Le devoir, 1 mars 1999, Cahier A
V » l .X C - N " 4 3 T A X K S = I $ / T (I H (I X T » I $ FONDE 19 10 U DEVOIR PERSPECTIVES L’effet Hillary Les Clinton devront bien se trouver une nouvelle vie après leur passage mouvementé à la Maison-Blanche.Actuellement, c’est surtout pour le plan de carrière d’Hillary que l’Amérique se passionne.DB après un Récent sondage, 54 % des élec-* teurs de l’État de New York éliraient Hillary Clinton pour les représenter au Sénat des Etats-Unis, 18 % de plus que ceux qui voteraient pour l’actuel maire de la métropole américaine, Rudolf Giuliani.Un formidable «effet Hillary» vient donc d’apparaître dans une hypothétique campagne entre deux candidats non encore déclarés.Certes, les manchettes sur la candidature encpre incertaine de la first lady arrangent bien du monde.A commencer par la presse américaine, qui a une côte à remonter après s’être aliéné une bonne partie de l’opinion par sa couverture incessante et pas toujours impeccable de l’affaire Lewinsky.Il y a ensuite le couple Clinton, qui ne peut que se réjouir de toute espèce de diversion.Plusieurs questions méritent cependant d’être soulevées.D’abord, Hillary Clinton, dont personne ne met en doute les qualités intellectuelles ou l’«étoffe» pour la politique active, a-t-elle vraiment l’intention de se jeter dans la mêlée?D’autre part, la réalité du terrain dans Y Empire State risque de s’avérer très différente du battage médiatique actuel.Il se pourrait bien que les réponses aux derniers coups de sonde traduisent avant tout le sentiment suivant «Ne serait-il pas formidable de voir ces deux candidats s’affronter?» Une forte avance dans les sondages qui fond en quelques mois, cela s’est déjà vu quelque part.«Je crois qu’elle y pense sérieusement mais qu’elle décidera de ne pas se porter candidate, estime Candice Nelson, professeur de science politique à l’université américaine de Washington.Une candidature ouvrirait la porte à une foule de nouvelles questions à propos de l'affaire White-water et du Monicagate.Je crois qu’elle aimerait que sa vie privée reste privée.» Ce,tte semaine, la première dame des États-Unis a fait la une de Time Claude et de Newsweek.Dans tous les mé-Lévesque dias, les éditorialistes et les columnists ont réfléchi à ce que pourrait ?* être sa vie après la Maison-Blanche.En général, ces commentateurs apprécient les qualités d’Hillary Clinton: intelligence, énergie ét équilibre entre le pragmatisme et le dévouement pour certaines causes.Et ils estiment qu’après avoir longtemps soutenu les ambitions d’un mari qui l’a humiliée par ses frasques, il serait temps qu’elle sorte de l’ombre et passe carrément au premier plan.Ils sont pourtant nombreux à lui conseiller de ne pas faire le saut en politique.Plusieurs autres carrières s’offrent en effet à elle.Les facultés de droit des grandes universités seraient ravies de l’accueillir comme professeur.Son livre It Takes A Village s’est bien vendu et, selon les sources de Newsweek, un second ouvrage pourrait lui rapporter cinq millions.Certains la voient plutôt à la tête d’une fondation, défendant des causes humanitaires, à l’instar du populaire général à la retraite Colin Powell, qui avait brièvement envisagé une carrière politique avant de se raviser.Hillary Clinton a déjà dit qu’elle aimerait aller vivre à Manhattan.On peut la comprendre.La Grosse Pomme qui ne dort jamais offre des plaisirs que même little Rock parvient difficilement à égaler.Les critères de résidence pour se frire élire dans l’État de New York, sont parmi les moins exigeants aux États-Unis.C’est ce qui avait permis au Bostonien Robert F.Kennedy d’en occuper l'un des deux sièges au Sénat en 1964.Mais cela suffit-il?Les rumeurs sur les ambitions sénatoriales de Mme Clinton ont pris naissance l’été dernier à l’occasion d’un dîner-bénéfice à Long Island.Elles ont été relancées une première fois en novembre, puis une seconde fois à l'occasion du récent voyage présidentiel au Mexique.De petites phrases, des sous-entendus, mais aussi une rencontre, récente,, entre la première dame et le sénateur démocrate de l’Etat de New York, Daniel Patrick Moyni-han, qui ne sollicitera pas de nouveau mandat Si Hillary Clinton décide de briguer ce poste, certains politiciens locaux devront probablement mettre leurs ambitions en veilleuse.Élue, elle deviendrait une séna-trice Junior dans une Chambre haute procédurière, fortement dominée par des hommes.Elle risque de décevoir.Battue, elle se ferait à coup sûr de nouveaux ennemis, elle qui n’en manque déjà pas.La victoire ne lui est pas du tout assurée.En 1964, Robert Kennedy, qui était loin de partir gagnant, avait dû mener une guerre de tranchées.Une campagne d’Hillary Clinton pourrait se solder par un désastre.Historiquement, les électeurs de la Grosse Pomme votent plutôt démocrate, ceux des banlieues partagent leurg votes entre les deux grands partis et ceux du reste de l’État préfèrent le Grand Old Party.Or, depuis que Rudolf Giuliani (un républicain) siège à la mairie de New York, la ville semble plus sûre, plus propre et plus prospère que jamais.Il est donc assez populaire pour ne pas être battu d’avance.Enfin, la presse new-yorkaise a la réputation de ne pas faire de quartier.Aucun journal n’a déroulé le tapis rouge devant Hillary Clinton, tandis que le Post, un tabloïd populiste, en profite pour dire encore plus souvent tout le mal qu’il a toujours pensé d’elle.Ces derniers jours, l’article le plus gentil à son endroit dans le Post disait que l’année du lièvre serait favorable aux natifs du cochon, comme elle.mais également aux natifs du singe, comme Giuliani.Élue, Mme Clinton deviendrait une sénatrice junior dans une Chambre haute procédurière M É Montréal Pluie, risque de verglas et faible neige.Max: 2 Min:-1 T É0 Québec Neige et verglas.Max: 4 Min: -1 Détails, page A 4 INDEX Annonces.B 5 Le monde.A 5 Avis publics.A 4 Les sports.B 5 Culture.B 8 Mots croisés .A4 Économie.B 2 Planète.B 4 Éditorial.A 6 Religions.B 6 Entrevue.B 1 Télévision.B 7 www.ledevoir.com MONTREAL, LE LUNDI 1 tR MARS 1000 S 7 c LES ACTUALITÉS «La SQ, c’est une police de campagne», estime M Guy Gilbert, page A 2 L'ENTREVUE Will Kymlicka, l’évaluateur du nationalisme, page B 1 LE MONDE Nigeria: Obasanjo triomphe sur fond de contestation, page A 5 Le baseball majeur attendra Jacques Ménard minimise l’importance de l’échéance du 6 mars ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR T acques Ménard s’est montré optimiste, hier, sur la pos-I sibilité de garder les Expos à Montréal et il a minimisé nmportance de l’échéance du 6 mars que le baseball majeur a refusé, vendredi, de repousser.Au cours d’une conférence de presse en provenance de la Floride, où se tient le camp d’entraînement des Expos, le président du conseil d’administration de l’équipe, Jacques Ménard, a déclaré qu’«à partir du 6 mars, nous n'avons pas l’intention de jeter l’éponge».Il trouve «positif» que les autorités du baseball majeur aient mentionné qu’elles acceptent de travailler avec son groupe «au cours des prochaines semaines».Dans une lettre envoyée vendredi à Jacques Ménard et rendue publique, les autorités du baseball majeur, sous la plume de leur vice-président, administration et responsable du contentieux, Robert A DuPuy, ont rejeté la demande du groupe de M.Ménard de reporter l’échéance du 6 mars.Cette date butoir pour le dépôt d’un plan de relance complet des Expos à Montréal avait été fixée en octobre par le commissaire du baseball majeur Allan Selig.Bien qu’il dise regretter cette décision, M.Ménard a perçu une lueur d’encouragement dans un passage de cette lettre, par ailleurs cinglante.«Nous continuerons, bien sûr, de travailler avec vous et votre groupe au cours des prochaines semaines afin d'essayer d'accélérer le processus le plus possible.Nous maintenons que nous ferons tout ce qui est en notre possible pour sauver le baseball à Montréal [.]», a écrit M.DuPuy.«Le baseball majeur nous dit qu'il nous encourage à poursuivre notre travail», a interprété M.Ménard.A ses yeux, le processus de déménagement du club ne s’amorcera pas dès le 6 mars et son groupe, qui soutient avoir déjà réuni 125 millions, dispose encore de quelques semaines pour proposer un plan acceptable aux autorités du baseball ma- VOIR PAGE A 8: EXPOS Une sombre fête RU LA HALAWANI REUTERS PENDANT qu’Israël fêtait hier le Pourim (ci-dessus) et décidait de boucler la bande de Gaza pour assurer sa sécurité, le général Erez Gerstein, considéré comme le numéro un des forces israéliennes dans la «zone de sécurité» du Sud du Liban, a été tué par une bombe télécommandée par le Hezbollah.Nos informations en page A 5.Montréal s’entend avec les cols bleus ¦ À lire, page A 3 Vers un Canada de plus en plus centralisateur Mondialisation oblige, la tendance ira en s'accroissant, croit Parizeau MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC L> ancien premier ministre du Québec, Jacques Pari-> zeau, prédit que le Canada, qui est aujourd’hui à ses yeux l’une des fédérations les plus décentralisées du monde, va centraliser de plus en plus les pouvoirs entre les mains du gouvernement fédéral afin de faire face à la mondialisation.Il en tient pour démonstration la récente entente sur l’union sociale.Prenant la parole à un cocktail de financement du Bloc québécois, à Sainte-Foy, en banlieue de Québec, hier après-midi, l’ancien chef du Parti québécois s’en est d’ailleurs pris durement aux premiers ministres des autres provinces qui ont, selon lui, succombé au chantage d’Ottawa et signé un accord qui permet littéralement au gouvernement fédéral de frire tout ce qu’il veut en échange d’argent Il a d’ailleurs pris la peine de s’exprimer en anglais, pour les caméras de télévision, afin que son message porte jusque dans le reste du Canada.M'.Parizeau a soutenu que les autres provinces devraient «avoir honte» d’avoir conclu un tel accord «non pas au nom d'un idéal, non pas au nom d’une vision du pays mais seulement pour de l’argent».Cette entente sur l’union sociale, a rappelé M.Parizeau, permettra au gouvernement fédéral de transférer des fonds comme bon lui semble non seulement aux individus mais aussi aux organisations, ce qui inclut les hôpitaux, les commissions scolaires et les municipalités.L’ancien chef péquiste, qui préside d’ailleurs l’un des VOIR PAGE A 8: PARIZEAU Giuliani a-t-il perdu sa «touche magique»?Il est l’homme que les New-Yorkais adorent détester.Pas une semaine ne passe sans que le Village Voice, le New York Observer, le New York Magazine ou même le Time ne se moquent plus ou moins méchamment de sa mentalité d’assiégé, de sa manière musclée de policer sa ville, de son style dépourvu d’humour, de ses flics tout-puissants à la gâchet- Décès du photographe Maurice Perron L’œil du Refus Global s’éteint ODILE TREMBLAY LE DEVOIR te facile qui menottent tous azimuts.ALEXANDRA SZACKA ¦i» ta i—i *s*p*nnm Ni ' ew York — À New York, depuis plus de cinq ans, rares sont les soupers du samedi soir ou l’on n’aborde pas le sujet Giuliani.Et il arrive sou vent de voir ici des gens qui arborent fièrement l’irrévérencieux autocollant «Giuliani is a jerk» (Giuliani est un con).Élu, en 1993, maire de la ville la plus populate, la plus célèbre, la plus compliquée des États-Unis, Rudolph Giuliani passe pourtant pour celui par qui le miracle est arrivé.Il est vrai qu’il a hérité d’une mégapole au bord de l’effondrement: 330 000 emplois perdus dans les années 80, 1,3 million de personnes vivant de l’aide sociale (un New-Yorkais sur w six!), deux mille meurtres par année.«C’est un leader churchillien, c’est dans les moments de crise qu’il donne le meilleur de lui-même», affirme au Devoir Fred Siegel, historien, professeur à l’université Cooper Union et auteur du livre The Future Once Happened Here, essai fort acclamé sur le déclin des grandes villes américaines.Siegel, un démocrate pourtant, ne tarit pas d’éloges à l’égard de Giuliani, le républicain.«On lui doit le premier succès de politique publique parmi les villes américaines depuis des décennies.» Les statistiques sont éloquentes.Aujourd’hui, le nombre d’assistés sociaux à New York est passé à 830 000 (une baisse de plus de 35 %).VOIR PAGE A 8: NEW YORK Témoin du tremblement de terre automatiste qui secoua le Québec assoupi du milieu du siècle, il y eut un œil, celui de Maurice Perron qui vient de s’éteindre comme une lampe avec lui.Décédé subitement samedi des suites d’une hémorragie cérébrale à l’âge de 74 ans, ce photographe fut non seulement un des 16 signataires du Manifeste du Refus Global en 1948, mais c’est lui qui publia ce brûlot à l’âge de 24 ans en fondant pour la circonstance la maison d’édition Mithra-Mythe.Quant à la chronique visuelle de cette épopée artistique, elle a survécu jusqu’à nous grâce à son appareil photographique et au regard curieux et doué que cet artiste posa sur des visionnaires excentriques appelés à faire l’histoire.Si le lustre, la notoriété de plusieurs membres du groupe des automatistes, les Borduas, Riopelle, Gauvreau, Leduc, Mousseau et compagnie avaient un peu relégué son nom dans l’ombre, Maurice Perron reprenait le devant de la scène l’an dernier, lors des célébrations entourant le demi-siècle du Manifeste.Le Musée du Québec lui consacrait une importante exposition solo (93 photographies récentes et anciennes) en plus de publier l’ouvrage Mémoire VOIR PAGE A 8: PERRON Nouvelle guerre ¦¦¦ de mots à l’UQAM ¦ À lire, page A 3 ( 778313000641 LES ACTUALITES La SQ serait une police de campagne «La vraie police au Québec, c’est le SPCUM» croit l’avocat Guy Gilbert JEAN CHARTIER LE DEVOIR T a vraie police au Québec, c’est le "LjSPCUM, tandis que la Sûreté du Québec, c’est une police de cam-.pagne.» Celui qui porte ce jugement, Me Guy Gilbert, est le seul commissaire du Québec à avoir siégé à la commission chargée d’examiner le service de renseignements de la GRC, la commission McDonald.En outre, Mr Gilbert a dirigé l’en-_ quête du coroner sur la mort du caporal Lemay pendant la crise d’Oka et a remis ce rapport, qui blâmait très sévèrement la SQ, au ministre Ménard, le ‘ 15 septembre 1995.Il a donc examiné de près les directions des deux services de police lors d’une situation de .crise et il renchérit même sur le rapport de la commission Poitras.Son verdict parait limpide sur la cri-“ se d’Oka et l’affaire Matticks.«La SQ doit vivre avec le fait qu'elle avait un échec à son actif Oka.Ils étaient humiliés.Au lieu de repenser le contexte entre l'autorité politique et l'autorité policière, la SQ a été laissée à elle-même.«Il est essentiel que la relation entre l'autorité policière et l’autorité publique obéisse à un cadre de permanence, de hiérarchie, d'imputabilité, ajoute M' Gilbert.Une seule personne répond à ces critères, c’est le sous-ministre, car les ministres changent souvent.Depuis la crise d’Oka, il y a eu cinq ministres de la Sécurité publique.» L’avocat Guy Gilbert a obtenu le contrat de Birdair dans le dossier du toit olympique.Autrement dit, il reste actif dans les dossiers chauds.Mais il a accepté de passer en revue son rapport sur la crise d’Oka, rapport qu’il avait remis au ministre Ménard lors de son premier passage à la Sécurité publique.Supervision inexistante Guy Gilbert juge que la supervision de la SQ était inexistante lors de la crise d’Oka.«Sam Elkas était aussi loin de la police que moi de l'aviation.C'est la SQ qui a gouverné.La police de la SQ avait la province en main.Ce n’est pas normal.» Il juge inacceptable que l’autorité policière n’ait pas eu un lien formel avec l’autorité politique.«Le sous-ministre ne savait pas que la SQ allait à Oka.Il l’a appris en s’en allant à son bureau en automobile, parla radio.» Après avoir examiné cette question en détail, le coroner n’en revient pas.Lors de l’enquête ordonnée par Claude Ryan, alors ministre de la Sécurité publique, Me Gilbert constata à quel, point la SQ se comportait comme un État dans l’État.De plus, le coroner n’a pas digéré l’attitude du syndicat des policiers durant la crise d’Oka.«J’ai vu comment fonctionnait la SQ, confie Guy Gilbert, j’ai constaté leur attitude face à l’enquête.Ils ont voulu que l’enquête porte sur l’identité du criminel.Je les trouvais «hors d’ordre».Ça a mis la chicane, leur attitude.Je leur ai dit que ce n’était pas une enquête de police.Mais Jocelyn Turcotte, le président de l’APPQ à l'époque, a dit: “Je ne collaborerai pas à une enquête comme ça.’’ C’était se mettre au-dessus de la loi.» En fait, selon lui, la SQ a été laissée à elle-même à Oka.Cela a créé la crise d’Oka, puis l’affaire Matticks et celle des Hell’s Angels.«La police doit réagir à l’appréhension du crime.Il arrive un moment où l'envergure sociétale du problème ne devrait pas échapper à l’autorité de la police.Mais la SQ a été laissée à elle-même.Le témoignage de Jacques Beaudoin, l’exsous-ministre de la Sécurité publique en 1990, a été clair à ce sujet.» Le lien manquant La façon de procéder à la SQ a horrifié le coroner chargé de l’examen des circonstances de la mort du caporal Lemay.Le ministre Elkas n’avait pas été prévenu de l’opération du corps policier par le directeur de la SQ de l’époque, Robert Lavigne.Et le sous-ministre a témoigné qu’il ne parlait pas au directeur de la SQ.Il lui avait expliqué que «cela se passait entre Lavigne et Elkas, qui s'appelaient Sam et Bob entre eux.Ça fait partie des problèmes», conclut Me Gilbert «Ils jouaient au golf ensemble et se parlaient des problèmes au golf, ajoute-t-il.Moi, j’ai demandé que le lien, le pont, se fasse au niveau politique par le sous-ministre, que celui-ci ait un rôle très responsable.» Il se souvient très bien du jour où il a remis son rapport au ministre Serge Ménard.Il lui a dit, dans un restaurant de la rue Saint-Vincent: «Je suis convaincu que tôt ou tard on aura à vivre une enquête de la SQ.Elle a une conception dangereuse.La police se croit au-dessus de la loi.Ils ne se trahissent pas, les policiers.C’est un corps qui se protège dans /’omertà.» Attirés par des salaires élevés Les pilotes de l’armée sautent au privé PRESSE CANADIENNE Halifax — Le gouvernement fédéral a beau avoir déployé un généreux programme de primes pour garder les pilotes de haut calibre au sein des Forces armées — de plus en plus tentés par les salaires allé-.chants des transporteurs commerciaux —, plusieurs d’entre eux ont tout de même fait le saut vers le sec-, teur privé en 1998.Ottawa doit maintenant verser des primes totalisant 35,5 millions à 587 pilotes d’expérience qui ont décidé de rester à bord pour une période de cinq ans.Si cela représente les deux tiers des pilotes admissibles au programme, le gouvernement fédéral aurait au moins souhaité que les trois quarts s’en prévalent.«Nous ne sommes pas sortis du bois, mais c’est une situation qui nous permet tout de même de poursuivre nos activités», a expliqué le colonel Joe Hinc-ke, qui a supervisé le programme de rétention des pilotes.«Notre gestion se doit d’être très serrée.» Offrant des primes pouvant grimper jusqu'à 75 000 $, le programme visait particulièrement les pilotes ayant de neuf à 23 années d’expérience, en quelque sorte l’épine dorsale du personnel de l’air.Les chiffres du ministère de la Défense indiquent que depuis la fin du programme, en août dernier, 126 pilotes ont annoncé leur départ, ce qui porte à 230 le déficit de pilotes qu’affiche l’armée de l’air, en regard d’un objectif idéal de 1500 pilotes.Un pilote d'expérience croit toutefois que le programme visant à «soudoyer les pilotes» a créé des tensions au sein de l’armée de l’air, et que le problème pourrait s’étendre au reste des Forces armées, étranglées par un budget de plus en plus mince.«C’est presque comme un cancer», a affirmé le major Brian Northrup, pilote d’hélicoptère pendant 30 ans et aujourd’hui officier d’escadrille à la base militaire d’Esquimalt, en Colombie-Britannique.Il pense que le système de primes réduit l’esprit d’équipe qui a toujours fait la marque des Éorces armées.Des 878 capitaines et majors admissibles au programme de primes, 587 en ont profité: ils recevront ainsi entre 50 000 $ et 75 000 $ au cours des trois prochaines années, l’ancienneté servant de base au calcul.L'armée de l’air a également un autre problème: le recrutement.Si 163 pilotes ont quitté les rangs en 1998, seulement 65 nouveaux pilotes les ont remplacés.Selon le colonel Hincke, l’objectif consistait à former 85 nouveaux pilotes en 1999, et à augmenter ce chiffre à 105 en 2001.Le chef d’état-major voulait bien augmenter les salaires dans les Forces armées, mais le récent budget fédéral n’a consacré que 150 millions supplémentaires à la Défense.Le sourire des étoiles / REUTERS LES COSMONAUTES slovaque Ivan Bella (à gauche) et russe Gennady Padalka, étaient tout sourire hier à leur retour sur le plancher des vaches au Kazakhstan.Le premier a conclu sa mission de moins d’une semaine à bord de Mir.Le second a passé six mois à bord de la station orbitale russe.Cette mission pourrait être la dernière: Mir est en effet atteinte par la limite d’âge et surtout le manque de financement.Quand Satan côtoie les enfants Trois familles américaines accusent des écoles d'avoir enseigné le satanisme à leur progéniture loto-québec Tirage du 99-02-27 12 24 25 29 39 42 Numéro complémentaire: 3 GAGNANTS LOTS jronsnsr mm Tirage du 99-02-27 27 31 34 38 48 49 Numéro complémentaire: 8 6/6 1 10 000 000,00$ 5/6+ 8 139 242,40$ 5/6 416 2 142,20$ 4/6 23 770 71,80$ 3/6 446 796 10$ Ventes totales: 26 431 608 S Prochain gros lot (approx.): 2 000 000 S GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000 $ 5/6+ 0 50 000 $ 5/6 16 500$ 4/6 1 203 50$ 3/6 19 302 5$ Ventes totales: 662 415,50 S EBtra VENDREDI NUMEROS 437148 37148 7148 148 48 8 Tirage du 99-02-26 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Eitra SAUEIX NUMEROS 988247 88247 8247 247 47 7 Tirage du 99-02-27 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ esszi » 9 19 20 24 36 39 41 Numéro complémentaire: 16 GAGNANTS LOTS 7/7 1 4 000 000,00 $ 6/7+ 1 176 711,60$ 6/7 55 2 811,30$ 5/7 3 510 157,30$ 4/7 75 838 10$ 3/7+ 71 378 10$ 3/7 637 342 partie, gratuite Ventes totales: 9 454 808 S Prochain gros lot (approx.): 2 500 000 S TVA, lo réseau des tirages Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.White Plains (AP) — Dépassées les très classiques leçons de lecture et de mathématiques.Depuis 1995, les écoliers du district scolaire de Bedford Central, dans le comté de Weschester (État de New York), planchaient sur des matières nettement plus ésotériques: des intervenants férus de télépathie ou de numérologie leur proposaient notamment de célébrer le «Jour de la Terre» ou des excursions.au cimetière.Trois familles ont crié au satanisme et ont porté plainte contre les autorités scolaires locales.Le procès de cette affaire reprend aujourd'hui.En 1995, les enfants se sont vu proposer pour la première fois, un jeu de stratégie un peu particulier.A côté d’innocentes images, certaines cartes arboraient des scènes plus crues, telles qu’une femme sur le point d’être sacrifiée.Les familles ayant exigé que les écoles cessent de promouvoir ce jeu, le responsable du district scolaire Bruce Dennis a obtempéré pendant un mois, jusqu’à ce que des experts lui certifient qu'il ne présentait aucun danger pour les enfants.Trois familles ont alors porté plainte, citant d’autres exemples d’activités peu compatibles selon eux avec l’enseignement scolaire.Dans le cadre d’une leçon sur le Mexique, les enfants devaient ainsi modeler des figurines à l’image des dieux aztèques.En cours de biologie, ils étudiaient le contenu de l’estomac d’un hibou pour connaître son régime alimentaire, sans parler de la fabrication de «poupées anti-soucis», que les enfants devaient mettre sous leur oreiller pour repousser les cauchemars, ou des excursions au cimetière.Cet enseignement, estiment les plaignants, relève de «la promotion du satanisme et de l’occultisme, du paganisme et de la spiritualité New Age» et viole la liberté religieuse.Quant à ces poupées, il s’agit ni plus ni moins de rite vaudou, selon Mary Ann DiBari, membre de l’Association d’enquête sur les crimes rituels.Mis en cause, un yogi, dénommé Agia Akal Singh Kalsa, est venu témoigner, vêtu d’un turban et d’une robe blanche, devant le tribunal de White Plains (État de New York).Il a expliqué être intervenu dans les écoles pour une séance de relaxation, qui n’avait «rien à voir avec la religion».Amateur de numérologie, il a affirmé n’avoir jamais abordé le sujet avec les enfants.Quant à Nancy Weber, médium et télépathe, elle a déclaré s’être contentée de donner une conférence sur la «créativité».Mais, selon les plaignants, elle aurait suggéré à ses élèves d’«accéder» à leur moi profond en dessinant avec leur main non dominante.Consommation dangereuse Ottawa (PC) — L’Agence canadienne d’inspection des aliments demande à la population de ne pas consommer tous les lots des produits suivants de marque ENER-G, qui risquent d’être contaminés par la bactérie responsable du botulisme chez les humains.Les produits touchés, vendus partout au Canada, sont les suivants: ¦ Miche de riz blanc (sans gluten) CUP 0 75119 14570 6 ¦ Pain de riz brun sans levure (sans gluten) CUP 0 75119 14582 9 ¦ Pain de fibre substantielle (sans gluten) CUP 0 75119 145898 ¦ Miche de pomme de terre (sans blé, sans gluten) CUP 0 75119 14572 0 ¦ Miche de pain aux raisins (sans blé, sans gluten, sans lait) CUP 0 75119 14575 1 ¦ Pain aux raisins secs sans œufs (sans Blé, sans Glu- ten) CUP non disponible ¦ Pain de tapioca (sans gluten) CUP 0 75119 04910 3 ¦ Pain de riz brun (sans gluten, lactose, lait, blé ou amidon de Blé) CUP 075119 145713 ¦ Pain de riz blanc sans levure (sans gluten) CUP 0 75119 145775.L’Agence fédérale avait déjà rappelé en fin de semaine les miches de pommes de terre sans gluten ENER-G portant le numéro de lot 101499.Le botulisme est une maladie pouvant entraîner la mort.Elle est causée par l’accumulation de toxines produites par la bactérie Clostridium botulinum.Les aliments contaminés par la bactérie ne présentent pas nécessairement d’altération visible ni d’odeur suspecte.On recommande aux consommateurs qui possèdent ce produit de le retourner au point de vente.Le produit ne devrait pas être consommé par des humains ni des animaux.EN BREF LeNPD et la souveraineté I « (PC) — Le Nouveau Parti démocratique devra préciser sa position sur le projet souverainiste québécois, s’il n’en tient qu’à ses militants de la section québécoise.Se penchant hier sur le volet québécois d’un document du parti intitulé Forum social démocrate sur l’avenir du Canada, les délégués québécois du NPD ont convenu du devoir qu’a leur parti de préciser sa vision du droit à l’autodétermination du Québec.Selon Éric HéberL président de la,sec-tion québécoise du NPD, les délégués tiennent à ce que le NPD dénonce les politiques du Bloc québécois qui, selon eux, donne la parole uniquement aux Québécois de souche.Les délégués du NPD de partout au Canada se rencontreront en août prochain afin d’adopter les nouvelles orientations du parti.Réhabiliter Hitler Budapest, Hongrie (AP) — L’éditeur hongrois de Mein Kampf a déclaré hier qu’il avait ressorti l’ouvrage en dépit de l’interdiction prononcée par la justice pour démontrer qu’«Hitler ne voulait pas tuer les jiiijs» et quril n’y avait pas eu de génocide».Agé de 63 ans, files Monus, qui se prétend historien, a expliqué à la télévision hongroise qu’il voulait défendre Hitler contre «les calomnies répandues sur ce livre pendant 1ère communiste».Sur le million de juifs qui vivaient en Hongrie avant-guerre, environ 600 000 ont été victimes du génocide, bi dernière édition hongroise de Mein Kampf {«Mon combat») date de 1942.L’ouvrage dans lequel Hitler exposait ses thèses a été interdit à la publication après la Deuxième Guerre mondiale et l’Holocauste.Un tribunal de Budapest a reconduit l’interdiction en juin 1997, estimant que Mein /fow/>/représentait une atteinte à la dignité humaine.«Pour nous, si les livres d’Hitler peuvent être publiés, alors tout est possible», a déclaré Peter Éeld-mayer, à la tête de la communauté juive hongroise, files Monus est revenu d’exil de France en 1989, à la chute du communisme.Ses propres écrits antisémites ont été interdits en 1991 mais, après avoir fait appel de la décision, il a bénéficié de la liberté d’expression.L’éditeur négationniste a ajouté qu’il publierait également Les Mythes fondateurs de la politique israélienne (1996), du Français Roger Garaudy, qui avait été condamné en février 1998 pour avoir contesté l’ampleur du génocide! Deuil national en Autriche Innsbruck (AP) —Journée de deuil national en Autriche.Moins d’une semaine après les avalanches de Gal-tuer et Valzur, une cérémonie funèbre a été célébrée hier à Innsbruck, capitale du Tyrol autrichien, à la mémoire des 38 victimes de ces deux coulées meurtrières, 21 Allemands, neuf Autrichiens, six Néerlandais et deux Danois, parmi les) quels plusieurs enfants.En Suisse, une avalanche d’un kilomètre s’est abattue dans la matinée sur une piste de ski de la station d’Ovronnaz, dans le Valais.Un skieur pris dans la coulée de neige est parvenu à se dég ger seul.Signez, dit le pape! Cité du Vatican (AP) — Le pape Jean Paul II a appelé hier tous les pays du monde à signer le plus rapidement possible le Traité |x>ur l’interdiction des mines antipersonnel, qui entre en vigueur aujourd’hui.Il y a consacré l’essentiel de son adresse hebdomadaire au public rassemblé sur la place Saint-Pierre de Rome.«Femme parfaite» New Haven, Connecticut (AI5) — Une Iietite annonce publiée dans les journaux étudiants des universités les plus prestigieuses des États-Unis commence à faire couler beaucoup d’encre: un couple stérile y offre une somme astronomique à une femme «sportive, intelligente et sans problèmes médicaux dans sa famille» pour un don d’ovules.La pratique de la «petite annonce-fécondation» n’est pas nouvelle dans ces journaux, provenant surtout d’agences sjjé-cialisées.Mais celle-ci, émanant de particuliers, sort de l’ordinaire en raison de sa taille (une demi-page, soit 500 dollars l’annonce), de la somme offerte (50 000 dollars), et du pedigree particulièrement exigeant attendu de la donneuse, explique Nicole Itano, rédactrice en chef du Yale Daily News.spécial Publié le sam edi JL mars.139.9.LE DEVOIR Assurances Tombée publicitaire le lundi U'mars 1999 4 L K I) K V 0 I It .I.Y.I I X I) 1 I M A It S I !» !» !» ».K A 3 ?LES ACTUALITES- Refusé par Ottawa et Québec LTJQAM jongle encore avec la candidature de Merle Le citoyen français parle de racisme, de xénophobie et de manque d’intégrité Le département de philosophie de l’Université du Québec à Montréal voulait engager un nouveau professeur cette année mais Jean-Christophe Merle n’a pu intégrer le corps professoral de l’UQAM parce que les gouvernements fédéral et québécois avaient refusé, en janvier, de lui accorder un permis de travail.Ottawa et Québec jugeaient en effet que des candidats canadiens pouvaient occuper ce poste.Tout n’est peut être pas perdu pour le candidat, un citoyen français.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Nouveau rebondissement clans l’embauche d’un professeur de philosophie à l’UQAM: après avoir levé les obstacles empêchant l’arrivée de Jean-Christophe Merle, la direction de l’université hésite à autoriser l’entrée du candidat, entre autres parce qu’il a commis un texte pour la ligue des droits de l’homme en France dans lequel il accuse plusieurs personnes de l’université de racisme, de xénophobie et de manque d’intégrité.La rectrice elle-même, Paule Leduc, n’échappe pas aux foudres de M.Merle.In Ligue des droits et libertés du Québec estime plutôt, elle, que M.Merle émet des «jugements déplacés, voire diffamatoires» à l’endroit de plusieurs personnes, dont certaines à l’UQAM.Cette histoire, qui a déchiré le département de philosophie pendant de longs mois l’an dernier, occupe donc à nouveau les philosophes.Rappelons que les professeurs du département avaient opté l’an dernier ]x>ur la candidature de M.Merle après plusieurs votes extrêmement serrés.L’Université du Québec à Montréal avait ensuite demandé aux gouvernements l’autorisation d’embaucher un candidat de l’extérieur du pays comme elle devait le faire, car la loi donne la priorité aux travailleurs canadiens s’il s’en trouve pour faire le travail.En janvier dernier, les ministères canadien et québécois de l’Immigration interdisaient à l’université d’embaucher Jean-Christophe Merle après avoir jugé qu’il y avait des candidats canadiens pouvant occuper ce poste.L’université signifiait à M.Merle que la proposition d'embauche devenait «caduque».Le professeur débouté et son avocat, Julius Grey, ont peu après fait parvenir une mise en demeure à l’université lui enjoignant de maintenir son offre en plaidant qu’elle n’était pas légalement limitée dans le temps.Parallèlement, M.Merle poursuivait ses démarches auprès des autorités gouvernementales et obtenait le statut de résident permanent, levant ainsi l’obstacle juridique à son embauche.La direction, de son côté, décidait d’apposer une date à son offre, faisant savoir à M.Merle qu’au delà du 31 mai, il faudrait oublier l’UQAM.Hésitations Mais aujourd’hui, même si M.Merle a obtenu un statut lui permettant de travailler ici, l’UQAM hésite à confirmer son embauche, comme le rapportait vendredi la vice-rectrice à la recherche, à la création et à la planification, Louise Dandurand.«Nous n’avons pas confirmé l'embauche.Nous continuons à voir avec le département de philosophie quelle est la meilleure décision.Les gens ont entre autres pris connaissance de la requête devant la Ligue des droits de l’homme et ces éléments-là sont maintenant publics.» La Ligue des droits et libertés du Québec est intervenue dans cette affaire à la demande de la Ligue des droits de l’homme, section Saint-Maur/Bonneuil, France.Cette dernière a écrit à la Ligue québécoise en décembre, sollicitant son avis sur un cas qui, dit-elle, semblait de la xénophobie à l’endroit de M.Merle qui n’est pas Canadien.U Ugue québécoise n’a d’abord pas donné suite à la requête, puis, après avoir été à nouveau sollicitée, cette fois par la Fédération internationale des droits de l’homme, elle a répondu à l’organisme fiançais mais en présentant alors les choses «dans une autre perspective», comme elle l’écrit elle-même.Son conseil d’administration souligne que les accusations de racisme, de xénophobie et de manque d’intégrité que M.Merle lance à de nombreuses personnes et même à l’université tout entière sont sans fondement.L’Association des étudiants du baccalauréat en philosophie de l’institution a de son côté tenu une assemblée le 17 février, au cours de laquelle elle a décidé de boycotter les éventuels cours de M.Merle parce que ce dernier «nous a accusés de xénophobie sans même nous avoir rencontrés».La présidente de cette association de 140 étudiants, Léane Sirois, a également rapporté hier que les étudiants étaient «écœurés» de toute cette histoire, surtout que leur opinion n’a pas été prise en compte.Les étudiants se sont prononcés il y a plusieurs mois pour la candidature du chargé de cours Michaël LaChance, qui enseigne au département depuis 15 ans.Ils demandent aussi la démission du directeur du département, Robert Nadeau, que nous n’avons pu joindre.Nous n’avons pas non plus pu joindre l’avocat de M.Merle.Entente entre les cols bleus et la Ville LE DEVOIR La Ville de Montréal et le syndicat des cols bleus remettaient hier au Conseil des services essentiels les ententes et engagements qu’ils ont concoctés de concert pour offrir réparation au public à la suite de la fâcheuse manifestation du 2 février dernier.On se souvient que sous une pluie verglaçante, histoire d’appuyer leurs collègues grévistes de l’Office municipal d’habitation, les cols bleus avaient déclenché un arrêt de travail illégal, paralysant la circulation et le transport des autobus devenus incapables de rouler sur la glace vive.Plutôt qu’une audience du Conseil des services essentiels (CSE), les deux parties avaient demandé une médiation, et le délai expirait cette fin de semaine pour déposer des engagements propres à servir la population de Montréal.Hier matin, la médiatrice avisait le conseil qu’il y avait bel et bien entente, ce qui annule d’office l’audience prévue aujourd’hui.Les textes seront remis ce matin, évalués par la CSD et dévoilés au cours des prochains jours.La teneur en est toujours secrète.Le syndicat des cols bleus s’était déjà engagé à ne pas déclencher de nouveaux arrêts de travail illégaux.Au delà de l’amende honorable, il devra offrir cette fois la garantie qu’un tel geste demeurera sans suite mais aussi dédommager le public lésé d’une façon ou d’une autre.«C’est la première fois qu’un employeur et un syndicat dans un service municipal s’entendent sur des compensations à offrir au public, précisait Denis Lalonde du CSE.On ne peut donc imaginer quelle forme elles vont prendre.Mais ce sera fort intéressant à suivre.» «Attraper» une maladie cardiaque Des chercheurs font un lien entre une bactérie et une maladie du cœur Toronto (PC) — Des scientifiques canadiens viennent de décortiquer, pour la première fois, le mécanisme par lequel de simples bactéries peuvent provoquer une 'maladie cardiaque.Leurs travaux tendent à démontrer qu’on pourrait «attraper» une maladie cardiaque comine on attrape un rhume.Les chercheurs de l’hôpital Princess Margaret, à Toronto, disent avoir prouvé le lien entre la maladie cardiaque et la chlamydia — une infection bactérienne que presque tout le monde attrape parce qu’elle est généralement disséminée par la toux et les éternuements.La chlamydia est aussi à l’origine de la plus courante des maladies transmises sexuellement.Cette découverte, publiée récemment dans la revue Science, amène les scientifiques à se demander si le manque d’exercice et une mauvaise alimentation peuvent déterminer qui subira une crise cardiaque, le numéro un des causes de décès en Amérique du Nord.Elle laisse aussi croire qu’on pourrait prévenir cette crise cardiaque par des antibiotiques ou un vaccin.«Si on peut tuer la chlamydia suffi-• somment tôt, il y a de bonnes chances qu’on n’ait pas de maladie coronarienne», affirme le coauteur de l’étude, Josef Penninger, un immunologiste de- venu célèbre en janvier dernier pour avoir résolu l’énigme de l'ostéoporose.En travaillant sur des souris de laboratoire, les chercheurs Penninger et Kurt Bachmaier ont découvert que la chlamydia imite une protéine présente dans le cœur.Et parce que le système immunitaire du corps reconnaît et combat tout agent étranger comme un virus ou une bactérie, la chlamydia peut en quelque sorte amener le corps à déclencher une attaque contre le cœur.On s’était toujours demandé pourquoi 50 % des gens qui contractent une maladie coronarienne n’avaient aucun des facteurs de risque traditionnels, comme l’hypertension artérielle ou l’habitude de fumer, souligne Peter Liu, directeur associé de cardiologie à l’Université de Toronto et président de la recherche cardiovasculaire pour la Fondation des maladies du cœur.Les chercheurs tâchent aujourd’hui de trouver quelles autres bactéries ressemblent à la protéine du cœur et espèrent collaborer avec un autre groupe de scientifiques pour créer un test du système immunitaire permettant d’établir un diagnostic.Selon M.Penninger, d’autres recherches indiquent que les antibiotiques peuvent tuer la chlamydia assez tôt, et ainsi prévenir les maladies du cœur.La semaine de relâche, une manne pour les stations de ski Québec (PC) — Pour les centres de ski, la semaine de relâche constitue une des périodes les plus intéressantes de l’année: c’est 25 % du chiffre d'affaires, et cela fait souvent la «différence entre des profits et des pertes».«La semaine de relâche prend autant d'importance que la semaine de Noël.Une hausse de 50 % à 75% de l’achalandage par rapport à une semaine normale», souligne le directeur adjoint de la station touristique , S(oneham, Charles Turcotte.Pour profiter de cette manne au maximum, toutes les activités de la station sont orientées sur le bien-être des écoliers et de leurs familles.«Tout est basé sur la jeunesse, le primaire et le secondaire», expose M.Turcotte.La directrice générale du centre de ski Le Relais, Lmise Delage, est tout aussi emballée à la vue des milliers de clients supplémentaires qui pullulent sur les pistes.«C’est un peu comme des journées de fin de semaine tous les jours», lance-t-elle, très heureuse.Service de garde, activités diverses, là aussi, tout est pensé en fonction de la marmaille.Selon Mme Delage, la réussite financière de son entreprise est même tributaire des vacances scolaires du printemps.«C’est une semaine très très importante, expose-t-elle, soulignant que la clientèle de la relâche est généralement plus profitable que celle de la période des fêtes.Les gens sont plus libres.» N’ayant pas en tête les soupers de famille et les «partys» de bureau, les parents sont plus enclins à prendre leur temps, à passer un moment agréable en compagnie de leurs enfants.Et ces parents, ils seraient de plus en plus nombreux à faire coïncider leurs vacances avec celles des tout-petits.L’ange exterminateur JACQUES GRENIER LE DEVOIR -¦ÿtf î UiA'-K, K S EST-CE UN ANGE, un apôtre, un émissaire céleste chargé de semer à pleins pare-brise des messages divins?Ou un agent de stationnement cherchant à amadouer le client par sa tenue immaculée à l’heure de distribuer les contraventions?Allez savoir.A moins que l’aube blanche ne soit appelée à devenir le nouvel uniforme de ces impopulaires fonctionnaires municipaux.Qui sait?Mères au travail: pas de problèmes pour les enfants Washington (AI3) — Les enfants de mères qui ont choisi de travailler à l’extérieur ne souffriraient pas de difficultés permanentes de développement, révèle une étude ayant décortiqué le développement et la santé de plus de 6000 petits Américains.«J’ai trouvé qu’il n'y avait aucune dif férence entre les enfants dont la mère travaille à l’extérieur et ceux dont la mère est restée à la maison au cours des trois premières années», a affirmé Elizabeth Harvey, psychologue à l’Université du Massachusetts.«Avoir un emploi ne nuit pas aux enfants.» Publiée dans le numéro du mois de mars de la revue Developmental Psychology, de l’Association américaine de psychologie, l’étude de Mme Harvey dé- bouche sur des conclusions différentes de celles de recherches menées plus tôt au sein du même groupe d’enfants.Les nouveaux résultats portent donc sur des petits qui ont maintenant 12 ans.Selon le coauteur d’une étude précédente, David Eggebeen, de l’Université Pennsylvania State, les résultats laissent maintenant croire que les problèmes décelés chez des enfants âgés de trois et quatre ans et dont la mère travaille ont peut-être disparu à l’âge de 12 ans.«L’étude suggère que le nombre d'heures passées à l’extérieur est moins important que la qualité de l'éducation parentale», a pour sa part expliqué Lindsay Chase-Lansdale, professeure associée en développement de la personne à l'Université de Chicago.GUÉRIN En vente flans toutes les iturairies (514) 842-3481 Rosaire HAMELIN Ghislain MARTEL Géographie générale 2e édition - remis 8t mise à lour une 2e édition, nreuue de popularité.Manuel 448 pages - 44.50 $ L Guide d'enseignement 292 pages - 67 $ Pour avoir assisté au congrès de l’union de la droite De jeunes conservateurs expulsés PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le président de l’Association des je.unes conservateurs de la Nouvelle-Ecosse, et deux de ses collègues, ont été expulsés pour avoir assisté au congrès de l'union de la droite de la semaine dernière.L’exécutif de l’association a décidé, à la suite d’un vote unanime, samedi, de dépouiller le président Paul Barnes, ainsi que Kevin Lacey et Clinton Deveaux, de leur statut de membre.N’étant plus membre, M.Barnes a dû démissionner de la présidence.«La constitution de notre section jeunesse stipule que lorsque vous êtes membre et que vous faites partie de l’exécutif, vous devez appuyer les idéaux du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse et du Canada, a expliqué Mary-Beth MacDonald, directrice des finances pour l’association.Ils ont estimé qu'en assistant à la rencontre de l’union de la droite, M.Barnes n'appuyait pas le parti fédéral, alors ils ont conclu que son statut de membre n’était plus valide.» C’est le vice-président, Brad Wells, qui succède à M.Barnes.Celui-ci était furieux, hier.Il a affirmé que l’exécutif avait adopté une position «réactionnaire» sur la question.Ce serait la première fois qu’un parti conservateur prend des mesures à l’encontre d’un délégué au congrès de l’union de la droite.Ce congrès était le résultat d’une proposition du leader du Parti réformiste, Preston Manning, qui cherche ainsi à éliminer la division du vote entre candidats fédéraux réformistes et conservateurs, surtout en Ontario, où les libéraux ont remporté 101 des 103 sièges de la province à Ottawa.Plus de la moitié des individus qui assistaient au congrès de l’union de la droite étaient des réformistes, la plupart des autres, des conservateurs.Le leader conservateur fédéral, Joe Clark, avait refusé d’y assister.Les délégués au congrès ont voté en faveur de la fondation d’un nouveau parti, une résolution qui doit maintenant être soumise aux membres du Parti réformiste.On ne sait pas ce que fera à ce sujet le Parti conservateur.Toujours selon Mme MacDonald, le problème posé par la participation de M.Barnes au congrès de l’union de la droite s’est trouvé accentué par le fait qu’il a soumis la résolution proposant de former un nouveau parti.Ce faisant, a-t-elle affirmé, il a donné une fausse impression de la position de la section jeunesse, même s’il ne se réclamait d’aucun statut officiel et qu’il n’avait pas été payé par le PC pour participer au congrès.Sa participation n’avait pas été discutée officiellement, a-t-elle poursuivi, ajoutant que M.Barnes avait dit à plusieurs membres de l’exécutif qu’il avait l’intention d’assister au congrès, et qu’on lui avait conseillé de ne pas le faire.Les deux autres exclus, Clinton Deveaux et Kevin Lacey, sont respectivement membre du Parti réformiste fédéral, et membre à la fois du Parti conservateur fédéral et provincial.«La constitution de notre section jeunesse stipule que.» Consultez deux fuseaux horaires en un coup d’oeil.Cç’/fin de répondre aux besoins des gens qui voyagent ou travaillent dans des conditions extrêmes, Rolex a créé la GMT-Master et Explorer II, toutes deux comprenant une aiguille supplémentaire afin de consulter deux fuseaux horaires simultanément.En outre, le modèle GMT-Master a été conçu avec une lunette tournante facilitant la lecture des deux fuseaux horaires.t ROLEX OYSTER PERPETUAL GMT-MASTER II Nous sommes fiers d’être votre bijoutier agrée Rolex.iffyuoutewoe Gàmbard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 L E I) E V (lia.I.E L U X I) I I ‘ » M A R S I !> » !» A 4 LES ACTUALITES Il a enregistré avec Callas et Pavarotti Joseph Rouleau, 70 ans et 50 ans de carrière CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Un gâteau de deux mètres sur trois attendait les mélomanes, hier midi, après la fête joyeuse qui fut offerte, au Piano Nobile de la Place des Arts (Sons et brioches), à la basse Joseph Rouleau qui célébrait à la fois ses 70 ans et 50 ans de carrière.Parmi les quelque 600 personnes présentes, on remarquait le ténor Richard Verreau, qui débuta au Covent Garden presque en même temps que Rouleau, Gilles Lefebvre, violoniste de carrière et fondateur des Jeunesses musicales du Canada et le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, qui sembla comme tout le monde s’amuser de l’espièglerie de Joseph Rouleau interprétant le «couplet censuré» d’une chanson de Félix Leclerc faisant allusion au politicien qui la veille des élections, t’appelle par ton nom: «le lendemain, comme de raison, y'avait oublié ton nom!» ' Rouleau, qui préside depuis dix ans les Jeunesses musicales du Canada, a chanté notamment 30 ans au Covent Garden; il a enregistré avec des célé-' brités comme Pavarotti, Callas et Sutherland et fut le seul chanteur d’ici à être invité à trois reprises dans des tournées en ex-URSS.Les J MC lanceront dans un mois un coffret de trois CD reprenant le Boris Godounov mémorable chanté en l’église Saint-Jean Baptiste de Montréal en 1988 avec ' Rouleau dans le rôle qui lui valut, de la part de certains critiques, un rapprochement avec Chaliapine.Le président de la fondation des JMC, André Bourbeau, a esquissé les Joseph Rouleau; chapeau! grandes lignes des célébrations marquant les 50 ans des Jeunesses musicales du Canada; inauguration d’un centre des JMC à Saint-Hyacinthe en avril, tournée de l’orchestre international des JM, remise d’un doctorat honorifique, par l’Université Laval, à Gilles Lefebvre qui, sur les ondes de Radio-Canada, ani- JACQUES GRENIER LE DEVOIR mera en août la série La Mémoire retrouvée sur les grandes étapes qui ont marqué la croissance des JMC, sans oublier le congrès international des JM qui doit se tenir cet été à Jonquière.Le tout se terminera le 22 novembre par un concert gala en l’église Saint-Jean Baptiste.Chapeau Joseph Rouleau!, formule retenue pour souligner l’anniversaire de celui dont le nom est indissociable de l’art lyrique, a donné l’occasion à la soprano Alina Kutan, titulaire du prix Joseph-Rouleau des JMC pour 1998, de briller dans O mio bambino caro (Puccini) et dans l’air de la poupée Olympia tirée des Contes d’Hoffmann, de Jacques Offenbach — te Oiseaux dans la charmille — prestation réussie d’une chanteuse automate que l’on doit remonter à deux reprises pour quelle se rende à l’appogiature! L’accompagnatrice Louise-Andrée Baril prit elle aussi part à la fête avec l’enthousiasme qui caractérise la présentatrice Lise Daoust de ces événements Sons et brioches que les JMC inaugurèrent il y a plus de 25 ans.Joseph Rouleau s’est concentré hier sur quatre chansons de Leclerc — dont l’une auquel le public participa par claquements de mains et reprise du Attends-moi ti'gars — Pierre Brabant était au piano.Mais il fut à la fois touchant et convaincant dans la chanson de Grieg, Je t’aime, dédiée à sa femme Andrée, ainsi que dans l’Air de la Calomnie, du Barbier de Séville (Rossini) et La Truite (Moussorgsky), avant de rejoindre Mme Kuttan dans un duo goguenard.La fête s’est poursuivie dans un hôtel du centre-ville où fut servi un déjeuner à l’intention des amis et de la parenté de Joseph Rouleau, ainsi que pour bon nombre de ses collaborateurs dans cette tâche (bénévole) qu’il assume depuis dix ans à la direction des JMC.M.Rouleau a aussi été l’un des artisans, à l’UQAM, d’un département spécialement consacré à l’art lyrique.COLLOQUES & CONFERENCES LOUIS XIV ET VERSAILLES Salle Brébeuf Le 1" mars FCJDB : (514) 342-9342, poste 412 Michel de Waele présentera les raisons qui ont poussé Louis XIV, le Roi-Soleil, à vouloir construire le château de Versailles, d’abord pour son ampleur, ensuite pour le rythme et les conditions de vie qui y régnaient et qui ne laissaient rien au hasard.ALE, ALENA : BILANS ET PERSPECTIVES Université Mc GUI Le 2 mars Stéphan Gervais : (514) 398-3960 Dans le cadre du congrès Desjardins, une table ronde qui se propose de faire un bilan des accords de libre-échange entre les trois partenaires nord-américains.Ijcs débats auront lieu en français et anglais selon le choix des intervenants.Dorval Brunelle, Daniel Drache, Craig Van Grasstek et Maria-Teresa Gu-tiérrez-Haces en sont les protagonistes.LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE ET LE PROTECTEUR DU CITOYEN Cégep Édouard-Montpetit Le 3 mars Jacques Provost : (450) 679-2630, poste 592 ou 594 Le protecteur du citoyen du Québec, Daniel Jacoby, expliquera à l’assemblée, quelle est La fonction qui lui incombe, les rôles qu’U a à jouer.Il fera état des enjeux québécois actuels et s’attardera à la question particulière du statut d’étudiant.On se souviendra que tout au long de sa carrière, Daniel Jacoby s’est signalé dans les domaines de la défense des droits et libertés de la personne.L’ŒUVRE PLASTIQUE DE JEAN COCTEAU Auditorium Saint-Albert le Grand Le 3 mars ACTXR; (514)3324126 L’historien de l’art Gilles Blain nous présente le seul écrivain dans l’histoire de la littérature à s’être exprimé dans un aussi grand nombre de disciplines artistiques: caricature, portrait, dessins au pastel, au fusain, illustration de volumes, lithographie, affiche, costume et décor de théâtre, décoration murale, fresque et mosaïque, peinture de chevalet, pastel, gouache, carton de tapisserie, vitrail, poterie, joaillerie.Est-ce qu’on en oublie?LES TI ET LES COMPÉTENCES DU PROCHAIN MILLÉNAIRE Université Laval Du 3 au 5 mars Marise Thivierge : (418) 6565-2131, poste 3234 Le colloque annuel des technologies de l’information pour l’apprentissage CATIA présentera 38 passionnés de la qualité de l’enseignement.Ils exploreront de nouvelles avenues technologiques pour encore mieux soutenir l'apprentissage.TROIS PROFILS DE DÉVELOPPEMENT ATYPIQUE DU LANGAGE UQAM Le 5 mars Lisette Giroux : (514) 987-6186 Henry Cohen propose une perspective neuropsychologique pour expliquer le développement du langage.Il a suivi le développement de trois types d’enfants atypiques ou déviants sur une période de temps suffisamment longue pour tirer des conclusions sur les progrès linguistiques.C’est ce qu’il expliquera.Isabelle Quentin : iquentin@sim.qc.ca Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax: 985-3340 GU Hydro .Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d'ouverture des plis d'Hydro-Québec en visitant le site Internet de l'entreprise : www.hydroquebec.com/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs : (514) 745-5720 Extérieur : 1 800 363-0910 MOTS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Oasis.— Alcool.2- Poisson osseux.3- Elle habitait en Grèce.4- Mercure.— Domaine rural.— Octroi.5- Poète grec.— Brady-pe.— Enjolive.6- Dévêtu.— Chénopo-de (plante).7- Cadre d’une action.— Humide.8- Temps passé dans un emploi.9- Adresse.— Technétium, 10- Réorganiser.11- Dialecte chinois.— Change une peine en une peine moindre (Dr.).12- Quatre saisons.— Chardon épineux.— Colle forte.VERTICALEMENT 1- Garnit d’un ruché.— Dans l’indouisme, loi universelle régissant l’ordre des êtres.2- Qui est la source d’une excitation sexuelle.— Viscère.3- Flan breton.— Ancienne monnaie d’argent.4- Élément d’un ensemble.— Quelqu’un.Énfant des rues.— Arme de chasse.— Deux cent un.Portion du littoral.— Émanation du magma.Monogramme du Christ.— Fleuve d’Allemagne.Chemin.— Travestisme.Trou mural.— Filin retenant une mine.— Pronom.Prolongation d’une cellule nerveuse.— Désert rocheux.Religieuse.Occasionnée.— Pièce destinée au boulon.Solution du samedi Innanaan oai CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, NO: 98-0026281.COUR MUNICIPALE, VILLE DE BOISBRIAND, Partie demanderesse -c.- OLFINDEM CLERZIUS.Partie défenderesse.Est par la présenle donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en cette cause seront vendus au: 5370, boul.Lévesque Est, Laval, dit district à 10:30 heures le 12 mars 1999 à savoir: 1 téléphone Vista 350 & accs.2 bancs d’entrainement & tous les accessoires, 1 paire de ski alpin Rossignol & accs, 1 sac d’entrainement S accs.etc.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou au plus offrant et dernier enchérisseur.Donné à Laval, ce 26 lévrier 1999.ÉRIC LATRAVERSE, HUISSIER DE JUSTICE.LATRAVERSE & ASS., HUISSIERSS, 1717, St-Martin Ôuest.bureau 235, Laval, Québec H7S 1N2.Tél.: (450) 978-8869 rANAna PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-245917-996 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille ¦ DIVORCES) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT CARMEL DUNCAN Partie demanderesse c.LEVI SHALLOW Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à LEVI SHALLOW de comparaître au greffe de celte Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame à Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la Déclaration en AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s’y serait glissée.En cas d'erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Dans l'affaire de la faillite de 70572 CANADA INC.ENVLEX ».corporation légalement constituée, ayant sa principale place d'affaires au 7-277, Borddu Lac.Pointe-Claire (Québec) H9S4L2 Faillie Avis est donné que 170572 CANADA INC « ENVLEX» a fait cession de scs biens le 22 février 1999 et la première assemblée des créanciers sera tenue le 10 mars 1999 à 10 h 00, au bureau du syndic au 1000, rue de l.a (iaucheticrc Ouest, bureau 1430.Montréal (Québec) Daté de Montréal, ce 22'jour de février 1999 ROBERT TULL, ta.Syndic LUSSIER, TULL 4 ASSOCIÉS 1000.rue de La Gauchetiére Ouest Bureau 1430 Montréal (Québec) H3B4W5 Téléphone :(514) 8784545 Blainville : (514)979-3880 Divorce et de l'Avis de dénonciation de pièces ont été remises au greffe à l’intention de LEVI SHALLOW.LIEU: Montréal (Québec) Date: 24 février 1999 RITA CADIEUX AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la corporation La Société du Centre de conférences internationales de Montréal demandera à l’Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 26 lévrier 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la corporation OXFAM-QUEBEC D'acco^.! Je Ac^’hC 1514)337-1614 1-877-693-2672 www.
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