est facilement accessible et qu'il y a des ouvriers prêts à travailler.Encore faut-il les budgets nécessaires et l’entrepreneur.Au Québec, on a tous les éléments nécessaires pour implanter la stratégie de prévention du suici- face au suicide, de.Mais pour arriver à une mise en œuvre efficace de la stratégie, deux conditions s’imposent: 1- on a besoin d’un financement national adéquat pour les activités décrites dans la stratégie; on ne peut pas escompter que les Régies vont prendre de l’argent destiné à d’autres activités et l’investir en prévention du suicide; 2- on a aussi besoin d’un leadership national avec un pouvoir réel et imputable pour s’assurer que tous les citoyens québécois ont accès à la gamme de services décrite dans la stratégie et que les autres actions soient implantées; nous avons besoin de créer une instance nationale dotée d’un budget suffisant et qui soit mandatée pour faire en sorte que la gamme des services essentiels ainsi que les autres actions préconisées dans la stratégie québécoise de prévention du suicide soient effectivement implantées dans toutes les régions du Québec.Certes, on doit tenir compte des priorités différentes régionales dans l’implantation des activités de prévention du suicide.Cependant, on ne peut pas laisser traîner l’implantation de la stratégie dans certaines régions à cause des enjeux locaux.Chaque jour, quatre Québécois meurent par suicide et plus de quatre cents font des tentatives non létales.Cela prend plus que des mots pour agir.On a véritablement besoin d’une instance nationale dotée de l’expertise, des ressources et du pouvoir pour s'assurer que les beaux projets prévus dans la stratégie deviennent une réalité vivante. I.K |) K V OIK.I.!¦: M K K ( K K I) I 21 F K V K I K II I !• !l !l It (I Mat ilc la reserve roller live tie son g 4 HÉMA-QUÉB£C 19 février 1999 Grimpes sanguins en demande aujourd'hui 0- 92% 44% Info-collecte: 832-0873 LE DEVOIR LES SPORTS .EN BR E F L'Allemagne saute plus loin (AFP) — L’Allemagne a remporté les Championnats du monde de saut à skis par équins (grand tremplin), devant lé Japon et l’Autriche, hier à Bischofshofen, en Autriche.L’Allemagne, cinquième après le premier saut de la première manche, a réussi à combler son retard notamment grâce à un saut de 136 m de Dieter Thoma.Sven Hanna-wald, qui avait fait un bon premier saut (132 m 5), avait perdu des points à la réception en tombant à l’atterrissage.Après le second saut de la seconde manche, le Japon reprenait la tête de la compétition après une chute de l'Allemand Christoph Duffner à la réception et grâce à un saut de 130 m de Miyahira Hideharu.L’Allemand Sven Han-nawald avait pourtant effectué un saut record à 137 m pour le premier essai de la seconde manche.Le Japon a conservé la tête du classement après le troisième saut mais l’ultime saut de Kazuyoshi Funaki n’a pas suffi face à la performance de Martin Schmitt (124 m 5), sacré champion du monde de l’épreuve individuelle de saut à skis (K120), dimanche.Alsgaard s’offre le 15 km (AFP) — Le Norvégien Thomas Alsgaard a remporté le titre de champion du monde de l’épreuve masculine de ski de fond du 15 km libre poursuite, précédant le Finlandais Mika Myllylae de sept dixièmes de seconde et l’Italien Fulvio Valbusa de 22 sec 7, hier, à Ramsau en Autriche.Quinzième au départ de la course, le Norvégien était à 15 sec 8 de Myllylae après 8,4 km.Vers le dixième kilomètre, il rejoignait le duo de tête composé de Myllylae et du Norvégien Bjorn Daehlie, qui s’est finalement fait dépasser par Valbusa à l’approche de l’arrivée.Après deux chassés-croisés entre Myllylae et Alsgaard, le Norvégien s’est imposé au terme d’un sprint palpitant devant le Finlandais, vainqueur du 30 km libre vendredi et du 10 km classique lundi.Autre succès de Belmondo (AFP) — L’Italienne Stefania Belmondo a remporté le titre de championne du monde de l’épreuve féminine de ski de fond du 10 km libre poursuite, précédant la Russe Nina Gavriliuk de 28 secondes 9 et l’Ukrainienne Irina Taranen-ko-Tereüa de 34 secondes et 4 hier à Ramsau.L’Italienne, âgée de 30 ans, avait déjà remporté le 15 km libre vendredi.Huitième au départ, elle a mené un peloton de cinq concurrentes avant de prendre la tête de la course à partir du sixième kilomètre, pour l'emporter en 29 min 38 sec 9.Après vingt minutes de course, elle avait réussi à dépasser là Russe Nina Gavriliuk partie cinquième.Blatter devant l’UEFA (AFP) — Le président suisse de la Fédération internationale de football (FIFA), Joseph Blatter, se rendra ce matin à Genève pour défendre devant les membres du Comité exécutif de l’Union européenne de football (UEFA) son projet de tenue d’une Coupe du monde tous les deux ans à partir de 2009.Cette entrevue entre Joseph Blatter et le président suédois de l’UEFA, Lennart Johansson, est une première depuis l’annonce en début d’année du projet de Coupe du monde biennale du numéro un de la FIFA II y a une semaine, alors qu’il était en visite à Mexico, le président de la FIFA avait annoncé qu’il voulait s’entretenir avec l’UEFA afin d’éviter à l’avenir les différences d’approche entre les deux organismes.«Parce que le football appartient à tous, et tous doivent contribuer au développement du football», avait expliqué M.Blatter.Ce dernier, depuis son élection en juin dernier aux dépens de M.Johansson justement, s’était heurté, notamment sur ce point, à plusieurs reprises au «patron» de l’UEFA.Plus d’équipe invaincue (AFP) — Il n’y a plus d’équipe invaincue dans la NBA Utah est tombé à Seattle (71-56), qui a concédé lui-même sa première défaite le lendemain à domicile contre Sacra-niento (109-106), malgré 34 points de Gary Payton.La machine Payton étant momentanément enrayée, Utah a pris sa revanche le samedi à Salt lake City (110-80) pour passer seul en tête (9-1) après le meilleur début de Championnat de l’histoire de l’équipe.L'amende de la colère Shaquille O’Neal n’a pas apprécié du tout la défaite des lakers dimanche à Seattle (92-89), estimant qu’il avait été lésé par l’arbitrage.«Toutes les équipes jouent une défense du genre "descendre Shaq” et on ne siffle pas les fautes», a estimé le pivot des Lakers, auteur ce soir-là de 27 points et 10 rebonds.«Je vais commencera dire ce que j’ai à dire.Quoi qu’il arrive.J’espère que la NBA me donnera une amende.» Aussitôt dit, aussitôt fait, et la NBA a frappé O’Neal lundi d’une amende de 10 (XX) $ pour propos désobligeants envers les arbitres.Le «ver» aux Lakers (AFP) — Dennis Rodman a finalement trouvé preneur et jouera le reste de la saison de la NBA avec les Lakers de I^os Angeles.Le fantasque joueur aux multiples tatouages et à la chevelure multicolore a annoncé qu'il signerait le contrat avec les Lakers lundi soir, après une entrevue avec le propriétaire Jerry Buss, au cours d’une insolite conférence de presse dans un restaurant huppé de Beverly Hills.Rodman, surnommé «The Worm», est la dernière en date des vedettes de la grande équipe des Bulls de Chicago à émigrer sous d’autres deux depuis la retraite en janvier de Michael Jordan.Les sportifs indiens s’unissent Quelque 3500 sportifs indiens ont créé un syndicat pour demander notamment une augmentation de leur allocation pour se nourrir, actuellement de trois dollars par jour.Le sport indien, à,l’exception du richissime cricket, vit de subventions de l’Etat qui y consacre un budget annuel de 33 millions de dollars.Ferrari poursuit ses essais (AFP) — L’écurie Ferrari a poursuivi hier, sur son circuit privé de Fiorano, son travail en vue du GP Prix d’Australie, première épreuve du championnat du monde de Fl, le 7 mars sur le circuit de Melbourne.Au volant de la nouvelle monoplace F/399 présentée le 30 janvier, l'Allemand Michael Schumacher a couvert 52 tours, dont le plus rapide en 1 min 3 sec 327, s’efforçant surtout de travailler sur la tenue de route de sa voiture.L’Irlandais Eddie Irvine, qui a pris le relais de l’Allemand, a réalisé, lui, le temps de 1 min 3 sec 641.Les tests se poursuivront jusqu'à demain.Weinrich et Hackett commentent le congédiement de Graham Brunet, la saison d'une vie.GUY RO B ILLARD PRESSE CANADIENNE Benoît Brunet a déclaré, hier, qu’il vivait la saison la plus satisfaisante de sa carrière, «du moins jusqu’ici, parce que ce n’est pas encore fini».Brunet a été, avec Eric Weinrich, un des rares joueurs à s’arrêter dans le vestiaire du Canadien, accessible aux journalistes, entre l’entraînement sur la glace de l’université McGill et un passage à la clinique de sang annuelle sur la patinoire du Centre Molson.Toujours aussi disponible et généreux de son temps, visiblement bien dans sa peau, il a parlé de son nouveau rôle.Ce qui lui plaît spécialement cette saison, c’est d’avoir du boulot sur des trios offensifs: «Je retrouve la confiance que j’avais plus jeune», a raconté en riant ce vétéran de 30 ans, qui a le plus d’ancienneté au sein de l’équipe, en compagnie de Patrice Brisebois, tous deux ayant commencé à se faire un nid en 1990-91, même si Brunet avait déjà disputé deux matchs en 1988-89.Dépanneur par excellence Brunet, faut-il le rappeler, avait toujours été un joueur offensif avant son arrivée avec le Canadien où les circonstances et les blessures l’ont transformé en joueur à tout faire et «dépanneur» par excellence.Brunet s’attend à jouer de nouveau avec Vincent Dam-phousse et Martin Rucinsky demain à Ottawa, ce qui fait drôlement son affaire.«Un joueur offensif, c'est ce que j’ai voulu faire toute ma carrière.C'est difficile de créer des occasions à tous les matchs et je pense que je l’ai fait cette saison.» Sa fiche de 12 buts et 15 passes devrait lui permettre de battre son modeste record personnel de 32 points, établi l’an dernier.Ses meilleures années avec le Canadien sont peut-être devant lui puisqu’il a accepté un contrat de quatre ans avant le début de la présente saison plutôt que monnayer ailleurs son statut de joueur autonome sans restriction.Cela fait deux ans qu’il est relativement épargné par les blessures mais il ne croit pas que ce soit la différence cette saison: «C’est que je joue sur des trios offensifs et sur le jeu de puissance à l’occasion, ce que je ne faisais jamais avant», insiste-t-il.Cela dit, Brunet ne renie en rien le rôle de dépanneur qui a toujours été le sien.«[Changer de trio], c'est quelque chose à quoi j’ai été habitué depuis que je suis ici.C'est bon d’être polyvalent.Ça aide l’équipe et c’est mon rôle.Tout le monde a un rôle dans une équipe et celui-là est le mien.Mais c’est certain que j’aimerais avoir un trio attitré.» Excellent leader.comme joueur Quand on a demandé à Eric Weinrich de commenter le congédiement de son ancien entraîneur à Chicago, il a commencé par dire que Dirk Graham avait été un excellent leader.comme joueur! Weinrich, un monsieur poli et articulé, s’est bien retenu de critiquer directement celui qui l'a laissé dans les gradins avant qu’il soit échangé au Canadien.Mais il ne l’a jamais vanté non plus et il a estimé que personne ne devait être surpris de son départ, étant donné les difficultés de l’équipe.Jeff Hackett, qui a accompagné le défenseur à Montréal, semble, lui, en vouloir à la direction.«Tout a commencé quand ils ont laissé partir Jeremy Roe-nick.Il y a plusieurs facteurs à considérer et Dirk n’était qu’un pion qui n’a eu droit qu’à 59 matchs.» C’est Bob Ihlford, qui a échangé Roenick en retour du décevant Alexeï Zhamnov, Craig Mills et un choix de première ronde.Et c’est son successeur Bob Murray qui a critiqué Hackett après l’échange en disant qu’il était trop fragile et émotif, une critique que vient de reprendre l’entraîneur des gardiens Vladislav Tretiak.Tâche difficile Weinrich a reconnu que Graham, avec lequel il a joué en 1993-94 et 1994-95, n’avait pas eu la tâche facile.«Il est arrivé dans une situation très difficile [les Hawks venaient de rater les séries pour la première fois en 29 ans] et il en était à sa première expérience comme entraîneur-chef.Diriger une équipe dans n’importe quel sport est un des métiers les plus difficiles qui soient, et en plus, dans son cas, il devait diriger d’anciens coéquipiers.Il faut user de psychologie.» Weinrich devait ajouter plus tard qu’il «y a des personnalités pas faciles dans cette équipe, vous savez».Graham avait été assistant de Craig Harstburg en 1995-96, un emploi qui fait qu’on est plus ami avec les joueurs, a rappelé Weinrich.Il a pris une année sabbatique la saison suivante avant de revenir comme dépisteur en 1997-98.Murray l’a nommé entraîneur en vantant ses qualités de leader et son passé dans l’organisation.Un peu comme pour Réjean Houle avec Mario Tremblay, sauf que Graham a connu beaucoup moins de succès et a été congédié encore plus rapidement que le prédécesseur d’Alain vigneault.Graham avait récemment déclaré qu’il croyait toujours en ses enseignements mais que les joueurs n’écoutaient pas.«U a tenté une approche personnelle, estime Weinrich.Il y a un processus d'apprentissage et pour lui, c’était une première expérience.Tous les entraîneurs que j’ai connus avaient leur point de vue et y tenaient.» Les Expos à l’entraînement Québec réclame ses 12 millions AGENCE FRANCE -PRESSE Québec — Le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, a envoyé une lettre au président du Comité international olympique (CIO), Juan Antonio Samaranch, lui demandant une compensation pour les 12 millions de dollars canadiens Omit millions $ US) qu’elle a investis dans sa candidature |X)ur l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 2002; finalement attribués à Salt Like City, a indiqué hier à l’AFP un porte-parole de la mairie.L’envoi de cette lettre, approuvée par le conseil municipal lundi soir, officialise la demande de compensation réclamée par le maire depuis les révélations de corruption entourant le choix de la ville américaine.La ville de Québec «fait appel à l’honneur du comité international olympique et de ses membres afin que soit versée» une compensation «correspondant le plus possible à l’effort consenti aux villes qui ont respecté les règles du jeu», peut-on lire dans la lettre.Québec «s’engage à ce que cette indemnité soit exclusivement utilisée au développement des valeurs olympiques et de la recherche de l’excellence en matière de sport amateur auprès de la jeunesse».M.L’Allier se dit «convaincu» que sa ville a toujours respecté les règles édictées par le CIO et qu’elle pensait que le comité prenait des mesures pour garantir le respect de ces règles afin «d’assurer une égalité des chances à toutes les villes candidates».Sans contester le résultat du vote, à l’issue duquel Qüé-bec avait fini en dernière position loin derrière Sait Laké City, le maire souligne cependant que si les affaires de corruption auxquelles sont liés plusieurs membres du CIO avaient été connues, la ville n’aurait certainement pas posé sa candidature., Dans sa lettre, M.L’Allier réclame également au patron du CIO «le renouvellement du processus de sélection et de désignation des villes candidates», et «une gestion nettè et transparente de tous les processus en cause».Ce s mesures pourraient permettre au CIO de retrouver sa crédibilité.HOCKEY LIGUE NATIONALE L’Allier réclame au CIO «le renouvellement du processus de sélection et de désignation des villes candidates» Urbina prend le goût de jaser RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE Jupiter — Décidément, c’est un camp qui fait parler.Lundi, c’était Claude Brochu qui mettait fin à son long silence.Hier, ce fut au tour d’Ugueth Urbina de renouer avec la parole.Peut-être est-ce l’effet du soleil.Urbina, l’as-releveur des Expos, était de bonne humeur, affable, loquace et à l'aise devant les reporters de la presse écrite avec lesquels il s'est entretenu pendant une dizaine de minutes dans le vestiaire.Il y avait des lunes qu’on n’avait pas discuté avec lui.«Cette année, j’ai le goût de parler.Je suis plus à l’aise.Je connais mieux les gens qui sont dans l’entourage de l’équipe.Je trouve que c'est difficile de parler à des étrangers», a expliqué Urbina, lauteur de 34 sauvetages la saison dernière et sûrement l’un des meilleurs rele-veurs dans les ligues majeures.Seul représentant des Expos au match des étoiles, Urbina est dans une classe à part.Et il n’a que 25 ans.Il a contribué à 40 des 65 victoires des Expos, la saison dernière.Il a aussi conservé la meilleure moyenne de points mérités parmi les releveurs n" 1 de la Ligue nationale, soit 1,30, devançant à ce chapitre Trevor Hoffman, 1,48, des Padres de San Diego, et Robb Nen, 1,52, des Giants de San Francisco.«Ce sera difficile d’avoir une meilleure saison, a-t-il reconnu.J’ai présenté de très bonnes statistiques.Mais on verra.Je pense qu ’il y a un meilleur esprit d’équipe cette année.C'est notre deuxième année ensemble.» Selon Die Sporting News, Urbina a été un des sept releveurs dont la rapide a atteint 100 milles à l’heure.Les autres ont été Matt Anderson, le plus rapide à 104, Armando Benitez, Bartolo Colon, Jerry Spradlin, Billy Wagner et Kerry Wood.Il a enregistré 94 retraits au bâton en 69 manches et un tiers et il a limité les frappeurs à une moyenne de 1,58.«Je veux toujours faire de mieux en mieux, a-t-il dit.Un jour, je voudrais ne lancer que des rapides à 99,100,101 milles à l’heure.«Mais je voudrais aussi acquérir plus d'expérience, être plus intelligent au monticule.On ne peut pas toujours lancer des rapides.» L’an passé, Urbina a eu plus de succès que lors des saisons précédentes contre les fraj> peurs gauchers.C’était une lacune qu'il voulait corriger.Il n’a cependant pas solutionné le cas Mark Grace, le joueur de premier but des Cubs de Chicago.«Il doit frapper pour ,800 contre moi.Je suis incapable de le retirer.» Conseils de Rojas Au fil des années, Urbina dit avoir beaucoup appris en parlant à Mel Rojas, l’ancien releveur des Expos.Il aime aussi la façon de lancer de John Wetteland.«Rojas m’a montré à ne pas avoir peur des frappeurs et à être intelligent au monticule, a-t-il dit.Il m’a beaucoup aidé.Il n’y a pas un fi appear qu’il ne connaît pas dans la ligue.» Urbina ne jouit pas de la même publicité que les Hoffman, Nenn et Wetteland, entre autres.Mais il ne s’en fait pas pour cela.«Ça ne me dérange pas du tout.Ce qui est important pour moi, c’est d'être bon.» Malgré son jeune âge, il est déjà un des vétérans des Expos.«Je veux être un leader sur le terrain.» ¦ Vladimir Guerrero gardera le quatrième rang du rôle même si Rondell White est de retour au jeu.Le joueur par excellence des Expos la saison dernière a excellé comme quatrième frappeur après avoir pris la place de White, dont la saison 1998 a pris fin le 20 juillet quand il a subi une fracture a l’annulaire de la main droite et s'est déchiré des ligaments.«Guerrero est toujours notre quatrième frappeur.Je ne voudrais pas être mis en doute, a lancé Felipe Alou.Il n’a peur de rien avec des coureurs en position de marquer.Il n’y a rien pour l'intimider.» Guerrero a connu une année extraordinaire à sa première saison complète.Il a conservé une moyenne de ,324, frappé 38 circuits, produit 109 points et réussi 202 coups sûrs.¦ Le jeune Michael Barrett n’était pas, hier, parmi le groupe de receveurs dans l’enclos de pratique mais Felipe Alou a prévenu qu’on n’abandonne pas l’idée qu’il soit un receveur.«On le verra comme receveur en 1999», a-t-il dit.Barrett devrait batailler avec Shane Andrews pour le poste de troisième but.Il est aussi possible qu'il évolue au champ gauche lors des matchs hors-concours.En Chris Widger et Bob Henley, les Expos comptent déjà sur un bon duo de receveurs.«Le poste de receveur est entre bonnes mains, a dit Alou.Notre situation derrière le marbre n’a jamais été aussi bonne.On a eu Gary Carter derrière le marbre mais il n’y avait pas dans l’équipe autant de bons receveurs que maintenant.Nous n'avons jamais été aussi riches en ce qui concerne la quantité et la qualité des receveurs.» ¦ Javier Vazquez porte maintenant le n" 23.«C'était mon numéro dans les ligues mineures.J’ai connu beaucoup de succès avec ce numéro-là.J’espère maintenant que j’aurai autant de succès avec le n 23 dans les ligues majeures.» Vazquez portait le n" 28 la saison dernière.C’est l’instructeur Jim Tracy, l’adjoint de Felipe Alou sur le banc, qui portait le n” 23.Il est maintenant un des instructeurs des Dodgers de Los Angeles.¦ Au sujet de son fils Moises Alou, qui ne jouera pas cette saison en raison d’une blessure ligamentaire au genou gauche, Felipe Alou a dit: «Il n’y a rien d’autres à faire que de lui souhaiter de guérir rapidement.Il est déjà passé par là.C’est sa troisième blessure majeure.Il est encore jeune.» Moises s’est blessé en s’entraînant chez lui en République dominicaine.C’est une lourde perte pour les Astros de Houston.L’an passé, il a terminé troisième au scrutin du joueur par excellence dans la Ligue nationale.Il a conservé une moyenne de ,312, claqué 38 circuits et produit 124 points.Around Alone Soldini doit «mener seul son bateau» AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Iœ Comité de course d’Around Alone, course autour du monde à la voile en solitaire et avec escales, a estimé hier que l'Italien Giovanni Soldini devait «mener seul son bateau, sans aucune aide» de la Française Isabelle Autissier, recueillie le 16 février par l’Italien après son naufrage.Après avoir félicité Soldini pour le sauvetage, «le Comité de course estime que la décision de continuer jusqu'à Punta Del Este ou de débarquer Isabelle [.] appartient à Giovanni en accord avec Isabelle.Il est clair pour Giovanni et Isabelle qu’il [Soldini] doit continuer à mener seul son bateau, sans aide d'elle [Autissier] pour le routage ou les manœuvres», indique un communiqué des organisateurs.Une polémique s’était engagée après que le duo Soldini-Autissier eut annoncé que la navigatrice participait à certaines manœuvres.Le Comité de course a demandé à un jury international de se réunir à Punta Del Este (Uruguay), terme de la troisième étape, après l’arrivée de Soldini, afin de fixer le temps rendu au navigateur italien pour le sauvetage d’Autissier.Li mise au point du Comité de course intervient alors que le Français Marc Thiercelin (Somewhere) compte seulement environ cent milles d’avance sur Soldini (Fila), en tête de la troisième étape Auckland-Punta Del Este.Lors du sauvetage d’Isabelle Autissier, il y a une semaine, L'Italien comptait quatre cents milles de retard sur le premier de l’étape.Marc Thiercelin a été beaucoup retardé par son escale à l’abri dans la baie d’Aguir-re, juste après avoir franchi le cap Horn, à l’extrême sud du continent américain.Une fois réparés les dommages sur sa borne et le vît-de-mulet, il a connu de grosses difficultés pour s’extirper de son abri et regagner l’Atlantique Sud.Une rafale de vent a même couché le bateau, provoquant une rupture de vanne de balast et l'inondation de l’intérieur du bateau.Classement hier à la mi-journée Classe 1: 1.Thiercelin (France, Somewhere), à 1113 milles de Punta Del Este; 2.Soldini (Italie, Fila), à 1220 milles.Lundi Washington 4 Toronto 3 New Jersey 3 Tampa Bay 2 Pittsburgh 4 Phoenix 1 St.Louis 5 Los Angeles 1 Calgary 6 Rangers 2 Hier Boston 5 Ottawa 2 Dallas à Nashville Vancouver au Colorado Ce soir Phoenix à Washington, 19h.Caroline à Toronto, 19h30.Philadelphie en Floride.19h30.Los Angeles à Detroit, 19h30.Chicago à St.Louis, 20h.Nashville à Dallas, 20h30.Buffalo à Calgary, 21 h.Anaheim à Edmonton, 21 h Vancouver à San José, 22h30.Jeudi New Jersey à Boston, 19h.Montréal à Ottawa, 19h30.Toronto à Islanders, 19h30.Pittsburgh au Colorado, 21 h.CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est PJ G P N BP BC P Ottawa 57 32 17 8 166 123 72 Toronto 57 32 21 4 184 172 68 Buffalo 57 27 19 11 156 124 65 Boston 57 24 24 9 147 134 57 Montréal 59 23 28 8 139 154 54 Section Atlantique Philadelphie 57 30 14 13 178 122 73 New Jersey 59 32 20 7 174 150 71 Pittsburgh 56 30 19 7 177 152 69 Rangers 58 23 28 7 160 165 53 Islanders 59 18 34 7 139 178 43 Section Sud-Est Caroline 59 27 22 10 156 149 64 Floride 57 21 21 15 142 147 57 Washington 57 24 28 5 145 150 53 Tampa Bay 58 12 41 5 119 210 29 CONFÉRENCE DE L'OUEST Section Centrale Detroit 59 31 23 5 175 147 67 St.Louis 56 23 23 10 157 145 56 Nashville 57 20 31 6 135 185 46 Chicago j 59 16 35 8 131 190'40 lection Nord-Ouest • i Colorado 57 29 21 7 154 139.65 Edmonton 57 22 27 8 155 149 52 Calgary 58 21 28 9 151 168 51 Vancouver 57 18 32 7 Section Pacifique 142 182143 1 1 Dallas 54 35 10 9 159 107 79 Phoenix 57 29 18 10 146 128' 68 Anaheim 58 24 25 9 155 147 57 San José 58 20 25 13 133 136 53 Los Angeles 58 21 32 5 Les meneurs 135 158 47 B P PTS Jagr, Pit 27 60 87 Lindros, Phi 34 47 81 LeClair, Phi 37 40 v Kariya, Ana 25 48 .73 Selanne, Ana 31 40 .71 Fleury, Cal 30 37 •97 Yashin, Ott 27 38 65 Forsberg, Col 16 48 64 Sakic, Col 28 34 62 Demitra, StL 26 35 61 Modano, Dal 20 39 ‘59 Sundin, Tor 20 39 59 Robitaille, LA 30 28 58 Straka, Pit 25 33 :58 Gretzky, Ran 8 49 .57 Yzerman, Det 24 32 ,56 Brind'Amour, Phi 19 36 55 Khristich, Bos 24 30 54 Ruccfiin, Ana 21 33 54 Holik, NJ 23 28 51 Thomas, Tor 22 29 51 Roenick, Pho 19 32 51 *
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