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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-03-06, Collections de BAnQ.

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Mi L K I) E V 0 I II .L E S S A M E D I 5 ET 1) I M A X C Il E (î M A II S I !» !) !» -* LE DEVOIR ?'.^ * • international uences B8#r$i è que le r'tâÜ ¦ ¦: ra]F .Æ,.#:3sc.VV«a ilM WmÊB Ss|Ësgjgs IM&i s&bÿà m _JP mm !.-,-A-i V.J,i.k;, '.: - ; .vVr ¦'• mùæ DANSE: NEW YORK À MONTRÉAL PAGE B 2 MÉDIAS: ENTRE FOI ET HISTOIRE PAGE B 4 THÉÂTRE: QUEL VRAI MONDE?PAGE B 7 MORTS DE RIRE PAGE B 12 Cinéma page B 5 DISQUES page B 9 MUSIQUE page B12 SOURCE FIFA ranspiration De toutes les œuvres qui seront présentées au Festival international des films sur l’art (FIFA), une en particulier retient l’attention: Inspirations, de Michael Apted.Pourquoi?Parce l’essence même de la créatrice s’y marie gnages de sept tation leurs motivations, et démarches pirations se un concentré de FIFA a de BRIAN MYLES LE DEVOIR David Bowie incline la tête et prend un air grave.«When I’m just in my own mind, it’s a dangerous neighborhood.» 11 n’aime pas y être et avoue préférer le travail collectif à l’individuel.Qui sait à cet instant ce qui traverse l’esprit de l’un des artistes les plus éclectiques du grand cirque du rock’n’roll?Personne, pas même le réalisateur Michael Apted, qui a mené à terme Inspirations, un collage documentaire nourri par les réflexions et les travaux de sept grands créateurs.Dans l’œil de l’artiste.C’est en cet univers mystique que nous plonge Inspirations, le film d’ouverture du 17' FIFA débutant mardi prochain.Et pourtant, Michael Apted, le réalisateur de Gorky Park, de Gorillas in the Mist et de Nell, ne fait qu’effleurer le sujet.«Comment les gens trouvent-ils leurs idées?Comment est-ce que j’arrive à trouver les miennes?Ça reste encore un mystère, reconnaît le Britannique Michael Apted dans une entrevue téléphonique.Mais c’est rassurant de savoir que c’est difficile autant pour les autres que pour moi.» Pour le public, cela veut dire qu’il ne percera jamais le regard bleu et brun d’un David Bowie pour en saisir l’âme.Pas plus qu’il ne réussira à percer la mécanique profonde du peintre Roy Lichtenstein, de l’archifecte Ta-dao Ando, du chorégraphe Edouard Lock et de la danseuse Louise Lecava-lier, de la sculpteure Nora Naranjo-Morse et du verrier Dale Chihuly.Essentielles questions Inspirations pose néanmoins une série de questions auxquelles les artistes fournissent des réponses des plus.inspirantes.Qu’est-ce qui les motive à créer?Comment trouvent-ils leurs idées?Quelles sont leurs influences?La critique les affecte-t-ils?Croient-ils avoir changé le cours de l’art?11 est fascinant d’entendre la sculpteure amérindienne Nora Naranjo-Morse expliquer que son peuple croyait «pousser à même la terre pour y VOIR PAGE D 2: INSPIRATION MBRE HESTR ijGûncerts ïfnlrre-Péladeau TOM BRAZIL B8T 1 ¦ ?Ml ?— fW/'fl1 ¦i}i' Radio-Canada chaîne culturelle LE DE (§] Desjardins In Scona Mui/rnlr Chantal Dcivicl Owen Deux musiciens exceptionnels, un récital consacré à la musique de noire siècle: Poulenc.Debussy.Coriyliano cl André Pré vos l.INSPIRATION Un artiste ne trouve pas des idées, ce sont les idées qui le trouvent SUITE DE LA PAGE B 1 retourner».«Un jour, j'y retournerai aussi», dit la femme qui prend ses matériaux et son inspiration au cœur à la fois riche et aride du Nouveau-Mexique, avec lequel elle vit en parfaite harmonie.Les Indiens Pueblo «essaient de voir le monde comme une matière utilisable», dit-elle en maniant la terre cuite, l’argile et la poussière de sable.Il est cocasse que David Bowie admette son attirance pour tout ce qui était «exciting and glamorous» étant jeune.Celui qui se définit comme «un enfant et un produit des années 60» rêvait de devenir un artiste commercial, signe de réussite absolue.Il en rit un peu aujourd’hui.Il est émouvant d’entendre le verrier Dave Chihuly expliquer que, de toutes les influences qu’il a reçues, celle de sa mère reste la plus importante.Il est désolant de voir le visage défiguré de la ville d’Osaka, au Japon.«C’est tellement laid», dit l’architecte Tadao Ando, pour qui le béton constitue «le plus important matériau du XX' siècle».Ando est particulièrement charmé du fait que les gens habitent son travail, ce qui fait que «le design est toujours vivant».Inversion du sujet Comment parler du documentaire de 100 minutes sans demander à son réalisateur, Michael Apted, quelles sont ses propres sources d’inspiration?Le Britannique jongle avec la question.Il ne sait pas trop quoi répondre.Il est pourtant le huitième artiste de ces Inspirations qui sont les siennes, celui que le cinéphile ne voit pas, mais dont l’ombre plane sur chacun des plans.«Je ne sais pas comment j’obtiens mes idées.Je ne sais pas comment je fonctionne.» En d’autres mots, un artiste ne trouve pas des idées, ce sont les idées qui le trouvent.De tous les artistes qu’il a rencontrés dans la réalisation de Inspirations, Michael Apted s’avoue particulièrement touché par l’architecte Tadao Ando.Ce dernier semble plutôt du type pessimiste angoissé.Il admet que, s’il ne sent pas la peur avant de commencer un projet, alors cela SOURCE CLEAR BLUE SKY PRODUCTIONS Édouard Lock et Louise Lecavalier font partie des artistes qui donnent leur témoignage dans le film de Michael Apted, Inspirations, veut dire que le projet n'ira pas bien.Michael Apted se reconnaît d’autant plus dans cette anxiété que l’architecte, à l’instar du cinéaste, s’engage dans des projets colossaux, nécessitant temps et argent, sans jamais être certain du résultat final.«Nous faisons des boulots semblables, explique Michael Apted.Pour l’architecte comme pour moi, la gestion des ressources humaines est aussi essentielle que les génies des idées.Le combat de l'architecte pour défendre sa vision d’un projet est semblable au mien.» «Ce n’est pas tant un film qui explique ou essaie de comprendre l’art qu’un film qui interroge les artistes pour savoir comment ils travaillent sur une base quotidienne, poursuit Michael Apted, dont la carrière oscille entre le long métrage de fiction et le documentaire.Je crois que ça devrait intéresser n’importe qui travaillant dans le domaine de la création.» Telle est la vraie nature d’inspirations, dont le message fondamental tient à peu près à ceci: l'art appartient à tout le monde; tout le monde peut-être un artiste.«L'une des idées derrière le film était de démystifier le processus créatif.En faisant parler ces artistes, on réalise que ce sont des gens normaux.J'espère que les gens dans l'auditoire vont se dire: “Hey, je pourrais être un artiste.” Et peut-être qu'ils le peuvent.» Le documentaire rejoint ainsi l’essence du Festival des films sur l’art, qui invite depuis maintenant 17 ans à «partager à l’écran la passion d’êtres atteints de la fureur de vivre», pour reprendre l’expression de René Rozon, le fondateur et directeur du FIFA.Environ 150 films de 25 pays attendent les cinéphiles du 9 au 14 mars.Ils traitent tous, de près ou de loin, de l’inspiration, moteur premier de la création.Ils invitent l’artiste en chacun de nous à se révéler dans la noirceur d’une salle de cinéma.«L’une des idées derrière le film était de démystifier le processus créatif», dit son réalisateur New York à Montréal TOM BRAZIL Victoria Anderson et Aislinn MacMaster dans Coming from Quiet de la compagnie Gina Gibney Dance doivent consacrer beaucoup de temps à trouver des fonds.» A ce compte, Gina Gibney se débrouille plutôt bien.Depuis la formation de sa compagnie en 1991, elle a bénéficié du support de nombreuses fondations et d’autres sources de financement privées telles la Philip Morris Companies Inc., la Joyce Mertz-Gilmôre Foundation, le New York City Department of Cultural Affairs, etc.,'ét a même réussi à s’installer de façon permanente au 890 Broadway; :un lieu regroupant plusieurs studios'de répétition, très connu des danseurs new-yorkais.Le support aux femmes C’est à cette adresse, au nom quasi mythique pour un Montréalais, que Gina Gibney offre des classes pour les danseurs et a installé la Gina Gibney Dance, composée uniquement de femmes.Dans un milieu où la gent féminine a toujours dominé en nombre, l’idée de constituer une compagnie avec seulement des danseuses ressemble de pritne abord à un pléonasme.Mais le chbix est loin d’être totalement innocént.«Pour moi, il y a une chose qui'est très importante dans ma vie, c’est le support aux femmes.J’essaie d'aider les femmes à obtenir une plus grande égalité à la fois comme artiste et comme membre de la société.L’égalité peut être vue ici sous l’angle financier, du travail, ou plus simplement du respect.Ça a toujours été très important pour moi, et je me suis rendu compte que je devais intégrer ce principe à l’intérieur même de mon travail.» Coming from Quiet, an intimate quartet for an anonymous world, quatuor féminin au titre très poétique, présenté à Montréal la semaine prochaine à l’initiative de l’Agora de la danse, est en fait la première pièce à inclure véritablement cette idée de mettre en lumière les images multiples de la femme.«Dans mon travail chorégraphique, je veux que le public perçoive la femme sous plusieurs angles, qu’il la voie capable de tout.Je ne veux pas une image simpliste.Je n’ai jamais voulu faire de ma compagnie une compagnie d’amazones, de femmes fortes.Bien sûr, jè désire qu’elles soient fortes, mais aussi vulnérables, tendres, etc.Ce que je souhaite, c’est présenter un éventail'très large, tant du côté physique qu’émotif.Une femme n’est pas une seule chose, mais plusieurs à la fois.» Pour la chorégraphe new-yorkaise, cette création constitue un point tournant, à la fois dans sa vie et sa carrière.Après des œuvres mixtes comme Calibrations en 1990, Duet from Landings en 1992 et Anchoring en 1994, sur des musiques de Morton Feldman ët Kevin Volan (entre autres), Coming'from Quiet, créée au Danspace Projççt de New York le 16 avril 1998, eqtjune des rares pièces à faire une Sdirée intégrale.Sur un collage musical regroupant des compositeurs contemporains tels Arvo Part, John Oswald et David Lang (celui à qui on doit' une grande partie de la musique d'Exaucé, la dernière création d’Édouard Lock), Gina Gibney a imaginé;une œuvre poétique entre la lentçur et l’énergie pure, où les relations, féminines sont explorées sous toutes les coutures.«Quand tu mets deux personnes sur une scène, il y a tout de suite une f elation qui s’établit.Je suis intéressée à montrer les nombreuses possibilités existant dans les relations entfe les femmes.Ça peut être tellemêAt de choses.Je montre autant le sufyort entre les femmes que les conflitp, la force, la tendresse, la profondeur d’émotion, l’empathie.» Dans Copiing front Quiet, l’artiste amériedihe a choisi l’image d’une minisoèîété, avec des êtres à la fois semblables et différents, et une danse découpée dans l’espace où les duos ressortent clairement, pour installer ses vivons des relations féminines touS!azimuts.Une voie misant sur le naturel des situations, le lyrisme et la biœiuté du corps en mouvement.Afin de ne pas passer sous silence la Journée internationale de la femme, le fameux 8 mars, l’Agora de la danse présente, du 11 au 13 mars, Gina Gibney Dance, une compagnie new-yorkaise composée exclusivement de femmes.ANDRÉE MARTIN New York demeure encore aujourd’hui le passage obligé pour tous les artistes et compagniçs de danse dignes de ce nom aux États-Unis, et ce, malgré un nombre important de grands centres urbains.Comme à la belle époque des années 70, c’est là qu’un créateur établit sa réputation, se mesure aux autres créateurs, et fait face à une véritable masse critique.Le public y est moins conservateur qu’ailleurs aux États-Unis et cherche par la même occasion à être suipris, troublé, voire déstabilisé ou même cho- qué.Pour une artiste comme Gina Gibney, directrice artistique de la Gina Gibney Dance, c’est l’endroit où une compagnie de danse contemporaine, avec une signature originale et un tant soit peu innovatrice, a la possibilité d’avoir un réel avenir et de s’assurer d’un succès.Mais réussir en danse à New York n’est pas une mince affaire, la compétition est forte.Contrairement à Montréal où la location d’un studio demeure encore abordable et où, même avec une situation précaire, les artistes peuvent bénéficier d’un support de la part des différents paliers de gouvernement, New York coûte très cher et n’offre pas d’avenue claire à la mise en place d’une structure financière stable Marta Miller et Aislinn MacMaster dans Coming from Quiet pour une compagnie de danse.«Aujourd’hui, c’est très difficile d’attirer l’attention d'un producteur et d'être présenté.Je crois que le danger actuellement ce n’est pas ce qui va arriver avec les grandes compagnies, mais plutôt ce qui va advenir de la relève, des artistes en émergence.Même pour nous, c'est toujours un combat.Aux États-Unis, si tu as une vision de ce que tu veux faire, tu dois être très entrepreneur.Tu ne peux pas être uniquement un artiste qui fait ses créations.Tu dois être aussi un homme ou une femme d’affaires.Même des gens comme Merce Cunningham Le lundi 8 mars 1999 à 20 h Billetterie : 987-6919 aA Centre Picrre-Péladeau ADMISSION: 790-1245 Salle Pierre-Mercure •“'^Ballets * Canadiens LAWRENCE RHODES.DIRECTEUR ARTISTIQUE émotions Théâtre Maisonneuve, Place des Arts : (514) 842-2112 www.pda.qc.ca OEUVRES ORIGINALES DE > Septime Webre > Oioconda Barbuto commanditée par AT&T Canada Admission : (514) 790-1245 • Kevin O’Day commanditée par JtfCC&klCO/l'jf.Æ Çfiejfèl/e Groupes: (814) 849-8081 rffc LE DEVOIR CJ\J non 4 I.K I) K V 0 I H , L K S S A M K I) I (i K T I) I M A N C II E 7 M A It S I !) !) !) B B ET I -a.- + 1 ?.DANSE or I».vw t r b T *¦ m ¦ » M m-' br l»< gt * m Les Grands Ballets et la relève Pour leur troisième programme de la saison 1998-99, présenté au ! théâtre Maisonneuve du 11 au 20 mars, les Grands Ballets canadiens ont ouvert toutes grandes les portes de leurs studios à trois nouvelles figures de la chorégraphie.Un coup d’œil privilégié sur le ballet de demain.ANDRÉE MARTIN On parle peu de la relève en ballet.Sujet plus ou moins à la mode en regard de la remarquable effervescence enregistrée dans la danse contemporaine, les nouvelles recrues en matière de création dans le monde du ballet , semblent rarement faire l’objet d’une attention particulière.Même , s’ils évoluent dans de grandes com-I pagnies, souvent très prestigieuses, i ; et que la plupart ont déjà une belle .carrière d’interprète derrière eux, , les nouveaux chorégraphes de ballet ,, ont, comme tous les autres créa-; teurs, le même chemin à parcourir.Même énergie déployée à développer une signature unique, même be-,, spin de se faire reconnaître par leurs i pairs, même désir de développer un „ rapport privilégié avec le public., Afin de conserver un certain dynamisme au sein du milieu et de renouveler le langage même du ballet, plusieurs grandes compagnies de ,, ballet dans le monde, dont le Ballet national du Canada, le White Oak Dance Project, le Stuttgart Ballet, etc., ont pris conscience de l’impor-, tance de soutenir de nouvelles fi-¦ f gqres dans la création.Lawrence ;, Rhodes, directeur artistique sortant des Grands Ballets canadiens, est de .ceux qui croient profondément à la relève, à l’innovation et à la richesse ., (contenue dans la diversité des lan-, gages.Depuis sa nomination aux Grands Ballets, il y a maintenant 10 , ans, Larry, comme on le nomme couramment dans le milieu, a plus d’une fois donné la chance à ces créateurs talentueux, encore peu connus du grand public.Triés sur le volet Gioconda Barbuto, danseuse pendant 16 ans au sein des GBC, fait partie de ces créateurs triés sur le volet.Choisie, aux côtés des Américains Kevin O’Day et Septime Webre, pour créer l’une des trois pièces présentées par la compagnie au théâtre Maisonneuve, c’est pour ; elle une occasion quasi inespérée de pouvoir offrir une œuvre aux dan-„ seurs des GBC, pour certains des ^mis de longue date.«Je ne sais pas s’il y a suffisamment de gens comme Lawrence Rhodes qui v donnent une chance à un chorégraphe moins chevronné.C’est toujours un risque à prendre, parce qu’on ne sait pas si ce sera un succès ou non.Mais c’est un grand honneur pour moi de créer pour une compa-gnie comme ça.C’est très spécial, par->v ce qu’un directeur artistique croit en moi et en mon travail.Dans la vie, on se doit de donner la chance aux w gens.Sinon, il n'y a jamais de début dans rien, et on a besoin d'avoir un début, pour avoir un jour une fin.» [ Si les directeurs artistiques des compagnies de ballet prennent un risque avec de nouveaux créateurs, les chorégraphes, de leur côté, ont leur part de risque en choisissant une carrière aussi incertaine.Avec des débouchés à la fois vastes et plutôt limités — même si les compagnies de ballet misent parfois sur de nouveaux créateurs, seuls les grands noms y ont une vitrine permanente —, on peut se demander pourquoi une interprète comme Gioconda Barbuto, qui avait encore de belles années de danse devant elle, décide tout à coup d’amorcer un virage et de consacrer son énergie à la création.«Je n’ai pas quitté les GBC parce que je n’étais pas contente ou parce que j’étais trop vieille.C'était le temps pour moi de faire autre chose, d'avoir une autre vie connue danseuse et comme chorégraphe.Je voulais être plus indépendante, et je suis très contente de mon choix.Pour moi, c’est un véritable pas en avant.J'ai beaucoup à apprendre.Depuis que je suis partie des GBC, j’ai eu des occasions formidables.J’ai dansé pour Paul-André Fortier et Margie Gillis, j’ai fait des chorégraphies pour l’Alberta Ballet et Les Ballets Jazz de Montréal.» A cela il faut ajouter un prix, le Clifford E.Lee Award, remporté en 1996.Avec cette distinction en poche, la carrière de chorégraphe de Barbuto a littéralement décollé en flèche.En deux ans, elle a produit pas moins de sept ballets, pour presque autant de compagnies.Tradition et modernité Piccolo Mondo, imaginé spécialement pour dix interprètes des Grands Ballets, dont Andrea Board-man et Anik Bissonnette, s’installe comme la dernière création en liste de cette artiste dont il semble qu’il nous reste beaucoup à découvrir.Sur la musique de Marjan Mozetich, interprétée sur scène par un orchestre de chambre, cette nouvelle pièce, présentée en première mondiale les 25, 26 et 27 février derniers au Centre national des Arts à Ottawa, joue la carte de la tradition et de la modernité réunies.«Mes chorégraphies partent tou-jçurs d’une base provenant du ballet.A partir de cette base, je fais des extensions dans les mouvements.Dans Piccolo Mondo, on va reconnaître des pirouettes, des lignes d'arabesques, etc.Mais ce qui est différent, c’est la manière dont je les fais exécuter.C’est plus ouvert, plus libre.A ça, je mélange aussi beaucoup de mouvements contemporains.Je joue avec tout ce vocabulaire.» Avec des combinaisons gestuelles provenant principalement d’elle — la chorégraphe réalise un important travail de composition avant de rencontrer ses danseurs —, Gioconda Barbuto nous réserve une danse à la fois lyrique et physique, à travers un va-et-vient perpétuel de corps en mouvement.Kevin O’Day, dont on connaît déjà Principia, créée en novembre 1995 pour les GBC, et Septime Webre, directeur artistique de l’American Repertory Ballet et considéré comme l’étoile montante du monde du ballet actuellement, compléteront ce programme avec deux œuvres aussi différentes qu’étonnantes, accompagnées elles aussi par un orchestre de chambre, dirigé par David Bris-kin.Avec Slow Smoke, O’Day nous offre une danse formelle, où les combinaisons de lignes et de volumes s’inscrivent avec une légère pointe de désinvolture dans l’espace de la scène.Septime Webre, avec la contribution de Vandal aux costumes et de Richard Einhorn à la musique, a imaginé quant à lui un ballet à la fois baroque et contemporain dont le titre, Chez la duchesse, laisse deviner une bonne part d’ironie et d’humour.Une soirée pour ceux qui aiment se laisser surprendre.In finliunU «I finiiiintii it l'École netlonele de théâtre en epectade du vendredi 5 eu semedi 13 mars 1999 à 20 h 30 matinées le samedi 6 et le dimanche 7 mars à 15 h 00 Théâtre du Maurier .rtcMHC saison présentée par §£Hki rMi MONUMENT-NATIONAL de Marc Prescott mise en scène de Jean-Stéphane Roy entrée 5$ t 1 82.BOUL.SAINT-LAURENT.MONTREAL Métro Saint-Laurent ou Place d'Armes illetterie: 87 t-2224 VTmi MICHAEL SLOBOD1AN Danseuse pendant 16 ans au sein des GBC, Gioconda Barbuto a une occasion quasi inespérée de pouvoir offrir une œuvre aux danseurs des GBC, pour certains des amis de longue date.•q r.c- MONTRHAI.DANSI présente Première par lie: LETTRE D'AMOUR À TARANTINO (lioictjrtifiltc Pttulti île Vasconcelos Deuxieme partie: ENTER: LAST Clioiéijiuplie losê Nnvus o r USINE O Du 2 au 6 mars et du 9 au H mars 1999 à 20Et I34S, avenue Lalonde, .nil I iinei Mrt TkIiu Alexis Lorel IDahiei Haalric urieiliiri Hlartl* Iillènji Jean Pierre Loril RsschJf Zea Serunt( te.Mais il est écrit en grec, qui n’était aucunement la langue de Jésus et de la Judée de l’époque, ce qui marque déjà une formidable distance avec la réalité des événements survenus pour vrai.Pendant six ans Mordillât et Prieur ont creusé, exploré, rencontré la trentaine de spécialistes et filmé leurs commentaires, remontant le tout en un minutieux travail de montage où les spécialistes semblent se répondre les uns les autres.On s’est ess scruter dans k.,_____ versets racontant la crucifixion, le cœur véritable de la foi chrétienne.Le résultat est complexe, pas toujours facile à suivre, mais fascinant et par moments époustouflant.Ce que ces universitaires révèlent, c’est à la fois la réalité de certains événements historiques—l’existence du per-sonnage Jésus n’v est aucunement mis en doute — mais surtout la longue construction dramatique et littéraire de plusieurs passages des Evangiles.Tout le monde sait aujourd’hui, et même les plus authentiques croyants, que certains passages des Evangiles sont contradictoires.iACHFH.Film préitnte Version originale italienne avec sous-titres français On/, evri/fkc (k MANN! MOZETl ' rrd+'U MF AtiCiïLO &AkBAr,Aitü et nAHMi MOfcfrn r/ tcprïtitncfier.'.ArHF-v F ILAA c-my • B A’ FlL/A{ Lf; îTv/ÛiO (Ar:Ai t • ; A J f 'it-rsA Dftrtl er.¦:[itr.*/ec.VA BMC T CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ 26779 I.i: I) I V (I I It .I.K S S A M K I) I ti K I I) I M A X < Il Y.M A It S I !l !l !l AUrm Kirraiu pftvntt " 'M Sandnndkÿlf AnroftS^SauiltE.ensonge un nim dc Claude Chabrol Ifcrjtard Verlcy Bulle Ogicr I'ierre Martin •» imrHi ei dudottiM^IHill; Jlar'lu rl I Uotlr I Jialiml -V iV *' un film dc Michel Braulî [«.produit p>r Anouk Hr MÛT o O iruinin i Francis Reddy |wf' David Boutin Micheunk Lanctot Claiide G.m!ti#r Ros.m ii Dumomikh Kmm.wum Hu oui au Sylvain Landry Pmiotte Lamiikhi SiH'MANi.Simard Pierre I.i m au Roiuri Kouvier Roc Laioriim JulianCASey James Hradkori» Un film de Léa Pool PRODUIT PAR LORRAINE RICHARD H§ KARINE VANASSE MIKIMANOJLOVIC HscALÈ HUSSIERES ALEXANDRE MÉRlNEi U Rancv hcston miàm \ss$m m*ÿ: IMS C CONSERVATOIRE DE MUSIQUE ET D'ART DRAMATIQUE DU QUÉBEC Art dramatique Québec DEMANDE D'ADMISSION Année scolaire 1999-2000 Date limite : 1er avril 1999 JEU et SCÉNOGRAPHIE 31, rue Mont-Carmel, Québec GIR 4A6 Téléphone : (418) 643-2139 cadq@mcc.g,ouv.qc.ca Québec ss EN ATTENTE DE CLASSEMENT A L'AFFICHE DÈS LE 12 MARS! ^ m fs Unibroui Oiuitptis PR “(T.SOUKCK R K II SKY KNTERTA1NMENT Une scène de Such A Long Journey, un film de Sturla Gunnarsson.Chabrol, dc* main dc maître.Liberation ?C’est du grand Chabrol servi par d'excellents dialogues.Le Parisien Des dialogues à rendre jaloux, sa direction d’acteurs stupéfie.Le Point Construit sur des moments épatants de férocité.Un bon cru Chabrolien.Marie France REMIsvüTrJ À L’AFFICHE! I-CINÉPLEX ODÉON—-i -CINÉPLEX ODÉON-1 CINÉPLEX ODÉON-1 [COMPLEXE DESJARDINS 11 LAVAL (Galeries) 11 BROSSARP 1 «Aucun des films de Léa Pool ne m’a procuré autant de plaisir que EMPORTE-MOI.Un récit d’une merveilleuse fraîcheur.Une PERFORMANCE SPECTACULAIRE de Karine Vanasse.» -THE TIMES, LONDRES «Le public de Berlin touché en PLEIN COEUR par le film de Léa Pool.» -BERLINER MORGENPOST «Karine Vanasse, avec une FRAiCHEUR DÉSARMANTE, porte littéralement le film sur ses épaules dans une performance qu’on a comparée à celle de Charlotte Laurier dans Les Bons Débarras.» * * * * -Normand Provencher, LE SOLEIL «COUP DE COEUR.Une œuvre séduisante!» Odile Tremblay-LE DEVOIR «Karine Vanasse : d'une profondeur, d’un dynamisme et d'une sensibilité renversante.QUELLE COMÉDIENNE ATTACHANTE !» Louise Blanchard-LE JOURNAL DE MONTRÉAL «EMPORTE-MOI est le film le plus ACCESSIBLE, le plus VIVANT, le plus GÉNÉREUX de Léa Pool.» Éric Fourlanty-VOIR FRANCE FILM présente une production IllIfllMfllIlllll 49° FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE BERLIN EMPORTE-MOI SÉDUIT L’EUROPE, DÉJÀ VENDU À 12 PAYS !!! Prix spécial du Jury œcuménique COMPÉTITION OFFICIELLE BERLIN 1999 FRANCE FILM présente une production NANOUK FILMS uand je serai parti.vous vivrez encore Désolation familiale Une troublante œuvre d’atmosphère CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINEMAS 13 r~ PARISIEN ~5| J SON digital - FAMOUS PIAYFRS -, r FAMOUS PlAYtRS Sherbrooke , .- FAMOUS PlAYtBS.Ootvteou -, CENTRE LAVAL k/j [ CARREFOUR de L'ESTRIE | j PROMENADES DÏlbUiAOLIAIS] LXJle°MYJ O I 0 I T A l SUCH A LONG JOURNEY Réalisation: Sturla Gunnarsson.Avec Rochan Seth, Oui Puri, Soni Razdan, Neseeruddin Shah.Scénario: Sooni Taraporevala.Image: Jan Kiesser.Montage: Jeff Warren.Musique: Jonathan Goldsmith.Canada-Grande-Bretagne, 1998,113 minutes.MARTIN BILODEAU Il faut vraiment que le cinéma canadien soit en panne d'œuvres de calibre pour que ce désespérant drame familial de Sturla Gunnarsson (Diplomatie Immunity), qui a pour théâtre la ville de Bombay à l’aube du conflit indo-pakistanais, figure parmi les grands favoris lors de la dernière édition des prix Génie, où il a récolté trois des douze statuettes auxquelles il aspirait.Notons celle du meilleur acteur pour Roshan Seth qui, dans Such A Long Journey (titre qui résume mieux que tout ce qui suit l’expérience qui attend les spectateurs), campe un commis de banque quadragénaire de descendance parsie, heureux en ménage et dont la vie sans histoire bascule le jour où un ancien ami.disparu de Bombay plusieurs années auparavant, lui demande de déposer à la banque de fortes sommes d’argent dont la provenance douteuse pourrait lui causer de sérieux ennuis.Et les ennuis, justement, commencent a survenir: sur le front familial, son (ils de 17 ;uis refuse de suivre le chemin professionnel que papa a tracé pour lui et sa fillette est alitée pour cause de malaria: sur le front professionnel, un collègue à la langue bien pendue et un patron intransigeant font perler la sueur sur son front; en même temps, des lettres de son ami l'enjoignent de poursuivre sa mission alors qu’il lui apparaît de plus en plus évident que l’opération vise à financer le soulève- ment pakistanais; tout cela, donc, aspire le pauvre et simple Gustad dans ia spirale de l'espionnage et l’amène à interroger son sens moral.Hélas, l’espionnage et le mélodrame ne font pas bon ménage, et le film en fait les frais d’affreuse façon, avec ses ruptures de ton, ses changements de registre et ses personnages répartis à des degrés divers sur l’échelle de la caricature, de la voisine qui tâte de la sorcellerie au philosophe qui peint des images pieuses en passant par quelques candides, une poignée de vilains et un fou qu’on croirait sorti tout droit d’un mauvais film d’Andrzej Zu-lawski.En effet, le comédien Kurush Deboo, vêtu de loques, en fait des tonnes, bave, s'excite et ricane dans des transports hystériques qui n’ont rien de poétique.Un personnage grotesque et insupportable à regarder, qui envahit trop de scènes et ruine le peu de crédibilité à laquelle s’accrochait cette adaptation cinématographique du roman de Rohinton Mistry.L’engagement social, politique et historique de Sturla Gunnarsson, un cinéaste formé à l’école rigoureuse du documentaire, n’est pas en cause; le problème de Such A long Journey se résume plutôt à son incapacité — ou son manque de volonté — à intégrer des éléments de discours à un projet artistique qui lui donneraient de l’épaisseur.La mise en scène de Gunnarsson est platement fonctionnelle, sa direction d’acteurs à maints égards déficitaire, et son tableau brossé pédagogiquement, sans véritable inspiration.L’échec du film est d’autant plus déplorable que son principal décor, un immeuble surpeuplé d'un quartier parsi de Bombay, inspire des débordements sensuels et spirituels qui se traduiraient par une sorte d’éclatement du récit.Or la seule chose qui menace ici d’éclater, c’est la chaudière de notre patience.AU CŒUR DU MENSONGE Réalisation: Claude Chabrol.Scénario: Odile Barski et Claude Chabrol.Avec Sandrine Bonnaire, Jacques Gamblin, Antoine de Caunes, Valeria Bruni-Tedeschi, Bernard Verley, Bulle Ogier.Image: Eduardo Serra.Musique: Matthieu Chabrol.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Un Chabrol, c’est un cru bourgeois qu’on attend bon an mal an, plus ou moins réussi selon la cuvée.Parfois, on sort déçu, comme l’an dernier, après l’œuvre de surface Rien ne va plus, qui tranchait avec la précédente Cérémonie, si magistrale.Où se situe Au cœur du mensonge dans la filmographie du prolifique réalisateur du Beau Serge?Précisons d’abord qu’il s’agit d’un polar, un de ses genres de prédilection, avec un petit côté Simenon dans l'esprit sinon dans la lettre.En témoignent le climat brumeux et les méandres psychologiques qui ne s’ouvrent qu’acculés au pied du mur tant il faut mentir quand voisins et voisines s’observent comme chiens et chats dans un bled perdu.Il a tant adapté Simenon à l’écran, Claude Chabrol, qu’un flux a circulé de l’un à l’autre et que la fécondation s’est opérée.Pour notre plus grand bonheur, d’ailleurs.Au cœur du mensonge est plus qu'un honnête Chabrol, une œuvre d'atmosphère troublante qui utilise l’anecdote du polar à titre de levier pour une plongée subtile et spiralée dans tout ce que les uns cachent aux autres afin de pouvoir continuer tant bien que mal à vivre en société.Au village, a priori, tout baigne.Les couples sont apparemment unis, les enfants suivent des cours de dessin, et la célébrité du coin, un journaliste-romancier, fait son jogging en lutinant les dames.Nous sommes dans un port de Bretagne baigné par les embruns.Et le climat, le brouillard composent le cadre, l’alibi, l’échappatoire de certaines scènes venues se marier avec le flou de la nuée pour envelopper les gens et leurs crimes.C;tr crime il y a d’entrée de jeu: Elo'i-se, une petite fille de dix ;uis, a été vio- l’KIMA l U.M Sandrine Bonnaire et Jacques Gamblin dans Au cœur du mensonge, de Claude Chabrol.lée et étranglée dans le sous-bois en sortant de son cours de dessin.Qui a fait le coup?C’est ce que se demande Frédérique (Valeria Bruni-Tedeschi), la jeune commissaire fraîchement arrivée de la ville.René, le professeur de dessin, un artiste fragile Oacques Gamblin), est le dernier à avoir vu la victime, si bien que les soupçons lui tombent dessus.Même sa femme Viviane (Sandrine Bonnaire) finit par douter de lui.I Vautant plus que le célèbre écrivain Germain-Roland Desmos (Antoine de Caunes) lui tourne autour pour lui offrir une petite escapade de trois jours.Et l’étau se resserre jusqu’à ce que bien des masques tombent, qu’une seconde mort vienne embrouiller les cartes et que la commissaire, mine de rien, attache les fils ensemble.Contre toute attente dans un polar qui ne prêtait pas nécessairement à des prouesses d’interprétation, Jacques Gamblin tient un de ses meilleurs rôles dans la peau d’un homme handicapé par une jambe blessée et une fragilité émotive, tremblant de perdre son épouse, accablé par la rumeur de sa culpabilité qui lui fait perdre sa clientèle et brise sa reputation, porté ici et là par le courage des lâches.Sa forte présence boitillante et habitée constitue le pivot principal du film.Au cœur du mensonge est servi par la qualité de ses comédiens.Sandrine Bonnaire, toujours fine mouche et pleine de nuances, campe une femme troublée avec la justesse qui la caractérise.Le regard de biais de Valeria Bruni-Tedeschi fait merveille à l’heure de camper une commissaire de police.Quant à Antoine de Caunes, le pétillement de son cynisme épouse étroitement le personnage fabriqué et néanmoins vulnérable qu'il incarne ici.Excellente distribution, donc.Chabrol s'y est parfois offert des scènes de grande beauté, tirant parti du brouillard pour une traversée en barque chargée à bloc entre Gamblin et de Caunes, adversaires qui filent vers leur destin de mystère.le film est découpé en scènes souvent courtes, saynètes éloquentes où rien n'est jamais complètement dévoilé mais où des pans de vérité s'ouvrent à peine.Tout le monde ment, qui pour sauver sa tète, qui pour parvenir à regarder les autres en face, et tous se creusent un chemin dans la logique de leurs leurres.Chabrol a eu l'habileté de placer toutes i'es illusions parallèles côte à côte sans donner tout de suite leurs clés, avant de glisser, d’insinuer une fascinante conclusion en poupées russes, alors que la dernière matrioch-ka constitue un mensonge assumé à deux.Ai-je dit que Matthieu Chabrol, qui compose la musique des films de son père, nourrit le climat lancinant (.YAu cœur du mensonge avec une névralgie insistante qui accentue le climat de mystère?Excellent Chabrol, donc, dans le registre splendeurs et misères de la vie de province, œuvre en mode mineur sans la puissance de Ixi Cérémonie mais portée par un Gamblin à son meilleur (qui s’améliore en vieillissant) et une atmosphère sourde et tendue comme une corde de violon.CINEMA ST-LEONARD 9480 LACORDAIRE 324-9227 .ES ENSEIGNANTS À PREMIÈRE VUE ( PRÉMONITIONS 11 : PUISSANT .coNsum:/ i i s iiokaiiœs cinema W V roui T mmioMQUt r - p- ,j W ?j ¦ F Æz fi I RELÂCHE MEK., JEU.Grandes Prairies II I.E I) E V 0 I II , L E S S A M E I) I (i E T I) I M A N C II E M A R S I !) !) I» B (> mm + H ?— CINÉMA La cérémonie des adieux GODS & MONSTERS ; : Réal, et scén.: Bill Condon.Avec - ' Ian McKellen, Lynn Redgrave, -Brendan Fraser, Lolita Davidovich.;3mage: Stephen M.Katz.Montage: £ Virginia Katz.Musique: Carter ^ Burwell.États-Unis-Royaume-Uni, 1998,100 minutes.Cinéplex Odéon ANDRÉ LAVOIE ‘ T ames Whale fut vite baptisé «The ; J Queen of Hollywood».Et ce ¦ ’était pas seulement à cause de ses ! origines anglaises qu’il fut affublé jd’un tel surnom.Le réalisateur de films aussi célèbres que Franken-' stein (1931), The Invisible Man ¦ '.(1933) et The Bride of Frankenstein '¦ ;(1935) ne multipliaient pas les cachotteries autour de son homo- ¦ Sexualité, contrairement à bien des Cinéastes et acteurs de cette ; époque; il serait d’ailleurs surpris de • >oir à quel point les choses ont si ! -peu changé là-bas, n’en déplaise à ; lEllen DeGeneres.Tout en faisant honneur à Mary Shelley, Whale a insufflé une bonne dose d’ironie et un soupçon d’hu- mour «camp» à l’univers morbide de l’auteure de Frankenstein, tout comme il n’hésitait jamais à s’entourer de collaborateurs qui partageaient la même nationalité, la même orientation sexuelle.ou les deux à la fois! La suite de sa carrière s’est avérée moins glorieuse et il fut retrouvé mort noyé dans son immense piscine le 29 mai 1957.Alors que la thèse du suicide semble maintenant la plus plausible, toutes les rumeurs circulèrent au lendemain de son décès: crime haineux, jalousie, prostitué en mal de vengeance, etc.Le réalisateur Bill Condon s’est approprié le roman de Christopher Brain, The Father of Frankenstein, qui réinvente les derniers moments de la vie du cinéaste et surtout sa rencontre avec un jeune homme dont la beauté éveille ses sens mais réveille aussi bien des souvenirs, dont ceux de sa participation à la Première Guerre mondiale.Dans Gods & Monsters, c’est donc un James Whale (Ian McKellen) solitaire, malade et aigri que l’on découvre, entouré des soins efficaces mais peu raffinés de sa servante Hanna (Lynn Redgrave).Whale remarque tout de suite le nouveau jar- LAURENT de PRIX GENIE dont MEILLEUR FILM Meilleure réalisation Meilleur scénario NOMINATIONS PRIX JÜTRA -dont- MEILLEUR FILM Meilleure réalisation Meilleure musique originale LE VIOLON ROUGE Un film de François Girard OU "K m :UC K « LH MM iOfASNi l-Ktt FM FU6, CiRJi m «nu m ilimmii JiFUIïFWKC6ÎMCn:CRGCtCCH MW fMSCMJ KttSÜCM ASfflfim STiWMC COUFEOfit WLimM xawæteWKï» 'jcwLWWMWiXîTt hou «roi fllKOS ssii :w»asaî*s«Eiîtt nnocamut Mji HH1 JOMMOIM) «ui a: m L: m.u un mit W- max, WûlUn TOU ««uflknuwjn: nawiita m.m osmruks ««nwxi U fur*> ***** uiivMj_n , **$£ Chant de la Terre Les Grands Concerts Mardi 16 et mercredi 17 mars 1999, 20 h Charles Dutoit, chef Elena Zaremba, mezzo-soprano Richard Margison, ténor Virginia Croskery, soprano Wagner Tristan et Isolde, prélude de l'Acte 3 Berg Wozzeck, trois extraits , • , Mahler Dos Lied von der Erde (Le Chant de ta Terre^ Soirée du 16 commandHee pài CE RI DI AN Soirée du 17 commanditée par aJÜttÆÜAÎ/a iyaitï«iai:)^g L.C5S |.il.UI:vKl.iU| Sallo Wilfrid-Polleticr Billets Place des Arts OSM Admission : 790-1245 PlacedesArts :842-2112 rclich est à lui seul un orchestre ! 0 ans en avance sur son temps.» — Tht New York Times Hydro k Québec POGORELICH 987-6919 w/no le lundi 5 avril à 20 h le mardi 6 avril à 20 h dans le cadre du Gala annuel du Centre Pierre-Péladeau Centre Pierre-Péladeau .9 de Schumann par Cortot (llmagi-îption et la vérité au prix de l’infidélité); œ ballades de Chopin par un Friedrich julda déjà fasciné par le jazz; la Mé-Kiistô-valse de liszt par Ashkenazy, les îiriations «Diabelli», op.120 de Bee-lloven par Schnabel.; • Sans que tout cela soit des réfé-fences absolues, ces moments de musique pour piano gagnent à être réen- tendus.11 fut un temps où, pour connaître un compositeur, il fallait le jouer.Par le filtre de ces pianistes on peut non seulement découvrir plusieurs aspects, parfois contradictoires, d’une personnalité comme d’une œuvre, mais aussi arriver à mieux se connaître soi-même si on n’a pas peur de bien s’avoue’- que la démarche ici confortable laisse planer l’ombre de la routine et de la sclérose; ces grands du clavier ont eu la vue bien courte pour leur propre époque, et les choix de Tom Deacon n’aident pas à faire connaître les avancées de l’instrument et de son répertoire au XX' siècle.Mais là, à quelques exceptions près, peut-être qu’après tout les grands pianistes du XX" siècle ne furent que des excroissances du style XK", ne furetant que fort peu hors des sentiers battus et rebattus.Après tout, cette anthologie ne s’appelle pas la musique pour piano au XX" siècle.Force est alors de constater que, malgré une évolution technique remarquable tant dans la manière de jouer de l’instrument que dans celle de l’enregistrer, on se dit, navré, que si on fait moins de fausses notes qu’autrefois, on répète cependant toujours les mêmes.Triste perspective pour un instrument et des instrumentistes; pour des amateurs aussi dont l’horizon, au fil du temps, semble dérisoirement se rétrécir par les choix — disons-le bêtement — commercialement rentables (hou, 1e vilain mot pour des artistes) que font tous les participants d’une industrie pour évaluer le «produit» sur la base de «comparatifs» bons pour la mise en marché.Là-dessus, Great Pianists of the 20th Century est à l’image de son époque.L’originalité abonde chez les aînés, le goût du risque aussi, et l’amour de la découverte.Rachmaninov se jouait, Kocsis défend Bartok, Cortot son contemporain Ravel, Richter se fait le champion de Prokofiev, Gould l’apôtre de Schœnberg.Gestes de bravoure d’une génération éteinte qui n’a ici que peu d’écho.On réfléchit un peu et on pose une question prospective: à quand les grands pianistes du XXI' siècle?Quel producteur nous les fera connaître et aimer?Quel artiste aura assez l’amour de son époque — Pollini est un phare en ce domaine — pour nous l’imposer par sa force?J’ose un parallèle.Le XX' siècle fut celui, pour l’Occident, de l’appropriation du confort domestique et quotidien à relativement bon marché.En cela, cette anthologie montre bien VITRINE DD DISQUE TEARS OF STONE The Chieftains RCA (BMG) Cf est bientôt la Saint-Patrick.Il y a des signes qui ne trompent pas.Mais non, je ne parle pas du nombre grandissant de rouquins déboulant du Peel Pub, mais bien de l’arrivée chez les disquaires d’un nouveau Chieftains.Oui, les saints patrons de la musique traditionnelle irlandaise.In Bottine Souriante du trèfle à quatre feuilles.Ins patriarches des vertes collines.36 ans qu’ils soufflent dans le pipeau, les grands farfadets.C’était en 1963, en effet, que Paddy Moloney réunissait sur disque la plus belle tablée imaginable de musiciens traditionnels de son bled, provoquant une véritable révolution instrumentale dans les milieux folk à une époque où seuls les chants traditionnels survivaient Aujourd’hui, tout le monde connaît les Chieftains, consacrés en 1975 par la trame du film Barry Lyndon.Moitié propagateurs, moitié ambassadeurs, les gaillards ont à peu près tout fait, déterré tout le répertoire ancestral, enregistré partout, portant le bon vent irlandais jusqu’en Chine.Depuis quelques années, au crépuscule de leur illustre parcours, ils récoltent l’usufruit de leur agréable labeur et accueillent dans leur giron les vedettes de la musique pop.Les invités affluent sur leurs disques.Van Morrison, Marianne Faithfull, Elvis Costello, même tes Rolling Stones ont effectué leur pèlerinage.Cette fois, bonne idée, il n’y a que des femmes, chanteuses et musiciennes, au rendez-vous des pépés toujours verts.Il y a celles qu’on attendait, l’égérie Sinéad O’Connor, la sorcière canadienne Loreena McKennitt, les filles des familles Corr et Rankin, l’ange violoniste Maire Breatnach, mais aussi de plus lointaines cousines: la countrywoman Mary Chapin Carpenter, qui se prête admirablement à l’air traditionnel Deserted Soldier, la jazzwo-man Diana Krall, qui offre une version suave du classique Danny Boy sur fond de flûte et guitare, la blueswoman Bonnie Raitt qui chante et gratte un peu de dobro sur A Stor Mo Chroi, jusqu’à la pianiste japonaise Akiko Yano qui parvient à créer avec les Chieftains une sorte de folklore orientalo-irlandais coulant de source.Des as, ces Chieftains: jamais ils ne s’imposent, appuyant en toute discrétion les interprètes.Pourtant, jamais on ne perd de vue qu’il s’agit de leur disque.Ainsi, mes préférées, une Natalie Merchant qui se love à la magnifique The Lowlands Of Holland, une Joni Mitchell qui reprend sa propre The Magdalene Laundries, personnalités fortes s’il en est, trouvent tout naturellement leur place auprès des vénérables vétérans.Havre de respect mutuel, lieu d’entente musicale profonde, ce disque n’est surtout pas un mariage de circonstance.Il y a rencontre à chaque chanson.Avec les Chieftains, beau paradoxe pour de tels Irlandais pure laine, on n’est jamais à la parade.Sylvain Cormier A MUSICAL ANTHOLOGY Kenny Rogers Biography-A&E (Capitol-EMI) On appelle ça un produit dérivé.Cela se passe ainsi: un soir un peu mou du mollet, vous aboutissez à la chaîne câblée Ails & Entertainment parce qu’un documentaire musical, fût-ce à propos de Kenny Rogers, le Patrick Norman des Ricains (ou est-ce le contraire?), cela vous dégoûte moins qu’une opération du côlon au canal Savoir ou le détail de la guerre des Boers au History Channel.Et puis vous découvrez qu’il n’est pas inintéressant, ce Rogers, type articulé s’il en est, photo graphe émérite, lequel chante de surcroît quelques ballades de bonne eau,' Lady, Lucille, Sweet Music Man, dû; genre qui coule tout seul dans le lobe.A la fin du documentaire, comme cela tombe bien, Capitol-EMI vous propose une anthologie du barbu, dans le cadre d’une collection liée aux documentaires de Biography-A&E, pleine de titres consacrés aux Judy Garland, Bobby Darin et autres Mel Tormé.Vous achetez.Et, désolé, vous vous faites un peu avoir.Parce que l’anthologie n’est pas aussi anthologique que le documentaire.L’album contient uniquement ce que Capitol a de Rogers, sous contrat de 1976 à 1983, dans son catalogue.Bref, il manque avant et après.Avant?Les chouettes tounes psyché-country de Kenny Rogers avec 'Die First Edition (Ruby, Ruben James).Après?Le tube Islands In Die Stream avec Dolly Parton, entre autres.Comme quoi il faut quand même se méfier.Même associés, programmes de télévision et disques poursuivent le plus souvent des agendas distincts.S.C.LITTLE VOICE MUSIC FROM THE MIRAMAX MOTION PICTURE Artistes divers Capitol (EMI) Encore une fois, je réaffirme un constat: c’est dans les bandes sonores d’aujourd’hui que l’amateur de musique de tous les genres et de toutes les époques trouve un plaisir équivalent à celui que procurait autrefois là radio.J’en reparle parce que j’ai urie nouvelle explication.Voici.De là même façon que la radio fut un jour fe royaume des disc-jockeys, rois et maîtres de leur programmation avant l’ère honnie des directeurs-dictateurs de programmation, les bandes sonores résultent du choix d’un seul homme, le réalisateur, qui agit com: me disc-jockey pour accompagner au mieux son propre film.On a ici un bel exemple de radio cinématographique: pour illustrer l’histoire de sa chanteuse de variétés dans Uttr le Voice, le réalisateur Mark Herman VOIR PAGE B 10: VITRINE toutes les transformations de la fin du millénaire et se révèle un indicateur parfait de cette tendance, se faisant le reflet musical du parcours sociologique d’une civilisation.La Société Radio-Canada présente, en collaboration avec la SMCQ, Concerts Galas des finalistes du ABONNEMENTS 3 CONCERTS ENCORE DISPONIBLES : 843-9305 concours national des jeunes compositeurs de radio-canada Salle Pierre-Mercure Mercredi 10 mars 1999 à 20 h Catégorie Musique électroacoustique HUGO ARSENAULT GORDON FITZELL PIERRE-ALEXANDRE TREMBLAY concours MARTY MICHEL G0NNEVILLE BRUCE PENNYCOOK Jeudi 11 mars 1999 à 20 h Catégorie Quintette à vent (et piano) SCOTT GODIN J.PETER K0ENE ÉRIC MORIN Catégorie Musique de chambre JUSTIN MARINER YANNICK PLAM0ND0N ANA S0K0L0VIC Présentation des prix Les solistes et l'Ensemble de la SMCQ • Direction Walter Boudreau Musicien-invité : Blair Mackay, batterie RÉSERVATIONS : 987- 6919 Centre Pierre-Péladea Salle Pierre-Merc 300.boul.de Maisonneuve Est B 10 I.E 1) E V 0 I It .LES S A M EDI (i ET I) I M A N C II E M A It S I !) 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