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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1999-03-06, Collections de BAnQ.

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I I I I -* FONDE EN 19104- LE DEVOIR Exigez votre Télé choix ! Vol.X C - N " 4 8 ?M O N T II K A L .I.K S S A M E D I (i E T I) I M A N C II E 7 M A II S I !) !) !) (i C A II I E II S I .!) 5 $ + T a x K s = 2 .2 .r> S LES ARTS La chronique d’Odile Tremblay: Un Québec mort de rire, page B12 Serge Tru ffa u t ?PERSPECTIVES Un pétard mouillé ?Après les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, l’Espagne et les États-Unis, voilà qu’au Canada s’amorce à nouveau un débat sur la décriminalisation du delta-9 tétrahydrocannabinol, dit THC, dit cannabis, dit marijuana, dit pot.Attention! Telle qu’envisagée, cette décriminalisation de l’herbe folle, que l’on appelle aussi pétard ou joint une fois bien roulée, s’articulera autour d’un seul objectif: l’effet thérapeutique.Plus tôt cette semaine, le ministre fédéral de la Santé, Allan Rock, a entrouvert davantage qu’ouvert un débat sur ce dossier, sujet de multiples débats depuis plus d’une vingtaine d'années, en proposant la tenue de tests afin de qualifier et de quantifier les bienfaits thérapeutiques du pot.Histoire de ne pas brusquer ou éveiller certaines susceptibilités, le ministre Rock a dévoilé son intention avec beaucoup de prudence: aucun détail concernant ce possible test sur un sujet qui ne relève en J> rien du «secret défense» n’a été ^ — ê communiqué.Bref, plus que prudent, M.Rock a été parcimonieux.Il l’a tant été, parcimonieux ou prudent, que Jean-Claude Bernheim, criminologue bien connu pour avoir été président de la Ligue des droits et libertés et défenseur des droits des détenus, a jugé, voire réduit le geste du ministre à «un ballon politique».Four llieure, l’intention de M.Rock ne peut être qualifiée autrement, d’après M.Bernheim, parce que aucun agenda n’a été élaboré, parce que lep études médicales concluant aux effets bénéfiques pour divers groupes de malades sont légion, parce que.«Si la volonté politique du ministre Rock était ferme ou réelle, il aurait pris en considération tout ce qui s'est fait ailleurs, notamment en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.» Mieux ou pire, c’est selon, d’après M.Bernheim, le ministre Rock aurait pu simplement commander à ses fonctionnaires la confection d’un résumé des diverses études faites jusqu’ici et le communiquer sans s’embarquer dans une autre série de tests.Et alors?Tout le monde apprendrait ce que bien des scientifiques ont trouvé, à savoir que «le cannabis a des effets thérapeutiques réels».Sur le front des vertus thérapeutiques et strictement elles, un récent sondage réalisé par la maison Angus Reid avait permis de constater que 80 % — 80 %! — des Canadiens étaient en faveur de la légalisation à des fins thérapeutiques de l’herbe pas sj folle que ça.Dans les années 60, des tests menés aux Etats-Unis démontraient déjà ce que l’on feint d’ignorer aujourd’hui.En 1971, des chercheurs — et non des hippies.— de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) avaient découvert que la fumette entraînait une diminution prononcée de la pression intra-oculaire.Or la diminution de la pression en question est exactement ce qui est recherché dans le traitement du glaucome.Soit dit en passant, à la veille de cette autre série d’essais, soulignons que 1971, ce n’est pas hier ni avant-hier.Mettons que ça fait un bail emphytéotique qu’on a convenu que le pétard avait au moins un effet thérapeutique.Après analyses approfondies d’autres fumettes, on a constaté que le principe actif du cannabis était bénéfique pour les cancéreux.En 1992, on a constaté, découvert, réalisé, que le chanvre avait des conséquences positives pour ceux et celles qui souffraient d’anorexie et du sida.Lesquelles?Il redonne l’appétit pour la rata-toujlle.C’est quand même bon, la ratatouille.Non?A ce propos, il faut tout de même rappeler qu’en 1985, la Food and Drug Administration (FDA) avait autorisé la vente de marinol.Pardon?Le marinol, médicament confectionné par des compagnies pharmaceutiques, est une synthèse artificielle.Un truc qui, selon d’autres études, est cinquante fois moins efficace que le vrai, l’authentique, en plus d’avoir des effets secondaires nocifs.Mais bon, disons qu’il permet aux compagnies d’engranger des bénéfices qu’elles versent en partie au lobby qui, à son tour, doit faire pression pour que jamais on ne consacre la décriminalisation du pot.Ce qui, au fond, est d’une logique commerciale implacable.Dans la foulée du rapport Le Dain, dans les années 70, et des propositions alors soumises par les auteurs de cette vaste étude, le ministre de la Justice de l’époque, soit Jean Chrétien, avait élaboré un projet de loi prévoyant la décriminalisation de la possession de la marijuana.Le projet avait été dévoilé au début de l’été.1980.Il y a 19 ans! Passons et retenons avec le criminaliste Jean-Claude Hébert que l’extrême prudence affichée cette semaine par le ministre Rock est probablement attribuable au fait que ce dernier veut laisser un certain temps aux forces dites de l’ordre de faire connaître leur point de vue sur la question.En espérant évidemment que cela ne sera pas remis aux calendes grecques.M E T E 0 Montréal Québec Neige débutant Neige cessant en après-midi.le matin.V Max: -5 Min: -15 Max:-10 Min:-20 Détails, page C 9 INDEX Annonces.cio Livres , D 1 Les Arts .B1 Le monde .A7 Avis publics.C 9 Les sports.C 12 Économie.Cl Montréal .A3 Editorial .Alt) Mots croisés.C 9 Idées .Ail Politique .A5 www.ledevoir.com LES ARTS Place au Festival international des films sur Part, page B 1 LIVRES Suzanne Gagné et le pouvoir du silence, page D1 La politique au féminin pluriel as.RENÉ MATHIEU LE DEVOIR FRAICHEMENT débarquées à l’Assemblée nationale, la députée libérale de Bonaven-ture, Nathalie Normandeau, et sa collègue de la circonscription de Bourassa, Lyne Beau-champ, misent sur la concertation plutôt que sur l’affrontement.Le Salon bleu fait place aux femmes Quatre nouvelles députées, un seul combat L’Assemblée nationale du Québec n’a jamais accueilli autant de femmes au Salon bleu comme ministres et députées.Quatre nouvelles élues ont accepté de partager avec Le Devoir leurs espoirs et leurs attentes par rapport à l’exercice quotidien de la démocratie.Elles dresseront avec nous un bilan de leur expérience au mois de juin prochain et après chaque session parlementaire jusqu’à la fin de leur mandat .MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Un homme d’âge mûr s’est approché récemment de la ministre Linda Goupil à Montreal en lui présentant sa femme.Emu, l’homme se disait content de voir que des jeunes et, plus particulièrement, des femmes se lançaient encore en politique de nos jours.Cette rencontre fortuite a rassuré la nouvelle ministre de la Justice sur son choix de carrière et sur la nécessité d’un renouveau en politique.Les nouvelles députées de l’Assemblée nationale croient toutes qu’une meilleure appréciation de la politique par la population passe, notamment, par un renouvellement de la députation.De plus en plus nombreuses à vivre la démocratie québécoise au quotidien, les femmes pensent pouvoir favoriser la concertation, une idée qui servira mieux les institutions et la population.«Traditionnellement, on parle toujours de VOIR PAGE A 12: FEMMES CAHIER SPÉCIAL 8 mars: trois j générations de femmes s’interpellent, page E1 Un coup de barre dans la santé Sans renier la réforme de Jean Rochon, Pauline Marois annonce un changement de cap ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Si la ministre de la Santé, Pauline Marois, a annoncé hier un changement de cap dans la façon de tenir la barre du réseau de la santé, elle ne renie aucunement la réforme amorcée par son prédécesseur, Jean Rochon.«Ce virage était nécessaire et sa pertinence n'est aucunement remise en cause.[.] Nous sommes passés à travers et celui qui m’a précédée à la barre a fait un travail exceptionnel et remarquable», a insisté Mme Marois, en conférence presse à Montréal.«Ce n’est surtout pas une nouvelle réforme, c’est une remise en lumière des priorités [.], et il reste à corriger les aspérités qui restent», a insisté la ministre.En dévoilant hier les grandes lignes d’un ambitieux plan de «remise en forme» du réseau de la santé, axé sur les urgences, les jeunes, les listes d’attente et les soins à domicile, Pauline Marois a littéralement donné le ton de ce que sera la prochaine année dans le secteur de la santé et de ses priorités.Autant de projets qui s’inscrivent en droite ligne avec la réforme Rochon mais sonnent toutefois définitivement le glas des compressions.C’est surtout dans la teneur du message adressé au personnel du réseau que se démarque la «manière Marois», la ministre s’étant engagée à cesser d’utiliser les infirmières jusqu’au «point de rupture» et «à laisser tout le monde reprendre son souffle».«J’ai constaté l’état de fatigue, l’essoufflement des hommes et des femmes de notre réseau de services.Je sais que nous avons exigé beaucoup d’eux.Il faut diminuer la précarité d’emploi et stabiliser les équipes de travail», a-t-elle insisté.Au cours des prochains mois, Pauline Marois entend d’abord s’attaquer aux urgences.En sus des 20 millions annoncés en février pour désengorger les urgences, VOIR PAGE A 12: SANTÉ Pas de sursis pour les Expos RICHARD MILO PRESSE CANADIENNE T upiter — Si l’article d’un quotidien américain hier ma-J tin a semé la confusion dans l’entourage des Expos, les dirigeants du baseball majeur n’ont pas tardé à ramener les pendules à l’heure.Et ils n’ont pas l’intention de reporter la date butoir du 6 mars pour sauver la concession montréalaise.C’est ce qu’a affirmé, sous le couvert de l’anonymat, un porte-parole du baseball majeur à l’agence Associated Press en début de soirée.Cette source a toutefois précisé que le commissaire Bud Selig ne posera aucun geste à l’expiration, aujourd’hui, du sursis accordé aux Expos pour financer un nouveau stade et former un nouveau consortium.Selon cet interlocuteur du baseball majeur, Selig attendra de voir la suite des événements.Le commissaire pourrait s’accorder plusieurs mois de réflexion avant de formuler sa décision.Plus tôt dans la journée, le président des Expos, Claude VOIR PAGE A 12: EXPOS Après le gras, les sucres.Des chercheurs de Harvard en ont fait la preuve: le sucre est aussi dangereux.pour les artères que les gras.Montignac a vu juste.Déclaré ennemi public n° 1 en Amérique du Nord par les diététistes, l’industrie alimentaire et le corps médical, le gras devra peut-être céder sa place sous la loupe des chercheurs (et dans la mire des ayatollahs de la santé) à une autre substance nutritive qu’on commence à croire aussi nocive.Une importante étude américaine vient de mettre en évidence le rôle — indirect — du sucre dans l’épaississement des parois vasculaires et dans le développement des cancers du côlon.HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Quand, au début des années 90, le gras dans l’alimentation a commencé à faire les manchettes comme étant une cause de maladies graves, toute l’attention scientifique a été concentrée imposante, au point de se désintéresser d’autres substances comme le sucre.Et cela aurait été.une grave erreur, à en croire Walter Willett.Épidémiologiste à l’école de santé publique de l’université Harvard, le Dr Willett a entrepris il y a douze ans une vaste étude sur les habitudes alimen- taires et le mode de vie de 88 000 femmes et 40 000 hommes.Son objectif?Identifier les facteurs nutritionnels qui pourraient expliquer l’incidence élevée, dans les sociétés occidentales, de maladies comme les cancers, les accidents cardiovasculaires ou le diabète.Son hypothèse était que la consommation de glucides rapides, contenus no-, tamment dans les pommes de terre, le pain, les pâtes, les céréales raffinées! (comme les Spécial K), 1< riz ou les confiseries, si’ importante dans les pays dévelôppt pourrait être reliée à ces maladies.Et il aurait eu raison, selon ce que rapporte dans son édition de février le magazine français Sciences et Avenir.L’équipe de chercheurs de Harvard a trouvé que les sucres se révèlent aussi dangereux pour les artères que les graisses en excès.En mangeant des aliments riches en glucides, le taux de glucose augmente dans le sang, ce qui stimule le pancréas et provoque la sécrétion de l’insuline.L’insuline est une hormone qui donne le signal aux cellules musculaires ou adipeuses du r.v corps pour accueillir les nutriments pré-mw sents dans le sang pour se nourrir.Mais ! voilà! Conséquence de leur sédentarité, de plus en plus de personnes présen-~A, tent une résistance à l’insuline, c’est-; à-dire que leurs cellules ne réagis- jgPR*^sent pas en sa présence.Le pancréas en sécrète alors de plus en ttgg plus.Or l’insuline provo-!t : querait l’épaississement .ïiïai; des artères, favoriserait VOIRPAGE A 12: SUCRES * 778313000696 I.E I) E V 0 I It .I.E S S A M E I) 1 (i E T I) I M A N C II E M A H S I !) !) II A 12 - LE DEVOIR ?ACTUALITES FEMMES Aller au delà des allégeances politiques SANTÉ Des budgets accrus pour les CLSC SUITE DE LA PAGE 1 l'arène politique comme si c’était un combat, ce n’est pas ma vision des choses», lance la nouvelle dçputée libérale de Bo-naventure, Nathalie Normandeau.Agée de 30 ans, l’ancienne mairesse de Maria a déjà travaillé au cabinet de Robert Bourassa.Dès son élection en novembre, elle a contacté ses collègues ministériels Maxime Arseneau et Matthias Rioux pour défendre collectivement le dossier de l’usine Gaspésia de Chandler.«Ecoutez les boys, il va falloir aller au delà de nos allégeances politiques.» La représentante libérale de la circonscription de Bourassa, Lyne Beauchamp, croit à la concertation, même si l’exer-dce a ses limites.Non pas en raison des décisions à prendre, mais pour tenir compte des sans-voix, ceux qui ne font pas de lobby, ceux qui ne sont pas dans un groupe et dont on n’entend jamais parler.Consciente des dangers, elle ne veut surtout pas en venir à se sentir déconnectée de la réalité des gens de sa circonscription, des plus démunis surtout «Comment on fait pour rester en contact avec le terrain?Je ne veux pas me laisser happer par le travail parlementaire.Il y a un effet aquarium à l’Assemblée nationale et on peut en venir à fonctionner en vase clos.» Des espoirs et des craintes Les nouvelles élues de l’Assemblée nationale ont des espoirs, des craintes aussi.Munies d'une bonne dose de réalisme et d’idéalisme mêlés, elles savent déjà qu’il leur sera probablement plus difficile que prévu de faire avancer des dossiers.«Je m’attends à des moments de joie, dit Nathalie Normandeau, mais aussi à de grandes déceptions, tant au niveau personnel que professionnel.Il y a cette inquiétude d’être dépassée par les événements et de ne pas savoir trop par quel côté commencer.» Elles n’ont pas toutes une longue feuille de route politique, mais elles partagent une lucidité et une maturité étonnantes.Manon Blanchet a travaillé pendant quatre ans avec l’ancien mi-.nistre du Parti québécois Jean Campeau avant de lui succéder dans Crémazie.Elle connaît tous les coins et recoins de sa circonscription, les dossiers importants dont elle a une liste bien précise en tête.Elle se donne les quatre années de son mandat pour les régler.«Je ne suis pas une partisane du vite-vite, ce qui ne donne au bout du compte rien de satisfaisant pour personne.Les choses se font souvent à long terme en politique.» Pragmatisme et patience Linda Goupil est passée d’avocate en médiation familiale à ministre de la Justice en peu de temps.A 37 ans, elle n’est pas devenue ministre par ambition, mais c’est certainement une battante, une vraie.Elle croit profondément qu’il ressort des aspects positifs de toute malheureuse situation et elle ne parle pas à tort et à travers.Mme Goupil a vaincu une tumeur au cerveau à 18 ans et -+-elle tient sa force de sa famille où, jeune, un événement gênant pouvait devenir une fête, où l’on développait l’esprit positif et volontaire.«Dans la vie il y a deux façons de voir les choses: positive et négative.C’est la liberté de choisir.Lorsque enfant tu peux faire ça, tout est possible par la suite.[.] Quand on se bute à quelque chose, on perd ses énergies.Il faut donner ses énergies à des endroits où il est possible d’améliorer les choses.» Pragmatisme, patience, désir de servir.La force des femmes en politique existe dans les milliers de gestes faits au quotidien, dans la façon d’intervenir dans une rencontre, dans la parole d’empathie au bon moment, mais surtout dans le contact interpersonnel, humain.Née en mai 1968, Manon Blanchet avoue que, sa révolution à elle, c’est de servir ses électeurs.«J’ai appris à encaisser les coups.Souvent les téléphones commencent par des bêtises, mais se terminent poliment quand on sait donner raison aux gens et les écouter vraiment.Il faut leur faire comprendre le type de travail qu’on fait, pourquoi ça prend du temps de faire avancer des dos- siers.Ils ignorent souvent notre rythme de vie, les horaires fous.Mais, ils ont un droit que je respecte, celui de voir leur députée.» À l’heure du cynisme ambiant et de la dévalorisation du rôle de député, les femmes arrivent-elles nombreuses trop tard en poiitique?Peuvent-elles changer des choses?Le font-elles parce que les hommes délaissent de plus en plus la vie publique?«Je préfère penser que c’est parce que les femmes prennent de plus en plus leur place dans un métier non traditionnel, souligne Lyne Beauchamp avant d’ajouter: Ce n’est pas par le ton d’une voix plus douce que les femmes changeront la politique, mais en étant de plus en plus présentes, en plits grand nombre.Mais je me demande si la population élirait une députée de 24 ans?» Manon Blanchet pense que les hommes et les femmes politiques ne diffèrent que dans la façon de faire les choses.Seul le résultat compte.«On a des approches différentes, mais souvent la même opinion.C’était comme ça avec M.Campeau.J’amenais un autre point de vue, mais ça aboutissait souvent au même résultat.» Nathalie Normandeau voit plus de différences, quant à elle.«Les femmes analysent davantage, réagissent moins sur le coup de l’émotion et sont plus humanitaires.On peut peut-être arriver à changer les priorités.surtout ne plus faire de promesses qu’on ne peut tenir.» Humanistes plutôt que féministes Féministes, nos nouvelles députées?Le mot ne fait pas peur, mais elles ont un discours qui se rapproche beaucoup plus d’une sorte d’humanisme universel.Linda Goupil a appris la vie politique dans le magasin général de son père, qui était maire dans un village de la région de BeÛe-chasse.Elle s’est toujours sentie «impliquée» parce que la politique est partout, dit-elle.«Quand il y a des choses qui nous dérangent, c’est nécessaire d’avoir une réflexion à ce sujet.Il faut pouvoir le dire haut et fort.» Elles s’accordent pour dire que la politique doit changer, qu’il faut réussir à modifier la perception qu’a le public des hommes et des femmes qui pratiquent le métier de les représenter à l’Assemblée nationale.Selon Lyne Beauchamp, la solution passe par une meilleure rémunération et une augmentation des budgets alloués aux attachés politiques.Agée de 36 ans, l’ancienne directrice de Pro-Est à Montréal constate que «la rémunération ne correspond pas à la charge de travail».Proches de la vraie vie Dans l’opposition, elle compte sur le PLQ pour ne pas agir que sur le mode réactif.Elle dit respecter le gouvernement en place et ceux qui le forment.Elle pense que la formation dirigée par Jean Charest sera pro-active et restera «proche de la vraie vie».«Si on amène dans nos critiques le vrai reflet des réactions des gens sur le terrain, si on fait ça, personne ne se trompe.» Le cynisme ambiant au sujet des politiciens disparaîtra, ajoute-t-elle, dans la mesure où les politiciens se préoccuperont de la réalité des gens et défendront leurs dossiers non pas en calculant des pieds carrés mais en prenant en compte davantage les besoins, l’humain.Nathalie Normandeau se dit déterminée à dépasser, au cours de son mandat, les vœux pieux en faisant des efforts supplémentaires pour atteindre ses objectifs dans des dossiers comme la pauvreté et, cabinet fantôme oblige, les ressources naturelles.Même son de cloche chez Linda Goupil, qui se choque de l’état de pauvreté de plusieurs couches de la population.Elle souhaite d’ailleurs rendre accessibles les services de justice à un plus grand nombre.Manon Blanchet ajoute que c’est l’écoute des gens qui dissipera ultimement leurs préjugés à l’endroit de la politique.Mais il y a du chemin à faire, reconnaît cette souverainiste modérée qui se dit «la députée de tout le monde».«C’est pas toujours beau, la période des questions: des petits gars et des petites filles qui se font des jambettes dans la cour d’école.» JACQUES NADEAU LE DEVOIR f V- g j-.i Wt&WSP Pauline Marois entend réduire les listes d’attente.SUITE DE LA PAGE 1 elle veut notamment accélérer la création des centres ambulatoires, revoir les plans d’effectifs médicaux et infirmiers et améliorer les services aux personnes âgées et aux personnes souffrant de maladie mentale.Pour ce qui est des listes d’attente, la ministre Marois se donne l’objectif de les réduire, mais surtout de déterminer des délais «cliniquement acceptables» pour chaque type de chirurgie, et d’établir des listes d’attente fiables, partout au Québec.Une mesure qui se traduira par l’augmentation du temps opératoire, du personnel et de l’équipement dans les hôpitaux, assure la ministre.Quant aux CLSC, Pauline Marois leur réserve des investissements accrus d’ici cinq ans, notamment pour accroître les soins à domicile, et ne modifie en rien leur rôle dans le réseau de première ligne.Tel que prévu depuis le début de la réforme Rochon, 600 nouvelles places d’hébergement pour personnes âgées viendront compléter les 2000 places annoncées en 1995.Là où les intentions de la ministre Marois sont très claires, c’est l’accélération du travail en commun des différents acteurs du réseau.Les départements régionaux de médecine générale (DRMG), élaborés par Jean Rochon dans une loi adoptée au printemps 1998 pour obliger la collaboration entre CLSC, cliniques privées et hôpitaux, seront d’ailleurs en place dès l’automne prochain, espère la ministre.«Travailler en réseau?Ce n’est pas fait.On doit donner un autre coup d’épaule à la roue pour y arriver.La réalité nous y oblige.Le citoyen en détresse nous dit: “Voulez-vous ajuster vos flûtes!”», observe Pauline Marois.Gilles Baril, ministre délégué à la Santé, aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, a lui aussi fait part de son intention de donner un coup de barre dans les services donnés aux jeunes.Davantage de prévention, des mesures ciblées pour rejoindre les jeunes en détresse dans la rue et dans les écoles de même qu’un plan d’action axé sur la prévention du suicide, de la toxicomanie et de l’itinérance et sur les centres jeunesse sont au menu pour les prochains mois.«Des enfants se retrouvent entre deux chaises, victimes d’une partie de ping-pong entre une mesure et une autre», déplore le ministre Baril.Enfin, la ministre Marois a réitéré son intention d’appuyer haut et fort la création des centres hospitaliers universitaires, notamment celle du CHUM.Dans ce dernier cas, elle se laisse quelques mois de réflexion avant de décider, avant l’été, de l’option de regroupement privilégiée par ceux-là mêmes qui y travaillent.Mais pour réaliser tous ces projets, il faudra voir ce que réservera au réseau de la santé, dans son budget de mardi, le ministre des Finances, Bernard Landry.Chose certaine, Mme Marois place haut la barre en dévoilant, quelques jours à l’avance, sa liste d’épicerie, et elle soutient que les montants «seront suffisants pour régler les problèmes».Même discours, pense l’opposition libérale L’opposition libérale estime que si les ministres et le ton changent à la santé, le discours reste inchangé.L^ critique libérale en matière de santé, Michèle Lamquin-Ethier, reproche à la ministre Marois de ne pas avoir l’honnêteté de reconnaître l’échec de la réforme de son prédécesseur et d’avoir mis si tard l’accent sur les soins à domicile.«Si le gouvernement avait compris ça plus tôt, on aurait pu éviter de nombreux dérapages dans les dernières années et assurer une meilleure réponse aux besoins de la population», a déclaré la députée de Bourassa hier à Québec.Mme Lamquin-Ethier s’en prend aussi aux propos de Mme Marois sur la fiabilité des nouvelles listes d’attente en chirurgie, une priorité du Parti québécois depuis 1994, a-t-elle souligné.«Est-ce que cela veut dire que les malades vont être opérés plus yite parce que la liste est fiable?», a ironisé Mme Lamquin-Ethier.Par ailleurs, plusieurs organismes n’ont pas caché hier leur impatience face à l’inconnu qui plane toujours sur les budgets qui suivront toutes ces mesures.La présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), Jennie Skene, demeure prudente.«C'est un discours qui est nouveau, mais est-ce que le gouvernement va exiger que les associations patronales mettent sur la table des solutions?Je ne peux faire autrement qu’être sceptique», a-t-elle dit au sujet de l’intention de Québec de créer des postes d’infirmière et d’accroître la formation.Le ton est plus optimiste du côté des autres centrales syndicales, dont la CSN, qui voit dans le plan de la ministre «de bons messages».Si la ministre rejoint les préoccupations de sa centrale, Gérald Larose pense qu’un flou artistique entoure toujours la mission dévolue aux CLSC.«Il va falloir des alignements clairs pour dire que les CLSC sont la base du réseau», estime-t-il.La CEQ, quant à elle, affirme que ces orientations ne prendront leur sens que lorsque des montants concrets seront divulgués.Quant aux promesses faites au personnel du réseau, «il reste maintenant à voir si cela se concrétisera par des actions ou s’il s'agit de voeux pieux», a fait savoir Monique Richard, vice-présidente de la CEQ.Du côté des CLSC et des CHSLD, on se réjouit de voir la ministre maintenir le cap sur la réforme Rochon.Andrée Gendron, présidente de l’Association des CLSC et CHSLD, juge que les annonces faites consolident le rôle des CLSC en renforçant les services à domicile et aux personnes âgées.Seule ombre au tableau, on souhaite que des incitatifs financiers soient créés pour inciter les médecins à travailler dans les établissements publics, tels les CLSC et les centres d’hébergement.Quant aux hôpitaux et aux médecins omnipraticiens, qui saluent l’intention de la ministre de créer les départements régionaux de médecine générale, ils ne feront connaître leurs réactions plus détaillées qu’au cours des prochains jours.Linda Goupil S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.EXPOS Brochu et Ménard se montrent perplexes Le Nunavut élit son premier ministre LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 F3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 SUITE DE LA PAGE 1 Brochu avait affirmé n’avoir reçu aucun avis du baseball majeur selon lequel Selig avait accepté de reporter la date d’échéance du 6 mars.Pourtant dans sa livraison d’hier matin, le USA Today laissait entendre que la formation obtiendrait un nouveau sursis de 90 jours pour consolider son plan de relance.L’article indiquait notamment que le commissaire ne donnerait pas le feu vert à Claude Brochu avant 90 jours pour vendre l’équipe ou la déménager.M.Brochu doit reprendre le contrôle de l’équipe à l’expiration aujourd’hui (samedi) du sursis de 150 jours qui avait été accordé par le baseball majeur, le 7 octobre.En après-midi hier, c’est avec une économie de mots que M.Brochu a commenté l’article.«Je ne comprends pas vraiment ce que l’on dit dans l’article, a-t-il dit .Je suis moi-même confus.Il ouvre la porte à bien des spéculations et de l’interprétation.» M.Brochu a parlé aux dirigeants du baseball majeur après avoir pris connaissance de l’article.Il n’a toutefois pas révélé la teneur de sa conversation.Mais il a dit: «Ce n'est pas dans leurs habitudes d'agir ainsi.» Le président du conseil d’administration, Jacques Ménard, s’est lui aussi dit confus devant l’article du USA Today.«C'est difficile pour moi de commenter.Je n'ai pas eu de nouvelles du baseball majeur» a dit Ménard à son arrivée au Stade de Jupiter en fin d’après-midi.«Dans cet esprit-là, a-t-il ajouté, on peut difficilement commenter sauf que nous demeurons confiants que nous allons pouvoir travailler avec le baseball majeur.» M.Ménard n’attend pas de nouvelles du baseball majeur avant le milieu de la semaine mais il pense sincèrement que la réponse sera positive.«Je suis confiant et optimiste pour vrai, a-t-il dit.Avec de la bonne foi et un peu de chance, je pense qu’on va réussir.» PRESSE CANADIENNE Iqaluit, T.N-O.— Paul Okalik, un avocat de 34 ans reçu au Barreau il y a tout juste un mois, a été élu premier ministre du Nunavut, le plus récent territoire à être créé au Canada.M.Okalik a été choisi par ses pairs, hier, et prendra les commandes du Nunavut, qui deviendra officiellement un territoire le 1" avril après sa scission des Territoires du Nord-Ouest.Des élections territoriales au sein de la population inuit ont eu lieu le 15 février et 19 membres de la législature ont été élus.Hier, M.Okakik a été choisi par ceux-ci pour devenir premier ministre désigné jusqu’à ce qu’il soit assermenté avec ses collègues.M.Okalik, conscient de ce qu’il représente pour ses concitoyens, veut mettre l’accent sur les jeunes du Nunavut.Considéré comme un modèle auprès d’eux, il veut les encourager à poursuivre leur instructions SUCEES Santé Canada ne modifiera pas ses recommandations La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514)985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9* étaK !• !» LE DEVOIR LES SPORTS HORS-JEU Jean Dion Messieurs les Anglais, tirez les premiers Nous prélassant depuis quelques jours déjà sous des cieux moins incléments — question de voir s’il ne serait pas indiqué d’adjoindre le farniente au programme olympique, seul espoir de médaille pour 99 % du monde —, nous n’avons que de vieilles affaires à recycler ici.Ce qui ne signifie pas, loin s’en faut, que chacune de ces anecdotes ne soit pas matière à profonde réflexion.Les Britanniques sont réputés avoir inventé le fair-play.Mais ils s’en sont fait servir une sacrée leçon, récemment, gracieuseté d’un.Français.Samedi 13 février.Match de cinquième ronde (huitième-de-finale) de la Coupe d’Angleterre de football, à élimination directe.Arsenal contre Sheffield United.Arsenal, une équipe du nord de Londres, est l’un des plus anciens et des plus prestigieux clubs de Grande-Bretagne et du monde.L’an dernier, il a réussi le doublé: championnat de la Premier League et victoire en Coupe d’Angleterre.En Sheffield, Arsenal affronte une formation de deuxième division.Mais ce jour-là, Arsenal en arrache.Avec 15 minutes à jouer, la marque est toujours de 1-1'.A ce moment, Lee Morris, un joueur de Sheffield, se blesse: conformément à la tradition, son gardien de but Alan Kelly expédie le ballon en touche afin qu’on puisse lui yenir en aide.A la reprise du jeu, conformément à la tradition toujours, Ray Parlour, d’Arsenal, renvoie la balle à Kelly.Surgit alors Nwankwo Kanu, un Nigérian * * qui en est à son premier match avec Arsenal, son premier match en Angleterre aussi.Devant des adversaires éberlués, il s’empare du ballon, le refile à son coéquipier Marc Overmars qui marque.2-1 Arsenal.L’arbitre, lié par les règlements, est contraint d’accorder le but S’ensuit un esclandre en règle.Pendant 20 minutes, les joueurs de Sheffield enguirlandent l’officiel, certains menacent de quitter le terrain.Les supporters d’Arsenal sont eux-mêmes divisés, déchirés entre le fair-play et la victoire.Le match se termine 2-1.Peu après, Arsène Wenger, l’entraîneur français d’Arsenal, propose à son vis-à-vis d’ignorer le résultat et de rejouer la rencontre.«Nous ne voulons pas gagner de cette manière», dit-il.Sheffield accepte, la Fédération anglaise de foot aussi.Pour la première fois en 127 ans, un match sera repris par courtoisie.Mardi 23 février.On remet ça.Cette fois, pas de chicane.Arsenal gagne encore, encore 2-1.Overmars, copieusement hué par les fans de Sheffield, se paie le luxe de marquer le premier but des siens et de préparer le deuxième, réussi par son compatriote (néerlandais) Dennis Bergkamp.Comme quoi le savoir-vivre paie.Les journaux londoniens ne s’y étaient d’ailleurs pas trompés qui avaient encensé la décision d’Arsène Wenger tout en déplorant un peu qu’un geste semblable n’ait pas été le fait d’un Anglais.On aurait ainsi pu faire 1-1 avec la France, dont le comte d’An-terroche annonça «Messieurs les Anglais, tirez les premiers» à la bataille de Fontenoy, en 1745.Mais c’est maintenant 02.C’est une belle histoire, non?Qui ne se produirait certainement pas dans l’un de nos beaux sports nord-américains, non?Maintenant, si le foot peut, en matière de fair-play, régler le problème des joueurs qui plongent constamment et se tordent comme s'ils étaient à l'article de la mort, ce sera parfait ?Nul ne doute que Muhammad Ali ait été, tant par ses exploits sportifs que par son impact social, l’un des plus grands athlètes de ce siècle (qui, comme on nous le serine Sûtes les cinq minutes, s’achève à l’aube de l’an 2000).ais aujourd’hui, à 57 ans, il n’est plus que l’ombre de lui-même: atteint de la maladie de Parkinson — conséquence au moins partielle des innombrables coups qu’il a reçus à la tête de la part des cogneurs les plus puissants de la planète —, il est affligé de sévères et continuels tremblements et ne s’exprime que dans un murmure qui tranche avec ses envolées à l'emporte-pièce, frondeuses, d’autrefois.Cette triste déchéance n’empêche toutefois pas la fille d’Ali, Laila, de vouloir se lancer en boxe.Celle-ci, 21 ans, est la plus jeune des neuf enfants qu’a eus l’ancien triple champion du monde des poids lourds.Or voici ce que Laila avait à dire de ce à quoi elle s’exposait: «Nous savons tous que je pourrais me faire blesser sérieusement aux yeux ou me faire casser le nez, peu importe contre qui je me battrais.Avec un peu de chance, ça ne se produira pas.Mais si ça se produit, c’est seulement de la boxe.Et si ça m'ennuie tant que ça, je pourrai toujours avoir recours à la chirurgie esthétique.» Vous nous permettez un de ces éditoriaux vitrioliques qui font notre charme?Allons-y: n’im-por-te-quoi.Si le baseball majeur connaît un regain de vie et de popularité en cette fin de siècle qui nous fait espérer pour bientôt Tyube de l’an 2000, il le doit en bonne partie à Mark McGwire.Avec ses 70 circuits, le grand costaud aux muscles taillés dans le supplément nutritif a contribué à ramener la balle à la une, pour des raisons autres que financières, pour la première fois depuis la désastreuse grève de 1994.In semaine dernière, en arrivant au camp d’entraînement des Cards de St.Louis, McGwire, qui doit se munir de gardes du corps, s’est étendu longuement sur son statut de héros.Mais il a aussi dit qu'il craignait «à mort» l’année 2001.L’année 2001, c’est la prochaine frontière du sport professionnel.Au terme de la saison, la convention collective liant propriétaires et joueurs du baseball majeur viendra à échéance.Considérant le gigantesque gâchis auquel on a droit à l’heure actuelle et qui a achevé de détruire le semblant d’équilibre financier des forces dont dépend la santé de n’importe quel sport, considérant que l'Association des joueurs du baseball est la plus aguerrie et la plus intransigeante, plusieurs s’attendent à assister à un vrai de vrai conflit de travail, le conflit d’entre les conflits à côté duquel les six mois de vacances de la NBA apparaîtront comme une partie de plaisir.On verra bien.Ce ne serait pas la première fois qu'on crie au loup et que l’agneau finit en queue de poisson, ainsi que le professa Daktari.Pour McGwire, en tout cas, un défenseur du «gros bon sens», il ne serait pas question de prendre part à une autre guerre absurde de riches contre riches dont le baseball pourrait avoir encore plus de mal à se relever.«Si nous avions un arrêt de travail en 2001, je serais tellement dégoûté que je m’en irais», a-t-il déclaré.Dégoûté?Un joueur de balle?Pas possible.Aurions-nous de véritables raisons de reprendre foi en l'Humain, en son avenir et en la rédemption finale?jdion@ledevoir.com Le Tricolore reçoit la Floride ce soir Pas de relâchement contre les Panthers.FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Le Canadien va se préparer au match contre le Lightning de Tampa Bay, ce soir, au Centre Molson, comme s’il allait affronter une formation de premier plan.La troupe de Jacques Demers occupe pourtant le dernier rang dans l’Association de l’Est alors qu’elle se retrouve à des années-lumière d’une participation aux séries éliminatoires.«On ne peut prendre aucun club à la légère compte tenu de notre situation, soutient Eric Weinrich.Le Lightning vient d’ailleurs de vaincre une très bonne équipe [Colorado].C’est pourquoi notre préparation ne doit pas changer.» Le défenseur a rappelé que le Canadien avait difficilement battu le Lightning 2-1 à Tampa Bay juste après la pause du match des étoiles.«Le Lightning aurait pu prendre une avance de 3-0 dès la première période n'eut été de Jeff Hacked», a-t-il dit Turner Stevenson fait valoir que le Canadien ne peut se permettre un relâchement face au Lightning.«Ce genre d’affrontement ne plaît pas aux entraîneurs, admet le robuste attaquant.Le Lightning possède des joueurs de qualité malgré son classement.Il y a aussi plusieurs anciens du Canadien.Ils voudront tous donner leur maximum.» Stevenson rappelle que le Canadien était dans une situation presque analogue à celle du Lightning il y a quelques semaines à peine.«Les autres clubs n’ont jamais cessé de nous respecter malgré nos problèmes.Nous devons afficher le même respect envers le Lightning.» Savage devra produire Alain Vigneault a été encore plus direct dans ses commentaires.Il a rappelé la position du Canadien à six semaines de la fin de la saison.«Nous sommes toujours à trois points de l'équipe de huitième place.Trois clubs nous devancent également au classement.Notre objectif est de participer aux séries et notre préparation ne peut être différente parce que nous affrontons le Lightning.» Vigneault a presque admis craindre le Lightning.«Tampa vient de battre trois bonnes équipes, l'Avalanche du Colorado, les Flyers de Philadelphie et les Coyotes de Phoenix.Le Lightning va aussi se présenter ici très motivé.Les anciens du Canadien voudront nous enlever deux points.Rien ne leur ferait plus plaisir.» Vigneault s’attend donc à un effort de tous ses joueurs.En particulier du trio de Rucins-ky-Damphousse-Savage.«Je leur ai parlé ce matin [hier].C'est trois joueurs doivent élever leur jeu d’un cran.Ils ont le talent et le potentiel.Le temps est venu de le démontrer.» L’entraîneur s’attend à une meilleure contribution de Savage.«Il a dû s'absenter de deux à trois semaines à quelques reprises durant la saison.Il lui a ensuite fallu de deux à trois semaines pour retrouver la forme.Mais Savage est ici pour marquer.Il possède un des meilleurs lancers du club.Il ne doit pas se contenter d’essayer sinon on va manquer de temps.» Savage n’a pas marqué en six matchs depuis son retour d’une blessure à la cage thoracique.Therrien heureux de se retrouver à Québec PRESSE CANADIENNE Michel Therrien ne cache pas son enthousiasme à l’idée de diriger le club-école du Canadien à Québec la saison prochaine.Selon l’entraîneur des Canadiens de Fredericton, les amateurs de hockey de Québec vont être surpris par la qualité du spectacle.«Les gens vont adorer le style de jeu de la Ligue américaine.C’est intense et rapide», a soutenu Therrien avant le match que les Canadiens disputaient aux Phantoms de Philadelphie, hier soir, au Centre Molson.Therrien voit d’un bon œil le cohabitation entre les joueurs indépendants et la douzaine d’espoirs que le Canadien prêtera aux futures Citadelles.' «Nous avions une entente avec les Kings de Los Angeles la saison dernière et les choses ont bien marché, assure-t-il.On devra juste s'assurer que l’équipe soit bien unie.«J’ai aussi confiance au groupe Tanguay, a ajouté Therrien.Le directeur général Raymond Bolduc est un bon homme de hockey.» Un marché plus important Therrien est d’avis que les joueurs vont apprécier de vivre dans un plus grand centre urbain.«Le marché de Québec est plus important que celui de Fredericton.Pour les joueurs, ça signifie une plus grande visibilité.Le fait de jouer au Colisée sera également spécial.Les joueurs connaissent tous l'histoire du Colisée.C’est un peu comme s’ils retournaient jouer à l’ancien Forum.» En attendant le déménagement, Therrien doit penser aux prochaines séries.Les Canadiens n’avaient plus que 14 matchs à disputer après la rencontre d’hier.«Notre objectif est de terminer au deuxième rang dans notre division.Ça nous permettra d’avoir l’avantage de la glace en première ronde.C’est important car les séries sont des trois de cinq.» Therrien n’a pas fait une croix sur une saison de ,500.Avant le match d’hier, l’équipe avait un dossier de 26-304 et détenait une avance de quatre points sur les Maple Leafs de St.John’s installés au troisième rang de la division Atlantique.«C’est réaliste de viser une saison de ,500.Ça serait un bel exploit après notre mauvais départ [2-14-0], On pourrait alors dire qu'on aura fait un 360 degrés.» Therrien dit être satisfait du travail de ses joueurs.En particulier Alain Nasreddine qui est son meilleur défenseur.Malheureusement, Nasreddine est blessé à une épaule et il n’a pu affronter les Phantoms.Les gardiens José Théodore et Mathieu Garon font aussi du bon travail, de même que les défenseurs Francis Bouillon, Stéphane Robidas et Mjloslav Guren.A l’attaque, Martin Gendron (23-2548) et Eric Houde (21-2748) sont les meilleurs marqueurs de l’équipe.Jeux du Canada Balayage des patineurs québécois sur courte piste ROBERT LAFLAMME PRESSE CANADIENNE Corner Brook — Si la perfection est de ce monde, le Québec l’a atteint en patinage de vitesse courte piste, hier, aux Jeux du Canada.Des médailles d’or dans les deux relais 3000 mètres et des triplés dans les épreuves féminine et masculine sur 3000 mètres, les patineurs québécois ne pouvaient pas faire mieux.«On aurait voulu réussir le triplé dans le relais masculin, mais c’était impossible», a lancé à la blague Jean-François Monette.Dans les relais, le Québec ne pouvait évidemment gagner qu’une médaille, tant chez les filles et que chez les garçons, et les deux quatuors ont aisément raflé l’or.Au 3000 mètres, les filles ont lancé un défi à leurs coéquipiers masculins en s’accaparant des trois places sur le podium., Marie-Eve Drolet de Laterrière, au Saguenay, a décroché sa quatrième médaille d’or des Jeux, devançant la Triflu-vienne Véronique Boucher, qui a remporté sa quatrième médaille des Jeux, et Suzanne Lacelles de Repentigny.Plus tard, François-Louis Tremblay de Boucherville a mis la main sur une troisième médaille d’or.Monette de Montréal et Brian Jalbert de Laval ont respectivement obtenu l’argent et le bronze.Les garçons ont profité de la disqualification de l’Ontarien Tyson Heung parce qu’il a bloqué la voie à Monette à quelques mètres de l’arrivée.«Son geste n’était peut-être pas intentionnel, mais il y a eu contact», a expliqué Monette.Les huit médailles d’hier additionnées aux 11 amassées dans les deux premières journées de compétition permettent au Québec d’égaler sa ré-coltç des Jeux de 1995.«À Grande Prairie, le Québec avait aussi eu 19 médailles et trois triplés», a rappelé Alain Beaulieu, médaillé dans le relais.N’eut été les décisions controversées de l’arbitre en chef Guy Ché-nard, le Québec aurait amélioré sa marque.Drolet et Tremblay, deux des meilleurs patineurs juniors au monde, ont été disqualifiés de trois épreuves.«Je voulais gagner des médailles, mais je n’avais pas un chiffre précis en tête, a affirmé Drolet J’avais comme objectifs de faire de mon mieux et de m’amuser.C'est réussi sur toute la ligne.» Drolet, âgée de 17 ans, a souligné avoir quand même ressenti la pression d’exceller en raison de la couverture médiatique, mais elle a apprécié l’atmosphère des Jeux.«J’ai rencontré beaucoup d'athlètes du Québec et d’autres provinces et j’ai appris beaucoup de choses sur d’autres disciplines sportives.» Sa coéquipière Boucher devait se pincer pour croire à la semaine de rêve qu’elle venait de conclure.«Jamais je n’aurais pensé gagner quatre médailles.Je me disais avant de partir que je serais très contente d’en gagner une seule.» Drolet et Tremblay ont quitté Terre-Neuve, hier soir, pour se rendre à SL Louis, aux États-Unis, où se déroulera, demain, les championnats du monde seniors par équipe.«La compétition se termine sur une bonne note pour moi.Je n’avais pas le choix de me ressaisir à la suite des deux disqualifications du début de semaine.J’étais acculé au mur», a commenté Tremblay, natif d’Alma, au Lac Saint-Jean.Satisfait, l’entraîneur Christian Boudrias, frère de la patineuse Christine Boudrias, a dit souhaiter que les jeunes savoureront leurs succès.«Les Jeux du Canada, c’est gros.Les jeunes ne le réalisent pas pleinement.Ils le constateront à leur retour au Québec.» HOCKEY LIGUE NATIONALE Mardi Washington 8 Tampa Bay 2 Montréal 4 Philadelphie 1 Boston 3 Phoenix 2 Ottawa 4 Islanders 2 Dallas 2 Rangers 2 St.Louis 5 Nashville 1 Mercredi Edmonton 5 Buffalo 3 Carolina 2 Boston 1 New Jersey 5 Toronto 2 Montreal 4 Pittsburgh 4 Colorado 7 Florida 5 San José 4 Vancouver 3 Anaheim 2 Los Angeles 1 Jeudi Rangers 4 Washington 2 Tampa Bay 2 Colorado 1 Dallas 3 Islanders 2 (P) Ottawa 5 Philadelphie 0 Toronto 4 St.Louis 0 Nashville 4 Los Angeles 3 Hier Dallas à Buffalo Boston 4, New Jersey 1 Edmonton 2, Pittsburgh 1 Detroit à Phoenix Calgary à Vancouver Nashville à Anaheim Ce soir Islanders à Philadelphie.13h.Tampa Bay à Montréal, 19h.Toronto à Ottawa, 19h.Edmonton à Washington, 19h.Caroline en Floride, 19h30.Chicago à San José, 19h30.Calgary à Los Angeles, 22h.Dimanche New Jersey à Islanders, 12h.Rangers à Boston, 15h.Colorado à Pittsburgh, 15h.St.Louis à Dallas, 15h.Philadelphie à Buffalo, 18h30.Detroit à Anaheim, 20h.Nashville à Phoenix, 21 h.Chicago à Vancouver, 22h.Lundi Floride à Montréal, 19h.Buffalo en Caroline, 19h.Tampa Bay à Ottawa, 19h30.Toronto à Rangers, 19h30.CONFÉRENCE DE L’EST Ottawa Toronto Buffalo Boston Montréal New Jersey Philadelphie Pittsburgh Rangers Islanders Caroline Floride Washington Tampa Bay Section Nord -Est PJ G P N BP BC P 61 35 18 8 179 130 78 62 35 22 5 200 181 75 61 28 21 12 166 137 68 62 27 25 10 162 145 64 63 25 29 9 152 163 59 163 127 Detroit St.Louis Nashville Chicago Colorado Edmonton Calgary Vancouver Dallas Phoenix Anaheim San José Los Angeles Section Atlantique 63 34 21 8 186 62 30 19 13 188 60 32 20 8 191 62 26 28 8 175 63 19 37 7 Section Sud-Est 63 28 23 12 162 61 22 23 16 158 62 26 31 5 61 14 42 5 CONFÉRENCE DE L'OUEST Section Centrale 62 31 25 6 183 61 26 25 10 170 62 22 34 6 146 62 17 37 8 136 Section Nord-Ouest 63 31 24 8 174 62 25 28 9 173 61 21 30 10 156 62 19 34 9 Section Pacifique 156 76 146 73 167 72 174 60 147 190 45 151 155 68 166 60 165 57 220 33 158 68 156 62 201 50 196 42 158 70 162 59 176 52 193 47 39 11 10 176 120 88 30 21 10 151 139 70 28 25 9 166 151 65 22 27 14 142 148 58 23 35 en 144 168 51 Les meneurs B P PTS Jagr, Pif 29 65 94 Lindros, Phi 36 50 86 Selanne, Ana 35 45 80 LeClair, Phi 38 41 79 Kariya, Ana 27 51 78 Forsberg, Col 21 55 76 Yashin, Ott 32 39 71 Fleury, Col 31 39 70 Sakic, Col 29 39 68 Modano, Dal 25 42 67 Straka, Pif 30 34 64 Sundin, Tor 23 41 64 Demitra, StL 27 36 63 Robitaille, LA 31 29 60 Khristich, Bos 26 34 60 Yzerman, Det 24 34 58 Brind'Amour, Phi 20 38 58 Gretzky, Ran 8 49 57 Rucchin, Ana 22 34 56 Allison, Bos 18 38 56 FORMULE Villeneuve termine onzième aux qualifications ASSOCIATED PRESS ET PC Melbourne, Australie — Les McLaren-Mercedes ont confirmé ce que tout le monde pressentait: elles sont dominantes.Les deux «Flèches d’argent» ont fait le spectacle lors de la séance de qualification en vue du Grand Prix d’Australie.Le Finlandais Mika Hakkinen, le champion du monde en titre, et son coéquipier David Coulthard ont écrasé la concurrence mais quelle lutte ils se sont livrée.Hakkinen a finalement eu le meilleur en réalisant un chrono de 1:30,462 dans la dernière minute de la séance, presque une demie seconde devant Coulthard.Les deux McLaren ont été les seules à passer sous la barre des 1:31.«Je suis extrêmement heureux, a dit Hakkinen, qui a décroché sa 1V position de tête en carrière.Je remercie les ingénieurs de m’avoir donné une voiture aussi rapide et compétitive.» L’Allemand Michael Schumacher (Ferrari), plus déterminé que jamais à remporter le championnat, a dû se contenter du troisième rang à 1,3 seconde de Hakkinen.Séance encourageante pour l’écurie Stewart puisque le Brésilien Rubens Barrichello a signé le quatrième temps et il s’élancera au côté de Schumacher.L'Allemand Heinz-Harald Frentzen (Jordan) et l'Irlandais Eddie Irvine (Ferrari) occuperont la troisième ligne de la grille.Jacques Villeneuve (BAR-Supertec) s’est qualifié en milieu de grille au 1 le rang en 1:32,888.La recrue Marc Gene (Minardi-Ford) ne pourra prendre le départ de l’épreuve ce soir (heure du Québec) en vertu de son chrono de 1:36,794.Un tête-àa-queue pour Hakkinen Au volant de sa nouvelle MP4-14 équipée d’un V10 Mercedes, Hakkinen a inauguré son titre mondial par un tête-à-queue.Le pilote finlandais a heurté le rail de protection après avoir réalisé le deuxième chrono de cette séance (1 min 31 sec 985).S’il est sorti indemne de ce choc, sa monoplace a souffert.«J’ai voulu en faire un peu trop aujourd'hui, a confié le champion du monde, en quête cette saison d’un doublé.J’ai pas mal abimé la voiture, mais je suis certain que les mécaniciens seront capables de la réparer ce soir avant les essais qualificatifs.» En voulant tester les limites de son bolide, Hakkinen a certes endommagé sa «Flèche d’argent» flambant neuve, mais il a surtout prouvé qu’il restait l’un des hommes à battre.Seul son coéquipier écossais David Coulthard, troisième du dernier championnat, a fait mieux que lui dans un dernier tour ultra-rapide (1 min 31 sec 971).Handicapé par des problèmes de chassis, l’Allemand Michael Schumacher a assisté à l’essentiel de ces essais libres depuis le stand Ferrari.Celui qui apparaît encore comme le principal concurrent de Hakkinen pour le titre n'a signé que le septième temps, regrettant de n’avoir pu réellement tester son bolide.Du travail en perspective pour Ferrari Le pilote allemand, double champion du monde chez Benetton, a néanmoins eu le temps de trouver la piste de l’Albert-Park très glissante, une sensation encore aggravée par la quatrième rainure imposée cette saison par la FIA (Fédération internationale de l'automobile) sur les pneus avant.«Nous avons encore du travail pour équilibrer la voiture, a expliqué le pilote vedette de la Scuderia.Il semble qu'il nous faille travailler plus dur qu’eux [McLaren], Nous aurons à faire cette nuit, mais je ne suis pas trop inquiet.» Face à l’écurie britannique McLaren, détentrice du plus grand nombre de titres de conducteurs, dix au total, Ferrari compte à nouveau sur le talent de Schumacher pour renouer avec le succès qui la fuit depuis 20 ans — Jody Scheckter en 1979 — dans la course au titre suprême.Pour arbitrer ce duel attendu et éviter une reprise du dernier championnat, toutes les autres écuries ont travaillé d’arrache-pied pour rattraper leur retard.Williams, qui a embauché Ralf Schumacher à l'intersaison, attend beaucoup de sa nouvelle FW12 pour briller, tandis que Benetton espère récolter les fruits des débuts prometteurs de Alexander Wurz et Giancarlo Fisichella.i
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